Le devoir, 1 juin 1990, Supplément
9 5$ VOLUME NUMERO JUIN 19 9 0 •vWgjgg .¦->•;• r.-;V; .-./iiV.'il En ce moment même, il y a de ces villes, patientez une minute fortes chances pour qu’un Boeing seulement.Voilà ! Cela vient pro- soit sur le point de toucher le sol à bablement de se produire.New York.Il en est de même à Tokyo, Nous exagérons ?À peine.Chicago, Londres, Francfort, Chaque jour, des Boeing touchent Los Angeles, Atlanta.le sol toutes les 4,5 secondes.Si un Boeing n’atterrit pas à Au cours des 24 dernières heures cette seconde même dans une de seulement, il s’est effectué environ 20 000 atterrissages par des Boeings.qui transportaient environ 2 500 000 passagers vers presque toutes les destinations imaginables.Boeing.Nous fabriquons beaucoup d’appareils.Et nous transportons beaucoup de gens. ÉNERGIE L'EXPLOSION NUCLÉAIRE IA DEMANDE ÉNERGÉTIQUE VA CROISSANTE ET LES RÉSERVES NE CESSENT DE S'ÉPUISER Robert Lamarche L INDUSTRIE NUCLÉAIRE MONDIALE EST ACTUELLEMENT EN PLEIN OFFENSIVE.PROFITANT DE TOUTES LES TRIBUNES QUI LUI SONT OFFERTES POUR VANTER LES MÉRITES DE SON ÉLECTRICITÉ «PROPRE».ALORS QUE LE DÉBAT ENTOURANT LA CONSTRUCTION DE NOUVELLES CENTRALES HYDRO-ÉLECTRIQUES FAIT RAGE AU QUÉBEC.ON PEUT SE DEMANDER SI LES PROMOTEURS DE L ÉNERGIE ATOMIQUE SAURONT ICI TIRER LEUR ÉPINGLE DU |EU.COMME ILS Y SONT D'AILLEURS PARVENUS DANS PLUSIEURS AUTRES PAYS.POUR CERTAINS.L HEURE EST AUX ÉCONOMIES D'ÉNERGIE.POUR D'AUTRES.L AVENIR EST AU NUCLÉAIRE.CHOSE CERTAINE, DES CHOIX DE SOCIÉTÉ S'IMPOSENT.Bientôt on n 'aura peut-être pas d'autre choix que de recourir davantage à I électro-nucléaire, comme source principale d'électricité. Lavery, O’Brien Wc/uC- MVfjJii rasas w- SOMMf/i Wr-«iU£9 W.¦T.M'lfJt *Wt« ÆPV-r .Æïï^rsw **«0»0 II KXIH Lavery, O'Brien regroupe plus de cent avocats œuvrant dans les grands secteurs juridiques.Droit des affaires Droit fiscal Droit de la propriété intellectuelle Droit de la concurrence Droit immobilier Droit des valeurs mobilières Droit de l’environnement Droit de l’assurance Droit de la responsabilité civile et professionnelle Droit du travail Droit administratif Droit municipal Droit des transports Droit professionnel Droit de la faillite et insolvabilité I, Place Ville Marie 40' étage Montréal (Québec) H3B 4M4 Téléphone (514) 871-1522 Télécopieur (514) 871-8977 Télex 055-60990 Montréal, Ottawa, Toronto*.Région de York*.Calgary*.Vancouver*.Londres*.* Cabinet associé: Blake, Cassels & Graydon rout vient à point à qui sait attendre?Après des décennies de développement inégal, il semble que la production d électricité d'origine nucléaire soit aujourd'hui promise à un brillant avenir, et ce, malgré les débats passionnés qu elle suscite toujours.En effet, les problèmes de sûreté posés par le fonctionnement des centrales nucléaires et par l'entreposage des déchets radioactifs ne sont pas encore entièrement résolus, et les opposants à cette forme d'énergie ne manquent pas une occasion de le faire valoir.Cependant, plusieurs facteurs indiquent que très bientôt, à l'échelle de la planète, on n'aura peut-être pas d'autre choix que de recourir davantage à l'électronucléaire, pour le meilleur et pour le pire.D'une part, à l'heure où nombre d'organismes internationaux et de spécialistes estiment que la protection de l'environnement doit de toute urgence devenir une priorité, les promo-teursdu nucléaire opposent leur électricité «propre» à celle produite par les centrales thermiques au pétrole, au charbon ou au gaz, dont les rejets dans l'atmosphère contribuent au réchauffement global, à la création de pluies acides et à la détérioration de la couche d'ozone.Dans le même ordre d'idées, on questionne de plus en plus sérieusement les impacts des méga-projets hydro-électriques sur la faune, la flore, le climat et les populations touchées.D'autre part, l'essor de l'électronucléaire s'inscrirait dans un contexte où la demande énergétique mondiale est à la hausse, alors que les plus récentes données confirment que les réserves de pétrole et de charbon s'épuisent rapidement et qu'une grande partie des ressources hydroélectriques d'envergure ont déjà été mises à contribution.Luranium, qui sert de carburant aux centrales nucléaires, est quant à lui encore abondant et se présente comme une alternative valable pour faire face à cette situation inquiétante.Toutefois, onze ans après la catastrophe de Three Mile Island, aux États-Unis, et seulement quatre ans après celle de Tchernobyl, en Union soviétique, l'industrie nucléaire civile est consciente qu elle devra redoubler d'ardeur afin de convaincre une opinion publique devenue plutôt réfractaire à l'exploitation de cette source d 'énergie.Toute production d'électricité à grande échelle comporte ses inconvénients et ses risques.Cela dit.les promoteurs du nucléaire croient que.de nos jours.I énergie atomique se compare avantageusement aux autres ressources disponibles et mérite par conséquent d'être De lavis des experts, la technologie CANDU dépasse largement en termes de sûreté les technologies américaines et soviétiques.développée.Au contraire, ses opposants soutiennent que le nucléaire, à cause de la nature des risques qui l'accompagnent, devrait être banni, rien de moins.Le fossé est de taille.LE NUCLÉAIRE: DÉJÀ À L AVANT-PLAN Qu'on le veuille ou non, l'énergie atomique occupe déjà une place importante sur la scène internationale.Les chiffres fournis par I Association nucléaire canadienne, qui regroupe une centaine d'entreprises au pays, dont Hydro-Québec.sont éloquents sur ce point: 419 réacteurs nucléaires, répartis dans 26 pays, étaient en opération à la fin de 1988.Au total, cette industrie produisait alors plus de 16% de toute l'électricité consommée dans le monde.Compte tenu que 141 nouveaux réacteurs sont actuellement en construction, on prévoit qu'à la fin desannées 90 le nucléaire fournira, avec une capacité installée de 500 000 mégawatts, autant d électricité que tous les barrages hydro-électriques aujourd'hui en service sur la planète.Le nucléaire est également plus près de nous qu'on ne le croit généralement.Par exemple, il est à l'origine de plus des deux tiers de l'électricité consommée en France, un pays à l'avant-garde dansce domaine.À eux seuls, les États-Unis totalisent plus du quart des réacteurs nucléaires en service sur la planète, avec 105 unités.Au Canada, où l'on compte 18 réacteurs répartis dans quatre centrales, dont Gentilly II au Québec, la part du nucléaire dans la consommation d'électricité est de 16%.Ce chiffre grimpe toutefoisà 47% en Ontario où la centrale de Pickering.avec ses huit réacteurs, alimente en électricité toute la ville de Toronto.Mais le nucléaire civil ne se limite pasqua la production d'électricité, souligne Rita Dionne-Marsolais.vice-présidente à l'information de I Association nucléaire canadienne (ANC).Ainsi, de nombreux produits obtenus de la fission nucléaire dans les réacteurs, le cobalt 60 et les radio-isotopes notamment, sont par la suite utilisés à des fins médicales et industrielles.Ils ont aujourd'hui leur place dans la vie de tous les jours, et leur apport est désormais jugé essentiel.L ÉNERGIE ATOMIQUE: COURIR LE RISQUE?À la lumière de ces informations, les promoteurs du nucléaire semblent déjà posséder une longueur d avance sur leurs opposants.Et avec raison, affirment-ils.«C'est une technologie sûre et vraiment saine», soutient loel Liederman.directeur général à Montréal des Opérations Candu de l'Énergie atomique du Canada limitée IÉACL).une société d'État qui conçoit et commercialise.au Canada comme à I étranger, les réacteurs de la filière Candu.«Mais malheureusement.à cause des quelques accidents qui se sont produits dans le monde, elle s'est fait une mauvaise réputation», admet-il.C'est pour éviter que des catastrophes comme celles de Three Mile Island et de Tchernobyl ne se reproduisent que des organismes comme l'Institut américain des opérateurs de centrales nucléaires | IN PO) et I Association mondiale des opérateurs de centrales (WANO) ont vu le jour dans les années 80.afin de veiller à ce que ces installations soient désormais exploitées avec plus de sûreté.Selon Lord Marshall of Goring, le président du Central Electricity Gene- Nous trayons nas seulement te coeur aux affaires.noranda DES GENS DE QUALITÉ DES RESSOURCES DIVERSIFIÉES fd De l’Abitibi à la Gaspésie, en passant par le Québec des régions, les gens de Noranda et de ses filiales transforment nos multiples ressources naturelles.Depuis au-delà de 70 ans, grâce au talent des travailleurs et travailleuses de chez nous, les métaux, les minéraux, les essences forestières entrent dans la fabrication de multiples produits qui assurent la qualité de vie des citoyens du monde entier.Ces produits sont parfois humbles et anonymes ; en d'autres occasions, ils deviennent beauté et reflet permanent de l’âme d'un peuple. ÉNERGIE MnMMMaraaearanaa9R«mHM«HMSi *^s 1» m - '• * J.i mai ¦ » cercle vicieux continue, et je pense que c'est voulu d'une certaine façon par le gouvernement.C'est du cheap labour : on s'assure une main-d'oeuvrebon marché».M.Brosseau pense que la seule solution serait une plus grande spécialisation dans la qualité du produit.On ne pourra combattre les États-Unis sur le produit de masse, de consommation courante.Sa conclusion: éliminer la clandestinité et se spécialiser dans le vêtement pour homme, plutôt que dans le vêtement pour femme.Le vêtement est seulement l'un des multiples secteurs où se pratique le travail au noir.M.Konstantinos Georgoulis, conseiller municipal de Montréal et secrétaire de I Association des tra-vailleursgrecsde Montréal, ajoute que la pratique est courante aussi dans la restauration, surtout dans les restaurants de cuisine internationale.Me Michel Paré, secrétaire général de Les clandestins du vêtement s'arrachent les yeux et les doigts à la tâche sans pourtant remplir leurs goussets.ethnique des travailleurs au noir ne I intéresse pas: le problème est plutôt «un phénomène de société» auquel s'adonne volontiers le tiers des Québécois.L AGRICULTURE: UN SECTEUR MIEUX ORGANISÉ?Mais d'autres travailleurs connaissent de meilleures conditions qui leur permettent, en toute sécurité, de gagner les devises fortes nécessaires pour faire vivre leurs familles.Entre avril et novembre, Saint-Rémi-de-Napierville est une ville aux accents latino-méricains.Dans la rue principale, à 20 km au sud de l'île de Montréal, des travailleurs saisonniers provenant du Mexique font, parés de sombreros noirs, leurs emplettes au supermarché.À la viande de hamburger, 22 ils préfèrent sans doute l'ail, le piment rouge et le maïs, S'ils ne sont pas accoutumésà la cuisine nord-américaine, c'est peut-être parce qu'ils n'ont pas l'intention de s'enraciner.Ils sont plutôt là pour faire vivre leurs familles restées au Mexique.Un exemple?Marcellino Aldaco Sanchez, qui travaille en toute légalitéaux Fermes Roland Pigeon et Fils, une exploitation de trois cents acres où l'on cultive céleri, fèves, piments et carottes.En saison, il laisse sesquatrefilles et ses deux garçons aux soins de leur mère près de la ville d'Irapuato, dans l'État de Guanajato.à 280 km au nord-ouest de Mexico.Là-bas.la famille a un «rancho», une maisonnette.M.Aldaco est obligé de partir à la recherche de devises fortes, à cause de l'inflation qui sévit dans son pays.Sans oublier le chômage.À elle seule, la ville de Mexico abrite maintenant 22 millions d habitants, soit I équivalent de 85% de la population du Canada.A-t-elle quelque chose de surprenant, cette présence «étrangère» dans nos campagnes?Pas vraiment, si l'on considère que le Québec rural connaît depuis longtemps l'exode.Une transformation du secteur agricole ne s'est pas fait attendre.Moins de familles résident sur les fermes qu'autrefois, et surtout moins de jeunes.Ceux qui quittent le milieu rural cherchent des emplois plus rémunérateurs, par exemple comme ouvriers spécialisés.Ceux qui restent doivent industrialiser davantage leurs exploitations.On est obligé aussi de trouver de la main-d oeuvre saisonnière.Pourquoi?La demande de fruits et de légumes est montée en flèche alors que l'offre de travailleurs est en baisse.Ainsi les étudiants ne sont plus tellement intéressés à cueillir les fruits.En juillet dernier.l'Union des producteurs agricoles cherchait, dans la seule région de Montréal.lOà 15 000 travailleurs saisonniers.Pour répondre à une partie des besoins de main-d'oeuvre des agriculteurs, le gouvernement canadien a lancé, en 1974, le «programme des travailleurs agricoles saisonniers du Commonwealth.des Antilles et du Mexique».Lannée dernière.ils étaient de 10 à 12 000 à prendre le chemin de I Ontario.Le Québec en a eu 700.chiffre qui pourrait tripler d'ici quelques années.Il y a bien sûr des clandestins travaillant en dehors du programme.«Au Québec», dit René Mantha.responsa-bledu programmed laCommission de l'emploi et de l'immigration du Canada, «la majoritédes travailleurs sont dans les légumes de champ: céleri, brocoli, laitue, concombre alors qu'en LE DEVOIR É CO N O M I O U E I U I N 19 9 0 Quand les fruits portent fruit.- IMIIIMIIIIHIIimillllHMIIIHIIIIII- ac k C’est au fruit qu’on reconnaît l’arbre, en affaires comme ailleurs.Et l’on reconnaît aujourd’hui le succès de A.Lassonde et Fils inc.et sa filiale les Aliments Mont-Rouge aux jus de fruits Oasis, Rougemont et Fruité.En 1962, A.Lassonde et Fils inc., alors entreprise familiale, s’adresse à la Banque fédérale de développement; depuis, cette association a mené l’entreprise sur le marché national, puis international.C’est dire qu’avec un peu d’appui, les fruits.portent fruit.La Banque fédérale de développement encourage les entreprises prometteuses en leur accordant le financement nécessaire à la concrétisation de leurs projets.Nos services de prêts, de capital de risque, de consultation, de planification et de formation offerts aux PME dans votre localité viennent s’ajouter à ceux du secteur privé.Pour plus de renseignements, communiquez avec le personnel de la succursale la plus près de chez vous ou téléphonez sans frais au 1 800 361-2126.© Banque fédérale Federal Business de développement Development Bank Canada SOCIÉTÉ Ontario vous en avez beaucoup dans les serres et dans les fruits, et puis dans les légumes de champs et de conserverie» Pour la récolte de légumes, le salaire est de 5.15$ l'heure, logement compris.De plus, les frais de transport aller retour sont assumés par l'employeur.LES PROTÉGÉS D'OTTAWA, DE QUÉBEC ET DE.MEXICO «Dès que les travailleurs arrivent à l'aéroport, ils sont sous ma protection», dit José Luis Vallarta.consul général du Mexiqueà Montréal.Les travailleurs agricoles sont dans un pays étranger dont ils ne parlent pas la langue et le consul général es.t là pour leur rendre service, dans le cas où ils tomberaient malades ou auraient des problèmes avec I employeur.«Ils ont même mon numéro de téléphone à la maison, et peuvent m appeler n'importe quand le week-end ou le soir s'il s'agit d'une urgence.» «On engage une certaine partie de main-d'oeuvre locale», explique Gilbert Pigeon, des Fermes Roland Pigeon et Fils, «puison a la main-d'oeuvre étrangère qui peut venir du Mexique ou les Haïtiens qui viennent de Montréal par le service d'autobus du Centre de la main-d'oeu-vre».D'autres saisonniers sont originaires de la TUrquie.du Cambodge, du Lac Saint-lean et de la Beauce.«C'est pas compliqué de communiquer avec eux», conclut M.Pigeon, à propos des Mexicains.«Tu peux toujours te faire comprendre d'une façon ou d'une autre, puis il y a ma soeur Brigitte q ui parle bien l'espagnol.C'est des bons travailleurs, avec eux on n'a pas de problèmes, ça va bien.En général, ils ont déjà été à l'extérieur, en Ontario ou aux États-Unis».M.Vallarta trouve pour sa part que les travailleurs sont bien traités.«Par exemple, il y avait un employeur qui voulait leur louer les imperméables! Alors j'ai dit au fermier que c'était inadmissible.l’ai aussi des moyens de pression, parce que je peux demander au gouvernement d exclure une ferme du programme.«Mais est-ce qu'on peut parler d'exploitation quand les travailleurs mexicains profitent des bénéfices du système d assurance du Québec.quand ils ont une assurance médicale, quand ils ont toute la protection des normes du travail du Québec, quand ils sont assurés de gagner un salaire qui doit être conforme aux lois réglementaires du Québec?» Catherine Benoist, de l'Association du personnel domestique.LE CHARME DISCRET DES DOMESTIQUES Lapparition de nounous internationales, en banlieue comme à Westmount et à Outremont voilà la conséquence inattendue de la percée des Québécoises dans les professions bien payantes.Venues des Caraïbes.d'Amérique Latine, des Philippines ou d'ailleurs, ces femmes s'occupent des maisons des autres, des enfants des autres aussi.Toutes origines confondues, il y aurait 35 000 travailleurs domestiques au Québec Leurs conditions de travail vont des meilleures aux pires.«l'aimerais faire ce travail suffisamment longtemps pour reprendre mes études, peut-être comme infirmière», dit.rêveuse, une anglophone de 3 3 ans.venue des fies.Susan y a laissé d ailleurs son bébé, pensant qu'il serait mieux chez sa tante, dans un pays chaud.Comme elle a une montagne de dettes à régler, elle ne déclare pas ses revenus, «l'envoie régulièrement de l'argent à ma propre famille, l'accepte leurs appels à frais virés.C'est délicat de vivre avec une famille qui vous emploie, mais on s'y habitue».Délicat?C'est peut-être parce que l'on s'attend à ce que les domestiques soient comme des ombres, se collant au mur lorsque l'employeur passe.Sans doute y a-t-il de bons employeurs, et de bonnes agences, qui respectent les domestiques et leur versent des salaires substantiels.Il y a de plus un programme gouvernemental qui.chaque année, laisse entrer près de 2 000 femmes avec un visa temporaire de travail: au bout de deux ans avec le même 24 employeur, elles peuvent obtenir le statut tant convoité d immigrante reçue.D'après les dispositions du programme fédéral.53 heures de travail domestique valent 186$ par semaine, mais il faut habiter chez I employeur.Mais de ce montant l'employeur peut déduire 32.90$ pour la chambre et la pension Beaucoup d'employeurs exigent le remboursement du billet d'avion.Sans compter que la domestique n'est venue au Canada que dans le seul but de renvoyer 200$ chaque mois à sa famille, et souvent à ses propres enfants, restés chez elle.UNE SOLITUDE ANGOISSANTE N'empêche que si certaines de ces domestiques se regroupent, les fins de semaine, par groupes ethniques, d autres vivent dans l'angoisse, sans contact aucun avec le monde extérieur.En cas d'abus, elles ont peu de recours, et culturellement elles sont isolées.Au ménage qu elles doivent faire, certains employeurs rajoutent, d'un air distrait: garder les enfants, cuisiner, jardiner, laver la voiture.«Souvent les femmes n'y arrivent pas, dit Stéphanie Bernstein, travailleuse sociale.Elles font beaucoup d'heures supplémentaires.Ces femmes travaillent 60 heures pour 80 ou 90$ parfois par semaine.Elles sont à la disposition de leur employeur vingt-quatre heures sur vingt-quatre.et si l'enfant se réveille la nuit c'est à elles de s'en occuper, pas à la mère».Ce montant se situe dans la moyenne des tarifs offerts.LAssociation du personnel domestique.explique Catherine Benoist qui y travaille, est un organisme communautaire et pas une agence d'emploi, mais elle reçoit néanmoins des appels offrant de 50 à 60$ par semaine.Certaines femmes aceptent même 30$ par semaine.Une jeune Africaine désemparée, qu'un Montréalais avait repéré dans son pays, a accepté d etre logée, nourrie et habillée.sans salaire.Au bas de l'échelle, certains diplomates à Montréal n autorisent pas leurs domestiques à sortir de la maison ni à utiliser le téléphone, même en cas d'urgence, et retiennent leurs passeports pour mieux les contrôler.Pour d'autres, il y a la craintede se faire renvoyer chez elles.Ce serait la triste fin.d'un séjour si prometteur au Québec.Bien sûr.ces travailleurs étrangers, travailleurs au noir, sont tous là pour gagner leur vie.Mais leur montre-t-on le vrai visage du Québec, terre d accueil! ¦ LE DEVOIR ÉCONOMIQUE I U I N I 9 9 O 05-9Q.Prévo; Le secouriste Saisissez vite un nouvel Organiseur II de PSION car si vous êtes submergé, vous risquez de couler ! Même ses caractéristiques fondamentales sont de loin supérieures à celles de la concurrence ! D comprend un logiciel intégré d'organisation personnelle : base de données professionnelles et privées, agenda, calepin, réveils, calculatrice avec fonctions scientifiques et heure dans le monde avec indicatifs téléphoniques internationaux.Vous pouvez trier, imprimer, copier ou supprimer des informations.Grâce à la fonction de recherche, vous pouvez retrouver des données n'importe où dans l'agenda, le calepin, un fichier de données ou une procédure.De plus, le logiciel présente des menus sophistiqués multilingues en anglais, français ou allemand.Et ce n'est pas tout ! Véritable ordinateur, l'Organiseur II est doté d'un langage de programmation résidant dans la ROM, ce qui vous permet d'écrire vos propres programmes à partir du clavier.L'Organiseur II est muni de deux fentes d'extension - l'équivalent des deux unités de disquettes d'un PC - qui logent deux Datapak.Chaque Datapak peut contenir une mémoire COMPULYS Distributeur canadien exclusif des produits PSION.supplémentaire de 128 k ou des programmes modulaires comme le Tableur, compatible au Lotus"1’, un traitement de texte, des jeux, un logiciel financier et Travel Pak.Les périphériques?Les possibilités sont infinies: imprimante PSION, toute autre imprimante sérielle ou parallèle, module de communication relié à votre PC directement ou par l'intermédiaire d'un modem.Et l'Organiseur II peut fonctionner sans cesse pendant des mois, alimenté par une simple pile 9 V.Submergés comme nous le sommes aujourd'hui par des flots d'informations, nous avons vraiment besoin, pour mieux respirer, d'un secouriste.l'Organiseur II de PSION, le nouvel ordinateur de poche aux possibilités d'expansion illimitées.Compulys Data Inc.Points de vente dans tout le Canada Pour plus de renseignements TÉLÉPHONEZ À FRAIS VIRÉS AU (514) 333-0609 Chef de file mondial de l'informatique mobile.Réunion sur le budj e.Billets pour Lond: Directeur Exploitâtiol Vérifier données dispot Préparer le séminajj Reprogrammer la Passer prendre bl louveau client 18-Étudier 1a.faisabill Irganiser une Corriger le *_____ .Anniversaire Alain 08-< le.Aller les chercher met •ict.Préparer présen Acheter des fleurs.1 lomptabilité a appe Interview : remp .nniversaire seen ^Téléphoner Bill S fis.Réparer les frei Préparer la réunion a\ Slu 18-08-90.Échéance d ^ J»r- du dernier voyage Ne f&ip’bsitlvës pou?sémTna,ire.M: isu a salef’.idJe.âî.G .A - *¦ Un service de qualité digne du tapis muge.rB*-BTT7 w y U Chez DuPont, peu de choses nous importent autant que le transport sûr et fiable des différents produits que nous expédions.Voilà pourquoi nous apprécions notre partenariat avec le CN.Le CN nous fournit un service complet et de qualité; c’est le genre d’entreprise avec laquelle nous aimons traiter.» Gerry Casey Directeur de la distribution DuPont Canada Inc.La fiabilité et la durabilité sont des caractéristiques inhérentes au tapis Résistache* certifié par DuPont.«C’est le genre de qualités que recherche DuPont chez ses fournisseurs.Nous tenons à établir des relations durables avec des fournisseurs fiables.«Le CN est l’un de ces estimés fournisseurs de longue date dont les services sont indispensables à notre succès.Le respect de son engagement à améliorer la qualité de son service nous a vraiment permis d'établir notre association sur une base solide.Il a travaillé fort pour obtenir et conserver notre clientèle.«Cette attitude a permis au CN de décrocher un important contrat de transport de matières premières, depuis des points du Texas et de l'Oklahoma jusqu’à notre usine de Maitland en Ontario, où nous fabriquons des produits intermédiaires de nylon dont une grande partie est transformée en fibres destinées aux fabricants de tapis du Canada.«Nous avons étudié nombre de modes de transport et d'options de service avant d’en venir à une entente avec le CN.Les gens du CN ont analysé nos besoins et écouté nos options avant de nous présenter une offre globale à prix compétitif.Cette proposition et l’intégralité de leur service ont été les facteurs déterminants dans notre décision.«L’utilisation optimale du matériel roulant a aussi fait pencher la balance en leur faveur.Comme tous les wagons utilisés dans ce transport appartiennent à Du Pont ou à ses fournisseurs, nous ne pouvons nous permettre de les laisser chômer.Le CN a planifié avec minutie les manoeuvres de ces wagons à notre usine de Maitland, de façon à les intégrer harmonieusement aux mouvements des milliers d’autres wagons qui desservent l’usine chaque année.«La croissance de DuPont et la complexité grandissante des affaires nous amènent à compter sur des fournisseurs fiables comme le CN dont le but est de simplifier et d’améliorer son service pour nous aider.» Nous mettons tout en oeuvre pour assurer à Du Pont et à tous nos clients un service de qualité, gage d’une relation à long terme.Notre but est d'entendre tous nos clients déclarer que le CN est le genre d’entreprise avec laquelle ils aiment traiter.Marque de certification de DuPont CJ\J A la hauteur de ses engagements.Al j f'MIfe aw?R3wF *$8* m V CANADA rnfm.LA FILIERE FRANÇAISE rlWS i^lMp usmsto ‘¦«fflfâÉ! V -/* •».->«, AftJfcWfW -,:;:y& affiSSeu ::flfe fcaî 5 ¦tW>¦> «a Dans sa catégorie, la pièce canadienne est donc la plus vendue dans le monde Pourquoi est-elle si recherchée?D'abord parce qu'aucune autre ne la surpasse en pureté, mais aussi parce que les dirigeants de la Monnaie n'ont jamais ménagé leurs efforts pour conserver la qualité du produit, améliorer les services rendus aux clients et soigner leurs stratégies de marketing.En ce sens, la réussite de la Feuille d'érable est l'illustration même de l'état d'esprit qui anime une société d'État pas comme les autres.Linstitution presque centenaire qu'est la Monnaie royale canadienne a du souffle, du dynamisme et une formidable volonté.Il en fallait pour se tailler la part du lion sur les marchés internationaux des monnaies et de l'or.Il en fallait surtout pour se construire une force de vente, exceptionnelle sur le plan de la stratégie commerciale et de l'organisation.Avec la Feuille d'érable en or, la Monnaie royale a un produit -vedette» à I étranger.Il constitue l'exemple type d'une diversification réussie Les principaux mandats de cette société de la Couronne ancienne succursale de la Monnaie royale de la Grande-Bretagne restent de produire les pièces de circulation canadiennes et d'affiner l'or des mines nationales.Toutefois, dès 1917.la Monnaie s'est mise à fabriquer des pièces pour le compte de pays étrangers, une activité qui n'a cessé de s'accroître depuis, llannée 1989 est.à cet égard, exemplaire: sur 17 milliard de pièces de monnaie de circulation frappées, la moitié l était pour I étranger.) Avec la monnaie-lingot en or les pièces numismatiques.les médailles, les jetons et même les dollars de commerce la Monnaie royale dispose ainsi d'un large éventail de produits.LE JUSTE À TEMPS Pourtant, le tournant de la diversification n'a véritablement été pris qu'en 1973 La Monnaie cherchait à l'époque de nouvelles sources de revenus.Lopportunité fut saisie à l'approche des leux olympiques de Montréal qui permirent le lancement d'une série de pièces commémoratives.Alors que la baisse mondiale du prix de l'or forçait la fermeture de plus d'une centaine de mines au Canada, ce programme, qui écoula des quantités importantes du métal précieux, redonna de l'espoir aux miniers.Lindustrie demanda par la suite au gouvernement, en 1979, de relancer le marché en produisant une pièce d'or qui soit concurrentielle à l'étranger Notamment vis-à-vis du Krugerrand sud-africain, leader du marché à l'époque (il en est quasiment dis- Une spécialiste en gravure procède à la réduction d'un motif sur une matrice.paru depuis, sous l'effet du boycott économique à l'égard de l'Afrique du Sud.) Le moment était particulièrement bien choisi, car dans l'annéequi suivit le lancement de la Feuille d'érale en or, le prix de l'or passa de 200 S US à 850 S.En l'espace de dix ans, le succès de cette pièce d'investissement ne s'est jamais démenti.Au point que ses ventes constituent désormais plus des trois quarts des revenus de la Monnaie.Avant son lancement, les profits de la Société plafonnaient à moinsde4.6 millions dedollars.Un an après, ils atteignaient 24 millions.Cette performance est bien sûr très dépendante du prix de l'or.Le marché est à la baisse depuis plusieurs années et les bénéfices s'en ressentent.Ils ont fondu comme neigeau soleil pour passer de 20 millions en 1987 à 8.8 millions l'année suivante.En 1989.la baissedu prix des métaux précieux s'est encore accentué.La Monnaie royale a toutefois terminé l'année plus qu'honorablement.en dégageant un profit de 7.77 millions.-Le marché international est très mou.admet Maurice Lafontaine, mais nos ventes se tiennent.Certaines réalités du marché sont incontournables et c'est à la façon dont s'en tire une entreprise dans les conditions données qu'on en mesure le succès.» Et le marché est bien là.malgré I instabilité des cours.38 LA PASSION DE LA QUALITÉ Grâce à la Feuille d'érable en or.la Monnaie royale a vendu 13 millions d'onces d'or depuis 1979 et 1,12 million pour la seule année 1989.La monnaie-lingot la plus courue dans le monde doit d'abord cette performance à sa qualité de production.-La qualité, c'est une passion à la Monnaie», s'exclame son président.On la recherche à tous les stades de la production et dans tous les services rendus aux clients.La chasse aux imperfections est bien un gage de succès pour cette société qui a d'abord et avant tout misé sur la qualité de ses produits.Pour l'or, c'est chose évidente, car en visant le haut de gamme une pureté à 99,99%, soit 24 carats la Monnaiea rejoint une clientèle qui ne se contentait plus des 91 ou 92 % d'or pur offert aux États-Unis, en Grande-Bretagne ou ailleurs dans le monde.Mais l'affichage réalisé à Ottawa n'explique pas à lui seul l'engouement des clients étrangers pour les pièces canadiennes en or.en argent ou en platine.Plus remarquable est le fait que.de la conception d'une pièce à sa mise en vente, tout soit organisé pour ne rien laisser au hasard.Le département d'ingénierie, par exemple, qui est chargé d établir les spécifications pour la manufacture des pièces, doit en fournir une quarantaine pour chaque modèle: densité des composants, poids, taille de coupe, tolérance des matériaux, con- lf DEVOIR ÉCONOMIQUE I U I N 19 9 0 19 9 0 trôle des poinçons, netteté de la gravure, brillance de la pièce.Tout est étudié minutieusement avant la fabrication en série et même en cours de production, pour veiller à ce que la qualité finale soit parfaite.La Monnaie royale est ainsi reconnue comme l'un des «frappeurs» de monnaie les plus méticuleux.La réussite de la Monnaie est à ce prix, mais sa force tient aussi à la manière dont elle sait s'adapter pour satisfaire uneclientèleexigeante.Cette souplessedoitbeaucoupà une intégration verticale complétée il y a quelques années seulement.De l'affichage d'or brut à la ventede lingots, de feuilles, de poudre ou de pièces, en passant par la production et le marketing, la Monnaie maîtrise entièrement son «processus» industriel.Les avantages?Une meilleure cohérence de l'ensemble, une exécution plus rapide des contrats et la possibilité de produire, à la demande, ce que souhaitent acheter les investisseurs.L AGRESSIVITÉ QUI PAIE La qualité de la production et du service est donc un atout de taille pour l'entreprise, mais, I CL seule, elle ne suffirait pas à expliquer ce qui a poussé la Monnaie royale au rang des leaders mondiaux.Par contre, l'alliance de cette démarche et d'un système de vente particulièrement performant permet de mieux apprécier la valeur d'une société qui collectionne les prix internationaux et a même reçu en 1986 celui de l'excellence à l'exportation canadienne.«Nous sommes reconnus comme une entreprise agressive à l'étranger», constate Maurice Lafontaine.Résolument axée sur la vente car, dit-il.«si on ne vend pas.on n'a pas besoin de 00 LU t- < 'LU ot: D < cn LU 00 00 < U Monsieur Claude Béland, président du Mouvement des caisses Desjardins en compagnie des représentants des caisses lauréates.Le Mouvement des caisses Desjardins est heureux de souligner l'excellence de la Caisse populaire de Maria désignée Meilleure coopérative d'épargne et de crédit au Québec et primée pour sa diffusion de l'éducation coopérative; Caisse populaire de Saint-Lin des Laurentides pour sa performance financière; Caisse populaire de la Maison de Radio-Canada pour son offre de services; Caisse populaire Desjardins de Drummondville pour sa gestion des ressources humaines; Caisse populaire du Domaine Saint-Sulpice pour son engagement dans le milieu.Hommage à leurs dirigeants, à leurs dirigeantes et à leur personnel.( Savez-vous que les centrales nucléaires canadiennes produisent de I électricité à partir de l'uranium sans causer de pluies acides?Savez-vous que l'exploitation des centrales nucléaires ne donne lieu à aucune émission de gaz carbonique et que l'accumulation de ce gaz dans l'atmosphère est une des principales causes de l'effet de serre9 Savez-vous que l'industrie nucléaire canadienne agit de façon responsable depuis le tout début en utilisant des méthodes sécuritaires de gestion des déchets et que ses recherches lui ont permis de mettre au point une technique de stockage permanent des déchets radioactifs?Pour obtenir de l'information sur l'énergie nucléaire et l'engagement de l’industrie en matière d'environnement, il vous suffit de composer, sans frais, le 1-800-387-4477 ou décrire à l'adresse suivante : Association nucléaire canadienne 3405, rue Saint-Urbain Montréal (Québec) H2H 2N2 À l'Association nucléaire canadienne, nous croyons qu’il est temps de parler de l'avenir.Association Nucléaire Canadienne Décisions.Chaque matin, en tant que décideurs, ils exigent la meilleure information.Ils connaissent l’importance des intentions des gouvernements, des tendances de la société, des mouvements de la concurrence.Leur souci d’excellence les a conduits vers Le Devoir et chaque matin à sa lecture, ils s’en réjouissent.Être un lecteur du Devoir, une autre bonne décision.LE DEVOIR Abonnements: 844-5738 N e l'avis meme de plu-Ê t sieurs propriétaires impe-nitents.l'achat d'un bateau de plaisance s'apparente souvent à un acte déraisonnable.En fait, il faut bien admettre qu'en tenant compte des sommes d'argent en jeu et des frais d utilisation annuels, sans compter la brièveté de notre saison de navigation, il faut faire preuve de détermination pour s'adonner à la plaisance à bord de bateaux habitables.Malgré ces contraintes, on constate que le nombre de plaisanciers connaît une croissance constante au Québec.À preuve, les ports de plaisance, qui neces-sent de hausser leur capacité d accueil, n arrivent pas à répondre à la demande.Bien sûr, en matière de loisirs la motivation dépasse souvent la raison.Ne dit-on pas que l'on tombe en amour ou que l'on a le coup de foudre pour un bateau?Mais au-delà de l'aveuglement initial, il est important d'y voir clair lorsqu'on songe à devenir propriétaire d'un bateau.ÉVALUER SES BESOINS Il est impensable de vouloir acquérir un bateau de plaisance vedette à moteur ou voilier habitable sans, au préalable, s'être convaincu de ce désir.On peut difficilement faire un choix éclairé sans avoir navigué à quelques reprises à bord de différents modèles de bateau x Ce n'est pas parce que l'on se voit à la barre d'un voilier de 10 m que I on est nécessairement destiné à ce mode de pratique de la plaisance.L excursion de quelques heures à bord du bateau d'un ami ne révèle que timidement les véritables contraintes imposées par la propriété d'un bateau.Afin de dissiper les doutes et surtout de ne pas commettre de coûteuses erreurs, il est suggéré de louer à quelques occasions le genre de bateau dont on rêve.Si I on ne possède pas encore I expertise requise pour Près de 2 000 unités ont été produites, du Pearson qui demeure le plus grand succès en Amérique du Nord.mener soi-même le bateau loué, il est préférable de retenir les services d'un capitaine.Du côté des voiliers, on recommande d effectuer quelques stages en variant les endroits et le type de bateau dans les écoles de voile homologuées par la Fédération de voile du Québec C'est l'occasion d'acquérir les habiletés et les notions de base nécessaires à la conduite d'un voilier et de se familiariser avec la vie à bord d'un bateau habitable.Fait étonnant on passe davantage de temps à quai ou au mouillage qu'en route.Il est important dévaluer la commodité des aménagements intérieurs d'un bateau autant que ses performances sous voiles ou à moteur.En multipliant les expériences.on devient rapidement capable de déceler les avantages et les inconvénients d'un modèle de bateau comparativement à un autre.Voile ou moteur?C'est d'abord une question de tempérament.Ces deux types de bateaux de plaisance sont destinés à des utilisations distinctes.Raison de plus pour bien préciser ses besoins.Il est en effet nécessaire de dresser un portrait réaliste de sa situation et du genre d utilisation que loncomptefairedun bateau de plaisance.On doit tenir compte de ses aptitudes au bricolage il y en a toujours à bord d'un bateau.de sa situation familiale ainsi que du temps dont on dispose réellement pour naviguer.Bien sûr, la capacité financière personnelle demeure, chez bon nombre, une contrainte de premier ordre.LE MARCHÉ DE LA PLAISANCE EN 1990 En raison de la surproduction de bateaux de plaisance des dernières années et du peu de nouvelles mises en chantier, le marché du bateau d'occasion n'a 45 LE DEVOIR ÉCONOMIQUE I U I N 19 9 0 iLL-iHOOHD LH WOH CUOHd f Au-delà du coup de foudre il est important d'y voir clair lorsqu on songe à devenir propriétaire dun bateau.ïamais été aussi florissant.Les ventes de bateaux d'occasion dépassent largement les ventes de bateaux neufs: six fois supérieures.selon les experts.Actuellement 50 du marché se composent de bateaux de 7 à 9 mètres qui ont 4 à 5 ans.Or on sait qu'un bateau fabriqué en résine de polyester peut durer de 15 à 20 ans sans présenter de signes manifestes de vieillissement s'il a été convenablement entetenu.Pour I acheteur aux aguets, le marché actuel est fort attrayant et recèle d authentiques bonnes occasions Lace à une telle saturation du marché, les propriétaires désireux de vendre rapidement sont contraints de consentir des réductions appréciables Comparativement au bateau neuf le bateau d'occasion présente I avantage d être dotéde tout I équipement de base requis amarres défenses, ancres matériel de sécurité équipement de navigation.Or ce matériel qu il taut nécessairement se procurer a I achat d un bateau neuf, représente tout de même un débourse important.Il s'élève à environ 10 / delà valeur initiale du bateau.En contrepartie un bateau neuf s'accompagne de toutes les garanties habituelles, et du service après-vente qui couvre les inévitables problèmes de rodage qui surviennent à l'occasion de la mise à I eau d'un nouveau bateau La taxe de vente provinciale de 9 s applique à tous les bateaux neufs ou d'occasion, vendus au Quebec.Actuellement, un petit voilier habitable d'occasion (5 ans| de 8 mètres, de fabrication canadienne.idéal pour faire ses premières armes, coûte en moyenne de 19 000 S à 26 000 S Un bateau neuf de même taille, sans équipement coûte de 5 à 10 de plus selon la qualité de fabrication et l'origine.À taille égale, les bateaux importés d'Europe sont proportionnellement plus chers, mais ils sont souvent de conception plus attrayante.Les meilleures occasions se repèrent dans les petites annonces des quotidiens ou des magazines spécialisés.LES SERVICES PROFESSIONNELS On trouve des courtiers de bateaux neufsou d'occasion dans la plupart des ports de plaisance.Dans le cas des bateaux d'occasion.les prix de vente exigés sont légèrement plus élevés, mais I aide apportée quant au transfert des titres de propriété en justifie le coût.D ailleurs, la majorité des transactions se réalisent par I intermédiaire de courtiers.À I instar des transactions immobilières.c'est le vendeur qui paie la commission du courtier.Acheter un bateau neuf ne pose guère de problèmes.Mais lorsqu'on envisage l'achat d'un bateau d'occasion, il importe d'en vérifier l'état et de s'assurer qu'il ne comporte pas de vices cachés.Dans tous les cas.mieux vaut faire appel à un expert maritime accrédité par I Association canadienne des experts maritimesl qui.après inspection du bateau, émet par écrit un avis sur l'état et la valeur du bateau.D habitude l'éventuel acheteur fait une offre d'achat au vendeur qui est conditionnelle aux recommendations de I expert maritime.Lexpert demande de 150$ à 175 $ pour son travail.Bien sûr à ce tarif s'ajoutent les frais de déplacement.Plus un bateau est grand et compliqué, plus élevés sont les frais d'expertise.mais il faut reconnaître qu'il s'agit là de sommes dérisoires en comparaison avec le coût d'achat d un bateau de plaisance.D ailleurs dans le cas de bateaux de plus de cinq ans.les institutionsfinancièresexigent un rapport d expert maritime avant deconsentir un prêt Lescompa-gnies d'assurances demandent aussi l avis d'un expert avant d assurerun bateaudeplusdedix ans.afin d'en déterminer la valeur et l'état.LE FINANCEMENT Certaines institutions financières ont développé une expertise dans le crédit maritime.Dans le cas d'un emprunt peu élevé, on suggère habituellement le prêt personnel.Évidemment, ce genre de prêt est consenti après étude du dossier personnel du demandeur.On veut s'assurer hors de tout doute de sa capacité de rencontrer les remboursements mensuels.qui sont parfois importants puisque le prêt s'étend sur une période qui excède rarement cinq ans.Dans le cas du prêt personnel .les taux d intérêts demeurent plutôt élevés.Il existe un deuxième type de prêt qui est plus avantageux que le premier pour des sommes ne dépassant pas 20 000 $.À l'instar d'un prêt pour une voiture neuve.le contrat de Les ports de plaisance, qui ne cessent de hausser leur capacité d’accueil n 'arrivent pas à répondre à la demande 46 LE D E V O I R ÉCONOMIQUE I U I N 19 9 0 LE CHARME DISCRET DE LA VERTU Dans le monde de l’argent fou, la morale est.à long terme, le meilleur investissement.vente conditionnel assureà l'institution financière une garantie de remboursement puisqu'elle maintient un lien sur le bateau.Pour ce genre de prêt on peut bénéficier d'une période d'amortissement qui s'étire sur environ sept ans.Dès que le coût du bateau convoité dépasse le cap des 20000$, l'institution financière peut suggérer I hypothèque maritime.Comme dans le cas de la résidence, l'hypothèque maritime repose sur la valeur du bateau qui est pris comme garantie.La réputation du manufacturier, la qualité deconstruction, l'âgedu bateau, les recommandations de l 'expert maritime sont autant d'éléments pris en considération lorsqu'il s'agit d établir la valeur d'un bateau.Avant de consentir l'hypothèque maritime, l'institution exige de plus une vérification des titres de propriété par un notaire ou un avocat.Finalement le bateau doit être immatriculé.Cette démarche réalisée auprès du service des douanes canadiennes consiste à faire enregistrer son bateau au registre des navires.La procédure est un peu compliquée.mais elle offre I avantage d obtenir un prêt dont la période de remboursement peut s'étirer sur 15 ans et parfois même plus, et ce, au même taux d intérêt que les prêts résidentiels.FAIRE DU BATEAU: À QUEL COÛT?La région de Montréal connaît un manque criant d'emplacements à quai.Les ports existants répondent à peine à 25% de la demande.Résultat: les places à quai sont chaudement disputées, les listes d attente s allongent et les frais de quaiage sont fixés en conséquence.Les tarifs s'établissent à la longueur ihors-toutl du bateau calculée en pieds et sont assujettis aux services disponi- bles à quai leau.électricité! et à terre (capitainerie, atelier de réparation, boutiquei.Cette année, on demande en moyenne 35$ le pied pour la saison estivale.Ainsi les frais de quaiage s'élèvent à 1 050 $ pour un bateau de 30 pieds ou de 9 mètres.L hiver, l'entreposage au sec sur le terrain du port de plaisance coûte de 15$ à 20$ le pied.Au chapitrede l'assurance-maritime.il est préférable de recourir à une entreprise spécialisée dans le domaine des bateaux de plaisance.Lassurance protège non seulement la valeur du bateau elle est parfois exigée par la banque.elle assure aussi les passagers et les tiers.À valeur égale, la prime d une vedette à moteur est plus élevée que celle d'un voilier, et ce.dans une proportion qui va du simple au double.On met en relief également un ensemble de considérations I expérience du propriétaire.I âge du bateau son potentiel de vitesse et le secteur de navigation.Le montant de la prime s'établit selon un pourcentage qui varie de 0.8% à 1,5% de la valeur du bateau.Par exemple, la prime d'assurance d'un voilier de 50 000 $ s'élève à 400$.Le montant de la franchise est fixé habituellement à I ¦ de la valeur du bateau.Bien sûr la meilleure assurance réside dans la compétence du propriétaire capitaine du bateau.S'il n'est pas simple de procéder à I achat d un bateau c'est encore moins évident de bien naviguer.Ici comme ailleurs, il faut se donner le temps de franchir les étapes une aune et d éviter I improvisation.Il existe d'excellentes écoles de navigation.On y apprend la science.La sagesse vient plus tard avec la pratique ¦ Robert Choquette ui.en cette ère de glorification du dieu dollar, oserait proposer au monde des affaires le slogan Vive la morale, vive la vertu!' On est moins surpris d'entendre encore, jour après jour, les mots d ordre d excellence et les appels à l'accroissement de la productivité, à l agressivitéet à la conquête des marchés.Mais Alain Mine, cet homme d'affaires et essayiste français qui s'est fait remarquer depuis une quinzaine d années par des écrits souvent critiqués et toujours percutents I Laprès-crise est commencée.La machine égalitaire.La grande illusion.etc.) n'en est déjà plus là Ce qui le préoccupe, et même l'obsède, c est I avenir Et cet avenir, il le voit se profiler déjà dans le -culte du fric- qui déferle sur I Occident Mine aime ce système, il faut ledire.Il n'est pas du tout le pourfendeur du capitalisme que certaines de ses propositions pourraient laisser supposer.Pour lui.le marché est un état de nature de la société et non un fait de culture.DISCIPLINER LE CAPITAL Mais cette -évidence- ne doit pas rendre aveugle et si des mesures, des réformes en profondeur ne sont pas apportées dès maintenant pour contrôler le développement du capital, le discipliner et le rendre conforme au rêve d un «capitalisme démocratique- plutôt que despotique et totalitaire, «les tensions renaîtront à I intérieur même du système» Tensions qui ne porteraient plus cette fois sur la légitimité ou sur I efficacité de ce système, mais «sur son équité et sa morale» Ce qui se prépare et qui.selon Mine, risque de nous tomber dessus progressivement au fii des prochaines années pourrait être résumé parquelquesexpressions clés: le totalitarisme du marché.I argent-parasite et le retour de la lutte des classes.Son analyse est particulière à la France mais, à ce que je sache, la France n est pas si différente des autres pays industrialisés d Occident Avec I épuisement de I État-providence.le marché a pris toute la place et recueille même aujourd'hui I adhésion de ses dé- 47 LE DEVOIR ÉCONOMIQUE I U I N 19 9 0 Une analyse qui ne manque pas d'intérêt et des propositions courageuses.M I K C Grasset tracteurs d'hier.Si les soubresauts des pays d Europe de l'Est en sont la représentation la plus forte, la politique on ne peut plus libérale du gouvernement Rocard-Mitterrand en est aussi une preuve éclatante Dans le passé, écrit Mine «I État s'est cru le contre pouvoir naturel au jeu du marché, alors que c'est au droit et à la jurisprudence de remplir cette fonction».Si l'État capitalistecontemporain doit cesser de jouer un rôle concurrentiel au marché, il doit par contre se charger d'encadrer juridiquement son fonctionnement pour le rendre à la fois plus transparent.toujours aussi concurrentiel.et plus équitable L ARGENT-PARASITE Sinon0 Sinon I argent deviendra non seulement la valeur dominante, ce qui est déjà passablement le cas, mais même «I argent-parasite», ce gain facile ou illicite pourrait bientôt devenir tout à fait acceptable aux yeux de plusieurs.«L argent-parasite suscitera, quand il s'agira de la drogue une lutte sans merci et bénéficiera par contrecoup, pour toutes ses autres composantes, d'une plus grande passivité.Aussi risque-t-on de voir le système économique perdre nombre de ses immunités face à I immoralité» C est là le risque de ce que Mine appelle «l'argent fou» Par ailleurs, grâce à leurs organisations syndicales, à l'État, et grâce aussi à la conjoncture économique inflationniste, les classes moyennes ont profité du développement économique des trente glorieuses.Avec des augmentations de salaire qui.jusqu à tout récemment dépassaient I inflation et des taux d intérêt longtemps inférieurs à cette même inflation, les salariés et tous ceux qui s'endettaient s en sortaient gagnants Or les choses ont changé: avec des taux d intérêt plus élevés que 1 inflation et que I augmentation des salaires, I Histoire redonne le flambeau de l'accumulation des richesses à ceux qui possèdent un patrimoine, pendant qu elle appauvrit progressivement les autres Le phénomène se produit au moment même où toutes les formes de «contre pouvoirs» traditionnels.organisations syndicales en tête, ne sont plus perçues par les classes moyennes comme étant les ramparts du marché.Conséquences de tout cela Alain Mine voit poindre à l'horizon 2000 un capitalisme qui.pour avoir trop joui de ses propres victoires et de ses propres excès, s en trouverait confronté à des problèmes de société aussi graves, sinon plus, que ceux qui l'ont accompagné depuis sa naissance.LÉTAT RÉGULATEUR Après avoir posé un tel diagnostic.que propose-t-il0 Essentiellement que l'État retrouve un peu du lustre de son leadership politique que le néo-conservatisme lui a fait perdre.Non pas qu'il tente de revenir à la charge dans le domaine de la production mais plutôt qu il joue pleinement son rôlede régulateur » seule la puissance publique peut effectuer I arbitrage entre la morale et les marchés» Mine propose notamment qu'on vote des lois sur I éthique en politique et en affaires afin de délimiter les frontières entre le licite et I illicite."Dans le monde de I argent fou.la morale est.à long terme, le meilleur investissement.» Il propose ensuite une réforme majeure de la fiscalité pour trouver l'argent nécessaire au fonctionnement des institutions la où il est.c'est-à-dire du côté des richesses accumulées, du patrimoine.Il faut éviter de taxer I effort et s'en prendre plutôt à la vraie sourcedes inégalités socio-économiques de I avenir, celle d où risquent de renaitre les luttes de classe du passé Sinon.«le système de redistribution pèsera sur des jeunes de moins en moins nombreux, le pouvoir sera accaparé par les vieux et la pyramide des fortunes se calquera sur la pyramide des âges».Du côté des entreprises.Mine suggère que I on donne aux actionnaires minoritaires une représentation adéquate sur les conseilsd administration, et que I on donne aussi voix au chapitre aux salariésqui n'ont toujours pas leur mot à dire dans I orientation des firmes.Là-dessus, il est on ne peut plus clair une loi devrait obliger les entreprises à réserver un tiersdes sièges au conseil pour leurs employés, et ce.afin «d'associer les salariés à la logique des décisions capitalistes et faire d'eux un «sujet» de l'économie de marché et non un «objet».DES PROPOSITIONS COURAGEUSES En somme: un nouveau rôle pour l'État, un droit des affaires plus strict assurant la transparence aux yeux de tous, une éthique des affaires revampée au goût du jour, une fiscalité révolutionnaire.voilà les modifications essentielles que Mine souhaite voir appliquées par les «réformateurs».ces nouveaux politiciens-entrepreneurs d'un capitalisme dit démocratique Une analysequine manque pas d intérêt et des propositions courageuses.Quant à leurs chances d'être entendues, c'est autre chose.Demander aux politiciens et aux hommes d'affaires de se métamorphoser en protecteurs de la morale et de la vertu, et surtout de se sacrifier volontairement sur l'autel des impôts sur le patrimoine, n'est-ce pas beaucoup d'un coup0 ¦ lean-Robert Sansfaçon Initient fou.AInin Mim.Grasscl Paris.I9(> LE DEVOIR ÉCONOMIQUE 48 ! U ! N 19 9 0 Et faites-moi voyager su • •• swissair L'art du voyager A compter du 25 mars 1990.Swissair offre, de Toronto et de Montréal, des envolées quotidiennes vers Zurich et les villes suivantes: Abidjan.Abou Dhabi, Accra.Alger.Amman.Amsterdam.Anchorage, Ankara.Athènes.Atlanta, Bagdad.Bâle.Bangkok.Barcelone.Beijing.Belgrade, Birmingham.Bologne.Bombay.Bordeaux.Boston.Brazzaville.Bruxelles.Bucharest.Budapest.Buenos Aires.Le Caire.Caracas.Casablanca.Catane, Chicago.Cologne Bonn.Copenhague.Dakar.Damas.Dar-esSalam, Djakarta.Djeddah.Douala.Doubai.Düsseldorf, Francfort.Gènes.Genève.Goeteborg.Graz.Hambourg.Hanovre.Helsinki.Hong Kong.(Stamboul, l/mir.Johannesbourg.Karachi.Kinshasa.Koueit.Lagos.Larnaca.Libreville.Linz.Lisbonne.Ljubljana.Londres.Los Angeles.Lyon.Madrid.Malaga.Malte, Manchester.Manille.Marseille.Milan.Monrovia.Moscou.Munich.Nairobi.New York.Nice.Nuremberg.Palma de Mallorca, Paris.Porto.Prague.Rio de Janeiro, Ryadh.Rome.Salzbourg.Sào Paulo.Séoul.Singapour.Sofia.Stockholm.Stuttgart, Téhéran.Tel Aviv.Thessalonique, Tirana.Tokyo.Toulouse, Tripoli.Tunis.Turin.Varsovie, Vienne.Zagreb.Zurich. Une analyse qui ne manque pas dintérêt et des propositions courageuses.M INC C inissct tracteurs d hier Si les soubresauts des pays d Europe de l'Est en sont la représentation la plus forte, la politique on ne peut plus libérale du gouvernement Rocard-Mitterrand en est aussi une preuve éclatante.Dans le passé, écrit Mine «l'État s'est cru le contre pouvoir naturel au jeu du marché, alors que c'est au droit et à la jurisprudence de remplir cette fonction» Si l'État capitaliste contemporain doit cesser de jouer un rôle concurrentiel au marché, il doit par contre se charger d'encadrer juridiquement son fonctionnement pour le rendre à la fois plus transparent, toujours aussi concurrentiel, et plus équitable, L ARGENT-PARASITE Sinon0 Sinon I argent deviendra non seulement la valeur dominante, ce qui est déjà passablement le cas mais même «I argent-parasite», ce gain facile ou illicite, pourrait bientôt devenir tout à fait acceptable aux yeux de plusieurs «Largent-parasite suscitera, quand il s agira de la drogue une lutte sans merci et bénéficiera par contrecoup pour toutes ses autres composantes, d'une plus grande passivité Aussi risque-t-on de voir le système économique perdre nombre de ses immunités face à I immoralité.» C'est la le risque de ce que Mine appelle «l'argent fou».Par ailleurs, grâce a leurs organisations syndicales, à l'État et grâce aussi à la conjoncture économique inflationniste, les classes moyennes ont profité du développement économique des trente glorieuses.Avec des augmentations de salaire qui, jusqu à tout récemment dépassaient l'inflation et des taux d intérêt longtemps inférieurs à cette même inflation, les salariés et tous feux qui s'endettaient sen sortaient gagnants Or les choses ont changé: avec des taux d intérêt plus élevés que I inflation et que l'augmentation des salaires, I Histoire redonne le flambeau de l'accumulation des richesses à ceux qui possèdent un patrimoine, pendant qu elle appauvrit progressivement les autres Le phénomène se produit au moment même où toutes les formes de «contre pouvoirs» traditionnels.organisations syndicales en tête, ne sont plus perçues par les classes moyennes comme étant les ramparts du marché.Conséquences de tout cela: Alain Mine voit poindre à l'horizon 2000 un capitalisme qui pour avoir trop joui de ses propres victoires et de ses propres excès, s en trouverait confronté à des problèmes de société aussi graves, sinon plus que ceux qui font accompagné depuis sa naissance LÉTAT RÉGULATEUR Après avoir posé un tel diagnostic.que propose-t-il?Essentiellement.que I État retrouve un peu du lustre de son leadership politique que le néo-conservatisme lui a fait perdre.Non pas qu'il tente de revenir à la charge dans ledomaine de la production, mais plutôt qu'il joue pleinement son rôlede régulateur: « .seule la puissance publique peut effectuer I arbitrage entre la morale et les marchés».Mine propose notamment qu'on vote des lois sur I éthique en politique et en affaires afin de délimiter les frontières entre le licite et I illicite.«Dans le monde de l'argent fou.la morale est, à long terme, le meilleur investissement » Il propose ensuite une réforme majeure de la fiscalité pour trouver I argent nécessaire au fonctionnement des institutions là où il est, c'est-à-dire du côté des richesses accumulées du patrimoine II faut éviter de taxer I effort et sen prendre plutôt , i la vraie source < les inégalités socio-économiques de l'avenir celle d 'où risquent de renaître les luttes de classe du passé Sinon.«le système de redistribution pèsera sur des |eunes de moins en moins nombreux, le pouvoir sera accaparé par les vieux et la pyramide des fortunes se calquera sur la pyramide des âges».Du côté des entreprises.Mine suggère que l'on donne aux actionnaires minoritaires une représentation adéquate sur les conseils d'administration, et que I on donne aussi voix au chapitre aux salariés qui n'ont toujours pas leur mot à dire dans I orientation des firmes.Là-dessus, il est on ne peut plus clair: une loi devrait obliger les entreprises à réserver un tiersdes siègesau conseil pour leurs employés, et ce.afin «d'associer les salariés a la logique des décisions capitalistes et faire deux un «sujet» del économie de marché et non un «objet».DES PROPOSITIONS COURAGEUSES En somme: un nouveau rôle pour I État, un droit des affaires plus strict assurant la transparence aux yeux de tous, une éthique des affaires revampée au goût du jour, une fiscalité révolutionnaire, voilà les modifications essentielles que Mine souhaite voir appliquées par les «réformateurs».ces nouveaux politiciens-entrepreneurs d'un capitalisme dit démocratique.Uneanalyse qui ne manque pas d intérêt et des propositions courageuses.Quant à leurs chances d'être entendues, c'est autre chose.Demander aux politiciens et aux hommes d affaires de se métamorphoser en protecteurs de la morale et de la vertu, et surtout de se sacrifier volontairement sur l'autel des impôts sur le patrimoine, n’est-ce pas beaucoup d'un coup0 ¦ lean-Robert Sansfaçon 1 .(ihit’iil li'ii Alain \1nii., iiii rl Paris IWO 260 t’I’ LF DEVOIR FCOHOMIOUF 48 ! U ! N 19 9 0 3m ¦ HH» «Et faites-moi voyàger su • •• swissair L'art du voyage." A compter du 25 mars 1990, Swissair offre, de Toronto et de Montréal, des envolées quotidiennes vers Zurich et les villes suivantes: Abidjan.Abou Dhabi.Accra.Alger.Amman.Amsterdam.Anchorage.Ankara.Athènes, Atlanta.Bagdad.Bâle.Bangkok.Barcelone.Beijing.Belgrade.Birmingham.Bologne.Bombay.Bordeaux.Boston.Brazzaville.Bruxelles.Bucharest.Budapest.Buenos Aires.Le Caire.Caracas.Casablanca.Catane.Chicago.Cologne Bonn.Copenhague.Dakar.Damas.Dar-esSalam.Djakarta.Djeddah.Douala.Doubai.Düsseldorf.Francfort.Gênes.Genève.Goeteborg.(ira/.Hambourg.Hanovre.Helsinki.Hong Kong.Istamboul.l/mir.Johannesburg.Karachi.Kinshasa.Koweit.Lagos.Larnaca.Libreville.Lin/.Lisbonne.Ljubljana.Londres, Los Angeles.Lyon.Madrid.Malaga.Malte.Manchester.Manille.Marseille.Milan.Monrovia.Moscou.Munich.Nairobi.New York.Nice.Nuremberg.Palma de Mallorca.Paris.Porto.Prague, Rio de Janeiro.R\adh, Rome.Sal/bourg.Sâo Paulo.Séoul.Singapour.Sofia.Stockholm.Stuttgart.Téhéran, Tel Aviv.Thessalonique.Tirana.Tokyo, Toulouse.Tripoli.Tunis.Turin.Varsovie.Vienne.Zagreb.Zurich.49 CLICHÉ RÉPÉTÉ À ÉCLAIRAGE DIFFÉRENT.EN RAISON DU TEXTE IMPRIMÉ SUR FOND GRIS OU DE COULEUR. VRAI Depuis une vingtaine d'année, la présence des femmes a radicalement augmenté sur le marché du travail.Aujourd'hui.58% d'entre elles font partie de la population active.La charte des droits de la personne, les lois, les programmes d'accès à l égalité sont là pour assurer aux femmes les mêmes droits et possibilités qu'aux hommes.De nos jours, en principe, il n'est de métiers, de carrières, ni de champs d'études qui soient fermés aux femmes.Voilà qui devrait leur assurer un pouvoir économique certain.Et pourtant, il n'en est rien.Les femmes des années 90 réalisent que le pouvoir ne se donne pas.il se prend.Et les statistiques sont là qui nous le confirment.La grande majorité de la population fémnine vit encore au-dessous du seuil de la pauvreté.Les femmes, pour la plupart chef de famille monoparentale, sont les principales bénéficiaires de l'aide sociale.Les autres, celles qui.malgré les difficultés, l'absence d'un réseau de garderies adéquates, des conditions de travail difficiles, des salaire modestes, persistent.Certaines par simple nécessité, d autres, dans le but d atteindre une autonomie financière indispensable à leur valorisation et à leur indépendance.Oui.certes, les femmes sont massivement sur le marché du travail mais elle gagnent à peine 60% du salaire de hommes.Elles sont concentrées dans des ghettos d'emploi, souvent non syndiquées, ou encore elles travaillent à temps partiel au salaire minimum et sans aucun avantage social Présentement.23 femmes siègent à l'Assemblée nationale, dont six au Conseil des ministres.Au fédéral 40 députées ont été élues au Parlement et.parmi elles, six occupent un poste de ministre.C'est encore bien peu.mais nettement mieux qu'il y a vingt ans.alors que Claire Kirkland Casgrain était la seule femme élue au gouvernement provincial.Les femmes sont parties de loin.Mais il y a aussi un autre côté à la médaille.Toutes ces femmes qui.tant dans POUR UN VÉRITABLE POUVOIR ÉCONOMIQUE DES FEMMES l'entreprise privée, les sociétés d'états et la fonction publique, grimpent les échelons de la pyramide corporative et atteinent sans trop de difficultés les niveaux intermédiaires.Mais elles sont encore exclues des postes de haute direction, donc de toute une échelle salariale qui leur donnerait un véritable pouvoir économique.Une étude menée en 1988, par lean-Pierre Lauzon.professeur à l'UQAM, sur la présence des femmes à la haute direction auprès de 527 grandes entreprises canadiennes, a démontré que moins de 0.3% des postes de commande leur sont attribués.Tout dernièrement encore, une enquête sur les obstacles à l'avancement des femmes dans la fonction publique fédérale, a révélé que celles-ci sont confinées aux postes les moins rémunérés à cause essentiellement de stéréotypes sexuels et d'une culture d entreprise hostile à la promotion des femmes.Sans doute, les femmes ont fait des pas de géants dans le secteur de l'emploi et certaines se retrouvent dans des métiers non traditionnels, toutefois leur salaire ne réflète pas l'importance de leurs efforts, et elle sont exclues du réseau d'influence et de contacts tissés au cours des siècles par un monde d'hommes.Elles maîtrisent mal les règles du jeu et des valeurs qui régissent les milieux de l'argent.Elles sont ignorante du pouvoir occulte, du non dit.Cette exclusion n'est pourtant pas dû à un manque de compétence, bien au contraire.Récemment encore, dans le cadre d'un projet pilote financé principalement par Emploi et Immigration Canada, à l'intérieur de son programme aide à l'innovation pour faciliter l'intégration des femmes à des postes de haute direction, on recevait plus de 900 candidatures, parmi lesquelles un choix de seulement 27 devait être fait.La qualité des curriculum vitae reçus et le bassin de compétence étaient inouïs.Assez pour que M.Camille Labrecque.consultant en ressources humaines chez le Groupe Mallette Major Martin, une des entreprises associées à ce projet, dise qu'en trente ans de carrière.V Danielle Debbas.présidente directrice-générale de Femmes regroupées pour l'accessibilité aux pouvoirs politiques et économiques I FR A PP El.il n'avait jamais vu autant de candidatures de cette qualité.À l'aube du XXIe siècle.Les femmes se prennent en main et passe à l'action.Mais il est grand temps que les milieux économiques qui régissent le marché du travail secouent leurs vieilles poussières et se débarrassent de leurs préjugés et de leur hostilité vis-à-vis des femmes.Il faut qu'ils reconnaissent matériellement les qualification et le talent des femmes en les rémunérant non pas en vertu de leur sexe mais plutôt de leur compétence.Il faut que les barrières tombent et que l'équité salariale rétablisse une situation qui.actuellement, prive les femmes d influence et du pouvoir économique.C'est donc aux décideurs de relever le défi Défi dont le pays et les entreprises ne peuvent que tirer profit ¦ Danielle Debbas 50 LE DEVOIR ECONOMIQUE I U I N 19 9 0 Bombardier inc.est une entreprise a envergure internationale dont les activités industrielles se répartissent entre quatre groupes: produits de consommation motorisés, matériel de transport, aéronautique et défense.Un cinquième groupe se spécialise dans les services de financement de stocks.BOMBARDIER S'appuyant sur une stratégie orientée vers la conquête de marchés mondiaux et la maîtrise de nouvelles technologies, Bombardier exploite des usines dans huit pays et emploie au-delà de 20 000 personnes.Reconnue pour la qualité de ses produits, sa capacité d'innover et le dynamisme de sa gestion, l'entreprise entend poursuivre sa croissance en relevant le défi de la globalisation des marchés.Bombardier Inc.Canada - États-Unis - Royaume-Uni - Autriche - Belgique - France - Finlande - Suède AUDI ÉLECTRONIQUE SYSTÈMES TÉLÉPHONIQUES 0 o m
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.