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Le jour : indépendant politique, littéraire et artistique
Hebdomadaire combatif de Jean-Charles Harvey qui porte haut et fort les principes du libéralisme et de la tolérance. Il se démarque par des pages culturelles de haute tenue qui accueillent des collaborations importantes. [...]

Lancé à Montréal le16 septembre 1937, Le Jour est un journal hebdomadaire. Il est fondé par l'auteur et journaliste Jean-Charles Harvey après son expulsion du quotidien Le Soleil survenue à la suite de l'interdiction de son roman Les demi-civilisés. Harvey demeure le directeur et principal propriétaire du journal jusqu'à sa fermeture en 1946.

Journal de combat et d'opinion, Le Jour porte les principes de l'idéologie libérale. Le programme de Harvey mise sur la promotion des progrès de la technologie et de l'économie modernes, visant la conquête des biens matériels et s'appuyant sur l'orthodoxie libérale de la compétition et de la libre entreprise plutôt que sur l'intervention étatique et les corporatismes professionnels et sociaux.

Libéralisme économique, donc, mais aussi social : soutien aux combats pour l'émancipation des femmes, fortes prises de position contre la xénophobie et surtout l'antisémitisme, rapprochement culturel avec les anglophones, défense des droits des travailleurs. Ces principes libéraux sont érigés face au corporatisme et au nationalisme traditionaliste canadien-français avec sa tête de proue, le très influent abbé Lionel Groulx. Au-delà des enjeux canadiens, Harvey démontre dans les pages du Jour un vif intérêt pour la politique internationale.

Le Jour combat vivement l'Union nationale de Duplessis, mais garde son indépendance vis-à-vis du Parti libéral du Québec. Son rédacteur se prononce pour le renforcement de l'unité canadienne, pour la laïcisation de la société et pour le déploiement d'un réseau d'éducation public, gratuit et obligatoire.

Jean-Charles Harvey se réclame de la tradition de farouche liberté de pensée d'Olivar Asselin et, avant lui, d'Arthur Buies. Il aborde des sujets sérieux mais sur un ton souvent légèrement humoristique en vue d'offrir une lecture agréable à un public informé et lettré qui souhaite aussi se divertir. Les arts et la culture tiennent d'ailleurs un espace important dans le journal : musique, peinture, lettres, cinéma, comptes rendus de concerts et d'expositions.

Jean-Charles Harvey est le principal rédacteur du Jour, que ce soit sous son nom ou celui d'un pseudonyme, comme Paul Riverin. Charles Hamel, André Bowman et Berthelot Brunet y sont aussi actifs.

Des textes littéraires trouvent régulièrement leur place dans Le Jour, qui publie

de nombreux textes, que ce soit d'auteurs de la relève comme Gabrielle Roy, Jean-Jules Richard, Gilles Hénault, Jean-Paul Lemieux, Yves Thériault, Andrée Maillet et Henri Tranquille, ou d'autres plus établis comme Jean Narrache, Jovette Bernier et Robert Choquette.

Louis Dantin y est aussi un contributeur important. En plus d'une chronique sur la littérature américaine qu'il tient pendant quelques années, il y signe une chronique sociopolitique d'esprit socialiste qui l'oppose parfois aux positions libérales de Harvey, mais les deux esprits se rejoignent dans la lutte aux idées conservatrices et passéistes de l'idéologie clérico-nationaliste dominante.

Le gouvernement libéral fédéral et de grandes entreprises fournissent un soutien financier au Jour, qui est tiré à 25 000 exemplaires en 1937, à 10 000 en 1940, et à seulement 3000 en 1946.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1985, vol. 7, p. 91-93.

GUIMONT, Pascale, « Le Jour, 1937-1946 », dans Idéologies au Canada français, 1930-1939, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1978, p.131-163.

TEBOUL, Victor, Le Jour : émergence du libéralisme moderne au Québec, Montréal, Hurtubise HMH, 1984, 436 p.



Éditeur :
  • Montréal :[Le jour],1937-1946
Contenu spécifique :
samedi 20 janvier 1945
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

Le jour : indépendant politique, littéraire et artistique, 1945-01-20, Collections de BAnQ.

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8ième ANNEE No 20 5 CENTS LE JOUR INDÉPENDANT POLITIQUE, LITTÉRAIRE ET ARTISTIQUE 20 janvier 1945 Auaai longtemps que les choses iront systématiquement mal, je continuerai sys t é m a l i q uem en t à dire qu 'elles no vont pas bien — Henri ROCHEFORT Directeur-Fondateur: Jean-Charles Harvey Administration et rédaction, 1,'îft est, rue Sainte-Catherine (suite 44), Montréal Case postale 20, Station “N” — Tel.‘PLateau U4TI ItéilurUMir en chef: Emile-(!lnirlc& Hamel L’élection de Grey-Nord A l’issue d’une séance du cabinet, M.King a annoncé mardi que le Parlement fédéral se réunira le 31 janvier prochain, tel que prévu, afin de proroger la présente session.Cependant, a-t-il ajouté, le gouvernement attendra le résultat de l’élection de Grey-Nord ayant de fixer la date de la réouverture des Chambres.Cette décision n’a, elle non plus, rien d’imprévu, car il n’a échappé à personne que l'élection complémentaire du 5 février prenait une signification nationale et que son résultat décidera vraisemblablement de la politique du gouvernement en ce qui concerne les prochaines élections générales.Si le général McNaughton est élu, on croit que le gouvernement ne demandera pas de prolongation de son mandat et que la dissolution des Chambres se produira en avril.M.King a dit et répété qu’il y a deux choses qu'il désirait surtout éviter prolonger l’existence du Parlement au-delà de la période prévue par la constitution canadienne, et tenir des élections au moment même où de* combats particulièrement acharnés se déroulent en Europe.Quand on a cru que 1 Allemagne serait rapidement vaincue, qu’elle ne tiendrait guère plus que jusqu’à l’été, il a semblé que M.King pourrait concilier ses deux désirs.Et cela demeure encore dans le domaine du possible.Si le candidat libéral est élu dans Grcy-N'ord et que la dissolution des Chambres a lieu en avril, les brefs d’élection peuvent n’etre pas émis in média-tement; le peuple canadien ne voterait alors qu’à la fin d’août.Tant de choses peuvent se passer d'ici là! La guerre d'Europe aura peut-être perdu beaucoup de sa violence et, en lont cas, aura vraisemblablement pris une tournqre décidément favorable aux Alliés.Mais M.King a toujours déclaré que, si l’opposition lui forçait lu main, il considérerait alors des élections en temps de guerre comme inevitables.C est ce qui se produira si le général McNaughton est défait.Celui qui observe de façon désintéressée l'clection de Grey-Nord ne peut manquer d'être étonné de l’attitude même de 1 opposition, car si les membres du gouvernement tentent sincèrement d éviter la tenue d’élections en temps de guerre, nul ne sait mieux qu'ils ne le savent qu'un tel fait ne peut que les favoriser.On ne comprend donc point pourquoi les groupes d opposition placent délibérément le gouvernement dans la position qui doit lui être la plus avantageuse.M.King avait pourtant pris toutes les précautions possibles pour empêcher que l'élection du général McNaughton ne serve à une manoeuvre de l’opposition pour provoquer des élections générales.Il y a à la Chambre plusieurs siège* vacants, et l’on considère que plusieurs comtés auraient été plus sûr* pour les libéraux que Grey-Nord.Mais si le ministre de la Défense Nationale s était fait élire de cette façon, l'opposition aurait pu prétendre que le gouvernement tentait d’augmenter sa force aux Commune».Par Conséquent, un député libéral a démissionné, créant ainsi une vacance qui pourrait être remplie par un membre du gouvernement sans modifier en rien la force respective de» ' Butte A la page » - Emile-Charles HAMEL M.HARVEY DÉNONCE L’O.J.C.À CALGARY Nous traduisons du CALGARY HERALD, 13 janvier 1945, l'article suivant: La Société secrète de la province de Québec — l'Ordre de Jacques Cartier — dénoncée par le sénateur T.I).Bouchard comme le “principal ennemi de l’imité canadienne”, est une “menace terrible”, a déclaré Jean-Charles Harvey, fondateur et directeur du journal LE JOUR, de pussage à Calgary aujourd'hui.“Les attaques faites par le Sénateur Bouchard contre cette Société secrète devant le Sénat canadien en juin 1944, étaient fondées; son discours était un acte de courage.Je l'admire et je l’approuve.” Les cheveux légèrement grisonnants, portant moustache et s'exprimant avec un accent français, M.Harvey est l’un des plus vaillants défenseurs de la cause de l’unité nationale dans le Québec.Comme journaliste, il a été reporter et rédacteur de plusieurs quotidiens québécois; il était jusqu’en 1934 rédacteur en chef du SOLEIL, de Québec.Venu à Montréal, “forteresse de la société secrète", il a fondé Le JOUR, journal hebdomadaire, dans le but de travailler à resserrer l’unité canadienne et à faciliter entre les Canadiens de langue française et le» Canadiens de langue anglaise une meilleure compréhension.*’En anglais, a dit M.Harvey, Le JOUR se traduit de deux façons: “The Day” et “The Light”: quand j’ai donné un nom à mon journal, je pensais à “The Light”.Une des plus grandes réalisations ducs à l’initiative du JOUR, déclare M.Harvey, c’est la loi du gouvernement provincial établissant l'instruction obligatoire dans Québec.“Jusqu’en 1943, les enfants n’étaient pas obligés de fréquenter les écoles.” M.Harvey a défini les méthode» de l’Ordre comme des conspirations secrètes contre l’idée de former une nation forte et unie".Les membres de cette société s’efforcent de s’insinuer dans toutes les positions stratégiques des gouvernements fédéral et provincial, et surtout dans le service civil.“Ils essaient de dominer les commissions scolaires municipales; ils essaient de contrôler l’Association des instituteurs.Soyons francs: à Montréal, ils la contrôlent en fait.“Ils boycottent tous les Canadiens de langue française qui ne partagent pas leurs idées; leur propagande est subtile et venimeuse.” M.Haney a cité un article récemment paru dans un journal de Montréal, dans lequel on donnait cette déclaration d’un personnage en vue du Bloc Populaire, à propos de l’effort de guerre: “Les Canadiens français ne sentent pae qu'ils défendent •es intérêts de leur pays, non plus que ceux d une cause très ‘‘levée ou idéaliste, mais bien plutôt les intérêt» d’un impérialisme qu’ils n’aiment pas.Leur sentiment est profondément enraciné, et il exprime que notre loyauté n’est pleine et entière qu envers notre seul pays: le Canada.” “Sous ce déguisement de canadianisme, ces gens combattent *n réalité l'effort de guerre, en visant à créer un Etat français ^dépendant sur les bords du Saint-Laurent.” Cette société secrète.dit M.Harvev, “rassemble tous le« f,*tremistes, tous les isolationnistes et la plupart des gen* à Mentalité fasciste.Le Bloc Populaire est leur parti politique, mais il n est pas très fort.’’ Au cours des dernière* élection*, le oloc Populair*- a enregistré à son compte 15 pour cent de* vote-, mai* "au moins la moitié de re* votants ne réali-aient pa* très •Librement quelles étaient les véritables opinions du parti.’’ EN ROUTE Quelques notes de voyage jMir Jean-Charles Harvey Après avoir prononcé douze conférences en quelques jours, nie voici à Calgary.11 y fait beau comme au printemps.A peine un soupçon de neige dans les replis du terrain.Le long des buildings, du côté du soleil, nos lourds manteaux d hiver nous paraissent hors de saison, je pense à Montréal avec scs cinq pieds de neige.J’ai passé la journée d'hier à Medecine Hâte, ville d environ 12,000 habitants et qui fait typiquement ouest.Un citoyen de l'endroit, établi là depuis quarante ans, me disait: "C’était alors l'époque des cowboys.Tous les soirs, au coucher du soleil, ils arrivaient par groupes, chevaux au galop, criant, chantant et tirant des coups de pistolet à droite et à gauche.C'était comme un couvre-feu.Toutes les femmes et jeunes filles rentraient chez elles au pas de course.Les gaillards étaient maîtres de la place.Durant la soirée, on buvait ferme.Les temps ont bien changé.Les vachers de l'Alberta sont devenus moins pittoresques et plus rangés." Il existe encore des cowboys.J'en ai vu ce matin même, dans les rues, avec leur chapeau à large bord, leur veston court et leurs bottes de cheval.Ils sont entrés modestement dans un café, sans manifester le moindrement l'intention de nous répéter des scènes de l’ancien cinéma américain.Le grand Kipling disait de Medecine Hat: "The town that was born lucky." Savez-vous pourquoi?Elle est bâtie sur d’immenses réserves de gaz naturel.On n'a qu'à y forer la terre en certains endroits et à une certaine profondeur pour en obtenir un gaz de haute qualité, dont on se sert pour l'éclairage, le chauffage et la force motrice.Pour l'usage domestique, le paz coûte 25 cents le mille pieds cubes: pour 1 industrie, de 3 à 5 cents.Pour quelques cents, on obtient l'équivalent d’une tonne de charbon.Je suis sur que ces chiffres impressionneront tous les pro-prios de Montréal.Grâce à cette ressource naturelle.Medecine Hat compte plusieurs petites industries intéressantes: deux poteries, plusieurs minoteries, une verrerie, trois fabriques de briques et autres.Le maire de l’endroit, M.Lang, me disait: "Je suis persuadé que plusieurs industriels de l’Est, en raison du bon marché de notre force motrice et pour parer aux difficultés du transport, trouveraient avantage à établir ici des succursales." J'en ai conclu qu'il était un excellent maire.On m'a fait visiter les deux poteries de l'endroit.Elles fonctionnaient à pleine capacité.Dans l’une d'elles, j’ai observé un bon nombre d’ouvriers qui portaient, sur leur chemise, une large plaque d'étoffe rouge.Je demandai ce que cela signifiait au jeune ingénieur qui m'accompagnait."Ce sont des prisonniers de querre, dit-il, non pas des Allemands, mais des Tchécoslovaques, des Polonais, des Hollandais et autres.Plusieurs d'entre-eux étaient des potiers de leur métier.'' Au cours de l’entretien, cet ingénieur m'affirma, à ma surprise, que le Canada possédait tous les matériaux voulus pour fabriquer de la porcelaine de première qualité."Il n'y a pas de meilleure glaise au monde ", dit-il."Il est inconcevable que le Canada continue, comme par le passé, à importer plus de 90 pour cent de la poterie qu'il consomme." D'après lui, voici le remède: "Il faut à tout prix, après cette guerre, que nous adoptions une politique d'immigration qui nous permette de recruter des compétences dans tous les métiers.Nous n’aurons jamais trop de "skilled labor ”.Nous avons des ressources immenses et d'une variété extraordinaire, mais parce que notre population ignore le moyen de s’en servir, nous n'en faisons rien.11 a fallu les dures nécessités de la guerre pour nous forcer à trouver chez nous et utiliser chez nous des métaux et minéraux que nous importions parce qu'on les disait inexistants au Canada.C'est une tragique absurdité que de n'avoir, à l'heure présente, que onze millions d’habitants en un pays qui levrait en avoir au moins quaran c millions.Les Etats-Unis, plus jeunes que le Canada, en ont 130 millions.Ceux-là sont de sinistres imbéciles qui prétendent que le Canada peut se développer normalement avec une poignée d’individus.Cette idée de la nécessité de l’immigration existe partout au Canada.Sauf chez les quelques baptistards de chez nous et chez quelques socialistes avides de pécher en eau trouble, il est un fait reconnu de tous les Canadiens, à savoir qu'un pays se développe et grandit avec des hommes et non avec des rêves.* • * Dans le train qui nous transportait de Medecine Hat à Calgary, il y avait plusieurs grands blessés de guerre.L'un d'eux occupait le siège voisin du mien.C'étai un jeune homme blond,, d’origine Scandinave.Nous engageâmes la conversation.Il s'est battu en I5rance, après le D day, dans les divisions canadiennes que l'on avait chargées du nettoyage des ports, il a été blessé au siège de Calais.Il respecte la valeur militaire du soldat allemand qui lutte fanatiquement et ne lâche jamais.11 ajoute que les Allemands, en retour, craignent énormément les soldats canadiens.Mais voici la partie la plus intéressante de cet entretien que je traduis de mémoire: "J'ai lu, dit-il, des articles du Jour parus dans le London Times et le Manchester Guardian.Vous ne saurier croire combien de combattants pensent comme vous.Là-bas, nous avons tous oublié nos origines.Nous étions fiers de nous dire Canadiens, parce que les alliés nous respectaient et les ennemis nous craignaient.Nous avions conscience du grand rôle que jouait le Canada.L'éloignement nous a inspiré à tous un patriotisme, un sentiment spécifiquement canadien, que nous ne possédions pas avant.Les blessés surtout l’ont senti: ils ont eu des jours, des semarines et des mois pour penser.Ceux-là aussi y ont pensé qui ont passé trois ou quatre ans dans l’attente du combat, et qui, pendant cette période, ont eu le temps de raisonner, de bâtir en eux-mémes, de regarder la réalité canadienne.Ils ont compris que la terre d'élection du monde, à l’heure présente, c'était le Canada." Le grand blessé fit une pause et continua : "En rentrant au Canada, nous sommes surpris et indignés de constater qu'on s'y chicane encore pour d'insignifiantes questions de race.Nous sommes en présence de gens qui se disent encore Ecossais, Anglais, Français, et qui pourtant n’ont plus rien de commun avec le vieux monde.Nous, qui sommes devenus uniquement de* Canadiens, dans l'éloignement et l'épreuve, nous rentrons chez nous et nous n’y rencontrons pas de Canadiens.Ne trouvez-vous pas ridicule que des citoyens du Cap-Breton, par exemple, se disent Ecossais et apprennent le gaélique, alors qu'ils ne ressemblent plus du tout /iux Ecossais que j’ai vus de l’autre côté de l’Atlantique?Ne trouvez-vous pas absurde que les Canadiens de Québec se disent Normands, alors que les soldaLs québécois, que j’ai connus, sont de race totalement différente.Un Canadien fait trois Normands." Y a-t-il une réponse A ce problème?Les Américains, mieux avisés que nous, ont créé line nation américaine.Peut-être existe-t-il.à Ottawa ou près du Capitole, une puissance occulte qui veut que les habitants de ce pays restent rivés à leurs misérables origines et ne portent qu’un seul et unique titre: "British Citizen ".Il est possible que quelqu'un tienne à ce qu’il n'y ait pas place pour deux citoyennetés au Canada, la britannique et la Canadienne.Cela peut impressionner quand il s'agit de montrer la multiplicité des races, l'universalité, dans un empire.Cela ne fait pas l'affaire du Canada.Jean-Charles HARVEY BOURRAGE DE CRÂNE La Polka des colonels Entre deux maux, il faut choisir le moindre.Entre deux declaration», il faut opter pour celle qui vient de l’homme lo plus qualifié.C'eut pourquoi, sans vouloir prendre part pour une capitale contre l’autre, je préfère suivre Walter Lippman plutôt que le général Sosnokowski, mémo.et peut-être surtout, — en ce qui concerne le problème polonais.Non certes, que le brillant journaliste américain soit infaillible.Personne ne l’est.Mai» au moins a-t-il le mérite do l’expérience, du métier, de l'observation.Il est reconnu pour son impartialité et la sûreté de sou jugement.Mai», somme toute, je n’ai pas absolument besoin de me référer à lui quand il s’agit d'envisager le problème russo-polonais.Si je le fais, c'est que le générul Sosnokowski, a commencé une campagne tie propagande au Canada, campagne tpii soulèvera infailliblement au puys le» mêmes réactions qu'à Londres, où il n'est pus précisément en odeur de saintrté.H y a quelque» mois à peine, l'offensive allemande pour la paix blanche recommençait sur une grande échelle.Il y a I attain , et ell e est par André Bowman Le gouvernement britannique vient de publier la statistique officielle des pertes subies par les forces armées de l'empire, au cours des cinq années de guerre.Pareille publication est fort opportune, car.d’une part, l'opinion publique américaine réclamait quelques éclaircissements sur l'action militaire de leurs alliés et.de l’autre, la comparaison de* pertes en tués, blessés, prisonniers et disparus permet de dissiper les idées fausses que l'on se faisait sur le chiffre normal des pertes à la suite d'opérations militaires.Autrement dit.ces statistiques prouvent d'une façon lumineuse que l'on a trop longtemps fait du bourrage de crâne, un bourrage injustifiable.eu égard aux événements récents.Nous avons entendu parler des pertes fanatiques des Allemands.Ces pertes se calculaient par le moyen facile de la multiplication par un facteur fixe, choisi arbitrairement.On se rapportait toujours a la guerre de 1914-18 pour calculer le rapport moyen entre blessés et tués.Or.cette guerre est complètement différente de la précédente, en ce qu elle est surtout une guerre de mouvements.Partant, le nombre de prisonniers n'es* nullement en rapport constant avec le nombre de-blessés et encore moins des morts.Les évaluations des pertes, plus particulièrement de ceiie* de l'ennemi, ont donc toujours été grossièrement exagérée'.Même le Haut Commandement a:i é est tombé dans Terreur.Pourtant, une analyse détaillée des pertes françaises en 1940 aura.t dû ouvrir les yeux sur les dangers de pareilles interprétations.En ce qui concerne les pertes françaises, on ne possède pas de chiffres assez précis pour tirer des conclusions.Mais lors de l'offensive alliée en 1944, on a été a même de compiler des statistiques assez précises.Au cours de sa retraite pendant la campagne France, l'ennemi a perdu quelque 600.000 prisonniers.Dans ce nombre étaient compris les soldats étrangers enrôlés de force dans l'armée allemande.Ces éléments avaient été placés avec un soin tout germanique en des points dangereux.mais destinés à être sacrifiés a l'occasion pendant que les troupes purement allemandes étaient retirées.Dans certains ca*.ces troupes ont résisté jusqu’au dernier homme mais la plupart du temps, elles se sont rendues, même après des pertes très faible*.II faut ajouter à cela que le nombre de prisonniers comprend aussi les blessés en plus, et ceci est très important.les non-combattants, les ouvriers-esclaves travaillant sous la direction de cadres allemand*.Ainsi, donc, le nombre total de prisonnier' est beaucoup plus fonction de certains accidents géographiques que 1 effondrement moral'' de 1 ennemi.II ne peu?non plus servir de base au calcul du nombre de blessé* e* encore moins de celui des tuées On a vu — dan*, les opérations autour de - Sun# a la page t - quelque» semaine», profitant de» sucré* initiaux de l'attaque en Belgique, elle prit lu forme de la guerre des nerf», arrivée à un point aigu.Toujours, comme par une coïncidence remarquable, on revient à soulever des questions secondaires, à le» envenimer et ù semer le doute dans les e»piit».La question stupide des frontières russo-polonaises a certainement contribué plu» que toute autre à produire ces divergences regrettables qui ébranlent l’unité matérielle et morale du front intérieur allié, Je me contente do fuire remarquer celle coïncidence curieuse: l’offensive allemande de lu puit semble toujours aller de pair avec l’évocation do lu question polonaise, (leux qui l’auraient oubliée, n'auronl qu'à se rapporter uux journaux de l'époque.Quand on interdit en Angleterre (voir le cas Negrin) la libre propagande en faveur d'une idée, sous prétexte qu’un réfugié politique n’a d’autre» droits que celui de se taire, il semble tout à fait logique d'étendre cette interdiction à tou» le» réfugiés.Mai», la hizurre entité appelée "Nations Unies" est bonne fille.Elle ferme les yeux sur bien des choses, sur trop do choses.(Test ainsi qu'alor» que la propagande belge est d’une parfaite correction, que celle de la Hollande ne laisse pa» grand'ebuse à désirer, que celle de la Norvège pourrait servir d’exemple ù tou», celle de la Pologne n'a réussi qu’à créer des embarras à tout le monde .aux Polonais le» premier».La propagande serbe (par opposition à la yougoslave) n’u pas été meilleure.Mais la Yougoslavie, qu’elle soit de droite ou qu’elle soit de gauche, no soulève pas le même intérêt.Ce n’est oprè» tout qu'un pays orthodoxe , .Donc, le» réfugié* refusent de se taire.En admettant qu’ûn ne puisse pas leur imposer un silence absolu, ou pourrait leur demander quelque discrétion.Or, en fait de discrétion, que trouvons-nous?Des individu* qui, depuis toujours, cherchent à brouiller les cartes.11 a fallu interdire à Londres un journul polonais qui, de la première à la dernière ligne, ne ronlenuit que des récriminations à l’égard de tous, Russes et Alliés compris.(Test à peine s’il n’y avait fias îles insultes envers les dirigeants des pays qui donnent asile à tous rr» “héroïques" réfugiés.Aux Etats-Unis, unr certaine pre»»c, évidemment suhven-tionnée, prêche presque la rupture de l’alliance avec la Russie.Au Canada, les choses ne vont pas aussi loin, mais elles vont loin, tout de même.Allons-nous, une fois pour toutes, être débarrassés de tous ces empoisonneurs de l'opinion publique, de ces gens qui ne manquent pus une occasion de prêcher la désunion dans le camp des démocraties?Il semble qu’on ne veuille rien fuire et la séance continue.* Le dernier exemple est celui du général Sosnokowski.L’ancien comruandunt en chef de» force» polonaises (force» inexistantes, jusqu’au jour où 1rs Russes ont laissé sortir de Russie quelque 60 mille hommes qui refusaient de se.battre coude à coude avec les troupes soviétiques), l’ancien chef de cette armée, ancien vice-president, avec droit de sitccess'on, profite «le son passage à Montréal pour »«• lunrer dan» une charge à fond de train contre la Russie.Pourtant, quand on annonça son voyage au Canada, on assura que le général venait au pays visiter ses enfants confortablement installés dans une maison d’éducation dirigée par 1rs jésuites.On assura qu’il ne frrait fias de politique, naturellement, Et, non moins naturellement, le général en a fait .Je ne pose pas la question de savoir si les enfants du général n’auraient fias leur place tout indiquée dan» l'underground dont on nous parle tant quand rien ri'est contrôlable, mais dont on ne nous parle plus quand il fait cause commune avec les Boches contre les troupes russe*.Je le répète, je ne pose pas la question, I La seule qui se pose est de savoir si l'unité alliée va être 'compromise par des déclarations furibondes d’un général dégommé, ou si l’on maintiendra cette unité, tout au moins jusqu'à la signature de la paix.Je n'ai aucune dispute aver le général Sosnokowski.Il a droit d’avoir son point de vue.Mais, de grâce, qu'il le garde pour lui.Tandis que le général parlait à Montréal, des journaux d'une tendance notoirement suspecte entreprenait une nouvelle campagne violente contre la Russie.Certaine feuille même J imprima un article qui vaudra la peine d'être disséqué dans ce» i colonnes.Qu’une section de l’opinion polonaise soit antirusse, entendu.Qu’elle, proteste, quand elle risque de voir s'évanouir se* ' lucratives “jobs" politiques, admissible encore, que la Russie ne «oit pas blanche comme l’oie proverbiale, cela ne fait de doutes pour personne, pa* même pour moi.Mai» que cette question de frontière» soit toujours évoqu e au mauvais moment, que Ton enrôle, le» propagandistes Ma Thompson en serait-elle une, à en juger par le» fait» riotoiremc t faux qu’elle cita au cour» de son débat contradictoire?I q :i ; viennent semer la confusion dan* !5 .'«SS v- gSîSc s$lv S&ÎSæ ^Tw\-v .S6£i> vv: ^ 'sm* M >^H, LC f -*W! :jsl «P** ?r >9-;W jhsês^?C-i-'*N(, :nykb j 00rtM Ccj/ |Jnt précaulion ^ mentait e que tout le monde coui- désirent.Ce qui, indirectement fait table rase des prétentions parfois insensées de certaines cliques qui prétendent être les seules à représenter l’op.mon de certains pays.Enfin, après avoir mis au point la ligne de conduite du gouvernement envers les grandes questions économiques, Roosevelt a parlé du problème intérieur.L’essentiel est de "travailler au ben commun".Il y avait bien longtemps qu'on n'avait entendu un président parler sur un plan aussi élevé.Les opérations miliaires Si importantes qu’elles soient appelées à être d’ici quelques jours, le» opérations m litaircs sont dans un stage qui ne permet pas de faire de commentaires très approfondis.Sur le front occidental, la poche creusée par l’attaque ennemie est en voie de disparaître, sous les coups redoublés des armées Montgomery et Patton.D'autre part, les Anglais attaquent avec vigueur dans le secteur d’Aix-la-Chapelle, ce qui confirme bien les prévisions de cette colonne: on est passé à-un cheveu de la rupture du front ennemi quand les Allemands ont décidé d'attaquer.Il est probable qu’on s'est rendu compte de l étal de choses et qu’après avoir raté tant d'occasions, on tente de ne pas rater celle-ci.Le général Patton a, parait-il, attaqué dans la vallée de la Moselle et a pénétre de plusieurs milles en territoire ennemi.Si la nouvelle est vraie, on assiste aux premières opérations de contre-offensive, greffée sur celle lancée par les Allemands.Ces derniers tentent peut-être une diversion en face de la 7e armée américaine, à moins qu'ils ne s’apprêtent à livrer la bataille du fer, La censure qui pèse sur les nouvelles en provenance de ce secteur ne (>ermet d'établir exactement la nature des opérations.A l’est beaucoup de Par trois fois l’hymne national polonais a retenti à la radio, à la suite de la prise inattendue de Varsovie.Les Polonais sont de nouveau dans leur capitale.La ville est en ruines, mais psychologiquement, c’est une grande victoire.D'autant plus qu'elle se double d'une avance sensationnelle dans le sud du pays.Déjà à Berlin, on parle de l’évocation totale du pays conquis, car une fois la ligne de la Vistulc forcée, et la Nareff franchie, il n'y a plus d’obstacle au flot russo-polonais.Kielce et Radom sont tombés, et l’on n'est qu'au début de l’offensive d'hiver des Russes.\jo puissance de l’attaque a été formidable, car les Allemands ont appris à conduire une campagne d'hiver.L’enfoncement du front en moins de six jours permet d'augurer de grands succès à brève échéance.Plus au sud, les armées soviétiques ont lancé une vaste offensive en Slovaquie tandis qu’ils enlevaient les derniers blocs de maisons de Budapest.On saura dans quelques jours s'il s’agit d'une offensive entreprise en conjonction avec l'effort allié sur le front occidental.Si tel est le cas, le sort de l’Allemagne est scellé.Il restera toujours aux Allemands une supériorité: celle de la propagande en faveur d'une paix négociée, cette paix que rejettent Roosevelt et Churchill mais que préconisent et l’Action Caholique et toutes les feuilles troubles qui abondent, hélas, aux Etats-Unis et au Canada.En Extrême-Orient, les Américains poursuivent avec vigueur leur offensive.Il est visible .que dans ce secteur, ils entendent conserver l’initiative et tentent d'acquérir la supériorité définitive sur les Japonais.Là encore il faudra quelques jours pour connaître exactement la portée des engagements navals qui se sont livrés dans le Pacifique et le long des côtes d’Indo-Chine.Aux Philippines, il y a visiblement une tentative de coup brusqué, qui pourrait être décisi f.Mais en même temps, il ne faut pas oublier que les critiques adressées à McArthur lors de la campagne qui coûta l'archipel, étaient parfaitement justifiées.Lors de ces revers, on prétendit que les Japonais avaient attaqué à un endroit absolument inattendu.Or, rien qu'un examen de la carie montrait que l’attaque japonaise avait eu lieu par le seul endroit logique, dans le golfe de Lingayan, puisque les Américains sont revenus à Lu/on par L même voie.Ce qui est une démonstration semblable à celle de Diogène qui prouvait le mouvement en marchant.A.B.prendra.Sans comrnen'aires! Tout simplement.On peut lire dans Relations, numéro de janvier 1945, cette phrase suave: "Les catholiques du Basutoland demandent tout simplement que les déclarations de la Charte de l’Atlantique soient appliquées ici." louchant, n’est-ce pas?.NOTRE MAITRE LE PASSE DEMOCRATIQUE A 8 h.30 p.m.lundi le 29 jam.M.Edmond I urcotte, cminent journaliste canadien traitera de "Notre maître le passé démocratique" devant l’Institut Démocratique Canadien.La conférence aura lieu au Windsor et l’cntrcc est libre.Pour tous renseignements, s'adresser à 603 édifice Keefer ou téléphoner à LAnc.5671.Le président de U Banque de I “La transition (te l'économie de ! guerre 4 celle de paix sera, même I dans le» cond.lions P s plus fiivo-i utile*, une période extrêmement difficile ", a d t le président de la Banque (loyale.M.Morris W.WH-son, à la 70e réunion annuelle de* actionnaires.“Il faudra user de beaucoup de prudence en démêlant l'écheveau des contrôle* et de» expéd enta économiques, résultat de plus de cinq années de guerre, et ne pus couper les noeud*.L'économie de paix ca na.'t-nnc devra absorbé!' grad tellement plus de g mill Uns de personnes actuellement engagées directement dans |n guerre Marché d'après-guerre “On exprime souvent i'avls que In reconstruction des réglons é.évn» ti es et In demande de consommation domestique fourniront du Lavait durant les deux premières an nées de l'après-guerre.C'est une opinion défendable, mais Je crois, souligne M.Wilson, que l’on tend n i xagtrcr l'Importance Aux Ktats-Un s l'énorme marché national constituera un dé' auché cons dératde pour le* produits domestiques mais la prospérité canadienne ne saurait dépendre de ce même facteur.Commerce extérieur “Le Cnrunln doit son développement économique à son commerce extérieur et a l'avenir, pour se procurer un revenu sufflsnnt, i| devra non seulement maintenir ses expor tut ons au niveau d'avnnt-guerrc, mal* les accroîtra davantage, peut-e re mémo doubler ce volume.Ce pendant pour qu’il en soit ainsi et pour que notre jxiys augmente son commerce d’exportation de façon à permettre le fonctionnement constant avantageux des Industries agricole, min.ère et forestière assurant ainsi un embauchage qui fournirait à la majorité le» moyen* do vivre convenablement, 1rs conditions (lu commerce international ne devront pus être ce qu'elles étaient avant le» ho»tll!tés.M "sures à prendre “ISt pour conserver son commerce avec l'étranger, |» Canada pourrait prendre certaines mesures, telle» que la préservation et l’amélioration de la qualité de ses produits, une vigoureuse publicité et l'importation de marchandise» provenant de pays auxquels il exporte les siennes, dans la proportion de leur capacité d'exportation ou de colle d'absorption ce 'lenne.“Kn outre le Canada pourrait ouvrir des crédits aux pays qui désirent acheter ses produits, tout comme 11 le fait durant la guerre actuelle, mais avec l’espoir de remboursement.fin pourrait aimsl accorder des subsides a l'exportation."Il serait sage, dans certain* cas Royale du Canada ’prévoit que le pasiagc à l'économie paix ne se fera pas facilement.«libation et l'entente avec le* autres pays concernés'*, M.Syilnay-G.Dobson En présentant le rapport annuel, le vice-président et gérant-général, M.Sydnry-G.Dobson, u souligné le progrès Impressionnant nccompll par la Hnnque.“La corporation dont vous êtes le* actionnaires, n-t-ll dit, n rempli les services qui font l’objet de sa charte, et a pris une part considerable dans le développement nu Canada”."Durant la période de transit.on la Banque aura à aider financièrement sa clientèle dans les changement* appréciables auxquels ccllo-vl devra faire face.Il fini.lia reviser Jusqu'à un certain point In politique nctuello de prêts a court termo ut, dans certains 'un, voir 4 ce que celle des prêts 4 longue échéance soit adaptée iux conditions nouvelles.“Je no prétends pas, a ajouté M.Dobson, que nous devrions dévier de notre prudante pratique bancaire, mais vu que nous avons en portefeullis une somma considerable de fond* d’Etat, nous pou-.von* sans atteinte 4 notre degré de liquidité consentir aux empruntent* méritoires des prêts 4 plus longue échéance”.UNE DÉPENSE ÉNORME loi ministre de* Munitions, M.H owe, n fait connaître 4 1« fin do l’année quelques chiffres 4 propos de la production de guerre du Cumula, chiffres qui, 4 plusieurs jiolnt* de vue, no laissent pas d'être étonnants.Par exemple, l'Item "Equipement de communication" a coûté nu Canada pas moins de 3.1(1 millions do dollars.Evidemment on peut expliquer cela pur le fuit que, dans toutes I- s phases de cotte guerre, et dans toutes les armes - armée, marine, aviation on se sert d'une quantité énorme de inntérlol pour établir les communications.Dans cotte guêtre, la rapidité du transport est une des chose* les (dus Importantes, Devant ees fnlt, Il y a pns 4 s'étonner que les civils nient quelque peu 4 attendre pour faire Installer chez eux des appareils téléphoniques.Les besoins de In guerre, comme II se doll, passent les premier*, et les civils n'ont qu'A attendre- I-e* eompngnles do téléphone* font co quelle» peuvent pour s’adapter 4 ce* situations difficiles.M.QUANT MucKU \N, professeur 4 l'université de Saskatrhe-w.ui, a été élu au conseil d'udmlnlstrntlon de ta Italique (loyale du Canadu.M.Mar Du an est reconnu dans l'Ouest canadien comme une autorité en matière* agricole».spéciaux, de fnlre des cadeaux d« inntlèif» premières, de produits ouvrés et de machinerie aux acheteur* possibles, afin d'aider «t de hâter lit réhabilitation do ces pays.Indépendamment de* autres nations, le Canada peut aller aussi loin quo cela.Toutefois si l’on réfléchit un Instant soulonisnl, l'on se tend compta dos minces chnncos de mie-cè» sans la coopération Internationale”, Coopération Internationale A ce sujet, M.Wilson a signalé l'entente conclue par les techniciens de -H paya 4 Bretton Woods on Juillet dernier, sur des systèmes de contrôle International des changes étrangers et des placements 4 l'étranger, (I a ajouté que le prochain jois vers la reprise générale du commerco mondial après la guerre devra être mie conférence entre gouvernements sur une politique commerciale.Le* Nations alliées n'ont que de l’admliatton pour co que le Canada n accompli dans le domaine économique."Voyons a ce que In Canada garde le rang qui lui revient, dans !n préparation de la paix.J’espère sincèrement quo le Canada sera l'un des premiers pays 4 approuver les principes émis 4 Britton Woods, Inissunl le gouvernement libre de s’occuper des questions de détail dan» la cou- SÉCURITÉ INTERNATIONALE L« premier e réunion de !a Commission d'Etude des projets de Dumbarton Oaks pour l'organisation de la sécurité internationale, s'est tenue le 29 décembre au Quai d'Orsay, A cette occasion M.Bidault prononça un important discours dans lequel il précisa quelques-uns des points de vue de !a France."Nous sommes dans un monde violent et douloureux et.osons le dire ce monde ne cessera pas de sitôt d’étre rude parce que rude est notre épreuve et parce que ce n est pa* en vain qu'on met les Peuples a l’écote de la force et de la colère.Les provocateurs vaincus gardent un long frémissement et ceux sortant victorieux de l'épreuve en sortent durcis.Mai» la France a pour sa mission la vocation de l'universel: C'est parce qu'elle surpasse les contingences et qu'elle retrouve toujours, et souvent ia première les grands principes essentiels: ceux du droit et de la justice .Aujourd'hui nous sommes en face de /Allemagne hitlérienne, devant une Allemagne qui gardera longtemps peut-être la marque de l’Hitlérisme.Nous sommes en face d'un crime et contre un criminel il n'y a qu'une ressource: l'enfermer, lu! ôter ses moyens de nuire e- monter la garde.Cette garde, cette responsabilité et ce pouvoir de maintenir la paix I a qui doivent-ils incomber?Nous ; ! répondons A tous.I! ne s'agit pas i ! de dédaigner le concours des nations dites petites'.En concluant, i! a dit: “Ce n'est j i pa« moi qui proposerais une con-I ception de la sécurité appuyée sur \ j le seul poids des armes".M Paui-Boncour dans sa réponse ; ; a rappelé que c'est en France que, j pour la première fois.M Léon1 i Bourgeois avait proclamé la nécessité d'une force internationale.Il j a lutté pendant 15 ans pour cett23 Montré il.AVIS DE REQUETE 1*0 l'R DIVORCE AVIS est par les présente* don j que DAME MA K Y WINIFRÊl JOYCE DICK, de la Cité et Llistrie de Montréal, dans la province Québec, épouse, s'adressera au Paiement du Canada, ft sa prochnn session ou A la suivante ses»-,en afin d'obtenir tin BMI d.> Dlvorn d'avec son inarl, ERRINüT"' PARRISH DUN FORD, chef d'esc., l'rllle.de la Cité et D strict r, Montréal, dans |a province de Qtj ber.pour caisse d’adultère.Daté ft Montréal.province f Quéltec, ce lSIèrne Jour de dfeemte 1944.SAMUEL MOSKOVITm, Procureur de la requérante 4 2:’, rue Mayor, suite 2, Montréal, Qué.AVIS PUBLIC est par la prés-te donné que le Sif-ine jour de mu' 1943, ft dix heures de l'avant-ml "u palets dp luntice, 4 Montré b"me S>lmi Marguerite Elima épouse de Linar Mnrgulte».m-n itère, et le dit l.azir „War#n' dans 'c loi' d'autor'ser son épou; tous deux de la cité de Wcstmnui d -tr'et rie Montréal, s'adr-ssero nar requête ft l'un ries Juge* 'n Cour mmér'eiire.siégeant ne '» -vince de Québec, pour cause ri’a-dti'itêre et d'abandon.Daté A Montréal ri-", la Pmv'n-r* de Québec, ce Iflème Jour de Janvier 1915.REVE II «'EVES.Procureur d-.la reauêraute Su ouest, ru St - Jacques, Ch.200, Montréal Prov'nc- rte Québec — Cour Sj-•"¦r' ¦ — D'strict de Montréal — No 232175 — Dame Doris Z rii-nr,»».«•“ ’» rit1' et district de Montréal.Ooourse commune .-n li ens ri" Hol-v mon Dietiber il u m'-me lieu *! miirten-mt ri • lieux Inconnu» 'liment autor1'-»' par rett- H inor»*'» Cou» aux fl- - ri-» nrd" m-Mid r-s-e v* Solomon Isenhctf, -'c li r'té et ri'-'r'ct ri Mu-itréri, '•'taux rie '< dcmirri-re .-* ma ot— n-.'t d ¦ '.'""X '"connus ri'''iris' '! est nrrinenZ nu ('".nrirur dt """•n" n-t'Cf dans le ni •'« Montréal.5 janv .- T UE»14 TIR.P'ouV -PvomnnMlr» - r«rl.r F¦ Mef-’r- ci*.ri- r'-msnrie esie, "n , n-'"* St-Jneques, AVI» l)E R ED f ETE l'Ol'R DIVORCE Av's est par les présentes dor.rj fjUt* FF* * p irtju Clark.-If* -î c ¦ rie Montréal, ri.ns lu Province de Québre.s'adressera au pirlenttoî du Cinada ft n prison'.i A •* prochaine seas on afin d'o'.'enlr ii'll rte divorce d'avec son rrar', Wheatley Lome Leet.aérant, d’ la cité d» Montré-nl.dans li D" ••'ire ri.a OyOtiec.pour cause d’aduc tèr-e (t ebindnn.Daté ft Montréal, ce * janv « 1915.dt\ iiriinfri.I), c n.1117 rue Ste-Cattv r n.nuç!-M ont ré» Parlant des problèmes de l'après-guerre, M.Dobson a dit qu» la banque prenait les moyens de placer de façon satisfaisante tous les membres du personnel enrôlés.Les affaires des clients vont subir des changements et nous serons appelés à leur aider.Il sera nécessaire pour nous de reviser quelque peu les pratiques actuelles et dans certains cas augmenter la longueur des prêts de deux, trois ou cinq ans selon les conditions."Je ne dis pas qu'il faudra nous départir de notre prudence habituelle mais, par suite de nos valeurs négociables, nous pourrons, sans affecter notre liquidité, aider aux emprunteurs méritants en leur consentant de plus longs crédits."Votre banque est dar.s une excellente situation financière et est bien outillée pour répondre aux besoins financiers de l'après-guer- ¦ re Nous considérons qu’il sera I rie notre devoir patriotique d'al-jder 1rs affaires en général à se j rétablir".‘aussi de l'intérêt à ces pays.Nos succursales bien placées sont dans une unique position pour aider au développement du commerce entre l’Amérique Latine et le Canada".HOMMAGE AU PERSONNEL Le gérant général déclare que le personnel, non compris ceux qui sont enrôlés, se chiffre à 8.205."Au Canada.71% sont de jeunes femmes contre seulement 21% en 1939.Bien que les membres expérimentés aient eu naturellement beaucoup plus de travail, vu qu’il fallait entraîner un personnel, ces nouveau xemployés ont appris rapidement, se sont adaptés facilement et int fort bien rempli les charges qui leur ont été assignées.Tous travaillent avec pleine conscience de leur responsabilité vis-à-vis du public et de la banque."Des permis d'absence on été accordés à 2,255 de nos employés depuis le début de la guerre dont 2.154 venaient des succursales canadiennes.Cela représente 74% du personnel masculin en bas de 43 ans que nous avions au début de la guerre".LONDRES — Une grande tâche accomplie par la Garde Métropolitaine (Home Guard) fut de mettre l'armée régulière à la disposition du service outre-mer.Ceci permit à M.Churchill d'expédier en Egypte la seule division anglaise parfaitement équipée, au moment mémo où le.Allemands s'assemblaient en masse pour l'invasion.De cette stratégie d'offensive est née la destinée de la victoire des Nations Unies.Cette division fut plus tard connue sous le nom de la victorieuse Huitième Armée.Le Vrai Chez-Soi Hole! St-Regis 392, RUE SHKRBOUHNK RA.4135 TORONTO CAPITAL PAYE ET REf.Z.tVE lî,00X 000 ma NOUS POUVONS VOUS — AlDEit t a.DoniMion Président »t 04r»nt Oénér»! Ucrrts W.Wilson Vit»-Président Cordon W.MsrDo-JXi;:.lt et Cmdello, en 2« M-malni* au < apiiol.MONTREAL A L’AFFICHE CAPITOL: "IiOHt In A Harem" — "The Missing Juror”, 2e semaine.IMPERIAL; "The Conspirator*’’ — "Kan Diego 1 Love You".LOEWS : "The Princes* And The Pirate '.ORPHEUM : "Le Faucon Maltais”, 2e semaine.PALACE : ".Something For The Boys".PRINCESS : "Barbary Coast Gent" — "One Mysterious Night".8T-IJENIS : 'L'Intrigante" — "Toi que J'Adore".KLECTRA : jusqu'à vend.: "Geronlmo" — "Shake Hand With Murder" — "Border Legion' , sam.à mar.: "Jungle Woman" — "Trocadero’’ - "Frontier Outlaws".QUEBEC CANADIEN: "Moulin Rouge'' • Is* Deux Gamines ".CINEMA tn: PARIS : 'L'Homme de Nulle Part" - • "Kspolr", SHERBROOKE CINEMA I)K PARIS: "L -» Nuit* Moscovite»' - "Chantons quand Mime".TROIS-RIVIERES CINEMA DM PARIS: "Remorques" Hourlie".THEATRES et CONCERTS Voire ARCADE : France-Film présente "LM PASSE", semaine du 13 Janvier.ST-DENIS : France Film présente "MALCU-2SYNSKI, vendredi, 13 janvier.Un jeune organiste de talent aux claviers des grandes orgues de Notre-Dame SAMEDI ÉiUTOtf mOANADA M jzexTTt' rvi 'rx- FR VNCK-ITL.M présente Jeu.Vend.25-25 Jan SAINT-DEVIS u \ tC-axTtVII SMUb*i en programme double BægiæQBfli 9 l u formidable orrp AOTi f ?n D •' r-?;r rr r o u v f* n t éYadtn*.?Or, vfrra.c*- rAm
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