Le jour : indépendant politique, littéraire et artistique, 13 mars 1943, samedi 13 mars 1943
giême ANNÉE No 27 5 CENTS ,1 nagramme : PETAI N I.N.A.P.T.E.LE JOUR INDÉPENDANT POLITIQUE, LITTÉRAIRE ET ARTISTIQUE Directeur-Fondateur: Jean-Charles Harvev Administration et rédaction, 180 Sainte-Catherine (»uile 11 >, Montréal Ca*« postale 20, Station “N" — Tôt.*IM.ateau U471 13 mars 1943 Aussi longtemps (/ne les choses iront systématiquement mal.je continuerai sysiémutiquemen I a rlire qu'elles ne vont /ms bien — Men ri ROCHEFORT Réducteur en chef: Emile-Charles Mutuel Des Canadiens ennemis du Canada QUÉBEC vs VANCOUVER Ln 'le »°e compatriotes qui ne manque ni d'intelligence ni {T«|»rit.maie dont le* idée* politique», sou* l'influence du milieu,1 Mint restée» pa«al)lentent étroite* et confute*, me confiait récemment: ‘‘Puisque non* ne pourrons jamais nous entendre avec le* Anglais autant vaut en finir et nous séparer.Nous ferions ici u:> grand Portugal avec sou Suluzar." Je lui fis observer qu'il serait peu sage de sacrifier un 1 grand, beau et riche pays comme le Canada, à une I.aureiitie problématique, dont l'exi*tcnce ne se conçoit pas «atu une fou'e de servitudes nouvelles.Noue serions le chien lâchant la proie ‘pour l'ombre.“Comment parler, me répondit-il, de l'unité canadienne en un pays tout en largeur et sans profondeur':* l.es deux extrémité* du territoire sont si loin l'une de l'autre qu’elles ne peuvent ni se connaître, ni s’entendre, ni se parler.Qu’est-ce que peut faire à nos gens, par exemple, le nom de la Colombie-Anglaise?Et que dit Vancouver au coeur d'un Québécois?Combien d'entre nous ont vu ce pays-là?’’ Je reconnu', à ces mots, l’effet d'un enseignement régiona-liste, je dirais paroissial, qui a frappé de myopie toute une jeunesse et l’a empêchée de porter son regard vers les large* horizons du monde et de la patrie.Pense-t-on que l'Américain de Boston *e sentira inoin iméricain s’il n'a jamais vu ni connu San Francisco ou Los Angeles?Que le Russe de Leningrad, qui n’a jamais vu Sebastopol, est indifférent au sort de cette dernière ville?Que le Français de la Bretagne livrera de coeur joie, à l’Italie, le port de Marseille?Que le (Illinois de l’Eat, parce qu’il ne connaît pa» Shanghaï laisserait volontiers celle-ci aux mains du Japon?Nos Laurcntiens nous font penser à qui tiendrait ce langage: J'ai une grande patrie, j’en veux une petite; une riche patrie, j'en veux une pauvre; une forte patrie, j'en veux une faible.F.t c'est dans ce dessein absurde qu'ils repoussent, à la remorque des journaux dite nationalistes, toute idée d’harmonie et de bonne entente.Ces gens se font une idée cocasse de la guerre actuelle et de «es conséquences.Ils ont décide que les Canadiens ne se battaient pas pour eux-mêmes, mais pour on ne sait quels pav* lunaires.Toute l’humanité est en feu, mais comme ils «ont Canayens avant tout, c’est-à-dire, citoyens de Sainte-Emilie de l'Epouvante, et non pas partie intégrante de la race humaine, ils attendent à la porte de leur salle paroissiale qu'un ennemi imaginaire vienne les attaquer.Alors seulement ils commenceront à aviser des moyens de se défendre.Ils font naturellement partie de la Ligue pour la Défaite du Canada et du Bloc Populaire.Je n’exagcrc pas, veuille* m’en croire.Vingt navires ont été coulés dans le Saint-Laurent par des sous-marins allemands.Cela ne leur fait ni chaud ni froid.On a osé envoyer certains de nos “conscrits sédentaires -un conscrit sédentaire est celui qui ne va pa» sc battre là où il v a des ennemis — au Labrador, à Terreneuve, en Alaska, un peu en dehors de la frontière physique du Canada.De* députe* ultra-laurcnticns ont jeté de hauts cris, disant «pie le goir ornement King avait violé sa promesse de ne pa* envoyer de conscrits hors du pays.Or, l’Alaska a été à deux doigt» d’une invasion par les Japonais.Si les Américains n avaient pas découvert et prévenu à temps l’occupation de toutes les îles Aléoutiennes.soyez assurés que les Nippons auraient, en Alaska, des champs d aviation d où ils bombarderaient Vancouver.Victoria, peut-être Calgary et Edmonton.Mais qu’est-ce que cela peut faire à des Laurcntiens pacifiques, qui ont fait voeu de ne pa* aimer le reste du Canada.Vou* aurons toujours dans I oreille ce chant d un groupe d'étudiants: “We don't give a d .for the rest of Canada .De faux économistes ont lancé à tout vent que le Canada était une absurdité géographique.Il y eut un temps où I ou m’avait si souvent seriné ces mots-là que j avais fini par es prendre au sérieux.Depuis, le* distance* se sont rétrécies." fait en une journée le voyage entre Montréal et la cote du Pacifique.Et je ne trouve pa* absurde que, dans ce pay* prétendu trop large, il y a les pins magnifiques de la Colombie, les ^ur* Grizzly des Rocheuses, les blé abondants de la Prairie, le goh eye’’ du Manitoba et les mines de charbon du Cap Breton.Je ne trouve pas absurde non plu* que des homme* puissent porter, tous ensemble, le nom de Canadien*, même si leur religion, leur langue et leur* traditions diffèrent.Tou* le* grand» payeront dans le même cas.S’il fallait diviser le* patrie* suivant la foi et le langage, il y aurait troi* France*, deux Belgique*, une douzaine de Ru**ie* et plusieurs Etats-Lm*.Qu’a-t-on fait manger à certains groupe* de no* petit*-bourgeois pour qu'il* aient si tenace I idée dune Laurentie.le n'arrive pa* à comprendre.La masse des Canadien» n« comprend pa* non plu*.Tou* le* père* de famille qui po***' eut une once de bon sen* désireront que leurs fil* soient anne* «le telle sorte qu’ils puissent *e sentir chez eux partout, sur la terre canadienne, qu'il* v voyagent en enfant* de la famille et mm en visiteurs craintifs et soupçonneux, qu il* y gagnent leur vie partout où cela fera leur affaire et non pa* seulement ou *-»t l'ambassadeur «le» Etats-Uni» à Moscou.Dan» une conférence de pr«*»* renseignement» fourni» à ce peuple sur la vie extérieure étaient soigneusement ^ filtre» ou voilés, sinon déformé».Four mieux assurer la tranqnilité du régime, on luhwuit volontiers croire à la masse que no» démocratie» capitaliste» n'étaient (pie misère, injustice et marasme.A l’heure présente, no» correspondant» et nos experts envoyés en Russie m circulent pa» sur le front rouge, et il ne saurait être question de mêler, pour le combat, de» division» russe» à de» division» anglaise» ou américaine».i'.’n peut faire ici plusieurs supposition», dont la plu» plausible est que le dictateur suprême de toute» le» Russie» peut difficilement dire à toute sa nation que no» démocratie» dite* capitalistes et individualiste» ont trouvé, clic» aussi, dans leur âme et dans leur système, assez de courage, (le ressource», de riches»/*, d’héroïsme et (Je vertu pour assurer la défaite du fascisme.N avait-on pas enseigne, depuis de» année», que le fascisme »c confondait avec |e système de l'entreprise privée?De notre côté, n’avons-tiou» pa» commis la même erreur et cultivé la même ignorance des faits?La plupart de no» réactionnaires et anticommunistes n’ont jamais voulu se renseigner sur la Russie, ils avaient décidé que.tout était mauvais dans ce pays-là.Nous le disions au début de cet article.Il m’arrive tous h* jours d entendre de petits bourgeois déblatérer contre le» Russes, alors qu’il» ne savent pas un traître mot de la question.De là provient, n’en doutez pas, la méconnaissance mutuelle d»* soviets et de nos démocraties.Il faut à tout prix que, de part et d’autre, on sache mettre de l’eau dan» son vin.Le vice-président de» Etats-Unis, M.Wallace, un homme (pii voit clair et qui devrait être écoulé, déclarait ce» jours-ci qu’à moins d’une entente fraternelle entre la Russie et le» Etats-Luis, pour résoudre le» difficile» problème* de la paix, non» engendrerons le» ca use» d’une autre guerre à brève échéance.Je n’abeo u» ni ne condamne complètement I»* Russe»; je n’altsou» ni ne condamne davantage les démocratie» libérale*.Uhacun a quelque chose à se faire pardonner.Il e*t absurde de croire qiie seule la dictature communiste puisse faire le bonheur de-homme».Il est aussi ah-urde d» s’imaginer que notre régime démocratique peut être perpétué sans1 réformes profondes.Fins ah-urde encore wrait-il d éterniss-r un ! malentendu politique et e/eual qui n» peut qu’engendrer la révolution, le désordre ,-t la ; guerre.Surtout, n oublions pa» deux fait» essentiels: si h* Russe» ne - étaient pas fait tuer par millions pour tenir le coup contre l’axe, non» perdions re, qui res quelques dentine* de matins, de tous jeunes gens, ont été aiiprochés par des finîmes qui leur ont promis et vi sé a chacun la somme de flOO, plus leurs billets pour Hall/a i,, leur faisant différentes promesses de congés, etc.; sur quoi ces jeunes marins, mh peu perdus il .Yen,-York, tn terre étrangère, aura nt dcbni-qiic sans autorisation de., officiers du "Richelieu" et pris la fuite vers Halifax avec /.« complicité évidente dt certains affidés d’un mouvement tenté afin de tdcher de désorganise r lis équipages français aux Etats-Unis, — d téew York, d Boston et ailleurs.Les motifs les plus élevés, tirés de leurs consciences, qui ont guidé ces marins, G.P.les ravale aux bas calculs qu’en pareil cas il serait capable de faire.Ceci est tellement vrai qu’il y n peu de temps le directeur d’un certain journal qui est peut-être le même G.P.du même "Devoir", a cté appelé à Ottawa oû une très haute personnalité canadienne lui a proprement lavé la tête en raison de son attitude défaitiste.A la suite de quoi le caquet du canard s’est rabattu, le courage n'étant pas la vertu qu’enseigne et professe notre parangon.Mais comme il faut bien vivre, pendant que d autres se font tuer, notre homme ne pouvant plus, pour raison de prudence et d’opportunisme déverser le trop-plein de son fiel sur tes propres compatriotes qui se bâtent et meurent, et afin de rester dans le ton, on vomira sur les soldats français.Comme disait l'autre: il y a des coups de pied au derrière (il était poli) qui se perdent.Renseignements techniques: lo) un marin chez de Gaulle touche une solde inferieure à celle du marin chez Fénard (amiral des Forces Navales d'Afrique Nord) ; 2o) ils n’étaient pas quelques dizaines, mais sept à huit cents qui demandèrent îj passer de Giraud à de Gaullè.’’ SeWs, environ soixante-dix réussirent.M.M.E.par MILES L’Agonie de Vichy Par Marcel H.Estienne Comme on a pu le lire dans la presee quotidienne le général Giraud a déclaré: "Un décret signe à Uich}) n’esl pas valide en Afrique du Nord.” Cette déclaration a suivi la publication par le Journal Officie! d’Alger du 2 mars 1943 de deux décrets émis à Vichy le 19 octobre 1942, modifiant le statut des Juifs.Le général Giraud a aussitôt supprimé la direction des Affaires Réservées révoquant son directeur M.Bouny, qui était le subordonné de Marcel Peyrouton, toujours en place.Je commenterai la semaine prochaine la décision du général Giraud qui semble devoir entraîner le retour de l’Afrique du Nord à la légalité républicaine.Le Conseil du général Henri Giraud se réunira cette semaine, et c’est à la suite de ces réunions que seront livrées au public les décisions codifiées qui modifieront le régme actuellement en vigueur.Mais il convient de ne pas oublier que les membres de ce Conseil sont: Pierre Boisson, gouverneur général d’Afrique Occidentale française; Marcel Peyrouton, gouverneur général d’Algérie; Auguste Noguès, résident général du Maroc; Jean-Marie Bergeret, vice-commandant uvil et militaire; et Jurion, résident suppléant de 1 unisie.La déclaration du général Giraud ne signifie rien si elle n’est pas siuvie d’un décret formel abrogeant toute la législation de Vichy, et on peut penser qu’il ne sera peut-être pas facile au général Giraud de faire prévaloir son point de vue au cours des séances de ce conseil, si on considère les noms et le passé de ceux qui y participent.Ceci est tellement vrai qu’au lendemain même de la déclaration du général Giraud, le général Noguès dont la politique est d'autant plus dangereuse qu’elle a de tout temps été une politique d’opportunisme, a annoncé qu’il était de son intemon de remplacer les conseils municipaux élus au Maroc au suffrage universel par un autre conseil dont les membre* seraient nommés par lui.et qui représenteraient les intérêts économiques et sociaux du protectorat.Cela signifie un glissement vers une forme corporatiste, c’est-à-dire fasciste, de représentation et l’abolition définitive de la représentation populaire.Une partie de la presse américaine a soutenu jusqu’aujourd'hui qu'en raison de la situation spéciale de l'Afrique du Nord, il était impossible de revenir immédiatement au régime qui existait avant l’armistice, notamment en ce qui concerne les lois de Nuremberg.Cette opinion avait malheureusement trouvé crédit dans la presse d’expression purement française aux Etats-Unis, et ce, pour des motifs qu'il n’est pas opportun de livrer actuellement à la publicité.On voit mieux aujourd'hui, toute la fausseté voulue de ces allégations simplement destinées à couvrir certaines manoeuvres politiques, et que Le JOLR avait toujours dénoncées.La preuve en est amplement faite puisqu'il est possible au général Giraud de prendre le 8 mars une décision réputée impraticable le 8 novembre et semaines suivantes par te’te dite pretse.Or on ne fera croire a personne qu au cours de ces quelques semaines un événement quelconque soit intervenu qui ait facilité l’adoption de cette décision, bien au contraire.Et ceci est tellement vrai qu’une des plus importantes agences de presse publiait le 8 mars un communiqué indiquant que deux décrets avaient été promulgués par lu général Noguès pour rétablir à leurs jaostes les fonctionnaires démis par le gouvernement de Vichy, y compris les franc-maçons et les juifs, et que ceux-ci auraient droit à indemnité.Ce communiqué ajoutait textuellement: "Les décrets du général Noguès ont créé une forte impression dans les milieux politiques, car on le considère comme l'un des chefs français les plus réactionnaires de l'Afrique du nord." Certes, le général Noguès n’a pas changé, mais le vent ayant tourné par suite de la décision du général Giraud, le généra! Noguès a tourné avec le vent.Mais comme dit plus haut, tout ceci sera examiné la semaine prochaine avec documents à l'appui.Pour 1 instant l’on peut observer que la projection hors de l'orbite de Vichy de l'Afrique du Nord, constitue pour le régime F’étain un nouveau coup dur.Dans la même semaine, on apprend que l'amiral Godefroy à Alexandrie se voit supprimer tous subsides des Anglais ce qui le mettra dans l'impossibilité de payer les soldes de ses équipages, et l'amiral Robert à la Martinique ne reçoit plus des Américains les vivres qui permettaient à cette colonie de subsister.I! faudra donc que ces deux amiraux en viennent à prendre une décision, c’est-à-dire soit se rallient purement et simplement aux forces françaises qui combattent, soit se sabordent, soi se laissent mourir de faim.Il est vrai que cette dernière hypothèse n’est sans doute pas du goût de leurs équipages.Mais on ne peut qu’espérer qu’ils éviteront la suprême bêtise qui consisterait à envoyer leurs navires par le fond, malgré les appels répétés de la radio de Paris e* de Vichy.En gros, le bilan de Vichy peu1 s'établir comme suit, à ce jour: signature de l’armütice; — abandon des Alliés; — cession de l’Alsace-Loraine; — cession de 1 Indochine; — occupation totale de la France; — perte de la flotte à Toulon; — envoi massif des travailleurs vers l'Allemagne; — retour des prisonniers inaptes, malades ou mourants; — perte rie la flotte d’Alexandrie; — j*rte de la flotte d Afrique du Nord; — perte de la flotte de la Ma rtinique; — perte de l'Afrique du Nord; — et évidemment perte de tout ;'ernp:re colonial français, car on ne peut tout de même pa- compter à l’actif de Vichy le ralliement des Français et des territoires français au générai de Gaulle.C est avec ce court bilan que le marcha! se présentera devant l'Histoire.C'est une sensation fort agréable pour ceux qui ont été attaqués, discutés, vilipendés, ou même honnis, de se retrouver comme par l’effet d’un enchantement dans les jardins fleuris de la popularité.je pense aux Gaullistes qui.depuis juin 19-10, subissaient, pour s être rangés sans hesitation aux côtés de la France Républicaine, et de ses alliés qui portaient le fardeau de la guerre contre l'Allemagne, la haine agissante et sournoise des capitulards de Vichy.Lorsque l'armée et la marine américaine eurent débarqué en Afrique du Nord, le premier résultat de cette action militaire fût de ramener du bon côté de nouvelles forces françaises débarassées de l'emprise des Commissions d Armistice Nazies et des représentants du Gouvernement Laval.Le plus grand nombre de ces français libérés, marins, soldats, civils, acceptèrent avec joie de reprendre le combat qu’ils «auraient jamais voulu, qu'ils n auraient jamais du quitter.Leurs chefs militaires, après une hésitation, d'autant plus fâcheuse qu’elle coûta !¦• vie A des centaines de soldats et marins américains et français, se rallièrent en rechignant quelque peu à la cause des nations unies, pour cette raison plus tristement humaine que véritablement noble que, comme l'a expliqué le surprenant Général Noguès.elle représentait le côté des plus forts.Heureux de la disparition des Viclussois, les Gaullistes attendirent alors, avec line impatience nuancée d'inquiétude, l’arrivée des Missions et des représentants envoyés en Amérique du Nord au nom de l'Amiral Darlan, du Général Giraud, et de Monsieur Marcel Peyrouton, Leur inquiétude ne fût pas apaisée; ils avaient beau se frotter les yeux : ce n’était pas les remplaçants des Vtchissois d Amérique, des Vichissois d'Afrique du Nord, des Viclussois de Vichy qu’ils contemplaient, tranquillement installés dans les postes de Mission ou même dans les Ministères de l’accueillant Gouvernement américain; c'était, A quelques personnages prés, d'ailleurs fort peu dissemblables des autres — les mêmes.Dans ces conditions, il ne faut pas s'étonner que les rapports réciproques entre les vétérans de la France Libre, et ceux qui s'essayaient A ce rôle, nouveau pour eux, de faire figure de représentants indépendants d’une partie de lu communauté française, aient pu être marqués d'une très sensible fraîcheur.Ces deux groupes s’étudièrent de loin sans chexcher à se rencontrer; d'ailleurs les nouveaux venus semblaient gênés par la présence des anciens, comme le nouveau converti ne se sent pas h l'aise devant le fidèle de toujours.Mais au bout de quelques semaines, voir même quelques jours, les néophytes se trouvèrent vis-à-vis du Gouvernement des Etats-Unis d'Amérique dans une position bien supérieure à celle de leurs prédécesseurs.Les artisans de la première heure étaient bien oubliés.Ils avaient donné depuis longtemps tout ce qu ils avaient, dans l'espoir de participer au mieux de leurs moyens à la victoire commune et à la libération de leur pays; d’ailleurs étant donné leurs sentiments bien connus, on savait qu’ils continueraient quoiqu’il arrive, à agir de même manière; pourquoi donc les choyer?Inutile de se donner cette peine avec des amis aussi sûrs?Les autres au contraire avaient montré depuis plus de deux ans que leur choix dépendait des circonstances dans lesquelles ils se trouvaient, ou des pressions qu'on exerçait sur eux; pour retenir ces anciens égarés, si on ne voulait user de la force, il fallait employer 1 appât des égards, des promesses, et des avantages de toute nature.Les Gaullistes réduits au rôle de parents pau» vrcs, assistèrent à la réception amicale et somptueuse accordée par 1 Amérique a leurs riche» cousins d’Afrique du Nord; puis remis de leur surprise, parfois même de leur tristesse, ils retournèrent à leur tâche dont ils sentaient, malgré les difficultés nouvelles, ou peut-être même à cause d'elles, la nécessité toujours grandissante.Or, voici, depuis une semaine environ qu’un nouveau mouvement se dessine; choM* incroyable, les parvenus de la résistance française semble rechercher, par tous les moyens, le contact avec les pauvres chcvronés de la lutte contre 1 Axe: dans les couloirs qui mènent aux organisations de la France combattante on voit se profiler la silhouette des Amiraux récemment débarqués; Ce sont aussi des Généraux de U mission africaine qui cherchent avec courtoisie, mais avec insistance, A rencontrer les officiels, ou les officieux, des organismes France Libre; les organes de presse dont les tendances, toujours légèrement chaotiques, avaient évolué récemment vers une a p o t h é o s e, largement orchestrée, des nouveaux arrivants, semblent s'arrêter un moment dans leur course rapide au secours des plus puissants, pour flatter ceux qu’ils avaient laissés loin derrière eux, courbés sur leur besogne ingrate.Qu'est-ce que tout cela veut dire?Telle est la question que ne peuvent s'empêcher de se poser ceux qui ne sont ni trop naïfs, ni trop irrésolus, ni trop faibles.D'oû provient le nouvel attrait que nous exerçons sur ces militaires chamarrés, adroits, et bien en Cour, que l'Afrique du Nord a dépêché A Washington?Serions-nous devenus, sans le savoir, plu» forts et plus beaux?Nos yeux, sont-il» plus bleus qu'hier, ou notre taille plus svelte?Je crois que la véritable réponse est ailleurs; notre mouvement, comme son chef, est resté pur, Intégralement; c’est de lA et de là uniquement, qu'il tient sa puissance et son rayonnement.Si les encouragements officiels, qui ne proviennent peut-être pas d'ailleurs du coeur même de ceux qui les accordent, vont vers les ouvriers de la onzième heure, c'est vers nous qu'accourent les élans du généreux peuple américain, de ses fermes démocrates, de sa presse indépendante: et dans un discours élevé, c'est sur la front des soldats de la France combattante que le Président Roosevelt a tenu A poser les laurier» les plus beaux.Si c’est A nous qu’ils viennent tous, comme ces petits marins fuyant les officiers, A la politique étrange, des navires mutilés de Dakar ou de Casablanca, c’est que nous avons raison, c’est que nous ne nous sommes pas trompés.Les principes sont au-dessus des hommes; la France doit être aimée et servie sans restriction; ce qui vient du coeur domine le résultat des plus habiles combinaisons._ Et puisque nous sommes moralement les’plus forts, nous pouvons accueillir, sans crainte et sans défaillance, les manifestations de cette surprenante semaine de bonté que nous offrent les puissants du jour; ne nous fâchons pas, attendons, regardons, sourions; soyons boni pour les amiraux.Les Canadiens français et la Croix-Rouge 2ue JatiotU-MOUél spout jcotU % K /: •N /—‘/l T ES princijxi ne raient rien aam le» •*-* acte».Lorsque la Onia-Rouge demande de» secouriou de» collaborateur» bént-vole», elle fournit a toute» le» ame» généreuse» l'occation de trampo»er dan» la réalité le» enseignement» de la charité chrétienne.Vérité- confirmée par la réputation unirez-•elle que cette Société ùit acquiae.Canadien» françai», c‘e»t pour noua un devoir de collaborer à une oeurre au»»i généreuse dans son in»pir*tion et dan» se» «ctea.TOCS no» compatriote», dan» les A A :rr\£jt /v/iSC >X p :.A yufpl»IX i“tn __________ • cSl/r' i - le» âge» n'a pa* toujour» été de prolonger la durée lie la vie et de retarder l'heure de la mort ?Mai* jusqu'à maintenant le Dr Voronoff n’avait lait se» commun: cations qu'à de» curp» médicaux ou * u iitifùjue» et il n’avait publié que de» lure* a l'usage de ms* confrère», Un gran I nombre d'interview:: ont paru dan* différent* journaux et magazine», mai» comme il arrive «*»rs qui, lancée» dans la circulation générale agissent sur les autres glandes et les organes de notre corps, revivifiant ainsi leur énergie vitale.Ceux (fui, dam la greffe de» glandes génitales, pituitaire et thyroïde que le Dr Voronoff pratique simultanément piur intensifier toutes no* énergies, n’ont vu que la source renouvelée de certaine» jouissances auxquelles l'âge a mis un terme, n'envisagent qu'un côté infime du problème.L'idéal vers lequel tendent tous les effort* du Maître est de corner* er la vie dam toute la plénitude de ses manifestations physiques et intellectuel 1rs.d'abréger la durée dr la vieillesse rt de reculer l'arrivée de la mort jusqu'à ses ultimes limites.Dr Geo.Gibier Kanibaud, ancien directeur de l’Institut Paiteur à New York.NOUVEAU POSTE, NOUVELLES ÉDITIONS Nous apprenons que M.Sirce Broi sseu’.qui était depuis plu* dr quatre an* aux Kditions Bernard Valiquette, quitte ce rtc maison pour devenir Directeur littéraire de* Ed irions de la Revue Moderne.Quand tous fies ô Xft.BCE SHKKB0rR.SE r\.ma TORONTO Descendez à La dédicacé du livre a TaJtoohi>Surov.jn, mere de ! auteur, qui lit mal I anglais et .unir encore a se bercer aux accent* de larmémen sa langue natale, explique le parti-pris d indulgence et même d aveuglement qui écarte d»* i oeuvre de M.Saroyan tout être mauvais et toute pensée méchante.Aucun peuple, avant que Je» Allemands aient perfectionne leurs méthodes, n avait été massacré, torturé, comme Je peuple arménien, ht i on peut penser que les histoires qu’entendait dans son enfance le petit Saroyan, n étaient pas s.triples, paisibles et magnifiques comme celles qu’entendent avant de s'endormir les petit* Américains d Hithaca.Californie Quelle image doit ce faire de l'Europe a feu et à sang, un petit Ithacois tout neuf qui.entre la Hiyh School et le Drug Store de son village, ne ccnnalt pas autour de lui cl autres soucis que ceux des accidents normaux de la vie.qui viennent de la vieillesse, de la maladie et de l argent.et qui n'ont pas pour cause ces extraordinaires méchancetés humaines, ces volontés monstrueuses de détruire qu aucune force humaine.aucune gaieté du coeur ne peut surmonter.Le sentiment qui conduit l’auteur a travers son livre est un trait dominant et caractéristique du peuple Américain, la gentillesse.Ce grand peuple de réfugiés qui accomplit le miracle d’assimiler à la première génération les fils de* échappés du malheur que lui r'/oie I F.urope.ne connaît pas la pseur du prochain.Le voisin pour l'Américain est un ami à priori.I.entr aide est à la base de la vie sociale.L étranger qui arrive est accueilli avec le respect que l’on doit aux grands misérables."Ce doit être terrible de M garçons y embrassent le* filles, les garnements y volent sur l arbre des abricots verts, et la guerre même qui frappe durement n apporte ni amertume ni haine.Car les hommes d Ithaca sont partis.Marcus j h: frere d Homer avec les autres.Au bureau du; télégraphe qui filtre les rappsorts d Ithaca avec : le monde, le vieux Grogan reçoit les messages de mort Le Ministre de la Guerre a le regret de vous annoncer.Il est déjà étonnant que ce pays qui n a jamais vu à ses frontières le poing tendu des Barbares, soit entré dans cette guerre de défense d un coeur si résolu.Peut-on demander à Marcus Macauley qui donne sa vie pour Ithaca, sa, Patrie.de comprendre la haine qu aurait comprise et entretenue un Macauley du passé, un, Macauley de I autre côté, à la ferme brûlée, aux ] La direction de« F'-s'.svats de enfants éventrés.Peut-on demander même a la j Montréal a ot»tenu la permission maman Macauley, sage et douce, gâtée par un exceptionnelle de faire ,«présenter, | inconnu dam, ~ .,1, bons enfant* de sc K» Vendredi Saint, dan» la .le de ,c e.t lu.qu: a Les plus belles pages des grands écrivains catholiques i .la Liberté doit être eonguise, (nr ft-ltmuuiu, [tropreuite des diverses formes de servitude; tf nt, , /ns de iinu lamer L Egalité des droit t fondamentaux de [ I* rsorme humaine, guelle gue soit sa rai e, sa conflit ion : relie égalité doit /miser réellement dans'L-moeurs et lions les structures sociales, et elle doit dmin.r sun fruit dims une participation de plus m plus loin, tous au bien commun de la civilisation ; enfin la fraternité dans la uté demande gue la plus haute et la pins Kéné-r-usides i ertus, cet amour auguel CLvan/ile « upjulê nam inurate espère, fiasse duns l ordre lui-même de U , ( l>oliligue.’ Jacque», MAKITMN La Passion selon Saint-Matthieu l'avoir Vienne oeuvte a et i !'o l'aria.K n'esi notre vilU i'4» UC paUqat prepare la rna^n;.I autre côté, tout ira bien maintenant que vous êtes ici." Et les fils du malheur réapprennent â sourire.Ainsi un souvenir unanime et confus des catastrophes ancestrales, des terreurs qu ont fuies leurs parents, de la sécurité qu'ils ont trouvée sur le sol de ce pays donnent aux Américains leur indulgence envers la vie, qui fait le charme enfantin du livre de M.Saroyan et auquel une nostalgie de terres étranges et plus vieilles que le monde, donne sa poésie.Chacun est donc brave homme à Ithaca, Californie.La meilleure mere, les meilleurs frères, la meilleure maîtresse d école, et le souvenir du meilleur des pères forment le monde d’Hoiner Macauley, le meilleur des petits télégraphistes, héros du livre.Car, étant d Amérique, il faut bien que le livre se resserre autour d'une invention de l’âge électrique qui touche d'ailleurs, à Ithaca, Californie, au moyen-âge Américain.M.Grogan le patron d Homer, est le meilleur receveur de télégramme du monde, une espèce d artisan de l'alphabet morse qui note les signes à la main et bat la concurrence de vitesse en se servant d’appareils qui vont chercher leurs formes étranges dans les mystères nébuleux d'une époque gothique de la télégraphie.Ithaca, Californie, vit ainsi dans le soleil Américain.Les petits enfants y regardent gentiment passer les trains en faisant de la main des signes aux bon* nègres, passagers clandestins des wagons de marchandises qui chantent des hymnes nostalgiques à leur Kentucky natal.Les Echos de la Paroisse Saint-Exaspéré bon m m.entourée rar de bons enfants, de: 5v, rKrmllJM{e( :a ,.a»slon %Aon Saint-1 flquc mbe en acène de K(,m£-sentir la haine au coeur à la mort ue son lus.Lorchentie «era suus la .luliett»-, opéra dirigé par maa Beeeham, le prtntempi oj! nier.I.a dramatisation de :a t>„f)jon rappelle! i les célèbre » Mystères du Moyen Age.Parmi les principals* «cènes qu! défileront sou» nos yeux, mentionnons: le Jardin de* Oliviers, la dermèie Cène.Jé*a devant Cnïphe et Pl.atc, !a montée du Calvaire: le tout ave?un *c.compagnement musical qui ;,:n d'atténuer la beauté du spectici* la met pleinement en valeur.Quatre représentations auront lieu à l'Ermitage, les 20.21.V, «t 2* avril.I.es trois premières com-menceront à fl h.30.avec inter-mission de ?h.i S h.20.tLj ".SAI.NT-I1KMS : "1,’Amour Guide" — “la» Stnut llUnrhr", KLE4TRA : jusqu'à •uuin-dl ; “KatU” — “la» Mar ni In.du Régiment” — sum.à mere.".Murder By Imitation" — *lt fumed Out Nice Again" — ’’The Border ’O' .Han”.?SHERBROOKE CINEMA BE 1*ARIS : “U» Trois Mères" — ‘Tein|iète sur l’Asie".QUEBEC CANADIEN ; “lot Kermf'vc Héroïque" — “L* Route Enchantée'’.CINEMA BE I'AIUS; '’Glhralhsg" — “Trot.Homme*.en Habit”.?TROIS-RIVIERES CINEMA BE PARIS; "Paris.New-York* — ’la» A lerge Eotle".?THEATRE ET CONCERTS ARCADE: E r • n c e • F I I m présente: ”|.t TENBRESS", semaine ronuiienpuit le I-* mars ¦ LE JOUR - : À L’AFFICHE M.Gratien Gélinas cinéaste Montras!, scinicdi 13 msrs 1943 En v-ielte à i’Arcade ¦»¦ Page 7 Maurice Chevalier au Saint-Denis M.MARCEI CljARRlER, l’Amlne,,* artiste français en sedetto dan» « loi Tendresse », de Btdlle «i t’.éàt.o Areade, du K au 18 luurn In luslvmi-pnt.“La Tendresse” avec Marcel Chabrier demain soir à l’Arcade De toutes 1rs pièces du maître dramaturge Henry Bataille "La Tendresse' est particulièrement populaire auprès di tous les publics.CeUe oeuvre d’une haute portée fit sensation a l'époque de an création et avec le tempo l'on ae rend compte que l'auteur avait parfaitement raison d'étudlcr coinmo il l'n fait co qu'il appelle l'état i.ntermédtalrc entre l'amitié et l'amour.Le sujet était difficile à traiter car Bataille n'a Jamais été Ihom-me des demi-mesures.Il l'attaque donc de front, avec une franchis1 peti commune.La couple Hamac Mt mal assorti; c'est vit couple ab.surde plutôt.I-a nature exige leur séparation.Mme Barnac cat trop Jeune, trop désireuse d“s joies de la vie et Barnac est trop vieux, trop rassis.D’ailleurs l'amour existe-t-il entre ces deux êtres ?N'eet-cq pas plutôt la tendresse qui le» rapproche ?Une fols lancé sur cette rouie Ib.taille no *, art • • t- plus.Il pousse à fond 1 étude do la psychologie de Barnac et de sa femme, Son génie inventif imagine mors une série de péripéties très aJioitcmcnt agencées qui vont trouver en un troisième admirablement bien conçu leur dé-nouemont logique.“La Tendresse" attendue par les amateurs do théâtre sera présenté1] à comptei de demain soir à l'Arcndo avec Marcel Chabrier, Sita Kidder, François Rozet, Jaque CaAelaln, J.-P.Kingsley, Victor I»agé, Lucie Mitchell, Elisa Gareau, Edouard Monnet, Marc Forrcz, Jean Du-ep-pe et Denyse Saint-Pierre.L’on peu: faire confiance à cette distribution.C'rst lime des mieux balancées qu’on lui puisse offrir pour 1 interprétation do "La Tendresse".Les répétitions ont été nombreuses et c’est un spectacle parfaitement au point qui prendra l'affiche demain soir pour une sv-nle semaine On retient les billets à.FA.1101.Loew’» “Random Harvest” Le film dont tous le« cinéphiles ont entendu parler, non seulement parce qu'il a récemment brisé tous las records de l'immense Radio City Music Hall en gardant l’affiche de ce cinéma durant onze semaines, battant le record de dix semaines de représentations établi par “Mrs.Miniver”, mais aussi parce qu'il a été acclamé par la critique comme une oeuvre extraordinaire, prendra vendredi prochain l'affiche au théâtre Loew’s, “Random Harvest" **t la version cinématographique d'une nouvelle oeuvre du célèbre romancier James Hilton.Greer Garson et Ronald Colman •ont le# grandes vedettes de “Random Harvest" dont la distribution comprend aussi Reginald Owen, Susan Peters, Jill Esmond, Philip Dora.Le scénario est original et neuf; c'est du Hilton.Il nous raconta l'histoire et les aventures d’un jeune Anglais qui perd !a mémoire durant trois ans après la première Grande Gueire.Mais Il la recouvre — seulement pour ne plus se rappeler ce qu’il a fait durant les trois années qu’il s'échappa de l'asile d'aliénés de guerre où il était en refuge.Mais ne révélons Pas trop l'intrigue captivante du grand film “Random Harvest”, production qu'il ne faudra pas manquer au Loew's la semaine prochaine.ST-DENIS ftnmeiJI PAUL CAMBO LOUIS JOUVET «AttLOSE OZERAY j^QUES-Et&m cjr ARCADE m f>f«e»temror à lufflchp MARCEL CHABRIER SiTA RiDDEZ ifl TiÉRfSSi j fRAHCOiS RCZET ! 4**KiKCSlET • ViCTOR PACS MiTCMELL • ELM GAREAU ^"•"MOHNIT • MARC FORRÜZ J**' OUCEPPE * D*' SAiMT PiIRP.c JAQUE CAtpi a:m Saint-Denis “L’Amour Guide” Un film de Maurice Chevalier est toujours une attraction de grande qualité.En mettant à l'ai riche •ojiiedl prochain "L'Amour Guide", la direction du Saint-I>enis est sure de r ('-poindre a de nombreuses demandes.En effet ie public tient à revoir l'inirnltabie fantaisiste, ce giand maitre de ia gaie-té Rançatse, l'inimitable Muunce Chevalier.Et il arrive, par surcoit que le film “L'Amour Guide' est exactement le genre de pioduction dans lequel Maurice trouve l'occasion de donner à plein feu.En quelques mots l'histoiie est celle d'un guide de Paris, d'une femme et de- son touteru.Dé» le début Maurice Chevaliei s'empare de l'action qu'il conduira ensuite sur un train d’enfer.Tout en flânant par les rues de Paris le charmant guide chante, rit, sème la lionne humeur, la joie.XI y a de la joie jeartout où Maurice passe et ces partenaires Jacqueline Franchi! et le rondouillard et si amusant Marcel Vallée n'ont aucun mal à suivre Chcvaàcr dans les péripéties d une action toujours bondus-santé par son imprévu.’|L'A.rnour Guide" est un film très agréable et l'on peut prédire tout de suite un Immense succès.Le second film à l'affiche, d'un oar-acteie bien diffèrent est ''La Soeur Blanche" tiré du "Ramunt-cho”, de Pierre Loti.Drame puissant Ayant pour thème le plus grand sacrifice qu'un être humain puisae consentir il »e déroule dans des paysages breton" Paul Cambo Madeleine Ozeray, Louis Jouvet et Jacques Erwin sont les protagoniste de cette oeuvre où le dialogue est dune rafe puissance dramatique.Capitol “Life Begins at 8.30” L extraordinaire vede’te de The Man who came to Dinner e'.d» "The Pled Piper", le bel art et/ Monty Woolley, nous reviendra des i vendredi sur l'écran du Capitol dan.i la production Life begins a*.8 30 .version d'une prête du remarqua- j bie auteur anglais Emlyn Williams , auquel nous devons déjà."Night I must fall" et "The Corn is Green", j Le spirituel Monty Woolley nous J revient à son meilleur dans ce nouveau f:im r.ul doute que sc3 r.om-breux admirateurs voudront ie voir j dans un rôle qui lui va a rr.erverl.e ! Ida Lupino, nette brillante artiste ; dramatique pvrtagt a vedette de , "Life begins at 8.30".avec Woolley, j •and!* que la dis tribut or.comprend er.rr,:e Conrad Wilde un jeune pre- j rr :e- nouveau-venu.Sara AUgoOd.j Melville Cooper.J.Edward Erom- j hr.;v Will.am Demaresî.J ai dit !a semaine dernière ce que je pensais de i ensemble de !a revue de M.Gratien Gélinas, Fridolinons ¦43’; je n’ai plus à revenir sur et sujet.Cependant, je ne voudrais pas passer sous silence une expcnencc üü;s; originale, aussi intéressante au point de vue canadien-français, que le film constituant I élément surprise de la revue de cette année.J ai volontairement négligé d en trailer la semaine dern.ère parce que ce filin est une chose b:cn à part, qui ne s’inspire ni du même sentiment, ni des mêmes motifs que les divers tableaux de "Fri-dolinons 43 ’.Dans ces tableaux.Fridolin flatte son public, afin de le retenir et de l’attirer, et il prend pour cela les moyens qu'l! croit Irons.Dans son film, M.Gélinas poursuit une conception artistique qui lui est propre et il s’efforce, sans ménager ses efforts, d en faire une oeuvre qui j>orte bien sa marque.Voyons comment il y réussit.lorsque, il y a deux ans et demi.M.Gélinas a fait part à la presse de son intention d'abandonner la radio jx>ur tenter une expérience personnelle, attachante autant qu’originale, dans le domaine «lu cinéma, j ai dit dans un article dont M.Grimas voudra peut-être bien se souvenir, tout l'espoir que m inspirait ce projet, et toute la confiance que j'accordais au talent du spirituel comédien.J’ai vu le premier film présenté au public par M.Gélinas, et je n'ai pas été déçu.J'y retrouve ce souci du l>eau travail, sans égard à la dépense et à la besogne, qui a fait le succès des revues de Fridolin.J'y retrouve aussi ce sceau d'originalité qui a fait le grand charme de ce comique si spécial.Ici.Fridolin ne fait pas de politique, et il ne fait pas non plus de profit, car cette expérience cinématographique a sûrement toute une petite fortune.Mais rl fait de l’art.Evidemment, ayant fait de l’art, il n’est pas certain qu'il ait été très ben compris du gros public qui rit bruyamment aux charges antibrilanniques et antipartic pationnistei.Mais cela a toujours été le grand talent de l’rdolin.à son meilleur, de faire rire le gros public tout en satisfaisant certains spectateurs ou auditeurs plus exigeants.Le sujet du film de M.Gélinas, c'est "La Dame aux Camélias (la vraie)”.C'est-à-dire qu’on nous représente l'histoire bien connu,e ti connue, trop connue de Marguerite Gauthier telle que la conçoit un petit Canayen, Fridolin, le petit gars du peuple, qui en a attrapé des passages à la radio, ou au cinéma où il est entré illégalement, ou au théâtre populaire, ou surtout par les conversations des grandes soeurs revenant du théâtre ou des "petites vues".Nous voyons d’abord Fridolin, au début du film, dans une attitude chère à Sacha Guitry.L'auteur écrit.' Ce film est de moi," voilà les premiers mots qu il nous dit.Mais d'autres suivent et, comme Sacha, Fridolin parle son film presque d’un bout à I autre, ne laissant aux inierprèles que quelques répliques.I out cela est très bien observé, c’est de la satire d'une fine ironie.L’action se passe à Paris, en 18.et Fridolin entreprend de reconstituer, d'après ses notions à lui, l'atmosphère de l'époque.Quelques tableaux nous montrent éloquemment la conception que se fait de la vie parisienne d’alors un petit gar» de nos faubourgs: les vieilles liqueurs, c’est du "cream soda" en bouteille poussiéreuse, datant du règne de Napoléon; la grande cuisine, ce sont les "beans", le seul plat qu’il connaisse, mais avec une profusion de "catsup" qu’J aime tant et qu’em a coutume de lui servir parcimonieusement; enfin, la vie intellectuelle, ce sont les brillantes danseuses qui lèvent la patte.El plus tard, quand Armand Duval va dans le monde H qu’il joue gros jeu.c'est à de» "slot-machines de divers modèles, tels que T'lidolm en a vu au restaurant du coin.Et quand il a un dur! avec "le méchant", c’est à la jambetle., l east le fum Ioui rie autour d* ce fait primordial que l’oeuvre de Dumas est reprise par un petit gars qui la soit à travers ses habitudes à lui, et ses jeune» souvenirs, et ses quelques réminiscences littéraires de college — ainsi les tirades du "Cid" et d’autres œuvres ajsprises à l’école que Duval et son adversaire échangent dans le salon.Et de là celte fraîcheur, cette originalité, qus classe à part cette tentative cinématographique.Mais les personnages loufoques de notre petit gars portent des vêlements luxueux et évoluent dans les plu» riches décors, et de là des effets rie contraste qui communiquent au film une irrésistible drôlerie.Elle est inénarrable, cette scène où l’on voit la Dame aux ( arnélia» -— notre merveilleuse comédienne Juliette Béliveau sous une opulente perruque rous»» tirer sur >- Choeur Elgar exécutera ia, portie vocale avec le concours d’artuit»:» du Metropolitan.Le» 2' et 2ô mai.au théâtre Hls Majesty's, sir ’“hornai Beeeh&m dirigera l'opécn de Mozart: !-e» No>>« de Figaro.Des chanteurs du Metropolitan et if-s Disciple» de Masse- CAUSERIE du Br Flnrr* Znriüa à la Société de» Traducteur» net avec Char le* Goulet prêteront leur concours à cette fête de l'art.L'oeuvre qui clôturera la saison de» Festivals sera annoncée dan» quoique» jour».I.e Dr Her b fit Oraf du Metropolitan sera e metteur m scèn.: de.toutes ce» représentation* pour 1er quelle* M.Richard Rlchteryck a dessiné le» décor».Les Amis de l’Art Au Gesù : aventure* d'un type Importent qui entre dan» J .%nr.*¦r *i:i i p7r.i1 6* p.pr;v:.'.n a o* dd Jr**ùj^ncei.( C?Ia î* mirera mûme a devenir ; •• r - .L% dlatr.butlon de 'Lucky Jordan" comprend aussi .H»>r Walke.Kheldor.Leonard.Mabei Pag», Marie McDonald et Lloyd Corrigan Comme attraction »upp.< ; .- i .P.Prhard CarUon, Ma O .< ,¦ coil, Cecil Keilaway, I .> . ¦; r.-.u'flrs i» >-’< ’ •r, ; • •npiaqar.*.l»x date* pa; d.'* / gtje» sèches hachée*.Muffins aux raisin* sers.Pro-e< >z comme pour le* muffins aux da*'« e*.re.’npla'.ar’ |eji .’«t** par der r.,;* ser.y tr.tn trié*.'îirff.n* aux abricots sce servaient beaucoup dc> indicateur* et de-mouchards.Au Maroc, il y av.it un officier na/i à la Régie des tabacs et trois aux douane* qui surveillaient le* entrées et le» sortit-» de marchandise*.A Fedhala.l'Intel Miramar était occupé |,ar la commission d'armistice italo-altenunde qui s v est trouvée coincée par les Américains.Capté*, 1rs vainqueurs d’hier n’étaient plus fiers comme Atu-ban.Sigma ir, usines d armements, leuüirent a s'enfuir en cours de route.Lorsque le,n "convoi des rscla-vrs'' est arrivé prè* d'Annecy, à ¦me trentaine de kilomètre* de i., frontière suisse, les jeunes Fran Çais profitèrent d un taientisntirent du train pour sauter sur la voir rt se disperse; dans le» montagnes qui, dans cc:t.- agio» dépassent J, mètre» (6,500 pieds).doutes le, tentative» dr faire arrêter 1rs “criminels" turrirt vaine.» parce que la population sa vo) ardr les protège d'une façon très efficace.Quelques fugitifs ont pu franchir la frontièie vui-*e où, de jours, "commence la liberté”.S IGM V no* A nous la liberté! 1< journal suisse de Fribourg.*La Liberté", raconte que plus d'une centaine d'ouvriers français qui étaient envoyé» en Allemagne hitlérienne pour y travailler dan» Nous sommes enchantes.Parmi le» avi* dr devr».nombreux dans la jirts-a- allemande depuis la "glorieuse croisade" contre le» “barhaecs riiücs", ou a pu voir cette annonce dans la feuille naaif de Hambourg : "Nous sommes enchanté» de faire connaitre a tou» nos ami» et patents l'heureuse nouvelle : mon cher fiancé, notre Son futur çen-dte.le yiid et Hana Woclk, e»t vivant; il »e trouve ùaiu un can.p de prisonniers oritannique."Avec une joie indescriptible, (signé) "Juliaôe Smintag r: »es parents".Nous seii i.ts enchanté», nous nus.»!, lorsq-.e tous ies Han* de l’armée hitlérienne :eront soit tués, soit enfermés dans des camps de prisonniers.R.S.régions, en "Orthodoxes ".L évêque de Brest-Litovsk entra dan» les vues du Tsar et se parjura.Plus d'un prélat, a sa suite, se laissa corrompre et de 1830 à 1835 près de quatre millions de catholiques romain s devinrent orthodoxes.Apre» la suppression de l'Eglise uniate (1839) un Concordat fut conclu avec le Saint-Siège (1847).Alexandre II qui avait succédé à Nicolas 1er réprima en 1863 une tentative d insurrection polonaise en Lituanie, mais en réalité la russification des trois provinces baltes était achevée.Peu à peu cependant les gouvernements russes accordèrent à ce» provinces, dans le cadre de l'empire, plusieurs libertés : autorisation d utiliser l’alphabet latin, suffrage universel, liberté de réunion, de presse, d’association, de parole, religieuse, cela en dépit de certains mouvements révolutionnaires sporadiques comme le furent par exemple ceux ayant pris place au cours de la guerre russo-japonaise (1904), mouvements qui affectèrent en certains cas la forme d une véritable jacquerie.Il fallut la guerre de 1914 et l'intervention allemande pour poser à nouveau au inonde la question des province» baltiques.Gustave Stresemann déclarait en 1917, à Berlin, alors que les Allemands occupaient partiellement ces provinces: Il faut que nous insistions sur l’annexion des provinces baltiques.Lorsqu'on objecte que la majorité de la population n'est pas allemande, je réponds: ce n est pas un alphabet qui détermine le caractère d'un pays, mais ce sont ceux qui incarnent sa culture.” Le Berliner Tageblatt constatait deux jours après ce discours que ’ la nécessité de cette annexion se trouvait singuliérment renforcée par des motifs sociaux bien que le nombre d Allemands en Courlandc.Livonie.Estonie (pays baltes sauf la Finlande) ne fut que de 7'/< (sept pour cent) ", Avec leur méthode d'organisation qui les caractérisent les Allemands apportèrent leur "ordre ": A Kaunas, par exemple, ils pavèrent les rues, construisirent des bains et des lavoirs, réorganisèrent le* hôpitaux, édictèrent des régies d’hygiène sévères et les firent respecter, mais aussi ils tirèrent du pays pour le ravitaillement du Reich, le hic.les pommes de terre, les fruits, le bétail, le bois .A ces pays déjà épuisés ils imposèrent réquisition des choses et des personnes.Aussi dés le 24 février 1918 la République estonienne était proclamée et un gouvernement formé a Talinn sous la direction du président Pats.Mais le lendemain les Allemands prenaient la ville et emprisonnaient M.Pats.En avril 1918 les barons baltes proposèrent au roi de Prusse, empereur d'Allemagne, le titre de "duc de Baltikum avec la réunion des provinces baltes.Le parlement de cet Etat comportait trente-quatre Allemands, onze Lettons et treize Estoniens.Mais à ce moment, la puissance politique changea de camp.Les yeux du monde n’étaient plus diriges sur Berlin, mais sur Paris, Londres et Washington.Aux Etats-Unis 800.000 émigres lituaniens, grouf>és en fédérations, s'agitaient et exprimaient leurs désirs dans l'importante presse de langue lituanienne du pays, une douaine de journaux quotidiens et une multitude de revues.Dès l'armistice de 1918 les problèmes balti-ques se posèrent donc à l'attention universelle.Deux hommes notamment en connaissaient les données: Paul Painlcvé et Charles Seignobos (ce dernier fut mon professeur d histoire).Ce dernier présenta aux Alliés un rapport qui concluait a l’établissement d une république lettone; on y lisait notamment: "Le peuple letton est un peuple de cultivateurs instruits, laborieux, rangés, économes, comparables aux paysans aisés de l Europe Ociden-talc'.et ayant développé cette thèse, il concluait à 1 établissement d un régime démocratique .puisque l aristocratie serait écartée du pouvoir comme ennemie de la nation; la République est d ailleurs la forme normale d une démocratie agricole" .Le* milieux intellectuel* français et le» repré**nianu d* hglbe» catholique et protestante ont élevé de.» jirottwiatior» contre cette politique du gouvernement qui prétend recowiruir» une France “nouvelle".On comprend «an* peine le tendre attachement pour |M que les Alliés ne reconnurent qu'en 1921.I lupanar* d’un Paul Marion: »’>¦ a-t-il pa* reçu «on éducation Cependant ces pays connurent une vie diffi- "J.0"1* ava"1 ‘ ,tre ”—Colère — Itefun d une rhoxe due l.’rtlcarfe couverte de poll-.*>—Personne# joyeuse# — I.une de# "l’yrladca".7—Ancienne f-p.’e lor.eue et étroite Pluriel de "celui" — Én une valeur de.» Pèlerine à capuchon - Instituteur de* «ourds-inueis.né A Pousse, rr!.1'—Débarrassas >s pied» empêtré*.— Cri e chien de 1 hav-e.110— B»paoc de terre entouré der:u — Ville ,jc Roumanie rhef-¦ ¦ v a de la èïoidn.lé, — Bois noir dur et pesant.II— Symbole je ,'alumtr/luin—Fera un conte Prêp: dans.tant d'une part à ses frontières M.H.E.Faites abonner un ami! sez complète» sur chacun* de ces municipalités.On y donnera, entre autres choses, des renseignements sur les facilités éducationnelles et récréatives, les hôtelleries, tes banques, le* journaux, tes associa-j tion* et club», les églises, hôpitaux et hospice», les populations, races j et religions, les commerçants et vous sont chers Faites en aorte que ceux qui deviennent les abonnés du JOUR.Le lecteur est 1a vie de tout journal.C’est lui qui recueille les vérités fécondes et qui les répand autour de lui.Sachez grouper autour de ce vaillant hebdomadaire toutes les forces de la pensée et de la raison.C’est le meilleur moyen de orouver votre sincérité .•t d'assurer le triomphe de vos convictions.Annuaire économique de la province ; Gon* d* son assemblé* tenue ré-: ceounent à Québec.l'Exécutif de j a Fédération des Chambres de I Commerce des Jeunes de la pro- j professionnel», le mode d'adminis-! vjnee a fixé au début d’avril la | tration et l'évaluation municipales, j parution Ce son troisième annuaire ! économique.Cette publication d'environ qua-: tre cents pages contiendra des sta-j 1 tistlques élaborées sur une quaron-; tair.e de* principales ville» d» | notre province, ce4>» où existent : des Chambres de Commerce ca- rouvera des données ethnographiques et économiques a*-j les taux et revenu* des taxe* locales.les voies Ce communication, les facilités de transport, la liste des industries avec produits et rombre d'employés, etc.Cet annuaire contiendra, comme d’habitude.:a liste de* membres de chaque Chambre cadette avec leur emploi &u profession, adresse et téléphone d affaire*, adresse et téléphone privés La reunion en querton était j présidée par Gérard Roudria* de ; Montréal, président.Etalent aussi i présents: MM.Pierre-A.Larocque I de Grand'Mèrç et Marcel Picard de I Epiphanie.vice-présidents: Jean-Paul Forest, chef du secrétariat: les présidents des Chambre» cadettes de Québec, P.imous-ki et P.ivière-du-Loup.Félix Hu-don.Arthur Rioux et Aicy McKinnon; Stevens Forbes.secréta:re de celle de Matane et Robert ptis.directeur.La Fédération Senior était représentée par MM.Pnul-E.Poirier de St-Hyacinthe.président, L-0.Régnier de St-Jean Iberville et C.-B.Beaudet de Mont-Joli.I*»s délégués étaient les hôte# de la Cha::ibr des Jeunes de Québec et fuient reçus par MM.Féiix Hu-dor.et J.-E Renaud, rcspcctivc-; mont président et secrétaire de la | dit* association.SOLUTION m PROBLEME No 283 Paru dan» le JOUR.6 mar* 1313 U|R N £ !¦; AIC R 0|B A|T|11E¦ |S A | U | V | A | G | E jfill S A G | 0 | N| T j E| |U S|E E J S IBI R|0|T|TjE|R|D|AjM| |R|A|S*C|A|C|H|A|*H|I|R|I|si I N JBI S I E G | U E | D 111L | L | E |fl|RI |E|T|0|N|N|E|E,B|E|L A Iflii t 1E1S J R| Z | P | 0 | S fl^l I | F IJKI E|U | T (HI L E| A|B|E|I|L|L|E IBI R j E j G11 j R j IC | A J L Bl B | N Bl 11R IA11 IKII L | E V| Fa | N I | E1R1 s rH! R | E 1VI E 1R 1 A }*!! I | |P|0 N 1 T Bl"Â"î RI T Bl A|R|0|N|D|E| 11 1V IE | R111 U | A Bl 0 | R ||K| S | A | 11 T | |T|ABH|L|I|C|A|C|E|E|S|*||E|T| U|L B3IE | S | T | £ | N | T JBI T | A | S | S | E | GAGNANT DK, LA SEMAINE DERNIERE : Roland Eegault, 100, rue SUAndré, Ottava, Ont.•TV vaut son pesant o'or , EN VENTE PU RWUf 12— CucurbitRi ée du gei.r» *f
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