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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 10 avril 1990
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1990-04-10, Collections de BAnQ.

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TABLE D'HÔTE | chez TOI T (KiraiT FLAMME 2495$ SOUPE-TÔT t£SB 400 LAURIER 0.495*35*85 Pluie môlée de neige.Max.: 6.Détail page 16.Montréal, mardi 10 avril 1990 AUJOURD’HUI Éditorial Le français à la CÉCM : il a suffi d'une verrue pour enlaidir un beau programme.Un éditorial de Jean-Claude Leclerc.Page 7 Des idées L'opposition actuelle à l'entente du lac Meech illustre les difficultés que le Québec devra surmonter lors des prochaines rondes de négociation, croit Rodrigue Tremblay, économiste.Page 8 Fusillade à Montréal Une fusillade survenue un peu après 3 h hier matin au bar Thunder Dome, rue Stanley, a fait un mort, un jeune Noir de 26 ans, et six blessés, en plus de causer indirectement la mort d’une autre personne.Page 3 h Yves Séguin Revenu Québec plus rapide Les remboursements de Revenu Québec se font actuellement à un rythme si rapide que le ministre va même jusqu'à prédire qu'ils auront tous été effectués en juin.Page 11 Bombardier mettra la main sur Learjet Bombardier paiera 75 millions $ US pour l’achat de Learjet Corporation, manufacturier de petits avions à réaction conçus pour une clientèle d'affaires, des appareils qui concurrencent leur Challenger.Page 11 170 morts dans la catastrophe Le bilan de la catastrophe du traversier Scandinavian Star s'alourdit considérablement avec la découverte par les pompiers horrifiés des cadavres de « nombreux enfants » dans la carcasse noircie du navire.Page 4 «Superstructure»: Bourassa y pense depuis 1978 Un livre publié hier par le journaliste Jean-François Lisée sur les relations Québec-Ottawa-Washington révèle que Robert Bourassa est attiré par une forme adoucie de souveraineté-association depuis 1978.Page 2 Les immigrants viennent d’Asie Pour la première fois dans l'histoire du Canada, plus de la moitié des immigrants qui sont entrés au pays en 1988 venaient d’Asie.Page 2 Théâtre: sommet des Grands Tous les grands personnages dramatiques sont au rendez-vous de la Quinzaine de théâtre de Québec.Page 18 Bourassa ferait volte-face r w • québécois McKenna accuse Québec de refuser ce qu’il a déjà accepté aux confins ïntal Hébert î de notre bureau d'Ottawa ALORS qu’il affiche la plus grande méfiance à ce sujet en public, le gouvernement du Québec s’est engagé en privé auprès des francophones hors-Québec, à au moins trois reprises depuis 1987, à faire enchâsser dans la Constitution le droit du gouvernement fédéral de faire la pro-mption de la dualité linguistique canadienne.Il s’agit là d’une des principales exigences que pose le gouvernement du Nouveau-Brunswick pour ratifier l’accord du lac Meech, exigence que Québec situe au coeur de ses réticences face à son projet de résolution d’accompagnement.L’existence de ces engagements a amené hier le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Frank McKenna, à demander, à l’ouverture des travaux de la commission parlementaire chargée d’étudier sa résolution d’accompagnement à l’accord du lac Meech, à quel jeu Québec joue exactement.« Si le Québec est prêt à accepter que le gouvernement fédéral fasse la promotion de la dualité linguistique, ne soyons pas hypocrites et donnons-lui ce rôle, lance Frank McKenna, mais si le Québec fait preuve d’hypocrisie en faisant miroiter à toutes les communautés francophones du pays l’espoir qu’une telle clause résulte de la prochaine ronde constitutionnelle, qu’on se le dise aussi.» Selon plusieurs témoignages, cette même garantie a été donnée par Robert Bourassa lui-même et par son ministre de la Justice G il Rémillard au cours de multiples entretiens avec les dirigeants de la Fédération des francophones hors-Québec (FFHQ), y compris le plus récent, le 22 janvier dernier.Selon le président de la FFHQ, Guy Matte, non seulement Québec a-t-il ouvert la porte à l’enchâssement d’un tel pouvoir fédéral à cette occasion, mais Gil Rémillard aurait précisé, devant Robert Bourassa, qu’ils étaient prêts à le mettre dans l’accord du lac Meech mais que ce sont des provinces anglophones qui n’en voulaient pas.Voir page 10: Bourasu du cosmos ¦ ¦ !« I m a fin W'-W 5^7 * rlff E I w/ 4, 63M444—1-a 0 3 O j^OCHRAO* 1 *” •>731 ¦2Cg5690jiT.-''-~:7;~~ $331 * \ Cauchon AU COURS des prochains mois cinq chercheurs québécois pourront scruter les confins du cosmos grâce à l’Observatoire spatial Hubble, qui doit être mis en orbite par la navette Discovery.Le lancement de la navette doit avoir lieu ce matin au Cap Canaveral si le temps le permet-.(Volr page 3) K du ardu Hardy, astrophysicien à l’université Laval de Québec, est l’un de ces heureux chercheurs.Avec son équipe, il a obtenu le droit, hautement convoité, de scruter pendant 15 heures et demie la luminosité des étoiles grâce au téléscope situé dans l’observatoire Hubble.La valeur d’une journée d’observation est estimée à un million de dollars.« Pour comprendre les choses l’être humain veut absolument les voir, lance M.Hardy.Avec Hubble on pourra voir beaucoup de choses qui demeuraient encore théoriques jusqu'à ce jour ».Chez les chercheurs l’excitation est à son comble : le lancement dè Hubble correspond au progrès le plus important accompli par l’astronomie depuis l'invention du premier téléscope par Galilée au XVIIème siècle ! Hubble réalisera un vieux rêve : PHOTO JACQUES GRENIER La bataille du taxi Le boulevard René-Lévesque a été bloqué pendant plus d'une heure hier matin par environ 1000 propriétaires de taxi qui manifestaient contre la syndicalisation de leur industrie.Le syndicat des Métallos tente depuis deux ans de syndiquer les chauffeurs.Les voitures des manifestants se sont avancées à huit de large devant l'édifice d'Hydro-Québec où logent les bureaux du premier ministre Robert Bourassa.Le Code du travail ne permet pas la syndicalisation des chauffeurs mais Québec songerait à une loi-cadre pour ces travailleurs.observer le cosmos non plus depuis la Terre, mais depuis un point d’observation situé dans l’espace même.Même si on construisait le plus grand télescope possible sur Terre, l’observation sera toujours perturbée par l’atmosphère terrestre, qui absorbe une partie de la lumière en provenance des astres, et qui crée de la distorsion.« Regarder les étoiles de la Terre, explique M.Hardy, c’est comme lorsque vous regardez des gens danser de l’autre côté d’un feu à la St-Jean.C’est brouillé».Voir page 10: Dos youx Les conservateurs majoritaires en Grèce d'après AFP et Reuter ATHÈNES — En allant chercher l’adhésion de l’unique député d’une petite formation, le parti conservateur de la Nouvelle Démocratie a trouvé hier, au lendemain des élections générales en Grèce, le siège qui lui manquait pour former un gouvernement majoritaire, et ainsi reprendre le pouvoir qu’il avait cédé aux socialistes en 1981.« Notre but est d’aider le pays, qui est confronté à une grave crise économique, et la population », a déclaré à la presse le dirigeant de la Nouvelle Démocratie, Constantin Mitso-takis, qui sera investi cette semaine comme premier ministre.Crédité de 150 sièges sur 300 après le scrutin de dimanche, le parti de M.Mitsotakis a rallié hier M.Costis Ste-fanopoulos, président du parti centriste DIANA et titulaire du seul siège de cette formation.M.Stefa-nopoulos a déclaré qu’il votera avec la Nouvelle Démocratie au Parlement, mais que sa formation ne participera au gouvernement Le parti de la Nouvelle Démocratie est arrivé au pouvoir en 1974, après sept ans de dictature militaire.Il a cédé la place aux socialistes en 1981.Après la défaite des socialistes en juin dernier, la formation de M.Mitsotakis a participé à différentes coalitions éphémères et sans grand pouvoir, y compris avec les communistes.Voir page 10: Les conservateurs Fujimori pourrait remporter le Pérou T PHOTO AP Alberto Fujimori d'après AP at Reuter LIMA — Avec à peine plus du tiers des voix, l’écrivain-politicien Mario Vargas Llosa, qui visait dimanche la présidence du Pérou au premier tour, devra subir l’épreuve d’un second tour.Cette seconde consultation aura lieu fin mai ou début juin, et opposera M.Vargas Llosa a Alberto Fujimori, un outsider centriste, inconnu il y a quelques semaines, qui a surpris tout le pays en arrivant deuxième avec près de 30 % des voix.M.Fujimori a refusé l’appel de M.Vargas Llosa, qui le priait instamment de se désister en sa faveur, ce qui aurait annulé le second tour.La loi électorale péruvienne permet en effet aux candidats du premier tour de donner leurs voix à leur adversaire en en tête, pour éviter ainsi la tenue d’un second tour.Plus encore, des responsables de la gauche péruvienne laissaient entendre hier qu’ils pourraient soutenir , qui prône un programme économique ultra-libéral.Hier matin, M.Fujimori, agronome et ancien recteur d’université, était crédité de 29 % des voix, contre 33,9 % à son principal rival, selon des résultats officieux et partiels.Les résultats définitifs sont attendus dans trois semaines seulement.Malgré l’appel au boycottage des élections lancé par les guérilleros Voir page 10: Fujimori Bonn est devenue la fourmilière de la réunification allemande mp-André Comeau - rédacteur en chef « DÈS qu’on tente d’entrer en contact avec un fonctionnaire pour une question « ordinaire », on se heurte à la même réponse : impossible, je suis accaparé par les tâches que vous savez.On a l’impression que 4 4 ., tout le monde Un SDeStm à Bonn travaille d’une façon ou de l’autre au dossier de l’unification des deux Alle-magnes ».Sourire en coin, le consul de l’ambassade du Canada à Bonn, Roman Lis- inienumô rcK?Sr'ecaà peine.Au sein de multiples organes, ministères, conseils, groupes de travail, l’unification des deux Allema-gnes se concocte dans une fébrilité réelle, mais difficilement perceptible.Impossible en effet de déceler la moindre trace de précipitation ou de nervosité chez Joachim Bitterlich.Installé au coeur de la chancellerie à Bonn, son bureau voisin ou presque du cabinet de Helmut Kohl, ce diplomate dans la mi-quarantaine jongle avec les données du problème allemand.Rompu à la négociation — il a participé à Bruxelles aux tractations en vue de l’adhésion de l’Espagne et du Portugal à la Communauté européenne — il dirige le petit groupe de conseillers rassemblés par le chancelier Kohl pour articuler une politique concrète, pragmatique.Pas de précipitation, mais une évidence selon Joachim Bitterlich : il faut se hâter ! « Il ne faut pas oublier, précise-t-il, que le rythme, que la course vers l’unification est en quelque sorte dictée par les Allemands de l’Est eux-mêmes.» Pour Ingo Kolboom, chercheur à l’Institut des relations internationales à Bonn, « cette question de l’unification des deux Allemagnes a longtemps été refoulée dans le subconscient collectif.Elle n’a même pas été soulevée au moment de l’ouverture du mur.C’est l’effondrement du gouvernement de la RDA qui a changé toutes les données et porté sur un plateau cette notion, ce rêve de l’unité allemande », admet cet historien.C’est autour du chancelier Kohl que s’orchestre le processus d’où devrait émerger un projet concret.Un Conseil ministériel restreint regroupe les ministres compétents et distribue les mandats au fur et à mesure que surgissent les problèmes.Au premier rang de ces organismes directement impliqués, le ministère des Affaires étrangères où Eckart Herold dirige, lui aussi, un groupe de travail axé sur les aspects internationaux de l’unification de Berlin et de l’Allemagne.Impossible de savoir exactement combien de fonctionnaires, combien d’organismes coUabo-rent directement a l’élaboration de ce plan d’unification.« Tout le monde y travaille dans son secteur, à un moment ou l’autre », reconnaît Eckart Herold.« C’est en regard du schéma de travail arrêté à Ottawa, lors de la Conférence sur la politique de « ciels ouverts » que s’ordonnent les échéances de cette entreprise inédite », ajoute-t-il sans aucune trace de hâte.Le plan d’Ottawa intègre les efforts des deux Allemagnes et des Quatre alliés de la Seconde guerre mondiale — États-Unis, URSS, Grande-Bretagne et France.Non seulement l’entreprise consti-tue-t-elle un défi de taille, mais elle ne peut tabler sur des données précises, incontournables, n faut découvrir au jour le jour ce qu’était véritablement la RDA.« Car, précise Joachim Bitterlich, dans un régime communiste et autoritaire, tout est secret ou camouflé.» En fait, ce sont les industriels ouest-allemands qui disposent des meilleures informations.À la Fédération des Chambres de commerce, dont le siège social est installé à Bonn, on dresse avec assez de précision l’inventaire des secteurs « valables » de l’industrie de la RDA.Aucune hésitation non plus à considérer comme désastreuse la situation de la chimie, de la production énergétique, de la construction automobile, comme catastrophique l’état de l’environnement.Le changement de régime politique et idéologique que sous-entend l’unification soulève des questions Voir page 10: Bonn UNE TRADITION CHEZ OCILVY Donya Slobodian et ses collègues pratiqueront devant vous l'art de décorer à la main les oeufs de pâques d'Ukraine.Du mardi le 10avril au vendredi le 13 avril, 10h00-16h00.Samedi le 14 avril, 11h00-15h00 Sous-sol Boutique de cadeaux La chapellerie présentera sa collection exclusive de chapeaux printemps-été 1990, samedi le 14avril à 13h00.Au 2ième, la chapellerie P.S.Vous êtes invités à notre concert Jazz mettant en vedette l'ensemble Pierre Cartier.À la Salle Tudor, 14h00.Entrée libre.' inii üJ OGILVY Sainte Catherine angle de la Montagne UÊKÊmÊÊmÊÊmmitÊm IBBünMÜ 2 ¦ Le Devoir, mardi 10 avril 1990 Dès 1978, Bourassa voyait la «superstructure» ment au ministre Claude Morin qui souvent se retrouve à Washington.La proposition que lance alors M.Bourassa consiste a inclure au projet de souveraineté-association un lien fédéral.Il évoque une sorte de parlement fédéral commun, formé de députés élus et doté d’un certain nombre de pouvoirs.À son avis, 80 % des Québécois voteraient oui à une telle proposition.Le Parti québécois a refusé cette proposition de M.Bourassa que depuis celui-ci n’avait jamais évoquée publiquement.Ce n’est qu’en février dernier qu’il reprenait l'idée en laissant entendre qu’en cas d’échec de l’accord du lac Meech il faudrait procéder à des remises en cause profonde du régime fédéral, évoquant la possibilité de le remplacer par une « superstructure » qui visiblement semble correspondre à cette « sorte de parlement fédéral commun ».En 1978, Robert Bourassa était un observateur particulièrement bien placé pour observer les efforts de pénétration du gouvernement américain par le gouvernement Lévesque.Professeur invité au Centre d’études canadiennes à John Hopkins University qui est le lieu de rencontre des spécialistes américains du Canada, il était à une sorte de croisée de chemins d’où il pouvait observer les difficultés du gouvernement péquiste.Ces difficultés étaient nombreuses, raconte Jean-François Lisée qui soutient que contrairement à ce que pensait le premier ministre René Lévesque l’intelligentsia politique américaine ne voyait pas a’un bon oeil le projet péquiste.Non pas que l’on était et que l’on soit contre la souveraineté du Québec mais parce que l’on était convaincu que sans le Québec, le Canada ne saurait conserver son unité.À moyen terme, il s’ensuivrait une balkanisation du Canada.Depuis des années, le gouvernement américain s’intéressait à l’évolution de la situation, voyant venir de loin des situations apparemment im-pévisibles pour les Canadiens.Deux ans avant son célèbre cri du balcon de l’hôtel de ville de Montréal, on avait ainsi prévu que le général de Gaulle allait intervenir en faveur de l’indépendance du Québec.En 1977, le département d’État américain a fait une analyse fouillée de la situation.On avait alors conclu qu’il n’y avait aucun doute sur la viabilité d’un Québec indépendant.On avait aussi conclu qu’il était dans l’intérêt des États-Unis que la question québécoise soit réglée à la satisfaction des Québécois, possiblement par l’octroi d’un statut particulier au Québec.Le gouvernement américain n’a pas pris parti de façon active dans ce dossier, se contentant tout au long de la période péquiste de seulement « lever le petit doigt » pour aider la thèse fédéraliste.Guère plus, note M.Lisée qui rappelle qu’en 1977, Pierre Elliott-Trudeau avait été reçu avec emphase par le président Carter qui alors avait insisté sur l’unité canadienne.Le gouvernement Lévesque devait multiplier les efforts pour convaincre le gouvernement américain de sa position et l’amener à une certaine neutralité.Aucun effort d’information ne devait être ignoré, le Parti québécois transmettant en primeur au gouvernement américain par l’entremise de son consulat de Québec des informations privilégiées.On croyait qu’ainsi on éviterait une certaine nervosité à Washington.On a ainsi transmis 24 heures a l’avance au gouvernement américain le prix offert à General Dynamics pour la nationalisation de l’Asbestos.Éga lement, 24 heures à l'avance, les Américains avaient en main le livre blanc sur la souveraineté-association.Les documents obtenus par M.Lisée montre à cet égard que de tout temps, et même dès la formation du Mouvement Souveraineté-association, René Lévesque tenait les Américains informés de ses stratégies.Les Américains s’intéressaient aussi beaucoup au personnage qui a été victime d’écoute électronique de leur part.Dans ses recherches d’informations, M.Lisée devait en effet obtenir confirmation de la National Security Agency que celle-ci avait des informations sur l’ancien premier ministre obtenues par voie d’écoute.Dans Les craintes des Canadiens Bernard Descôteaux - - de notre bureau de Québec EXILÉ aux États-Unis après sa défaite de 1976, Robert Bourassa jonglait déjà avec l’idée de « superstructure » qu’au début de l’année il a lancée sur la place publique comme solution de rechange à l’accord constitutionnel du lac Meech.Un livre publié hier par le journaliste Jean-François Lisée sur les relations Québec-Ottawa-Washington révèle qu’en 1978 l’ancien premier ministre était attiré par une forme adoucie du projet péquiste de souveraineté-association.: Selon l’auteur de ce livre intitulé « Dans l’oeil de l’aigle » et publié par Poréal, l’ancien premier ministre libéral était particulièrement actif dans les milieux universitaires américains.Sa route croisait souvent celle de ministres péquistes venant défendre le projet de souveraineté-association et avec qui il avait certaines discussions.Auprès des Américains, Robert jBourassa ne mène pas de cabale anti-québécoise.Pas question de contrecarrer les efforts du gouvernement Lévesque qui fait tout pour obtenir sinon l’appui du moins la neutralité du gouvernement américain devant son projet de souveraineté-association.Au contraire, dit l’auteur du livre, il est plutôt notalogique et jongle avec l’idée d’appuyer le projet de souveraineté, s’en ouvrant notam- Bourassa se dit prêt à rencontrer les municipalités QUÉBEC (PC) — Le premier minis-jtre Robert Bourassa reconnaît le caractère urgent du contentieux Qué-pec-municipalités et il entend rencontrer de nouveau les représentants de l’Union des municiaplités du Québec (UMQ) aussitôt que son horaire le lui permettra, a fait savoir ùn membre de son cabinet, hier.Il répondait ainsi à la demande de l'UMQ qui, réunie en assemblée générale samedi à Montréal, avait sollicité une rencontre d’urgence avec le chef du gouvernement.Dans une lettre adressée à M.Bourassa hier, le président de l’UMQ et maire de Valcourt, Camille Rouil-lard, a d’ailleurs ébauché les demandes qu’il s’attendait à formuler auprès du premier ministre.« L’assemblée générale extraordinaire a mandaté ses dirigeants pour demander au gouvernement de décréter un moratoire sur ses intentions et de convoquer des assises Québec-municipalités s’il veut changer les règles du jeu de la fiscalité », a-t-il fait savoir, rejoignant en cela la position de l’Union des municipalités régionales de comté (UMRCQ) dont les dirigeants doivent discuter avec M.Bourassa ce soir.« Il est cependant prématuré de préciser sur quelle base M.Bourassa rencontrera les gens l’UMQ », a-t-on cependant indiqué au bureau du premier ministre hier.Dans sa lettre, M.Rouillard a insisté sur le fait que les membres de l’UMQ en provenance de toutes les régions du Québec avaient unanimement dénoncé l’intention du gouvernement de hausser la taxe scolaire de 320 millions $ dès le 1er juillet, ce qui représenterait une charge fiscale additionnelle de 140 $ par famille, sans aucun autre service.« Pour nos membres, ce geste constitue un bris unilatéral du Pacte fiscal qui met en cause notre partenariat avec le gouvernement », a-t-il dit.OTTAWA (d’après CP) - Les Canadiens expriment des craintes face aux relations avec les États-Unis, aux dommages causés à l’environnement, de même qu’ils voient du danger venant des ar-mements nucléaires et de l’URSS, d’après un sondage réalisé par le ministère de la Défense en septembre et octobre 1989.Le sondage a consisté en 1527 entrevues téléphoniques.Il a été réalisé par Longwoods Research Group Ltd.et n’a été rendu public qu’hier.Mais ce sondage est antérieur à la destruction du mur de Berlin, il a précédé le grand dégel dans dans les pays de l’Est européen.39 % des personnes interviewées ne croient pas à l’existence de menaces et 12 % « ne savent pas » et environ 50 % identifient plusieurs sources pour justifier leurs craintes.À une question précise sur les menaces à la souveraineté canadienne, les répondants ont cité les relations avec les États-Unis presque deux fois plus que la séparation du Québec.Le document de la Défense nationale, publié hier, précise que « les événements qui ont suivi (le sondage) constituent un changement radical dans le cours suivi par la politique.et ont un impact significatif sur la matière abordée » dans le questionnaire.Les analystes concluent que tout près de 51,5 % (tout au moins 46,5 %) des Canadiens croient qu’il existe des situations qui menacent le Canada.De fait, 49 % des Canadiens - tout spécialement les femmes plus instruites et mieux informées - perçoivent ces menaces.En ordre décroissant, voici les principales situations qui mettraient éventuellement en danger le Canada, d’après ce sondage: relations avec les USA (18%); environnement (17%); menaces reliées à l’URSS, à ses relations avec les États-Unis ou à des offensives de sa part (16%).On enregistre aussi 13 % de répondants craintifs face a la situation au Moyen-Orient, 11 % dénonçant le danger des drogues et 8 % craignent la guerre en général.Les autres causes retenues comme une menace possible sont: les problèmes économiques, le gouvernement fédéral actuel, la séparation du Québec, la faim dans le monde, les questions de défense et des forces armées, les relations diplomatiques, la situation en Amérique latine ou en Amérique centrale et les bouleversements en Chine.une réponse à une demande d’accès à l’information, cette agence a refusé de préciser la nature des informations et de les rendre publiques, les jugeant d’intérêt « pour la défense nationale et les relations étrangères des États-Unis».L’existence de telles informations à la NSA est étonnante, croit M.Lisée qui s’est demandé si Québec et Ottawa savaient que cette agence écoute de façon routinière des com-mumications en territoire canadien ou des communications de Canadiens aux États-Unis.Il faudrait savoir si d’autres personnalités canadiennes font ou ont fait l’objet d’écoute électronique, a dit le journaliste.Bush discutera avec Mulroney de questions internationales irlce Girard de la Presse Canadienne WASHINGTON - Le président George Bush a consacré une partie de la matinée, hier, à prendre connaissance de dossiers et rapports préparés par son administraton en prévision de la visite de huit heures qu’il effectuera demain à Toronto.Le président américain dînera et s’entretiendra pendant près de trois heures avec le premier ministre du Canada, que le porte-parole de la Maison-Blanche Marlin Fitzwater a présenté, hier, comme « un des acteurs-clés » de la scène internationale.« Cette visite fait partie des consultations du président avec les pays alliés en ce qui regarde les changements en Europe de l’Est », a indiqué au cours d’un briefing de presse M.Fitzwater, qui a également mentionné d’autres questions internationales à l’ordre du jour, dont l’avenir de l’OTAN, le sommet de mai entre MM.Bush et Mikhaïl Gorbatchev, les élections en Hongrie et la réunification des deux Allemagnes.Par ailleurs, il semblait exister, hier, une certaine confusion sur la nature même des discussions entre MM.Bush et Mulroney, en particulier l’état du dossier constitutionnel au Canada.Vendredi, un porte-parole du State Department indiquait, sous le couvert de l’anonymat, que la question du lac Meech serait vraisemblablement abordée en privé entre les deux hommes, même si le sujet n’était pas inscrit à l’ordre du jour.Hier, l’ambassadeur du Canada aux États-Unis, M.Derek Burney, laissait entendre qu’il pourrait en être ainsi, pour être mis en contradiction quelques heures plus tard par son patron, le premier ministre Mulroney, qui écartait cette possibilité.L’entente du lac Meech sera-t-elle abordée dans les entretiens, a-t-on demandé à l’ambassadeur?« La question n’est pas à l’ordre du jour.mais il ne serait pas surprenant si tous les deux parlent de leurs objectifs nationaux respectifs », a d’abord répondu M.Burney.Interrogé sur la question aux Communes par le leader libéral intérimaire Herb Gray, le premier ministre Mulroney a répondu : « Monsieur le président, mon ami cite une source américaine anonyme pour nous parler d’une rencontre qui aura lieu avec le président des États-Unis.Les questions internes du Canada seront discutées entre Canadiens et pas avec des étrangers».ERRATUM Les dates Inscrites dans les résultats du lundi 9 avril 1990 auraient dû se lire comme suit: sàÉZ.U LT A T S o - q u é b e c Provincial « Tirage du 90-04-06 Tirage du 90-04-06 NUMÉROS 3892344 892344 92344 2344 344 44 LOTS 1 000 000 10 000 1 000 100 25 10 Le billet donne droit à cinq consécutifs $ $ $ S $ S tirages NUMÉROS LOTS 644277 50 000 44277 5 000 42 77 250 277 25 77 5 64427| 1 000 6 4 4 2 0 100 6 4 4 HB 10 gtra.Tirage du 90-04-07 Vous pouvez jouer jusqu à 20 h les soirs VMJlfe, Tirage du 90-04-06 de tirage NUMÉROS LOTS NUMÉROS LOTS 043 63 5 100 000 s 155965 250 000 $ 43635 1 000 $ 55965 2 500 $ 3 63 5 250 s 5965 250 S 635 50 $ 965 25 $ 35 10 $ 65 10 $ 5 2 s NUMÉROS MOBILES 67912 2 500 $ 1043 250 $ 781 25 $ TVA, le réseau des tirages de Loto-Québec I Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En ‘ cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.CONCOURS de rédaction LE DEVOIR ENVIRONNEMENT CANADA Participez à la SEMAINE CANADIENNE DE L’ENVIRONNEMENT 1990 G agnez des prix, soyez publié(e) dans LE DEVOIR et sensibilisez la population Les prix Catégorie Jeunes 1er prix: une bourse de 500$ 2e prix: une bouree de 300$ 3e pdx: une bouree de 200$ Catégorie Ainés 1er prix une bouree de 10001 et un abonnement au devoir de 3 mol* 2e prix: une bouree de 7501 et un abonnement au devoir de 2 mois 3e prie une bouree de 9091 al un abonnement au devoir de 1 mole RENSEIGNEMENTS: Concoure de rédaction LE DEVOIR Environnement Canada Direction régionale daa communication* Environnement Canada 3, rue Buade, 4e étage C.P.6060, suce.Haute-Ville Québec, (Québec) G1R4V7 (418) 646-7204 pour Québec et aee environ», 1-800-463-4311 pour les autres réglons du Québec Plus de la moitié des immigrants sont d’Asie Une première dans l’histoire du Canada OTTAWA (PC) — Pour la première fois dans l’histoire du Canada, plus de la moitié des immigrants qui se sont installés ici en 1988 venaient d’Asie.Cette année-là, le Canada a accueilli 160 000 immigrants, soit le même nombre qu’en 1969.Mais à cette époque, la moitié des nouveaux venus nous arrivaient de Grande-Bretagne, des États-Unis, d’Italie, du Portugal, de Grèce et d’Inde.L’immigration asiatique n’est u’une des facettes de l’évolution e la population canadienne des dernières années.Dans un rapport dévoilé hier, Statistique Canada identifie les différents changements parfois soudains, parfois quasi-imperceptibles, qui façonnent peu a peu le nouveau visage de la société canadienne.La dénatalité, le vieillissement, la vie en concubinage sont autant d’autres tendances significatives qui impriment leur marque sur le Canada.À la fin de 1988, on comptait 26,1 millions de Canadiens.Le retour à des niveaux d’immigration inégalés depuis la fin des années 60 et le début des années 70 y a été pour quelque chose.Le taux de croissance de la population, qui était tombé sous le seuil de 1 % au milieu des années 80, s’est redressé pour atteindre 1,2% Cette immigration, le Canada, pays en croissance, en a besoin, dit le document puisque les femmes canadiennes ne donnent plus naissance qu’à 1,7 enfant chacune en moyenne, soit bien en deçà des 2,1 rejetons statistiquement nécessaires pour assurer le renouvellement de la population.Le Québec enregistrait le plus faible taux de natalité au pays en 1987: 1,4 enfant par femme, contre 1,7 enfant pour l’ensemble des Canadiennes.Quant le taux de procréation est faible, l’âge moyen de la population augmente.Selon les précisions, on estime qu’en maintenant les niveaux d’immigration à leur niveau actuel, 26 % de la po-ulation adulte au Canada sera • gée de plus de 65 ans d’ici l’an 2011.« Certains des changements les c plus subits se produisent dans les relations interpersonnelles.Un nombre substantiellement moins élevé de personnes vivent en couples, et ceux qui le font optent davantage pour des ententes moins formelles que les traditionnels voeux de mariage, particulière- ; ment au Québec.En 1986, le pourcentage de couples était inférieur à celui de 1981 dans tous les groupes d’âge, excepté dans la catégorie des 65 ans et plus.Le nombre de Canadiens âgés de 20 à 24 ans qui ont choisi de vivre ensemble avait reculé 1 de 25.J Quant au demi-million de per- ' sonnes vivant en union libre au pays en 1986, ils reflétaient une progression de 38 % par rapport à 1981.Dans l’ensemble du pays, un couple sur 12 n’est pas marié, mais au Québec, cette proportion -atteint un couple sur sept.M.Jean Dumas, qui a colligé le rapport de l’agence fédérale, J farci de graphiques et de courbes j de pourcentages, affirmait hier ‘ ue la société et le droit voient ’un oeil plus tolérant les unions , de fait, ce qui expliquerait que de J plus en plus de gens privilégient J ce type d’engagement et considèrent le mariage comme une 1 institution officielle qui n’a plus sa raison d’être de nos jours.Pour compléter le portrait, Statistique Canada relève que la santé de la population s’améliore.En outre, l’espérance de vie pour les hommes est maintenant de 73,04 ans, contre 71,87 cinq ans plus tôt et grimpe toujours, plus rapidement que l’espérance de vie des femmes, qui est passée de 79,06 en 1981 à 79,73 ans.Ce qui ramène l’écart entre l’espérance de vie des femmes et * celle des hommes à 6,69 années ’ (en 1986) contre 7,44 années, une décennie plus tôt.I Les groupes de pression sont au centre des discussions sur : la réforme électorale fédérale : RQHande Parent —.de la Presse Canadienne LA COMMISSION royale sur la réforme électorale et le financement des partis a jugé peu intéressante, hier, la suggestion du Parti libéral du Canada (PLC) de distinguer deux types de groupes de pression au moment d’autoriser des dépenses en campagne électorale.En qualité de membre du conseil de direction du PLC, Serge Joyal suggérait que la prochaine loi sur les élections n’accordent aucun pouvoir de dépenser aux groupes formés en catastrophe, à la veille des campagnes électorales.M.Joyal estime que ces groupes de pression qui n’ont de compte à rendre à personne contribuent « à vicier le système » du fait que les partis politiques y dirigent les contributeurs, une fois qu’ils ont suffisamment d’argent pour réaliser les dépenses légalement admissibles.Par contre, M.Joyal ne voit pas la pertinence d’imposer aux groupes syndicaux, patronaux, économiques et professionnels des contraintes et des limites autres que celles auxquelles sont soumises les partis et les candidats.Le président de la Commission royale, Pierre Lortie, n’a pas semblé conquis par ces propos et l’a exprimé en ces termes: « Si nous étions en assemblée contradictoire, je vous dirais que ça ne vaut pas de la merde.» Pour M.Lortie, la réglementation des dépenses faites par les groupes d’intérêt en campagne électorale est « la plus difficile a résoudre », avait-il expliqué plus tôt en conférence de presse.À la lumière des 500 mémoires reçus par la Commission, il appert que les gens s’entendent pour reconnaître la nécessité d’imposer une limite aux dépenses faites par les partis et les candidats.Aucun consensus cependant ne se dégage quant au sort à réserver aux dépenses faites par les groupes de pression qui jouissent de la plus grande liberté depuis 1984, à la suite de la décision de la cour du Banc de la Reine de l’Alberta concernant une action judiciaire entreprise par la « National Citizens Coalition » et fondée sur la liberté d’expression garantie par la Charte des droits.Le président Lortie estime qu’il serait illusoire de réglementer uniquement les dépenses des partis et des candidats.« Quand un secteur non réglementé côtoie un secteur réglementé, l’activité se déplace dans le secteur non réglementé.C’est un système de deux poids, deux mesures», a-t-il dit.Le président du Conseil de direction du PLC (section Québec), Francis Fox, a demandé à la Commission de lui permettre de présenter d’autres suggestions en juillet, après une réflexion et une consultation plus poussées.Sur la question du pouvoir de dépenser des groupes de pression, la position de la Confédération des syndicats nationaux (CSN) est claire et ne comporte aucune exception.La CSN reconnaît la nécessité d’établir une réglementation pour éviter « les abus grossiers et incompatibles avec les principes de base qui devraient guider notre processus électoral observés durant l’élection de 1988.» Selon le président Gérald Larose, l’absence de toute réglementation s’est traduite par un avantage additionnel important au Parti conservateur, parti qui disposait déjà d’ujn avantage marqué par l’importance de sa caisse électorale.« La publicité faite lors de la campagne électorale par les groupes favorables au libre-échange constituait une invitation très claire à voter pour le Parti conservateur., « Les dépenses effectuées par ces groupes, qui ont été évaluées à plusieurs millions de dollars ont donp constitué une campagne d’appui absolument non réglementée au Parti conservateur», a-t-il fait valoir., Les audiences de la Commission royale se poursuivent aujourd’hui et demain à Montréal et à travers le Canada jusqu’en juillet prochain.Le rapport est attendu en septembre 1991.s CARTES D’AFFAIRES ROBIC Fondé en 1892 55 St Jacques Montréal, Québec Canada.H2Y3X2 Télex: 05 268656 Fax: (5141845-7874 Tél : 15141 987-6242 Agents de brevets d'invention et de marques de commerce SWABEY i OGILVY RENAULT! AGENTS DE BREVETS ET DE MARQUES' DE COMMERCE Une Société dont SWABEY, MITCHELL, HOULE, MARCOUX & SHER et le cabinet légal OGILVY RENAULT sont les associés 1001, boul.de Maisonneuve ouest Montréal, Canada H3A 3C8 , (514) 845-7126, Télex: 05-24355 , Facsimilé (514) 288-8389 MONTRÉAL OTTAWA I 1 C++C Le Devoir, mardi 10 avril 1990 Pour la première fois, une ville pourra refuser les sols contaminés des autres -Gilles Francoeur LE MINISTÈRE de l’Environnement a dérogé pour la première fois à sa politique d’accès universel aux sites commerciaux d’enfouissement ou d’entreposage en autorisant en mars dernier la compagnie Cintec et la municipalité de LaSalle à refuser des sols contaminés que certains voudraient faire enfouir dans la cellule à sécurité maximale de 280 000 ; mètres cubes éventuellement cons-; truire sur les anciens terrains de Gaz ; Métropolitain.! Selon le devis déposé le 24 février I auprès du minsitère, Cintec s’est engagée à refuser d’enfouir dans sa cellule à « sécurité maximale » tout sol contaminé provenant de l’extérieur de la CUM.Cintec accorde aussi à : LaSalle « le privilège de refuser Itoute terre contaminée en prove-: nance de l’extérieur de son terri-! toire ».! Ces deux conditions n’apparais-! sent pas dans le certificat d’autori- Comité sur la sécurité publique ; LE MINISTRE de la Sécurité publique du Québec, Sam L.Elkas, annonce la formation d’un comité con-: sultatif sur la sécurité publique et le multiculturalisme, comité qui sera présidé par Roland Bourget, ex-di-: recteur de la police de Montréal : maintenant à l’emploi de la police de Sainte-Foy.Le comité devra proposer au ministre une politique de relations avec les communautés multiculturelles, tout en préparant un programme de formation policière adapté aux communautés culturelles.Ce pro-' gramme s’adressera aussi au personnel carcéraL Le comité veut aussi élaborer des politiques de recrutement, d’embau-che et d’intégration des membres des communautés culturelles au sein des services policiers et correctionnels.Le comité réunit une douzaine de spécialistes des milieux policiers et correctionnels, d’organismes voués à la défense des droits de la personne et des droits des minorités, de la Communauté urbaine de Montréal et des ministères gouvernementaux concernés par le sujet Le comité devra soumettre au ministre Elkas en juin prochain une politique ministérielle portant sur les relations avec les communautés culturelles.sation, divulgué hier par le DEVOIR, mais elles sont réputées en faire partie intégrante, de sorte que le certificat d’autorisation accordé le 5 mars par le ministère de l’Environnement constitue un précédent important La haute direction du ministère a d’ailleurs appris cette limite d’accès au site de Cintec avec une certaine surprise hier car, confiait-on officieusement, on craignait un précédent qui permettrait aux villes et aux MRC d’utiliser en exclusivité des centres de transfert, des entrepôts, des sites d’enfouissement, des cellules d’entreposage temporaire, etc.Quant au maire de LaSalle, M.Michel Leduc, il révélé hier que le ministère « avait essayé de nous refiler la responsabilité à long terme de la cellule Cintec ».Il étaie son propos par une lettre adressée le 23 janvier par le directeur des Substances dangereuses à l’Environnement, M.Conrad Anctil, au directeur général de LaSalle, M.André Traversy.« Votre municipalité, concluait M.Anctil, est-elle disposée à reprendre la responsabilité à long terme de cette cellule et à en assurer l’entretien et le suivi environnemental?» La réponse à cette important question fut négative, affirme M.Leduc Leduc.Devant cette réponse, le ministère a obtenu l’arragement suivant.Cintec s’est engage « envers Gaz métropolitain et le ministère de l’Environnement au paiement de 10 millions $ advenant la non-exécution ou l’exécution non-conforme des travaux » de construction de la cellule à sécurité maximale.Cintec ne débourse pas cet argent en réalité.Il offre cette caution de court terme « conjointement et solidairement » avec la compagnie de cautionnement Alta.Ce type de caution se paie en réalité à la façon d’une prime d’assurance.Pour couvrir les problèmes à long terme, Cintec s'est engagé à fournir une « caution d’entretien » non pas en argent mais « en valeurs » de 5 millions J.Et « renouvelable chaque cinq années ».Les détails obtenus hier par LE DEVOIR couvrent « le coût des travaux d’entretien et de suivi environnemental pour toute la durée de vie de la cellule ».Il a été impossible de savoir qui paiera pour la destruction ou Ta décontamination de ces sols dans 25 ans si Cintec n’est plus là.Selon un haut fonctionnaire au fait du dossier, c’est ce type de caution « en valeurs », qui s’éteignent le jour où la prime n'est plus payée, qui a laisse le ministère de l’Environnement complètement démuni « le jour où Marc Levy a transféré ses actifs aux États-Unis, juste avant de cesser d'honorer ses engagements ».Historiquement, les dépotoirs, les sites d’enfouissement et la plupart des déchets qu’on génère au Québec finissent propriété municipale.Une fois qu’elles ont rempli leur site, les compagnies disparaissent ou se trouvent d’autres activités.C’est la raison pour laquelle le ministre de l’Environnement, M.Pierre Paradis, veut mettre fin à la gestion privée des sites d’enfouissement puisque, disait-il aux villes en janvier, elles écopent de la facture à long terme.Comme le suggérait diplomatiquement M.Anctil a LaSalle en janvier.Fusillade dans un bar: un mort et six blessés (PC) — Une fusillade survenue un peu après 3h00 hier matin au bar Thunder Dome, rue Stanley, à Montréal, a fait un mort et six blessés en plus de causer indirectement la mort d’une autre personne.La victime de la fusillade est un jeune Noir de 26 ans domicilié à LaSalle qui a été abattu de plusieurs coups de feu tirés par les policiers.Les blessés sont quatre hommes et deux femmes.Ces dernières ont été brûlés au visage par la poudre provenant des revolvers au moment de l’échange de coups de feu qui s’est produit au milieu d’une foule d’environ 200 personnes massées dans le bar.Un homme a reçu un coup de crosse de revolver sur la tête, deux ont été atteints de coups de couteau et un autre a reçu une balle dans une cuisse.Par ailleurs, un travesti qui s’apprêtait à monter dans un taxi à l’intersection des rues Saint-Denis et Laurier a été happé mor- tellement par une voiture de patrouille du poste 42 de la CUM qui se dirigeait vers le Thunder Dome.Il s’agit d’un jeune homme d’environ 25 ans dont l’identité n’avait pas encore été révélée hier.L'enquête a été confiée à la SÛ-.reté du Québec parce que des policiers de la CUM ont été impliqués dans cette affaire.La fusillade a éclaté lorsque les policiers se sont présentés sur les lieux après avoir reçu une plainte concernant une altercation avec un individu armé à l’intérieur de l’établissement.L’individu aurait tiré un premier coup de feu en direction d’un autre client avant de retourner son arme en direction des policiers.Ces derniers auraient répliqué, l’atteignant de plusieurs projectiles.Le Thunder Dome est un bar fréquenté principalement par la jeune communauté noire de Montréal.Le juge Ruffo a cru nécessaire de souligner les failles du système (d’après CP) — Le juge Andrée Ruffo a comparu hier devant le Conseil judiciaire du Québec, à Montréal, à la suite de 10 plaintes déposées contre elle pour violations présumées du code de déontologie de la magistrature.Mme Ruffo a déclaré qu’il lui était nécessaire de signaler les failles dans le système en vue de protéger les enfants qui comparaissent devant elle.Trois des plaintes ont trait à des commentaires faits au sujet du manque de ressources dans les services chargés des enfants victimes de sévices.Les sept autres se rattachent à des jugements qu’elle a rendus, dont l’un a été largement diffusé dans le public; elle avait envoyé deux jeunes dans les bureaux du ministre de la Santé et des Affaires sociales, puisqu’il n’y avait pas de place pour eux dans les maisons sensées accueillir ces jeunes.Le juge au franc parler doit aussi répondre d’une plainte au sujet d’un avortement procuré à une adolescente de 14 ans, malgré l’avis contraire des fonctionnaires chargés de ce dossier.Il y avait au départ 58 plaintes contre le juge Ruffo, sur dénon- ciation de Miville Lapointe, directeur du Centre des services sociaux de Laurentides-Lanau-dière.Ce nombre a été réduit à 10.Selon Mme Ruffo, il est important de dire avec vigueur ce Su’elle pense, sa responsabilité tant dfobtenir le meilleur placement possible pour les jeunes qui comparaissent.« Je dois parler au nom de ces enfants.c’est une partie de mon rôle.Il manque de ressources et tout le monde le sait.Il était juste qu’un j uge se lève pour le dire » en public.L’avocat de Mme Ruffo, Michel Robert, estime par ailleurs que cette cause servira à déterminer quelle latitude a un juge de se prononcer à propos de ce qui se passe dans la salle du tribunal.Le juge Ruffo a décidé de ne plus siéger lorsqu’elle entendit parler des plaintes déposées contre elle, en juillet 1988.Le Conseil judiciaire entendra le 30 avril les arguments des deux parties; cet organisme a le pouvoir, s’il le juge à propos, de priver Mme Ruffo du droit de reprendre son activité au tribunal de la jeunesse.'fin Mt PHOTO AP Le télescope, tel qu’il se présentera dans l’espace.i 17 000 autres foyers bénéficieront de la cueillette sélective des déchets Les astronomes retiennent leur souffle en attendant le lancement du télescope spatial Hubble îlle Paré DÈS JUIN prochain, le programme de collecte sélective des déchets de la Ville de Montréal sera doublé, alors que 17 000 foyers additionnels dans les quartiers Mercier, Petite-Patrie et Saint-Michel seront dorénavant desservis.- De fait, la cueillette en bordure de rue touchera deux fois plus de résidences, soit 35 000 portes réparties dans cinq arrondissements différents, tel que recommandé récemment par la Commission du développement communautaire.Mille foyers supplémentaires seront éga- lement desservis dans les quartiers de Notre-Dame-de-Grâce, Saint-Sul-pice et Rivières-des-Prairies, où la cueillette a déjà cours depuis un an.Toutes les adresses visées par la cueillette sur rue recevront un bac de récupération dès le mois de mai et des informations supplémentaires.Par ailleurs, la Ville de Montréal multipliera les lieux de dépôts, où les résidants de tous les quartiers peuvent déposer leurs rejets de papier, de carton et de verre.Pas moins de 44 nouveaux sites s’ajouteront aux 17 existants, qui ne suffisent plus à ré- t»ondre à l’engouement que connaît e recyclage chez les Montréalais.Ces 61 conteneurs, de forme hexa- Montréal se penche sur la pollution des chiens îlle Paré POU R FAIRE de Montréal une métropole propre, la commission chargée d’étudier le Plan d’action sur la fropreté recommande vivement à administration Doré de bannir les chiens dans certainsparcs et d’instaurer des amendes sevères aux pollueurs de la rue.Dans un rapport déposé hier au conseil municipal, la Commission de l’Aménagement, de l’Habitation et des Travaux publics suggère de donner plus de dents au plan proposé en novembre 1989 par la ille.Aussi, devant les problèmes sérieux d’hygiène soulevés par la pollution animale, notamment dans les carrés de sable, la Commission presse la Ville d’interdir formellement l’accès des chiens aux petits parcs de quartier, aux aires de jeux pour enfants et aux espaces verts longeant les écoles.On suggère aussi de hausser fortement les amendes pour la pollution canine et d’améliorer les interventions de la patrouille canine.Pour réduire le nombre d’épaves qui hantent les ruelles, la Commission propose aussi d’instaurer une collecte permanente des gros morceaux et d’augmenter les amendes prévue à la réglementation sur les dépôts sauvages.À l’époque des grands ménages de printemps et d’automne, la ille devrait lancer des campagnes de promotion vigoureuses, pense la commission.On suggère aussi de rendre permanente la collecte des déchets domestiques dangereux.Par ailleurs, la Commission suggère que la ville fasse participer les compagnies de restauration rapide et les divers gouvernements et institutions à ses campagnes et ses actions pour la propreté.Par ailleurs, la Commission de l’administration et des finances, qui déposait pour sa part au conseil un bilan du Programme d’accès à l’égalité en emploi pour les communautés culturelles, a tracé un bilan positif.Six mois après son entrée en vigueur, le programme a permis l’accès de personnes d’origine ethnique à 10 % des postes offerts dans la fonction publique.Satisfait de l’objectif de 25% édicté par la Ville, la Commission soutient toutefois que toutes les sociétés paramunicipales devraient être soumises à cette nouvelle norme d’embauche.Quant au programme de formation en relations interculturelles proposé par la Ville, la commission suggère qu’il soit appliqué dès le mois de mai prochain, prioritairement aux gestionnaires, aux agents de ressources humaines et au fonctionnaires travaillant à l’accueil et à l’information du public.gonale, seront dispersés sur le territoire montréalais a raison de six conteneurs par arrondissements.« En élargissant la cueillette, nous répondons a un désir de plus en plus grand des Montréalais de prendre en main la gestion de leur déchet.Environ 10 % des foyers sont maintenant couverts et nous espérons étendre ce programme à toute la ville en • 1993 », a insisté Mme Jacqueline Bor-deleau, responsable des Travaux publics et membre du comité exécutif de la Ville de Montréal.La ville doit cependant procéder par étape, le marché des produits recyclés se développant à pas de tortue au Québec, a-t-elle insisté.Par ailleurs, le centre de tri promis par la ville, nécessaire à l’obtention de matières secondaires de qualité, devrait être en opération au cours de l’été, deux mois après l’octroi du contrat de cueillette en mai, a indiqué le chef de service au service gestion de l’environnement, M.Michel Jodoin.(REUTER-AFP) — Le mauvais temps pourrait retarder aujourd’hui le lancement du téléscope spatial Hubble, dont les astronomes du monde entier attendent des révélations sur la création de l’univers.La NASA estimait hier qu’il y avait 50 % de chances que la navette spatiale américaine Discovery, qui doit emporter à son bord le premier téléscope spatial de l’histoire, ne puisse pas décoller comme prévu à 8 h 47 locales.Des perturbations dans le sud de la Floride remontent vers le nord et pourraient apporter des averses et des nuages à basse altitude dans la région de Cap Canaveral.En attendant, les chercheurs se rongent les doigts, espérant que le lancement puisse s’effectuer dans les prochains jours s’il est annulé aujourd’hui.L’observatoire spatial a été baptisé Hubble du nom de l’un des grands astronomes de ce siècle, l’Américain Edwin Hubble, qui a établi les lois de l’univers en expansion.L’observatoire au complet mesure 13,3 mètres.Son diamètre est de 4,3 mètres sans les panneaux solaires qui l’alimentent en énergie, et de 12 mètres une fois les panneaux déployés.Mais son grand intérêt réside dans le miroir principal du télescope, qui présente un diamètre de 2,4 mètres.Il existe des téléscopes de plus grand diamètre sur terre, mais le miroir de Hubble est le meiUeur jamais construit : il ne s’agit pas d’un bloc de verre mais d’une structure en nid d’abeille, qui a permis de réduire son poids de trois tonnes à 900 kilos (l’ensemble de l’observatoire pèse 11 000 kilos).La surface réfléchissante du miroir est également la plus lisse de l’histoire de la miroiterie, les aspérités à sa surface ne dépassant pas 1,5 millionième de centimètre.Les conditions dans l’espace étant totalement différentes de la Terre, sa mise au point a conduit à plusieurs innovations.L’un des principaux problèmes était l’absence de tout support fixe.Sur Terre, les téléscopes sont solidement ancrés au sol.Dans l’espace, H ubble est attaché à une structure tubulaire rigide.Les Américains ne sont pas les seuls concernés par Hubble : l’A- gence spatiale européenne participe pour une part non négligeable au programme avec la caméra FOC, qui devrait produire des images à haute résolution des objets célestes les plus éloignés.Le téléscope Hubble est le satellite le plus complexe et le plus coûteux jamais mis sur orbite : avec les équipements au sol son prix est estimé à 2,1 milliards de dollars.À ce prix, sans parler de l’importance purement scientifique de ce lancement, la NASA n’a pas voulu prendre le moindre risque.Les mem,-bres de l’équipage sont tous des as!-tronautes confirmés ayant au moinfc un vol spatial à leur actif : Loren SK-river, le commandant de bord, est assisté par Charles Bolden, co-pilote.Les spécialistes de mission sont Bruce McCandless, Steven Hawley et Kathryn Sullivan.Hubble doit être largué de la soute de Discovery 29 heures après le dé collage, à une altitude de 627 km.Mais en cas de difficulté, Bruce McCandless et Kathryn Sullivan se sont entraînés à des sorties dans l’espace pour régler d’éventuels problèmes.La nouvelle loi rendra «un peu plus difficile» l’acquisition d’armes à feu Boileau LE PROJET de loi sur le contrôle des armes à feu, qui sera bientôt déposé devant la Chambre des communes, tiendra compte de la réflexion menée par les etudiants de l’École polytechnique depuis la tragédie de décembre dernier.Hier, les étudiants ont présenté à la nouveUe ministre fédérale de la Justice, Mme Kim Campbell, un document de réflexion sur la question, dans lequel ils réclament notamment le contrôle des compétences des détenteurs d’armes à feu.Ils lui ont également remis of-ficieUement une pétition de 516 487 noms réclamant un plus grand contrôle de ces armes.En conférence de presse, la ministre est restée évasive sur les détails de son projet de loi mais elle a admis que celui-ci rendra « un peu plus difficile l’acquisition d’une arme à feu».Mme Campbell s’est également dit « très impressionnée » par la qualité de la réflexion qui lui était proposée, notant l’effort qui avait été fait par les étudiants pour trouver un terrain d’entente avec les groupes opposés à une réglementation plus sévère.La ministre croit toutefois que son propre projet de loi ne fera pas l’unanimité, même au sein des députés, vu le délicat équilibre à trouver entre le droit à la vie privée et celui de la protection du public.Elle a néanmoins insisté sur la nécessité « de soulever le sujet », ce qu’elle entend faire au cours de la présente session.Mme Campbell prévoit déposer son projet de loi d’ici la fin mai.Les étudiants se disaient pour leur part satisfaits de la réaction de la ministre qui, sans annoncer les mesures qu’elle entend prendre, a néanmoins eu une «bonne oreiUe » aux revendications du comité créé par les étudiants de Poly.Lors de la rencontre privée qui a précédé la conférence de presse, les étudiants ont pu lui faire valoir leur point de vue et, selon leur porte-parole M.Alain Perreault, ils ont eu le sentiment que « plusieurs éléments de leur document seront pris en ligne de compte ».Le rapport du comité pose pour principe premier le droit de chacun « de ne pas subir la pression venant de la détention d’armes par autrui ».Il demande ensuite que la détention et l’usage d’une arme à feu soit considéré comme un privilège soumis à une stricte réglementation.Le comité propose dont que les permis d’armes soient valides pour un an, associés à une activité et que leur obtention soit assujettie à une formation préalable.La capacité de détenir l’arme serait vérifiée à chaque demande de renouvellement et un comité consultatif serait chargé de l’évaluation des contrôles mis en place.La détention d’armes militaires et para militaires serait réservée aux corps publics appropriés.Enfin, toute arme à feu devrait être enregistrée.Contrairement à l’idée de départ, le comité a finalement choisi de ne pas demander l’interdiction de types particuliers d’armes mais plutôt d’axer ses travaux sur la res- rnsabilité des détenteurs d’armes feu.« Le problème, ce n’est pas le type d’armes mais plutôt la façon dont les gens les utilisent », a dit M.Perreault en ajoutant qu’il trouvait inacceptable qu’actuellement, il soit plus facile de se procurer une arme à feu qu’une automobile.B27D t4 ¦ Le Devoir, mardi 10 avril 1990 La découverte d’enfants «atrocement brûlés» fait igrimper le bilan du Scandinavian Star à 170 morts Exxon se lave les mains de la marée noire LYSEKIL, Suède (AP) - Le bilan de la catastrophe du traversier Scandinavian Star s’est considérablement alourdi hier, avec la découverte par les pompiers horrifiés des cadavres de « nombreux enfants » dans la carcasse noircie du navire.« C’était incroyable.Ils sont si atrocement brûles », a déclaré, en butant sur les mots, l’inspecteur Leif Skoglund.L'incendie aurait donc fait au moins 170 morts et est très vraisemblablement d’origine criminelle: selon la police, « un rescapé a déclaré avoir vu une personne mettre le feu à des matériaux inflammables ».La police n’a pas fourni de plus amples détails sur le pyromane présumé.L’incendie, qui avait continué de faire rage à bord du traversier norvégien pendant toute la journée de dimanche, a finalement pu être maîtrisé dans la soirée et les enquêteurs ,et les pompiers ont enfin pu se rendre dans les cabines du pont inférieur où le feu a surpris la plupart des victimes.« Personne n’avait jamais vu un feu comme ça auparavant », a témoigné Inge Ingemans-son, un pompier de Lysekil.« Il faisait si chaud que l’eau à bord a commencé à bouillir tandis que l’eau que nous aspergions se transformait en vapeur ».Selon Lief Skoglund, 75 corps ont .été retirés du bateau.Les enquêteurs, qui ont suivi les pompiers, '« ont vu beaucoup, beaucoup de cadavres, peut être une centaine ou plus », a raconté M.Skoglund.« Il y a peut être 170 morts à bord ».La police avait auparavant fait état de 150 morts mais c’était sans compter les enfants qui, voyageant gratuitement, n’étaient pas inscrits sur la liste des passagers.Par ailleurs, le capitaine du Scandinavian Star, Hugo Larsen, a dé-‘menti hier les accusations des pompiers, selon lesquels il aurait quitté le ferry avant que tous les passagers ne soient évacués pour ne remonter à bord que plus tard.Le capitaine était à bord du ferry lorsque celui-ci a été remorqué samedi soir jusqu’au port suédois de Lysekil.« Je n’ai jamais manqué à mes devoirs vis-à-vis des passagers », a déclaré le capitaine Larsen, selon l’agence suédoise TT.« Ce n’est que lorsque les flammes ont entoure la [passerelle de commandement et que nous n'avions plus la possibilité de descendre chercher d’autres passagers sur le pont que j'ai donné l’ordre de quitter le navire ».Ingvar Brynfors, de l’inspection anti-incendies, qui fut un des premiers sauveteurs à monter à bord du ferry sinistré, a affirmé que quatre personnes — deux passagers et deux nommes d’équipage de nationalité portugaise — avaient été retrouvées vivantes bien après le départ du capitaine.Le capitaine Larsen se trouvait à ce moment là sur le Stena Saga, un autre ferry qui croisait non loin et qui a recueilli plus de 50 rescapés, a affirmé M.Brynfors.Le capitaine a également affirmé que, contrairement aux affirmations certains passagers, les signaux d’alarme avaient correctement fonctionné.« L’alarme-incendie a retenti dans tout le bateau.Nous l’avons sonnée trois fois de suite, nous avons mis en marche toutes les pompes à Avis aux supers ticieux: Vendredi Saint tombe le.13 ! PARIS (AP) — Les superstitieux ne peuvent rêver pire : cette année le Vendredi Saint tombe un Vendredi 13.C’est un cas extrêmement rare.Si le vendredi 13 a mauvaisse presse c’est justement parce qu’il rappelle la Cène, le dernier repas pris en commun par le Christ et ses 12 apôtres la veille de la Crucifixion.Ils étaient 13 à table.r Comment, dès lors, un vendredi associé au chiffre 13 pourrait-il passer pour un jour faste?Et que dire si ce vendredi 13 est de surcroit, comme cette année, le Vendredi Saint?Pour beaucoup, être 13 à table porte malheur.Il n’existe pas de numéro 13 dans les rues de bien des villes dans un bon nombre de pays, ni de 13e étage dans certains hôtels — on passe directement du 12e au 14e.Des compagnies aériennes ne proposent ni vol 13, ni sièges numéro 13 a bord de leurs avions et au départ de courses automobiles, le 13 est absent.Pour ce qui est du vendredi, placé sous le signe de Vénus, on dit que c’est ce iour-là qu’Ève fit croquer la pomme à Adam, ce qui entraîna leur éviction et celle de leur descendance du paradis terrestre.Par ailleurs, aux États-Unis et en Angleterre, le vendredi était naguère le « jour des pendus », celui ou l’on exécutait les condamnés à mort.Et puis on dit aussi « qui rit vendredi, dimanche pleurera », ce qui sous-entend qu’il est préférable de ne ^rien faire ce jour-là qu’on pourrait "regretter deux jours plus tard.Il n’empêche que certains osent tenter le sort le vendredi 13, peut-,être par esprit de contradiction.Les marchands de billets de loterie et autres lotos ne l’ignorent pas.Alors pourquoi pas tenter le gros lot?Ceux et celles qui rateraient cette occasion pourront récidiver le 13 juillet, autre et dernier vendredi 13 de 1990.eau tandis que dans le même temps le radio était réveillé et envoyait le Mayday » fNDLR: SOS).Le chef de la police locale, le commissaire Roar Onso, a annoncé qu’une commission composée de Suédois, de Norvégiens et de Danois allait enquêter sur les circonstances du drame, parallèlement à l’enquête de la police qui tentait pour sa part de déterminer s’il s’agissait d’incendies criminels.« Nous travaillons sur l’hypothèse d’un incendie provoqué », a confirmé le chef adjoint de la brigade criminelle norvégienne Magnar Auskrust à Oslo.« Nous avons affaire à un vrai désastre provoqué par une ou plusieurs personnes.Une partie du travail maintenant est de vérifier tous les détails concernant de précédents incendies sur des ferries entre la Norvège et le Danemark».La note va être salée pour les compagnies d’assurance.Aux termes de la police souscrite par la K.S.Scandinavian Star, propriétaire du ferry depuis le 30 mars seulement, auprès de la compagnie norvégienne Assuranceforenmg Skuld, la prime minimum pour la perte d’une vie humaine est de 61 000 $.Le ferry lui-même était assuré depuis une semaine auprès d’une autre compagnie, la Fjerde Soeforsikring, pour 24 millions $.« Même si l’on nous réclame un milliard de couronnes (environ 190 millions $) nous paierons », a affirmé le directeur juridique de Assurance-forening Skuld, M.Ivar Kleiven.PHOTO CP WiMâ Des secouristes transportent une des victimes de l’incendie tragique sur le Scandinavian Star.ANCHORAGE (États-Unis), AFP — La compagnie pétrolière américaine Exxon a annoncé hier son intention de plaider non coupable pour les cinq chefs d’accusation retenus contre elle par suite de la marée noire provoquée en mars 1989 par le pétrolier Exxon Valdez en Alaska.Dans un communiqué, la compagnie a déclaré qu’elle se défendrait vigoureusement contre les chefs d’accusation de négligence, de déverse-memt illégal de pétrole et pollution dans une voie navigable, retenus le 27 février dernier par un tribunal fédéral Selon des responsables du département de la justice, Exxon est passible d’une amende de 700 millions $.L’échouage de l’Exxon Valdez a été « tragique, mais c’était un accident », selon la compagnie qui a souligné que cette thèse « était étayée par le verdict rendu dans le procès de Joseph Hazelwood».Le commandant de l’Exxon Valdez avait été acquitté en mars des principaux chefs d’accusation contre lui et reconnu coupable du seul délit de pollution par négligence.La marée noire de l’Exxon Valdez est la plus grave de l’histoire américaine avec plus de 40 millions de litres de brut déversés.DES AFFAIRES SOIGNÉES Installée au Canada depuis 1981, la Banque Hongkong du Canada se pique d’être maintenant la septième plus grande banque au pays.Réputée dans le domaine du financement commercial international, elle offre également une solide expertise locale, en plus d’être un modèle de stabilité et d’envergure: Le réseau de la Banque Hongkong du Canada s’étend à 61 succursales à travers le pays, dont plusieurs au Québec, avec des gens au faîte de la réalité québécoise.Car au-delà de son expertise en matière de relations bancaires locales et internationales ainsi que de sa gamme complète de produits et de services de qualité, un autre trait la caractérise: une solide tradition de service personnalisé.Qui a fait ses preuves et ses clients, dans plus de 50 pays, depuis 1865.À la Banque Hongkong du Canada, même la plus petite transaction mérite qu’on lui accorde le plus grand soin.iflHfij Le Devoir, mardi 10 avril 1990 L ACTUALITE INTERNATIONALE L’anniversaire du massacre de 1989 fouette l’indépendantisme géorgien PHOTO AP L'un des manifestants de Tbilissi qui, hier, ont réclamé l’indépendance de la Géorgie.d'après AFP et Reuter TBILISSI - Plus de 60 000 Géorgiens se sont rassemblés hier soir dans un stade de Tbilissi, où leurs dirigeants ont lancé un appel au refus du service militaire soviétique et l’indépendance de la république.Ce rassemblement faisait suite à une manifestation de plusieurs dizaines de milliers de personnes dans les rues de Tbilissi au cours de l’après-midi, et à une vigile nocturne de 100 000 personnes.Aux cris de « Vive la G éorgie libre ! », les manifestants se sont dirigés vers le quartier général de l’état-major soviétique au Caucase, un an après l’intervention brutale de l’armée soviétique contre une manifestation, qui avait fait 20 morts.Dès la fin de la matinée, cette journée de deuil a été marquée par la présence d’une foule considérable dans les rues.Portant fleurs et couronnes, les habitants de la capitale de la Géorgie se sont recueillis au cimetière ou dans les égüses où ont été célébrées des messes à la mémoire des victimes du 9 avril 1989.En début d’après-midi, les gens ont commencé a se rassembler devant la Maison du gouvernement.Le président du Parti de l’indépendance nationale de la Géorgie, Irakli Tsereteli, prenait alors la tête du cortège, suivi de près par un pope et deux hommes en costume nationaL Derrière, venait la foule des manifestants, de tous âges, hommes, femmes et enfants, portant le drapeau géorgien, le drapeau monarchiste, le drapeau lituanien, etc.Sur une banderole où l’on pouvait lire « Dehors ! » en russe, un soldat était représenté avec un masque à gaz et une pelle : rappel des brutalités de l’année dernière.Les manifestants ont fait une première halte devant l’Institut du marxisme-léninisme, dont le fronton avait été endommagé dans la nuit de dimanche à lundi : un pot de peinture blanche avait été lancé sur un bas-relief représentant Staline.Poings levés, les nationalistes se sont arrêtés à la hauteur du buste de l’écrivain Ilya Tchavtchavadze, assassiné par les bolchéviques au début du siècle.Le pope bénissait alors la statue, tandis que la foule reprenait les slogans de plus belle en applaudissant.En approchant du quartier général de l’armée soviétique, les manifestants se sont mis à scander : « Occupants, occupants ! » L'apparition ae soldats sur une colline a provoqué une avalanche de sifflets.Arrivés devant le • Pentagone » géorgien, où selon plusieurs personnes dans la foule, le général Igor Rodionov, désigné à Moscou comme le responsable du massacre, « est toujours là, mais dans l’ombre», la foule s’est arrêtée.Tandis que derrière les vitres et sur les toits du bâtiment apparaissaient des dizaines de soldats, aussitôt hués, Irakli Tsereteli prenait la parole.Il a rappellé que tant que l’armée soviétique se trouverait sur le territoire de la Géorgie, la République ne pourra prétendre à une quelconque indépendance.Il a souligné que la priorité des indépendantistes était par conséquent d’obtenir l’évacuation de l’Armée Rouge.Plus tôt, durant la nuit précédente, environ 100 000 hommes, femmes et enfants s’étaient sont Eressés à partir de minuit, sur le oulevard Rustavelli éclairé par des bougies, au coeur de Tbilissi, sous le drapeau rouge, noir et blanc de leur république éphémère, mais ont été dispersés quatre heures plus tard par les troupes du ministère de l’Intérieur. Banque Hongkong du Canada LE MONDE EN BREF Les contras sont partis TEGUCIGALPA (AFP) - La Résistance nicaraguayenne (RN, Contra) a annoncé hier que seuls « 500 à 1000 combattants » antisandinistes sont toujours basés au Honduras, le reste de ses « 18 000 combattants » étant déjà rentrés au Nicaragua.Dans un communiqué rendu public à Tegucigalpa (Honduras), la RN a de nouveau précisé que seuls les contras des camps honduriens de Yamales déposeraient les armes le 18 avril prochain.La Contra a en outre réaffirmé qu’elle ne démobilisera pas ses troupes au Nicaragua tant que le futur gouvernement de la présidente élue Violeta Chamorro n’aura pas destitué « tous les officiers supérieurs » de l’Armée populaire sandiniste.Cette exigence, appuyée par une partie de l’opposition légale nicaraguayenne, a été qualifiée* hier d’« inacceptable » par le Front sandiniste de libération nationale.Al dénonce le Guatemala LONDRES (AFP) - Les attaques contre des groupes de défense des droits de l'homme au Guatemala ont nettement augmenté depuis un an, a affirmé hier à Londres Amnistie internationale, qui note que « les preuves semblent montrer que la police et les forces armées sont mêlées à nombre de disparitions, cas de torture et assassinats par des escadrons de la mort ».Ainsi, les dirigeants du Conseil des communautés ethniques (CERJ ) comme ceux du Groupe de soutien mutuel (Grupo de apoyo mutuo, G AM ) ont fait l’objet de menaces de mort réitérées et de tentatives d'assassinats, tandis que les locaux du G AM ont été endommagés par une bombe en août dernier, précise l’organisation de défense des droits de l’homme.Une vingtaine d’étudiants ont été enlevés, dont au moins neuf ont été tués, ainsi que quatre membres du CERJ, ajoute l’organisation.AI cite également l'exemple d'une attaque, le 27 mars dernier, contre des villageois qui regagnaient leur village sous la protection de responsables du CERJ.Deux policiers et deux officiers de l’armée, présents lors de l’attaque, ne sont pas intervenus, précise l’organisation.Assassinats en Colombie 1 H BOGOTA (AFP) - Un député suppléant, quatre policiers et un dirigeant indigène ont été assassinés en Colombie ces dernières 24 heures, a-t-on appris hier de diverses sources officielles.Le cadavre d’un député suppléant colombien, M.Orlando Serrato (libéral), a été découvert dans un terrain vague à Soacha, au sud de Bogota, a indiqué la police colombienne.M.Serrato, âgé de 44 ans, était le suppléant de Carlos Guzman Botero, et tous deux avaient été élus le 11 mars dernier sur les listes du Mouvement de transformation libérale.Selon un parent de la victime, Orlando Serrato, n’avait pas été revu depuis qu’il avait quitté son domicile le 30 mars dernier.La police a indiqué que le corps du député a été reconnu par son épouse, Mme Clara Inès Castano.C’est le second député assassiné en 30 heures en Colombie.Dimanche, le parlementaire José Hernando Hernandez (libéral), avait été abattu par un inconnu.Par ailleurs, quatre policiers ont été assassinés hier, ainsi qu’un dirigeant indigène.Multipartisme au Gabon LIBREVILLE (AFP) - Les participants à la conférence nationale sur l’avenir politique du Gabon ont adopté par consensus une synthèse de leurs travaux favorable à l’instauration « immédiate » du multipartisme, apprend-on de source officielle à Libreville.Cette synthèse, élaborée à l’Issue des exposés des délégués de 74 organisations politiques, énumère également comme autres « points de convergence » l’élaboration d’une « période transitoire » qui s’étendra de la fin de la conférence jusqu'aux prochaines élections législatives, la mise en place d’un nouveau gouvernement et la révision des institutions.Le document cite également plusieurs points de « divergences » portant notamment sur l’organisation de la période transitoire.Expulsion d’Irak WASHINGTON (AFP) - Les États-Unis ont qualifié hier d’« injustifiée » l’expulsion d’Irak d’un diplomate américain en représailles à celle d’un diplomate irakien en poste à l’ONU, mais ont indiqué qu’ils n’étaient pas en train de réétudier leurs relations avec Bagdad.L’Irak a annoncé hier l’expulsion d’un diplomate de l'ambassade américaine à Bagdad, dont l'identité n’a pas été révélée, et qui doit quitter le pays avant le 11 avriL « Nous estimons que cette mesure est inappropriée et que son expulsion est injustifiée », a déclaré le porte-parole de la Maison-Blanche Marlin Fitzwater.Mais en réponse à une question, il a souligné que les États-Unis ne réétudient pas l’ensemble de leurs relations avec ce pays. 6 ¦ Le Devoir, mardi 10 avril 1990 L’ACTUALITE INTERNATIONALE Le gouvernement bat en retraite et les Népalais fêtent dans la rue d'après AFP et Reuter NEW DELHI — De nombreux Né- Kalais ont laissé exploser leur joie ier après l’annonce de la levée de l’interdiction pesant depuis trente ans sur les partis politiques.Mais certains ont jugé prématuré de crier victoire.« De qui est-ce la victoire ?C’est la victoire du peuple », scandaient les manifestants qui avaient investi les rues de Katmandou et d’autres villes du pays en s’aspergeant de poudre rouge, traditionnellement utilisée dans les fêtes hindouistes.Après sept semaines d’une cam- œe en faveur du pluralisme répri-dans le sang par l’armée et la police, le roi Birendra a autorisé le retour des partis politiques interdits depuis trente ans.Mais hier, le monarque absolu n’avait pas encore accepté de se soumettre au contrôle du Parlement ou de démettre de leurs fonctions les panchayats, ces impopulaires conseillers élus sans étiquette.Certains chefs de file de la campagne pour la démocratie ont exprimé des réserves, après avoir étudié le texte de la proclamation royale.C’est notamment le cas du militant pour les droits de l’homme Devendra Raj Panday, libéré samedi de prison.« Si vous écoutez les slogans qu’ils crient dehors, ils célèbrent la chute du système de panchayat.Mais le système est toujours bel et bien là », a-t-il déclaré, tout en appuyant la décision des hommes politiques de négocier avec le roi.« Nous ne pouvons nous permettre de nouveaux massacres», a-t-il ajouté.Panday s’est cependant refusé à prédire l’avenir.« La colère a grondé.Je ne saurai dire comment va réagir la population », a-t-il dit.La campagne en faveur de la démocratie avait été lancée le 18 février par une alliance de circonstance entre le Congrès népalais, de tendance libérale, la plus importante formation du pays, et sept groupes communistes, de moindre importance mais bien organisés.Les tentatives du gouvernement pour mater les manifestations et les grèves ont connu leur apogée vendredi, quand l’armée a ouvert le feu et fait une cinquantaine de morts parmi les dizaines de milliers de manifestants se dirigeant vers le palais.Après avoir imposé le couvre-feu pendant le week-end, le roi a cédé à Plus de 50 000 personnes ont fêté dans les rues de Katmandou la légalisation du pluralisme.la pression populaire et reçu des représentants de l’opposition.Le palais a ensuite annonce la levée de l’interdiction des partis tandis que l’opposition suspendait les manifestations de rue.Selon un diplomate, la période de violence sans précédent qu’a vécue le Népal a pris fin avec « la capitulation du gouvernement devant les demandes de l’opposition ».Cependant, un autre diplomate note que « certains membres des partis politiques veulent aller plus loin et déposer le roi », comme le préconisaient de nombreux slogans entendus dans la rue.« Le roi a perdu beaucoup de son autorité et de sa réputation dans les dernières semaines.C’est un compromis pour sauver la face », estime-t-il.Un militant communiste dans la ville industrielle de Birganj, à la frontière avec l’Inde, souligne pour sa part que « si le gouvernement ne respecte pas ses promesses, nous redescendrons dans la rue ».Le nouveau premier ministre, M.Lokendra Bahadur Chand, a assuré hier que des élections générales se tiendraient après une révision de la Constitution, qui sera désormais fondée sur les principes de la « démocratie pluraliste».Lors de sa première conférence de presse depuis son accession jeudi dernier au poste de premier ministre, M.Chand a souligné qu’un « changement constitutionnel interviendrait dans un premier temps, et qu’ensuite se dérouleraient des élections générales ».Mais « la Constitution doit être révisée au préalable », a-t-il dit.M.Chand n’a cependant pas précisé les délais dans lesquels seraient réalisées ces étapes.Il a indiqué que le roi Birendra avait décidé qu’une commission de réforme constitutionnelle serait formée.Mgr Tutu se porte au secours de cinq « torturés de Y AN C » LE CAP (AFP) — L’archevêque anglican du Cap, Desmond Tutu, a indiqué hier avoir rencontré, il y a deux semaines à Nairobi, des « réfugiés » sud-africains lui ayant demandé son aide pour revenir dans leur pays.Ils lui ont affirmé avoir été « maltraités » par le Congrès national africain (ANC, légalise le 2 février par Pretoria).Les déclarations de Mgr Tutu, prix N obéi de la paix 1984, font suite à la publication, dimanche dans un journal londonien, le Sunday Correspondent, d’une interview avec cinq anciens membres de la branche armée de l’ANC, Umkhonto we Sizwe (« Lance de la nation »), qui racontent avoir été torturés par leur propre organisation en Angola pour avoir exprimé leur désaccord politique.Ces accusations rappellent l’affaire dite des «détenus de la SWAPO », ces anciens membres de l’Organisation du peuple du Sud-Ouest africain (SWAPO) emprison- nés et torturés dans le sud de l’Angola par ce mouvement nationaliste namibien aujourd’hui au pouvoir à Windhoek.La polémique avait fait rage pendant des mois l’an dernier en Namibie.A Johannesburg, un dirigeant de l’ANC, Ahmed Kathrada, a affirmé que le Comité national exécutif du mouvement, basé à Lusaka, était le seul habilité à réagir à ces accusations.Dans un communiqué publié hier au Cap, Mgr Tutu a affirmé que le but de ces réfugiés, qu’il a rencontré au cours d’une visite à Nairobi, était de « demander de l’aide afin d’être rapatriés » et que « les discussions ont été dominés par ce sujet ».« Il est vrai qu’ils ont dit avoir été maltraités par l’ANC, mais n’ont pas fourni de detail et je n’ai pas pu porter de jugement sur leur récit », a-t-il poursuivi.Les cinq hommes ont affirmé au Sunday Correspondent avoir été détenus pendant plus de quatre ans dans un camp de l’ANC en Angola pour avoir critiqué la direction de MK.Ils désapprouvaient notamment le fait que l’ANC consacrait, selon eux, trop d’efforts à combattre les rebelles pro-occidentaux de l’UNITA dans le sud de l’Angola, au détriment de la « lutte armée » en Afrique du Sud contre le régime de Prétoria.Ils ont notamment assuré que durant leur captivité, leurs tortionnaires leur versaient du plastique fondu et bouillant sur les bras et les jambes.Ils auraient été transférés en 1988 en Tanzanie, avant d’être réintégrés au sein de l’ANC avec pour ordre de ne rien révéler de leurs mésaventures.Mgr Tutu, qui ne fait pas le moindre commentaire sur les accusations de torture, précise simplement qu’il a demandé au département « réfugiés » de la Conférence des Églises d’Afrique ( AACC) d’étudier la possibilité de rapatrier ces hommes.Sommet à Bratislava pour accélérer le « retour » de l’Est en Europe BRATISLAVA (AFP) - Réunis pour la première fois pour des entretiens au sommet depuis la chute du communisme en Europe de l’Est, les dirigeants de la Tchécoslovaquie, de la Pologne et de la Hongrie ont manifesté hier à Bratislava leur volonté d’un « retour commun en Europe ».Une coopération étroite va s’engager entre ces pays dans les domaines de l’intégration et de la sécurité européennes, a-t-on appris au cours d’une conférence de presse tenue à l’issue de la conférence.Préparée à la va-vite sans ordre du jour bien établi, la conférence de Bratislava a donné le coup d’envoi plus symbolique que concret d’une future cooperation centre-européenne dont les modalités doivent etre définies dans des entretiens d’experts.Une première réunion concernant un rapprochement avec la CEE aura lieu « dans quelques semâmes », a indiqué M.Jiri Dienstbier, chef de la diplomatie tchécoslovaque.L’Italie, seul pays de la CEE et de OTAN à avoir participé (en tant qu’observateur) a ce sommet régio- nal tripartite, est prête à donner un coup de main à ces pays d’Europe centrale auxquels elle se sent historiquement liée.« Le processus d’intégration européenne ne doit pas se limiter à la réunification de l’Allemagne », a déclaré M.Gianni de Michelis, ministre italien des Affaires étrangères.« Un signal important a été donné à Bratislava », trois semaines avant le Conseil européen de Dublin, a-t-il souligné.L’Italie, qui prendra la présidence de la CEE en juillet, désire jouer une fonction de « pont » entre les pays d’Europe centrale et de l’Est et la Communauté européenne.Le gouvernement italien va élaborer des « instruments juridiques » qui permettront à ces pays d’obtenir un statut de « partenaire associé » avec la CEE, a indiqué M.de Michelis.La Tchécoslovaquie a exposé son projet de constitution d’une commission européenne de sécurité, plateforme permanente .9636158,591-9202.FAIT TOUT ET BIEN Peinture, rénovations, réparations 649-2267 FINITION GÉNÉRALE Résidentielle 6 commercial, armoires de cuisine et sous-aol.656-7434 MAÇON D'EXPÉRIENCE Joints, brique, cimenL pierre.C.Mirai: 6676*08 ® Entretien, réparations, rénovations ¦‘WftwW* Réémaille à la perfection —Les baignoires défraîchies.—Garantie du propriétaire-résidant de 6 ans.—Fini ’’Wet-Look” RÉSERVEZ MAINTENANT “Monsieur Baignoire” 336-1133 980 Ouimet St-Laurent 11-04-90 Entretien, réparations, rénovations Ma DEMOLITION INC.Strippage de tout genre, résidentM ou commercial, 374-1298 NETTOYAGE da QUALITÉ, sofa, chaise, etc., coton, toile parachute, tapis, 3556159 M.Poucet.PEINTURE A BAS PRIX Pour estimation gratuite: 527-5290.PRENDRAIS tous genres de rénovations, prix compétitifs, céramique, peinture, etc.7296487.RÉNOVATION J.L Contracteur général.981-2273.TONY, 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c.a.Elle laisse dans le deuil, outre son époux, son frère Alphonse Routhier (Madeleine Gen-dron), sa soeur Simone, son neveu Pierre Desjardins, sa nièce Marie-France Desjardins, ses beaux-fils Michel et Pierre Clermont, sa belle-soeur Gisèle Clermont.Exposée aux Salons Urgel Bourgie Ltée.5650 Côte des Neiges, Montréal.Les funérailles auront lieu mercredi le 11 courant à 10 heures, en l’église St-Ger-main d’Outremont.Et de là au cimetière Notre-Dame des Neiges.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.Au lieu de fleurs, des dons à l'Institut du Cancer de Montréal, Centre Hospitalier Notre-Dame, 1560 Est Sherbrooke Montréal H2L 4M1 ou à l'oeuvre de votre choix seraient appréciés.Heures de visites mardi de 14h00 à 22h00.LANGELIER, J.MAURICE À Victoria, B.C., le 4 mars 1990.Autrefois de Montréal, il était le fils de J.Donat Langelier et Marie-Anne Pratte, décédés.Il laisse dans le deuil sa femme Sabine Jeannotte, sa fille Marie-France, ses soeurs France et Jeanne et plusieurs nièces et neveux.Un service religieux suivi de la crémation eu lieu le 6 mars à Victoria.1 I Le Devoir, mardi 10 avril 1990 ¦ 7 L’ACTUALITE INTERNATIONALE » # Æk Le futur premier ministre Jozsef Antall a fêté hier la victoire.PHOTO AP Le MDF hongrois gouvernera avec les petits partis d'après AFP BUDAPEST — Le Forum démocratique hongrois (MDF), l’une des deux grandes formations de droite qui menaient après le premier tour électoral en Hongrie, a remporté hier le second tour avec une marge telle qu’il pourr a se passer complètement de ses principaux adversaires de l'Alliance des démocrates libres, qui se voient ainsi repoussés dans l’op-|K)sition.Les Hongrois ont en effet donné une majorité confortable au MDF de Jozsef Antall, qui avec deux petits partis de droite formera une coalition stable contrôlant 60 % du Parlement.Il aura pour tâche de consolider la démocratie et de redresser une situation économique grave.Fait à noter, moins de la moitié des électeurs — quelque 45 % — se fcont déplacés dimanche pour aller l'oter.! Futur premier ministre, M.Antall, Ê8 ans, a estimé que le résultat des élections permettrait, dans un mi-liimum d’un mois, de « former un |»ouvernement stable, capable de sortir la Hongrie de la crise économique et de la rapprocher de la CEE».• Les électeurs ont en effet accordé au MDF 43 % des suffrages exprimés, ce qui permet au grand parti de centre-droite, avec 165 députés, de former une coalition gouvernementale viable.Le Forum disposera, avec ses alliés conservateurs, les petits propriétaires et les chrétiens-démocrates, d’une confortable majorité de 229 sièges au nouveau Parlement, soit 35 sièges de plus que la majorité absolue de 194 sièges.L’Alliance libérale, formée d’intellectuels, qui talonnait le Forum après le premier tour, n’aura finalement obtenu que 92 sièges.: Un certain nombre d’électeurs ont préféré une « transition en douceur » du système socialiste au système capitaliste, promise par le Forum, au traitement de choc radical, préconisé par les libéraux, pour faire de la Hongrie un pays moderne.Un grand nombre d’électeurs — plus de 54 % — ne sont pas allés voter en raison, expliquent les spécialistes, d’une certaine lassitude et désaffection à l’égard du monde politique hongrois, qui n’est pas arrivé jusqu’à présent à stopper la chute continuelle du niveau de vie dans le pays depuis plusieurs années.M.Antall, qui donne de lui-même une image de modéré pragmatique, a promis aux 10 millions de Hongrois « une politique du centre, bien équi- librée autour des valeurs nationales, de la démocratie chrétienne, de l’État libéral constitutionnel et de l’économie libre de marché ».Il a confirmé la formation d’une coalition gouvernementale stable disposant de 60 % des sièges au nouveau Parlement.En matière de politique étrangère, le nouveau pouvoir en Hongrie veut se rapprocher de la CEE, avoir de bonnes relations avec les Etats-Unis et le Japon et conserver des liens étroits, mais sur des bases nouvelles, avec ses partenaires du COMECON, l’organisation économique des pays de l’Est.M.Antall, qui est prêt à rencontrer le président soviétique Mikhaïl Gorbatchev, a souligné que la Hongrie serait « le partenaire de Moscou sur les bases d’une Hongrie indépendante attachée â l’Europe occidentale ».Le spécialiste de politique étrangère du Forum, Geza Jeszenszky, donné comme futur chef de la diplomatie hongroise, a préconisé la sortie de la Hongrie du Pacte de Varsovie et un statut de neutralité ou de non-alignement pour son pays.Les Petits propriétaires, partenaires du Forum dans la future coalition gouvernementale, exigent le portefeuille de l’Agriculture et des négociations sur la restitution des terres à leurs propriétaires de 1947 avant la confiscation par les communistes.Les libéraux se préparent, de leur côté, à pratiquer une « opposition constructive et responsable » et estiment que la Hongrie aura un « gouvernement stable ».Ils exigent une presse et une télévision libres, indépendantes des partis et des monopoles et ont sévèrement critiqué la mainmise du groupe ouest-allemand Axel Springer sur la presse régionale hongrise.Ils ont toutefois souligné que le Forum a pratiqué une campagne « de calomnies et de diffamation » en accusant les dirigeants du SZDSZ d’avoir été d’anciens communistes.Les grands battus des élections sont cependant les socialistes, issus d’une scission avec le PC, qui ont rendu possible cette transition pacifique de la Hongrie vers la démocratie pluraliste.Rezsô Nyers, il y a un an encore le numéro un en Hongrie, a souligné hier que son parti « pouvait, sur certains points, être d’accord avec le gouvernement et qu’il poursuivrait sa transformation vers un parti social-démocrate ».Incertitude à Ljubljana sur le poids des séparatistes LJUBLJANA (AFP) - Alorsque le premier président de Slovénie (république du nord-ouest de la Yougoslavie) élu dans le cadre d’élections libres semble devoir être un communiste réformateur, M.Milan Kucan, l’incertitude régnait hier à Ljubljana sur le reste : composition du Parlement et poids des séparatistes daas le nouveau gouvernement.Selon des chiffres portant sur 97,8 % des suffrages exprimés (soit 1 107 029 sur un total de 1,4 million l’inscrits), M.Milan Kucan a obtenu 14,4 % des voix à la présidentielle et son principal adversaire, le leader de la coalition de l’opposition Demos, M.Joze Pucnik, 26,2%.Mais cette même coalition, où les sécessionnistes sont prépondérants, friserait les 50 % dans les élections parlementaires qui portent sur trois assemblées (chambre des communes, chambre du travail et chambre socio-politique), et dont les résultats sont encore mal connus.Le taux de participation dimanche a été de 74 % pour ces premières élections libres depuis la prise de pouvoir par les communistes en 1945.M.Kucan, au cours d’une conférence de presse, s’est à nouveau présenté comme l’homme de la « transition paisible vers la démocratie », contrairement à son adversaire Joze Pucnik, dont les aspirations à la sécession de la Slovénie risquent de provoquer une intervention de l’armée yougoslave, selon M.Kucan.Walesa de plus en plus tenté par la présidence Des élections anticipées à la magistrature suprême sont vraisemblables d'après AFP et Reuter VARSOVIE — Même si le mandat du général Wojciech Jaruzelski doit courir officiellement sur plusieurs années encore, Lech Walesa est de plus en plus tenté par la présidence polonaise, qui pourrait être ouverte plus tôt que prévu.Selon des rumeurs persistantes, il le ferait officiellement savoir à ses partisans dans quelques jours.Les partisans du « petit électricien de Gdansk », aujourd’hui riche et célèbre, semblent avoir donné en effet, ce week-end, le coup d’envoi officieux de sa campagne présidentielle, à laquelle la plupart des Polonais s’attendent depuis longtemps.Dans une interview au quotidien à grand tirage Zycie Warsza wy, l’un des fidèles du champion de Solidarité se montre en effet on ne peut plus clair.« Nous considérons vraiment comme inévitable un changement à la présidence et Walesa est à nos yeux le seul candidat à ce poste », déclare le sénateur Jaroslaw Kaczynski, rédacteur en chef de Tygod-nik Solidamosc, hebdomadaire national de Solidarité.Le général Jaruzelski a bien été élu président pour six ans en juillet dernier par les deux chambres du Parlement, mais de source proche de Solidarité, on affirme qu’il serait prêt à démissioiuier.Son entourage l’aurait persuadé, en janvier, d'attendre pour cela une période mieux indiquée.Depuis lors, le général président s’est abstenu de toute déclaration publique à cet égard, se bornant simplement à déclarer en février à un journal américain qu’il pourrait ne pas mener son mandat à terme.Voir l’électricien de Gdansk accéder à la tête de l’État ne serait pas du goût de tout le monde à Solidarité.Beaucoup de personnalités politiques y redoutent en effet qu’il n’intervienne un peu trop dans les affaires du gouvernement et ne vienne perturber le rythme prudent des réformes mises en oeuvre par le premier ministre Tadeusz Mazowiecki.Ce que reprochent Walesa et Kac-zynski au gouvernement, c’est sa lenteur dans l’application de sa politique de démantèlement de l’ancienne « nomenklatura » communiste.« Le changement de président, déclare Kaczynski, doit souscrire dans le cadre d’un changement général du système en Pologne ».Il importe, ajoute-t-il, d’organiser rapidement des élections législatives totalement libres, avant lesquelles Walesa pourrait fort bien être élu à la présidence.Pourquoi Walesa ?Pour stimuler le gouvernement et faire sortir la Pologne du système politique actuel, selon Kaczynski, oui considère celui-ci comme « un hybride, un mélange du vieux système communiste mâtiné d’éléments nouveaux ».Certains observateurs estiment que Walesa pourrait annoncer sa candidature a la succession de Jaruzelski lors de l’assemblée générale nationale de Solidarité.Celle-ci s’ouvrira dans dix jours à Gdansk.Son ordre du jour sera d’élire un bureau national et un président pour la première fois depuis 1981.Quant au principal intéressé, il n’a manifesté jusqu’à présent qu'un intérêt très mitigé a son éventuelle réélection à la tête du syndicat, qui ne compte actuellement que deux millions de membres, contre 10 millions en 1980-81.Walesa a toujours répondu de manière évasive aux questions sur ses éventuelles ambitions présidentielles.Tout cela accrédite l’hypothèse selon laquelle il attendrait rassemblée générale pour dévoiler ses cartes.Par ailleurs, a-t-on appris hier, le pouvoir d’achat des Polonais a chuté de 35 % au cours du premier trimestre de 1990, par rapport à la même période de l’année précédente, selon des statistiques officielles citées par l’agence PAP.En même temps, l’inflation, qui !’< était de 78 % en janvier 1990 par rap- ' )ort à décembre 1989, et de 24 % en évi ter par rapport à janvier, « ne devrait pas dépasser 7 % en mars »,’ toujours en rythme mensuel, selon! les estimations de l’Office gouver-i nemental des statistiques.Le salaire moyen dans l’industrie* s’est élevé en mars à 713 500 zlotys1 (75 $), et il était en hausse de 9,5 %1 par rapport au mois précédent.1 Enfin, Solidarité rurale (branche, soeur de Solidarité à la campagne) a, adressé hier un ultimatum au gou-, vernement, menaçant d’organiser, des manifestations de protestation, de paysans, si d’ici au 20 avril pro-, chain, l’administration ne leur achetait pas les importants stocks de pommes de terre dont disposent les, agriculteurs.M.Gabriel Janowski, président dei Solidarité rurale, a déclaré, lorsi d’une conférence de presse dans la capitale, que près de 500 000 paysans» des régions est de la Pologne, liini-i trophes de l’Union Soviétique,! étaient « fermement décidés à blo-j quer les routes » avec leurs machi nes agricoles au cas où le gouvernement de Tadeusz Mazowiecki neq leur viendrait pas en aide pour écouq 1er leurs stocks de pommes-de-terre,> évalués à plus d’un demi-million dei tonnes.i POUR REVENU CANADA, IMPÔT Laval déborde sur l'Ouest de Pie À compter du 9 avril 1990, le bureau de district de Revenu Canada, Impôt à Laval desservira un plus grand territoire.Cette expansion, indiquée sur la carte, couvrira l’Ouest de Pile de Montréal.Dorénavant, les personnes qui habitent ce secteur devraient s’adresser au bureau de Laval pour tous renseignements concernant leurs déclarations de revenus.\ ;v j ê s .u-sf^ i.é.»•* X-àJ ' lyafli r,tu, (114) •> Bureau de Laval 3131, boul.Saint-Martin Ouest Laval (Québec) H7T2A7 Tel.: 686-9691 Autres bureaux de district de Revenu Canada, Impôt au Québec Montréal 305, bout René-Lévesque Ouest Montréal (Québec) II2Z1A6 Tél.: 283-5300 Saint-Hubert 5245, bout Cousineau, bureau 200 Saint-Hubert (Québec) J3Y 77.7 Tél.: 283-5300 Chicoutimi 100, av.Lafontaine, bureau 211 Chicoutimi (Québec) G7H 6X2 Tél.: 545-8026 Québec 165, rue de la Pointe-aux-Lièvres Sud C.P.1787 Québec (Québec) (IlK 71.3 Tél.: 648-3180 Kimouski 411, av.Sirois Kimouski (Québec) G5L 8B2 Tél.: 722-3311 Kouyn-Noranda 11, rue du Terminus Est Kouyn-Noranda (Québec) J9X 3B5 Tél.: 764-5171 Sherbrooke 50, Place de la Cité Sherbrooke (Québec) J111 51.8 Tél.: 564-5888 Trois-Rivières 25, rue des Forges, bureau 422 Trois-Rivières (Québec) G9A 2G4 Tél.: 373-2723 Appels interurbains de la même zone de code régional l.aval (514) 1 800 363-2218 Montréal, Saint-Hubert (514) 1 800361-2808 Chicoutimi, Québec, Kimouski (4 181 1 800 463-4421 Rouyn-Noranda (819) 1 800 567-6403 Rouyn-Noranda (418) 1 8(H) 567-6428 Sherbrooke (819) 1 8(H) 567-7360 Trois-Rivières (819) 1 8(H) 567-9325 Heures prolongées de 17 h à 21 h du lundi au jeudi du 2 au 30 avril Laval, Montréal, Saint-Hubert 283-53(H) Chicoutimi, Québec, Kimouski, Kouyn-Noranda, Sherbrooke, Trois-Rivières 1 800363-0610 Appels interurbains au service du soir Partout au Québec 1 8(H) 363-0610 Des gens attentionnés pour répondre à vos questions.l*l Revenu Canada Impôt Revenue Canada Taxation Canada < 8 ¦ Le Devoir, mardi 10 avril 1990 FAIS CE QUE DOIS Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directeur: Benoit Lauzière Rédacteur en chef: Paul-André Comeau Rédacteurs en chef adjoints: Jean Francoeur, Albert Juneau, Michel Letèvre Directeur de l'information: Jacques Chabot Directeurs adjoints: Guy Deshaies, Pierre Cayouette Directeur des services administratifs: Christian Charron Le français à la CÉCM Il a suffi d'une verrue pour enlaidir un beau programme LA COMMISSION des écoles catholiques de Montréal aura réussi à se mettre bien des gens à dos et à faire encore passer le Québec pour une dictature linguistique.Dans ce projet de « politique de la langue dans la réseau des écoles françaises de la CECM », l’idée d’imposer de force le français à des adolescents jusque dans la cour de récréation est une aberration pédagogique, et un abus à l’encontre des droits des élèves.Mais il ne faut pas confondre le programme proposé et la bévue que l’avant-projet comporte.; En toute justice pour les huit directeurs et directrices d’écoles qui ont préparé le projet avec M- Pierre Beaulu, conseiller cadre auprès de la direction de la CÉCM, il importe en effet d’évaluer le document et les 29 mesures qu’il propose en regard des besoins et des inquiétudes auxquels on veut répondre.Le comité qui a préparé le projet en vue d’une discussion publique (avant son éventuelle adoption pour la rentrée) y propose une approche dynamique, positive, faite d’ouverture et d’imagination.Cette démarche risque malheureusement de se pjerdre dans la controverse sur la langue de la cour d’école.Même dans les pires pénitenciers, les bagnards gardent la liberté de s’exprimer dans la langue de leur choix quand le droit de parler leur est laissé.C’est bien mal connaître les jeunes que de croire qu’on leur fera aimer le français en en faisant la langue de l’autorité ! Comme le dit la présidente de la CEQ, Mme Lorraine Pagé, lés sanctions auxquelles songe la CÉCM ne sont pas « un gage de succès ».Cette mesure-là devra être rayée de la politique de la CÉCM, non seulement parce qu’elle est Mauvaise, mais parce qu’elle risque de compromettre l’ensemble du programme.Une simple consultation juridique eut pourtant évité à la ÇÉCM la malencontreuse controverse qui a défiguré le projet dès son lancement.Il ne suffit pas d’invoquer les chartes, celle de la langue et celle dies libertés fondamentales, pour en respecter les exigences.Que personne à la CÉCM n’ait vu à temps cette bévue n’a rien de glorieux pour une institution publique de cette importance.(En passant, espérons qu’on appliquera humainement la mesure 8 proposant d’« établir comme critère d’engagement, dans toutes les catégories d’emploi, la capacité de s,’exprimer dans un français correct ».Bien des Québécois pourraient ne pas la trouver drôle ! ) Faut-il pour autant souhaiter une intervention spéciale au ministre de l’Éducation, comme le demande la Centrale de l'enseignement du Québec ?Pas nécessairement.La politique proposée à la CÉCM montre que le milieu montréalais n’est pas dépourvu ou arriéré au point qu’on doive demander secours à Québec.Le gouvernement, par contre, devra se montrer attentif aux besoins particuliers de la région métropolitaine.Le comité de la CÉCM propose trois objectifs valables : « améliorer la maîtrise du français, valoriser la culture de langue française et garantir un milieu éducatif ou les échanges ont lieu en français ».Les moyens d’y arriver ont, dans l’esprit du comité, « un caractère essentiellement incitatif » et s’adressent à tous sans marginaliser personne.Reste à préciser que ce n’est pas en imposant des sanctions disciplinaires qu’on corrigera les lacunes de l’école et du français qu’on y parle.Le document de politique est ambigu à ce chapitre.Il importe de dissiper les doutes.L’autoritarisme est d’autant moins indiqué que les parents des enfants allophones ne faisaient pas partie du comité qui a préparé le projet, et qu’ils sont encore loin d’avoir leur mot a dire dans toutes les écoles de la CÉCM.Quand une politique est appliquée par un groupe linguistique à un autre, il est bien difficile de ne pas y voir un rapport de domination (même si on prétend agir en toute égalité et en tout respect des droits).Il en ira autrement quand les gens d’autres cultures auront leur place, tant dans les comités d’écoles qu’à la Commission elle-même.C’est à cette mutation politique qu’il faut s’employer.Le jour où les enfants créoles ou latinos, pour ne prendre que ces deux exemples, verront leurs parents siéger comme commissaires, ils seront fiers de parler la langue commune du Québec dans leur école.Cela ne se fera pas en transformant la CÉCM en bastion des francophones.À cet égard, le Mouvement pour une école moderne et ouverte (MÉMO) n’a pas péché par célérité ni vigueur dans la controverse de la langue de la cour de récréation.Se pourrait-il que le MÉMO ait du mal à maîtriser la question de la langue à la veille des élections scolaires ?On aurait tort de laisser au Regroupement scolaire confessionnel (RSC) le monopole de la défense du français dans les écoles.— JEAN-CLAUDE LECLERC Le Pérou en désarroi Que pourrait faire une éventuelle coalition centre-gauche ?UE PÉROU est peut-être le pays le plus misérable de l’Amérique latine.Il n’a pas, loin de là, le monopole de l’hyperinflation et de l’endettement, mais outre l’économie qui s’effondre, la petite république andine doit faire face à un des mouvements terroristes les plus radicaux et les plus meurtriers qu’ait connus le sous-continent.Bref, ce pays réunit tous les ingrédients de 1 anarchie et du chaos.Et pourtant, les institutions ( èmocratiques y survivent, mais pour combien de t imps ?Aucun des candidats à l’élection présidentielle ( e dimanche n’a obtenu la majorité absolue.La ( roite et le « centre » ont fait des gains substan-t els sur les candidats de gauche, dont celui du parti au pouvoir, qui n’aurait recueilli que 15 % des voix ; mais aucune entente ne semble, pour l'instant, se dessiner.; Les résultats confirment ce que les derniers sondages avaient laissé entrevoir : le recul de la droite libérale et de son candidat, l’écrivain Mario Vargas Llosa, parti très fort en début de campagne et qui a recueilli un peu plus du tiers des suffrages, et la montée spectaculaire d’un outsider, Alberto Fujimori, qui suit pas loin derrière.! ¦ Rejetée et divisée, la gauche a fait piètre figure, mais, paradoxalement, certaines de ses factions pourraient accéder au pouvoir en s’alliant à •I ujimori pour le deuxième tour de scrutin.Ce fils d’immigrant japonais a réussi à combler le vide au centre de l’échiquier politique pendant que ses adversaires se concentraient aux extrémités.La question qui se pose maintenant est de savoir si une éventuelle coalition centre-gauche réussira à sortir le Pérou du marasme.L’électorat semble avoir été effrayé par les mesures draconiennes prises par les dirigeants brésiliens et argentins contre les mêmes calamités dont souffre la république andine, en particulier l’inflation à quatre chiffres et un endettement extérieur qui dépasse tous les sommets.Le discours du candidat libéral sur la nécessité de firivatiser les grandes entreprises et d’assainir les inances publiques n’était pas de nature à rassurer ceux dont le pouvoir d’achat s’est littéralement effondré au cours des dernières années.Quoi qu’il en soit, on ne voit pas comment le Pérou pourra retrouver le chemin de la croissance ( il est un des rares pays dont le PN B a diminué durant les années quatre-vingt) sans suivre une discipline économique que plusieurs des pays du sous-continent acceptent désormais de s’imposer.C’est là une condition essentielle pour espérer vaincre le terrorisme du Sentier lumineux, qui ne semble pas prêt à troquer le « maoïsme » pour la réconcilation nationale.— ALBERT JUNEAU ’après-lac Meech du PLQ a réflexion devra déborder des cercles partisans ; : DUP sur coup, vendredi, le Parti libéral du Qué-; c (PLQ) et le caucus ministériel à l’Assemblée tionale ont annoncé la formation de deux comi-ès de l’après-lac Meech.Survenant la journée Ssême de la répudiation de l’accord par Terre-‘ euve, on peut avoir l’impression que ces initiati-s résultent de la frustration ou du dépit des li-raux.Il n’en est rien, même si ces sentiments nt perceptibles.Il y a cinq ans, le PLQ s’est donné un pro-•gVamme politique, comprenant les conditions d’acceptation de la nouvelle constitution — dont l’essentiel est devenu l’accord du lac Meech agréé par les onze premiers ministres en avril et juin 1987.Par la suite, le PLQ se donnait le mandat de préparer le contenu de la deuxième ronde de négociations, notamment la réforme du Sénat.Il est vite apparu, devant l’échec virtuel de Meech, qu’il fàllait préparer des « scénarios alternatifs », en vue du congrès plénier de mars prochain.C’est ce {(ont le conseil général a convenu, fin février.!, C’est le bon sens même.Que Meech passe ou .çasse, le PLQ n’a plus de programme constitutionnel, le 23 juin.De toute évidence, il ne peut aller en-deça des conditions de mars 1985, devenues -politiques gouvernementales et minimales, maintes fois réitérées par le premier ministre et ses collègues.À partir de ce plancher, en quelque •ÿrte, tout est permis, sinon possible, dans la ré flexion des libéraux et de leurs alliés.Aucune avenue ne doit être négligée, aucune hypothèse laissée de côté.Du fédéralisme le plus classique à liindépendance la plus orthodoxe, le PLQ ne doit pas craindre de tout remettre en question.!• À commencer par lui-même.À en juger par les «oms des membres du comité constitutionnel, le pragmatisme traditionnel des libéraux sera au ¦fendez-vous.Certes, les libéraux bon teint dominent ; ils voudront, de façon fort légitime, trouver des solutions de rechange qui préservent la force ((’attraction du PLQ, coalition et rassemblement.Quant à l’apport extérieur, non négligeable, il se situe dans une ligne fort modérée, qui ne fera sûrement pas sauter le fragile équilibre.Ne voulant pas être en reste, le caucus libéral tente aussi de mettre son grain de sel dans le nouveau plat constitutionel que le PLQ veut concocter.Souvent laissés pour compte ou considérés comme de commodes machines à voter, les députés ministériels ont bien raison de vouloir s’insérer dans les canaux de la réflexion qui s’amorce.Toutefois — est-ce effet du hasard ?— on a l’impression que les éléments les plus nationalistes du caucus, ceux qui ont obügé M.Robert Bourassa à recourir à la clause nonobstant dans la loi 178 de décembre 1988, ont la portion congrue.On verra bien au fil des mois si cet outil sera de quelque utilité ou s’il servira à museler les députés qui veulent sortir des sentiers battus.De toute manière, il importe que les élus et les militants brassent les cartes, jonglent avec des scénarios et en arrivent, dans les forums appropriés, à des propositions claires et précises.Ainsi le veut notre régime, où les programmmes, plus que l’inspiration ou le flair du moment, dictent de «lus en plus la ügne de conduite des gouvernants, lais, justement parce qu’il en est ainsi, il faut aussi que l’ensemble des citoyens soient mis dans le coup et puissent influencer le choix des options.Nécessaire dans les cercles partisans, la réflexion doit aussi rejoindre la collectivité.Toutes sortes de formules peuvent être envisagées.Qu’il s’agisse d’une commision parlementaire élargie, d’une commission d’enquete, d’états généraux, ou quoi encore, le forum le plus large qui soit devra interpeller les Québécois.Sans énervement ni hâte intempestive, l’enjeu est si important que tout doit être mis en oeuvre pour négocier au mieux le virage délicat qui s’amorce.— GILLES LESAGE C>4Vri-SVMT>/CAüS/n7àP/ JVC.aJoaJ M4iS its veuLerfT ftifà AtoRc/fcR/ \ 03 Cl C n Èmê LETTRES AU DEVOIR Trois fois plus IL Y A consultation publique pour les changements de zonage agricole (dezonage) dans la MRC Vaudreuil-Soulanges (Ile Perrot et territoire entre le fleuve St-Laurent, la Rivière des Outaouais et la ligne Québec-Ontario), au Centre communautaire, 4 rue du Moulin, à St-Clet, ce mardi 10 avril à 20 h.Le ministère de l’Agriculture (MAPAQ) a ordonné la tenue de cette assemblée publique en dépit des voeux de la Municipalité régionale de comté.À l’origine, la MRC a demandé le dézonage de 1830 hectares (5430 arpents) afin de combler ses besoins pour le développement urbain dans le cadre de son schéma d’aménagement.Néanmoins, la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) a proposé le dézonage d’une superficie beaucoup plus grande.L’entente finale avec la MRC prévoit maintenant le dézonage de 6410 ha (18 720 arpents), soit trois fois et demi la demande originale.Cette assemblée est le seul forum permettant au public de s’exprimer sur le contenu de l’entente.On espère que les représentants de la MRC et de la CPTAQ auront de bonnes réponses aux questions des citoyens.— JOHN BURCOMBE Vaudreuil, le 9 avril.Le Québec n'en a pas les moyens « LA gratuité mur à mur, dans le domaine de la santé, le Québec n’a pas les moyens de se la payer.» « Le temps des grands sacrifices est arrivé.» (Marc-Yvan Côté).En réalité, le Québec en a les moyens, mais n’a pas en même temps les moyens d’être fédéraliste.Ryan hausse les frais de scolarité même si cela veut dire une baisse d’au moins 5 % dans les inscriptions.Ryan va encore une fois favoriser les anglophones plus riches que les francophones.La taxe scolaire va doubler.Hausse des coûts de l’électricité.Baisse de l’aide sociale à partir du 1er août prochain.MM.Daniel Johnson, Claude Ryan, Marc-Yvan Côté et Bourassa déclarent à tout venant qu’ils sont au fond du baril.Mais leur maudit baril est troué et des milliards de dollars s’écoulent vers Ottawa, Ontario, et cela à chaque année.Ces milliards servent à payer le gouverneur général et sa suite dont le travail consiste à représenter la reine d’Angleterre.La fortune de la reine est évaluée à plus de 8 milliards $.La décence la plus élémentaire voudrait que la reine paye elle-même ses représentants.Ces milliards servent également à payer les sénateurs, des gens aussi nuisibles qu’inutiles.Ce cimetière politique doit être aboli, il y a des limites à rire du monde.Ces milliards servent aussi à payer les « vacances » des 7000 soldats canadiens en Allemagne.Les Allemands eux-mêmes d&la-rent qu’ils n’ont plus besoin des soldats américains et encore moins des canadiens.Ces milliards servent à entre- tenir 14 ministères en double à Québec et à Ottawa.Au Québec, lesdits ministères opèrent malheureusement avec des demi-pouvoirs, des demi-juridictions et des demi-moyens financiers.Le père qui n’a pas assez d’argent pour subvenir au besoin de sa famille ne doit pas en envoyer chez le voisin plus riche que lui.Tous les sondages disent aux Côté, Johnson, Ryan, Bourassa et leurs complices de sortir le Québec du merdier fédéral au plus sacrant.Ces messieurs attendent-ils que des foules immenses comme en Europe de l’Est aillent les sortir de leur torpeur ?— JULES LEBEAU Montréal, le 2 avril.Chacun le sait LE DEVOIR a fait paraître récemment un article de libre opinion d’un certain George Tombs, journaliste pigiste.Était-il vraiment utile de publier un tel ramassis d’inexactitudes, insultant pour les Québécoises et les Québécois et frisant la désinformation ?Les lecteurs du DEVOIR étant trop intelligents pour ne pas avoir rectifié d’eux-mêmes, je n’insisterai pas longuement.Chacun sait, en effet, que si le Canada anglais est contre l’Accord du lac Meech, c’est pour l’unique raison que le Québec y est reconnu comme une société distincte.Chacun sait aussi que si beaucoup de Québécois sont contre cet accord, c’est qu’ils trouvent que le Québec y a fait trop de concessions.Chacun sait qu’une forte minorité de Canadiens, hors Québec, souhaitent la séparation du Québec.Chacun sait que si le taux de chômage est plus élevé au Québec qu’en Ontario, c’est que les politiques d’Ottawa ont de tout temps été biaisées en faveur de cette dernière province.Comment imaginer d’autre part que le Québec a déjà oublié le nom de Sault-Ste-Marie ?M.Tombs réussit enfin le tour de force d’insulter, en quelques mots, le peuple lituanien en réduisant sa courageuse déclaration d’indépendance avant tout à son désir de joindre la Communauté économique européenne (CÉE).C’est triste ! — MICHEL GALLAY St-Laurent, le 5 avril.L'assimilation en Ontario D’IBERVILLE Fortier vient de déclarer au « Point » que deux démographes, Jacques Henripin et Réjean Lachapelle, ont montré que l’assimilation des Franco-Ontariens a diminué de 1981 à 1986.Or, une telle étude de Lachapelle n’existe pas.Et celle de Henripin, parue dans la revue du Commissaire à l’automne 1988, n’est pas concluante.Henripin a multiplié les mises en garde : « Il serait intéressant de vérifier si les Franco-Ontariens résistent mieux à l’assimilation : il est trop tôt pour se prononcer.» En comparant les données de 1981 et 1986 : « Il serait prudent de ne pas accorder d’importance à des différences mineures.» Ayant estimé le taux d’assimilation des Franco-Ontariens à 29,5 % en 1981 et à 28,9 % en 1986, il ajoute : « Il serait hasardeux de tirer de ces mouvements récents des conclusions péremptoires.» Au contraire, le Commissaire en a fait une manchette dans sa revue, a repris le résultat dans ' son rapport annuel et s’en est en- ' core félicité au « Point ».Statistique Canada a récemment publié une étude du démographe Robert Bourbeau, qui donne pour les Franco-Ontariens un taux d’assimilation de 29 % en 1981 comme en 1986.Bourbeau a traité les données de façon assez semblable à Henripin.On peut aussi bien préférer de ne pas « traiter » les données du tout, c’est-à-dire de comparer simplement la population ayant déclaré le français comme unique langue maternelle à celle qui a déclaré le français comme principale langue d’usage.On obtient ainsi pour les Franco-Ontariens un taux d’assimilation de 29 % en 1981 et de 33% en 1986.On comprend mieux alors la prudence de Henripin.L’imprudence du Commissaire aux langues officielles se corn prend aussi — mais à partir de considérations autres que scientifiques.— CHARLES CASTONGUAY Hull, le 5 avril.Les mêmes droits LA SITUATION politique en Lituanie est grave.Les journalistes étrangers doivent quitter Vilnius et la presse soviétique prétend qu’il y a de l’anarchie.MM.George Bush et James Baker sont curieusement tranquilles sur le sujet.Quand Manuel Noriega, un baron de la drogue, a insulté Bush, celui-ci a envoyé les marines au Panama.Quand le président Vytautas Landsbergis, un professeur de musique, demande l’indépendance pour son pays, les États-Unis restent muets.Bush s’inquiète plus de son brocoli dans son avion, que de l’état du monde.Et, c’est la même histoire avec le gouvernement de Brian Mul-roney.M.Clark est trop lent.Il y a des précédents légaux et historiques pour l’indépendance de la Lituanie.Le droit de sécession se trouve dans la constitution sovié tique elle-même.Le peuple québécois aussi luttait et lutte encore pour les droits linguistiques et culturels.Le pré sident Landsbergis veut seulement ces droits pour son peuple.Le premier ministre Mulroney et M.Clark doivent accorder la reconnaissance diplomatique à la République de la Lituanie.— VALDI INKENS Willowdale, Ontario, le 29 mars.LE DEVOIR LE DEVOIR est publié par l’Imprimerie Populaire Limitée, société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211, rue du Saint-Sacrement, Montréal, H2Y 1X1.Il est composé et imprimé par Imprimerie Dumont.Division du Groupe Ouebecor Inc., dont les ateliers sont situés au 7743, rue Bourdeau, LaSalle.L’Agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les Informations publiées dans LE DEVOIR.LE DEVOIR est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., située au 775, boul.Le-beau, St-Laurent.Courrier de deuxième classe: enregistrement numéro 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec (514) B44-3361 Abonnemenls (514) 844-5730 - LE DEVOIR .(USPS =003708) is published daily by L'Imprimerie Populaire.Limitée 211 rue Si-Sacrement.Montréal.Québec H2Y 1X1 Subscription rale per year is 5 439 00 USD Second Class Poslage paid at Champlain.N Y US POSTMASTER send address changes to Insa, PO Boh 1518, Champlain.NY 12919-1518 % REPLIQUE CAMILLE ROUILLARD L'auteur est président de l'Union des municipalités du Québec.Il répond ici à l'éditorial d’Albert Juneau paru dans LE DEVOIR de jeudi dernier et intitulé La colère des maires LJ U N ION des municipalités du Québec ne peut passer sous silence le texte éditorial paru mercredi dernier, sous la plume de M.Juneau.Il s’agit pour la plupart d’arguments qu’utilise déjà le gouvernement Bourassa, et qui ne sont que demi-vérités.Certaines gens semblent trouver commode, ces jours-ci, d’amorcer des comparaisons sans oser les terminer.Afin d’éclaircir rapidement les choses, relevons les aspects positifs de l’analyse de M.Juneau.D'abord, celui-ci concède «.que le gouvernement a fait preuve d’une attitude pour le moins cavalière en amendant la politique en vigueur de manière unilatérale.» C’est peu dire ! D’ailleurs, sur la forme que prend cette attaque du gouvernement, on en vient parfois à se demander si celui-ci ne profite pas du fait qu’un palier (municipal) ne soit pas reconnu constitutionnellement pour le traiter d’une façon aussi cavalière ?Tout élu local ou provincial vous confirmera que les deux paliers disposent de la même légitimitépolitique, les contribuables qu’ils représentent et à qui ils dispensent des services étant les mêmes.Quant au fond du problème de fiscalité en discussion, M.Juneau fait preuve de bien peu de rigueur à l’é-;ard des chiffres comparant les far-eaux fiscaux entre provinces.Ainsi, (tour reprendre les mots du Chef de 'Opposition officielle, M.Jacques Parizeau (que M.Juneau semble aimer paraphraser), peut-on affirmer qu’avec un écart actuel du fardeau fiscal de 2 % au détriment du contribuable québécois par rapport à son homologue ontarien, une augmentation du fardeau fiscal local via l’impôt foncier n’est pas de nature à augmenter cette marge pour la faire grimper à 4 ou 6 % ?Car nous touchons là le point crucial du problème qui nous occupe : il s’agit pour le gouvernement de faire assumer des hausses de taxes par les pouvoirs locaux, commissions scolaires ou municipalités.Et de surcroît, on utilise l’impôt foncier pour ce faire, le plus socialement injuste des grands instruments de taxation, s’il en est un, celui auquel ni un propriétaire, ni un locataire ne peut se soustraire, chacun devant se loger.Et que se passe-t-il en fait derrière ce cou de force du gouvernement Bourassa ?D’aucuns diront qu’il ne se passe rien, en dérision certes, mais ce point, de vue cache un fond de vérité.En faisant taxer d’autres paliers de gouvernement, M.Bourassa évite de faire des choix diffi- ciles dans ses propres budgets ou dans celui des réseaux qu’il administre.Ça n’est pas, loin de là, une décentralisation qui s’effectue en ce moment, mais un simple transfert de comptes à payer.Et ce transfert cache à son tour le désengagement de l’État du domaine de l’Education, au moment où tous les intervenants de la société s’entendent pour dire qu’on devrait plutôt y investir en priorité de l’argent frais (en plus, bien sûr, d’y faire un certain ménage dans les structures administratives).Dans un même temps, pour que les commissions scolaires puissent désormais assumer l’entretien des équipements et bâtiments scolaires, le gouvernement a décrété que le fardeau fiscal local sera, dans les faits, cinq ou six fois plus lourd en région périphérique qu’en zone urbaine.Où en seront nos écoles dans cinq ans ?Qu’en pensent les contribuables, pour lesquels en définitive se bat l’UMQ dans ce dossier ?M.Juneau aurait tort de croire que les municipalités ne veulent pas • part pour soulager le gou-nt de son impasse de tréso- faire leurj vernement de son impasse i rerie; c’est plutôt le gouvernement qui, à l’heure actuelle, confond un problème de trésorerie avec une réforme de la fiscalité municipale.Et n’est-ce pas l’UMQ qui, la première, a indiqué une voie à suivre pour dégager de l’argent frais en éducation tout en responsabilisant les élus du monde scolaire, sous la forme d’une tarification à l’usager >our financer les activités parasco-aires ?N’est-ce pas également l’UMQ qui, apprenant les problèmes financiers du gouvernement (avant les coupures de transferts du fédéral), a décidé d’accepter l’actualisation du Pacte fiscal de 1980 qui se solderait par une taxation foncière scolaire accrue de 75 millions $ ?Finalement, n’est-ce pas encore l’UMQ qui invite depuis un mois le gouvernement de M.Bourassa à s’asseoir et E à convoquer des assises Québec-municipalités sur la fiscalité locale, afin de revoir un concordat intervenu il y a dix ans, et à partir duquel les mm nicipalités se sont gouvernées ?, Le traitement que semble en voie d’accorder le gouvernement actuèf aux municipalités est-il un moyen de récompenser la bonne performance1 administrative de ces dernières!?Parce que les municipalités ne font plus de déficits, le gouvernement leq croit riches.C’est oubüer que les mu-! nicipalités consacrent la même part de leurs dépenses au service ae la.dette que ne le fait le gouvernement.Et que les prochaines année apporteront des alourdissements de factures fiscales pour financer les ih vestissements municipaux en environnement notamment (assainis-!, sement des eaux, gestion des neiges usées, politiques de récupération qt de recyclage des déchets, etc.).( L’UMQ voit aujourd’hui l’occasion de lancer un débat de société at terme duquel, nous en sommes < tains, la population exprimera hait que le gouvernement mette I l’improvisation dans sa manière de gérer les finances de la province.U Le Devoir, mardi 10 avril 1990 ¦ 9t DES IDEES, DES EVENEMENTS Les enjeux de l’Accord du lac Meech 1)L ’opposition actuelle à l’entente illustre les difficultés que le Québec devra surmonter lors des prochaines rondes de négociations RODRIGUE TREMBLAY Ancien ministre du gouvernement québécois, l'auteur est économiste et professeur à l’Université de Montréal LA NOTION du Québec, pro vince comme les autres, est au coeur de l’Accord du lac Meech.Tous les gouvernements provinciaux: — pourront se retirer avec compensation des programmes fédéraux dans les domaines de juridiction exclusivement provinciale; — pourront conclure avec le gouvernement fédéral une entente sur l’immigration semblable à celle qui existe entre Québec et Ottawa; — pourront proposer des personnes pour nomination à la Cour suprê-me(le Québec ayant historiquement trois juges sur neuf); — auront un droit de veto sur les modifications constitutionnelles futures, concernant les institutions politiques canadiennes, et limité à une liste de dix domaines(art.41) — et, de plus,(ce que le Québec ne demandait pas), pourront proposer des personnes pour siéger au Sénat.Un succès réel et fragile Des cinq propositions « minimales » de révision constitutionnelle proposées par le gouvernement Bourassa, il ne reste que la règle d’interprétation de la Constitution contenue dans l’article 2(1 )b de l’Accord du Lac Meech selon lequel «le Québec forme au sein du Canada une société distincte » et que la législature et le Gouvernement du Québec ont le rôle de protéger et de promouvoir le caractère distinct du Québec, qui ne s’applique qu’au Québec.L’accord prend bien soin de préciser, cependant, que cette « concession » au Québec ne réduit en rien les pouvoirs du gouvernement fédéral, notamment en matière de langue.Quant le premier ministre du Canada et les premiers ministres des provinces adoptèrent le « communiqué du lac Meech », le 30 avril 1987, il s’agissait d’un succès constitutionnel certain.Les premiers ministres, constitués de facto en assemblée constituante pour réviser la Constitution du Canada de manière à associer le gouvernement du Québec, : avaient réussi là où le gouvernement fédéral sous la directin de Pierre El-: liot Trudeau avait échoué.PHOTO CP L’ex-premler ministre québécois, René Lévesque, exhibe une copie de l’accord de compromis signé en 1981 par les huit premiers ministres provinciaux et le premier ministre fédéral, M.Pierre Elliott Trudeau.Ce succès constitutionnel, sans précédent au Canada, était à la fois réel et fragile.Il était réel, parce Su’en empruntant le même procédé e transformer la Conférence des premiers ministres en assemblée constituante pour réviser la Constitution que le Gouvernement Trudeau en 1981, le Gouvernement Mulroney avait réussi là où le premier avait échoué, soit à amener toutes les provinces et surtout le Québec à souscrire volontairement à la Constitution canadienne.Ce succès était fragile, cependant, à deux égards.Premièrement, aucun premier ministre n’avait reçu un mandat démocratique précis de procéder à un tel accord constitutionnel.En effet, le procédé de révision cons- titutionnelle de 1987 était tout aussi «anti-démocratique » que celui emprunté en 1981.Autrement dit, les premiers ministres n’engageaient que leur gouvernement respectif et non pas la population de leurs provinces, puisqu’aucune consultation spéciale n'avait entériné leurs positions constitutionnelles, ni avant, ni après l’entente du 30 avril 1982.Deuxièmement, le délai de trois ans jusqu’au 23 juin 1990 pour faire ratifier l’accord constitutionnel du lac Meech, lequel délai maximal découle du paragraphe 39(2) de la loi constitutionnelle de 1982, rendait double la faiblesse des assises de l’entente.Ce délai maximal était beaucoup trop long dans les circonstances, parce qu’il menaçait le con- cept même d’unanimité sur lequel reposait l’entente.C’est ce qui arriva quant le Nouveau-Brunswick, le Manitoba et Terre-Neuve élurent des gouvernements qui remettaient en cause l’Accord du lac Meech en tout ou en partie.Sous un angle purement pragmatique, le coup de force constitutionnel du gouvernement Trudeau de 1981 fut un succès.Par contre, le leadership et le «statemanship » constitutionnels du gouvernement Mulroney de 1987, par imprévoyance, risque d’être un échec puisque les deux nouveaux gouvernements libéraux du Nouveau-Brunswick et de Terre-Neuve, et le gouvernement minoritaire conservateur du Manitoba tien- nent à avoir leurs propres assemblées constituantes et à faire adopter ces changements constitutionnels immédiatement ou comme condition Rour entériner l’Accord du lac leech.Pour les dirigeants de ces trois provinces, la parole donnée par le premier ministre de leur province en 1987 ne pèse pas lourd.Le résultat pratique de ces trois changements de gouvernements a été, en effet, de transformer de facto l’assemblée constituante des premiers ministres, laquelle avait «négocié » les révisions constitutionnelles en secret, en autant d’assemblées constituantes ouvertes qu’il y a de provinces qui souhaitent ajouter leur propre liste d’amendements constitutionnels.C’était dès lors, détourner la révision constitutionnelle de son but central, soit l’adhésion du Québec à la Constitution de 1982, avec les modifications «minimales » exigées par le gouvernement Bourassa.La réparation exigée de l’injustice faite au Québec en 1982 risque de se perdre dans les revendications constitutionnelles additionnelles de certaines provinces.Toutes les rondes de révision constitutionnelle peuvent donc se trouver télescopées en une seule, rendant presque nulle les chances que le Québec adhère à la Constitution de 1982 dans la dignité.En effet, les accords constitutionnels parallèles ou conditionnels que les gouvernements du Nouveau-Brunswick, de Terre-Neuve et du Manitoba proposent pour entériner l’Accord du lac Meech, sont révélateurs à deux titres.Premièrement, la position de ces gouvernements provinciaux illustrent que même le «minimum » proposé par le Gouvernement Bourassa ne leur est pas acceptable.Leur conception du Canada n’est pas celle du Gouvernement du Québec.Mais, deuxièmement, cette position laisse entrevoir «l’enfer » dans lequel se trouvera plongé le Souvernement du Québec quand il evra défendre les droits et les pouvoirs du Québec francophone contre dix gouvernements à majorité anglo-canadiens au cours des rondes constitutionnelles futures.Certains, au Canada anglais, considèrent les demandes minimales du Québec comme étant des demandes finales.Il va de soi qu’il s’agit là d’une grave erreur d’appréciation, puisque le Québec, comme les autres provinces, aurait bien d’autres intérêts à faire valoir lors des négocia- >.! H D tions constitutionnelles futures.Le Québec n’a jamais tenu d’as semblée constituante sur son statut ; constitutionnel à l'intérieur du Ca‘ nada, sauf par voie de négation lors ' du référendum du 20 mai 1980, et le gouvernement actuel du Québec a pour seule base de négociation des demandes constitutionnelles mini^, males qu’il a lui-même établies.Celq( j pouvait aller quand les négociations ' constutionnelles ne visaient qu'a amener les dix gouvernements an^1 glo canadiens à corriger les injus-1 tices les plus criantes faites au Québec dans la Constitution de 1982 et à Kersuader le gouvernement du Quéi ec à entériner officiellement la Constitution ainsi amendée.Si, cependant, les autres gouver nements provinciaux, avec l'appui du, gouvernement fédéral dans le cas du j Nouveau-Brunswick, se mettent à’ greffer à l’Accord du lac Meech de: amendements oui réduisent sa por-1 ' tée pour le Québec, ou pire, si des amendements constitutionnels fon-1 damentaux sont adoptés en vertu de la formule d'amendement actuelle, on pourra dire à juste titre que le i Quebec « se fait passer un sapin ».La clause la plus Injuste , Le danger qui guette le Québec estj t réel.En effet, dans la Constitution rapatriée et amendée en 1982 par le gouvernement Trudeau, la clause la plus injuste et la plus inacceptable pour le Québec est la formule d’a- • mendement (l’infâme article 38)" Celle-ci soumet la seule province ou' ' les francophones sont majoritaires' au Canada à la volonté constitutionnelle des provinces anglophones.En I effet, la Constitution canadienne t feut être amendée avec l'approba^, ion du Parlement fédéral et deq, deux-tiers des gouvernements provinciaux, pourvu que ces derniers re présentent cinquante pour-cent de la population canadienne.Dans le corn ' texte des dix provinces existantes, cela signifie l’accord de sept provinces.Et quand les Territoires di Nord-Ouest et le Yukon deviendront deux autres provinces « anglopho* nés », le nombre requis de provinces sera égal à huit.\ Par conséquent, sur des questions fondamentales favorables à la majorité anglophone et défavorables ^ la minorité francophone, la Constitua, tion canadienne pourra être amen';, t; P° dée contre le gré de la minorité.suivre Pourquoi avoir publié de tels propos ?LIBRE OPINION MARC RABOY L'auteur est professeur au département d'information et de communication de l'Université Laval LA CONTROVERSE mettant en vedette ces jours-ci Pierre Pé-ladeau et la revue L’actualité soulève des questions inquiétantes et importantes, à la fois concernant les propos attribués au chef du groupe Québécor, et en ce qui concerne le rôle des médias dans le traitement, la mise en contexte et la diffusion des propos sensationnalistes et provocateurs de toute provenance.Est-ce un portait fidèle ?Que L’actualité fait maintenant porter l’odieux de l’affaire sur le dos de son (désormais ancien) journaliste contractuel n’enlève pas le doute quant au jugement rédactionnel de fournir une tribune pour la diffusion de tels propos que la revue croyait vrais au moment de leur publication.Maintenant que le mal est fait, c’est une question d’intérêt public de savoir ce que Pierre Péladeau a dit véritablement lors de son entrevue avec le journaliste de L’actualité.La rétraction de L'actualité ne nous permet pas de connaître la réponse à cette question .fondamentale.Ce qui ressort de l’article, tel que publie, est le portrait d’un homme qui ménage, à son gré, des stéréotypes parmi les plus lourds de conséquence que l’on trouve dans notre société.Les propos attribués à M.Péladeau à propos des femmes sont tout aussi injurieux, par rapport à la moitié de la population, que ceux rapportés ausujet des Juifs.Est-ce un portrait fidèle ?Seule la publication intégrale de l’enregistrement de l’entrevue permettrait au public de le savoir.Pierre Péladeau est un personnage public.Ce n’est pas seulement un homme d’affaires très réussi — et, donc, à des égards importants, un modèle social pour une grande partie de la population.Grâce à la nature des entreprises qu’il contrôle, il est en mesure d’influencer l’opinion publique, les moeurs, les sujets qui seront mis à l’ordre du jour de la société, à quel moment et de quelle façon.L’article de L’actualité lui attribue non seulement certaines « idées », si on peut les qualifier ainsi, mais aussi une manière d’intervenir pour les faire avancer dans ses journaux.Dans le débat public sur le pouvoir de nos magnats de presse, il est devenu lieu commun depuis quelques années de ne regarder que la réussite commerciale des entreprises, et de faire croire que, de toute façon, ces gens-là s’intéressent plus à la vulgaire piastre plutôt qu’à l’influence sociale et idéologique qu’ils sont en mesure d’exercer.En effet, on peut citer et L'actualité et les journaux de Québécor comme des exemples de réussite en marketing journalistique — c’est-à-dire dans la découverte et le perfectionnement des formules qui offrent au public ce qu’il veut bien avoir en tant que services d’information.À ce titre aussi, le cas Péladeau-L’actualité est révélateur.Quelque part dans les hauts lieux de la rédaction de L’actualité, on a dû trouver « intéressant » de publier les propos que l’on croyait vrais de M.Pela-deau.Or, où est l’intérêt public de rendre crédible le point de vue que les problèmes du Québec seraient attribuables à « la place » occupée par les membres de tel ou tel groupe ?Est-ce que les femmes prennent trop de place ?Est-ce que le signataire de ces lignes, un Québécois d’origine juive et de langue maternelle anglaise, devrait craindre de se faire dire un jour qu’il « prend trop de place » en occupant un poste universitaire qui pourrait autrement être comblé par un Québécois plus-pure-laine-que-lui ?Est-ce que les femmes — ces êtres mystérieuses, représentées dans les Sropos cités par L'actualité comme tant plus intelligentes que les hommes mais manquant souvent de jugement — qui oseraient aspirer à des carrières professionnelles doivent craindre de se faire dire, elles aussi, qu’elles « prennent trop de place » ?(Pour l’instant, selon les propos rapportés dans L’actualité, il suffirait qu’elles mettent leurs qualités de sé- duction au service de l’intérêt de l’entreprise.) J’espère qu’il n’est point besoin d’aller plus loin pour évoquer des exemples de jusqu’où a déjà mené ce genre de raisonnement à propos de la place des gens dans l’ordre naturel des choses.Entretemps, il faut s’interroger sur le bien-fondé de la publication de tels propos, sous le genre innocent d’un profil de personnage.Tel que mentionné par L’aclualté dans le chapeau de l’article : « Aucun homme d’affaires n’est plus connu au Québec.On l’admire ou on le déteste.» Au lieu de proposer d’apprendre au public québécois.« Qu’est-ce qui fait courir Pierre Péladeau », il me semble que le rôle d’un grand magazine d’information serait plutôt de s’intéresser à ce que les gens peuvent bien trouver d’admirable ou de détestable chez lui.S’il y a quelque chose qui prend définitivement trop de place dans notre société, c’est l’information-divertis-sement sensationnaliste, peu nuancée, et qui ne semble pas avoir d’autre raison d’être que de se faire acheter, au prix d’assommer l’esprit critique du public.Entre autres choses, c’est ce type d’information que, de nos jours, donne des tribunes à des entrepreneurs de tout acabit, qui jouissent, par conséquence, d’une influence sociale démesurée à la seule et unique grâce du pouvoir que leur confère le capital qu’ils ont su accumuler.Quant à la discussion publique rationnelle des questions de fond, il ne lui reste guère de place du tout.Le président de Québécor, M.Pierre Péladeau La colère des municipalités est justifiée GILBERT DOCLOS II iq H >;i 10 ¦ Le Devoir, mardi 10 avril 1990 PHOTO AP Parti content à Athènes Des partisans ravis du parti de Constantin Mitsotakis ont envahi hier les rues d'Athènes, à l'annonce de leur victoire.SUITES DE LA PREMIERE PAGE 4 Bonn encore plus complexes lorsqu’on s’avance sur le terrain des mentalités.Le démantèlement spectaculaire des forces de sécurité — la Stasi — a voilé le problème de fond de la surveillance et du « conditionnement » de la population.Pour le professeur Harmut Jackel, de l’Université de Berlin-ouest, la pénétration d’une idéologie est plus pernicieuse.Selon lui, « tout le système d’enseignement a été plus ou moins touché : la plupart des directeurs d’écoles étaient au mieux membres du Parti communiste, au pire informateurs de la Stasi ».Mais on se garde bien de dépeindre un tableau carrément apocalyptique.L’ouverture à l’est, l’accès aux H- marchés de démocraties autrefois populaires, toute cette démarche pourrait peut-être profiter de l’intégration des experts formés en RDA.De même, le concours des nombreux linguistes est-allemands devrait être d’un précieux secours pour l’économie allemande à la recherche de nouveaux marchés.Les dirigeants de Bonn, eux, dégagent empiriquement leçons et enseignements des élections du 18 mars, mais peut-être et surtout de la campagne électorale qui a précédé ce scrutin historique.Tous les partis de la RFA se sont directement impliqués dans cette aventure.Du côté des démocrates-chrétiens (CDU) du chancelier Kohl, ils ont été plus de 200 militants à consacrer leurs vacances à l’organisation de ces élections en compagnie de leurs collègues retrouvés.Meme constatation chez les libéraux (FDP) qui, comme le député bavarois Ulrich Irmer, ont été plus discrets.Chez les sociaux-démocrates, c’est l’ancien chancelier Witly Brandt qui a défendu, avec un succès relatif, le flambeau d’une social-démocratie autrefois bien ancrée dans cette région.Pour le professeur Hartmut Jac-kel, de Berlin-ouest, la victoire éclatante de la coalition des partis rassemblés derrière le leadership effectif du chancelier Kohl mérite réflexion.Perdu dans la foule rassemblée à Iena, à la fin de la campagne électorale, l’universitaire berlinois a pu sentir l’admiration des citoyens de la RDA envers Helmut Kohl.« Ce dernier, précise Jackel, donne aux gens ce dont ils ont besoin à ce moment-ci.Il leur dit qu'ils sont compris, voulus et même aimés ».Lui-même social-démocrate, Jackel avoue que le nouveau patron de SPD, le bouillant ministre-président du land de La-Sarre, Oscar Lafontaine, n’a pas réussi à vibrer aux aspirations de ses compatriotes de l’autre côté de la frontière.Andreas von Bulow est peut-être l’un des rares parlementaires de Bonn à n’avoir pas pris une part active à cette campagne électorale.Cet ancien collaborateur du Chancelier Schmidt s’inquiète de l’inévitable « mal de crâne » qui suivra l’euphorie actuelle.Et, s’il faut l’en croire, le climat change, change même très vite à l’est.À Bonn, on a cru un moment que le scrutin du 18 mars avait signifié la fin de l’exode engagé en RDA dès l’été dernier, au moment où la Hongrie a ouvert ses frontières.Pendant une semaine, le flot de réfugiés a subitement chuté : le 19 mars, il est tombé aux environs de 200.On était loin de la moyenne quotidienne de 2000, enregistrée depuis le début de l’année.Mais la reprise, il y a quelques jours, du flux d’immigration inter-allemande ramène tout le monde à la case départ.La poursuite de cet exode et l’ampleur des problèmes qui commencent à poindre au chapitre de leur intégration dans un pays qui a accueilli près d’un million d’immigrants, l’an dernier, ces facteurs justifient et expliquent la hâte des dirigeants de Bonn.L’objectif admis est maintenant d’arrêter l’hémorragie dans un pays qu’il faudra demain rebâtir.Dans le jargon des fonctionnaires, l’unification doit utiliser la procédure rapide ( fast track), prévue dans la constitution de 1948.Pas question de reprendre les démarches constitutionnelles à zéro, répète-t-on partout : l’adhésion des territoires à l’est est déjà prévue dans l’article 23 de cette constitution.Fin de semaine dernière, le gouvernement de Bonn déposait un projet de traité sur l’union économique et monétaire.Échéance de l’entreprise : début juillet.Il faudra d’ici là lever l’épineuse question du taux où l’argent de l’ouest sera converti en deutschmark.Avec un sourire désarmant, certains hauts fonctionnaires ne crai- gnent pas d’affirmer aue tout cela peut et doit être mené très rondement, malgré la complexité de l’entreprise.Il y a quelques jours, à quelques mètres de l’ancien Reichstag, la où se trouvait une partie du mur de Berlin, un Vopo — garde-frontière de l’est — échangeait des photos avec son collègue de l’ouest.L’unification de l’Allemagne est déjà sérieusement engagée.— Demain : l’Allemagne en Europe.4 Bourassa Et même le premier ministre Brian Mulroney laisse entendre que les objections formulées par Québec à ce sujet ne sont pas fondamentales.Décrivant Québec et Ottawa comme n’étant pas « aux antipodes » l’un de l’autre sur la question de la promotion fédérale de la dualité linguistique, M.Mulroney précise: « Je vois pas de grands obstacles à ce sujet-là».Pourtant, au lendemain du dépôt de la résolution McKenna, destinée à assortir l’Accord du lac Meech d’une dizaine d’ajouts, le ministre Cil Ré-millard reliait la clause de la société distincte à cette notion de promotion et déclarait: « Le Québec n’acceptera pas de modifier, ni de près ni de loin, le critère de la société distincte et celui de la dualité canadienne, qui créent un équlibre entre les droits des minorités.» « Estomaquée » par cette réaction, la FFHQ réclame depuis des explications au gouvernement québécois.Surtout que les engagements pris par Québec quant à la promotion de la dualité linguistique par le gouvernement fédéral, n’ont pas été étrangers à la décision de la Fédération de se rallier clairement à la cause du lac Meech.Hier, devant le comité parlementaire chargé d’étudier sa résolution d’accompagnement, le premier ministre du Nouveau-Brunswick n’a pas exclu l’hypothèse d’ajouter quelques mots à sa proposition pour préciser que le pouvoir de promotion d’Ottawa se limite bel et bien aux seules sphères d’influence fédérale.Sur un plan plus général, Frank McKenna a indiqué clairement qu’il attendrait d’avoir de « solides » assurances quant aux chances de succès de sa résolution d’accompagnement avant de donner le feu vert de sa province au lac Meech.A ce sujet, il a décrit comme « important » l’appui éventuel du Québec à ses propositions.« Au bout du compte, j’espère que les gens du Québec verront dans ma résolution des changements qui ne sont pas menaçants, et s’ils veulent faire partie du Canada, ils devraient les accepter.» Premier témoin aux audiences du comité, le premier ministre du Nouveau-Brunswick a voulu préciser le sens de sa démarche.« Je ne suis pas en croisade pour sauver le lac Meech, a-t-il expliqué en décrivant l’accord comme un document peu excitant, je veux une réconciliation nationale.» Et cette réconciliation passe maintenant, à ses yeux, par le lac Meech, ce dernier ayant maintenant statut de symbole incontournable pour le Québec.« Au minimum, ma résolution et l’adoption du lac Meech nous permettront de transmettre ce pays intact à une nouvelle génération de leaders.» Un nombre-record de députés des trois partis ont assisté aux premières heures de ces audiences qui ont donné heu à des critiques très nuancées du projet du lac Meech.A plusieurs reprises, le premier ministre McKenna a d’ailleurs lui-même défendu certains aspects de l'accord original, y compris la clause de société distincte qu’il juge innof-fensive pour l’avenir du système fédéral.« Ceux qui disent qu’elle va rendre la séparation du Québec plus facile se trompent, affirme à ce sujet le premier ministre du Nouveau-Brunswick, toutes les provinces peuvent déjà, si elles le veulent, se séparer.» De son côté, la Société nationale des Acadiens du Nouveau-Brunswick a fait valoir que la notion de voir Ottawa faire la promotion de la dualité linguistique pouvait attendre la prochaine ronde constitutionnelle.« Nous voulons la promotion de la dualité mais pas si c’est pour mettre en péril l’accord actuel » explique son président Réal Gervais.Cependant, selon le doyen de la faculté de droit de l’université de Moncton, Yvon Fontaine, le Québec n’a pas de raisons valables de rejeter les propositions McKenna en particulier celle sur la promotion de la dualité linguistique.4 Fujimori maoïstes du Sentier lumineux, les électeurs s’étaient rendus aux urnes en grand nombre.Le vote est obligatoire au Pérou.Dans l’Ayacucho, fief de la guérilla, les électeurs ont donné quatre fois plus de voix à Fujimori, un fils d’émigrés japonais, qu’à Vargas Llosa, dont le programme de centre-droite comporte de strictes mesures économiques, dont une réforme fiscale et une réduction des dépenses publiques.Peu après la fin des opérations de vote, Vargas Llosa, longtemps donné comme le vainqueur assuré, a exhorté Fujimori à se retirer et à le soutenir, mais ce dernier a décliné l’invitation.Alberto Fujimori n’a pas de programme précis.Ce qui le différencie le plus de son adversaire est la pauvreté matérielle de sa campagne électorale, un handicap qui semble lui avoir paradoxalement profité : de nombreux Péruviens se sont en effet dits écoeurés par la campagne de Vargas Llosa, menée à coups de millions de dollars.Les deux hommes ont en tout cas rejeté loin derrière eux le candidat du pouvoir sortant, Luis Alva Castro, qui n’obtiendrait que 16,4 % des voix, alors qu’il devait arriver en deuxième position selon les sondages pré-électoraux.Un désaveu cinglant pour le président sortant Alan Garcia, qui ne pouvait pas se représenter.Vargas Llosa a invité son rival dans un hôtel du centre de Lima pour lui proposer de nouer une alliance qui éviterait de recourir à un second tour.Mais M.Fujimori a décliné l’offre.« Au premier tour, il y a eu deux propositions de changement, a-t-il déclaré.Je pense qu’un second tour est nécessaire pour débattre de ces propositions.Le verdict doit être celui du public».Les deux hommes se sont félicités de la forte participation du peuple aux élections, malgré les appels à l’abstention lancés par la guérilla maoïste du Sentier lumineux, qui a tué 28 personnes au cours du weekend, dont 17 paysans qui allaient voter dans la ville de Tomas de Pata.« Le phénomène Fujimori a brisé le moule.Les citoyens n’accepteront pas ce que le pouvoir a tenté d’imposer avec tant d’argent », a déclaré Henry Pease, candidat marxiste malheureux, en évoquant les millions de dollars dépensés par Vargas Llosa pendant sa campagne.Pease, crédité de 7 % des voix, a déclaré qu’il doutait de voir Vargas Llosa remporter plus de voix au second tour qu’au premier, dans la mesure où « tous les autres suffrages se sont exprimés contre ses propositions économiques».Pour gagner les élections, Fujimori doit réunir sur son nom toutes les voix qui, de la gauche au centre, ont réalisé un total combiné de 25 % au premier tour.« Il est probable que Fujimori remportera le deuxieme tour », a souligné pour sa part Jorge Castillo, ancien maire « aprista » (social-démocrate) de Lima, qui a remporté un siège au scrutin législatif, organisé parallèlement aux présidentielles.Comparé aux machines bien huilées des partis politiques, Fujimori, un novice devant les médias et dans l’arène politique, a apporté un peu d’air frais dans la campagne électorale, en y enrôlant famille et amis, avec des moyens modestes.Lors d’une conférence de presse, il a exprimé l’intention d’améliorer le sort de sept millions de Péruviens réduits à une vie de misère, première étape dans la lutte contre la violence politique qui a fait 17 000 morts en dix ans.Fujimori a aussi annoncé qu’il renouerait des relations normales avec les créanciers étrangers, après la quasi-rupture de 1986.4 Les conservateurs Pendant la campagne électorale, le futur premier ministre s’est engagé à réduire les dépenses publiques et à réviser à la baisse la politique de protection sociale mise en place par les socialistes.Il a également promis de rétablir des relations diplomatiques complètes avec Israël et de signer un accord avec Washington pour maintenir la présence des bases militaires américaines.La troisième élection en Grèce en moins de 10 mois a porté un coup dur à l’ancien premier ministre Andreas Papandreou et à sa formation, le Parti socialiste panhellénique (PA-SOK), crédité de 123 sièges.Mitsotakis, un rival de Papandreou depuis 25 ans, s’était allié avec les communistes après les élections de juin dernier pour poursuivre l’ancien premier ministre, impliqué dans une série de scandales politico-financiers.Papandreou, inculpé de complicité pour des affaires de détournement de fonds et d’écoutes téléphoniques, risque la prison à vie.Mitsotakis ne paraissant pas diposé à la clémence, il devrait comparaître en justice.Le parti de la Nouvelle Démocratie devrait constituer un gouvernement peu étoffé, dont la principale tache sera de lutter contre la crise économique.Parmi les députés de ce parti qui devraient obtenir un portefeuille ministériel figure notamment Miltiades Evert, un économiste de 51 ans qui pourrait être chargé des Affaires étrangères si Mitsotakis n’en fait pas son domaine réservé.Evert était ministre des Finances puis de l’Industrie lorsque la Nouvelle Démocratie était au pouvoir de 1974 à 1981.Il était ministre de la Santé dans le gouvernement de coalition avec les communistes, de juin à octobre 1989.Antonis Samaras, 39 ans, étoile montante du parti, était ministre des Finances dans la coalition avec les communistes, puis ministre des Affaires étrangères dans la coalition avec tous les partis grecs au pouvoir de novembre à février.Cet économiste issu de l’université de Harvard devrait se voir confier le portefeuille de l’Economie ou des Finances.L’accord de gouvernement conclu hier matin a été vivement attaqué par M.Papandréou, qui a annoncé une lutte sans répit contre le futur gouvernement.4 Des yeux Hubble fournira des images dix fois plus précises, et de 50 à 100 fois plus lumineuses, que celles qui sont prises par les plus grands télescopes terrestres.Il permettra aussi d’observer dans l’ultra-violet, un rayonnement actuellement bloqué par l’a-mosphère.Eduardo Hardy, qui a été choisi comme les autres à la suite d’un concours international, travaille avec deux chercheurs italiens et deux chercheurs américains à mesurer l’intensité des étoiles dans une galaxie nommée Fomax.Cette galaxie est petite, relativement proche de nous, les étoiles y sont probablement très vieilles, et on y retrouve cinq « amas globulaires » (des groupes de plusieurs centaines de milliers d’étoilesl.L’équipe mesurera la luminosité et la composition chimique d’un groupe d’étoiles qui répondent au doux nom de « RR de la Lyre».Avec sa résolution dix fois plus grande, Hubble permet donc d’examiner des groupes d’étoiles très rapprochées que l’on ne pouvait distinguer clairement auparavant à cause de l’atmosphère de la Terre.En mesurant la relation entre la luminosité des étoiles de ces amas globulaires, et leur composition chimique ainsi que leur âge, en les comparant avec les objets dans notre propre galaxie, on croit pouvoir améliorer la mesure de distance des étoiles.Jean-René Roy, un autre chercheur de l’Université Laval, tournera ses yeux vers les « galaxies naines », dont la composition en éléments lourds est 50 fois plus faible que dans les galaxies ordinaires.Les « naines » présentent donc de la matière semblable à celle qui existait au début de l’univers, peu de temps après le big band originel.En les analy-sant, on pourrait mieux comprendre comment l’univers est né.Pour les pauvres mortels qui se préoccupent de l’hypothèque à payer ou du film à aller voir samedi soir, la discussion avec les astrophysiciens dépasse l'imagination.« Nous espérons aussi pouvoir observer des quasars, ajoute M.Hardy, ces phénomènes énergétiques situés à l’intérieur de galaxies très éloignées ».Un quasar, ça ressemble à quoi ?Personne ne le sait.On sait que « ça » émet un rayonnement énorme, mille fois plus qu’une galaxie normale.Ce pourrait être des trous noirs, dont l’explication se situe à la jonction de la science pure et de la science-fiction.Le télescope spatial Hubble devait être lancé il y a plusieurs années.On a perdu du temps, et « l’instrumentation utilisé dans le télescope commence à dater » dit Eduardo Hardy.Par contre, ce retard présente un avantage : les outils d’analyse informatique ont évolué de telle façon, que les données reçues livreront, leurs secrets plus rapidement.Hubble enverra ses images et ses données au nombreux ordinateurs de par le monde utilisés par autant de chercheurs.Un premier groupe d’astronomes, qui a travaillé a la conception du télescope, aura la priorité d’observation., Puis, un deuxième groupe, les ob-,, servateurs généraux dont fait partie les équipes québécoises, utiliseront leur droit d’observation dans quel- t ques mois.« Nous sommes propriétaires des données que nous recueillons pendant un an, ajoute M.Hardy.Après, toutes les données entrent dans une banque publique, qui sera disponible à tous les chercheurs».< La suite i i.d’une analyse (NDLR) — En page A-l, le samedi 7 avril, LE DEVOIR publiait une analyse de GUles Lesage sur le fait que, une fois par décennie, l’Assemblée nationale fait front commun, et que gouvernement et PQ trouvaient leur compte en rejetant à l’avance tout amendement au lac Meech.Malheureusement, à cause d’une erreur technique, la conclusion de ce texte, en page de suites (A-12) s’est retrouvée en queue d’un autre article, portant sur le carnage à Kat- -mandou.Voici la conclusion du texte de Gilles Lesage: aussi, de tels gestes de rare solidarité sont cruciaux et ont des effets durables.Le Québec et le Canada subissent encore les effets de la résolution de 1981.Dans dix ans, peut-on présumer, on se ressentira encore des votes du 22 mars et du 4 avril 1990.A marquer d’une pierre blanche, sans cynisme.De part et d’autre, il y a calcul et stratégie, personne ne triomphe à vrai dire.Tout est plus clair du côté péquiste, qui a bien joué ses billes et s’est remis dans le circuit.Il aurait coincé le gouvernement ?Ce dernier s’est laissé faire.Pourquoi exactement ?Depuis mercredi, personne ne.veut éclairer la lanterne publique.Il est toutefois évident que l’adoption de la résolution se situe dans le droit de la politique de M.Bourassa depuis le discours du Mont-Gabriel, en mai 1986, en passant par la loi 178 et le refus de se laisser imposer des solutions de l’extérieur.M.Bourassa est comme une anguille et souvent ambigu.Toutefois, dans les moments cruciaux, il se situe nettement dans la grande lignée québécoise et nationaliste depuis 30 ans, depuis Jean Lé-sage.Si le gouvernement est encore une fois isolé, le 23 juin, il le sera en solidarité a vec les Québécois, fort d’un consensus durement acquis et que M.Bourassa tient à maintenir contre vents et marées.Là est le secret de son geste conciliant de mercredi.Il ne veut pas se laisser doubler par M.Parizeau, il veut surtout être fidèle à l'héritage, comme l’opinion populaire et les sondages l’y incitent d’ailleurs avec insistance.Comme dit M.Parizeau, c’est le Québec qui y gagne, sans bluff mais dans le respect de sa « société distincte », plus que jamais.Quand il y a péril, la famille serre les coudes.Aroel aux amis du Devoir Pâques marquera la fin de la première étape de la campagne de financement du DEVOIR.L’appel aux amis du DEVOIR a déjà rapporté plus de 235 000 $.Compte tenu des engagements et des sociétés, nous sommes près de l’objectif visé de 1 000 000 $.Un effort de ceux et celles qui n’ont pas encore contribué à cette campagne nous aiderait grandement.Un journal indépendant a besoin de ses amis pour le demeurer.Soyez-en.I I I I I I I I I I I I I I L.S.VP.FAIRS VOTRE CHEQUE À L'ORDRE DU DEVOIR ET IJ: FAIRE PARVENIR AU DIRECTEUR ADMINISTRATIF I.E DEVOIR , 211 SAINT-SACREMENT MONTREAL QUEBEC II2YIXI ADRESSE NOM PROVINCT CODE POSTAI J’APPUIE LA CAMPAGNE DE FINANCEMENT DU DEVOIR ET JE VERSE ?JE SUIS DISPONIBLE POUR M’IMPLIQUER DANS UN RÉSEA U D'AMIS DU DEVOIR IA.MTAQ.U L>E 1231 J VISA ?MASTER CARD -1 AMERICAN EXPRESS ?CHEQUE LE DEVOIR D-4-IO 1 : I I I I I ; J A— 3 \ // LA VIE ECONOMIQUE Montréal, mardi 10 avril 1990 Guülevin est frappée par la faiblesse de l’économie jde Turcotte LE RALENTISSEMENT général de l’économie a affecté sensiblement les résultats du quatrième trimestre de Guillevin International, qui s’attendit une année difficile sans toute-fois devoir sacrifier sa politique de croissance.La performance de Guülevin s’est bien maintenue pendant les neuf premiers mois de l’exercice ayant pris fin le 31 janvier, mais le virus du ralentissement de l’économie a frappé l’entreprise dans le dernier trimestre, si bien que les ventes ont baissé à 105,9 millions $ par rapport aux 106,3 millions $ du trimestre correspondant de 1989.Pour les mêmes périodes, le bénéfice net a régressé de 1,9 million $ à 473 000 $, ce qui se traduit par un bénéfice net par action de quatre cents comparativement à 30 cents en 1989.Les dirigeants de la compagnie estiment que si la tendance des neuf premiers mois s’était poursuivie, U y aurait eu 12 millions $ de ventes de plus.Quoi qu’U en soit, pour l’ensemble de l'exercice Guillevin a atteint un chiffre d’affaires de 428,1 millions $, soit une hausse de 7,3 % sur les 398,9 milhons $ de 1989.Le bénéfice net fut de 5,9 millions, ou de 91 cents par action, en baisse de 14,1 % sur les 6,8 millions, ou 1,09 $ par action, de l’année précédente.Les fonds autogérés se sont chiffrés par 8,6 millions $ contre 8,9 millions en 1989 et le fonds de roulement fut de 59,3 millions $ par rapport à 47,6 millions $.Il n’y avait pas eu de baisse de rentabilité depuis sept ans chez Guillevin.Mme Jeannine Guillevin-Wood, présidente du conseü et chef de la direction, a déclaré hier au cours d’une réunion de presse qu’elle serait très satisfaite de ces résultats si la compagnie était privée.Elle a soutenu que.£uillevin demeure une entreprise en très bonne santé.Diverses mesures ont été prises pour protéger les marges de profit, mais la montée des taux d’intérêt affecte particulièrement les compagnies de distribution, a expliqué la présidente, en donnant l’exemple des derniers résultats annuels de Provigo.Chez Guillevin, une variation de 1 % dans les taux d’intérêt a un effet de 4 à 5 cents par action.Par ailleurs, l’industrie de la ^construction en ralentissant ses activités a affecté directement les ventes de ses fournisseurs dont Guillevin.La direction de l’entreprise avait planifié son année sur d’autres prévisions économiques, si bien qu’après coup Mme Guillevin-Wood n’hésite pas a avouer que « certains investissements n’auraient pas été faits si nous avions su que les taux d’intérêts continueraient d’augmenter ».Elle a donné l’exemple d’investissements (3,8 millions $) en informatique qui auraient été retardés.Pour atténuer les coûts d’intérêt, Coup d’oeil boursier Indice TSE-300 3613.60 • 18.72 Dollar canadien (Cents US ) 86.09 + .20 Indice de la Bourse de Montreal 1863.86 -10.20 Indice Dow-Jones 2722.07 + 4.95 Or (Toronto, US$) (PC) Bombardier mettra la main sur Learjet (PC) — Bombardier a annoncé hier qu’elle paiera 75 millions $ US pour l’achat de Learjet Corporation, manufacturier de petits avions à réaction conçus pour une cüentèle d’affaires, des appareils qui se trouvent à concurrencer directement le Challenger de Bombardier.La société montréalaise acquerra Learjet de son propriétaire actuel, Integrated Resources, de New York, et reprendra la dette ainsi que les prêts en cours contractés par Learjet en vertu d’une marge de crédit de 38 milhons $, a fait savoir Bombardier dans un communiqué.Le texte ajoute qu’Intergrated demandera la protection de la Loi américaine sur les faillites pour permettre à sa filiale (Learjet) de conclure la transaction.Bombardier et Integrated indiquent qu’elles ont convenu de ne faire aucun autre commentaire avant d’avoir reçu l’autorisation de la cour.Leariet, dont le siège social se trouve à Wichita, au Kansas, emploie 2750 personnes dans le monde et ses ventes excèdent 250 million-s | US.Fondée dans les années 50 Sar feu William P.Lear, elle a fa-riqué plus de 1600 appareils qui ont été construits et vendus aux États-Unis et dans 37 autres pays.EUe produit présentement trois petits avions à réaction, et réalise aussi des contrats en sous-trai- tance dans le cadre de programmes commerciaux et gouvernementaux pour le compte notamment de Boeing, Martin Marietta et McDonnell Douglas.Bombardier, qui a enregistré des revenus de 1,4 milliard $ pour 1989, fabrique des trains, des wagons de métro, des véhicules récréatifs et des avions.Sa division Canadair de Montréal produit le Challenger, l’avion-citerne CL-215 et exécute aussi des travaux en sous-traitance dans le cadre de programmes importants comme l’Airbus européen et le Boeing.Bombardier a fait l'acquisition, l'an dernier, du manufacturier d’avions Short Brothers d'Irlande.BOMBARDIER Learjet ^ (CP) Photo Jacquot graniar Mme Jeannine Guillevin-Wood on a donc décidé de réduire les inventaires et de couper dans les frais de personnel en appliquant une politique d’attrition.Guülevin maintient une équipe d’environ 1300 employés.Il n’est pas question de faire des mises à pied, à moins qu'il n’y ait une détérioration encore plus prononcée de l’économie, ce qui ne fait pas partie des prévisions présentement En revanche, Guillevin ne veut absolument pas mettre sa politique de croissance dans les boules à mite.Diverses acquisitions ont été faites en 1989 et depuis le début de 1990.« Guü-levin a pris des mesures pour poursuivre sa croissance», assure-t-on.En outre, Guülevin s’est associée, en novembre dernier, avec deux im- rirtants partenaires pour faire face la mondialisation des marchés.L’un de ces associés est le groupe français CDME (Compagnie de distribution de matériel électronique), qui détient du reste 28 % du capital-actions de Guillevin et qui possède aussi un droit de préemption sur les actions de la principale actionnaire, Mme Guillevin-Wood.L’autre associé est Southern Electric Supply, un groupe du sud-est des États-Unis.Les trois ont uni leurs efforts et leur expertise pour élargir leurs sources d’approvisionnement et élaborer des stratégies commerciales auprès de leurs principaux fournisseurs.Enfin, Mme Guülevin-Wood a précisé que l’entente avec CDME prévoit qu’elle devra offrir ses actions à ce partenaire lorsqu’elle atteindra l’âge de 65 ans, c’est-à-dire dans quatre ans et demi.Revenu Québec rembourse à un rythme sans précédent lain Blanchard YVES SÉGUIN est content Les remboursements du fisc aux contribuables québécois se font ac-tueüement à un rythme sans précédent.Les choses vont si bien que le ministre va même jusqu’à prédire Sue tous les remboursements auront té effectués en juin, donc à temps pour les vacances.Ce n’est pas tout : Yves Séguin constate que les Québécois sont de plus en plus nombreux à faire eux-mêmes leur rapport d’impôt.La moitié des contribuables, selon lui, se débrouillent maintenant seuls, ce qui représente un virage important par rapport à la tendance des dix dernières années où les spécialistes de l’impôt commençaient à en mener large.Même s’U est difficüe de mesurer ce phénomène avec exactitude, le ministre remarque que le sceau des bureaux de comptables, de même que les signatures doubles sur les rapports d’impôt, celle du contribuable et de la personnne qui l’a aidé, sont en baisse marquée.« De plus en plus de gens s’y retrouvent, ça c’est certain, dit M.Séguin.Et c’est là une grande victoire, parce que tous les efforts que ie fais depuis mon arrivée au ministère visent à permettre aux citoyens d’y voir clair.J’en ai assez de les voir se faire écraser par des systèmes ».« En ce qui concerne la rapidité avec laquelle les remboursements s’effectuent actuellement, U s’agit là encore d’une belle victoire parce que cette question était la principale cible des critiques faites au Ministère ».« Les citoyens se sont dits souvent révoltés de constater qu’ils ne pouvaient pas compter sur cet argent, de l’argent qu’on leur doit, pour leurs vacances ou toutes autres dépenses importantes.Eh bien, c’est réglé.Jamais dans l’histoire, les Québécois n’auront été remboursés aussi rapidement ».Yves Séguin était donc heureux hier d’expliquer que le rapport d’impôt simplifié gu’ü a introduit l’an dernier donne déjà des résultats significatifs, lui qui est entré en politique justement pour corriger les nombreuses anomalies du système fiscal québécois.Heureux aussi de dire que les plaintes adressées au ministère du Revenu sont en baisse et que cela est attribuable en bonne partie aux fonctionnaires du Ministère qui ont commencé à modifier sensiblement leur approche vis-à-vis les requêtes des citoyens.« Je dis souvent à mes fonctionnaires que les gens devraient être traités de la même manière qu’eux souhaiteraient l’être lorsqu’ils se retrouvent dans un hôpital, ou dans tout autre milieu où ils se sentent complètement démunis.Selon certains, on est encore loin du compte, mais chose certaine, on est engagé dans la bonne direction».L’usine de GE à Lachine décroche un contrat de 150 milhons de la SEBJ GÉNÉRALE Electrique du Canada a signé un contrat évalué à plus de 150 milhons $ avec la Société d'énergie de la Baie James (SEBJ) fjur la fourniture et l’installation de groupes turbine-alternateur hydro électriques destinés à la centrale LG1, du Complexe La Grande.La mise en service de ces groupes sera échelonnée sur une période de deux ans, entre 1994 et 1995.Les huit turbines et alternateurs seront conçus et fabriqués par la division Matériel hydroélectrique de G E Canada, à Lachine, qui célèbre cette année son 70e anniversaire, puisqu’elle construisait en 1920 sa première turbine.L'usine emploie quelque 650 personnes.Il existe un autre fabricant au Québec, soit Marine Industrie, qui obtient également des contrats de la SEBJ ou de Hydro-Québec.Pour ces manufacturiers de turbines et alternateurs, U n’y a pas d’appel d’offres.Il existe une entente entre tous ces intervenants, à savoir Hydro-Québec, SEBJ, GE et Marine, pour « une répartition équitable » des contrats.Toutefois, chaque contrat particulier fait l’objet de négociations entre les deux parties contractantes.Cette pratique est arrêtée en vertu de la politique d’achat préférentiel du gouvernement du Québec.Les turbines qui équiperont la centrale LG1 comptent parmi les plus grosses machines du genre en Amérique du Nord.Le diamètre de chaque roue de turbine atteindra 8 mètres; chaque turbine pèsera environ 760 tonnes métriques et produira 11® 300 küowatts d’électricité.Les alternateurs, d’une puissance nominale de 120 000 kVA, tourneront à une vitesse de 85,7 tours/minute; leur diamètre sera d’environ 15 mètres et leur poids de 735 tonnes métriques.GE Canada, qui compte plus de 10 000 employés, dont près de 4000 au Québec, est un chef de file mondial dans le secteur hydroélectrigue.La société se dit la seule société canadienne à effectuer en totalité la conception, les essais sur modèle, la fabrication et l'installation de turbines et d’alternateurs.G E a aussi une commande pour des turbines alternateurs à Boisé, tandis que Marine en a à LG 2A et à Laforges 1.Pessimisme au GATT La BERD est créée sans entente sur le choix de son siège social PARIS (AFP) — La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) a été créée, hier à Paris, lors de la troisième conférence constitutive regroupant les 42 pays membres qui deviendront actionnaires.L’ensemble des statuts ont été acceptés et « toutes les difficultés levées », à l’exception du choix du siège, qui reste à déterminer a déclaré au cours d’une conférence de presse, M.Jacques Attah, conseüler du président français François Mitterrand, qui dirigeait des travaux préparatoires sur les statuts.Le ministre a précisé que l’ensemble des articles avaient été paraphés par les 42 chefs de délégation et que la signature officielle interviendrait le 30 mai prochain.Les Américains ont obtenu un certain nombre de satisfactions dans la partie de bras de fer engagée depuis janvier dernier avec les Européens sur le rôle de l’Union soviétique et la monnaie de contribution des pays membres, selon plusieurs observateurs.Les participants ont décidé que le versement des contributions serait effectué en Ecu, dollars ou yen sur la base d’une parité fixe entre l’Ecu européen et les deux autres monnaies, selon plusieurs délégués.Cette parité sera fixée sur la base de la moyenne des taux de change du dollar et du yen par rapport à l’Ecu européen pendant une période de six mois se terminant en septembre prochain, ont précisé à l’AFP des participants qui ont interprété cette décision comme une concession faite aux États-Unis.Les Américains avaient insisté sur une parité fixe doüar-Ecu pour leur contribution afin d’éviter des problèmes avec le Congrès, qui doit voter celle-ci en dollars.Ils ont aussi obtenu gain de cause concernant la limitation de l’accès [tendant une période transitoire de 'URSS aux concours financiers de la BERD, jugeant que Moscou ne remplit pas encore pleinement les critères de démocratisation et de libéralisation économique retenus pour l’octroi de prêts aux pays d’Europe de l’Est.Le capital de la BERD s’élèvera à 10 milliards d’Ecu (12 milliards $ US) et les États-Unis se sont assurés la part du plus important actionnaire avec une participation de 10 %, contre 8,5 % pour les grands pays européens et le Japon.L'inclusion du yen japonais dans la formule de compromis adoptée a surpris plusieurs délégués qui estiment que cette solution a été mise au point samedi à Paris par les ministres des finances des sept grands pays industrialisés.Des sources européennes estiment toutefois que cette négociation s’est déroulée sans vainqueurs ni vaincus puisque, soulignent-ils, les Américains « sont revenus de loin ».Ainsi, rappellent-ils, Washington s’était opposé non seulement à l'éligibilité ae l’URSS mais à sa participation au capital, désormais fixée à 6%.Ils font aussi valoir que les Américains ont concédé des points en acceptant la participation en tant que membres a part entière de deux organismes communautaires, la Commission de la CÉE et la Banque européenne d’investissement (BEI).Autre point favorable pour la CÉE, qui a pris l’initiative de créer la BERD sur une proposition du président français François Mitterrand, son capital reste globalement majoritaire — 51 % —, soulignent des experts européens.Les membres fondateurs — devenus 42 avec l’arrivée du Mexique — s’étaient déjà entendus pour que les prêts profitent non seulement au secteur privé qui est encore parti-quement inexistant dans les pays de l’Est mais aussi à concurrence de 40 % au secteur public en voie de privatisation en particulier dans le secteur des infrastructures (télécommunications et fomation), malgré les réticences initiales de Washington.Le choix du siège et du premier S résident de la BERD restent encore déterminer.GENEVE (AFP) — Le groupe de négociation sur les marchandises, qui chapeaute au GATT le marchandage planétaire sur la libéralisation des échanges, a fait hier un constat relativement pessimiste de l’évolution de l’Uruguay Round, prévu pour s’achever dans 8 mois.Seuls les États-Unis et la CÉE n'ont pas succombé à la récrimination générale, estimant qu’en accélérant le pas, on devrait pouvoir > dans les délais.régime de sauvegarde — ont été soulevés par les divers intervenants, qui ont dit leur déception de l'absence de progrès réel en ces domaines.Hong-Kong, dont l’industrie textüe fournit 40 % des emplois, l’Inde, la Yougoslavie, et le Pérou se sont amèrement plaints du fait que l’on n’ait pas encore précisé les modalités et la date de l'abolition de l’accord protectionniste AMF (Arrangement Multi-Fibres) et l’intégration de ce secteur au GATT.Sur le dossier agricole, sans doute le plus explosif de la négociation, le Canada, l’Australie et la Nouvelle-Zélande en particulier ont fait remarquer que les positions divergeaient encore sensiblement et que sans « un changement majeur » dans l’attitude des principaux protagonistes (en clair, les États-Unis et la CÉE), on risquait fort de se retrouver au même point en juillet En ouvrant la réunion, le directeur général du GATT, M.Arthur Dunkel, avait clairement souligné que l’on se devait d’avoir une idée précise du « paquet global » en juillet.La bataille se joue principalement entre les États-Unis — soutenus par les principaux pays exportateurs — qui réclament l’abolition de tous les soutiens à l’agriculture, et la Communauté Européenne, qui estime cette démarche totalement irréaliste.Par ailleurs, unanimement, les intervenants se sont élevés contre le principe de la sélectivité, avancé par la CÉE, dans l'application des régies de sauvegarde.Répondant à un certain mouvement de « panique » qu’il a cru déceler dans la salle, le représentant des Communautés, l’ambassadeur Tran Van Thinh, a, au contraire, fait remarquer que « les éléments du paquet étaient là » et qu’il « n’y avait pas place pour le pessimisme.» À ses yeux, des progrès ont été accomplis, les options ont été clarifiés, et il faut maintenant trouver la voie de sortie.M.Tran a plaidé au passage pour la mise au point d’instruments efficaces de lutte contre le dumping — un sujet de friction important avec les Japonais — et pour l’établissement d’un équilibre dans le domaine tarifaire, demandant notamment aux pays en développement de « négocier de bonne foi » en la maüère.Ecartant tout pessimisme, le représentant américain, l’ambassadeur Rufus Yerxa, a estimé que l’on avait encore le temps de « conclure le Round, à condition d’en accélérer le rythme».En matière agricole, M.Yerxa a souligné la nécessité de dépasser le stade de la polémique et affirmé que l’Administration américaine n’était en rien affectée, dans son pouvoir de négociation, par le projet de législation agricole en discussion à Washington.Le yen a bien réagi à la réunion du Groupe des sept PARIS (AFP) — Le yen s’est faiblement redressé vis-à-vis du doüar hier, sur le marché des changes, au surlendemain de la réunion à Paris des ministres des Finances des pays les plus industrialisés, malgré les interventions en sa faveur de la Banque du Japon et de plusieurs banques centrales européennes.Le dollar a clôturé à Tokyo à 156,45 yen, en baisse de 1,02 yen seulement par rapport à ses cours de vendredi, après avoir touché un plus bas à 155,60 yen dans un marché nerveux et confus.La Banque du Japon et plusieurs banques centrales européennes (Bundesbank, Banque d’Angleterre, Banque de France et Banque de Suisse) sont intervenues sans que cette action ait eu un impact déterminant.Lors de la réunion des responsables monétaires des sept pays les plus industrialisés (G7), samedi à Paris, le yen a remplacé le doüar au banc des accusés : les Sept ont souligné dans leur communiqué final que sa baisse entraînait des « conséquences indésirables sur le processus global d’ajustement » des économies.Les Japonais se sont pourtant déclarés satisfaits de cette première mention du yen dans un tel communiqué.EUe sera comprise, espèrent-ils, comme un signe par les marchés financiers qui, selon M.Yasushi Mieno, gouverneur de la Banque du Japon, ne s’y attendaient pas.En réalité, les participants au G7 se sont contentés d’un constat négatif, sans s’engager à intervenir au-delà d’un simple suivi « de près » de l’évolution de la devise japonaise.L’affirmation traditionnelle de leur volonté de « coordonner leurs politiques économiques et de coopérer sur les marchés des changes », n’aura sans doute pas répondu aux attentes de Tokyo, même si le ministre japonais, M.Ryutaro Hashimoto, a espéré, devant la presse, que les marchés des changes réagiraient positivement.« Le marché doit accueü-lir cet engagement comme quelque chose de certain », a-t-U dit.Il semble en fait que les partenaires du Japon, excepté sans doute les Américains, aient plutôt rejeté sur Tokyo la responsabilité des problèmes du yen, décrits par le ministre italien Guido Carli comme essentiellement « domestiques ».Il est même vraisemblable qu’ils ont plaidé pour une nouveüe hausse des taux d’intérêt japonais.« Les interventions sur le marché des changes ne sont pas un substitut à l’action sur les éléments économiques fondamentaux », a ainsi déclaré M.Carli à l’issue de la réunion.Si les Japonais peuvent estimer avoir été les laissés pour compte de cette réunion, les Allemands, en revanche, n’ont qu’à s’en féliciter: le G7 a décerné un satisfecit à la politique d’unification économique et monétaire engagée par Bonn, qui, selon le communiqué, « pourrait contribuer à améliorer la croissance mondiale et à réduire les déséquilibres extérieurs en Europe».Plus généralement, les Sept se sont félicités de l’orientation des pays de l’Est vers l’économie de marché.Ils se sont engagés à appuyer cette évolution, en les aidant à entreprendre des réformes.Ils n’ont toutefois rien laissé filtrer de leurs brèves conversations sur la future Banque Européenne de Reconstruction et de Développement (BERD).Auparavant les participants avaient entendu le directeur général du Fonds Monétaire International (FMI), M.Michel Camdessus, brosser un tableau plutôt optimiste de l’évolution de l’économie mondiale.Les ministres et gouverneurs de banques centrales se sont néanmoins engagés à «rester vigilants», compte tenu des « taux d’inflation actuels ».Ils ont affirmé la nécessité de réduire les déficits publics dans certains pays, et d’y accroître l’épargne privée.Les Etats-Unis, le Canada et l’Italie, concernés au premier chef, n’ont pas été explicitement cités.Pour ce qui est de l’épineux problème de l’augmentation des ressources du FMI, les Sept ont laissé au Comité Intérimaire la responsabilité de le trancher, lors de sa réunion du 7 mai à Washington.Le G7 n’a pas évoqué la question de la dette des pays au tiers-monde.M.Bérégovoy a estimé pourtant que les évènements en cours en Europe de l'Est ne devaient pas détourner l’attention « de ce qui se passe dans le tiers monde, notamment en Afrique et en Amérique Latine». 12 Le Devoir, mardi 10 avril 1990 LA VIE ECONOMIQUE VOS IMPÔTS Immeubles locatifs : sans projet de revenu, il y a rejet du fisc tel Guénard Collaboration spéciale LE GUIDE d’impôt intitulé Revenus de location contient une foule d’informations techniques qui devraient permettre à chaque propriétaire qui loue un bien immobilier de s’en tirer sans trop grande difficulté.Au départ, il faut comprendre que toute rapproche fiscale du guide repose sur te principe suivant : Revenu Canada doit avoir la preuve comptable que votre activité de location présente un espoir raisonnable de profit.Si le montant de loyer que vous exigez de vos locataires ne vous permet pas d’acquitter vos frais de location, il s’en suivra que toute perte qui résultera en fin d’année de la location de votre bien immobilier ne sera pas déductible de vos autres revenus.Bref, aux yeux du fisc, la location d’un bien immobilier n’est pas une activité sans but lucratif.Sans projet de revenu, il y a rejet du fisc ! Ce piège fiscal s’ouvre sous les pas des parents ou grands-parents qui veulent venir en aide à leurs enfants ou petits-enfants afin de les « partir dans la vie ».Le scénario classique se déroule ainsi.Les parents bienfaiteurs — un Père Goriot bien inten- tionné — achètent une maison pour y loger le nouveau couple.Un loyer symbolique de 200 $ par mois sera exigé dans une région urbaine où le coût moyen des loyers se situe à 800 $ pour une résidence comparable.Souvent, la beauté du geste s’accompagne d’une série d’améliorations à la maison — nouveau système de chauffage, aménagement paysager, etc.— et l’on se dit que l’on va déduire à la ligne 126 du formulaire fédéral une substantielle perte nette locative pour l’année que se traduira par une généreuse récupération d’impôts.Voilà une futur maison de cauchemar.fiscal.Pour corriger cette fausse route, voici comment procéder : informez-vous avant des niveaux de loyers dans la région pour uq bien locatif comparable.Ne prenez pas la moyenne des loyers affichés mais le plus bas en vous assurant que le locateur n’a aucun lien de dépendance avec le locataire.Utilisez ce prix affiché comme celui que vous allez reçevoir pour la location de votre bien immobilier.Complétez alors le formulaire T-776 en utilisant ce montant de référence et vous n’aurez aucun problème avec les vérificateurs de Revenu Canada.Vous aurez respecté la sacro-sainte loi fiscale de la « juste valeur marchande » d’un bien locatif dans une région urbaine spécifique.Cette année fiscale marque le début de carrière du formulaire T-936, une sorte de « photo-finish » de vos pertes nettes cumulatives sur placements pour l’année 1989.Si vous n’avez pas fait le calcul de vos PNCP pour l’année 88, Revenu Canada vous permet d'utiliser le même formulaire pour comptabiliser l’ouverture de votre compte pour l’année fiscale antérieure.À inscrire en caractère gras lors de la préparation de votre déclaration de revenu de cette année : tous les contribuables qui affichent des revenus de location doivent compléter le formulaire T-936.Une perte locative de 1000 $ s’inscrit dans la colonne des « frais de placement cumulatifs » au même titre que les déductions pour frais d’intérêt engagés lors d’achat d’obligations d’Épargne du Canada selon le mode de l’épar-gne-salaire auprès de votre employeur.Pour équilibrer les comptes, un revenu de location net de 5000 $ viendra gonfler la colonne des « revenus de placement cumulatifs ».En autant que vos revenus de placement cumulatifs sont supérieurs à vos frais de placement cumulatifs, votre Wilson compatit avec l’Europe de l’Est LONDRES (PC) - Au début d’une tournée d’une semaine en Europe de l’Est, le ministre des Finances Michael Wilson a signalé hier la « tâche énorme » qui attend ces pays, en voulant remplacer le communisme par une économie de marché.Dans une interview téléphonique depuis Varsovie, M.Wilson a cependant souligné que le gouvernement et les investisseurs canadiens étaient prêts à accélérer le processus et à faciliter le travail de transformation.L’ampleur du défi à relever, a noté le ministre, provient du fait que ces pays « n’ont pas eu de marchés de capitaux ou de marchés financiers, Merrill Lynch Donald A.Wright M.Jerome P Kenney, président et chef de la direction de Merrill Lynch Capital Markets, est heureux d'annoncer la nomination de M.Donald A Wright au poste de président et chef de l'exploitation de Merrill Lynch Canada.M.Wright est diplômé de l'université Sir George Williams de Montréal.Il possède 18 années d’expérience dans le domaine boursier, plus récemment comme directeur du département international de négociation d'obligations et d'effets du marché monétaire de Merrill Lynch M.Wright conservera les responsabilités reliées aux activités de ce département au Canada en plus d’assumer ses nouvelles fonctions.Merrill Lynch Canada, un chef de file du domaine de l'investissement, fait partie du réseau mondial de Merrill Lynch &r Co de New York, I entreprise de services d'investissement la plus importante au monde.Merrill Lynch est membre des bourses de New York, Toronto, Londres, Hong Kong, Tokyo et Sydney et est inscrite aux bourses de New York, Londres, Paris et Tokyo.m FEDERATiCn i MI'VAII l)WV .• \ .LA FÉDÉRATION COMPAGNIE D'ASSURANCES DU CANADA «Avis est présentement donné que rassemblée générale annuelle des actionnaires de la compagnie aura lieu lundi, le 30 avril 1990, à 11:00 heures de l'avant-midi au siège social de la compagnie, 1080 Côte du Beaver Hall, vingtième étage, Montréal, aux fins suivantes: Approbation du rapport annuel et du bilan.Décharge aux administrateurs.Élection des administrateurs.Nomination des vérificateurs.Examen de toutes autres affaires qui pourraient être dûment soumises à l'assemblée.A.Leslie Kemenes, Secrétaire» ou même de système d’épargne ».Des spécialistes ont prédit que les nouveaux gouvernements démocratiques des pays de l’Est vont être obligés d’imposer des mesures draconiennes pour établir un système économique qui puisse répondre aux besoins essentiels de la population.Les deux principaux problèmes auxquels on aura à faire face seront les hausses des prix et du chômage, deux phénomènes ignorés au cours des 40 ans de régime communiste.Le but de son voyage en Pologne, en Hongrie et en Tchécoslovaquie, a déclare M.Wilson, est de « se rendre compte de ce qui arrive avec les réformes, de l’impact sur l’économie, de ce qu’ils pensent que les investisseurs canadiens peuvent faire pour les aider à obtenir un succès plus grand ou plus tôt, de ce que nous pouvons faire comme pays pour les aider ».« Je pense ici, a-t-il ajouté, à la privatisation, au transfert de technologie, à l’aide pour développer un système de production pouvant mieux réussir dans une économie de marché.« Il est réellement de première importance pour eux d’avoir accès à la spécialisation du secteur privé de différents pays dans la gestion, la production et le financement.» ENAP, LE CARREFOUR UNIVERSITAIRE DES GESTIONNAIRES PUBLICS VOUS DESIREZ UNE FORMATION DE DEUXIÈME CYCLE EN ADMINISTRATION INTERNATIONALE?Le diplôme de deuxième cycle en administration internationale (30 crédits) — assure une formation professionnelle adéquate, théorique et pratique aux gestionnaires qui oeuvrent, ou sont sur le point d’œuvrer, dans le domaine international que ce soit dans les secteurs public, privé ou associatif; — forme des gestionnaires capables de saisir la nature et l'évolution de l'environnement international afin de pouvoir répondre aux besoins actuels et futurs de ce secteur.Pour être admissible il faut: — être titulaire d'un baccalauréat ou l'équivalent, obtenu avec une moyenne cumulative d'au moins 30 (sur 4 0) ou l'équivalent; ou — posséder les connaissances requises, une formation appropriée et une expérience de gestion |ugée pertinente: — avoir trois ans d'expérience pertinente Date limite pour présenter sa candidature: Québec, Montréal et Hull: 27 avril 1990 Des rencontres d’information auront lieu dans les régions suivantes: Québec Montréal 11 avril 10 avril 19h00 19h30 Vous désirez des renseignements supplémentaires?Contactez — à Québec Martine Gallant (418) 657-2485 - à Montréal - à Hull Marie-Pierre Larose Nicole Dumas (514) 522-3641 (819) 771-6095 Université du Québec École nationale d'administration publique LE DEVOIR -?jrS Renseignements.(514) 844-3361 Administration.(514) 844-3361 Rédaction.(514) 842-9628 Annonces classées.(514) 286-1200 Publicité.(514) 842-9645 numéro sans frais._________1-800-363-C305 Abonnements Let numéros de téléphone suivants sont valables pour lo service do livraison psr camelot.Pour les abonnements postaux, contactez le (914) 944-7497 Montréal.(914) 332-3891 ou (914) 844-9731 .(419) 849-2090 Extérieur— m4 8* 8* ?* 8* 8* - * 17* 17* - * 5 5 11 11-1 10* 11 ?* 10* 10* 10* 10* 8 8 40 40 770 270 9* 9* - * 7X50 26 22 26 ?1 IX 195 195 195 1X195 195 195 1700 80 60 80 - 5 17500 6 S 6 121122 141* 41* 41* 4 * 20457 34 34 34 4 2 1000 155 155 155 - 5 45001 S25 24* 24* - * 12694 147 146 146 3000 MOW M* X* 41780 514* 14* 14* 4 * 2600 525 25 25 A 55X 515* 15* 15* 37700 530W X* »* ?* iec below 41X510W 10* 10*- * 5X513 13 13 - * 12049 518* 18* 18* 11500 53 50 53 - 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5 Colony P o 3500 46 46 46 Colray R o 8720 3* 3 3* Comlnco L 34299 125* 25* 25* - * Comnco A p 633123* 23* 23* Comnco B p 100123* 23* 23* Comnco H p 9500 113* 13* 13* 287 295 -10 I 8-5 60 60 -5 455 455 80 80 450 450 245 245 -10 25 25 13 13 - * 13 Comnco R 23416 305 Comnco R w 432100 12 Compu H o 33000 65 Compullog 1000 455 Conlogas o 2000 80 C Brlnco Ao 600 475 C Corme A 6341 255 C Corma w 7075 25 C HCl At 1656 113* C HCl B 143113 C HCO o 1000 140 C Nthland o 1572 43 Con Prot o 1000 31 Cons TVX 9400 17* Consoltex 200121* Cons Gos 4270 131* CPhrma A M3700 52 Contrns A f 1100 80 Con west A z25113* Conwst B I 400 112* Co enerco A 1100 15 Corol Gld o 1100140 Corby 300 130* Corel Sys 3000 15* Corncopo o 3100162 Corona A I 203950 19* Corono A p 300 18* Corona B p 2500 122* Corono C p 2500 124* Corona w 3453 14 Corna 92 w 1500 175 Coronet C 3600 210 Corp Food 1240110* Counsel 17200111 Coxheth o 21000 10 Croftech o 6000 75 CLIte I A 5350 124* Crownx A I 4506 16* Crownx 2 p 100119 Crownx B w 4200115* Cumulus o 4000 14 Cusac Ind o 2000 75 Czor Res 3257 113 DMR AI 2600 265 Dalmys 100 17* Dolmy Cf 133 17* Datotech o 1000 » Dotel o 1000 14* Deak Res o 5200 88 Delrina C o 5000 166 Denison A p 400 175 Denison B f 7254 175 Denison p 400 19* Denison B pi3650113* Deprenyl o 25580117* Derian 23700 17* Develcon 1000 67 Devran P o 6600 125 Devtek f 1000 15* ?24 Dexleigh 830 225 Dicknsn A 111100 15* Dlcknsn B 400 15* Dlscov W 14600 190 Dofosco 11918122* Dofosco 4* 200 156* Dofosco 260 7842 128* Doman A 5900 19* Domon B f 9340 19 D Expl fo 21040 9 D Textle 95551 113 Domtor 28219112* Domtar B 400119* Domtar pr 200118* Donohue B 4700111 Dunde Pal o 4000 48 Du Pont A 2100124 Durkln H o 2000 75 Dylex A f 10879 16* Dynlto 10 p 1900 17* Dynamic C z50 16* Dynmlc A (91000 16* 140 140 43 43 31 31 7* 7*- * 21* 21* 31* 31*- * 52 52 ?7 80 80 -10 13* 13* 12* 12*-* 495 4 140 140 -10 »* 30* - * 5 5* ?* 155 155 -7 9* 9* - * 8* 8* ?* 22* 22* 24* 24* 13 13-2 172 175 210 210 -5 10 10 - * 10* 11 ?* 10 10 75 75 ?10 24 24* - * 6* 6* 19 19 ?* 15* 15* ?* 14 14 ?1 75 75 111 11) -4 255 260 -10 7* 7*- * 7* 7*- * 30 » ?5 13* 13*-1 88 88 166 166 - 4 175 175 160 160 9* 9* 12* 12*-* 17* 17* ?* 7* 7*-* 67 67 ?7 120 125 5* 5* - * 225 225 - 1 5* 5*- * 5* 5* ?* 181 183 - 4 22* 22*-* 56* 56*-* 28 28*- * 9 9 - * 8* 9 ?* 7 9 12* 12*-* 12* 12*- * 19* 19*- * II* 18* - * 10* 10* - * 48 48 -2 23* 24 ?* 75 75 ?5 6* 6* 7* 7* 6* 6* 6* 6* ?* E F C Nth Star IX 55* 5* 5* EL Fin 4X569 69 69 C Ocdentol 25350 519* 19* 19* Eostmoq o 25X 265 2M 260 CP Fores» 26X135 34 35 ?* Echo Bov 1032X511* 18* 18* CP Ltd 235835 524* 74 24 - * Eco Corp 65X 450 445 450 Cdn Rosy 1009 56* 6* 6* Econ Inv z2 547* 47* 47* Concom o 2X514* 14* 14* 4 * Ego Res 0 9000 40 38 38 C Spooner z)67 10 10 10 Elders Ltd 10X1X IX IX CTIre A f 164153 521* 21 21 - * Elders A 49X 519* 19* 19* CUtil A f 25X519* 19* 19* Elcthm Y f 17X 59* 9* 9* C Util B 115XSX 19* X ?* Electhom zX 579 79 79 C Util 7.» 1X 574* 24* 24* 4 * Elks 49X 370 370 370 CUtil 2nd K21SX524* 74* 24* Emco 22X 58* 0* 1* CUtil 2nd L 2X 524* 24* 24* Empire A f 8X513* 13* 13* CUtil 2nd N 12X 123* X* 23* - * Empire 3 P 25X 524* 24* 24* Cdn Wn Bk JX 425 425 425 Encor inc 271322 257 252 257 CWN G 4 pr SX 58* 8* 8* Energx o 20X 9* 9* 9* CWN 5* P 2X511* 11* 11* - * Enrpls C G 1012 15* 5* 5* Canomax 60X 205 2X 2X ?3 Enfield 57X 355 350 350 Conam A f 5X460 460 460 -X Enfield 1 P 5X514 14 14 CanCoptl 1268 410 4X 4X -X Ennistel A 1 37X 340 340 340 Candol D o 50X 12 12 12 Enserv C 250 370 3X 3X Confor 61X 527* 27* X* - * Env Sot 1X185 185 185 Cantor pr 2X571* 21* 21* - * Equinox o 75X140 1» 135 Canhorn o Z5 46 46 46 Equtv Svr A 7950 285 275 285 Canlan Inv 10X325 325 325 Etoc Sols 228 57* 7* 7* Conron A Canstor S Canutlliti p Caro Coro A f Caréna Carplta C Cartier o Caseodes Cassidy L 5200119* 19* 19* 200 365 365 365 600 123 * 23 * 23* 1700116* 16 16 - 10400 115* 15* 15*-* 26350122* 22* 22* 11000 210 200 200 -» 10000 6 6 6 ?1 300 445 445 445 ?5 500 « 8 8 - * Euro Nev o 4000113* 13 13 Excel o 1000 111 111 111 -4 Exco Tec 1300 295 290 295 ?25 FCA Intl 100110* 10* 10* FPI Ltd 6000 16* 6 6 - * Fahnstk A 4200 190 185 185 -S Fairfax f zlO 115* 15* 15* Flcnbrd G 7550 285 271 271 - 7 Fed Ind A 148887 113* 13 13 - * Fed Ind C 1150121* 21* 21*-* TABLEAU DE BORD Variation Moi» annuelle précé.en % EMPLOIS, REVENUS Gains moyens hebdomadaires (î) jan.499,63 496,59 5,36 Revenu du travail (millions S) déc.30 011,3 30 319,4 9,4 Personnes occupées (en millions) fév.12,29 12,21 1,71 Chômeurs fév.1 131 OOO 1 164 000 2,8 INVENTAIRES Grands magasins (millions $) Appartenant aux jan.3954,3 4313,0 3,1 fabricants (millions $) jan.jan.38 721,1 37 764,5 1,4 Nouvelles commandes (millions $) 22 418,9 21 748,4 -4,0 Commandes en carnet (millions $) jan.30 390,3 30 102,7 -3,9 PRIX Prix à la consommation (1981 = 100).tév.155,8 154,9 5,4 Indice des prix des maisons neuves (1981 = 100) jan.153,5 152,8 8,7 Indice des prix des matières brûles (1981 = 100) fév.103,6 100,2 5,3 Matières brutes sauf combustibles fév.110,8 109,1 -4,6 Prix de vente des produits industriels (1981 = 100) tév.131,3 130,4 0,4 Cumulatif BATIMENT ET TRAVAUX PUBLICS Permis de bâtir (million $) nov.2 952,5 36 870,7 13,5 Mises en chantier dans les centres urbains (unités) jan.13 063 130 063 -4,5 ÉNERGIE Production de charbon (milliers de tonnes métriques) déc.5 840 70 475 -0,2 Production d’électricité (TW/h) Production de gaz déc 48,7 482,2 -1,4 (millions de mètres cubes) nov.11 652,8 120 900,6 3,8 Raffinage du pétrole (millions de mètres cubes) déc.8,7 99,6 3,9 COMMERCE EXTÉRIEUR Exportations, base balance des paiements (Millions $) jan.11 110,7 11 110,7 -4,8 Importations, base balance des paiements (millions $) jan.10 551,8 10 551,8 -0,2 PRODUCTION Chargements ferroviaires (millions de tonnes) jan.22,4 22,4 8,5 Acier (lingots — milliers de tonnes métriques) jan.1177,8 1177,8 -12,4 VENTES Ventes des grands magasins (millions $) jan.776,9 776,9 5,2 Livraisons des fabricants (millions $).Ventes de véhicules jan.22 131,3 22 131,3 -3.3 automobiles neufs (millions $) janv.1716,8 1716,9 11.0 Ventes au détail (millions $) déc 17 909,8 172 744,7 4.6 Les statistiques sont représentées en dollars courants et ne sont pas dé- saisonnalisées.Source: Statistique Canada.Fed Plon 110114* Finning L 1100114* Flron 2000 220 F Austria 8070110 F Austrl w 60570 I FCIgry A o 22000 13 F City Fin 600 19* F Cty Trco 4800 17* F Morth A f 500 17* F Mar 1100 300 F Mrcntl u 1400110* F Tor Mng 1000 59 Flonogon o 12000 68 Fleet Aero 400 156 Fleet Aero 1 2000 156 F let CCan A 2117116* F let C Inv 34300122* F let Cl B 2300 120* F let CFIn I 2400 121* F let CFIn B 3725 127* Focus nmc 649117* Ford Cnda 1001177 Fortls Inc 401 120* FSesn HI f 18800117* Fronça o 4600 120* 14* 14* 14* 14* ?220 220 9* 9* ?3 7 13 13 9* 9* - * 7* 7* 7* 7* 300 300 -10 10* 10*4 * 59 59 ?8 68 68 156 156 416 152 152 -3 16* 16* 22* 22* ?* 20* 20* ?* 21* 21* 22* 22* - * 17* 17* ?* 177 177 ?2 20* 20* 17* 17H+ * 20 20 -1 G H GW Util Go Iodic Geoc Comp Geddes o Geddes w Gendis A GMC Gibraltar Giamls Glenayre 248 134* 34 34* ?10800 410 400 410 -6000 1» 120 120 -14150 245 238 240 ?21467 60 60 60 ?3000 122* 22 22* - 2150 154 53* 54 ?Giant Bay O29700 96 90 94 < G font Yk 200 19* 9* 9*- 1503110* 10* 10*- 3800 247 245 245 -2800 111 11 11 Global Gov 10300 17* 7* 7*- Goldcorp f 29C0 15* 5* 5* < Goldcorp w 10000 29 28 29 < Gld Knight o 4150113* 13* 13*- Gkf Myra o 15000 11 9 9 GWn Nth o 500 155 155 155 Gldn Rul Goldex o Goldex 2 w 4000 14 Goldpost o 7000 21 Go (dsi I o 2000 40 8000 135 IX IX 6700 395 395 395 Goldstak Gldteck o Goodyear Grondmo Gronduc Granges Gronlte o GrophM o GL Group 77700 165 IX 165 17500 62 60 60 500 136 36 36 500 X X X 1000 210 210 210 5500 190 IX 190 f 4944 68 95500 13 11 12 ?2500IX 20 20 - Gt WLIfe 770 1900 124* 24* 24* -Gt W Llfeco 5650114* 14 14*- Greyhnd 500IX X X - Growth I 257 117 17 17 Growth p 2000125* X* X* 4 Guard Cop IX X* 5* 5* Guard CA f 1X450 450 450 Gulf Res 9109115* 15* 15*-Gulf R lp 3924 465 460 465 Gulfstrm o 54500 X X X - Gulfstrm w 10000 3 3 3 4 Haley 1450 380 375 375 - Holton R 1400 260 260 260 H Group A 208 19* 9* 9* Homond A f 4X7190 IX IX Hartco 2600 17 7 7 Hawker pr IX162* 62* 62* 4 Hoyes D 2750112* 12* 12*-HCore A of 38X110 IX IX Hees Inti 32X126* X X* ?* Hees w 91X X* 5 5 - * Hemlo Gld 356X114* 14* 14* - * High Rlvr o 10X110 110 110 - 5 Hlghrdg A 0191X2X 210 210 -5 Hllcrest o 7XIX IX IX -4 Holllngr I 432X 512* 12* 12* Hollngr w 40X150 345 345 -5 Hope Brok 57X140 135 135 -5 Hope B w 100X 75 75 75 -5 Horizon o 2ox n 88 88 Horsham f 10X0 510* 10 10* 4 * H Bay Co 10319 531* 31 31*4 * HBC A p 4X519* 19* 19* Hydro Ex o 10X115 110 115 415 I J ICG Ont 260 5X 534* 34* 34*- * ICG Ont 785 51X 523 72* 23 ?* ISG Tec o 44X175 171 171 Icon o 236X 50 48 50 4 1 Imosco L 4731 536* 36 36* 4 * Imsco L Cp 151 523* 23* X* lmp Métal 40X145 143 143 -3 lmp Oil A 12663 561* 61* 61*- * lmp Oil G Zl 561* 61* 61* Inco 92979 530* »* 30* Inco 7.85 8X521* 21* 21*4 * Innopac 600 55* 5* 5* Insplrotn 260 56* 6* 6*- * Inter Cobl P Z2X 50 50 50 Inter-Clty 53125 523* X* X* Inter C C 1350 539* 39* 39*4 * Intero A 15X515* 15* 15* ?* interoctn o 199X 67 56 58 - 9 Inter can 500 170 IX IX ?10 Interhome 54X 541* 48 48* ?* IBM z16 5122 121* 121* 1 Dunrn Ao 15X195 195 195 1 Forest A f 16577 57* 7* 7* Intl Lardr 30X X » » ?5 IMhgny B o 75X210 195 205 ?5 1 Movle Gr 7133 270 265 270 ?3 1 Pefro o 5000 188 188 188 4 1 1 Plotlnm O 26600 50 48 50 ?2 Intl Poftr 1X5 1» 175 175 -15 1 Retail o 24650 165 145 150 -12 1 Seml Tch 1100 57 7 7 - * 1 Verlfoc 60X 38 37 38 Intrqust O 250X X X 28 4 1 Intrswst D 2500 59* 9* 9*- * Invenfrnlc 250 245 245 245 Inverness 4X 55 5 5 - * In ver ns 175 6X510* 10* 10* ?* Inv Grp 31695 521* 21* 21*4 * Ipsco 763X 515* 15* 15*- * Irwin Toy 310 55* 5* 5*- * Ivoco A 1 6X510* 10* 10*4 * Ivoco C p 9X544 43* 43* Ivoco D .475 523* 23 X* ?* Ivoco E p 3X5X* X* X* Ivoco 2nd 3 7X515* 15* 15*- * Ivoco 2nd 4 21X 525 24* 24*- * Jonnock 12970 517* 17* 17* ?* Jonock IX 4105 512* 12* 12*- * Joscon o 10OX 48 48 48 ?2 Jonpol o 30900 47 65 65 -5 Jordon P A 10X 65 64 64 -3 Joss Enr 7X265 265 265 -10 Journey f 7375 512 11* 12 Joutel o f 39500 32 29 29 K L K RG Mnog 3X225 225 225 Kam Cred o20000 4* 4* 4* 4 * Kaufel G A 125 510* 10* 10* Keltic A of 1X450 450 450 ?25 Kerr Add 2XSX X X ?* K Anocon o 20X 52 52 52 -2 LSI Logic 17X 105 105 105 - 1 Lo Fosse o 8816 35 34 35 Lobott 9135 521* 21* 21* Loc Mnrl s 131327 513* 13* 13*- * loc Mnrl w 92X 305 300 JX -15 LOC M llw 44650 315 305 310 -15 Lafrg Con P Z49 522* 22* 22* Lofrg Corp 123 522* 72* 22*4 * LoWkJW A 10450 523* 23 X* Loidlw B ( 4479» 523* X* X* Loldlaw G 10725 5»* » »* Londmrk f 500 12 12 12 -2 Lour Bk 37X 514* 14* 14* LourGr B f 24X 57* 7* 7* Lour Life P 2X 524* 24* 24*4 * Lawsn M A» 5355 19 8* 8* L encourt o 50X 48 47 48 4 2 Levon o 216X 22 22 22 Liberian 1X515 15 15 ?* Lino mor 1X4» 4» 4» Lincoln C 11» 55* 5* 5* 4 * Linear T 9» tt* 1* 8* 4 * Loblaw Co 10034 515* 15* 15* 4 * Lob Co pr IX 524* 26* 26*- * Loewn Gr 11502 521* 20* 21*4 * Lwen Ondi 11X475 465 465 -X Lorvest 1672 521* 2) 21* Lonvest A 24X 521* 21* 21*- * M N MDS B f 367 112* MSR Exp 400X 260 MVP Cop 0 4X18 24 Mackenzie 550050 17* Mod eon H 342376 19* Mocmllon 169993118* Mcmln B Ip IX 03* Model In o 472X 17* Mogna A f 380X 350 Moher inc p SX 16 Malstc Con 10X 475 Molette f 9X111 Monltobo P 57X124* MonrkJg o SOX 13* Mfg Life A 13X124 M Lf Gard 1X144* Morltlme f 5404 117* Morflm A » z8 18* Mark Res 46X110 Mork Wrk f 31X 250 McChlp 12* 12*-250 250 -X 24 4 7* 7* i 9* 9* 18 18 -X* X*-6* 6* < 345 345 -6 6 475 475 -10* 10*-24* 24*-13* 13* 24 24 44* 44* -17* 17* 4 8* 8* 9* 9*-240 245 937 15 15 15 - 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* 54 4 * 20*- * 31*4 * 51*- * 60*- * 19*4 * 22 .X*4 * 28* ?* 19*4 * 67*.6*.31*-* 16*- * 5*- * X*4 * 40*4 * 25*.79*4 1* 15*4 * 57*4 * 46 - * X* 4 * 32*4 * 23*- * 2*- * 42*4 * 24*4 * X*.17 - * 45*4 * 29*4 * 13*4 * 19*- * 41*- * PS Vente» Mout Sa» Fern».Ch.Crone s .75 14 197 X* X* XW- * CwnCrk 16 139 58* 57* 57*—1 Curlnc 1.10a 6 12* 12* 12*- * Cyprus S .10 4 440 27* 26* 27 .DataGn 1359 8* 8* 8* 4 * Datopt .453 3* 2* 2* 4 * Deere 2 14 1850 74* 74 74*- * DeltaAr 1.20o 8 536 71* 71* 71*- * DensMI l.X 12 305 21*d21* 21*.DeSoto .40 .1593 44* 42* 43V*—1* DetEd 1.78 10 2867 25* X* 25*.Dexter .88 12 XI 21* X* 21 4 * DlanaCp 4 4* 4* 4*.DlgtlCm 8 14X X* X X -* Digital 11 3826 80* 78* 80 4l* Disney .58 X 8298 114* 113* 113*- * Divrsln 19 7 4* 4* 4*- * Domtar .50.785 10* 10* 10*.Donllev .96 16 218 45* 45* 45*4 * DowCh S2.60 7 2002 65* 65* 65*- * Dravo 15 265 1 3 12* 12*-* Dresr 1.10 21 1287 50* 49* 49*-1 du Pont si.60 11 4216 38* 38 38*4 * Duq pf 2 zX 21* 21* 21*4 * E F EGG .76 15 EKodak 2 X ElecAs 15 EmrsEI 1.26 15 Endesa .59e 8 Ensrch .80 26 Equlfx s .48 X Equitec Ethyl 60a 13 Excelsr 1.40e Exxon 2.40 X FMC 8 FPL Gp 2.X 10 Feders .48 13 FedExp FBosIF FlghtSI Fluor FordM Foxbro FMRP 2.88e 13 FundAm .68 X G H 304 37* X* 4561 39* 39* XI 3 2* 1162 39 X* 438 19* 19 21X X* X* 1066 1 7* 16* 6 13-32 * 1190 24* X* 1 15* 15* 7847 46* 45* 574 X* 35* 12X 32* 32 202 15* 15 9X 56* 55* 263 7* 7* 619 u57* 54* 1146 U44* 43* 3794 47* 46* 116 X* 22* 3039 21* 19* 312 32* 32 X*.39*- * 3 ?* 39 .19 .X* 4 * 16*- * *-1-32 24*4 * 15*.46*.X*- W 32*.15*.56*4 * 7*.56 4l* 44 4 * 47 4 * X 4 * 21*41* 32*4 * GATX 2.X 11 84 67* 67 GEO 193 3 2* GTEurn 618 15* 15 GTE 2.92 16 2501 65* 64* Gallogr .60 16 113 X X* Goloob 4 417 7* 7* Gannett l.X 16 17X 39* X* Gemll C .19 3 IX 13* 13* Gémit I 1.62e IX 12* 12* GenCrp .60 9 X2 12* 12* GnDvn 1 5 27X X* 37* GenEI 1.88 15 6003 64* 64* GnHost .32 IX 317 6* 6* Gnlnst .50 9 487 30* X* GnMIlls 2.X 18 1X1 76* 75* GnMotr 3 7 6682 46* 46 GM E S 17 1560 29* 29* GM H .72 12 96 X* X GPU 2.60 9 1011 45* 44* GenIRe 1.52 13 1054 84* X* GnSIgnl 1.80 13 426 54* 53* Gen sco 7 414 6 5* GenuPt l.X 15 7X X* X* GaPoc 1.60 6 1906 41* 40* Glllete .96 X 24X uS3* 52* Gdrich 2.12 6 1X5 42* 41* Goodyr 1.80 10 2086 X* X* Gotchk 31 13 10* 10* Groce 1.40 10 949 29* 29V* GIAIPc .X 15 X4 57* 56* GtWFn .80 21 1947 16 15* Grevh l.X 11 6X 31 30* Grumn 1 8 103 15* 15* GrdPr s .50 16 X u17 16* GulfRs 15 7* 7 Halbtn 1 X 3106 45* 45* Hanna .50 7 196 24* 24* Honfrd s .44 17 74 X* X* Hanson 90e 15 2311 19* 19 Horrls .96 40 481 X* 32* Horsco l.X *676 X* 67 -* 2*- * 15*4 * 65*4 * X*- * 7*- * 39*4 * 13*- * 12*.12*4 W X*4 * 64*4 * 6*.X*4 * 76 4 * 46*4 * 29*4 * X - W 44*- * 84*4 * X*.5*- * X*.41 - * 52*4 * 42 .X*- * 10*.29*4 * X*- * 16 4 * 30*- * 15*- * 16*4 * 7 ?* 45*4 * 24*4 * X*4 * 19*- H X*- * 25*4 W PS Vanta» Mowf •a» arm.Ch.PS Vanta» Havi Sa» Farm.Ch IntpbG s .41 14 304 33 ?2* 33 StdPrd .92 11 IX 24 X* Intrton 9 248 38* 37* 37*— * StonlWk l.X 13 495 34* X* 34*4 * IpcoCp X 7* 7* 7*4 * StaMSe 1.04 4 10* 10 10* JohnJn si.16 11 51X 51* 57 58 ?* StrlC* 1 7 *225 7* 7* 7*4 * K L StneW s 1.20 25 45 15 34* 34*- * StoneC .72 5 551 21* 21* 21*4 * Stor Te n 14 SX X* X* 27*4 * KLM Ile 7 « 11* 18* 18*- * SunCo 1.80 40 805 37* 37 K mort 1 64 21 7720 34* 33V* 34* ?* SunAAn 841 3* 3* w-1» KonPIp n 207 17* d!6* 17*- * Svntex 1.50 19 3858 51* 50* 51*4 * KoulBH .30 5 647 13* 13 13 TJX ,40a 11 2022 16* 16* 64* 62* 63*41* TRW 1.72 12 542 50* 49* 49*- * KerrMc 1.32 14 2247 u5JW 52* 52* TocBt M 444 9-32 * 9-32 KimbCI 2.72 1311» 66W 66 66 Tondy .60 9 843 33 32* 32* « * Kuhlm ,06e 12 104 10* 10* 10* TchSvm 9 11 8* 8* 1* LAC g .14 J47 11* 11* 11*- * Tektmx .60 33 510 13* 12* 13 .vILTV 2065 1* 1* 1* T«W»n t 15 412 70* 70 70*4 v.vjLTV Pt 1 14* 14* 14* Telef 1.07e 131922 X X* Hft vILTV pfB 6 2* 2* 2* Tempi 1 s » 413 32 31* X 4 * vILTV pfD .n 2 2 2 Tennco 3.04 15 2774 67V* 66* 67 4 * LomSes 12 71 7* 7* 7* Texoco 3o 134119 59* 59 59 — * Leornl 48 12 X 15* 15* 15* Texlnst .72 12 2796 15* 35* 35*- * LeeEnt .77 1 6 44 X* 27* 27*- * Textron 1 8 640 23* X 23*4 * Lilly s 1.64 21 3238 67* 66* 67 4 * Thlokl n .30 .579 12* 12 12 - W LUI» wt 1772 60 58* 59 ?* Tlfony s .20 X IX 43* 43* 43*4 * Litton 10 » 74 X* 73V*- V* TlmeW 1 1326 94* X* 93*4 * Lockhd 1.10 1250 283 37* 37* 37* Tlmken .92 14 244 29* X* X*— * Loews 1 9 323 1W* IX* 109*- * Tonko 14 1142 13* 13 13 .Lorol 80 10 1277 30* » »* ?* TWA pl 2.25 63 14* 14* 14*4 * LoLond 1 28 486 44* 43* 44 4 * Tronsm 1.92 9 700 X 37 37*4 1 Lubys .64 15 37 25* 24* 24*- * Tronlnc 2.14 11 7 X* X* X* Lukens 1.40 9 168 40* 40* 40* Trnscop 1.69e .» 4 4 4 M N Transco 1.36 14 3» 42* 41* 42 -* Tronscn ,.264 1* 1* 1*4 * Travler 2.40 1X19 X* X* nft MCA .68 1 9 2919 50* d40W 50*4 1* TrICon 3.39e 178 X* X* X* 4 * MDC 262 1 * 1 TrltonG .56 10* 10* 10* MDU 1.42a 11 196 21* 71* 21* TrltEng .10b 11 94 15 14* lift- ft MNC S 1.16 5 2842 17* 16* 16*4 * Tultex .36 44 3» 8* 7* 7*- * Monvlle 4 477 8W 7* 7*- * Marcde 11 73 1* 1* 1*.MrshMc 2.50 18 779 75* 74* 75 el* MortM l.X 7 7X 43* 42* 43* 4 * Masco .52 18 910 25* X* 25* 4 * MosCp 210 X 24* X* 24*4 * Mattel 14 XI X* 22 22 .Maxus 1154 11* 11* 11*.MayDS 1.» 14 895 50* 50* 50* 4 * Maytog .90a 13 2748 14* 15* 16 .McDkf .X 11 X 4 5* 5*.McDnl s .31 16 6504 31* 31 31*4 * McDnD 2.12 54 541 56* 56V* X*.McGrH 2.14 54 3X 53* 52* 53* 4 * Meod .88 10 1757 X* 31* 31*.Mesrx .44 11 62 X* 22* 22*- * Melvlle 1.42 14 477 49* 48* 48*- * Merck 1.10 19 4774 X* 72* 73* 4 * MerLyn 1 12 2360 X* 22* 22*4 * MdwAIr .2X 12* 12* 12*- * MMM 2.92 1 5 2268 82* 81* 819V-* Mitel .110 2* 2* 7*4 * Mobil 2.60 14 23X 61* 60* 61*4 * Monsan 3.40a 11 685 101* 107* 107*.Morgan 1.12 .XX 35* 35 35* 4 1* MorgGr .2Se .63 9* 9* 9*- * Morton .H 19 500 37 36* 37 .Motel 6 l.X 90 424 12* 12* 12*4 * Motorla .76 17 2402 65 64* 64*- * NBI .72 5-16 9-32 5-1641-32 NCR 1.40 13 1156 X 69* 69*- * NL Ind .60 7 348 17* 17* 17*.NUI 156 12 15 17* 17* 17*4 * NACCO .X 9 8 57 56* 56*4 * NolEdu .139 5* 5* 5*— * NolFGs 1.34 12 152 Nil 17 218 NMedE .77 15 2339 NtSeml .2780 NtSvIn .92 14 161 Novlslr 413X17 NwmfG .05 39 XI NIoMP 171518 NIoMpf 3.40 .1480 NIoMpf 4.10 .z300 NorTel .X 18 654 Nthgat g .109 Nova g .52 5626 NuvNY .680 IX Nvnex 4.56 70 1310 24* 24* 16* 16 33* X* 7* 7* 27* X* 4* 4* 44* 43* 13* 13* 36 35* 40 39* 26 25* 4 5* 7* 6* 10* 10 83* 82* 24*— * 16*- * 33*4 * 7*- * 27*4 * 4*- * 43*—1* 13*- * 35*-* 39*- * 25*.5*- * 69V-* 10 .83 4 * O P OcdPet 2.50 29 3225 X* 27 OhloEd 1.96 9 2994 19* 19* Olln 2 - 9 399 53* 52* OutbdM .X 8 217 24* 23* OwenC 5 381 21* 21* Oxford .50 10 2 10* 10* PPG 1.52 10 741 42* 42* PocEnt 3.41 IS 446 46* 45 PocGE 152 11 4662 22 21* PocScI 25 71 14* 14 PocTel 2.02 15 3X1 45* 45* PonAm .913 3 2* Pan EC 2 34 250 X 27* PorCom .X 25 26X 45* 44* PorkDrl .414 10 9* Penney 2.64 11 XI «7* 47* Pennzol 3 13 253 77* 76* PeooEn 1.66 9 209 X 22* PepsiCo 1 20 X57 u66* 64* Pfizer 2.40 14 7113 51* 57* PhelpD 3a 8 1553 61 X* PhilaEI 7.20 7 16408 16* 16* PhllMr sl.X 13 15182 42* 41* PhllPet 1 X 2342 26* 25* PllgRg 1.08e .128 l*d 8* PltnvBw 1.» 20 505 46* 46* Pimtn .» 168 289 16* 16* Polaroid .MX 1474 45* 45* Portée 41 63 2* 2* PortGC 1.20 -.624 17* 17 Prlmco .32 10 14X 28* 28V* ProctG sl.X 18 3912 69* 68* PSEG 2.08 10 1086 26* 26 PugetP 1.74 11 341 20* 20* PHICB .15 195 4* 6* 27VV— * 19*- * 57*—1 23*- * 21*- * 10*.42*- * 45*- * 21*- * 14*- * 45*- * 3 .28 4 * 45 ?* 9*- * 67*4 * 76*- * 22*4 * 66*4 1* 58*4 * 60*4 * 16*4 * 41*4 * 26 4 * 8*- * 46*4 * 16*- * 45*- * 2984 * 17 .»*- * 69*4 1* 26*- * 20*.6*4 * Q.R QuokrO 1.40 20 2119 51* QkRelly .28o 11 45 13* RAC lnl.20o .99 10* RolsPur 1.15 16 607 85* RongrO .04e 24 556 4* Raythn 2.40 81074 65* RdgB n .3X 2* RelchTg 1.76a 8 147 14* Rxene 9X2* RevMtl 1J0 4 17X 53* RiteAld .W 14 534 33* RochG 1.56 9 416 19* Rockwl .X 81142 X* Rorer .14 26 5075 69* RovID 3.34e 4 2283 75* Ryder .M X 1058 19* Rvmer .55 9* Rvmr pfl.17 .8 9 49* 50* 41* 13* 13*.10* 10*4 * 84* 85* 4 1 6* 6*.64* 64*-* 2* 2*- * 14 14 -* 2* 2*.52* 53* 4 * 32* 33* 41* 19* 19*-* 22 72V*.69 69 -* 75* 75*-* 19 19*4 * 9* 9*4 * 8* 9 4 * S T HecloM ,05e 359 14 13* 13*— * .84 18 1936 X 32V» 32*4 * SCEcp 2.56 11 1142 37* 37 37*4 * HelneC s .X 12 215 X X* X*— * SoboR 1.42e 9 x9 ll*d11* 11*4 * Herculs 2.24 , 12» 36* X* X*— * Salomn .64 8 1475 21* 21* 21*4 * Hrshev .78 18 1440 X* X* X* 4 1 SDIeGs 2.X 13 X7 41* 41* 41* HewIPk .42 13 4971 44* 43V» 43* SJuanB .18e 43 229 7* 7* 7*- * Hilton 1 X 740 X* 52* 52*— * SAnllRt 2.08 17 29 27* V V - * Hitachi ,70r 27 759 108* 107 107 4 1* SFeEP .80 .» 7 6* 6*- * X 13 23» 18* 18 18 — * SoraL s .84 1 6 3668 29* 29 29* H on well 2.75 15 12X 89* 88* 88*—1* SchrPlg 1.» X 1574 83* 81* 83*4 1* 1 .134 4* 4* 4*— * Schlmb l.X 2?»19 52 51* 51* Houslnt 2.14 8 1860 50* 49* 49*— 1* ScottP .80 9 6X 45* 44* 44*- * 2.96 10 852 37* 32 X* SeaCnt ,45e 9 1046 63* 63* 63*- * I J Seogrm 1.40 11 227 78* 78 78 ?* Seors 2 9 4X7 38W 37* J7W- * Sec Poc 2.a 6 2368 35* 34* 3SV* ?* IBP 60 X 243 16* 16* 16*- * Shelby .24 15 493 9* 9* 9* ICM 70e 194 6* 6* 6*- * ShelITr 2.43e 11 114 44* 44* 44*4 * ICN Ph 44 3* 3* 3* Shrwln .76 1 4 3» X* 35* 35Vz- * INAIn 1.68 X 16* 16* 16*4 * Smlthln 539 13* 13 13* ITT Cp 1.60 9 907 54* X* 54*4 * SmthBc .55e 21 78 41* 40* 41 INCO 1 4 919 26* 26 26* .SnopOn 1 08 13 406 34* 34 34*4 * IngerRd l.X 14 762 54* 53 X*-1 SonyCp .31e 25 579 54* 53* 54*41* InldStl 1 40 11 1019 34* X* X*- * Source 3.60 15 41 40* 40*4 * interco 529 * 916 * SoestBk 1.12 41158 14* 13* 13*4 * IBM 4.84 16 7818 105* 105* 105*- * SouthCo 2.14 10 1470 25* 25* 25*4 * IntFlov 2.16 17 1148 61* 60* 60*- * SoRy pf 2.60 3 31* 31* 31*- * IntMIn 1 16 338 55* 55* 55*4 * SwBell 2.76 16 2372 57* 57 57*4 * IntMult 1.18 14 34 »* X* 30W Spcogue 05e 17 4* 4* 4*- * IntPap 1.68 7 1509 51* 51* 51*4 * StdPoc 2.15e 4 777 14* 14 14*4 * U V UAL Cp UNCInc USG USX l.X UnINV 2.42» UCorb 1 UnPoc 2.32 Unisys 1 Unisv pf3.75 UfdMM USWest 4 UnTech 1.10 Unocal s .70 Upiohn 1 Valero .10e Vorco Varlon .26 Vorltv VlstoCh 1.80 W X 114105 162 159* MT -2* 339 5* 4* «*- * 1 126 4* 4* 4*4 * 10 3663 35* 15* 15*— * 141140 71* 77* 77*— * 5 3126 21* 21* 21*— * 122120 69* 61* 62*4 * 2323 15 14* 14*4 * .309 35* 35* 35*- * .53 1* 1* 1W- * 12 1200 75* 74* 75*- * 111545 56* 56* 54* 28 5341 31* »* 31 .X 3401 31* 31* 38*.15 693 14* 14* 14*- * 99 216 » 1* 8*- * 114160 26 25* 25*4 * 9 5745 3* 2* 3 — * 4 165 X 34* 34*.Wobon n Wainoc WolMrf .28 Wolgrn .00 WrnCpt .321 WornrL 3.04 WeinRI 1.18 Wendvs .24 WstctE g .80 WUnton WstgE 2.X Weyerh 1.20 vlWhPIt Whltmn 1.02 WilcxG s .10 Wllllom l.X Wlndmr Winnbg .20 Wltco 1.72 Wolwth 1.88 Xerox 3 Y Z I 394 0* 19 SOI I* 28S09SU49* 17 427 43* 13 35 4 I11044 IX 32 106 30* 15 937 4* II 4 II* .14X * 121119 75* 9 3326 26* 157 10* 111372 26* 9 154 12* X 4X1 X* 17 9613 8* .152 5* 10 319 34 12 959 61* I 921 54* I* I*-* • I -* 48* 48* 4 * 42* 42* 4 * 3* 4, ?* 107* 107*4 * »* 30*4 * 4* 4*.II* 11*4 W * 9-16-116 74* 74*- W 25* 25*-* 10* 10*-* 25* 26* 4 * 12* 12*-W 32 32 7* 8*41 5* 5*- * X* 13*4 * M* 61*4 * 54* 51*4 * ZenlthE .567 9* 9* 9*4-* Zeros .X 12 301 13*dl2* 13*,., Zumln .76 19 204 42 41* 41*?./.?SALES NEW YORK (AP)-NY Stock sales Approx final total .114.970.0X Previous day.1X.49O.0X aï::: :::::::: » Y*or ogo .lattWM, Twg y«gr« ago.144.J7IU» Jon I to dot.10,174.775.000 lftt to Oofg .11,170,744000 INI to dot.17.241,714000 DIVIDENDES Dividendes de société'dé ; clarés, hier, trimestriels; sauf indication contraire.' Amax Inc., ord.: 20 cérits US; payable le 1er juin aux> actionnaires inscrits le.l0< mai.Anglo-Canadian Tel-! phome Co., 2,65 $: 66,25 cents; 1er mai, 17 avr.Alberta Energy Co.Ltd, 7,75 pc : 48,4375 cents' -1er juill., 8 juin.Atlantic Shopping Cetf très Ltd, priv.: 57,8125 cents; 30 avr., 17 avr.B.C.Sugar Refinery Ltd, classes A et B: 28 mai, 4 mai.r Bombardier Inc., priv! 1ère série: 65,0125625 cents; 30 avr., 17 avr.Phillips Petroleum Co., ord.: 25 cents US; 1er juin, 1er mai.L’ARGENT TORONTO (PC) -Handy and Harman cotait l’argent métal, hier, 5,988 $ l’oz et 192,52 3 le kg, comparativement à 5,990 $ et 192,58 3 respectivement, vendredi en clôture.Ces cotes sont en dollars canadiens.BENEFICES Dylex Ltd, exercice clos le 3 fév.: 1990, perte nette 60.7 millions 3 ou 1,28 3 par action; 1989, bénéfice net 29.8 millions 3 ou 63 cents par action.TAUX D’INTERET «« ?• w i» fgwK Institutions Dépôts à terme 30-59 Certificats de placement garanti* 1 an 3 ans 5 ans Prête nypouiecatres 1 an 5 ans Prêts personnels Taux min.Banques .• V ’ CIBC 10,00 11,50 11,50 11,50 13,50 13,75 — Comm.Italienne 10,25 12,00 11,75 11,37 13,50 13,75 16,00 Laurentienne 10,00 11,50 11,75 11,25 13,50 13,50 15,00 Montréal 10,00 11,50 11,50 11,50 13,20 13,75 14,75 Nationale 10,25 11,50 11,75 11,25 13,60 13,60 15,00 BNE 10,00 11,50 11,25 11,25 13,50 13,50 14,50 Royale 10,00 11,50 11,50 11,50 13,50 13,75 14,75 TD 10,00 11,50 11,50 11,25 13,25 13,75 14,25 Féd.des caisses 1 A ?- pop.de Mtl*** 10,00 11,50 11,75 11,25 13,50 13,50 15,25 Fiducies Trust Bonaventure 12,25 12,12 12,12 11,87 — _ Trust Prénor 12,50 12,25 11,75 11,75 13,75 13,75 — Canada Trust 10,25 11,75 11,50 11,50 13,25 12,50 15,75 ’ Fid.Can.Ital.10,00 11,50 11,25 11,25 13,25 — 16,00 Central Guar.Trust 10,00 12,00 11,50 11,50 13,50 13,50 14,25 Fid.Sun Life 12,00 12,30 11,75 11,75 13,25 13,75 ' Fiducie Desjardins 10,25 12,00 11,75 11,50 13,50 13,50 — Trust First City 9,75 11,00 11,00 10,75 — — Trust Général 10,50 11,50 11,50 11,50 13,25 13,25 14,25 Trust Standard 10,25 12,00 11,75 11,75 13,50 13,75 — Guardcor 11,00 11,50 11,25 11,25 13,25 14,00 Guardian Trust 11,75 12,12 11,75 11,75 13,25 14,00 « V Trust Laurentien 10,25 11,75 11,75 11,50 13,50 13,75 — Métropolitaine 11,25 11,75 11,50 11,50 13,75 12,87 .I.I Montréal Trust 10,50 12,00 11,75 11,62 13,25 13,25 Morgan Trust 10,00 12,00 11,62 11,62 — — Trust National 9,50 10,75 10,25 10,00 12,50 11,75 13,50 Société Nat.Fid.10,25 12,00 11,50 11,50 13,50 13,50 Trust Prêt Revenu 10,75 12,25 11,87 11,62 13,50 13,75 —>icLp Trust Royal 10,50 11,75 11,75 11,75 13,50 13,75 14,25 - Sherbrooke Trust 10,50 11,50 11,50 11,50 13,25 13,50 14,26 1 Fiducie Wellington 12,25 12,50 12,00 11,75 13,50 13,50 Société d’épargne Fin.Prêts Eparg.10,00 11,50 11,25 11,25 13,25 13,25 15,OOri * Certifiait Pm Gm non enailtsable pour la période Inveetfe; ** aasurance-vie non Incluee; *** Taux recommandée par la Fédération dee calteee populaires Desjardins de Montréal et de l'Oueet du Québec.Lee taux non fournie n’étalent pae encore disponibles au moment de la cueillette des données.En vigueur dès le 9 avril 1990; su|et à changements sans préavis.Compilation: Presse Canadienne - > I 429 Le Devoir, mardi 10 avril 1990 ¦ 15 tt* * Bombe meurtrière PHOTO AP L'Armée Républicaine Irlandaise (IRA) a revendiqué hier un attentat à la bombe qui a coûté la vie à quatre soldats d'une patrouille de de l'Ulster Defence Regiment (UDR, auxilaire de l'armée britannique) près de Downpatrick, à une cinquantaine de km au sud de Belfast.Une bombe de très forte puissance, probablement déclenchée à distance, a explosé à 07H40 locale sur une route de campagne au passage de deux Land-Rover blindées de l’UDR, selon la police.La première a été projetée dans un champ par la force de la déflagration, « écrasée comme un boîte de sardine » selon un témoin, et ses quatre occupants ont été tués sur le coup.Quatre autres soldats, qui se trouvaient à bord du second véhicule, ont été hospitalisés en état de choc.L’explosion a creusé un cratère de cinq mètres de profondeur dans la chaussée, selon des témoins (photo), et deux automobilistes civils qui suivaient la patrouille y ont échappé de peu.Peterson réagit au virage de Terre-Neuve sur Meech TORONTO (PC) — Le premier ministre ontarien David Peterson s’est oil attristé par la décision de Terre-Neuve de retirer son appui à l’Accord constitutionnel du lac Meech.Le.geste, s’il ne le surprend pas, meU beaucoup plus de pression sur la situation » et rend les choses plus difficiles, a déploré le premier ministre Peterson dans sa première réaction à la décision de Clyde Wells.Mais M.Peterson a du même souffle reproché au ministre de l'Environnement Lucien Bouchard de ne pas contribuer, lui non plus, à apaiser les tensions.M.Bouchard a déclaré vendredi que les Canadiens pour- raient bien devoir choisir entre Québec et Terre-Neuve.« Je ne trouve pas les commentaires de M.Bouchard très utiles», a-t-il dit.Critiqué pour avoir accepté de participer à une prochaine soirée-bénéfice intitulée « Divertissement Meech » en faveur de M.Wells, M.Peterson a rétorqué que ses divergences d’opinions avec M.Wells au sujet de la nature du Canada et des solutions à la crise constitutionnelle ne devaient pas l’empêcher d’essayer de collaborer avec ses collègues pour tenter de bâtir un Canada plus fort.SPORTS Le président colombien célèbre «un énorme pas en avant» dans la lutte contre la drogue LONDRES (AFP) — Le sommet international consacré aux moyens de réduire la demande de drogues et de lutter contre la menace de la cocaïne qui s’est ouvert hier à Londres constitue « un énorme pas en avant », selon le président colombien Virgilio Barco, véritable symbole de la lutte contre la drogue dans le monde qui a été très applaudi par les 500 délégués venus de 112 pays.Admettant l’échec des actions visant uniquement les producteurs et les trafiquants de drogue, le président Barco s’est félicité qu’on s’attaque enfin à l’autre aspect du problème: trouver des solutions concrètes pour réduire la demande, par l’éducation, la prévention et la réhabilitation des anciens drogués.Le secrétaire général de l’ONU, Javier Perez de Cuellar, a également souligné la nécessité « d’unir toutes les forces », nationales et internationales, non seulement pour réprimer le trafic de drogue mais aussi pour prévenir son usage.Évoquant les « centaines de millions de dollars de ce trafic qui, sorte de cinquième colonne, infiltre les systèmes financiers des pays industrialisés et déforme les économies des pays en développement », M.Perez de Cuellar a estimé que la drogue consommée par au moins 40 millions d'utilisateurs dans le monde engendrait un chiffre d’affaires de 500 milliards $ pas an.« Seul le commerce des armes dépasse cette somme », a-t-il ajouté en déplorant que les plus grosses énergies productives ae cette fin de siècle soient consacrées à la « propre destruction» de l’humanité.En ouvrant ce sommet mondial anti-drogue, lé premier ministre britannique, Mme Margaret Thatcher, a annoncé une aide supplémentaire britannique de 4,5 millions de livres (8,5 millions $) à la Colombie.Mme Thatcher a exhorté les délégués à de « longues années de patient effort » pour réduire la demande, ce qui est « moins spectaculaire et médiatique que l’arrestation de trafiquants » mais nécessaire pour en finir avec ce fléau.En ce qui concerne la « menace de la cocaïne », le ministre italien de l’Intérieur, M.Antonio Gava, a fait état de chiffres « inquiétants » fournis par Interpol.Selon cette source, les saisies de cocaïne en Europe sont passées de 1,51 en 1986 à 6,31 en 1989 et à 41 pour le premier trimestre de cette année.La production mondiale de 700 à 800 t par an est probablement sous-estimée, a-t-il dit.Évoquant la guerre que mène le gouvernement colombien contre les trafiquants de drogue, M.Gava a rappelé qu’environ 2000 policiers ont été tués en cinq ans ainsi que de nombreux juges, journalistes et hommes politiques.Le ministre italien a demandé une harmonisation des législations permettant de contrôler la production et la distribution des produits chimiques nécessaires à la production de la cocaïne, ainsi qu’une harmonisation des lois permettant de saisir argent et propriétés acquis lors d’opérations de Blanchiment des narco-dollars.« Dans ce cas, il devrait être possible de briser le secret bancaire des institutions de crédit », a-t-il dit.Des parents projettent l’ouverture de sept écoles francophones en Alberta REGINA (PC) — Des parents francophones se sont réunis au cours de la fin de semaine pour mettre au point le projet d’établissement de sept écoles de langue française en Saskatchewan pour l’année scolaire 1990-91.M.Gérard LeBlanc, président de l’Association des parents francophones de la province, a indiqué qu’on l’avait informé de l’intention du gouvernement d’amender la loi de l’éducation afin de permettre à la minorité francophone de la province de contrôler ses propres écoles.« Nous croyons fermement que ça se produira durant la présente session parlementaire», a-t-il ajouté.Le mois dernier, un comité francophone avait recommandé la création d’une école francophone à Regina, Saskatoon, Prince Albert, North Battleford, Bellevue, Vonda et Gravelbourg.« Nous espérons que le gouvernement agira rapidement, a noté M.LeBlanc.Il est encore possible d’avoir quelques-unes de ces écoles prêtes pour l’automne.» C’est en 1979 que les parents fran- cophones de la Saskatchewan avaient parlé pour la première fois d’avoir leurs propres écoles.Cette démarche a connu une évolution rapide en 1988 quand un juge de la Cour du banc de la reine a conclu que les francophones avaient le droit d’administrer leur propre système scolaire.En août 1989, le gouvernement provincial a adopté le rapport d’un comité francophone recommandant l’établissemment dans la province de filusieurs commissions scolaires rancophones fonctionnant dans le cadre des commissions scolaires anglophones déjà en place.Les commissions scolaires francophones auront les mêmes droits qu’une commission scolaire habituelle créée selon les normes de la loi de l’éducation, mais elle ne pourra pas toutefois percevoir de taxe.A la place, les districts scolaires englobant une école francophone recevront des paiements par tête d’étudiant équivalant aux taxes locales perçues par étudiant.Des subventions du ministère de l’Education combleront tout écart entre ces paiements et les coûts de fonctionnement.Bien que les habitants indiquant le français comme langue maternelle constituent une mince portion de la population de la province, soit environ 2 %, ou 23 000, a souligné M.LeBlanc, le projet ne sera pas coûteux à long terme.Il a rappelé qu’actuellement, 38 % des jeunes francophones étudiant dans le système anglophone avaient besoin de cours spéciaux.Si les francophones ne peuvent pas contrôler leur éducation en Saskatchewan, a affirmé M.LeBlanc, la population francophone disparaîtra rapidement dans cette province.« Dès la minute où les jeunes fréquentent une école anglaise, ils sont perdus, pour toujours.L’anglais est la langue de la rue.Aussi, nous, en tant que parents, ressentons le devoir de tout faire pour aider nos enfants à apprendre le français à l’é-colç.C’est de première importance.C’est une question de survie.» EN BREF.Vengeance contre un percepteur d’impôts ?WINNIPEG (PC) - Un homme de 45 ans a été traduit devant le tribunal, hier, relativement à l'explosion d’une bombe, en mai dernier, à la maison d’un percepteur d’impôt.Evelyn David Evans, ae Komamo au Manitoba, a été accusé de tentative de meurtre et de possession d’explosif sans motifs légitimes.L'explosion a causé pour environ 50 000 $ de dommages a la demeure de M.Wayne Pouteau.Le père, la mère et les quatre enfants dormaient au moment de l’explosion.Personne n’a été blessé.M.Pouteau fait partie d’une équipe spéciale du ministère fédéral du Revenu chargée de dépister les fraudeurs et l'explosion pourrait être reliée à son travail.Il arrive parfois, a signalé un porte-parole de Revenu Canada, que des percepteurs d’impôt soient agressés par des contribuables.Son nom appartient à son mari PROVIDENCE, États-Unis (AP) -Une Américaine qui désire reprendre son nom de jeune fille car il n’y a plus d’hommes dans sa famille pour le porter, a reçu de la justice l’ordre de présenter une permission écrite de son mari.Lucille Anne Riccitelll a fait appel de cette décision devant le tribunal de Providence, dans l’état américain du Rhode Island).Son mari, Edward Martin, serait pourtant heureux de lui accorder l’autorisation demandée, mais, comme l’explique l'avocat de la requérante, « eue estime ne pas avoir à solliciter cette permission ».Cenbralde i»u • Dufresne s’étonne de Robillard de la Presse Canadienne DONALD DUFRESNE avoue être un peu surpris d’avoir revêtu l’uniforme et, de plus, d’être utilisé régulièrement depuis le début des séries éliminatoires.Après tout, il avait passé les trois derniers mois de la saison à Sherbrooke, avant d’être rappelé pour les trois derniers matches.Entre-temps, c'est toujours Lyle Odelein, un défenseur-dans le meme moule, qu’on invitait à sa place.Dufresne, qui n’est pas le plus bavard, estime que c’est « peut-être justement » parce que le Canadien voulait évaluer Odelein qu’on l’a rappelé trois fois en deuxième moitié de saison.Puis quand est venu le temps de choisir pour les séries, c’est lui, dont on connaissait bien les possibilités, qu’on a retenu et qui joue ac- tuellement à la place d’Eric Desjardins.De toute façon, comme il répond toujours, il n’y a rien qu’il pouvait y faire : Odelein jouait bien depuis Noël, convient-il, quoiqu’il était aussi satisfait de son propre jeu, « à l’intérieur de mes limites », tient-il à préciser.Pat Burns ne cache pas qu’il a toujours aimé Dufresne et que s’il l’a préféré à Desjardins jusqu’ici, c’est a cause de sa robustesse.Mais pourquoi alors l’avoir renvoyé à Sherbrooke au début de janvier alors qu’il s’est plaint toute l’année que ça ne frappait pas assez devant le filet ?« Il faut savoir faire d’autres choses», répond-il, laissant entendre qu’il considère Dufresne comme un joueur à utiliser dans des occasions bien précises.comme les séries éliminatoires.Et si on a rappelé Odelein en cours EN BREF ¦ ¦¦ Jennifer Capriati passe au 25e rang mondial MIAMI (AFP) — La jeune américaine de 14 ans, Jennifer Capriati, a fait sa première apparition dans le classement mondial des joueuses de tennis professionnelles (WITA) à la 25e place, une performance unique dans les annales du tennis, selon les statisticiens, après trois tournois joués seulement.Capriati, considérée comme le très grand espoir du tennis féminin américain, voire mondial, a obtenu ce classement flatteur grâce à deux places de finalistes à Boca Raton (battue par l’Argentine Sabatini) et Hilton Head (battue par Navratilova), et une élimination au troisième tour à Key Biscayne.Désormais, Capriati n’aura plus besoin d’une invitation pour participer à ses prochains tournois.Whitbread: «Steinlager 2» gagne la 5e étape / ** PARIS (AFP) — Le ketch néo-zélandais « Steinlager 2 », skippé par Peter Blaîce, a remporté hier la cinquième et avant-dernière étape de la course autour du monde en équipage (Whitbread) entre Punta del Este (Uruguay) et Fort Lauderdale (Floride), ont indiqué les organisateurs de l’épreuve.Déjà vainqueur des quatre premières étapes, le maxi néo-zélandais continue donc sort * sans faute » dans cette course.sa grande utilisation de route, dit-il, c’est beaucoup à cause de ses poings.Dufresne est robuste et ne recule devant personne, mais ce n’est pas le genre à chercher la bagarre.Desjardins, pendant ce temps, trouve la situation difficile, lui qui a pris part à 54 matches de la saison régulière, soit exactement trois fois plus que Dufresne.« Le mieux à faire est d’essayer de ne pas y penser », dit-il en tentant de prendre son mal en patience.Par le passé, il a toujours fini par reprendre sa place après quelques matches dans les estrades.Burns admet que ce ne sont pas des décisions agréables à prendre, « mais c’est partout pareil », ajoute-t-il : il n’y a pas de place pour les sentiments dans le sport professionnel.Son vis-à-vis Rick Dudley vit un cas semblable, ayant préféré Jay Wells à Grant Ledyard.Wells est une acquisition de dernière minute, arrive de Philadelphie en retour de Kevin Maguire, qui n’avait joué qu’un match, à Boston le 8 mars, avant d’être blessé, tandis que Ledyard a fait l'affaire pour 67 rencontres dans l’uniforme des Sabres et terminé le calendrier régulier avec une fiche de plus 12.Tout ça pour se retrouver dans les estrades avec Desjardins.Winnipeg dans un nuage WINNIPEG (PC) — Les partisans des Jets ne sont pas reconnus pour leurs écarts de conduite, mais le « brouillard blanc » est revenu à Winnipeg depuis que l’équipe s’est emparée d’une avance de 2-1 dans la série demi-finale de la section Smythe face aux Oilers d’Edmonton.En 1987, les partisans des Jets avaient pris l’initiative de se revêtir de camisoles blanches, de pantalons blancs et de maquillage après qu’une violente tempête de neige eut frappé la ville.Dimanche, les amateurs de hockey — déguisés en blizzard — ont soulevé une véritable tempête quand les Jets ont défait les Oilers 2-1 pour prendre l’avance dans la série.Et ça fait un velours aux dires de l’entraîneur des Jets Bob Murdoch.« C’est vraiment motivant de jouer devant une foule animée », a déclaré Murdoch.« C’est beau à voir ; la dernière fois que j’ai assisté à un spectacle comme celui-là, j’étais de l’autre côté de la patinoire.» Murdoch était entraîneur-adjoint avec les Fla- mes de Calgary lorsque les Jets les avaient éliminés en 1987.Le joueur de centre Dale Hawer-chuk — qui a enfilé le but gagnant en troisième période dimanche — est d’avis que la réaction bruyante et colorée des amateurs sert de tonique à la formation.« C’est extraordinaire d’entendre des clameurs pareilles dans cette enceinte », a dit celui qui a entendu sa part de huées pendant la désastreuse saison 1988-89 des Jets.« Parfois il faut se rendre juste à côté d’un coéquipier pour se faire entendre, a poursuivi Hawerchuk.Mais personne ne se plaint.» De son côté, Pentralneur des Oilers, John Muckier, a déclaré que la foule n’avait rien à voir avec le résultat final.« Ça n’a vraiment pas beaucoup d’impact quand deux équipes de talent s’affrontent en séries », a commenté Muckier.Muckier a cependant affirmé s’inquiéter du manque de < punch » à l’attaque des siens qui ont été dominés 3-16 au chapitre des lancers dans le troisième match.Ferrari-McLaren : l’incident est clos BASEBALL MARANELLO, Italie (AFP) — L’incident qui avait éclaté entre Ferrari et McLaren à la suite de déclarations du directeur sportif de l’écurie britannique M.Ron Dennis, au lendemain du grand prix du Brésil, est désormais clos.M.Dennis a en effet rencontré le président de Ferrari, M.Piero Fusaro et son vice-président M.Piero Lardi Ferrari, hier au siège de la firme à Maranello, assurant que ses commentaires n’avaient jamais voulu porter une atteinte quelconque à l’image de marque et au prestige de Ferrari.Le président Fusaro et son collaborateur le plus direct, fils adoptif de Enzo Ferrari, ont accepté les explications de Dennis exprimant toute leur satisfaction pour son comportement en cette occasion.Bertrand Raymond au Temple de la Renommée (PÇj — Le journaliste Bertrand Raymond a été élu au Temple de la Renommée du hockey, où il sera intronisé en octobre prochain.Sélectionné par des membres de l’Association des chroniqueurs de hockey professionnel, il se joint à un petit groupe de francophones qui comprend Charles Mayer, Zotique L’Espérance, Marcel Desjardins, Jacques Beauchamp, Claude Larochelle, de même que René Lecavalier, élu parmi les commentateurs.Ligue nationale Hier Pittsburgh 12, New York 3 San Diego à Los Angeles Philadelphie à Chicago Montréal à St.Louis Cincinnati à Houston Aujourd'hui Philadelphie, Cook (7-8) à Chicago, Bielecki (18-7), 14 h 20 San Francisco, Reuschel (17-8) à Atlanta, Glavine (14-8), 19 h 40 Cincinnati, Rijo (7-6) à Houston, Deshaies (15-10), 20 h 35 Montréal, Gros* (11-12) à SL Louis, DeLeon (16-12), 20 h 35 Los Angeles, Belcher (15-12) à San Diego, Whitson (16-11), 22 h 05 Ligue américaine Hier Boston 5, Detroit 2 Chicago 2, Milwaukee 1 Baltimore 7, kansas City 6 Toronto au Texas Seattle en Californie Minnesota à Oskland Aujourd’hui Detroit, Robinson (4-5) à Boston, Bod-dicker (15-11), 13 h 05 Chicago, King (9-10) à Milwaukee.Hi-guera (9-6), 13 h 35 Texas, Hough (10-13) à Toronto, Stieb (17-8), 19 h 35 New York, Leary (8-14) à Cleveland, Candiotti (13-10), 19 h 35 Minnesota, Smith (10-6) à Oakland, Welch (17-8), 22 h 35 Seattle, Bankhead (14-6) en Californie, Langston (16-14), 22 h 35 Les Kings malmènent les Flames de Calgary INGLEWOOD, Californie (AP) — Tony Granato était à court d’espace, mais il y est allé de son meilleur tir.Et le tour était joué pour procurer aux Kings de Los Angeles une victoire dramatique de 2-1 en prolongation face aux Flames de Calgary.Du coup, les Kings se sont emparés d’une priorité de 2-1 dans la série demi-finale de la division Smythe.« Ce fut un match emballant à jouer», a prétendu Granato après avoir inscrit le premier but en désavantage numérique des séries de la coupe Stanley après 8:37 de jeu en première période de prolongation.« Je n’avais pas beaucoup d’espace, j’ai donc tenté une feinte et je l’ai forcé à se compromettre, a poursuivi Granato en parlant du gardien des Flames Mike Vernon.J’avais d’abord pensé à obtenir un bon angle de tir et voir s’il y avait une ouverture entre ses jambières.Finalement, j’ai réalisé que j’avais suffisamment d’espace pour tenter une manoeuvre.« Je pense qu’il a fait du bon boulot puisqu’il n’y avait aucune ouverture entre ses jambières.Lorsque nous avons entrepris les séries, nous étions conscients qu’il était possible de le déjouer, mais il était irréprochable sur le jeu en question.» Comme pour l’ensemble des joueurs des Kings, Granato n’est pas surpris des succès de l’équipe aux dépens des champions en titre de la coupe Stanley, qui les avaient éliminés l’an .dernier.« J’estime que nous avons bien suivi notre plan de match, a dit Granato.Nous avons excellé en désavantage numérique.Leur attaque à cinq a pourtant obtenu de très bons résultats en saison régulière.Notre stratégie est de mettre de la pression sur eux et elle fonctionne à merveille jusqu’à présent.» Granato s’est emparé d’une rondelle libre au centre de la patinoire, il a filé seul en zone offensive et il a déjoué Vernon d’un tir des poignets pour son deuxième but des séries.Les Kings ont repris vie avec le retour au jeu de leur as Wayne Gretzky.HOCKEY Ligue nationale Séries éliminatoires Mercredi Minnesota 2, Chicago 1 St.Louis 4, Toronto 2 Los Angeles 5, Calgary 3 Winnipeg 7, Edmonton 5 Jeudi Hartford 4, Boston 3 Buffalo 4, Montréal 1 Rangers 2, Islanders 1 Wash'ton 5, New Jersey 4 Vendredi Chicago 5, Minnesota 3 St.Louis 4, Toronto 2 Calgary 8, Los Angeles 5 Edmonton 3, Winnipeg 2 Samedi Boston 3, Hartford 1 (La série est égale 1-1) Montréal 3, Buffalo 0 (La série est égale 1-1) Rangers 5, Islanders 2 (Rangers mène 2-0) New Jersey 6, Wash'ton 5 (La série est égale 1-1) Dimanche Chicago 2, Minnesota 1 (Chicago mène 2-1) St.Louis 6, Toronto 5 (St.Louis mène 3-0) Los Angeles 2, Calgary 1 (Los Angeles mène 2-1) Winnipeg 2, Edmonton 1 (Winnipeg mène 2-1) Hier Boston à Hartford Buffalo à Montréal Rangers à Islanders New Jersey à Washington Ce soir Chicago au Minnesota St.Louis à Toronto Calgary à Los Angeles Edmonton à Winnipeg Demain Boston à Hartford Buffalo à Montréal Rangers à Islanders New Jersey à Washington Les meneurs Match» dTitar non Inctua b a pts Cicca'li, Was.5 2 7 Hull.St.L.3 4 7 Wilson, St.L.2 4 6 Robitaille, LA.4 1 5 Brown, St.L.1 4 5 Mantha, Win.1 4 5 Simpson, Edm .314 Stastny, NJ.2 2 4 Marois, Tor.2 2 4 Elik, LA.1 3 4 Kurri, Edm.1 3 4 McSorley, U.1 3 4 Nieuw'dyk, Cal.13 4 Taylor, LA.1 3 4 Oates, Tor.0 4 4 Le Devoir, mardi 10 avril 1990 AVIS PUBLICS AVIS LE DEVOIR ne sera pas publié les vendredi 13 avril et lundi 16 avril.PARUTIONS: 14 avril Les avis et les réservations devront nous parvenir mercredi le 11 avril avant 15h30 pour publication du 14 avril, samedi.PARUTIONS: 17 avril Les avis et les réservations devront nous parvenir jeudi le 12 avril avant 12h00.PARUTIONS: 18 avril Les avis et les réservations devront nous parvenir jeudi le 12 avril avant 15h30.Province de Québec, District de Longueutl, COUR MUNICIPALE DE CANDIAC.No: 88-0285 LA VILLE DE CANDIAC, Partie de manderesse, -vs- CESARE SAN-DRIN, Partie défenderesse.U- 26 avril 1990 k I2U0 au 7929 Browning, LaSalle, Qc, district de Montréal, seront vendus par autorité de Justice, lea biens et effets de: CESARE SANDRIN, saisis en cette cause, constatant en: 1 laveuse/sécheuse Beaumark de couleur blanche, etc.Conditions: ARGENT COMPTANT, CHÈQUE CERTIFIÉ OU LES DEUX.Camille Bernard, huissier 979-0975.FORGET, JODOIN A ASS, HUISSIERS.«0, rue St Charles O, *301, Longueutl, Qc J4II KH Lon vueulL le 6 avril 1990.Province de Québec, District de Drummond, COUR DU QUÉBEC, No.: «5-27-001955-867 PERCEPTEUR DES AMENDES, demandeur, vs- MICHEL MAItEUX, dé fendeur.Le 20 avril 1990 à lOhOO de l'avant-mldi au domicile du défendeur, au no 153, Boul.Marte Viclonn, en la cité de Verchéres, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets du défendeur, saisis en cette cause, consistant en: 1 four micro-ondes, 1 lave-vaisselle, 1 ba laveuse.Conditions: ARGENT COMPTANT.MICHÉLE P.BER NIER, HUISSIER: PELLETIER.BERNIER 4 MARTIMBAULT HUISSIERS, no de lél.647 M00 Montréal, le 6 avril 1990 Avis est par les présentes donné que le contrat de vente en date du 28 mars 1990 à LA BANQUE T0R0NT0-00-MINION de toutes dettes, présentes ou futures, payables à W.SIMON PUBLICITÉ LTÉE/W.SIMON ADVERTISING LTD.a été enregistré au bureau d'enregistrement de la division d’enregistrement de Montréal, le 30ième jour de mars 1990 sous le numéro 4262192 Ce 3ième jour d'avril, 1990 LA BANQUE TORONTO-DOMINION SAISIE AVANT JUGEMENT LE FISC, créancier saisissant -c.- I SA BELLE ALARY, tierce saisie -et- ME JEAN HOFFMAN ZUKOWSKI, débiteur PRENEZ AVIS QUE le 5 avril 1990, à 20h, le FISC s'est saisi d'un nouveau contribuable de 7 Ibs et 13 onces, en la PERSONNE d'ANOREA ALARY HOFFMAN.La tierce saisie, le débiteur et le poupon saisi se portent bien.Veuillez agir en conséquence.LES MOTS CROISES 10 11 12 m Horizontalement 1— Gaieté.— Baruym.2— Falsification.3— Nickel.— Anneau de cordage.— Déchiffré.4 —Habille.— Lien grammatical.— Plante d'Afrique.5— Mille-pattes.— Extrait l'eau du linge.6— Alcaloïde de la fève de Calabar.— Négation.7— Replacer.— Héros du Déluge.8— Coupa.— Habitant.— Saint.9— Etreindra.10— Percevoir.— Ville de la Nouvelle-Écosse.11— Brome.— Poète grec.— Seul.12— Vieux.— Compose un numéro de téléphone.Verticalement 1— Mois.— Habitation de sapin.2— Ignobles.— Désert de dunes.3— Aperçu.— Ville d'Algérie.4— Atoll.— Critiqua avec violence.5— Foyer de la cheminée.— Rital.6— Garnissent de lest.— Pénible.7— Colère.— Fromage blanc des Alpes.— Éminence.8— Tantale.— Carte.— Diffuse.9— Cheval.— Vagabonder.10 — Filin de retenue d'une mine.— Or.11— Contenu d’un bol.— Squelette.— Oestrus.12— Orifice du rectum.— Supplante.Solution d'hier J 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 ' F AWI L I E R EBP 8 iX'i 0 'aJBmHe ntr.e XlrR/iMONyA'/ n - OLE I C'uL TU P* EM WATMANI EUEU » E PiCU I V REJHTs 7 SEMA LT AI Mont «CBCREEAONSÜR « EPA I,SjiE NI EM E ic |NfA6 EËÂ9 S E R V I C-l E RGEMÉNA I N u E'R SËE F F ErBÉfT Province de Québec, District de Longueutl, COUR DU QUÉBEC, No.: 505-02-D02454-894.BANQUE NATIONALE DU CANADA, Partie de manderesse, -vs- DANIEL MORIN, Partie défenderesse.Le 25 avril 1990 à I2h00 au 7372, St-Denis, MontréaL district de Montréal, seront vendus par autorité de Justice, les biens et eflets de DANIEL MORIN, saisis en cette cause, consistant en: Lot de 287 paires de lunettes assorties, etc.Conditions: ARGENT COMPTANT.CHÈQUE CERTIFIÉ OU LES DEUX, CAMILLE BERNARD, huissier, 679 0975.De l'étude: FORGET, JODOIN 4 ASS.HUISSIERS, 460, St-Charles O., #301, longueutL Qe.J4II 1G4.Longueutl, le 6 avril 1990 CANADA PROVINCE CE QUÉBEC DISTRICT DE LABELLE NO: 560-12-001763-901 COUR SUPÉRIEURE Chambre de la tamitte (Divorce) PAULETTE CLOUTIER, sans emploi, résidant et domiciliée au 48,1 ère rue, Mont St-Michet, district de Labette, demandetesse -VS- NORMAND MELANCON, de résidence et domicile inconnus, détendeur PAR ORDRE DE U COUR Le détendeur, NORMAND MELANCON, est par les présentes requis de comparaître, dans un délai de trente (30) jours de cette publication, personnellement ou par t'entremise de ses procureurs.Une copie de la déclaration en divorce a été laissée au greffe de la Cour Supérieure, du District de Labette, à son intention.De plus, PRENEZ AVIS qu'à défaut par vous de signifier ou déposer votre comparution ou contestation dans les délais susdits, la demanderesse procédera à obtenir contre vous un jugement par défaut conlorme aux conclusions qu'elle sollicite.VEUILLEZ AGIR EN CONSÉQUENCE.Mont-Laurier, le 16 mars 1990 FRANCE GOUG, Protonotaire Cour Supérieure.MOklNl r IA BOISSONNIfPt ASSOCIIS INI.AVIS DE FAILLITE CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE QUÉBEC COUR NO: 200-11-000639-909 SUR.NO: 043086 DANS L'AFFAIRE DE LA FAILLITE 0E: ANDRÉ ROY, sans emploi, domicilié et résidant au 1592, Grande Ligne, Sto-neham (Québec) GOA 4P0.AVIS est par les présentes donné que te débiteur a fait cession de ses biens te 4e jour d’avril 1990.La première assemblée des créanciers sera tenue le 25e jour d'avril 1990, à 14h00, au bureau dü Syndic, 126 rue St-Pierre, 6e étage, Québec (Québec).DATÉ DE QUÉBEC, ce 6e jour d'avril 1990.SERGE MORENCY, C JL Syndic CONSEILLERS EN INSOLVABILITE • M il *w#e 4M Ov«miQmM(i G>* 4*4 lllil 644 0444 MOkkNCY IA BOISSONNIf PI ASSOCIfS AVIS DE FAILLITE CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL COUR NO: 505-11-000277-900 SUR.NO: 41-089177 DANS L'AFFAIRE DE LA FAILLITE DE: FRANÇOIS RENY, pigiste, domicilié et résidant au 654, de Verrazano, Boucherville (Québec) J4B9Z7 AVIS est par les présentes donné que le débiteur a lait cession de ses biens le 30e jour de mars 1990.La première assemblée des créanciers sera tenue le 19e jour d'avril 1990, à 10h00, au bureau du Séquestre, Complexe Guy Favreau, Niveau 00, Tour O., 200, boul.René-Lévesque O.Chambre 07, Montréal (Québec) DATÉ DE QUÉBEC, ce 6e jour d'avril 1990.SERGE MORENCY, C.A _________________SYNDIC CONSEILLERS EM (NlOLVAB'l iff TOP-SPEED DE SEMPERIT® le pneu H R de qualité à un prix doux comme te printemps Laval 1435 de« Laurentlde* 669-3141 PNEUS ET SERVICES LA METEO Situation générale: une dépression venant du Midwest américain apporte des précipitations sur plusieurs régions du Québec Cette dépression donne de la pluie aux régions situées au sud de son sillage.Par contre, les réglons situées juste au nord de la dépression subissent les intempéries d'un hiver persistant en recevant de la neige parfois mêlée de pluie.Cette dépression se déplacera lentement vers l’Atlantique mercredi, non sans laisser du temps généralement nuageux et très froid sur nos régions.MONTRÉAL ~ Pluie.Pluie parfois mêlée de neige en matinée.Max.: 6.Vents modérés.Risque de précipitations: 100 %.Demain: nuageux avec quelques chutes de neige fondante.LEVER DU SOLEIL 6 h 18 COUCHER: 19 h 33 QUÉBEC Abitibi, Réservoirs Cabonga et Gouln: nuageux avec lAlbte neige passagère Max.: 0.Risque de précipitations: 60 %.Demain: généralement nuageux avec chu- tM dt dispersées Témtscsmtngue, Pontiac-Gatineau et Lièvre, Lauren-ttdas: neige ou neige tondante.Accumulation prés de 5 cm et pouvant atteindre 10 cm par endroits.Max : 0.Vente modérée.Demain: nuageux avec quelques chutes de neige.Ottewa-Huit-Comwall: pluie.Pluie parfois mêlée de neige en matinée.Max.: 6.Vents modérés.Risque de précipite Hons: 100 %.Demain: nuageux avec quelques chutes de neige tondante.Trois-Rivières et Drummondvile, Beauce neige fondante Accumulation: pris de 5 cm Max.: 2.Vents modérés Demain: nuageux avec quelques chutes de netoe.Estrie: neige tondante se changeant en pluie en tin de journée Max : 4 Risque de précipitations: 100 %.Demain: pluie se changeant en chutes de neige par ta suite.Québec: neige.Accumulation: pouvant atteindre près de 5 cm.Max.: 1.Vents modérés Demain: nuageux avec un peu de neige Lac St-Jean nuageux.Possibilité d'un peu de neige en après-midi Max : -1.Vents modérés par moments en après-midi.Risque de précipitations: 40 %.Demain: nuageux avec chutes de neige dispersées.Saguenay, La Tuque, Réserve des Laurentides, Charievoix et Rithère-du-loup: nuageux avec un peu de neige débutant en matinée Max.: -1, Risque de précipitations: 80 %.Demain: nuageux avec quelques chutes de neige.Rimouski-Matapédia, Ste-Anne-des-monts et Parc de ta Gaspésie: ennuagement graduai.Possibilité de chutes de neige en fin de journée Max : 2.Risque de précipitations: 30 % Demain: nuageux avec un peu de neige Gaspé et Parc-Forillon: ensoleillé avec passages nuaguex en matinée Ennuagement par ta suite Max : 2 Demain: nuageux avec un peu de neige.Baie-Comeau, Sept-lles ensoleillé avec passages nuageux Max.: T.Demain: nuageux avec chutes de neige dispersées Basss Céte-Nord, secteur à l'ouest de Natashquan.Anticosti ensoleillé avec passages nuageux.Max.: -1.Vents modérés Demain: nuageux avec chutes de neige dispersé».- Secteur de Natashquan et à t'est: nébulosité partielle et possibilité de chutes de neige.Max.: -1 Risque de précipitations: 30 %.Demain: ennuagement Source: Environnement Canada SOCIÉTÉ I CANADIAN M ÆM ¦ ¦ CANADIENNE I CANCER Qui Sait.r" LOI SUR LE CHANGEMENT CE NOM ET O'AUTRES QUALITÉS DE L'ÉTAT CIVIL (L.R.Q., c.C-10) AVIS Joanne Elenor Goyer AVIS est par la présente donné que Joanne Elenor Goyer.paratégale, domiciliée au 2066 avenue Claremont.appartement #64, dans la ville de Westmount, District de Montréal désire postuler une demande au Ministère de la |usbce pour l'émission d'un certificat autorisant que son nom soit changé à Jo-Anne Elenor Brooks Signé à Montréal, Québec le 5ième jour d'avril 1990 Procureurs de la requérante AVIS est donné à M.Robert Douce! et/ou Le Menuisier du Coin par tes présentes que M.Paul GELY a produit une demande de localisation en data du 20 mars 1990 pour retracer la personne précitée concernant une privilège dation en paiement de 3500 dollars sur la propriété du 61 Trenton à Ville Mont-Royal.Conseil des ministres de l’Éducation (Canada) ^VyiA Council of Ministers of Education, Canada n CMEC APPEL D’OFFRES Conformément à son engagement à l'excellence dans l’éducation, le Conseil des ministres de l'Éducation (Canada) |CMEC) présente, dans le cadre du Projet du CMEC d'indicateurs du rendement scolaire, un appel d'otfres, adressé aux contractants qualifiés pour : la création et la validation d'instruments canadiens d'évaluation des connaissances de langue et de calcul, en français et en anglais, A l’intention des élèves de 13 et de 16 ans.Pour obtenir de plus amples renseignements sur l'appel d'otfres, se mettre en rapport avec : Le coordonnateur (Enseignement primaire et secondaire) Conseil des ministres de l'Éducation (Canada) 252, rue Btoor ouest Bureaux 5-200 Toronto, Canada M5S 1V5 Téléphone: (416)964-2551 Télécopie: (416)964-2296 L'offre, cachetée et portant lisiblement la marque Projet langue et calcul, doit être adressée au directeur général du CMEC, au plus tard le 4 mal 1990.Transports Québec Québec APPEL D'OFFRES SPECIFIQUE Projet no 61-00001 — Fourniture de tuyaux circulaires en béton armé pour drainage et ponceaux.Seules les personnes, sociétés, compagnies e* corporations, pouvant fournir des tuyaux circulaires en béton armé dont l'entière fabrication est réalisée au Québec et ayant obtenu le document complet d'appel d'offres, sont admises à soumissionner.Toute entreprise québécoise de plus de 100 employés doit, pour se voir adjuger une commande de 100 000 $ et plus, s'engager au préalable à mettre en place un programme d'accès à l égalité dans l'emploi, conforme a la Charte des droits et libertés de la personne.Cette obligation s'applique également pour lout sous-contrat d'un montant de 100 000 $ et plus, s'adressant à un sous-contractant ayant plus de cent (100) employés.Pour être prise en considération, la soumission doit être présentée sur les formules fournies par le Ministère Les endroits où l'on peut examiner ou obtenir sans frais tes documents et les renseignements nécessaires à la préparation de la soumission sont: Service des contrats Service des contrats Ministère des Transports Ministère des Transports 700, boulevard St-Cyrille Est 255, boulevard Crémazie Est 20e étage OU 1 er étage Québec (Québec) G1R 4Y9 Montréal (Québec) H2M 1L5 Tél.: (418) 644-8848 Tél.: (514) 873-6061 La réception des soumissions est faite au Service des contrats: 700, boulevard Saint-Cyrille Est, 20e étage, Québec (Québec) G1R 4Y9.L'ouverture des plis se fera au bureau de Québec, à l'adresse précitée.La réception des soumissions prendra lin le mardi, B mal 1990 è 15h.Le Ministère ne s'engage à accepter ni la plus basse ni toute autre soumission.Le sous-mlnlstre Jean-Marc Bard, F.C.A.Société immobilière du Québec Appel d’offres Entretien ménager à Kuujjuarapik Dossier no: 010-55-022-1 ¦ Divers édifices (10) à Kuujjuarapik, Québec, cté d'Ungava ¦ Garantie de soumission: 9 000 $ Sont admis à soumissionner ceux qui ont leur principale place d'affaires dans la province de Québec.Les documents de soumission peuvent être obtenus à compter du 10 avril 1990 par remise d'un montant non remboursable de 5 $, soit en argent comptant, soit par chèque ou mandat-poste fait à l'ordre de la Société immobilière du Québec.Vous pouvez vous procurer les documents de soumission aux adresses suivantes: Société immobilière du Québec, Service des opérations contractuelles, 475, rue St-Amable, 5e étage, Québec, G1R 4X9, (418) 643-5484 et au 190, boul.Crémazie Est, 1er étage, Montréal, Québec, H2P 1E2, (514) 873-4395.La réception des soumissions sera faite seulement au 475, rue St-Amable, 5e étage, Québec, G1R 4X9.Les soumissions devront être valides pour une période de quarante-cinq (45) jours et être accompagnées d'un cautionnement de soumission ou d'un chèque visé, à l'ordre de la Société immobilière du Québec, au montant indiqué, La Société se réserve le droit de n'accepter aucune soumission, même la plus basse.Date et heure limites de réception des soumissions: Le mercredi 25 avril 1990 à 15 h.Guy Bisson Vice-président Opérations immobilières appel d’offres Gouvernement du Québec MINISTÈRE DE L’AGRICULTURE, DES PÊCHERIES ET DE L’ALIMENTATION PROJET NO JH0231 Construction d'un atelier d'aménagement paysager Saint-Hyacinthe.Le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation demande des soumissions pour la construction d’un atelier d'aménagement paysager à l'Institut de technologie agro-alimentaire, 3230 rue Sicotte, Saint-Hyacinthe.Seuls sont admis à soumissionner tes entrepreneurs qui ont leur principale place d'affaires au Québec, qui détiennent la licence requise en vertu de la loi sur la qualification professionnelle des entrepreneurs de construction (L.R.Q., C.-Q-1) et qui auront réquisitionné les documents à leur nom.Un versement de 10,00 S non remboursable, soit en argent comptant, soit sous (orme de chèque ou mandat-poste à l'ordre du ministre des Finances, est requis pour l'obtention des documents.GARANTIE DE SOUMISSION EXIGÉE Les soumissions devront être valides pour une période de quarante-cinq (45) jours et être accompagnées d'un cautionnement de 20 000,00 $ ou d'un chèque visé de 10 000,00 $ fait à Tordre du ministre des Finances.VENTE ET CONSULTATION DE DOCUMENTS La vente des documents sera latte à l'adresse suivante: Ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation Direction des approvisionnements et des services Service de la gestion des immeubles et des contrats 200-A, chemin Sainte-Foy, 1er Québec (Québec) G1R4X6 A l'attention de madame Christiane Pinel numéro téléphone: (418) 643-2340 La réception des soumissions sera latte au bureau de monsieur Claude Roy, A l'Institut de technologhie agro-alimentaire, 3230 rue Sicotte, Saint-Hyacinthe.DATE ET HEURE DE RÉCEPTION DE8 SOUMISSIONS.Mercredi 9 mat 1990 à 15:00 hres.Le Ministère ne s'engage è accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues.Le Sous-mlnlstre GUY JACOB Québec appel d’offres a a a a Gouvernement du Québec MINISTÈRE DE L’ENVIRONNEMENT Devie: 9004-1 Le ministère de l'Environnement désire obtenir les services professionnels d'une firme spécialisée en Informatique pour effectuer l'entretien d'une partie de ses systèmes opérationnels pour une période de trois (3) ans.CONDITIONS: Seules les offres présentées par des fournisseurs ayant une place d'affaires au Québec et qui possèdent les qualifications minimales stipulées dans le devis seront considérées.SI le soumissionnaire compte plus de 100 employés, Il devra être détenteur d'une attestation émise par le ministère des Approvisionnements et Services à l’effet qu'il s'engage à Implanter un programme d'accès à l'égalité conforme à la Charte des droits et libertés de la personne si le contrat lui est adjugé.L'obligation stipulée au paragraphe précédent s'impose à tout sous-contractant.INFORMATIONS: A compter du 10 avril 1990, les Intéressés pourront obtenir copie de l'appel d'offres de même que les renseignements nécessaires à la présentation d'une soumission en s'adressant à l’endroit suivant: Direction de l'organisation et des systèmes Ministère de l'Environnement 3900, rue de Marly, 3e étage Sainte-Foy (Québec) G1X 4E4 Tél.: 644-4093 A l'attention de: M.Robert Roy RÉUNION D’INFORMATION GÉNÉRALE: Il y aura une réunion d’information générale le 3 mai 1990 à 14 heures, à la salle 3.4.3 du ' 3900, rue da Marly, 3e étage, Sainte-Foy (Québec).CLOTURES DES SOUMISSIONS: Les soumissions devront être déposées (en 5 copies) au plus tard le 22 mai 1990 à 15 heures à l'adresse mentionnée cl-haut.Le Ministère ne s'engage à accepter ni la plus basse, ni toute autre soumission.Le Sous-mlnlstre ABDRÉ TRUDEAU Québec n n d a a Hydro-Québec APPELS D'OFFRES pour 14 h heure locale FLR.06403.A le mardi 24 avril 1990 CONSTRUCTION SUR PYLONES D'ACIER ET PYLONES TUBULAIRES DE LA LIGNE A 120 kV GRAND-PRÉ /SHAWINIGAN Admissibilité : Principale place d'affaires au Québec Garantie de soumission : 200 000 $ Prix du document : 25 $ EDS.04753.A le mardi 1er mai 1990 Région Richelieu Longueuil CONSTRUCTION DE CANALISATIONS SOUTERRAINES ET DE PUITS D'ACCES POUR LE PROJET "PARCOURS DU CERF PHASE I" Admissibilité : Principale place d'affaires au Québec Garantie de soumission : 70 000 $ Prix du document : 25 $ JPT.03020.A Z* la mardi 1er mai 1990; y Région Matapédia CONSTRUCTION DE CANALISATIONS SOUTERRAINES ET DE PUITS D'ACCÈS DANS-DIVERSES MUNICIPALITÉS ?» _v Admissibilité : Principale place d'affaires au Québec Garantie de soumission?20 000 $ Prix du document : 25 J Les conditions de chacun des appels d'offres sont précisées dans un document qui peut être consulté ou obtenu du lundi au vendredi de8h30à16h30à l'endroit suivant: HYDRO-QUÉBEC GROUPE EXPLOITATION Direction Approvisionnement de l'exploitation Service Achats, Contrats et Surplus d'actif 8181 av.de l'Esplanade ~ 3e étage Montréal (Québec) H2P 2R5 Z» Pour renseignements : (514) 385-8500 Le montant de 25 $ est NON REMBOURSABLE et doit être payé sous forme.de chèque ou de mandat à l'ordre d'Hydro-Québec.La garantie de soumission devra être sous forme de chèque visé ou de cautionnement fourni par une compagnie d'assurance ou de lettre de crédit irrévocable ou d'obligations au porteur.Seules les personnes physiques ou morales qui ont obtenu le document d'appel d'offres directement du bureau mentionné plus haut sont admises à soumissionner.Hydro-Québec se réserve le droit de rejeter toute soumission.Le chef de service, Achats, Contrats et Surplus d'actif René Cantin, ing.Ij appel d’offres Gouvernement du Québec Ministère des Approvisionnements et Services Direction générale des Approvisionnements Description 6 000 tonnes métriques de bitume.Clôture de ta soumission: 24 avril 1990 à 15 h Livraison Sites d'entreposage au Québec - 0084 0090 0091 Clôture des soumissions: Impression de 68 000 000 de formules tabulatrices pour imprimante rapide 87 000 récipients forestiers (polyéthylène haute densité) 240 000 000 de feuilles de papier, base 40M, (format SW x 11" et 8V6" x 14").25 avril 1990 à 15 h Dilférents endroits Saint-Modeste Clôture de la soumission: Ampoules, luminaires, cellules-photo-électrique et tubes fluorescents pour 144 logements.27 avril 1990 à 15 h Clôture de la soumission: Deux (2) niveleuses neuves avec échange de sept (7) mini-niveleuses.1er mai 1990 à 15 h 0089 Clôture de la soumission: Fournitures de bureau, environ 218 articles différents 8 mai 1990 à 15 h Les conditions d'appel d'offres sont contenues dans les documents disponibles au: Ministère des Approvisionnements et Services Direction générale des approvisionnements Bureau des appels d'offres 150, boulevard Saint-Cyrille Est, 7e étage Québec (Québec) G1F15K4 Tél: (418) 643-5438 Le ministère se réserve le droit, au moment de l'analyse des soumissions, de retuser toutes ’ les soumissions présentées, même la plus basse Toute personne désirant assister à l'ouverture des soumissions doit se présenter à l'adresse susmentionnée, à l'heure et à la date Indiquées PROGRAMME D'OBLIGATION CONTRACTUELLE - ÉGALITÉ DANS L’EMPLOI Toute ei commande d'accès personne Cette obligation s'applique également pour tout sous-contrat d'un montant de 100 000 $ et 1 plus, s'adressant à un sous-contractant ayant plus de cent (100) employés.Le directeur général des approvisionnement», Jean-Claude Careau, Ing.Québec n n n n Le Devoir, mardi 10 avril 1990 ¦ 17 CINEMA ASTRE I: (327-5001) — Teenage Mutant Nlnla utiles sem.7 h 15, 9 h 10 A S TRP II: — First Power sem.7 h 30, 9 h 30 ASTRE III: — Cry Baby sem.7 h, 9 h.ASTRE IV: - Opportunity Knocka sem 7 h 30, 9 h 35 BT.RRI I: (288-2115) - Teenage Mutant Nlnla Turtles 1 h 15, 3 h 15, 5 h 15, 7 h 15, 9 h 15 B£RRI II: — Le sud 1 h 30.4 h 15, 7 h, 9 h 30 BERRI III: — Nlklta 1 h, 3 h 15, 5 h 30 7h -15, 9 h 45 BcRRI IV: — Ultime vengeance 1 h 30, 3 h 30, 5 h 30, 7 h 30, 9 h 30 BERRI V: — Ripoux contre Ripoux 1 h, 3 h 10, 5 h 20, 7 h 30, 9 h 40, jeu.1 h, 3 h 10 5 h 20, 9 h 40 BONAVENTURE I: (861-2725)— Bad Influence sem.7 h, 9 h 10 BONAVENTURE II: — Handmaid's Tale sem 7 h 15, 9 h 30 BPOSSARD I: (465-5906) — Ultime vengeance > om.7 h 30, 9 h 30 BilOSSARD II: — My Lett Foot sem.7 h 20, 9 25 BHOSSARD III: - Teenage Mutant Nlnla Turtles sem.7 h 15, 9 h 15 CARREFOUR LAVAL 1 : (688-3684)- Cruising San sem.7 h, 9 h CARREFOUR LAVAL 2: — La guerre des .Toaesem.7 h 10, 9 h 40 CARREFOUR LAVAL 3: — Pour toulours sem.7 h 05, 9 h 35 CARREFOUR LAVAL 4: — Ripoux contre Ripoux sem.7 h 05, 9 h 30 CARREFOUR LAVAL S: - Né un 4lulllet lun.au jeu.8 h.C RREFOUR LAVAL 6: — Teenage Mutant ¦vlnja Turtles sem.7 h 15,9 h 15 CINEMA ÉGYPTIEN 1: 1455 Peel, Mtl- Oppor-imlty Knocks 1 h 15, 3 h 15, 5 h 15, 7 h 20, 9 h 30 CINÉMA ÉGYPTIEN 2: — Born on the éth ot .¦uly 2 h, 5 h, 8 h.CINEMA ÉGYPTIEN 3: — Cinéma paradlso I h 30, 4 h 20, 7 h, 9 h 25 CINÉMA JEAN-TALON: Mtl- Pretty Woman :»em.7 h, 9 h 30 CINÉMA OMÉGA 1: — Patrouille en toile l'in, au jeu.8 h.CINÉMA OMÉGA 2: — Une Jolie temme lun.aifTeu.8 h.CINÉMA PARALLÈLE: 3682boul.St-Laurent, Mtl (843-6001 ) — Pour un oui pour un non 19 h, 21 h.CINÉMA PARIS: Mtl (875-7284)- The Little Devins h, 19 h — RoadklIlU h, 21 h 30 CINÉMA POINTE-CLAIRE 1: 6361 Trans-Ca-nada — First Power sem.7 h 05, 9 h 05 CINÉMA POINTE-CLAIRE 2: - Lord ot the Files sem.7 h 30.9 h 30 CINÉMA POINTE-CLAIRE 3: — Cry Baby 7 h, 9 h CINÉMA POINTE-CLAIRE 4: - Opportunity Knocks sem.7 h, 9 h 05 CINÉMA POINTE-CLAIRE 5: - Teenage Mutant Ninja Turtles sem 7 h 15, 9 h 15 CINÉMA POINTE-CLAIRE 6: - Bad Influence sem.7 h 20, 9 h 25 CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE: (842-9768)— Dynamo 18 h 35— O.K.Lallbertà 20 h 35 CINÉMA V - 1: 5560 Sherbrooke 0 (489-5559) -Driving Miss Daisy 7 h 15, 9 h 35 CINÉMA V - 2: — Beautiful Dreamers 7 h, 9 h 15 CINÉPLEX I: (849-3456) - Cruising Bar 1 h 05, 3 h 05, 5 h 05, 7 h 05, 9 h 05 CINÉPLEX II: - Cry Baby 1 h 10, 3 h 10, 5 h 10, 7 h 10, 9 h 10 CINÉPLEX III: - La Baule Les Pins ven.au mer.1 h 15, 3 h 15, 5 h 1 5, 7 h 15, 9 h 15— Mllou en mal jeu.1 h, 3 h 05, 5 h 10, 7 h 20, 9 h 30 CINÉPLEX IV: - Mind Field 1 h 20, 3 h 20, 5 h 20.7 h 20, 9 h 20 CINÉPLEX V: - Mémoire assassinée 1 h 25.3 h 25, 5 h 25, 7 h 25— Quand Harry rencontre Sally 9 h 25 CINÉPLEX VI :-My Lett Foot 1 h 10, 3 h 15.5 h 20, 7 h 25, 9 h 35 CINÉPLEX VII: - Né un 4 Juillet 1 h 30.4 h 30, 8 h.CINÉPLEX VIII: - Jésus de Montréal (v.f.) 1 h, 4 h, 7 h, 9 h 25 CINÉPLEX IX: - Chambre i part 1 h 15.3 h 15, 5 h 15, 7 h 15, 9 h 15 COMPLEXE DESJARDINS I: (288-3141)- Cinéma Paradlso lun.au mer.1 h, 4 h, 7 h.9 h 35— Conte de printemps jeu.12 h 45,3 h, 5 h 20, 7 h 30, 9 h 40 COMPLEXE DESJARDINS II: - Peuple singe 1 h 20, 3 h 15, 5 h 10.7 h 15, 9 h 15 COMPLEXE DESJARDINS III: - My Left Foot12 h 30, 2 h 45, 5 h, 7 h 20, 9 h 25 COMPLEXE DESJARDINS IV: - Mllou en mal ven.au mer.12 h 45, 3 h, 5 h 15, 7 h 30, 9 h 45— Cinéma paradlso jeu.1 h, 4 h, 7 h, 9 h 35 COMPLEXE GUY-FAVREAU/ O.N.F.: 200 ouest Boul.Dorchester, Mtl (283-8229)— La boite L'avenir en/eux 19 h.(du 10 au 12 avril) CONSERVATOIRE D'ART CINÉMATOGRAPHIQUE: (848-3878)- False Movement 20 h 30 CRÉMAZIE: (388-4210) - Le grand bleu sem.DAUPHIN I: (721-6060) - Driving Miss Daisy sem.7 h 30, 9 h 30 DAUPHIN II: — Né un 4 Juillet lun.au jeu.8 h.CINÉMA DÊCARIE 1 : (341-3190) - Nuns on the Run sem.7 h, 9 h 15 CINÉMA DÉCARIE 2: - Opportunity Knocks sem.7 h 05, 9 h 05 DORVAL I: (631-8586) - Ernest Goes to Jail 7 h, 9 h.DORVAL II: - I Love You to Death 7 h 20.9 h 30 DORVAL III: — Lambada 7 h, 9 h 15— Crazy People mer.jeu.7 h 15, 9 h 20 DORVAL IV: - Joe Vs The Volcano 7 h 05, 9 h 30 DU PARC 1: (844-9470)- Pretty Woman 6 h 15, 9 h.DU PARC 2: — The Hunt tor Red October sem.6 h 30, 9 h 15— Crazy People mer.jeu.7 h, 9 h 15 DU PARC 3: - Music Box 6 h 45, 9 h 20 DU PLATEAU 1: (521 -7870)- La société des poètes disparus 2 h, 4 h 30, 7 h, 9 h 20 DU PLATEAU 2: - Music Box sem.2 h 20, 4 h 45, 7 h 05, 9 h 25 MUSIQUE CLASSIQUE t ¦ I CE SOIR.MARDI 10 AVRIL LA PETITE MUSIQUE DE NUIT DE CIEL MF PRÉSENTE A 22:00 boléro (Ravel) • sextuor Souvenir de Florence op.70 pour orchestre à cordes (Tchaikovsky) DEMAIN SOIR, 22:00 • septuor en ré mineur op.74 (Hummel) • grand septuor en si bémol (Berwald) RENSEIGNEMENTS: 527-8321 FAIRVIEW I: (697-8095) - The Hunt tor Red October 6 h 30, 9 h 20 FAIRVIEW II: - Pretty Woman 7 h, 9 h 30 FAUBOURG STE-CATHERINE 1 : (932-2230)-Nuns on the Run 1 h15,3h 15.5 h 15, 7 h 15.9 h 15 FAUBOURG STE-CATHERINE 2: - My Lett Foot 1 h, 3 h 05, 5 h 10, 7 h 20, 9 h 30 FAUBOURG STE-CATHERINE 3: - Cry Baby 1 h 30.3 h 30, 5 h 30.7 h 30.9 h 30 FAUBOURG STE-CATHERINE 4: - The South 1 h 45.4 h 30, 7 h.9 h 20, mer.1 h 45.9 h 20 GOETHE-INSTITUT MONTRÉAL: (499-0159)— GREENFIELD I: (671-6129) - Pretty Woman 7 h, 9 h 30 GREENFIELD 2: — The Hunt tor Red Octobers h 30.9 h 15 GREENFIELD 3: — Ernest Goes to Jail 7 h 15, 9 h 15 IMAX: Vieux-Port de Montréal— Grand Canyon et Benthos (fr.) mar.au ven.10 h 15, 13 h 45, 15 h 30, 19 h, sam.dim 13 h 45, 15 h 30, 17 h 15, 19 h, ven sam dern specl.22 h 30— Grand Canyon and The Deepest Garden mar au dim.12 h, 20 h 45 IMPERIAL: (288-7102) - The Hunt tor Red October 12 h 30, 3 h 20, 6 h 20.9 h 20 LAVAL I: (688-7776) - Une Jolie temme 7 h 10.9 h 30 LAVAL II: - Patrouille en toile 7 h, 9 h 10 LAVAL III:-1* party 7 h 15, 9 h 30 LAVAL IV:— Passion Andalouse 7 h 10,— Blue Steel 9 h 20 LAVAL V:-1 Love You to Death 7 h 20, 9 h 40 LAVAL 20 00 1 : (687-5207)- Teenage Mutant Nlnla Turtles sem 7 h 15, 9 h 15 LAVAL 2000 2:— Ultime vengeance sem 7 h 35, 9 h 35 LOEW'S l:(861-7437) - Pretty Woman 1 h 20, 4 h, 6 h 40.9 h 15 LOEW'S II:— Driving Miss Daisy 1 h 15, 3 h 20.5 h 20, 7 h 25.9 h 25 LOEW'S III:- 7 Love You to Death 1 h, 3 h 10, 5 h 10, 7 h 30.9 h 30 LOEW'S IV:— Beautiful Dreamers 1 h, 3 h 05, 5 h 10, 7 h 20.9 h 30 LOEW'S V:- Time ot the Gypsies 1 h 05, 3 h 45, 6 h 20.9 h.OUIMETOSCOPE:(525-8600) - Salle 1: Mon cher petit village 19 h— Un film bref sur l’amour 21 h — salle 2: De quoi /'me mêle 19 h 15— Cruising Bar 21 h 30— Salle 3: Le plaisir 19 h 30— Série noire 21 h 15 PALACE t-.-Lambada 1 h 10,3 h 45.6 h 30.9 h 15 — Crazy People mer.jeu 12 h, 2 h 20, 4 h 40, 7 h 05, 9 h 30 PALACE II:- Ernest Goes to Jall\ h, 3 h, 5 h, 7 h.9 h.PALACE III:- Little Mermaid 1 h, 3 h.— Hard to Kill 4 h 45, 6 h 55, 9 h 20 PALACE IV:— Internal Attain lun 1 h 15,3 h 50, 6 h 30, 9 h., mar 1 h 15, 3 n 50— Lambada mer jeu 1 h 10, 3 h 45.6 h 30.9 h 15 PALACE V:- Blue Steel 12 h, 2 h 15.4 h 30.6 h 45.9 h 10 PALACE VI:- Joe vs the Volcano 12 h 15.2 h 30, 4 h 45.7 h, 9 h 30 PARADIS I: (354-3110)- Teenage Mutant Nlnla Turtles sem 7 h 15.9 h 10 PARADIS II:— Ultime vengeance sem 7 h 30.9 h 30 PARADIS III:- Tango et cash sem 7 h.9 h.PARISIEN I: (866-3856)- Camille Claudel 1 h 30, 5 h, 8 h 30 PARISIEN II:— Passion Andalouse 12 h 40, 2 h 50, 5 h, 7 h 15, 9 h 30 PARISIEN III:- Bunker Palace Hotel 12 h 50, 3 h 05, 5 h 05.7 h 10, 9 h 25 PARISIEN IV:— La petite sirène 1 h — Le party 2 h 45.4 h 55.7 h 10, 9 h 30 PARISIEN V:— Trop belle pour toi 1 h.3 h.5 h 10, 7 h 10, 9 h 25 PARISIEN VI:- Le temps des gitans 12 h 40, 3 h 30, 6 h 20, 9 h 10 PARISIEN VII:— Une Jolie temme 1 h 20, 4 h, 6 h 45.9 h 20 PLACE ALEXIS NIHON l:(935-4246) - Teenage Mutant Nlnla Turtles 1 h 15, 3 h 15, 5 h 15, 7 h 15, 9 h 15 PLACE ALEXIS NIHON II:- First Power 1 h.3 h, 5 h, 7 h, 9 h PLACE ALEXIS NIHON III:- Lord ot the Files 1 h 30, 3 h 30, 5 h 30, 7 h 30, 9 h 30 PLACE LONGUEUIL 1 : (679-7451 )- Teenage Mutant Ninja Turtles sem 7 h 15, 9 h 15 PLACE LONGUEUIL 2: - Né un 4 Juillet lun.au jeu.8 h.LE RIALTO: 5723 ave du Parc.Mtl (274-3550)-Sweetle 7 h 15— Mystery Train 9 h 30 UNIVERSITÉ: Mtl (8490041)- Pretty Woman 6 h 40, 9 h 15 VERSAILLES l:(353-7880) - Une Jolie femme 6 h 30, 9 h.VERSAILLES II:- The Hunt tor Red October 6 h 20.9 h 05 VERSAILLES III:— Passion andaloule sem.7 h 20— Blue Steel 9 h 30 VERSAILLES IV:- Le party 7 h 10.9 h 25 VERSAILLES V:- Ernest goes to Jell 7 h 20, 9 h 20 VERSAILLES VI:- Patrouille entoile 7 h 20, 9 h 30.SUR SCENE L'AIR DU TEMPS: 194 ouest St-Paul.Montréal (842-2003)— Jazz du mer.au dim de 22h.15 à 02h 30— Randy Bernsen, guitariste, du 12 au 15 avril BAR 20 80: 2080 rue Clark, Montréal (285-0007)— Brad Shigeta, trombone, le 10 avril à 22h.BAR LES BEAUX ESPRITS: 2073 St-Denis, Montréal (844-0882)— Stable Mates, les 11-12 avril à 22h 30 BIDDLE'S JAZZ AND RIBS: 2060 rue Aylmer, Montréal (842-8656)— Le Quatuor de Johnny Scott et Geoffrey Lapp, en permanence, lun.19h à 24h , mar.20h.à 01 h., mer.au ven.18h.à 22h.— Le Trio de Charlie Biddle, en permanence du mer au ven à compter de 22h., sam à compter de21h 30 — Billy Georgette, pianiste/chanteur, lun.de 17h.à 19h.mar.de 17h.30 à 19h.30— Trio Billy Georgette, sam de 18h.à 21h.30—Le trio de Bernard Primeau, les dim de 19h à 24h.LE BIJOU: Motel Relax.2900 boul le Carrefour, Laval (688-8244)— Dennis Bullock et Daniel Joseph, du 2 au 28 avril, mar.et mer.20h.à 01 h., jeu.ven.de 21h.à02h., sam de22h.à03h.LE BIJOU BISTRO BAR: 500 rue Lemoyne, Vieux-Montréal (288-5508)— La chanteuse Shari Chaskin, du 5 au 28 avril, les jeu.ven.et sam.à compter de 22h.BISTRO D'AUTREFOIS: 1229 St-Hubert, Montréal (842-2808)— Acoustik avec Rocky Chouinard, le 10 avril à 22h.CAFÉ DE LA PLACE: PDA.Montréal (842-2112)— • Vingt-quatre heures de la vie d'une femme » du roman de Stefan Zweig, adaptation et m.en s.Jean Salvy, du 28 mars au 12 mai, mar.au sam.à 20h.CAFÉ THÉLÊME: 311 est Ontario, Montréal- Brady's Jazz Quartet, les 13-14 avril à 21h 30 LA CAGE AUX SPORTS: 6321 Trans-Canada, Pointe-Claire (694-4915)— Ateliers d'art, gratuit pour les enfants, jeu.ven.de 18h.à 21h., sam.de 17h,30 à 20h30, dim.de 17h.à 20h.30 LA CAGE AUX SPORTS: 5830 boul.Taschereau, Brossard (6764404)— Ateliers d'art gratuits pour les enfants les jeu.ven.sam.dim.17h.30 à 20h 30 LA CAGE AUX SPORTS: Carrefour Angrignon, 7077 Newman, LaSalle (363-1403)— Ateliers d'art gratuits pour enfants, jeu.ven.sam.dim.de 17h.30 à 20h.30.LA CAGE AUX SPORTS: 1800 chemin Côte Vertu, St-Laurent (745-4322)— Atelier d'art gratuit pour les enfants, du jeu.au dim de 17h.30 à 20h 30.LA CAGE AUX SPORTS: Hôtel Relax, 2900 boul.Le Carrefour, Laval (688-8244)— Atelier d'art gratuit pour les enfants, du jeu au dim.de 17h.30 à 20h 30 CEGEP MAISONNEUVE: 2700Bourbonnière, Montréal— Cinéma: La société des poètes disparus, le 10 avril à 19h.CEGEP DU VIEUX-MONTRÉAL: Le Tritorium, 255 est Ontario, Montréal (282-9362)— Les Grands Explorateurs présentent Pays d'Amazonie, Pérou-Équateur, avec Jacques Cornet, du 9 au 13 avril, lun.au mer.20h.,jeu.19h„ ven.19h.et 21h.30 CENTRE CULTUREL CALIXA-LAVALLÉE: 3819 Calixa-Lavallée, Montréal (527-5797)— Le Théâtre de la Source présente La musique du tamanoir, d'après un conte d'Amérique du Sud, sur la musique et la création, les 11-12-13-14-15 avril à 13h 30— Confiture le dragon qui aimait les fruits, de Sylvi Belleau, les 11-12-13 avril à 10h.CHAPELLE DE L'ÉGLISE ST-JEAN-BAP-TISTE: 4230 rue Drolet.Montréal (842-9811)- La Société des concerts de l'Église St-Jean-Baptiste présente Les Leçons de Ténèbres de François Couperin, avec Céline Dussault, soprano, Adrienne Savoie, soprano, Christian Giguère, violoncelle.Jacques Boucher, organiste.Manon Latrance, figurante, et Jean Marchand, narrateur, le 10 avril à 20h LE CLUB DATE: 1218 est Ste-Catherme, Montréal (526-5844)— La chanteuse Lena, du 4 au 29 avril, mer au sam à 22h.dim è I6h 30 ÉGLISE ST-JEAN-BAPTISTE: Angle Rachel et Henri-Julien, Montréal— La Société philharmonique de Montréal présente Le Requiem de Mozart et Samuel Barber Adagio, avec le Choeur de l'université du Québec à Montréal et l'Orchestre de la Société philharmonique de Montréal, violon solo: Eugène Husaruk, solistes: Claudine Côté, soprano, Corina Circa, mezzo-soprano.Yves Cantin, ténor, et René Brempon Laryea.basse, sous la dir.de Miklos Ta-kacs.le 13 avril à 204) 30 ÉGLISE ST-MATTHIAS: 10 Church Hill, West-mount— Récital d'orgue, Marc-André Roberge, oeuvres de Sweelinck, Buxtehude.Bach, Messiaen et Liszt, le 10 avril à 20h.ESPACE GO: 5066 Clark, Montréal (271-5381)— • Billy Strauss • de Lise Vaillancourt, du 5 avril au 19 mai ESPACE LIBRE: 1945 Fullum.Montréal (521 -4191)— t La mort des rois • de Robert Claing, m.en s Jean Asselin, du 6 mars au 14 avril, mar.au sam.è 20h 30 LES FOUFOUNES ÉLECTRIQUES: 87 est Ste-Catherine, Montréal— Musique de la nouvelle rage, le 10 avril à 21h.GARE JEAN-TALON: Angle Jean-Talon et ave du Parc, Montréal (522-1245)— • Plaques tectoniques » coproduction du Théâtre Repère et du Festival de théâtre des amériques, m.en s.Robert Lepage, jusqu'au 22 avril HOTEL LA CITADELLE: 410 ouest Sherbrooke, Montréal— Le chanteur-pianiste John Gilbert, mar.au sam.de 20h.à 01 h.HOTEL MERIDIEN: 4 complexe Desjardins, Mtl (285-1450)— Bar du Foyer: Tibor Ceasar, pianiste, lun.17h.à 20tv, mar.au ven.17h.à 01h„ sam.20h à 01 h.HÔTEL QUATRE SAISONS: 1050 ouest Sherbrooke, Montréal— Piano-Bar: L'Apéro avec Gilles Jourdain, lun.au ven.17h.à 01 h.HOTEL REINE ELIZABETH: 900 ouest Dorchester, Montréal (861 -3511 )— Calé Baroque Arthur: « Sexy Follies • â compter du 23 nov.mer jeu.ven.dim 20h 30, sam.20h et 22h.30 LA CROISETTE: 1201 0.Dorchester (8762000)-Mike Mirizio, pianiste, du dim.au ven.17h.â 20h.LA DILIGENCE: 7385 boul Décarie.Montréal (731-7771 )— Diner-Théâtre Le Stage: • On Broadway • comédie musicale avec Penny Cohen et Robert Burns, du mar.au dim., diner 18h.30.spectacle 20h30 L'ASSIETTE AU BOEUF: 1220 rue Crescent, Montréal (8667454)— Restaurant français dancing romantique, du mar au dim.de 19h.é 01 h., musique tzigane avec le groupe Les Joyeux Gitans LE GRAND HOTEL: 777 Université, Montréal (876 1370)— Chez Antoine: les pianistes Christiane Côté et Roland Devèzedu lun.au ven.17h.à01h., le sam.de 20h.à 01 h — Bar tour de ville: Le Trio Starlite, du DIDIER FARRÉ PRÉSENTE t»-' UNfMAS QOtON LE FILM QUE VOUS N'AVEZ JAMAIS V.U AU CINÉMA OU EN VIDÉO le Gra-ntd Bleu VERSION LONGUE ORIGINALE ClNLPl IX Un film de LUC BESSON avec ROSANNA ARQUETTE, GRIFFIN DUNE JEAN RENO, JEAN-MARC BAR R, VALENTINA VARGAS musique de ERIC SERRA ÉMANATIONS DE MER PAR MICRO-PARTICULES DISTRIHU1ION ACTION f II M Sfloi,.-, «WG mfôôta» srt.no igr-1 CREMAZIE ST-DENIS & CRÉMAZIE Sem.: 8:00 Le retour d un homme vers l'amour ANS vers la liberté.Un film de FERNANDO SOLANAS Musique de ASTOR PIAZZOLLA ¦HJ-Ul.Ml;Ur»l 1616 DUE STE-CATHERINE 0 (v o espagnole avec 'sous-titres anglais) [v o.espagnole avec sous-titres français) mer au dim de 21h.à02h.LE POINT DE VUE: 1201 ouesl Dorchester (876 2000)— Restaurant gastronomique ouvert du lun au sam, les ven et sam Christiane Gendron, harpiste L'IMPROMPTU: 1201 0 Dorchester (8762000)-Jazz avec Tim Jackson, pianiste, et Skip Bey.contrebassiste.du mar au jeu de 20h à 01 h .les ven et sam de21h.à02h MAISON DE LA CULTURE FRONTENAC: 2550 est Ontano, Montréal— Danse-théâtre: Demain c'est ma fête, le 10 avril à 14h.MAISON DE LA CULTURE MARIE-UGUAY: 6052 boul Monk, Montréal— Conférence le symbolisme, par Michel-André Hottote, le 10 avril â 19h.MAISON DE LA CULTURE LA PETITE PATRIE: 6707 DeLorimier, Montréal— Cinéma: Le fantôme de l’opéra, le 10 avril A 20h MONTREAL AEROPORT HILTON: 12,505 Côte de Liesse, Montréal (631-2411)— La Barrique Pie reth Vermeil, chanteuse, danse et spectacle du mat au sam de 20h.30 à 2h — Le Carrelour piano-bar: Manon Robert au piano, tous les |ours de 11 h 30 à minuit MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL: 1379 ouest Sherbrooke, Montréal (285-1600)— Musée-causerie: Studies in Still Life, le 10 avril â 13h 30— Muséecauserie: Claude Gagnon, peintre québécois contemporain, le 10 avril â 14h 30 PLANÉTARIUM DOW: 1000 ouest St-Jacques.Montréal (8724530)— Le ciel ce soir, tous les lundis â 20h.30— • Les colères du soleil • du 13 lanv au 29 avril, français: lun.20h.30, mar mer.131).30, jeu ven.13h.30, 20h.30, sam 14h.15,16h.30, 20h 30.dim.13h., I5h 30,16h.30, 20h.30— anglais: lun.19h.30, mar.mer.12h.30, jeu.ven.12h 30, 19h.30, sam 13h., 151)30,19h.30,dim 14h.15.19h 30 RESTAURANT-THÉATRE LA LICORNE: 4559 Papineau.Montréal (523-2246)— Le Théâtre de la Manufacture présente • Les sables émouvants ¦ de Francine Ruel, m.en s.Daniel Simard et Francine Ruel, du 27 mars au 28 avril, mar au ven.20h 30.sam.16h.et 20h.30 SALLE FRED-BARRY: 4353 estSte-Catherine.Montréal (253-8974)— • Mon oncle Marcel qui vague, vague près du métro Béni ¦ de Gilbert Dupuis, m.en s Alain Fournier, production du Théâtre du Sang Neuf et du Théâtre Les Gens d'en Bas, du 22 mars au 14 avril, mar.au sam.â 20h.30 SALLE CLAUDE-CHAMPAGNE: 220 Vincent d'Indy, Montréal— Concert de l'Atelier de musique contemporaine, dir.Lorraine Vaillancourt, oeuvres de Boucourechliev, Crumb, Maderna.Mayerzuml, Rihm, Scelsi.Soproni, Stockhausen et Zanettovlch, le 10 avril â 20h SALLE WILFRID-PELLETIER: PDA.Montréal (842-2112)— OSM Concert Gala.Lawrence Foster, chef.Zoltan Kocsis.piano, oeuvres de Schuller, Mozart, Schumann, les 1611 avril â 20h.— L'Opéra de Montréal présente « Un bal masqué • de Verdi, Elio Boncompagni.chef, m en s Christopher Mattaliano, les 12-14-1621 avril A 20h STADE OLYMPIQUE: Montréal- L Observatoire de la tour du Stade Olympique est accessible par funiculaire tous les jours.lun 12h â 181).ma; au dim.tOh à 18h — pour renseignements: 252-8687 THÉÂTRE L'ÉLYSÉE: 35 rue Millon, Montréal (8494056)— La Bande Magnetik, groupe vocal, les 1612-1614 avril à 20t> 30 THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE: 84 ouest Ste-Catherine.Montréal (861-0563)— • Hamlet • de Shakespeare, m en s Olivier Reichenbach, du 24 avril au 19 mai, mar au ven 206, sam 16h.et 21h.THÉÂTRE PORT-ROYAL: PDA, Montréal (842-2112)— La Compagnie Jean Duceppe présente < Bousille et les |ustes > de Gratien Gélinas, m en a.André Brassard, du 11 avril au 19 mal.mar au ven.206, sam 16h 30 et 21h.THEATRE DU RIDEAU VERT: 4664 St-Denla.Montréal (844-1793)— • Samedi dimanche et lundi » de Eduardo de Filippo, traduction Roland Lepage, m.en s Guillermo de Andrea, du 18 avril au 13 mai, mar au ven 206, sam 176 el 216, dim 15h.THÉÂTRE DE LA VILLE: 180 est de Gentilly, Lon-gueuil (6761616)— Pavillon Le Caron • Les feluet-les • de Michel Marc Bouchard, m.en s André Brassard, du 5 au 14 avril, mar au sam 4 206 UNIVERSITÉ CONCORDIA: 7141 ouest Sherbrooke.Montréal— Salle de concert: Le choeur de chambre Concordia, dir Christopher Jackson, oeuvres de Haydn et Mozart, le 10 avril â 20h.GRAND THÉÂTRE DE QUÉBEC: Salle Octave- Crémazie, Québec (4166468131)— t L'Importance d'être fidèle • d'Oscar Wilde, m.en a Bill Glassco, du 3 au 28 avril â 20h.IMPLANTHÊATRE: 2 rue Crémazie, Québec (416 529-2183)— Le Théâtre Niveau Parking présente • Passion Fast-Food • du 10 au 28 avril, mar au sam â 20h.THÉÂTRE DE LA BORDÉE: 1143 St-Jean.Québec (416694-9631)— « Oublier • de Marie Laberge, m.en s Denise Gagnon, du 3 au 28 avril, mar.au sam à 20630 TELEVISION o CBFT 12.00 L'édition magazine 12.30 Les démons du midi 13.30 Les rendez-vous de Do minique 14.30 Dallas 15.30 Les schtroumpfs 15.55 En transit 16.00 Kim et Clip 16.25 En transit 16.30 Miniquiz 16.55 En transit 17.00 L’heure Disney Capone, chien gangster 18.00 Montréal ce soir o CBMT 12.00 Midday 13.00 All My Children 14.00 Coronation Street 14.30 Talkabout 15.00 Guiding Light 16.00 Generations 16.30 Danger Bay 17.00 Video Hits 17.30 Golden Girts 18.00 Newswatch 09 CFTM 12.00 Ici Montréal 12.15 Bon appétit 12.30 Mimémo 13.00 Cinéma d'après-midi • Jacob et Joseph > gr bret.73 avec Keith Mit cheil, Tony Lo Bianco et Colleen Dewhurst 15.00 Dynasbe 16.00 Double défi 16.30 De bonne humeur 17.28 Capsule AllôCiné 17.30 Fais-moi un dessin CB CFC F 12.00 Family Ties 12.30 Puise 13.00 Shirley 14.00 Another World 15.00 General Hospital 16.00 The Oprah Winfrey Show 17.00 Night Court 17.30 The Cosby Show 18.00 Pulse 09 TV 5 15.20 Bonne journée 15.30 L'inlo-5 16.00 7 sur 7 17.00 Télétourisme 17.30 C'est pas juste 18.00 La chance aux chansons CB RADIO-QUÉBEC 12.00 Quebec School Telecasts 12.30 FOCIQ assembleur éco nomique 14.00 Au 81 de l'université Levai 14.30 Le marché aux Images 15.00 Début de soirée 18.00 L’aventure des plantes 16.30 Ordy 17.00 Catimini 17.30 Le dub des 100 watts 18.00 Passe-Partout ES QUATRE SAISONS (câble S) 12.00 LesPierrafeu 12.30 Le grand journal 13.00 Coup de pouce télé 14.00 Cinéma Quatre Saisons • L'aventure du poeéidon > amér.72 avec Gene Hack man.Ernest Borgnlne et Shelley Winters 16.00 La fourchette d'or 16.30 Docteur Albert 17.00 Action réaction 17.30 Le grand journal Garavouvous dit: La télévision du mardi soir en un clin «l'oeil 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 OOhOO CBFT (R.C.) Montréal CE WCAX (CBS) Burlington GD WPTZ(NBC) Plattsburgh T" CBMT (CBC) Montréal OD CFTM (TVA) Montréal CB CF'CF (CTV) Montréal CB TV5 (Télévisions Francophones) 93 Ce soir (information) Génies en herbe Super P sans plomb L’Or et le papier P Dallas P Le Téléjoumal P Le Point/Météo/Sports Cinéma: l.'aîné des Ferchaux Fr.63 —Avec J-P.Belmondo News News P Family Feud Rescue 911 P Movie : Forbidden Nights —É.-U.1990 P Avec Melissa Gilbert et Robin Shou News 'The Pat Sajak Show News News P Jeopardy ! Cheers Jesus of Nazareth (dernière) P News The Tonight Show Newswatch Babar P Hockey / St-Louis es Toronto The National P 22h50/Thc Journal News Newhart P Ici Montréal Charivari Chop-suey Epopée P rock Sous le signe du faucon Le match de la vie : Médecines douces et amères Ad Lib Nouvelles p météo/sports 23h45/Clné: Sentimentalement vôtres —Avec Mia Farrow Puise Entertainment tonight Doogie P Howser, m.d.The Billy Graham P (misa de Roseanne P Cheers P Unsolved Mysteries News P News The Arsenio Hall Show La chance aux chansons Des chiffres et des lettres Journal télévisé de A2 L’info - 5 Du côté de chez Fred Champs Élysées 22hl0/Ciel, mon mardi ! 23h40/ Journal télévisé de A2 Passe-Partout Début de soirée Feu vert P National Geographic L'Indice Plus la période de questions Jean Vanicr Musique vidéo FAX: L’Infoplus Flashback Musique vidéo Rock en bulle: S.O'Connor Musique vidéo News P Wheel of Fortune A Current Affair Who’s the P Boss ?The Wonder Years P Roseanne P Coach P Thirtysomething P News p Nightline P Twilight Zone Polka Dot Door Today’s Special National Geographic Victorian Values Nature Watch Movie : Forbidden Games —Fr.1952 Avec Brigitte Fossey et Georges Poujouly À commu- niquer Question Period-Provincial P 19 h / Fax Muchwcst Outlaws and Heroes Mike & Mikes Excellent.Vidéoclips Spotlight / Stray Cats Vidéoclips CIVM (R.-Q.) Montréal Musique Plus WVNY (ABC) Burlington CICO (TVO) Ontario Much Music m VERMONT ETV (PBS) The Vermont ETV Auction (Spécial) Business.a — -A 1 ji roue Zizanie 7e ciel I>es routes du Paradis Cinéma: l es aventures de Kenny Rogers : le territoire convoité Sports plus Sport en Patrouille M5J QUATRE SAISONS Montréal chanceuse Am.87 —Avec Kenny Rogers et Linda Gray ligne de nuit 4^ —— (57) (PBS) 3-2-1 P Contact The Nightly Business.The MacNeil-Lehrcr Newshour Nova P Edge of Darkness (lre/3) The Best of Your Show.The MacNeil-Lehrer Newshour /» CULTURE ET SOCIETE Montréal, mardi 10 avril 1990 LONDRES La Cour refuse de juger Rushdie LONDRES (AFP) - La Haute Cour de Londres a rejeté hier une demande du Front d’action des musulmans britanniques visant à faire condamner l’écrivain Salman Rushdie et son éditeur pour blasphème, à la suite de la publication des Versets sataniques.Dans son arrêt, la Cour a souligné que la loi sur le blasphème s’appliquait uniquement à la chrétienté et que les tribunaux n’avaient pas le pouvoir d’étendre son application.Le 12 mars 1989, un tribunal londonien avait débouté en première instance le Front musulman.Ce dernier pourrait maintenant faire appel devant la juridiction suprême, la Chambre des Lords.Le jugement de la Haute Cour « va attrister des millions de coeurs dans ce pays et au-delà », a affirmé Ali Azhar, le représentant des plaignants.Salman Rushdie, condamné à mort en février 1989 par l’ayatollah Kohmeiny à la suite de la publication de son roman, vit toujours caché sous la protection de Scotland Yard.THEATRE/chronique Souvenirs de Chuck Jones QUINZAINE DE QUÉBEC Un sommet des Grands Robert Lévesque MÉDÉE, Phèdre, Lear, Woyzeck, mais aussi Valmont et la Merteuil, Mme de Maintenon, Nastasia Filipovna, et même Frankenstein, la 4e édition de la Quinzaine internationale de théâtre de Québec, qui aura bel et bien lieu du 18 mai au 3 juin, ressemblera à un sommet où les Grands Personnages dressent un bilan de la situation mondiale de la dramaturgie.Surprenante affiche que celle dévoilée, hier à Québec, par la directrice de la Quinzaine, Rachel Lortie, qui rassemblera en effet dans la Vieille capitale 18 spectacles (venant de neuf pays) ou la ligne de force de la programmation est cette étonnante réunion dans une ville de tels mythes et de telles grandes figures du théâtre et de la littérature.Et ce qui surprend le plus, et promet de belles rencontres, c’est que ces personnages sont tous « sortis » de leurs enveloppes d’origine, réécrits ou adaptes, joués par des comédiens de cultures différentes : ainsi la Médée que l’on verra est allemande, le Lear est espagnol, Phèdre est soviétique, les personnages des Liaisons dangereuses sont revus et corrigés par un Allemand de l’Est, la Maintenon est imaginée par une Québécoise, etc.Médée : c’est le cinéaste Wemer Schroeter, qui a ébloui les spectateurs de la Quinzaine en 88 avec sa mise en scène d’une pièce de Mishima, qui dirige, pour le Dusseldorfer Schaulspielhaus, une Medea écrite par l’auteur allemand Hans Henny Jahnn (1894-1959).Jahnn évoque une Médée antérieure à la pièce d’Euripide.La comédienne Barbara Niisse est Médée.Lear : le Tartana TEATRO, une compagnie espagnole, amène à Québec une production de la pièce de Shakespeare jouée par des acteurs masqués et des marionnettes, où les textes de Lear sont remplacés par différents sons et chants.Un spectacle d’avant-garde, mis en scène par Carlos Marquerie, qui cherche plus à créer une atmosphère qu’à rendre le texte.Woyzeck : le Théâtre de la Ville, de Genève, présentera « une adaptation pour foire » du manuscrit de Georg Buchner sur le soldat Woyzeck.Bernard Meister et Erika Zbinden ont traduit le texte de Büchner.On verra ce spectacle sous un chapiteau.On savait déjà que la célèbre comédienne soviétique Alla Demidova jouerait à la Quinzaine avec la troupe du Taganka de Moscou une Phèdre écrite par Marina Tsvetaïeva et mise en scène par Roman Viktiouk, et que le Théâtre Pouchkine, de Moscou également, donnerait une version théâtrale de la nouvelle de Tchékhov La salle numéro 6, mise en scène par Iouri Eriomine.Avec les participations annoncées hier, U semble que la quatrième Quinzaine (un événement qui a lieu tous les deux ans) aura tout pour attirer les amateurs de théâtre.Par exemple, U sera fascinant de voir une production grecque d’une Sièce de l’auteur est-allemand leiner Müller.Sous le titre de Quartett, Müller imagine un dialogue entre les personnages principaux des Liaisons dangereuses, de Choderlos de Laclos, Valmont et la Merteuil.Le metteur en scène Theodoros Terzopoulos, pour le Théâtre Attis, signe, dit-on, une production « audacieuse » de la pièce de Müller (créée en France par Patrice Chéreau), en utilisant des fragments d’un opéra de Philip Glass.Le Théâtre national de Belgrade offrira un spectacle signé par le cinéaste Andrzej Wajda, qui a adapté L’Idiot de Dostoïevski sous le titre de Nastasia Filipovna.La Belgique sera à Québec avec le Théâtre de la Mandragore, qui un voyage à travers l'expressionnisme allemand.L’étrange Mr.Knight est un « cinémodrame » inspiré du Frankenstein, de Mary Shelley.Pantomime, projection de film muet, ombres : ce spectacle a remporté plusieurs prix en Belgique, dont le Grand prix de théâtre de la Commission française de la culture.D’Allemagne de l’Ouest, un second titre à la Quinzaine : Die Pfarrhauskomôdie, une comédie de situations écrite au début du siècle par Heinrich Lautenback (1881-1919) et jouée par le Théâtre national de Bavière dans une mise en scène de Volker Hesse.Un spectacle qui attirera sans doute les foules, celui de Jean-Claude Brialy qui jouera L’Illusionniste, de Sacha Guitry.Avec Corinne le Poulain, Brialy a joué avec succès cette pièce depuis deux ans dans son théâtre des Bouffes-Parisiens.Mis en scène par Jean-Luc Moreau, ce spectacle permet à Brialy de reprendre un rôle créé par Guitry avec Yvonne Printemps en 1917 dans ce même théâtre.À ces 11 spectacles venant de l’étranger, la Quinzaine ajoute huit spectacles venant du Québec et du Canada.Lorraine Pintal y sera avec Madame Louis XIV, qu’elle a écrit, mis en scène et qu’elle interprète, se glissant dans la peau de Mme de Maintenon.GraUen Gélinas et Hughette Oligny présenteront La passion de Narcisse Mondoux; le Théâtre Repère, de Québec, offrira son plus récent spectacle (sans Robert Lepage) qui a pour titre Chroniques de mon habit de métal, conçu par Jacques Lessard et Bernard Bonnier.Le groupe « Niveau Parking », de Québec, présentera une créaüon collective, Un sofa dans le jardin.Le Théâtre du Bois-de-Coulonge, dirigé par Rachel Lortie, sera également de la Quinzaine avec A Julia, une pièce suédoise de PHOTO BERMBACH/ROTHWE)LE« Barbara Nüsse et Peter Lohmeyer dans Medea, de Hans Henny Jahnn, mis en scène par Werner Schroeter pour le Dueeeldorfer Schaulspielhaus.Margareta Garpe mise en scène par Michèle Magny et jouée par Andrée Lachapelle.Du Canada anglais, deux troupes : le Primus de Winnipeg avec une création collective bilingue qui a pour titre Dog Day, et le Popicos d’Edmonton qui jouera en français une pièce de Kenneth Brown, Après le hockey.L’adaptation est de Michel Gameau.Comme on le voit, la Quinzaine offrira beaucoup de choses, assez différentes, et U sera curieux de voir se cotoyer des spectacles aussi audacieux que ceux de Wemer Schroeter ou Carlos Marquerie avec ceux de Brialy ou encore de Gratien Gélinas; de sortir d’une Phèdre soviétique pour tomber dans une création collecüve manitobaine.On remarque que la participation québécoise aügne trois spectacles de Québec pour deux de Montréal, ce qui est guère représentatif des forces vives du théâtre d’ici.Mais, à tout prendre, dans ce festival qui s’annonce écartelé entre l’exigeant et le facüe, entre l’art et le boulevard, U y aura sans doute place pour tout le monde.Bluteau acclamé à Londres LES CRITIQUES londoniens acceuillent avec éloges la performance de Lothaire Bluteau dans Being at home with Claude, jouée au King’s Head, une salle de 110 places.Mais Us n’épargnent pas la pièce de René Daniel Dubois.The Guardian dit de la performance de Bluteau qu’U s’agit de « l’une des plus dynamiques et des plus excitantes », mais la pièce n’a pa 'naej ~Düü Thomas —de l'Associated Press CORONA DEL MAR, Californie -Assis à sa table à dessin, ce grand-père tranquille de 77 ans ne donne pas l’impression, par ses manières accortes, d’être le créateur de certains des personnages les plus drôles et les plus fous de l’histoire du cinéma.Vous n’avez peut-être jamais entendu parler de Chuck Jones.Mais vous connaissez certainement ses créatures : elles s’appellent Bugs Bunny, Daffy Duck, Vil Coyote, Elmer, Bip-Bip, Porky et les autres.Chuck Jones, qui vit en Caüfornie dans une grande maison au bord de l’océan, continue à dessiner et vient de pubüer un livre de souvenirs dont l’humour a été salué par la critique américaine.Il y raconte l’époque glorieuse de la Warner où, avec Tex Avery et quelques autres, il révolutionna le dessin animé en faisant quelque chose de différent — plus drôle, plus audacieux — que les productions des studios Disney.À la Warner, ce qui comptait c’étaient les personnages.Plus ils étaient typés et drôles, meilleurs ils étaient.« Tous les personnages sur lesquels j’ai travaillé étaient des personnages que je trouvais en moi-même.La plupart étaient inspirés de la comédie classique, de Charlie Chaplin à Buster Keaton, en allant jusqu’à Woody Allen — avant qu’U ne devienne Ingmar Bergman — et Richard Pryor.Tous étaient des perdants, comme nous le sommes tous.» C’était le cas de Daffy Duck, Elmer, le Coyote.Mais pas celui de Bugs Bunny : lui, c’est une sorte de « héros comique », dit Chuck Jones.Il mène une vie normale, dans son trou, à manger ses carottes, jusqu’à ce que quelqu’un vienne le déranger.« Alors, U se défend.En d’autres termes, c’est une sorte de contre-révolutionnaire.» Daffy Duck, lui, est apparu dans les derniers Tex Avery.Mais c’est Chuck Jones qui lui a donné une longue vie, comme à Bugs Bunny.« Quand j’ai fait connaissance de Daffy », raconte-t-il, « je me suis aperçu que c’était quelqu’un qui me ressemblait beaucoup.Même s’il est plus courageux que moi.» Quant au Roadrunner Bip-Bip et au Coyote, ils sont nés presque par accident, se souvient Chuck Jones.Lui et ses collègues avaient décidé de faire une parodie des chasses et des courses-poursuites, et de devenir de nouveaux Jonathan Swift.Ils avaient besoin de deux adversaires.Le duo eut tellement de succès qu’une nouvelle série était née.Ces jours glorieux de la Warner ont pris fin en 1962, parce qu’il n’y avait plus de marché pour les dessins animés de court métrage.Depuis, Chuck Jones a participé à différents types d’oeuvres : des films ( Gay Purrpee, The Phantom Toll-booth), des courts métrages ( Torn et Jerry), des séries de télé ( Curiosity Shop), des productions spéciales (The White Seal, Rikki-Tikki-Tavi).Après en avoir vécu les heures de gloire, il est aujourd’hui consultant de la Warner.Médialog diffusera des informations culturelles Ferland MARCEL MASSE a annoncé hier une participation financière de 550 000 $ du ministère des Communications du Canada au projet Médialog, un service d’accès aux informations culturelles élaboré par le Centre canadien de recherche sur l’informatisation du travaü (CCRIT Communications Canada) en partenariat avec On/Q Corporation de Laval, la Cinémathèque québécoise et le Musée des beaux-arts de Montreal.Ce projet, d’un coût global évalué à 1,5 million $, vise à réaliser une application expérimentale de nouvelles technologies (informatique, infographie, télématique, enregistrement numérique, vidéo) aux art et à la culture et offrira aux usagers des possibüités insoupçonnées.On installera dans des endroits publics de régions éloignées — des bibliothèques municipales par exemple — des stations locales d’où tout usager pourra avoir accès à des banques de données et pourra à loisir reproduire des documents en tout ou en partie : textes, graphiques, photographies, enregistrements sonores, séquences videos.« L’un des aspects novateurs de ce projet est celui de l’expérimentation de nouveaux concepts de rétribution des créateurs et de perception des droits d’auteur, a précisé M.Masse.Le coût de reproduction de chaque contenu sélectionné sera indiqué à l’usager préalablement à l’exécution de sa commande.Le système enregistrera ensuite chaque transaction et créditera automatiquement le détenteur des droits concernés.» En plus de consulter et de reproduire les contenus du catalogue du service Médialog, fournis Ear la Cinémathèque québécoise et le Musée des eaux-arts de Montréal, les usagers pourront également poursuivre des recherches à l’aide du programme analogique intégré et entrer en contact avec d’autres chercheurs oeuvrant dans le même domaine.Le coût de la consultation sera minime et agira surtout comme ticket modérateur, tandis que celui de la reproducüon dépendera des barèmes établis avec les propriétaires des droits.Comme la structure du projet est ouverte, d’autres partenaires pourront participer au service Médialog, tant dans les domaines industriel, commercial et scientifique que culturel.Parmi les innovations techniques mises à l’épreuve, mentionnons que le système contiendra non seulement des textes et des images, mais également du son et des séquences video.Il permettra une consultation et une reproduction de contenus culturels ou autres s’accompagnant d’une rétribution automatique des droits d’auteur; il sera remis à jour par un réseau télématique; et il sera intégré dans un processus d’animation dans les stations locales.On prévoit installer les stations d’ici 12 à 15 mois.Un toucher admirable Ton Koopman Présenté par Le Clavier d'autrefois : oeuvres de William Byrd, Johann Jacob Froberger, Louis Couperin, Johann Sebastian Bach, François Couperin, Johann Kaspar Kerll, Jean-Philippe Rameau, Padre Antonio Soler, Antoine Forqueray et Jacques Duphly.Salle Redpath, 8 avril.Carol Bergeron EN CE BEAU dimanche de printemps, trois concerts, à la même heure de l’après-midi, s’arrachaient le public mélomane montréalais.Le Ladies’ Morning Musical Club recevait le quatuor américain Muyr, la Société de musique contemporaine du Québec offrait un récital d’oeuvres de Giacinto Scelsi avec la pianiste Louise Bessette, et Le Clavier d’autrefois présentait le célèbre claveciniste néerlandais Ton Koopman.Ajoutons encore que dans la soirée, le Studio de musique ancienne de Montréal (SMAM) interprétait les Stabat Mater, de Vivaldi et de Pergolesi.Il fallait choisir.J’ai opté pour le claveciniste.Si les organismes de concert se donnaient tous la peine de se consulter avant de publier le calendrier de leur saison, une telle sollicitation pourrait probablement être évitée.Or, depuis quelques années, il existe une association des organismes musicaux du Québec, l’AOMQ, dont l’une des tâches est précisément de coordonner les activités de ses membres.À Montréal, toutes les sociétés de concert devraient donc impérativement y adhérer.Peut-être que certains abonnés du Ladies’ Morning auraient voulu entendre Ton Koopman.Quant à ceux du Clavier d'autrefois, auraient-ils souhaité répondre à l’invitation du SMAM, qu’ils auraient dû assister à courir en deux lieux différents.C’est beaucoup demander aux mélomanes et l'on ne s’étonnera pas de constater que certaines salles éprouvent du mal à se remplir.Un artiste de l’importance de Ton Koopman aurait dû jouer à guichet fermé.D’autant que très varié, son programme proposait un panorama de la littérature du clavecin allant du virginaliste William Byrd aux clavecinistes allemands, français et espagnols des 17e et 18e siècles.Phénomène plutôt rare au clavecin, la technique instrumentale de Koopman peut être qualifiée de virtuose.Son jeu possède en effet quelque chose de spectaculaire voire d’électrisant Sous ses doigts le clavier s’embrase.En musicien intelligent et sensible, la virtuosité demeure toujours soumise au contrôle de l'oreille et le discours reste clair.Nous sommes en présence d’un interprète qui connaît tout autant l’art de faire sonner que celui de jouer le clavecin.Conscient des limites de son instrument, il lui arrive même de s’amuser à les transgresser, ce que d’aucuns pourraient lui reprocher.Ainsi, dans la Bataille impériale, de Johann Kaspar Kerll, le fond du clavier est-il devenu un élément percussif.Présent dans la salle, le facteur québécois Yves Beaupré — Koopman jouait sur un magnifique clavecin de style 18e siècle français — a sûrement éprouvé quelques inquiétudes à le voir soumis à des assauts aussi vigoureux.Par contre, dans V Enharmonique de Rameau, la Chaconne de Louis Couperin, ou le Tombeau de Blancheroche de Froberger, Koopman a démontré qu’il possède d’abord un toucher et un phrasé capables d’atteindre un raffinement et une perfection admirables.m m | 3 3 e Laurier RESPECTANT le cadre de l’entente Canada-Québec sur le renforcement de l’infrastructure des musées déjà existants, les gouvernements fédéral et provincial ont versé hier une subvention à parts égales de 5,8 millions % au Musée McCord d’histoire canadienne.Cet argent servira à la réfection et l’agrandissement de l’institution allant même jusqu’à en doubler l’espace.Les travaux sont déjà en cours et les collections de McCord actuellement entreprosées en lieu sûr jusqu’à l’ouverture du nouveau musée en avril 1992.La subvention des deux paliers d’administration vient compléter les 30 millions $ requis pour mener à bien ce projet, la Fondation McConnell ayant déjà donné le principal jas convaincu son critique’ The Indépendant iuge Bluteau « excellent » et la pièce « très faible ».The Daily Telegraph recommande la pièce pour Bluteâu.EXPO 2000 Pétition contre Venise ROME (AFP) — Deux cent cinquante personnalités du monde entier amoureuses de Venise ont adressé une pétition au Bureau international des expositions (BIE) pour s’opposer à l’organisation de l’exjiosi-tion universelle dans cette ville en l’an 2000.Le poète américain d’origine russe Joseph Brodsky, prix Nobel de littérature, a pris la tête de la croisade.L’afflux de centaines de milliers de touristes supplémentaires causerait, selon lui, des dégâts irréparables à la ville.« Ce serait un viol », a-t-il déclaré au magazine italien Panorama.L’idée d’organiser l’exposition universelle à Venise a été lancée en 1985 par l’actuel ministre italien des Affames étrangères, Gianni De Miche-lis.Le 14 juin prochain, le BIE, réuni à Paris, devra choisir entre Toronto, Hanovre et Venise la ville qui accueillera finalement la manifestation.De nombreux historiens de l’art et responsables de musée internationaux ont rejoint le « front du refus » : René Huygue de l’Académie française, André Chastel de l’Institut, Irina Antovova du musée Pouchkine de Moscou, Germain Bazin du Louvre, ou Neü McGregor de la National Gallery de Longres.Parmi les signataires figurent également des hommes d’affaires, dont Leopoldo Pirelli et Lord Rothschild, le styüste Giorgio Armani, le chef d’orchestre Claudio Abado et le ministre soviétique de la Culture, Nikola! Goubenko.L’hostilité à l’exposition s’est développée en Italie après l’organisation en juiUet dernier à Venise d’un concert du groupe rock Pink Floyd, à l’issue duquel près de 200 000 spectateurs avaient abandonné des tonnes de détritus place Saint Marc et dans les rues de la ville.PHOTO TV8 Le Musée McCord, à l'angle des rues Sherbrooke et Victoria, aura cette nouvelle perspective au printemps de 1992 après que les travaux de réfection et d’agrandissement actuellement en cours seront terminés.5,8 millions $ supplémentaires alloués au Musée McCord coup d’envoi en souscrivant 25 millions $ récemment.Bien protégés par des casques de chantier de construction, tout comme les nombreux invités d’ailleurs, les ministres Lucienne Robil-lard et Marcel Masse, respectivement des Affaires culturelles du Québec et des Communications à Ottawa, ont tour à tour rappelé hier, dans le bruit et l’effervescence des travaux déjà amorcés, l’importance du musée McCord et la mémoire historique qu’ü entend perpétuer.Le projet d’agrandissement prévoit de nouvelles salles d’exposition, l’ajout d’une salle de lecture, d’ateliers, d’une bibliothèque ainsi que des laboratoires de conservation.Les aires nouvelles permettront également d’accueüllr un plus grand nombre de visiteurs qui afflueront en 1992, année qui marque le 350e anniversaire de la fondation de Montréal.Carole Laure LA TÉLÉ CE SOIR «Dangers.Le syndrome de l’entreposage de BPC a re-' légué dans l’ombre un autré danger tout aussi important : le transport d’essence ou de chlore par camion.L’équipe de Feu vert se penche sur ce dossier et traite également des problèmes de l’asthme et du désencrage du papier.R.-Q., 19 h30.« Affaires de.coeur et de gros sous se mêlent dans le dernier chapitre de la série L'or et le papier intitulé Le tigre et la colombe.R.C., 20 h.?Nobel.Le lauréat du prix Nobel de la paix 1989, le Dalaï-Lama, chef du bouddhisme tibétain, est l’invité de Frédéric.Mitterrand à Du côté de chez Fred.TV5, 20 h.« Vedettes.Un aéropage de vedettes prennent d’assaut Michel Drucker et les Champs Êlysées.On note la participation de Carole Laure, Roch Voisine, Eisa, Patrick Bruel, Michel Plccoli, Pierre Arditi, etc.TV5 21 h05.— Q.F.i B45A
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