Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le jour : indépendant politique, littéraire et artistique
Hebdomadaire combatif de Jean-Charles Harvey qui porte haut et fort les principes du libéralisme et de la tolérance. Il se démarque par des pages culturelles de haute tenue qui accueillent des collaborations importantes. [...]

Lancé à Montréal le16 septembre 1937, Le Jour est un journal hebdomadaire. Il est fondé par l'auteur et journaliste Jean-Charles Harvey après son expulsion du quotidien Le Soleil survenue à la suite de l'interdiction de son roman Les demi-civilisés. Harvey demeure le directeur et principal propriétaire du journal jusqu'à sa fermeture en 1946.

Journal de combat et d'opinion, Le Jour porte les principes de l'idéologie libérale. Le programme de Harvey mise sur la promotion des progrès de la technologie et de l'économie modernes, visant la conquête des biens matériels et s'appuyant sur l'orthodoxie libérale de la compétition et de la libre entreprise plutôt que sur l'intervention étatique et les corporatismes professionnels et sociaux.

Libéralisme économique, donc, mais aussi social : soutien aux combats pour l'émancipation des femmes, fortes prises de position contre la xénophobie et surtout l'antisémitisme, rapprochement culturel avec les anglophones, défense des droits des travailleurs. Ces principes libéraux sont érigés face au corporatisme et au nationalisme traditionaliste canadien-français avec sa tête de proue, le très influent abbé Lionel Groulx. Au-delà des enjeux canadiens, Harvey démontre dans les pages du Jour un vif intérêt pour la politique internationale.

Le Jour combat vivement l'Union nationale de Duplessis, mais garde son indépendance vis-à-vis du Parti libéral du Québec. Son rédacteur se prononce pour le renforcement de l'unité canadienne, pour la laïcisation de la société et pour le déploiement d'un réseau d'éducation public, gratuit et obligatoire.

Jean-Charles Harvey se réclame de la tradition de farouche liberté de pensée d'Olivar Asselin et, avant lui, d'Arthur Buies. Il aborde des sujets sérieux mais sur un ton souvent légèrement humoristique en vue d'offrir une lecture agréable à un public informé et lettré qui souhaite aussi se divertir. Les arts et la culture tiennent d'ailleurs un espace important dans le journal : musique, peinture, lettres, cinéma, comptes rendus de concerts et d'expositions.

Jean-Charles Harvey est le principal rédacteur du Jour, que ce soit sous son nom ou celui d'un pseudonyme, comme Paul Riverin. Charles Hamel, André Bowman et Berthelot Brunet y sont aussi actifs.

Des textes littéraires trouvent régulièrement leur place dans Le Jour, qui publie

de nombreux textes, que ce soit d'auteurs de la relève comme Gabrielle Roy, Jean-Jules Richard, Gilles Hénault, Jean-Paul Lemieux, Yves Thériault, Andrée Maillet et Henri Tranquille, ou d'autres plus établis comme Jean Narrache, Jovette Bernier et Robert Choquette.

Louis Dantin y est aussi un contributeur important. En plus d'une chronique sur la littérature américaine qu'il tient pendant quelques années, il y signe une chronique sociopolitique d'esprit socialiste qui l'oppose parfois aux positions libérales de Harvey, mais les deux esprits se rejoignent dans la lutte aux idées conservatrices et passéistes de l'idéologie clérico-nationaliste dominante.

Le gouvernement libéral fédéral et de grandes entreprises fournissent un soutien financier au Jour, qui est tiré à 25 000 exemplaires en 1937, à 10 000 en 1940, et à seulement 3000 en 1946.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1985, vol. 7, p. 91-93.

GUIMONT, Pascale, « Le Jour, 1937-1946 », dans Idéologies au Canada français, 1930-1939, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1978, p.131-163.

TEBOUL, Victor, Le Jour : émergence du libéralisme moderne au Québec, Montréal, Hurtubise HMH, 1984, 436 p.



Éditeur :
  • Montréal :[Le jour],1937-1946
Contenu spécifique :
samedi 6 octobre 1945
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le jour : indépendant politique, littéraire et artistique, 1945-10-06, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
9lème ANNEE No 5 5 CENTS LE JOUR INDÉPENDANT POLITIQUE, LITTÉRAIRE ET ARTISTIQUE Dirpcleur-Fondateur: Jean-Charles Harvey Administration et rédaction, IKO est, rue Sainte-Catherine (suite 44), Montréal Case postale 20, Station “N" — Tel, *IMaiteau 8471 6 octobre 1945 Aussi longtemps qun lus choses iront sys t v mo li t/tient v n t mol jo continuerai systenm tiquent ent à dire qu 'elles no vont /ias hion — Henri ROCHEFORT Rédacteur en cltcft Emile-Cliurlca Hamel CURIEUSE DE QUÊTE Celui-là dominerait le» niasse» à volonté qui posséderait et dirigerait complètement l'école, la presse et la radio.Les Liais totalitaires le savent.Leur premier soin, pour consolider leur pouvoir absolu, est de s'emparer de ces trois puissants moyens de propagande et de persuasion, l’ar bonheur, les pays démocratiques, en particulier la France leu temps normal), l'Angleterre et les Etats-Unis accordent aux journaux et à lu radio une très large liberté " , Aussi longtemps qu'il en sera ainsi, l’asservissement de la pensée et de la conscience n'est nullement à craindre.Au Canada, la presse est relativement libre, tandis que l'école est dominée, hors de Ou •bec, par l'autorité civile, dans Québec, par le clergé.Quant à la radio, le partage des influences n’est pas encore accompli.Quelques postes privés livrent une concurrence difficile, presque désespérée, aux réseaux de l’Etat, qui ont sur les autres le triple avantage de vivre d'une taxe nationale, de tirer le meilleur de* commanditaires commerciaux et d’être exonérés «les impôts ordinaires.D’autre» complications sont survenues eu ces dernière» années.Le nationalisme racial »‘en mêle.Le gouvernement Duplessis, sous prétexte «le préserver les tradition» ancestrale» — peut-être aussi pour faciliter la propagande d'un parti «ni augmenter le patronage — a décidé de doter notre province de son propre réseau.Quelque» millions de dollars v seront dépensé!) en pure perte.Nous ne voyous pas en quoi la religion et la morale puissent être mis en danger par Radio-Canada, CKAC et CH RC.Alors «pie la Commission scolaire de Montréal manque de capital pour payer son personnel en.eiguanl et que nos petite» institutrices «le la campagne reçoivent des rfalaires de famine, ou s'étonne que le gouvernement fasse la ridicule acquisition d'un nouvel éléphant blanc.Quelle est la force cachée qui supporte M.Duplessis dans cette entreprise coûteuse et inutile ?Nous croyons le savoir.La bataille qui se livre actuellement, d’un bout à l’autre du Canada, pour la possession des ondes a évidemment pour but de soustraire une partie de la population canadienne à certains contacts "dangereux” avec le monde extérieur.Cette bataille eu effet n'est pas confinée à la province de Québec.D’imposants délégués de l’Ouest canadien sont venus dans leur “mère-patrie”, la Laurentie, chercher des capitaux pour organiser, entre Winnipeg et Peace River, un réseau radiophonique de langue française à l’usage de quelques groupes «le laurentiens émigrés «lans la Prairie il v a longtemps, tic» paroissiens sont, paraît-il, menacés «lans leur langue et leur foi par les émissions de langue anglaise.Pour parer au danger, on vient demander le secours de Québec, soit trois cent mille dollars.Que faut-il en penser?Nous avons toujours prétendu que la connaissance et l’usage des deux principales langues de ce pava étaient l’une de nos richesses culturelles.Elles devraient être beaucoup plus répandues, non seulement dans notre province, mais dans tout le reste du Canada.Aussi est-il fort important que des groupes de Canadiens déjà en possession de ces «leux trésors ne les perdent pas.A ce point «le vue, nous admirons ceux de nos frères séparés «pii, forcés par leur milieu de bien apprendre et bien parler l’anglais, conservent jalousement leur langue maternelle.Jls ont d’autant plus île mérite que leur tâche est très difficile.C'est le sort de toute minorité.Je doute pourtant qu’il soit possible «le faire un succès «l’un réseau français à l’usage exclusif «les francophones de l'Ouest.S’il est impossible de trouver, chez ces derniers, «|tii sont le» principaux intéressés, la dite somme île trois cent mille dollars, on est en droit «le se demander comment il leur sera possible «le faire face aux dépenses de fonctionnement, de dépréciation et d’entretien.Un réseau soutenu par d'éternelles quêtes sera condamné à la médiocrité.Comment pourra-t-il dès lors soutenir la concurrence?Il est certain qu’un très grand nombre «le Canadiens d'origine française n’abandonneront pas les “programmes” «le langue anglaise auxquels ils sont habitués, en sorte que Radio-Ouest-Française ne sen ira toujours qu’à un fort petit nombre de fidèles.Même parmi ces derniers, il s’en trouvera qui écouteront plutôt par devoir que par plaisir.En résumé, nos Laurentiens de l’Ouest ne sont pas assez, nombreux pour avoir cette railio de “mise en conserves".Autre aspect de la question: la province «le Québec doit-elle être la vache à lait de tous ses rejetons épars dans le vaste monde?Doit-elle être considérée comme une patrie distincte, de sorte que ses anciens citoyens, une fois partis de leur plein gré, restent encore à sa charge?Devons-nous instituer, «lans les diverses parties du Canada, des ambassailes et consulat* où nos anciens compatriotes, marqués d’un caractère sacré et indélébile, iraient - auite à la page 4 - Jean-Charles HARVEY A VEC LE SOURIRE Cercle vicieux et salaires Au Canada et aux Etats-Unis, la tin de la guerre a été marquée par de nombreuses grèves, i Etaient-elles toutes justifiées ?On peut en ; douter.Chose certaine, il est extrêmement malheureux qu'au moment même où Ion a tant | besoin de travailler et de produire pour réparer i des ruines sans nombre, on provoque artificielle-I ment et volontairement le chômage de millions I d’hommes.Perte de temps, perte d’argent, perte d'énergie.Il nous est impossible d'étudier chaque cas en particulier.Nous croyons que certaines deman-t'es des prévis es sont raisonnables et que.dans '•ien des endroits, des patrons n'ont pas été à la hauteur de leur tâche.Par contre, nous soupçonnons certaines associations ouvrières dette mal éclairées sur leurs propres intérêts.Plusieurs (d'entre elles sont influencées par des éléments extrémistes ou séditieux qui ont tout intérêt à désorganiser la société.Au cours des quinze dernières années j'ai pu observer, en ma qualité de journaliste, les faits et gestes d une minorité de perturbateurs.Mécontents et inadaptés pour ia plupart, bourrés de théories, ils portent en eux un monde imaginaire qu ils veulent substituer au monde des réalités.Ils ont intérêt à ce que tout marche mal.Leur plus gr, nd ennemi, c'est le bien-être des gens.Quand tout va bien, ils ne sont plus rien.C'est pourquoi ils torpillent sans cesse le travail et le succès.Ils font dans le travail ce que les Russes font actuellement à la conférence de la paix, à Londres: ils sabordent.Les salaires du temps de guerre étaient déjà fort élevés.Jamais il n’y eut tant d'argent dans les masses, surtout en Amérique du Nord.En pleine période de destruction, la prospérité dont ont joui les foules était presque scandaleuse.Quelques ergoteurs tenteront de nous prouver le contraire.Peine perdue! Depuis six ans, il n'y eut jamais assez de produits, même de luxe, pour satisfaire la rage de dépense et d'acquisitions de toutes les classes.Des familles qui venaient de passer quelques années sous les allocations de chômage gagnaient cent-cinquante, deux cents, jusqu'à trois cents dollars par semaine.Il n'y avait là d’innombrables profiteurs de guerre.Nous ne le reprochons à personne: les besoins de production militaire justi-faient tout.Ce que nous comprenons moins, c’est que.dès le lendemain de l'armistice, on exige, un peu partout, un accroissement de salaires de 30 pour cent, avec, en bien des cas, une diminution des heures de travail ou de production.Trente pour cent, cela nous semble énorme.Nous ne croyons pas que l’industrie, en général, puisse l’accorder.Il est une loi inéluctable, dans le commerce et l’industrie, qui exige absolument que le* produits fabriqués soient absorbés et payés par le public en proportion du prix qu’ils ont coûté.Autrement, c’est la faillite.Auqjine entreprise, aucune, ne peut fonctionner autrement.L H at même, avec toute sa puissance, ne peut aller contre ce fait de nature, A cette objection, les salariés répondent invariablement: "Qu'on nous donne plus d'argent et nous consommerons davantage.Les consommateurs, c'est nous.Il y a du vrai là-dedans, mais ce serait se faire grandement illusion que de penser un instant nu?l'augmentation des salaires puisse s'accompagner d'une diminution ou même d'une stabilisation des prix dans le commerce.Au contraire! L’objet qui aura coûté tant devra être vendu tant.Comme les salaires forment la principale dépende de toute production, il s'ensuit nécessairement qu’on ne saurait les augmenter beaucoup sans subir une augmentation correspondante du coût de la vie.Donc, il serait absolument inutile de recevoir 30 pour cent de plus si l’on doit, le |our suivant, payer 30 pour cent de oins tout ce qu'on achète.On est alors Gros can comme devant.Ht tout est à recommencer.„e travailleur qui, muni de son salaire accru, s’aperçoit qu’il n’en a pas plus pour son argent se plaindra de nouveau de ne pas joindre les deux bouts De là, nouvelles réclamations, nouvelles grèves, nouvelles augmentations de salaires.Résultat: l'inflation.Depuis six ans.nos gouvernements ont lutté 4 contre l’inflation, c'est-à-dire la faillite natio-jsnnlc.Maintenant que la guerre est finie, cet e y lut e doit se poursuivre avec autant d énergie.Ce serait une catastrophe que de laisser abaisser le dollar à 20 pour cent ou moins de sa valeur.Toutes les épargnes, accumulés au prix de grands sacrifices, seraient presque anihilées.Nos bon» de la Victoire, nos assurances, nos comptes de banque, nos créances publiques et ne vaudraient presque plus rien.Ce serait la ruine de toute économie, de même |fii une grave injustice envers les citoyens les plu» prévoyants.Le'gouvernement accomplit une oeuvre de protection nationale, à l’heure présente, quand il •.priid'’ sa volonté de maintenir, pour quelque temps du moins, le plafonnement des prix et des salaires.En fait, son effort devrait tendre à la baisse des prix et non à la hausse.Nous croyons qu’il y aura d’autant plus de travail et de prospérité, en ce pays, que le coût de la vie sera raisonnablement bas et que les salaires seront proportionnés à la valeur de production de chacun.J.-Ch.H.Le RACKET de la CHARITE Sectarisme et neutralité Un petit journal de campagne, le Salaberry, de Valleyfield, édition du 28 septembre, se livre à une vio- 1 lente attaque, contre les sociétés ' dites neutres.On tait qu’il s'agit | de groupes te!* que !e Kiwams, l loi.'Airaes-rus le* uns le* autre*:" 'J pic* duec- .-(ôdent lan; prG loi i 7411 9930 3age 2 LE JOUR Aspects du Génie Française) génie invent:! de l.i Iran ce a, < 1* f Telst-on dire, une fécondité inépuisable une vertu im- mortelle L'épreuve agit sur lu j c om n rie le feu vjr un acier de qualité il ne le oh» cgj katven ex axât Montréal, samedi 6 octobre 1945 -LE JOUR Page 3 QUELQUES PROPOS sur L’ACTUALITÉ par André Bowman Pendant que la conférence de Londres, la première conférence de la paix, termine sur un échec, de» crise» éclatent un partout dans le monde, montrant ainsi la nécessité plus impérieuse que jamais d’une solidatrité entre les grandes Puissances.En Allemagne, le général Eisenhower est obligé de relever le général Patton de son commandement pour avoir fait une politique personnelle au lieu d’appliquer la politique de son gouvernement (préalablement décidé à Potsdam).Le sous-secrétaire d'Etat, M.Acheson est obligé de donner une sorte de démenti au général MacArthur, à propos de la ligne de conduite à suivre au Japon.En Espagne et en Argentine, la situation prend une mauvaise tournure.Dans les Balkans, les affaires vont de plus en plus mal et se compliquent de mille et un problèmes qu'il faudra un jour résoudre, si l'on ne veut pas être entraîné de nouveau dans un conflit.En Pologne, le gouvernement n'ayant pas oublié l'attitude pour le moins étrange du Vatican pendant la guerre dénonce le concordat.A Rome, on répond que cela n'a aucune importance parce que le Vatican ne reconnaît pas le gouvernement de Varsovie.En Italie, on assiste à un marchandage à propos d'une région indiscutablement habitée par des Yougoslaves, à une mendicité scientifiquement organisée et baptisée "Aide aux affamés".Dans le monde arabe, on est en face d’une impasse, à propos de la question palestinienne.En France, les élections n'ont pas donné de résultats bien clairs.Les socialistes ont la majorité relative, mais n’auront probablement pas de chef, Blum ayant annoncé qu'il ne ferait plus de politique.Les communistes améliorent quelque peu leurs positions, les chrétiens socialistes qui semblent pencher vers le gallicanisme acquièrent des positions as»ez fortes et plusieurs partis secondaires se partagent le reste des voix.On retourne au système des partis multiples, avec un léger glissement vers la gauche, glissement qui n’est pas assez marqué pour que le pays puisse avoir une politique franchement orientée dans un sens ou dans l’autre.En Angleterre, on reste suspendu aux résultats des entretiens entamés aux Etats-Unis par la mission Keynes.Aux Etats-Unis on est plongé dans le problème de la reconversion industrielle, ce qui implique un problème industriel et ouviier à la fois.Les Etats-Unis ont également à faire face aux demandes fantastiques de secours qui lui sont adressées.Il s’ensuit des problèmes économiques et financiers délicats qui viennent se greffer sur les grandes questions politiques qui sont loin d’être résolues, même partiellement.Comme tableau d’ensemble, ce n’est pas très encourageant.La cessation brusque des hostilités a pris les Alliés au dépourvu.Aussi est-il plus indispensable que jamais de présenter un front uni.Au lieu de ce front, on voit des groupes hostiles se former, plus encore sur des questions secondaires que sur les problèmes essentiels.Ce qui est normal.I oute guerre mondiale est suivie d’une réaction profonde en sens d.lièrent.Le fiasco de Londres Malgré les démentis officiels, la Conférence de la Paix a terminé en queue de poisson.L’Europe s’est divisée en deux camps adverses, ce qui est à la fois lamentable et grotesque.Si l'on n’y prend garde c’est à brève échéance la résurrection de l’Allemagne qui jouera sans difficulté d’un camp contre l’autre, comme cela s'est passé au lendemain du conflit de 1914-I918.La première question qui a séparé les Alliés a été celle du sort de l’Allemagne.Allait-on avoir une administration unifiée ou des zones autonomes?La seconde question a été celle des pays de l'Europe orientale.Allait-on ressusciter le cordon sanitaire dans un sens ou dans un autre?La troisième concerne, naturellement, les Balkans.Va-t-on rétablir le statu quo dans ces pays, restaurer la monarchie, les anciens privilèges?Va-t-on établir un condominium des Puissances?Ou va-t-on diviser le» Balkans en zones d’influences mutuellement exclusives?L’Allemagne reste la grande pierre d’achoppement.La politique alliée n’est pas unifiée.Les Anglais entendent faire les choses à leur guise, les Russes aussi, tout comme les Français et les Américains.Le résultat est piteux.Ce ne sont qu’ordres, contre-ordres, désordres.On comprend maintenant très bien pourquoi les Américains ne tiennent pas à avoir un gouvernement militaire au Japon.Ce serait l'ingérence de plusieurs Puissances, dont la Russie, dans un problème qui est déjà assez épineux pour qu’on n'y ajoute pas quelques épines supplémenaires, de quelque nom qu’on les couvre.Le désordre allemand s’est traduit par une crise dont Patton, le pittoresque géénral-avant-garde a fait les frais.Au lieu d'appliquer strictement les directives de son gouvernement, directives qui ont été énoncée» à plusieurs reprises par Eisenhower, il s est mis à faire sa propre politique, avec les résultats que l’on sait.Le parti nazi, savamment camouflé, est revenu au pouvoir en Bavière.Eisenhower l’a liquidé, en même temps que Patton, qui occupera désormais ses loisirs à écrire l’histoire officielle de la guerre mondiale No 1.La question du cordon sanitaire n est pas résolue.Les Russes persistent à essayer de dresser une barrière contre l’Occident et l'Orient, ou tout au moins certains milieux qui ont des relent» du "sot de Cli-venden", persiste à s'immiscer dans les affaires intérieures de la Roumanie, de la Bulgarie, sans parler de la Yougoslavie et de la Grèce.Last, but not least, de la malheureuse Autriche en voie de reconstitution.La question polonaise a été partiellement résolue, mais il reste quelques questions subsidiaires qui donneront beaucoup de mal, entre autres, celle de la disposition de l'armée Anders.Cette armée, que le général .Anders semble considérer comme »a piopiictc pcisonncüe, a icçu une offre du gouvernement de Varsovie de retourner dans ses foyers.Une savante propagande "à la Goebbels" revue et augmentée de certaines subtilités romaines, a jeté une telle confusion dans les esprits que cette armée ne sait plus où donner de la tête.Enfin, la question balkanique a achevé de couler la conférence.Si l’on ajoute à cela certaines prétentions russes sur des débouchés coloniaux et méditerranéens, il n’y avait presque aucune chance d’arriver à un accord.On n'y est pas arrivé.Crise généralisée Elle est plus aiguë en Pologne et en Argentine que partout ailleurs, bien qu’elle soit sensible, en Espagne, dans les Balkans et au Japon.En Argentine, la population commence ou plutôt recommence à manifester violemment contre le gouvernement des colonels.Immédiatement Peron a rétabli la censure et a lancé sa gestapo contre ses ennemis politiques.Ceux-ci sont nombreux.La déclaration de boycottage par les Etats-Unis a provoqué un profond malaise dans les milieux producteurs, c’est-à-dire dans les grands propriétaires terriens qui forment la véritable armature du pays.Ceux-ci ont donné des encouragements à des réactionnaires, comme le général Rawson, depuis emprisonné, dans le bu évident de se débarrasser de Peron et de Farrell.Avec des méthodes toutes sud-américaines, qui ne le cèdent en rien à celles de l'Allemagne nazie.Peron a riposté.Ses ennemis sont jetés dans des camps de concentration en attendant d’être jetés dans la fosse commune après quelques exécutions sommaires.Mais à ce moment la population est intervenue.Des manifestations monstres ont eu lieu à Buenos-Ayres et se sont terminées, comme toujours par des arrestations massives, des morts.Maintenant que les Puissances sont lassées, il est probable que le gouvernement Peron ne durera pas.Il y a tant de moyens de faire tomber un gouvernement .Ces évêchés polonais.On croyait jusqu’ici que les évêchés polonais appartenaient aux évêques de Pologne.Tel n'est pas toujours le cas.Au cours de la guerre le Vatican donna des évêchés à des évêques allemands sans tenir compte des droits "inaliénables" (comme dirait l’Action Catholique, si la mesure avait été prise par les Russes, par exemple) des évêques de Pologne.La lumière est restée soigneusement sous le bois-sau, mais le gouvernement de Varsovie n’a pas oublié.Considérant que le Vatican avait lui-même rompu les termes du concordat, il a pris certaines mesures de représailles.On comprend maintenant pourquoi le Vatican refuse de reconnaître le gouvernement de Varsovie.Il préférerait visiblement avoir affaire au gouvernement des colonels.Quelques prélats, un peu trop politiciens, ont attrapé sur les doigts, au grands scandale des bon-dieusards.La question japonaise Il semble que le général MacArthur ait un peu trop simplifié la question en déclarant sans ambages que d ici un an ou peut-être moins les troupes américaines pourraient évacuer le Japon qui ne serait alors plus gardé que par quelques réguliers.La politique définitive des Etats-Unis en ce qui concerne le Japon n est pas encore bien déterminée, autrement que dans ses grandes lignes.Aussi est-il impossible de dire actuellement quelle sera la situation dans un an.On a essayé de dramatiser l'affaire parce qu’en beaucoup de milieux MacArthur n’est pas en odeur de sainteté.Pourtant, il a pris certaines mesures efficaces pour désarmer l’empire nippon et on lui fait grief à tort de ne pas désorganiser inutilement un pays qui pourra surtout après l’entrevue historique qu'il a eue avec l'empereur, reconnaître ses erreurs passée» et faire amende honorable dans un temps relativement court.Le problème nippon est compliqué, du fait qu'au lieu d'être un état anarchique comme la Chine ou l'Inde, il est hautement organisé, hiérarchisé à l’extrême, habitué par des habitudes ancestrales qui remontent très loin dans le passé, à observer certaines règles qui ne sauraient être modifiées dans l’espace de quelques semaines, ni même de quelques années.On devrait toujours tenir compte de te fait quand on parle du problème japonais.AVEC LE SOURIRE M' , -?r Ne touchez pas aux Boches.Trouvé dans les colonnes du Canadian Forum, organe du C.C.F., maintenant socialiste et pro-aile-mand: “Dans leur sphère d'occupation, les Russes peuvent prendre ce que bon leur semble a titre de compensation et ils reçoivent en plus une partie des réparations que ramassent les Allies.Ont-ils aussi le droit de conacrire les ouvrier» allemands comme bon leur femble?L'Allemagne, dans son ensemble, avec une superficie réduite et des millions de réfugiés, devra accepter une économie surtout agricole, avec une petite industrie secondaire, ce qui va imposer d, .D’ICI À CE QUE NOS GARS REVIENNENT Continuez a leur écrire I,e* film» d» !a série: "Lee Reportage»’ de l'Office national du Film «ont distribué* par la Compagnie France-Fi.m A un auditoire d'environ 1&0.000 personne*.Au 31 décembre 1&45.1a Légu» Anti-Tubercule ose de Montréal au-I ra radiographié, au travail, le» poumon» de plu» de 100,000 ou-! vrier» de Montréal.Le 8 septembre le» Juif» d : ; monde sont entre* dans i année j 5706 de leur calendrier.% V m Contribution de la «RAS31WE "BLACK HORSE' T; I ¦; n - S ï,à il i; :|j î ! e t #3 f h'M S ; ï ;{( 8:1 'S If fil I |(; life I I I Kl r! r I \ » $ ?î |4 I.v • >•?|- I I : C: S II m JU I f i I f ,;f., ! [ i : ; i , I K ; ; \ B \ • i ’• ?I:l jl ; | I ?» Ja 1 , ; ¦ Vi 3 b * < ntpii-i i ' I / : f ¦b: | •t«3|!Î f I ¦\ ;'V ; î - .& 1 i ¦' i'' ¦.H K ffifl V., .-• ¦ t I Kg' ifj - g lli! ¦ Ë - 4 lin t ; .a, *¦' lïTÈ fllll lEfll : „ : f Il lü MM il fil! ïitSWl :]4 || n î tf: .‘TwV.'-k « -Sic ft;.jï f I .l Î ! i ill i ; î soi îf: ¦ M m I Pige 4 LE JOUR Montréal, samedi 6 octobre 1943 LES RÉFLEXES HUMAINS CURIEUSE Or rri ;,pur*, de m< rncote peu clt pré» réduite aux n tu que proqrt tomme inti it* ' des reflexes condi ‘ jngt a timer iu qui t%t la ba^e m# oui * inspire de ¦Op ,tr e- I analy> gique*.mais q physiologique* pjycnoi de* fait malts inferieure» et the dt» réflexe* conditionnel* naîtra.t c façon imperceptible, pui» la courbe dr p!*j» en plu» nettement cher l atteindre chez l adulte, parvenu a son plein développement, une direction voisine de la verticale Cht: I homme.I importaru r (1er reflexes conditionnait est telle que 1er réflexe t fonda- xml d une se relèverait enfant, pour ent ie uei.encrier a conduit a l'idée vait eile-.Tiême d d excitant condit alimente pendant de- reflexes differ! e dètei inee pc immidi qu'une dur an* certain* cas.(ouer le rôle onnel posit.f Un chien qu on un certain temps toutes le* 30 minute», continuer i a ne sécréter sa salr.e que toute» les 30 minute-' environ, même en 1 ab- ' sence de toute nourriture Si on a pris soin de' développer un refîexe additionne! négatif aux minutes avoisinant la trentième et positif seu.e-ment a la trentième, la sécrétion de salive n apparaîtra par la suite au a la trentième minute exactement, même en turc.H importante et a la plus complexe des formes de Imbibition interne: l'inhibition différentielle.Quand un réflexe conditionnel nouveau se forme Dour un son.une forme, une odeur, une DE QUETE • aile Ue la 1ère par)» 1 ience ceci nous amène a la dermere, a la pius ie toute nourti-I» rlierrlier protection contre la persécution de» méchant* Soiuuies-nou* tellement riche» que non» de* ion* détourner du i commerce et fie l'industrie de» capitaux importants afiu de j soutenir toute» le» initiative» régionale» et lointaine» qui »e j présentent, parfois faussement, »ou* le couvert de la *'r»te et j de la lui f II e.»t permi* d'en douter.A la lecture de ce* réflexion», no* adversaire» ne manqueront pu» «le nous accuser d'être le» ennemis de la “race’.Quelque! jésuite politicien, genre llugré —• il s a tellement d'imbécile» e inonde! ne liiamtueronl lu» d’y voir ¦\< 1* choeur des ( OKVQl KS DU DOS.le magnifique ensemble zaffe , distincts et indépendants de l’Etat: légalement, c'est exact, la cléricale.Cour d'Appel l’a dit.Mais FINANCIhRE-MENT, vous êtes a même l'Etat, et vous avez tous les POL1VOIRS de 1 Etat.Vou,* pour américai; M.Xor voya aeccmpaÿrr M.E.Dcæï des cav ëangfi disiri courani au Jean-TItarle* HARVEY ANXABELLA et VICTOR FRANCES' dan* le film “Veille d'Anne*” qui prendra l'affiche samedi au Halnt-Denl*.faites des règlements, vous établissez des normes, pour servir vos fins de dictature, et par ailleurs vous rivalisez avec 1 individu, vous lai coupez I herbe sous le pied, vous le régentez entièrement sans respect pour scs prérogatives, sans souci de la loyauté et surtout sans juridiction logique.Allons donc! peut-on faire la loi à volonté, uniquement pour nuire aux autres?Peut-on créer des précédents et ne pas en tenir compte sans être inconséquent: Peut-on faire tous les coups de jarnac et être loyal.Peut-on s’arroger tous ce* droits et remplir le rôle assigné à un organisme d état ?Non messieurs! Vous êtes des ronds-de-cuir, c est votre privilège, mais vous n’avez pas le droit d’être des éteignoirs.vous n ave: pas le droit d exiger que tout le monde se crétinise et fasse comme vous — vous êtes dégoûtants et.si 1 Etat continue à s en remettre à vous, 1 obscurité sera complète avant longtemps.J espère que je ne serai pas le seul à lancer le cri d alarme et surtout à alerter les auditeurs.Chers radiophiles, on nous étouffe, on nous prend à la gorge et vous ne le savez pas.Que nous tombions, ça vous laisse peut-être froids pour l’instant, mais quand on nous aura tués, on disposera de vous, on vous imposera ce qu’on voudra, on vous “aura” à votre tour, et ceci, toujours à vos frais et dépens.Simon L'ANGLAIS MOUS ENGAGEMENTS I # BOfllf fl fout «mort en expedier 140.000.000 de livre* 1» l»|Ma»-IW •) I1»r«p» Ikéri» lif«»t t«r I» Imtis p»w m •*••»» 22S.OOO.OCO ét firm uft» km T I f U 11 aa mm m K*n I IS,MQ,000 4 km.I I * P0R( — .11 fout encore en es ptd »er 100 000,000 dt livres 1 1 1 1 1 ! ti I||II»I IJ» i* f l»r»*» liUrw waftMl wr U C*Md» w »W«vr 4S0.004.0M 4 krtt ont aaa4.VVVVVVVVVVVl I» Il m4 m a »vWw tawfd mitmmt 1S00M.0M 4 km.U k,»«M-Ua « llKWf» 1*44 lift»» nr It Com4 fair m thmr 114.OM.0M4 km cart* MM.lt 11 *» «m m ug depuis six ans, M.Ilsley.Il s’est avéré taillable et corvéable merci.S’il a geint jtar moment, c’est par distraction, veuillez ten le croire, M.Ilsley! Mais il a payé, n’est-ce pas?Vous >uviez dire, à l’instar de Mazarin (dont vous avez PEUT-ETRE itendu parler?): “Laissez les geindre.,, ils payeront!’’ Mais la guerre est finie, M.Ilsycy, et vous démobilisez tout literature ’.Aujourd’hui, on les achète pour les lire, ce qui est un incontestable progrès; on les lit, on prend parti pour ou contre, on les discute un peu partout.11 est curieux de constater que les trois romans qui bénéficient de la vogue actuelle sont trois ouvrages d‘écrivains téinim’ns.Les dames font une entrée conquérante dans notre littérature.Nos romancières seraient-elles en train de damer Je pion à nos romanciers?Vainc question, d’ailleurs! Que ce soient des dames ou des messieurs qui illustrent nos lettres, peu importe; ce qui importe, c’est qu’elles s’illustrent, qu’elles conquièrent les suffrages des lecteurs, qu'elles réussissent à étendre leur public.Nos lecteurs ne sont peut-être pas encore très avertis et très difficiles.Mais cela vaut toujours mieux que l’absenncc de lecteurs.Renseignés et éclectiques, on peut espérer qu’ils le deviendront graduellement, qu'une élite de lecteurs se constituera.Ce n’est pas là la tâche d’un jour.La critique s’est largement occupée de Bonheur d'occasion et du Survivant; jusqu'aujourd'hui, elle a un peu moins arrête son attention sur La fin dr la joie.Pourtant, ce dernier ouvrage n’est pas d'un intérêt et d'une importance inférieurs aux deux autres.Il n'appartient pas à la même famille de romans.Bonheur d'occasion et Le Survenant sont essentiellement des romans de moeurs qui s’appliquent à évoquer, celui-là un milieu urbain, celui-ci un milieu campagnard du Québec.La fin de ta joie est un roman psychologique, une étude d'âme de très jeune fille.Sujet bien mince! dira-t-on de prime abord.Y a-t-il là matière à un roman de plus de deux cents L .• ,, .pages?Remarquons, en passant, que, pour le roman- monde — y compris les carnivores .Alors, pille, M.Ilsley! [ démobilisez aussi le contribuable .Il n’est pas méchant, le contribuable.Il paiera bien encore, il souscrira comme il le doit aux futurs emprunts.Mais, pitié, f.Ilsley! Diminuez un peu son fardeau .Autrement, voyez-vous, M.Ilsley, le pauvre, contribuable mbera écrasé sous le faix,,, Et il n’y aura plus rien à tirer feu le contribuable ., Félicien MON DO R Conversation de Table éveJoppement de l’Art Culinaire CHAPITRE 111 — i\o 43 par Louis P.Du Cour i.l have a weak digestion, and whenever I have a had turn I cure myself by dining for a day or two on nothing hut potatoes.Cooked in their skins, / scarcely need add, and eaten with pepper and salt mid butter.A'o soup or fish or meats or candy — nothing hut potatoes for a day or two and I am well again.» —Horace Linncrnigh, Enyli.sh botanist who served London friends with "pomutocs", a cross between tomatoes and potatoes, which he tvid grown.They didn’t like the new vegetable ! (Lewis et Clark, ces Intrépides allait à l’endroit !e plu* profond.îgeurs, racontent qu'à l’em bbuchure du fleuve Colombie, “.nous achetâmes d'une vieilli •quaw en payant quelques mouchoirs de couleurs à bon marché, dont nous avions une assez gran-j de quantité, et de la bimbelottcrie dt bazar chatoyante, un panier de fyiipatoo" ce qu! nous permit de pouvoir subsister pendant plusieurs jours.’” — ".Ces tubercule# ont la même saveur et le jfcème goût que la pomme de ttffe blanche et remplace le pan Chez leg Indiens de l'ouest.Pendent tout l’hiver de 1805 a 180d, JUors que nous campions près d : l*e: ibouchure du fleuve Colombie; 00 ;s continuâmes nos échanger, de bimbeloterie et de "wapatoo”.Cptait leur légume journalier.Les finîmes indiennes se servaient d'un canot très léger de 10 à JA pie ds de long et de 2 pieds de ; Ifige qui ne pouvait contenir Qu’une seule personne et plusieurs I ou l’eau atteint jusqu'à la poitrine, et, au moyen de leurs doigta de pieds, séparaient la racine de j !a vase et en remplissaient leura j paniers.Ces courageuses femmes! .indiennes restaient parfois des fl cuber chaque sentiment, et 6 heures dans l'eau et ne s'en portaient pas plus mal pour cela, ayant la satisfaction de rapporter à la tépée des provisions pour leurs brave*.INDIAN BREADP.OOT.— Dans les Etats des Prairies, depuis le 1 Manitoba jusqu’à l’Etat du V.’i! par les Indiens parlant von.sin, existe une piante don» la racine est des plus importantes pour les Indiens Américains de tier français.Adolphe, par exemple, est le récit nu d’une passion amoureuse entre un jeune .niant et #a vieille maîtresse.Ce léger sujet a sut ti à Rcnja-min Constant pour la composition de son chef-d’œuvre.Ce n'est pas le sujet qui fait la valeur, la densité, la beauté du roman, c’est.le romancier: la maîtrise de son art, la richesse de son expérience humaine.Je crois que le romancier français contemporain ne s'est jamais remis de ses lectures d»* romans étrangers (anglais, russe, allemand, américain).11 a cru qu’il fallait à tout prix faire long, corser et emmêler les intrigues, multiplier Mes personnages, s'attacher avec minutie aux détails les plus insignifiants, ne pas faire grâce au lecteur d’une foule de niaiseries.Cette façon de construire et de peindre est-elle compatible avec le génie français, essentiellement rapide, elliptique, qui descend d’un trait aux grandes profondeurs ou s’élève d’un coup d’aile aux sommets?Le génie de-* autres peuples est plus lent, plus minutieux, plus esclave de l’accessoire.Madame Jacqueline Mabit est née en France et, sauf erreur, elle a fait ses études dans un lycée de Paris.Elle ne vit parmi nous (pie depuis quelques années.Ia: premier ouvrage qu'elle public, La fin de la joie, appartient à la grande tradition psychologique française: celle qui, sans prêter beaucoup d'importance au monde extérieur, s'attache à i'ana-!y-e de l’âme et du coeur, s’efforce de distinguer les sentiments qui s'y agitent, de démêler lit à fil leur enchevêtrement, de nommer par son nom parti- aine d un entant, d’un adolescent ou d’,ne-adolescente n'est insignifiante qu'au regard superficiel.L’insignifiance est aussi souvent dans le regard dr l'observateur que dans l’objet observé.Ives meilleurs romanciers français d’aujourd'hui ont- consacré des études à l'âme de l’enfant, de l'adolescent, du jeune homme; ils ont analysé le* phases qui marquent le passage d’un âge à l’autre et les phénomènes distinctifs de ces périodes de transition.L’étude et l'analyse de la fillette, de l’adolescente, de la jeune fille ont été, semble-t-il, plus négligées.Si nous avons tant de témoignages • littéraires sur la tir des collégiens, nous en avons moins sur la vie des collégiennes.C'c>t dommage! La fin de In joie ne relève de la littérature cannadicnne que dans la mesure où celle-ci se confond avec la littérature française et universelle Ce n’est sûrement pas moi qui reprocherai à madame Jacqueline Mabit de n’avoir pas choisi un thème spécifiquement canadien! Son héroïne, Danielle, peut être aus*i bien canadienne (avec quelques modifications superficielles) que française parce qu’elle est humaine.Le li.vnr que vît Danielle n’est-ce pas celui même qui se joue dans l’âme dr plusieurs de nos couventines?Il est curieux et important pour la connaissance de l'être humain de voir comment peuvent parfois s’orienter et se dissiper se-, réserves d’apiour.L’amour est semblable à l’eau patiente et invincible du ruisseau: il se fraye un chemin à travers tous les obstacles, le# contourne, les ronge, et passe.Contraint par les rigueurs sociales, les conventions et les préjugés, il se déforme, revêt d'étranges masque* — sous lesquels on reconnaît néanmoins son visage.Au fond, le sentiment que Danielle i pour son père est-il différent dans son essence de celui qui la pousse vers sa compagne Laure?"11 n'y a peut-être qu’un seul Amour", a écrit profondément [ Mauriac qui, également, a écrit beaucoup de chose* moins profonde.* et moins justes.Si la joie de1 Danielle est finie, c’est que l’objet qui polarisait vin sentiment lui fait défaut.Qu'on ne se trompe pas, les tendances sentimentales de Danielle survivent à la crise qu'elle a traversée.File vont chercher un nouvel objet vers lequel s’orienter.Un jeune homme, un étudiant parait.Sera-ce le nouvel objet?On pourrait le croire.Pourtant, aux dernières lignes du livre, c’est Laure que Danielle regarde s'éloigner : "Danielle la regarda s'éloigner; longue, fine dans son costume sombre, esseulée.Au rond-point, derrière le monument, elle disparut".Ame mystérieuse (et mystérieuse à elle-même) que l’âme de Danielle! Elle recèle, en dépit des analyses qui la cernent, son secret et se* inquiétantes possibilités qu’ri!" ignore en partie elle-même.(.est i p éciscment ce qui fait pour nous son charme trouble , et implante son image dans notre souvenir.Un peu la sœur, cette Danielle, de la Thérèse J que Mauriac abandonnait, un soir, sur le banc d’un square de Paris.Comme Thérèse, momentanément brisée mais | non vaincue, on sent (pic Danielle aspire de tout son être à trouver une nouvelle joie.Laquelle?Qui i sait si elle n’essayera pas de ressusciter l’ancienne M Laure (et ce qu’elle incarnait) cela est-il vraiment ¦ mort pour Danielle?C’est la plus haute réussite du romancier de créer des personnage* qui surv ivent I à la lecture de* romans.< )n referme La fin de la j».r niai» ou n’oublie pas Dan.elle.A.SAINTE-CROIX — ( 1 > A propos »Je lot fin de la joie, roman par Jacqueline Mabit Lucien Parizeau A Compagnie, éditeur, Montréal, ISIS.Page AU-DESSUS DE LA MÊLÉE Depui» #on écrasement par 1 Allemagne en juin 1940, 1.» France, occupée par le# force# nazie* jusqu'en 19-14, a été cruellement déchirée: certain# Français croyaient en l’avenir (l’une colluhoration usée l'Allemagne hitlérienne; le» autre* Français répugnaient à cette collaboration et #c rangeaient du côté des Allié# de (pii il» attendaient la délivrance de leur patrie.Entre ce* deux groupe» de Français que représentaient respectivement le maréchal Henri l’étain et le général Charte* de Outille, l'opposition fut violente et engendra des lutine# qui | seront longue# à s’éteindre.D’un côté de la barricade et ARTS I.A CORBEILLE Les deux premiers volume» de cette collection GASPARD DE LA NUIT d'At-cmics BERTRAND n époU»e, Jean Sleven-»on lirsdford.de la Cil* de Montréal dan» la prnv ne» du Québec, pour cane* d'adultére.Daté A Montréal, province de Québec, c» lV î-me Jour de »*ptçm br» ms.MATHEWSON & SMITH l'rocumurt du requérant AVI» UK UKRIETB 1*01 H DltOlUK AVIS est p„r tes présente donné que DAM K ELIZA H ETH JEAN Mark A Y de I» cité et du d strict de Montréal.Prov'nce d< Qué-' .» »dru»»tr» au rarlemrnt du Cans-d*.A ta prochaine so*« vu ou .t • ¦mien • ubséquonle, alin d'obtenir un bit! de divorce d'avec eon mari.VICTOR LO 018 HKPPLiEWIUTU.pour eau»» d adultère et d'*ir* .ri.Dsié & Montré*!.d»n» la province de Québec, ce lJo-nie Jo ir dt Septembre.1:m cKN'si’.n a lack.mie«t Si-Jacques, Montré,.Q ¦ Procureur, de la requérante.AVI* I»i: IIKCtt KTK polit III VOUCH AVIS e»t par !•¦» pré«ent.’» dm-né que l.'ime Winnlfre j Cat''.crin» Bird Jackson, d* la cité et du -ti•»-tr et de Montré».'., pn-v > d le* Jenne* sont cordialement Intlte*.LA FIN DE LA GUERRE na pat téiolu LES PROBLÈMES DE LA CIRCULATION Pendant les années de guerre le nombre des voyageurs qui se servent du tramway a atteint un chiffre record.Nos voyageur», à cause des grandes foules, des restrictions de guerre et du congestionnement de la circulation, ont dû subir des ennuis de toutes sortes et les services de transport ont dû opérer dans des conditions désavantageuses.Nous savon» gré à nos voyageurs de leur collaboration et de leur compréhension; £t à i\ avenu! Le nombre des voyageurs augmente sans cesse.La circulation est plus congestionnée que jamais depuis la levée du rationnement de la gazoline.Il est absolument nécessaire que les voyageurs et les automobilistes continuent, tout comme en temps de guerre, à collaborer à accélérer la circulation.Afin de nous aider à transporter nos voyageurs aussi rapidement que possible, veuillez continuer; 1.à tenir votre billet prêt, 2.à présenter vos correspondances dépliées, 3.à pénétrer le plus loin possible dans le véhicule, 4.à vous mettre en ligne aux points d'embarquement, 5.à éviter autant que possible de voyager durant les heures d'affluencej IA COMPAGNIE DES TRAMWAYS DE MONTRÉAL IS-I-45 i IN ffOINfCOlO» , PETER LAWFORD DONALD CRISP d MTMKl jLExmm 'V/ 'jr J£VD,U SERGK JAROFF.I» dynamique chef d'».Montréal, samedi 6 octobre 1945 LE JOUR Page 7 Problèmes d'art au Canada Pour l'avancement de l’art A l’Arcade Blanche Galine Troi* acte* de Pierre Frondaie.— Marcel Journet domine la aituation.— Huguette Oligny est aincère et posaède le rôle de Câline.— René Verne a besoin d’un conseil.— Une bonne composition de Juana Laviolette.Le théâtre tie Pierre Fromluie est toujours tlu hou théâtre.' Liiez cet auteur, il y a deux liomnic» di**emhluhlci» qui se complètent.C'est paradoxal peut-être, mai» e’est exact aussi.Le littérateur, le poète si l’on veut, écrit avec une étonnante facilité, un goût délicat, mêlé d'humour.Mais il y a aussi l'homme de théâtre.Chez monsieur Frondaie, c'est celui-là qui empêche l'autre tic poétiser, tie faire île la phrase un détriment de l'action.D’ailleurs, le» oeuvres île Pierre Frondaie ont obtenu des succès qui ne nous permettent pas île douter de leurs qualités dramatiques, Blanche Câline est l’une tie ses bonnes pièces, même si elle ne possède pas la richesse de fond et la passion frénétique de Appassionata”.Elle vient du coeur et elle est pour le coeur.C est l histoire d une jeune fille invitée au banquet de la vie.Ses hôtes, malheureusement, sont des hommes qui diffèrent île vivre.Le premier, Pierre Laforcst, connaît trop lu vie qui l’a comblé.L’autre, Adrien Meunier, ne la connaît pas assez et ce qui e»t pire, ne sait pus lu prendre et lui faire rendre cent pour un.Son amour pour Câline est mêlé d’égoïsme, île jeune ardeur, de charmantes idioties.L’amour que Laforet porte à Câline est peut-être sincère, mais il est intéressé, car cet homme magnanime cueille une fleur coupée dont il veut se griser du dernier parfum.Décidément, Pierre Frondaie prêche la foi en l avenir, par la bouche île Laforet, mais c’est une foi qui s’accroche à l'amour humain dont pous avons trop de preuves, (même dans la pièce) qu’il conduit souvent à d’umères déceptions.Il reste, cependant, que les situations dramatiques sont bien amenées et ciselées par un véritable artiste de la scène: Pierre Frondaie.Ce seul nom, maintenant, devrait suffire pour amener les gens au théâtre.D’ailleurs, la salle était pleine à craquer.On a aimé la pièce! L auteur a mis une consolation pour son héroïne, en githe de conclusion d une oeuvre forte, mais qui est trop humaine pour ne pas en avoir les faiblesses.Câline se guérira d’un amour par un autre.En chirurgie moderne, c’est l’abcès de fixation.En thérapeutique, c’est l'homéopathie.Câline, sous l’anesthésique de l’amour, un amour plus raisonné peut-être, mais pas plus raisonnable, subira une transformation avec la douleur inévitable de perdre son premier amour: Adrien.Mais cette douleur est vite endormie par la confiance que lui verse, à haute dose, le magnanime Pierre Laforet.Le réveil ne fait pas partie de la pièce! Elle finit bien, c’est l’important pour l’auditeur.tt Marcel Journet domine l'action par la simplicité heureuse qu il met dans toute la personne de Lafort.Il joue ce rôle d’une façon délicate et charmante en n’ayant pas l’air d’y toucher.On dirait même avec un contrôle presque absolu de là situation.Huguette Oligny n’a pas la tâche facile! Le rôle de Câline est absorbant, plein de pièges, et il voyage pour ainsi dire de la jeune fille à la femme qui surgit en elle, sans pouvoir encore s affirmer.La jeune artiste a mis beaucoup d’elle-même pour atteindre la pensée de l’auteur.Ilené Verne va de mieux en mieux, mais les scenes de violence, meme la violence contenue, donnent l’effet d’une simulation qui est fort imparfaite.On sent 1 effort, trop même.L emportement est une sorte d’explosion de 1 être tout entier.S’il est indiqué que le personnage doit se contenir, son effort devra être intérieur.S’il contracte du geste extérieur, nu faciès, scs moyens diminuent.René Verne comprendra cela facilement, car il a prouvé déjà sa bonne volonté.Les scènes d amour et les scènes de colère sont les plus difficiles à jouer sur la scène.Quand un artiste a dominé cela, il s en va tout droit vers la realisation complète de sa carrière.Antoinette Giroux porte des toilettes ravissantes et souligne bien un texte eu or que lui a servi l’auteur.Tous les autres: F’orrez, Armand Marion, Juana Laviolette, très à l’aise dans un rôle de composition, et Jean St-Denis, qui fait bien ce qu’il fait, appuient intelligemment 1 effort des grands rôles.Pour employer une expression courante, plus amusante et pittoresque que française: "L Arcade s'en vient bien"! Monique ROBERT Au cours de sa troisième causerie, au réseau Crandrnont a posé quelques conditions pour que prochain, l'oici quelques extraits de cette Quand J'ai perlé, mardi dernier, de c» climat dont noua mantjuon» pour qu» te» art» et les artiste* canadien* connurent un avancement prochain, je n« songeai» pa« a quelque tluide dlabolvque ou encote à quelque étrange souffle de» dieux.Je ne voudrai» pas sembler, non plu», bâtir une vaste mécanique sociale dernier cri, dont 1 automatisme réglerait pour toujours le sort de noe peintre», de nos sculpteur», de nos artisan» en général.Il s'agit plutôt d'entreprendre, par les moyen» les plus concrets possible», le» moin» chimeilque», de donner une vie nouvelle aux art» plastiques.Si seulement, par exemple, il» connaissaitnt une dtuation semblable a celle de la mueitjue (Je m'excuse Immédiatement auprès des musicien» qui ne sont pas favorises du sort ou qui ont de justes tentations d'amo-iioiti leur • ta lut, mai* 11 nie semble, qu’apris observation impartiale, un peintre est Ici plus précairement installé qu'un instrumentiste, disons.Je ne veux pas touufoii donner à cette observation trop, de portée et j en reviens au fait que nos artistes, même ceux que l’on appelle parfois les maîtres, sont privés de ce qui leur revient de droit.Ne l'entendons pas seulement du succès matériel, necessaire sans doute, mais de la simple diffusion de leur message, d’abord dans toute l’étendue de notre pays, ensuite a l'étranger.Pour l'instant, nous vouons les artistes à l'oubli, pieds et mains liés, si l'on peut dire.Un écrivain, si gland soit-il, doit songer à »e faire imprimer; un musicien, si giand soit-il, doit songer à se faire entendre.C'est ensuite qu'on le juge, c'est ensuite qfue le destin prend sur lui de déclarer ses oouvres mortelles ou immortelles, c'est-à-dire navet» ou chefs-d'oeuvre.Autrement, nous exécutons un accusé, coupable peut-être, mais sans entendre la défense.* ¥ a Cette situation complique, de plus, l'éducation des ’ jeunes artistes caandlens.J'admets, à la rigueur, que nous ne possédions pas de tableaux de» grands maîtres étrangers, du moins en grande quantité.Les Etats-Unis, nos voisins, ont quand même trouve moyen d'en Importer d'excellents et on peut aujourd'hui en voir dans plusieurs grandes ville*, principalement à New-York.Ici, nous avons bien quelques particuliers qui croient posséder des Kembrandt, des Raphaël et même des Michel-Ange, mais outre la richesse illusoire de ces honnêtes copies, nous sommes assez pauvres en peintures étrangères.Il i faut en faire pour l’instant son dcuLl.Mal* là où nous avons le devoir d’être Intransigeant, c'est lorsqu'il s’agit de nos artistes.IVlndlfférence c^je nous affichons envers leurs oeuvres n'est d'ailleurs qu’un reflet de notre Indifférence pour les artistes en général.C'est à *e demander parfois ce que nous en ferions, si, par bonheur, une autorité Intelligente nous avait distribué les chefs-d'oeuvre en abondance.Nous posons donc une entrave à l'éducation des jeunes.Comment, sans tableaux de maîtres et sans de sérieuses collections des tableaux de nos peintres, peut-on enseigner ce qu'est la bonne peinture?J’ai Interrogé à ce sujet quelques professeurs.Outre les difficultés domestiques, assez considérables en ce moment, lî* ont toujours cet ennuyeux problème à résoudre.Certains y suppléent au moyen de reproductions fixes; dans chaque cas par des solutions ingénieuses, mais des solutions de fortune.Et dlie que nous pourrions avoir des salles spacieuses ou seraient exposés nos primitifs, excellents dans plusieurs cas, nos meilleurs Illustrateurs, nos peintres populaires et no* peintres contemporains.J'en viens donc à ce rjue d’autres ont réclamé bien avant ce Jour: un va*te musée, ouvert gratuitement au grand public.Montréal le mérite.Une partie CAPITOL “Naughty Nineties” Avis à ceux qui veulent sc dérider et rire de bon coeur! Une bon-no nouvelle, Abbott et Costello, en vedette dans le film "Naughty Nineties" au cinéma Capitol à partir do vendredi, 5 octobre.Et Rita Johnson sera leur colla- ARCADE Semelne du 5 octobre f AL0Ï8T Duouesnc r J êfrrr À ?IM» SJMT'tt L'A SU i 'rANTOIN£TT£ G/ROUX -éjÂHihl S14TTO Uui borattice dans les métiers dangereux du "gambling".Les scènes du film bp déroulent sur les bords du Mississlpi et dans un casino fréquenté et mouvementé.Nos deux compères craintifs mais décidés comme à l’habitude auront à faire face à de durs gaillards et souvent nous présumons qu'ils devront prendre la fuite, Les rôles principaux sont soutenus par Alan Curtls, Henry Travers, Loi» Colliers et Jus Sawyer, etc., etc.C'est toujours une aubaine pour les spectateurs que d'assister aux prouesses des deux inséparables comédiens que sont Abbott et Costello.ST-DENIS (nmmencnnt lundi !| Vitro» FRANCE» ¦ I d ANNABEL! A aw 0 français de la Société HadtoA anada, M.Eloi de les arts au Canada connaissent un aianrement causerie: pourrait être construite immédiatement pour recevoir no# richesse# actuelle»; une autre parti», des-tlnce a dee collections de peinture étrangère, le serait plus tard.Tout ceci ne pourrait-il pas être une section de centra municipal, dont la construction, dtt-on, ne va pas tarder, maintenant que la guerre est tei-mlnee?¥ ¥ ¥ Quand un centre d art, Important et soigneusement organise, aura et* mis sur pieds, on dtvra songei tout de suite à sa mobilité.Uiàce aux méthodes modernes, de* collections pourront voyager satin ennui u travers le pays et le» maisons dodu-cation seront en état, à peu de fraie, de tenir de» expositions.Tout au moins pourront-elles •approvisionner de reproductions bien faites, de transparents commode» pour le» cour# théoriques, et même de films documentaires sur luit.Au surplus, Ils pourront trouver à eu centie une documentation dont disposerait une bibliothèque socialisée.Le travail des professeurs deviendrait plus effectif et le piofit pour les élèves serait, sans aucun doute, énorme.A quand la réuliealion d'un projet de ce genre.Comme l'écrivait Marcel Rameau: "Cette entrepris» formidable par l'ampleur dus données doit s'opérer en fonction du temps; 11 n'y a point de limite possible a lui assigner, mal» plus on attend plus la situation s'aggrave." ¥ ¥ ¥ L'avancement de* arts relève de pluslsuit autres facteurs, aussi Importants que ceux dont je viens de parler Mais je pense qu'il y a, à la base, le problème de l'éducation artistique, |>os tellement en rapport avec l'érudition qu'en rapport avec le discernement.En somme il faut tenter de former le goût, entreprise difficile meme dans le» pays des vieilles civilisations.Au moment de son retour à Parle, un journaliste est allé Interroger le grand peintre français Henri Matisse.On lui a posé une question assez inattendue à laquelle, Métisse a donné une répunie lumineuse: — Malgré l'activité Rvec laquelle marchands et amateur» recherchent les talents nouveaux, croyez vous, qu’il puisse exister de grands artiste» tout à fait Ignorée?— C'eut très possible, répondit Matisse.Il suffirait qu'ils aient de la peinture une autre conception que celle actuellement admise.81 vous replacez cette quest1-n là où ni marchands ni amateurs ne recherchent d'aucune façon le» talents nouveaux, les chance» sont doubles.Alors f&ut-ll croire qu'il sera bientôt possible de voir le» artistes recherché»?Il semble pour l'Instant que ce »olt un rêve.Où conduit cet Isolement?Ecoutons ce que dit Matisse sur l’Isolement: "C'ett une grave question Renoir aimait à dire: "On ne fait pas de peinture au hameau.Un peintre, dana une Ile déserte, ne ferait pas de peinture à moins qu’il n'espère revenir dans le monde civilisé pour la monticr.Les artiste# •ont des exhibitionniste»; s'ils n’ont personne pour les regarder, rien ne va plus.Au Louvre, un Jeune peintre comprendra co qu’est la grande tradition.L’important est de raccrocher les nouvelle* façons de s'exprimer à la tradition.Mol, c'est Truner qui m'a permis do raccrocher l'Impressionnisme à la tradition." Quelle est la conclusion de tout ceci?C’est qu'il suffira de quelques gesu-e bien placés, d'une volonté constante, dans l'entreprise privée comme dans les soucis de nos dirigeants, pour que l'après-guerre soit une revanche de l'e«,prit sur la matière.Les artiste» auront sans doute ainsi la part qui leur revient au soleil.Ils seront récompensé» d'une Indifférence cru a fait son temps et qui nous a plus appauviis qu'enrichis.Eloi de GRANDMONT SOCIÉTÉ CViS.-i VANT L’ÉLECTISME DE S E.POWER BIGGS La musique d orque a plus que des adeptes A Montréal, elle | a des amis et ils sont très nombreux.Fin effet, au premier concert de la série 1945-16, la présence de F.Power Hipg* avait attiré non seulement des abonnés, mais une foule considérable de musiciens et de mélomanes.La musique d orque, écoutée dans I état d esprit normal, peut non seulement charmer, elle peut aussi retenir G est pour cela que nombreux sont les qens qui se sont promis de retourner A la Société Casavant pour le prochain concert.Les oeuvres présentées étaient nouvelles, sauf pour deux de Bach.Comment iqnorer Bach A un récital d orgue Kn effet. Notre-Dame Vendredi le 12 octobre a 8.20 p tn.Les Festivals de Montréal présentent l'œuvre monumentale de HECTOR BERLIOZ u’V 1 e Deum Laudamus P«»ar grind orchrMfr rt or pue eonrcrlant*.Mtllilr, dru» rhofüri ml»tr« rt rhornlr dVnfunt*.portr-drnj*ntn du dl"trlrt militaire ziuntrr CHEF D'OHCHE*TRK EMIL COOPER ANNA MALF.VFANT soliste LEOPOLD SIMONFAf FRANÇOISE Al'Bl'T organiste* KENNETH MEEK Directeurs de* choeur* BERKLEY E.CHADWICK MARCEL LU RENCELLE 000 exécutant* *n-a*rrlptlon»: ai.lia - TZ.On - SXOO .S4.-HI n*ire«u 14, llr.tel WlnU*-«r.Tel.HE - XI.«I4T SAINT-DENIS “Veille d’Armes” De?samedi prochain le public aura le plaisir de voir au Saint-¦ Denis, le grand film "Veille d'Armes" avec Annabeila et Victor Francen.Ce* deux célèbres artistes sont ; soutenus dans cette belle oeuvre ! consacrée h la Marine française par Slgnoret, Robert Vidalin.Pler-i re Renoir, Roland Toutaln, Rosine Deréan.Oeuvre dramatique au poesible, elle exalte les vertus de Jisciplme.d'honneur et.de devoir.Par *on action dramatique elle pose le matelot et l'officier du bord sur le plan humain.Voici le scénario.Le soir d'un bal à bord d'un croiseur ;a femme du commandant se laisse surprendre par un départ subit.Sa.présence a nord ne peut être révélée.Comment d'ailleurs lexpliquerait-elle a son marl! Dsns la nuit i! y a alerte et combat.Le croiseur est coulé.L* commandant est cité en conseil de guéri* qui ie tient responsable de la perte de son vaisseau.I.e commandant ext certain d’avoir fait tout son devoir man i) n'a pas de témoin pour prouve: que ses ordres urent mal exécutés.SI, ta femme.Mais celle-ci va compromettre sor.bonheur conjugal en ex-vire car elle devra révéler alors une ancienne intrigue amoureuse (peu sérieuse toutefois; avec un jaune officier.' Le Paradis des Voleurs" sera le second film a 1 affiche PRINCESS “The Fighting Guard*man” en 2e semaine "The Fighting Guardsman", a-daptation a l'écran du célèbre roman d'Alexandre Dumas "\*s Compagnons de Jehu", sera a ; affiche du cinéma Princess une semaine de plus.V/Jhlard Parker qui faitsa première apparition sur l’écran de-, puis son licenciement de l’armée incarne à merveille le héros brave I «-t térr.érelr* du film Anita Louise j • a partenaire, qui personnifie U1 grande dame en même temps que la grande amoureuse est épatante Parker a la tète d une association qui travaille a.la libération des ; paysans du joug royai ne nous ménage pas ses proues-es guer.ié ter.ru te* batailles a l’épée, d'où 1; sort toujours victorieux.Il réussira a atteindre son double but de soldat et d amoureux OR PIIEUM “La Valie dans l Ombre’’ en 5e semaine Brisant tous >s records établis, !*r»tt jsfofsner d'un» \rrtvee cua-p*UV cette «nage il \r : » «1 H fort» d» l'amour hum*»n.Vul I à/- ¦ lufi* rr.» deman'ie/ait de U voiler ru i» r.ornf>.-rer : ârr>» catholique?Je vou» fai» grà'» de i »r» moderne ( » serait tn^i long J ai v car lu nmplement démontrer rVIX — plumes — Ctiei les Humains, Aitiesi *d*n et chimiste allemand .ve »'(' M tr Brlesett — Orateur grec.4—Préfixe pr vatif _ Sans des morts — 3e con.S—Propre* — Opérer le lainage i , retlrlifux T'lre d°"né 4 t'«rlain» ««>« - Insecte dlptêrë''"pari Vff i/u » rK*» « - * • *¥‘n d* aomme — Pronon T .r“ „ marquant le super- sonne! (te oer« smg.i.la'if — Ml« A la torture i__Smena ver.*, , r- 11—Crier en parlant du cerf —! baguettes — Mettait les runes' •->* ou, f—Enveloppe quelconque 13—Petites planches utilisées mort.^ tl f,at Cause: -Lieu par où Paru dan* le JOUR, le 29 septembre 19t5 SOLUTION DU PROBLEME No 63 içlKï IH | A j n A | N 11 |U|T| D|E \±\* £ | N nac li * > Le Vrai Chez-Soi Hôtel St-Regis I*?:, HI K MIKHBOURNK B A.U J 5 TORONTO ül A l£|S Wm 0 £|H H|I E|R F|A II» li U | £ Ô(T m SI I £|_R|£|E|Ü|M|A|£|£|£| Ullllllllllllll S | M|m|a|r|i|n|a|d|e|s| N|U|R|£!ü|E|L|1|R|Ê| 0 I £ :¦! u j S I £ Ml K IA1N mnEmniiiii ¦BUMIEMVIOILMTI A I g I £ Ml c IU (TfT|'£ I S I H IH Ml F111 £ IL Ml fit G|A|N|£|sM£|V_|_oIe| ZILII B! ii o I î 11 B’fjT'HI 11 n 'Hf 1R ll?llilDlllA|l|l';|A I G j EI* 'O-lElRlSlT £ | D fHI AIU [R j A Z | NI 1 T | U | E| îi I T Ml_I ! 0 | S m A 11 I s | E | Z I ' _1S lyT E ! N* | T | P j E | T | ! | N | S , S , £ ! sort — "Heine-rnar rilea'*.'—Qui ont ija ** — Tro'.fiiAm^
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.