Le jour : indépendant politique, littéraire et artistique, 24 octobre 1942, samedi 24 octobre 1942
6ième ANNEE No 7 24 octobre 1942 5 CENTS L'Eglise désapprouve le cléricalisme et n’en veut à aucun prix.(Monseigneur Gérard Soilègel LE JOUR INDÉPENDANT POLITIQUE, LITTÉRAIRE ET ARTISTIQUE Directeur-Fondateur: Jean-Charles Harvey Adminiitration et rédaction, 180 pet, rue Sainte-Catherine («uile 41), Montréal Case postale 20, Station “N'* — Tel.*PLateau 8171 Aussi Ion fit nu pa que les choses iront sys té nui t i qu e men t mal, je continuerai sys té ma li q u emen t à tlire qu'elles no vont pas bien — Henri ROCHEFORT Rédacteur en chef: Lmile-Cliarics Hamel ASSEZ D’HISTOIRESD’IROQUOIS! M.Edouard Simard et l’hon.P.-J.-A.Cardin s’élèvent avec véhémence contre le système actuel d’éducation-La présence du chanoine J.B.Nadeau confère à cette manifestation son véritable caractère Nécessité de l’anglais pour arriver aux postes de commande, dit M.Simard.—Parasitisme des soi-disant valeurs spirituelles, ajoute l’hon P.-J.-A.Cardin L'Hon.F.-l.-A.CARDIN M.KltOl A Ht» HIM AMD Étemelle Sorel traitée en Parent Pauvre Offensive bataille Doit-on exproprier l'électricité?Dimanche aoir, l'un de no* songe-creux, reconnu pour aa naïveté et se* prétention* politique*, pérorait à la radio.Il conseillait aux Canadien* de langue française lie former un bloc «olide, «ou* l'égide d’un führer de carnaval, de façon à présenter un front unanime contre le re«te du Canada.Pa« un mot du grand conflit où toute* le* liberté* individuelle* peuvent périr et où l'existence meme de notre nationalité e#t en jeu.Que l'humanité entière assiste à l'agonie de la civilisation, cela ne frappe pa* du tout ce bonhomme ambitieux et vain: il lui faut un bloc, un bloc canadien-françaia, un parti unique, une unanimité racique.Et il ne *e rend pa* même compte que cette entreprise c*t impossible et que Bapti«le.ne se laissera pas embrigader sou* la boulette de quelques nigaud* en mal de popularité.Ver* la fin de *on discours, notre tribun graudiloquant entonna le refrain obligé de* soi-disant socialistes chrétiens.11 loua son führer d’avoir un jour combattu une demande d'exonération de taxes de* corporation* privée* de l’électricité dans la province de Québec.Il qualifia de “chancre” l’une de ces industries qui ont fait le plus pour le développement économique de la province de Québec.Quelque* jour* plus tôt, M.Léon Casgrain, ministre des Terres et Forêt* dans le cabinet provincial, avait prédit formellement la nationalisation de l’électricité dans la province de Québec.Devon«-nous prendre la chose au «érieux?Si tous les partis, y compris le parti au pouvoir, veulent étatiser l’hydro-électrique, la réalisation d’un tel projet devient imminente, sinon inévitable.Croit-on que notre population * en portera beaucoup mieux?Voyons un peu.Four étatiser les compagnies d’électricité de la province de Québec, il faudrait rembourser aux propriétaires environ $700,000,000, comportant un intérêt annuel d'au moins $25,000,000.Four payer capital et intérêt, il faudrait non seulement réaliser des profits considérables, mais surtout fournir à cette vaste entreprise une administration extrêmement savante et serrée.Nos génies provinciaux «ont-ils prêts à nou* garantir toutes les compétences et tous les,dévouements nécessaires au succès?On nous permettra d'en douter.Nous ne croyons pas que notre fonctionnarisme, tel qu’il est organisé, puisse nous rassurer là-dessus.On nous répondra que le Chemin de Fer National est une entreprise d’Etat qui fonctionne bien, et que, par analogie, l’électricité nationalisée marcherait tout aussi bien.On devrait se souvenir que le C.N.R., depuis qu'il M devenu la chose du peuple, a coûté à ce dernier un déficit annuel d'environ $50,000,000 que, de ce fait, le Canada v a englouti, en yingt an*, près d'un milliard.On nous dit encore que la Commission des Liqueurs est un regime exemplaire.Nous pouvons en douter encore.Le commerce privé des liqueurs serait probablement plus économique et plus satisfaisant.Nous citera-t-on l’exemple de la Corpo-ration canadienne de la Radio?.Nous avons rapporter dam leur Reportage de Charles Hamel et Marcel II, Eslienno Noua voici à Sorel.Dam le hall de l’hôtel noua cherchom vainement aprèi quelque confrère.Nous n’en trouvons guère; et pas davantage à la table des journalistes où, à deux, nous représentons à la fois "Le JOUR” et la presse de Montréal.Pourtant, d’après ce qui nous est dit, les journaux ont été convoqués.Cette affaire leur semblait*elle de peu d’importance ?ou craignaient-ils d'avoir à rap stricte nudité des propos dont la vivacité n’excluait pas la véracité ?Le banquet s’achève et voici Edouard Simard debout, présenté par le président de la Société d’Etudes Techniques de Sorel, M.Charlebois.M.Charlebois apprécie l’honneur fait à son association; il le dit en termes peut-être excessifs, comme seront excessifs les remerciements de M.Henri Gendron.Mais Edouard Simard n’est pas de ceux que l’on abuse.Il sait qu’avant d'atteindre au sommet il lui a fallu lutter, trimer, batailler, et dur.Un sourire sceptique court sur ses lèvres lorsque l’éloge atteint au dithyrambe."Parle toujours, semble-t-il dire, — qu’est-ce que tu as à me demander ?” Il attend que se fasse le silence, promène sur l'assistance un regard assuré et, brusquement, débute.Le verbe est parfois hésitant, parfois assourdi.On voit que l'orateur n’est pas chez lui dans le domaine de l’inaction.L’hésitation n’est pas due à une défaillance de la pensée, au contraire, mais on sent que l’orateur tient à traduire cette pensée avec exactitude.Il n’y a pas de place pour l’à peu près dans ce cerveau.La position favorite est celle de la main droite passée dans l’emmanchure du gilet, la gauene pourvoyant à l’explication de la phrase.Cette main qui a beaucoup oeuvré est cependant blanche, sans cals.Lorsque le mot n’habille pas exactement la pensée, les doigts s’agitent, semblent palper une étoffe invisible et l’ajuster.Où l’orateur excelle, c’est quand il rappelle ses débuts, aa jeunesse difficile et mouvementée.Alors le débit s’accélère, et bien loin que le visage «e renfrogne au souvenir des difficultés passées, il s’éclaire au rappel du bon tour joué à la destinée.Par contre, cette main largement étendue, une main de bonté, dirait un chiromancien, se ferme peu à peu et s’abaisse à hauteur de la table lorsqu’Edouard Simard fait allusion aux pièges éventés, aux traquenards évités.Il aimerait tenir dans ces poings, — car la main droite s’est dégagée du gilet, — il aimerait tenir son adversaire; le sourcil se fronce, le regard durcit, la tête rentre dans les épaules.Ah! secouer son bonhomme, celui qui vous lâche, qui vous trahit, comme il voudrait cela ! Quant à l’honorable Cardin, il est, lui, l’orateur-né ! Les mots défilent les uns derrière les autres, créant des idées et des images.Le timbre est parfois doux, parfois virulent, la parole est toujours ailée.Jamais de période pompeuse : des termes volontiers simples, un exorde dit d’une voix calme, presque blanche et qui ne laisse guère présager la chaleur de la suite.L’orateur s’anime et tandis qu’il s’anime le chanoine Jean-Baptiste Nadeau se penche en avant, le visage légèrement crispé.Il ne veut rien perdre des paroles dites tj vives, si spontanées aussi : "N’écouter, pas ceux qui.” Un moment de repos.La rougeur qu’avait fait monter au visage de l'orateur la véhémence du discours s'apaise, s’atténue.L’honorable Cardin rassemble les faits, les enserre, les lie des liens de l’éloquence et, dans une période magnifique, empreinte de la passion la plus pure, il présente aux convives charmés cette gerbe touffue et somptueuse.Annonçant le premier diner-causerie de la Société d’Etudes flambeau de l’esprit français, et qui avons le bonheur de vivre à Techniques de Sorel, le "Courrier de Sorel” avait promis à ses lecteurs "un événement de portées scientifique et sociale”.Si une telle annonce avait laissé sceptique M.Edouard Simard, qui était précisément le conférencier invité à ce diner, elle n'avait cependant rien d’exagéré, ainsi qu'ont pu le constater les quelque deux cents personnes qui ont entendu le grand industriel sorelois parler en homme d’expérience et en réaliste de notre enseignement.Pour reprendre l’expression très juste de l'honorable P.-J.-A.Cardin, qui a pris la parole après le conférencier, M.Simard a allumé pour nous le flambeau qui doit éclairer la route de nos jeunes gens et de ceux qui président aux destinées de notre éducation.Commentant le discours de M.Simard, l’honorable Cardin a ajouté: ’’L'éducation livresque ne vaut pas l’éducation puisée aux réalités de la vie: l'éducation livresque a besoin d'être mûrie par la vie.” Ainsi que l'a rappelé l'ancien ministre, Edouard Simard a passé son existence en dehors des murs de nos maisons d’éducation.mais il a connu le succès grâce à son esprit d’initiative et à sa volonté de réussir.La vie de cet industriel canadien-français donne un air de paradoxe au discours où il a réclamé des réformes radicales de notre enseignement, mais il convient d’observer que tous les jeunes gens qui se lancent dans la vie au sortir de l'école n’ont pas l’étoffe d’un Edouard Simard.côté de la noble race anglaise, douée d’un sens pratique et réaliste de la vie, nous devons profiter des avantages dont nous avons hérité des deux plus grandes races.Le fait d'apprendre ! anglais ne nous détachera pas des souvenirs du passé.Et M Cardin de paix Seule une paix imposée par les Alliés sera durable Il serait vain de nier qu'un malaise exist* actuellement au sein de plusieurs des .Nation* Lnies, A l'exception de la Lrurulc-Hrelugiie et d* IT .RAS., toutes celles de ces nation* qui s* trouvent en Europe voient leur territoire, occu* né par l'ennemi, leurs populations affamées, leurs iudustriespil |éc« au profit du Reich; à mesure que tarde le signal de l'offensive qui nous donnera la victoire, ee« nation* voient devenir irrémédiable la catastrophe, la ruine de.leurs forfes vitales, la dégénérescence de leurs industries pillées au profit du Reich; à situation terrible que, si la victoire à laquelle elle* auront contribué vient trop lard, elle ser* devenue inutile pour elles! les peuples que l'on affranchira du joug hitlérien seront déjà mar.que* par les maladies qui ne pardonnent pas,.L’est dire que ces nations désirent aussi ardemment que la Russie l'ouverture d'un deuxième front, l’invasion du continent, la marche sur Berlin; et que, de même, elles partagent Im impatiences et les inquiétudes des Hmwe*.Le malaise trouve son écho dans la prêt** des quelques pays demeurés neutres en Europe, l-e journal suisse Die Nation, cité par le (.’*• muta, disait la semaine dernière que "la déclaration tir Staline, h l'effet qu’il était dit devoir tlet Allié* d'ouvrir à letup» un fécond front en lin rope, a provoqué de profondet inquiétudes ilatn tou% le% f>ay$ occupé« de l'Europe et qu'm craindrait un nom eau Munich''."It ne fait aucun doute, écrit le journal, que la déclaration de Staline a jeté l'alarme dan» l'esprit île toute» 1er nation» qui souffrent aujourd’hui in la domination étrangère.Un flot dn i u meure inqU lé-tauter déferle actuellement nue toute l'Europe et la série den dentier, discour» de, homme» d'Etat amé-r traîne et britannique» n'a jure du tout contribué .I % » - ' ffîwy?., >.••¦y '*i/i « .ii i % SA‘.’.-y.-V/Yr?wm)m.füKït IBgg ¦y- '¦/¦’¦ WM i-r mmm V./.’êy.WM wmMê: mmm ; ¦ r ligp mm ; -prr’ I I WÊÊÊm M Ü ül /- wM.MÉ im W:m ' m ¦ M - 4 i v .1p poete lui «serve de prédire ; vingt-et-un ans, Stokowski lui con- Pour tous renseignements Bu-1 l'an dernier le iour même de délivrance et la venue du Christ., fja la direction de l'orchestre qu’il i reaAv des Festivals de Montré»; ï* Septuagésime L nu-rté dune Ea tab,eaux ?ui ce,rn{' d!r»*« *vec tant d« ««cès quor.Chambre H Hotel Windsor anzB.; .pure,te .P * ! d'un trait de plomb se déroulé lai 1* hnmai Ja raciHicnnc.1 inquictu- pju# émouvante histoire du monde.1 ¦ j ,,n*' a charité, la poésie, ct j jjjeu mar> ;e premier homme et la ;-——.aient -T* espéranCc 8‘ani5* première femme, et cet office des ' i «vkttn?* .de Ce spectac!e un noces est d'une beauté qui confond.! „ incomparable Je ne pu;s viennent la tentation, la joie J *a*ion*i aV.°‘r P*113 joc': du péché, le repentir et la malédic- -«t.81 n,erBe t envie, d assister : jer-mettre d’être les seuls, sur tout un continent, à aller lentement?II nous faut bien faire le sacrifice des beaux paysages, accepter la route monotone et uniformo si elle nous permet de filer avec les autres, qui sont nos concurrents dans la course de la vie.Est-ce que la masse n'a pas été forcée d'apprendre à moitié et mal ce qu'on s’obstine à ne prie lui apprendre?Comment nous adressons-nous au garagiste?"La strappe du fan a cassé et a fait chauffer mon engin.Les postons ont jammé, les gaskets ont sauté, les bearings du crankshaft ont brûlé, une connecting rod a cassé et a défoncé la panne." N'est-ce pas là le langage de la masse — et d’une très grosse masse.Cela, c’est de l’anglaiB avec des courbes françaises trop nombreuses pour qu'il soit compris d'un Anglais et où il y a trop d'anglais pour qu’un Français le saisisse."Je crois que le plus tôt on abandonnera d’améliorer la vieille route pour en tracer une nouvelle, qui est indispensable à mon avis, le mieux ce sera.Cette nouvelle route est nécessaire pour répondre aux besoins de l'immense autobus qu'est l’industrie et qui est mue par un moteur de H0 millions de chevaux.Cet autobus appartient à des gens qui ne parlent pas notre langue et nous sommes forcés de nous en servir pour gagner notre vie.Nos vieilles routes suffisaient lorsque nous n'avions que quelques autobus: le petit moulin à scie, la boutique de forge, le moulin a carde, une petite industrie par Ici par là, mais tout cela a disparu pour faire place à la grande industrie."A part l'immense autobus dont je parlais tantôt, il y a bien sur la vieille route, ici et là, un autobus entre les mains des nôtres, mais si vous saviez comme c'est difficile ii conduite! J’en sais quelque chose.Je suis chauffeur sur un de ces autobus.D'abord, nos compatriotes ne nous donnent pas tant d'encouragement que cela, car ils prennent l'autre au même prix; si encore ils ne faisaient que cela! Mais, au lieu de nous aider, ils nous mettent d-s bois dans les roues pour nous retarder.Us vont même quelquefois Jusqu'à crever nos pneus."Le manque de connaissances de la langue anglaise n'est pas le seul obstacle à notre avancement.Il y en a bien d'autres, par exemple la jalousie et l'esprit de dénigrement, les metteurs de bois dans le* roues et les creveurs de pneus.Combien de réputations avons-nous ruinées! Combien d’industries ont été détruites par l’esprit de jalousie! Que fait-on pour enrayer le mal?On se contente de le constater et de le mettre en évidence en diverses occasions.N'est-il pas dans notre mentalité de nuire et de dénigrer celui qui essaye de monter, au lieu de l'aider?La Radio offre une arme magnifique à ceux qui veulent enrayer ce mal et nous rendrions un grand service aux nôtres en essayant de les rééduquer Non, on préfère employer la Radio pour pour sc faire beurrer de savon et enterrer dans la brouo!" Puis M.Simard s'adresse à M.Léo Charlebois, président de la Société d'Etudes Techniques."M.le Président, vous me demandiez si l'on veut espérer avoir une école technique à Sorel et si vous pouviez compter sur ma coopération.Une école technique à Sorel est indispensable à la survivance de nos industries et il faudra l’obtenir.Cela nécessitera beaucoup de travail de votre part, mais quand on veut, on peut; et vous réussirez en autant que vous le voudrez.Votre association est assez importante que, si vous voulez vous en donner la peine, on ne pourra vous refuser.Cependant, il sera peut-être difficile do l'obtenir pendant la guerre.En attendant, vous qui êtes du métier, vous qui serez appelés à former des ouvriers, vous qui, plus que personne, êtes au courant de la préparation qu'un Jeune homme doit avoir avant d'apprendre un métier, je vous demanderais d'étudier le cas de notre jeunesse sorelolse qui, par centaines, ont terminé un présumé cours d'études — (fil n'en est pas un, car peu d’élèves possèdent parfaitement leur français, presque pas d’anglais.Us ne sont donc pas assez qualifiés pour occuper une place quelconque dans un bureau, à part quelques exceptions.D’ailleurs, ce n'est pas pire ni mieux à Sorel qu'alllcurs pour ce genre de cours.Cependant, ces pauvres élèves, de même que les parents, sont sous l'impression qu’iLs sont Instruits."Combien de fois ai-je eu à ma résidence la visite de bonnes mère de famille en pleurs, qui s'exprimaient ainsi: "M.Simard, vous ne savez pas pourquoi je viens vous trouver.Imaginez-vous que mon grand garçon, qui est instruit, qui a fait tout son cours, n'a pas encore pu se plue r.Il devait rentrer à la banque, ç'a pas fait.Ah! il aurait pu avoir une place de commis dans un magasin, il y a deux ans, mais vous comprenez, ça payait pas.Il a essayé chez vous, mais chez vous, il faut pas mal d'anglais, on sait ben, tout se fait en anglais chez vous.Il peut bien l'écrire.Il dit qu'il fait pas de faute, mais en tout cas il n’a pas encore travaillé et ça fait cinq ans qu’il attend.Vous comprenez, il lui faut ses petites dépenses.Il a une blonde et le pire c’est qu'il pense à se marier.Pensez que c'est triste.Nous qui pensions en faire un monsieur et dire qu'il va porter les overalls comme son père.Tout cet argent de perdu! S’il avait su cela, il aurait appris un métlsr.A présent, il est trop tard.Il veut se marier au printemps.Vous comprenez bien, apprendre un métier à 20cts de l'heure la première année.II ne peut pas faire vivre sa femme avec cela.Ah! Je vous assure qu'il fait pitié.Il est découragé.Je lui al dit de venir vous voir.Il est trop gêné.Pouvez-vous me le placer comme journalier?" Et le jeune homme entre comme journalier, après avoir perdu 5 ans.Voici un homme malheureux parce qu'il n’a pas su la vérité.On l'a laissé, à la sortie de l'école, sous une fausse impression.Il se croyait instruit.Si, au contraire, on l'avait orienté, si on l'avait préparé à ce qui l'attendait, il aurait su qu’il n'avait pas assez d'instruction et il aurait essayé d’apprendre un métier.Il aurait compris et aurait pu faire un bon ouvrier.Combien de milliers et de milliers des nôtres se trouvent dans cette situation pour avoir été rnal éduqués! Quand, après de» années, cette jeunesse s'émeut, on les groupe en J.O.C pour les calmer et les apaiser, en attendant des jour* meilleurs, peut-être.Il n'est pas étonnant que nous nous trouvions en face de ccttc situation.“Comment voulez-vous qj'on donne de» cours pratique» pour former nos enfant» pour qu’ils puissent Vr placer avantageusement dans l'industrie quand: lo.ceux qui ont charge de l'enseignement n’ont aucune expérien-! ce pratique, ni théorique, du fonc-j tionnement d'une industrie, car la I presque totalité des éducateurs est i formée de frères religieux qui ont ! été formés et éduqués «ans aucun contact avec l’industrie; 2o.q?uand l'industrie est pour la ; très grande partie entre les mains i de gens qui ne parient pas notr* j langue et ne professent pas notre I religion.Quel intérêt peuvent-ils j avoir dan* notre éducation?la ! .seule remarque — toujours la ' même — que j'ai entendue de nos i compatriote* anglais, c'est celle-ci: j “There is only one thing wrong in ‘ Quebec, it is your education ." ffjand il existe une ctoifloo étanche entre éducateur et employeur et qu’on ne consulte jamais le petit nombre de Cnnndlens français à la tête d’industries; qu’au contraire on les dénigre dans nos maisons d’éducation, j'en al la preuve; 4o.quand, enfin, on sait qu'un coup do masse attend celui qui aura le malheur d'exprl mer son opinion franchement, au meilleur do son Jugement, en ce qui concerne nos méthodes d'enseignement — Je supposo que je recevrai lu mien, niais j'ai la consolation de me dira quo ceux qui me le donneront n'ont pas à leur emploi 10,000 ouvriers, car ceux-là pensent eommo mol.Us ont l’expérience et ne vivent pas de préjugés ou de discours de In Ht-Jean-Baptiste.Aussi, n’ayant pas à rencontrer no* difficultés, leur Intérêt se borne à grouper autour d’eux des adhérents — ce qui n'est pas bien difficile, sans compter quo notre système d'ôduca-tlon doit les aider ! "A toutes les raisons ûnumé-rées plus iuiut, J'ajoute celle-ci: comment espérer qu'un élève étudiera avec succès quand il e«t placé dans des classes de 40 ou 50 élèves ?SI, à un âge déterminé, on faisait passer des tests d’orientation professionnelle afin de découvrir les aptitudes de chacun, on éviterait l’encombrement des classes.Seraient placés dans tel ou tel cours, seulement ceux qui sont apte* à le suivre.Vous savez, Je suis un fervent des "aptitudes” et Je me base sur las miennes.Je me rappelle que lorsque J'étais Jeune, j’aimais mieux me priver d’aller diner en dehors — j’emportui* mon dîner à l'école —-pour employer ce tcmp« à travailler, tantôt dans une boutique de forge au village, tantôt darjg une boutique à bols, et rendu en classe, je ne pouvais avantageusement suivre les explications — vous me direz que ça parait, qu'importe -étant distrait et absorbé l’avant-midi à ce je ferais Je midi même et l’après-midi, à ce que Je ferais le soir.Les devoirs, Je le» faisais de peur."Or si, à cette époque, J'avais été orienté vers mes aptitude» et suivi un cours d’ingénieur, voy»• lèiiiee de distribution électrique.Il y a en Ontario, 52 cité» et ville» de plus «le 0,000 âmes, alor» que, dan» notre province, il n’en existe que 27.Nous n'.ivuu» ici que quatre ou cinq centre» industriels vraiment important»; no» voisin» en ont au moins une vingtaine.N'espé-ron» pa» que l'étatisation renverse le» rôle» et non» permette d augmenter noire marché uu point de ‘‘laver*’ d'un tour de magie une nouvelle dette de $700,000,(MK), La propriété do Tllydro e»t eu nuire basée sur deux grave» injustice»: l’une commise pur un gouvernement sans scrupule, l'autre, par un impôt que j'appellerai» inique.L'Ontario avait signé, avec Québec, un contrat dont l'échéance avait été fixée à l’année 1970, L'Hydro s’engageait à prendre à Ici prix telle quantité donnée de notre électricité.Il y a quelque années, le chef du gouvernement ontarien prit «ur lui de rompre un tel contrat sun# même obtenir préalablement le consentement de l’autre contractant.Jamais un nouvoir public n’uvnit, nu Canada, ainsi porté atteinte » lu moralité , Un contrat eut sacré.Si l'exemple de la violation de» contrat» part des gouvernant», quel respect auront le» gouverné» pour la parole donnée?L'Hydro a economise, grâce à celle iniquité, la somme de $36,000,000.A l'expiration du contrai violé, elle aura économisé $100,000,000.Olttcrvon» ici quo le» tribunaux auruient condamne »uit» merci n'importo quelle compagnie privée qui.suivant la tactique hitlérienne, auraient déchiré le “chiffon de papier".Voici lu seconde injustice: le» compagnie» d'électricité do notre province paient de lourde» taxe» au gouvernement fédéral: Tllydro n'en paie aucune.L'Hydro a déjà réali»é, de la sorte, sur le» entreprise» privée», tut avuntage d’environ $100,000,000, Ile 1936 à 1911, elle a ainsi gagné au moins $30,000,000 sur »e» concurrent».Tendant ce temps, le» taxe» payée» au fédéral par le» corporation» québécoise» »e «ont élevée» à $3,000,000 en 1936, pui» n $9,000,(KM), puis à prè» de $14,000,000 eu 1941.Ajoutons à celte formidable obligation le» taxe» payée» A In province et à lu municipalité, qui s'élèvent n près de $5,000,000.Avec de telle» inégulité», produite» par un traitement injunte de lu part de» pouvoir» publie», on vient jeter le blâme ù l'entreprise privée, ce “chancre* 'selon M.Pan i Gouin.D'autres, plu» sincères, mai» trop superficiels, diront: la seule solution consiste A étatiser A notre tour, afin dé garder A la province de Québec le» taxe» que l'on paie actuellement au fédéral.Est-ce IA vraiment une solution?Supposons un instant que le» province» se mettent à étatiser A tour de bras les grandes entreprise»; l’électricité, le» mines, l'exploitation forestière, que sais-je ., .Comme le» province» ont, de par la constitution, la propriété «i l’administration de toute» h-« ressource# naturelles, le jour viendrait où le fédéral serait privé de sc» principale» source» de revenus.Dan» c» ca», il prendrait l'argent où il »;.on mouAUle iac»*T-* rtvtU dt lima r»«u.« qai, du boat d u* lott a»,/œ«.t:i.itrtr.jr.t vvrto.t^Mrmtot U cr.aut naUoiu.’ I! n tt{ j»aa vala U* rtprcalulr* 4a pautila ttx’ta r»* c »»l La ratiarnt U avac *a moftatraaua* divlciaa- - oui et r* â Hiôtel, tout v'oui trompez de cr.*rr.'-if eï turprecez une dame dam ion bain.S oui *»*/ du Uct: Voai rtpoaiKZ la porte en duant: “Pardon M otxr.tvr.* So-irt »>or,i eu grande envie de dire: Pardon Mad 4*r.f , en refermant le livre de M* Anojé il.,,, , fllà wivU.I; tera.t injuite de reprocher â on auteur de "memoir ei" de ie aouvenir, avant tout, de aoj : maia reux-mémei q j: ie paiitonnent pour lei plu» petit» détail» de U vie d'un homme connu, attendaient certainement de M.Mauroi» qu’il cherchât à donner a >a confidence un intérêt général.Chateaubriand dhiaât : "Je deviens hutorien un» cejier d'étre écrivain de mémoire»; un intérêt public va loutenir ma confidence privée; me» petit» récit» »e grouperont autour de ma narration.A part Montréal, samedi 24 octobre 1942 j SARCLURES ‘ Merci, aimables lecteur» qui, accept.on, le sens de presque, \ : des quatre coins’ de la province, | peu pr«, à peu de cho*e pr^ .,i m'avez souhaite un prompt réu-1 pratiquement ne comporte P41.Sa jeune renommée le fit inviter a I Abbaye de jç M saurais dire i My nort is prcutically jinuh« yeux: “Poor q-r ’ pour mesurer le pin! de ) ifi)» frança!»*.dont eu j coatArnination Je* dogrr.f» lea plu» ! De cet exode, du de*potnme rigoureux de ie» riKfier,» postant teenoiguage.per* i ,'yj, .rment germân'.qiM De- .grand» oncle», du patriotisme ardent de ce» déporté» *«ft*r* dar.» aa naatar,'* ! „,( j, complaisance de j-jurnauc , volontaire», de la grandeur de leur oeuvre: la recon»- ditf catholique» commie “Ut Vo x ; lruur une terre nouvelle de l’uiine de linage, de la KrancA*.devant l'admiration M Mauroi> n’a retenu que le» petite» misères.Il eut piop,g»u4i»t»a patenté, d.l'ordre j pourtant suffi.*emble-t-îl.d un peu de coeur pour nouveau imposent a des auditoi | écrire là un chapitre émouvant.ru t/éata d un# boirgeoiale bien 1 ^L Maurois, et c'étiit de »on âge.»e cherchait pensante de.deux tor*t.devant la ! k Jin, |e, |jvre|< || con,fn4, de »e» lecture» un que l iront# du sort a compose de - auirgMilon que le» filme de propv- ; , , ,, n deux françal» *t d'un Anglel» na- 1 i&rtde bltîéiienne impriment aux étonnant (>enchant intellectuel ver» le malheur, cru tous 1m rtaque» de aédueiloa, voici on» »erle de text»* édifiant» » r le vrai vleag» du rer^rr)# aa«e.anttfraa^aU quantiehrétien'' Us auteur, rappellent brièvement \m pricur*»ur» du racW'ne au XIX» siècle, re *1 R*idler tiw Jurallaé allemand Vacher de Dapouge et Houston Chamberlain.Mais quelle» petite.g*ne aupràa d«« deux prophet»» du Hf* Keich : «Deux livre» dominent »t Inspirent ta LMératur# abondante sur le ra* Gobineau, | foule» mal défendue*, devant lea rigueurs de la censure condamnant ainsi a sortir de la légalité ceux qu pour ne pas devenir compile*., doivent »expoaer aux ris-qv a de la presse clandestine, enfin devant P» romplalaancM ciaene Ca sont vraiment lea aour- ! païenne» qui aoirvmeillent.prêtea à eu officie Dr» d» la révélation reflate.Jiépandus a de» million» d'exemplaires, commenté» religleu- aamen'.dans lea cérémonies du parti.Inroquéa au tribunal comme source du droit, utilisé» dans lea écoles comme norme de la nouvel* ta éducation allemande, 1U «ont la Blbia da la conception na'lontle-aocialiate du monda : “ M a l u KampT d'Hitler et la 'Mythe du XXt siècle" de Hotenberg Aux journée, nationale, du 11 novembre IMS.ils ont été placéa c6ta & s'éveiller mérne dana l'àma des baptiféa, — n'y a-t-ll pa.urgence à prévenir, «'il en est terni* ncor# k proceaau» d empoisonnement de l ime françal»# ?" Que lea paya libre, encore prennent à leur compte ce* paroles *1 lourde, dt conséquence, solennellement prononcée# par les chrétien.français: "Noua somme, décidé:, advienne que pourra, à appeler erreur et mensonge la religion hitlérienne de la race et du -ang".FMAXÇ'OM Ccmvtrution dt fa b/s Conservation des aliments LE POIVRE par ImuU P.De Couy * The root o/ Solomon’* «eu!* slumped while it ta Irtth and preen, and applied, take» away in one night, or two at the mosf, any bruise, black or bhte epote gotten by /allé or tromen wlllfulneee, in «fumbling upon fAesr Kaety huebande’ /let, or tuck like.» — ilerard'i Herbal (li»7) L In e.e qui concerne la différence en; u J« poivre noir et le poivre blanc, tous deux proviennent de la même plante, sauf qua pour obtenir la poivre blanc, une culture plus longue est faite pour obtenir des grain» plu.gros, le centre de ce» grains devenant alors plus blancs: cstU culture ta fait particulièrement dans HI.d* Banka, par des colons chinois spécialistes, et Il têt estimé que la culture, pour obtenir Is plu* grand rendement ds poivre blanc, coûte de 40 a b0 pour cent ph»* cher qu* celle du poivra noir.La pplvra blanc est obtenu en retirant une ou deux couche* extérieure» des boules de poivre afin d'exposer 1* blanc Intérieur h l’air.Catta décortication est habllemi-nt faite en plaçant lea boule* de poivra dans un bain spécial Le décor-tlca*e se fait également au moyen de machines spéciale*.Lé.rat la aeul* différence entre Ira deux poivres, excepté «pic k poivre blanc est moins mordant et moins fort que le noir, par ault* de la décortication appliquée pour obtenir le premier.Blanc ou noir, le poivre peut être moulu chex *ot au moyen du petit moulin à poivre, ou acheté rhe* l'épicier tout moulu, dans des boite* soit en métal eu en carton, hermétiquement dotes Aujourd'hui, le poivre en grain», soit Wane ou soit noir, est gêné-rakment utilisé pour assaisonner les viandes ou ajouté aux marinade» dana lesquelles ka viandes, les polaaon» et certain» légume* aont ml» pour le» assaisonner et le» attendrir.Ou alors, U rat un de» condiments les plus important* du esc â éplçea pour la préparation de certaine» conserve» — plcklea, chow-chow, karl, cornichons, etc.Le POIVRE ROUGE, plus connu sous le nom de Cayenne est la chair de petits poivron» rouges, poussant particulièrement en Afrique, séchés au soleil ou au four et moulu en poudre très fine.Malgré son nom, ce poivre n'a rien de commun avec la ville de Cayenne, capitale de la Guyane Française, qui eat, depuis 1HM, la fameux bagne des condamnés aux travaux forcé*.Ceat la poivre le plus fort, le plus mordant de la famille des raptirum», et Ici, “quelque» grains” sont plue que suffisants pour relever un meta.Ce*t le poivre dr cayenne qui donne aon pl-qyiant à la eauce Worcestershire, k U bière au gingembre (ginger ale), etc.Le POIVRE DE CHILI est considéré plus âcre, encore, que le poivre de cayenne.C'est le fruit d'un autre genre de capsicum, un poivron allongé, poussant au Mexique ainsi que dans certaine* autre* république» de l’Amérique du Sud, voire même en Californie, séché, puis moulu très fin.Ces poivrons érarlate» sont »ur lea marchés ver» 1 automne, au moment de la saison de* conserves épicée», et au Mexique, ainsi d'ailleurs qu'au Texas et en d'autre* Etats du sud-ouest américain, on en fait grand usage dans les tamale*, chill con carne et autres meta généreusement et chaudement assaisonnés de torte dose» d* chill et d'ail.Dan» la cuisine mexicaine, II y a un art de ie trouver dans chique larme d'un poète.Il voudra, dans son oeuvre, prouver qu'il a été particulièrement mal traité par la vie.Malgré les scrupules que nous éprouvons à nous mêler de ses affaires, nous avouons avoir trouvé dans sen récit une dose normale de misère et une part abondante de bonheur, disons, de chance.Les grands romantiques mettaient dans leurs larmes, outre le génie qui excuse tout, une force et parfois une violence totalement étrangères à M.Maurois.Rien n'est insupportable comme la mièvrerie dans la lamentation.Au Lycée, où il fut excellent élève, des succès en langue française et un prix d'honneur en philosophie donnèrent à M.Maurois conscience qu’il écrivait bien.Il eut Alain pour proftsseur, dont la leçon, géniale par sa flamme rt la beauté de son expression, éleva, pour ainsi dire, le jeune André au-dessus de lui-méme.Son maître lui donna à la fin de l'année le conseil de retourner à l’usine paternelle.Le conseil fut suivi; il était excellent.Ecrivant bien, intelligent, M.Maurois eut pu nous donner une passionnante biographie de l'affaire familiale.Il eut pu même parler de lui, du jeune chef d’entreprise hardi et enthousiaste qu'il a été.Son talent était suffisant pour qu’il raconta bien de son métier.11 l'a tenté timidement dans "Bernard Quesnay".Il ne semble pas, par contre, pouvoir nous intéresser à ses affaires sentimentales et matrimoniales.La guerre de 1914 sdVvinL M.Maurois se l'attribua comme une calamité personnelle, il réussit, malgré une mauvaise santé, à servir dans l'armée active.Agent de liaison, détaché aux armées anglaises, U écrivit son premier volume.Superficiel et brillant "Les Silences du Colonel Bramble” est un fort bon livre.Son succès fit de Monsieur Maurois "un homme de lettres”.L'usine, après la guerre, vit des jours difficiles.M.Maurois pour se consacrer â sa vocation l'abandonna progressivement.trouva grand profit à être I ami des bons jours.Un malheur privé, le confirma dans sa vocation mélancolique.Il n’eut pas grand peine à décrire un Shelley tendre et meurtri.Dans son Disraeli romantique et fat.attachant d'ailleurs, on cherche en vain, les qualités d’un fondateur d’Empires.Et qu’on nous permette de nous demander si M.Maurois a bien compris Lyautey.Il rapporte que le Maréchal (le seul de ses sujets qu’il ait romancé tout vivant), lui dit, un jour: "Vous m’avez inventé.” M.Maurois fut ravi du compliment.Tant mieux I Le succès vint.Les biographies enchantèrent, les romans plurent.M.Maurois connut beaucoup de monde.Lt le seul côté extraordinaire de ses mémoires est le peu d’intérêt qu’apporte au lecteur scs hautes relations.Nous n'avons pas de chance — De Gide à Briand, de Lyautey à Langevin, M.Maurois butine de grand homme en grand homme.Lorsqu'il rapporte son butin à la ruche, le lecteur retrouve toujours M.André Maurois.Il y a là comme une infirmité à s'inspirer de la grandeur ou du génie.Puis le snobisme vint.Habiter un parc anglais, ne fut plus un plaisir d’art.Ce fut "fashionable”.En Angleterre les lords, en France, les écrivains académiques, formeront l’univers de M.Maurois.Au mal de l'âme qui le poursuit, aux profondeurs de ses tourmentj, M.Maurois semble avoir trouvé en l’Académie française un remède approprié.La seule note d'enthouriasme du livre est un éloge de la noble institution.Ariel, hélas, se découvre une âme de poète lauréat.Et c'ert très bien ainsi.Stendhal disait avoir pris un billet de loterie dont ie gros lot était d'être lu dans cent an.M.Maurois pijs modeste, se contentera d'une immortalité de courtoisie.La guerre le renvoie aux armées anglaises, agent de liaison supérieur de l'amitié franco-britannique.Lorsque Pétain signa l’Armiftice le Capitaine Maurois.alors à Londres, estima sa mission terminée.11 nous prévient que de son séjour en Angleterre et en Amérique, dont il trace les grandes lignes, il se réserve de donner les détails dans un prochain volume.Le Général de Gaulle, l'honneur sauvé, l’espoir en la France Libre, dont il ne parle pas, viendront sans doute avec les “détails’’.Il nous semblait pourtant nous rappeler que de Gaulle a déclaré qu'il avait à l’époque rencontré M.Maurois.Il ajouta qu'il ne pensait pas le revoir jamais.Quelque chose a dû se passer entre le général et l'auteur des "Dialogues sur le Commandement", qui s'il ne parie pas du chef des Français Libres, cite neuf fois le chef de l’Etat de Vichy.M.Maurois se consacre aujourd'hui, nous dit-il, à faire revivre, pour les jeunes Américains, les gloires spirituelles de la France.D'autres se chargeront d'en exhalter la gloire agissante.La France aujourd’hui, attend de «es fils qu’ils dénoncent les traitres, rallient la résistance, défendent son honneur.Becquetant Péguy, picorant Stendhal, de "campus" en “auditorium", M.Maurois poursuit son apostolat.Il est le seul membre de l'Académie Française qui pourrait, en liberté, parler et écrire à sa guise.Le sort s'acharne.ipargntr.Sa réclame, maintenant irréprochable et limpide, lui apportera, j’espère, tout l’or du Pérou.* * * Toujours naïf, je croyais que trois mois d’explications par I trouve pas téhessef avaient porté le coup de d'égout, grâce à l’affreux pseudo-adjectif éducationnel.Or, voilà que cette détestable petite couleuvre relève cet accent.Nos étymologistes à la manque s'appuient sam doute goût et ragoût, niais ces deux vocables viennent de çustus, où 1'* justifie l'accent, tandis qijt goutte (lat.autta).où l’on r* d s, est la racine la tête.Je lis dans-un quotidien: confection, “retf* émiwion éducationnelle a I.’un d i « * Un mot dr la mode, telle que l'interprètent nos Pétrones de U cette émission éducationnelle a remporté l an dermer un extraordinaire succès’’.Je ne me propose certes pas de recommencer une fastidieuse argumentation, mais il est nettement prouvable et prouvé, par tout ce que l'étymologie, la sémantique et les lois qui régissent la formation des suffixes peuvent fournir de rai sonnements fondés, que — seul — éducatif a droit dr cité.L’un deux, après m'avoir pré-venté ses slip-or.s.ses raglans, et ses baltnacàns, tous vêtements de belle sonorité français*, comme vous voyez, et faits de tweeds et de worsteds, me laisse entendre que.si je ne dispose pas des $40.nécessaires, je peux, moyennant quelque quinze dollars, me pro- curer un superbr veston choisi “dans un écoulement d'habits sur lesquels on a fait un dépôt” _ .* * * .(aie, aïe !) —¦ n’étant pas porté Extrait d une lettre moit.e , ^ ja plaj
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