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Le jour : indépendant politique, littéraire et artistique
Hebdomadaire combatif de Jean-Charles Harvey qui porte haut et fort les principes du libéralisme et de la tolérance. Il se démarque par des pages culturelles de haute tenue qui accueillent des collaborations importantes. [...]

Lancé à Montréal le16 septembre 1937, Le Jour est un journal hebdomadaire. Il est fondé par l'auteur et journaliste Jean-Charles Harvey après son expulsion du quotidien Le Soleil survenue à la suite de l'interdiction de son roman Les demi-civilisés. Harvey demeure le directeur et principal propriétaire du journal jusqu'à sa fermeture en 1946.

Journal de combat et d'opinion, Le Jour porte les principes de l'idéologie libérale. Le programme de Harvey mise sur la promotion des progrès de la technologie et de l'économie modernes, visant la conquête des biens matériels et s'appuyant sur l'orthodoxie libérale de la compétition et de la libre entreprise plutôt que sur l'intervention étatique et les corporatismes professionnels et sociaux.

Libéralisme économique, donc, mais aussi social : soutien aux combats pour l'émancipation des femmes, fortes prises de position contre la xénophobie et surtout l'antisémitisme, rapprochement culturel avec les anglophones, défense des droits des travailleurs. Ces principes libéraux sont érigés face au corporatisme et au nationalisme traditionaliste canadien-français avec sa tête de proue, le très influent abbé Lionel Groulx. Au-delà des enjeux canadiens, Harvey démontre dans les pages du Jour un vif intérêt pour la politique internationale.

Le Jour combat vivement l'Union nationale de Duplessis, mais garde son indépendance vis-à-vis du Parti libéral du Québec. Son rédacteur se prononce pour le renforcement de l'unité canadienne, pour la laïcisation de la société et pour le déploiement d'un réseau d'éducation public, gratuit et obligatoire.

Jean-Charles Harvey se réclame de la tradition de farouche liberté de pensée d'Olivar Asselin et, avant lui, d'Arthur Buies. Il aborde des sujets sérieux mais sur un ton souvent légèrement humoristique en vue d'offrir une lecture agréable à un public informé et lettré qui souhaite aussi se divertir. Les arts et la culture tiennent d'ailleurs un espace important dans le journal : musique, peinture, lettres, cinéma, comptes rendus de concerts et d'expositions.

Jean-Charles Harvey est le principal rédacteur du Jour, que ce soit sous son nom ou celui d'un pseudonyme, comme Paul Riverin. Charles Hamel, André Bowman et Berthelot Brunet y sont aussi actifs.

Des textes littéraires trouvent régulièrement leur place dans Le Jour, qui publie

de nombreux textes, que ce soit d'auteurs de la relève comme Gabrielle Roy, Jean-Jules Richard, Gilles Hénault, Jean-Paul Lemieux, Yves Thériault, Andrée Maillet et Henri Tranquille, ou d'autres plus établis comme Jean Narrache, Jovette Bernier et Robert Choquette.

Louis Dantin y est aussi un contributeur important. En plus d'une chronique sur la littérature américaine qu'il tient pendant quelques années, il y signe une chronique sociopolitique d'esprit socialiste qui l'oppose parfois aux positions libérales de Harvey, mais les deux esprits se rejoignent dans la lutte aux idées conservatrices et passéistes de l'idéologie clérico-nationaliste dominante.

Le gouvernement libéral fédéral et de grandes entreprises fournissent un soutien financier au Jour, qui est tiré à 25 000 exemplaires en 1937, à 10 000 en 1940, et à seulement 3000 en 1946.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1985, vol. 7, p. 91-93.

GUIMONT, Pascale, « Le Jour, 1937-1946 », dans Idéologies au Canada français, 1930-1939, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1978, p.131-163.

TEBOUL, Victor, Le Jour : émergence du libéralisme moderne au Québec, Montréal, Hurtubise HMH, 1984, 436 p.



Éditeur :
  • Montréal :[Le jour],1937-1946
Contenu spécifique :
samedi 13 janvier 1945
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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Références

Le jour : indépendant politique, littéraire et artistique, 1945-01-13, Collections de BAnQ.

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: Sième ANNEE No 19 5 CENTS LE JOUR INDÉPENDANT POLITIQUE, LITTÉRAIRE ET ARTISTIQUE 13 janvier 1945 Aussi longtemps (pie les eh oses iront sys I ê ni n t i (pieni en t mal, je continuerai s vs t o ni a I i (piemen t à dira tpi 'elles no l'ouï pas bien — Henri KIM IIF.KORT Directeur -Fondateur: Jean-Charles Ilarvev Administration et réduction, ISO est, rur Sainte-Latherino (suite 14), Montréal Case postale 20, Station "N" — Tel.‘PLateau 8171 Ht'ilurii'iir t*n cliff: Emilo-Cluirlra llumrl Un nationalisme canadien Dans une lettre qu’il m’adressait de Winnipeg, et que nos lecteurs trouveront en cette page, notre directeur cite plusieurs exemples frappants de ces particularismes nationaux qui subsistent riiez un trop grand nombre de Canadiens et rendent si difficile la création d’une vraie nation canadienne.Combien de nos compatriotes se sentent, selon leur origin -, italiens, polonais, grecs ou ukrainiens, avant de se sentir canadiens, et font dépendre — dans une certaine mesure — leur loyauté envers leur pays d’adoption de l’attitude de celui-ci envers leur pays d’origine?De même, il existe des Canadiens de langue française qui pensent et sentent en Québécois, eu Laurentiens, bien plus qu’en Canadiens, et il y a des Canadiens de langue anglaise qui placent les intérêts de la Grande-Bretagne et de l'Empire britannique au-dessus de ceux de leur patrie, le Canada.Tant qu’un pareil état d’esprit subsistera, peut-on dire qu’il existe iraiment une nation canadienne?Pour que lé Canada cesse de n’être qu’un pays et devienne également une nation, il faut qu’il se crée cliez nous un esprit (raiment national, vraiment canadien.11 faut que tous les Canadiens, indépendamment de leur origine, de leur langue et de leur religion, viennent à placer le Canada au-dessus de n’importe quel pays, et n’aient à coeur rien tant que la grandeur et le progrès de la patrie canadienne.Cela, beaucoup d’hommes de bonne volonté l’on compris, dans les neuf provinces du Dominion, et travaillent à le réaliser.Malheureusement, ils n’ont pas entre eux des contacts assez fréquents, assez suivis, et leurs efforts manquent de cohésion.Le jour où l’on aura réussi à grouper toutes ces énergies qui tra(aillent à créer la nation canadienne, et où tous ces patriotes éclairés agiront dans le même sens, le succès de cette grande cause aura fuit un pas en avant.Je recevais cette semuine à mon bureau la visite de M.Clifford Sifton, jeune et brillant rédacteur de la WINNIPEG FREE PRESS, grand quotidien libéral de l’ouest canadien et l'un des meilleurs journaux de notre pays.Ce jeune Canadien aux idées larges, à l’esprit progressiste, sent vivement h nécessité d’un nationalisme vraiment canadien — d'un nationalisme généreux qui tende à unir notre patrie, et non pas d’un nationalisme qui cherche à la diviser — d’un nationalisme militunt qui crée à notre peuple une mentalité canadienne, indépendante et forte, et non pas d'un nationalisme qui nous asservisse à un esprit vaguement colonial.M.Sifton m’assure que, depuis le début de la guerre, un tel nationalisme canadien commençait à se manifester au Manitoba.Cette province, fort peu industrialisée, n’a pas bénéficié comme l’Ontario et le Québec des gros contrats de guerre; il ne s’y est pas créé de ces immenses industries métallurgiques et autres qui demeureront, le conflit terminé, une richesse pour ces provinces.Cependant, l’effort de guerre du Manitoba a été magnifique, et lorsque ses habitants entendaient ou lisaient les élog.rs adressés par le monde allié au Canada pour le grand rêde joué dans le conflit actuel, ils se sentaient remplis d'une légitime fierté; ils se réjouissaient des grandes réalisations industrielles accomplies en d’autres provinces.De plus en plus, ils se sentaient Canadiens avant tout, Canadiens dans toute l’acceptation du terme.Mais mon confrère de Winnipeg m'avoue que l’attitude adoptée par le Québec d’une part, et l'attitude adoptée d’autre part par l’Ontario, ont profondément troublé le Manitoba.Nos compatriotes de cette province se défendent mal rontre une certaine inquiétude quant à l’avenir du Canada et à l’après-guerre.Le nationalisme laurentien de certains Québécois et 1 impérialisme à outrance de certains Ontariens ne peuvent que décevoir et inquiéter tous ceux qui ont à coeur le triomphe d’un esprit avant tout canadien.Plus que jamais, dans la crise que traverse actuellement notre pays, nous ressentons le besoin profond, vital, de cet esprit national.Sans doute faudra-t-il, pour y parvenir, des sacrifices, de: concessions mutuelles; mais quand on y aurait atteint, que de problèmes se trouveraient résolus, quelle sécurité nationale nous ressentirions tous! Je viens de mentionner la crise que traverse notre pays, crise politique qui s’est apaisée, mais qui n’est pas vraiment terminée.Le résultat de l’élection complémentaire de Grey-Nord, vraisemblablement, amènera un dénouement, en un *ens ou en 1 autre; il mettra fin à cette espèce de statu quo qui existe depuis le vote de confiance accordé à M.King le 8 décembre dernier.Ou bien la crise prendra fin pour de bon, ou bien elle éclatera *cns qu’il y ait grand espoir d’apaisement.On croit généralement que si le général ( McNuiighton est défait dans Grey-Nord, M.King tiendra des élections générales, -Butte d lu pag« t- Emile-Charles HAMEL Particularismes dangereux La Bataille Trop de Canadiens demeurent attachés à leur pays d'origine plus qu’au Canada même Comme nos lecteurs le savent, notre directeur.M.Jean-C.harlcs Harvey, est actuellement en tournée de conférences dans l ouest canadien, le recevais de Winnipeg, ces Jours-ci.une lettre de M.Harvey qui est d'un tel intérêt général et renseigne si bien sur un certain état d esprit qui existe en notre pays, que je m empresse de reproduire cette lettre, bien qu elle ne fût pas destinée aux fins de publication.Je suis assuré que nos lecteurs y trouveront le plus vif intérêt.E.-Ch.H.* • t Winnipeg.Man., le 8 janvier 1915 Mon cher Hamel.Je viens de parler au Men's Canadian Club de Winnipeg.Il y avait 500 personnes.On m'a écouté avec beaucoup d’attention et de sympathie.Il est évident que le problème québécois suscite, dans tout le Canada, un immense intérêt.Si j’en juge par mes entretiens avec diverses personnes, en cours de route, on ne nous hait pas en général, mais on ne nous comprend pas.Les points de vue sont totalement opposés.La tâche du conférencier consiste donc à expliquer, à faire comprendre le point de vue de l'élément français.C’est pourquoi j’insiste sur un fait indéniable et de grande importance : la présence au Canada, 150 ans avant tout autre groupe européen, des Canadiens de langue française.Alors que la plupart des huit millions de Canadiens de langue anglaise, en dehors de Québec, ont gardé, avec le vieux monde, des liens plus ou moins étroits, il existe, sur les deux rives du Saint-Laurent, trois millions d'hommes qui n'ont plus aucun contact familial ou social avec l'Europe.Dans la guerre actuelle, comme d’ailleurs en tout acte important de la vie, il entre nécessairement une large part de sentiment.A cause des antécédents historiques, il est impossible que le sentiment d’un Laurentien — sauf dans le cas d'une éducation spéciale — soit toujours en harmonie avec le sentiment d’un Canadien de fraîche date.En une guerre qui se déroule hors de nos frontières, cela devient plus frappant.J'ai rencontré par hasard, dans le train, un jeune aviateur de retour du Proche-Orient.Il a fait la bataille des airs en Egypte, en Syrie, en Grèce.Il dut atterrir un jour en Turquie, où il fut interné puis relâché.Des 36 aviateurs de son groupe, il est l’un des deux seuls survivants.C'est dire qu’il a eu de la veine.Comme je lui demandais depuis quand il était dans le service, il me répondit : — Je me suis engagé au moment ou l'Italie attaquait la Grèce.— Pourquoi avez-vous choisi ce moment-là ?lui demandai-je.— Parce que mon père était un immigrant né en Grèce.— Vous êtes né au Canada, vous ?— Oui, mais, vous savez, on n'oublie pas si vite le pays d'où l’on vient.Cet entretien tombait à point.Il confirmait par un exemple vivant, ce que je voulais démontrer, à savoir que les liens d'un très grand nombre avec le vieux monde expliquent au moins partiellement les attitudes différentes d’une province à l’autre.On me rapporte un autre fait non moins significatif.Je le tiens d’un industriel de Port William, qui s'occupe de finance de guerre et de divers mouvements patriotiques.Il m'a dit en substance : * Jusqu’à ces derniers temps, les Canadiens d’origine polonaise se montraient fort dévoués à la cause.Ils étaient disposés a tous les sacrifices.Maintenant, ils font beaucoup moins pour l'effort de guerre.Pour la première fois, nous avons môme essuyé, chez eux, des refus.Savez-vous pourquoi 1 Ils ont l’impression de n’avoir plus rien à gagner dans ce conflit depuis que les grandes puissances ont décidé de laisser la Russie prendre chez les Polonais la part du Lion ».La môme attitude se révèle chez de nombreux Canadiens d’origine finlandaise.Ils ont décidé, parait-il, que ce n'était pas leur guerre.Tous ces faits et bien d'autres prouvent à n en pas douter que les attaches nationales avec le pays d origine jouent un rôle extrêmement important dans l'effort de guerre.Or, il n'existe aucune de ces attaches chez au moins 99 pour cent des Canadiens de langue française.Pour remplacer ce stimulant naturel, que j’appellerais la voix du sang, il aurait fallu mobiliser tout l’intelligence et toute l'autorité de la Laurentie, afin de convaincre les nôtres que, dans le drame universel de l'heure, iis étaient menacés dans ce qu'ils avaient de plus cher.Mais on a lamentablement failli à cette tâche.Les traîtres et les saboteurs du Bloc populaire.encouragés, on le sait, par la puissance occulte, ont déployé infiniment plus de zèle et d'énergie à trahir, mentir et saboter que n’en ont déployé les autres à défendre une cause sacrée et propager la vérité.» t » Je conversais, samedi soir dernier, avec un ingénieur intelligent et cultivé, de Port-Arthur.Il venait de lire une étude sur la dernière guerie civile des Etats-Unis.Nord contre Sud.Voici ce qu’il me dit: —Après avoir pris connaissance des disputes de cette époque, des diatribes dans les journaux et sur les tribunes publiques, de la mollesse et de la naïveté des gouvernants, je n'ai pu m'empêcher de penser à la tension qui existe entre Québec et le reste du Canada et d’y voir les mêmes symptômes d’une guerre civile.Je me demande si les mêmes causes produiront les mêmes effets.— Je ne crois pas, lui répondis-je, qu’une minorité d'énergumènes puisse entraîner le Canada dans une telle aventure.Malgré les apparences, l'immmense majorité des Canadiens de langue française ne perd pas si aisément la tête.Elle ne s'engagerait pas dans un conflit ou elle serait fatalement écrasée.Elle n'aurait ni le nombre, ni le capital, ni les armes, ni le commandement.Et elle sait fort bien qu'une catastrophe comme celle-là se terminerait par l'annexion aux Etats-Unis.Je cite cet entretien pour montrer qu'il existe, même chez les plus intelligents et les mieux disposés de nos compatriotes de langue anglaise des craintes sérieuses, injustifiées, je l'espère, pour l'avenir de notre pays.Là-dessus, je te quite, cher confère, en te serrant la main.Jean-Charles HARVEY a ut le* riaient étaient doue, à liraient pu* « quand toute la POLITIQUE FAUSSE ETIQUETTE A VEC LE SOURIRE L’inimitable Louis-Philippe.Les journalistes travaillent parfois asse dur.La vie n'est pas toujours rose mai* ils ont des compensions.Entre autres, celle de lire, ivec une touchante régularité, les fpùres quotidiennes de Louis-Phi-'lPI*.dans l’A.C.Ee digne rédacteur, commentant, *Scc 1* sagesse qu'on lui connaît, ‘w tristes événements de Grèce, c?n’i,ale que les ‘‘éléments de gau-rne refusent leur concours au nou-p.au Premier ministre, le général iastiras.Dans une parenthèse bien 4 point.Louis-Philippe passe cette *>srI-• les éléments de gauche (que 4 propagande désigne maintenant 'oui ie nam de patriotes) ne sont P*' satisfaits”.Ce qui n’est pas dif-à comprendre quand on coo-n*it deux mots de la situation.Ce ^U! délicieux est qu’il oublie que 01 délicieux journal appelle, gros la main, les franqusiste* "'or, és au pouvoir par la grâce des ^'onnettes boches (et de' ma! r‘ 7îri?ues) de bons nationalistes.fT1 matière de propagande, i! «He des colo’ polonais.et le non moins suave B.U.P.Chaque fois qu’une offensive alliée donne des signes de ralentissement, certaines agences de presse et certains journalistes, entièrement dépourvus du sens des réalités — sinon de l’humour — brandissent l’argument passe-partout: le mauvais temps.Une bataille se livre très violente en Belgique où les forces américaines essaient de reprendre le terrain perdu.L’avance ne se produisant pas à la cadence de l’attaque ennemie, le bon correspondant chargé de la tâche quotidienne de bourrer le crâne à ses contemporains, parle d’une "température effroyable" qui naturellement, retardera les opérations.La chose est d’autant plus drôle que, si le temps est censé avoir collé les avions alliés au terrain, on se demande comment il n’en a pas été de même pour les avions ennemis.Quand est-ce que les agences, les journalistes, les commentateurs, iet officie!» de tout poil se décideront à abandonner ce,te gigantesque bia-zue des operation» ratées pour cause de mauvais temps.Ln peu de logique, S.V.P.La détérioration graduelle du parlementarisme dans tous les pays, même ceux les plus attachés aux institutions démocratiques, est un phénomène moderne, on pourrait dire actuei.dû presque exclusivement à la puissante propagande (dans le sens de propagation d’idées) des Etats et surtout des Etats dans l’Etat.Il fut un temps où une étiquette politique avait une signification.Quand on disait gauche ou droite, on définissait quelque chose de bien définissable et surtout de bien défini.On suivait telle ou telle école de pensée, d’idéologies.de principes.Beaucoup de ces idées étaient erronées, inapplicables, certaines, même, étaient loufoques, mais il n’y avait aucun doute sur les réactions d'un homme de gauche en face de certains problèmes ou celles d’un homme de droite, sur certaines questions.Somme toute, le parlementarisme jouait franc jeu et les partis politiques — organisés ou non — également, quoique à un degré moindre.Cette période héroïque du parlementarisme et du parti « pur » s’est étendue sur le XIXème siede et sur une partie du XXème.La solution de continuité a commencé avec la guerre de 1914-18.Depuis le cataclysme, la ligne de démarcation entre la gauche et la droite s est d'abord obscurcie.Puis, elle a disparu, ne laissant subsister qu’une appellation, une étiquette trompeuse, souvent mortellement trompeuse.Il fallait reconstruire le monde : il ne s agissait donc plus d'idéalisme mal placé, mais bien de faire preuve du sens des réalité».Les étiquettes n'avaient plus aucun sens dans le regroupement des intérêts, des influentes dominées par les grands facteurs économiques.De plus, certains facteurs sociaux altérèrent davantage encore la structure ancienne avant même d altérer ia façon de penser des masses et des dirigeant».Dire en 1944 qu il existe encore des gens de la droite et des groupes de gauche n'est peut-être pas absolument faux, au point de vue étymologique, mais certainement inexact au point de vue pratique.On continue d assister à un regroupement de forces et surtout d’idées.II faut adapter ces dernieres aux conditions nouvelles nées de la guerre.Déjà, avant l'explosion mondiale, la révision des valeurs politiques et économiques était fort avancée.Mais les étiquettes persistaient, très malheureusement.Le grand public, pas très bien renseigné sur cette évolution, d’ailleurs naturelle, se laisse encore prendre à des mots maintenant vides de sens.Ce qui explique le succès, au moins momentané de certains slogans politiques et de certams partis nouveaux.Des quantités de gens dits de gauche ont abandonné la plupart des principes essentiels du libéralisme, tout en conservant certaines formules qui se révèlent, dans les circonstances actuelles, aussi périmées que dangereuses et pour la guerre et pour la paix.Nous avons vu, il y a quelques jours, le plaidoyer du diable, avec pour avocat».M.Coldwell et Dorothy Thompson.Plus récemment.sir Stafford Cripps qui, pourtant, est un homme intelligent, a pris parti pour l'Allemagne en prétendant qu’il ne fallait pas faire le moindre mal a cette nation de proie, coupable de crimes dignes du temps des invasions barbares.Ces trois personnages font profession «-d’è re à gauche *.H* devraient donc, en toute logique, rechercher des solutions compatibles avec I esprit progressiste : ils devraient rechercher une formule contribuant au maintien de la paix, lorsque l'heure arrivera de la signer.Théori- du Fer Le temps est bien passé où la guerre »« faisait en ilrntrlles et où une «impie nitration île sentiment provoquait un conflit.Depuis que le momie moderne «'eut industrialise, depuis que l’on est sorti de la période mercantile de la simple course aux épices, aux fourrures ou à l'or, tous les conflits qui ont éclaté avaient pour but primordial la course au seul métal précieux de notre âge: le fer.Les guerre* du XYlle et du aVIIIc dynastiques, idéologiques, commerciales.Elles proprement parler, de* “guéguerre*’’ cl ne conséquence*.Mais, â partir du XlXr siècle, structure d'un pu)* dépendit de son développement industriel, le* conflits eurent pour origine la recherche, de ce métal irremplaçable.L’est ain>i que prit naissance la guerre franco-prussienne de 1870.L'immense bassin de Briey et «c» dépendance* offrait un attrait trop grand pour que la l’russn résistât.Elle battit «uccessivrment le Danemark et l'Autriche pour arri(er â battre la Frunco et annexer ce bassin lorrain fameux depuis, mai* alors inconnu sauf de quelques spécialiste* allemands.Si la France Il’avait pas eu de fer et si l'Italie eu eût possédé ou la Suisse • la Suisse ou l’Italie auraient été les victimes du inoiKeinent d'expansion germanique.Si en 1911 la Suède uvuit été un grand pays ayant sa propre industrie, il est possible que Berlin eût fait la guerre au nord et non pas à l’ouest.Si, une foi* de plus, l'Allemagne est intervenue eu 19.16 en Espagne, sous le fallacieux prétexte de bidchévisme, c’est que l’on trouve des million* de tonnes de minerai de fer dan* la péninsule ibérique.En 1910, l’attaque sur la France avait pour but primordial de conquérir le reste des gisements de fer du pu y w.L'occupation complète du pays rattachait l'Espagne au système allemand, qui se continuait au nord par une sorte d'occupation morale de lu Suède, autre pays très riche en minerai de premier ordre.Aussi longtemps que la Russie est restée puissance agricole, elle n’a offert qu’un maigre appât pour les muitres du Reich.On peut toujours importer du grain.Mai» il faut contrôler directement le fer pour posséder une industrie vraiment «table.Quand la Russie s’est résolument modernisée, quand elle a développé, en grand scs richesse» minières, particulièrement «es gisement* de fer, le» magnats de la Ruhr et d'ailleurs ont commencé à dresser leur* plan* de conquête du fer de l'Ukraine.Salis cette raison impérieuse de ne pas laisser subsister Hlio industrie sidérurgique quelconque eu dehors de l'industrie allemande, les maître* véritables du Rcicli ne se seraient pas lancés dans l’aventure qui, depuis, a tourné si mal.Une fois encore, on retrouve le fer a la base de tous les grands conflits.Si l’on jette un coup d'oeil en Extrême-Orient, ou peut facilement expliquer la " ' japonaise “d’agression” pur cette recherche du fer, de Mandchourie d'abord, de Chine centrale, de \\ u-Chang, ensuite et enfin, de» Philippine*.Plu* près de nous, dans l’Inde, le mouvement nationaliste extrémiste est appuyé ouvertement par l'industrie indigène de l’acier qui a pris une 1res grande extension au cour» de.ces dernières années.Encore une question de contrôle du fer.Il y a eu aussi des guerres “réduites” pour le pétrole, mai* elles n'ont jamais ulleinl le* proportions de la guerre du fer.• -’est parce que l’ouest de l’Allemagne est très hautement industrialisé et se trouve être à proprement parler le centre de, l'industrie sidérurgique que toute la propagande germanique, depuis 1918, a mené la campagne la plus farouche contre le.démembrement du Reich et l'annexion à la France de la rive gauche du Rhin.Celle propagande continue sous mille et une formes et se révèle effective.L'est que le* industries eorrespon» danles duns le» autre* pays désirent maintenir leur» marchés d'uvioit-guerre.et s'uffollenl à la pensée d’un partage qui changerait complètement la direction de* échange» et l'orientation de* marchés.Rationnalisée à outrance, l'industrie sidérurgique allemande » est trouvée contrôlée par un tout petit nombre de magnats, 1res puissants, très influents, même au point de vue.international.Il a été très facile pour ce* dirigeant* de faire pression sur les milieux industriel* des autres pays, moins bien organisés, D'oû celle faiblesse extraordinaire dont font preuve les différents gouvernements allie* ufl autres, quand il «'agit d adopter un plan allant contre le» intérêt* sidérurgique* allemands.L’e*| que celte industrie devenue, tellement puissante, possède tellement de ramifications, est tellement liée d’une façon prerque inextricable aux industrie* étrangères que celles-ci ne peuvent sc libérer du joug d un coup de plurne ou avec un discours.Suits 4 la p'i'jt t A.R.BOWMAN A VEC LE SOURIRE quement adversaire» des conflit devraient travailler a Je» rendre ii tout au moins très difficile*.Nous admettons volontiers de la guerre est une réaliser, mais ce n'est pa< i ar ipo» ns ou que :nc prévention difficile h une raison poi A -R.BOWMAN Suits 4 la p jj» 1 - A.C.toujours A.G I! «t toujours infiniment drôle 1 de voir de» journaux qui réclament ; éperdument le droit d'avoir une 1 opinion refuser aux autres le même i droit, (.‘evt ainsi qu'a tort ou a , radon le "Sunday Ditpatcb" de j Ivaodre» fait quelque» remarque» •ur !a province de Québec, remarque» qui ne sont pa» du tout du goût de l’incomparable A.C.Pour avoir appelé !a province le ca»*e-! tète de !'Lrnpire.l'A.C.répr.rnende i vertement le confrère de Fondre1, Pour avoir dit que "l'Lglue dirige e peuple" et qu'il y a "une dime de 4 pour cent *ur le» récolte» ci que ceux qui ri' paient pa» r.’expo-•ent â e*;e tains", le bon journal de ; Québec entre dan» une «airite colère.Lommc toujours, il fait app»' aux ordonnance» du roi d' f ranc» ; et re que let tames son! rarissime-.L’eq jmirment c» que dr-ai’ le ".Sunday Dispatch": .»’cx- ; pore * erre e irnit en devoir d» défendre le» pouvons don il avait »harge h «a défense permit de» opération* qui con-dunirent à l’arrêt de l’offensive de [ Rundstedt.\jcs Allemand porte un de la demande d» reddition ’kickèrent quand le brigadier .cur fi* son hu-: torique réponse.Il» ki'kerent i parce q s comprenaient parfaitement le sent du m'e et aussi parce ! qu’il» attachaient énormément d un-I portance a la reddition -ans combat.Le »tand de Pea-Nuti qui arrêta 'offensive, quoi.1 7455 Page 2 LE JOUR Un nationalisme FAUSSE ETIQUETTE canadien — *ull» d* Ui premiers page — aluni qu'un?tirloirr miforrrriil Jn* du premier niini*tre.Que]i|iir»'uri» rroirnl qu?, de tonie f i'.on, non» auront de» élerlion» fédérale» peu apr> • le vote dan» Urey-Nurd.J'interro*r .,M a ee *ujet M.'ilton.Il s'étonne de ee I,ur a ait jugé à propo» de prétenter un randidat eontre le McNaughton. yîîU**!*, V: ' n‘us donnera peut-être seconde semble eme r b- p; no*, eue se resume en ur e ce ostium, en un re -a: ; ni de ses yeux noirs, regard qu allongent ses cils brigs et drus, et en un frôlement de mens qui Le Vrai Chez-Soi Hôtel St-Hegis .192, RUE S HER BOURN K RA.4135 TORONTO raffraîchit comme une eau claire.Le visage est ovale, gracieux, trèt féminin.Deux fils, Eduardo et Patricio, sont en train de faire leurt étudei au Chili.Le dernier, Jorge, a treize ans.Il étudie à Ashbury College, et il ressemble fort à sa mère.Set lèvres trahment la même senti-bilité fine que tet yeux trop fiert dérobent à la vue det curieux.Leur patrie t’allonge 3.000 millet le long de la côte tud-oueit de l’Amérique du Sud, et depuis le Capricorne jusqu'au Pôle Sud.Elle te divise en trois zones géographiques: Au nord te trouve le déiert de 1'Atacama.11 recèle '99 pour cent det nitratei, la plus grande mine de fer, un sixième du cuivre du monde.Presque toute» cet richettet tont aux maint de compagnies étrangères pnvéet.Au centre te trouve la zone agricole.Là tont produiti let céréales, le vin et let fruits qu’exportait naguère le Chili à l'Europe, et dont nout jouissons maintenant, grâce aux efforts de diplomates chiliens au Canada.La moitié de ce territoire appartient à quelque 600 famille» qui ont régi le sort économique, politique et social de leur payt depuis un tiècle.Au sud se trouvent les prêt enneigés, les moutons et les barques de pêche.Le Chili est large de 30 i 200 milles, Il est croisé par des rivières dont l'énergie hydroélectrique commence à te développer telon un plan trèt ambitieux.Lorsqu’elle atteindra ton apogée, elle suffira aux besoins des industries de l’Amérique du Sud tout entière.Let Araucanos, d’abord, n'ont jamait plié le genou devant les conquérants espagnol! de leur patrimoine ainsi que le firent, avec certaines exceptiont, leurt confrères Incat et Aztecs.Jutqu'à la fin du tiècle écoulé, cet Indient n'ont cetté de se livrer à la mort plutôt que de céder leur liberté, leur religion et leur énergie humaine aux civilita-lions intruse*.L'immigration a été surtout basque, française, espagnole.Une c!a»«?ouvrière turgit des mines et det villes, qui est des mieux renseignées et det plus intelligentes.On devine, à leur manifeitet, une classe composée de cet ouvrieri du quartier Saint-Denis, aux ceinturons bleus, qui aiment à discuter politique et qui lancent ce défi toit au tyran, toit à l’ennemi.Le Président que tert le docteur Grove cat Son Excellence Juan Antonio Riot, qui a été élu il y a deux ans par le Front Populaire, qui comprenait les communistes.La politique extérieure du Président, nous a fortement appuyés, et celle des gouvernements précédents, comme la sienne d’ailleurs, s’ett in-ltnée vers la gauche.On donnait 'a protection du drapeau chilien aux ’ens du Maquis que traquait le Gestapo, et aux réfugiés espagnols que traquait Franco.Il vient de rétablir ses relations diplomatiques avec l'Union Soviétique.F.n politique domestique, le gouvernement a fourni à la population chil cnnc det traitements médicaux gratuiti et a construit beaucoup l’apoartementj et maisons pour les familles ouvrières.Cet aperçu trop court — que la maladresse de ma plume aura pourvoi rendu t-op long pour mes lec-u:t — cet aperçu ne permet pas cl'tadlcr les liens qui unVent le .li à la France, ni de vous don-rr aucune dée r’cs hommes d’Eta\ s trr ’ ’ ans, de la vie, des p;o-¦ de ce payt si pauvre d éçus, ; r hc d'idéal.Il ne permet nas non plus d’ind-7-er le g-.and honneur que nous a tait le Chili en nous envoyant com-ne représen’ants d nlomat'.ques ses i •icmmes les plus distingué»._ I! faudra que je me conten'e J indiquer que le Chargé d’Affai-cs, le docteur Humberto Diaz «^asanueva, est un poète des mieux connus, et de vout indiquer de m.me les livres d histoire où se trouvent gravés déjà les noms du doc 'eur F.duardo Gro.ve, et de Don Luis Feliu.— tult$ d* la premier» page — « laissons tout dans le statu quo ».et refuser ensuite aux nations pacifiques tous crédita de défense nationale, comme cela s'est vu depuis 1919.Toute la presse de gauche a persisté des années durant à mer le péril allemand, et maintenant quelle ne peut plus le nier, elle travaille à créer un état de choses qui rend un nouveau péril inévitable.Quand je dis « presse de gauche », je n’entends pas inclure les feuilles aux tendances libérales.J'entends par là les journaux qui vivaient de pacifisme systématique, qui laissaient 1rs grandes questions de côté pour appuyer ad nauséam sur quelques problèmes essentiellement personnels, n'intéressant qu’une classe de gens.Ces journaux vivaient de slogans malfaisants pour la plupart, de slogans n'ayant pas de liens avec les réalités de l’heure.Autrement dit, une certaine section de la presse cultivait le « dérivatif ».C'est sous la pression de ces groupes soi-disant «avancés» que l'on bâtit le Traité de Versailles.après lui avoir enlevé molaires, incisives et canines.Toujours sous cette pression indue, on « fabriqua » une société des Nations impotente et à beaucoup d'égards grotesque.C’est à la suite de campagnes systématiques que l’on finit par blanchir l’Allemagne et oublier non seulement ses responsabilités, mais aussi ses atrocités.On oublia même que les responsables du bolchevisme en Russie ne furent pas les Russes, mais bien les Allemands, plus particulièrement le Grand Etat-Major Impérial.On oublia les victimes du conflit 1914-18.Et en 1945, la campagne reprend.Au temps jadis, la propagande allemande travaillait surtout les gens de gauche.Par une sorte d'aberration facile à comprendre si l'on considère que l’on fait marcher les masses avec des slogans, ta « gauche » avala l'hameçon Quand éciata la Grande Guerre, des milliers del socialistes refusèrent de marcher pour défendre! leur pays, tandis que les socio allemands mar-j chaient en bloc derrière leurs chefs militaires ; Depuis, la propagande germanique a fait des! progrès.Elle a travaillé les groupes de droite-' Elle a donc misé sur les deux tableaux et lej public, que l’on serait tenté d’appeler imbécile, n’y a vu que du feu.Là encore, quand je parle de la droite, j’entends certains groupes.Tous ceux qui ne sont pas de la gauche ne sont pas nécessaire-jj ment de la droite, ni même du centre.Actuellement, les nouveaux partis comportent! des membres qui viennent aussi bien de la ; gauche que de la droite.Ce sont ce qu’on oeu' appeler les « néo ».Aussi est-il temps de faire table rase de cette vieille formule des partis à! tendances bien déterminées.Il y a des gen'- del gauche honnêtes qui ne doivent pas suivre les! Cripps, les Thompson, les Coldwell.Dej même que l’on ne peut accuser tous les gens de j" droite d’être ipso facto de sales fascistes.Je1 laisse de côté, bien entendu, l’étiquette communiste.Dans certains milieux, cette appellation 11 , est soit une insulte pour l’adversaire, soit une} façon arbitraire de classer tous ceux ~ 0,1 e ol® diffèrent d'opinion.Mais même quand il s'agit du parti communiste.ce serait une erreur de croire que parce que la Russie est en guerre avec l’Allemagne tous les communistes sont en guerre avec le Reich.On serait étonné de voir jusqu'à quel point l’Allemagne nazie ou non a conservé des sympathies dans ces milieux extrêmes.La même chose se voit dans tous les partis.Ce qui prouve bien que ceux-ci ne sont plus que des étiquettes trompeuses, un pavillon qui couvre la marchandise.Il y a beaucoup de marchandise avariée sous tous les pavillons.Montréal, samedi 13 Janvier 1945 La Bataille du Fer A.R.BOWMAN — suite de la premier« page — Cette pui-sancc exagérée d’une industrie a eu de» résultat» funestes.Il s’agit, maintenant, de la limiter au minimum possible j afin de maintenir leg marchés mondiaux tout en ne désorganisant : pas le» industrie* des différent» paye.Le projet Morgenlhau de j dé industrialiser totalement l’Allemagne eut été san» doute un idéal.Mai» comme l’idéal n’est pat de ce monde, il a fallu revenir à de» conceptions plu» modérée»: la conservation de industrie sidérurgique restante et *on contrôle par le* Allié», Le grand malheur de celle solution est qu’elle suscitera de» rivalité» redoutables, qu’elle risque de provoquer d.-s fis-uret irréparable» dans l’édifice de la Coalition.Il n’v a pas de guerre possible sans fer.Les Allemands »ont les premiers à le savoir.C'est pourquoi ils ont défendu avec u„ acharnement farouche la route de Cologne, porte de la llulir, reitlrc de l’industrie sidérurgique du pays.Mais ils n’ont pâ» défendu la France, attendant l’heure propice, pour entamer une offensive appelée à les amener de nouveau dans le bassin de orraine avec ses magnifiques gisements.Aussi ne faut-il pas s'hypnotiser sur l’attaque actuelle en Belgique.Pour importante qu’elle soit, elle ne saurait avoir importance d'une attaque vers le bassin de la Loiraine, ti .jutefoi» les Allemands sont capables de monter pareille ^Ul offensive.Il y a maintenant des raisons de croire qu’ils tenteront le coup.Réussira-t-il?On peut en douter.Mais il est certain que cette attaque, si et quand elle se produira, revêtira une violence qui laissera loin en arrière les combats les plus violents que l'on a vus à Hastognc et à Stavelot.A.R.ROVi MAN Faites abonner un ami! Faites en sorte que ceux qui vous sont chers deviennent les abonnés du JOUR.Le lecteur est la vie de tout journal.C’est lui qui recueille les vérités fécondes et qui let répand autour de lui.LA COLLABORATION t e&t eMwtidlz EN TEMPS DE GUERRE €• que lait la CONPACN1E: Elle transporte présentement 150,000,000 de voyageurs de plus par année qu’en 1938.* * * Ses véhicules couvrent chaque jour de semaine une distance totale qui dépasse celle de 1938 par 1 fois la circonférence de la terre, ce qui donne une moyenne totale de 131,000 milles par jour.* # * Les tramways et autobus nouveaux ajoutés au matériel roulant depuis 1938 couvriraient une distance de plus d'un mille s’ils étaient placés les uns à la suite des autres.C’est tout ce qu’il a été possible d’obtenir à cause des restrictions de guerre.* * * Elle emploie 1,000 personnes de plus qu’en 1938.it * * Elle dépense beaucoup plus qu’en 1938 en salaires, frais d’exploitation et d’entretien.Afin de surmonter les difficultés actuelles du transport et d'éviter d'innombrables et inutiles retards à l'usine, au bureau et au foyer, il est impérieux d'accélérer la circulation dans les rues de notre ville.A cette tâche de guerre, chacun se doit de collaborer.Comment les VOYAGEURS peuvent épargner du temps: En montant dans le tram ou l’autobus leur billet à la main ou en présentant leur correspondance dépliée.?* * Bn achetant leurs billets en dehors des heures d’affluence.?En dégageant les entrées, en pénétrant le plus loin possible dans le véhicule et en sortant par la sortie la plus proche.?* * En évitant de voyager durant les heures d’affluence à moins de nécessité.J AIDER SES CONCITOYENS EN TEMPS DE GUERRE, C'EST AIDER SON PAYS Ce que peuvent faire les AUTOMOBILISTES: ÉVITER de rouler sur les voies du tramway, quand cela peut: Empêcher les trams d’arriver aux points d’arrêt; exposer à des accidents aux intersections, en voulant doubler le tramway ou en freinant brusquement devant celui-ci.* * METTRE DES CHAINES aux roues lorsque l’état des rues l’exige.* * * Considérer les rues comme des routes essentielles à la production de guerre.La Compagnie des Tramways de Montréal au nom d'un million de voyageurs quotidiens FX-î-tf Montréal, samedi 13 janvier 1945 LE JOUR Page 3 QUELQUES PROPOS sur L’ACTUALITÉ pur Andre buw,.mn ! yr.,;5 diivOurs.trois offensives ennemies, ,'tuX contre-attaques alliées, un fort raouxc-~ent souterrain dirigé contre 1 unite de la coalition en guerre contre l'Allemagne, tel est 't bilan approximatif des premiers jours de ' 1 année.[.es discours, ou plus exactement les met-u-qev du pape, de Roosevelt et de Churchill, représentent plus que de simples déclarations de circonstances.Ils sont à proprement parier des déclarations de principes, des programmes.Les offensives ennemies sont également quelque chose de plus que simples opération' militaires.Elles visent des fins politiques et aussi économiques.Les contre-attaques alliées sont des redressements, ou tout au moins, des tentatives, qui.jusqu’à l heure actuelle, n’ont pas trop mal réussi.Mais elles n'ont de loin pas donné les résultats qu’on eût été en droit d’a.tendre.Quant au mouvement souterrain qui commence à se manifester ouvertement, il rappelle le mouvement de résistance contre l’Allemand.Mais au lieu d être dirigé contre l’envahisseur, il est mené avec pas niai d’habileté contre le, nations qui se défendent contre le Roche.C’est un fait assez grave pour mériter l’attention du public, à défaut de celle des autorités qui semblent perdues dans les nuages.Tous ces événements ne sauraient diminuer l’importance de certains problèmes permanents, comme celui des frontières d’après-guerre, des zones d influence, des relations entre les grandes Puissances, du sort de l’Allemagne, de la stabilisation monétaire, des principes énoncés a Dumbarton Oaks.Il est evident que les événements de Grèce, pour importants qu’ils soient, ne sont qu’un épisode, une manifestation extérieure qu’un état de choses qui nécessite quelque clarification.Quelques aspects de l’offensive allemande Il n’y a plus de doutes maintenant que l’offensive allemande en Belgique ait fait long feu au point de vue militaire.Non certes qu elle ne représente pas une victoire pour l’ennemi.Il est certain que le Haut Commandement boche a remporté un grand succès.Mais ii a été incapable d’atteindre son but qui était visiblement la rupture du front, l’isolement du secteur nord allié, et la marche sur Anvers.Si ces opérations avaient été couronnées de succès, l’ennemi aurait pu sacrifier quelque temps encore des territoires à l’est de l’Europe, pendant qu’il eût concentré ses forces à l’ouest pour le coup final.La prise d’Anvers, ou même celle de Bruxelles, eût été suffisante pour provoquer une évacuation totale de la Belgique et de la Hollande.Il eût alors été possible de refaire la conquête du bassin minier de Lorraine, ab-so-lu-inent indispensable à la conduite de la guerre.Grâce à l’intervention énergique du commandement allié, la situation a été stabilisée, apres quelques grosses pertes, et le péril a été con|uré.Le seul résultat important de l’attaque allemande a donc été surtout politique, en raison des répercussions dans le camp allié.Au point de vue militaire, elle n’a fait que retarder quelque peu l’heure de l’attaque suprême, sans pouvoir la supprimer.D’autre part, le dur réveil contribuera à dissiper cet optimisme, ce « j m’en-foutisme * plus ou moins caché qui régnait malheureusement dans trop grand nombre de sphères influentes.Quelques supériorités.Il est indéniable que l’offensive allemande a eu pour résultat de démontrer par A plus B que le camp allié ne possédait de loin pas la supériorité que certains lui attribuaient, avec une assurance désarmante, frisant l’inconscience.f Il y a eu un flot de critiques.Dans ce flot, il V a eu les observations solides de quelque-, écrivains militaires sérieux.Ceux-ci se sont décidés à faire connaître quelques-unes des principales causes de la faiblesse, responsable des revers.Tout d’abord, dans le matériel.Au point de vue production, l’industrie américaine fait des prodiges et continuera d’en faire.Mais au point de vue de la qualité, on a noté certaine-déficiences sérieuses.Les tanks actuels sont pour ainsi dire déclassés par les nouveaux «Koenigstiger » allemands.Ces machines énormes de plus de 72 tonnes métriques (presque SO tonnes) sont munies de canons de 88 mm.a grande puissance, nettement supérieurs aux 105, de certains modèles alliés et.à plus forte raison, aux 75 qui forment 1 armement standard des tanks américains.I-a formidable protection par des blindages allant jusqu'à 12 pouces, rend ces tanks quasi-invulnérables.Les chenilles sont très larges, permettant le passage sur les terrains les plus mauvais, ce qui explique le choix du secteur par les Allemands : leurs tanks pouvaient passer partout, jusque et même dans la région des Ardennes.On conçoit que dans ces conditions le coup de surprise ait réussi.Mais la réussite n'a été Que temporaire, puisque malgré cet avantage initial, qui aurait dû être décisif, lennemi n est nas arrivé à rompre définitivement le front.En passant, il faut rendre hommage aux défenseurs gui ont pu tenir malgré pareil handicap.Il faut aussi ménager les critiques contre le Haut Commandement allié qui a su reprendre en main la situation, endiguer le flot et lancer une contre-offensive qui n’a peut-être pas dit son dernier mot.et quelques faiblesses Si.dans le domaine des tanks, l’ennemi a fait Preuve d'une supériorité indiscutable, dans celui de l’aviation, les résultats n'ont de loin Pas été aussi brillants.Le Reich avait accumulé aes réserves d’appareils et malgré quelques supériorités de détail, n'a pas su reprendre la maîtrise de l'air.Il faut mettre de côté la fable du mauvais temps paralysant l’aviation alliée au moment critique, puisque les mêmes nouvelles signalaient la réapparition de la Luftwaffe.-9 bien évident que si l’aviation allemande sra.r capable de prendre l’air, celle de- Ai:iés i«4à»t egalement.L v a eu probablement désor- ganisation temporaire, bien vue surmontée en juger par les résultats.De plu-, les perle de 1 aviation allemande ont été très considérables ce qui indique une défense efficace, malgré tout.De ce côté.donc, on peut être tranquille ; lennemi ne reprendra pas la supériorité qu'il a perdue.Il faut noter 1 utilisation d'engins de guerre, nouveaux.Pourtant, la surprise passée, ils I n ont pa*- donné les résultats attendus.L offensive allemande montre ain-i quelques-unes de ses faiblesses.Malgré la surprise, les succès initiaux indéniables, les masses considé-> râbles lancées à 1 assaut (plus de trois cent nulle ! hommes, soixante-dix mille véhicules-moteurs et une forte aviation, plus les armes nouvelles), ia vigueur même de l’opération, la protection naturelle des forêts de la région, le Haiti Commandement ennemi n’est pas arrivé ,T atteindre ses buts essentiels, ni même se* objectifs préliminaires qui étaient certainement j de passer la Meuse et de forcer les places fortes de Liège et de Namur.Le bilan est donc défavorable aux Allemands.; Ce qui est une consolation.Mais les répercussions politiques de cette offensive manquée sont ! considérables et pas toutes favorables a la cause des Alliés.Loin de là.de la PRESSE U UNI* » ilb* l'ilitiull li i rlltr, \ île Quebec, entire Lss différents fronts de l’est San-, vouloir diminuer l’importance des opé rations militaires qui se déroulent sur le Iront Cit.on peut dire sans crainte de se tromper que les opérations politiques dans cette région son: encore plus importantes uue les premières et i pour le présent et pour l'avenir.L avance soutenue en Hongrie montre que j les Russes n'abandonnen* nullement la lutte,] mais qu ils ont cherché la ligne de moindre i résistance du front ennemi.Malgré les diffi-l cultes immenses de ravitaillement, la marche (l’inl.que en Chine par les autorit llttque.s.Voici déclaration: "Ce qui Importe comment la Chine en* tlon militaire.Kn l'année nouvelle, il r, leurrer en pensant entend se servir de telle qu'envisagée s militaires et potin résumé de au d' sur Vienne, en passant par Buda-Pest.est plus « payante * que l'attaque frontale sur Varsovie.D autant plus que l'avance à travers les Balkans et la Hongrie ne soulève pas les mêmes problèmes empoisonnants que ceux de Pologne, actuellement à l'état aigu.Si l'offensive allemande en Belgique a été d'abord une opération indispensable de dégage-] inent, puis une avance en vue de liquider la menace alliée sur le front ouest ; si l'attaque en Lorraine avait peut-être des buts que nous découvrirons plus tard, la tentative de dégagement de Buda-Pest était essentiellement à caractère politique.A l'heure actuelle, elle n’a pas donné les résultats qu’on en espérait à Berlin, et l'avance russe continue, inexorable, vers la capitale de l'Autriche.Les opérations en Yougoslavie sont surtout menées par les Partisans, les zones d’influence russe et britannique étant délimitées.Le problème politique qui ailleurs est difficile à résoudre, se confine ici à une protestation du roi Pierre en ce qui concerne la nomination du conseil de régence.Il y a peu de chances pour que le roi ait le dernier mot sut cette question.Il ne s’agissait rien moins que de permettre au roi de nommer le régent qui à son tour aurait nommé le conseil qui aurait nommé le premier ministre, et ainsi de suite.Dans ces conditions, le cabinet eut été un simple reflet de la volonté du roi et n'aurait nullement fait état de la situation actuelle et de l’esprit qui régné dans la péninsule balkanique.L'accord Tito-Subasic a réglé la question d’une autre façon et le roi est remisé, jusqu à l après-guerre.La question polonaise Elle représente de plus en plus un « front * diplomatique et politique.Elle déborde des buts militaires immédiats et envenime les relations entre les Alliés et la Russie.La reconnaissance par Moscou du gouvernement de Lublin est un dur coup pour les émigrés de Londres.Winston Churchill a fait savoir qu?son gouvernement n’envisageait pas, maintenant, de rompre les relations avec le cabinet des colonels, mais le seul mot 0.000.000 dr boisseaux contre 200,000.000 l'année prêt êtlenle.Durant 1rs tli.x premiers mois.In valeur des produits aprirolos.laitiers rl animaux exportés s'est élmér à $010,000,000 pour la période correspondante de |0 v.A os ox portai ions de produits forestiers seront d'environ 17 millions do dollars plus grandes tpi'cn |01’1, /.'industrie du poisson a passé tfuno somme lie $10,000,000 on 10.(0 i, celle tir $0"),000,000 environ pour l'année terminée.“I.es ouvriers île l'industrie ont revu îles salîmes s'élevant environ à 810.000,000 par semaine, soit une nitumenlulitm île 100' , sur reu.x de 10.10.I.e nombre des employés de l'industrie est de i/uelipie 1,202,000 soit une alimentai ion de 00',.Nmi- 11-un*, dan- I 11 \ 1.11 \ \ t.111(4 ,'N I( .1.1.du 10 décembre, b* premier-Halifax -im.iiil, que non- tru lui-iiii- en -mi entier; il -‘intitule: *’\\ b\ mo-t tbere lu- tbi- di-liiieliou’”' i l’iinripnii faut-il di-lilijttirr?) “I n soldat île Montréal, retenant au /tay.s âpre> cinq ans de set rire outre-mer, disait l'autre jour: “Nhim ne muions pus qu'on nous appelle Canadiens fiançais.Xmis sommes (amidons.Ions les autres soldats qui sont nier nous sont aussi Canadiens, l'ourquoi faut-il toujours ilistin^um “( 'est un sentiment qui trouvera éclio chez tontes h s personnes sellsées.Dans les forces armées en général, l 'est llll sentiment qui est tris marqué aussi bien au Canada qu'outre-mer.Les Canadiens d'ori/tine diverse travaillent, s’amusent et combattent ensemble et il est très rare que les différences d or i nines soient même mentionnées.“Il n est personne ni er qui il soit plus aftreahle on plus facile de s entendre qu'ni er les Canadiens île lannuo française, que re suit duns la l ie militaire ou dans la rie civile, l’ourquoi lu difference d'origine dei irnt-elle si importante pont la massa des Canadiens,v Jamais peul-etre, au coins d'une longue vie, n'u-t-on vu cette distinction devenir aussi prononcée qu'au cours de la présente f-aerre.Serait-ce que des foires de désatiréfiations rnumidrees par la guerre s abattent sur le I tiiuuhi iiimiiie sur b s renions libérées d'Europe, et que nous en voyions l'action parmi nous y “(bielle qu'eu soit la nuise, il n'y a pas de doute que la ( aiuida court un ftrand dmifter par suite île ces .sentiments ilesliticleiiis et cela au moment même où de tant d'autres façons notre pnxs devient lin pays de première importuner, capable de faite entendre sa mix an monde entier.”l’riil-être les i luises iraient-elles mieux si le noticerncinent canadien cessait officiellement de s'occuper îles uriftines raciiilus dans les affaires publiques.Même en des choses aussi simples que île remplir une formule de certificat île mariafte ou île demande de passeport, les Canadiens commencent à sa lasser d'avoir à si¦ rappeler l'exacte minute raciale tfun lointain am elle qui i in! peut-être an pays i ers 17.70, si ee n'est pas ni ant.(Jiiund on presse cet distinctions au point de demander que la distribution îles fonctions et emplois du nom ornement se fasse d'après une proportion raciale, la i luise devient absurde, tirs fonctions rémunérées déliaient aller i) des Canadiens en tant que Canadiens.Si un poste rxifie ht connaissance d'une langue particulière, que ce soit la connaissance de celte lannue.et non l'nrinino raciale du candidat qui assure sa nomination.Les Gallois et les Ecossais in eut en Angleterre sans soulever d'animosité.De fait, ils nu s en tirent pas mal du huit en ce pays, l’arini la population blanche des Etats-Unis, nous trouvons i les citoyens de tontes les races européennes, quelques-uns en uruiul nombre, et pourtant d n'y a pas frit lion continuelle.“Il n y a qu'entre Anglais et Irlandais du sud qu’on trouve une hostilité constante dans les Iles llritanniqiies, et cela est rlù à des erreurs île politique de la part des Anfflais, dans un passe 1res lointain.Il serait insensé de permettre qu'une situation semblable se développe en notre pays, s'il est possible île l an[icclicr [inr la réflexion et l'usafte du sens eoiniiiiin.“La maladie actuelle pourtant ne se niiériru pas d'elle-même.Il faut l'attaquer liimitroup [dus sérieusement qu'on ne I a fait jusqu'ici.I uni qu'on ne l'aura [tas nuêrie, la dignité du Canada en souffrira par tout le monde.I.e Canada pourrait fai dement être mi chef île file parmi les petites nations, mais pour cela, il ne doit pas permettre que se perpétue une situation qui justifierait les antres nations de lui demander de mettre de l'ordre chez lai avant de poser au menhir des autres.'' LA BE ENVISAGE UNE AUTRE MÈE ËE GUERRE Tf'HOUNGKINO.Au -cull »i à retenir: “I.e Cr sommaire «Je rime «l’Indignité nationale, examiné an point «le vue moral”, du pasteur J.-A.-F.Maynard, “Madame Furie”, d«> Léon Brillouin, “la République nouvelle”, «le Boris Mirkinc-Ouetzévitcli, “l’Affaire Pétain", «l’André Srhwob.14 A ie (le l’Esnrit et la grande Paix 1H15-19M (suite), de John U.¦ *I** palerien Dargaz”, d’Anié Leroy, “Rélexions sur Bretton d’Kconomiciis, “Jean Cassou”, de René Laporte, et **|e Capitaine Dreyfus devant ses Jupes”.On trouve, de plus, dans pli «le celle excellente revue un éditorial du «lirigi* av«*e beaucoup de conscience et d,> journaux parisiens et «Jet de '.K JOUR ut Mit* par ta compaente I* Jour I.lmltlc, 180 est.ni» Sainte L'athfrin*.suite 44), Montréal, tél.«PLateau 7471 «-an-Charles Harvey, directeur, et Imprimé par La Compagnie de Publication de "La Pa!r*e , Limitée.180.eat, rua Sainte •e'hcrlne.Montréal.lotis les numéros directeur, qui Ja competence, des caricatures documents.j d»e modern magazine (New-York i, dont nous avoue “Mr recTn,n,cnt rt ^onl J'1 ^ empruntée à Rimbaud: il faut être absolument moderne”, contient dans son numéro .décembre 19) i de* tevtcs et des illustrations qui ont un grand interet pour les lettrés français.Notons surtout le dialogue de tone] Abel sur le f ointe de Lautréamont, pseudonyme d'Isidore Dticas.se (J816-1870), auteur des Chants de Maldoror, “l’oeuv re romancier d un fou sataninue et prestigieux” (l’impression est du catholique, Emile Baumann), un essai sur le “Noeud gordien”, «le Denis de Rougemont, écrivain de nationalité suisse, qui «s trouve actuellement aux Etats-Unis, des illustrations intitulées i U p?in,ro fran?ajs •Iran Hclion ci une poésie d’André maître «lu surréalisme, qui a essayé ses premiers paj dans Tinclwbray.1 ' Breton, le poétiques Maximilien RUDWIN 2877699^ 4911 Montréal, samedi 13 janvier 1945 LE JOUR - Page 5 LETTRE A CELIMENEI ROMAIN ROLLAND ROMAIN ROLLAND ‘38 Un bref commentaire à la radio nous apprenait aux dernière heures de l'année la mort de l'iunon¦ île quelle manière tous nu ; passé le Imps d, s fi"»: Gêlimènv.Mais je vrai, porté à croire, « votre mot de t e !| Romain Rolland.Parmi les victimes involnn-malin, que vous vous sacrifiâtes quelque peu au dieu Han bus.Je j taires de la guerre, il en a peu qui auront uii/s fais i< i aucun reproche, remarquez-le : ch vérité et en qualité d ami des hommes.|| Ucvi l’héroïsme quotidien de notre époque dans ira I •on Ht comme il peut et sc/ou son degré (T imagination.I nus ne maniptez pourtant point de re dernier attribut, Célimène .Enfin, je me garderai de vous faire la morale aujounfliui.A quoi ai-je deviné que vous files, en ces dernières semaines, ifamples libationsY (.est à ceci, (,elimene, ipte vous m'écrivez dune façon étonnamment sensée à propos des F**ai» le Thomas île Quincey — non que von, n’écriviez sensément de toute chose, mais que le sujet, cette fois, n'était point facile et qu'il vous fallut, f en suis certain, quelque expérience préalable de lu vertu des "boissons enivrantes” junir si bien comprendre Tailleur des Confession* d'un fumeur d'opium.Je ne chercherai point èi vous expliquer ce que cet auteur a de pernicieux; peut-être en ignorez-vous encore quelque chose et je m'en voudrais de vous ouvrir les yeux, car je sais que vous n'auriez rien de si pressé que de courir aux [Hissages dont je pourrais vous souligner la malice.Aux réflexions que tous faites, je m’aperçois que T tisane de la boisson — encore qu'on doive le défendre aux times chrétiennes — n'est point sans causer chez vous (Tintéressantes réactions.En effet, vous m'écrivez: "Lorsque je suis ivre, je pense volontiers è In mort; et plus je bois, plus le souci de mes fins dernières me préoccune." Voilà qui pourrait, à la Ion pue, servir de dessein que j'ai formé de vous remettre dans le droit chemin, l.e seul malheur, c'est qu'il faille déplorer, Célimène, qu’avec la disparition de l'ivresse, s'envolent ces nobles mé-ditalions métaphysiques .A cela, qu'un remède: vous maintenir en état d'euplwrie assez lonptemps pour vous permettre de faire quelque acte pieux qui vous engagerait ensuite pour la vie.D'autres s’offenseraient île ci-procédé, mais je crois pour ma part que la grandeur du but à atteindre justifie les moyens.”11 y a plus de joie (bins le ciel pour un pécheur qui se repent .etc.De même, au lieu de chercher dans la Mort de cet écrivain dan per eux quest Maelcrlink des prétextes à T indifférence ou des excuses à une coupable quiétude, que ne prenez-vous T Imitation de Jésus-Christ! Au Heu de chercher à vous habituer paisiblement à Tid'e de lu mort, que ne leiiilez-i olis èi livre continuellement dans e crainte salutaire! .Lisez dans T Imitation: — "Ah! mon cher frère, de quel dan per et de quelle frayeur lie vous préserverez-vous pas, si à présent vous vivez toujours dans la crainte des jugements de Dieu et des surprises de la mort .Apprenez maintenant à mourir au monde, afin qn alors ious commenciez à vivre avec J.-C,” Voilà, Célimène, comment vous devez considérer ces choses, non seulement lorsque vous êtes ivre, mais épalctnent lorsque vous êtes sobre.Oh! je sais que l'entreprise est ardue, mais il faut vous armer de courage.Il ne faudrait point que, seuls, le gin ou le scotch aient la vérin de vous faire réfléchir selon qu'il se doit , .Mais s'il y allait de votre salut, Célimène, je n’hésiterais point à mettre ma rave à votre disposition! Mesurez par là l’étendue et la force de l'affection que je vous porte.Votre tout dévoué, PI EURE G.peu qui tanin s amuse éprouvé dans les fibres de leur pen-ée la violence du cataclysme autant que ce prophète qui (ut deux fois témoin de l’immolation.Avec lui disparait un grand ami de l'humanité! Ironie du sort, c est au milieu d’une de ces grandes tourmente qu'il aurait voulu conjurer qu'il meurt Curieux effacement.Cet apôtre de la paix, ce héraut d une Europe regénérée disparait a un moment où l'Europe entière, éprouvée par le désastre, tordue par l'opression, éprouvait le besoin d une libération et surtout d une rénovation.Parce que l'idée de guerre se perpétue cher les conquérants, doit-on blâmer ceux qui y sont opposés et qui ont tout tenté pour en prévenir la réalisation?C'est ce qu’on fait pour la maladie.L'auteur d "Au-dessus de la mêlée' fut de ceux-là.Evoquer Romain Rolland, c est rappeler l'homme intransigeant avec ( idée de justice universelle et d équilibre social.En effet, toute son oeuvre fut organisé dans le sens de la paix! Accuser Rolland de défaitisme est une monstruosité.Cet homme a vu plus grand que bien de ses semblables.11 fut contre la haine! Bien des idées et des intentions de Romain Rolland pourraient étie resassées en ce moment où I on songe à édifier une paix durable en établissant des législations plus équitables et des formes de gouvernement renouvelées.Ignoré jusqu’en I9M en son pays, ce travailleur solitaire ne pouvait briser l'apathie et plus tard l'antipat|iic que par un coup d'éclat: ce fut la consécration officielle, la reconnaissance d'une âme libre avec l'obtention du prix Nobel le la paix en 1916.I.c théâtre d'avant-garde doit quelques tentatives à Romain Rolland.Son manifeste "Le théâtre du peuple" est de la veine de cet effort nue réalisèrent plus tard les compagnons de "L'Atelier" et de "L'Oeuvre".Son théâtre de la Révolution devait faire coup double.Ce cycle ne fut pas terminé.Unanimistc avant la lettre, ses héros furent souvent la foule: "H Juillet": mais l'hostilité de la critique et l'indifférence de la masse arrêtèrent ces tentatives.— La "Vie des hommes illustres" devait le compléter en illustrant des incidents universels.—Parce qu'il est impossible d écrire la vie des grands hommes, à la fois en tant qu’historien respectueux de la Ou ne lira pat -un» intérêt re» extrait» de la prrtue fratu;ai»p, livre "Jean Christophe '.Son but de défendre •»>' '• ,l" ,lr Ibun.iin Holland en Frame, eu la grandeur du monde.A son héros îi attribue; P*l*i.des vertus héroïques.Présageant 1 angoisse à Panurgc, journal humoristique ron»rnuteur, écrirait, le JH octobre : “\oici vingt-cinq an» qu’il non» l'horiron, il en fait un mythe attribue son coeur social nouveau et lui avait qiiittr»; c\.u lenient C’est ce que I on constate dans cette conclu- depuis le moi» d août 1**11.l.e séjour de l'rance en temps de guerre lui avait paru néfaste pour la liberté de son esprit, t.etlr liberté, il avait été la ehereher sur le* bord» du lae de («enève rive *ui»»e, bien entendu.- Ou.ind la paix était venue, il n'avait point repassé la frontière, »auf pour de rapide* séjour».San» doute le climat français lui parai*»ait-il encore peu propre à u»*itrer »a sécurité »." .Mai», aprè» re» vinut-.inq an», de scs accablements sous Lécrasant fardeau j M.Romain Holland car c'eut de lui qu'il n'agit — est rentre d'une tâche surhumaine.Toute une somme du jeu France.Hien que personne n’.vit en l'air d’y prendre garde, monde une morale, une esthétique, une fol.une il convient de »r réjouir de ce retour d'un enfant prodigue.“Mai» pourquoi itou» a-t-il rejoint '! Pourquoi i-t-il quitté bord» d'un »i beau lae.'ion prophétique de "Jean Christophe" que Rolland dédie aux âmes libres: "J'ai écrit la tragédie d une génération qui va disparaître, je n’ai pas cherché à rien dissimuler vie se» vices et de ses vertus, de sa pesante tristesse, de son orgueil chaotique, de scs efforts héroïques et humanité à refaire.Voilà ce que nous fûmes! Ce n'est pas tant l'oeuvre purement littéraire de Romain Rolland que 1 intégrité quelle sug-qère que nous retenons che: l'auteur de "Jean Christophe’ ; c’est aussi cette compétence, issue de ses qualités esthétiques, qui lui a fait comprendre et exalter la musique.Rares sont ceux qui ont compris et se sont fait l'interprète des musiciens comine l'auteur de "Beethoven, cette grandiose transposition.Ces considérations Ivri-ques nous auront valu ces vies de musiciens, qui font pendant à ces vies de grands hommes et qui font voir que tout che: Romain Rolland convergeait vers un seul but: l'élévation de la dignité de l’homme et le désir d'une entente collective.Le langage musical et sa portée universelle considérés comme le fondement d’une harmonie nouvelle.Faudrait-il comprendre que de là lui vient cette grandeur d'âme et cette largeur de vues qu'il a poussées jusqu'à un panthéisme universel?La France intellectuelle, qui est sortie de la guerre épurée, semble avoir compris ou du moins considéré la valeur intrinsèque de l'enseignement de Romain Rolland, puisqu’elle lui offrira peut-être la sépulture du Panthéon, lieu où dorment les plus grands de ses fils.Avec Romain Rolland disparait un grand Européen et même plus, puisque le correspondant de Tolstoï, le confident de Ghandi et de Tagore était un ami de l'humanité.Un tel nom subsistera longtemps dans la mémoire des hommes libres, tel un phare dans le marasme où s'agite une plutocratic jalouse de scs prérogatives.Charles DOYON LES ROIS pur Guy de Man/Hissani J KAN DANSEREAU, planiste eanuàlen de réputation internationale, qui sera le soliste au concert que donnera l’Orchestre de Toronto, vendredi, le 13 janvier, an St-DonW.Ijorche-itrr est dirigé par son chef attitré, sir Krnest MacMillan.FANTAISIE a Faute U A K10X Elle glissait sur la rampe du temps, Arc-en-ciel étrange en déséquilibre, Et traçait dans l’air, d’un mignon pied lit < Les cercles dorés de jeux excitants.Elte revenait, par c* jour d’hirir, Frémissante et gaie et la joue en rose, Elle revenait au moment morose Réveiller mon corps tout d’age tou- ei’ Et .vur un rr.irov pailleté d'onyx Qui la reflétait en formes menues.Svelte ballerine, d chevilles nues, Elle devint danse, flamme, phénix Puis, étourdie, elle courut vers moi Sur le sautillé de pointes agiles, Sa voix égrenant les gammes fragiles D’un rire d’enfar.t dénué d'émoi.Et je m’aperçus qu’en ses mains d'argen’.Elle m’apportait la tête ravie Que j’avais perdue nu cours de la vie.Ma tête au naif sourire indulgent .Il neigeait des plumes blanches de ptarmigan.(Suite) Je repris: — Nous sommes ici onze, monsieur l’abbé, cinq en grand’gartle et six installés clic/ un habitant inconnu.Ces six-là te nomment Ga-rens, ici présent, Pierre de Mar-chat, Ludovic de Ponderel, le baron d'Etreillis, Karl Massouligny, le fils du peintre, et Joseph Herbon, un jeune musicien.Je viens, en leur nom et au mien, vous prier de nous faire l’honneur de souper avec nous.C’est un souper des Rois, monsieur le curé, el nous voudrions le rendre un peu gai.Le prêtre souriait.Il murmura: — Il me semble que ce n’est guère l’occasion de s’amuser.Je répondis: — Nous nous battons tous les jours, Monsieur.Quatorze de nos camarades, sont morts depuis un mois, et trois sont restés par terre, hier encore.C’est la guerre.Nous jouons notre vie à tout instant, n’avons-nous pas le droit de la jouer gaiement?Nous sommes Français, nous aimons tire, nous savons rire partout.Nos pères riaient bien sur l’échafaud! Ce soir, nous voudrions nous dégourdir un peu, en gens comme il faut, et non pas en soudards, vous rne comprenez.Avons-nous tort?Il répondit vivement: — Vous avez raison, mon ami, et j’accepte avec grand plaisir votre invitation.Il cria: — Hcrmance ! Une vieille paysanne, tordue, ridée, horride, apparut el demanda: — Oué qui a?— Je ne dine pas ici, ma fille.— Où que vous rlinez donc?— Avec messieurs les hussards.J'eus envie de dire: "Amenez bonne”, pour voir la télé de pourrions faire ce plaisir, car ce serait un plaisir pour eux, un grand, dans les circonstances présentes?Mais tout à coup le curé se mit à rire, d’un rire violent qui le secouait tout entier et il criait: — Ah! ah! ah! j'ai votre affaire, Jésus, Marie, j'ai votre affaire! Ah! Ah! ah! nous allons rire, me» enfant», nous allons rire.Et elles seront hien contente», allez, hien contentes, ah! ali!.Où gîtez-vous?J'expliquai la maison en la décrivant.Il comprit: — Très bien.C'est la propriété de M.Bertin-Lavaille, J’y serai dan» une demi-heure avec quatre darne»!!!.Ah! ah! ali! quatre dames! ! !.Il sortit avec moi, riant toujours, et me quitta en répétant: — Ça va; dans une demi-heure, maison Bertin-Lavaille.Je rentrai vite, trè» étonné, très intrigué.— Combien de couverts?demanda Marcha» en m'apercevant.— Onze.Nous sommes six hussards, plus M.le curé et quatre daines.Il fut stupéfait.Je triomphai*.Il répétait: — Quatre darnes! tu dis quatre dames?Je dis: quatre darnes.— De vraies femmes?De vraies femmes.Bigre! Me» compliments ! sinon».M.Maximilien Hmlwiii, «mi effet, et» professeur américain qui soil le diable partout, a communiqué à la presse d'uiltre-mer pauvres femme».F.lle» ont bien peu de plaisir dans la vie, et c’est |>our elle» en même tein|>* un grand bonheur et un grand honneur que vous leur faite».J'ajierçu» le curé, resté «lans l’ombre du couloir et qui riait de tout son coeur.A mon tour, je me mis à rire, en regardant surtout la tête de Marcha».Pui» montrant de»! sièges à la religieuse: Asseyey-vou», ma Soeur; nous somme» trè» fier» et trè» heureux que vous ayez accepté notre modeste invitation.F.lle prit trois chaises contre le mur, le» aligna devant le feu, y conduisit se» trois bonnes femmes, les plaça dessus, leur ôta leurs canne» et leurs châles, qu’elle alla déposer dans un coin; pui», désignant la première, une maigri- à ventre énorme, une hydropique assurément: — Celle-là est la mère Paumelle, dont le mari s'est tué en tombant d’un toit, et dont le fri» est mort en Afrique.Elle a soixante-douze ans.Puis elle désigna la seconde, une grande dont la tête tremblait sans cesse: —Celle-là est la mère Jean-Jean, âgée de soixante-sept ans.I .lie n’y voit plus guère, ayant eu la figure flambée flans un incendie et la jambe droite brûlée à moitié.F.lle nous montra, enfin, la troisième, une espèce de naine, avrf des yeux saillants, qui roulaient de tous les côtés, rond» et stupides.—C'est la Putois, une innocente.Eüe es* isjîéî île ans seulement.J'avais salué le» trois femmes comme si on m'eut présenté à de» e?L'est par l’Amérique «ju«» non* lr ce pr ï à la un mot «le l'auteur *!«• Jean-Christophe où celui-ci affirme: “Si j’ai quitte la Sui*»i>, «•'«•»' que la pru»é«» n’y était plu» n*»«*/.libre.” “Merveilleux us ni.M.Humain Holland ne se sentant pin» libre en Suisse e»t venu demander cette liberté à lu France.Mai* alors toutes les craintes de fascisme que manifestent chaque jour se* amis «le I Humanité sont vaines?Ou bien ce séjour «Mi Frnlu’t» n'est-il que la première étape «lu voyage à Moscou, suprême, refuge «le la liberté?” Par eonlre, ou pouvait lire «laits lMge Nouveau, revue d'uv anl-garde: “La presse française n’u guère parlé «le lu rentrée en France •le M.Humain Holland.La presse américaine pur eonlre “avait luil beaucoup il,’ conjonctures quant utix raison» «lu retour un pay* natal de l'auteur «le Jean-Christophe, après un long exil en Suisse." I n grand quotidien «le New-York, New York Times, dans un éditorial récent a maintenu ipie M.Humain Holland rst “revenu en France, brisé «le coeur el d'esprit pour y mourir”.Dr, M.Maximilien Hudwiit vient «b- communiquer à Amérique Vretieh U eekly l'intéressant brbdoiuuibiiro français «le NrtvA nrk, à qui nous devons res informations - i.nr, lettre «b- M.Romain Rolland «pi’il est intéressant de faire lire ici: "Merci de votre aimable mol et île la coupure du New York Times.I.es "lions amis” qui me tlisenl un "broken man” ne connaissent pas Colas llriiynon, nu pays de qui je suis revenu planter ma lente."Ilonliomme t il encore ." J’ai beaucoup encore à dire et à agir.Si /"«i quitté lu Suisse, c'est que la pensée n'y était [dus assez libre” ‘'Quelles détresse*, quelles ironies majeures, le sort d’un bommr célèbre ne eontiendrn-t-il pas?., .La Suisse a abrité la pensée de M.Romain Holland durant plus «le vingt ans.Il la «initie pour retrouver davantage de liberté.Ft c'est en France qu’il revient.“Sotibailon» que l'action nouvelle de M.Romain Rolland, rnrirbir «b- tant et de si douloureuses expériences, contribue à apporter quelque clarté à une épotpte «pii en a grand besoin.Et réjoiiissons-muis du démenti «pie sa lettre apporte à ceux «pii le représentaient “las de vivre, brisé de eocur et d'esprit.” WITOI.I) MAU I HA NHKI, le Jeiui* et lirlllnnt planiste |xil(uinla ••ni *• connu a Montré»! de -,rila!,!.» Irioniglie-, ,r» «leux dernière* unnèes erçus une 'belle napyie blanche jetée sur une longue labié ver» le cure: — V&iij êtet un homme précieux, à qui nous de- mGnacjr • «»>./*, Le retour de Witold Malcuzynski en récital autour de laquelle trois hussard* en j non* tou» ici de la reconnaissance.I tablier bleu disposaient de* assiet-, I OLit h monde riait, en elfe*, le» et de» verte* 1 hormis Marcha», qui semblait fu-J Chacun des mitai» du prestigieux plant*'* polonais Wltold — H y aura «les femme*! en a -mux.| Malcsizynskl est pour nous un événement auquel on pense longtemps — Notre Soeur Saint-Benoît est Marchas.Fit les trois hommes *e mirent a servie! cria tout a coup Kar! Ma*- j votre bonne , pou.— — .Marchas, mai» je n'otai point.damer en applaudmant de toute, *ou'gny.11 force Je I* VIS passer devant avec l< ! - 'parmi vos paroissien», resté» | Tout était prêt.Nom attendions.!‘“"j- P™ i* .*oulevai, la.mè" l>au dan e repris : — Parmi vos paroissiens, restés I out était prêt.Nom .« le village, en voyez-vous quel* i Nous attendîmes près dune Jieure.j [ne *, ' ?*• f’11 A jrV 1 ' *’ qu'un ou quelqu'une que je pui** Une odeur délicieuse cl* volaille» K «rama, dan* la piece voisine, non rôties flottait dan» toute la maison.inviter aussi?11 hésita, chercha et déclara: — Non, personne! J insistai : sans [X-ine car son ventre ballonné semblait plu* posant que du fer.l.e gro» Ponderel enleva la a l'avarice, et aèrent leurs ii), c-a cour» : Soeur, lei trois hussard» au» | U»*»'’'1*' ' »e,.- r» i.,.-.O-c.v an née d'une action é des trois infirme* leur ver- jrnent identique y.xr cor r npond jn- de force dan» ;a bouche < e dont d i r - tJon vtent d e' • .\ confie * b M.Donald W H*jchn- t roi • venet p.-i.v.j riHI M A.d()e* e\jT * tpa o * a",ouhgny.qu.avait la facul- : Wni-errMé P'ran"** d’être se avec monc tout .fais H.j X t .V) ' ) JJ lie lr *, octobre I"*., Afam-Four* t,,/.électif rt r friipfjt ou front et \ mourir do net un çnfjürje ment de Ul ' eotnpo'jn e f/u il tommantbiit, dtf \ if; d i o a î de ht yuer.e de 1*1 J.Il r/ij- ut t/u>’ 1H iin* rnotn il o Oit ldS;JH accompli le rôle 'juil notait \ loi-rntmc (isti'/né comme roman-fier: "rendre ien/unec Mai aucune | jjutiWiW, lrnjat\'%e avec non tm-m en ne capacity ds.myttlcUme, du ' ’ ', non pouvoir de prtlfv'r" let j/,u .q impondérable* fitment* du, monde pour ojfiitôt le h nyencer rt le* rombine r merveille u-[,*¦*! pot me* et le* pro*» i d cl€*,r d*Atflin-Fourn ie ove duciion de Jacques Riviè eux au-Vil, empreints de c./nm.s nombreuse» ressource».On le volt *ur les scènes aux côtés ^le personnage» aussi transcendant* que Eml-llano Renaud.En I92sô, le programme de* Klwanlcns, section anglaise, annonce notre hr,liant Jeune co:n-pabrlot» comme !e "Bey Wodcr Violon Vlruoao of Montreal".De-Sçve dans ses récitals de fin d'nn-noe lui laisse toujours une place de choix.Morgan-PoxvcH ]e critique nng’.a's réputé, parle ''d'une virtuosité ah-aolument étonnante pour un gar- çonne: pas plus haut qu'une chai-.e”.Un Journaliste français affirme pour sa purt que "s'il joua t derriè-i e une tenture son jeu ferait croire i une violoniste d'âge et de grand mé.ier." Noël Brunet, les preuves en attestent, a été un enfant prodige.Mais l'éclat de *on talent est tou-jour» allé grandissant puisque, après avoir décroché le Prix d'Europe, il remporta le Premier Prix de violon du Conservatoire Royal de Bruxelles avec la mention “grande dls-l nctlon".Quelques semaines après r:-s cr.nmenj où 11 obtint également i-' Prix de Virtuosité sur vingt-quatre concurrent» !«.!;;,* et étrangers.1 donna à Bruxelles un concert qui fut un triomphe pour son Art.Lr» jeunes fi les qui dés'rent faire par !:> du comité fîmln'n d'or-tran.: Uon de ce r.' -'tsl de haute vtdour n'ont qu'à communiquer avec LA.5437.LES ROIS -EWbZBXæt D’432ZK3ùmr/t —, ! t ant -t’A Imnnernent nu IOUK Canada - Royaume-Uni Montréal Etats Uni» Au;:.» l’njib'cs /«(ire le senate tie voire tournoi d I an $2 5U 30(i » mur» S160 2.00 ié,:rlre hier» lltlbtemer.!) pour une ptri^ilt ne I on 6 mots tülfter I indicali.in niuttlri M» de .C»-;«ont le montant rie .» i ., *l'a> « i',i ,-11*111- u (ni»i.,t .• (Signé) .N B — Les paiements doivent être faits pat manant pe rculi detrier?moi; et criai:, La Soeur avait écarté la biou»e : se* écossaises deviennent de piur - i ci:l le rr.rr.de à ch: ai! je.! ch?m:«e.et regardait au mi- en plus populaire?.140 corr .k > «V- < c , .' • , .( - .tu vas p'.enJre deux hom- j .u d; !a pcitnr - un petit trou vio- «1 a.er aux nouve.ie.-.je t ai-, i u:» qui ne saignait p.u», j , prisonnieij de guerre.j A l'Assemblée générale annuelle de la Banque Canadienne Nationale.tenue la semaine dernière, le pré»idtnl M.Beaudry Lernan faisait quelque» considération» qu il peut être inléressant de revoir.Ainsi, parlant de la situation générale de» affaire» au Canada, M.Beaudry Leman disait: • « L’année qui vient de se terminer a été peur l'agriculture une période d’abondance.L’Office fédéral de la »tat;»tique estime à un milliard 319 millions de dollars la valeur brute de» produits des grandes culture».Cette somme, représentant une plus-value de 183 millions sur t année précédente, excède de 140 millions le total de 1942, qui constituait un recor^l.La moisson de blé est évaluée à 477 millions de dollars, en comparaison de 288 millions en 1943.Le volume n’en sera pas inférieur, croit-on, à 450 millions de boisseaux, à rapprocher de 294 millions l'année précédente.Aux Etats-Unis, la production de blé est plus considérable que jamais.Aussi prévoit-on que l'Amérique du Nord sera en mesure de répondre, celte année, aux besoins du marché mondial où elle suppléera l’Australie et la République Argentine dont les moissons sont déficitaires.La plupart des autres cultures, a.nsi que l’élevage, ont donné.dans notre pays, de fort» rendements.>/ Et sur la question du Commerce extérieur: « 1^ commerce extérieur du Canada, au cours des dix mois terminés le 31 octobre 1944, a atteint, à l’exclusion des mouvements d’or, le chiffre record de 4 milliards 350 millions de dollars.Il s'était élevé à 3 milliards 819 millions pendant la période correspondante de 1943.D une année à l’autre, la valeur des importations a passé de 1,440 à 1,490 millions et celle des exportations, de 2,379 à 2,880 millions.« Ces chiffres impressionnants risqueraient de suggérer des conclusions injustifiées, si l'on ne faisait pas les réserves qui s'imposent.On estime qu’environ 75 pour cent des exportations du Canada consistent à l’heure actuelle en armements, en munitions et en divers autres produits et articles destinés à des fins de guerre.Il est évident, par conséquent, que les augmentations que constate la statistique ont un caractère temporaire.Or, comme le commerce d'exportation tient un rôle important dans l’économie de notre pays, il importe qu’au retour de la paix, nous disposions de débouchés extérieurs suffisants.I! n’e:t pas douteux que le monde d'après-guerre sera sensiblement différent de celui que nous avons connu avant 1939.Le mantien de notre commerce international exige donc une étude approfondie des principaux marchés avec lesquels nous pourrions faire des échanges et l’claboration d'une politique commerciale conforme à la nouvelle économie mondiale.» Parian!, plus tard, du Revenu national, M.Beaudry Leman déclarait: «Ce qui importe, ce n’est pas tant le ch'ifre, souvent artificiel, du revenu nal ont! que le maintien dans des hmites raisonnables du pouvoir d'achat du dollar canad en.M.Paul Béique, ingénieur civil, a publié dans le Bulletin de la Chambre de commerce de Montréal un graphique illustrant les fluctuations de la monnaie nationale relat.vement à l’indice fédéral des prix de gros.Ln partant du nombre 100, reprisal! ant le rapport entre le ( dollar et les prix en 1913, ce graphique accuse d'abord, pendant la première guerre mondiale, une baisse continuv'le de la valeur de notre dollar, de sorte qu'en 1918 il es! tombé à 50.I! décline même jus-quà 41 en 1920, reflétant la grande inflation qui a sévi au lendemain de l'Armistice.Après être remenié à 65.3 en 1922, i! atteint 66.6 en 1929, sans avoir enregistré d’ccarts très impcrîant» au cou.s de celle époque de reprise.Dès le début de la pér.ode de d.'pre-sicn qui a suivi, il s’élève brusquement: il touche 73.7 en 1930 et un sommet de 95.4 en 1932-33.au plus fort de la crise.Devant l'améliora ion de la situation économique qui s’est produite au cours des années suivantes, il s’abaisse progressivement, passant de 89.1 en 1934 à 75.6 en 1937.Il iilusl re enru.te le ralenti:-ement des affaires qui s’est man -, Testé au cours de» deux années qui | ont précédé la guerre actuelle, aussi re relève-t-il à 81.4 en 1938, pu:»; a 84.6 en 1939.Enfin, depu * i 1940.sauf un léger redressement! en 1941, il marque une régression j qui le ramène à 64.1 en 1943.nsi, entre 1939 et 1943, le doll ar canadien a perdu plus de 24 pour cent de son pouvoir d’achat i et.«an: la réy!‘m~nt?' 3n des prix,! cette ba.; je eût été plus considé- j rable.Quand on affirme que le revenu national s es: rc.T** de -t nvi ard» 62 r".T de de i r .n 1959 à' ;r.i»e 9 m ! .d, m 1 V-!-i.Ten » expo-, a uwu.ie en t,leur 1; per-j fount» qui ne sauraient pa» interpréter ces chiffres.Ces deux somme).fussent-elles approximative, men! exactes, ne seraient pas comparables, parce qu’elles sont expn-mées en une monnaie d’une valeur différente.» Voici enfin la partie la plus im-portante de la déclaration de M.Beaudry Leman.11 y est question de sécurité sociale; le ton de confiance et d'optimisme qu’il y montre devrait être un réconfort à tou» les citoyens du Canada: « La préparation de l’aprèv guerre se borne à peu près, dan» notre pays, à l’élaboration de plans de sécurité sociale.On pourrait croire parfois qu’il s’agit de jeter les bases d’un immense hospice.Il s’agit cependant de réadapter à une situation nouvelle l'économie d’un pays jeune, abondamment pourvu de richesses naturelles, disposant d’un outillage industriel considérable et dont la population est apte au travail.11 est bien entendu qu’après la guerre comme avant, il se trouvera de.» gens qui auront besoin de secours; mais, demain comme hier, les pouvoirs publics et les particuliers accompliront leur devoir de charité envers le» malheureux.Le problème fondamental est tout autre, et la sécurité sociale, pas plu» au Canada qu’atlleur», ne saurait être assurés par la distribution ou une nouvelle répartition des quelques biens qui ont pu être accumulés dans le passé et qui ont rendu possible le perfectionnement des moyens de production.La sécurité sociale el le progrès économique, dont elle dépend, ne peuvent résulter que d’une production accrue et affectée à la satisfaction des besoins croissants de la population.La sécurité sociale ne se trouvera ni dans les assurances contre le chômage, ni dans les pensions de toutes sortes, ni dans l'étatisation des entreprises, ni dans la suppression de J'initiative privée.Le problème est vaste et difficile, mais ce n’est pas une raison pour se contenter de vagues promesses ou pour substituer des palliatifs à des remèdes efficaces.Les travaux publics entrepris à une échelle raisonnable pourront aider, dans une certaine mesure, mais ils ne sauraient suffire à absorber la inain-d'oeuvre disponible.11 nous faudra envisager le dévelop-l>ement de notre agriculture, particulièrement de la culture mixte, et, tout en conservant les industries que nous avons, nous efforcer d’en organiser d’autres utilisant nos richesses naturelle.» et qui trouvent au pays et même à l’extérieur des marchés pour leurs produits.A ce» fins, il faut laisser au public ses outils de travail, son capital, et refréner les exigences d’une fiscal,té insatiable.» 1ADNDRES.- En Angleterre à la fin de 1914, 900,000 femmes avaient un emploi intermittent a I industrie et 350,000 autres faisaient d« travail intermittent ne lu Défense civile.Ltn grand nom» lue de femmes mariée* sont membres du Service volontaire féminin et plusieurs d'entre elle» consacrent 48 heure» par mois comme gardienne* de feu en plu* du travail industriel.AVI» |)K lilKlIKTi: hk mvoiin: Avis «t i>ur le* présente* «luiiiiS «IUe Al'DRKV NATHANIEL SMITH MacNAlIt, cl-de va nt commis n» ¦ té d «strict «le Monte'ni, or • vint',, de Quéliec, présentement t-n sorv :iv actif outremer, s'adre sser» au Hurlement du Canada, ti s i pr -chauie session «u à *:i session * - sé (ueiite, afin d'olitenlr un Ici'.-divorce d'avec sa femme.ALICE MtltlKL QU K UNIE TAVI/.Ilt, t-cité distr l de Montréal, pr -vines d, Quéliec, pour cause d'ada -te i'e.Dcé i Montrée.’, province i» 'tuéliie ce huitième Jour de ¦ 1945.( vvmiKi.i., x\ 1:1.00v.K I ' It It % A IIIMIIIT.Prr«cur( 'irs du rc piéi.r t'T.t "'le t, rue Salnt-J.iC'l Montrés1.I*.Q.S'IX ni: ItKCJI KTK l’Ot 14 l)IV 111(1 K Av.- 1 -t par les présent»-«tue Meter, ciirl-, d,- d* _iWnrtr—ai.dans la Urovirc Qu«‘»liec.s'ailrv u.era au parle du Canada A sa présente -u prochaine session afin d'ohten i*»ll de divorce d'avec son Wheat'ey Lome L—e«, géran V» cité de Montré*».!, dans H vince de Québec.p«rur cause d' têre et atixndon Daté A Montréal ce g dé,.194 4.Ht\ ItEltVFKI.t).« 1117 rue Ste-Calherne « Mcntr t.de Pro-,idul- II.AVI» tin until MT K 1*0 lit DIVOHCE AX'IS est par les présentes nu« Surah Siiveralone Michelin, la Cité de Montréal, distri'.: Montrés! dans ia province de Q-bec, s'adressera au parlement • Canada, à sa présente ou A sa Pr chaule ses» on af n d’obtenir Mill de Divorce d’avec S'.n éj> CHARLES MICHELIN, eha 'f- de taxi, de la dite Cité de M réa).pour cause d'adu.têre et désert ion.D tté à Montréal, dans '.a 7’’ vince de Québec, ce 1er jour de d cembre 1944.MANUEL A MK MI HUI • Procureur de !a requ-rra."-1 léî ouest, rue «Jralg.Montréal.Q-jé.AVIS |»K »KQ] ETE POI II DIVORCE AVI?est donné «jue Celts Cal employée de bureau, de la cité Montré-ai, district de Montréal.-* a province de Quebec, l’adresse 1 : Parlement du Canada.A ,r sente session, ou A sa proche" 'ssion, afin «fobte: r un b d'vorce.davec «on mari.Sol H-rompt:.Me.de ia r té de M¦ district de Montréal dan* > 7‘ '¦!)«¦¦¦• de Québec, pour cause Daté A Montréal, dans la fr • Q •' .te i-mt }¦ • TUTOIII.A (TIENTOHU ».«i.jnr -a*. Montréal, samedi 13 janvier 1945 8 Humphrey Bogart à l’Orpheum -——- - • : v M COUPS La Nouvelle Relève LE JOUR Page 7 DE SONDE Jean Murat au Saint-Denis Un l’nr scène du film dialogué français "I.IC FAUCON MALTAIS”, qui met en vedette Humphrey Bogart, Mury Astor et Peter J.orre.Ce film prend i’affirhe à 1'Orpheum.NOUVELLE Les millions d’habitants de la péninsule balkanique, meurtris par des guerres continuelles, aspirent à une paix durable.la série "Le "Votre passé est mort; c’c*t demain qui compte po r vous!" vol-a le mot d'oidro bion slgnfl-atif que 1 .i retrouve, aujourd’hui, dans la bouche dss nouveaux :,adcrs des états balkaniques.Les HJ,000.000 d’habitants de lu Pénln-» de appartiennent à- 19 races ou nationalités différentes, mais ils :nn Balkar.lq c" de Monde on Action”.C.i filin renseignera les Canadien.! sur les événements qui ont bouleversé les états dont la destinée s'accomplit dans la Péninsule au cours du siècle présent.On comprendra mieux peut-être les revirement subits de lu scene balkanique au cours de la présente accordent tous dans leur volonté ! querre.Ainsi on s'expliquera po r- d'obtenir a tous prix uie paix du-iable.Ce dé3lr est fort légitime lorsque l’on pense que huit fois ai cours des 130 dernières années ces peuples ont eu à subir le fléau de la guerre.Huit fois ccs peuples courageux ont dû rec' nstr ire leur patrie et se remettre à la tâche de travailler la terre arrosée du sang de leurs pères.Vieillis par une expérience nmerc, mais toujours jeunes dans leurs aspirations de paix et de sécurité ces gens se voient à présent, les victimes d’uno nou-\olle guerre dont Us ne sont — pas plus que pour les précédentes — responsables.Ces quelques lignes sont un résumé du commentaire oui accompagne une nouvelle réalisation de l'Office national du film "Le Voi- quoi la Bulgarie, durant trois jours, s’est trouvée en guerre à la fols contre les Alliés et l’Axe; la Roumanie, la seule source d'huile de l'Europe, h placé tou* ses espoirs d'un bon gouvernement entre les mains du jeune roi Michel; les aristocrates de la Hongrie, se sont entourés, ainsi que les leurs et cela jusqu’en 1944, d’une atmosphère de luxe et de fierté.On verra encore les patriotes yougoslaves de Tito faire la vie dure à l’Axe; l'Albanie !» proie de Mussolini et enfin la Grèce, berceau de la démocratie où des mouvements populaires très forts entraînent les masses."Le Volcan Balkanique’ contient une série d'informations très pté-cleuses pour mieux romorendt'e ce qui sc passe dans res pays.Superbe programme de Witold Malcuzynski A son récital tant attendu du 19 janvier, nu théâtre Saint-Denis, le brillant planiste polonais Witold Malcuxynski nous offrira le programme qui suit f Frélude, Choral et Fugue.CESAR FRANCK — Il — Sonate op.57 en fn mineur.BEETHOV EN ( Appasslonata) Allegro essai Andante con moto Allegro ma non troppo K N T n ' A C T K Lu Cathédrale Engloutie.•• DLBLSS3 Thème varié op.SKI — IV — Nocturne en do dièse tnigeur.é H O PI N Etude.CHOPIN Deux Mazurka».CHOPIN Bolonaise en la bémol majeur.CHOPIN Le preatige de l’artiste, la qualité deï oeuvres au programme Laper,sent de tout commentaire.excellent numéro, dont une lionne partie I formr un Hommage à Saint-Denys Carneau.A ce »ujel, un bel essai de Jran l-c Moyne, que 'nous n’ation» lu depuis quelque temps déjà.Je me demande cependant si M.Le Moyne n'y a point mu (plus de Iui-mémr que de Saint-Denis Clameau.On j croit, parfois, si bien sc reconnaître en un poète qu'il j est impossible d'en parler sans fausser quelque peu lies perspectives; l’amitié même peut airugler plus qu'elle ne peut servir.Par exemple, il est un mot qui sert de leit motiv, Charité; M.Le Moyne y recourt souvent, mais en parle romme d un axiome à propos ! du poète.J’eusse aimé que M.Le Moyne nous eut | fait la charité de montrer quelque manifestation j de celle charité, qu’il en eût suivi la trace dans Lu Regards H Jeux el l’espace.Bi-n qu'il n y aille de ma part d'aucune prévention particulière, je inc dé* ie assez de certains mots “dés" ou passe-nartout, j dont la résonnance sert quelquefois à dis.’imuler une pensée qui n’est point trop sûre.On a tendance aujourd'hui il n’est plus question ici de M.Le Moyne — à "expliquer" un poète *n recourant au vocabulaire de ce poêle, à sa ’’manière", dans une sorte d'emphase poétique ou l'on donne à la prose le ton des poèmes, si bien que le critique n'ayant point le génie particulier du poète, "l'explication’ ne fait que dérouter davantage le lecteur.Parlant de Claudel, on *e croira forcé d'employer le rythme claudclien, etc.Il suffit alors qu’un Herlrl s'en mêle pour que la chose devienne parfaitement inintelligible.J'ai pour mon dire qu’il faut qu’une prose soit claire et nette, simple et précise, quel que soit le sujet dont on traite.Ainsi, rien n’est plus délicieux que la courte préface de M.L.Noulet k une charmante édition de Mallarmé, distribuée par Vali-quelte — M.Noulet y eût pu trouver facilement prétexte k conjugations cosmiques, comme il est à la mode de le faire.Mais l’art est de prétenler simplement le sujet le plus compliqué.(Ah! si quelques philosophants de notre ère se préoccupaient d'art! Hélas, trois fois hélas.) Raïssa Maritain, Robert Charbonncau, Anne Hébert et Robert Llie contribuent également à l'Hommage à Saint-Denys Carneau — en passant, je ferai remarquer qu’il existe dès règles assez précises pour l'emploi de la particule nobiliaire, des règles de phonétique, tout au moins; il est assez agaçant de voir toujours: de Saint-Denys Carneau.Anne Hébert commence ainsi: "De Saint-Denys Carneau était mou cousin".Affectation pure! On dit: Saint-Just était mon cousin, ou encore: Villiers de I Isle-Adam était mon cousin.Non: de Saint-Just, ou: de Villiers de l'Isle-Adam.A la longue, ça devient désagréable.Ça fait même parvenu.La Nouvelle Relève présente en plus quatre poèmes inédits de Saint-Denys Carneau.Nous en publions un, ailleurs dans le journal.M.Robert F.lie donne un poème In Memoriam, dont il faut admirer, k défaut d'autre chose, l’intention.Yves Thériault, dans la manière des Contes pour un homme seul,- publie: Le printemps du Troublé, Les personnages ne sont pas des inconnus pour les familiers des Contes.Il serait difficile de parler de Fontile, de M.Robert Charbonneau.On ne peut apprécier justement un roman dont on ne peut lire qu'une tranche par mois — de l'une à l’autre l’attention est distraite, l'intérêt se perd.Il faudra le lire d’affilé, plus tard.Saint-D( : “L’Intrigante” C'est encorp un nouveau film français, présenté pour la première fois au Canada, qui prendra l'affiche samedi au St-Denis.11 s’agit du film ‘‘L'Intrigante” qui porte en .'OUJsUtre "La Belle Bordelaise”.Bien entendu l'action se déroule à intrigante, le chef de la famille ordonne à son fils de quitter la France pour aller fonder en Amérique du sud une succursale de son commerce.Chateaubriand des Martyrs, cherchant i mériter ce qu’Alain ailleurs que dan» Ici Propos sur le Bonheur en di'ait de flatteur ".Même le fanatisme catholique n’est joint déguise; on voit ici au naturel l'enfant ingrat qui frappe- sa nourrice; et cela est propre k éclairer le progrès humain, toujours servi, mais souvent mal servi, par l'énergie des passion».J'admire celte force de l'esprit qui prend se» distances, et veut être spectateur de rettr religion même a laquelle il a juré d être fidèle " Cela, je crois, con-| vient a M.Brunet, qui n’a point a en prendre hu-; lueur, encore qu'il y ait quelque ironie k prendre clan» j Alain un portrait de notre sympathique domimca-msant.La Revue Dominicaine La Revue Dominicaine s’améliore, et je suis heureux de le constater.Il n'y a plus un seul Dominicain qui y écrive.Le R I*.Antonin Lamarche n est point si bêle qu'il n'ait fini par s'apeiccvoir qu’il valait mieux pour sa publication lai*$cr la parole a d autre».Les autres, ce jonl ; Anne Hébert, qui parle de l'Annonce faite à Marie dans une noble parodie du style claudélien.Décidément, sauf Iliérese lardif, no» femme» de lettre» manquent de caractère.Jean-Charles Bonenfant, La balance sur les tréteaux.C'est ce même M.Bonenfant qui fait le» commentaires au lheâtrr Classique de Radio-Canada, le dimanche après-midi.Son article sur la façon dont on traite U magistrature au théâtre, depuis la farce de Pathelin jusqu’aux Plaisirs du Hasard de Benjamin.présente un réel intérêt te dont sont complètement dénuées ses causeries dominicales.Rex Desmarc hais pas le du Romancier el ses paysages.Le Lançai* de notre «nu Destnarchais est toujours excellent.Luire parenthèse, je suis bien aise de découvrir qu’il affectionne comme moi rel écrivain charmant et sans imagination: I-acretellf, Clément Lockquell.André Gide ou l'art de la fugue.Habile el agréable a lire, plus habile qu intelligent.L'essai s'ouvre sur ces lignes, qui nous situent admirablement dès le départ: Les dilettantes cl ar- rière-cénacle n'auront bientôt plus rien k envier aux délinquesernees d’une certaine Lurope de I enjre-deux-guerres : Wilde et Gide, Huxley et Rioust s'exhibent aux montres de nos librairies.Il y a évidemment de quoi scandaliser tout honnête homme.Pourquoi, Seigneur, n’offre-t-on pas en pâture aux esprits Louis Veuillot, Henri Massis (si digne durant I occupation!), Pierre l’Lrmite et Jarques Maritain?.Bcrthelot Brunet.Berthelot a découvert Alain, C'est un filon, une mine, Je compte en un mon quatre articles, k quatre publications différentes, sur le» Propos sur le Bonheur.L’ivresse de sa découverte le transporte, Il en parle partout, il en parle a tous.Le premier article est spirituel, le second I est moins; le troisième exhibe dans une nudité déconcertante 1rs vices de son here aîné ; le quatrième ramasse 1rs fadaise» du précédent et n'en relient que le» scories.Que Berthelot revienne de son enthousiasme; c’est bien beau de sa part d'avoir découvert Alain »i jeune, mais qu'il cesse pour un temps de t en féliciter sur le» place* publiques.J'imaginerai» volontiers M, Brunet dans le personnage d'un M.Homais converti, en arrêt devant une ombre anticléricale.Alain n'est pas la fin de monde, M.Brunet, et saint Dominique non plu»!., Réal Benoit nous raconte une Visite è Marc Chagall.Pari er d'un peintre ne dispense pas décrire en français.Ainsi, comment pcul-on écrire: Que L'excellent artiste «Iran Murat i-l Edwige fruitière surit 1rs vedettes du film "TOI ijl E .l’AtmilE" qui prendra l'ufflclio samedi au Salut-Ornl».“Le Bonheur-du-Jour” au théâtre Arcade Rentrant de la guerre un Jeun» Hvluteur.«meule de globe mais mem 111 pnr !n catastrophe dont It a été l’un des témoin» découvr* dan» un "bonheur du-Juul” tsorto de meuble ancien) un document qui le met en face du mystère de sa naissance.Voilà le point do départ de In comédie dramatique ”l.n Honhoiir-du-jour”, d’Edmond Guiraud qui prendra l'affiche demain soir nu théâtre Arcade.Celte piece a été choisie par le comité de lecture de l'Arcade parce qu elle possède un souffle très puissant et surtout paire quelle fait *e dresser devant, nous le pro-blème qui »ria demain celui de tous ceux qui ientreront au foyei fur en dehors d'un drame de famille II y a l'autre plu» capital plus poignant: celui do Jeune» êtres «bien vé« do sang et qui ne peuvent plus an réadapter à la vie de tous les jours.Ln est toute la pièce et les habitués de l'Arcade veirnnt combien son actualité est criante, combien ce qu'on y dit peut trouver de résonance chez nous tou» qui attendons le retour d'étro chei» M.Marcel Chnbrlrr reprendra le idle du docteur l'icsslers qui fut créé n l’Odéon par Maurice de Fé mudy.M.Chahrier «cru secondé pur Mine Jeanne Demons dans le iule de.la mère du Jeune aviateur; M.Noel de Tilly, en vedette et Mlle Annette Leclerc, In chnrninnte artiste de Québec dan» sa deuxième apparition avec ne» camarade» pro- fessionnel» de l'Arcade.1st distribution rompt end aussi Mme» K!Ua Gaienu.Abdo Bilodeau et MM.Dams Drouin et Wlilie Fréchette."Le Bonheur du-Jour" pour le» raison» indiquée» plu» haut devrait Quant à M.Pierre Pelel, je lui demanderai de Marc Chagall est un in_chta n *e ï/,!.V * ; ^ faire un acte d'humilité, et de renoncer à réécrire les Illuminations.Je ne doute point de son talent, mais l'entrejirue est d’envergure.S il peut, rncorc, mettre la main sur la Petite Anthologie surréaliste, éditée en 1929 — je crois — il rendra compte de visu que la chose fut tentée sans grand résultat intéressant.Evidemment, s'il y tient absolument.ça ’le regarde, après tout! Auguste Viatte, qu’on lit toujours avec intérêt, donne, k la Chronique politique, Les problème» de la France libérée.Le sujet est traité de très haut et d’une juste faron.Il y aurait bien d’autres choses k dire, mais M.Viatte ne prétend point faire un rap-port de chancellerie.Quant k écrire qu’il n’y aurait point de problème religieux en France s’il ny avait point eu Vichy, c'est k voir.Il »e serait présenté autrement, c'est bien tout.Il est malheureusement trop vrai que dans tous les pays du monde l'Eglise sc .soit trouvé du côté des fasristes et des réactionnaires C'est durant l’absence du fil» que j de tout poil.Lest a piévoir qu il sc le «cru min* ! I u-le père deviendra la proie de fin- ropC> demain, quelque successeur des Combes et Lou-trigantc qui aura obtenu du mal- 'indépendamment de M.Viatte.heureux homme de telle, signature., Rovenna/i quj |a Chronique de la concordence des temps!.Plus loin, je trouve ".nous nous sentions comme des usurpateurs d'un monde secret et nous aurions presque souhaité.Cet aurions (au lieu de; eussions) me fait mal a l'oreille.Je pourrais ainsi recueillir d'autres perles.mais il ne faut point accabler le pécheur.La cinéma loua ramène ur.e Joan Fon-?:r.e de fraîcheur et de dé-e et noua fait connaître un I i-îeur Arturo de Cordova, rôle superbe d un corsa.re i f-'-ae.e en roux ramenant * paaaé attachant, noua per-ibüer quelque peu les cornet ;rx Ja.deura de la pé- ttuelle.chman's Creek technico-i'hiatoire «impie d’une dame lociété angina* du XVIIe ul décide de t to er, avec in's, dans «on domaine de ! Princess j “Carolina Blues” Elues" ft vi "CaroTn et Victor es; le f vendredi -Miller cit : «cure» , de j Victor Mo ’ de *'x ro! Carroll.¦ \ Kyàer Joo dana ce f.! .'affiche t me xecor.Kay K; Capitol “Lost In A Harem An n t l‘\ me -IX/l f /tii.A r.in*! dar » a a mo:r Ooï far irf rn mit mtuHca;* Un tel f it un* xi n.d'aveu le* payi ’AS » w If ce iern* de» fi: un tor LUS — ! i m JLLUU i ?IDG GAGNANTE DE LA SEMAINE El'EN IEEE : Mlle Annette Savage, 18*î rue \mher«t, Montréal Quatrième or tu h DE CERTAINES INCONGRUITES — JOURNALISME — RIEN NE - POESIE CHANGE.propos cit* r.rr devrai! belles Nérée guère Occupons-nous toujours clu manuel des RR SS de Sainte-Anne, Histoire de* littérature» fiançaiie et canadienne.Il y a d< » perle-, La poésie donne prétexte, évidemment, -» de évocation».Voici ce qu'on écrit a Reauchemin, un poète auquel on conaacrcr plus de quelque* ligne* : “i’.itrie intime > >\t un muni de poésie* chrétiennes t l mystique*, i rntrt n l ombre du cloilicr iitittil e/ de lu maison ,h famille.On n thl tir "l a t int lu- tir l.ouisbourg’’, l'un de* /mi//mi env jii Canada fram;ai*.I.e voici: Un des maniais résultats de l'asservissement politique l'un peuple par un autre, est que cela tend i rendre la nation assujettie excessivement e, inutilement consciente de sou passé, lout n- quelle a accompli aux grand» jour» de la liberté est rappelé, énuméré et exagéré /uir une génération déesclaves anxieux de persuader le monde et eux-mêmes qu'ils valent tout autant que leurs maîtres.Des esclaves ne sauraient parler de leur grandeur présente, puisqu'elle n existe /tas, et les visions politiques île l'avenir sont forcément i agues et pou satisfaisantes.Ileste le passé.Avec quelques faits historiques épars et isolés, il est possible de bâtir des itopies, et des Days des Merveilles aussi diversement fantastiques que la Nouvelle Jérusalem des Prophètes.C'est vers le pissé _ le magnifique passé imaginaire de ceux dont le présent sans gloire est sordide et humiliant - c est vers ces délicieux romans historiques reposant sur des faits, que se tournent invariablement les peuples assujettis.C'est ainsi que les capitaines sauvages et chevelus île l'Irlande devinrent au cours des temps “les Grands Unis de Leinster'', les "puissants Empereurs de Meath .Tendant leurs siè-cles tfesclavage, les Serbes évoquaient et idéalisaient les héros de, hossovo.Et pour les Polonais opprimés, l'Empire polonais du moyen âge fut plus puissant, plut splendide et plus raffiné i/ue r Empire romain.Les Anglais n’ont jamais été une nation opprimée; aussi ont-ils la plus saine inconscience de leur histoire.Ils vivent tout entiers dans les mondes bien plus intéressants du présent — dans les mondes de la politique et de la science, des affaires et de l’industrie.Et ils y vivent si complètement, dans re présent, qu’ils ont obligé les Indiens, comme les Irlandais à l’autre extrémité du monde, à se tourner, eux, vers le /Hissé.Au cours des trente ou quarante dernières années, une énorme littérature pseudo-historique a surgi aux Indes, produit mélancolique du complexe ifinfériorité d'un peuple assujetti.Des hommes cultivés et intelligents ont perdu leur temps et leurs talents il vouloir prouver que les anciens Hindous étaient supérieurs à tous les autres peuples, dans toutes les branches de Factivité humaine.C'est ainsi que chaque fois qu'on annonce en Occident une nouvelle découverte scientifique, des savants abusés se mettent à fouiller toute la littérature sanscrite pour y trouver une phrase qui, dûment interprétée, semble une antici/Hition de cette découverte.On cite triomphalement une phrase d’une douzaine de mots, obscure même pour le plus érudit des spécialistes, afin de prouver que les anciens Hindous ont été familiers avec la composition chimique de.l'eau.Une autre, non moins brève, donne la preuve qu’ils ont précédé Pasteur dans la découverte de F origine microbienne des maladies.Un passage du poème mythologique du Mahalihratta témoigne qu’ils avaient inventé les zeppelins.Des gens remarquables, ces anciens Hindous! Ils savaient tout ce que nous savons et même tout ce que nous avons la chance de découvrir; on tout cas, tant que Flnde ne sera pas un pays libre.Malheureusement, ils ont été trop modestes pour le dire hardiment et explicitement.Un peu plus de clarté de leur part, un peu moins de réticences, et l'Inde A VIS Propriétaires et Locataires U loyr du tout• maison, appartomont, duplox ou plain-piod, louo pour la promioro fois, doit otro fixa par l'Estimatour dot loyort do la Commission dot prix ot du commorco on tomps do guorro, CECI CONCERNE- 1.Tout logement construit depuis lo 10 décembre 1942, y compris toute maison transformée en appartements, duplex ou plain-pieds depuis cette date, et 2, Tout logement qui était vacant ou occupé par le propriétaire le 11 octobre 1941, et qui est maintenant loué à un locataire pour la première fois.Si le propriétaire d’un de ces logements néglige de faire une demande de fixation de loyer maximum dans les 30 jours du bail qu'il en a fait, le locataire, peut par la suite retenir le paiement du loyer jusqu’à ce que le propriétaire ait fait sa demande.De plus, le défaut de faire cette demande constitue un délit passible de poursuite et d’amende.Les demandes de fixation de loyer maximum dans la Province de Québec sc font aux bureaux suivants: Pour la ville et le distria de Montréal: Pour la ville et le distria de Québec au Bureau régional des loyers, 84 ouest, rue Notre-Dame, Montréal, P.Q, au Bureau régional des loyers, Palais Montcalm, Québec, P.Q.Ailleurs dans la province: .au Bureau local de la Commission des prix et du commerce en temps de guerre, le plus proche.ADMINISTRATION DES LOYERS Il 0 II MONTA I.KVI K\T 1-—Article nlmpl.- iMrrle! — Jour.i’nt>»,-irrt.s drs acte-.1- rrllulon — TrOp.indiquant ,e quo Ton vient de dire.2.—V.iiis du Pfrou — l'eu où s'arrêtent de.-, troupe* en marche — Bqulppce.appareil 3.—WaRon-tomberea'i en plateforme — Ote la rate — A moitié Ivre.I-—Voile dont les Juifs se rouvrent les épaules à la synagogue — Choquer «on verre contre celui d’un autre, avant de boire.5.—Fin les — Pàtleser'es renfermant des viandes — l’aest-rs A gué.6—Houe de poulie — Nom vulgaire du "choudrostcrme" — Hand-.-d'acier.7.—Amène les voiles hautes — UnguiMe fram;:» s né A Moulins.8.—Kêm n:n de "ton” — .Sels volatils — Douze mois — rossédéc.3.—Fleuve cfdler de France — Aspirations vers des choses qu'on n'a pas.10.—Poisson phvpnstome des eaux douces — "Notre-Dame" — Féminin de ' Fon'1 — Symbo’e du “cie?uai".11.—tin un sir gai — Manoeuvrai la rame — Commune de Scine-ct-Olse, lî.—Ville de Belgique (Liège) — SOLUTION DU PROBLEME No 327 Paru dans le JOUR, 6 janvier 1915 INÏÏ- A|G|A R|A|MR|I V | 11 E | R | E !0|B|L|I|G|A|T|0 11R E ¦iROT |C|I|T|E|R|N|E|S|B|R 11 G 11 | D E |U|S|A|»A|I|L|B|B|I R j A ( G | E & T ,iW!I|C|I,H|EIT|E|T E | M | E j N U'|A|piA|N|TUa|A|L|I!*|BlElT A| lü|M|B|R|A|I|E hilio G1 E | S |H’ P 1 ¦IM 0 | N | T |M 0 | R | E | IJ c | YIEJIH111 6e lettre de* alphabets P II /- n »‘t hébreu _ p.èce d- I .ployée surtout dans les rlègr- 13.—I’flte frite A la 'poélt -tienne capitale du Kavtrta.• 1.Epoque — gui ne peut s ner.y L.—-Desseins que l’on prend Lonnalsdanrp «l'unr rho-c VKItTICALKj/E.vr 1- Qui (alt son occupation h tuelle de la littérature — App.Pour maintenir un navire v:' - Aplatira et b r .sera par -pre-s on — Etat digne de pitié le jnalheur.3—Premier roi des Israélite, Altetse Royale — Prép.latine par) —.passereau.,.}',~I''er de pr -o-nnler — Hi-d Allemagne — Symbole d.- : B>nt.•> -Symbole du fer — Su-te mouvements cadencés du corp> D conj.— Grand fleuve de l'.l qu*.^“-Saison — Anciennes ui monétaire* ch'noise* — Advenu ‘•rr'PâUgjeries dan* quelle, on met des fruit*,
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