La presse, 16 septembre 1961, Supplément 2
[" REAL, SAMEDI, 16 SEPTEMBRE 1961 Pierre Tisseyre et le Cercle du livre de France ?Un cercle qui ne tourne pas en rond. 2/LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 16 SEPTEMBRE 1961 et antres choses choses DICTIONNAIRE DES CITATIONS \"Voici un livre qui ne semble pas, jusqu\u2019à présent, avoir beaucoup manqué au public français\", écrivait avec autant de modestie que d\u2019humour le professeur de l\u2019Université Cornell Othon GÜcrlac, lorsqu\u2019il publiait en 1931 son ouvrage sur \u201cLes Citations Françaises\".Ce recueil de passages célèbres, de phrases familières et de mots historiques, avec l\u2019indication exacte de la source suivie d\u2019un index alphabétique par auteurs et par sujets, devenait pourtant d'une utilité immédiate.On le consultait d\u2019abord pour le plaisir de réentendre de grandes voix et de retrouver des textes aimés, et puis l\u2019on se rendait compte que la plupart des mots célèbres ont été et sont encore cités de travers, depuis les maximes de La Rochefoucauld jusqu\u2019au .mot de Cambronne.Je parle du mot respectable et respectueux, naturellement, de cette réplique : \u201cLa garde meurt et ne se rend pas !\u201d, inscrite sur le monument de Cambronne à Nantes et qui est considérée comme apocryphe.Ce qui limiterait l\u2019oeuvre.littéraire de Cambronne à son autre mot, celui que Sacha Guitry a repris pour une de ses pièces en un acte.On espère que la carrière du général est moins.apocryphe.Ce nlaisir de lire et de relire des Citations, en méi temps que de les réctifier dans son esprit, on le retrouvera, dans une présentation moins savante mais plus générale, grâce au \"Dictionnaire des Citations du Monde F,ntier\u201d (1) de Karl Petit.Le livre est moins savant puisqu\u2019il ne situe pas en des Notes précieuses certaines circonstances particulières où ces paroles devenues historiques ont été prononcées.11 est plus général puisqu'on ne le limite plus aux Citations françaises.On trouve là une mine de choses plaisantes.Comment résister au plaisir de citer François Bon-sard \u2014 l\u2019un de ces illustres inconnus qui se survivent à eux-mêmes par un mot, une phrase : La dot à la laideur prête bien des appas, ou J.-B.Gresset : La douleur est un siècle et la mort, un moment, ou de Gandhi qui, lui aussi, pouvait se tromper : Le monde est fatigué de la haine, ou de Boileau : Le pénible fardeau de n\u2019avoir rien à faire, ou de Jacques Bainville, sur la liberté de la Presse en France : La liberté de la Presse a cet effet que les peuples croient avoir pensé eux-mêmes ce que l\u2019Etat veut qu\u2019ils pensent, ou de L.-Ph.Ségur l\u2019aîné : Tous les méchants sont buveurs d\u2019eau ; C\u2019est bien prouvé par le déluge.théâtre ¦\tvoua;.Pas d'âge pour l'AMOUR Photo Hotter St-Jcan.LA PRESSE Armand (André Cailloux) et Minouche (Antoinette Giroux).les enfants décident de se forger des idylles aussi inusitées, Michel en se prétendant amoureux de la voisine de quarante ans, Martine en se jetant sur les genoux de l\u2019agent d\u2019affaires de son père, un certain Cadeau.11 y a d\u2019ailleurs une bien jolie scène entre Martine et Cadeau, que Mlle Lise La-salle et M.Jacques Galipeau jouent à ravir, une scène où, prise au jeu, la gamine se découvre vraiment amoureuse.Mais ce n\u2019est pas tout.François Legrand a une mère, que vient retrouver un ancien amant, de retour du Brésil ou de quelque part dans ce bout-là, et qui prétendra, lui aussi, épouser.Mais me voilà rendu trop loin .Tout ce que l\u2019on apprend là-dessus au 1er acte, c\u2019est ce que nous font prévoir ces répliques : François \u2014 Ma mère n\u2019a plus qu\u2019à prendre un amant ! Mme Legrand \u2014 Pourquoi pas ?.C\u2019est dire que l\u2019amour dans cette maison devient une contagion, une épidémie, comme les naissances dans \u201cLorsque l\u2019enfant parait\".A la différence qu\u2019ici, tout ce montage amoureux, ce marivaudage parait bien fabriqué.Au 2e acte, scène de confidences entre père, fils et fille : une jolie scène encore, où le père, en défense, s\u2019écriera : \u2014 Mais moi, j\u2019ai l\u2019âge de raison! Le manège de la douce vengeance se poursuit au 3e, où une autre scène entre père, fils et fille gâche un peu beaucoup le sujet, avec les calomnies assez bêtes du père à l\u2019égard de la voisine Roger Ferdinand est un vieil ami de la troupe du Rideau Vert qui, en janvier 1950 déjà, jouait de lui sur la scène des Compagnons une comédie intitulée \u201cTrois Garçons, une Fille\u201d.C\u2019est à lui que recourt encore une fois Mme Yvette Brind\u2019Amour, pour l\u2019inauguration de sa seconde saison au théâtre Stella, spectacle qui marque, par ailleurs, la rentrée de Mme Antoinette Giroux sur cette scène qu\u2019elle dirigea, lors de l\u2019ancien Stella, en 1934.Auteur aussi de \u201cTouche à Tout\u201d, \u201cTrois pour Cent\u201d, \u201cLa Dame de Vittel\u201d, \u201cChotard et Cic\u201d, \u201cLes J.-3\u201d, \"Le Président Haudccocur\u201d et \u201cLa Foire aux Sentiments\u201d, Roger Ferdinand, qui prend de l\u2019âge à raison d\u2019unan parannéecomme tout le monde, a songé cette fois aux personnes d\u2019un certain âge et d\u2019un âge certain, à ceux-làetcelles-là que les jeunes irres- et de son ami Cadeau.De ce moment, on se dit que M.Ferdinand s\u2019est trop avancé, qu\u2019il ne sait plus comment reculer.Car il faudra bien, en fin de compte, réparer toutes ces brisures.Ce sera la matière du 4c acte.La pièce, heureusement, est l\u2019objet du soin habituel, devenu de tradition au Stella.Joli décor, jolies toilettes, action bien menée par un nouveau metteur en scène, M.Gérard Poirier, qui sait tirer d\u2019une comédie tous ses effets, et puis interprétation ou de Casimir Delavigne, dans ce conseil aux comédiens : Aimons les nouveautés en novateurs prudents.C\u2019est un livre-divertissement que ce Dictionnaire, avec cet avantage d\u2019être à la portée de tous les acheteurs.De la culture à bon marché, dans le fond, ce n\u2019est pas si bête.(1) Collection Marabout.amusante par André Fouché, Louise Latraverse, Jean Besré (quel talent fou a ce garçon, encore une fois !), Jacques Galipeau, Antoinette Giroux, rayonnante de se retrouver au Stella, Lise Lasalle, de plus en plus bien et simplement comédienne, Nina Diaconesco, bien artificielle dans un rôle qui ne l\u2019est pas moins, et André Cailloux.\u201cPas d\u2019âge pour l\u2019amour\u201d fera rire aisément; on ne saurait refuser en effet à M.Ferdinand la connaissance de son métier.A l\u2019intention de ceux qui prétendent imposer au publie montréalais un genre, un seul genre de théâtre, à l\u2019exclusion, à l\u2019extermination de tous les autres, y compris le théâtre fait pour plaire, pour divertir : d'André Bost : \u201cSans trop nous avancer, nous croyons que le public aspire à des oeuvres élevées, mais il boude à voir reprendre sans cesse sur scène des problèmes qui le hantent continuellement.A en juger par le plaisir qu\u2019il a pris à applaudir les traductions étrangères offertes à sa joie cette saison écoulée (Les Gueux au Paradis, Arsenic et Vieilles Dentelles, Le Printemps de la Saint-Martin) nous pouvons en inférer sa préférence pour les pièces gaies, spirituelles, voire même baroques, mais non point ennuyeuses.\u201cL\u2019élite, si cela l\u2019amuse, peut s\u2019ennuyer au théâtre tant qu\u2019elle voudra, nous n\u2019y voyons pas d\u2019inconvénients.Mais qu\u2019elle n\u2019ait pas la prétention de monopoliser à son usage les scènes, toutes les scènes parisiennes, (extrait de la revue \u201cMasques , 1942) de Ingmar Bergman : \u201cLe Théâtre est né d\u2019un besoin au plus profond du public et nous avons le devoir de satisfaire ce besoin.La pièce, les acteurs et le public doivent constituer ensemble une trinité.Nulle personne de.cette trinité n\u2019est inférieure aux autres.Un théâtre qui cherche à se séparer du public court tout droit à sa perte.On a pu constater une telle tendam e.non seulement chez nous en Suède mais aussi à 1 étranger, mais elle n\u2019existe plus aujourd\u2019hui.11 ue faut pas qu\u2019elle puisse surgir encore, si le Théâtre ne veut pas perdre son plus grand privilège, qui est de pouvoir donner et recevoir.\u201d En bref, tous les goûts sont dans la nature même les bons, et \u2014 dernière citation : une chanson de Chevalier \u2014 \u201cSi vous n\u2019aimez pas ça, n en Photo RoK«*r St Jean.LA PRESSE j Le fils étudiant (Jean Besré) et la jolie veuve de f 39 ans (Nina Diaconesco).R ttcctueux de la Jeune France, c\u2019est-à-dire de la nou-Ff velle vague, ont baptisé \u201cles amortis\u201d (dans la cin-F quantainc), \u201cles croulants\u201d (un peu plus.) et FI \u2018\u2018son et lumière\u201d (les décidément.passés).Tout P comme si les aînés avaient établi de leur part à l\u2019égard de leurs cadets, en usant du même langage, «les catégories qui seraient, par exemple, celles des \u2018\u2018baveux\u201d, des \u201cpissc-partout\u201d et .des \u201cje-sais- Cela a donné, chez Roger Ferdinand, une comédie intitulée \"Les Croulants se portent bien\u201d et sous-titrée (du titre qu\u2019elle porte au Stella): \u201cPas d\u2019âge pour l\u2019amour\u201d, Le titre et le thème annonçaient mieux.Cette comédie a quatre actes, dont trois servent à emmêler les choses et à mystfier les personnages, avec un seul acte ensuite pour démêler tout cela et rendre les personnages à leur état normal.En vérité, tout ce travail nous paraît plutôt laborieux, même si les situations suscitées par l\u2019idée que l\u2019amour est de tous les âges sont nombreuses et souvent prêtent à rire.Ah ! ce n\u2019est plus là l\u2019adresse d\u2019un Guitry, même pas d\u2019un Verncuil ! Mais dans l\u2019ensemble, on passe une\" soirée agréable, et l\u2019on ne tiendra pas trop rigueur à l\u2019auteur de nous avoir tellement exposé d\u2019invraisemblances.Il s\u2019agit là-dedans, d\u2019un compositeur d\u2019opérettes, Legrand, qui, à 45 ans, s\u2019est amouraché d\u2019une petite chanteuse de vingt ans, Lily.Or, il se trouve que ce compositeur a une fille et un fils, Martine et Michel, aussi au début de la vingtaine, qui trouvent que leur père exagère en leur donnant une mère de leur âge.«ntir lui faire voir le ridicule de la situation, ato Rouer St-Jran.LA PRESSE une jeune fille (Louise Le père (André Fouché) et Latraverse).6468 1949 fttKout icwrcis 1950 u » mu «; mv kV ub enAsrx 1951 A\\onii umvM DE LA L* Orrl* «fu IUm d« Vrmmt-m Si vous possédez un [ exemplaire de \"Deux ¦ porles .une adres-i se\", gardez-vous de i vous en défaire ! Ce i roman est en train de : devenir introuvable.: L'éditeur lui-même : n'en a pas un exemplai-: re complet.Et le nom-1 bre est incalculable des personnes qui l'ont égaré, prêté .enfin ; qui l'avaient et ne l'ont : plus ! Mardi prochain, le 13 e Prix du Cercle LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI lé SEPTEMBRE 1961/3\t] par Gilles MARCOTTE Mardi prochain, à Montréal, le Prix du Cercle du Livre de France sera décerné pour la treizième année consécutive.Ou.la douzième, si vous préférez.Car en 1949, le Prix ne fut pas accordé : cinq voix pour le \"Mathieu\u201d de Françoise Loranger \u2014 qui fut ultérieurement publié \u2014, cinq abstentions.Le très beau recueil de nouvelles d\u2019Anne Hébert, \"Le Torrent\u201d, restait dans l\u2019ombre : ce genre d\u2019ouvrages n\u2019était pas encore accepté.Il le sera plus tard.Le \"Concourt canadien\u201d débutait dans le fracas .de l\u2019abstention ! Cet événement eut tout de même un heureux effet.Le Prix, qui n\u2019était au départ que de 500 dollars, fut porté à mille, et ne bougea plus.1952 >»?»»»«?» »\u2022«»»»»?i DEUX PORTES.UNE ADRESSE i Bertrand Vac Que l\u2019opération \"Prix du Cercle\u201d soit un succès, il suffit de revoir la liste des livres couronnés pour s\u2019en rendre compte.Pas tous des chefs-d\u2019oeuvre, loin de là.Parfois môme des.oeuvres assez médiocres.Mais une qualité d\u2019ensemble qui tranche nettement sur la production littéraire d\u2019il y a une quinzaine d\u2019années.Presque tous les auteurs qui ont reçu le Prix étaient des débutants.Seuls Jean Filiatrault et Jean Simard avaient déjà publié des oeuvres d\u2019imagination avant de soumettre leur manuscrit au Cercle.Et ces débutants ont continué .De ce fait, Pierre Tis-seyre, le directeur du Cercle, est particulièrement fier, et à juste titre.\u2014 Voyez par exemple, dit-il, le Concourt.Pour beaucoup d\u2019écrivains, il a été .un gouffre.Chez nous, les choses se sont passées différemment.De tous les romanciers qui ont remporté le Prix, seul Jean-Marie Poirier n\u2019a rien publié depuis lors.(Jean Vaillancourt, au moment de sa mort, achevait un deuxième roman et Pierre Gélinas vient de faire parvenir un nouveau manuscrit à l\u2019éditeur).Mais il faudrait parler aussi de tous les romanciers qui \u2014 sans avoir gagné le Prix \u2014 ont vu publier leurs manuscrits par le Cercle : Yves Thériault, Charles Hamel, Harry Bernard, Gérard ¦Bessette, Viviane de Silva, Jean Pcllerin, Anne-Marie ., .Un succès commercial ?\u2014 Considérez-vous que le Prix est une réussite commerciale ?\u2014 Oui, Kn partie parce que le roman gagnant devient une sélection régulière du Cercle.La somme que nous remettons à l\u2019auteur représente tout juste le double que ce que nous payons, en droits d\u2019auteur, à un écrivain français.Et puis, il y a la publicité .Les tirages ?Le roman de Françoise Loranger fut tiré à dix mille exemplaires, et celui de Bertrand Vac (\u2019\u2019Louise Genest\u201d) à huit mille.Mais c\u2019étaient là des années fastes; la concurrence, dans le domaine du roman, n\u2019était pas très forte.Depuis quelques années les tirages sont, en moyenne, de six mille exemplaires.Les deux plus grands succès : \"Poussière sur la ville\u201d d\u2019André Lange-vin (huit mille exemplaires vendus) et \u201cLa corde au cou\u201d de Claude Jasmin (six mille cinq cents).En France Tous les romans couronnés, à compter de \"Poussière sur la ville\u201d (195.11, ont été publiés en France par Robert Laffont.A l\u2019exception du livre de Pierre Gélinas, \u201cLes vivants, les morts et les autres\u201d, dont l\u2019éditeur parisien jugeait qu\u2019il n\u2019avait aucune chance outre-mer.Le bilan de celle aventure n\u2019est pas extrêmement brillant.\u2014 Aucun de ces romans n\u2019a \u201cmarché\", dit Pierre Tisseyre.C\u2019est-à-dire qu\u2019aucun n\u2019a dépassé les deux mille exemplaires.Quelques-uns d\u2019entre eux, même, n\u2019ont pas atteint le mille.Mais ni Laffont, ni Tisseyre ne sont découragés \u2014 bien que lo premier s'avoue lin peu \"essoufflé\u201d I \u201411 faut espérer, dit Tisseyre, qu\u2019au cours des deux ou trois prochaines gnnées, un livre canadien-français obtiendra en France un succès considérable .On manifeste beaucoup d\u2019intérêt, là-bas, pour notre littérature.Des remous L'histoire du Prix du Cercle du Livre de France n\u2019est pas sans remous.Mais il est un reproche, au moins, auquel l'institution a échappé : celui do favoritisme, ou de tricherie.Pierre Tisseyre a parfois ses favoris, mais il ne les impose jamais.Et il est notoire que certains livres ont été primés dont le directeur du Cercle n'était pas \u2014 au départ \u2014 particulièrement enthousiaste.Mais venons-en aux remous.En 1949, le Prix n\u2019est pas attribué.Pleurs et grincements de dents.En 1950, il va à Bertrand Vac, pour \"Louise Genest\".La discussion a été si vive, si serrée, que Pierre Tisseyre décide d\u2019instituer \u2014 pour une année seulement \u2014 un \"Prix des lecteurs\u201d.Sont en lice, outre Bertrand Vac : Yves Thériault (\"Le dompteur d'ours\"), Charles Hamel (\"Solitude de la chair\") et Harry Bernard (\"Les jours sont longs\u201d).Ce dernier l'emporte haut la main.En 1951, Harry Bernard joue encore les seconds violons, avec* \u201cUne autre année sera meilleure\" (titre symbolique s\u2019il en fut !), î?Xv:-x .v-/.É Les gagnants Reconnaissez-vous les romanciers de notre première page ?Do gauche à droite : \u2014Jean-Marie Poirier (\"Le prix du souvenir\").\u2014Claude Jasmin (\"La corde au cou\").\u2014Eugène Cloutier (\"Les inutiles\").\u2014André Langevin (\"Evadé de la nuit\" et \"Poussière sur la ville\").\u2014Jean Simard (\"Mon fils pourtant heureux\").\u2014Bertrand Vac (\"Louise Genest\" et \"Deux portes.une adresse\").\u2014Jean Vaillancourt (\"Les Canadiens errants\").\u2014Joan Filiatrault (\"Chaines'').-Pierre Gélinas (\"Les vivants, les morts et les autres\").¦\u2014Maurice Gagnon (\"L'échéance\").\u2014Claire Martin (\"Avec ou sans amour\").«m 11 Les années suivantes sont plus calmes.En 1955, René Chi-coync présente \u201cOù est-tu, printemps?\u201d, qu\u2019il présentera de nouveau eu 1957 sous le titre de \u201cLe procès de Julien Beaumont\", et qui sera enfin publié sous le titre final de \"Carrefour des hasards\u201d.Un roman protéen .En 195fi, les délibérations du jury aboutissent à une impasse : trois voix à \u201cMon fils pourtant heureux\u201d de Jean Simard, trois à \u201cL\u2019échéance\u201d de Maurice Gagnon, trois à \u201cLes inutiles\" d\u2019Eugène Cloutier.11 y aura bois gagnants.Les abstentions du Père Guay La composition du jury s\u2019est évidemment transformée depuis 1949.Mais aucune démission retentissante, aucun relent de scandale .11 faut en particulier souligner la remarquable constance du Père Paul Guay, d\u2019Ottawa, qui pas une seule fois depuis la création du Prix n\u2019a voté pour un roman gagnant.Dans la plupart des cas il s\u2019est abstenu, pour des \"raisons morales\".La chose est prise avec bonne humeur au sein du jury.Le jury a eu deux présidents depuis 1949 : MM.Jean Béraud et Roger Duhamel.La liste des personnes qui ont fait \u2014 ou font encore partie' du j u r y constitue un véritable \"Who\u2019s Who\u201d de la critique littéraire au Canada français : Jeanne Lapointe, Jean-Charles Boncnfant, Pierre Daviault, Robert Elie, Paul L\u2019Anglais, Guy Sylvestre, Geneviève de La Tour Fondue-Smith, Léo Ca-dieux, Jean Chauvin, René Carneau, Luc Lacourcière, Jean-Pierre Houle, Philippe Panneton, Germaine Guèvremont, Lucette Robert, Gilles Marcotte, Dostalcr O\u2019Leary, Jean-Marc Poliquin.Cette année Il semble qu\u2019au concours de cette année, la moisson soit particulièrement bonne.Cinq romans ont atteint la finale : \u2014 L\u2019Aquarium.Un \"nouveau roman\", de forme audacieuse.\u2014 Un vent do printemps.Un roman humoristique.Un peu trop court ; l\u2019auteur a ajouté les trois outres saisons.C\u2019est-à-dire trois nouvelles n\u2019ayant que peu de rapport avec l\u2019oeuvre principale.\u2014 Le temps des jeux.Une étude psychologique.\u2014 Le guêpier et la cravache.Une oeuvre très française.D\u2019ailleurs écrite par un Néo-Canadien .Un peu dans le genre \u201cThe Egg and I\".\u2014Les nomades dans nos murs.Un roman dont l\u2019action se déroule en milieu ouvrier.Evidemment, les noms des auteurs ne sont pas encore connus.Mardi prochain, nous saurons.1960 wfl»nvftWBtinw»mn«rmwiinwmiiTir.7.-vi CLAUDE JtSMW LA CORDE AU COU U Mil M une M ish4 LES MORTS LES AUTRES 1958 CLAIM MAMIN\t\t \tAVEC\t ou\t\t \tSANS AMOUR\t HT iinuuimuiu«iumiutmiu;iiiutiniiimna{ 1957 DU SOUVUMR 1954\t1955\t1956\t1956\t1956 CHAINES POUSSIÈRE SUR LA VILLE U C»*CL» DU LIVRl D£ F1UNC* JT.AS* SIMARD .MON FILS POURTANT HEUREUX U or»aji «v c»w m m»® £àC*0h L'ÉCHÉANCE ?ttï.wi.uiouin;* LES INUTILES U «ni \u2022% t/r*» m MMl \u201e__________J ¦t> iX La Peau et les Os\u2019 K ¦.,; V,\u2019\u2019ïS »! de Walt artiste cana 12:30, 2:45, musique cinema beaux-arts LES \\ ARTS THEATRE-CLUB - \u201cBalma-»eda\".drame espagnol de Mau-ic« Clavèi.mettact en vedette lenise Pelletier, Monique Mil-er et Jacques Godin.Une pré-entation de la Compagnie De-ise Pelletier.«/ LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 16 SEPTEMBRE 1961 peau, Nina Diaconesco et Jean ques Servas, John Kizmiller et Besré.\tVirna Lisi.1:50.5:05, 8:20.CAPITOL : \"The Naked Edge\u201d, film britannique avec Gary Cooper et Deborah Kerr.Mise en scène de Michael Anderson i \u201cAround the World in 80 Days\u201d) sur un scénario de Joseph Stefano (auteur du scénario de Psycho\u201d), d'après un roman de Max Ehrlich, \"first Train to Babylon\u201d.Une lettre de chantage livrée avec 5 ans de retard apprend à sa destinataire qu\u2019elle vit avec un voleur et un meurtrier.Personne ne sera placé pendant les 13 dernières minutes du film.10:30, 12:45.3:00, 5:15, 7:30, 9:40.CHAMPLAIN et CREMAZIE: ' L\u2019Ange Bleu\", avec May Britt et Curd Jurgens: 12:22, 4:13, 8:04.\"Les Conspiratrices\u201d: version française de \u201cConspiracy of Hearts\u201d, avec N'ili Palmer et Sylvie Syms: 2:14 , 6:05 , 9:56.CHATEAU, EMPRESS, GRANADA, PAPINEAU, RIALTO, ROSEMONT, SAVOY: \"King of the Roaring Twenties\", histoire du plus célèbre joueur des années '20.Arnold Rothstein.David Janssen, nouveau jeune premier, interprète le rôle du héros,.Mickey Rooney, celui de son ami, Diane Foster, celui de sa femme.2:30, 6:00, 9:35.Au même programme: \"Armored Program\u201d, avec Howard Keel, Tina Louise, Warner Anderson et Earl Holliman.Allées et venues de la célèbre espionne allemande, Alexandra Baste-gar, pendant la dernière grande guerre: 12:45, 4:20, 9:35.COMEDIE CANADIENNE : \u201cLa Belle au double jeu\u201d, suspense dramatique adapté du roman de James Hadley Chase, avec Mylene Oemongeot, Henri Vidal et Isa Miranda.Mise en scène de Henri de Verneuil.Tous les jours: 6:40, 9:50.Les sam., dim.et fêtes: proj.suppl.à 3:20.\u201cLe Grand Secret\u201d, documentaire de Gerald Caldé-ron réalise avec le concours de Raymond Cartier, Jean Rostand, Fred Hoyle et Pierre Fresnay.Tous les jours: 8:30.Les sam.et dim.: proj.suppl.à 1:50 et 5:10.ELECTRA: \u201cLes Epouses de Dracula\u201d, film en couleurs, avec Peter Cushing et Yvonne Momaur: 12:00, 2:50 .5:40, 8:30.\u201cUne Balle signée X\u201d, film en couleurs, avec Audie Murphy et Joan Evans: 1:29, 4:10, 7:09, 9:59.LA POUDRIERE \u2014\u2022 Dernière, ce soir, de la comédie légère de Musset, \u201d11 ne faut jurer de rien\u201d, mettant en vedette Louise Marteau, Robert Gadouas, et Henri Norbert.A 9 heures.L\u2019EGREGORE \u2014 Première mercredi de \"Magie Rouge\u201d, de-Michel de Ghelderode, avec François Guillier, Monique Mercure, Marcel Sabourin, Lionel Villeneuve.MOUNTAIN PLAYHOUSE \u2014 \u201cThe Boy Friend\u201d, comédie musicale de Sandy Wilson, qui retrace la période 1920 en Angleterre.Réalisation de Norma Springford et mise en scène de Peter Symcox, \u201cThe Boy Friend\u201d met en vedette Suzanne Lapointe, Martine Simon, Sidonie Kerr, Edwin Stephenson et Liane Marshall.A 8 h.80 tous les jours, sauf le dimanche.Jusqu\u2019au 30 septembre.STELLA \u2014 \u201cPas d\u2019âge pour l\u2019amour\u201d, comédie en quatre actes de Roger Ferdinand, dans lequel il démontre que le prétendu divorce des générations est artificiel et qu\u2019il n\u2019y a pas d\u2019âge pour l\u2019amour.Mise en scène par Gérard Poirier, cette comédie met en vedette André Fouché, Louise Latraverse, Lise Lasalle, André Cailloux, Antoinette Giroux, Jacques Gali- ALÜUETTE : \u201cExodus\u201d est mintenant à l\u2019affiche pour une 7e semaine.Super-production n couleurs d\u2019Otto Preminger ;ur la naissance de l\u2019Etat i\u2019Irraël.En vedette : Paul Newman et Eva Marie Saint.Tous les soirs à 8 heures.Les mere, sam et dim., matinée à 1:30.AVENUE : \"Romanoff and Juliet\u201d, comédie en couleurs produite, dirigée et jouée jar Peter Ustinov.Pour sauver de la guerre la république mythique de Confondis, le Général Ustinov favorise les amours de la fille (Sandra Dee) de l\u2019ambassadeur américain et du fils (John Gavin) de l\u2019ambassadeur russe.Suzanne Cloutier, 'Mme Ustinov) joue le rôle de la femme de l\u2019ambassadeur américain.1:05, 3:05, 5:05, 7:10, 9:20.BIJOU : \u201cA pleine main\u201d, drame criminel français.Un \"gang\u201d redoutable fabrique de faux billets de banque.Nombreux règlements de compte.Vedettes : Françoise Saint- Laurent, Yves Bassard, Georges Ulmer et Louis Seigner.12:20, 3:39, 6:38, 9:57.Second film : \"Toi .le venin\", de Robert Hossein, avec Robert Hossein, Odile Versois et Marina Vlady, deux soeurs à la ville et pour une fois à l\u2019écran.Elles incarnent en effet deux soeurs amoureuses du même homme.Suspense dramatique.1:47, 5:06, 8:25.CANADIEN et PLAZA: \"Papa, sa femme et moi\", comédie en Eastmancolor de Mario Mattoîi, avec Domenico Modugno et Antonclla Lualdi.Une fillette de 10 ans, orpheline de mère, trouve à son père l\u2019épouse qui lui convient.12:00, 3:25, 6:40, 9:55.Second film : \u201cUn seul survivra\u201d, film de gangstérisme italien, avec Jac- ELYSEE: \u201cTirez sur le pianiste\u201d, second long métrage de François Truffaut, avec Charles Aanavour, Albert Remy et Nicole Berger.Un pianiste de concert célèbre se retrouve dans un bouge après le suicide de sa femme.La serveuse du café s'amourache de lui et veut qu'il redevienne l\u2019artiste qu\u2019il était.Des frères voleurs et un patron jaloux viennent brouiller les cartes.Prix de la Nouvelle Critique I960.Au même programme, \u201cLe Chant du Styrène\", d\u2019Alain Resnais sur un texte de Raymond Queneau.5.00, 7:30, 10:00.FRANÇAIS et RIVOLI : \u201cThérèse Raquin\".Tiré d\u2019un roman de Zola, ce film de Marcel Carné remporta le Lion d\u2019Argcnt du Festival de Venise en 1953.Partagée entre un mari malade (Jacques Duby) et une belle-mère autoritaire (Sylvie), Thérèse Paquin, 'Simone Signoret) se meurt d\u2019ennui, jusqu\u2019au jour où Raf Vallone lui révèle l\u2019amour et tue son mari.Au même programme.\"LnPean et les os\", de Jean-Paul Sassy et Jacques Panijel, avec Gérard Blain et Juliette Mayniel.Prix Jean Vigo 1961.IMPERIAL : \u201cSouth Seas Adventure\u201d cinerama et technicolor.Un commentaire dit par Orson Welles accompagne le déroulement des images.Du lundi au samedi inch: 8:40.Dimanche, 7:30.Sam., dim.et mercredi: matinée à 2 h.KENT : \u201cA French Mistress\" comédie britannique mettant en vedette Agnès Laurent, Cecil Parker, James Robertson Justice et Ian Bannen.Une Française, engagée comme institutrice dans une école anglaise, ne renonce pas à sa féminité.1:20, 3:25, 5:25, 7:25, 9:25.LA SCALA : \u201cMaria la Honte\", \u201cLe Fugitif d'Anvers\u201d, \"Le Rapt du rapide no 5\u201d.Ouverture des portes : 5:30.Sam.et dim.12:30.LOEW\u2019S : \u201cFanny\u201d, version américaine de la trilogie française de Marcel Pagnol.Dirigé par Joshua Logan, le film met en vedette Leslie Caron, Maurice Chevalier, Charles Boyer et Horst Buchholz.Technicolor et grand écran.10:25, 1.05, 3:45, 6:25, 9:05.MERCIER : \"Les Epouses de Dracula\u201d : 1:22 , 4:12 , 7.02 , 9:52.\u201cUne Balle signée X\" : 12:00, 2:50, 5:40, 8:30.MONKLAND et REGENT : \"Gone with the Wind\u201d.Vaste tableau de l\u2019histoire américaine à l\u2019époque de : ¦>.guerre de sécession.Réalisation en technicolor mettant e n vedette Clark Gable, Vivien Leigh.Leslie Howard, Olivia de Havilland, George Reeves, Fred Crane et plusieurs autres artistes célèbres.12:30, 4:15, 8:05.ORPHEUM : \u201cGone with the Wind\u201d : 9:00, 12:45, 4:30, 8:15.OUTREMONT et WEST-MOUNT : \"NIKKI' Disney, avec un dieu, Jean Coutu : 5:00, 7:15, 9:30.Samedi: 12:30, 2:45, 5:00, 7:15, 930.PALACE : \"The Guns of Na-varone\u201d, film d\u2019aventures en eastmancolor et cinémascope.Avec l\u2019aide des armes, les résistants grecs tentent désespérément de libérer une ile égéen-ne de la domination allemande.En vedette : Gregory Peck, David Niven, Anthony Quinn, Stanley Baker, Anthony Quayle, Irene Papas, Gia Scala et James Darren : 9:50, 12:35, 3:20, 6:10, 8:55.PASSE TEMPS: \u201cParachutiste malgré lui\u201d 12:20, 5:20, 10:15.\"Anastasia\": 3:30.8:30.\u201cEmbuscade\": 1:50 , 6:45.PRINCESS : \u201cKing of the Roaring Twenties\" :\t10:25, 2:05, 5:45,\t9:25.\"Armored Command\" : 12:15, 3:50 , 7:35.SAINT-DENIS : \u201cToi .le venin\u201d : 12:20 , 3:39, 6:38 , 9:57.\u201cA pleines mains\u201d : 1:52,5:11, 8:30.SEVILLE : \u201cSaturday Night and Sunday Morning\", drame britannique sur la révolte d\u2019un jeune homme contre la société.En vedette : Albert Finney et Shirley Anne Fields.Le film a décroché plusieurs trophées en Angleterre.Tous les jours: 2:30, 8:30.Samedi et dimanche : 2:30, 7:00, 9:30.SNOWDON : \u201cA Raisin in the Sun\u201d, adaptation cinématographique de la pièce du même nom qui connut un grand succès sur le Broadway.Rêves, ambitions et déceptions d\u2019une famille de Noirs de Chicago.Sidney Poitier partage la vedette avec Claudia McNeil, Ruby Dee et Diana Sands : 1:30, 3:55 6-24 8:55.\t\u2019 STRAND : \"The Undead\u201d avec Allison Hayes, Richard Garland et Pamela Duncan.Un homme se sert de secrets tibétains pour contrôler l'esprit et le corps de ses victimes, n a partie liée avec le démon 10:10, 1:05, 4:00, 6:55, 9 50\u2019 Autre film terrifiant : \"Hideous Sun Demon\u201d, avec Robert Clarke et Patricia Manning.Les expériences d'un expert en physique nucléaire se retournent contre lui.11:45.2:40.5:35 8 30 FORUM : demain après-midi à 2 h.30 et demain soir a 8 h : \u201cBiggest Show of 1961\" 'rock'n\u2019roll) avec Brook Benton, Del Shannon, les Platters, les Jar-tnels, etc.CAFE DES ARTISTES._ Aquarelles d\u2019Alexis Chiriaeff.CANDLELIGHT.- Madeleine Boyer expose jusqu'au 13 octobre.GALERIE LIBRE.- Du 19 au 30 septembre, oeuvres récentes de Réal Arsenault.L\u2019ARGILE VIVANTE 'Saint-Marc).\u2014 Exposition Garnier, Lebeuf et Sousy, jusqu'au 29 octobre.L\u2019ART FRANÇAIS.- Jusqu\u2019au 23 septembre, oeuvres du peintre René Richard.MUSEE DES BEAUX - ARTS.(Galerie l\u2019Etable) : 12 peintres, sculpteurs et céramistes exposent jusqu'au 29 octobre.(Galerie XII) : jusqu\u2019au 1er octobre, choix de murales du concours de l\u2019Hydro-Québec.Aussi jusqu\u2019au 30 septembre, 37 tableaux américains contemporains.W ADDINGTON G A LUE RI ES.\u2014 Sculptures de Gord Smith, jusqu'au 30 septembre.SIMONE SIGNORET et RAF VALLONE, dans une scène de \"THERESE RAQUM\", fcialisé en 1955 paF Marcel Carné d\u2019après un reman d\u2019Emile Zola.Co film prendra bientôt l'affiche des cinémas Français ef Rivoli.Au mèmè programme, un film fout à fait nouvelle vague : le prix Jan Vigo 1961.s'est valu T \u2019HOMME D'AUJOURD\u2019HUI paraît vi-.vr?dans la plus totale confusion et les machines a nouvelles si bavardes rappellent avec insistance la vanité de ses efforts.L\u2019idéal révolutionnaire du XIXe siècle semble n\u2019avoir cngen-die que des tyrans assez habiles pour lancer dans la melee des centaines de millions d\u2019hommes, assez fanatiques pour aller jusqu\u2019au bout de la destruction.Lt 1 on croirait, au vingtième bulletin de nouvelles de la journée, que l\u2019humanité n\u2019est occupée qu\u2019à préparer son suicide.Et pourtant, il suffit d\u2019échapper à l\u2019horrible bavardage pour reconnaître que nous vivons à une grande époque, temps de découvertes sans fin, et cette force qui soutient l\u2019homme dans sa recherche passionnée ne peut être qu\u2019un immense espoir, celui qui porte un Pascal à affirmer la grandeur de 1 homme au moment même où il en reconnaît toute la misère.(\"est cet espoir qu\u2019exprime un Teilhard de < liardin, décelant, au sein même de la confusion, une force de spiritualisation (pii anime, non plus des individus, mais ces masses si inquiétantes.Et je voudrais en appeler au témoignage de l\u2019art de notre temps, inquiétant lui aussi, mais qui ne cesse de se renouveler depuis le jour où il a rompu avec le monde des apparences.A ceux qu\u2019attirent et inquiètent à la fois les expériences poétiques d\u2019aujourd\u2019hui, qui ne sont pas toutes authentiques, je proposerais de s\u2019arrêter un instant pour écouter un maître qui n\u2019a jamais sacrifié à la mode ou au dieu de la publicité, dont la méditation s\u2019est poursuivie dans le silence et une solitude qui n\u2019avait rien de romantique.Ce maître, c\u2019est Paul Klee (1879-1940), Suisse LA né à Berne où il passa sa jeunesse, faisant ensuite de longs séjours en Allemagne, à Munich et à Weimar, pour revenir dans sa ville natale en 1933.L\u2019oeuvre de cet homme de profonde culture ne semble que jeux d\u2019enfant au spectateur distrait, mais c\u2019est l\u2019humour qui en explique le sourire, et non pas la simple espièglerie.\u201cTout ce que nous voyons est une proposition, une possibilité, un expédient\u201d, écrit-il dans son Journal (1), et il faut en sourire pour aller au-delà sans retard.Il faut lire et relire ce Journal, sa Confession créatrice, ses conférences et, si l\u2019on veut aller à la source de l\u2019art contemporain, il faut avoir près de soi l\u2019admirable recueil de textes et de reproductions que l\u2019on doit à Will Grohman.(2) Jeune, il gagne sa vie comme violoniste et il doit beaucoup à la musique dont il parle avec autorité.Sa curiosité envers la littérature et la philosophie fut presque aussi grande, mais, à aucun moment, il ne douta que la ligne et la couleur fussent sou véritable moyen d\u2019expression.Loin de Paris, où se livraient les batailles du fauvisme, du cubisme et du surréalisme, il poursuivit patiemment ses recherches de langage dans une incompréhension qui semble le laisser indifférent.Un voyage en Italie à l'âge de vingt ans lui révèle les pouvoirs du dessin, de cette ligne déjà Paul Klee: AUTOPORTRAIT V*-s V\\- «, ; ^ %Ck&*>*i*C$S3£$ > î^'vl^.c-.v** - \u2019«.¦\t,-'T* ;Tï?~M ;:,.v-v; -¦:\u2022-\u2022 **>* ÜÜÜ : ,\"\"rr \"'\u2022' : \u2019 ÜÜSg Hfil Sêi îMiSis ii$&b£i tffjw.L*&:£ /;»l'ki», .» .W-.;A' VM-: des nouvelles de Jean-Louis Gagnon LES LIVRES GILLES MARCOTTE U Lisez \u201cLa mort d\u2019un nègre\"! 1).Lisez-le pour le plaisir d'une prose vive et nerveuse, d\u2019une imagination débordante.Lisez-le, aussi, parce que c\u2019est une oeuvre étrangement, purement américaine.Les Etats-Unis, l\u2019Amérique du Sud, le Pôle Nord, tout y est; et les mythes d\u2019une civilisation en gésine, acharnée à trouver son propre visage.Jean-Louis Gagnon écrit à la mesure d\u2019un continent, et c\u2019est une originalité certaine dans un pays où les romanciers tendent trop souvent à s\u2019enfermer dans les réalités psycho-sociologiques de leur landerneau d\u2019origine.Ouvrons les fenêtres, donc, et voyons un peu ce qui se passe autour de nous.Jean-Louis.Gagnon nous offre une Amérique étonnamment familière \u2014 beaucoup plus familière que nous n\u2019aurions osé l'imaginer.On sait que la nouvelle la plus longue de ce livre, \u201cLa fin des haricots\u201d, avait paru en 1954 dans les Ecrits du Canada français.L'ayant parcourue de nouveau, je ne puis que souscrire au jugement que je formulais à l\u2019époque.(Et pourquoi les critiques ne rééditeraient-ils pas leurs articles quand les écrivains rééditent leurs ouvrages?) \u201cLa longue nouvelle de Jean-Louis Gagnon, \u201cLa fin des haricots\u201d, est une révélation.On connaissait Jean-Louis Gagnon comme un écrivain de talent, un journaliste bien informé, de jugement singulièrement aigu, un humaniste de bonne race : \u201cLa fin des haricots\u201d le place au tout premier rang des écrivains d\u2019imagination du Canada français.Et l\u2019imagination n\u2019est pas un vain mot, appliqué à ce récit extraordinairement allègre, mené au pas de course, où les éléments les plus divers, les images les plus variées, s'amalgament sous l\u2019autorité d\u2019une fantaisie légère, mais impérieuse et consciente.\u201d Dont acte.\"La fin des haricots\" est un conte fantastique \u2014avec ce mystérieux Fondé de Pouvoir qui veut faire sauter New York pour des fins humanitaires et en est finalement empêché par Dick Tracy en personne.La différence, entre ce récit et \u201cLa mort d\u2019un nègre\u201d, est celle qui distingue la bande dessinée (philosophique) de la manchette de première page : le parti démocrate, la grande industrie, les \u201cmarines\u201d, les noirs, Chicago, New York.Après une introduction assez faible\u2014où Gagnon se souvient un peu trop qu\u2019il est journaliste, et bien au courant de la politique américaine\u2014, le récit s\u2019organise autour de l\u2019événement suivant.Un jeune homme, Don Toscany, assassine (ni vu ni connu) un \u201cman ne\u201d qu\u2019il avait vu frapper un noir.C\u2019est le noir, bien entendu, qui sera appréhendé, mais Don Toscany n\u2019interviendra pas.Il oubli le sursaut de fraternité qui l\u2019avait poussé «à venger l\u2019humilié.11 entre chez lui : \u201cTout simplement.\u201d Il retourne a sa solitude de nanti, à ses bonnes intentions, à la politique du nombre anonyme.\"Vivre, c\u2019est regarder mourir les autres.\u201d Aussi : se regarder mourir, à petit feu.Don Toscany et le Fondé de Pouvoir ne sont-ils pas les deux faces de l\u2019Amérique ?D\u2019un côté le conformisme, la lâcheté des bonnes intentions; de l\u2019autre une générosité aberrante, mais qui conduit le Fondé de Pouvoir à la reconnaissance d\u2019une véritable communauté humaine.\"La mort d\u2019un nègre\u201d n\u2019est pas du meilleur Gagnon.Le récit est coupé de descriptions, de réflexions politiques et morales qui auraient plus facilement leur raison d\u2019être dans une oeuvre de longue haleine; de même certains personnages_______ l\u2019industriel Dreiser par exemple\u2014ne sont qu'ébauchés, à la limite de la caricature.Mais ces défauts mêmes nous font espérer (pie Jean-Louis Gagnon pourra réaliser bientôt la grande oeuvre romanesque à laquelle le disposent ses éminentes qualités d'écrivain et la variété de son expérience.(1) Editions du Jour, Montréal.Découverte de l\u2019Amérique Connaissez-vous Jean Le Moyne ?Vous avez peut-être entendu à la télévision, il y a un peu plus d\u2019un an, sa conférence sur Saint-Denys-Garneau: un texte riche, profond, chargé d\u2019une violente colère, dénonçant impitoyablement les peurs, les interdits, dont nous sommes victimes.Jean Le Moyne Jean Le Moyne est le plus grand essayiste qu\u2019ait produit le Canada français.On ne le savait pas assez.On pourra s\u2019en rendre compte en lisant le groupe d\u2019essais qu'il publiera prochainement sous le titre de \u201cConvergences\u201d, aux éditions 1IM1I (Hurtubise-Mame-Hatier).Le sérieux, la profondeur, bien sûr.Mais il faut connaître aussi le rire de Jean be Moyne ; un rire de grand vivant, issu en droite ligne de Kalieiais.Il revient des Etals-Unis \u2014 où, boursier du Conseil des arts, il est allé étudier la philosophie américaine \u2014 et avant de s'exprimer en paroles, son contentement éclate dans un rire tonitruant.11 a trouvé là-bas ci qu'il y allait chercher, et en surabondance.Que cherchait-il ?Depuis plusieurs années déjà, Jean l.e Moyne s\u2019intéresse à la philosophie américaine.Cette philosophie trop peu connue au Canada français méprisée même parfois, alors qu elle pourrait nous offrir le modèle adaptable d'une réponse à la provocation du continent.Mais sa recherche passait principalement par la Nouvelle-Angleterre 'James.Kmerson, etc.', où il retrouvait des question» analogues a celles du Canada français.Celle, notamment, de l'insertion de l\u2019héritage européen dans le paysage nord-américain.Trois villes Cette année, il a résolu de se prêter à un dépaysement plus complet Chicago, Los Angeles.San Francisco.11 s'agissait pour lui non seulement de poursuivre des recherches livresques, mais d 'habiter\u201d ces trois tilles, de s'imprégner d'une réalité humaine hors de laquelle la philosophie n'est qu'un jeu d'osselets Chicago : grande ville nerveuse, bruyante, offrant l'image d'une \"originalité américaine indubitable\u201d.Chicago qui se souvient encore de l\u2019aménagement du Middle-West, et qui est en même temps tendue vers l'avenir.Ville brutale, ville d'acier, qui s\u2019offre les vacances de parcs et de plages immenses .La bibliothèque de Chicago University \u2014 Chicago a deux universités \u2014 contient deux millions cinq cent mille volumes.'\"Dans la Province de Québec, nous n\u2019avons rien : c'est honteux .Jean Le Moyne se plonge dans l'histoire de la philosophie américaine.\u2014 J'ai découvert l'importance de l'idéalisme comme source de la philosophie américaine.Pour comprendre cette philosophie il faut remonter à Kant, Hume.Berkeley, Hegel \u2014 tout un courant auquel nous avons échappé, ici, un peu trop facilement : Mais les philosophes d outre-frontière oui évité les pièges de l'idéalisme par r\"expérimcntalisme\" La vérité, les essences, se révèlent par ies fruits qu'elles donnent.On aurait tint de croire que ce relativisme exclut l'appel d'une transcendance.Les philosophes américains sont pour la plupart des \"théistes personnalistes\".L'Amérique insolite Un autre visage des Htals-Unis: Los Angeles.\u2014.Une tartine sur laquelle on a répandu une mince couche d'humanité ! I.os Angeles, pour Jean Le Moyne, représente tout ce qui, aux Etats-Unis, peut déplaire le plus à un esprit européen.C'est l'Amérique insolite avec ses pires faiblesses, ses pires conformismes.Tous les styles cohabitant dans un désordre absolu, et \u201cla déesse auto qui exige une servitude vraiment monstrueuse\".Mais Los Angeles n'estelle pas aussi, en quelque sorte la préfiguration caricaturale d'un monde en train de naître?L'ère de collectivisation, de resserrement de l'humanité sur elle-même, dans laquelle nous entrons, doit peut-être passer par ce magma avant de s'acheminer vers une réussite possible.San Francisco, par contre, c'est déjà une réussite, mais dans un sens différent.-\tSan Francisco, c'est la séduction d'une femme offerte .Son unité architecturale ne saurait être comparée qu'à celle de Paris.Miraculeusement, cette ville de fondation relativement récente -et qui a dû être rebâtie après le tremblement de terre\u2014s'est créé une tradition quelle habite sans effort.Mais un petit fait troublant la consommation d'alcool et le nombre des suicides y sont plus élevés que partout ailleurs aux Htals-Unis .Les Etats-Unis et nous Ht le Canada, vu de là-bas ?\u2014\tla- Canada avait l'air inexistant.Une province inorganisée des Etats-Unis .sans aucune importance pour l\u2019esprit.\" Jean Le Moyne ajoute : \u2014 Je n'ai jamais respiré aux Etats-Unis un air pollué d'interdits.EM j'ai mesuré une nouvelle fois à quel [Hunt, ici, nous sommes \"empêchés\u201d.Les Américains ont subi le puritanisme, mais cela ne les a pas empêchés de prendre possession \u2014 spirituellement et physiquement \u2014 de leur pays \u2014Sommes-nous prêts, actuellement, à recc-voir le message de la philosophie américaine?\u2014Non.Nous n'avons pas ce qu'il faut .Pourtant il y aurait là, pour nous, une oeuvre a faire.Nous pourrions, dit Jean l.e Moyne, baptiser en quelque sorle la philosophie américaine, y introduire les élémenls de transcendance qui manquent à son équilibre.Les Etats-Unis ne sont pas seulement un puissant voisin.Ils nous sont un défi, une pro- vocation U devient urgent de le reconnoitre.Pour nous défendre, peut-être ; mais plus encore, surtout pour engager avec la pensée américaine un dialogue enrichissant.CHICAGO : une ville tendue vers l'avenir.LOS ANGELES : 'Une tartine sur laquelle on a répandu une mince couche d'humanité.\" LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 16 SEPTEMBRE 1961/7 m M.Claude Hurtublse, président et directeur-général des Editions HMH Limitée, administrateur des Ecrits du Canada français, part pour la France au début d'octobre pour représenter l'Association des Editeurs canadiens, dont II est le président, h la réunion constitutive de l'Union des Editeurs de Langue française.L\u2019écrivain français Albert Ay-canl \u2014 dont le dernier roman, \u2018Les petits Chinois\u201d, vient de paraître citez DeNoël \u2014 sera an Canada du 16 au 23 octobre.Mais non pas à titre de romancier.M.Aycard, en effet, dirige les services canadiens de la Kadio Télévision française.Il vient au Canada pour réaliser une émission spéciale à l'occasion de la visite du premier ministre Jean Lesage à Paris.LES REVUES.- L'agence montréalaise PERIODICA, dirigée par Benoît Baril, a établi les statistiques concernant les abonnements reçus par cette maison en 1960.Les revues ca-tholiques ( Ecclesia, L'Anneau d'or, et cetera) ont obtenu 22,300 abonnements.Les revues dites littéraires, historiques ou géographiques :\t1,894\tabonne- ments.Parmi ces dernières, les plus recherchées sont : Livres-Lectures, le Courrier do i'UNESCO, Historia, Géographie Histoire, Vie et Langage, La Revue des Deux Mondes, Esprit, La Nouvelle Revue Française.PHONETIQUE ET DICTION.\u2014 Le Centre de psychologie et de pédagogie de Montréal, vient de lancer un cours de \u201cPhonétique et diction\u201d de Jean-Marie Laurence Enregistré avec la collaboration de Jean de Gives, Guy Godin et Robert Gadouas, ce cours en dix leçons comprend un manuel et une série de cinq disques de trente-trois tours correspondant à l\u2019enseignement du manuel.Chaque leçon se compose de deux parties: dans la première sont exposés les principes de la phonétique et les règles de la prononciation, avec de nombreux exemples; dans l\u2019autre, Tun des diseurs lit un texte choisi, illustrant de façon pratique et suivie les principes qui viennent d\u2019ètre énoncés.TEILHARD DE CHARDIN.\u2014 La revu* \"Lectures\" \u2014 édité# par Fidei \u2014 vient de publier tous la signature du Père Guy-M.Bertrand une étude sur l'en-semble de l'oeuvre du Pire Teilhard de Chardin.Signa que cette oeuvre se répand sûrement parmi les milieux chrétiens, malgré les mises en garde qui en avaient suivi la parution.LE PRIX DES LIVRES IMPORTES \u2014 A l\u2019instigation du Conseil supérieur du livre, la Société des libraires canadiens s\u2019est réunie récemment pour tenter d\u2019éviter que la baisse du dollar canadien par rapport au franc n\u2019entraine une hausse générale du prix des livres importés.Après une étude approfondie de la situation, l\u2019Assemblée Générale a adopté, à une énorme majorité, des règlements qui visent à protéger le public contre los conséquences de la dévaluation du dollar.Ainsi, le prix de détail des.livres importés n\u2019augmentera pas, malgré la dévaluation du dollar canadien et, dans de nombreux cas, celui des manuels scolaires et des livres techniques et scientifiques par exemple, le prix des livres importés baissera.L'Assemblée Générale a également adopté des règlements qui, pour la première fois dans l\u2019histoire de la profession, mettent un terme aux querelles intestines qui avaient jusqu\u2019à présent fait échouer tous les projets d\u2019organisation de la profession de libraire.Les libraires canadiens vont être maintenant capables de traiter sur un pied d\u2019égalité avec les Syndicats des Editeurs Français, Belges ou Suisses.Eu effet, au cours de conversations préliminaires tenues récemment à Montréal entre M.Marcel Didier, Vice-Président du Syndicat des Editeurs Français et M.Michel Dupouey, Président de l\u2019Association Na-tionale .du Livre Français à l\u2019Etranger, et le Conseil de la Société dos Libraires canadiens, un plan de collaboration pour une meilleure diffusion du livre français au Canada a été sérieusement étudié.L\u2019Assemblée extraordinaire d\u2019hier ouvre donc une ère nouvelle dans le commerce du livre français.Le monde a la mort de Socrate par Marcel Valois L\u2019érudit Michel Mourre publie le premier tome d\u2019un ouvrage qui en comprendra huit et qui a l'ambition de raconter l'histoire du Monde en dix étapes dont la dernière s'intitulera \"Le Monde à l'heure de Munich\".C'est un beau commence- mm ment que la présentation richement illustrée et reliée avec goût du \"Monde à la mort de Socrate\", L'auteur fait le point des civilisations de la Perse et de la Chine autant que de celle de la Grèce, décrivant l\u2019invasion des llindoEuropéens en Europe, annonçant la naissance de Rome, évoquant l\u2019Inde isolée, n'oubliant pas l'Amérique ou l'homme vit déjà de la Cordillère des Andes jusqu'au Mexique, l'Afrique qui est déjà retardataire, musée d'histoire naturelle.Et tout cela se passe 400 ans avant la naissance du Christ, Ce qui ressort de celle étude richement documentée n\u2019est pas tant l\u2019ingéniosité de l\u2019homme et son esprit créateur que la cruauté et la cupidité humaines.Cela est dû un fait que Michel Mourre citant Hérodote et les anciens historiens prête davantage attention à la destruction des empires qu'à leur naissance et au développement des civilisations.Si l\u2019histoire est simplement la mémoire de l'homme, cette mémoire est faite plus de cauchemars que de paradisiaques rêveries.Il est vrai que le chemin a été long avant que l'homme pût exercer son astuce pour survivre au milieu des autres carnassiers et devenir un être pensant et doué de la parole.Dans son premier ouvrage Michel Mourre.décrit l\u2019usage que pendant des siècles l\u2019homme a fait de ht parole, instrument de trahison et de mensonge venant J l\u2019aide de la terreur ancestrale et de la raison tiu plus fort pour im- poser des religions et des rois barbares.Voltaire s'était un jour écrié que l'homme ne méritait pas qu\u2019on lui parle.On constate la folie humaine bâtissant des empires qui survivent rarement à leurs fondateurs et se consolant de la perte inévitable des richesses ou de la privation du nécessaire en rêvant d'immortalité.On aurait voulu que l\u2019auteur parlât davantage de 7.a-roastre, de Bouddha et de Socrate, des artistes et des écrivains, que des potentats d'O-rient et de leurs dieux qui sont aujourd\u2019hui la honte de l\u2019humanité.La curiosité à toute épreuve de l\u2019homme, son inlassable effort pour améliorer sa condition de vie percent néanmoins sous le récit des batailles, la description des palais et la trahison de la parole donnée.Les tenants du progrès de l'homme ù travers les millénaires doivent sentir leurs convictions ébranlées en face de la lutte actuelle, lutte au cours de laquelle tes deux ennemis sont prêts hraseuse.C\u2019est donc avec lassitude A Saint-Sauveur Les écrivains font-ils partie de la société?i LES ANCIENS CANADIENS LES ANCIENS CANADIENS.\u2014 Un des classiques de la littérature canadienne-française, \"Les Anciens Canadiens\" de Philippe Aubert de Gaspé, vient d 'entrer dans la collection de livres de poche de Fides.Il s'agit du texte intégral, conforme i l'édition de 1864.ECRITS DU CANADA FRANÇAIS 10 Le mot \"tradition\u201d, au Canada français, est souvent synonyme de stagnation el d\u2019immobilisme.Depuis quelques années, toutefois, une très louable tradition est on voie de s\u2019établir puisque la prochaine rencontre des écrivains qui aura lieu, cette année, à Saint-Sauveur des Monts, sera la cinquième, elle aura lieu du 29 au 31 septembre.Les rencontres antérieures ont traité de poésie, de théâtre, de langage, et, l\u2019an dernier, le thème en était \u201cCulture française et civilisation américaine\u201d.Cette année, le sujet à l\u2019étude sera le suivant ; \"L\u2019ECRIVAIN DANS NOTRE SOCIETE\u201d.Les principaux conférenciers seront M.Claude Jasmin (L\u2019intellectuel contre le peuple), M.Fernand Jolicoeur (L'écrivain et le monde ouvrier), M.Gérard Bessette (L\u2019écrivain et notre société en général), M.André Belleau (Les conditions et les buts d'un engagement des intellectuels canadicns-fran-çais en tant que collectivité); d'autres conférenciers, dont M.Jean-Charles Falardcau, professeur à la Faculté des sciences sociales de l'Université Laval, prononceront des causeries surprises .L\u2019an dernier, plus de 300 personnes ont participé à ces assises.L\u2019on constate avec plaisir que les réunions de toutes sortes se multiplient, dans l\u2019Etat du Québec: ÇA BOUGE! Le dialogue est tout à fait essentiel a toute démocratie véritable.Les Canadiens français sont à faire le dur apprentissage de la démocratie, et, pour la première (ois peut-être, des \"conversations\" deviennent possibles entre dirigeants et dirigés.Nous n\u2019avons pas la naïveté de croire que ces rencontres d'écrivains vont résoudre tous nos problèmes, (pii sont légion, mais nous avons conscience d\u2019apporter notre modeste contribution sinon à la solution du moins à la discussion de certains de nos maux les plus criants.Le Canada français est en vole de \"démarrer\u201d, après 400 ans d'inertie et d'inaction, dans trop de domaines.La jou-no génération d\u2019écrivains a à coeur de discuter ouvertement certains do nos problèmes et elle croit que' ces discussions sont de nature à créer chez nous un climat plus propice à l'épanouissement des lettres et des arts.Le public est cordialement invité à assister à toutes les séances, qui débuteront par un coquetel, vendredi soir, et se termineront par une assemblée générale, le dimanche après-midi La Librairie Leméac tiendra également une exposition de livres durant le congrès.Sommaire flu no J0 JEAN HAMELIN \u2014 Les Occasions profitables (Roman) ROBERT EUE \u2014 Poèmes HELENE J.GAGNON - la Chine aux Chinois ANDREE THIBAULT - Ma soeur (Nouvelle) REAL BENOIT \u2014 Mes voisins\t(Nouvelle) Saisie d'un numéro d\"'Esprit\" (septembre) En vente tlans toutes les librairies tE $050\tABONNEMENT $Q00 VOLUME M\tA4 VOIUMES :\t© LES ECRITS DU CANADA FRANÇAIS 1029.COTE Dü BEAVER HALL ~ MONTREAL 1, UN.6-6255 La revue \"ESPRIT\u201d \u2014 dont le directeur, Jean-Marie I)o-menach, était récemment dans nos murs \u2014 vient d\u2019être une nouvelle fois victime d\u2019une saisie.Il s'agit du numéro de septembre La police française n\u2019a pas motivé son action, mais il semble que la cause de la saisie soit une lettre d\u2019un soldat ser-D-vant en Allemagne, publiée dans rTe'Joûnïàr à plusieurs voix sous le tij®.\u2019%} gangrène\u201d.M Domcnach a aussitôt fait tenir à la presse le communiqué suivant.\"Le no de septembre de la Revue ESPRIT a été saisi ce matin par la police chez les dépositaires.La Rédaction de la Revue, qui n\u2019a même pas été avertie de celte mesure cl en ignore par conséquent les motifs, dénonce une fois de plus l\u2019emploi de cette procédure arbitraire dirigée contre Jcs, publications jlibr.ejs\u201d,.Socrate Vase funéraire en marbra (Athènes), morale et pessimisme croissant que l\u2019on lit \"l.e Momie à la mort de Socrate\", élude faisant trop large ht part du carnage et des persécutions.Des ruines grandioses ne doivent pas faire oublier les souffrances des esclaves et des prisonniers.Club de» Amis (1(1 J.lviK S Parle, distribué A Mururc.il ear lu Oeri-U du Livre do France, Un livre tie Jean-Louis GAGNON D«n* lu collection \"let romanciers du jour'' $15° LES EDITIONS DU JOUR 3411, rue SI DENIS \u2014 VI.9 2228 Le-CLUB-dej-LIVRES-à-SUCCEÎ I LIVRE PAR MOIS $1.00 390, rue STE-HELENE\tQUEBEC 2, P.Q, vous offre\t& UN LIVRE CVAr\\lir\tdo Léon M.Urii DU MOIS: LAULfUJ\ttexte intégral UN LIVRE fill |*r f kf do Yves Theriault GRATUIT i UJL'LIL'JAV\tM.S.R.C.mil* valour totale de $7.50 «mi librairie LES DEUX VOLUMES POUR $1.00 Cette offre est faite dans le seul but de vous faire connaître et apprécier notre nouvelle et tensa-lionnelle formule de livres-A-succès à $1.00.Si le tout ne vous convient pas nous rayerons fout simplement votre nom de nos listes.mmsm BON DE COMMANDE-\tmm ie-cluMes-livres-à-succès, 390,5fe-Hèlene \u2014 Québec Veuillez m\u2019expédier votre offre d'introduction au prix spécial do $1.00 pour les DEUX volumes tous frais compris.J'aurai DIX JOURS pour payer.Mon nom sera ainsi sur vos listes mais il est bien convenu que ceci ne m'engage à aucun autre achat pour l'avenir et que je pourrai me retirer du Club en tout temps.NOM.ADRESSE .Age si en .bas do 21 PR LE-CLUB-DES-LIVRES-A-SUCCES 390, RUE SAINTE-HELENE\tQUEBEC 2, P.Q. /' % mmm.\u2022.$Sppi être difficile ! \u2014C\u2019est vrai, c\u2019esl assez difficile, nies enfants, reprit le Vieux Gagné, mas ca s\u2019apprend tout de même ; je l\u2019ai Lien appris, moi ! Voyons, ajouta-t-il, il faut commencer dès aujourd'hui et procéder systématique- (Iront des mots ceux qui désignent les (line rentes p allies de la maison, par exemple les meuhles qui la garnissent, les articles de toilette, les ustensiles de cuisine, etc Allons, rangez-vous C o m m e pour la lecture, là.ho ! et faites bien attention Le nombre de lettrés dais chaque mot, mot père lettres dans Non, le suivant Quatre Très bien passe mut père vinrent à 8 LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 16 SEPTEMBRE 1961 LOUIS FRÉCHETTE\t¦¦¦I Les Editions Fides publieront bientôt, dans la prestigieuse collection du Nénufar, des \"Mémoires intimes\" de Louis Fréchette.La plus grande partie de ces Mémoires avaient paru dans le \"Monde illustré\" de Montréal entre le 5 mai et le 24 octobre de l'année 1900.C'est la première fois qu'ils sont réunis en volume.Le texte a été établi et annoté par George A, Klinck.Nous sommes heureux d'en présenter \u2014 en primeur \u2014 ce large extrait.Dans un chapitre précédent, j\u2019ai parlé du système très simple, mais non moins efficace que le nommé Hamel avait de nous enseigner l\u2019orthographe.Le système du père Gagné différait radicalement de celui de son confrère, bien qu\u2019étant d\u2019une égale simplicité \u2014 prenez le mot dans le sens que vous voudrez.Vous allez voir tout d\u2019abord que, si ce n\u2019étaient pas ses connaissances encyclopédiques qui lui avaient valu le surnom de Papineau, il savait au moins que, pour bien faire une chose, la meilleure manière est de commencer par le commencement.11 avait si bien commencé par le commencement, le bonhomme, que le champ de nos études s\u2019était limité jusque-là aux notions de lecture les plus élémentaires.La leçon se donnait comme ceci : nous nous placions devant le maître en rang d\u2019oignons ; à l\u2019un des bouts c\u2019était la tète ; à l\u2019autre c\u2019était la queue.A cette dernière on arrivait assez facilement, il ne s\u2019agissait que de se laisser descendre.N\u2019atteignait pas l\u2019autre extrémité qui voulait, par exemple.Et quand on y était, 1 important \u2019était de s\u2019y cramponner.Pour cela il fallait lire avec aplomb, sans broncher, et même sans sourciller.A la moindre hésitation, vous étiez guetté, et si quelqu'un lâchait le mol avant vous, fût-il à la queue, il passait à la tête, et vous descendiez d un cran, .l\u2019ajouterai que les pauses et les repos indiques par la ponctuation étaient sacrés ; si vous passiez une virgule, vous perdiez votre place au profit du voisin.le Curé va être content de vous autres.Mais il ne suffit pas de lire correctement pour être instruit ; il faut encore savoir Tor-tographe ! Pas trop mauvaise non plus cette méthode-là.Encore à l\u2019heure qu'il est, quand je lis à haute voix, je n\u2019arrive jamais sur une virgule sans penser au père Gagné, et me dire : \u2014Bon, respirons ici un petit peu ! Sa méthode d'enseigner 1 orthographe était-elle aussi bonne ?Vous allez en juger.Un jour, le bonhomme prit lin air solennel et nous fit le petit speech qui suit : \u2014Mes enfants, vous êtes pas mal avancés dans la lecture; M.Après avoir lancé ce mot-là, l'orateur s\u2019arrêta pour juger de l\u2019effet produit.11 fut considérable ; nous écoulions bouche bée.L\u2019orlographc ?Qu\u2019est-ce que cela pouvait bien être ?En tout cas, ce ne pouvait être que bien difficile, et nous nous demen-(lions si cela valait la peine de se donner tant de mal pour être instruit.C\u2019esl difficile!.Le père Gagné ouvri^ sa tabatière \u2014 tout le monde prisait à cette époque \u2014 et continua : \u2014Vous ne savez pas ce que c\u2019est que l'orthographe sans doute ; eh bien, écoutez, je vais vous renseigner.Ça se divise en deux parties : la première, nous enseigne combien il y a de lettres dans chaque mot ; la seconde nous indique quelles sont Ces lettres-là.Il n'y eut qu\u2019un cri parmi nous : \u2014Ah I mon Dieu, que ça doit ! Voyons, ajouta-t-il, commencer dès aujour-prpcêder systématiquement.D'abord, nous allons apprendre l'orthographe des mots concernent la famille : père, .ère, 'speur.Puis vien-ccux qui concernent la parenté : tels que oncle, tante, cousin, cousine.Après cela, nous étudierons l\u2019orthographe qui représentent les avec lesquels un a le de rapports journaliers : qui désignent les diffé-r u lies de la maison, par la gar-toilctle, d'abord de a \tssini et chose, même le meilleur \"mo-tamedi naural\".Un technicien brilan-de cette nique a frappé juste quand il a igei ci- écrit : \u201cAvec la stéréo, la mu- sique est enfin sortie de sa boite !\".Les disques ordinaires que vous possédez déjà, en toutes vitesses, pourront non seulement être joués sur un appareil stéréo mais ils sonneront encore mieux.Mais il faut être très prudent dans l'achat d'un appareil.Les appareils combinés dans un seul meuble sont à déconseiller.Très souvent c'est avant tout \"un beau meuble\u201d que l\u2019on vous vend, et les parties essentielles 'tourne-disque, amplificateur's) et haut-parleurs) sont de qualité inférieure.L'idéal est de faire assembler par un technicien des parties qu\u2019il choisira lui-même chez les meilleures marques De plus, cela vous permettra de placer chacun des haut-parieurs selon votre goût et les dimensions de votre appartement.Un fin de compte, cette formule coûte moins cher et donne des résultats infiniment supérieurs.Bonne chance !\tC.G.ourner Un nouveau\tChansons Mantovani\tde marin Cershwiwn \u201crepensé\u201c CLEBANOFF ET SON ORCHESTRE : \"Exciting Sounds\" (Mercury, mono : IT'S-2012, stéréo : PI\u2019S 6012» ¦ \"Quieremo Mucho\" (\"Yours\"), \"Orchids In The Moonlight\", \"Hava Nagila\", \"My Shawl\".\u201cCiimana\u201d, \"What Is This Thing Called Love\", \"Sueno Flamenco\", \"Golden Earrings\", \"Quiet Village\".\"Turkish Harem Dance\u201d.\"Cha Cha Cha Flamenco\u2019*, \"Barranquilla\".LE CHOEUR MASCULIN DE LA CHORALE ROBERT SHAW : \"S«a Shinties\" (RCA Victor, mono: LM-2551.stéréo : LSC 2551) : \"Blow The Man Down\", \u2018'Bound For The Rio Grande\", \"Lowlands\", \"Whup! Jamboree\".\"Tom\u2019s Gone To Hilo\u201d.\"A-Roving\", \"Good-Bye.Fare Ye Well\u201d, \"What Shall We Do With The Drunken Sailor\", \"The Shaver\".\"Storma-long John\".\u2018\u2018Swansea Town\".\"Haul Away, Joe\", \"Shenandoah\".\"Santy Anna\".\"The Drummer And The Cook\".\"Spanish Ladies\u201d.Toutes voiles dehors.1\u2019air salin qui brûle les yeux.le rhum âcre qui racle l'arrière-gorge .l'odeur du chêne et du cèdre qui craquent sous l'assaut des lames.la voix rauque du maître après Dieu .les jurons du second .la voix mielleuse d\u2019une fille à marins en quête d'un armateur désarmant .Le choeur masculin de la chorale de Robert Shaw a gravé sur ce microsillon bien spécial l'épopée d'une époque où la plupart des aventuriers avaient la mer comme amante.C'est une gerbe de chansons de folklore .maritime, émaillé de mots exotiques, d'expressions piquantes, de légendes fluides, le tout présenté au rythme des muscles bandés, des câbles torsadés, des poulies qui geignent.Serge de La Rochelle FREDERICK FENNELL ET SON ORCHESTRE:\t\"Fenn.ll Conduct.Gershwin\" (Mercury, mono ITS* 2006.stéréo :\tPPS-6006) :\t\u201d1 Got Rhythm\u201d, \u201cLove Is Sweeping The Country\", \u201cLove Walked In\u201d, \"S\u2019 Wonderful\", \"Bldin* My Time\", \"Oh, Lady Be Good\", \"Fascinating Rhythm\", \"Liza\", \u201cEmbraceable You\u201d, \"The Man I Love\".\"Someone To Watch Over Me\", \"Bui .Not For Me\".iimionato.je ne le Herman Clebanoff et son 'as.Celui de Los An- grand orchestre à cordes 'le J'ai toujours eu l'im- Mantovani des disques Mercu-qu'elle n'a pas une ry) s'adjoignent ici tout un con-l'Opéra.\u2014 Quant à tingent de pcrcussionistes, et :et enfant terrible et deux pianos, un orgue, des gui-nt du siècle.Malgré tares, un accordéon, toute une té extraordinaire qui section de cuivres, pour offrir elle a manqué sa vo- de nouveaux arrangements, rce que sa véritable vraiment inusités, voire éton-st dans le \"roc n roll\u201d liants, de pièces connues, mortel -r-Tv-> \u2018JOSHUA LOGAN PRODUCTION Couleurs et «inémetcope SMEYM TECHNICOLOR IRENE* CWi CHEVALIER BOYER BUCHHOLZ OASMA JAMES W CINQUIEME GRANDE SEMAINE ! SEMAINE ! Facilitas de étalonnement \u2022w garage Peel-Windsor 4 partir de 4 p.m.ITiï^TTin Facilitas de stationnement Oaraga Peel-WincW 4 partir da 4 p.m.CLIMATISE 'Xci: Mm- mm Vsm$w ¦» ' V*: *\u2022' \"Â-jA LE SEUL> THEATRE AU CANADA IMDCDI Al * TOUS ICI StCGES SONT VCICIVCI I |T| rCKIHL * COMMANDE * VOS BIlLf» IMMEDIATEMENT; 1430 ILIUIT AV.MI02 avRtSERVATIONS.' AVenue 8-S603 &>ssiy rnmmmL.rsV-v.NU/.y': GREGORY PECK MID NIVEN mmw mmm IP IA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 16 SEPTEMBRE 1961 Un décor insolite, trois personnages troublants: I autre homme, Sacha Pitoeff, la jeune femme, Lion d'Or du Festival c/e Venise y/i y Delphine Seyrig, le fascinant inconnu, Giorgio Albertazzi.L'Année dernière à Marienbad\" Il n\u2019est pas aisé de produire un chef-d\u2019oeuvre.Il l\u2019est beaucoup moins d\u2019en produire deux.Et, par surcroît, d\u2019affilée.Ce tour de force, Alain Resnais l\u2019a réussi.Après \u201cHiroshima, mon amour\u201d qui a rendu son nom célèbre de New York à Tokyo, voici \u201cL\u2019Année dernière à Marienbad\u201d qui a été accueillie au Festival de Venise par de chaleureux applaudissements.Pourtant, on l\u2019attendait avec beaucoup de réticences.\u201cC\u2019est un scandale ! Ça ne fera pas un sou ! On veut écoeurer le public ! Ab ! on avait bien besoin de ça maintenant\u201d, ne cessaient de répéter les puissants du cinéma.Il faut croire que le publie n\u2019est pas aussi bête que ces messieurs le croient.\u201c.le voudrais, avec \u201cL\u2019Année dernière à Marienbad\u201d, que le spectateur retrouve les conditions de la lecture, dit Resnais, qu\u2019il se sente seul devant mon film comme avec un livre.\u201d Dans un grand palace international, au décor fastueux mais glacé, évolue une clientèle anonyme, riche et désoeuvrée, qui observe avec sérieux, mais sans passion, les règles strictes < des jeux de hasard, de la danse, i de la conversation mondaine oo du tir au pistolet, Un inconnu erre de salle en salle, franchit des portes monumentales, longe d\u2019interminables couloirs.Son oreille enregistre des lambeaux de phrases, ici et Id .son oeil passe d\u2019un visage sans nom à un autre visage sans nom, mais il revient sans cesse à celui d\u2019une jeune femme, belle prisonnière, peut-être encore vivante, de cette cage d\u2019or.Ht voilà qu\u2019il lui offre l\u2019impossible, ce qui parait être impossible dans ce labyrinthe où le temps est comme aboli : il loi offre un passé, un avenir «¦t la liberté.Il lui dit qu\u2019ils se sont rencontrés, déjà, qu\u2019ils se sont aimés, qu\u2019il revient maintenant, à ce rendez vous fixé par elle-même, pour l\u2019emmener avec lui.L\u2019inconnu est-il un banal séducteur \u2019 Ksi-ce un fou?Ou bien confond-il seulement deux visages ?La jeune femme, en tout cas, commence par prendre la chose connue un jeu, un jeu nouveau dont il n\u2019y aurait qu\u2019à apprendre les règles.Mais l\u2019inconnu ne rit pas.Obstiné, grave, sûr de cette histoire passée, il insiste, il air-porte des preuves .Et la jeune femme, peu à peu, cède du terrain.Puis elle prend peur.Elle se raidit.Elle ne veut pas quitter ce monde faux, mais rassurant, (pii est le sien, dont elle a l'habitude, et qui sc trouve surtout représenté pour elle par un autre homme, tendre et distant, désabusé, qui veille sur elle et qui est peut-être son mari.Mais l\u2019histoire que l'inconnu raconte prend corps irrésistiblement.Alors, elle cède .Après une dernière tentative pour se dérober encore, une dernière chance qu\u2019elle laisse à son gardien de la reprendre, elle accepte d'être celle que l\u2019inconnu attend, et de s\u2019en aller avec lui vers quelque chose d'autre : l'amour, la poésie, la liberté.Ou peut-être la mort.Les interprètes: Delphine Seyrig.découverte par Resnais à New York.Elle lui parut \u201cce visage neuf qui était son obses lion\u201d.Giorgio Albertazzi, met leur en scène et comédien bien connu en Italie et Sacha Pitoeff, dont la réputation n'est plus à laire.A eux trois, ils forment le triangle le plus étrange de l\u2019histoire du cinéma.Rappelons que scénario et dialogues sont d'Alain Robbc-Grille!, l'un des auteurs du \"nouveau roman\".GABY COOPER - DEBORAH KERR SEUL L'AUTEUR DE PSYCHO POUVAIT VOUS EMOUVOIR AINSI ! AAidft ARRETEZ ! NOUS VOUS CONSEILLONS DE VOIR CE FILM DES LE DEBUT CEPENDANT, LA BRILLANTE LU-MIERE ROUGE VOUDRA DIRE QUE PERSONNE - ABSOLUMENT PERSONNE - NE PRENDRA SON SIEGE DURANT LES 13 DERNIERES MINUTES I imPORTON «kCILEHTO hmmGINGOU).5TE«CUSHiN6 ïGuaWILDINj 2e SEMAINE SALIE CLIMATISEE CAPITOL STATIONNEMENT au garage Pact-Windsor à compter de 6 p.m. IA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 16 SEPTEMBRE 1961/1$ CINEMA SIMONE AUGER \u201cnpu *\t* n \u2022 »> Iherese Raquin de Marcel Camé THERESE R AQUIN.Coproduction franco italienne.Mise en teint de Marcel Carné.Adaptation «inématographique de Marcel Carné et Charles Spaak d'après un roman d\u2019Emile Zola.Dialogue de Charles Spaak.En vedette i Simone Signoret (Thérèse Raquin), Rat Valions (Laurent), Jacques Duby (Camille), Sylvie (Madame Requin), Roland Lesaffre (le marin).\t' Il ne nous est pas souvent donné de voir un film de Marcel Carné à Montréal.Du célèbre metteur en scène français qui fit son nom pendant l\u2019entre-deux-guerres, à peine a-t-on pu voir \u201cQuai des brumes\u201d, et encore dans une version tellement cou-paijlée que le film en devenait inintelligible; \u201cDrôle de drame\u201d, présenté récemment à la télévision et peut-être quelques autres dont le titre m\u2019échappe.L\u2019idée de projeter les \u201cEnfants du Paradis\u201d avait provoqué le tollé que l\u2019on sait.Or, voici que la compagnie United Amusements propose au plaisir des Montréalais \u201cThérèse Raquin\u201d, prix d\u2019Argent du Festival de Venise 1953.Adaptation très libre d\u2019un roman de Zola, le film, qui réunit de grandes vedettes, fut accueilli en France avec un enthousiasme débordant.\u201cUn succès sans ombre pour le cinéma français\u201d, disait le journal Le Monde.\u201cLa marque indéniable d\u2019un maître\u201d, écrivait France-Soir.\u201cUn film qui aura un succès justifié dans le monde entier\u201d, affirmait l\u2019Aurore.Le film réussit, de fait, cet exploit d\u2019être aimé à la fois du public et des critiques.Aussi se sent-on malvenu à exprimer des réticences à son sujet.Pourtant, je dois le dire, \u201cThérèse Raquin\u201d m\u2019a déçue.Le film s\u2019ouvre sur une image qui veut en donner le ton.Au bord du Rhône, à Lyon, Thérèse, son mari souffreteux, et sa belle-mère autoritaire passent un ennuyeux dimanche après-midi.Elle regarde couler le fleuve, semblable à sa jeunesse qui s\u2019en va.Eux s\u2019amusent à je ne sais plus quel jeu.Des mots durs sont échangés entre Mme Raquin et Camille qui ne pardonnent pas à Thérèse de se tenir à l\u2019écart.Ils reviennent par les rues tristes de Lyon au sombre appartement de Mme Raquin, situé au-dessus de la boutique de draps où Thérèse aide sa belle-mère tous les jours.\u201cCamille a pris froid.Prépare-lui une bouillotte\u201d, dit Madame.Et comme la bouillotte vient lentement : \u201cTu vofk la différence entre une épouse et une mère ?\u201d Ces premières images indiquent que le film s\u2019inscrit dans la tradition française du naturalisme cinématographique.Le décor y joue un rôle de chat noir, seul ami de Thérèse, achève de créer le chat noir, seul amis de Thérèse, achève de créer le climat : un chat noir, ce n\u2019est pas rose.Ce climat accroche ou n\u2019accroche pas.D\u2019aucuns le jugeront sobre, de nature à vous mettre dans l\u2019ambiance.Je l\u2019ai trouvé glacial et, oserais-je l\u2019avouer, indifférent.C\u2019est uniquement en sachant la vie de province étouffante que j\u2019ai pu croire à l\u2019affabulation de l\u2019écran.Thérèse, donc, est condamnée à mourir d\u2019ennui.exploitée par une belle-mère qui l\u2019a recueillie plusieurs années auparavant à la double fin de la * 1 marier à son fils malade, et d\u2019en faire une vendeuse \\ alléchante.Une belle fille bien tournée, ça vous réchauffe la couche de Booz et ça vous attire des F clients.Mais un jour survient Laurent, séduisant camionneur italien.C\u2019est le grand amour, l\u2019impossible amour qui va décider de leur perte.Raf jette Camille par-dessus bord lors d\u2019un voyage en train.Les amants sont innocentés, mais un passager \u201cqui n\u2019a jamais eu de chance\u201d devine le crime, les fait chanter, reçoit l\u2019argent demandé et se fait bêtement tuer avant de rattraper une lettre de sa main au procureur de la Justice.Dans l\u2019oeuvre de Zola, le remords perdait Thérèse.Il agissait comme un \u201cdésordre organique\u201d aussi rigoureux que la fatalité dans les tragédies grecques.Carné lui a substitué un dcus ex machina sentimental : le-marin-qui-n\u2019a-jamais-eu-de-chance.Le film reste aussi noir que le livre (Carné chérit le pessimisme comme d\u2019autres, son contraire) à cette différence près qu\u2019ii.ressemble.,\tmèlo-u dramé \u2018ffUtfmfTo'euvre scientifique du romancier.¦évTTrprnrr Irr tmi/dre: -Je-sutr \u2022frtrrr nrTrm~nc Tnnrait * F 1 r U ! » ÜÜ J i ¦v.' mm i ¦ Was JOHN GAVIN et SANDRA DEE, nouveaux Roméo et Juliette dans la comédie de Peter Ustinov, \"Romanoff and Juliet\u201d, à l\u2019affiche de l\u2019Avenue.Elle est la fille d\u2019un ambassadeur américain et lui, le fils d\u2019un ambassadeur russe.montrer le remords à l\u2019écran et que, dans la France de 1953, pareille psychologie eût semblé préhistorique.Les drames passionnels font la manchette des quotidiens et on n\u2019a jamais ouï-dire qu\u2019une épouse coupable regrettait son crime au point d\u2019en mourir.Le mari de Thérèse Raquin est, d\u2019ailleurs, tellement misérable dans le film de Carné que le spectateur n\u2019éprouve pour lui aucune sympathie.11 tend plutôt a juger sévèrement les moments de faiblesse où Thérèse se repent.Si la façon de traiter le sujet ne soulève pas mon entière admiration, le jeu de Sylvie, par contre, m\u2019a paru éblouissant.Le regard haineux de paralytique qu\u2019elle pose sur Thérèse après la mort de Camille ne s\u2019oublie pas.J\u2019irais jusqu\u2019à dire que \u201cThérèse Raquin\u201d dont Simone Signoret fait de l\u2019héroïne une belle et froide composition, m\u2019a semblé davantage l\u2019histoire de Madame Raquin, mère avec passion, que celle d\u2019une jeune femme enterrée vivante.Jacques Duby, tour à tour menaçant et pitoyable dans le rôle de Camille, Raf Vallone, dont l\u2019accent a quelque chose de gênant, jouent avec autorité.Mais leur interprétation se ressent de l\u2019atmosphère.Elle parait figée comme tout le film auquel il mancjue la vie qu\u2019a su donner, par exemple, un René Clement à \u201cGcrvaise\u201d, tiré de \u201cL\u2019Assommoir\u201d de Zola.Vous pourrez différer d\u2019opinion.11 n\u2019est meilleur moyen pour le savoir que d\u2019aller au Français ou au Rivoli, où ce film, de loin supérieur à la production habituelle, tient l\u2019affiche avec une autre oeuvre française également primée : \u201cLa Peau et les os\u201d, de Jean-Paul Sassy et Jacques Panijel, Prix Vigo 1961.\u201cRomanoff and Juliet\u201d Production Pavla.Directeur do la production et metteur en \u2022\tcène : Peter Ustinov.Distribution ; Peter Ustinov 'le Générait, Sandre Dee (Juliet), John Gavin (Romanoff).Couleurs.Produit et dirigé par Peter Ustinov qui s\u2019est de plus réservé un rôle de premier plan, \u201cRomanoff and Juliet\u201d reprend en le situant dans le contexte politique du 20e siècle le mythe de Roméo et Ju-au pays imaginaire de Concordia, dont Ustinov est le Général, tombe amoureux de Juliet, fille de l\u2019ambassadeur des Etats-Unis.Elle lui rend évidemment son grand amour et, comme il s\u2019agit d\u2019une comédie, les tourtereaux s\u2019épousent sous l\u2019oeil attendri d\u2019Ustinov, des représentants de l\u2019URSS et des USA qui comprennent enfin la bêtise de leur méfiance mutuelle.L\u2019amour a réussi ce qu\u2019aucune conférence au sommet n\u2019a su donner: la concorde.Ne sommes-nous pas à Concordia ?De multiples péripéties compliquent la trame de cette histoire.Interceptée par un espion soviétique, une lettre de l\u2019ex-amoureux américain de Juliet devient le signal d\u2019un conflit mondial.11 faudra toute la ruse de l\u2019intelligent Ustinov pour empêcher la guerre si facilement déclenchée par les Grands.Car Ustinov, lui.est intelligent.La satire politique, on le voit, est un peu grosse, cl il faut bien admettre qu\u2019elle n\u2019est pas toujours drôle.Après uu.brjUant début, le.tôn.dU.1 film -s\u2019alourdit et - les .scènes 1 rainent en longueur.*\tiJCsTTèirUiThè?TfUSflndv' aopffsddf àrnbàs&Ul'ûfë américain et soviétique mettent presque autant de temps à aboutir que dans la réalité.Mais Ustinov étant un bon comédien, John Gavin, un beau garçon, Sandra Dee, une fille charmante, l\u2019Etat de Concordia, un joli village, et les traits des caractères américains et russes, pas mal relevés, on pardonne à l\u2019auteur d\u2019avoir donné dans une caricature un peu simpliste.Pas tout à fait de bonne grâce cependant.Pour une fois où un metteur en scène s'attaquait à la situation internationale, il est dommage que le film ne soit pas mieux réussi.Pour les amateurs de \u201ccouleur locale\u201d ; Suzanne Cloutier joue le rôle de Marfa Zlotoehienko, personnage dont j'ai oublié l\u2019utilité.(Avenue) \u201cKing of the Roaring 20V\u2019 Production Aliltd Arfitft.Directeurs de la production t Samuel Ritchoff et David Diamond.Mite an icèna da Joseph M.Niwmin, Scénario da Jo Swarling d'aprè» \"Tha Big Bankroll\", de Leo Katrher.retribution : David Janssen (Arnold Rothstein), Diant Foster (Carolyn Green)/ Mickey Rooney (Johnny Burke).Au cours des turbulentes années \u201920, Arnold Rothstein fait fortune dans les salles de jeu et de- i vient le roi tout-puissant de la pègre distinguée.Fascinant, sûr de lui, téméraire, il conquiert tous ceux qui l\u2019approchent : Diane, show-girl dont il fait sa femme, Jack Carson, haut directeur du \u201cgang\u201d, Keenan Wynn, suave avocat, Mickey Shaughnessy, son partenaire de jeu, et Mickey Rooney, son ami d\u2019enfance.Mais l\u2019atout qui faisait sa force, son extraordinaire assurance, le perdra.On se méfie d\u2019un Rothstein capable de mener un adversaire à la chaise électrique.Il sera abattu d\u2019une balle dans le ventre au moment où il s\u2019y attend le moins.Une certaine dose de suspense, un beau jeune premier (Janssen) qui, s\u2019il manque d\u2019autorité dans Je rôle de Rothstein a au moins du charme, un bon vieux second (Mickey Rooney) qui, s\u2019il manque de charme a au moins de l\u2019autorité, le metteur en scène a mêlé ces trois ingrédients et réussi en y mettant un peu d\u2019amour, une recette presque piquante.ï Ajoutez la réputation dont jouit Rothstein et T vous aurez une idée de la manière dont se fait un .f divertissement commercial et sans prétention.(Châ- f teau, Empress, Granada, Papineau, Princess, Rialto, Rosemont et Savoy) MICKEY ROONEY, DAVID JANSSEN .et, JACK CAKSON,' dans\" \"King ôf the Roaring 20*s, Eta S».' \u2022 .* ; ' tmm A compter de jeudi 5 oct.à 8.30 p.m.Commandes postales et téléphoniques promptement remplies \"C'est l'un des chefs-d'oeuvre de l'écran cette année.Ce film vous fascinera .vous ne pourrez pas vous en détacher\".TOUS SIEGES RESERVES plein d\u2019humour et d'imprévw .Morning Telegraph En loirée à 8.30 h.Du lun.au vend.TuNY CURttè i poNtayloR.MISE EN Sam., dim.et tètes $2.50 CIRCUIATION MATINES A 2.30 H.PAR ASTOR Mercredi\t51.50 Sam., dim.et tètes S2.00 CES PRIX COMPRENNENT LA IAX6 diffuîti au Canada par ASTRAL FILMS, LIMITED LE GUICHET OUVRE DE 11 A.M.A 10 P.M.TOUS LES JOURS A T R E SNOWDON BOLIDES 5225, BOULEVARD DECARIE - MONTREAL - TEL.482-7160 de L'ENFER mm 'Æï£Z mtmfmÆ SifiSSiii mm- OGcnii Féminin i860 es most mm juutmmma.VALLON KOB1ÉBEI En Primeur! 2 grands films! iis : \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022< - \u2022.:\t* v.-:\t\u2022.*« - ¦I\u2019iWMwWrn' \u2018 \u2022 mmmmmmmmmmmmmmrnmmmmm mm FEDERICO' FELM-NrS ?a* A ««./ SIC H H * YCKs 1.50.2 00, 2 50, 3 00.3 50 FORUM tous les prix, à nos guichets ,'AjÇ NEVER $MlU «SAIN QUARTERTOTHREE! P1.EASE lié 3*f, TM F'RLojr, /wcnTkûal, SAMEDI 16 SEPTEMBRE 1961 malt vouée à un teul éperdumentl (\u2019VIENS M'ATTENDE EN ENTER1) mULAPCA TM&t MARK STEVENS PO 3-iOUl Ses baisers transforment les plus es filles en monstres assoiffés de sang ! ! y Mont-Royal at Marquait* 1 IA.17870 CUMATISE FAR REFRIGERATION PARACHUTISTE MALGRE LUI Jerry Lewii ANASTASIA fCin* Cou/auri) id Bergman \u2014 Yul Brynner EMBUSCADE Robart Taylor \u2014 Arien* Dabi CSNEMA RITZ 272-5390 PETER CUSHING \u2022 freda jackson MARTITA HUNT -YVONNE MONLAUR tfmzmx-ia LES CHEMINS DE LÀ HAUTE VILLE Simone Signoret \u2022 Laurence Harvey LE BRAVE SIGNÉE.* ET LA BELLE Cin».couleuri Maureen O'Hara - Anthony Quinn A 3 CINES IA\u2014ison cr-OcmsDue-337r\" Sr-CATH-E Cl.5-6224 IIH ST-CATH.G w-2.qr77 UNE AVENTURE DES PLUS PALPITANTES ! C'était une Vamp au visage d'ange ne vivait que pour l'amour ! .\"MORGAN THE PIRATE\" Couleur» Stave Reavo», Valeria lagrang* \"BENGAL BRIGADE\" tuteur».Rock Hudson, Arlene Dahl \"1001 ARABIAN NIGHTS\" Couleur», Mister Magoo COMM DEMAIN\tCL 9-5797 \"LA BLONDE ET IE SHERIFF\" Couleurs Jayn* Mansfield, Kenneth Moore \"LE VICE AU CORPS\" Luis M.Aguklar, Alvar a Orti* Aujourd'hui dernier jour \"HIGH TIME\" Couleurs, Bing Crosby, Fabian \"BABV FACE NELSON\" Mickey Rooney, Carolyn Jomi I l&Bw I SVWLS^fAqv SAL Les CÛw\\ATIS\u20acCS'i jURGENs Vfjï IBii STt-CATRERlNtt.LA4-I665 Ô&IO ST-DjyNiS DU S'-'fliQ '6 BEAU&EM E.RA 1-6060 ©©s©m tVUtor HW WEHDOji, MARIA» .¦'XXf&'t] mm TECHNICOLOR iS»»1 fiRW*®* tlUW.CinimaScopC COLOR MERCIER I^ ELECTRA^VILLERAY AIN CONDITIONNÉ OIITROS 10 bVlIAHOÏR,ÏNT'RA*7-U|9© BEAUBIEN COMMODORE COMM DEMAIN\tEE.4-8560 \"LES PRISONNIERS OU MAL\" May Britt, Bernard Biter \"VILE DES SANS SOUCIS\" Couleurs Ernie Kovacs.Margo Moore \u2022K*;ourd nui dernier jour \"SI LE ROI SAVAIT ÇA\" CovlnuM.Jean Danot, Magali* Noel \"Dll RUE FREDERIC\" G.fy Cooper, Susy Parker MARINA VLADY .ta menteuse lèro comédie de Marina Vladv Double révolution dans la carrière de Marina Vlady.Alors que depuis l\u2019âge de H ans, elle a tourné une trentaine de films sentimentaux ou dramatiques, exclusivement sous la direction de réalisateurs chevronnés, elle est la vedette du deuxième film d\u2019un jeune réalisateur, Michel Deville, et elle joue la comédie.Le titre lu film : \"La Menteuse\u201d.Deux soeurs vivaient en iaix.Du moins l\u2019auraicnt-,\u2019lles bien voulu.Mais Juliette est horriblement menteuse et Sophie terriblement gaffeuse.Une soeur gaffeuse, quand on est menteuse, ce n\u2019est pas de tout repos.Aussi Juliette déci-\u2019de-t-elle d\u2019apprendre à mentir à Sophie .Mais Sophie n\u2019est nas douée pour le mensonge, i St puis il y a le travail \u2014 et les hommes.Michel Deville a brodé sur \u2022e thème une charmante fan- i aisie, dont l\u2019irrésistible drôlc-io se teinte parfois de mélancolie, Il confirme, après CK i SOIR OU JAMAIS, qu\u2019il possède un don incontestable pour la comédie et révèle un nouvel aspi t du talent de Marina Vlady à laquelle il a donné pour , soeur Macha Merit.Une \"Belle Américaine\", qui n'est pas ce que l'on croit Robert Dhéry est revenu dans les studios français.II était parti un jour imprudemment vers l\u2019Angleterre et les Etats-Unis avec LA PLUME DE MA TANTE, condensé de tous scs spectacles branqiiignolcsques.Résultat : cinq ans de succès pendant lesquels les Branqui-gnols exilés crurent bien qu\u2019ils ne reverraient jamais la France.La plupart d\u2019entre eux restent d\u2019ailleurs condamnés à l\u2019Amérique, mais Dhéry a regagné le pays natal où l\u2019attendait LA BELLE AMERICAINE.Contrairement à ce que l\u2019on pourrait imaginer, cette BELLE AMERICAINE n\u2019est pas une née outre-simplement superbe créature Atlantique.C\u2019est ______________ une voiture automobile, mais de grand luxe.Pierre Tcliernia et Robert Dhéry ont eu l\u2019idée du scénario de leur (ilm en lisant la rubrique des faits divers.On y contait comment une Rolls Royce neuve fut vendue 100 dollars, parce qu\u2019un industriel avant de mourir, avait légué le prix de cette voiture à sa secrétaire.L\u2019épouse, exécutrice testamentaire, avait trouvé ce moyen ingénieux pour se venger.L\u2019histoire a été mise au goût français.On y verra un mo- deste ouvrier, qui avait mis 500 NF de côté pour s\u2019acheter une moto, obtenir pour ce prix une formidable voiture américaine.Le film sera l\u2019étude de toutes les répercussions provoquées par l\u2019intrusion de cet objet de grand luxe dans le petit monde des Français moyens tranquilles.Sur ce thème qui eut tenté Jacques Tati ou René Clair, Robert Dhéry va essayer de faire une chronique souriante et tendre, d\u2019où les gags burlesques ne seront pas exclus, mais qui ne perdra jamais contact avec la réalité.Robert Dhéry et Colette Brosset forment le couple de banlieusards dont la vie est bouleversée par \"La Belle Américaine\u201d.TEl.721-5107 TROIS FILMS DE QUALITE 26mt FILM TTîïKryîffii HOWARD VERNON ANOUK FERJAC .3ème film Victor McLaglen Marjorie WoodwortFi LE RAPT DU RAPIDE 5 elle a fait des lampes, * v photo* Roger SI Jean, LA PUISSE achetée cinq dollars « B «K r vv -\t\u2022 '->*\u2022; ï mm rTfiàëv*»!?) w»t*¦-»:\t:-¦\u2022 fâ'?*-.] Vous vous rappelez l'histoire de Bouddha ?des lampes, « ' mm \".pas besoin de vous excuser\" PRESSE, MON! REAL, SAMEDI 16 SEPTEMBRE 1961 23 LA par Renault Gariépy \u2014 Construite en 1832, cette maison l\u2019a été, croit-on, pour un médecin ou un notaire, puis-qu\u2019aucune terre ne l\u2019accompagnait.De plus, la frise que l\u2019on retrouve sur certains murs, ainsi que sur l\u2019une des cheminées ne se retrouve pas dans les maisons de cultivateurs.\u2014 Et cette magnifique table canadienne ?\u2014 Achetée cinq dollars.11 m\u2019en a coûté plus cher pour la faire décaper.J\u2019ai dit à la personne qui me l\u2019a vendue que c\u2019était un peu cher : je n\u2019étais pas pour lui dire que c\u2019était une aubaine ! \u2014 Et cette armoire ?Et cette chaise ?Voilà que parti en campagne, stylo et calepin à la main, pour aller \u201carracher\u201d à Françoise l.oranger, quelques détails inédits sur sa dernière pièce (qui sera créée à l\u2019Egrégore, probablement en février) ainsi que sur.sa série télévisée, placée \u201cSous le signe du lion\u201d, je me surprenais à parler maison et meubles canadiens avec l\u2019épouse de l'architecte Jean Mi-chaud.11 faut dire que l\u2019occasion et l\u2019endroit se prêtaient admirablement à ce genre de conversation, puisque c\u2019est dans une vieille maison de pierre, tout comme celles q u i avaient fait mon envie tout au long du chemin, que niche, à St-Marc sur le Richelieu, l\u2019auteur que je recherchais.Après quelque vingt minutes d\u2019une discussion emportante, je tentai, à contrecoeur, de revenir à \u201cmon\u201d sujet.Ce qui fut difficile, Françoise Lo-ranger prétendant que, de deux choses l\u2019une : ou les gens savaient déjà ce qu\u2019elle pouvait m\u2019apprendre sur elle-même, ou ils n\u2019étaient pas intéressés à le savoir.\u201cMais enfin.\u201d \u2014 Depuis combien de temps écrivez-vous ?\u2014 Vraiment, depuis 22 ou 23 ans, alors que j\u2019ai commencé à écrire des textes pour la radio, avec Robert Choquette.Avant, j'avais bien écrit, adolescente, roman sur roman (romans que j\u2019ai tous brûlés d\u2019ailleurs), et j\u2019avais collaboré plus tard au Quartier-Latin, mais .\u2014Outre ces textes pour la radio, qu\u2019avez - vous fait ?\u2014Un roman, \u201cMathieu\u201d, que j\u2019ai présenté au premier Prix du Cercle du Livre de France, en 1949, et qui a été édité la même année; même s\u2019il n'a pas été primé.On n\u2019avait d'ailleurs pas attribué le prix, celte année-là.Une pièce, \u201cL\u2019Ecole des familles\u201d, adaptée pour la télévision sous le titre \u201cMadame la présidente\u201d, deux continuités, toujours pour la télévision, \u201cSo-phie-Magasine\u201d et \u201cA moitié sages\u201d.Enfin, cette pièce, toujours sans titre, qui sera créée, cette saison à l\u2019E-grégore, et cette série télévisée, \u201cSous le signe du lion\u201d, en cours depuis le 2 mai et,qui 'se ppur-v suivra jusqu\u2019au »19'décenr-\u2019 bre.\t¦ ¦ - ¦ ¦ * \u2022 \u2014Et cette pièce 7 \u2014Elle est bâtie sur la souffrance d\u2019êtres, membres d\u2019une même famille, la famille ayant été choisie comme toile de fond parce qu\u2019elle est une cellule, la première cellule.Bâtie sur leur capacité de souffrance, sur le ut résonance à la souffrance, sûr leur capacité de s\u2019accepter eux-mêmes, d\u2019accepter le monde.Puisqu\u2019en définitive, ce qui est important, ce n\u2019est ni le bien ou le mal, mais la capacité de souffrance des êtres.C\u2019est assez difficile à expliquer.\u2014Et cette série télévisée ?que je n\u2019ai d\u2019ailleurs pas eu l\u2019occasion de voir.\u2014Si vous n\u2019avez vu aucune des émissions, ça ne vaut vraiment pas la peine que je vous en parle.(avec un sourire) Non, vous n\u2019avez pas besoin de vous excuser.C\u2019était peine perdue.Françoise Loranger n\u2019aime décidément pas parler d\u2019elle ainsi.Qu\u2019une alternative : oublier l\u2019entrevue.D\u2019ailleurs, emportés par une passion que nous nous découvrions commune, pour les choses canadiennes, nous ne demandions pas mieux que de revenir à \u201cnotre\u201d sujet.\u2014Ce vieux coffre, tout au bord de la fenêtre ?\u2014Fait avec un vieux berceau, dont j\u2019ai pris l\u2019un des côtés pour en faire le couvercle.\u2014Et cette lampe, elle est de Mousseau ?\u2014Oui.Vous l\u2019aimez ?elle fait très bien à mon avis avec le reste.Le moderne s\u2019allie très bien avec le canadien, vu la simplicité de leurs lignes respectives.Avec sa permission, je furète partout, à gauche et à droite dans la cave, lui posant mille et une questions sur ses meubles, où et comment elle se les est procurés, sentant le pin d\u2019une armoire, ou découvrant ici, sous des portes vétustes, télévision qu\u2019on a ravi au modernisme.-r-Ce doit être formidable de travailler dans un endroit pareil ?\u2014Oui.Je dois dire que cette atmosphère m\u2019est essentielle pour travailler.J\u2019ai ici l\u2019impression^ de prendre racine.Il n\u2019y a pas de brisure entre lo passéet ,1e présent.Je m\u2019y \u2022 sens vrnimertt* canadien-\u2019 ue-française.Une maison moderne, avec meubles Scandinaves ou autres, pourrait être aussi bien habitée par un Allemand, u n Danois, qu\u2019un Canadien-français.On n\u2019y verrait pas la différence.Si l\u2019on veut vraiment se débarrasser des traditions, le meilleur moyen est encore de s\u2019y plonger.\u2014Comment écrire sur la souffrance, dans un endroit pareil, où tout est quiétude, paix ?\u2014Vous vous rappelez l\u2019histoire de Bouddha, qui vivait dans un grand palais et que ses parents voulaient tenir ignorant de toute souffrance.Un jour, il découvrit sur le chemin le cadavre d\u2019un animal.H se demandait ce qu\u2019il avait à ne plus bouger.Puis il rencontra un vieillard infirme, perclus.Il venait de faire connaissance avec la souffrance, en dépit des efforts de ses parents.On ne peut cacher la souffrance, elle est partout.\u2014Vous avez dit plus tôt que c\u2019était la capacité de souffrance des êtres qui comptait en définitive, et non pas le bien ou le mal.Que c\u2019est à cela que se mesure la valeur d\u2019un être ?\u2014Oui, tout à fait.Ici, l\u2019on cherche par tous les moyens à ignorer sa souffrance, à l\u2019oublier, ainsi que son caractère vivifiant.Alors que si elle est acceptée, comme il se doit puisqu\u2019elle est partie intégrante de son être et de son existence, elle permet à l\u2019individu de rejoindre les autres êtres et de progresser.Car tout ce qui progresse souffre.Regardez la nature .\u2014Et la notion du bien et du mal ?\u2014Il faut tenter de l\u2019écarter, en autant que l\u2019on se tienne bien en main.(Quoiqu\u2019on ne puisse pas l\u2019exiger des autres.) Puisqu\u2019enfin, il importe peu que l\u2019on juge bien ou mal nos actes, ou ceux des autres, le seul entière étant notre résonnance à ces actes, la vie qu\u2019apportent en nous ces actes.\u2014Vous parliez de Bouddha.Vous vous intéressez à la philosophie orientale ?\u2014Surtout hindoue.J\u2019y retrouve cette acceptation de la souffrance qui enrichit l\u2019être.Il va nous falloir partir.Elle nous fait alors visiter son terrain, qui regarde le Richelieu, nous expliquant en détail les changements et améliorations apportés.Tout cela, au milieu des virevoltes d\u2019une charmante fillette de 7 ou 8 ans, la deuxième de ses filles (l\u2019autre est mariée).Et l\u2019on se quitte sur sa promesse qu\u2019elle fera tout en son pouvoir pour me procurer quelques-unes de ces immenses cruches de verre, dont A3+B 26/LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 16 SEPTEMBRE 1961 A l'Hôtel de La Salle ¦ reâor M* 'm mm mm .1«ÉPS *Ü Un film d« celui que Montréal acclamait au dernier festival du Film au Centre d'art de I1 ELYSEE 35 outil Milton SUR LE PIANISTE d.TRUFFAUT Grand Prix d Critique Aussi i QUENEAU et RESNAIS LE CHANT DU STYRENE VI.2*6053 la Nouvelle WE.2-7186 Ce soir, à 8 h.30 Dimanche, 2 h.30 et 7 h.30 de l\\iJi N« manquez\"* pas les cinq premières minutes du film réâen le No racontez pas les cinq dernières, eau EGALEMENT A L'AITICHE PAS D AGE POUR ^ yves massard r ^ GEORGES ULMER* IkJLàsà FRANÇOISE JgP|99 SAINT-LAURENT Wfw LOUIS SEIGNER Comédie de Roger Ferdinand Mise en scène : Gérard Poirier \u2014 Musique G.Auric, avec Antolnetlo Giroux, André Fouché, tise tasalle, Louis» Latraverse, Jean Besre, André Cailloux, Nina Diaconesco, Jacques Galipeau AU STELLA - VI.4-1793 du- LUNDI au SAMEDI S h.30 -DIMANCHE MATINEE 2 h: 30 ef 7 h.30 cBIJOU, Mm L'UNE DES- DEUX SOEURS, r EST UN ETRE DIABOLIQUE, - ¦ MAIS LAQUELLE Odile Versais Robert Has se in Mystère, Violence Pense, Au menu du Pavillon: de l'opéra Jean Doyon, Monique Mercure, Marcel Sabourin et Lionel Villeneuve répètent ici une scene de \u201cMagie Rouge\u201d, de Michel de Ghelderode, dont ta première aura lieu a l\u2019Egrcgore*, mercredi le 20 septembre.Roland Laroche en a signé la mise en scene.\tb Georges Brassens à Montréal Si l\u2019amateur d\u2019opéra ne peut espérer trouver à Montréal de spectacles réguliers, il lui est quand même possible d\u2019entendre quelques-uns de ses chanteurs locaux préférés, dans des extraits du grand répertoire.Il existe en effet, dans notre métropole, quelques endroits où l\u2019on nous sert de grands arias en même temps que bousti-faille ou consommations.Le dernier né à cette formule est le Pavillon de l\u2019Hôtel de La Salle, qui fêtait récemment son dixième anniversaire.A cette occasion, les dirigeants de cet liôtel avaient convié à dîner les représentants de la presse, afin de leur présenter les vedettes de ce nouveau spectacle, Réjane Cardinal, mezzo-soprano, Clarice Carson, soprano, Pierre Boutet, ténor, et Peler Van Ginkel, baryton.\u2022>- Au menu, musical il va sans dire, des extraits notamment de \u201cFaust\", de \u201cDon Giovanni\u201d, de \u201cLa flûte enchantée\u201d, de \u201cCarmen\u201d, d\u2019\u201cIl Trovatore\u201d, de \u201cLa Bohême\u201d et des \u201cContes d\u2019IIoffman\u201d.Le tout très bien servi par des voix qui chantent juste et qui se marient bien pour donner des duos de qualité.Les chanteurs évoluent avec aisance dans la salle, ce qui ne fait que contribuer davantage à l\u2019union heureuse de la bonne chère et de la bonne musique.Un dîner à l\u2019opéra, certes chose très agréable ! R.G.C\u2019est Georges Brassens, l'enfant terrible de la chanson française, qui inaugurera la deuxième saison de music-hall de Jacques-Gérard Productions, à la Comédie-Canadienne, samedi soir, -le 23 septembre.Originaire de Sète où il naquit en l!)2t, Brassens vit à Paris depuis 1910, ne s'en éloignant très peu d'ailleurs.Sa vie publique commença en 1945, a-lors qu'il accompagnait d e s amis \"Chez Potachou\u201d, cette très célèbre boite de Montmartre.L\u2019un d'eux, Jacques Grello, croyant se payer sa tète, fit en sorte que Brassens fût invité à chanter quelques chansons de son cru.Ce fut une véritable ovation: on acclama ses improvisations et madame Patachon elle-même le convainquait dès lors de faire un début officiel dans sa boite quelques semaines plus tard.Il accepta, non sans quelques hésitations.Et il tint l\u2019affiche pendant plus d'un an, chantant son incomparable répertoire, réjouissant les habitués de la salle et leurs amis.Puis ce fut \u201cBobino\", le music-hall le plus célèbre de Paris, le \"Vieux Colombier\", où il régna en maître en compagnie du célèbre Sydney Béchet, puis Ces Trois Beaudets\".Depuis c'est la gloire et la renommée.Pourtant Brassens n\u2019est pas un \"amuseur\u201d, du moins pas délibérément.Il faut voir chez lui autre chose aussi qu'un bonhomme qui veut scandaliser à tout prix.Si certaines de ses chansons sont crues, parfois même osées mais jamais vulgaires, il les a écrites en toute honnêteté, avec conviction.Son style demeure dons la meilleure tradition de la satire et du fabliau comme chez Ronsard ou Villon, son premier maître.Il lui reste d'ailleurs quelque chose de Villon et de Ronsard, connue il est resté imprégné de Bonafaix, ce professeur, plus près de lui, qui l'encourageait à écrire des vers, et qui est devenu pour Brassens une \"mesure\" de public, un public de choix.Si telle chanson qu\u2019il venait de composer était, selon lui, de nature à plaire à Bonafaix, elle devenait du même coup digne de passer au répertoire.El parce que Bonafaix.lui, ne se serait pas formalisé de certains mots, considérés scandaleux par certains, Brassens en a adopté quelques-uns, cinq ou six_ au plus .enfin peut-être dix, si l'on inclut ceux qui lui ont valu le titre de \"porno-graphe du phonographe\u201d et qui justifient l'emploi du mot \"verdeur\" en rapport avec son langage.Mais tous ces mots, Brassens affirme qu'il les a \"entendus chez des gens bien, vraiment mieux que lui, et qui s'en permettaient aussi des pires et des plus osés\u201d, parait-il.Mais il a bientôt dépassé les cadres de Bonafaix.Il a.sans y porter garde, attiré l\u2019attention d'un public de plus en plus vaste, celui qui remplit ses salles, qui l\u2019acclame, qui demande ses dédicaces et qui achète ses disques.Ce publie, devenu une masse, s\u2019est substitué peu à peu au public de Bonafaix, s\u2019ajoutant à lui ou le supplantant.La foule a compris Brassens et a appris à l\u2019aimer.Au cours des spectacles suivants, l\u2019on pourra entendre Les Compagnons de la Chanson, du 2 au II octobre, et Charles Az-navour, du 11 au 19 novembre.SOCIETE PRO MUSICA Pour les jeunes de 7 à 25 ans SAIlf DU GESU IE SAMEDI APRES-MIDI, à 2 h.30 Septembre 30 \u2014 Orcheitra d» chambre McGill.Solistes: USE BOUCHER, pianist* Rafael Matella, clarinettist* Décembre 3 \u2014 Trio A cordée Peiquier avec Jetn-Pierre Rampai, Flûtiile Février 17 \u2014Quatuor Paganini Avril\t7 - Trio Baaux Art, (Piano, violon, violoncello) Prix da, bille,, : En .{,1.*3.00\tSéparément *1.00 le, étudiant, davronl préunltr Lu, certificat da naixanca, laur carte d# U Commission du Transport ou un» Ultra do lour profostour.les billeta à $1.00 seront en rente à partir du 28 septembre SECRETARIAT: 2130, rus DE IA MONTAGNE \u2014 Tél.: VI.5 0532 LA SOCIETE FR0 MUSICA HOTEL HITZ-CARLTOiV la dimanche à 4.30 de l'après-midi 1-Orchestre San Pietro de Naples 22\u2014Alfred Brendel, pianiste hongrois 12\u2014Quatuor Loewenguth et Gaby Casadesus, pianiste 3\u2014Trio Pasquier et Jean-Pierre Rampai, flûtiste 28\u2014Nicanor Zabalefe, harpiste 18\u2014Quatuor Paganini 11\u2014André Navarra, violoncelliste, et Guy Bourassa, pianiste 8\u2014Trio Beaux Arts OCT.OCT.NOV.DEC.JAN.FEV.MARS AVRIL Abonnement: $20.00 - Etudiants : $8.00 Chèque payable A la Société Pro Mu,ica - 3130 de le Montagne Secrétariat ouvert de I A 4 h.p.m.\u2014 Tél.: VI.5-0533 Programme de la saison * ?15, 16 septembre, 9 p.m.IL NE FAUT JURER DE RIEN comédio d'Alfred de Musset (2 DERNIERES) en tournée à QUEBEC les 22 ef 23 septembre (THEATRE CAPITOL) \"LA FOLLE NUIT\" IL NE FAUT JURER DE RIEN 23, 24 septembre, 11 a.m., 1.30 p.m., 3.30 p.m.\"MARIONNETTES\" (Micheline Legendre) lever de rideau (Mozart) \"NIK05 ET LE TRESOR\u201d (Chausson) 26, 27, 30 septembre et 1 er, 3, 4, 6, 7 octobre, 9 p.m.Reprise de \"LA FOLLE NUIT\" le succès do l'année Du 20 au 28 octobre, 8.30 p.m.\"DIE FALLE\" (en allemand) \u2018 de Robert Thomas JIN HOMME EST LA VICTIME D\u2019UNE FEMME, 4580 Joan Fairfax lA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 16 SEPTEMBRE 1961/27 ROSARIO GALAN Le 21, au Her Majesty's Retour des ballets Roberto Iglesias Roberto Iglesias et son célèbre Ilallet espagnol reviendront an Her Majesty\u2019s pour une troisième fois, pour une série de représentations allant du 21 au 27 septembre, avec matinée le 2t.Acclamée dans toutes les capitales d\u2019Europe, la troupe, qui compte une vingtaine de danseurs et de musiciens, est présentée à Montréal par Canadian Concerts and Artists à qui l'on doit déjà la venue au pays de plusieurs compagnies de danse espagnole, comme celles d\u2019An-tonio, de Mariemma, de José Torres, etc.La troupe de Roberto Iglesias, elle, nous visita à l'automne 1958, puis au printemps 19G0, et l'an dernier elle fit salle comble au Her Majesty's ce qui dit assez combien elle est appréciée par le public montréalais.La troupe ne compte que cinq ans d\u2019âge, et déjà elle a dansé dans toutes les grandes villes de l'Europe occidentale, en plus de longues tournées au Canada, aux Etats-Unis et dans l\u2019Amé-îique Latine.Après la présentation du spectacle d\u2019Iglesias au Wintergarden, à New York, le critique chorégraphique du \u201cNew York llerald Tribune\u201d, Walter Terry, écrivait : \"M.Iglesias et ses artistes nous ont apporté le spectacle de danses espagnoles le plus excitant que l'on ait encore vu.11 est sensuel, plein de virtuosité, dramatique, lyrique, parfois comique et somptueux toujours\u201d._ John Martin, du \u201cNew York Times\u201d, affirmait de son côté : \u201cIglesias est superbe ! Son solo dans le style flamenco vous fait lever de votre siège.En somme, une excellente compagnie\u201d.Ce jugement est à rapprocher de celui que portait sur la compagnie M.Jean Vallerand qui écrivait que Roberto Iglesias présente un spectacle \u2018\u2018hautement professionnel\".Outre Iglesias, la compagnie présente en tête d'affiche féminine la très belle danseuse Rosario Calan, qui a déjà paru à l'écran dans plusieurs films espagnols.Elle met aussi en vedette Esperanza, la soeur jumelle de Roberto Iglesias, et son frère ainé, Manolo.Les représentations auront lieu les 21, 22 , 23 , 25, 2oir : $5, $4.50, $4, $3.50, $3, $2.Matinée : $3 50, $3, $2.50, $2, $1.50.BILLETS IN VENTE «u théétr* Har Majaity'i ; i Canadian Concarta, 1622 ouait, Sharbroolra (aoul-tol); chai Ed.Archambault, 500 ait, Sta-Catharina al 2140, da la Montagna; au Salon do l'Horlogerie, 6960, St-Denii; 6 310 oueit, Henri-Bouraita, et i Pinaflor, 4092 ou.it, Sherbroolce.DU 11 AU 17 SEPT.m ffffâik i 4?m ali on al zil ZePMDtFMS\u2019 ,220 ST.Cv*,T~.\t^ COMMENÇANT LUNDI, LE 18 SEPTEMBRE A!M>pBErfiIM»IP\\Gl\\E (Donalda) .\tP UK II U F ROBYN, (chanteur) 15 nrllslftt en wène V _ :\t\\ $ægp*: WStëSEi 1\\.Modèle no RST-500 sSS Stéréo REGAL wJêlÊÊSl wvwwwvwwwvwwwwwwwvwvwwvv STEREO HAUTE-FIDELITE ¦ Sas «aaâ üi PHILCO *-\u2022*->*> -MM [g||K|g Modèle no 1732 - LE \"LA SCALA II SUPER-SPECIAL f du SAMEDI SOIR DE 6 HRES A 10 HRES g-Sg SPECIAL FAUCHER RADIO-STEREO CONSOLE GRATIS REGULIER $139 BAS PRIX FAUCHER SPECIAL du SAMEDI SOIR \u2022\tAlbums Haute-Fidélité et \u2022\tStéréo d'une valeur de $50 \u2022\t4 haut-parleurs \u2022 Cabinet fini acajou naturel \u2022 Contrôles séparés \u2022\tUne valeur imbattable I rue BEAUBIEN CR.4-4373 fin»: ¦:> \u2022\u2022\u2022 JJii E-SSI \u2019M00B0000M ¦mnÉ \t H «WJ® ibtiêrÿq : >k 28 I A P-^SSE, MONTREAL, SAMEDI 16 SEPTEMBRE 1961 DU DÉBUT DE LA SEMAINE LUNPIl, MARDI IT MERCREDI SEULEMENT DE NOUVEAPJ.FAUCHER profite du début de la SEMAINE PROCHAINE pour offrir au grand public des AUBAINES en APPAREILS HAUTE-FIDELITE et STEREOPHONIQUES VRAIMENT SENSATIONNELLES .PROFITEZ DE CETTE VENTE ! *60 de DISQUES RCA VICTOR (\u2022It.VriS siv«»
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