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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Supplément
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1964-03-21, Collections de BAnQ.

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[" WA MONTREAL, SAMCOI ENTRETIEN AVEC I \u2019 » t' I mm IH ¦ KM SW ÉMi Mm 'mm PAR ALAIN PONTAVT ECRITURE ET NON SPECTACLE, LE CINEMA N'A PAS TROUVE SES POETES.IL N'A QUE DES INGENIEURS DIPLOMES\" *xx ¦|:||tr As^' mÊœ mm \u2022 Lf.MERVEILLEUX endroit ! J'ai laissé échapper celte exclamation en débouchant soudain, après avoir gravi un de ces admirables escaliers de bois des hôtels de l'Ile Saint-Louis, sur une pièce blanche et bleue, écrasée de lumière.Fenêtres dominant la Seine.A l'extrême-pointe de l\u2019ile des poètes, qui paraît ici une presqu\u2019île.entre les quais et face à la Cité.L'admirable retraite parisienne, en effet ; Mon émotion d'être admis au royaume de Robert Bresson, le plus parfait et le plus illustre des cinéastes français, se double dès l\u2019abord de la beauté des lieux, extérieure, intérieure, cette table ensoleillée à !a fenêtre et qu'on pourrait aussi mettre en ui\\ cadre, cette commode, rigide et nue, mais de grand style, ces murs blancs qu'éclaire, mais comme intérieurement, un dessin gris, figuratif à la limite de l\u2019abstrait.Du monacal de luxe.Dans le plus beau panorama de Paris, un décor étrangement semblable à celui qui l'habite.De beaux livres sagement ali gués sur des rayons derrière le fauteuil où l'on m'invite à prendre place.Et face à moi, sur un canapé bleu, un homme, mon hôte, d'une gentillesse simple, avec un air tout à la fois de gravité et de jeunesse.Une sorte de peintre sportif et méditatif, vêtu de tweed gris, chemise bleu clair, chandail paille, mains et visages bronzés, cheveux abondants et d'un blanc laiteux.\"Vaste est l'obstacle .Je superpose à cette image présente, et pour y confronter ma propre observation, le portrait que traçait Muriel Reed, il y a quelque cinq ona : \"Robert Bresson lul-mêmo, est étrange : à la fois séduisant et déconcertant.C'est un nerveux qui ne montra que du calme, un impatient qui rentra son Impatience.un inquiet qui est pourtant sûr de lui.R est grand, mince, une mèche grise lui tombe sur le front.11 a l'allure un peu Inquiète d'un adolescent.Parce qu\u2019il a des cils extraordinairement longs, son regard clair, perçant, semble plein de douceur\".On a tout dit de lui et on ne sait rien de lui, sinon qu'il est né le 25 septembre 1907 dans le Puy-de-Dôme, et qu\u2019il a fait en vingt ans six longs métrages qui comptent parmi les oeuvres les r>lus exîgentes et les plus pures du cinéma- /# tographe.Un univers de plus eu plus parfait et irréductible à tout autre.Une exception géniale, dont Mauriac écrira \u201cChacun de nous le constatera s\u2019il le désire : le miracle est permanent\u201d, et Julien Green: \u201cC'est ce que j'essaie de faire -moi-même\u201d.Et Jean Cocteau: \u201cBresson est \"à part\" dans ce métier terrible.II s'exprime cinématographiquement comme un poète par la plume.Vaste est l'obstacle entre sa noblesse, son silence, son sérieux, ses rêves et tout un monde où ils passent pour de l'hésitation et de la manie\u201d.On m'avait dit à Paris : \u201cVous n\u2019arriverez pas à le joindre.Il est plus illustre que René Clair.C\u2019est le Panthéon des gloires officielles, l'homme que de Gaulle convie de temps en temps à dîner (avec Pierre Boulez et le président du Crédit Lyonnais!».Fermé.Dictatorial.Une altitude inabordable.N\u2019insistez pas!\" El Michel Estêve qui.dans son étude de \u201cCinéma d\u2019Aujour-d'hui\", écrivait aussi : \"De la personnalité et de la lie de Bresson, le critique professionnel ou le spectateur anonyme ignore presque tout.L'auteur de \"Pickpocket\" n'a guère coutume de parler de lui \u2014 encore moins de défrayer les chroniques spécialisées de la grande presse.Il fuit les journalistes et n'accorde d\u2019inter-vious que dans la mesure seule où il ne peut faire autrement .Je me méfierai des légendes.Ou j'aurai eu.tout simplement, beaucoup de chance.Une distribution sabotée L\u2019attitude, en toits cas.est rien moins que méprisante.I/atmosphère est amicale, apaisante.Les rélicences dans les réponses ne viennent que d'im souci constant, scrupuleux, de bannir les approximations, les sources mal contrôlées, les jugements incomplets.Une crainte très sensible, non pas de se livrer, mais de trop abréger, ou bien de se laisser distraire de l\u2019essentiel.Il dira plusieurs fois, quittant une idée à regret: \"Il nous faudrait plus de temps pour examiner cela correctement\u201d.Et qu'il s'agisse de simples souvenirs, ou bien de la fonction du cinéma, de l'écriture, du rôle de l\u2019acteur, des principes de son esthétique.Un souci permanent du mot et de l'idée exacts'.J'ai commencé par l'informer de l'accueil reçu par \u201cPro- cès de Jeanne d'Arc\u201d au dernier Festival du film de Montréal, ajoutant que le film devait faire prochainement au Canada une carrière publique, \u2014 et qu'on attendait cette carrière, qu\u2019elle tardait.\u2014 La distribution de \u201cJeanne d'Arc\" a été sabotée.Personnellement, je ne m\u2019en occupe plus.Ce n'est pas la direction de Pallié qui est en cause.Le directeur général est d\u2019ailleurs mort récemment.Mais des gens à des postes inférieurs, et cependant influents, qui semblent avoir à plaisir multiplié les obstacles.L\u2019accueil de Cannes fut enthousiaste.J'ai montré le film au Concile.C'était le jour même de la maladie du Pape.J'ai reçu des cardinaux des avis éio-gieux, certains se disaient emballés.I/évêque d'Orléans, que j'ai rencontré, réclamait pour la ville une projection qu'il n'a pu obtenir.Patlié a arrêté.Pourquoi ?Faut-il risquer des raisons dont je vous demanderais de ne pas faire mention?En fait, je ne m'en réjouis pas.je ne m'en plains pas.sinon pour des raisons matérielles Je ne m'en occupe plus.Ur» leçon \u2014 \"Les anges du péché\" ont-ils été votre premier contact avec le cinéma 7 \u2014 Non.En 193L j\u2019avais fait \u201cI.e3 affaires publiques\", un moyen métrage satirique, poétique, sur un clown.Un exercice.\"Pendant la guerre, j\u2019ai été prisonnier pendant une année.Un producteur, disparu depuis, Roland Tuai, m\u2019a sans doute pour cela pris en pitié.J\u2019ai donc fait \u201cLes anges du péché\".L'idée, qu'avait eue le père Bruekberger.de faire un film sur celle communauté de Bothanie m\u2019intéressait.\u2014L« père Bruekberger a travaillé avec vous au scénario ?\u2014Oil ! absolument pas.Ni en aucune circonstance par la suite.Vous savez, cet individu extrêmement peu recommandable nous a joué les pires tours, sur le setd plan de l'honnêteté, à moi.à Béguin, à Bernanos, dont il a fait .\u2014\t.ou défait .\u2014\t.\"Dialogue des Carmélites\".Des dupes innombrables.Mais il y a cette robe blanche, vous comprenez, qui en impose, naturellement, qui m'en a à moi-même imposé.Du moins la première fois .\"J'ai fait seul le scénario.Mais je voulais un écrivain, de préférence un grand écrivain, pour le dialogue.C'était mon premier film, mais je me suis adressé à Jean Giraudoux.Et j'ai assisté au spectacle exemplaire de cet écrivain illustre qui.en m'apportant un fragment de dialogue, ne s\u2019aiouai! jamais satisfait, apportait à >on texte des retouches incessantes, sollicitait, devançait critiques ou avis.I no leçon\".Le résultat de cette collaboration, c'est l'un des plus admirables dialogues de cinéma que nous connaissons, de cette préciosité fluide et subtile qui n\u2019appartient qu'à Giraudoux et se retrouvait idéalement mariée à l\u2019image.Et comment ne pas rapprocher de cette humilité, de cette conscience de l'écrivain ce que Jules Roy écrivit un jour tie Bresson : \"Il fait du cinéma par ratures, comme un traducteur jamais content de sa phrasé et qui.mot après mot.la dépouille de l\u2019inutile et du superflu jusqu\u2019à atteindre la nudité suprême, ou comme un peintre qui recouvre ses premières louches d\u2019autres touches qui les effacent Les errements de l'exégète \u2014 Vous eûtes aussi, en ta personne de Jean Cocteau, et pour \"Les Dames du Bois de Boulogne\", en 1945, un collaborateur de marque.\u2014 En fait, d\u2019après un passage de \u201cJacques le fataliste\", dans Diderot, j\u2019ai fait le scénario et !a plus grande partie des dialogues.Je ne suis pas un écrivain, Je suis peintre.Mais il faut travailler setd.Pourtant j'ai demandé à Jean Cocteau de bien vouloir établir une soudure dans io dialogue, (,'a pouvait être gênant, pas le même style.J'ai une grande admiration pour Cocteau, qui était un ami.Nous sommes-nous adaptés l'un à l'autre V Mes dialogues ressemblent à Cocteau.\"Truffaut, du reste, s'y est trompé.Pour démontrer que \"les Dames\" s'apparentaient étroitement à la mythologie de Cocteau, il citaii.ne sachant pas qu'elies étaient de moi.des phrases comme \"Je n'aime pas le piano,\" etc.affirmant y reconnaître cette drôlerie propre à l'auteur des \u201cEnfants terribles\u201d.Voici le passage exact de l'article de François Truffaut (\u201cArts\", 22 septembre 1954' ' ( est ainsi que vingt ans après avoir écrit \u201cLes Enfants ter.ribles\", Cocteau peut en faire un film sans changer un mot du dialogue et que ce dialogue, les acteurs le \u201csortent\" avec une vérité extraordinaire.Une trouvaille excellente et qui frise le baroque sans être ridicule est celle où Maria Casarès descend l'escalier tout en pariant à Paul Bernard qui s'enfuit par 1 ascenseur: \"Pourquoi partez-vous?\u2014Je n'aime pas le piano .\" Répliques donc, ainsi que d'autres citées, qui n\u2019appartenaient qu'à Robert Bresson.Cocteau dut bien s'amuser do voir ainsi percé, A partir d\u2019im dialogue dont Bresson, il est vrai, n'a pas revendiqué la paternité au générique, les arcane.-* de sa mythologie* \"Les critiques, vous savez .Pour en venir au \"Journal d'un curé de campagne \", eu 1950, d'après le roman de Bernanos \u2014 la critique unanime y trouvera, avec Julien Green, la preuve \"qu'une oeuvre tout entière de vie intérieure peut passer à l'écran sans la plus légère concession\" \u2014, je rappelle à son auteur la boutade d'André Bazin : \"Après Robei Bresson, Aurenche et Best ne sont plus que les Viollvt-le Dinde l'adaptation cinématographique.\" \u2014Le père Bruekberger avait soumis à Bernanos un scenario où il introduisait, tenez-vous bien, la Résistance! Quant a Aurenche et Bost.auteurs aussi d\\me adaptation, ils la faisaient se terminer par cette réplique, qui témoignait d'un mépris presque comique des options fondamentales prises par Bernanos et son livre : \"Quand on est mort, tout est fini.Je n'ai pas connu Bernanos mais on m'a dit qu\u2019il tes avait jetés dehors.\"La seule critique un peu raffinée écrite sur le film l'a été par Albert Béguin, ce personnage fascinant, doué d'une énorme capacité de travail, qui d ailleurs s est tue au travail .\" .le retrouve aussi cette critique ' C'était préférer à lu liberté de surface celte liberté dans l'entière soumission au texte qui.autrement difficile, se révèle autrement féconde.Le résultat est là' pour la première fois, un film se déroulé, de la première à la dernière image, dans l'austérité d'un drame exclusivement surnaturel.\u201d Cette critique, disait Dome-nacii.qui succéda a Béguin à la direction d' \"Kspiil\".\u2019non point disséquante, analysante, mais qui creuse, restitue, refonde, une critique d'âme, qui avait commencé par mettre de son côté les instruments d\u2019un immense savoir.\u201d \u2014 Car, généralement, dit Robert Bresson, les critiques, voit, savez .A l'exception toutefois d'André Bazin \u2014 Age! est plus confus \u2014 dont l'analyse est surtout remarquable eu en quelle met au service du cinématographe une culture vaste et sans cloisons étanches.\u201cMais, connaissant peu ce métier, les critiques, s\u2019en prenant aux .réalisateurs, parlent surtout du fond, qui n'est généralement pas des personnes dont ils parlent\".L'évasion à deux \u2014 A partir du \u201cJournal d'un cur* do campagna\", vous aval donc travaillé seul.Vous fîtes ainsi, six ans plus tard, en 1956, \"Un condamné i mort s'es* échappé\u201d, \u2014 André Devigny avait, avec Serge Groussard, publié dam le \"Figaro littéraire\u201d un récit de son évasion.A partir Je là, SUITE EN PAGE î La sécession des détaillants On lit, dans le Rapport Bouchard : \"Nous insistons fortement sur ce point que la librairie, avant d'être un commerce, est un service professionnel qui requiert un esprit sinon une mystique, et un apprentissage complexe et long.Pour que ce service professionnel naisse et se développe sérieusement, il faut assurer des conditions de stabilité dans le revenu, comme c'est d'ailleurs ie cas pour toute espèce de service professionnel.\" Ces paroles ne sont pas tombées dans des oreilles de sourds.En effet les libraires de détail du Québec ont décidé de prendre le tau- eau par les cornes.Du moins un certain nombre d\u2019entre eux, \u201clibres de toute attache à des distributeurs ou grossistes\".Ils viennent de créer la Société des Libraires de détail du Québec, \"pour la défense de leurs inté-lëts cl surtout pour l'instauration d'un véritable service professionnel\".Mais il existait déjà une Société des libraires canadiens, non ?.Oui bien, elle existait et elle existe encore.Mais elle est dominée par les grossistes, et les détaillants ont tenu à ;tv oir leur association bien à eux.Détaillants d'un côté, grossistes de i'autre, et .les vaches seront bien gardées ! Le président de la nouvelle Société est M.Tranquille, et le vice-président, M.Ménard.Le premier Music-Hall 'québécois\" Un quatrième Music-Hall canadien aura lieu à la Place ries Arts les 22, 23 et 2-1 mai.Quelles en seront les vedettes ?Aucun nom n'est annoncé encore, mais étant donné que les trois premiers Music-Halls ont fait défiler sur la Grand\u2019PJace à peu près lout ce que Montréal compte de vedettes de variétés, on peut supposer que ce te Music-Hall sera une sorte de résumé de ce que l'on a vu jusqu'à présent.Nous avons demandé à notre ami lean O'Neil, grande autorité en tout ce qui concerne le music-hall canadien, quels étaient les artistes qu\"il espérait voir à ce 4e spectacle.\"Aucun\u201d.C'a été sa réponse.Par ailleurs, nous apprenons qu'un autre Music-Hall du même genre aura lieu au Forum le 23 mai.Est-ce une pure coïncidence de dates ?.De toutes façons, ce Music-Hall est organisé par le R.I.N., dont un porte-parole #ous annonce que.sur la scène du Forum, ce solr-là, défileront une trentaine parmi les vedettes les plus connues du music-hall québécois, dont Gilles Vigneault.Claude Léveillée, Pierre Chouinard, Clémence Desrochers, Jacques Desrosiers, Monique Leyrac.Pauline Julien, Joël Denis.Raymond Lévesque, Denise Saint-Pierre, Hervé Brousseau, etc., eic.C'est Serge Garant qui dirigera l'orchestre de 20 musiciens.Les artistes prêteront bénévolement leur concours au R.I.N.mais une question de formalités oblige les organisateurs à leur payer un cachet minimum de un dollar.Ce premier Music-Hall québécois durera toute la soirée du 23 mai et même jusqu'aux petites heures du matin \u2014 tant qu'il y aura du monde, sur la scène i-t dans la salie.Tout un show\u201d en perspective 1 Détail non négligeable : le R I X.a obtenu de la direction : anglophone' du Forum que les hymnes \"O Canada\" et.\"God Save The Queen\", contrairement à l'habitude de la maison, ne soient pas chantés ce soir-là.\"Trouble-fête\" à Cannes \"Trouble-fête\", le film de Pierre Patry dont nous parlons par ailleurs, ne se contente pas d'affronter au Saini-Denis le public montréalais.11 est aussi le représentant officiel du Canada désigné pour affronter le Comité rie Sélection du prochain Festival de Cannes.C'est du moins ce que nous apprenait la légende d'une téléphotographie, représentant Louise Rémy et Lucien Hamelin dans une scèiae du film, texte et photo diffusés ces jours derniers par l'agence United Press International.M.Roger Blais, producteur délégué du groupe \u201cCo-Operatio\", nous a d\u2019ailleurs confirmé la bonne nouvelle.Les sélectionneurs de Cannes ont ouvert leurs guichets mardi dernier et \"Trouble-fête\u201d vient de prendre l'avion pour s'y présenter.Et Pierre Patry commente de son côté : \"On ne nourrit ni espoirs ni prétentions démesurés.11 nous parait seulement nécessaire d'aller de l'autre côté pouc nous faire dire bien franchement ce qu'on pense de nous\".Nous irons à Vancouver Nous serais au septième Festival international de Vancouver, du 1er juillet au 1er août.Nous, c'est-à-dire quelques-uns des nôtres.Ou sait déjà que notre Théâtre-Club va y donner, en français, \u201cLe Marchand de Venise\", présenté à la Comédie Canadienne l'an dernier.Voici maintenant qu'on nous annonce la production, en anglais, d' \u201cIrma la douce\", de Breffort et Monnot.Fît qui présentera la pièce ?Nul autre que Gabriel Gascon, d'après la mise en scène de Jean Gascon.Ce sera la version anglaise du spectacle du TNM la saison dernière.Côté opéra.Charles Munch dirigera \"La Damnation de Faust\", de Berlioz, \"starring Richard Verreau under négociation;\".Un livre d'Anne Hébert au Seuil Le recueil de contes d'Anne Hébert, \"Le Torrent\u201d, qui vient d'être réédité aux Editions HMH.aura une édition parisienne, au Seuil.Ce sera le troisième ouvrage d\u2019Anne Hébert à être édité par cette maison; les deux premiers.\u201cLes Chambres de bois\" et \u201cpoèmes\".On avait cru nécessaire, au Seuil, de faire précéder \"Les Chambres de bois\" d'une préface \u2014 question d'expliquer aux lecteurs français les subtilités de la conscience canadienne-francaise.\"Le Torrent\", semble-t-il, paraîtra sans préface.Il y a progrès.2 LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 21 MARS 1964 Gorki : un centenaire raté Alexei Maximovitch Pechkov naquit à Nijai-Novgorod le )4 mars 1868.S'il était né quatre ans plus loi et sept jours plus lard, il aurait permis aux Apprentis-Sorciers de marquer un centenaire ce soir avec la première de \"Bas-fonds\".Car Alexei Maximovitch Pechkov changea plus lard son nom en celui de Gorki, c\u2019est-à-dire \"amer\u201d.Amer, il le fut toute sa vie même si la ferveur populaire s'empara plus tard de son oeuvre.Ennemi juré du régime tsariste et de tout ce qui sent de près ou de loin le petit bourgeois, Gorki n'eut pas la partie plus facile après la révolution de 1917 qui porta ie parti communiste au pouvoir.Quelqu\u2019un a déjà dit que les idéalistes étaient des apatrides ! Ce qui n\u2019empêcha pas la bonne ville de Nijni-Novgorod de changer plus lard son nom en celui de Gorki.La gloire, c\u2019est pour les morts.\"Bas-fonds\u201d fut écrit en 1902 et connut un triomphe la même année au Théâtre d\u2019Art de Moscou.Son titre situe le décor.C'est line pièce prérévolutionnaire où \"chaque personnage, hanté ou excédé, se verra bientôt forcé de se définir\".Disons encore que Gorki est un dramaturge qui revient de plus en plus à la mode.Sacha Pitoëff avait monté \"Bas-fonds\u201d à Paris il y a quelques années et le TNP de George Wilson a présenté cette saison \"Les enfants du soleil\u201d.Picasso ne parie qu'anglais C'est une bien belle, et bien grande chose, que l'exposition Picasso.I.a foule accourt au Musée des Beaux-Arts de Montréal, et elle a raison.Le catalogue aussi est bieii beau.Une réussite étonnante, digne des plus grands musées.Seulement, on n'y trouve de français que les titres des tableaux de Picasso.En second, d'ailleurs ; d'abord la traduction anglaise, ensuite le titre français.Tout le resle est écrit dans la langue de Shakespeare.Pour le bénéfice des \"natives\u201d du Canada français, on présente la traduction \u2014 assez mauvaise \u2014 de quelques articles principaux dans une brochure ajoutée au catalogue.C\u2019est ça, le bilinguisme tel qu\u2019on le pratique \"en haut lieu\u201d.L'exposition est organisée conjointement par la Art Gallery of Toronto et le Montreal Museum of Fine Arts \u2022Musée des Beaux-Arts de Montréal.'.Belle occasion de montrer ce que peut donner le bilinguisme.Personne, dans l'une ou l'autre de ces puissantes institutions.ne s'est avisé par exemple qu\u2019il existe au Canada français des critiques d'art capables d'écrire fort convenablement sur Picasso.Quant à la traduction intégrale du catalogue, elle aurait coûté cher, bien sûr, mais le bilinguisme coûte cher.11 faudra bien qu\u2019on s'en rende compte un jour.Sinon .Le Canada anglais, à Montréal et à Toronto, demeure fidèle à son grand principe : je veux bien être bilingue, mais à la condition de ne parler que l'anglais 1 .Envoyé moi une carie postale Il fallait que ça se fasse un jour ou l'autre.C'est Claude Haeffely qui l'a fait et c'est bien fail.\u2014Quoi ?\u2014Des cartes postales d'artistes canadiens.\u2014Avec des granges ?Des lacs ?Des forêts ?Des montagnes ?\u2014Non, avec des lignes, des formes.\u2014Quoi ?\u2014Quoi ?\u201411 y en a de trois sorles.La première série contient dix cartes originales de Pierre Cornellier sur le thème de \"La semaine des 4 jeudis\".C'est très amusant.\u2014Peut-être, mais je choisirais autre chose pour ma belle-mère.mi' ?- \u2014Tu peux piger dans la deuxième.Ce sont des gravures, dessins ou peintures de Boisvert, Giguère, Gilbert, Leroux-Guillaume, Marion et Tremblay.Celles-là sont belles.\u201411 y a autre chose ?\u2014Pas pour le moment mais la troisième collection est sous presse.Au lieu de présenter des images, celles-là présenteront des poèmes.Des poèmes de Maurice Beaulieu.Paul Chamberland, Jean-Paul Filion, Roland Giguère, Gilles Hénault, Paul-Marie Lapointe.Gaston Miron, Yves Préfontaine et Micheline Ste-Marie.\u2014Çà c\u2019est intéressant.J'espère qu'ils oublieront de signer, on pensera que c'est de moi.Claude Haeffely fait ces cartes en pensant qu\u2019elles \"apporteront aux amateurs le désir de mieux connaître l'art actuel en leur proposant des oeuvre?originales et de qualité\u201d.\u2014Bonne idée en effet.Barrault et la révolution \"L'étranger aime deux choses chez nous : le pur Classique ou l'Avant-garde.\" L\u2019affirmation est de Jean-Louis Barrault.Il l'a faite à Pierre Hahn.du périodique \u201cParis-Théâtre\u201d, avant de s'embarquer pour New York avec sa troupe.Et au même journaliste qui lui demandait le bilan de sa saison, le même Barrault de répondre : \"Mais elle n'est pas terminée.Tout peut encore arriver qui nous soit défavorable : des grèves, un incendie, une révolution.Sait-on jamais ?Sérieusement nous n\u2019avons pas à nous plaindre.Bonne critique, bon public.Le nôtre d'ailleurs est merveilleux : il accepte tout ce qu'on lui donne, il ne proteste jamais, il mange notre cuisine les yeux fermés.Cette saison, un seul spectateur m'a écrit pour se plaindre : il avait vu \"Oh les beaux jours\u201d sur un strapontin de côté â la corbeille.Cette place n'était pas très bonne.N\u2019est-ce pas beau un public qui a toute confiance en son théâtre V\u201d Vous aviez raison, M.Barrault, \"tout peut arriver\u201d.Nous l'apprenons nous-mêmes avec grand plaisir.Grâce à l'obligeance de la troupe du Rideau-Vert, vous jouerez \u201cOh les beaux jours\u201d au théâtre Stella.L\u2019avant-garde au Stella, voilà la révolution que vous craigniez ! Mais à Montréal, bien peu de gens s'en plaindront.Nous mangerons votre cuisine \"les yeux fermé; \u201d.Connaissez-vous Eugène Lépicier ! On le connaît peu.11 s'appelle Eugène Lépicier (sans apostrophe, svp).C'est lui qui a produit des films comme \"Climats\u201d et \u201cThérèse Desqueyroux\u201d.Et aussi \u201cMort, où est ta victoire d'après le roman de Daniel-Rops.qui vient de sortir à Paris et qui prendra l'affiche à Montréal, au cinéma Laval, le 28 mars (et plus tard à l\u2019Empire de Québec1.M.Lépicier était de passage à Montréal (et à New York) ces jours derniers.\u201cMort, où est fa victoire ?\".eh bien ! mon Dieu c'est la chute et la remontée d\u2019une fille.\u201cVingt ans de la vie d'une femme\u201d, ai-je mis en sous-titre, pour bien faire comprendre.C'est joué par Pascale Audret, Laurent Terzieff, Michel Auclair, Philippe Noiret.Mise en scène de Hervé Brom-berger.Daniel-Rops nous a aidés pour l'adaptation.C\u2019est lui qui a écrit tous les dialogues.Tournage en Savoie, où d\u2019ailleurs le roman fut écrit.Les projets de M.Lépicier ?\u201cThomas l'imposteur\u201d, de Cocteau, \u201cLes Jeunes Filles\", de Montherlant, et \u201cLe Noeud de vipères\u201d, de Mauriac.\u201cJ\u2019aime me battre avec des oeuvres de maîtres, des oeuvres énormes.Peut-être aussi un film canadien.Votre séparatisme me passionne.Des gens qui se battent pour défendre la culture française, moi, je trouve ça sympathique.La nouvelle vague ?Pour moi, la nouvelle vague n'a jamais existé.Ce sont des gens qui se sont amenés, comme ça, qui ont fait du cinéma comme n\u2019importe qui.D'autres auraient fait beaucoup mieux.La nouvelle vague, mais c'est rien pour moi.\u201c.Oui, je vais souvent au-cinéma moi-même.J'adore les \\esternes.\u201d ¦ ENTRETIEN AVEC ROBERT BRESSON (suite) J'ai fait mon scénario.J'ai été â Mouline, J'ai tourné à Mont-lue.J'ai retrouvé dans un placard les vraies cordes que les Allemands avaient placées là.Pendant mon film, Devignv a écrit sou livre.Il s'est même, il me l'a dit.servi du film pour son livre.L'histoire du gosse, que je raconte, Jost, introduit dans la cellule de Fontaine probablement comme tut \u2018'mouton''.la veille de l'évasion, est ainsi complètement différente.Chez Devignv, le héros prend l'adolescent doucement, essayant de capter sa confiance.J'ai pensé qu'il était plus juste que Fontaine imposât à Jost, brutalement, ou du moins fermement, sans échappatoire, l'évasion à deux.Il n'y a que cette solution Ou du moins c'est ce que j'aurais fait, ce que d'autres prisonniers auraient fait.Il me semble II s'agit de le fasciner, de s\u2019imposer à lui, d'ailleurs eu le sauvant.\" Nous passons (je ne puis abuser du temps qui passe, lui aussi, sur ce que \"Pickpocket\" (1959- évoque certainement de souvenirs, et que l'on aimerait receuillir.\"La sortie de \"Pickpocket\", écrivait Louis Malle, est une des quatre ou cinq grandes dates de l'histoire du cinéma\".Et il en résumait ain-*i le sens: \"Pas un critique n\u2019a dit (ou voulu dire) ce qu'un enfant de douze ans un peu catéchisé trouvera immédiatement t le voleur, c'est l'homme, c'est vous, c'est moi : il est dans la main de Dieu \u2014 ce policier au regard Indulgent ou terrible ; mais il se révolte, orgueil, péché suprême (la parabole est pasealienne1; il est mal protégé par son ange gar- \u2022 ' '¦ dieu, l'ami benêt, et.de chute en chute, la grâce divine chemine en lui.prenant le visage d'un jeune fille, un peu niaise au début, mais qui devient sublime au dénouement, sublime lui-même.\" Jeanne est présente Court et somptueux itinéraire qui sc clôt sur \"Procès de Jeanne d'Arc\".Robert Bresson extrait de sa bibliothèque deux ouvrages qu'il feuillette et commente : \"Vous avez là.retranscrites par Champion, les minutes du Procès de Condamnation de Jeanne d'Arc.En les lisant, j'ai tout de suite eu envie et résolu de faire un film qtd, j'insiste là-dessus, serait composé uniquement des questions et réponses authentiques contenues dans ces minutes.Chaque film nouveau pose des problème» entièrement différents.Le particulier de celui-ci est que le rythme des paroles a entraîné le rythme des Images.L'homme qui a rédigé ces minutes durant le procès, le notaire Manchon, a résisté autant qu\u2019il a pu, très honnêtement, aux pressions exercées sur lui.Ou entendait lui faire déformer les paroles de la jeune fille.II apparaît aussi que sans lui Jeanne aurait été plus malmenée.\"Les réponses sont trop bouleversantes pour ne pas être authentiques.Elles sont aussi remarquables par une beauté actuelle, savoureuse de la langue.Voyez ces expressions : \"Donner congé à.\u201d, \"Je m'en attends à Notre-Seigneur ., Une copie nous a élé heureusement conservée de cet acte, qui se trouve à la Bibliothèque de la Chambre, et que Champion et Quicherat ont publiée.Tous les procès de tous les temps se ressemblent, ne serait-ce que parc» qu'il y a toujours des accusés et des juges.Jeanne est présente.Tous les vêtements des personnages du film sont modernes : personne ne l'a remarqué.Je ne crois guère aux reconstitutions historiques.C'est actuel, c'est maintenant, le cinéma.\u201d Songeant à la façon admirable dont Bresson compose ses plans, ses oppositions de noir et de blanc, d'ombre et de lumière, je demande si la grande connaissance qu'il a de la peinture lui a, et dans quelle mesure.facilité l'exercice du cinématographe.\"Peut-être, mais je ne le pense pas.C\u2019est musical, le film.Si l'on accepte d'introduire dans un film des tableaux-cartes postales, il faut admettre que l'homme qui est actuellement en train de photographier Notre-Dame est un grand artiste.On parvient à extraire l'essentiel.à faire naître l'émotion, d'un plan ou d'un ensemble en composant, non pas un belle image, mais une image nécessaire.Et, contrairement à la peinture, le cinéma est une activité d'équipe.\u201d Supprimer le hasard Intériorité, refus de l'effet, recherche des rapports entre les images ' \u201cplus elles sont plates, plus le rapport entre elles sera saisissant\" .négation du spectacle : Bresson est là tout entier, qui confiait un jour: \"Mes électriciens et mes machinistes s\u2019ennuient assez sur le plateau.Dans d'autres films, ils sont au spectacle.Lorsqu'ils voient la projection de ces film», ils ne sont pas surpris : c'est la reproduction du spectacle qu\u2019il» ont eu devant les yeux.Alors qu'ils ne reconnaissent pas le film auquel ils ont travaillé avec moi .\u2014 Si i» n'evels pu vous pos*r qu'un» question, j» vous aurais demandé : comment surmontez-vous les contraintes propres au cinéma, et qui me semblent exister mille fois plus sur un plateau que dans la poésie ou le roman ?Le productaur, et ses exigences fondées sur l'importance des capitaux engagé», l'équipe, le travail collectif, intéressant dix techniques k la - \u2022-.XSSSItÉÉ r ¦ fois, les acteurs k transformer en personnages alors qu'ils sont chez vous des amateurs, le pus-il» du montage, l'appareil .Je rappelle ce que Godard disait à Montréal: \"lrn poète s'exprime dans son poème.ï% seulement des intentions du cinéaste se retrouvent dans le film achevé\".Bresson fait passer dans le film tout ce qu'il souhaite y mettre avec une liberté et une totalité égales à celle du romancier.Disons qu'à 98°,c il supprime le hasard.Il est le maître entier de sa matière.Comment '! La question, bien sûr, est naïve.Bresson n'y répondra du reste qu'indirecte-ment.\u2014L'erreur, c'est que les films qu'on fait, on veut que ce soit l\u2019exécution d'un plan à l'avance connu.Lorsqu\u2019un peintre commence une toile, il ne sait pas du tout où sa main, son travail vont le conduire \"L'art, disait Valéry, c\u2019est se faire des surprises,\u201d Mais on commande un film à quelqu'un en exigeant de savoir par avance ce que sera ce travail, une fois terminé.On détruit la surprise.Avec un acteur professionnel, il n'y a plus de surprise Vous le retrouverez lui.et non le personnage voulu par l'auteur.La vedette, c'est une invention américaine.Ce qu'il faut à l'auteur : des inconnus représentant ce qu'il veut.Ainsi tatou.en travaillant, de surprise eu surprise, faisant surgir une matière imprévue, virante .\"l.a crise vient du manque de talent.Qu'on ne me parle pas de la concurrence de la télévision, merveilleux m o y e n d'information mais qui n'a rien à voir avec l'art.La télévision n'est pas une rivale du cinéma.Du reste, on ne sait pas s'en servir.Elle dégoûte à la fois de la télévision et du cinéma.Elle n'est pas une rivale.\" \u2014Vous parliez de \"se faire des surprises\".Vous arrive-t-il d'improviser sur le plateau ?\u2014De plus en plus.Mais cela ne peut arriver que si c\u2019est l'auteur seul qui lait le film.Même si cela est difficile dans le domaine du cinématographe, en art, pour qu'il y ait oeuvre d'art, U faut affronter seul sa création.Etre seul.Mais on ne croit pas tout ça.fa ne sert à rien de le dira.On ne convaint personne.Et d'autre part, il faut des auteurs.Le cinéma n'a pas trouvé ses poètes; 11 ne dispose que d'ingénieurs diplômés.Les jeunes, ici, ont eu beaucoup de chance.Ils ont eu de bonne heure, ce qui n'existait pas à men époque, la possibilité de faire des films.Et ils en ont fait qui défendaient utilement des thèses nouvelles.Aujourd'hui, parce qu'ils cèdent à nouveau aux impératifs de l'argent, de la vedette, etc.cela risque do n'avoir servi à rien.On recommence les im-bécilités d'avant.Médiocrité, érotisme, pour pallier le manque de talent.Et le talent exige de la sensibilité, de l'expérience.Le goût n'est pas formé à vingt ans.NI le sens critique.\"Et quant à travailler pour une coterie, pour une chapelle .Non, un chef-d'oeuvre touche tous les publics.Personnellement, la notion de publie m'a été longtemps tout à fait Inconnue.Il est probable que plus on travaille pour soi.plus on touche un large public, contrairement à ce que pensent la plupart des producteurs.II faut trouver en sol.Malle, Godard m\u2019ont dit.et ont écrit, qu'ils allaient tous les jours voir \u201cPickpocket\".Je me suis effor- Florence Carrez dans une scène de \"Procès de Jeanne d'Arc\" t être le personnage et non le |ower.» Le cheminement de la grâce c \"Pickpocket\" [Martin lasollei i (usque dam l'activité d ¦vîarSi cé de leur expliquer cela : il faut trouver en soi .\"Vous parliez de la liberté du romancier.Ma conception de l'interprète exige que s'établisse entre mon personnage et moi ce que j'appellerai une divination réciproque.Parvenir à se fondre.Etre Jeanne d'Arc et non la jouer, (\"est ridicule : on ne joue pas Jeanne d'Arc.Dès lors, le réalisateur agit en s\u2019y menant lui-même aussi Beaucoup plus qu'un romancier.\u201d \"J'aim* l'exercice'' Maria Casarès.on le .-.ait.-e plaignit beaucoup de l'abandon de personnalité que Bresson exigea d'elle, immobilité, neutralité de diction, etc.François Leterrier, le \"condamné à mort\", note par contre : \"Bresson oppose à toutes les velléités d'initiatives ou d avis un entêtement sans éclats, une obstination discrète une ténacité Inaltérable .Détaché du dessein général, qui n'apparaît qu\u2019après, le fignolage poussé à ce point de précision peut sembler relever du gâtisme, la méticulosité n\u2019être qu'une manie un peu surannée.Quand vous comprenez à quelle profondeur tout a été pensé, pesé, prémédité.vous regrettez seulement de ne pas avoir été stiffisam-ment docile.Mais il est évidemment trop tard \" \u2014Je sais que vous n'aimez paz les questions indiscrètes.Pourtant .Qu» préparez-vous actuellement?\u2014-.l'ai un projet.Je n'en suis pas encor» certain.Je n'ai d'ailleurs pas le droit d'en parler.Je viens de passer quelques semaines en Italie pour établir l\u2019épisode de ia création dam \u2018Ta Bible\", les antres épisodes devant être confiés à Visconti et Orson Welle.» Je regrette que finalement cela ne se fasse pas.\"J» rêvais d\u2019y faire le contraire de ce que j'ai toujours voulu faire.Ou m'offrait la couleur, le plus grand écran.C'était dangereux et affolant.J'avais commencé de préparer mon jardin.\u2014La projet que vous avez consiste-t-il en un» adaptation ou en un scénario orlginai ?\u2014Si j'ai tourné ait début des adaptations, c'était sans doute par scrupule.Du reste, c'est aveo \"Le journal d'uu curé de campagne\" que j'ai commencé k travailler seul.Ou l'adaptation déforme l\u2019oeuvre, mieux vaut alors tout à fait s'eu dé- tourner.Ou, Sans le meilleur des cas, elle n'est que ia cop'/( ) I 1 ! préparent un grand récital Schumann - Debussy - Ravel pour la saison prochaine.On y entendra \u201cLes Amours du poète\" (en allemand-.\"Ariettes oubliées\" et \"Histoires naturelles\".C.G.Festival Mozart l'OrcUeitr» de Chambre de Mee\u2019^el fondateur it Directeur Muucai fives Gil Dimanche ie lf avnt 5.JO p m.Si!1- du Plateau Soliste Pierrette »lai e SfSnsde ho 7 en '4 K 1 -0 \u201cHa-\" e-* Adagio el fujne en do mineur X '-il Enha-ls ut La flûte Enchantée el des Noces de Fijira 'Lasultate Jubilais Volet >, .55 Samedi le 25 îrr:', 5 33 o m.Salle du Plileeu Soliste Steven Sla.-,) |Violon Solo de l'Orchestre Symptom yua de Chicejo Slrtnade en Sol K 525 ; \u201cfine kleinc Nichtimisin\u201d .Concerto No 1 et do pour Yiolor.(Ha, In) Concerto en Sot oour Vtoion K ?16 Drveitrmento No 1S en y Mmoî K2Sr Vendredi le ! met J 30 p m.Salle du Plateau SoKstts Rafael Manila, Calvin ÿib Symphome No 23 en la K 23! Concerto en rl pour Violon K .M Conceito en le pour Clarinette K Szi P.-tsenH sous let auspices du Co.-nrti Xsaool de l\u2019Institut Thomas Mot pour la alrie de 3 concerts S10.M, 57.53, 55 34 pour concert Individuel 5 < 00, J3.0Q, 52.M (tare induit) Billets in vente cher Archambault Inc., Willn l Co.Ltd , International Muare Slora l»r Racord Centra Inc., ContmenUI Mu»; JL, Ttilltre Jtieenratorve Commandée postale* festival Mozart («tte poatate 113, Montrer » LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 2i MARS 1964 /f Tricor- vu it, sauf nam- lût! LEONTYNH PRICE intelligemment conduite».Epic-Columbia suivra l'exemple de Capitol-Angel li t-.-i fortement quest ion qu\u2019Epic transfère tout son it|x-noirt ' classique' sur i enqueue Columbia et se «cmentre sur les enregistrements do musique \"populaire\" e de iazz.Epie, comme on le sait, appartient à la Columbia américaine1.Ce qui \\eut dire que des ensembles comme \"Orchestre de Cleveland, des groupes comme le quatuor Juilliard et des artistes comme le pianiste Leon Fleisher seront désormais sur étiquette Columbia, l.e Juilliard, Incidemment, réenregistra, pour Columbia, les six Quatuors ce B.n Ink qu'il grat a i! y a quinze ans pour cette même etiquette.Cn tel transfert a été fait il y a quelques mois [ ;.j Capitol, qui est, redevenu une étiquette uniquement de variétés et a reporté sur son étiquette parente, Angel, des j.ijoes teis que Menuhin, Milstein ,'et Victoria de Los Angeles.Monteux père et fils Pierre Monteux, toujours ami?à 89 ans.vient d'enre-g:-cr! , avec i Orchestre Symphonique de Londres pour a firme London , la deuxième Suite pour orchestre de Path ;tpti comporte un subi de flûte et le 2e Concerto pour lutte de Mozart.|.e «nliste de ces deux oeuvres est son fils Claude, âgé de « ans .Hyman Bress vient d'enre-givirer les mx Sonatines pour violon et piano de Weber r\\c ia pianiste Françoise Petit, pour la maison L'Oiseau-l.jre, a Paris .Avant son départ, le violoniste montréalais avait enregistré, av ec Charles Heiner, les deux Sonates pour -rlon et piano de Schumann, pour la maison Baroque .Jean-Pau! Jeannotte enregistrera, pour Sélect, la tantale no !:>¦ Moine Seele\" \u2014 \"Mon Ame\") de Bach, pour voix et m.i -e iinems; ce sera son troisième microsillon Sélect.2 Américaines qui savent chanter en français 6ERLIOZ :\t!.*\u2022* NuiU tlVk\" DE f alla; K! Amur brujo\"- l>omy.i «- fi 11 c.soprano: oreh de C\u2019hiea* t> \u2022 Prit* Reiner iKCA Victor» I\tM -2lii\u2018r) 1 .SC 26P5.» DEBUSSY, FAURE RESPIGHI *- C ASTELNUOVO TED6SCO : choix »*?- mélodie» Klleen Fürixll, so* Victor; (ititun Trovillo au piano m «dumbi*.MI.-5924 M86524> Deux (les plus grandes voix féminines (pie les Etats-Unis II\tus ont données ces dernières années Leontyne Price et Ei-jeen Farrell, une Noire et une Blanche, qui sont deux sopranos faisant principalement carrière a l'opéra, et à l'opéra italien, délaissent un moment leur répertoire habituel au bénéfice de l'art plti> subtil, plus
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