Le jour : indépendant politique, littéraire et artistique, 18 mars 1944, samedi 18 mars 1944
7ième ANNEE No 28 S CENTS LE JOUR INDÉPENDANT POLITIQUE, LITTÉRAIRE ET ARTISTIQUE Directeur-Fondateur : Jean-Charles Harvev 18 mars 1 944 Aussi longtunipa i/tir 1rs rhnsrs iront sys tvnui ti(fuvm on / mol, je ennlinucrui s ys 1r mu t i tj uem m t u tlire i/u'elles ne roui fuis bien — H1*11 ri ROCIU KO HT \ilniinibtra t ion et rédaction, 1ÎIO t»t.nu* "uinte-Tatlirrine cuite M>, Montréal Case postale 20, Station *\\” — Ifl.‘l’Latean IU71 Rriluclcur ni olti f: Kmilf-Clturlc* Ifatnol NIHILISME L’économie surréaliste - Y — K une des plaies de notre letup*, c est l intellectualisme.JYprouve le plus grand respect pour l’intelligence, mais les intellectuel» ne sont pas toujours intelligents, et le fussent.ils qu'ils n’ont pas nécessairement mission île sauter l'Immunité.Si cultivé que l’on soit, on peut manquer prodigieusement d’équilibre et de bon sens.Nombre de spécialistes souffrent de déformation professionnelle au point de rattacher à leur théorie Je sort de l'univers.Il n'v a pas tant de différence que l'on croit entre certains auteurs de systèmes philosophiques et les collectionneurs de timbres: les uns font tourner toutes les nations autour de leur idée-mère, les autres se figurent que leurs albums renferment toute l'histoire humaine.1.4 majeure partie de ma vie s’est déroulée parmi des intellectuels et de pseudo-intellectuels - - qui se ressemblent étrangement à la première rencontre' —.La plupart d’entre /;\ prenaient leurs paradoxes pour des dogmes, les brillantes constructions de leur cerveau pour des réalité» de demain, leur ivresse verbale pour des inspirations prophétique».Oue d'économistes qui n’avaient jamais gagné vraiment leur vie'ou n’avaient rien fondé, rien créé; que de financiers qui n’avaient jamais signé un chèque et ignoraient l'existence d'un billet promissoirc: que d'industriels qui n’avaient jamais mis le pied dans une industrie; que de politiques qui ignoraient le premier mot de la constitution.Ce.qui les caractérisait tous, c'était la facilité de parler et d’écrire sur n’importe quel sujet, et c'était aussi, hélas! la suffisance, l’oubli des lois élémentaire» de la vie, le superficiel paré des accents de la profondeur.Ce qui sc passe ici en petit s’est passé en grand en d’autre» pays.Si le Canada a pu former un parti soi-disant d'avant-garde dont les chefs sont presque tous d’anciens maîtres d’éoole ou des universitaires,-rappelons-nous que le nazisme, le fascisme et le marxisme sont des phénomène» de l’intellectualisme européen.Çe sont ces gens qui nous ont lancé dans le surréalisme économique, dont le correspondant se retrouve en certaines interprétations de l’art contemporain.Tant il est vrai (pie tout se tient dans l’immense vague de nihilisme.11 fallait que les premiers signe» de cette décomposition morale se manifestassent en Allemagne.Leiphilosophe llégel posait ce principe qui me semble à la racine de tout surréalisme: "Tout ce qui est rationnel est réel, et tout ce qui est réel est rationnel.” Du moment qu’on admet que les constructions de la raison sont la réalité, il faut convenir aussi, comme 1 affirme Hegel qu'une raison supérieure doit gouverner et soumettre sans pitié tous le» hommes et chaque individu en particulier.De là la négation des libertés individuelles au profit d'une raison indiscutée et indiscutable, 1 Etat.Vous avez déjà l’embryon du fascisme et du socialisme.Marx et Engels professent la même foi, bien qu’ils appliquent le principe hégélien à leur façon: pour eux, la raison supérieure, ce n’est pas l’Etat, mais le prolétariat universel.Les mots différent, la chose est à peu près la même.Le fascisme, a imposé aux masses cette croyance abominable en l'infaillibilité de la raison d’Etat incarnée dans la personne du chef; le marxisme a fait croire au peuple que toute la richesse nationale appartenait à tous et à chacun, «ou» un régime très absolu et très autoritaire que 1 on décore du faux nom de démocratie economique, nom qui ne correspond à aucune réalité.Trotsky était marxiste, Hitler est hégélien.Deux intellectuels! L’un et l’autre, partant d’un point opposé, ont voulu soumettre le monde entier à la raison-réalité, l'un au nom du proletariat international, I autre, au nom de la supériorité nationale et de l’intuition d’un chef.Le but est le même: conquérir le monde à la grande idée, et cela, sans tenir compte de lu nature, du sentiment, des faits ethniques et de l'individu.Par là, 1 intellctualisme nous a valu le* douleurs les plus profondes de notre époque, tou» ce» furoncles réunis qui ont formé l'anthrax de la guerre.Aie vous représentez pas no» prétendus intellectuels sous de» ! dehors cruels et sanguinaires.Il* sont le» homme* le» plu» doux i et les plus charmants qui soient.Ils ne feraient pas de mal à une mouche.Certains d’entre eux ont horreur de la pêche parce que Ça fait mal aux poissons.Il* sont pourtant de* destructeur», parce qu ils veulent rapetisser le monde à la mesure de leur idée | ou de leur rêve.Qui ne peut, avec un effort de pensée et : d imagination, créer dans sa tête le (dus beau système économique 1 de la terre?Hien de [du* facile.Les pures créations du cerveau ne rencontrent aucun hstacle infranchissable.Donnez-moi une | semaine de réflexion et je vous bâtirai un univers .idéal.Mai* essayez de transporter cet univers dans la réalité: vous ne le pouvez qu’en plongeant les nations dans une mer de sang, et quand vous aurez cru réussir, vous constaterez que vous ave/, multiplié inutilement la souffrance et (pie votre svstème.rie marche pas.Cela «'est vu cri Russie, en Allemagne et ailleurs: cela sc verra peut-être chez nous.Non» observerez que la plupart des productions économique» f't sociales de l’intellectualisme se montrent impuissante* à concilier la liberté* individuelle avec leur plan de réforme.II-sarrifient invariablement la liberté.En quoi le remède est 'iifiniment pire que le mal.Quel est ce mal?Il paraît que c’est je gain, le profil.On emploie un mot facile pour tout résumer: Je capitalisme.A ce seul mot, les apé/tre* du désintéressement total ont des accès de rage épileptique.Il faut que b* capital soit la chose de 1 Etat, ce dispensateur de toute joie, (b* tout non-être, de toute justice, ht c’est justement cette doctrine que J appelle nihilisme.^4°- capital individuel, c'est lé indépendance de l'individu.** est sa libération, c’est peut-être le moyen, pour un très grand nombre, de ne pas trahir ni la vie, ni leur pavs, ni cuv-méme*.Dans notre régime démocratique, une foule immense n’a pa* accès au capital, avouons-le, et l’ambition de toute société bien organisée doit être de le mieux répartir; mais il reste ceci que.rnez nous, tout homme normal et conscient de sa valeur peut ^«percr une mesure d'indépendance, et très souvent v parvenir, -ous un régime centralisateur, où domine la Raison-Etat, on e-t Pn fa°o de l'enfer du Dante: Vous qui entrez, laissez toute espérance à la porte.•'"'ous le titre; “Relrnux 'cr In foi .J (lien Itoniainif d** publier, aux Edition* de la Maison f rançaise, à New-York, un fort bf.iu livrp, où je trouve ce- ligne-; “./a .soumission à [clal serait, par la nature des t hoses, plus entiers4 et plus inéluctable que ne le fut jamais la soumission au patron privé.é-n rfautres termes, aucune liberté réelle ne fierait conretabU Pour l'individu, si un minimum rfindépetulance économique ne lui paraît pas garanti.Par quoi de concret se traduira pour lut 'elle indépendance, économique dans la vie quotidienne?l’m la possibilité ou il sera de subsister au moins un rertain temps sans accepter 1rs conditions quon essayerait de lui imposer II n’aura - Suite d la paye l - Jeail-Cbarlcé HARN EY ROME L'IRLANDE Dimanche dernier.Sa Sainteté le Pape Pic XII suppliait de nouveau les Allies et les Allemands d épargner Rome.Nous comprenons son angoisse et serions des premiers à déplorer que les nécessités de la guerre forcent nos armées a sc battre dans les rues de la-ville Eternelle, cest-n-dire, à la détruire.Rome est non seulement la véritable capitale de la chrétienté, mais le résumé de deux mille ans d histoire humaine et le monument de la civilisation occidentale.Des siècles durant, la foi et 1 art s y sont donné rendez-vous.Sa disparition supprimerait 1 une des sources les plus profondes de l’inspiration séculaire.Mais à ces oeuvres de pierre, de marbre et de Dois, qui ne peuvent souffrir, il faut opposer la chair qui souffre, le sang qui coule, la chair et le sang de nos soldats.I.cs vivants doivent avoir la préférence sur les morts.Si nous sommes acculés à la très dure, très pénibles nécessité d avoir à choisir entre les monuments de Rome et la vie de nos hommes, il faudra, hélas! que Rome cède.__ S*1 Sainteté sait a n en pas douter que ni les Canadiens, ni les-Anglais, ni les Américains, ni les français, ne veulent dévaster ce sanctuaire de la civilisation.1 ont ce qui est humainement possible pour épargner au monde cette douleur, ils le feront.Cela, le pape le sait, Nos armées sont aux portes: de Rome, où les Allemands sont cantonnés, et pourtant pas une fois nos puis ! santés escadrilles n ont bombardé le coeur même! de la cité.Ce sont donc les Allemands qui, à I heure présente, tiennent entre leurs mains le suit de la ville Eternelle Ou bien ils en sortiront volontairement devant la marche victorieuse de nos armées, et alors, nous chanterons un “Te! Dçum ", ou bien ils y resteront et la défendront! rue par rue, maison par maison, et alors rien ne saurait empéheer la guerre de suivre son cour- r< Nos généraux manqueraient à leur devoir s ils laissaient, dans le dos de leurs années, le poignard dune place occupée par l’ennemi.Une ville se rebâtit, une vie humaine, jamais.|e lis la déclaration officielle de Hitler au sujet de Ro me.l e ne sont que des mots vagues, qui ne signifient nen.L’Allemagne désuc la destruction de tout ce qui n est pas allemand Nous ne croyons pas qu'ils veuillent épargner Rome.Ils feront leur possible pour obliger les Alliés d y combattre afin de produire un effet psychologique sur les catholiques en rejetant tout l’odieux de leur acte sur les forces anglo-américaines.Le Vatican e*t neutre Rome ne l'est n Une base d espionnage le Vatican se trouve dans Rome, situation extrêmement tragique.i.ut C est une • J Ch H.AVEC LE SOURIRE t i • f t owes Les Capitole du Dernier jeu de mot» d’un de nos distingués eo’iliùré qui nous taisait remarquer qu'au lieu- de tant crier, les "légions héroïques" qui écrivent dans la cinquième colonne de l’A.C.ou de “Devoir ’, o’au-raient qu’à partir,outre-mer et déli-1 lice, même 1rs murailles de lé Actuellement, cela prend (pie chose de plus : du poil.pattes.quel- aux Un règlement bizarre de qui il ne cigarette.petit Cela expédier lui fait iu.I anglais, a une seule dire: ''Imaginez les idiots qui ont j réussi à /une adopter eu /IttgUleiu une loi aussi ridicule/ AY peuvent aller en Cri combattre aux côtés des soldats ! britanniques, mais ceux-ci lie peuvent recevoir de nous un paquet de Un de nos lecteurs rtaus écrit ! ciftarc/Zea/ vrer la Cité Luo nellc, qui depuis j pour nous signaler une anomalie ‘‘Cela cotroborc ce que quelque temp* nous vaut des éter-j qu’il n’hésite pas, pour sa part, à \ avons toujours au: qu'il y a dans ! qualifier de ioi ridicule".Cet /c gouvernement beaucoup plus de homme envoie chaque mois outre- fous que nous ne l'aurions soup-mer une quinzaine de boites où il rassemble tout ce qu’il croit devoir nels embêtements.Notre distingué confrère doute pourtant que lesdits “oivr>" vaillent les simples oies de l’histoire.Il est vrai qu'à l'époque il suffi- sait quelque lois de fiere J*t-brujt J chacun di u*v ’’{illcub" mille ci-pour ficher par terre tout un edi- Igarcttes par mois, sauf aux soldats La trahison en (Hènia article) De la trahison inconsciente à celle qui ne l'est pas, la distance n'est pas grande.La difficulté est d'établir a quel moment lacté passe de l'inconscient au propos délibéré.Un des paradoxes de cette guerre est que la seconde est moins dangereuse que la première, parce que plus facile à démasquer et à combattre.La trahison inconsciente bénéficie toujours du doute ce qui lui permet d accomplir des méfaits incalculables.Tout d'abord, il faut donner une définition.Trahir ne signifie pas nécessairement vendre des secrets d Etat, avoir des intelligences avec l'ennemi.On peut trahir d'une manière fort efficace par omission, en faisant, de la propagande douteuse, en fermant les yeux quand on devrait les ouvrir, en acceptant comme paroles d Evangile des arguments qui ne résistent pas une minute à l’analyse, en collaborant d’une façon qui paraît très lointaine à un mouvement, en jouant des préjugés ou en s’y laissant aller.On peut trahir moralement aussi bien que matériellement.En appuyant des mesures néfastes tout comme en appuyant des gens dangereux.En deux mots la forfaiture et la trahison se touche de si près que l'on peut sans risque d erreur les assimiler Tune â l'autre.Toute l’histoire de ces dernières années est pleine de ces trahisons, la plupart du temps inonscientes.Et c'est justement parce quelles Le prunier ministre ( Imreliill a uniiunré à la (.Timbre de* ( oiiiiuinies, mardi, que le* Nllié* entendaient isoler l'Irlande dit te du mondi |iemhml la période critique qui u|iprnche, et il a dit que la suspension virtuelle lie» v nv ilge» élit re Tl ire et h Royaiitne-I ni n"< lait qu un premier pu» dans l’application de • celle politique, < i'ii sait exactement de quelle “période critique" NI.t Imreliill 'eut parler.Il e-t interdit aux juiiruulisli'» île faire tout • commentaire sur I invasion prochaine, mai» le* ternie» de* unies ! diplomatique» iidrc»»ec» un goiivcruclncnt de M.DcV'niera, et le» rapport» de» grandes agence» de presse lie laissent auriiil | doute sur Tillllllilleliee de la grande offensive alliée.Alors qu il pourra en coûter de* \iI j il exister.Ainsi, lin jounutl île (him un rcproilnisuii récemment rh s photographies pnsrs mi r ouis rl'inie manifestation untibri-latinique; o/i v i osait îles bannières déployées cl, sut l'une d'elle, on pont ml lire: “llrihtin Rubs the Shoes I HER IRELAND''.J oyo/M if rpie vaut celle parodie spirituelle du traditionnel "Ihilaniu Rubs the limes’: I I, hint libre de l'Irlande n'est pus, aujourd'hui, plut sujet Un non reniement britannique que le llexique ou le llrétil [ou le (.mordu.On permet ri r et h int libre d'Irlande île rrmsen er '• librement une entière neutralité dans In puer te m lncllc; mi ministre allemand demeure toujours ô Dublin, entouré est-il besom île le dire?il une impiessionnnnte équipe *'diploma¦ tique llms ce n est pus tout: Dans le traité anglo-irlandais original, il riait prciu que I I nglelei re conserverait one ou deux j buses nm aies mi long des rotes île I h.ire île la même fin on que lu (,rmol< llreiaune u librement accordé mn l'.iuis-Unit des .j buses en teiritniie britannique, u Tcrrn-Acnve et aux Indes Mon.est un exemple frappant du sort qui finit \ (t, , identities, liais cela fut umtidêré par les Irlandais comme toujours par atteindre le coupable, l'ourlant !„„ "es, bong, inlolêtnble” tel que l'Angleterre lenonn, minutai-Bedeaux avaient les relations les plus puissantes stipulation du tuotè et retira là garnison.que I on puisse imaginer 11 en fut de même avec j Aujourd'hui, des ,mures ht itnnniques sont coulés et des vies le célèbre Ivar Kruger qui, on le sait maintenant, anglaises perdues.pane quel,, manne hritanniue ne peut opérer était un Bedeaux un peu plus poli, et un peu , de ports que la CrumlcR, etagne mail ,„n,pê pendant cinq éduque I! travailla pour le compte de rents ans, de ports où les agents du “ministre” allemand t\ Dublin peut eut librement cirriihu sans qii'inten lenne le nom emement de ri'.ire, "Il est extrêmement douteux que In loi pille qui tuait Wl enfants ,1 JiUI hommes et linimrs.il n'y a guère longtemps, a seulement (,IIO milles du in nge et par une mer orageuse, eût jamais pu *•//5 mort* v iolentes r opérât mm inifil lair»-*, met e«t danger la vj le de sold al* américain* pectes.On ne réus : — not ou* em oi re -v m?i >?¦ 7 ».« .V.âjWI NY*-: • «gjÇMf ¦r ff'Jr Page 2 LE JOUR Montréal, samedi 18 mars 1944 L’économie surréaliste d* lu ffrmi' « f'iÿ» telle possibilité i/ue i iI /mtsi-b- des ré sen et.at i/ui- h• /lutti , h- inrarti-rr île In-aurou/i il'entre eux h t y pre/mruh-nl.Mai* à /irn/mt de //u/7//iici-i//ii notre di t e/itimi a savobugle», et d'autres combinaison» qui forment de» exemplaires 1 ink]ces et rares qui M/ivt licurcusentent en Amérique, à la disposition du centre belge d'information.Ce.st en 1844 que Sav montra pmir la première fois »/>,i saxophone à I exposition de fans.Il I avait imx en vitrine sou» une enveloppe svellee et ne le présenta qu au jury.(Juand les expert» virent cet instrument en forme «le pipe, ils se prirent à rire et le» concurrent» de ,Sax sen moquèrent abondamment.Niais Sax joua sur l'instrument et les physionomie» changèrent.Il obtint une médaille d'or ! Ln 184V il lança un défi aux musiques militaires françaises er c'est ainsi qu’au Clmmp> de Marx on vit ou plutôt on entendit une joute de 45 musiciens dirigés par Cnraffa et jq musiciens sous la baguette «le »Sax.Sax remporta une victoire tonitruante qui fut l’ordre du jour des journaux «le l’époque.U "Charivari" publia même un long article où il .annonçait la victoire de» Saxons sur le.Carabins ! Jusqu’à l’Opérette s’en saisit, puisqu'un peu plus tard un couplet de la "Belle Hélène" chantait en se référant aux deux .Vax : Liai an t avec jactance T avec jactance Leur double thorax Parmi tes fracas immerrn Des cuivres de N’/r.r.£922-26 I)e son côté.Jules Janwt écrivait dans son feuilleton : "O mes amis; Sax et le canon, la tour de Babel et le soleil africain représentent quatre grands parovistiH'* !" Il y a quelques jours, la bibliothèque publique de New York a clôturé son exposition qui montrait aux Américains ébahis de.» instruments inimaginables d’Adolphe Sav, le grand Belge méconnu dont nous sommes tiers.Quand on examine de près la vie tumultueuse dr ce célèbre inventeur on r»t émerveillé «le la qualité de volonté irréductible qui Je conduisit, d'aventure en aventure, ma» qui lui donna cependant la force de réaliser une oeuvre à laquelle il croyait.Ln peu avant la guerre j'avais été appelé à Di liant, cette charmante cité mosane où Adolphe Sax avait vu le jour et quelque.» intellectuccls avaient décidé de fêter dignement le centenaire de leu-glorieux enfant.Depuis lors 1rs divisions blindées allemandes ont ravagé Di.unt, elles ont abattu le beau monument qui avait été éle»é à la gloire de» fus,liés de 1014.D’autres maisons nr été »;'.ccagé:-, d'autres ilcD'-ont été exécutés, 1rs enfants ont été affamés et le» cloche» «les égli».-, ont été nilevées ! N’est-ce pas un signe des temps de penser que le cenrena-.e d’Adolphe »Sa\ qui n'a pas pu êt;r célébré dans la Belgique occupée a trouvé dans le Nouveau-Monde une résonnance patriotique à la« ¦ • ici i** tou» les Belges en l'exil sont sensibles ! Robert GOfTIN avis m: iiuqi ktu l'oru nivoiu 1; AVIS ,-.*t n.r 1»»# prvN/'ntv» tlt*e O'J- JOSKrtl vIXil.l’HK .Min; ! - MBRTHl.VU'MK.mcnUr» «l.« Force* A-m*«-, Catmdltsir.-t n’jtnful, m.«-ciait Hongrois.On reste bien dans la vieille tradition ‘k ce malheur qui lui corneille dcil,n n,l,rr poste que celui de dépense recouvrir du J.igr voile de l’ano- 1 vntrur de bel dan» une fx-litr iruil-nymal.Il e»i rrmaïquable (pie le» i le genre Café du Commerce rie Si-timide», le» peurriu, le» tirmbl.ird- , Te1 me les IImyrrr».La prise de Turnopol à l'ouest, celle de Kherson à l’est, marquent le décollage complet des Allemands.Virtuellement, ou tout au moins potentiellement, la ligne du Hug est tournée.La retraite de Mannslein peut se poursuivre plus à donne en anglais, et c'r»i une merveilleuse occasion qu'ont !r> y,in de clic/ nous d'apprendre > elle langue rpii leur servira cnorméinenl > 1 u s tare M cela ne le» ctnpci I moins informé, peut saisir.Rome n’est pas une étape: c'est un but essentiel.Deux aspects de la question Léningrad a eu pour résultat de mettre la Lm-Dnde presque hors de combat.C’est pourquoi |e disais au commencement de ma chronique que les faits militaires éclipsent les faits politiques, ces jours-ci tout au moins.Battus en Afrique du Nord, battus dans la défensp du sud de I lt:;lic, bat.us à quelques milles de Rome, point militaire de la plus haute importance en raison de ses voies de communications, les Allemands ne peuvent pas reculer davantage, ni militairement ni politiquement.Militairement, une retraite ramènerait les lignes rès au nord dans la péninsule à une proximité SÏSfTvÏÏtaR * a?»9e«u*e ¦les lignes essentielles de comme- niçntions.Ceci n est qu une des raisons militaires.il en existe d’autres: la difficulté d évacuer sans risque de désastre quelque chose Expliquant le* raisons comme 20 divisions qui tiennent le front propre- fallût e de la fraternité Intel nati)-j mcnt t|lt et les lignes qui encadrent la tête de de 1 aSoclèté de» Nation*: "Pour ! pont d An:io.lgi troisième raison est qu une des motifs d égoisme et de près- opération de grande envergure est possible dans tige, on n'a pa* voulu que la So- ]e norcJ Jp ] Italie et pratiquement irréalisable Clété des Nations fut trop puis- *ç'nn» de |Vntre-deux guerre A ceux qui préconisent l’Institu- pras plus forte que le plus falb'.e de ses chaînons I! en est Je même des relation.» internationale.».La moindre concession contre i'Ordre international peut bien assurer une courte péri'rde d'apa:- que I-» tien d'un Super-Etat qui réglerait j «ement.mais seulement au mépris les relations Internationales, le* i de la j.istice et de la paix partisan* du nationalisme politique Voilà que.ques-une» de» donnée.» “t de l'isolationnisme citent a la sur lesquelle* les Nation.» Unie-barre ia Société des Nations IVex- | devront édifier l'Ordre Internat! ) Dm il Di» Monde Libr vi ri- dem La re on 'a é' gistrées ce» ; d Ukraine.! essentic Iience surpri tenr ava ! A hc re nationale devint une réalité v de se ns.I! semble, au centra que le» événement* de dix derr -e* années ,»\Ta;er,' no i» ;r/.NOUVEAU DELHI — Idé-per.s*» totale» de l'Inde par Prêt-Location.évaluée* à JS)5.990000.«e divisent comme suit entrepô's rni-h taire» et équipement 15.421///): transport e- commun,cation fi 161,.000; pét.-oie 113.127.000; construe-tien .431.000 r* S3.77S.OO).nt la fin attaques c Vatutin Zhukov bien su major g indique général pas sa rus se est bien connue Pourtant ment des ; plus sauv, * d apprendre 1 es avances enre- Sans tombe r d ins le jur * derniers par les armées idée approx imative d< t certain que le s Russes tiennent ment souten u.à la cad a atteindre ce rtaines positions sema ine en attendant l'hi' ver et n'on' pas hésité devant pré* a iger le chff de ' 9 rande enver cure.Le général ju'»e réfribu ition doit.Eront* politiques actifs.Tourparlers de paix entre la Russie et la Finlande et demandes roumaines.Reconnaissance du régime Badoglio par Moscou, ce qui est infiniment regrettable.Ultimatum à peine voilé à l’Irlande.Tressions sur l'Argentine, la Bolivie.l'Espagne et la Turquie.En ce qui concerne l'Etat libre, pas grand chose à dire sinon que le fait était connu depuis lonqtemp : Dublin est un magnifique poste il écoute pour les Boches et leurs alliés.Mais il fallait la proximité de l'invasion pour que Londres se décida à prendre les grands moyens II ne peut, en effet être question de l.i" ser les Allemands espionner, soit directement, soit par voie des neutres, au moment où les opérations vont prendre une importance primordial!' Lr fait qu'il se trouve quelque deux cent mille Irlandais volontaires dans les rangs ^ de l'armée britannique indique bien que l’opinion f en faveur de la neutralité à outrance n est pas unanime.Mais de Valera persiste.I) s’étonnera sans doute plus tard de ne pas être invité à la conférence de la paix.Le State Department continue de faire une pression indirecte sur l'Argentine et la Bolivie en ne reprennant pas les relations officielle* avec ces deux pays qui ont complètement sombre dans le nazisme et qui sont maintenant '-ntre les mains d’extrémistes politico-militaires, formé* à I image de l'Allemagne nazie.En ce qui concerne I Espagne, on y va plus doucement e' I on a encore quelques ménagements envers la I urquie.Mais cela ne durera pas longtemps Enfin signalons l'envoi par Tito d’une rnis- j sion yougoslave a Londres pour discuter de dif-1 férente questions, (’hure hill avait déjà envoyé | *on fil ; étudier - ur place la situation.Le fait que ' le get.", ernement des Partisans expédie des re-i présentants auprès de l'Angleterre indique tout le chemin parcouru depuis le moment ou le* gens mal informé* n’avaient dans la bouche que le mot (,’hetmk p?le nom de Mikhailovjtch J Ben de l’eau a coulé depuis sous le pont.Le! gouvernement du Caire semble être enterré et le! roi Pierre essaie désespérément d’obtenir une i aide quelconque de la part de l'Angleterre ou de* Etats-Unis II a été tenu virtuellement prisonnier par son propre cabinet aux yeux duquel! il représente le seul capital dont dispose encore] la vieille clique périmée, la seule raison d être j d un cabinet agonisant.• Perdue: une capitale.Rien que ça.dira-f-on.Ou;, rxn que ça.Ber En.ri*-n moins que Berlin.Officiellement, la! capitale du Reich est transportée, ou en voie de: l'être, a Bre V- capitale (le la Siié* ie Cela en ; dit long sur 1 efficacité des bombardement | aériens allié*.Il n'est pas difficile d'imaginer ce j que la propagande allemande eut conté «h le.» Anglais avaient transféré leur capitale au mo- i s attaques aérienne-, me travers, on a une; gue maternelle.C'est la meme diose dan» l'armée de lerrr, où 1rs élément» sont mêlé».Ce monsieur en panhnifle», derrière «un paravent laurentien (made in Japan), ne soupçonne peul-élre pat qur la guerre est une chose sérieuse, que la rapidité el l’exactitude dans l'exécution rie» ordre» est de première importance, et qu'un homme qui «e fait tuer dessu.» se fout éperdument que celui qui nbât son adversaire r-l le sort du jiélrin di»r son bénédicité en anglais, en français ou en polo que les vrai- Canadiens, s’il» ne s'attardent pas aux rnoul n» à vent, font leur devoir de patriotes «ur les champs rlr bataille cl dans notre pays même, en se qualifiant pour de» emplois et de» responsable’» supérieure», en non» attirant l'es* lune et le rr»|>ct I de nos confreres de I arigne anglaise.Claude KERR hl: JOI-ll *lt MH* |)*r h tr,rt\\.f«EM* f A tn.tr I.i/filtée.1*10 »it, ri t m iifitc-Uni florin*, i* f" iif M'DiQMl, t*l *l'l,«f»N>ti 7|7|, .I h il ( ii fl#* n-if , dirtettur #t imprimé nais» Comme nom faisons paitic rlu m J • ; *kf.m •' ri.wirv,M«,n j * ( Wi mon wealth, que nous devons !.¦ fV/, :r»n.*'m ".m}*») * fsm PlCOBAC ECLIPSE EN VENTES TOUS LES TABACS Lc Picobac est le tabac à pipe qui se vend le plus au Canada, Pourquoi?Pour trois raisons: premièrement, parce que les hommes aiment la saveur de ce tabac doux: et fr.iis; deuxièmement, parce que les femmes en aiment l’arome délicieux; troisièmement, parce qu’il est tellement économique que v s pouvez en jouir sans extravagance tout le iong du jour, i aites-en vous-même l’essai! on D?ide i a fa de bataîll p évidence -'.oie remp efe remplace y a :e en qu à l'Etat-,'t nomination i c e rn e n t d u n n abandonne militaire de a m if'ion eKf Staline envoie ion me; réfléchir ai quelques h qui obliger: nord de T et i es t de train où v des ré c for façon effi i aviation anglaise.(Jette; quoi qu on dise donner a Allemand' * ils conservent encore• de bon sens.Une des raisons Ho- r e - a ne pas reculer vers le :> est justement celle dee base*.' • 1 aviation aii.ée obtiendrait et qui; ‘ de bombarder efficacement le sud! emagne.I.ennemi en a assez au; • les chose*, sans avoir à défendre jvei’e», pas encore organisées d«* ace., IL A BON GOUT DANS LA PIPE , — V ip» ¦|Sfs mm MS*?’ «lttl'iilwt'?"'* .SW&dfc’.t1 i: ' M W&?J HWKà^ ¦HUI *[v«R ^Ï'.WJ creation, mass servent M.M - JEAN-LOUS Page 4 - LE JOUR Montréal, samedi 18 mars 1944 M.MARITAIN 1 L'Exposition d'Art Hollandais et MACHIAVEL mourir en ms l.t- jiln* grand !n* de H;iJ toile» ile« maîtres liollamlau: 22 j.r.'irniif- du \\c it du W le niecles: .iiiilil i (lu Wile rnrle: .',2 \ an Gogh; 20 toile» de lVrolç de L.iHave et >2 taldcaux de jn intn » hollandais l'OJilernjio-r.i in •.Le l'ouvcrneiir-" iiêr.il h- eoinJe d’Athlonc, au mur* de la soirée d inauguration, a ru|>jn J•- )«¦* niijue ou américain.Elle pourra avoir de» idee* pariii nie re- -ur le» .’oir.crm-mcilt* démocra-tiijiie- et in établir ijui in- ressenilileroiit iiiil'eineiil ii la < orirliliil ion américaine ou au -I -trim- parlenicntaire hritaiiuique.Evidemment, mi peut avancer que l'Europe n’est •pi une unité g-'«graphique.Je crois que c'est beaucoup plu» que cela en réalité, (.’est line m,trillion de peinée, et i lie e\[m‘ition illustre magnifiquement ce fuit." L’ÉTERNELLE DUPLICITÉ I1' au inemonge, a la cr tentaient coupablet".j “Apre» M a b .c.d .il* seront ptrraadô d'accomplir leur devoir de chefs politique*".P ii'.M.M • ri éi.Mit la iii*t;ri«:t.on entre le fait et le droit.?fmt avant Machiavel, dit .1, é Grille!, n'est pas dupe de ses I ma,,ma liant terrifiantes.Il en dCtuille les )„„¦ feu.s ai.ee lia suno-froiil d, pince-sans-rire i,ul est prop, e.ment l'Ioc fnour.I/ironir latente te manifeste, son seulement par l'élalatje t/an '/utile de ce dr tail h'enifin ni, mf;u par la longueur m*mc de l'inan-it surfant pa, les proportions somnolence heurcu.'e l’ennui." Sans doute, le piquer la et stimuler résultat i d'une affinité entre le boti 1 h'o et ; le 1 entateur.Il n'est pas douteux | que, par certain?côtés de son caractère autant que par maint- trait» de son oeuvre, le poêle ne soit lié.à Lucifer.Il dit lui-même dan- une de ses premières poésies : "Ln sou-! rire infernal crispait ma oâie bouche” ("Sonnet VI".1831).1 héophile Gautier a monnayé Faust dans son oeuvre: il' en a fait passer le triple dessin dans se» poésies successives: le fantastique et Ici diabolique dans Albertus.(1833).la philosophie dans la Comédie de la Mort (1838), l’idylle dans la Larme du Diable (1839).Mau.dans son imitation du pceie allé- i mand.i! "prenait un plaisir mam- j feste à pasticher Goethe -et à pou«-ser I’expresdon de beffroi j : qu'au; point extrême où survint l’éclat.de rire” (Claud us Cri.r-t).Albetlus, ou l'Ame et.le Péché, que l’auteur qua ;f:e de ".égence • Alla'tus voit ii 1,'IU Véronique ne.muer en ff(f ui ilrttc entre scs f jra t, et tl n’étre inc yu'i/.i hovrxhle /an* tôme.: «ur le (.u u p de m i n u i t , f: H effet, ccttc frai, heur ébloui1 ante a pri s ri' 5 TrUl t rhrurex de cadavre, les c }tfi i ?a ,\unt devenues fias/ ,-ues, les yiu- C SG ni flétri-:-.lai-S sa ni appui (litre le squelette d’une *1 fraya l.U HC >rcu t Dai.' 1* tt m p des La in - ü* caparaçonn* h .10 r- te nt a pe1 's e t a bonds itr °PP- ore.des parties.Il y a dispropor-tton entre la fat,le amoureuse et la mise en sn'ne surnaturelle qui taure, tl mobilise dttnons, 'joules rl bruccolaques pour stduirr une pr- S llle modiste, ifatlle-uis msec, peu irr/tiluetlblc et meme passablement dessalée.F:.n général, il ne faut pas se 1,usser prendre a ce satanisme voulu, feint, froidement rotnj>o=é Même le romantisme de 1 héophile Gautier n est que pure affeçuiion et facétie de rajiin, dont, d ailleurs, l'auteur I d Albertus » écartait chaque jour1 de nlu* en r>!n.I » f .ii ._______ u., et très pratlqu Le Roman do Tristan at Ispnl renouvelé p;»i Joseph Bédier clic/ l’.ui/c-iut, éditeur Après Béroul.le jongleur, et Thomas, h* conteur au verbe précieux.Gottfried de Strasbourg.F.ilhart d'Oberg, et Robert, le moine norvégien, avalent donné leur transcription de lu belle et vombre histoire des amour de Tristan et Iseut.Mais c e*t le nom de Joseph Bédier qui leur demeure Aujourd'hui hé, comme celui de Wagner A lu transposition musicale (Hn collaboration avec lumis Artus.Bédier u aussi prepare une présentation scénique.) Il serait bien inutile de résumer une histoire qui appartient à la légende universelle, comme d insister, après tant d'autres, sur les dims émolument poétiques de Joseph Bédier.qui a su retrouver l'atmosphère du drame antique où le destin implacable Impose à deux coeurs un amour plus fort que les attaques extérieures et les jalousies: un amour en quelque sorte tellement surhumain qu'on l'admettrait mal sans ce philtre magique, pris par erreur.Il y avait bien matière n tenter le génie de Wagner, dans I irréparable et le tragique de l'amour, que Bédier, lui, fait renaître dans une langue m souple, et en même temps si sobre Cot un très beau livre, qu'il faut avoir lu.« * ?* Est paru aussi cher Parizeau: Vont du Largo tie Jean-Louis Gagnon Voici un livre où I on croise un Anglais à toutes les pages: mais cet Anglais n'est jamais le môme, n a jamais les mêmes trait.», ni le même sourire, m le même flegme, ni l.i même ténacité, ni les mêmes opinions sur son propre pays ou le.s pays étrangers.Tant il est vrai qu’il n'y a point de type anglais, mais seulement des tqpcs, souvent différents les uns des autres, chez qui se retrouvent, il r t vrai, les qualités profondes de la nation.M.Gagnon a connu le peuple des Iles, Il a vécu chez eux, Mieux encore, il a vécu twci eux.II a échangé «es impressions avec le cockney, qui fait rire les copains au pub, avec le beau de Saint-James, qui garde encore l'héritage de l'époque victorienne, avec les jeunes lords d F.ton, a qui I on donne trop de responsabilités en attendant de leui donner trop de privilèges".L'auteur par le donc des gens qu'il a connus et fréquentés, Ses portraits sont d une belle allure, mordants ou sympathiques, toujours vifs et bien campés.Ia-s pages qu'il consacre à Churchill sont à cel égard remarquables.Mais Vent du lurf/e n’est pas un simple reportage: ( est une étude du caractère anglais, des institutions anglaises, de la politique anglaise, lotit un chapitre est dévoué a I examen de la colonisation des Britannique' en Gold-Coast, tfri autre chapitre passe en revue les tendantes et I orientation des partis en Angleterre, bnf m, le livre renferme un chapitre vur le Portugal et M.Salazar, qui "administre son pays comme une entreprise privée".Mais parmi les plus belles pages, le lecteur n oubliera patelles où M.Gagnon lui parle de la Colère de la Frame.Il n oubliera pas non plus ce qu’il écrit des J.iat.s-Unis, terre d asile, et son apostrophe aux Américains.Un livre remarquable, écrit dans une langue imagée, pleine de rondeurs et d allant.Un liw qui est, non seulement l une des lectures les plus divertissantes qu’on puisse imaginer, mais aussi une source de renseignements précieux et d tnpire pas I • i ÿiifyL la littérature et ! art tre* nettes, origin a let ^ ro^rr, .igeri'ei” (René Canal).Comme nous venons de tâter.anriee mern permis» on - LANDE.v f'rocureur de la ftequé/CMite, chambra 91t.éd flce 7'ntnaportatlon liu ouest rue St-Jaeque», Montréal.Qué.AVI* Dll ItEUt ETE rom IIIVOIICE A\Is e*t t/ar '/h pr-'-sente» donné que K 11 EUE K IC K RICHAUD CHANNON.contremaître de la ville de Verdun, .1 .«tr.ct de Montréal, province -le Québec, s'adressera au parlement du Canada, i »a pr.D - nte nu ft M prochaine «e«*ion.afin d'obtenir un bill de divorce d'avec *a femme.IDA MAY SHIC-l.KS CHANNON, /(« la ville le ^t-j.ivtache, District de Tcrrtbonue.,'.ro.'1.nc,> (èaébe;.pour cause d adult/.-e et d'abandon.Daté a Montréal, province de ce Ulème Jour de février (les entreprise» de Defence Industrie» Limited, pour la const! uc-lion.l'outillage et l'administration d'ualnr-a du gouvernement consacrée* à la manufacture de produits chimiques, d'explosifs, de munitions pour armes portatives, ainsi qu'au remplissage des obus et des fusées, par le rapport annuel de Canadien Industries Limited, dont les actionnaires recevront prochainement un exemplaire.A date, ces entreprises effectuées pour le gouvernement canadien et le» gouvernements du Royaume-Uni lépaxsent considérablement 3600,000,000, Iji Defence Industries Limited tire ge» revenus de certains frais (l’administration et des opération» pour lesquelle» on emploie des capitaux fournis par la compagnie parente; les revenus découlant (le ccttc der nière source ont toutefois disparu en bonne partie, en 1943, en raison d’un abaissement de la production et de l'expiration de certain» contrats.Tous les revenus de 1943 ont été virtuellement déclaré» en dividendes, dont le total se chiffre par $382,500, au Heu de $430,000 l'année précédente.L'eneemble des revenus nets obtenus par Defence Industries Limited, sou» forme de frais d'administration.dppuls le début de !n guerre jusqu'à la fin de 1943, représente moins d'un cinquième de un pour cent de tous les frais encourus per !a compagnie au norr de» gouvernements.1/es sommes nécessaires ft la construction et à l'administration des ii.,Inès exploitées par De fen re Industries Limited ont été fournies par le ministère des Muni lions et Approvisionnements, nu nom des gouvernements canadien et britannique.Au début, Canv dlan Industries Limited fit un placement de $2,000,000 dans la compagnie subsidalre afin de lui fournir les argents requis pour l’expansion et l’exploitation do deux petites usines reprises de la compagnie parente.Le ranport annuel révèle que la production totale des usines de Defence Industrie» Limited a été plus considérable en lOtlLquVn 1912.a construit dix grandes usines et six manufactures moins vastes pour la production de produits chimiques, d'explosifs, de munitions pour arme» portatives, ainsi que pour le remplissage des obus et )e montage de» fusées.Ee 1943, on a mi» er> état de rendement une vaste usine pour la fabrication de munitions pour armes portatives; on a en outre complété deux manufactures de produits chimique» militaires.Ii fallut accroître l’outillage et modifier les lignes de production à diverses reprises, à cause des changements ordonnés dans la constitution des produits.Pour la première fois depuis 1940, aucune construction de grande Importance n'étalt en vole de réalisation, à la fin de 1943.SI considérables qu'aient été les exigences des forces armées, la production d'explosifs militaires et de certains modèles de munitions pour armes portatives, par |a Defence Industries Limited, en 1943.a plus que suffi aux commandes.Le rapport signale que la production de certain puissant explosif a été substantiellement accrue par la modification d’un procédé, modification presque entièrement réalisée par I acompagnle.Ce changement a permis de tirer un rcAdc-men‘.beaucoup plus élevé de l'outillage existant et correspond de ce fait à une économie apprécL-1 le pour les gouvernements canadien et aillés."Commit résultat de l'accumulation de» stocks d'explosifs, dit le rapport, le gouvernement a pu nnnoncer une réduction de la production canadienne, conformément à l’attitude de la Grande-Bretagne et des Etats-Unis.Deux petites manufactures de ls compagnie furent fermée» vers la fin de 1943; on a aussi fait le nécesj',.l-re en vue de cesser, au début de 191i, toutes les opérations de Ne-bel, Ontario, où sc trouve la première grande U3ine exploitée pour le gouvernement par Defence Industries Limited".Outre les explosifs militaires, Defence Industries Limited manufacture, dr.no l?.q usines du gou- vernement, divets types de munitions pour armes portatives, de poudres pour les e.morce3 et les fusées, ainsi qu’un Ingrédient chimique essentiel aux écrans de fumée.la compagnie exploite aussi, au nern du gouvernement, deux usines pour le remplissage/ des obtus et une autre pour l'assemblage des fusées.Bien que la demande augmente pour ccitainr produits, il est officiellement reconnu que.les foie s armées ont dépensé beaucoup moins du munitions qu'on ne l'avait escompté; ce fait, et le» changements apportés aux tactiques et à stratégie militaires, ont entraîné la réduction des cédules de production des usines de munitions.En mars 1943, h main-d'oeuvre t'-ucha son point maximum soit 32,300 employés.Il y eut une régression dans les mois subsequent».Pour les douze mois, la moyenne équivaut à peu près à celle d?l’année précédente.L'excellence des relations qui existent entre la njain^d'oeuvre et l'administration à considérablement aidé In production; elle est duc à la diseue-rlon conjointe des problème» de chaque usine, au moyen de comités détude D’autre part, l'application constante de méthodes sécuritaires perfectionnées et la coopération des employés dans l'observance de ces méthodes ont diminué le nombre des accidents, bien que ce nombre soit resté remarquablement bas depuis le début des opérations.Ut campagne an nu Croix-Rouge car.adienr Nous espérons qu'uli son objectif car les b grandissant.Que tous diens redoublent donc site aux derniers jours pagne.Il serait déplorable, nos compatriotes n® comprennent pas suffisamment l'appe.de la Croix-Rouge canadienne.Pensons que chaque dollar permet d’obtenir un prélèvement de sang pour ncs combattants blessés; que tr -is dollar» fournissent du sérum sanguin ¦i un de nos compatriotes svir les champs de bataille ou dans les hôpitaux militaires; que deux do’-lars et demi procurent un colis Je vivres à un prisonnier de guei-le.C’est pourquoi, entie autres raisons, les oeuvres de la Croix-Rouge canadienne sont si importâmes.Nous devons donc insixt/ t pout que voua donniez votre souscription dès maintenant, ou que vous augmentiez la souscription dcji fuite.C’est au nom de nos c-om-: attants que la Croix-Rouge ca nvllenne réclame votre aide.Depuis le début de !i guerre aucune société n’a fait autant pom r.os ccmbe.ttants que la Croix-Rouge.Cela seul devrait vous convaincre de lui Recorder votre / nticr support financlei Grâce à la générosité des Canadiens, giàca au dévouement ir.'jc; sable des collaborateurs < t collaboratrices de la Crolx-Itouge, on a pu expédier 27,000,000 d'articles de toutes sortes à nos hommes d'eutre-mer et aux populations civiles victimes de la guerre.Que ces services soient appté-clés, nous en avons la preuve par les milliers de lettres de gratitude que la Croix-Rouge n reçues.La Croix-Rouge canadienne a fourni 2 500 calsu-s de fourniture: diverses à la Croix-Rouge de certains pays aillés; elle a acheté 30(: ambulances et autres véhicules; elle a expédié aux prlaonnbr» de guerre 7 000,000 de colis de vivres Notre Société a en outre construit en Grande-Bretagne un hôpl tal militaire de 600 lits, nu coût de $840,000, et elle en a fait don au ministère de la Défense nationale.Nous avons recueilli plus d'un million de livre» de confitures et de miel pour les enfants sous-alimentés d?Grande-Bretagne.Nous avons donné des millions d'ai tides d?confort et de réconfort à nos hommes de l'active; mix combattants blessés, nous avons procuré des pansement./, chirurgicaux et nos visiteuses sont allées régulièrement leur apporter joie et concoiatlon.Aux familles séparées par la guerre, notre bureau U'enqut i s a travaillé à trouver des motifs d' polr ou de certitude'! de survie.Même lorsque la Croix-Rouge devait donner des nouvelles tragiques, elle le faisait avec une telle délicatesse que la douleur cr» était amoindrie.La Croix-Rouge canadienne n'a pas oublié les pays étrangers qui combattent également pour nous.La Russie, par exemple, n reçu des : effets d'une valeur Î2,COO,000.A la Ch;.o« ! distribué pour $750 ( : de toutes sortes.Et expédié plus de 700.vivres aux pnsonnie , français, grecs be!,.| tchécoslovaques et yo ! plus, nous avons aidt j Rouge français/.a la ; polonaise et a ia C i tchèque.Nous pourrions continuer en ?.! temps cette énumération.L* j Croix-Rouge canadienne n'a .,u i négligé ses oeuvres au Car.a '• | même.Elle a organise les &tn,\ -, I pour les victimes de sinistres; elle a donné et maintenu des coût / qt I soins d'urgence et de soir*.H iC j miciie; elle a continué ses oeuvrsj d'assistance sociale.I Nous vous avons déjà parlé dej i :i-; ,é/ ; aérienne* et terrestres, |e nombre | des prisonniers de guerre ne ri*.| sent d'augmenter: il mut donc que i !a Croix-Rouge augmente s -cour* a nos compatriotes inte.aés | en pays ennemi.On ne dira jamais t ! des cliniques de donnei ; Cette oeuvre est vraiment nur-¦ veilleuse.I>n Crolx-Rougz p .-.i.de maintenant 93 clinique/ rL c» j genre dans tout le Canada, dont '.( dans la province de Québec L'a-i | dernier, nous y avons effectué plu* ] de 500,000 prélèvements de sang, i Tout le monde se rappel/ ]a t:r,.! gédie de Saint-Jean-Terrer.p uve, lors de l'incendie de la su lie (‘«s' Chevaliers de Colomb; en cell! occasion, la Croix-Rouge put «ru-ver la vie de nombreux boss's, grâce à l'expédition immédiate d/' i .sérum sanguin De tR/ simsti /* peuvent survenir en tout tenus c'e.st pourquoi la Croix-Rouge tient au paya même d'important•-/ réserves de sérum sanguin.Et eda j .-ans nuire a ses réserves d'outre-’ mer, car le combattant blessé ne purvivra, le plus s.uvent, que pir des transfusions rapides de -i-runi sanguin.Nous ne pouvons certes pas ému* mérer, dans ce:; quelques lignes, tous les services rendus par la Croix-Rouge canadienne.Vous en "avez assez pont comprendre l'importance de l'appel que vous lance actuellement la Croix-Rouge, a qui vous devez tant de toconnab.-an-ce.C'est à vous, maintenant, qu'il appartient de prouver votte générosité et de prendre vos responsabilités.A nom de nos combattants, au nom de l’humanité souffrante, '.a Croix-Rouge canadienne vous d.t: "Donnez puisque ia Rrovide&e* vous a tout donné; soyez généreux puisque des millions d’éhes ; humains doivent deman !/-r même le nécessaire; le plus gtnr.d sacrifice que vous ferez pour la Crolx-Reuge canadienne peut-il se comparer aux sacrifices immenses do nos combattants et des civils pr s dans les horreurs de la guérie?’ Il ne reste que peu d'heures avant que ne se termine la campagne de la Croix-Rouge.A\oz-vous fait votre devoir à son égard?(Ai* lit; iieci i;t i: rot u nivoitt i: AVIS J*!, [i ir !/•.ur•'-.-/ .-le» 'ouït/' Ztfiz- D: me BELLE BAI LEV ép,.uo-, de la Cité et District de Mon! r*’ai.dans la province /le Quéi.ev, s'adresser:! an Par cni-nt du Canada ft «a présente ou ft sa pr/» naine sosnion afin d’obtenir un ili i ne Divorce d'avec son z'oouj H A HR y LEIBOVITCH.mnriufrcti!! ier ije la Cité et District de Montré.»!, dan» la province do Qugjjec.peut cause d'adu't.'re.Daté ft .Montréal, province de Québec, co lëlème Jour de février 1911.I'M TC II K- LANDE Procureur île la Requérante, chambre :>M.(j (ire Transportation 13Î ouo.'zt roc Si-.In,' lue», Mollir'./!.Quf.Banque impériale du Canada « * Etablie, en 1875 SUCCURSALE DE MONTREAL BUREAU - CHEF .TORONTO angle St-Jacques et McGill A.H.II.Ilcarn, gérant.COURRIER POUR NOS Biompton Pulp & Paper- Co.Ltd.Moulins rt EAST ANO US ET UHO.MPTONVII.EE, QUE.MANUFACTURIERS DE PAPIER ET PULPE Bureau de ventes 320 Edifice Sim Life MONTREAL Canada.A.H.LIEKF D.rue Hide-au.Ottawa.Ontario.Procureur du requérant Three Rivers Grain and Elevator Company Limited TROIS RIVIÈRES, QUE.UN I-uncaster quadrimoteur géant exploité par Air-Canada pour le compte de l'Etat canadien a transporté récemment, de Montréal en Grande-Bretagne en huit enrôlées, plus de 50,000 livres île courrier, soit près de deux millions de lettres destinées à nos soldats outre-mer.Le Corps Postal Canadien estime que chaque soldat canadien envole, eu moyenne, trois lettres par semaine et en reçoit quatre.Ceci donne une Idée du nombre considérable de lettres expédiées chaque semaine par l'intermédiaire des divers moyens de transport.Tout le personnel affecté au courrier e.t convaincu que les lettres constituent l’un des facteurs les plus importants de l'effort de guerre du pays et pour en assurer le transport outre-mer, U est pris autant de précautions et.de soins que pour le transport des avions, des tanks, des canons et des munitions.Ix* courrier joue un r-Me considérable dans le soutien du moral (les nûu .t en service actif.Le transport du courrier n'est pas la seule mission importante confiée aux I-an cast >rs par le gouvernement canadien.Ils transportent aussi des voyageurs chargés de missions spéciales et des tonne* de matériel dont les Nations Alliées ont un besoin urgent.La photographie du haut nous montre une Immense charge de courrier déposée dans la cabine à i voyageurs d'un Lancaster par la police de garde du service du transport de l’Aviation Royale Canadienne.Les sacs de courrier sont 'placés dans le nez de l'avion ainsi VOUS POUVEZ nous designer, soit comme seul exécuteur testamentaire, soit conjointement à une autre personne de voire choix.Que nous agissions seul, ou bien en tant que co-exécuteur, nous suivrons fidèlement vos instruction:, de façon avantageuse et économique.Lorsque vous préparez votre testament, rappelez à votre avocat ou à votre notaire de nous désigner pour exécuteur testamentaire e! administrateur.Nous garderons le terlaraer.t dans nos cofr,e‘, à titre gracieux.que dans le compartiment vait autrefois aux bombes, photographie de droite.Ml Desjardins, employée d'Ai: fait aussi sa part pmi Hitler en chargeant à I, Lancaster géant, les sn &¦¦ të# v.s.i « Xl’ÎTOI.‘1 >' ¦ Rojl1 _ “U.U | ::,1 »>.**¦.1MFI KI.Xl.: -l.»vsl,.(,,,.,.u,:il‘ - ”1» I trrjboJv Uappj ’, l.l'I-.H S : -Madame (uilv, semaine OHl'Hl i >1 : “IlUfrnjM-S : T.Odcer" _ •¦He.1 l ilt,,.*.ST-BK.N I?) ! "I/Emlgrantc" — "Sur h- ri.r.ih r tli « Vuch**»".I.I.kt'TK X; jusijii'ù » nul.' Senmt In Tin* Hark" —"!h DU III» l.t,li .| .1%: ir: ; «••m.« mar.: 'Ifer* ’i n UnM" — ”11 inti On r T.ï • I .».Cl.' — • Souj Of T»-\.» .SHERBROORR- ( INI .HA !)!.I'.XHIs • • Drrrli rr l.i I - ”( 'Parlent.*si»»?".QUEBEC l XXXDII S • ! c t r| (i ' — T.e Mouün 1I.111* I» t>o|»‘l|".TROIS-RIV1ERES C'IN I MA ni: P X III* : 'T|»t'V’ _ “Ini In Mère ile Madam'*’*, THEATRES et CONCERTS MU ADI.Iratur-lilm p, • j;|r.“AVItl.s MOI semaine tin IT mar».M OI.MS ; Irani ! itni pré-rnli* • *1.0111.*» M \ X.’l I.i t MISHKA HI X.M X ", lr IT mar».Le Quatuor Alouette ,Sa!,“'n,‘n!!' L’ “Emigrante’ *u.r i!»ni'»r.ni Fiai.mu, I.- Oualttur \l mlir donnait f,|m "LKm.'•)'«* nut !’«•*' mi r '! I I u- fol*.; 1er vu n m do I< |l| 1; »'e»| ; llll [O I I •il do .\Jc ut-i-UfilH.; cltoyer 1 am dp Je n xttaurdl- j emploi pendant affermis , Mttitq U’IlUin ()j t,n ses priai la musique i fredonnait la I! 'te qui dltlgei ai i.o in appartient d'ailleurs a une lii'li «"lr lï maii, j In mille de musiciens, pniiuuilèie."n ni du cot- palet iitd.ejun giand-: ‘ • .Is-ne Ma a.- fl, était a II ans iiclie»trr n IOpéra < ou, puis, devenu in, i * tin t le intimn titigi'Clnq «n* au ¦ opolllan Opel» de New Yutlt, 1“ î" : e de Loi In Ijncoln.ainsi | » i * e qu'il I.iqult le Jour d'u un,', r i ,a 11 e du Gli-.rtd Komnel-I rlmtili ui 11 pi oh Muuir e t 'e»i pen ! i* lit «on sla-il" an, rn Europe >our I" h» il»;.* qui' que ».quit Or , du i am.i |||.f, a 1 une • -rf d- nie planiste, in» rit?* MU ('.U! ISUjjlt i | patt’ui .i l’a; r* ¦ qui a satire j ¦ d«* mu ISitJU nmérr.i iru II mon- j ! d» qu 1 ¦ tttiiio n» pour ; l « Ituh 1 (le neuf moi 1, «loi» qil'll »0tl f U 1 Etal i l lu rerunnnis dt ipurit.-ineuienl , bien qtt ¦ |e n uit p,,., f»|t de nui ent: e muin'- n .tien iliopi ’ lieic , .< t -|, Jean Dansereau en récital au Plateau Capitol L éminent plan.-Je ean illrn Jean t ,n 1 >:•.(».» ni • i ilonm r» u Mont; , n| b H avril piq-i"»In son premle, pinrid niella) doptils bientôt deux un».Un gran-l ai:, te u fait do triomphal*:» tourné» s i.i llollunde et dans plusleut.s pays d’Kutope.IM’i» léeemment II allait Jouer »n A tri >'• re» »'nlliou.H,a'u»vés J,"»n Plan » trail étudia un certain temps nv Mme Ma-.’; in' a D-irnlnlqui- Du '•bill m- i t Ko : ; I 1 1 Pel lier Kn l-’ruru e.I! fut un pi:, (l'Europe Mill, |l parfit *> Spleen.Dehufcsy; c/ Che VT.de- bol?.Debus * y - dl Del ca ;.i-K-» ms rutll.( htu.iors; c) Turn-; i y I -, Ci,.ado; y V- Remnant of a cloud, Carper,' j ter; ht Itaîn has faii-v, Karbe.i -, j et Sleep now, Barber; di Sc-;, | Moods, Tyson.XI.MAI’.f Kl, ( I î XDKl I.K e livr»-.lu pré.en- ce actuelle du gouvernement q ; 1" A ! : » rr.agr.c s*o.t donn,.- n'spparei: n-.''>rr:er.-.comme un eccldent MAI Rayn.vjlt.maire de Mont;- \wrull* (AntniK r*\< ÎVJOUM cc~.y:x-‘' EUiUfRf! m pritt;rnuiliir iloiililr (Mer* pi * BETTY ^l«TOCKFELS> VE8.D.17 MARS S.-DENIS I imt i.-i ‘II.M pr» *rf.r Deux enfants prodiges LOU I \ MAAZEL I h rt d'on brut rr I I nu» ili rltçrnn f l/OHf IIKVrilK iMiif.si \nwnsiui y: IM MONTIMHI.#¦! SONDRA BIANCA |i « n l • t r iJp III pris f ft f f l.i; I S : ni «H».I.VI.2-00 ls f u • • • r * IN VIIM i: hii Melirnl*.U.tI.UHiprih-inl! f , .iAnd**T tre .‘Ar.jj actuel* U apparo i oblique de ce trouver ,»» l’application d un j sephique né de pu!» q une .it nation rouvrit t ouv’Bge prend un a»; leme.ot prophet Iqu^ e c* que Cbe» terton ;!efe-rr-: ‘-qu’elle a cor une consr.uenr» i Irrt dre et imparfa Itf devoir quelconq Ur m ir.ismt"; »¦' plus loir* q 1 de !'Allemagne.d&n» moderne est ve nue po .part de ce quille r a* p r.a s.rnr;./' O'jand t —— - — •memer.* £ubt,»1- Vo ¦h qu'il e;* r.i i rioppor > df rapp^îf r fs.plUJ grands centre* ou le-de toute* les province» toucl revenu suffisant pour pou; v r,èr.ef.i.fé-s.pour : èg.r ’ - ' ; : en entier et, de plus qui met d’acheter de» obligation Victoire Un grand nombre r< f.‘’’ r-er.sert leur revenu ou f.lent un impôt ur per- et M d in KM3 a fins: int fait tort for ls s'-cond /Km e-i -, i F » ilo'v" avec Cecil Ha H en Waüi'i dans tes l*u laça ' Northern Pursuit’ en 2e semaine f >* A N *J /., S d à bu » (\ ‘-i »; *.mnrin 'Î-thh U-h i égio r'jr;ad)enne4 ont pouf - H* H (U i c:iD "h V Hv iiivcücocx'a î ËBEEÊÀfaT I .¦uflt ¦ ' - - -v • •fis», is ¦ 7 -+>,• ”f » 1 u johb ntmizn :"r TA l LUI AH HAHlCHEAC* ’ ft ou rr « / .^’y t* f • y.üffjr d* K* “t pourra iaaOJeni Pu ra r rw\ ra/j-jinunt tou '•5 .]é>f îIhz'.m n'©fii ne*.Tel f* f.• r.jr; Oo "?*'orthfrn }>u i' St à I îi f r.g *1 e au cinéma IcU.'îr «¦ft un UlTx « treü en !?.« Fs.a de rua huitoir* t fl < lu;/.HC.r,*.lu fi A.llî C • Nu L 0 î .n t; n *- s r , '< e i ¦% f :lîOI ItM, ro ,IÙ Page 8 LE JOUR Montréal, samedi 18 mars 1944 UNE CAUSE DE CONSTIPATION NATIONALE A propros de ces listes interminable» d adversaires de l’immigration, que font signer certar.es associations dites patriotique» et quelques racutes étroits et naïf».Il ne reste plus.p; Je rencontrai*, cette semaine un de me* bon* >imis, homme pieeux et intelligent, qui rm: dit : Nous venons de faire notre retraite fermée de la paroisse.A l i>*ue de cette retraite, on nou* a fait signer une p_-'ition contre tout projet d'immigration d après-guerre .J'éprouve le plu» grand respect pour le» lieux s,unis; mais »i l'on s'y lave l’âme et le coeur, on n y fait pas toujours la meilleure politique l e mélange du were et du profane offre parfois de» dan- er* On peut être un théologien hors ligne, un prédicateur miraculeux, un confesseur sage et recherché, «an.* être pour ce.a un l>on guide dan» le* chose» terrestre* L’immigration e t une de, grande» et urgentes nécessités nationale» et surtout humainet».fin notre machine ronde *e rétrécit par la surpopulation de certaine, contré»» et par le perfectionnement d»» moyens; de communication, plu» le, terre* inexploitées deviennent essentielles â la vie et au bien-être des gens.Alor, on n'a !» droit de L* laisrer en friche.Pour le Canada, le problème e»t fort aim'd'-.Ce pays ne compte f|ue I 1.000,000 d'habitants.Impossible de d''v! - per cet immense pays avec cette poigne:* de ci-o-ens.Nous avons souffert, depuis quatre ans, d’une m«e de main-doeuvre, et, dans les progrès qui ne marqueront pas de se produire après la guerre, ou bien nous nous résignerons à notre faiblesse mmté-ioue, ou bien nous accueillerons les quelque* millions d hommes oui nous manquant pour acouérir la puissance, la richesse (t |e bien-être par l’exploitation de no» immenses resources et l’accToissemcnt de 1 activité generale.Si nous restons faibles, grûc" à une politique de la porte fermée, le jour viendra où nous serons conquis bruta’emcnt.Si nous acceptons I invasion pacifique et „r.féconde d'une saine immigration, nou» n'aurons plus rien à craindre pour notre indépendance nationale et nou» ni'verrons, avec le sentiment de notre force, cet orgueil canadien oui nous manque pour être une vraie nation.I.es F.tatr-Unis ne seraient rien sans l’immigration.Le Canada lui-même ne serait rien sans la venue des queln ie» millions d’immigrant* que nous avons hébergé: entre 1900 et 1939.Nous aurion» environ tro;s millions de Canadiens de moins.Trois millions, c’est un peu plus que le quart de In population totale du Canada, Se trouve-t-il un seul imbécile en ce pays qui affirmera que ces trois millions de Canadiens ne devraient pas exister ?Au reste, depuis plus de trois cents ans, le Canada n’a pu se développer nue grâce h r.on immigre.tion.N’eût été celle-ci, il y aurait quelques bourgades d’Iroquois le long des Grands Lacs, quelques hameaux de Murons autour de Québec; mais il n’y aurait ni Canadiens ni Canada.Est-ce cela que veulent les adversaires de l’immigration ?l^a Saint-Jean-Bnptiste, cette société raciste qui s’emploie avec infiniment d’ardeur à retarder le progrès du Canada, fait signer actuellement, à travers cette province, des listes interminables.Il y aura là-dessus des milliers de noms.La plupart de» signataires ne savent même pas de quoi il s’agit.Peu importe, il faut impressionner le gouvernement.I ouïes les sociétés sarro-snintes, depuis l’Ordre de Jacques-Cartier jusqu’aux Fille» Vertueuses Limitée, se sont donné la main pour présenter Baptiste sous les dehors de l’unanimité.Nous espérons que les chefs de ce pays ne tiendront pas compte de cette nouvelle crise d’épilepsie nationaliste.Les regards de cette absurdité substituent la question de raie à la question canadienne.En regard de l’immigration, la question de race ne compte pas.Si nos soi-disant guides, animés par une politique a courte vue, une politique de constipation et de rationnement, veulent entraver le progrès à la seule fin de garder leurs privilèges abusifs, il est de notre devoir de les bousculer et de passer outre.Paul RI VERIN ¦'v f'i *¥&*&#* \ i A VEC LE SOURIRE Charité et sécurité “L'Allemand dans ses mots." i Nou» recevons d’un de nos amis.! officier dans lei force» outre-mer, ! une lettre intéressante dont nou» i détachons cet extrait: "Je me juii permis de fane ic-marquer à quelques aumôniers ' eanadiens-ftançais réunis dans noi e tlorai- t oute guerie ainene une ;on nouvelle dans la langue verts, dans l’argot du soldat, plus particulièrement.Cette maladie, car c'en mess que pas une seule paioissc de|est une- d*’ fhanger les expressions la piovince de Québec n'avait j reçues par des formules nouvelles pensé à faire parvenir quelques dou-\qui nt t0:1t pas toujours-idome-ceu,» aux pars de chez eux qui »°nljJ0U€ par(o|} de dr61„ dt ^ en service outremer.Les cutes du'.,, i -, .„ /• ’„r _ I cmoin, 1 Amgot, tus nature1, no i Quebec quêtait pour l cghse, potu t .j avoir des cloches, pour les pauvres, | I)as Relations , mais de la même s’il n’y en a pas dans leui | manie de fiche partout des initiales, j varoissc; ils chantent des grand même là où il n’en faudrait pas.I messe» à cinq dollars pour les de- Au|re exemple: l'emp!oi du mo, i funts; dans preeque tous les temples, ,.r , , , ,-,.l nllU .Ln terme strictement mi- 1 il y a des troncs p oui une quantile' | j de saints qui se foutent bien de l’a,-jlltairf- c(:'a "« nullement la rent, sans pa let dis âmes du pur- guerrr-edair, la guerre foudroyante, ¦ galoire qui n’ont pas besoin de fi- mais bien des opérations conduites j nonce;,- ma s personne parmi les cn /1?.i.ag5> sous dfs forme» qui oc sonnies pieu.es de la Province, h , ¦ >< ^ , .i rappellent I éclair.Mai» ce,a ne et'pas un seul suppose discipte du .Christ n'ont so,ré que le pauvre fa" ncn- on a '> 1 °" gueux outremer a peut-être besoin j ploie encore ce mot à tours de bia-, de tabac, de linge ou autre chose.Dernière trouvaille dans un journal Quand nous icccvons quelque chose pour nos soldats, les donations sont Croix-Roue.' de ¦ •* - -r* -v*»> .qu’à tanner la peau rlfins la kêie ! habituellement de la i ou de quelque organisation 1 ; Ontaiio.” Insinués, ivous nous sommes in \u ARPRES IN| A|N| A|NliffiE|L| A|Il 'g'N|E|E g j î 0 | R | T IS(! E ! R | G j 0 j T | S |Çy! N | A | F; | D ! j I M11 | R | S lUj H | A | G J £ | T ! M | A | U E! 1 E | S | A | U A | L | I E | U j T IJJ3ÏP | S | ! FRUITIERS U»!N|E|I|G|E|E RÎ|I|RlE!N|£!E| —nt zra Assortiment complet de variétés de Po-Tirnien No 1 d'été, d'automne et d hlrcr.aussi Cadelicr» (rouges, noirs et Iiîaccî).CroaeilHers, Vlftnes à raisin* Bleuets cultivés (myrtilles;, Framboisiers et Fraisiers.Lisse de Pris sur demande T | E I PS! E ) L ! A | !' U I HI I »t30Pi il I r.UI h’ IS ! 28 Téléphone * LA n caster 4191 ;~;WH PERRON xSJE.P CCAINETt^Rslz.PCflNtÉBISTtS J ¦ j 935PIVD STlÀuhEtO.MOKrôéït | ! E|T|E BIBIDIEINITIÇ;: S3 A IL| E|P ! ] ilS|E|X|A|G|E!K|A|l|R|El3 ’?' S I E fe?R | A i M | A 'ïïl T IU | L 11 IP ! E I SWi R ! IA |N |U 111X | A i*2l T jl V\ 11RIA IDIE ! ! 3 | £ I C JS'TlAlPlEITlTfE G IR | E ' I A | L | E | S I E W 0 I S I EIU l E 'ETl E l U j S ’ C»acrmn‘ de \»i , .ine d-r -i-r» : 4*00 Côtc-drr-Ncigc», Jlontréal, ¥ * ¥ ¥ f Pen ¦ Pcnliot VJ
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