Le jour : indépendant politique, littéraire et artistique, 23 mars 1946, samedi 23 mars 1946
0ième ANNÉE No 29 5 CENTS Directeur - Fondateur : Jean-Charles Harvey JOUR INDÉPENDANT POLITIQUE, LITTÉRAIRE ET ARTISTIQUE Aussi lonplcmp» tfttv h's choses iront sys t c nui t i tfttont c n t mal, je continuerai sys16mo Iiijuenien t à dire t/tt 'elles no vont /ms bien — Henri ROCHEFORT Administration rt rédaction, 180 est, nie Saintr-Cathertne (suite Ut, Montréal Case postale 20, Station “N" — Tel.‘I’Lateau UI71 Hrductcur en chef ; Fmile-Clinrles Ifamcl CONTRE, LES SOCIÉTÉS NEUTRES GAFFES DE METEQUES On sait que je suis tout le contraire d’un xénophobe.Plusieurs de mes compatriotes m'ont mémo reproche plus d'une fois de n’etre pas ussez chauvin.Je me suis toujours montré favorable à l’immigration.11 me semble que tous les homines sains de corps et d’esprit et offrant de sérieuses garanties morales peuvent être partout de bons et utiles citoyens.Ils devraient être les bienvenus citez nous.Aussi ne donnerai-je pas le nom de métèques à tous ces immigrants, même de fruîchc date, qui ont accepté et pratiqué la citovenneté canadienne avec ses droits et devoirs, scs avantages ct responsabilités, donnant, en échange du bienfait reçu, leur loyauté pleine et entière.Ceux-là sont vraiment les membres de la famille.La patrie, pour eux, n'est pas un vain mot.Sont des métèques ceux qui, venus de loin, vomis par la mUère de leur pays d’origine, sur notre terre d’abondance et de liberté, nous trahissent au profit de l’étranger après avoir été gavés à notre table.Je pense ici aux individus que l’on accuse d’espionnuge et dont le sort se décidera devant les tribunaux.Les noms de plusieurs d’entre eux ont été livrés au public.D'autres suivront.La liste des personnages impliqués dans cette déshonorante affaire donne à réfléchir.Au moment où j’écris ces lignes, les accusés connus sont en majorité des métèques.C’est là une constatation dont il ne faut pas négliger l’importance.Hile devra servir d’avertissement à un tas d’inassimilables, que nous hébergeons, protégons et choyons, ijjna jamais avoir lu certitude qu’ils ne mettront pas quelque Strain d'arsenic dans notre soupe.S'il nous arrive, à l’avenir, de refuser l’entrée de notre maison à des catégories de personnes reconnues pour leurs abus de l’hospitaiité reçue, qu'on ne nous accuse pas de dureté ou d’étroitesse.Qu’on en accuse plutôt l'ingratitude et la déloyauté des sans-patrie.Qu'on ne se méprenne pas ici sur mes intentions.Il ne m’appartient fias de ilirc si les accusés sont coupables ou qui ifentre eux l’est réellement.La vérité sortira des tribunaux, flous serons des premiers à faire écho aux verdicts d’innocence ou de culpabilité prononces daus la cause.Seulement, je crois nu’il est du devoir de tout Canadien, je dirais de tout hoiqme f.Cai tcaturo .ri*- f”>i renverra Mérnf en Kthio* pi C rit un académicien qu n fallait .• L’ISOLEMENT DE BAPTISTE Un vient de noua communiquer le texte de la circulaire au cierge que l'évêque de \ alleyfield, Son Kxeellrnre Mgr J.-Alfred Limgloi» promulguait récemment contre le» ‘‘Société* Neutre*", Apre» avoir lu ce document, il non* »ciulde que certaine* téflcxiou* «'imposent à l'attention du public.N ou» éprouvons beaucoup de respert pour le distingué auteur de lu circulaire et non* savon» fort bien que le* catholique* admettront que mainte» «.eiété» Mint incompatibles avec leur foi et la volonté même de l’Eglise.Cependant, de nombreux point* d'interrogation »c posent quand on va du principe général aux ru* particulier».Citons d’abord lu partie centrale de la circulaire épiscopale! Il y a vîtes nous trois sorte* d'associations dont il faut sa di'/i.r: 1.I.a Franc-Maçonnerie vt ses liliales, Personne n'y peut entrer sans encourir excommunication, refus des sacrements, privation de la sépulture, rcçlésiaslii/ue.2.Les Société» secrètes réprouvées sous peine île Imite grat e, comme les Oddfellows, explicitement Condamnés fuir la Saint-Office, flH'liJ, les Knights of Phthias, les Sons of Temperance, l'indépendant Order of Good Templars, 3.Les Sociétés luspecle», ou soHlisant neutres, tfu'on peut diviser en deux classes: at Celles qui conduisent plus directement à l'indiffèren-lis me religieux, ranime la Y.M.C.A.et sa comparse la Y.lf/,C.A„ dénoncées également fuir lu Saint-Office (5 not’, l,)20) et par le Synotlo de Québec (Décret h) Celles, enfin, t/ui pour des motifs d'opportunité n'ont pas été condamnées nommément, mais qui sont réprouvées en principe, à cause tie leur caractère commun de neutralité.La liste en est déji) longue, et généralement connue, On peut en nommer quelques-unes: Les Rotary, Kiuanls, Lions, Fl lis, Mooses, etc, L'attitude des catholiques à l'égard tirs deux première» catégories est tout indiquée.Au sujet île la troisième, d ne peut y avoir de doute quant aux Y.M.C.A.Que penser tirs autresf Ecoutons les Pères tlu Concile plénier de Québec (1909)* „ Tous Kill, ((> janvt aux catholiques tie notre pays la même, unanime et concordante 1direction t “A côté des sociétés formellement défendues /en l’Eglise, disent-ils, il en existe d'autres sur lesquelles no pèse pas une -•¦ protrveurx île 1 Ecole Libre de* Hautes Etudes.New-York, présenté avec beaucoup de soin.Il contient une *uite d'essais, très inégaux, (lui visent à offrir au public américain, comme le titre l’indique, une esquisse de la France.Quelques lignes île Préface de M.llonnet.ambassadeur de France aux Etats-Unis.Introduction tie M.Jean IleiKiit-lxrvy, qui définit le but de l’ouvrage et en fixe les limite*.Il y a là du meilleur et du (ère.M.Vignaux, par exemple, accomplit le tour île force regrettable de ne souffler mot de Jaurès ni du parti communiste dans son essai mit l'Ouvrier français et le syndicalisme.Qu'il n'approuve ni l'une ni l’autre de ces tendances, cela importe peu.Un tableau objectif se doit île signaler, tout au moins, Irur position.M.Vignaux était mal désigné pour un tri travail, si on considère, en plus, que, parlant du "patriotisme ouvrier" il ne fait aucune différence entre la situation du Travail dans la Commune de 1871, à l’automne 1914 et sous le régime de Vichy: si son attitude fut héroïque dans le premier et dans le dernier cas, cela n'a rien à soir avec le> raisons qui lui dictèrent celle île 1914.De même, M.Vignaux >e garde de signaler que l’essence même du syndicalisme n'est pa> nationale, mais internationale .Notons encore que M.André Spire, dans un essai sur la Poésie française, prend dix pages pour faire entendre au lecteur qu'il dispose de vingt page-, seulement pour traiter de ce domaine français."Comment nous tirer iTaffain ! Est-ce impossible f .Eh bien, faisons comme ers locataires trop riches en meubles ." etc.Quand on a si peu d'espace, on coupe le bavardage.Pour le lecteur américain, le* essais de M.Ilrodin, de M.de Messièrrs et de M.Mirkinc-(ïuetzévitch, seront lort utiles, la1 premier donne un travail consciencieux sur la Terre de Trame, travail qu’on lira avec beaucoup d’intérêt.1* second détruit certains mythes entretenus à l'étranger à l'égard du Paysan français et des “races françaises”.Retenons surtout que M.de Messières ne conclut pas en prêchant le “retour à la terre”.L'importance de la France paysanne 11e lui fait pas oublier celle de la France industrielle."C'est en renforçant sa grande industrie que la Trance s'assurera la sécurité et méritera de tenir son rang dans le monde nouveau" .Ixr troisième, enfin, nous parle des Institutions politiques françaises.M.Mirkine-Guctzévitch est connu chez nous par son Droit Constitutionnel international et ses nombreux articles de la revue new-yorkaise, République française.Ia parallèle qu’il établit entre les régimes démocratiques anglais et français ne laisse pas que d'etre intéressant.Pour nous, l’auteur dissipe la légende qui attribue à la diversité des partis la faiblisse du gouvernement, en France.C'est une rengaine qu'on a assez souvent fait sonner à no# oreilles depuis 1940.Même M, Blum (A l'échelle humaine) reprend à son compte cette vieille histoire.Aux deux partis britanniques, M.Mirkine-Guetzévitch oppose les deux "blocs” de partis.Ce qui ne le retient pas de reconnaître une certaine instabilité, causée par la faiblesse du pouvoir exécutif, et non pas par un défaut chronique du système électoral.Pour M.Henri Peyre, qui étudie le Roman français avec une grande intelligence, la littérature n’est pas qu'un problème d’esthétique.Mais s'il est vrai que 1rs écrivains modernes tentent de "concilier le passé et le présent .de réunir la pensée 11 l'action", il n'est peut-être pas tout à fait juste de dire qu'ils cherchent "un moyen terme entre le culte de l'individu et la religion du groupe".Les deux termes "culte” et “religion” semblent exagérés; le conflit qu'ils expriment est imaginaire, tant il est vrai que l'individu ne se révèle qu’au contact et dans la collectivité.Ce divorce est aussi tragique, dans ses conséquences que celui dont M.Pcyré constate l'inutilité : la séparation arbitraire de la machine et de l'âme.Mais il faudrait aller plus loin dans les conclusions qu’il ne va lui-même, et ne point restreindre la signification.du mot "machine" au sens d'appareil (locomotives, avions, etc.).Le matériel et le spirituel 11e sont que deux propriétés d’une même entité, et ne peuvent être considéré» séparément.C'est d'aOleurs là l'erreur fondamentale d'un essai sur la philosophie idéaliste en France, rw qui devint fameuse dans le monde est le "Colonel Blimp", réactionnaire a esprit étroit, que Low combat aujourd'hui beaucoup pins comme une tendance que comme une réalité.I/iw découvrit celui qui devait être l'un des sujets de ses caricatures, dans un bain turc d'un quartier chic de Londres; c’est pourquoi le "Colonel BlJrnp” apparaît toujours, dan* se* dessins, entouré d'une serviette de bain."Colonel H.lmp'' est entré dan* I* langue anglaise; Il fut très fréquemment cité dans les nombreux discours du Parlement; un film remarquable fut.tourné pour venger l’honneur du Colonel: "La vie et la mort du Colonel Kilmp”.Kidney Htrub» vient Immédiatement «près Is/w comme le dessinateur satirique le plu# popu tire et le mieux payé d’Angleterre, H» création la plus fameuse est “l'homme ordinaire”, celui qui représente le citoyen moyen anglais qui.malgré toute# le* adversité# de ia vie, maigre surtout 1rs lourd# IrnpV*.continue bravement, souriant.Un autre caricaturiste politique e#t C.R.Giles qui n* s'est fait connaître que depui# la guerre.Giles, âgé de 30 ans, est :in véritable fil# du peuple; il est né â Islington, quartier ouvrier de Londres à la suite d’un accident de moto, Il perdit un oeil »t devint sourd d'une oreille.Néanmoins, ses dessins empreint# de g a personnalité, reflètent, plus que toute autre caricature, la spontanéité de l’esprit du Till de Londres.Il n'est pas possible de rI*oralns, s’est laissé dominer par son Imagination.“H n’y a que trois poètes en Europe, disait Henri Heine, qui aient l'Imagination de Quinet”.le) coté épique et mystique de son oeuvre l'apparente également à’ l’école romantique.Il fut romantique encore par son goût du grandiose, par ses visions volontiers mystiques et apocalyptiques.Il ne faut pas oublier que cet écrivain érudit fut essentiellement mystique dans ses rêves humanitaires en dépit de sa formation protestante.Il est encore romantique par son goût dm littératures étrangères, par son cosmopolitisme Intellectuel, qui lui a fait écrire des ouvrages sur l'Allemagne, l'Italie et l'Espagne, les pays où 11 a longtemps séjourné.Quinet, on le verra plus tard, fut un grand voyageur.Elevé par une mère protestante et d’esprit libéral.Quinet fut toute sa vie protestant libéral et anticlérical.Il croyait que la religion Jouait un rôle important dane la formation de l'esprit humain, et il était convaincu qu'aucune réforme politique ne pourrait s’accomplir si l'on ne mettait d'abord fin à la domination de l’Eglise en France, Dans son ouvrage le Christianisme et la /{évolution (18-15), Il soutenait la thèse que l’oeuvre la plus Importante de la Révolution française consistait dans la libération du peunlc de l'enchaînement ecclésiastique, mais 11 prétendait qu'elle n'était pao allée assez loin dans son oeuvre Je l'affranchissement du peuple français du Joug de l’Eglise.En effet, bien qu'il fût profondément religieux, Il fut toute sa vie ennemi Juré des jésuites et violemment nntlcatholtque.Quinet était le plus teutonisé de toute la génération de 1830.Tl s’éprit à dix-huit ans des livres de Mme Rtaël, l’admirable médiatrice entre l'Allemagne et la France.Il fut l'un des premiers savants français qui se consacrèrent à l'étude des travaux allemands.Il s'enflamma pour Victor Cousin, la premier porte-parole de la philosophie hégélienne en France.L’Allemagne fut pour le Jeune étudiant la grande source d'inspiration.Pour Quinet, comme pour Cousin, hostile à l’Encyclopédie et au matérialisme du dix-hultlème siècle, 1'"Allemagne fut le payai de la métaphysique, le pur royaume des philosophies transcendantales” (Jean-Marie Carré).Quinet fut très au courant des travaux allemands.“Le germanisme, auquel 11 s’est livré trop tôt, dont Il s’est dégagé trop tard, a empoisonné son esprit” (René Canat)."Connaissant et pressentant l'Allemagne comme peu de Français ont fait” (Gustave Lanson),ll se grisa du grand romantique allemand Jean Gottfried de Herder ( 1744-1803) dont il traduisit, en 1827, la célèbre Philosophie île ('Histoire de l'Humanité (1784-17(11), Cette traduction en trois volumes, précédée d’une remarquable Introduction, valut à es jeune penseur de 24 ans les éloges de Goethe.Puis 11 partit avec son ami Michelet à Heidelberg, où II passa trois années à philosopher dans l'allégresse et dans le ravissement près des philosophes allemands, à se nourrir de Goerres, l'orientaliste, de Niebuhr, le sagace Interprète des légendes romaines, de Louis Tleck, le chef de l'école romantique en Allemagne, de Creuzer, l’auteur de la Hymbollque, dont ij proclama que “le génie cet le vrai génie de l'Allemagne, de Jacob Grimm, ’.e Juriste, et “a ressaisir a travers l’histoire les progrès du sentiment religieux” (René Canat).Ce séjour en Allemagne acheva de familial iser le jeune penseur français avec la science historique allemande, particulièrement avec l'histoire des religions et la philosophie de l'histoire.Membre de la commission scientifique de l'expédition de Morée, Quinet réunit lea élét ients du livre lie La Grèce moderne et de «et Rapport» avec l’Antiquité (1830), que suivirent l'Allemagne et la Revolution (1830) et le Système politique de l’Allemagne (1831), où il prévit le danger d'une hégémonie prussienne.L'auteur a le grand mérite de mettre les Français, il y a plus d'un siècle, en garde contre les ambitions prussiennes.Lamartine verra également vers 1841 la Prusse prenant la tète de la Confédération germanique et devenant uns ennemie redoutable pour La France.Après un voyage en Italie, Quinet publia Ahasvéru» (1833), poème mystique en prose.C’est vers cette époque qu’il épousa une Allemande Mme Nina Moré (1834).Ce mariage lui Ht faire un nouveau et long séjour en Allemagne et augmenta sa sympathie pour ce pays.Deux poèmes Napoléon (1836) et ITométhfe (1838) signalèrent son retour en France.Vers 1840, Quinet fit pourtant un effort pour débrouiller ce fatras.H commença à ouvrir les yeux sur la vraie valeur de la science germanique et le danger du culte pour l'Allemagne.Il lâcha l’Allemagne, dont il montra le péril (Allemagne et Italie, 1839), et il prit nettement position contre l’engouement des poètes et penseurs français pour l’Allemagne.Comme le dit Justement René Canat : Le revirement de Quinet, germanophile Impénitent jusqu'aux environs de 1838, puis si bien repenti qu'une bonne partie de son livre, Allemagne et Italie (1839), est un réquisitoire passionné contre ses premières tendresses, et que son pamphlet, la Teutomanle (1842), proteste contre nos poètes, nos critiques et nos publicistes trop prompts à s'échauffer sur les personnes et les oeuvres d’outtr-Rhin.Nommé professeur de littérature étrangère à l’Académie de Lyon, Quinet fut appelé, en 1842, par Viilemain au Collège de France, ou il occupa la chaire des littératures de la France.Mais 11 heurta de front le clergé par ses leçons sur I"» Jésuite» (1843) et sur l’Ultrumontanlsine (1844), et son cours fut Interrompu par Guizot.Il avait déjà pris nettement position contre le catholicisme vers 1840, surtout dans son Génie de» Religion» (1842), mais son enseignement républicain et anticlérical lui fit perdre Bon poste de professeur au Collège de France.Tout comme son «ml Michelet, Quinet avait une foi profonde dans la mission de la France de guider les autres nations dans la voie de la liberté et de la démocratie.Son enseignement au Collège de France contribua à la propagation dos Idées républicaines et humanitaires, qui préparèrent la révolution de 1848, pondant laquelle U Joua un rôle Important.Il fut exilé par le coup d’état bonapartiste du 2 décembre et s'installa à Bruxelles, où il se maria en secondes noces avec la fille du poète et patriote roumain Georges Asakl.Il publia alors les Révolutions d'Italie (1848-1852, les Esclaves, poème (1853), Marnis de Hainte-Aldégonde (1854), qui passe pour son ouvrage historique le jüus important, l'hllosophle de l’Histoire de France (1856) et Histoire de mes Idées (1858).En 1858, Quinet se retira en Suisse et fit paraître Merlin l’Enchanteur (1860), Histoire de la Campagne de 1815 (1862), l'Expédition du Mexique (1862), l’ologne et Rome (1863), le l’anthéon (1867), la Mort de la Conscience humaine (1867), Lettres politiques (1868) et la Révolution (1869), oeuvre philosophique et symbolique, plus solide peut-être que celle de Michelet, et qui donne le mieux l'Idée de son esprit original et poétique.En 1870 parut ,a Création, vaste synthèse Inspirée des théories darwiniennes.Au 4 septembre Quinet revint à Paris, où U fut élu député à l’Assemblée nationale, et il publia un résumé de ses doctrines sous le titre l’Esprit nouveau (1874).Il s'éteignit l’année suivante.“C’était, avec une culture cosmopolite et une imagination un peu fumeuse, un Idéaliste généreux” (LarousseJ.(à suivre) Maximilien R CD WIN NOTA.— A l’occasion de l'anniversaire de la naissance d'Edgar Quinet, le 17 février 1803.Soirée des Choristes des Variétés Lyriques ¦ C'est samedi le 23 mars, au salon espagnol de l'hôtel Queen's qu aura lieu la soirée sociale des Choristes des Variétés Lyriques.Nous remarquons, nu nombre de» Invités: Mlles Marie-Thérèse Ala-rle, Irène Bédnrd, Thérèse Bergeron, Rita Bibeau, Mariette Boire.Simonne Burke, Marthe Desjardins, Madeleine Dyotte, Jeanne Mlle ANDREA JEAN prêle son ronrours à l'organisation de la soirée dansante que donneront les ehorisîcs des Variétés Lyriques, le samedi soir, 23 mars prochain, dans te Salon Espagnol de l'fiô: 1 Queen's____(Photo Studio Larose, Verdun).JTflubert, Gisèle Frigon, Noel's Germain, Yvonne Gilbert.Andréa Jean.Marcelle Labe-ce Marcri’e Lafleur.Fîmonn • J omrpré.O Cils.Isaula Payette Mars;:.;’* >t-Pierre.Janine Vlnet, Gh > sine Voceilt, Gisèle Phaneuf, Réjane Fl-Onge, Bella Lafrance, Denise Fournier, Gisèle Laberge, C'éc'lo ! .aberge, Denise Clément, Nicole Langlois, L.Daragon, Mmes Flore Crépenu, A.Armstrong, Léandre Mardi, Eugène Boivln, Florent Gauvin, Marcel Peterson MM.André Bélalr.Maurice Bélanger, John Blondi, Pau! Bloutn, Gusta ve Brosseau, René Caron, Gustave Messier, Léo Dupuis.Florent Cauvln, Paul Jeannotte, André 1 libella.P.-E, Leclalre, Léandre Mardi, Elias Mongeau, A'bert Montmarquette.I-éopold Morisset-te, Rodolphe Oitlgny, Réal Pj’.»-rln, Marcel Peterson, Jacques Pilon.Rosaire Phar.md, Jenn-Pr.nl byrie, Eugène Boivln, Hubert La-r.ouette, Marcel Abran, Dora*.Landry, Henri Rainville, René Lohaie, Henri Poltrns, Ovila Labile.J.Dodd, Lucien Cormier, R.Gérard.Aimé Prévost.A.Lussier.Taul Valcourt, R.Samson, Geo K.nvuet, Emile McKenven, Nlc> :ar Barbusci, Yves Rolland.Le public est cordialement Invité d’y assister.La Grande Décision de Jantes T.S1IOTWELL l'ne version française de l'ouvrage du professeur James T Shotvrell s'imposait.D’origine canadienne, cet éminent universitaire a.pendant près de quarante ans, professé l'histoire à Columbia.“Ses travaux sur l'établissement de la paix future reposent donc, comme l'écrit M.Robert Tanger, sur une connaissance des lois permanentes qui règ!ent les actions et réactions des hommes à travers le temps et l'espace".Au cours d'une étude très fouillée.James T.Shotwel! expose les conditions propres à assurer au monde une paix durable, un équilibre politique et économique sla- Les grandes vedettes au Ballet Théâtre La troupe complète du Ballet Théâtre, comportant en tout 125 artistes, nous reviendra du 18 au 24 mars, au théâtre Hl» Majesty's, avec encore à sa tête des danseurs et des danseuses dont le prestige est définitivement acquis, et que les fervents de chorégraphie revoient toujours avec une joie non dissimulée.11 suffit de nommer des artistes comme Alicia Markova, la plus Impeccable ballerine de notre temps, Anton Dolln, aussi remarquable chorégraphe que premier danseur, André Eglevsky, Nora Kaye, Alicia Alonso, John Kriza, Janet Reed, Luela Chase, Dimitri Romanoff et Michael Kidd, pour marquer la qualité d'une troupe qui comprend par ailleurs un corps de ballet député pour sur.entrain et sa précision.Les deux grandes vedettes de la troupe, Alicia Markova et Anton Dolln, danseront ensemble ou sé- ble, une organisation mondiale, enfin, qui tienne compte des juste* aspirations des Individus et dos peuples.De la manière dont ceux-ci se préparent à régler leurs pro- ' blêmes Intérieurs et internatio- : naux dépend le maintien de la paix future.Voilà la grande décision.Quel titre pouvait mieux sug-1 gerer la gravité de ces multiples ! problèmes qui assaillent aujour- ! d'hui le monde à un tournant “dé- : clsif" de son histoire?Ce livre, publié par Brentano's de New-York, est en vente aux Editions Bernard Valiquette.Ltée, Montréal.parément.Un bon nombre d’oeuvres, nouvelles et anciennes, au programme: Les Sylphides, le Pas de Deux, de Casse-Noise|te, l'Oiseau de feu, Barbe-Bleue, Giselle; les autres artistes auront tous l'occasion de déployer leurs dons aussi bien en des ballets classiques qu’en des nouveautés.Rappelons que le Ballet Theatre est la seule grande troupe du genre à nous rendre visite cette saison, qu'elle donnera ses spectacles dans les mises eu scène les plus brillantes, accompagnée par un orchestre complet que dirigeront tour à tour Zlatin et Zeller.Savicc-vous que.pour la tris modique somme de PiOt), une ménagère canadienne peut transformer complètement sa cuisine et la munir de tous les conforts moder- j nés.Ce fait est tiré d’un récent j documenfaire de l'Office Rational du Film: Le Rêve de la Ménagère, ' présenté dans les Circuits Ruraux de cet organisme, au cours du mois de février.i Le secret de Don a Ida, la femme à Séraphin Quelle femme n’a pas son secret?Imaglne-t-on un moment que Donalda, la femme à Séraphin, n'a pas au moins un secret à garder jalousement?Elle en a un.Lequel?— C’est plus pesant que toute la terre.J'parlerai quand le temps sera venu de parler.Et Donalda de regarder au loin, très loin dans la campagne qui se déroule à l'horizon des Pays d'en haut.La femme de l'avare finira-t-elle par parler?On sait qu'elle vit d'une vie intérieure intense.Un feu qui la dévore.Un ! combat s’engage avec l’ombre, j L'ombre, c'est un être vivant.) C'est Séraphin.Elle ne peut pas ! éviter l'ombre.Véritable cauche- i mar.Parlera-t-elle, la femme qui ne vit pas des choses d'ici-bas.i qui garde un mépris souverain de l’argent?— Non.l'argent, c'est pas tout dans le monde.Donalda trouverait-elle des vocables de révolte?Patlera-t-elle?Elle va parier au Monument National, dans la Troisième Paysannerie que vient d'écrire M.Claude-Henri Grignon.L'auteur a écrit une 3e paysannerie entièrement nouvelle à la scène, (vomm.) i Pour *e rendre aux désirs des uuditeurs canadiens, ‘‘L’Heure Northern Electric”, lundi soir prochain (25 mars) nous fera entendre pour une seconde fols.Charles Jordan, baryton autrefois de Montréal et maintenant en vedette à (’American Broadcasting Company.Avant son départ pour les Etats-Unis, M.Jordan a participé a un très nombre de programmes sur les réseaux canadiens.Il Interprétera “None But The Lonely Heart" de Tehaikowsky, et le populaire “I’m Always Chasing Rainbows”, Carroll.L'orchestre de concert de la Northern Electrie sous la direction de Paul Scherman Interpré-t era quelques sélections de ‘Naughty Marietta" de Victor Herbert, “Begin The Begulne”, de Cole Porter, et “Dance Of The Comedians" de Smetana."En Avant Avec le Canada" raconte la dé-couverte de l'Insuline par Sir Frederick Banting, François Bertrand en fera la narration.ANTON DOLIN, dans une «cène du ballet “Bluebeard" qui sera présenté par le Ballet Theatre., la seule troupe complète de Ballets Rukses à nous rendre visite 'cette année.la*» spectacle» auront lieu du 18 au 25 mar» au lit» Majesty’s.LE JOL'P.es: eitlte plr la compagnie Le Jour Limnie.ISO e»:.rue Sainte-uatherlnr.(suite 44), Montres!, lél.'HLatesu 7471.Jean-Ubsrlej Harvey, directeur, tt imprime par La Compagnie de Publication de "La Pline" Limitée.ISO, est.me Ea'Ce-Catherine.Montreal — Autorl») comme envol postai de *i deuxieme cluse, Mir.ta-ler» des Portée, Ottass.Mary Servo»*, Zachary Scott et Faye Emerson dan» une scène du Robert Montgomery et John Wayne en vedette dans le film .“THEY WERE EXPENDABLE" au Capitol.Spécialité peu estimée encore “La traduction est une spécialité encore peu eetimée et par conséquent assez mal rétribuée.Pour changer cet état de choses, il faut montrer que c'est un art difficile qui exige une longue préparation et mérite donc d’être mieux rémunéré".Telle est la déclaration que faisait l’autre soir le professeur Jean Darbelnet, directeur des études françaises à l'Université McGill, lors d'une causerie donnée à l'hôtel Windsor, à l'invitation de la Société des Traducteurs de Montréal.Le traducteur, dit M.Tarbelnet, doit connaître les deux langues, c'est-à-dire saisir toutes les nuances de celle qu'il traduit et posséder toutes les ressources de celle dang laquelle il traduit.Il a besoin de temps, car 11 no peut bien traduire que s’il passe d'abord de l’expression étrangère à l'idée pour ensuite trouver l'expression exacte de cette idée dans sa propre langue.Toute traduction hâtive tend à devenir mécanique.c'est-à-dire à ne pas dépasser la simple substitution des mots.C'est ainsi que se produisent '.es fautes qui déparent assez fréquemment Ies traductions littéraires et techniques Il y a autant de danger à traduire librement qu'à traduire littéralement.D'ailleurs ce n’est pas ainsi que la question doit se poser.Dès l'instant que tout les éléments d'un texte sont rendus avec leurs nuances et restent dans la même perspective, la traduction ainsi obtenue ne peut manquer d'être fidèle.Il y a évidemment des règles qui permettent d’éviter les erreurs les plus grossières.Mais la traduction, insiste M.Darbelnet.est autant un art qu’un exercice de précision.Deux traducteurs, également compétents, donneront du même texte deux versions légèrement différentes, car i! y a en pareil cas une certaine latitude d'interprétation.Sans doute, une traduction n'est pas une oeuvre ori- ginale.Mais s'il ne “crée" pas, I» bon traducteur doit “recréer" et c'est à ce titre qu'il mérite l’estime du public.“LA SANTE DES DENTS” Réponse» à de fréquente» question» Q.— Dolt-on se brosser souvent les dents et quand doit-on le faire?R.—Les dents doivent être brossées après chaque repas, chaque fois qu'on peut le faire, — et.d® toute nécessité, au moins deux fois par jour, au lever et, le soir, avant de se coucher.Il faut toujours.»e souvenir qu’une dent propre moins qu’une autre qui ne l'est pa-® susceptible de se carier.Des particules de nourriture et même des aliments en solution et insallvés sont la grande et constante menace des dents, chez l’homme "civilisé'' et dans la vie moderne surtout, dont le régime alimentaire est composé principalement de mets préparés et très cuits ending très vit» à la fermentation et à la liquéfaction.C’est pourquoi des produits naturels, durs et croustillants, consommé» crus, doivent faire parts» de la diète quotidienne pour donner aux dents et aux gencives l'exercice nécessaire.Par contre, !» sucre et les sucreries sont des agents rapides de fermentation créant dans la bouche un milieu 1 acide qui tend à amollir l'émail des ! dents par décalcification.Ce phe-j nomène accompagne également •* consommation du lait et des pro-; duits lactés, de la crème à la glace, j par exemple, — dont les résidus de-j meurés sur les dents forment très • vite l'acide lactique qui en attaqu® j l’émail.De toute évidence, après i avoir mangé des sucreries, des ali-; ments lactés ou du du lait, — il : indispensable de se brosser I*® dents.la ligue d’Hyglène Dentaire de 1* province de Québec, Inc.H 26.t™ Amherst, .Montréal 24, sera heureu se de répondre, sans frais, par let tre personnelle à toutes les que* tium qui lui seront posées relative» à cet article et généralement de» : taire».Vs Montréal, samedi 23 mars 1946 LE JOUR Page 7 AU THEATRE ARCADE iL&W > ¦') * te;L*iL M.PIERBE DAGICNAIS qu’on applaudira dans le rôle principal de “La part du diable", de Louis Ducreux, nomcauté de Taris dont la création «era faite vendredi soir sur la scèn- de l’Arcade.Erno Balogh à Radio - Canada Pont la deuxième fois depuis décembre, tous les inusico pbiles et audileiir» de Iladiod'.anada ont eu le.plaisir d’entendre M.Erno Balogh, pianiste et compositeur de renom qui fut présenté à l’Amérique il y a déjà plusieurs années par nul autre que le grand Fritz Kreisler.Depuis, il a fait sa marque partout où il a joué et s’est attiré les louanges des meilleurs critiques américains, Ses fréquentes apparitions comme soliste à la radio lui ont valu des millions d’auditeurs tant aux Etats-Unis qu’au Canada et c’est peut-être pour cette raison que nous regrettons que M.Balogh n'ait pas encore été invité comme soliste dans noire métropole.Hongrois de naissance, M.Balogh s’était déjà fait une réputation enviable comme pianiste et compositeur dans la plupart des pays d’Europe avant de venir s’installer aux Etats-Unis.Depuis, scs oeuvres ont pris place dans le répertoire d’artistes tels que Lotte Lcbmann, Grace Moore, Gladys Swarthout, Hicbard Bonelli et Suzanne Sten.Ses orchestrations ont été-dirigées par d’éminents chefs d’orchestre comme, par exemple, Eugene Ormandy, Alfred Wallenstein et Erno Rappc.De plus, Balogh prête son grand talent à l’enregistrement de disques et c’est à juste titre que, dans le NEW YORK TIMES du 3.février 1946, on le classait parmi les dix exécutant* les plus accomplis de l’année 1*>45 dans l’enregistrement des disques.Notons aussi que, parmi ces dix, il est le seul pianiste.Balogh est non seulement musicien mais il est aussi dramaturge à ses heure*.Une de ses pièces (j’oublie le titre) été jouée avec succès sur le Broadway et Jean Arthur en était la vedette.Il a aussi contribué, pour une large part, à ce film inoubliable, “One Night of Love”.Claire HARVEY Quand on se souvient du beau succès remporté I Arcade par la pièce de cet auteur c’.ioyé qu’est M.Edouard .vbneider, I" Exaltation", on n’a aucun mal a se décider d* prendre le cbeir/n du même théâtre, cette semaine, afir de voir une nouvelle pièce qu’il a sipuée Celle-"i c">-«** tn problème sentimental dont le public montréalais est justement riand.II s’açit d’une femme qui pré’-nd ni-r l’amour parce qu’elle aime un homme lié à une autre femme par des liens indissolubles.Celte rituation est sans issue, mais elle donne à l’aufur l’o*casion d écrire, en véritable psychologue qu’il est, ce qu il pense de l’amour, de la manière dent on aime, pourquoi les êtres ne peuvent échapper à cette grande oi de la nature et des coeurs.M.Schneider écvit une lanrue châtiée bien que fort aqréable à entrn- .Il sacrifie les âme* sur l’autel de »e« convictions.mais il le fa t avec une étonnante sincérité.C’est de cette façon qu’il viendra à rallier le public sa cause, car la pièce en elle-même manqu* d’éléments dramatiques.l.e théâtre est un trrmphn pour M.Schneider dans cette pièce.Tout compte fait, son “Exaltation” avait plus de force mystique.Mais “Le Sacrifice du »oir” s’adressant pour ainsi di-c au coeur de la femme, tâchant d’ouvrir à celle-ci des torizoni nouveaux sur la vie sentimentale, fera quand même une bonne action.Cette pièce saunera sans doute de nouveaux admirateurs à ce théâtre qui vise plus à être vrai que mélodramatique.Avec M.Schneider on voit les être» comme ils Festivals de Montréal C'est pour répondre à de nombreuses demande* faite»* par tea habitués du Montreal Orchestra qu’une oeuvre do Brahms a été mise au programme du concert symphonique dirigé par Douglas Clarke le 29 mars, au théâtre (Ils Majesty.La pièce choisie pour cette occasion cat la symphonie no 1 en do mineur.On se rappellera que lorsque Douglas Clarke offrait des oeuvres de Brahms à i’auditoire du Montreal Orchestra il recevait de son interprétation les plus grands éloges.Tout concert dont le programme portait le nom de Brahms était un succès assuré.On peut même dire que ce sont les audi- Le Vrai Chez-Soi Hôtel St-Regis 392, RUE SUER BOURNE RA.4135 TORONTO RCADE Semaine du mari, •glrHu A l'Arcade “Le Sacrifice du Soir” Excellente pièce d’Edouard Schneider.— C’est toujours par le sacrifice que l’amour triomphe.L’oeuvre généreusement défendue.— Un problème sentimental qui prend à la fois le coeur et la raison.EXCELLENTS ARTISTES AU ST-DENIS (11! 1.1.ff clrs sont et pourtant.comme nous, ils cherchent simuler leurs faiblesses ou tentent tic Im ri par tl“* bontés extérieure» qui ne »!¦vv-:it ; leurs actes intérieur*.Il faut croire un peu fatalité.mai» pas au mint ues j que l’on «mt tenté de prendre.La femme, oui .Tune part aime «a sécurité et de l’autre le pnût rie l’aventure sera une éternelle hésitante en face de l'amour.Dieu sait »i elle pourra reniement reconnaître un amour véritable! {Vmt en le lui *oulni»»nt, l’auteur lui fait bien sentir l'aiguillon de la douleur et celle qu’elle fera naître dans le coeur de» autres si e'Ie tente d'aimer un marge de la vie.de la véritable vie de l'amour permis et po»«iMe! Nul doute que “Le sacrifi-e J,, soir" affirmera la réputation dEdouaid Schneider chez nous.I a pièce a été généreusement défendue par Marcel Journet, qui .a a'.leiat U véritable émotion.Antoinette Ci-roux.sincère et souple dans un rôle aride.Janine Sutlo qui prend chaque fois plus d'em’nise sur un public sympathique et enthousiaste.Enfin, Jean Ducrppe, trouvant un rôle icbrr qu’il a su nuancer à souhait.Cette pièce sans gra" 1 intrigue, dépourvue d’éléments dramatiques, peu nourrie de dialogues étincelants et de sortie» fougueuses, tient quand même la scène.Pourquoi?C’e-t le secret sans doute d'un théâtre vers leque' on tend de plus en plus.Li romaine prochaire on donnera “Li part du diable”.Jean-Louis de VARRO.Au Plateau Pierrette Alarie au ST-DENIS SA M EDI r- “Xéertéc smnrm 4 & jou *ocui*o A*C9t B*ULf OUHOt Ko* tuile mmmi tiona nombreuses et soignées qui ont été offertes au public montréalais pendant les onze années de la direction de M.Clarke au Mon.treal Orchestra qui a largement contribué à développer la connaia snnee de* oeuvres de Brahms Montréal.Johannes Brahms est né à Ham bourg en 1833 et mort à Vienne en 1897.Il composa quatre sjrm phonies.La première de celles-ci qui scia jouée au concert du 29 mars, a été écrite en 1876, et est une des plus populaires à cause de la simplicité et la grâce de ses mélodies.Les autres pièces au programme seront deux oeuvres de Delius; A Walk to the Para dise Garden et On Hearing the first Cooekoo In Spring; En Saga, de Sibelius et le concerto de Mozart en ré majeur K446 pour piano et orchestre avec James Frls-kln, comme soliste.SAINT-DENIS “Retour de Flamme” Le nouveau film "Détour de flamme" qui prendra l'affiche samedi au St-Denis mérite une attention particulière de la part des cinéphiles.En premier Heu 11 met en vedette la belle artiste Renée Salnt-Cyr dont on n'a pas oublié le succès dans "Ia Femme perdue".De cette production sert de lancement à un nouveau Jeune premier de l'écran français: M.Roger Pi-gaut, Jeune artiste de talent, doué d'une belle personnalité et qui s'affirme dans "Retour de flamme" comme l’un des plus grands espoir* du cinéma de Paris.Aux côtés de ces deux artistes le public reverra aussi José Noguéro, André Brûlé, le charmant Henri Guisol, Denise Grey, Trame!, de* noms célèbres qui nous reviennent tous.Dans "Retour de flamme" le metteur en scène Henri Fescours nous raconte le dévouement d'une Jeune fille riche qui croit dans le talent d'un Jeune machiniste pauvre qu'elle a épousé et qu’elle défend contre toutes les adversités.La confiance et la fol de cettte femme seront souvent battues par le Destin et Renée Salnt-Cyr vlen dra bien pré* de tout abandonner mais l'amour est une Gamme qui se ravive toujours.Film adroit sans grandiloquence inutile il raconte une histoire humaine, plausible qui se déroule harmonieusement.L'amour en est le pivot et tous les artistes défendent avec habileté des situations fort imprévue*.Le second film à l’affiche sera Un nouveau Fernandel "La Bonne étoile" ou le célèbre comique noua apparaît sous un jour différent.Histoire d’aénour ce film développe le thème du sacrifice chez un être bon mais privé des attraits de la beauté physique.Fernandel est supporté par Janine Darcry, Carette, Delmont, Ar.drex.En 1880, les 15,754 établissements industriels du Québec payaient $18 333.162 à 65.673 ouvrier.*.En 1841.8.711 établissements payaient $393,919,571 a 327,591 employés.Le public enthousiaste qui applaudissait 1a jeune et ravissante Pierrette «Alarie, du Metropolitan, la semaine dernière, lors de son récital à l’Auditorium du Plateau, n’était pas un public détourné çlc sa manière habituelle de juger par un engoûmect collectif ou l’intérêt sympathique que l’on porte aux nôtres qui réussissent.C’était tout simplement un public ému, applaudissant le succès d'une artiste charmante, talentueuse, sympathique et qui a donné un récital fort agréable, sans compter les pièces où l'on rencontrait des difficultés vocales nombreuses.Pierrette Alarie rencontrait un public sympathique, mais toujours exigeant.Elle devait s’efforcer de faire oublier sa vraie, son irrésistible personnalité canadienne.C'était pour elle, croyons-nous, la partie la plus difficile de cette épreuve.Pourtant, elle y est arrivée tant par sa tenue impeccable, son art encore jeune mais en voie d’évolution parfaite, que par la sensibilité, la compréhension, l’expression, qualités indivisibles et sans nationalité, qui sont chez tout artiste véritable un peu plus de lui-même et un peu moins que le reste des vivants.En écoutant Pierrette Alarie on a eu l’impression très nette d'entendre une artist* magnifiquement douce, pleine de ressources vocales, capable de nuancer et de faire comprendre son art.Comme nous savions qu'elle était de chez nous, cela nous faisait battre le coeur un peu plus vite.Voilà tout 1 Mais nous tenons à dire que le succ’s du récital de Pierrette Alariç fut un succès artistique avant tout.Mlle Alarie nous a fait entendre une vo.x très souple et souvent chaude.Tout le sérieux de son beau talent s’est exprimé avec avantage dans 1 Hameau, le Mozart, et le Cimara, dont elle a chanté T'iocca la neve" avec une riche sensibilité, un goût infini, une qualité unique d'expression.Tout ce qu’il y a de français ou de latin en elle s'est manifestement exté:iorisé dans "Ombre Ugère" de Mayerbeer, (excusez le paradoxe!), "La (Urometta” de Sibella et même Miranda, de Hagcman, qu’elle avait pratiquement assimilée h sa vive personnalité.Elle a atteint l'art lui-même tant par l'émouvante compréhension que par sa technique vocale, dans "Si tu M'ami" de Pergolèse, "Pastorale' de Carey, (d'un intérêt moyen pourtant) et disons-le aussi, dans l'air de Lucia, (Scène de la folie) de Donizetti.Le programme comprenait encore des choses que l’on aime entendre tel que l'Air des Clochettes, de "Latine", de I/éo Delibes, les Variations ".Vil vous dirais-je maman" d’Adam, et deux rappels dont un air extrait de la "Perte du llnsii" tic Pclicieit David, et "Poufiée valsante".Liszt, Chopin, Reynaldo Hahn, Haydn, Verdi, Tipton et Momigny, étaient également représentés.Ce programme plut infiniment au public.Celui-ci ne manqua pas tir traduire son enthousiasme d’ailleurs.Jean Beaudct et Hervé Baillargeon paraissaient tout heureux de prêter leur concours à ce récital de notre gentille compatriote.Il faut remercier Charles Cionlet1; co-directeur des Variétés Lyriques, d'avoir saisi la première occasion de nous faire entendre Pierrette Alarie, en récital, chez nous.Soulignons aussi la facture artistique du programme, hommage d’une maison d'affaires canadienne-française à Mlle Alarie.Nous ne pouvons maintenant que cuivre les nombreux succès de notre jeune compatriote, les applaudir et souhaiter qu’elle nous revienne bientôt.Il est facile de prophétiser que Pierrette Alarie poursuivra longtemps sa carrière et qu’elle ne • arrêtera pas à ces sucer» hâtif*.Nous avons I impression qu’elle étudiera toujours afin d'atteindre 1rs sommets dont ne v>nt satisfaits epre les artistes dignes de cr nom.Jean Louis de VARRO À L’AFFICHE MONTREAL - CAPITOL: "They Were Expendable".IMPERIAL: "Danger Signal" — "A Close Call For Boston Blackle".LOEWS : "The Harvey Girls".ORPHEUM: "Elle et Lui", 2e *emalne.PALACE: "Mildred Pierre", 2e semaine.PRINCESS: "Cp Goes Mainte" — "Out Of The Depth»’’.* 8T-IIENI8: “Retour de Flamme" — “La Bonne Etoile”.SHERBROOKE - CINKMAt DE PARIS: "Patricia” — "Feu Nicolas".“LA PART 2i mar*.LN HOMME ET du 26 mars au 2 avril.LOEWS “The Harvey Girls” Judy Garland qui remportait un Immense succès dan* "Meet Me In St.Louis" et "The Clock”, nous ! revient dans un technlcolore de la 1 compagnie Metro, "The Harvey ,| Girls".Cette production prendra l'affiche vendredi au cinéma Loew's.John Hodlak, le très populaire Jeune premier d'Hollywood lui donne la réplique romantique.Font également partie de la distribution: Ray Bolgers, le danseur et comédien; Angela Lansbury, Preston Foster, Vi:ginla O’Brien, le ténor Kenny Baker et les deux artiste» de composition, Marjorie Main et Chill Will*.- IMPÉRIAL “Danger Signal” "Danger Signal", le film Warner qui prendra l'affJche vendredi au cinéma Impérial, explore le* réglons compliquées du coeur d'une femme.Cette palpitante production où un homicide prend l’Intérêt de premier pian met en vedette Faye Emerson et Zachary Scott.Hilda Fenchurd divise sa vie entre son travail de bureau et sa famille, sa mère et «a Jeune soeur lorsque Ronnie Marsh *st Introduit dans le tableau paisible et en secoue violemment l'existence des habitants.C’est un film réalisé par William Jacob et dirigé par Robert Florey d’après un roman du même nom.Jean Belland I 0Æ^Æf/d/ s o r.t s t i: uwc la "fvti> Symphonie' le 26 mars Le charmant HENRI GI'IKOI.ri ROGER TIGHT, un .jrum» premier fruiiçuK dan* to film lucdll "111.LOI II DI.I l.\MMI." de» Mimodl h l'ei run dit Salit'.-Drills.La Société pour l’avancement familial et social Jemli dernier, Mme Ilolirrt < Im jm-lt» r.'imi-s.iil rlirr rllts 1rs journaliste* féminines tie la m Impole jmiiér .tmmnrer la formation d’un nouveau mouvement d ,n i mit sociale, "La Société pour l’avancement familial et social’’, l.e but de ce mouvement est de grouper toutes les (’.nnadirnttes qui ont à coeur l’iinitô canadienne et qui »’intérc«*ent à toutes le* questions usant trait au foyer, aux enfants et à l'éducation.Mme t'.aigraiu qui en est l'organisatrice nous déchirait, lors de celle réunion, que celle organisation ne chercherait pas à empiéter sur 1rs autres organisations du même genre, mais qu'elle tenterait plutôt de coordonner les efforts.Toutefois, il semble que re mouvement sera lancé définitivement lors d'un grand congrès qui aurait lieu en juin et auquel prendraient part nombre d’autres associations féminines, (le congrès réunira les divers éléments tie notre pavs et il contribuera tie la sorte û l'enrichissement de notre vie nationale.Mme Cnsgraln rappela également que I» femme a un rôle très important à jouer dans le domaine social et le témoignage de M.l’belan, directeur du Bureau International du T ravail en fait fol lorsqu'il ilit que I* présence tics femmes à la Gonft rrnee Internationale île Paris a été hautement appréciée.Mme Magnll, romancière française de passage îk Montréal, assistait à rette réunion et à une question qu'un lui posait b savoir si la femme était éveillée aux qtu .«tioii* meiales en l'ruine, elle fit remarquer que re courant d'idées devenait de plu» en plus mondial et que de plus en plus l.i femme île France s’y intéresse.C.|J, Au théâtre Arcade M Pierre Dagenals dan* le rois principal d'une nouveauté parisienne voila l'aubaine de qualité que la direction du théâtre Arc-i habitués a pm tir QUEBEC-— CANADIEN: "la» Bienfaiteur" — “A la Belle Frégate”, CINEMA DF.PARIS: "la» Femme Perdue" — “L'Extravagante Mission”, TROIS-RIVIERES- CINEMA DE PARIS: “Cne Vie de Chien” — "L’Homme sans Nom”.THEATRES et CONCERTS ARCADE: France-Film présente: DU DIABLE”, semaine du MONUMENT NATIONAL SON PECIIE de offie à ses de demain soir.La réputation de M Dugcnai* n'est plu* â falrr.Diverse,* activité* théâtrale,, font ernpè lié Jusqu'à ce Jour de Jouer à la «cène mais lions "Lu part du diable', de lziuls Ducreux, une oriivin qui date à peine de 1942, le Jeune artiste aura l’occasion de reprendre contact «vec son vaste public.C'est un rôle solide et vigoureux que M Pierre Dagenals aura -à créer dans “Lu part du diable'.Certuin* itrea ont du talenL, nous j dit l'auteur mal* leur destin est dramatique.D'autres sont dénués de talent mais ont celui d'utlllseï le* rlrconstanre* à leur avantage.C'est 1s thème de relie pièce où deux écrivains nptès avoir lut té pour la même femme sont *é parés par un événement dramnti-que L'un d'eux Injustement accusé d'escroqueil# doit séjourner en prison.L'autre profitera ils cette •circonstance pour publier sour son nom l’oeuvre de son ami, Un ! succès volé: une amitié trahie, une ' tache que la confiance no saurait pardonner, I.a vie fera que le* deux hom mes se retrouveront et ce Jour-la I Il faudra liquider le* rompt' , comment?Voilà le dénouement de cette oeuvre Jeune, différente que Ducreux a écrite dans une belle langue.Aux rotes d* Pierre Dagenals 1* public pourra applaudir le couple (loger Giirceau et Gisèle Mchrnldt, Armand Marion.Jean Stuart et Mado Valérie Ce* six Interprètes ne manqueront pas de donner le maximum dans ces trois actnl fourmillant d* situations tendues et d'une vigoureuse facture dramatique.iSedSI !H ARLES MF“ “Elle et Lui”, en 2e gemaine "Elle et Lui", film romantique qui gardera une 2e semaine l’affiche au cinéma Orphéurn, avec Charles Boyer et Irene Dunne, est une captivante histoire d'amour.Un homme et une femme se ren-1 contrent sur un navire, et c e.u te j coup de foudre.Cependant ;>«*.j peut-être simplement un feu de j paille; pour s'assurer du contraire, j les amoureux décident d'un commun accord de *e séparer p«-n-dant six mol*.Cette décision, *H" j en apparence, sera la conséquen- ] c* d'un drame qui frappera dejy.! vie* CAPITOL “They Were Expendable” "They Were Expendable", un film aux mille émotions, prend l’afft'he vendredi nu cinéma Capitol.Robert Montgomery, John W.-iyne.Donna Reed.Jack HoJt et Ward Bond tiennent la tête de distribution de l'adaptation clnémato graphique d'un roman de W.-L.White.Montgomery, qui a servi quatre ans derm la matin*, revient h 'écran pour y personnifier le lieu ! -nar.t John Iîrk-i;>y, un de* capitaine* d*s navires PT qui aidèrent! à défendre les Philippine* contre >» cnvahlweur* Japonais au début de la guerre.TIIIY MERE EXPENDABLE M0ÜT60MERT Mi l*rt WAYNE ilU» (MCI Chaque année huit cents petits Canadiens de moins de quinze ans succombent à la tuberculose.Au cour» du concert que dirigera Bernard Naylor, une oeuvre de haut intérêt sera donnée en prl-rnour par le violoncelliste Jean Belland, professeur au Conservatoire.La "Rapsodle grorglenne" du compositeur russe A!.'-xandr>-Tchéreplnlne e.«t admirablement écrite pour ie violoncelle dont elle fait ressortir toute, les possibilité».L’exécution qui eri sera donnée fera sensation dant les annales musicale, de la présente saison.PRINCESS “Up Goes Maisic MaUle décroche un diplôme de ¦secrétaire privée dans "Up Goes Maisie avec Arm Bothern.Cette amusant* comédie prendra l'affiche vendredi au cinéma Princes» Maisie découvre qu'un diplôme de .ecrétaire privée peut m*ner a tout, et même à participer a une envolée en hélicoptère.Mlle bothern revient à l'écran pour la première fols depuis la nai-ar.ee de sa fl'Je, et a comme partenaire George Murphy.La dis rrib rtl'.R comprend encore Hilary Brooke, Murray Alper, Lev/is Howard, Paul Harvey Eldrelge.PALACE “Mildred Pierce” en 2e semaine lys beaux rêves que Mildred ; l'.rrce fait pour ses enfants et surtout pour l'ingrate et dlffic:!-Veda, *ur qui se déverse surtout l'affection maternelle, dominer.: sa vie.Réparée du faible Bert Pierce, avec qui elle a partagé plusieurs années de privations, Mildred épargne et *» sacrifie, pub: un Jour, étouffant son orgueil e! «-prend un emploi comme fille 1 af.n de pouvo.r nourrir *• habiller *«•* enfant*.Veda, to.Jours privliégltc.accepte ce q,:«-lui donne ** mèr* comme rl tou! lui était dû.Avec le temps Mildred ' ouvre ton propre resta .-an' connaît la proepé:i»e.Mais lin-gratitude de «a t le ruinera tou» ses espoirs.Tel est ;» su,et du film “M.dred Pierce”, o (s Jours Crawford es* **condée par Zachary Scot:, Jack Carson, Arm Blytb, Ur;:- e ! Eve Arden, et qui re -l'affiche du I Palace.u Film p: F>rAYE EMERSON -’SCOT ZACHARY imPERIIM.&ABVEY GIRLS ™ technicolor - W KMM «At *>**«A B0B1AX * BOLECR * LAKSBURY v IflEBIS Bennett et Eve Ard fera une 2e semaine L'incendie qui écla'e c ; »ln met en péril votre pr j f.a même menace pèse I tous, du fait de la tuberculoae.i gratuites.«rt John ; L'Offite nat [ à toutes les n> f Z > vol' : qui en font J.- W- foyer 1 et des nppart sur noua d’o:gan!«,er d'- ^'OUToFTHt DEPTHS' dta rep; PRINCESS I! î P fil ! li 1 ï î; JJ n-î fri 1 f pif h : t il m K?|1 l & Pci 1» Pi-;» e- Plu Es ci) RÎ f t: 5-5-i V :Û ri* Si; III Et U feis I ; I [ E) p ! Si F : i ’ Èifi il jj siifl lais ïfl Page 8 LE JOUR Montréal, samedi 23 mars 1946 MAÎTRES-ÈS-CHOSES INUTILES Moins de latin, plus de science Nou» ne tomme* pas contre lVnes’igiirrncnt il 1 év-J •> 1 an prochain.| peut maintenant converser nor- ne se rendra pas r.dlcule aux yeux : malement et dé» qu’il pourra raar- de »ts .pune» compagnons.j cher, i! entrera à l’école.I! > avait a.ust Jean, âgé de I S'il n'eat pas passible d’aider el.x un» qui.o‘cn que ne souf-1 tous les malades, du moins la!P°«*ie 9ui se de£aKe des ?nfant Pur et fU ^ Rebordant j que» moi» et se -efusalt toujours ! l’été, elle fera bénéficier de traite-'d amour f’0111' Ic hra'e Corneliu* à prononcer un seul mot.quand ments spécialisé», 12 enfantj de un beau jour, il devint si intëres- centres ruraux, qui ne peuvent sé à ce que la J rectrlce clinique racontait que.«,ir.Librairie J- A.Pony Ltée: dans laquelle collection ont déjà paru: “Confession d’un enfant du eiècle” d’Alfred de Musset, et "Histoire de Manon Lescaut’’, de l’abbé Prévost.Le lecteur sera charmé par la horticulteur à la recherche de La tulipe noire.I P.osa sauvera son amour et la de- ^-ndre compu, il se mit tout a j pies du bien que ia Croix-Rouge I qul forment la trame de ce roman prendre part a la con- de la jeunesse fait pour ce» jeunes que ja Librairie J.A.Ponv mefen jou-, i! parle malades; ainsi se» membre» vN vente afin de plaire à sa nombreu-comme les autres enfants, et c’est j vent leur devise: “Servir”.•*» clientèle ; T i; .V‘77c’“| P.osa sauvera son amour et de la J facilement se rendre a la clinique, j tul|pe noire Maia avant, elle r* s en ; te ne sont la que quelques exem- vra valncre de nombreux obsta coup a vt-raatlon* Depuis cc INSTITUTES Généalogique » DROUIN Faites abonner un ami! 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TOT TTD 1 1 I i i 'WTT TJ | ¦ ?1 i i TL JLL JL.TT 1 \ \ i du umr ! 1 ! 1 1 -i.Tl 1 i 1 ¦ LS HOimOVr.W.EMEXT 1— -Xlttal arls blPiifttre — Ff-r combiné avec une faible quantité de carbone — Métal très pesant, d’un grl» bleuâtre.2— Douleur d’oreille — Myrlopo-de — Métal précieux.3— -Membre du parti national socialiste en Allemagne — Elément eazeux en infime proportion dan» l'air — Lieu de départ et d'arrivée de» trains de chemin» de fer.¦I—Symbole du titane — largement ouverte — Cinquième fils de Sem.5— Roi de Thèbes en Ci 1 ici» — Pron.personnel (Se pers.) — Fracture du »ol.6— Corp» simples doués d'un éclat particulier — Dont on »e sert ordinairement (pi.J.7— Prêtre Italien, né ft Florence — Féminin de “mon” — Singe américain dit "capucin” — En les.S—Préfixe privatif — Maréchal de France, né ft Muret — Action d'envoyer.3—Crédit (abrêv.) — Alla» ça et lft A l'aventure — Grenelai.10—Symbole du chrome — Qui a des disposition» ft — Métal usuel blanc.VERTICALEMENT 1—.Produit Immédiat du traitement de* minerai* le.fer par * charbon — Métal d’.blanc arbitre — Métal précieux.-—Action d'étayer — Celui qui fait paître de» troupeaux.3—Courant de mer très — Trois fol» — Mélange d'ariiie* et de calcaire» dur» ou tendre*-I—Mesure Itinéraire chinoi.-e — Qui concernent le» chemin».5—Symbole de ’’argent — ,ur# rure allongée trig.) — 2e conj.— le conj.Qui fait une é iumf- .••Ici-ration.7—Pont SOLUTION I)U PROBLEME No 89 Paru dan» le JOUR, le 16 mur» 1946 S I Rio" P ¦ T R E | M | P E | T fTÊj U N I|V E R S I|T|E|S M'A I|L| c I N E R A I R|E»|0 Epr E 1 E | R 0 en S T A e|l;ha N B N|E| E N £ | E ¦ I N MB A | S T 0 N» 111 c H E S T ! E h!m E M E i T | ID E | V | 0 I R ¦ À S m|a R A HIR| E R | A | B | L U s H T|0|U|R|N|E|E| L I 1G | U | E H! z d E | N | T | E FH1 C | S | II 1D 11 | E W A j V j E «riH! R | E | V | A111 C AlRWIS T E|N|0|S|Eüf!l L |L | île fa • é p 11N 'gfl g 10 1R 11L | £ fWjl A | N I E | L | ' Z Pf1 ?j A | L | £ | A | GI £ lyf1 A j S ’f»! RI 0 I île Pâti* — Ville ,1u Mexique au nor-l '¦ Veracru* — F.gu raldlque en forme "T”.V—Ville d'Autrl — Mesurons au 9— Celle qui n*1 que rioter — Choi 10— Première — qulde rouge — dit aussi “i apucin 11— Pluriel U b — Métal de co rouge brun — P marque l’état.12— Réglée pa- 1* !nl — Montgar.e de i an_ cicnne Gré*» (Thés»*-lie) - Art.«impie masculin.13— Grand lac -*alê d'Asie — Qui ne • .< aucune altération 11—Epreuve d ' ' ' page de jr-urn.i! le serrage définitif Possède _ perçu par le moyen de» 15—Poisson douce, plus e»' 1 UIR [ A 1 N | Z WT T | R | U | C IH IEI .V D I N I j }X I £ | K j A | r; | T | H1 £ IM | £ 'W| R I A 111 S 1 inquisiteur de l’Espagne, après avoir fait assassiner des milliers d'hérétiques, se félicitait d’avoir bien servi les intérêts du Christ et de son Eglise.Aujourd’hui, on affirme qu'il existe des raisons d’ordre majeur qui font de la trahison un acte de vertu.Parmi les espions qui ont trahi le Canada au profit d’une puissance étrangère, il en est qui veulent présenter la défense suivante: La loyauté d'un sujet peut appartenir à plusieurs objets à la fois.Il est des objets d’ordre inférieur et d’autres d'ordre suprérieur.Aussi longtemps que les deux je concilient, tout va bien, mais aussitôt quelles vivent en conflit l’une contre l’autre, le devoir commande d’être loyal à l’objet supérieur.En l’occurrence, il fallait décider entre le Canada, qui n’abrite rien que dé misérables petits Canadiens capitalistes, et le communisme, dont l’idéal embrasse l’humanité entière et dont le symbole concret est la sainte Russie.On était pris entre deux trahisons: on a choisi la moindre.Voilà certes un beau raisonnement, mais comme, sur douze millions de Canadiens, il y en a au moins onze millions et demi qui ne pensent pas de même et qui n’aiment pas du tout qu'on les livre, par loyauté, à Sa Sainteté }.Staline, nos espions se trouvent dans une situation plutôt gênante.La solution la plus simple à ce problème serait d'envoyer vivre en Russie ceux qui ont tant de loyauté pour ce pays-là.L'URSS serait enchantée d’héberger des citoyens qui l'aiment à ce point.P.R.11— Observa *eorètv*ment — Ancienne» unité» munétaires chinoise! — Commune de l’Aude.12— Labiée d'Europe désigné» «ou» le nom d-'ortfc" — Capital* de l'Arubie aaoudlte — Lettre russe.13— Qui concerne le terrlto're.14— Variété de frêne — Frem'er miracle de Jénus— Dressé le» nerf* sur le do» d’un livre.15— Filet pour prendre l«s oiseaux — Possédasse» — Possédé- M « A rt + * ne* ÉB
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