Le jour : indépendant politique, littéraire et artistique, 2 janvier 1943, samedi 2 janvier 1943
LE JOUR INDÉPENDANT POLITIQUE, LITTÉRAIRE ET ARTISTIQUE f •ecteur-Fondalcur: Jeau-Clmrles Harvev ème ANNEE No 17 S CENTS Marchons, marchons; lous [ces beaux compliments Sont pauvretés qui font [perdre le temps.VOLTAIRE Administration et rédaction, 180 est, nio Sainte-Catherine Guite II), Montréal Case postale 20, Station “N ’ — Tel.‘PLateau 8171 2 janvier 1943 \assi longtemps tpm les choses iront syslcina lii/urmvnl mal, je continuerai systentaii// u emeu l à dire t/u 'elles n* vont pas bien — Henri KOCilEFUUT Rédacteur en chef: Emilc-Churlcs Hamel quoi demain sera-Hl fait.AU SEUIL DE 1943 écris ce* ligure aux dernières heure* de l'année la plu* tique, la plu* douloureuse et la plu* décisive peut-être de '’Histoire.pense à ceux qui sont mort* et à ceux qui vont mourir u patrie et pour l'humanité; ceux qui ont souffert, qui souffrent encore et qui vont ir pour la même cause; ct> milliers tie combattants volontaires qui, par des *oir» eux et froide, ont pris la mer pour la grande aventure; nos bataillons de jeunes filles, auxiliaires, infirmières, es de la (iroix-Rouge, qui ont entendu, à travers le fracas tombes, la voix d’un idéal supérieur aux frivnit's soucis it-guerre; ceux-là qui, à la même heure où j’écris, veillent sur mes és et sur les vôtres, mes ami-, i ¦"•ni I r v'.e ciel de France, d’Allemagne.d'Italie, dan- le- sables du sur les routes meurtrières tic la Libye.dan- I v .1 tses de 1a Tunisie, dans les jungles de la .Nouvelle-Guinée Guadalcanal ; ux taches île sang jeune que le froid russe cristallise sur iges de l’Ukraine; tous ceux et à toutes celles qui, dans l'universelle tragédie, émis à l’épreuve et à l'honneur le courage, la virilité, ïsme et ont rendu à l’homme, en lui rappelant -a puissance onté et de souffrance, le respect des grandes vertus oubliées time de l’espèce humaine; tou* ceux et à toutes celles qui, par l cxcmple des renon-its sublimes, ont assuré une fois de plus le triomphe des r* spirituelles sur la houe de la matière, est à ceux-là que nous devons tous penser, et c'est vers ue monte, aujourd'hui, avec notre amour, notre foi cl notre tnce, lous les voeux de victoire et de récompense, quoi demain sera-t-il fait?demande le poète.L’homme aujourd’hui sème la cause, Demain Dieu fait mûrir l’effet .os hommes ont semé, sur toutes les terres où Ion verse le a cause juste.faut que la justice de Dieu se joigne à lu justice de ces tes.Il faut que ce ne soit pas en vain que tant de douleurs eut liguées contre les forces d asservissement, qui sont qups, pour le maintien des libertés humaines, qui sont L f l’est peut-être pour cette raison une se dessine, sur la porte •stin, le “manc, théccl, phares” de nos ennemis.It la croix de Constantin paraît au-dessus de nos colonnes trche sur tous les fronts: en Afrique, en Asie, en Russie.croix de nos quadrimoteurs, croix immense, qui se die à l’infini et dont les bombes irrésistibles tracent itoyahle: “In hoc signo vinces! )emain dépend de Dieu, mais Dieu fait aussi dépendre de détermination, de nos actes, de nos énergies, de notre gc et de nos armes le redoutable avenir.)icu n’aide que ceux qui veulent bien s'aider eux-mêmes; >c tomber les autres.est pourquoi nous devons loue chercher à nous rendre des hommes et des fenn • éprise japona: • if** Kir u Ile .C'est là faire lissement que ver ne suffisent - ai-je été très r sous la plume l'excellent cri-journal “IjÇ que- suivantes : - • 1 habitude de -nid» en r r 3 >-',;;t.grâce à u, de nos écoles et dev rait servir de norme.I! v tue.je cro c aux environs de M 120 rt la noire.Acceptons cette règle et finissons-en avec un “O Canada .genre marche funèbre".On a aussi l’habitude détestable, quand on chante le dernier 1-de la première strophe: “Protégera nos foyers rt nos droits” de la re une pause entre le mot.foyer e; la conjonction “et ', ce q 1 donne ceci qui est ridé ule : "IV ¦¦ grr;, nos foyers (PAUSE) J- no-droits".Four finir, fai-on- respect e- .ment remarquer au *pér;ali'’f à la manque des questions radio; conique* au journal ‘Le U**voi'.M.Lmile limoi-t, q .e la été Radio-Canada sou» la direction de M.Paul Dupuis et • l'inst e.* m je croi-, dr M.Paul J/-duc •< p/é sente une érn—ion spéi aie a * cation du centenaire de la na.’w;;-.*-tir Calixa Lavallée diniarudernier à.neuf heure- du ir.Cette émission fut entend .e la ¦.elle meme du jour où Km:le Benoist prononce/.Bcnoi-te) era;t absolument désespérée, et •• ne fait pas de doute que les elements défaitiste» qui se trouvent a i'intérieur du gouvernent l ue s* trou;eraielit en lente posture pour faire prévaloir I leur point de vue, et obtenir q l’une ' • aix séparée soit conclue avec le' Japon.Cc qui serait un désastre pour 1rs Nations Unies, qui trouveraient définitivement privées :es magni'ique» aérodromes chiés, d’où l'on pourrait déclencher une attaque directe contre ie Japon.Ainsi que l’a fait ressortir L:n Yu-Tang, la Chine ne demande pas beaucoup./'Ile ne demande pas aux Aillé» d’abandonner leur campagne d’Afrique, ni même d’abandonner la lutte aux Salomon ou en Nouvelle-Guinée.Fille ne demande qu’une petite part de leur effort de guerre, assez d’avions de transport pour rétablir des communications efficaes entre Chungking et ¦ reste du monde, et assez d’hommes et de ravitaillements pour une campagne qui reprendrait la Birmanie avant qu’il ne soit trop tard.Fit à cela, il faudrait ajouter, ainsi que le disait récemment un itre porte-parole chinois, assez de bombardiers à long rayon d’ac-m, et assez d’appareils de chasse •iur les escorter, pour porter la •rre directement au Japon.Lt ces mesures seraient dans l’intérêt de toutes les Nations Unies autant que dans celui de la Chine elle-même.E.-Ch.H.AVIS ÜE DEMI.MIE l)E MIVOMCE AVIS *»t pur les présentes donné que .'OSKPIf BENIU VKAt’DHY, ds lu ville et du district de Montréal, province de Québec, peintre, s'adressera au l’anlsinent du Canada a sa présente ou ft sa prochaine session ou ft toute autre session subséquente afin d'obtenir un bill de divorce de son épouse, ROSE-K VA EÛU-CRAIID.pour cause d'artultére.Fait ft Montréal, province de Québec, ce 23e Jour de Janvier 1342.Mes DENY.S & LEROUX.Edifice Chambre de Commerce, Chambre 14, 25 est, tit-Jacques, Montréal, l’.Q., Canada.Procureurs du requérant.AVI* UE REQUETE PO m DIVORCE Avis est donné par le* présentes que CEI,IA LAZAROWITi:, de la cité de Montréal, dans la province do Québec, s'adressera au Parlement du Canada, ft sa prochaine session, afin d’obtenir un hl!l de divorce u avec son mari, EDQAll HORACE COHEN, vendeur, de la dite Cité de Montréal, dans la province de Québec, pour cause d'adultère.Daté ft Montréal, dnns la province de Québec, ce vingt-cinq de novembre, E'42.MENDELSON & FREEMAN, Procureurs d* la Requérante: E'2, rue 3t.Jacques ouest, Montréal.AMS |)E REQUETE UE DIVORCE AVIS est par le» présentes donné que LEO GtfAY, machiniste, de Ilenry.sburg, St-Hernaid de Encolle, dans le district d'Iberville, province do Québec, s'adressera au Parlement du Canada, ft sa présente ou ft sa prochaine session, afin d'obtenir un till1 de Divorce d'avec son épous-, DAME PAULINE REMILLARU, (b-Henrysburg.St-Hernard de Laeolle, dans le district d'Iberville, province de Québec, pour cause d'adultère et de désertion.Fail ft Montréal, dans la province de Québec, ce lCléitie Jour de décembre A.D.1042.LYON XV.JACOBS, C.II.Procureur du requérant 27t, rue St-Jacques.Montréal.P.Q, " r* m- REQUETE DE DIVORCE Avis ejt donné par l*s présent's ror HILDA OLBSKER LOLH de la cit* et district de Montre-,,, dan, ,,rovinc€ d( q,,*.bec, épouse, présentera une requête au Parlement du Canada, ft sa pro-ciam* session afin d'obtenir un d'aveî son époux, .GLOMON GOLD, Docteur en Mé-de-'Vn'ù de *1 district de .Mont- real, dans la province de Québec pour 2>0 a ; s ,i nia, chamlises.I>a difficulté à se procurer du matériel Chemins de fer.Or, il est évident que seuls les chemins de fet sont I - ,, Capables d’assurer le transport par terre de l'énorme matériel uquis j "Conseils pour se guider , Corn* par ]effort de guerre.Jusqu'ici les réseaux canadien» et américains j mandements’' etc., etc.ont répondu à une de.nando de tian pcit ^mndi.-.-ante maigre la i L„fm gous l’oeil vigilant de difficulté quits éprouvaient a se procurer l'équipement et le matériel I p n ' • n.|or, nour bon roulant.Cet état de choses ne pourra continuel toutefois, à moins qu'il j ’ J ° 1 ° ne soit accordés aux Chemins d,: fer des pi imités leur permettant * * * de procurer l'équipement et le mater cl n« é lève! J’examine le Calendrier; oui, < rsl l)icn le matin du 21 décembre 1937 ! Le 21 .J Mais il faut «pie je remette aujourd'hui ma copie i» Jean-Charles.Que lui donner.( '• lève, peut-être?Aptes tout, il y a de» lecteurs et de h :, v.qui Saris doute, lut a-t-cllc expliqué bien des choses qui le déconcertaient.lui a-t-elle épargné de mortelles brûlures et de redoutables coups de fourche.Il plaît à la sensibilité des hommes, à leur intime faiblesse d’imag:ner que tout ce qui Les chiffres de la Banque Royale à de nouvelles cimes Vsctif total atteint le lommet sans précédent de ! gardien généreux de 1 humanité, est un non* la Providence.La force brutale s’incline devant la beauté et rend les armes à cette puissance réelle, cachée sous les aj>-parcnccs de la faiblesse.Il est vraisemblable que je n aurais compris goutte à ce que j ai vu dans l’étrange pays des Séparateux si Pallas, exquise cicérone ne m’eut éclairé de son divin savoir.$1,291,615,947 — Les dépôts du public dépassent ^ °.U5 demande/, ou 5C *r0“ ^ & le milliard de dollars — Les prêts courants ' teux j j| e$t flluc tll l’an 2037.momentanément plus élevés — Solide situation I \/ous d, -ne/ savoir quelle région A Jg trésorerie — Légère diminution des profits, «le la planète il occupe?Je 1 ignore , Pallas in’y a transporté comme par L'allure extraordinaire dos rffui-.ont augmente sensiblement ot crie res au Canada a eu sa reperdis- J est dû au fait que le gouvernement »lon au bilan de la Banque Royale .« déposé dans les banques les -ions, le même relief, les mêmes I ressources naturelles.Mm» I analo- enchantement (les actions extraor- .ion au mian ue «a u.4u« twf.uy ••¦ i-»e «— .» - binaires sont monnaie courante au pour l'exercice terminé le 30 no-1 fonds provenant du récent Em- royaume des Immortels).La seule vernbre.pmnt dc la Victoire.Il est intéres-, précision que je puisse vous fournir, L'actif total dépasse sensible- !sant ôo noter qu en dépit de.» | ; j.|K)Ur ]’acpect géographi- 1 ^ ! trait-s considérable» faits par le !‘° «« .! public pour l’achat des Obligations, - •• .de la Victoire, les dépôts publics, méprendre à la province de vjueoec.(à l'exclusion des dépôts du gou- [7||e a exactement les mêmes dimen-xernement ont augmenté de $902, 1 152,676 à $1,002,567,405.Après avoir pourvu aux taxe., , .• fédérales se totalisant à $2,011,166 ! pe s arrête la.Ce pays est entoure a aux appropriations pour ictus intégralement dune mureille géante douteuses et mauvaises, les P!J ^ ; faite d’énormes rondins empilés: pour l'exercicfi ont été de $3,390.12: , j ui)e murajl|e Chine en érable, ce qui représente une légère dlmi- , , .• tr,| j„ l Séna- de l'actif et de la liquidité, ces' l«; \ "^"Y'îné^^s'pTOfits^oï a ^ !atie se relie aux lerres étrangères, meilleur rapport jamais présente,1', , .1Uendcg P(ip $2,625,'D0, ! ûn a creusé d’insondables fossés .« .uauijuc.U315 000 ont é prélevée,8 ifpSs om'TmH fKKjdi symbole: "Le, Canaux sépara nué quelque peu.L'augmentation j 550123 a été reporté* m: teux et catholiques .On se rem des frais d'exploitation et le ren- ; comptp de3 prof)ts et pcltes qui [compte par cette description suc .-•'établit maintenant a $3,259,19$.! cincte qu'il n’est pas commode pour L'assemblée annuelle des action- : l«£,ra„ger de pénétrer en Séparatie.naires aura lieu au siège social d, $681,918.309 il y a un an Dan- !> • •-cet actif dispunlble sont compris j $519,801.345 de titres fédéraux •' K .provinciaux contre $371,231.:'' l'année précédente; $460.7”! «i- • titre» américains ot britannique- | contre $6,912,050 en 1941; $261.;8» Is ' 175 d’espèces en mains et de dépôts j à la Banque du Canada, soit une! *' hausse de $27,805.760.Dan« ce der-j ; nier item sont compris aussi les soldes bancaires.Les prêts courants au Canad « ; oont à $255,148.401.soit un.h .mentation de $13,365.000.Ce ' hausse est due plutôt aux av.it - ^ , faJtes récemment à ceux qui ' acheté des ObiigaMons de la Y1- .totre plutôt qu’aux prêts cou .r ' i r;aux ordinaires qui *ux nu- ' fléchi quelque peu.Ceci est lu* a ' ‘' *" la production de guerre, à ce q i , les fonds tournent plus facilemc.'u j et que les comptes sont régies p .:j promptement; notons aussi que i- j inventaires, de façon générai11, sun* I moins élevés.Il s'ensuit que no- -lire d'entreprises ont moins d’emprunter de fonds.Le total des dépôts a augmenté dfe $225,000,000 pour s'établir un" tenant à $1,181,217,192.I>’« d1,1'- ; du gouvernement à $14i.I92 •- qui a obtenu, Dieu sait par quel.e Seulement, en sc retirant, les Anglais avaient drainé jusqu'au dernier sou dc leurs capitaux; les Juifs, les Américains, tous les autres étrangers avaient agi de même.Les Séparateux restaient pauvres comme un peuple dc Jobs.Mais ils étaient contents, ce qui est I essentiel.Les grands chefs, auteurs de la victoire séparateuse.sc grattèrent édejljné| , bientôt le cuir chevelu.Ils ne s a- conveflir un continent, gissa.t plus de prononcer d« dis- ! pujj )e monde a leur propre civl],.sation.Üv se préparent donc à c< , ., ; grand oeuvre, I! s'agit, vous le gouvernement d un peuple, de lui ; e/ j*ur rebâtir une économie détruite, une j Ia flb’re> el f|U1 caresse le plus ar-industrie miserable, un commerce ( den, f-vç j-af)0rto!aL 1^ littérature, l'art d'un te! {/eu-1 La vie intellectuelle, liltcraiic et arlistic/ue en Séparatie: N'allez pas croire que les Séparateux sont des Béotiens, qu'ils méprirent la vie de l’esprit et rné talon, jeter \ expliqué que le prussianisme et la haute bour- Chac|ue (ois que lanr.ee commençait, Henri, le man de Jacqueline, gourmand par tempérament et habitude, se deman- traint au regime, si elle a’app.iq^ un coup d’oed an cornière nostalgique, oublié riant un coin | qeoi^ie avaient empoisonné le socialisme pacifi-p< m il ré -I, pou iso re scintillante, semblable et cui.que qu il est possible d obtenir de , ^ 10 ^ minut„.poUr ^ la nature eUe-meme, sont aussi I u pAte ,a tasser Réduip„ ,* tMn.connus, et des recherches scienti- natlon se rêvèient une perte complète.Des savants ont déjà construit, à titre d expérience, des engins so-èes pays Scandinaves, les pays j ‘at-fs actionnés avec succès par baltes, toute l'Europe Centrale 1 enerS'« nytm du soleil, quot-sont obl gés de se soumettre I ^ue ¦)usK( IIAMIS q,,j tiendra I.- rôle principal masculin «le«s «I.e« Vignes du N inna.à la mène du Saint-Denis les 13, H ci 13 janvier prochain.,.U ne création avec Marcel Journet au théâtre Arcade Iulc, avait débuté par une première en Amérique dune oeuvre de Bernstc n "Le Voyage".La petite troupe de l'Arcade n'avait pas craint de s’atta quer à une oeuvre aussi difficile, i• Or pour saluer 194.1 la direction (de l'Arcade entend réaliser un autre tour de force en offrant eu public une autre premièie en Améri-tpie d’une autre oeuvre du célèbre 'dramaturge frança's.Il s’agit de fcap des tempêtes".Cette comédie ^dramatique en cinq notes a été créée en 1917 à I’aris avej Victor jj-raneen dans le premier rôle masculin; Jeanine Crispin, Claude Dau-hin, Jean Wall, Betty Daussmond étalent de la création.C'est la guerre qui a empêché i cette oeuvre d’être connue plus tôt en Amérique.Les artisicj de I Arcade ont hésité un moment devant cette oeuvre redr,niable qui marque ‘v point tournant de la carrière de Bernstein qui a écrit la ton oeuvre la plus significative Mas après plusieurs semaines d'étude il a été décidé oc mettre "Le Cap des tempêtes".à l’affiche avec Marcel Jour-t et, Germaine Giroux, Janine Sutto, Henri Letondal, Roger Garreau et Luc o Mitchell qui fait sa rentrée à l'Arcade."Le Cap des tempêtes" en un mot c'est le dramatique conflit de i'hom-'me âgé qui cherche à arracher à la vie et surtout à la jeunesse d'une femme une nouvelle portion de 'bonheur.Passé certain cap dans la vie .certaines choses ne sont plus réalisables.Bernstein a travaillé ses personnages en profondeur et jamais il n'est ailé aussi loin dans l'étude des souffrance* de I homme angoissé devant sa puissance qui décline."Le Cap des tempêtes" ¦prend l'affiche à l’Arcade samedi en matinée.lia»» beaux albums Ta\| “Fepî fîîfts maison • dépareillées” (1) "nwie* rie maison iliuaieillées” I Voici la premier d’une série «'albums Tavi.De belles images sobres, spontanées, parlantes comme la vie directe.Et des textes qui complètent le message des riches photos Tavi! Femmes ricpaieillies glorifie nos.mamans, d'hier et .U aujourd'hui.L'auteur y supplie les parents et les éducateurs de continuer à donnpr au pays des femmes de maison sans pareilles Femmes rie un.mi i.rp ntillies constitue un liés beau cadeau à Knitted i une ToRNAoe tHilAMU n-rrm àVKC WKHttne AU Ct off ru aux mamans et aux grandes soems.Aux cousines et aux amies également! Cet album s'adresse autant aux jeunes geng qu aux femmes et aux jeunes filles.Il intéresse tout le monde, puisque tous doivent aimer, chérir ct respecter les mamans! Cette apologie en images du rôle familial de la femme vient à son heure.Tant de forces jouent nctuel-i antre le foyer, qu'il faut rétablir par tous les moyens le prestige des vertus ct des tâches familiales.Sous une forme attrayante, Femmes rie maison dépareillées fournit une bonne dose de doctrine sociale et pédagogique.Et son prix minime lui ouvre toutes les voies.(J) tO.SS; par la poste: t0.30.EDITIONS TIDES, 3jé.5, me Saint-Denis, Mondial.i ItS COMÉDiENS Dt (ARCADE l online il c n il t a ii in v il I MARCEL JOURNET OERMMNE emoux fEMPÊUf LjANiNESUTTO-», 1 Veille tu Jour dei’An i0ÊêL \ s ' REVUE D’ÉTOILES k Orchestres de Don Turner et de Neil Golden ?De 10 h.30 a ia fermeture k $7.50 par personne (plus la taxe fédérale! Vas de dp jeûner, nth «/m*1 NORMANDIE ROOF Voteriez tus billets il* avoir entendues à.! a r*d: • ma,s d n'y a rien comme] ’de '.es ’’voir’ Interprétées par Fer-i nsr.de; lui-même."Barnabe” demeure donc un fiim comique de grande classe auquel ont participé Roland Toutain, Paulette Dubost, Claude May, Jossehnc Gaél.Charles Dechamp» et Marguerite Moréno.Distribution brillante air posait,le."Barnabe" connaîtra à nouveau le succès de ses débuta car Fernande! est l'as comique en tous points populaire Souhaits des Amis de l’Art \ M.ALBERT DI e!ons-lui ; voilà cjui est excessif.Idiscours se montre Que ce toit hit r/ut porte, et que (nos sentiments F t: te masquent jama vs sous rtc (tains compliments.Un etymologise, né malin, a trouve que le mot compliment provenait du latin, completc menliri,— mentir complètement que Calroux était déjà officier a la I-égion E-trangère en 1899, qui! a servi aux côtés du grand Lyau-ley en Algérie, du général d’Amade Mais revenons à nos jambes.J'aimerais donc savoir, divje, (ou plutôt écris-je ! ) si ma I hérèse a de jolies jambes, pour le moins au Maroc, qu’il a été blessé puis, une paire, dans le genre Chassera-fait prisonnier en 1916 en tant je, longues, élancées, fines de la qu'officier aux tirailleurs algériens, J cheville, avec un pied petit, (pas chef du service de renseignements I trop), le mollet un peu haut et ,, , .au cours de la campagne du Riff, Cette étymologie me parait assez (o|one| au pfefnier r*giment Je la exacte si l’on sait que bien souvent le complimenteur vous souhaite la malernorl.Voici cependant quelques anec-doctes (elles ne sont pas de votre serviteur) comportant un compliment."Se me trouvez-vous pas vieil! F disait Louis XIV rt Lebrun qui faisait son portrait pour Ut neuvième /oi».Il est vrai, siie, que l'aperçois quelques campagnes de plus sur le front de Votre Majesté." ¥ ¥ ¥ Mnupertuts, prisonnier en Autriche, fut présenté u l'impératrice Marte-TMrt.se, qui lui dit: "Vous lotinaissez In reine de Kurde, soeur du roi de France f - Oui, madame.— Ou dit que l'est la plus belle princesse du mondef ¦ Madame, je l'avais pensé Jusqu'aujourd'hui." ¥ * ¥ Le maréchal de Villars, visitant un Jour scs campements, entendit un of/icier gascon qui disait a un de ses camarades: "Jr dine, aujourd'hui rt la table de Villars." Le marée loti s'approchant alors: "Fc sernil-ce que pur égard pour mon grade, flt-lt observer rt l’of/lcler, yr'Hs devriez dire M de Villars.-(J «cfïrfH/ riposta l'enfant de lu O a -sj-***’ remue, est-ce que l’on dit M.de César f" ¥ * ¥ Font entile étant dans une maison où il avait diné, quelqu’un vint montrer a la compagnie un petit ouvrage d'ivoire, d'un travail si délirai, qu’on n'osait (r toucher, de crainte de le briser.Tout le monde le trouvait admirable."Pour moi, dit Fontcnelle, je n'aime point ce qu'il faut tant respecter." Dans ce moment arrivait la belle marquise de Flamarens, F.lle l’avait entendu U/se retourne, l'aperçoit et ajoute "Je ne dis pas cela pour vous, madame." Ijuelqucs années plus tard, le Légion Etrangère (1927), commandant à Ain-Scfra en 1928; général de brigade en 1929 à Marrakech, il acheva la pacification du Maroc; promu divisionnaire il commanda le 19e Corps d’Algcrie; de là il devint gouverneur général en Indo-Chinc, puis passé à la E rance Libre fut en 1941 condamné à mort et rayé des cadres de la Légion d Honneur.El ce qui ne gâte rien, il est notoirement connu pour un excellent républicain.Mais est-ce précisément cela qui gêne le DEVOIR ?MA CORRESPONDANCE Mes lecteurs trouveront ci-dessous quelques passages d’une lettre qu'une de mes correspondantes a bien voulu m’adresser.Apres in’avoir enguirlandé comme du poisson avarié, Mademoiselle I hérèse R.termine ainsi son poulet: "Je n'use espérer une réponse à celle, lettre, encore moins sa publication ilans votic journal; les deux m'obligeraient.Vous m'obligeriez également en félicitant M.Harvey de son patriotisme." On reconnaîtra qu'il est bien difficile de résister à un désir aussi aimablement exprimé.C’est donc sans l’ombre d'une hésitation que j’ai félicité, par procuration de Mlle Thérèse EU, mon directeur pour son patriotisme, à pro|>os duquel, soit dit en passant il s’est récemment expliqué, — et, du petit roman en adresi quatre pages que m a adresse la lieiu- Céladon, dont ta vue «V/M»r rJarn0iscllc.voici quelques extraits: UH peu affaiblie, se trouvait dans un salon; survint la belle madame Helvétius.Fontcnelle, entendant tout rt coup mi voir douce et harmonieuse: "Tiens! dit-il, madame, je ho voua «ni'rtia point là.— Pour-rouf, reprit Mme Uelvclius sur un ton un peu piqué, je viens de passer detant vous, et tous ne m’avez point vue.— Madame, répliqua le galant vieillard, .si je vous a vu la vue, voua n'uurlr; poiiil passé.¥ ¥ ¥ A un repas que donnait Buffon, un jour sans doute qu'il niait oublié ses manchettes, et où figurait une superbe dinde truffée, une dame fort belle encore, mata qui allait doubler le cap de la quarantaine, demanda où croissaient les truffes: "A vos pieds, madame," répondit galamment le Pline moderne.Lu dame ne comprit pas.Monsieur, ("est tout à fuit par hasard que je me «tria trouvée « lire un de vos articles paru dans le JOVK, car je me ferais honte rt mot-même d’en-courager la publication d'un journal misai sale et aussi antipatrioti-que, mais, il est sans doute utile que je précise, car vous excellez tellement dans l'art de cacher du renin, que ce.n'csl certainement pas le premier article du genre rt vous avoir pour auteur.Je veux parler, monsieur, de celui paru en date du SS novembre 19)2, sous la rubrique "Je lave mon linge sale".• •«••••• Voua, au moins, vous avez ceci à votre avantage que lu position que vous occupez tic fut ravie rt personne, car pas un seul canadien-fiançais digne de.ce nom n’acccp- mala un voisin complaisant lui ex- I ferait de remplir une tâche aussi pliqua que c'est au pied des char- j basse et aussi honteuse.Quant à mes.La dame est enchantée du j reui , en très petit nombre heurcu-compliment.Au dessert, un ron-1 «6 qui comme M.Harvey et Vive, qui êfuif aurvenu pendant le ! »ca dévoués collaborateurs, ont diner, adressa la mime question j renie leur mer alors qu'ils demi savant naturaliste, qui, oubliant ’ raient la vénérer et travailler à sa première réponse, dit tout nn lurellemnt : ".Su ptni des vieux charmes.' Il est probable que la dame ne trouia plus M.de Buffon ai galant.¥ ¥ ¥ Voici la réponse d’un poète galant à une dame qui s’étonnait de lui voir deux montres: L'une avance, l'autre retarde: Quand prés de voua je dois venir, A la première je regarde; A l'autre quand il faut partir, ¥ ¥ ¥ Et pour terminer, voici un compliment de circonstance: Messieurs les officiers, Fous allons ce printemps perdre [votre présence: Ce qui consolera nos coeurs ,1c I votre absence.C’est l'espérance des lauriers Qui vont couronner Et le présage heureux Idc Vous allez forcer la victoire Et ramener bientôt la paix.- j la faire respecter et aimer, quant rt ceux-là qui ont rejeté bien loin tout principe d'honneur, rt parfois même hélas, tout principe religieux, quant rt ccu.c-là, on ne peut aussi que les mépriser, tout en demeurant per-plr.rc quant rt l'équilibre de leurs facultés mentales.H faut qu'ils soient devenus bien bas, ou bien irresponsables pour brûler ainsi ce gras, le genou rond, la cuisse ferme.Si elle les a, ces jambes, on se demande un peu ce qu’elle vient discuter politique en place d’aller danser (sur un volcan) alors qu’il en est terni» encore.Ce n’est pas au hasard que j’écris: Chasseresse, car c’est bien là le nom de ma correspondante, Thérèse venant du grec, — je chasse.On pourrait me répondre: la jeune chasseresse Que voua noua dépeigne:, (nous n’avons dans res bois Fi rencontré ses pas, ni reconnu [an voix.” Mais je puis en donner une description sommaire selon l'image que s'en ait faite la statuaire: "Diane Chasseresse a plus que toutes les nuit es grandes déesses les formes et l’air d'une vierge Douée, de tous les attraits de son sexe elle parait ignorer qu’elle est belle.Sa taille est plus légère et plus svelte que relie d’une Junon ou d'une Pallas.Le plus souvent Diane n’a qu’un léger vêlement retenu au tour des reins et qui ne lui desrend que.jusqu’aux genoux, mais elle esl aussi représentée avec une longue draperie lui laissant le sein droit découvert” : Va, lune moribonde Le beau corps de Phebé La blonde Pans la mer est tombe ! Tu n'en ra que la face Et déjà tout, ride S'efface Ton front dépossédé Henda-nous la chasseresse Blanche, au sein virginal, Qui prpsar Quelque cerf matinal.Ainsi disait Alfred de Musset.Il va de soi que j’ignore tout de ma I hérèse.Ce pourrait être une affreuse mégère, d'âge incertain, bien que damoiselle, de nature bilieuse.de caractère acariâtre, en retard, de caresses et en voulant à toute l’humanité de s'en être volontairement privée.Dans ce cas qu'elle n’hésite pas â se jeter dans les bras d’un solide Irlandais, â la carrure massive et aux joues couperosées; qu’elle J’épouse et tant pis pour la race! LA RACE La race! Il y a vraiment de quoi se tordre, qu’on inc pardonne! Ça leur a réussi à Moïse et â Hitler, il faut le reconnaître, le truc de la race.Ce qui restait d’f lébrcux cent pour cent est quasiment en train de finir de se faire massacrer — de cinq cent mille la population du ghetto de Varsovie est tombée â dix mille — quant aux purs /Aryens, la race élue celle-là (qu'ils disent) ils ont appelé la malédiction du ciel sur la terre.Avez-vous marqué que c'est au nom de la race que tes seconds — 'es Aryens — exterminent les pre- qu'ds devraient chérir.Cependant, I rajers _ ]e5 Hébreux?Et que ce eux.au moui*.nont dans leur pays; et vou*.monsieur f - Bravoure rt i lectcuis ont pu lire dans notre d nier numéro U traduction complete de cet article.Néanmoins en voici le passage saillant: "Les statistiques du recensement démontrent qu'il y a dans le Québec plus de 150,000 enfants d'àge scolaire, ei.tre cinq et seize ans, qui ne sont jamais allëa a i'ecoic.11 y a plus d'un quart de million de pei sonnes dans cette province qui ne savent ni lire ni écrire L'enseignement est surtout confié aux or-dies religieux.Les salaires paye; sont affreusement petits et s’élèvent en moyenne a $133 par année pré*ents.Voilà que notre province ; pour les Institutrices contre une fait ce pas en avant depuis si long- i m°>'®nn« de $4a3 dans 1 Ontario, temps désiré de toute une élite.Mais, avant d’en arriver là, que de luttes! Et de quelles injure.; n’a-t-on pas accablé, pendant long- rebifféa contre l'assertion "150,000 enfants qui ne sont jamais allés a l'ccolc.” Le "Devoir" a son tour s'est Bcandalisc quand, deux jours plus taid, le "Herald" a repris les mêmes statistiques.eve, mais "ne sont jamais allés c'est une façon de parler, le "Globe” a voulu dire 'ne sont pas.' Il y a en effet 150,000 enfants d'àge scolaire qui ne vont pas à i école dans la province de Québec et c'est dans le Rapport du Surintendant que l'on trouve ce chiffre.Nous lisons à la page 332 du Rapport do 1910-1911 qu i! y a en tout dans la province de Québec 395,216 enfants catholiques de 5 à 16 ans, et à la page 362, 52,403 enfants nrotestants, soit un total de 447,619 enfants.Le même Rapport dit, pages 333 e total 385,057 sont les non-racistes, c’est-à-dire les témérité sont deux choses différen- peuple* forts qui sont obligés d’> j et leur donne une place de choix tes, monsieur le patriote.Croyez- j mettre ofdre sous peine d’être à | ^ans sa miserable feuille.Décidé-f que vous pourrez j |cur tour ]es prochaines victimes du j mcnt Mt homnie moralement permettre d*lu«d»*r | j |ç cho]éra , digne de, loges qui l'ont formé, ou .p - 'il s i plutôt déformé.von.» que rwuji accepterons qu’uni _ Kussie, onze républiques, les ; Ahî en voilà de magnifiques preu- • r j i TT" l » 1 •••*' '-m »uiicx us, inof)iiiiiij uv o [M eu étranger vienne débiter chez nous Etats-Unis, quarante-huit états, ce vos! Si après avoir lu cela, il sc temps, ceux qui osaient réclamer une mesure dont chacun reconnaît aujourd hui la nécessité! Depuis plus de cinq ans qu’il i iru io i * l Au non s strict des mots il est existe, le JOuK a ivre chaque se- .f ‘ 11 1 * M ., { .t j ‘ evident que ce chiffre est trop marne le bon combat en faveur de él l’instruction obligatoire.Un sait ce qu’il lui en a coûté, et ce qu'il en a coûté à son directeur, Jean-Charles Harvey.Mais les épreuves sont vite oubliées dans la joie d'une victoire dont le principal bénéficiaire sera ce peuple canadien-français que nous aimons de tout coeur et dont nous souhaitons, pardessus tout, le progrès et la grandeur.Nous aurons garde d’oublier que noue n'avons pas été les seuls, ni les premiers, à mener la lutte en faveur de l'instruction obligatoire.Sans les efforts et les sacrifices de nos prédécesseurs, sans doute n’aurions-nous pas été capables de poursuivre la bataille jusqu’au bout.Avant le JOUK, un autre journal libre, franc et courageux, avait osé défier les "bien-pensant” de l’époque et réclamer plus d'instruction pour les Canadiens français.Ce journal au patriotisme éclairé, c'était le PAYS.Quand on consulte une collection de ce journal, on y trouve, à chaque numéro les mêmes revendicationsHes échos d'une lutte toute semblable à celle qu'il nous a fallu livrer.Et.chose amusante, on constate que les adversaires ont toujours été les mêmes: le DEVOIR a toujours bataille pour maintenir les Canadiens français dans l’ignorance la plus crasse, el il a toujours jeté de la bouc à la figure de ceux qui cherchaient à cclairer notre peuple.Ce n’est pas d'aujourd’hui que le DEVOIR se fait l'apôtre de l'obscurantisme et travaille à maintenir notre province dans la médiocrité ! Nous relevons, dans le PAYS’ du 24 mai 1913, un article qui démontre cet état d’esprit d'éloquente façon: Un correspondant du "Devoir", M.Aithur Saint-Pierre, se scandalise du fait que nous uyions reproduit l'article du "Globe" sur l'instruction obligatoire, la semaine dernière, et 11 exhale force injures pour démontrer que nous avons eu tort."Et maintenant, M.le rédacteur, écrit-il, je ne puis terminer cette lettre déjà trop longue pourtant, sans souligner l'inqualifiable conduite de M.Godfroy Langlois qui reproduit dans son journal, accompagné de commentaires élogieux, l’un des articles les plus mensongers et les plus insultants pour la province de Québec, que la presse anglaise et fanatique du pays ait [publiées.Les affirmations du "Globe”, au sujet de la fréquentation scolaire et du nombre des illettrés dans notre province, ont été maintes et maintes fois réfutées.Au moment même où le Directeur du "Pays" se préparait a les reproduire, la "Presse" et la "Patrie" en démontraient la fausseté au "Herald”, qui les avalent fait siennes.Ce sont d'indignes calomnies, qui, en circulant dans la population anglaise et protestante, font un tort incalculable à notre race.Pas un Canadien-Français, digne de ce nom, ne peut les lire sans indignation.M.Langlois, lui, les reconnaît, car c'est lui qui le premier les a lancées dans la circulation.M.Langlois les recueille avec soin L'Espagne comptait en 9 171,376 Illettrés sur une popula- ' [)0ur être fidèle à ses convictions, Qu’a donc dit le "Globe ?Nos | tlon de 18607.674.Et notez bien comp|-omettrp sa carrière politique.Mais il devait avoir sa tev.in-che.Réélu en 1923, il est devenu l’un de nos hommes politiques les plus en vue et, à vingt années de celle époque, il voit triompher les idées pour lesquelles il était pi et a tout sacrifier.Cet homme, c’est I.-D.Bouchaui, Ainsi qu’il l’écrit dans le der.’ nier numéro du CLAIRON de Saint.Hyacinthe, journal où il a pour-suivi une lutte courageuse et opi.niâtre, les idées qu’il avait préconisées ont fait leur chemin chez les héritiers en ligne directe de ceux qui l’avait le plus ardemment combattu, de 1912 à 1923, et le seul reproche qu’on peut main:-*, nant lui faire, sur cette question de l’instruction obligatoire, c’est d’avoir été en avant de son temps.Et Ton conviendra avec M.Bouchard que c’est loin d’être un mal.II n’est qu’un point sur lequel le jeune député de 1919 s’ét.nt trompé: au jour du triomphe, on n’oublie pas l’éclaireur qu’a été T.-D.Bouchard.Il a droit à notre admiration et à notre reconnaissance, et nous le prions d'en accepter l'expression sincère.Emile-Charles HAMLl L’Ontario possède 5420 institutrices qui ont passé par l'école normale.Québec en a 522.” La "Presse" et la "Patrie" se sont que dans ces neuf millions d illet-ti n'enirent pas les enfants au-dessous rie six ans qui étaient au nombre de 2,698,110.Le Portugal, d'après le recensement de 1900, comptait 4.261,336 illettrés sur une population de 5.423,132, soit la proportion énor-e d» 78 6 n r La Russ’e, d'après !e [encensement de 1906, comptait dans ses écoles un garçon sur 18 et une fille sur 43 En 1906 la population de la Russie se chiffrait a 140,-419.000 habitants.Sur ce nombre SOIXANTE-SEPT POUR CENT étaient ilietttrés.L'Espagne, le Portugal et la Russie sont de tristes modèles à offrir â la province de Québec.UN ANCIEN Le PAYS devait disparaître sans avoir vu triompher ses idées.Mais des hommes courageux poursuivaient la lutte.Le 29 janvier 1919, un jeune député libéral présentait à la légis-.“{! lature provinciale une requête en faveur de l’instruction obligatoire, signée par cent de nos concitoyens canadiens-français se recrutant dans notre société et appartenant à l’un ou l'autre de nos grands partis.Ce jeune député n’ignorait pas, en accomplissant ce geste courageux, quelles forces il mettrait en branle contre lui, quelle haines il se susciterait.Il prévoyait ce qu’il pourrait lui en coûter et, simplement, sincèrement.il le disait: "Le rôle de celui qui veut tirer 363 quil y a 340,024 enfants gc.« compatriotes de leur douce catholiques inscrits aux éco'.ps et quiétude est toujours désagréable.coin réellement toujours vous impunément notre 45,033 protestants, Inscriptions.Enfin, aux mêmes pages, on trouv> que la présence moyenne est pour les catholiques de 268.568 et pour les protestants de 32,482, ce qui donne 299,050.Donc, sur une population scolaire de 447,619, il n'y a que 299,050 enfants qui vont à l’école, c'est-à-dire que le nombre de ceux qui n'y vont pas s'élève à 148,569.Sommes-nous si loin de 150,000 que ce chiffre puisse paraître une calomnie?Allons donc! Avouons tout de même que les ch ffres de M.de la Bruère, quoique exacts, ne nous donnent peut-être pas justice.Il est évident qu'à même ce chiffre de 148,569 il peut en avoir 15,000, 25.000, 50,000 si on veut qui ont pu suivre l'école une semaine, un mois, deux ou même trois mois, on admettra que cela ne suffit pa:.pour dire que ces enfants fréquentent l’école.Le fait n'en teste jias moins vrai qu'il y a, en moyenne, 148,569 enfants qui ne vont pas à l'ccolc, d'après les chiffres même du surintendant, qu! n'a pas la réputation d'être un dénigreur.Le "Gione" dit encore que le nombre des Illettrés s’élève dans la province de Québec à plus d'un quart de million.Mais c’est ce que donne catégoriquement le recensement de 1901.Sam compter les enfants au-dessous do 5 ans.il y a dans la province de Québec 250,017 personnes qui ne savent ni lire ni écrire (Voir l'annuaire du Canada 1909, page 22).C'est le quart de million.Et le "Globe” nous fait encore la part très belle.En plus de ce 250,017 personnes ne sachant ni lire ni écrire, Québec ci 'pt 61,614 personnes qui peuvent lire mais ne savent pas écrire, et cette catégorie de gens doit être classé» sois la rubrique "illettrés'’, de sorte qu'au lieu d'en avoir un quart de million, c est 311,631 soit tout près d'un tiers de million.(Voir Recensement du Canada, vol.4.page 329.) On peut donc se rendre compte que l'article du "Globe” n'est pas mensonger, ainsi que veut bien le dire M.Saint-Pieri e.Ces assertions ont été maintes fois réfutées?Où, quand et par qui?Ces chiffres-là, nous ne les inventons pas, nous en indiquon» même la source, nous y renvoyons le lecteur et M.Saint-Pierre lui-même.Pour la fréquentation scolaire ce font les chiffres de M.de la Bruère.M.Saint-Pierre s'est, un jour, formalisé parce que nous avions dit qu il n’avait pas confiance dans les statistiques du Surintendant.La réfutation n'est possible qu en prouvant la fausseté des chiff: e*.ou alors en leur en substituant d’autres relevés au cours d -nquétes dans le genre de celles de l'immaculée Conception.Que ces statistiques soient humiliantes "o./r les Canadiens français, nous n'ei.disconvenons pas, mais e„ sont l'expression de la vérité pi re et toutes les colères du saint jeune homme qui s’appelle Arthur Dès l’un dernier, j'ai ussume cette t’rhc ingrate.Je savais toutes les avanies que j'auruis à subir.Mais je.reste heureux d'être de la grande armée de citoyens influents qui r: déclarent aujourd'hui pour l'instruction obligatoire.A toute armée, il faut toujours un éclaireur.J'ai accepté ce rôle; j'ai accepté d'être la cible, en avant de tous.Je rais qu'on n'arrive au but qu’en passant sur le cadavre de l'éclaireur.Au jour du liiumpho, Beurre d’arachidei Le bourru d'arachides que l’on considérait naguère comme un vulgaire aliment d'écureuils, est maintenant trèâ apprécié des diététicien» à ciusc de sà haute tend" en vitamines.Il contient à peu près 26-27Ç- de protéjne.17-23 0 d'hydrate de carbone, 45-50% de gras, et dégage 2,700 calorics la livre.Par ailleurs, son prix mod que le rend accessible à tous les foyers.Une plus grande consommation de beurre d'arachides permertra d'économiser le beurre et le fromage sans préjudice pour la sa.nté, Ce produit possède le troi?qu rtj de la valeui nutritive du beurre.Les Mots C BOISES OU JOUR J Tar TITTIJT 10 li 12 13 14 15 rr i ?».« f ï i n » J U 1U H 12 ¦ 1 13 U 15 J 1 t.l! 1 M 1 Dj i i il il l-UL JL.I! 1 ijuaQjjnr 1 m i immco mon J^TT T HZ i n n Tl rr T o IJU B ! n renom rrmn n I J-UUZmiLL a ¦ ¦ juarr mom i i | r» J ! _n m s r ¦ rT .f «IOJL JTT f 1 ! UJ O ; ! maa «rrr U j_ J i BJLT cmr rr I 1 1 lUL i ronrr f f m± XEOŒT3XD1 IIOHI/.O XTA liMUKNT (liesse 1—Honnête ustenslie rarement em- 12—Mesuré itinéraire chinoise.— Apre au toucher—En poésie, na- porté par une femme qui file — Machine à circuler vite, dont !a diffusion ralentit de plus en plus la circulation.2 Ile la ville — l.'asenssinat des inert*; le moyen ultlim s espéré de savoir si les en* ont quelque choi e dans le .ire: la suprême Indiscrétion du docteur.3— Sollpêd*—Partie é.araie de la feuille—Salés et séchés ti la fu mée.4— Mit les rênes à—Capitale de la r .symb'.ie du chrome J—( otelette première—Qui fait le métier d’ara- lier 6—lh Mc ni < al>ré.)—Cassa la patte _ —Miette—X enu au monde , —1ère conj— Chef d'Etat Cache —r#n*aeçK.8—Gueule de hoir liturgique; la .,r' •’ du dmdcn—En mur qui h«cale.?—Ferme, solide -ChoUit Marumi.®rl*°dact.vles ruminant-.10 i u rj 11 c i s t o f*t romancier anpnl* nz- k Londres.—Affection 'ruta- nçe.Il—Interjection.-emploie pour chasser qulequ'un—Crier .n parlant du cerf.—Avoir la har- de France—Ac-Fleuve de Sué- monde des races fortes, solides, vi- - u»i jour eu lion.Ce la h arrive pas SOLUTION nu PROBLEME No "7Î t>uri1 ‘‘‘ins le JOUR, -fi décembre l'M'i votre gloire, I 'f**c con,M de fée3‘ n« J riles et courageuses.Il y a beau 1 250JX30 ’lileUré^dans'^'la ^province i Pas tr.a.Ûlei • qu'au gré Cette' }etu°"'n, a 1 jour que l’on sait qu’au bout des de Québec, eh bien! vous êtes mo- " cro>' vos souhaits Cet,r *»« que ., ! r,.' que l'instruci UNE QUESTION.UNE REPONSE par moi, mai# clic exprime les sentiments de la lace canadienne-française tout entière, race rt laquelle jr srui.» fière d’appartenir et dont je ne puis qu’admitcr les fils qui aujourd'hui combattent pour | elle, marchant sur les traces de nos grands patriotes de 18J7.Toute manages consanguins — ou uté- j ra!enient digne des loges qui vous rins — i! y a les mômes rachitiques, | on,! formp ou piutôt déformé.a i f°uil!es réactionnaires, pourquoi ne er plutôt à l'améliorer?ons avec le "Globe” que l'instruction obligatoire serait tuberculeux, dégénérés et ma! fou- ' tus.Mats vive grand ‘R’.Tu parles! R 'd.Arthur Saint-Pierre, lui, a été forme ou plutôt déformé dans les ace.avec une j cerc.i„ de j A c j.c.Qui sait si ce n'est pas la qu'il a appris qu'en tpr le ch.ffre de la fréquentation i i sco;aire, et partant, pour combattre • i'ignoranc e.Mais voilà.M.Saint-Pierre qui i 1 B | A 111 G | N 10 I R|E|OIP|0|C|H E | |I|.V|P U|I|S|S A N|C|E!0;sIE L | Ib|0|E|T|ü|O|0 TlElLlL 0191R El IL|U|C iL i _ , .EVEIL E 1 E HI E | S T | 0 c| B|A|S|S|IIN|0|I|R|£ '1BI e T | K | u | l | M | £ |fg| E | U | R | £ m1 L I £ IU I „ .„ ¦’ ^n-mrs | ] hérèse, et toutes vos complications , que vous Insultez; à Messieurs D'C,.' pciu.Carrure, Laurendeau, Dorais Poulain et tant d'autres.Le DEVOIR s étonne du projet;'’10" admiration va rt ce très éventuel et qui aurait pour bu! de remplacer le général Giiaud par le général Calroux.Pourquoi cela, demande-t-il?La raison en est bien simple.Le général Giraud qui.contrairement à ce que dit le DEVOIR., mains une certaine lettre, dont occupe dans la hiérarchie militaire \ publication dans le prochain nu-; parlera.Mon sieur Freud s evanoui- Une Canadienne française, (signée) Mlle Thérèse /j.Le hasard m’ayant mis dans les avec ront.C’est du moins ce que le dit, Freud prétend dans sa "théorie des ; actes manqués" et ma foi, il n'a pas tort.Quant à .a "Race" on en re- fait d'arguments riens ne vaut les ! 5 0I^us9ue quand les journaux anglais disent que 150.000 enfants de Québec ne vont pas à l'école se pose en champion des mauvais pères de familles qui ne veulent Ln Irlandais costaud, ma chère in?ure' Qu'importe' M.Saint-Pierre pourra nous d:;e toutes les grossièretés I H | £ | T | R | £ ÎITtTr ~£ | L | A | G I Â~[g E|IIZ|E'fflC|R vire—Posséda.13—Petite rivière lion dénoncer-de.Il—Choisit — Foyer de la cheminée —Clairsemés.15—Mets les grains dans les silos— Liquide employé par les orfèvres.VHItTI('AI,MMK\T 1—Tranche de pomme et portion de noblesse—llrume (Je cerveau.2 —I.e l'-nu du culte électoral—Gi- bier de remplacement.3—Mois noir, dur el pesant—Mn-nlên s de voir- "l.lnacfe I - Symbole du sodium—Vérifier et démontrer comme vrai — i hef-lieu de canton ( Hoiiehes-du- Ithône).3 - Ancienne forme rt** "oui"—Cor pousse au sommet de la t*te du cerf—Petite quantité.6—Sms Inégalités—Membres d**s oiseaux — Ville maritime du comté de Kent.,—r'ondult Secrétaire général d' JJ^quis'ltion eu Espagne 0756- 8 — Itendez-vous doit cornues — T.a meilleure de, conjonctions.9—Lumière faible.— Versets qu'on annonce avant de* p-aurn, s.10—Conj.copulative.— Peintre français, n* 3 Paris — Palmier de- régions chaudes d° l'ancien continent.G—Charpente du corps —Invoquées comni» preuve—cheval qui a T•> tc*?
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.