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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Supplément 2
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1963-10-05, Collections de BAnQ.

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paix 28 CLEROUX, EX-BOXEUR Un jeune très costaud se présente un jour dans un gymnase montréalais.L\u2019instructeur le regarde, lui présente deux gants de boxe et l\u2019observe quelques instauts lancer gauchement des coups sur un sac de sable.\u201cRetourne chez tes parents, tu ne deviendras jamais un boxeur,\u201d dit finalement l\u2019instructeur.Quelques jours plus tard, le même jeune homme se présente au Centre de l\u2019Immaculée-Conception.L\u2019instructeur de boxe Jacques Chevrier l\u2019accueille à bras ouverts.11 croit avoir fait la trouvaille de sa vie: un boxeur poids lourd qui cogne terriblement fort des deux mains.Chez les amateurs, le jeune homme remporte tous les honneurs.Il devient champion des lourds dans le tournoi des Golden Gloves.Sa mère assiste à tous les combats.Son père devient son gérant.Chez les professionnels il se bat dans les plus grands centres de boxe en Amérique.H combat au Madison Square Garden et devient une célébrité.Il est classé parmi les dix meilleurs boxeurs poids lourd au monde.On parle de lui comme l\u2019un des aspirants au titre du champion mondial Floyd Patterson.Archie Moore, champion mondial des mi-lourds vient à Montréal pour l\u2019affro.iter, puis se sauve, le matin même du combat qui devait être disputé au Forum.Aujourd'hui, ce jeune homme de l\u2019Abord-à-Plouffe (aujourd\u2019hui ville de Chomedey» a perdu le goût de la boxe.Que s'est-il passé?Robert Cléroux nous répond en page 28.FIN D'UN CHAPITRE L\u2019île d\u2019Anticosti a toujours exercé un attrait particulier auprès des citoyens de la province.C\u2019est l\u2019attirance classique qui naît de l\u2019inconnu, ,de l\u2019inaccessible et du mystérieux.L\u2019intérêt ne s\u2019est pas manifesté parce que les \u201cAnticostiens\u201d ont organisé leur publicité.Ils sont beaucoup trop peu nombreux pour y arriver.En 1885, on ne comptait que 45 colons sur cette île qui est une fois et demie plus grande qu\u2019une des provinces du Canada.Aujourd\u2019hui, il n\u2019y a pas plus de 500 habitants à Anticosti.Si l\u2019on séjourne quelque temps sur la Côte-Nord ou encore en Gas-pésie\u2014et si l\u2019on a de la chance\u2014 on peut rencontrer des gens qui sont nés à Anticosti.Des gens solides et débrouillards qui ont été forcés de s\u2019exiler pour pratiquer métier ou profession.Mais ce qui éveille davantage la curiosité, ce sont les chasseurs qui rêvent aux chevreuils, les pêcheurs aux saumons et les navigateurs aux récifs d\u2019Anticosti.Les sociologues amateurs ou professionnels, eux, se demandent comment un si grand territoire qui appartient en pleine propriété à une compagnie de papier peut éviter de se muer en fief du Moyen Age.Comme tout le monde, le magazine de La Presse s\u2019est intéressé à l\u2019ile d\u2019Anticosti.Et dans son numéro du 6 avril dernier, il publiait un long article de Jacques Coulon sur le passé de l\u2019île.L\u2019histoire ayant été étudiée, il restait à expliquer ce qui se passe à Anticosti en 1963.La décision fut donc prise d\u2019y envoyer un reporter et un photographe.Mais pour se rendre à Anticosti, il est nécessaire d\u2019obtenir la permission de la Consolidated Paper Co.à ses bureaux de Montréal.On n\u2019entre pas là comme un fidèle à l\u2019église.Il n\u2019y a pas d\u2019hôtel, ni de restaurant.Et pour ceux qui s\u2019ennuient, le bar du \u201cstaff-house\u201d n\u2019est ouvert que de 9 h.à 11 h.le soir.pour les membres.Quoi qu\u2019il en soit, après quelques jours de délai, nous avons obtenu la permission demandée.Notre reporter Pierre Bourgault demeura cinq jours dans Pile et notre photographe, Antonie Desilets, trois jours.Ils y furent accompagnés du directeur des relations extérieures de la compagnie qui s\u2019y rendait d\u2019ailleurs pour la première fois lui aussi.A part quelques difficultés dans les horaires d\u2019avions et la pluie incessante, tout s\u2019est bien passé.Les lecteurs apprendront enfin ce qu\u2019est Anticosti aujourd\u2019hui.Au moins pour nous, cela met fin au chapitre.JEAN-PIERRE BONHOMME Sur l'île d'Anticosti, une visite à un camp de bûcherons.De gauche à droite : notre reporter, Pierre Bourgault; M.Clark, directeur des relations extérieures de la \"Consolidated Paper\"; M.Morin, cuisinier; M.Roger Lachance, assistant du surintendant du district Anticosti de la \"Consol\".Notre reportage en page 4.2 IA PRESSE.5 OCTOBRE 1963 mà Même de près, Miss Clairol a une apparence naturelle, Les cheveux sont soyeux, souples.Le gris disparaît complètement ix>ur faire place à une teinte plus jeune, plus radieuse\u2014ce qu\u2019aucun autre colorant ne saurait faire.Sa teinte est si naturelle que seul son coiffeur le sait! Miss Clairol tonifie les cheveux, leur donne une nuance douce, vivante, car la couleur pénètre au coeur même du cheveu qui est alors illuminé de l\u2019intérieur comme par sa pigmentation naturelle.Voilà pourquoi les coiffeurs du monde entier préfèrent Miss Clairol et plus de femmes s\u2019en servent que de tout autre colorant.D\u2019un emploi rapide MISS CLAIROL\u2019 et facile.Essayez-le.hair COLOR BATH* Elle possède cette exubérance et cette assurance qui font l\u2019envie de toutes les femmes \u2014la confiance en elle-même et une belle apparence.Ses cheveux brillent de jeunesse comme si elle avait trouvé le secret d\u2019arrêter le temps.D\u2019une certaine façon, elle a réussi ! Avec Miss Clairol, c\u2019est le moyen le plus sûr de couvrir le gris et de transformer les cheveux ternes en une magnifique chevelure.(uSss?** \u2022«nminS Marque enregistrée de Clairol Inc.of Canada, Knowlton, Québec.Tous droits réservés.\\ Marque de commerce.i mmi mm non I .'.\u2018 ¦ .V mm® 'cka&i i üiæ wmmM '-îiS.\u2022 Vï~'SJfc«\u2022 .'1 -t.£?-*-v iilliis§ ^rfa:-^S»g-gj* n'y aurait pas de compagnie que la situation serait la même sinon pire.Les loyers sont modiques sur l'ilc : entre $15.00 et $25.00 par mois.Certains employés nous diront : \u201cC\u2019est vrai que ça ne coûte pas cher, mais quelles maisons ! l.a plupart n'ont pas le chauffage central et on gèle en hiver.Si on veut faire des reparations il faut demander à la compagnie.si on veut peindre un mur il faut demander à la compagnie.De leur côté les représentants de la compagnie nient catégoriquement que les maisons soient froides en hiver.En plein été c'est difficile de vérifier.La chasse et la pêche.Du côté de la compagnie, on nous affirme que tous les habitants de l'ile ont un droit de chasse limité seulement par le besoin.C\u2019est-à-dire qu'une famille peut abattre tout vrcuil qui lui est nécessaire dans rant de l\u2019année.Pour ce qui est pêche, ils ont droit à certaines rivières et à certains lacs, les meilleurs étant réservés aux touristes riches (ça.leur coûte $«35.00 par semaine) qui pêchent saumon à travers le monde.Plusieurs employés nous ont affirmé le contraire.Là encore, impossible de vérifier à moins de passer plusieurs mois au même endroit.Je serais tenté en tout cas à première vue d'accorder ici créance aux dires de la compagnie.De l'instruction, personne ne On vient de construire une $100.000 et cinq religieuses y sont manence.Pas de taxes scolaires.Comme nous l'avons dit plus tôt, le laire et l'entretien du curé sont payés par la compagnie: on ne paie pas de dîme.Il n\u2019y a aucun restaurant à Port-Menier sauf la salle à manger de l\u2019hôtel qui ouvre à heures fixes.Cela semble représenter un inconvénient.On invoque à cet effet que l\u2019hôtel n\u2019est pas à proprement parler un hôtel mais un \u201cstaff house\" où il faut de la discipliné.Il est vrai que certains employés habitent l\u2019hôtel faute de pouvoir se loger ailleurs.Un médecin habite Port-Menier en permanence.Il est payé par la compagnie.Les soins médicaux sont gratuits.Les salaires sont nettement plus élevés qu\u2019ils ne le sont sur la Côte Nord ou en Gaspésie.Là-dessus employés et dirigeants sont d'accord.Il est d\u2019autre part difficile de dépenser son argent aussi rapidement qu'ailleurs.Il y a un cinéma, un nouveau curling, un centre de loisirs.De ce côté, il y beaucoup de mystère.Beaucoup d\u2019opinions contradictoires.Ils ne semble manquer de rien, pourtant les gens s'ennuient et affirment n'avoir rien à faire.L\u2019hiver est particulièrement dur dans cette isolation totale.Pourtant depuis deux ans il y a eu un miracle : le ski-doo a fait son apparition.Tous, sans exception, nous ont affirmé que depuis qu\u2019ils ont des ski-doo l'hiver est plus supportable.On peut acheter de la boisson en tout temps à Anticosti.Elle est plus chère qu\u2019à Montréal.Encore là, c\u2019est à cause du transport.Certains nous avouent qu'ils ne peuvent pas \u201cprendre un coup\u201d en paix, qu'ils doivent sortir du village et s\u2019en aller dans le bois pour \u201cavoir du fun\".La compagnie : \u201cC'est faux.\" Il n'y a qu'un seul bar, celui de l\u2019hôtel.Pour y entrer il faut être touriste ou membre à tant par année, mais l'alcool y est moins cher pour le membre.Il est ouvert de 9 heures à 11 heures le soir.Un soir que nous y étions, quelqu\u2019un s\u2019avisa de jouer du piano vers 11 heures.Un \u201ctouriste\u201d qui avait sa chambre tout près en sortit en vociférant et en criant d'arrêter ce tapage.Immédiatement cinq personnes quittèrent la salle subrepticement.Quelqu'un nous dit alors : \u201cTout pour les touristes, rien pour nous.Ces personnes Dans un camp, sur la riviere Jupiter, on poche le poumon.aujourd'hui il pleut alors on en profite pour étudier la carte des prochaines expéditions.De gauche à droite : M.Albert Haring, professeur à l'université d'Indiana, M.Armand Bujold, le guide; M.Arthur A.Hood, de Californie.Les rivières à saumon de l'ilc sont parmi les meilleures au monde Tout à côté du camp se trouve une \"neigière\".Sorte de cabane de bois rond on la remplit de neige à l'hiver ou au printemps.Pendant la saison de la pèche, le poisson est mis en boîte, dans la neige, et les pécheurs peuvent l'apporter La baie Sainte-Claire fait face à la Côte Nord.C'est là que M.Menier établit le premier village de l'ile.Mais la côte n'offrant pas de havre sûr pour les navires on se transporta bientôt à Port-Menier.Aujourd'hui, on n'y voit plus que ces cabanes érigées par le gouvernement fédéral pour les pécheurs.Ils pouvaient s'y abriter en cas de nécessité.Elles sont désormais abandonnées.IA PRESSE.5 OCTOBRE 1963 - ' ;!¦ ffi£g&§Ü *&&#*$?£ j®Çg WaBBBK gspiir- ¦ *S«îSd» 'iv * ?£,ïV$&\u2018 Èê2$& BRF:1 £S *! ÉMÜ a 2*,»?»;a; SüM?knîç î»§s O' \u2022': 2ë « w» .\u2022'\u2022- i'; ,-p.¦ usr« £à»\u2019;\u2022.%wm li y o peut-etrc du pétrole dons file*.C'est ce q«on tente de detotfvrir.Un premier pwiti n e rien donne.C'est le dewcieme le forage o atteint 4.500 p-ie' ait un autre bar au village où tous les employes seraient chez eux lin bar administre et dirige par eux ?C\u2019est une solution qui sourit aux employes Mutisme de la part des dirigeants Plusieurs ont des autos.Une centaine environ sur Pile.Les routes principales, quoique non pavees.sont en très bon état, entretenues par la compagnie.Le transport intérieur ne pose donc pas de problem* Mais chaque fois qu\u2019on veut sortir de l'île il faut payer le transport par bateau «i par avion Si on veut emporter son auto avec soi cela devient très onéreux Cela pèse aux habitants Vais c\u2019est une île.on n\u2019y peut rien La compagnie non plu.- Avantages.Désavantagés.Tout y est On pourrai! continuer a les enumerer pendant des pages.Tout n'est pas noir ou blanc.On essaie de comprendre.On essaie de trouver qui est coupable du bien ou du mal.C'est difficile.Les conclusions qu'on peut tirer ne son\u2019, que superficielles et générales.Essayons quand menu Sécurité contre liberté Cela semble évident, les habitants de l'île d'Anticosti jouissent d'une sécurité mégalee dans les environs Très peu de plaintes de ce côte Mais ils ne se sentent pas libres, cela aussi est évident.A tort ou à raison\u201d Les deux a la fois.D\u2019apres les observations sommaires il semble que les libertés soient plus grandes que les gens l'imaginent C\u2019est la liberté qui leur manque.U semble d autre part exister une sorte d auto-censure qui vient peut-être des trois phénomènes expliqués plus haut ile, village.compagnie.Elle vient peut-être d'ailleurs.de mauvaises experiences passées par exemple, uu de souvenirs cuisants mal digérés, ou de légendes incarnées dans la réalité.En tout cas elle est la.on la sent.Car une peur inexplicable, et qui est le plus souvent dans l\u2019esprit, quelqu'un s'empêchera lui-même de faire quelque chose sans que cette action soit interdite Plus tard, pour justifier ses appréhensions, on dira que c'est défendu et à force de le dire on finira par le croire.A ce point de vue.Anticosti n'est pas un cas particulier.On trouve cette autocensure dans tous les domaines.Le problème nous a cependant semblé plus aigu dans l\u2019ile.C'est que le régime extrêmement paternaliste instauré par la compagnie finit par enlever aux gens, au bout d'un certain temps, toute indépendance d'esprit.On ne peut exister sans la compagnie.on ne peut donc rien faire sans la compagnie, surtout pas la combattre si on croit juste de le faire.Comme on est attaché a ce coin de terre, comme ses paysages vous entrent dans la peau, comme on y est chez soi on y reste, quitte a endurer ce qu'on ne pourrait supporter ailleurs.Un natif de l'ile ne disait-il pas: *'Je me suis toujours ennuyé sur Anticosti.J'aime l'île mais je m'ennuie.Depuis mon enfance j'ai voulu partir.Je l\u2019ai fait puis je suis revenu.Mais ailleurs je suis un autre homme.Je ne peux pas être moi-même ici .Mais sur la côte ces gens crèveraient peut-être de faim.Ici ils sont relativement bien.Et ils sacrifient la liberté, l'indepen-dance d'esprit a une sécurité qu'ils n on! même pas eu à choisir C'est là tout le noeud du problème d'Anticosti: on n'a pas le choix Des solutions ?Existe-t-il des solutions\u201d M.Létoumeau est gérant de l'ile depuis neuf ans.11 aime passionnément son pate-lin.il n'est pas aveugle cependant au point de nier les problèmes.Il s\u2019est habitué sans doute à un certain nombre d'entre eux mais il nous a semblé faire son possible pour régler ceux dont il a conscience.1! avouait quand même en toute honnêteté: \u201cÇa fait neuf ans que j'étudie la situation J'ai cherché des solutions, j'en cherche encore.Mais je ne vois pas vraiment ce P M.Gérald Sylvain, dt Lévis, travailla comme brûleur dans tes chantiers da te Davie Shipbuilding Ltd, b Lauzoa Depuis 1955.sa bière, c'est la Molson \"Export\u201d.M.Sylvain est un des milliers d\u2019amis auxquels nous tenons.cette raison quand on leur demande pourquoi ils préfèrent telle ou telle de nos bières.Et cela se comprend! Depuis 1786, toutes les bières Molson sont brassées avec un soin patient et un art consommé.Une maturation lente en salles obscures * i\\C liste vJWpy.;/ Une richesse naturelle de l'ile : le chevreuil.On en voit partout.Combien y en o-t-il ?Nul ne peut le dire avec certitude.On a déjà avancé le chiffre sans doute exagéré de 50,000.C'est M.Menier qui au début du siècle en importa quelques couples.Ils se multiplièrent avec une rapidité incroyable.M.Menier installa aussi des castors, des renards, des orignaux Ces derniers ne réussirent pas à s'acclimater et on n'en trouve aujourd'hui que quelques spécimens.qu'elles ixnirniient être.Je crois que le seul moyen d'arriver à quelque chose est de prendre les problèmes un à un et d'essayer de les solutionner pour le mieux.Je crois qu'on peut améliorer la condition des habitants mais je ne crois pas qu'il y ait de solution globale.\u201d A un employé de la compagnie qui disait: \u201cIl faut nationaliser l'ile\" je demandai: \"l'-t après ?\" Il ne sut que répondre.-Moi non plus d'ailleurs.Il est certain que la situation est anormale.anachronique, surprenante, mais quoi faire?II y a des règlements sévères pour la pèche au saumon?C'est vrai.Mais il faudrait garder ces mêmes règlements si l'ile était nationalisée car le saumon ne remonte plus le cours d\u2019une rivière qu\u2019on a trop \"pêchée\".Le lait coûte cher?Les aliments aussi?Mais le transport reste toujours onéreux, compagnie ou pas.On met la compagnie dehors?Possible, mais de quoi vivront les gens?(\"est pourquoi on est porté à croire, avec M.Letourneau, que la solution globale n'existe probablement pas.pour un certain temps du moins.Anticosti n'est ni l\u2019enfer ni le paradis, c'est une situation.On ne peut rien d\u2019autre que d\u2019essayer de l\u2019améliorer.Pour faire plus il faudrait peut-être transporter Pile d'Anticosti dans la banlieue de Monl-.real, rien de moins.Anticosti c'est un bateau, mais qui ne va nulle part, attaché à une bouée en plein océan.On peut aimer ou haïr cette ile qui n'a rien perdu de son mystère mais on ne peut pas débarquer.C\u2019est un bateau à la remorque du temps.Ça ne .manque pas de charme et de grandeur.A savoir si ça vaut la liberté! M.Letourneau, gérant de l'ile pour la compagnie; \"Je suis heureux ici.Ça me ferait de la peine de devoir quitter Anticosti.\" M.Sylvain nous dit pourquoi il est amateur de bière Molson \"Export\u201d: \"La Molson, ça c'est une bonne bière, une vraie bière.Pour moi, il n\u2019y en a pas d\u2019autres.Et puis, c\u2019est un produit Molson!\u201d \u201c.c\u2019est un produit Molson\u201d.Bien des gens donnent achève de les mener à leur point de perfection.Rien n\u2019est épargné pour donner pleine satisfaction à l\u2019amateur de Molson.Voilà pourquoi tant de gens, quel que soit leur type de bière préféré, restent toujours fidèles aux produits Molson.MO LS ON.brasseurs préférés du Québec depuis 1786 .brasseurs de la bière EXPORT, de la bière douce LAURENTIDE, de la bière lager CANADIAN, et du PORTER MOLSON LA BRASSERIE MOLSON DU QUÉBEC LIMITÉE LA PRESSE.5 OCTOBRE 1963\t9 CHARLES RENAUD RACONTE CAMILLIEN HOUDE Monsieur Charles Renaud, qui es! maintenant directeur du Service du Bien-Etre social de la Cité de Montréal, fut le chef de cabinet de M.Houde de 1934 à 1953.Au cours des années, il a recueilli maints documents et gardé de vivants souvenirs qui lui permettent aujourd'hui de terminer la rédaction d'un volume sur la vie du personnage légendaire.Le magazine de La Presse ne prend à son compte ni ne désavoue les opinions qui percent dans ce récit.Il livre fout simplement de la vie municipale de Montréal M.Houde, qui ven victoire à l'électioi \"J'ai tout battu\".de 1938, déclarait remarque à gauche, M.J.M.d'être réel également réét< X|v.10 IA PRESSE, 5 OCTOBRE 1963 \u2014 et en primeur aux lecteurs au second plan et Savignac qui.veno échevin de Saint-Denis et, Joseph Moreau, échevin Soin?e-Cunegonde, \u2014 ce point de vue sur un épisode mouvementé LA CAMPAGNE DE 1938 l'élection municipale de 1933, Houde donne toute sa mesure.Il avait été décidé par les stra-de l'Union Nationale que M.Adhê-Raynault, maire depuis 1936.ne briguerait pas cette fois-ci les suffrages.On voulait un candidat qui puisse compter sur l'appui, à la fois de l'Union Nationale et du parti libéral.Maurice Duplessis, alors premier ministre, pressentit lui-même à cette fin Edouard Montpetit, un universitaire ca-nadien-français d'un grand prestige qui s\u2019était toujours tenu à l'écart des querelles politiques.Mais Montpetit refusa de s'embarquer dans cette galère.J'ai entendu moi-même Maurice Duplessis avouer ces tractations à Camillien Houde qui lui reprochait en badinant d\u2019avoir pistonné la candidature de M.Gascon.\u2014 Ce n\u2019était pas mon candidat, Camille, avait répondu Duplessis.Le mien c'était Montpetit, mais il-rf\u2019a pas voulu marcher.Chose étrange, en 1934, le parti libéral avait amorcé une tactique semblable en offrant la candidature à Armand Dupuis, alors secrétaire-trésorier de la Maison Dupuis Frères, avec l'espoir que ce candidat incolore pourrait rallier contre Houde les conservateurs d'alors en même temps que les libéraux.Une rencontre fortuite dais un club social, où le candidat en puissance fut aperçu en compagnie de' certains organisateurs libéraux, éventa la mèche et l'on dut trouver quelqu'un .'-'è\t% rthodm Cregory d'épllmtiom radicale pmr thermolyse est Lm mmwUi iltro-rapide et t for lmb le.Uf fi lm trou i if pratlqaae pour itei\t(n jambea et Ses bn répilmtiom dot portion mutai il employée pouf lm tkermolyao Cregory oal Meda, répilmtiom rudieedo do lm llgmm frontale, dot aourrlla, dea jouet, do U \u2022wüS^SmI du eou ot de lm lèvre aupérleure, dm wmenton, ¦SS&L I appel à lm tkermolyao Cregory colrmemt let Ugmoa dea rkeweuM \\tmge.KUea éliminent aimai à tout élégantes ft Lot fei do lm manière qui les dm pinçage.Par Dorothy Gregory, électrologue en chef, directrice des plus grandes cliniques d\u2019épilation au monde.toute femme devrait savoir.AU SUJET DE L\u2019ÉPILATION Un des plus anciens et persistants problèmes de beauté féminine \u2014 les poils superflus sur le visage \u2014 est devenu pour la femme moderne un problème des pieds à la tête.La mode de notre époque oblige la femme à exposer ses bras, ses jambes, son cou, ses épaules, son décolleté, etc.Où qu\u2019ils soient, les poils superflus sont plus visibles, deviennent un sujet d\u2019embarras et créent un manque d'assurance en société.Pour compliquer le problème, certains remèdes modernes semblent avoir la tendance de favoriser l\u2019accroissement de la pousse des poils superflus ! Décidément, vu le nombre et l\u2019étendue des parties à épiler avec les traditionnels outils coutumiers, (pincettes, rasoirs à main ou électriques, cires, crèmes dépilatoires et autres) cette routine devient une corvée.Elle exige un temps énorme et doit être recommencée tous les deux ou trois jours, souvent durant toute votre vie.Aussi, cette pratique aide à stimuler une pousse de poils plus gros, plus longs et plus noirs.Même les vieilles méthodes d\u2019épilation radicale, par l\u2019électrolyse ancienne, sont beaucoup trop lentes, douloureuses et coûteuses.Elles n\u2019offrent donc une vraie solution à la femme moderne.Mais, heureusement, la science et la haute spécialisation sont venues à la rescousse avec une nouvelle méthode d\u2019épilation radicale.LA THERMOLYSE GREGORY A la base de ce nouveau service de beauté il y a la méthode moderne d\u2019épilation radicale par ondes courtes, médicalement connue sous le nom d\u2019électrocoagulation et mondialement approuvée par des médecins et des experts en beauté.Vous avez certainement beaucoup lu à ce sujet.Gregory System a amélioré cette nouvelle méthode en y ajoutant des appareils spéciaux d\u2019épilation et des produits auxiliaires exclusifs.Devenue une organisation internationale, Gregory System entraîne d\u2019habiles techniciennes de carrière.L\u2019épilation a quitté les salons de beauté pour passer dans d\u2019immaculées cliniques spécialisées.Il en résulte que la thermolyse Gregory permet l\u2019épilation radicale, un service beaucoup plus rapide, extrêmement confortable, offert de loin à meilleur prix que toutes les autres vieilles méthodes.C\u2019est pourquoi un nombre toujours grandissant de femmes des deux continents américains s\u2019adressent à Gregory pour l\u2019épilation radicale des poils superflus du visage, des bras, des JamfeWt-des.sourcils .et autres.Les disgracieux poils sont ainsi épilés définitivement.Ce service moderne de beauté devrait être essayé par toutes les femmes car, tôt ou tard, 3 femmes sur 4 auront à faire face à ce problème.Venez donc vous renseigner et essayer la thermolyse Gregory.Il n\u2019y a aucune charge ou obligation pour l\u2019analyse de votre problème et une démonstration complète de la méthode Gregory.Pour recevoir votre traitement et démonstration gratuits prenez donc rendez-vous en téléphonant à la clinique Gregory la plus proche de chez vous.Il y a 3 bureaux à Montréal : En ri lie : téL UN.1-9741, 301, Edifice Cut-: Dominion \u2014 1010 ouest, rue Ste-Catherine.A Snowdon : téL HU.1-3522, 303, Edifice Ban-que Royale \u2014 5292, Queen Mary Road.A la Plaza St-Rubert: téL 272-9664, 300, Edifice Lombank \u2014 6339, rue St-llnbert.Le stationnement est gratuit aux 3 bureaux de Montréal.A Québec : téL 529-1879, toile 2, Edifice Mo-risset, 695 est, boul.Charest.A Ottawa : téL CE.5-2085, suite 1110, Edifice Fuller \u2014 75, rue Albert.Nos cliniques sont ouvertes de 10 h.a.m.à 7 h.30 p.m.en semaine et les samedis de 10 h.a.m.à 3 h.n m . que la clameur populaire irrifc les oreilles délicates, tonne l\u2019orateur dans aie salle qui vibre à l'unisson.Monsieur Gascon, vous êtes un parfait honnête homme, mais votre entourage est mauvais et, je le sais, vous n'auriez pas la force de lui résister.Je ne suis pas moi-même, insinue-t-on, un honnête homme, ir.l pur.Il y a des hypocrisies dont je ne suis pas capable, lance-t-il.Tas d\u2019hypocrites, sépulcres blanchis, chassés par le Christ à coups de fouet.Sortez du temple avant que je vous nomme par votre nom.Si l'on sait quelque chose contre moi, qu'on le dise donc.C\u2019est le peuple qui jugera, pas les phariciens que vous êtes .\"Je suis seul.avec le peuple\" Parlant de la finance et de certains groupes qui n'avaient pas digéré l\u2019impôt municipal sur la revenu et la taxe de vente, l\u2019orateur s'écrie : Qu\u2019est-ce que je leur ai fait à ces gens-là?Je les ai empêchés de se faire tirer dessus par la population.J\u2019ai empêché que le peuple s\u2019empare de ce qu\u2019ils avaient.J'en ai pris juste assez, à ces gens-là, pour que la population ne prenne pas le reste.Ils sont de mauvaise humeur parce que j\u2019ai chaussé les enfants des chômeurs .On m\u2019accuse de communisme, poursuit-il.Que ça plaise ou non, je vais continuer à me pencher sur les pauvres d'abord, ensuite sur ceux qui craignent de perdre ce qu\u2019ils ont et sur tous ceux qui en ont besoin, sur la jeunesse Dans cette lutte où je vous représente et vous défends, j\u2019ai contre moi tout un parti politique, la moitié d'un autre, tous les journaux, tous indistinctement.Je suis tout seul, enchaîne Houde, faisant une longue pause.Tout seul.avec vous, le peuple.L'ovation ébranle tout l'auditoire.Puis, montrant la centaine de personnalités qui l\u2019entouraient, il poursuit dans un grand geste: Rien qu'avec mon estrade, quelle assemblée ce serait pour mon adversaire ! Cette assemblée produisit un effet considérable.Certains échevins jusque-là hésitants ou attendant l\u2019enchère se précipitèrent chez Houde, rue Saint-Hubert.L\u2019un d\u2019eux, de l'extrême est, prudent et normand à l\u2019excès, empruntait, lui, la porte arrière au cas où .Ce discours donna le ton et la couleur au reste de la campagne.Soir après soir, dans les divers quartiers de la ville, les salles trop petites laissaient déferler leurs auditeurs jusque dans les rues.Contre Alphonse Raymond, le bras droit de Duplessis a Montréal, et manufacturier de produits alimentaires, Houde a recours à des arguments ad hominen: \u201cM.Raymond, pourquoi -me faites-vous la lutte?Je vais être obligé de demander aux électeurs de ne pas manger vos confitures et vos cornichons pour quelque temps.Non pas qu\u2019ils ne soient pas bons, au contraire, ils sont excellents, mais les gens vont demander d\u2019autres marques chez leurs épiciers pour vous montrer qu'ils n'approuvent pas votre attitude à mon endroit\u201d.Faisant allusion aux comptes rendus fort peu sympathiques de LA PRESSE, il disait aux électeurs: \u201cMes amis, je sais que je vous demande un gros sacrifice.Pour quelques jours, voulez-vous vous abstenir de lire LA PRESSE, pour quelques jours seulement.Et quand ce journal verra revenir de pleins camions de PRESSE invendues, il reviendra à de meilleurs sentiments\u201d.Ces arguments rapportés ainsi sans atmosphère, avec le recul des années, semblent quelque peu enfantins, mais à cette époque, si puissante était l\u2019emprise de ce lribu.1 sur les foules, qu\u2019ils produisaient des résultats non équivoques.l\u2019assemblée en la salle Shamrock.Le téléphone sonne.En prenant le récepteur, je perçois le déclic m\u2019avertissant que Houde écoute également de son appartement au second étage : \u2014Charles, c'est Georges (Georges Guè-vremont.plus tard membre du comité exécutif de M.ontréal et député de Jeanne-Mance à l'Assemblée législative).Peux-tu essayer de retenir \u201cle boss\u201d un peu plus longtemps, car les fils des haut-parleurs ont été coupés.Il nous faudra une demi-heure pour les rétablir.Houde bondit: \u2014 J\u2019ai entendu.Laissez faire.Je finis de m'habiller et je descends.Vingt minutes plus tard, il entrait dans le studio de C.K.A.C., enragé, conservant cependant tous ses moyens.Il empoigne solidement le microphone d'une main, l'autre dispersant les papiers et gesticulant comme s'il avait devant lui les cent mille auditeurs de la radio.Durant quinze mi- nutes, la voix vengeresse dénonça sur les ondes les tactiques de l'adversaire.Les électeurs à l'écoute comprirent quel serait la température de l\u2019assemblée à la salle du Shamrock.Quand nous y arrivâmes, des centaines de voitures stationnaient ou circulaient dans les rues avoisinantes et les haut-parleurs aboyaient à fendre l\u2019air.La salle était tellement remplie que je fus retenu dans un ilôt d'auditeurs refoulés les uns sur les autres et ne pus accompagner Houde jusqu\u2019à l'estrade.Assurément, dans mo.i humble opinion, ce fut le meilleur discours électoral de Houde, parmi les centaines que j\u2019ai entendus.Comme fond, enchaînement, vocabulaire.débit, gestes, ce fut Houde à son meilleur, un orateur qui fonce et défie constamment.Une diatribe d'une heure et demie qui électrisa littéralement la foule.D'ailleurs, ce discours, Houde l\u2019avait sur l'estomac depuis des mois et des mois, alors qu'il me disait: \u2014 Lorsque je leur dirai telle ou telle chose.Ce n était plus le torrent impétueux que j avais entendu mais une cataracte mugissante qu aucune digue ne pouvait retenir et le poids des grandes eaux balayant tout sur leur passage.LE DEVOIR, le lendemain, rappelle que Houde a repris le ton d'autrefois et a témoigné d'une belle violence.Il parait 12 OCTOBRE 1963 PRESSE LA d'autre.Tout comme en 1936, à defaut d'Edouard Montpetit, les manitous de l'Union Nationale jetèrent leur dévolu sur un autre candidat, monsieur G.-A.Gascon, un industriel florissant, père d'une nombreuse et intéressante famille.A la première assemblée de cette campagne.un dimanche après-midi, au marché Saint-Jacques.Houde attaqua avec vigueur la Montreal Light Heat a.id Power, l'accusant d'avoir manipulé et acheté les hommes publics depuis vingt-cinq ans, mais les organisateurs trouvaient que pour les autres questions, il avait fait un peu trop de \"patinage de fantaisie\".In juin 1939.M.Houde et J.M.Sovlgnac à ta procession de l'église du Trés-Sainf-Sacrement.te maire de Montréal, qui venait d'être réélu en 1934, pose avec son épouse et ses filles.De g.à d.M en ha, Mme Houde, Claire, le maire, et Madeleine.L'assemblée de la salle Shamrock Le mardi soir suivant, j'étais au sous-sol de la rue Saint-Hubert, vers huit heures, en train de recopier quelques notes pour une brève causerie que Houde devait pro-no.icer à la radio, avant de se rendre à Lisez d abord i etonnante LAINE de Omu|mo^ LA FIBRE DE TAPIS TRADITIONNELLE quctte indique clairement à quel usage se prête le mieux tel ou tel tapis .usage léger, moyen ou dur.Ce système sûr et exclusif de classification vous renseigne avant l\u2019achat.Grâce au \u201cTraffic Rating\u201d, vous déterminez les conditions d\u2019usage dans votre demeure et choisissez le style et la couleur plus librement.De plus, le \u201cTraffic Rating\u201d vous épargne de l'argent.Par exemple, là où le facteur usure n\u2019est pas essentiel chambres à coucher ou d\u2019invités etc.un tapis à prix modique est recommandable.Dans le cas d\u2019un couple qui travaille au dehors, le même genre de tapis fera très bien pour tout le logement.Si, toutefois, vous achetez du tapis pour des vestibules où la circulation est forte, ou des salons où se groupent souvent plusieurs personnes, vous aurez besoin de tapis pour usage dur, à $12.95 la verge carrée ou plus.Grâce au \u201cTraffic Rating\u201d exclusif à Barrymore, vous achetez exactement ce qui vous convient.Sensé, n\u2019est-ce pas?Il suffit de lire l\u2019étiquette du \u201cTraffic Rating\u201d.LE LUXE À VOTRE PORTÉE Un des avantages de la laine est que le fabricant de tapis peut l\u2019utiliser de maintes façons.Les variations de style de cette fibre naturelle sont illimitées.Les couleurs sont riches et chaudes, subtiles ou éclatantes.Voyez le très vaste assortiment de tapis Barrymore chez votre détaillant.Vous y trouverez certainement ce que vous cherchez.Naturellement, plus cher est le Aucun autre revêtement de plancher ne vaut un bon tapis de laine.Déclaration énergique, mais appuyée par les faits.Pendant des siècles, la laine fût considérée comme la fibre idéale des tapis de qualité.Aujourd\u2019hui, c\u2019est à elle qu\u2019on compare toutes les autres fibres .et des enquêtes montrent qu\u2019il se vend plus de tapis de laine au Canada que de toute autre sorte.La laine commit un tel succès parce qu\u2019elle a toutes les propriétés essentielles à la fabrication d\u2019un bon tapis.Chaque tapis Barrymore est fait de laines choisies, provenant des quatre coins du globe.Certaines fibres de laine sont courtes, d\u2019autres longues .certaines sont délicates ou résistantes, ou encore lustrées ou super-élastiques.Spécialement choisi et mélangé, chaque type de laine confère ses propres qualités au tapis LES ARTISANS DE BARRYMORE tapis, meilleur il est.Un tapis de laine Barrymore, à $18.95 la verge carrée, sera certes luxueux et donnera un meilleur rendement qu\u2019un tapis meilleur marché.Par contre, vous pouvez acheter un tapis de laine Barrymore à moins de la moitié de ce prix et être sûr d\u2019obtenir la meilleure valeur possible, à ce prix.Quelle que soit la somme dont vous disposez, vous serez agréablement surpris par la haute valeur que vous obtiendrez .surtout si vous vous laissez guider par le \u201cTraffic exclusif à Barrymore.Rating\u2019 La fabrication de tapis de qualité est un art délicat qui exige une connaissance consommée du métier que seul le temps confère.Les tapis Barrymore sont fabriqués 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Premium de Swift dans le nouveau paquet refermable et vous verrez!\t.le nom le plus réputé en boucherie-charcuterie M.Howde et Adhémar Raynault lors de l'élection de 1936.La lutte sc termina à la salle de l'école Souart, où la foule accourue d'elle-mcme en cette veillée d\u2019armes remplissait totalement la rue Papineau et se déployait jusqu'aux abords du pont Jacques-Cartier Houde adressa la parole dans la salle d'abord, remplie à craquer, puis à l'extérieur sur le toit d'une automobile comme estrade improvisée.Les nids de \"télégraphes\" U était impossible au parti adverse de remonter ce courant populaire.Pourtant, chez les houdistes, l'inquiétude sur l'issue de la lutte ne Fit place à l\u2019optimisme que deux jours avant l'élection, alors que l'organisation de Houde, cette fois-ci plus forte et plus homogène, réussit à dénicher ri détruire trois ou quatre nids de \"télégraphes\".Dans un petit hôtel de l'ouest de la ville, l\u2019on découvrit le secrétaire d'un ministre provincial en compagnie de nombreuses demoiselles affairées à remplir certaines petites cartes comme on en utilise pour la supposition de personnes.Les demoiselles effarouchées furent galamment priées de regagner leur domicile et leur lit douillet.Les cartes furent saisies ainsi qu\u2019une dizaine de dactylographes, qui, par un hasard étrange, appartenaient au bureau du procureur général à Montréal ou ils furent d\u2019ailleurs retournés avec tout le respect dû aux biens de l'Etat.Autre jeu du hasard sans doute, la veille du scrutin une demi-douzaine d'hommes qui avaient travaillé depuis trois semaines à des postes-dés datas le comité général de monsieur Gascon, pris d'un mal singulier, s'esquivèrent l'un après l\u2019autre pour se retrouver une heure plus tard au Comité de Houde.Comme l\u2019adversaire avait des \"gangs de durs, l'organisation houdiste mobilisa elle aussi ses \"gangs\" de même endurait ce.Dans la nuit précédant l\u2019élection, un appel de détresse fut lancé par Georges Caron, un échevin de l'est, sympathique à Houde.dont le comité était menacé d un raid par le \"gang\u201d de William Tremblay, alors ministre du Travail à Québec.Comme il vaut mieux prévenir que de se faire dévaliser et assommer, deux ou trois voitures bien remplies quittèrent en vitesse les quartiers généraux dé Houde pour déloger de son repaire le groupe adverse 1^1»\" too BAVER IrOUft*0 l*l\"Ta e ° tablets M si® üüsshSS ¦ -c.' 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