Le jour : indépendant politique, littéraire et artistique, 1 juin 1946, samedi 1 juin 1946
y è Groulx vs St Esprit-Cardinal vs Évêque 9ième ANNEE No 39 10 CENTS LE JOUR INDÉPENDANT POLITIQUE, LITTÉRAIRE ET ARTISTIQUE 1 er juin 1 946 Aussi Ion# tom/)a tfuo.los cIiohos iront systônw liqnoinvnt mol, je rnnlinuorni syslômn liifiwnion t a diro (fii'olios no vont /ms ht on — Uni ri IK)i Mil MHT Directeur-Fondateur: Jean-Charles Harvey Administration et rédaction, 180 est, nie Sainte-Catherine (suite U), Montréal Case postale 20, Station “N" — Tel.*i'Lntenu 8171 Knlaclcur en eltef: Kiiiilc-Cluirlcs llumcl LA BETE Cardinal McGuigan PEUPLER VS Mgr Desranleau AVEUGLE LE PAYS Il se peut que l’acte extraordinaire posé, samedi dernier, par le président Truman, sauve la démocratie d’un désastre.Les pouvoirs spéciaux qu’il a demandés au Congrès américain, pour mettre un terme, avec toute la force de l’Etat et l’appui de l’armée, au sabotage systématique de l'économie de la nation, nous indique la voie à suivre chaque fois que des irresponsables paralyseront une activité nécessaire à la vie et à la sécurité des gens.Le peuple veut savoir s’il peut compter sur l’autorité de nos régimes libéraux pour le protéger, ou bien s’il doit s’en remettre à une dictature de droite ou île gauche pour sauvegarder ses intérêts essentiels.Ne nous faisons pas illusion, il n’y a pas de moyen terme: ou bien nos gouvernements démocratiques sc montreront capables de force et d’énergie, ou bien ils seront brutalement supplantés par le prestige du “chef” qui s’impose à la foule chaque fois que la chose publique n’est que désordre, panique et confusion.C’est pourquoi nous croyons que M.Truman a trouvé la réponse à l’angoisse de notre temps.Sa façon de casser les reins aux animateurs de la grève des chemins de fer nous comble d’enthousiasme et de reconnaissance.Nous souhaitons que John L.^ Lewis, ce professionnel en demolitions industrielles, ait le même sort.Et qu’on sache recourir au même moyen chaqife fois que les circonstances et la gravité de la situation l’exigeront.En (lahlissant en principe et en pratique qn il est illégal ou criminel de faire la jjrè\e contre 1 Etal, ceat-à-dire* contre la nation, on • empare de la seule arme démocratique qui nous reste pour empêcher 1a désorganisation économique et sociale des seuls et rares pays qui jouissent encore de quelques bribes de liberté.Sachons nous servir de cette arme.J’écoutais, samedi dernier, le Message au Congrès du président des Etats-Unis.Les applaudissements prolongés qui 1 ont accueilli, quand il a proposé qu’on fît une loi l’autorisant à sévir contre les grévistes, da’ns les entreprises passées, par mesure d’urgence, sous l’administration de l’Etat, démontrent à il en pas douter la popularité de ce geste énergique.La majorité des journaux américains et canadiens a approuvé, avec ou sans reserve, cette mesure de salut public.Le.phénomène évident, dans cette pénible affaire, c’est que la plupart des citoyens îles Etats-Unis et du Canada sont las de se faire bousculer par d infimes minorités de gens, employés ou patrons, qui ne tiennent aucun compte de l’existence du public et qui semblent • imaginer qu’eux seuls ont des droits à revendiquer .et des maux à souffrir.La dictature des minorités, ce n’est pas de la démocratie, c est du fascisme ou du rommuniftmc.Qu’on me comprenne bien.Le droit de grève est légitime en principe, mais il ne devrait s'exercer que lorsque tous les autres moyens ont échoué, ou lorsque tout compromis raisonnable a été écarté.J’ajouterais qu’il est du devoir de l’Etat d’empêcher totalement l’exercice de ce droit en certains genres d entreprises qui forment la structure économique de la nation _- » - Jean-Charles HAI1VEY A VEC LE SOURIRE Le cardinal McGuigan.archevêque de Toronto, a été fort touché de la réception enthousiaste et cordiale que lui a faite Québec — ville insurpassée, a dit Son Eminence, pour ce qui est de l'hospitalité et de l'amitié.Le nouveau prince de l'Eglise a déclaré, à l'université Laval, qu'il apportait « un message d'unité au Canada dans notre amour mutuel en Dieu ».« Que les catholiques s'unissent aux non-catholiqucs dans un respect mutuel et une bonne volonté, a-t-il dit, afin que.malgré la diversité de races et de croyances, ils deviennent les exemples éclatants d'un magnifique amour fraternel », Ce sont là les paroles d'un véritable chrétien et d'un véritable patriote, celles que l'on doit attendre d'un serviteur de Dieu et d'un Canadien.Ainsi que l'a fort justement souligné le cardinal McGuigan, les Canadiens, quelles que soient leur origine, leur langue, leur religion, doivent être unis dans une même bonne volonté, dans un même amour fraternel.Voilà qui nous change, et nous repose, des cris de haine et des appels à l'intolérance lancés trop fréquemment par des fanatiques des divers clans.Mais, pour que les catholiques puissent s'unir aux non-catholiques, il faut que les uns et les autres aient l'occasion de se rencontrer, de se connaitie, de collaborer à une oeuvre commune de bonne volonté et de patriotisme éclairé.Or.où sc rencontreront-ils ?Pas dans les assemblées confessionnelles, assurément.On ne demandera pas aux catholiques de fréquenter des réunions religieuses protestantes ou juives, pas davantage qu’on ne s’attendra à ce que les Israélites ou les protestants assistent à des cérémonies du culte catholique.Restent donc les sociétés neutres : unions syndicales ou professionnelles, clubs sociaux, associations de bienfaisance.Et c'est contre ces sociétés neutres que s’élève précisément un prélat du Québec.Son Excellence Mgr Desranleau, évéque de Sherbrooke, qui interdit à ses ouailles de faire partie de tels groupements non confessionnels.Si les fidèles du diocèse de Sherbrooke obéissent strictement aux prescriptions de leur évêque et se retirent des sociétés neutres, comment pourront-ils, selon le vœu exprime par le prince de l’Eglise qu'est Son Eminence le cardinal McGuigan, rencontrer les non-catholi-ques dans un respect mutuel et un esprit de bonne volonté, et devenir les exemples éclatants d’un magnifique amour fraternel ?Le cardinal et l'évêque tiennent un langage différend.Lequel exprime les sentiments les plus authentiquement chrétiens ?Lequel sert le mieux la cause de l’unité Sommes-nous des avachis?Son Excellence, Mgr Eugène Limoges, évéque de Mont - Laurier, vient d’aviser les membres catholiques du Club Rotary de Maniwaki d'avoir à donner leur démission de cette société sous prétexte qu’elle serait maçonnique.On sait qu’un avis de ce genre équivaut à un ordre.C’est pourquoi l&; fidèles se •ont empressés de se démettre.II st connu qu'il n'y a rien de commun entre le Rotary et la maçonnerie.II est regrettable qu'un haut dignitaire ecclésiastique prenne le risque d'affirmer de telles choses •ans prendre la peine de se bien renseigner.D’ailleurs, il faudrait savoir si les maçons du groupe anglais sont un danger pour la foi.Nous en doutons fort.La question n'est pas là.Les directives de l'évêque de Mont - Laurier s’accorde - elles avec les paroles du cardinal McGuigan, à Québec (Voir article de M.Hamel) ?Les sans-culottes La seule véritable révolution fut la Révolution française.Car elle se fit avec des sans-culottes, des dépenaillés, des loqueteux qui montrèrent au monde qu’on peut mounr pour la patrie, sans discours d'académiciens enregistrés et sans uniformes.Surtout sans décorations.Rien que pour l'amour sacré de la Patrie.La Révolution de Cromwell fut de la petite bière, agrémentée de murmures ultra-puritains qui, malgré tout, tempérèrent le mouvement du peuple, tout en faisant tomber un simple tête dans le sable.La Révolution allemande de 1848 fut une foutaise, celle de Hongrie également.Quand la terre trembla en Russie, on sembla suivre la voie des ‘‘grands ayeux” (sic).Les autres révolutions se firent à grands coups d’uniformes, du Mexique a l'Allemagne, sans oublier la Chine et l'Italie.Depuis, la Botte et le Reich ont perdu leurs dorures sur tranches.Mais la Russie qui avait commence par supprimer les epau-Quant à nous, la campagne systé-| !ettw< ]„ décorations, les grades, manque d'isolement des Laurentiens j Jw „|reSi a f,n; par y revenjr.en réserve indienne nous intéresse, i ,, Nmis n„ __________ _________ Les Héros du Proletariat sont sous ne croyons pas que cette cam- \ pagne réussisse.Si certain pasteurs dorés sur toutes les coutures.On ne croient tenir l’élite canad.enne-fran- ! di?!ln(nlc !m nombnls des ma ib continueront à perdre du terrain.Ils se font grandement illusion s’ils croient pouvoir retenir sous leur houlette tous ceux qui pensent et qui font semblant d'être soumis.Cela ne durera pas.Je me permettrai toitefoi- de dire à ceux qui se laissent manoeuvrer sans protester, qu'ils ne sont çaise par de tels procédés, ils sej^™* “ov,ét,?ue* f'u! nt com'.trompent.Ils ont déjà perdu leur ! Piment devant .es photogra- emprise, pour des extravagances de Mafrç eu”, va$,es ce genre, sur les meilleurs cerveaux ,! n -v a Plus « Piace P°ur le?dc' I de cette province.S’ils persistent, | coraAtlon'' ?vÇn,r" e! ?UI v,endronL ! • I Aussi les heroïquîssimes portraits j j de MM.Konev, Rybalko et 1 ito ; j nous font penser invinciblement au i ! célèbre dessin dc Raffet, montrant ' ; trois magnifiques soldats de la Ré- ; j volution et suivi de ces quelques ivers : J'ai l'honneur de croquer sur ce J 1 bout de papier I que d.rs avachis.I! existe, pour eux.j Comme papa Charlel trou Sveules : Un tribunal: c’est Rome.Pourquoi [de troupier:, j ne portent-ils pas leur cause au bon- , Soldats déguenillés, qui plus ar- ^canadienne, de la grandeur nationale et dc I charité du Christ ?Il faut bien observer, aussi, que le vœu d amour chrétien exprimé par l’archevêque de I oronto sc trouve également contrecarré par tous les enseignements dc l'Ecole Sociale Populaire, qui sont de nature à semer la division entre Canadiens, à isoler les catholiques de langue française dc tous les autres groupes canadiens, et à semer à travers le pays des ferments de méfiance et d'inimitié.Mais le T.R.Pere Pie-Marie Gaudrault, provincial des Dominicains à Montréal, a réfuté avec trop d'éloquence et d'ardeur chrétienne les thèses dangereuses de l'Ecole Sociale Populaire pour pu il soit besoin d'y revenir ici.Il est un autre point sur lequel Son Eminence le cardinal McGuigan a insisté, à Québec : « Le caractère national, la langue, les institutions et les traditions d'un peuple ne doivent pas être des obstacles à la charité et à l'unitc dans le droit catholique.Le Souverain Pontife a récemment donné cette grande leçon au monde catholique en introduisant dans son conseil un caractère dc grande universalité.Gctte leçon, dans un monde Bien déchiré par les différences de races, est nécessaire et les chefs du monde doiveni en tenir compte s'ils veulent prévenir un autre conflit».Cette grande leçon du Saint-Père, que le cardinal McGuigan rappelle avec tant d à-propos.M.le chanoine Groulx en tient-il compte 1 S en est-il inspiré dans les propos qu'il a tenus la semaine dernière à Carillon ! Mais je n ai pas à m allonger là-dessus : je renvoie le lecteur à I article dc mon confrère et ami Paul Rjycrin.en dernière page ; on y voit que M.le chanoine Groulx n est pas en opposition seulement avec Son Eminence le cardinal McGuigan et Sa Sainteté le pape.î- il reste que 1 archevêque-cardinal de Toronto a prononcé à Québec dc grandes et utiles paroles, que les catholiques dc langue française de notre province auront tout intérêt à méditer.Nous ne doutons pas que le nouveau membre du Sacré Collège n'ait fait qu’exprimer, très exactement, la pensée et le sentiment de son grand ami, Son Eminence le cardinal Villeneuve.Mais comme l'archevêque dc Québec ne peut, pour des raisons évidentes de diplomatie et de mansuétude envers les divers groupes catholiques de cette province, sc prononcer aussi librement et prendre aussi fermement parti, nous saurons gré au cardinal McGuigan d avoir dit des choses que tous les catholiques canadiens désiraient depuis longtemps entendre affirmer par une voix aussi éminemment autorisée.Emile-Charles HAMEL Huiles les deperhes et les lettre* que lions reervoni d'Europe nous tléerrienl un eonliiienl affamé, aux ville* eu ruines, au v maisons dévastée*.Le bétail est décimé, le* champ* de grain gravement endommagés par toute* les opération* militaires «pii s’y sont déroulée*, et Ton ne sait quand et imminent la situation alimentaire pourra être rétablie.Celte atteinte aux force* physiques de l'Europe a l’effet le plu* ilés,,»lmix *ur se* énergie* spirituelles.Partout, c’est l’inquiétude qui règne, I agitation, le desespoir ou I insouciance plus dangereuse encore.La culture séculaire de l’Europe, qui avait été la lumière «lu monde, ne semble pa* moins menacer que sou équilibre politique et sa saute materielle.Il n’v a dune rien d'étimnanl a ce que de* millions d Européens soient prêts a profiler de la chance la plu* minime «pii leur serait offerte de tenter de refaire leur vie dan* "" nouveau, auquel auraient été épargnée, de telle» destructions.Le Canada, aver son vaste territoire capable d'accueillir de* millions de nouveaux habitants, r*t l’un de ers mondes neufs auxquels aspirent tous ce* infortunés dnnl l’existence a été *1 cruellement ravagée, dont l'avenir parait si iiieertain.Mais les portes do Hamida leur sont fermées.Les autorités canadienne* diront, et avec raison, qu'elle» ont assez à faire, en ce moment, de rapatrier nos soldats «pii ont combattu outre-mer et de faire venir le* femmes qu'ils ont épousée» là-bas.et les enfants qu'ils en ont eus, C’est là, toute évidence, un devoir «pii passe avant ton* les autres, Mail d autres devoirs viennent ensuite, «|ti’i| ne.faut pas lion plui négliger.Noos avons I obligation morale d'aider à restaurer un monde que la guerre a plonge dans le chaos, et nous pouvons aider à cette restauration en oflranl asile à autant d'Européens affamé* et sans foyer que lions pouvons en assimiler.Le Canada n'a pas besoin d’accueillir tous ceux qui «’offrent a immigrer ici.Nous sommes à on moment où nous poovima choisir, et choisir d'excellents sujets, des hommes cl des femme» qui feraient des citoyens canadiens que nous pourrons estimer, qui apporteraient a notre jeune pays mie réelle contribution dc metiers et d arts peu connus ici, des secrets industriels et professionnel* jalousement gardé* pendant de* siècles en tel et tel pays d Europe.Nous pouvons choisir nos futurs compatriote»' avec soin parmi une foule de candidats dont la plupart u’aiiraient jamais songe à sexpaliœr sans les malheurs inouï* qui *«• «ont abattu* »ur leur pays, I ne aussi belle occasion pour le Canada de * enrichir d un capital humain de première qualité ne s’offrira peut-être jamais plus.Il m1 fail pas de doolc qo en sauvant du désespoir de* millions d Européens, en aidant à rétablir lu situation internationale, c est encore au Canada, cependant que non* rendrions le plus signale service en clahlissant nu syslèmo d immigration bien contrôle, qui procédé à un choix minutieux des candidats.' — I" v»j» *- Emile-Charles HAMEL A VEC LE SOURIRE LE SOPHISME JÉSUITIQUE verain Pontife lui-même?Wient u.rprw de* résultat;.P.R.[dents que braise, ! Pour chiffre matricule avaient i [Quatre-vingt-treize".j Avec une clarté et une logique impeccable, le R.P.Gaudrault, provincial des Dominicains, a démontré, dans son fascicule Neutralité et Non-Confessionnalité, que des catholiques peuvent en toute conscience appartenir à des sociétés qui, comme telles, ne portent officiellement et collectivement aucune étiquette religieuse.Ce principe de neutralité bienveillante, je dirais de respect de la foi chez l’individu, est tellement admis, dans des milieux comme les nôtres, que nombre de catholiques sincères et convaincus n ont cessé, depuis longtemps, de s associer, pour toutes fins pratiques et sociales, à des groupes d'honnêtes gens où ils avaient la certitude de ne se heurter à aucune animosité religieuse entre des personnes de croyances diverses.En dépit de cette vérité très simple et bien humaine, certains jésuites, incapables de tenir compte des réalités, trop naïfs, trop éloignés de la vie ordinaire pour juger sainement des nécessité* du milieu, cherchent à nous embobe-liner de leurs sophismes pour nous faire croire que ie catholique, en entrant dans une de ces sociétés non-confessionnelles, admet par ie fait I égalité de toutes les religions.On sait bien que c est faux a sa face même.Lisez plutôt ce qu'écrit, a ce sujet, le R.P.Louis-C.de Léry, S.J , dans la Voix des Mines de mai 1946 : t L Eglise n'a pas voulu, en détournant ses fidèles de ces société*, attacher aucun péché a une désobéissance à cet avis.Mais ! inscription a une société de ce genre amènera quasi infailliblement des manquements plus ou moins graves: cans parler des inévitables dangers qu elle comportera toujours : neutralité, indifférence religieuse.ou du moins tiédeur dans la pratique de sa foi.* Le P.Gruber, dans un remarquable article intitulé Masonry de la Catholic Encyclopedia notait que celle-ci s infiltre dans toute' ces associations neutres et leur infuse -son esprit sectaire ou déiste.x Le Rotary, par exemple, a été fonde par un maçon notoire.Paul Harris.En 1929, la Congrégation Consistoriale, a la demande de plusieurs évêques, répondait qu'il ne convenait pas que les clercs donnent leurs noms aux Rotary Clubs ou assistent à leurs réunions, hn vain, le président fit un voyage exprès a Rome : le Saint-Siège maintint ‘a décision.* Ces clubs ont l’avantage, écrivait un catholique au Citizen d'Otta'va, de faire oublier les différences de religion ».Justement ce qu'un catholique ne doit jamais se permettre.Chacun, du reste, lût-il juif, orthodoxe ou protestant, s il est de bonne, foi, devrait être a"ez loyal envers sa religion pour la croire meilleure tout en respectant dans la pratique les convictions d autrui.Un orangirte.qui sera toujours un protestant, est plus logique de ce chef, et souvent moins dangereux qu un rotarien.Nous comprenons la difficulté que certains catholiques ayant des relations nécessaire' avec nos frères séparés, peuvent éprouver a leur expliquer 1 attitude de lhgli.se en cette matière L argument: ci-dessus nous parait de nature a ne froisser personne.* Notre programme nous encourage a nom identifier si possible, avec tous les groupes religieux ».déclarait a Chicago, selon une dépêche a la Presse, le président du comité international de I aide a I église des Kiv/anix.Erreur, que la lettre des Pere'- du Com.de Plénier de Québec aura réfutée dès 1910 : « Un catholique rie peut nas admettre que toute le- religion•• sé'hfr une mala-; die tie *e répandre par contagion.; I y ra;>;K)rt qu'il a soumit, a : f on-i 'Cil.en prevision de ia conférence ' internationale rie !» -ante qui ,'ou-vnra a New York le 19 juin pro-charn, recommande ! établissement i tj une organisation mondiale tie ia anté destinée, entre autre! chose», a : 1 Atteindre au plu* haut degré : possible rje santé phyc-que et men-1 Mie pour tous N, peuple*.2 - Prévenir >r maladies e» frnom* ! difficile que le» gens): peinturer la jrnauon (cru simplement la b-coa-e) ; I planter de, arbre; d’ornementation; ; emever I-, panneaux réclame, >ut- \ tout ccur m anglais (rigoureu-e-; ment authentique): enfin avoir de» i poubeur, métallique» .pour mettre ! le, déchet, (évidemment).I! ne manque plus que de > *>ti-jqver le nombril pour cette magnifique remains, avant d’aller dernarv-I d-r aux Anglais du reite de la pro I vtnec de paver une partie de ia note, i ly.pann-aux-réciame» 'le bingo, irnérne rédigé* en «-squrrnaux seront i îoI**/£î.Ou -’emH- it comme on peut, die J wul ,a vici.ie dueguc.,.' 1 I Page 2 LE JOUR LA BÊTE AVEUGLE - •— «nl!« our laisser passer, comme une lettre à la poste, l'asseition exagérée, pour ne pas dife plur, que tout va presque pour le mieux dans le meilleur des mondes.C'est très beau de parler de bonne volonté, encore faut-il que ce ne soit pas en sens unique.La tournure vague de certains textes, tournure voulue, ne change rien à une siliition de fait.Crier à la persécution, ou presque, parce que les demandes unilatérales d'un groii|>c ethnique ne sont pas acceptées ailleurs avec la même sérénité déconceitante qu’elles sont présentée», ce n est pas précisément la bonne voie pour atteindre I entente.Appeler liberté le droit de tourner la loi (en matièie d’éducation) est aussi abusif que d'appe-ler liberté le droit de tuer son prochain.Je trouve à j la page 68, par exemple, cette phrase caractéristique: "Or, la personne humaine manque sûrement de liberté, dans un pays où le (sere de famille n’est pas libre, légalement ou financièrement, de faire enseigner à se» enfants la religion de son choix et la langue apprise sur les genoux maternels." » Dans tout le Canada le père a le droit de faire enseigner la religion à ses enfants, Icgulancnt.Il n'existe du reste pas d'écoles vraiment neutres dans toute l’ctendue du pay».ta question e»t trop étendue et trop compliquée pour que je puisse la discuter en quelques lignes.Il faudrait un article spécial pour répondre à Eugène L'Heureux.II est regrettable de constater que l'ancien rédao leur en chef de l’A.C., n’ait pas :.u parler plus intelligemment de la politique parlementaire et de l'essence du gouverneront d’opinion.Brandir le* lextrs de» autres pour §rrivct à ne rien dire de compromettant n’est pas du très lion joumnlisme.Ni même du journalisme tout court.Quand vous parlez d'un régime La Bibliothèque Républicaine Le» Edition» de la MnUon Française, d» New-York, lancent une nouvelle collection: In "Blbltuthèque Républicaine" «ou» la direction de MM.Henri Urugter «t H.Mlrklno-Gueuévltch.Le profesmur Lauglar est bien connu à Montréal, où 11 ne » est (ntt que rie» nmU, nu cour* de »on séjour parmi nous, comme chargé de cour» à l'Université de Montreal.On se rappellera le» livre» qu’il n publié» au Canada, K» Initiative» de toute »orte qu’il a lancée», comme la Itrvue de Iliuloglc rappelons plu» particuliérement lft collection "France Forever’ dont Il malt été l'Initiateur, aux Edition* de l'Arbre Cette collection n’étalt po* aune analogie avev celle que noua présente aujourd'hui la Mnbion Française.Le premier volume à paraître dan» la "Bibliothèque hllcalne" eat La Quatrième Hépuhllqiir, de M.Borle Mtrklne-dueiz.-vltch.Ce dernier eat avantageusement connu nuasl au Canada, ,t la suite d'une longue et féconde collaboration è d» nombreux Journaux français qu» nous recevions Ici avant In guerre, et à la suite aussi dn son beau travail poursuivi en exil en Amérique, durant le conflit.Sign., Ion* aa participation active h l'oeuvre admirable d» la revue La H, pu.hllqii* Française publiée aux Etats-Uni* au cour* de ce* demi',,» année*.Le volume de près de 300 page* qu’a signé M.Mlrkln*-Gurtz-vltch *e divise en trot* partie» In République d'hier - la République provisoire — République de demain.Voilà un ouvrage qui répond ii bien dea queallon* que l'on ae poie aujourd’hui à l'égard de la France, de aon orientation, de se» tendances.Voilà, surtout, un ouvrage qui «'Inspire d'un sain républicanisme et où l'on trouv» un beau souffla démocratique.ess e Cohen te convertit M.Gustave Cohen, historien et philosophe français Men connu, qui appartenait k la religion Juive, c'est récemment convettl uu catholicisme, d'npié* A U Fil A U, hebdomadaire américain publié en anglais et en allemand.M.Cohen qui, nvev Jacques Murltaln, était l'un de* fondateur* de l'Ecole française de» Haute» Etude» de New-York n ,-tè baptisé par le père Ducatlllon, une autre figure également bien connue au Canada.M.Cohen est récemment rentré à Parts, où II avait établi «on foyer avant la guerre.e • t e Un nouveau Simenon Le» amateure de» roman» de Simenon — et Ile sont nombreux ch»* noua — goûteront certainement In dernier volume de cet auteur, lu* Fui to do Monsieur Monde, publié à New-York par Brentano» et distribué au Canada pnr les Editions Pony, Monsieur Monde est un poisonnuge bien sympathique et le lecteur le enivra avec intérêt nu cour» d« sa fuite, à travers un récit où Simenon fait valoir ee« excellentes qualité» de conteur.Le» Oeuvres Nouvelles Le sixième numéro des "Oeuvres Nouvelle»", publiée» par I* Maison Française do New-York, offrent mio belle variété de lecture».Voici le sommaire de ca volume, qui rappelle agréablement les ’'Oeuvres Libres” qui nous venaient da Franc» avant la guerre et trouvaient chez, nous de nombreux et fidèle» lecteur* ALFONSO GARCIA ROULES."L'Université do Parts A travers les siècles" préface d« JUI.KS ROMAINS; OARIUH MILHAUD, "Note* sur Erik Halle'-HUGO ME R LS, "U tyran d’npié» Platon"; GEORGES WEBER SCIIIRMKU et OHAKL1M PENOO, trois contes; "Pilou - Coup d* Noroît" - "Lit Plongée"; ROGER PICARD, "Vie, mort et renaissance dos cite» ; MARLT8E PHILIP, "Pionniers Français d'Amérique", • • • • A la Société d’Etudes et de Conférence» Nous tenons à féliciter Mme Maurice Hudon de son élection à la Société?d'Etude» et de Conféiences Ce choix est rnllèiement Justifié, tant par l'Intérêt et In valeur des travaux présentés depuis plusloma années s cette société |sir Mme Hudon, que par l'inlassable dévouement dont celle-ci a fait preuve comme membre de cett» société, • • • • Quand cet inconnu prie .Le* Edition» Pony ont réimprimé su Canada, en vertu d’une entent* avec Plon, de Pari», La Prière du Dr Alexl» Carrel, auteur du célèhi# ouvrage L'homme cet Inconnu.Ce aont des pages qui se lisent uveo Intérêt, souvent svoc émotion, où un savant décomposa de façon scientifique I» phénomène de la prière.• as* Actualité de Balzac Balzac est l’un de» plu* grands écrivain* qui stent existé, C’»*t l'un des créateurs du roman moderne, dont II demeure un msltr* Incontesté.Il faut s'étonner qu’au cours de la guerr*, alors qu* no» édltturs faisaient tant de réimpressions et de rééditions, Il n'ali paru qu'un seul livre de üslr.nr, ei encore.j»r>r un toman.Il a agi' du Petit traité do la vie élégunt» publié pai IJeaucbemln.Mills au coin» île c* dernlei» rnol*.nos maison* d’édition »e «ont bien roprlac».Quatre livre* il» Balzac ont paru h peu d'InUrvnll*.La» Edition* Variété» nous or.t donné, pour leur part, deux des plue grands romans de Balzac Eugénie Grandet et César Hlrottemi; l«» Edition* démocratique vous ne pouvez dire que la dernière ! IA,,l|t' "nl réédité I nc ténébreuse affaire, lundi» que le» Edition* autorité en la matière est une opinion de jésuite ou de deux jésuites ou même de trois.Il reconnaît pourtant la nécessité de* partis politiques.,.à condition, bien entendu de ta contrôler, de près ou de loin.Il y a pourtant par-ci par-là des opinions assez, “avancées” pour un homme de l’A.C tas tare* et ta faiblesses sont trop connues pour qu’il soit nécessaire même de ta effleurer.I outei les institutions sont logées à la même enseigne.• Quand plus loin il fait prerque le procès du système qu’il semble accepter tout d’abord, on (>eut lui raj>-perler que les peuples ont les gouvernements qu ils méritent, les journaux qu’ils méritent, le clergé qu ils méritent.On pourrait même aller plu» loin.Il insinue que si les populations sont inaptes.C.est donc qu il reconnaît implicitement et même explicitement que tout est question d’éducations qui ne soient par uniquement n'es centres de production en série de membres du clergé.L’Heureux est assez ambigii sur I* question de savoir qui est nationaliste et qui ne l'est pas 1! est cependant assez, large dans ses vues sur ce sujet.Je passe sous silence la question économique parce que malgré toute sa bonne volonté la transfuge de l'Action Catholique n'y a vraisemblablement jamais rien compris.F.t pas lui seulement, du reste, ta bouquin finit par de* mélanges.A mon humble avis, c’est ce qu'il y a de meilleur dan» le bouquin, c ct-à-dire, c’est ce qui est le plus léger, ta» grandes études "approfondies* ne conviennent pas à Euvene l’Heureux.Pourtant on ne pouvait par laisser passer inaperçu.Il y a quelque bon et pas mal de mauvais.Ce qui est important de retenir c est que I auieur d’"Opini» valeur morale • • t • Ceux que j’ai connus Voila le titre du livre de M Gustave Cohen 'fie viennent de publier les FaJitlon» de l’Arbre, et qui est consacré a Maeterlinck, France, d'Annirnr.lo, Barrés, Wllrnotte, Brunot, Isuison, Bédler, Valéry, Giono et I Mnrltatn.Nous n'en dirons P«s davantage aujourd’hui de ce livra nous réservant d'y revenir plus longuement dans une prochaine Chronique E.-Ch.H.Faites abonner un ami! Sachez grouper autour de ce vaillant hebdomadaire toutes \les forces de la pensée et de la raison.C\W le meilleur moyen de prouver votre sincérité ti d’as3tVer k triomphe de vos convictions.Germes de mort.Ln membre de la Chambre des Représentant» cta LtaU-L’ni» a dé-j claré très récemment que !a bombe ! re le plutonium.le neptunium e» * ime et l’invention également.On chu-1res c'i-p- radio-actif» à nombres j choie que l’invente r du procédé j' drven.atomique e-t périmée a la suite d'une découverte wruationnelie.On aurait parait-il trouvé le moyen de contrô-er la guerre microbrenne.ce qui, évidemment, laisserait bien en arne- on la répandra en es ma CR •: L’inventeu trouve te lernenl terrible qu i! a sug-, ,., , 'géré de ie nommer du nom Oe a , , j , be.'le-m'r*.sous r.e «oenme» pas in- venteur à be:!'-mére el new; suggérons au gouvernement canadien d’uti!i*er simplement le» miasme; rnorte!’ qui s’échappent d*» théorie» de .‘abbé Groulx.I out > monde , atomiqu On I de !a peste Mai 'andts qu’au temps jadis on la répandait tans le savoir et san» le vouloir, au XXeme voulant et en certes un prer- re» te encore anony- •rêver».Car li ne sera pa* le-» contrôler.lus p° »oboc lor.U" x 6 Lan* d acier Shethetd I13.CJ Réservez la vôtre aujourd'hui.Livrai» n au commencement de mai 35 WH PERRON sïï& V faJ GRAINETIERS L PÉPINIÉRISTES JJS BIV0 ST LAURENT.MONTRÉAL Bulletin de Laval Le bulletin des relations industrielle de Laval — no 9.mal 1946 — vient de paraître.En voici ie sommaire: esquisses psychologi- que» (suite); un département de I psychologie du travail; les congés j payés dans la province de Québec; | double caractère du travail; pro- ductivité du tr avail, source de ri- cht*A$e£.Le prix de 1' abonnement est de $1.50 par année S'adresser au Dé- parlement de.*» Relations indus- trielîf*.F acultt • des Sclew zes £v> m i VIMONTIERS Edmonton, 17 mal 1946.Monsieur le Directeur, Connaissant par vos écrits dans le Jour vos sentiments de bienveillance envers la France, puis-je vous demander une place dans une des colonnes de votre estimable journal en faveur de ma petite ville natale fortement éprouvée par les bombardements de Juin 1944.Le» habitants affolés avalent dû abandonner leurs maisons et fuir vers la campagne.Et lorsque le cataclysme fut passé et qu'ils revinrent chez eux, ce fut pour retrouver leurs maisons détruites ou sérieusement endommagées et pillées de leur mobilier, linge, vaisselle, souvenirs.Située au creux d'une vallée fertile de Normandie, entourée de colline» verdoyantes, Vlmontlers tire son nom de la rivière de la Vie qui la traverse, et de Mongers qui, en langage ancien, voulait dire monastère.Dans cette petite ville, les habitants y vivaient paisibles, heureux: les vieillards atteignaient un âge avancé.Etait-ce dû au Calvados dont un petit verre dans une tasse de café finissait si bien un repas, ou au Camembert ce délicieux fromage dont tout bon Normand ne peut se passer.Puis-je conter cette histoire d’un médecin américain affirmant s’è-tre guéri d’une maladie d'estomac après avoir mangé de ce fromage.En reconnaissance, il était venu en France, avait voulu connaître l’endroit et les origines du Camembert, et c'est à la suite de ce pèlerinage que Vlmontlers a élevé unt statue à Marie Hard soi-dl-sant la créatrice de ce fromage renommé.J’aurais bien d'autres petites choses à raconter, mais je ne veux pas abuser de votre bienveillance et j'arrive au but de ma lettre.Les Canadiens-français sont charitables et bien disposés envers la France, mais le plus souvent n’ayant aucune relation en France, il leur est difficile de faire des envois de vêtements ou de vivres.C'est pourquoi je me permets de recommander Vimontiers à la bonté de vos amis et de vos lecteurs.Les colis pourront être adressés soit à: Nouvel officier d’aciérie mm i wm i soit & claies, Université Laval, Québec.Commentaire américain sur la situation chinoise Monsieur Gavin, maire.Monsieur le Curé, Vimontiers, Orne, FRANCE.Je ne puis trop dire combien grande sera leur reconnaissance et la mienne.M'excusant de la liberté que j'ai prise de m’adresser à vous, je vous prie, Monsieur le Directeur, I d'agréer avec ma profonde gra- j titude l'expression de mes meil- ! leurs sentiments.Mme J.JANVRJN, 10921 — 100 Ave.! Edmonton, Aita.| P.-II.DESROSIERS, de Montréal, dont l’électloa comme vire, président exécutif et directeur d» Jollcttc Steel Limited vl«*nt d'être annoncée.Il est également président de la Compagnie de maté-rluux de construction lu* Salis Limitée et directeur d'autres compagnie-» de matériaux de conv truction.M.Desrosier» est bien connu dans les cercle» do l'acier au Canada.Il a été secrétaire-tréso-Her de Joltette Steel de 1916 à 1918 et il est retourné à la compagnie en 1925 comme directeur, gérant en charge de la réorganisation de l’usine, position qu’il a détenue Jusqu’en 1932.En 1932, H s'est associé aux Intérêt» Simard à Sorel, Qué., à titre de gerant-général de Sorel Steel foundries, Ltd., devenant plu» tard directeur-gérant.Il est demeuré à Sorel Steel Jusqu'à son récent retour à la firme «ie ,Joll«*t-te, qui est consacrée à la fabrication de plèc«-s moulées d'alliage d'acier au manganèse et r«;sistarit à l'abrasion conjointement avec les uutres usines de l’American Brake Shoe Company aux Etats-Unis.Quand M.Desrosiers s'est Joint à lu Joltette Steel en 1925, les pièce» moulées en ucler au manganèse pour les entreprsles manières et de génie étaient Importées des Etats-Unis et d’Angleterre, et Il travailla Inlassablement au perfectionnement de la fabrication de ces pièce» moulées au Canada.En 1935, il Inaugure, au sein de l'Industrie de l'acier, une campagne fructueuse pour de» pièce» “Fabriquées au Canada".TRAVERSIER A MOTEUR A VENDRE La Corporation des biens d» guerre vient de mettre en ver.:» par adjudication eept traveraierJ a moteur ou navires de débarquement de chars de combat, lesqu*'.» devaient servir, duranj la guerre, à Unvasion de territoires ennemi» ou occupés par l’ennemi.i Ces embarcations peuve^ bien être transformées ¦ pour toutes sortes de uj dise.» et particulièrement; de pulpe.Elles se troj Sorel (Qué.).Elles âontj j à des stades variant df I pour cent.j D'une longueur de ! d'une largeur de 54 pi« j profondeur, au milieu, ces bâtiments ont une j transport de 4.000 tonne mûs par des machine— à mouvement alternatifs jv?c ce* jumelées. Page 7 FERNAND GRAVEY AU ST-DENIS wrï.y I.f sympathique rrtlitc Fernand Gravey dam non plus fatnrux rôle : ‘M.CAPITAINE FRACASSE", dè» samedi à l'érran du St-Dnnl*., William Marshall ft Vera Ilruha Ralstcn dan» If drame mystérieux "MURDER IN THE MUSIC HAM,", à l’impérial.À L’AFFICHE LE SUCCES GRANDI i TOUJOURS MONTREAL ( AITTOL : “The Blue Dahlia", ïr semaine.IMPERIAL : “Murder In the Music-Hall" — ‘Blondir'» Lucky Da>”.LOEWS : Leave Her tu Heaven", ïe semaine.ORPHKl M : “Lev Débrouillards".PALACE: "Tomorrow W Forever”.PRIM ESS : “Deadline at Dawn" — 'Song of the Prairie".CINEMA DE PXRIS: “La Fille d.i PuUatier”.'e semaine.ST-1)EN IS : “l.e Capitaine Fraeavse" — ‘l e» Surprivi-s de la Radio".QUEBEC L \NADIEN : "la- Comte de Monte ( rlvt.i ïe jm rtode — "Le l.bâtiment" — ’Coup de Tête".SHERBROOKE - CINEMA DE PARIS: "le Chant de I Evite" -"L'Ange Gardien".TROIS-RIVIERES- CINEMA DE PARIS : Tanr.ve” — "Trahison- THEATRES et CONGER I S COLLEGE VT-LAI RENT: le.Festivals d.Montreal présentent: "l.\ PASSION maidl, le 11 Juin.' SAINT-DENIS i- «rêne du film "LES I) ER It O CILLA RDS", mettant en vedette le Davl» et James Cas ne;, qui prend l’affiche à l'Orpheimi.“Le Capitaine Fracasse” "Le Capitaine F no .nue".Ce H-| ire du lomnn célèbre île Théo i phlle Gauthier «mine comme un j • ¦ oup de clairon.Le» amateur» de film d'action »trunt servis a -ou [hall avec cette production imp" i vante que l'on doit a Abri (Vui ! qui avec un" verve extraordinaire! I nou» raconte le.s gi vndra aven- .lutc» du Baron de Slgognac qui, ¦ apte» avoir accueilli un noir «l'orage une troupe de comédien» égi j ré».»e joint A e ix et emprunte | : le nom du "Capitaine FrncasM-" | pour »e lancer dan» une glguntei que aventure dont l'enjeu aern ; l'amour.Fernand Gravey noua do ine ici \ •on plu» fameux rôle.Il eat n condé par A*»la Noria, Vins Bovy, Eacande et Jeun Weber, il" h Comédie Fiançaiae, Roland Toutaln Alice Tl/.sot, Mona Qoya et Oetly j un fnmruv film nvec de fameux ; Iqler prête» Le aecond film aéra "I,-* Sur prlrca de la Radio" avie tous le.-chansonnier» rie Parla.\ % Charpin, ’èa, aérait un peu à l'écart afin d'y trouver l'atmosphère convenable à l'audition des oratorios célèbres.Le choix s'est arrêté sur St-Laurent, à quelque.» mille.» du centre de Montréal où 1» magnifique chapelle du collège au milieu de grand» ormes offrait un cadre égal à celui où ont lieu le Berkshire Festival aux Etats-Unis ou les grand* festivals d'Europe.St-I aurent, quoique peu éloigné de Montréal a gardé tou» les charme» du vieux Québec et le» souvenir» de» premier» temp» de la colonie lorsque les messieurs de at-Sulplce y construisirent une premiero petite chapelle de pierre.Le collège même fut fondé en 1843 par Monseigneur Bourget qui ramenait de France & cette Intention deux prêtres, huit frères et le même nombre de religieuses.La '¦*V •jr> ' > ?Claudette Colbert et Orson Welle» dans une scène dramatique du film "TOMORROW 18 FOREVER’, au Palace.‘ ’«S»! .a»*** xtiLi eiiMttiseï •-—— ST-DENIS PRINCESS “Deadline at Dawn” sAviiinr FERKAND „’n jeune marin, un cynique conducteur de taxi et un bienveillant cocher «'unissent en imp nuit d'horreur, pour trouver un meurtrier et cette situation constitue l'action palpitante de "Deadline et Dawn", un ,1m policier que prendra l'affiche au Princes» vendredi.Les principaux interprètes sont ,Susan Hayward, Paul Lukas et Bill Williams.Il s’agit d'une adaptation d'un célèbre rennn de William Irish, d'après un scénario de Clifford Odet.Un jeune marin est trouvé dans Manhattan un soir et 11 a aur lui une somme considérable d'argent dont i! ne peut expliquer la provenance.Dans un effort pour rappeler ses souvenir», il retourne à une salie de danse ou il rencontre Mlle Hayward puis il ae rappelle avoir 1 pris part à.la par tin de carte» dans j un café après quoi la soeur du pro-jpriétairc l'invita chez-elle où 11 but lourdement.Le marin et la dan-j aeuse ont engagé un cocher qui ; s’ir.'.'.reuse ~ leur aventure.Lor»-i qu'il» «ont retournés à l'npparte-! ment de la femme ils l'ont trouvée assassinée.//«e Pari beimont (y chapelle actuelle est relativement moderne; elle fut construit» d'abord rue Dorcheater sou» le nom de I église St.Andrew f- St.Paul, démolie pour faire place a la gare centrale et transportée H St-lum-rent sur le dé.-ir de» Père» do Bte-Crolx qui y trouvèrent le stylo gothique qui s harmoniserait ave» le collège déjà construit.C'i»t dans ce foyer d'art *1 'Je beauté quo la Société de» Festivals a décidé en 1D36 d'y offrir de» audition» d'oratorio; ma!» avec ;.i guerre et le rationnement d'essence, l'uccès a St-Laurint.Cette année, pour ia première fol» depuis 38, la Passion aeion St.Matthieu sera présenté»! de nouveau en la chapelle du collège; afin de la donner en entier, selon la coutume.l'audition commencera a six heures; une intermède d'une heure et demie permettra de prendre un goûter sur la pelouse du collège et à neuf heure» on en donnera la seconde partie.St-Laurent n'est pa« Inconnu de la plupart de» Montréalais; de Snowdon où convergent de nombreuse» ligne» de tramway», il suffit de quelque» minute» en tramway Cartlervllle pour urrlver à St-Laurent.“Les Débrouillards” Ce «era un événement à l’Or-phéum vendredi l'n événement pre*qu’unlque.Car la reine de la tragédie au cinéma nous » rn pr • «entée dans ., une ittmédle.Et c'e»t : aux côté» de James Cagney qn Bette Davis nous apparaîtra ainsi dans un genre différent pour elle Ost dans "Le» Débrouillarde" in version poat-aynchronluée en français du film île la Warner Bros i "The Bride Crime COI).".Stuart Erwin, Eugene I’allette, Jm k Car-j son, George Tobias el Harry Da-j venport sont parmi le» acteur» qui i aident Cagney et Mlle Davl» à fai-j re de "Les Débrouillards" un film ! hilarant du début A la fin i * Hill Mllllnms et Busan Hayward rn vedette avec Paul Luka» d«n» "DEADLINE AT DAWN”, un Prime»».CAPITOL “The Blue Dahlia” GEORGES THILL Georges Thlll de France, l’un (le» r étincelante (Le Cld de Masscnef.plus beaux ténor» de la présente : O Souverain, O Juge, O Père, Ha génération quittera l'Europe sous Cid) de Massenet, Ouvre ton coeur peu pour une tournée en Amérique.La Société Classique en a obtenu le contrat pour cet été au Canada.L'éminent ténor français est connu dan» le monde entier par ses disques remarquables, par la radio, par se» apparitions au cinéma français, par la renommée qu’il s'est acquise à l'Opéra du Metropolitan de New-york avant la guerre.Qui d entre nous n'a pas acheté ou entendu à la radio les disque» de ce grand ténor: Salut Demeure Chaste et Pure de Faust, La Cava-tlne de Faust.Comme la Plume au Vent (Rigolctto) de Verdi, L’Africaine (O Paradis sorti de de Bizet, Sérénade Toscane de Faure, L'Elégie de Massenet, Ninon Quand tu me souri* de Kaper-Jurmrmn-, Le Pays du Sourire, (Je t’ai donné mon coeur) de Franz Lehar et bien d'autres.Qui n’a pas applaudi Georges Thill au cinéma, notamment dan» le succès mondial "Louise” en compagnie de Grace Moore?La tournée de l'artiste au Canada aura lieu du 1er au 31 juillet La ville de Montréal Joulra-t-ePe de la venue de George» Thlll.Pourquoi pas?Une organisation locale »e mettra t-e!le en relation IMPERIAL “Murder in the Muiic-Hal!” Le film principal qui sera présenté a l'impérial en fin de semaine.sera "Murder in the Music-Hall", avec Vera Hrubn Ralston, William Marshall et Helen Walker Be d' jiilant dim* l'atmosphère scintlllnnle du monde de» divertis- sements, !e film raconte l'histoire f as : ! n • t c d'une étoile d'un spec-lurli d» music-hall, une reine du patin à glace, qui visite l'appartement d'une bonne amie, pour découvrir un meurtre.On la soup çoi ne, et h peur et l'anxiété qu'elle con .ait alors qu’elle essaie de prouver son Innocence «ont présentées de f .dramatique sur l'écran Le deuxième film, "Blondlc's Lucky Day" n' ramène Penny Single tou Arthur Lake et Larry Bînns Inn» les personnage» si alrnés de In famille du Blondinette.Cet!» fols cl f! ¦ ood décide de régler le pro-blé du logement, nvec le résut- | tat qu’.l vie ‘ ! len prêt de perdre ion propre apper'-'cient.-O- en 2e semaine Une fol» de plu* le» nom» Alan ! Ludd et William Bt-ndlx sont syno- I nlmcs do «UCC’/K.Ce n'est pi» lu j première fols que c-« deux Retour; 1 Jouent ensemble.On les » vus dans "The Gins» Key" rt "China".Il» 1 sont Dior» dlfféirnls l'un de l'autre Ladd mince, élégant, silencieux, tandis que IlendLx balitltt tout sur son passage, ne tait Jamais se» opinion» Mnl» Un ont une caractéristique commune; Ils sont aussi dangereux l'un que l'autre pour leur» ennemi» Ils étalent adversaires dan» "Tho Glass Key", mais dans "The Blue Dahlia", le film qui garde l'affiche itne deuxième semaine ait Capitol, II» marchant la main dans In main.Avec eux apparaît I ejolie Veronica Laur-qui n e!l > aussi, Joué maintes fol» | avec Ladd.i iAMft CAGNEY DAVIS SS p^Wùî /*/ />/ L O E W 'S “Leave Her to Heaven en 2e «emaine PALACE “Tomorrov/ it Forever” Acclamé comme l'un des plus émouvant* drame» domestiques dans le» annales de l'écran, le film avec, la Société Cia-, que de Mont-i'Onde) de Meryerber, L'Air de»!réa| qui est l'agent de George» Larmes (A me» Aeux Enchantés-j Thlll pour ie Canada?Ce sera t j "Tomorrow in Frire.er", rne* en Martha) de Flotow, Paillasse | un beau concert en plein olr dont ! dette» !e trio distingué de C'anrlette (Avec Mol), Vrai Tenter ce Jeu j la ville de Montré») se »ouvl«n- i Colbert, Orson Welle» et George de I^eoncavello O Noble I^ame droit longtemps.[Brent.La production, basée «ur LA PUISSANCE DU CANADA Pour des millions d'étranger», le Canada (particulièrement lu province de Québec) demeure toujours le pays de Maria Chapde-lalne, avec ses grand» espaces lointains et silencieux.On s'imagine trop facilement qu'en dehors de Montréal, Toronto, Vancouver, on ne trouve que la campagne a perte de vue d’où surgissent de [ une nouvelle d’Owen Bristow qui parut dan» le Ladies’ Home Journal, ; sera ; Dentée au Palace vendredi Dans le rôla d'Elizabeth MacDonald 'qui perdit un mari au cours de la tralie.Un autre bel exemple dJ preml'.r« Grande Guerre et qui fait que le* différent» pays de j craint de perdre «on fils dans la se l'uriiver» ont besoin de* uns et des : oonde, Mlle Colbert a un rôle d'une autre» pour vivre, pour s« développer dans la voie du progrè» matériel.Ce» masses d'eau, reten r-.i par le» oeuvre» de» homme», ces dynamo» qui grondent comme de» intensité exceptionnelle.Welle* jou» ie mari qui, rapporté comme disparu, préfère lalsaer Elizabeth croire qu’il e»t mort, plutôt que de L i million» qui ont lu |c livre dr U n Ami» William.» ' Iwnve Her To U' '-n" peuvent témoigner que elle histoire (Je In Jnio-jgla déréglée dune femme contennlt tous es élément i d'un gland film.Et reux qui depuis vendredi ont pu voir le film tiré du bouquin au Loi-.'» sauront qu'l! ne trahit aucunement la trame Intense de l'oett vie ("est un suec.é» assuré que nom avons o-i, et /-'rat.pourquoi la (ilrf •> du l/le w'» » décidé d* 1 g uder le film ii l'afficha une deux!- ; èm- c line Toute la témérité de • l'intrigue a é!é conservé» dnnf cette version cinématographique, *t Ici «'.''-tirs, Gene Tierney, Cornel Wilde, Jeanne Crain, Vincent Price ont parfaitement conçu leurs rôie» 1er .fs.»’«•«>: al" A"* LES AMIS DE L’ART ALAN LADD VERONICA LAKE WILLIAM BENDIX Titan* assoupi» sur eux-méme» ces millier» de tiavailleur» qui place en place quelques petits cen- j vont et viennent, véritables four-tres artisanaux, ou quelques rares ; mis, ayant chacun un rôle a Jou -r industries familiales.C’est bleu : dans l'organisation de ce monde mal connaître notre Canada, que j industriel, créé dan* l'espace de de l'apercevoir sous cet angie.revenir à elle infirme ft défiguré Fdllzabr'.h se remarie et Drew grandit pensant que I-arry Hamilton (Brer.tt est son plun»rral Klfrnr * hoir — ZOO %ol* or»*hr*fi> »!?* rrnnm Prtnïèr* 6 h E- P-ît*# Intermlsfffon, rj»» 7 h 2f* A 'j h.po'ir «ouptT SOLTSCRIPTIONS : J2 ^ 55.Bureau: 14, Hôtel Windsor — BKlair 2233 — MArquette 4M: de Bairit B< rnard B-’tint Bernard, fondateur d'or-du vent, dan» ces montagnes p>'- dp* p/édic» ' .- de croisades, -j-nes d’écho, dans ces espaces |m- ‘ docteur de **-h:*me.-.arbitre ent le texte, éclaircis- , sent tout ce qui pourrait npparaitre [ cornai'- obscur nu iecteur modern»- 1 rest Antoine de Balnt-Exupé y, qui a-, lit recommandé le munit»- [ cri*, de pierre Daiioz à Monsieur j Bernard Vailquette, peu de tempi j avant ci mort.I.écrivait: "Cher ami.Je ou» recommande «rès vivement la tr iduction q ;' n arre Pierre Da i«z vien* dî • hUit Page 8 LE JOUR Montréal, samedi 1er juin 1946 L’abbé GROULX vs le SAINT ESPRIT Le père du lupernationalisme laurentien, pariant à la fête de Dollard, déclare qu'il faut parler français, au Canada, pour garder »a foi.—» Que dire du don de* langue* conféré* aux apôtre* ?QU’EN DIRAIT LE PAPE ?Noua somme» à Carillon.Il fait beau à ravir.Une foule d'enfanta et d'adolescent», rnêiés a des frères, des Soeurs, des soutanes noire» ou vertes, couvre les terrains.A dix heures, messe basse, Cantiques et chants patriotiques.Après la messe, sermon.Orateur, O très orateur, oratbaime: M.le chanoine Lionel Groulx.Que c est beau! Ecoutez : "Terre sanctifiée .Splendide pèlerinage .Terre magnifiée par le sang des héros .Vous vénérez les héro», soyez*en ! (Soyez des héros, vous qui chassiez le licvre dans no* Laurentides laurentiennes, entre I94'J et I946).Le Christ vous propose l’héroïsme .Soyez des Dollard» !" Quand je vou* le disais que c’était beau. midi tapant, diner patriotique sur la pelouse patriotique, encore imbibée du sang de nos pères après plus de trois cents ans.C’est comme le sang de la sainte ampoule : il se rafraîchit tou» les ans.Menu du diner patriotique : bines au lard ! C est un envoyé spécial du plus grand quotidien de Montréal qui l’écrit : "Il y eut un dîner canadien aux fèves (bines) au lard, en plein air, sous un ciel ruisselant de lumière et de chaleur".Observons en passant qu’un ciel ruisselant, c est un ciel qui fait de la pluie, mais ça n’a aucune sorte d’importance.Ce sont les bines au lard qui sont le plat de résistance.Raison de ce choix d’un met raffiné : La rareté de» pièces pyrotechniques.Bref, nous somme» très satisfaits de cette fête qui raffirme les Accjicistes dans leur volonté d’appliquer a la lettre le mot de Louis Uémon : Au pays de Québec.# rien n’a changé, rien ne doit changer, rien ne changera.Pourtant, un petit passage du discours de M.Groulx inquiète ma foi de charlxmnier.Il déclare : "N’oubliez pas que le Canadien français qui perd sa langue est presque perdu pour In foi catholique".Je me fais ce raisonnement : M.Groulx affirme que la foi est une question de langue et de race; le saint Esprit dit que la foi doit utiliser toute» les langues et servir toutes le» race».Il doit y Bvoir l’un des deux qui ment.On se souvient en effet de ce passage de l’Evangile, où les apôtres réunis, après la mort de Jésus, reçoivent le don de polyglottisme.Ce don tombe sur la tête de chacun sous forme de langue de fèu.J’ai peine à croire que le saint Esprit se soit trompé.Comment se fait-il que M.Groulx, deux mille ans après, vienne le démentir ?Il se peut qu’une polémique s’engage, là-dessus, entre le père du surnationnlismc et le saint Esprit.Nous ouvrons notre journal à pleines colonnes à ce dernier, car nous n’acceptons que des collaborateurs de tout premier ordre.Le saint Esprit dira sans doute qu’il existe, au Canada, plus d’un million de catholiques qui ne parlent pas le français.Il ajoutera qu’aux Etats-Unis, pays qui est devenu l’espoir du Vatican, plus de vingt millions d’anglophones sont aussi des catholiques.Fait plus grave, Notre Saint Père le Pape parle l’italien.Le français n’est pas sa langue.Alors ?Le chef de l’Eglise est-il "presque perdu pour la foi catholique ?" Nous attendons la réponse à cette angoissante question.Paul RIVERIN fcfc Dis-le quand Ten auras assez!” « ^ LE SOPHISME JESUITIQUE culée dans sa conception, comment il faut inter- tuile de la 1ère paye apologétiques dont ils auront besoin plus que d’autres.Pour un catholique oui profit son initiation dans une société de ce genre pour RENDEZ-VOUS avec PARIS /Kir Halinu Jzdcbska Un des voyageurs descendit le carreau de la portière, et les fumées de la banlieue — irréelle et blême sous une pluie fine dan- cette matinée de décembre — se traînèrent jusqu'à mou souvenir, avec toute leur aspiration vers le ciel 1 « Paris ! » L’écart entre Paris qu’on espere et celui qui apparaît — qu| m apparut surtout la seconde année de la guerre — recèle une angoisse quasi cosmique.Quand, après une journée à la Sorbonne, je sortais dans les rues aux lumières presque éteintes Iles zeppelins traversaient le ciel comme des comètes), l’écho de ' effroi vécu avant la Marne rôdait dans cette obscurité, et je me sentais suspendue, avec la ville entière, dans un gouffre.Je n’appris les « tentations » de Paris que par un importun qui me suivait dans la rue, m’attendait des heures devant les libliothcques: la vie pittoresque de Paris que par Notre-Dame invraisemblable, avec son ciel descendant en biais vers la Seine, ou encore par le couchant place de la Concorde, lorsque lej Tuileries au nom intarissable deviennent un spleen multicolore, une promesse faite un peu à la légère.Je n’appris le mensonge de Paris que par l’inquiétude renaissante des bibliothèques, et son appétit de jouissance que par l’éblouissement dominical des musées.Mais que je la connus donc, la solitude enchantée de Paris! Puis, pour une camarade aux cours, pour une voisine de chambre, un attachement chaud, royalement prodigue : « On éprouve 1 affection quand on est digne ! » Et tout d’un coup — l’hymne puissant de la joie, un rire épique jeté sur mes jours.Je me réveillais dans le miroitement d’un bonheur intolérable, avec mes bras tendus comme pour appeler au secours ! Où porter mon cœur, fou de battre, de sentir, de vivre ?L’univers entier n’avait pas assez de place pour tant d’allégresse.Fut-ce, grâce à l’effervescence de ma préparation aux examens, cette «augmentation de l’être > dont parle Spinoza?C’était comme si toute la liesse du monde, ces jours de foyers dépeuplés et d’hôpitaux grouillants, s’était réfugiée dan» le cœur absurde d’une étudiante: dans cette ville où je devais, plus tard, hurler ma douleur la plus atroce et mon élan désespéré vers la mort, où mon corps connut l’amour et ma vie, le tressaillement rouge d’une autre vie.Halina IZDEBSKA (Du livre "VOICI MA VIE" à paraître procha'nement) de d’autres.Pour un catholique cjui profitera dissiper des préjugés anticatholiques, il y tn aurait dix qui.noyés dans la masse, tairont leurs convictions ou feront cause commune avec ceux qui nous attaquent.C’est ce qu’on peut conclure des réactions violentes de politiciens s'érigeant en docteurs de l'Eglise, ou des lettres impertinentes de catholiques parues dans la Gazette ou le Star.Ceux-là condamnent eux-mêmes et donnent précisément raison à celui qu’ils atta-'icnt : ils oublient que l’Eglise est une religion d’autorité et montrent par leur attitude de révoltés quels ravages ces sociétés peuvent accomplir *.Comme tout cela sonne faux ! Je désirerai?d’un grand désir que le R.P.de Léry ait un jour, de ses supérieurs, la permission de devenir membre d’un de ces clubs dits neutres.En quelques mois d’observation, il verrait jusqu’à quel point un pauvre théologien en chapelle ignore comment les choses se passent dans le monde des damnés que nous sommes.Il verrait des hommes bien intentionnés, qui ne se demandent pas entre eux, comment il se fait que le Pape est infaillible, comment Marie est imma- préter tel ou tel passage de la Bible, de Saint Jean, de Saint Paul.Non.C'est très simple et très inoffensif.Le catholique continue à penser qu'il appartient à la vraie religion.11 n'admet pas l’égalité de toutes les religions.Seulement, il ne se croit pas obligé — et il ne l est pas — de dire à son voisin, un Anglican, par exemple, cju'il est un « maudit hérétique ».Par contre, 1 Anglican ne lui chantera jamais qu'il n’est qu'un « maudit papiste ».Et les choses en restent là, dans une fraternité humaine qui renferme plus de charité que bien des cénacles de faux apôtres absolus, fanatiques et cassants.J’insiste sur cette question pour une raison très importante.On sait que certains de nos compatriotes, sous le couvert de la religion, font uniquement de la politique nationaliste, politique de la catégorie la plus basse et la plus antichrétienne.On veut diviser les Canadiens entre eux.On vise à l’isolement du troupeau laurentien.car un troupeau isolé est plus facile à tondre.Jusqu'à présent, l’exploitation de trois millions de conformistes a rapporté beaucoup d’argent.I) ne faut à aucun prix diminuer le rendement de cette industrie de la crédulité et de la superstition.J.-CL H.• ».o, ^ S &ÊÊ ffîjC V Aiâ: - * %f: m 11 WM& > .: 77.¦¦m mm il m m.7 Mi VvV.T M % COLLECTE NATIONALE DE vtTEMENTS Envoyez ce que vous pouvez ¦u bureau de la Collecte de votre localité Du 17 «u 17 juin THG SALADÆ .es Mots Croisés ou Jour par T ITT LIT fi 7 8 9 10 U 1* IS 11 15 10 11 13 11 15 wm Lvi-x-Yv 1-nï o i i » l m i ?i mi t .*.-, ces vêtements, au poids de 1 1-2 ! i n M 111 M iÜ J M K 11 U I I M * müiion de livres, se fit à ceux qui j j A | S | b | I | Z | G | p, J A jjj, U | K | À | H J ï J £ \ en avaient le plus pressant besoin J j | £ j y | j —- TT j jlh: T 1 ¦LITE 1 II EDI Œ T • •¦1 ¦L TE JLL jcm W ?LIEE “I ni ITT lETT EMEE ! 1 .jL«m ?ETE ?CETTE TM ECT ?¦?en: m LD ! ¦¦r TJJÊ T ?JJULM l T IMTl | ?rjMŒ î jim _¦ ?r rm T! nrr sr TTMT n 1 .rnj j ¦ m |j IT rr TTT l 9! ?DIE JJ L Trrnr 1 1 r ! T I l Tü JE T 1 i Œ u JJ IIOHI/.ONTU.liMKNT I — Nom donné, ft cause de sa té-nilitf, ft l'une deg trois membrane.enveloppant le cerveau — Premier homme.2—Qui pal le — Pet’t traîneau dont l'usage est devenu lin sport d'hiver.Instruments pour enfoncer leg pavés — Propriété — mesuras au ijtnîé, ( — Kn les — Conducteur de voiture ou de coche — Ancien bouclier.à—Pille née du même père ou de la même mère — Fait usage — Vaste amas d'eau sa-lée.0—Degré d’activité, de puissance — Petite prairie.7—En le.— du de nouveau — Knsemb’e» de deux personnes unl-s par quelques liens.5—Article .«ImpV — Membranes enveloppant le cerveau et la moel.le épinière.9— Chaland ft fond plat — l.1 d'un tout jeun* enfant — Saint tahrév l.10— Poumon» — Miette — te conjura !*on.t’—Réformateur tchèque, né Itueinetz (Bohème) — En les SOLUTION DU PROBLEME No 99 Paru dans le JOUR, le 25 mai 1916 mais il y a encore des centaines P|I1R1M1«10|M de milliers d'hommes, de femmes et ' | P JjjP A | R | i I û I K |£É; A | X I I | S !fcâj N | I d'enfants qui n'ont pas suffisant- ‘ ment de vêtements pour tenir leurs corps chaudement et leur permettre de résister aux maladies que -a maltrition et les traitements inhumains leur ont apportées pendant cés en Allemagne.La mêniç histoire dp misères sp ________ _____________________ répète dans d'autres pays alliés, en- j E '"r?! 0 J E I S ! T j R J E r’T’ I | B | F ! R ] E I vahis et pillés par les ennemis de I rfi fjl v> f V t w I »j ! • La civilisation, et c'est pour secou- —r~.r~ —,—-— —- __ rir ces peuples mi.heureux que la 1 L ' U I T ! I | "i I r 1 R 5.!1TI *S ' Collecte nationale.de vètem r.ts au- 1 £ | R | X ItT/TI S fsfjV l 'j l ’5" r I r ! »T \ v < ^lYlYj L ÜT E j si si El H1T111E | L ! ; e*Mj£rs ra lieu a travers le Canada, du 1 [ au 29 juin.£ 1 s uai £ IF J £ IN1D11 lai! I|I|E|N|S s IAI C lia ÉS lai D10 JB‘ M | E fflj Bj E | E 'ÜlL | £I S rsilM | 0 IH LIUIS jQ|UjElSj P J11 S |EtB}u|NjRüTs Ip J R A | N US' C | A | L | S R J Z | C | E [ K î T J E1 IT|E|RJ T J R|EmF111E|?Ç» E J A jU] Patriarche biblique — Boite pouf recueillir les bulletins de vote 12—Métal précieux — Etui •• métal — Enlever — Filet pouf prendre de» oiseaux.11—Qui ont rapport au pays.*» temps o(V l'on est né — Venue au inonde —' Kn-deça.11—Non amicale, hostile — Ce que contient un pot.1î—Et le reste i abréviation' — Connaissance d'une ch'*»,.— PUn* te vivant tout e,itlêrP dans l'air.V EHTIC.l I.EMKNT 1 Amélioration de* symptétn”* d'une maladie — Extinction de voix.2— Causes, motifs — Qui c/':"!.3— Bière angla'se légère — n-Jonction copulative — Régies ohll» iratoire* ou nécessaires — Brut sec.(—Symbole du chlore — Chart-dirent — Précipice, dommage j—Passe» l’hiver dan» un êt t d'engourdissement — Elis de r •** veau.*—Vien* au monde — Tron pe'" sonnel n» pers».— Grig brun — Ancien bouclier.7—Enlève» — Bac de Russi* t1"* d« Novgorod — Eut la hardies*'.y—Pont de Par» — Causèrent la mur*.— Article simple fém •• r.'•—Article contre '* (de le) — Corruc’ g de "pal" — "Nntn.êf commercant" (abrév.l fnbrév.) — Père de Déjà n Ire.1 —A nneaux de C ’• flaçes — B» p’u« 'î*'* rl-ore de* trois r*.¦ t* t,renés qui revêtent "appareil cérébro-spinal î ! —El * Popr - a t 1 e » du trépan — Tête d'une t;™„ A* blé.12—B:f-e anclv» f‘ trJr* — Févérlté.dur-* **— D: 'il*'**?r'
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