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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
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  • Journaux
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  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1965-12-15, Collections de BAnQ.

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[" ! Il y a plus d'armes nucléaires qu'il n'en faut en Europe, affirme AA.Hellyer PARIS.(PC) \u2014 Tout en favorisant l'idée lancée par les Etats-Unis d'un plan de cinq ans établissant les objectifs militaires de l\u2019OTAN, le Canada est d\u2019avis que l'alliance devrait développer ses forces conventionnelles mobiles plutôt que ses stocks d\u2019armes nucléaires.C\u2019est ce que le ministre canadien de la Défense, M.Paul Hellyer, a exposé aujourd\u2019hui devant le conseil de l'OTAN, où les responsables de la défense des pays membres discutent les besoins militaires de l\u2019alliance.M.Hellyer, a dit un porte-parole canadien, insiste surtout sur une politique \"réaliste\u201d : les membres de l\u2019OTAN devraient tenir compte du coût élevé de la défense et s'en tenir aux possibilités militaires et politiques plutôt que de s'épuiser pour atteindre les objectifs \"idéalistes\u201d des chefs militaires.Voir HELLYER en page 2 \"Gemini 6\" en route vers son rendez-vous spatial CAP KENNEDY.(AFP-UPI-PAi \u2014 Au moment précis prévu par les dirigeants de l\u2019Agence américaine de l\u2019aéronautique et de l'espace (NASA), le navire spatial \u201cGcmini-6\u201d a pris son envol ce matin, à 8 h.37.Sous la formidable poussée de la fusée porteuse \"Titan-2\u201d.la capsule est montée droit dans le ciel bleu.Une longue traînée de feu et de nuages a permis de suivre la fusée des yeux durant près de cinq minutes.Les différents étages de l\u2019engin ont très bien fonctionné.Moins d\u2019une minute après le départ, la fusée était déjà rendue à neuf milles nautiques d\u2019altitude et les cosmonautes Walter Schirra et Thomas Stafford signalaient que tout allait bien.Six minutes environ après le départ, la NASA annonce que \"Gemini-6\u201d a atteint son orbite.Ce lancement, remis à deux reprises les 25 octobre et 12 décembre derniers, a été une réussite parfaite.\"Gemini-6\" a été placé sur une orbite variant de 87 milles à 141 milles nautiques.Le hublot est embué Presque immédiatement après le départ, le hublot de la cabine spatiale s\u2019est couverte d\u2019une légère buée, mais tout laisse croire que cet inconvénient cessera rapidement.Les pilotes de \"Gemini-7\u201d, Frank Borman et James Lovell, passaient juste au-dessus de Cap Kennedy au moment du lancement.Ils commençaient alors leur 162ème révolution autour de la Terre.Ils ont pu voir les pha- ses du lancement et ont décrit le spectacle où le mot \"merveilleux\u201d revenait souvent.Le lancement de \"Gemini-6\u201d ayant été réussi parfaitement, commence maintenant la poursuite qui permettra à Schirra et Stafford de rejoindre petit à petit h navire \u201cGemini-7\u201d et rie voler en formation avec lui durant plusieurs heures.Les Américains réussiront ainsi, si tout se passe normalement, le premier rendez-vous spatial mondial, phase essentielle à la poursuite de tout programme visant à lancer des hommes sur la Lune.Les manoeuvres Voici les manoeuvres prévues pour le rendez-vous dans l'espace : 8 h.37 a.m.\u2014 Le navire spa- tial \"Gemini-6\u201d quille, sa rampe de lancement a Cap Kennedy et il est placé sur une orbite variant de 100 à 168 milles.A ce moment, il est à 1,203 milles derrière \"Gemini-7\u201d.10 h.12 \u2014 Le pilote de \"Gemini-6\" actionne ses fusées une première fois, ce qui a pour effet de placer son navire à 17 milles sous \"Gemini-7\u201d qui a Voir GEMINI-6 en page 2 SPIP .« www mËÈÊm \u2022 \u2022- \u2022 \u2022*>' - WPP«W f| * *î I * mm ri.,_%/ )o C \u2018Pàir J&ÇÎ-eiïiS, T, Mü mémmm SSHœiSB mm ; v 1 \u2018 A?.n $! P\u2019P'vi\u2019- ~~ \u2022 M:< xmwmwmmm -!\u2022 i» 4- Mi l MîppW - 1m hü BmÊmâ ¦HN HH 8lSl|§- mm : .: >?< W: h' ; mi Vpijj ifVs e-,' - - - - - \u2018 .M£éÊÈî:Æm& Hni Sri mà iSil m, ' ;} Ps m m , t.\u201e-, : 7.^Liwininvrifiinrri ÉDITION DE MONTRÉAL * 10$ éal, mercredi 15 décembre 1965 / sainte Chrétienne / 81e année, No 290 / 4 cahiers / 84 pages / La météo : chutes de neige, doux / minimum 22 / maximum 30 Les Associations coopératives d économie familiale attendent la décision de Québec Il s'agit des organismes auxquels Lévesque faisait allusion et qui sont un premier pas vers un regroupement des consommateurs M.René Lévesque ne l'a pas dit, mais les \"cinq ou six organismes nouveaux qui toucheraient au crédit populaire de façon civilisée\" et qui bénéficieraient de l\u2019aide financière du gouvernement sont les Associations coopératives d'économie familiale (ACEF) d'Asbestos, de Thelford Mines, de Hull, de Jonquière, peut-être de Drum-mondville et d'un autre centre urbain du Québec.C\u2019est ce qu'a révélé Mlle Yolande Côté, membre du comité central des Travailleurs étudiants du Québec.On sait que les TEQ (Travailleurs étudiants du Québec) et la CSN sont à l\u2019origine de la création de ces Associations, qui consistent en un regroupement d\u2019u> certain nombre d\u2019organismes intermédiaires, tels les caisses populaires, les sociétés de bienfaisance, les services sociaux, les syndicats, etc.Les ACEF pourront offrir à la fois des services financiers, des services sociaux et des services de consommation.Elles deviendront éventuellement des organismes de pression pour protéger les consommateurs.Les subventions gouvernementales \u2014 si M.René Lévesque réussit à défendre auprès du conseil des minis!rcs la cause des ACEF \u2014 permettront d\u2019embaucher des responsables permanents, de faire appel aux services de conseillers et de s'occuper rie dépannage.L\u2019été dernier, Il des 47 travailleurs étudiants qui étaient en mission aux quatre coins de la province avaient dénoncé les abus intolérables dont sont victimes les travailleurs dans le domaine du crédit.Leurs recommandations vont dans le sens de celles du ministre René Lévesque, puisque ces étudiants affirmaient que ce n\u2019est pas tout de nationaliser et de socialiser, qu\u2019il faut que les gens prennent leurs responsabilités.Ils ajoutaient cependant que les gens ne disposent pas actuellement des moyens nécessaires pour éviter l\u2019exploitation el que la solution consiste dans un regroupement des consommateurs.Les Associations coopératives d'économie familiale constituent déjà un premier pas dans le sens de ce regroupement.Dans leurs recommandations, les TEQ avaient d'autre part souligné les répercussions de la situation financière désastreuse Voir CREDIT en page 2 QUEBEC.\u2014 Seule la reconnaissance.par le Canada anglais, d'un statut particulier pour le Québec au sein de la Confédération, permettra au Canada de survivre réellement.C\u2019est l\u2019avis qu'a lancé, hier soir, \u2014 véritable réponse aux propos tenus par MM.John Robarts el Duff Roblin, respectivement premiers ministres de l'Ontario et du Manitoba \u2014 le premier ministre Jean Lesage, alors qu\u2019il parlait devant plus de 250 invités de la Chambre de commerce de Ste-Foy.Ce statut particulier qu\u2019il recherche avec constance, le Québec s'y achemine tranquillement.\"De plus en plus, a déclaré M, Jean Lesage, le Québec se dirige, par la force des choses, vers un statut particulier qui tiendra compte à la fois des caractéristiques propres de sa population et du rôle plus étendu que cette population veut confier à son gouvernement\".Pourquoi cet acheminement logique ?\"Car.a expliqué le premier ministre, il est inutile de penser que l'on réussira à contenir le Québec moderne .à l'intérieur d\u2019un cadre administratif, politique ou constitutionnel où il se sentirait freiné Lévesque ignore ce que sont les sociétés de prêts -M.Arthur Bray par Claude Beauchamp \"Les déclarations de M.René Lévesque au sujet des Sociétés de prêts, en particulier contre celles qui sont engagées dans le secteur des prêts personnels, ne peuvent s\u2019expliquer que par l'ignorance du ministre de ce que sont réellement ces compagnies.\u201d C\u2019est en ces termes que M.Arthur J.Bray, secrétaire exécutif de la Canadian Consumer Loan Association, a répondu au représentant de LA PRESSE qui lui demandait de commenter les paroles prononcées la veille par le ministre québécois de la Famille et du Bien-être social devant les étudiants de l'Université de Montréal.\"Il est en effet évident qu\u2019il sait peu Je choses sur les sociétés de prêts, a dit M.Bray.Ses déclarations n'en demeurent pas moins insultantes pour ces compagnies.\" Rejoint par téléphone, le secrétaire de cette association nationale n'avait rien vu dans tes journaux torontois au sujet de cette affaire mais il a dit qu'il connaissait M.Lévesque de réputation.\"Nous n'avons pas l'intention d'entrer en guerre ouverte avec le ministre qué- Voir LEVESQUE en page 2 A cinquante pieds SOUS le St-Laurent.A cinquante pieds sous le fleuve St-Laurent, voici l\u2019aspect qu'offre le tunnel Louis-Hippolyte Lafontaine.Le dernier des sept éléments préfabriqués du tunnel a élé mis en place il y a quelques jours.Photo Paul-Henri Talbot, LA Pï .SSE Les cloisonnements ont tous élé démolis, à l'exception d\u2019un seul, de sorte qu\u2019il est maintenant possible de franchir \u201cà pied sec\u201d la distance qui sépare Pile Charron de l\u2019île de Montréal, soit tout près de 4.000 pieds.C\u2019est la première fois qu\u2019une photo prise à l'intérieur de cette impressionnante réalisation est publiée.- Lesage dans son effort d\u2019affirmation et d\u2019épanouissement.Le sentiment d'égalité Et reprenant les accusations posées dans le passé, il ajouta : \"A l\u2019heure actuelle, la collectivité canadienne-française, symbolisée par le Québec, n\u2019a pas ce sentiment d\u2019égalité grâce auquel une collaboration franche et entière pourrait exister au Canada\".En conséquence, \"il se pourrait que la reconnaissance d\u2019un statut particulier pour le Québec vienne corriger celle situation et provoquer, entre les deux grands groupes ethniques, un rapprochement qui ne serait humiliant pour personne\".Par ailleurs la population québécoise se sent plus profondément proche rie son gouvernement cl, en même temps, plus éloignée de celui d\u2019Ottawa.De ce fait, \"pour répondre aux voeux de notre population, a déclaré le premier ministre, nous chercherons à obtenir tous les pouvoirs nécessaires à notre affirmation économique, sociale et politique\u201d.\"C\u2019est là, a-t-il ajouté, un objectif logique, sain et positif.Dans la mesure où d\u2019autres provinces, pour des raisons tout à fait acceptables, n\u2019ont pas besoin de se fixer le même objectif.\u2014 et il semble que ce sera le cas, \u2014 le Québec verra.par rapport à elles, son statut se différencier davantage.\u201d Quelques minutes auparavant.M.Jea Lesage avait expliqué à ses auditeurs, les sentiments qui animent les Canadiens anglais vis-à-vis ries Canadiens français.Selon lui, il n\u2019est pas étonnant qu\u2019il y ait incompréhension entre les provinces d\u2019expression anglaise et le Québec.puisque les premières désirent un gouvernement fédéral centralisé et fort, alors que la seconde, même si elle accepte le principe qu\u2019Ottawa soit fort, exige la décentralisation des pouvoirs et, surtout, le respect des droits gouvernementaux de chacun.Mais celte explication n\u2019est valable que si l\u2019on accepte de comprendre l\u2019idée que se fait le Canada anglais de ce qu\u2019il appelle la \"révolution tranquille\" québécoise.Et selon le premier ministre, il n\u2019est pas étonnant de constater chez les Canadiens anglais leur surprise devant les positions que maintiennent, depuis.des temps immémoriaux, les Canadiens français, fnoe à la concentration des pouvoirs par Ottawa, étant donné qu\u2019ils s\u2019attendaient à des modifications majeures en cette matière dans leur attitude, et ce, depuis le changement rie gouvernement avec la mort rie Duplessis et la défaite, en I960, de Barrette.Objectifs constants Mais Québec, envers et contre tout, continue de maintenir ses positions.\"La fermeté dont nous faisons preuve aujourd\u2019hui, a déclaré M.Jean Lesage, la constance de nos objectifs, notre assurance nouvelle, notre force politique même, étonnent le reste du Canada qui.pendant des générations, s\u2019était habitué à un Québec où rien n\u2019avait changé, où rien ne changeait, où rien ne devait changer.\u201d Et pince sans rire, il ajouta : \"Maria Chapde-laine ! .\" A cause de cette constante dans la politique québécoise par rapport à Ottawa, plusieurs croyaient que l\u2019action entreprise par Québec, depuis les cinq dernières années, dans le cours Voir LE SALUT en page 2 par Teddy Chevalot D'un statut particulier pour le Québec dépend le salut du Canada La CSN : la forêt devrait être exploitée par une régie d'Etat par Gilles Daoust Le \"choc\" entre les mémoires des tenants de l\u2019entreprise libre en matière d\u2019exploitation forestière et ceux des organismes favorisant un plus grand contrôle étatique s\u2019est poursuivi, hier, lors de la deuxième journée des audiences tenues à l\u2019université Laval en vue de la refonte prochaine de la loi du ministère des Terres et Forêts.Le mémoire le plus catégorique a été sans contredit celui de la Confédération des syndicats nationaux.La CSN a en effet recommande au gouvernement que l\u2019ensemble du domaine forestier rie la province soit dorénavant considéré com- me foret domaniale, c'est-à-dire propriété de l\u2019Etat.Cette forêt domaniale, a ajouté la CSN dans son mémoire, devrait être exploitée par une régie provinciale semblable a celle de l'Hydro-Québcc qui vendrait aux usines rie transformation les bois en grumes plutôt que du bois debout.C'est M.Roger Cormier, directeur de la Fédération des pâtes et papiers qui a lu le mémoire devant les tirineipaux officiers du ministerj dos Terres et Forêts, dont f' ministre Lucien Cliche.< Le mémoire de la CSN affirme dès l'abord que \"l'entreprise privée laissée à sa propre initiative ici F expérience le prou- ve' a été plus intéressée à se servir de la foret pour son profit qu'à trouver des formules adéquates pour assurer la pérennité de cette richesse naturelle.\" \"Malgré l\u2019abondance ries ressources forestières rie la province, dit la CSN, déjà, à cause du manque de planification et de coordination, certaines entreprises ont de la difficulté à trouver un approvisionnement suffisant pour assurer la stabilité de leurs usines.De plus, Voir FORET en page 2 Autres nouvelles en page 36 Le défi est relevé: le pont-tunnel Lafontaine sera ouvert en octobre 66 Les vols d\u2019autos, c\u2019est chose courante.Apres l\u2019affaire de Brossard.on n\u2019est pas donné d\u2019apprendre que deux individus, qui ont comparu devant les tribùiaux hier, sont accusés du toi de plusieurs automobiles de modèle récent qu\u2019ils auraient revendues à des prix aussi dérisoires que $500 « des fonctionnaires de la ville de Montréal.Avec les bénéfices réalisés grâce à ce \"petit commerce'', les deux inculpés se sont paijé un voyage rt Hollywood on ils ont.finalement élé appréhendés, (Voir en page 3) par Albert Tremblay Les ingénieurs, les entrepreneurs, les sous-entrepreneurs et les quelques centaines d\u2019ouvriers qui oeuvrent sur le chantier de construction du pqM-lunnel Louis-Hippolyte Lafontaine ont relevé le défi : le dernier ries sept caissons étanches qui constituent la partie centrale du tunnel a etc mis en place il y a quelques jours.Le fleuve peut maintenant se recouvrir de glace, les travaux pourront se poursuivre el les ingénieurs espèrent avoir repris, vers la mi-avril, les quelques semaines de retard accumulées au cour: de l\u2019opération extrêmement délicate du mouillage des caissons préfabriqués.Les marteaux pneumatiques travaillent depuis, dans un affreux tinlamarre, a percer l'avant-dernière des cloisons étanches qui séparent.1rs caissons l'un de l\u2019autre au cours des opérations d\u2019immersion.Conclusion : il devenait hier possible de franchir \"à pied sec\", a cinquante pieds sous le niveau moyen du fleuve, la distance qui sépare la rive sud du St-Laurent de File de Montréal.Tout cela ne signifie répondant pas que les automobilistes montréalais pourront utiliser d'ici quelques semaines celle voie de communication, qui s'insère dans le programme de rajeunissement du système routier de la métropole canadienne.Le tunnel Louis-Hippolyte Lafontaine n'entrera pas en service avant la fin de l'été de 1966.Mais un grand pas vient d'etre franchi.Et à la crainte des dernières semaines, aux dangers que représente l'hiver cl aux difficultés sans nombre que faisait craindre un gel hâtif succède une satisfaction bien légitime.La hardiesse dans la conception de ce projet, unique au monde, n\u2019a pas empêché une précision peu commune dans ce genre d'enlrcprise : à son point de rencontre avec la rive montréalaise, le dernier des sept éléments du tunnel vient s'emboîter, à sept pouces près des prévisions originales, aux approches nord du tunnel .déjà en place depuis plusieurs mois.Le joint d'étanchéitc à ce point de rencontre prévoyait un jeu maximum de 42 pouces .Ce point de rencontre, ie dernier qui forme encore obstacle au mouvement véhiculaire d\u2019une rive du fleuve à l\u2019autre, se situe dans le voisinage immédiat de la rue Noire-Dame, sur File de Montréal.Sous le fleuve, les camions, camionnettes, lourds compresseurs, puissants systèmes de pompe et impressionnants chc-nillards surmontés de marteaux pneumatiques s\u2019affairent dans un tintamarre indescriptible.Il faut retirer de la partie centrale du tunnel les 4.2(i(l tonnes de gravier qui ont été utilisées comme ballast au cours des opérations de mouillage.11 faut défoncer les cloisons qui séparaient, l\u2019une rie l\u2019autre les sept sections préfabriquées.Il faut aussi donner un caractère do permanence aux joints qui unissent les sections l\u2019une à l\u2019autre.D\u2019autres ouvriers coulent le radier rie béton qui devra à son Voir PONT en page 2 Autres photos en page 23 Annonces classées / 73 à 79 3andes dessinées / 72 Décès, Naissances, etc./ 81 Editorial / 4 Education / 8, 9 Finance / 60 à 62 Horoscope / 21 Immeuble / 37 loisirs et récréation / 72 Mots croisés / 77 Nouvelles internationales / 65 4 67 Nouvelles métro / 15 à 18 Radio et Télévision / 54, 55, 56 i 59 Spectacles et Concerts / 70, 71, 80 Sports / 44 à 53 Sur les quais / 69 Tribunaux / 12 à 14 Vie féminine / 24 à 32 Vie mondaine / 25, 27 Votre médecin / 19 gMjfifitg kÉMÉÜià m 1/LA PRESSE, MONTREAL, MERCREDI 15 DECEMBRE 1965 WWW %U 5/r' g§fg&&£$» Ils s'embarquent pour la 3e fois Les cosmonautes Walter Schirra (au premier plan) et Thomas Stafford, ayant revêtu leur combinaison, s'apprêtent à monter à bord de leur capsule \u201cGemini Télépholo PA 6\" pour la troisième fois, espérant celte fois réussir le rendez-vous spatial avec \u201cGemini 7\u201d, qui voyage dans l\u2019espace depuis 11 jours.GEMINI-6 SUITE DE LA PAGE 1 toujours une avance de 690 milles.10 h.56 \u2014 Nouvel allumage ries fusées rie \"Gemini-S'' qui augmente ainsi sa vitesse de 56 milles à l'heure.Le périgée est haussé à 135 milles.\"Gc-mini-7\" est encore 480 milles en avance.12 h.26 p.m.\u2014 \"Gemini-6\u201d augmente sa vitesse d'un autre 36 milles à l\u2019heure, et le périgée est maintenant situé à 168 milles.pour une or bite presque circulaire.1\th.40 p.m.\u2014 \"Gemini-6\" augmente sa vitesse de 23 milles à l'heure, ce qui le place à 17 milles snus \u201cGemini-7\" qui n'a plus que 39 milles d'avance.2\th.07 p.m.\u2014 Les deux navires snnt maintenant sur la même orbite, et \"Gemini-6\" suit à environ 3.000 pieds derrière \"Gemini-7\u201d.2 h.19 p.m.\u2014 \"Gemini-6\u201d réduit sa vitesse de 20 milles à ( heure.En quelques secondes, il atteint la même vitesse que \"Gemini-7\" et le rendez-vous commence au-ressus des îles Mariannes, dans le Pacifique ouest.Les deux capsules ne sont éloignées que par une distance de 100 pieds l'une rie l'autre.Ile 2 h.34 jusqu'à 3 h.04, \"Gemini-6\" exécute des manoeuvres qui lui permettent de tourner autour de \"Gemini-7\u201d.8 h.35 p.m.\u2014 \u201cGemini-6\" s'éloigne à 55 milles de \u201cGemini-7\" après avoir volé en formation pendant six heures.\"Bonne chance\" Dos 4 h.02 ce malin, Schirra et Stafford étaient debouls, en train de déjeuner, et à 5 h.25, ils commençaient d'endosser leurs scaphandres spatiaux, aides pour cctle dernière opération par une foule de techniciens et de médecins.Environ une heure plus tard, ils se dirigeaient vers la rampe de lancement no 19.Ces préparatifs de départ sont presque devenus rituels pour Schirra et Stafford si l'on considère qu'ils les ont déjà subis deux fois depuis le 25 octobre dernier alors qu'à chaque occasion.ce fut pour eux de faux départs.Lorsque le jour s'est levé ce matin a Cap Kennedy, tout le personnel de la NASA a craint qu\u2019un épais brouillard couvrirait la région, mais celui-ci s'est rapidement dissipé dès l'apparition du soleil.La température est toutefois assez fraîche.Avant de quitter la rampe de lancement, les techniciens qui ont travaillé toute la nuit aux derniers préparatifs ont laissé une note écrite sur un carton aux cosmonautes pour leur souhaiter \"Ronne chance\".Le directeur des vols \"Gemini\".M.Christopher Kraft, a révélé hier soir que le rendezvous, à près de 180 milles d'altitude, était prévu pour 2 h.30 aujourd\u2019hui.Pendant près de six heures, les deux navires spatiaux voleront en formation.Les deux équipes se reposeront ensuite ei \"Gemini-6\u201d devra, en principe, amerrir demain matin à K) h.26 à 900 milles à l'est de Miami.Le marathon d'endurance rie \"Gemini-7\" LA MÉTÉO Minimum cetto nuit :\t22 Maximum demain : 30 Rureau mé f èorolooique du Canada, Dorval.PC! \u2014 Régions de Montréal, de l\u2019Outaouais, du secteur sud des Laurentides et des Cantons de l\u2019Est: nuageux, avec chutes de neige et doux, vent leser.Demain, nuageux, avec quelques périodes de soleil.Minimums et maximums A Montréal et a Sherbrooke, 22 et 20; à O! tau a.et 30.à Ste Agathe.20 et 2.V Régions rie Québec, du secteur nord des Laurentides.de la Mauri-ci* et du Lac-St Jean nuageux.«\\rr neige intermittente; peu de changement de température.Vent de l>st de 20 milles.Demain, généra iement nuageux, avec quelques chute» de neige Minimums et maximums a Québec et A La Tuque, 20 et 2.V A Chicoutimi, ! 5 et 20.Région de Baie \u2022 Corne«u : nuageux.avec chutes de neige, peu (te changement dans !a température.\\ ent du nord est de 15 milles De main, chutes de neige Minimum et maximum à haie Corneau.13 et 20.Région de Rlmouski : nuageux, axer chutes de neige Peu de changement de température Vent du nord-est de 20 milles.Demain, chute* de neisc.Minimums et maximums A Rtviéte-du-Loup et A Mont Joli.13 et 25.Régions de Sept-Mes rt de Cas- ré clan, axer périodes de nu «es Vrntd.Vent loser Demain, chutes de neig** Minimums rt maximums A Sept lies, 5 M»us iCIO Cl 10.a li.sp*.1 *t 20.s'achèvera samedi, à 9 h.du matin, presque au môme endroit.FORET SUITE DE LA PAGE 1 partout, l'on se plaint du coût élevé du bois\u201d.Le mémoire ajoute qu'il faut augmenter le rendement par un aménagement intensifié des forêts.Au bénéfice de la population \"Le rôle du ministère des Terres et Forêts, prétend la CSX, est de faire bénéficier la population du Québec des ri-chesscs que constituent nos ressources territoriales et forestières.\"Eue fois la \u201crégie\u201d créée, le ministère pourrait procéder à un inventaire dynamique complet de la forêt et du sol et préparer les plans d'aménagement forestier et les plans d'exploitation.Ces plans seraient d'autant plus faciles à réaliser que les limites artificielles des concessions actuelles n'existeraient plus.\u201d Quant aux contrats de concession avec les propriétaires d'usines de transformation, la CSN suggère de les remplacer par des contrats de vente du bois, ventes qui seraient faites LEVESQUE SUITE DE LA PAGE I bécois, a-t-il ajouté.Tout ce que nous pouvons faire., c'est d'affirmer que nous nous conformons à la Loi fédérale des petits prêts là où elle s'applique et que pour les prêts personnels de plus de $1,500, c'est la concurrence qui joue.\" Aux ternies de la Loi fédérale sur les petits prêts, les compagnies engagées dans le commerce des prêts personnels sont en droit de demander un intérêt de 2% par mois sur le solde du capital non payé pour les prêts de $1 à $300, de V/! par mois sur le solde du capital non remboursé pour les prêts de $301 à $1,000 et de L> de I\" par mois sur les prêts de $1.001 à SI.500.Au-dessus de ce dernier montant, aucune loi ne régit les taux d'intérêt et seul le jeu de la concurrence peut les faire fluctuer.M.Bray nous a dit que le taux moyen sur les gros prêts, c'est-à-dire de plus de $1,500, présentement exigé par les Sociétés de prêts se situe à peu près à Vi% par mois sur le solde du capital non payé, ce qui donne, mathématiquement, 18'c par année.M.Bray a dit ne pas être en mesure de donner les- aux maxima demandés par les compagnies sur ces prêts, précisant cependant qu'ils étaient fonclion de la qualité du risque assumé par les compagnies.11 a d'autre part tenu à ajouter que les taux d'intérêt permis par la loi fédérale sont les plus bas en Amérique du Nord, aucun Etat américain n\u2019ayant fixé la limite à un niveau inférieur.Approfondissant sa pensée, M.Bray a dit que nulle part dans la Loi sur les petits prêts on ne mentionnait un taux d'intérêt sur une base annuelle, qui est mathématiquement rie 24'.pour 1rs prêts inférieurs à $300.de 12', pour les mon-lants variant entre $301 et $1.000 et 6'< de $1,001 à $1.500.\"Ainsi, du point rie vue de la compagnie de finance elle-même, a-t-il dit, un prêt de $100 remboursable par versements échelonnés sur une période d'une année produit, en termes monétaires, un revenu brut de $13.26.Ce chiffre représente également le coût total du prêt pour le client,\" Interrogé ensuite sur la position de l'Association qu\u2019il représente face à la suggestion qui a été faite il y a quelques mois d'obliger les compagnies de finance a inscrire sur les contrats le taux réel d'intérêt que paie le client sur chaque prêt, M.Bray a répondu indirectement on disant que \"l'expérience démontre que ce que le client veut savoir, c'est combien il lui en coûtera en termes monétaires pour obtenir un prêt\".11 a cependant ajouté que tous les mrmives rie l'A-soeiation inscrivent sur leur contrat le texte de la Loi fédérale sur les petits prêts.incidemment, la Canadian Consumer Loan Association groupe 54 compagnies de finance sur lin total d\u2019environ 80.Ces 54 compagnies effectuent plus d'un million de prêts par année et possèdent environ 95'5 de tous les petits prêts (moins de $1,500) actuellement en vigueur au pays.Prié de comparer les taux d'intérêt demandés par les banques à charte sur les prêLs personnels et ceux exigés par les compagnies de finance, M.Bray a d\u2019abord souligné qu'il était très difficile de connaître exactement les taux d\u2019intérêt réels demandés par les banques à cause, par exemple, des autres frais fini s'ajoutent à l'intérêt proprement dit.\"D'autre part, a continué M.Bray, la différence qui existe en faveur des banques s'explique par plusieurs facteurs.Kn premier lieu, les prêts personnels ne sont pas la seule source de revenu des banques; ensuite, elles n'ont pas à investir pour la construction ou la location de bureaux qui existent déjà; de plus, elles pratiquent une politique de prêts beaucoup plus sélective que les compagnies de finance; et enfin, et c'est la un facteur déterminant, le coût de l'argent pour les banques est sensiblement moins élevé qu\u2019il ne l\u2019est pour les compagnies de finance qui doivent justement s'approvisionner, en plus du marché des capitaux, auprès de ces memes banques.\u201d M.Bray s'est dit convaincu que \"les compagnies de finance sont cil droit de demander les taux d'intérêt actuellement en vigueur si elles veulent maintenir un taux de rendement satisfaisant sur le capital investi.\u201d \u201cSi jamais le ministre Lévesque instituait à l\u2019échelle du Québec des sociétés de prêts subventionnées d\u2019une façon ou d'une autre, il ne resterait plus aux compagnies de finance qu'à quitter la belle province.Personnellement, en tant que payeur de taxes et non-emprunteur, je trouverais difficilement acceptable de payer pour de l'argent que je n'ai pas\u201d, a conclu M.Bray.LE SALUT SUITE DE LA PAGE 1 des conférences fédérales-pro-vinciales, tendait à \"créer un front commun des provinces contre la centralisation des pouvoirs à Ottawa.\" Et d'ajouter M.Jean Lesage : \u201cAujourdliui ces gens s\u2019aperçoivent que plusieurs autres provinces du pays paraissent tenir beaucoup moins que le Québec à la décentralisation de ces pouvoirs.Ils en concluent que nous avons probablement fait fausse roule et que nous n'avons certainement pas réussi à convaincre les autres provinces d\u2019agir dans le même sens que nous.\u201d D'oû cotte affirmation du premier ministre : \"En réalité, le Québec n'essaie pas de créer ce fameux front commun contre Ottawa.C'est line légende de la période négative de notre récente histoire politique\u201d.Toutefois, puisque Québec, de par ses données historiques et sociologiques, ce qui lui donne \"son caractère de point d'appui au Canada français\u201d, est differente des autres provinces, il lui faut donc trouver un moyen d'exprimer celle ''particularité\u201d à l\u2019intérieur du Canada.Mais, de se demander le premier ministre : \"Kn quoi consisterait ce statut particulier 7\" \"On peut supposer,expliqua aussitôt M, Jean Lesage, que le Québec administrerait lui-même, sans intervention fédérale, tous les programmes de sécurité sociale touchant ses citoyens.Il aurait, sans intervention fédérale, la complète responsabilité de la mise en valeur de ses propres ressources.\" \"Il est vrai, ajouta-t-il.qua dans la plupart des cas en ces matières, il possède déjà cette juridiction, en vertu rie la constitution actuelle.On n'ignore pas cependant que cette compétence est souvent théorique à cause des multiples programmes conjoints,\u201d en quantité suffisante pour permettre aux usines de transformation de fonctionner à plein rendement.11 s'agirait de garantir aux compagnies non pas un \u201cterritoire\u201d mais un approvisionnement stable et continu de bois.\u201cL'aménagement forestier, ajoute le mémoire, alors relié non seulement aux besoins d'une seule usine spécialisée mais aux besoins de l\u2019ensemble de l'industrie forestière, pourrait permettre que toutes les \"essences\u201d soient utilisées au maximum, de même que la conversion totale de tous les bois en grumes.La CSN avoue dans son mémoire que l\u2019exploitation par une \u2018\u2018régie\" n\u2019est pas une chose simple en raison du manque, à l\u2019heure actuelle, de spécialistes de la planification globale et de l\u2019insuffisance des cadres du ministère.L'organisme syndical préconise donc l'institution d'un régime de transition d\u2019une dizaine d'années, la création sur une base régionale de chantiers coopératifs qui pourraient contracter.avec la régie, la coupe du bois, d\u2019usines coopératives de sciage et de pâtes et papiers (toujours sur une base régio-nale), l\u2019instauration d'une planification tenant compte de l\u2019aménagement polyvalent des forêts, planification générale de l'économie québécoise qui se ferait au niveau des différents ministères intéressés à la forêt.Ministère de la planification La CSN rappelle à cet effet la nécessité de créer un ministère de la planification et de l\u2019aménagement régional de même que, au niveau régional, certains organismes de coordination de l'action des ministères.Parlant ensuite de la condition du travailleur en forêt, qualifiée de primitive, la CSN, a recommandé que la période des opérations forestières soit prolongée au moins jusqu'à dix-mois, afin d\u2019assurer la stabilité de l\u2019emploi.Lorsque la permanence sera devenue une poli! ique soit des compagnies, soit de la régie, il sera important, toujours selon la CSN.que des compensations financières soient offertes aux travailleurs qui auront A déménager leurs familles.On sait qu'actuelle-ment, ^e nombreux travailleurs en foret doivent abandonner leurs foyers pour la durée des opérations.Ces familles, déclare la CSN, devraient être installées dans des \"villes forestières\u201d, créées par la régie en bordure des territoires forestiers.D\u2019ici 10 ans, ajoute le mémoire, afin d\u2019assurer une véritable planification, il nous faudra quadrupler le nombre des ingénieurs forestiers.Le ministre des Terres et Forêts, M.Lucien Cliche, commentant le mémoire que la CSN venait de lui soumettre a émis quelques réserves quant à l\u2019opportunité de créer inc régie de la forêt.Le ministre s\u2019est demandé en particulier si cette régie pourrait fournir le bois aux compagnies à prix acceptable.Le représentant de la CSN, interrogé par les officiers du ministère, a déclaré qu'il n'existait pas d\u2019exemple ailleurs d\u2019une telle régie mais que rien ne prouvait l\u2019impossibilité pour celle-ci de fournir le bois à prix réduit aux usines de transformation.Celles-ci d\u2019ailleurs, n\u2019auraient a entretenir aucune crainte pourvu qu\u2019on leur permette de les approvisionner comme elles le désirent.PONT SUITE DE LA PAGE 1 lour recevoir un recouvrement d\u2019asphalte.Il faut, à l\u2019aide de puissants vérins hydrauliques, placer chacun des cléments du tunnel au niveau puis, à l\u2019aide d\u2019un outillage compliqué, pousser du gravier sous chacun des éléments afin de combler le vide qui souvent les sépare dti lit du fleuve.Le plus gros du travail est fait.Il ne rosie pas moins une masse de choses à réaliser ou a completer, L'enquête des conservateurs aux Iles est terminée HELLYER CREDIT OTTAWA.fPCi\u2014Les avocats du parti progressiste-conservateur ont complété \u2019car enquête sur les présumés irrégularités électorales commises aux îles-de-Ia-Madeleine.Un porte-parole du parti a déclaré mardi qu\u2019aucune décision ne sera prise à ce sujet avant le retour du chef du parti, M.Diefenbaker, qui se repose dans les Antilles.M.Diefenbaker rentrera au Canada le 21 décembre.Le porte-parole du parti a annoncé qu\u2019un dossier avait été préparé' sur l'enquête et qu'il serait remis à M.Diefenbaker à son retour de vacances.Selon la loi électorale du Canada, plusieurs mesures peuvent être prises à la suite de ces irrégularités, et il est probable que le problème sera soulevé aux Communes.M.Sauvé doit traiter de ces accusations au cours d'une conférence de presse aujourd'hui.11 est revenu d'un voyage à Rome dimanche et il a révélé que depuis son retour, il s'occupait de cette affaire.SUITE DE LA PAGE 1 Reste en fait à rendre utilitaire une masse imposante de béton.Tantôt, on se mettra à l\u2019oeuvre pour élever, aux deux extrémités du tunnel, les quatre impressionnantes tours de ventilation.Il faudra ensuite y installer une puissante soufflerie dont le coût approximatif de $9,000.000 laisse deviner l\u2019importance.Puis viendra le moment de procéder aux travaux d\u2019aménagement : système électrique, pose des tuiles, installation des systèmes d\u2019alarme destinés à prévenir les trop fortes accumulations de gaz nocifs et un autre, a l\u2019intention des automobilistes en difficultés.Il faudra aussi compléter la construction du pont qui enjambe le bras sud du fleuve, entre File Charron et les limites de Jacques-Cartier.Ces travaux de construction sont cependant pratiquement terminés.Enfin, il n\u2019est pas du tout question d\u2019autoriser les automobilistes à emprunter ce com- plexe pont-tunnel avant que n\u2019aient été complétés les travaux de construction des voies d\u2019approches, tant sur la rive sud que sur Tile de Montréal.Et intégrer ces six nouvelles voies de circulation au système routier de la métropole n\u2019est pas chose facile.Le gouvernement procédera d'ici quelques jours au dépouillement de soumissions publiques en ce qui a trait à la construction d\u2019un échangeur de circulation au point de rencontre de la rue Hoc-helaga, tout juste à la sortie nord du tunnel.A eux seuls, ces travaux connexes entraîneront des déboursés de plusieurs millions de dollars.Après, mais après seulement, des milliers d\u2019automobilistes impatients pourront s'engouffrer dans une nouvelle voie rapide de communication qui promet des jours meilleurs à un large secteur de la population urbaine de la rive sud du St-Laurent.Ce sera le ou vers le 1er octobre 1966.Le Canada abandonnera son rôle nucléaire M.Hellyer croit qu'il y a plus que suffisamment d'ogives nucléaires stockées en Europe.D'ailleurs le Canada modifiera probablement son rôle militaire d'ici quelques années, en insistant plus sur les forces conventionnelles mobiles et moins sur la puissance nucléaire tactique.On croit savoir que le Canada limiicra éventuellement \u2014 el éliminera peut-être \u2014 son rôle nucléaire, a mesure que la division de \u201cStarfighter\u201d (huit escadrilles' sera réduite par l\u2019usure des appareils ou les accidents.Cet avion peut servir avec des armes classiques ou nucléaires.Le Canada vise à l\u2019utilisation en Europe du nouvel avion \"CF-5\", dont la production commencera peut-être au Canada en 1967.Cet appareil a un rôle conventionnel seulement et il pourrait remplacer éventuellement le Starfighter dans les forces canadiennes en Europe.En plus des Starfighters, le Canada possède également en Europe quatre batteries de missiles \u201cHonest John\u201d, qui peuvent lancer des ogives classiques ou nucléaires a 25 milles de distance.Mais ces missiles sont déjà vieillis et seront écartés graduellement.M.Hellyer désire aussi une plus grande coopération dans le partage de la production afin d'empêcher le dédoublement dans la fabrication d'armes.Il souhaite de plus une plus grande uniformisation des armes et de l'équipement afin d'en réduire le coût.Un» force mobile De l'avis du ministre canadien, il est inutile de renforcer le gigantesque parapluie nucléaire de l'OTAN.Il faut plutôt augmenter les forces conventionnelles pouvant intervenir rapidement et \"éteindre les feux\" avant qu'ils ne dégénèrent en conflagration nucléaire.C'est à peu près l'opinion exposée par le secrétaire américain à la Défense, M.Robert McNamara.Selon lui, il faudrait mieux organiser et développer la forme mobile d'intervention afin de couvrir les ailes nord et sud de l'alliance.Le Canada est aussi d'accord avec la proposition de M.McNamara d'établir un plan quinquennal des besoins militaires de l'OTAN, en y apportant les ajustements nécessaires chaque année, plutôt que de procéder d\u2019une année à 1 autre.En planifiant à plus long terme, on pourrait épargner de l\u2019argent el éviter des discussions inutiles.SUITE DE LA PAGE 1 des gens sur leur participation à la vie sociale.Par exemple, les travailleurs se désintéressent de leur syndicat, parce qu\u2019ils n'arrivent pas a se dissocier psychologiquement de l\u2019état de crise dans lequel se trouve leur famille.Les déclarations de M.Lévesque semblent être bien accueillies chez les TEQ, dont les travaux et les recommandations semblent déjà exercer une influence sur l\u2019élaboration des politiques sociales du gouvernement.à RECOMPENSE renseignements pour trouve SAMOYED MONTREAL FLOOR COVERING LTEE WITLON PELUCHE 4 JOURS SEULEMENT 4 WA verge carrée Incluent sous-tapis de csout chouc duralux Ve\".Valeur $2.00 la verge carrée.\ti Posage inclus sur 30 verges carrées ou\tjf* plu».\tr / x.vy-Y>._.FIBRE DE PELUCHE TISSEE PROVENANT DE LAINE VIERGE BLANCHE CHOIX DE TAPIS A DOMICILE 274-5528 MONTREAL FLOOR COVERING LTEE j 15 est, Bernard, Montréal, Que.\ty 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