Le jour : indépendant politique, littéraire et artistique, 18 octobre 1941, samedi 18 octobre 1941
5ème ANNEE No 6 5 CENTS LE JOUR INDEPENDANT POLITIQUE, LITTÉRAIRE ET ARTISTIQUE Directeur-Fondateur: Jean-Clmrles Harvcv Administration et réduction, 180 est, rue Sainte-Catherine (suite 14), Montréal Lan; postale 20, Station "N” — Ttl.TLateau 8171 18 octobre 1941 \nssi longlvntps i/ur 1rs chost's iront syslrin ali i/u rinm t mal, jr roaliaarrai syslrin ali t/a mu-a I à dirr t/a 'rl 1rs nr.ranI pas liirn — Henri ROCHEFORT Hrilactnir en chef: KutiltsClitirle-.Hamel Serrez vos ceintures! De* année* durant, des millier* de travailleur*, plongé* dan» le chômage, avaient été privé* de tout.Le* un* vivaient « hicltement de “secours direct*", ne payaient pa* leur loyer, ne mangeaient pa* à leur faim et allaient au cinéma une ou deux foi* la eemaine: d'autre* vivaient d’expédient*, mendiaient parfoi*, faisaient la ipteue à la porte de* inetitution* dite* "de la soupe ; t pas ntoin» coupable, pas moins rapace, que celle de* chercheur* et exécuteur* de "gr«w contrats”, bile aussi crut «|ue l'âge d'or avait sonné pour elle.Plusieurs *c souvenaient de la première grande guerre, al«»rs que nombre de travailleurs manuels gagnaient régulièrement quinze à vingt dollars par jour et pouvaient se permettre, en fin «le semaine, de jeter l’argent par le* fenêtrer.Dan* la plupart «les localittL où la guerre a doublé ou triplé l’activité de* industries existantes et où elle en a suscite «le nouvelles, les masses ont heaucouji plus «le revenus «pi en 1949.Qu en font-elles?Une courte cuqimtc vous le «lira.Vous n'y verrez aucun indice d'économie.De» familles, déjà surchargées de dettes, profitent des nouveaux salaires non pas pour se liln-rer de* obligations anciennes, mai* pour *’en créer «le nouvelle*.La course aux mobiliers moderne», aux appareil* radiophoniques, même aux automobiles, ne fut jamais aussi effrénée.Lette dissipation «est immédiatement accompagnée «l’une recrudescence d'exploiteur», petit*» et grand*.En dépit des règlement», d'ailleurs tardif* et faibles, de l'Etat, un très grand nombre de propriétaires augmentent «le 25 à 30 pour cent le prix de leurs loyers; le coût «les viamles, «le* oeuf*, «lu beurre et autres produits alimentaires s'éleva outre mesure, malgré le désir iiticère du gouvernement «le conserver lu cote «le 1939; tou* les marchands, du haut en bas de l'échelle, cherchèrent et réussirent, dan* bien de* cas, à échapper au contrôle «pie l'autorité voulait exercer sur les prix.Le gaspillage, d’un coté, et l’abus du gain, de l'autre, ont produit ce résultat: le pouvoir d’achat «le la masse en dépit d’un accroissement considérable «lu travail et «le* salaires, n'est pa* suffisant pour faire fae«- aux nécessité» de l'heure, soit le paiement de* tax«-s fédérales, provinciale*, municipales et autres: le logement salubre; la nourriture saine et abondante; I acquittement de* dettes ancienne* ou nouvelle».Nous savons, d'après des informations sûres, que de* milliers cl des millier» de travailleurs ne peuvent pas, aujourd’hui, joindre les deux bout*, en dépit de leur* revenu* augmenté*.L'«;*t pourquoi un *i grand nombre d’entre eux ont eu recours au crédit, un crédit prcéfpic illimité, «pu leur fait opérer éteindre en dix-huit ou vingt-quatre mois, l’achat d’un mobilier de chambre à coucher, ou d’un piano ou d’une Ford.Une forte partie du budget familial *c trouve ainsi grevé pour deux au* à venir, alors que le* obligation* courantes, loin de diminuer, ne cessent de s’aggraver.L’e*t là un système qui conduit invariablement à la faillite.En - Suite d la page • - Jean-Charle* HARVEY AVEC LE SOURIRE Excès de zèle Le problème de la circulation des automobiles, dans une ville comme Montréal, devient de plus en plus sérieux.Les artères où il est possible de circuler rapidement sont très rares.11 est des moments de la journée où l’on aimerait mieux être à pied qu en voiture.Des experts en la matière devraient être engagés par la cité, afin d'étudier la possibilité d'améliorer la situation.Le stationnement surtout est devenu impossible.La ville ne peut offrir, à l'heure actuelle, les accommodations absolument nécessaires aux propriétaires de véhicules.On a permis en de nombreux endroits, le stationnement de 60 minutes, mais l'homme d’affaires qui n’est pas assez riche pour se payer le luxe d'un chauffeur, est forcé par son travail meme d enfreindre la loi.Quand un homme arrive à son bureau ver* 9 heures du matin, il a pas mal de besogne à expédier.Comment voulez-vous qu'il sorte dans la rue une fois par heure pour avancer sa voiture de quelques pieds ou la reculer d'autant, puis rentrer dans son cabinet de travail où sa sténo l'attend?Il y a une limite aux pertes de temps et au ridicule.tas infractions sont donc très nombreuses.Les amendes plcuvent.L'administration municipale n'en est peut-être pas fâchée, car elle y récolte des taxes ; mais l'abus d'un pareil moyen de finance peut devenir odieux.L'automobiliste, qui n’est pas nécessairement rictjc, et qui a le plus souvent besoin de sa voiture pour gagner sa vie.est loin d'avoir un traitement de faveur.Il paie, en no- Un pauvre ignorant! La grande revue catholique renton, ex-officier de la marine, aligna ses pensionnaires pour recevoir le visiteur, Bien stylés, ils levèrent le bras droit dans un salut fasciste et le saluèrent américaine Commonweal, dont CI> criant: les sentiments religieux doivent bien valoir ceux du Devoir.publiait dans son numéro du 3 octobre un article de M.Herbert Morris, qui ne doit le céder en rien à M.Héroux pour la foi et la sincérité.De cet article fort intéressant de M.Morris — The French Catholic Conscience — nous relevons ces lignes éloquentes ; "On the second of June, speaking before an audience in greater part Catholic, at the Ecole de Chefs at Uriage.| Admiral Darlan expressed anxiety over the attitude of f/iej faithful : he said that lie could understand Hitler's point of view on the clergy, took objection to any religious participation in politics, particularly in connection with the problem of Franco-German relations." Voilà donc un autre écho de ce discours dont per s o n n c nouait entendu parler! Ainsi, le 2 juin, parlant à l'Ecole des Cadres d'Uriage, devant un auditoire catholique pour 11 plupart, l’amiral Darlan a exprimé son inqufétudc au sujet de l'attitude des fidèles ; il a dit qu'il comprenait le point de vue de Hitler à l’endroit du clergé, et — Vive Darlan ! L'amiral, au bout de la lignée, en remarqua un qui ne bougea pas pendant cette petite manifestation ‘ spontanée’.Intrigué, l'orgueilleux apprenti-dictateur s'approcha en fronçant les sourcils et l'interrogea d'un air menaçant : — Alors, toi tu n'as pas bougé ?— Pardon, mon amiral, je ne suis pas fou moi.je suis le qar-, i dien.H.Sk.Scripta manent Les juges de la Cour de Riom n’ayant pas trouvé matière à procès dans le cas des ministres mis en accusation, c'est Pétain qui s'est arrogé le droit de juger les “coupables de la défaite '.Pour la forme, et en guise d'instruction, il a fait préparer par une commission spécialement nommée à cet effet un rapport qu’il attend pour infliger la sentence.Des gens bien informés disent la décision du maréchal déjà prise: Léon Blum sera probablement condamné à la prison perpétuelle.Perdus par la lenteur! Du li a pa» fini «l’ergoter sur le» cause* de l.i défaite de la Franco, et il est peu probable qu'on eu Menue jainiii* « uno entente là-dc*«u«.Dan» vingt un» comme aujourd'hui, certain* persisteront a voir «-n cette défaite un châtiment divin pour de* crime» mit le*«pnd» ou «•»! loin «I être d in’cord, et d autre» continueront de l'attribuer à lu carence «le* intellectuel* français, à la décadence de la culture française.Il «'en trouvera Imijmir* pour «diarger le Front populaire de la responsabilité de toute* le* erreur* coin luise* avant et après lui, et il v en aura toujour* d’autre* pour accuser, avec plus de raison, le* chefs militaire» français d'incompétence et d’improvoyanee.Mais en dehors «le toute considération sectaire et indépendamment de facteur* éphémères ou localise», n'est-il pa» permis de chercher dan» la vie profonde «le la nation, «1 on» son attitude «lepuis un quart de siècle, «pu hpie raison générale et constante qui explique la eatustro|»he?Et si l’on cherche uiiisi cette cause, en «lidior* de* solution» toute» faite* qn’«m non* propose, oïl la cherchera-t-on ?Dans nos souvenirs «h- la France «l’après-gm-rre, «pii est «levenue tragiquement une France d'avaut-guerre .une France «l’entre-deux-guerre».Et au**i dan* le* lions écrivains, dont l'oeuvre est encore le meilleur portrait que nous possédions «le la vie française contemporaine.D’ailleurs, eu lisant ce* auteurs, non» relrouvoti* mieux no» souvenir»; il* se précisent et se ctiordnunenl- Kn lisant, pur exemple, le dernier volume de l'.iul Morand publié avant la guerre Héfb'.xet et réflexion« il non» appareil «pu- l’une des causes de cet écroulement «le la Franei-, auquel nul d'entre nous ne voulait, ne pouvait croire, ce pourrait bien être .la lenteur! Nous trouvons à un moment donné *ou* la plume «le Morand j une dt-clurulion brutale «pii d'abord nous étonne: .HOUS, Frilliçuls, lie h m r i sons nous fins mie ¦ i w ,h lenlt lu' r A /inie île nui is fire ci » lfin.rn il ru pi tien, nous n eu», lai,if le.iiUtnS non» rifpussir, ih im'wr z/uV/i piisltlnnt n non* rz/ii’ nisommhles Mi/>/« il vous o/i/o l» il itevr IllogigUem, ni, il, m fine i/u'à lune île nui/» rfpflrr Quant à la semaine de qua- j ,,OIM '•"mm«* le.plus spirituel dns /nu/i/r», nun» cnuriitons ta LfUtr.’' qu'il s'opposait à toute inter- /'"'V l'llll(>s- Hluin démontra Notre première réaction, en lisant ce* lignes, en est une vcntion religieuse en politique.*™cnt nux magistrats^ qu .1 j d’im-rédulilé.Le* français lents?Ail doue! Mai* iius.dlûl, particulièrement pour ce qui a ',‘l 1 ’’ tcmr rtsPons-1 « • nJin , Morand fait appel à no* souvenir» pei u-l», à «le» eon-latalion* trait au problème des relations s^ll < m,lls l9 lf que vous et moi avons été à mcin - «le luire cent foi-; il _____i ment la nation qui I adopta pat r ‘la grande majorité de son par-j "ExtraonUnairement lents, »«»'/>* lenient, régul.èrc.nem élu en tjJ"c,n!eif,"1 fr"u,r,,[ ,r"‘ n .,, | iiui/iitl lantern, if ni jvviur-là nu ni ¦ 36.I our néfaste quelle fut (,(,j/ lisiblement /ms plus //il» Mulin' nr erogall il ./* ilfnuuttnenl» en ralentissant la production (mais Molleie, a h moins, /»•» inirtn'ti t; os *••¦»/ r->* » .s a pir.i reste mbl' ui de matériel de guerre à un mo- i A ,le* statues au ruumir* « pmi irions sont n .umrds au rui Tout cet article sur la crise1 de conscience des jeunes catholiques de France est remarquable.Mais M.Orner Héroux doit être comme l'ancien directeur du Devoir.M.Bourassa, qui déclarait un jour à l'un de nos amis : — Moi.je ne lis plus les journaux ilnfi tir, ,1 >» r ov\til\( i, U « tm illt (Uhtidi.' n tlvi nit ni h ('-M fi n U par a» .i /u/i/wn/rtcM, nr ment critique, c'était là une loi, voulue par le pays pour remédier au chômage.Quant à son rôle dans la préparation de la guerre Blum put prouver avec documents à l'appui que les demandes de 1 administration militaire ne fu- Les bêtes puantes Un jésuite d’oxigine irlan-1 bilité «le changer ce* bêle» •luise, le R.P.Bryan, professeur puante*.Je n'ai jamais vu de* Ce qui a fait dire au plus tre province, le prix le plus spirituel de nos confrères : élevé au Canada pour son per- , Hn homme qui ne lit pa» refusée* i ,,,,, mis de posséder une "machine", i,cs journaux est bien mal «n- ' grammes‘ 'soumis p'ar ’ j {Itat, La cité lui soutire en outre $5.00 ^ ^ -tjor do l'Armée furent tou- rnent le cas de ce bon M.Hé- ,0Urs ‘V)pmi!vcs : °" bicn c cs roux.Son ignorance le prouve1^ mCmC lcs Cred,ts vouI'1'-assez ! par annee pour trois ou quatre gallons d’eau.Et il paie $0.50 chaque fois qu’il roule sur un des ponts du gouvernement.Si, en outre, les amendes imposées pour infraction à des règlements impossibles à observer, on lui fait débourser dix, douze ou même vingt dollars par année, la vie lui devient intolérable.Nous ne nous opposons nullement aux lois du stationnement.mais nous croyons que la Sotir fattira *’» oi/ui les pro,, » H //, .nniii i .il, , c tarit ni nuh proctilurr.rst l'Image ili nolu »»/m///-»¦ s uni h.ri mlllhiiir Aiunl »/1< » nous en ///////i* pu roh un sou, vos lui liages /anilent peu fl peu a„ soleil ili s (U’ealuatluns entre 1rs main» i n gnu raie s //»•* notahe, pint, I/Iii 1rs sh'elrs ur nnnptent pas plus gu'ils ne eomplrnt pou, IT.gl(«/¦ nnlei .,///ctrine, sur-! tout quand ceux-ci versent leur jeang pour nous sauver.Le R.P.Bryan «’est exprimé -insi: "Certaines personnes nou* i «iemandent de changer d'opinion envers les communiste», maintenant que la Russie combat Hitler.Jamais «le la vie! i Qu on fasoe une distinction, j'en l*uis.5i nous pouvons aider la ; Russie, faisons-le.Mai» n’allons ; l»a* lâcher en liberté, à traver* lr Canada, le* rats communistes.J IL iromine de* mouffettes 'bête bêtes puantes se réformer Je lie suis pa* communiste, et pourtant, j«- ne comprend* pa* un tel langage «buis la bouche d’un prêtre «lu Lhri*t.Je ne cr«>is pa* «ju'un apôtre «le l'Eglise universelle, dont l'histoire »-»t si remplie «le conversions merveilleuses, «1 e pu i s Constantin jusqu’à la fin «lu moyen-âge.ait le droit de lancer eet aveu d’impuissance: "Il est impossible «le changer < convertir i ces bête* puantes." La loi d'amour, proclamée par Celui «pii «ii*ait: "Aimez-vous les uns le* autre* .Ne fait«-s pa* aux autre* ce «[lie vous ne voudriez [•as qu’on fit à vous-même,” n OUI au NON ) Fait-il de la progajjaode mm dans Ica bulletins OUI mi NON > A-t-il remercié un fonrtinmnire pro-pezi qui a causé ua scandale à St-Pierre et qui déshonora la corps des fonctionnaires locaux') Non, et monsieur est toujours à sou poste.OUI eu NON ) N’a-t-il pas renvoyé Henri Humbert, professeur d’Anglais et interprète près des tribunaux ancien combattant, prisonnier da guerre, pour avoir manifesté dm sentiments de Gaullistes ) OUI ou NON ) N’a-t-il pas rétabli la radiô^liffusMn de Samt-Finie pour faim de 1e propagande anibritanniaue ¦?OuHu NON > N’a-t-il pas institué une légion des combattants aux ordres de Vichy à l'insu du président de l'association ?OUI ou NON ?Etait-il d’accord avec Haye pour monter une station de T.S.F.à St-Pierre sous le contrôle de Vichy-Berlin ?OUI ou NON .) A-t-il donné des ordres pour faire arrêter les jeunes geos qui ont chanté la Marseillaise le 14 juillet dernier ?v OUI ou NON ?A-t-il refusé un permis d'importatjon à des commerçants St-Pierrais parce qu'ils étaient pro-Britanniques ?OUI ou NON ?N’a-t-il pas institué un régime de terreur pour ses fonctionnaires ?OUI ou NON ?A-t-il donné des ordres à la censure de garder les lettres des Degaullistes ?OUI ou NON?N’a-t-il pas augmenté sa police et institué en plus une gestapo pour étouffer les manifestations pro-britanniques à St-Pierre ?OUI ou NON ?N’a-t-il pas voulu faire de la jeunesse Saint-Pierraise une jeunesse hitlérienne ?Une quarantaine de jeunes St-Pierrais se sont engagés dans les années du général de Gaulle en dépit de nombreuses difficultés.PAS UN SEUL n’a répondu à l'appel de DARLAN le vendu, pour combattre contre les Russes.A quand la libération ?" ÇHji, à quand ?Ce serait si beau un coin de France libre en Amérique I Etats-Unis A propos de liberté religieuse Walter Lippmann a reproché au président Roosevelt d’avoir traité dans une conférence de presse un sujet aussi délicat que la liberté religieuse en Russie.Mais il est fort possible que ce faisant le Président fut bien plus fin que ne le pense M.Lippmann, et qu’il ait usé le tour familier de ses entretiens-avec les journalistes pour ouvrir la voie à une brillante action politico-diplomatique.Comme le prestidigitateur cache une colombe en sa manche ou un lapin en son chapeau, M.Roosevelt a plus d’un truc en son sac.Interrogé sur la liberté du culte accordée aux soldats polonais qui combattent avec l'armée rouge, le Président.rappela l'article 124 de la constitution soviétique de 1936.Il est ainsi conçu : "En vue d’assurer aux citoyens la liberté de conscience, l'Eglise en Russie est séparée de l’Etat et l'école de l'Eglise.La liberté du culte comme celle de la propagande antireligieuse sont reconnues pour tous." C’est en somme, ajoute M.Roosevelt, le régime américain exposé en d'autres ternies.Des pasteurs isolationnistes et le bruyant M.Martin Dies protestèrent, ce qui n'érnut pas le Président, Deux jours après il exprimait l'espoir de voir revenir en Russie la pratique complète de la liberté religieuse et an-acmçait qu'il avait chargé M.Har-riman, délégué à la conférence de Moscou, d'aborder le sujet avec Staline.Il paraît probable que l’envoyé spécial • Myron Taylor a aussi discuté la question avec le Saint-Siège, préparant les voies à un éventuel concordat ; mais il convient d’attendre, avpnt de se prononcer, que le rapport de M.Taylor à la Maison Blanche soit connu.En tout ceci pointe une manoeuvre politique pour obtenir de Moscou une garantie de tolérance qui facilite l'extensioit à la Russie des disposions de la loi du prêt-location, et assure le concours des églises protestante, et surtout catholique, à l'assistance américaine aux Soviets.Si seulement une part de cet objectif était atteinte, ce serait un grand succès pour le Cabinet de Washington et l'alliance démocratique contre Hitler.Il ne faudrait toutefois pas en exagérer l'importance.L’essentiel est d'abord d'abattre Hitler, coûte que coûte et en dépit des objections.S’il mettait la main sur la Russie, il ne pourrait plus même y être question de liberté religieuse.« ¥ ¥ L’sneeaent des CHIOS A la Maison Blanche, le président Roosevelt a conféré longuement pendant plusieurs jours avec M.Hull sur le point de savoir s’il valait mieux réclamer l’abrogation de la loi de neutralité, ou se borner provisoirement à des amendements qui la mineraient peu à peu.C'est ce parti qui a prévalu.Et pour commencer M.Roosevelt, dans son message au Congrès, a demandé le rappel de la section 6 EST-CE VRAI CE QU'ON DIT À PROPOS DE JOS?de l’acte de neutralité qui interdit l’armement de vaisseaux américains affectés au commerce étranger.Il se réserve de réclamer ensuite l’abolition des zones de guerre prohibées à la navigation américaine.Sous cette forme, l’action du Gouvernement a été favorablement accueillie du Congrès.11 semble que la première mesure doive être adoptée par les deux Chambres avec une substantielle majorité et dans un minimum de temps.La possibilité d’une de ces oppositions enté-tées, interminables et à tous le moins obstructives, qu’on appelle chez nos voisins le filibuster d’une minorité, parait même être écartée.On se souvient qu’une manoeuvre de ce genre en 1917 empêcha le Président Wilson d’armer les cargos.L’opinion publique des Etats-Unis ne paraît plus disposée à en tolérer la répétition.¥ « D Lord Halifax a rejoint son poste à Washington.Il y est revenu sans la fanfare et la mise en scène qui avaient marqué son arrivée l'hiver dernier.Son abord austère et froid n’enthousiasme apparemment pas la foule américaine.Le bruit a même couru qu’il revenait faire ses mailles et attendre un successeur.En sortant de son audience de retour chez le Président, il a trouvé les journalistes dans l'antichambre écoutant au radio les péripéties du match Brooklyn's Dodgers contre Ncr» York Yankees.‘‘Qu’est-ce donc que les series mondiales ?" leur demanda-t-il."C’est dans le genre du cricket”, lui répondit-on, "mais tout à fait différent”.¥ ¥ ¥ Le serin pote eu mrtyr A .Fort Wayne, Indiana, Lindbergh d’un ton qui voulait être pathétique annonça : "C'est peut-être mon dernier discours".O catastrophe I Comme il n’est pas assez intelligent pour se sentir ridicule ou odieux, c'est plutôt parce qu'il se croit incompris et persécuté.L’ineffable Charles-Auguste a* jouta sentencieusement ceci : "Nous approchons du point où nous ne serons plus gouvernés par la volonté du peuple".Or, précisément, le dernier poll,Gallup annonçait que par 7Q pour cent, au ljeu de 60 pour ient en janvier dernier, le peuple décidait qu'il était plus important d’abattre Hi^gr que de rester en dehors de îa^ferre.Et le héros déchu et nazi fié de conclure î "Je ne suis pas un orateur (vraiment !) et je n’ai pas d'ambitions politiques (vraiment, vraiment !)’’ Avez-vous vu dans P.M., qui étudie pour notre édification, l’évolution de Lindbergh, une savoureuse photo qui nous h montre goûtant en souriant les délices de l’hospitalité de Herr Goering ?Il a l’air béat d'un héron qui a trouvé un monocle, tandis que son hôte, affublé d’un costume de chasse dont la culotte courte et bouffante fait ressortir la taille élégante, semble un cochon gras débordant d'un faux-col.Grande-Bretagne Le deuxièm front Comme les nazis amoncelaient en pyramide leurs prétentions de victoires en Russie, le souvenir cuisant de Dunkerque planait sur l'Angleterre.Le regret, l’incertitude, l'anxiété du peuple britannique n’ont jamais tant prévalu depuis le désastre de la France.Le sentiment qui parait prédominer dans l’opinion actuelle ' est le regret ; regret que l’Angleterre ait trop attendu et encore trop insuffisamment aidé les Russes ; regret qu'un allié se trouve aux prises avec la plus formidable armée mécanisée du monde, sans disposer d'assez de canons, de tanks et d’avions pour lutter à armes égales ; regret qu’en trois mois et demi de guerre au front russe la Grande-Bretagne n'ait pas été capable de lancèr une invasion pour faire diversion à l’Ouest et soulager la pression ennemie sur les Soviets.Et sous ce regret perce une détermination de faire davantage pour ouvrir un nouveau front et ravitailler la Russie.Cette détermination est générale, depuis l’homme dans la rue jusqu’aux membres du Cabinet ; elle est exprimée aussi bien par les conservateurs que par les libéraux et socialistes au Parlement.Certains observateurs prévoient que si Moscou devait tomber il pourrait s’ensuivre un remaniement du Cabinet Churchill, sans pourtant que les principaux ministres soient affectés, qui continuent à jouir de la confiance du peuple.En face des critiques, le Gouvernement britannique semble plus optimiste que le Parlement ou le pays au sujet de la situation en Russie.Les missions américaine et britannique, qui viennent de rentrer à Londres après la conférence de Moscou, confirment la réilisation d’un acord rapide et complet sur l’aide aux Soviets ; presque toutes les demandes du gouvernement russe pourront être satisfaites.Lord Beaverbrook estime qu’en dépit de ses efforts et de ses revers l’armée rouge est loin d'être battue ; ses collègues et lui sont persuadés que les Soviets continueront la lutte, même s’ils doivent encore perdre du terrain.¥ ¥ ¥ Odyssée Alexander Woollcott, l'homme qui vint pour dîner, est à Londres d’où il a envoyé cette histoire par les ondes de C.B.S.En allant faire établir -a carte d’identité, il a rencontré, un jeune Américain, Steve Traski, de Jersey City, qui a mis quatre mois à parvenir à Londres pour s’y enrôler dans les forces françaises libres.Il s’est d’abord engagé comme pompier sur un cargo.Le cargo fut torpillé.Recueilli dans un canot de sauvetage, il fut ramené à Halifax.Puis il reprit du service sur un autre cargo, fut encore torpillé, sauvé et ramené à Halifax.Enfin, à la troisième tentative, il attînt l’Angleterre.La famille de Traski le croyait matelot, voguant en quelques lointains parages.¥ ¥ ¥ Au ralenti La cathédrale protestante de Liverpool, en construction depuis 37 ans, est encore debout en dépit des bombardements.D’après les plans elle doit être la plus grande basilique du monde après Saint-Pierre de Rome.Mais si les travaux d'achèvement se poursuivent, c'est, en raison de la guerre, au ralenti maximum.Il n'y a plus sur les chantiers que deux ouvriers, un très jeune maçon irlandais et un très vieux manoeuvre qui mélange le mortier.¥ ¥ ¥ Les Finançai Au cours des débats financiers au Parlement, le Chancelier de l’Echiquier, sir Kingsley Wood, a déclaré que la Grande-Bretagne dépensait actuellement pour la guerre treize millions de livres, soit 32 millions de.dollars par jour, plus de deux millions par heure.C'est 50 pour cent de plus qu’au maximum de Tautre grande guerre.Quarante pour cent des dépenses de guerre sont payées par le revenu, au lieu de 25 pour cent dans la guerre 1914-1918.L'inflation, dit.le Chancelier, est plus que passible mais moins que probable.' Les chiffres du budget ne tiennent pas compte des achats aux Etats-Unis en application de la loi du prêt-location.Le Parlement vota ensuite son troisième billion de livres en 1941 pour les crédits de guerre.¥ ¥ ¥ Admission Le Premier Ministre de Valera de la neutre et nerveuse Irlande déclare : "Les petites nations qui se trouvent sur le chemin des grandes puissances sont généralement traitées sam égard.Jùsqu’ici pourtant nos droits ont été respectés.Il faut à la vérité reconnaître que le plus voisin des belligérants, la Grande-Bretagne, a résisté aux avis des propagandistes et aux tentations, et s’est comportée loyalement à notre endroit.Dont acte.' ¥ ¥ ¥ Différend "On ne peut se payer le luxe d’une querelle intestine pendant qu’on se bat avec Hitler”, disait Sir Walter Citrine, secrétaire du puissant "Trades Union Congress" britannique, qui compte cinq millions de membres.* Pourtant on vit la semaine dernière Cabinet, presse et travail en conflit à propos d’un des plus pressants problèmes du jour : faut-il continuer à conscrire les ouvriers spécialisés, pour l'armée, au lieu de réserver leur précieux concours à l’industrie de guerre ?Sir W.Citrine dit non ; M.Bevin, soutenu par le Cabinet, dit oui.En réalité toutes deux en ont besoin.La controverse se ressent certes de la tension nerveuse causée dans es esprits par l'effort de guerre soutenu, qui porte les dirigeants à souffrir moins patiemment la critique.Le Travail soutient le Gouvernement, disent ses leaden, mais cela n’implique pas qu’il renonce à son indépendance de jugement.A la Chambre des Communes, les députés travaillistes sont disposés à défendre le point de vue de Sir Walter, ainsi que plusieurs ministres dont Beaverbrooke, Hudson et Grenfell.Il n’est pas impossible que le Secrétaire des Trades Unions l’emporte sur Bevin et même lui La palissade craque! succède ; mais ce n’est encore qu'une rumeur dans l'air,.En tous cas le sentiment prévaut maintenant en Angleterre que pour garder la Russie dans la lutte il faut l’aider par le développement intensif de la production industrielle, l’aider à tout prix, et même lui envoyer sans délai le meilleur équipement possible, fût-ce au détriment de la défense propre du pays t de l’armée d'invasion.France Libre De source sûre “France for Ever" à New York a reçu confirmation que l’agrément Hitler-Darlan contient Jet clauses secrètes suivantes : I ) Libération progressive des prisonniers de guerre français, cette libération restant sujette à la bonne volonté manifestée par Vichy dans l'exécution des autres clauses de l'accord.2) Evacuation de la région de Paris jusqu’à la Somme.3) Hitler s’engage à ne pas soutenir les revendications italiennes contre la France, métropolitaine ou coloniale.4) L’Alsace-Lorraine devient province allemande.5) Le Nord et le Pas-de-Calais seront cédés à la - Belgique, qui restera sous le contrôle politique de l'Allemagne.v 6) Occupation pendant 25 ans de la zone côtière, où l'Allemagne aura le droit d'installer à demeure ses citoyens et d'expulser les Français indésirables, 7) Plébiscite à l’expiration des 25 ans.Mais les ports de la région resteront en permanence occupés par l’Allemagne.8) Cession à l’Allemagne des ports méditerranéens d’Oran, Al-ger, Bizerte, Beirout et Cette.Cette cession, comme celle des ports de la Manche, est permanente et en toute propriété.9) A ce prix, la France pourra garder ses colonies, mais 40 pour cent de leurs produits seront réservés à l’Allemagne.10) Un traité de commerce sera conclu, plaçant l’agriculture française à la disposition de l'Allemagne, qui se dissocie plus ou moins de l'Italie.II ) Tous les traités de commercé conclus par la France avec l’é-trànger seront soumis à l’approbation de l’Allemagne.12) La France gardera le régime politique de son choix, mais l’Allemagne favorise une monarchie ooiporative et réclame une coopération antisémite.On rapporte que, Darlan a signé dans la crainte, d’une paix de compromis entre l’Allemagne et la Grande-Bretagne.Belle excuse ! ¥ ¥ ¥ Mgr Chataoui, évêque syrien de Montréal, a reçu du Patriarche d’Orient le télégramme suivant : "Promulguez en notre nom à notre communauté du Canada : La nécessité a conduit les forces françaises libres et l’armée britannique à occuper notre pays Syrie-Liban.* La France Libre a succédé au gouvernement de Vichy dans l’administration des territoires.Sous son égide tutélaire et celle de son alliée britannique, nos fidèles sont en sécurité.Priez pour eux.Favorisez-les de vos sympathies.Signé î Patriarche Mogabgab." Vichyfrance Léon Blum, que Vichy veut tenir responsable de l’insuffisante préparation de la guerre, détient une lettre du Conseil Supérieur de la Guerre et signée "Pétain", lui exprimant la gratitude de l’Etat-major pour avoir dépassé les prévisions dans l’exécution de ses programmes militaires.¥ ¥ ¥ Les Allemands, s’attendant à une attaque britannique sur la Libye cet hiver, ont obtenu de Vichy l’usage des ports français de l'Afrique du Nord.Des troupes boches auraient déjà commencé l’occupation de Bizerte, le grpnd arsenal tunisien.Elles arrivent d’Italie ; 'l’équipement seulement - est expédié des ports de France.¥ ¥ ¥ Au conseil des ministres à Vichy, quelqu’un se hasarda à demander pourquoi le gouvernement ne faisait pas d'enquête sur l'assassinat de Dormoy, Vint cette réponse effarante du ministre responsable : "C’est un vieux réglement de comptes entre Dormoy et les cagoulards ; cela ne nous regarde pas." ¥ ¥ ¥ Quelques notes sur M.Pucheu, ministre de l’Intérieur dans le cabinet de Vichy : Le ministre actuel, qui a 42 ans, était avant la guerre presque complètement inconnu du grand public.Pourtant, dès 1923, il avait l’occasion de manifester ses sympathies pour l’Allemagne.Entré au service du Cartel de l’Acier, il se voyait confier la direction des intérêts extérieurs de cette puissante organisation et, dans ce rôle, nouait d'étroites relations.A ce contact, sans doute, se développèrent ses dispositions autoritaires et, attiré par le fascisme — dont Doriot, l’ancien communiste, s’était fait le champion — il entrait dans le mouvement, au côté de son nouveau chef, et acceptait intégralement le programme proallemand, antibritannique et antisémitique de l’ex-révolutionnaire.Mais en 1939 la Banque de France le charge de remettre à flot une grande affaire industrielle de l'Est et, réintégrant le domaine industriel, Pucheu se prépare ainsi aux divers rôles que le Maréchal, arrivé au pouvoir, va lui confier.Et voilà comment M.Pucheu, que la politique de Darlan devait naturellement séduire, s’est très rapidement rapproché de l’Amiral, en est devenu l'intime collaborateur et, comme ministre de l’Intérieur, s’efforce aujourd’hui, à ses, côtés, et avec l’aide de la police, de briser le mouvement pro-anglo-soviétique qu'a déclenché la politique de plus en plus nazie du gouvernement.¥ t ¥ D’après Radio-Paris, M.Cavalier, président de la Chambre de Commerce de Nancy et directeur-général de la “Société des Hauts-Fourneaux et Fonderies de Pont-à-Mousson", s’est fait dan» une interview l’avocat chaleureux de la collaboration franco-allemande.Il a rappelé qu’en décembre 1936, au cours d'une visite faite à Berlin, il avait été très, favorablement impressionné par «es entretiens avec de hautes personnalités du monde gouvernemental, mais que, à son retour en France, il s’était heurté à un scepticisme général.Personnellement, a-t-il ajouté, “j'ai appris à estimer l'Allemagne durant les vingt années de collaboration que les industries métallurgiques ont poursuivies entre les deux : guerres.¥ ¥ ¥ Radio-Lyon annonce que, dans la zone occupée, tout détenteur d’arme à feu ou de matériel de guerre sera passible désormais de la peine de mort.¥ ¥ ¥ Commentant la portée des pouvoirs qui ont été confiés à l’Amiral Darlan par Vichy, le journal suisse "Neue Zuercher Nachrich-ten” dit que “Darlan pourra désormais assurer la défense de la France africaine par-dessus la tête du général Weygand." Le journal ajoute que Darlan "pourra peut-être, dam sa nouvelle position, donner satisfaction aux Allemands sans avoir à en référer au Cabinet et, au lieu de décisions ministérielles, annoncer des actes.” ¥ ¥ ¥ Des dépêches de source française révèlent que la gare de Juvisy-sur-Orge, qui est un des principaux centres du triage du réseau d'Orléans, a été sérieusement endommagée.On attribue les dégâts à des actes de sabotage.Les auteurs, des communistes, allègue-t-on, sont activement recherchés et une récompense d’un million de francs a été promise'à quiconque permettra par ses renseignements de les découvrir.Ls forme U plus pure ious Laquelle h ubac P««» ctre fumé" P E T T E S EE 01 7 Montréal, samedi 18 octobre 1941 LE JOUR Page S À TRAVERS L’ACTUALITÉ MONDIALE avec Jean Le BRET POUR QUI PAMEZ-VOUS I C Communiqué» éo guerre WJétm Turquie Allemagne Le poste clandestin d'émissions radiophoniques d’Allemagne, qui •’intitule “Poste de la révolution européenne", vient de célébrer son premier anniversaire.Il a radiodiffusé à cette occasion un message spécial, dont C.B.S.a noté quelques passages : “Il y a un an qu’une poignée de socialistes démocrates allemands se sont rencontrés et ont décidé de consacrer tous leurs efforts pour faire quelque chose d'utile dans la lutte contre le nazisme* Déjouant la police et risquant leurs vies, ils ont réussi à se faire entendre du peuple.Leur voix tremblait d'émotion quand pour la première fois ils ont pu dire au microphone : Ici le poste allemand de la révolution européenne.C’était une voix bien faible qui s'élevait pour condamner le régime abject d'Hitler ; mais c'était un point de départ.Restait à «voir si nous étions entendu».Imaginez notre joie quand nous sûmes à n'en plus douter que nos camarades nous écoutaient.Depuis lors la voix a porté, elle a semé la bonne parole.Aujourd'hui nos informations sont répandues et nos avis sont suivis"; discussions le gouvernement d'An-1 accompagné les victoires conserva' kara a rejeté les quatre demandes, trices dans les élections partielles Au lieu du chrome et du grain ces derniers temps provoquent aussi qu’il voulait, Herr Clodius dût ac- des commentaire» inépuisable», et cepter du tabac, de l’huile, des non dénué» d’humour, graisses et du cuivre.Au lieu d’im- “En Argentine", disait un ob-poser la camelote habituelle qu’il servateur politique un peu cynique, refile aux nations effrayées, il dû "nous avons appliqué jusqu’à Tex-vendre des armes, des machines et trême le secret du scrutin ; il est des locomotives.tellement secret que l’électeur lui- Même les Turcs paraissent bla-|mîme ne sait plus pour qui il vote1 sés des films de propagande boche, destinés à les faire frémir aux hor-heurs de la blitzkrieg.Et tandis que Herr Doktor Karl Clodius, légèrement dégonflé, se prépare à quitter Ankara, le Gouvernement turc se prépare à recevoir une délégation britannique qui vient discuter de la livraison du matériel anglais.Chassé-croisé ! Argentine gowvtmsasnt anonyms entre Russie La B.B.C.a capté ce message adressé par la radio de Moscou au peuple allemand : "En ces jours tragique» et les semaines qui vont suivre, des villes et villages d’Allemagne vont être cruellement éprouvé».La neige déjà étend son linceul sur les tombes de vos fils qui meurent en Russie.Mais Hitler veut plus de cadavres encore.Des milliers et des milliers de mères et de femmes d’Allemagne vont attendre en vain des nouvelles de ceux qui leur sont chers.Qu’elles reprennent leur dernière lettre qu’lies la relisent et qu’elles pieu rent I C’était vraiment la demère Celui qui Ta écrite est tombé dans la bataille en Russie.Le vent d’Est souffle du sang !’ C’est à faire pâlir la propagande de Goebbels.Turquie au La Turquie contiue à jouer plus fin avec l'Allemagne nazie à vor se prolonger la partie serrée on peut se demander si elle ne réussira pas à tirer son épingle du jeu.Gras et balafré, spécialiste roué des traités commerciaux par quoi commence généralement l’emprise boche, Herr Doktor Karl Clodius, flanqué de sa délicieusement blonde setrétaire Fraulein Edith von Koehler, s’était acquis depuis longtemps dans les milieux mondains balkaniques une influence qu’il sem ble en train de perdre.Par le docteur Clodius l’Aile magne demandait à la Turquie de grandes quantités de chrome et de céréales, l’annulation de ses enga^ gements vis-à-vis de la Grande Bretagne, la révision du taux du change germano-turc et des crédit: à long terme.Apres trois mois de Panama .’Empire ; et il revient au pouvoir par une controverse au sujet d’une livre sterling.Petites causes, grands effets ! En manière de protestation, le parti travailliste australien avait introduit en Chambre une motion pour réduire d’une livre le budget du nouveau Premier Ministre Fad' den.Deux députés indépendants, Coles et Wilson, lâchèrent la coalition gouvernementale.Pendant dix heure» de débats, M.Fadden et M.Coles échangèrent des remarques désobligeantes et des propos aigres-doux, le premier ministre accusant son antagoniste d|abandonner Ja majorité à peine existante du gouvernement par dépit de n'avoir pas été appelé à faire partie du Cabinet.Au scrutin l’Administration fut battue, par 36 votes contre 33.Fadden démissionna et le Gouverneur Général Lord Gowne appela au pouvoir le leader travailliste John Curtin.A noter que M.Coles, qui provoqua la chute du gouvernement, est lui-même un capitaliste notoire, quelque chose comme le Woolworth australien.Il a été maintes fois en bisbille avec les travaillistes,' mais il est d’accord avec eux sur ce point que la guerre doit être financée par les crédits bancaires plutôt que par emprunts à gros intérêts proposés par M.Fadden, ex-comptable et trésorier.Le nouveau Premier Ministre Curtin s’est empressé d’assurer l'opinion mondiale que le» dissentiments parlementaires du pays n'affectent en aucune façon la complète unité de l’Australie dan» sa déter mination de poursuivre la guerre jusqu'à la victoire.Mais c’est par M politique inté rieure que le gouvernement travailliste vivra ou tombera.Il a toujours _ protesté contre les paiements de salaires différé», l’imposition exagérée des petits revenus, le rationnement des carburants ; *1 a recommandé le contrôle des monopoles.Leader de l'opposition depuis six ans, M.Curtin devient à 56 ans ministre pour la première foi».On prévoit qu'un des premiers gestes de l'Administration nouvelle sem de pourvoir l’Armée australienne d'un commandement séparé.Au lieu de servir comme unité de l'Armée britannique, les Anzacs serviraient en qualité d'alliés.Ce.n’est au'une nuance ; encore a-t-elle sa valeur.Echos “La Héroux Patrie” compare Orner à Emile Zola.C'est faire au rédacteur du “Devoir” beaucoup trop d’honneur.Le Grincheux est plus scatologi-que.* * * Il est bien possible que le désastreux incendie des usines de caout chouc Frestone à Fall River soit l’oeuvre des coloraiards.Grâce à la complicité plus ou moins inconsciente des isolationnistes des Etats-Unis et du Canada, il y encore trop d'agents boches au travail en Amérique.¥ * ¥ Les hautes grilles qui entouraient Buckingham Palace ont disparu.On en a fondu vingt tonnes de métal pour fabriquer des tanks.¥ ¥ ¥ En Australie, on a mobilisé les gens doués d’une vue perçante, Tous ceux qui votent la nuit comme les chats seront assignés au service de circulation et de police pendant les obscurations.¥ ¥ ¥ On a adopté en Angleterre un nouveau moyen de protection contre les attaques aériennes de la Luftwaffe.Quand la nuit tombe sur les grands centres industriels, de grands appareils fumigènes spéciaux éten dent sur les usines un vaste écran qui masque leur vue aux aviateurs ennemis.¥ ¥ ¥ On ne fabrique plus en Angle terre que 300,000 voiture» d’en' fants par an au lieu de 600,000, Le marché des vieux “carrosses fait des affaires d’or I Le journal d’Hitler, “Voelkis-cher Beobachter”, annonce la construction d’un paquebot super-géant et ultra-rapide, qui briguera après guerre le ruban bleu de l’Atlantique.Il s’appellera le “Vaterland”, comme l’ancien champion qui fut saisi pendant l’autrr aerre et devint “Leviathan".¥ ¥ ¥ La fameuse colonne “personnelle" du London Times publiait le 30 septembre l’annonce suivante t “Pair et pairesse entre deux ages, énergiques et.capables, lui ancien militaire, bon linguiste, avec expérience des affaires, , elle ancienne nurse et bonne organisatrice, cherchent une place convenable, en' semble, logés et nourris.— Pas de salaires—.Signe des temps 1 » * * Des pilotes de la R.A.F.rapportent qu’au cours de leurs vols de nuit sur la France occupée ils remarquent beaucoup de Français qui, au moyen de leurs lampes de poche, leur envoient le signa Morse du V quand les avions britanniques passent au-dessus de leurs toits.?* * Quelques signes des inconvénients pour les Berlinois des raids anglais sur la capitale allemande : Les opéras de Wagner commen cent désormais l’après-midi 3 h.30.Les dernières représentations aux cinémas commencent le soir à 7 " Les stations radiophoniques cessent leurs émissions à 8 h.15 soir, pour que leurs ondes ne gui' dent pas les pilotes de la R.A.F, La police de Berlin poursuit les restaurateurs qui profitent des coo-irions de guerre pour réaliser des rénéfices scandaleux.Il y a des mercantis ploutocrate» usqu’au sein des purissimes dictatures.¥ ¥ ¥ D'après une lettre de Nigéria qu’a publiée le Ne» York Sun, les sorciers médecins d'Afrique ont déclaré la guerre au nazisme.Au Congo belge, en Angola, au Tanganyka, au Kenya, les indigènes sacrifient des béliers, font bouil-ir des philtres magiques, recourent leurs meilleurs sortilèges et conjurent plus de quatre cents dieux jour faire périr Hitler.¥ ¥ ¥ 11 y a deux ans encore le roi .éopold de Belgique était blosid.Aujourd’hui prisonnier des nazis ea son château de Laeken, il est devenu tout gris.¥ ¥ ¥ Quand Valentino mourut ea 1926, un magazine français trouva l'acteur était trop bsa que l'acteur était trop beau pour vivre.Le Canard, hebdomadaire humoristique, riposta qu’en ce cas la France était sûre de conserver Pierre Laval, trop laid pour Mûrir.L’attentat manqué de Paul Galette Ta prouvé.• U U Le submersible japonais 1-61 qui pouvait opérer, paraît-il, dam toute l’étendue assez vaste du ,Pacifiquit a coulé à la suite d’une collision avec un autre navire de guerre de la même nationalité.Ingénieux moyen d’éviter des complications diplomatiques I La république dé Panama, pas plus grande que le Maine, peuplée d'un Hémi-million d'habitants seulement, tire toute son importance stratégique ’du canal interocéanique.Elle a la semaine,dernière changé son président totalitarifié pour un président démocratique.C’est une importante victoire pour les Etats-Unis et pour les alliés qui combattent Hitler.La révolution s’accomplit soudainement, paisiblement et rapidement.FMI • .______i _______!1_J.L.Extrême-Orient Le tsups fait Seul le Haut Commandement japonais connaît l'étendue de ses réserves de pétrole.Mais tout le monde sait que le temps lui e»t| ¦BM Voilà deux mois que k J«pon est privé d'huile ; avant que devra agir impé- nnée.été un coup d'état ou non, c’est une la défaite.’ licale de la question de point de vue.Voici, au- Déjà les armées de Chiang Kai-:émoigner tant qu’on peut le savoir, ce quilShek ont repris l’offensive «t on » Vice-president I i’e»t passé : annoncé qu’elle» avaient reconquis leux raison» : Un beau matin à l’aube, M.l'importante place d’Ichiang sur le ncmcnif pt»nncniwii i fninnsf Elle interrompt la carrière du jeune Ty?.’ président déposé Amulfo Arias.; .bien qu’élevé à Harvard il avait., ,, ., Tout espoir d’une trêve politique L,bj en différent» postes diplomat!-1 reserves ne sepuisent\\ de tre les partis adverse» semble quei européen» la contagion du fas- P^i.renoncer a ,mb,t 0,1 •voir avorté, pour le moment du dime.nab*fc*’ ., moins.La Chambre des Député» a Le nouveau Président, Adolfo Une autre limitation est anposée ait la sourde oreille à l'argument de ]« Guardia, ministre de la jus- à Tokyo par l'assistance américaine d’urgente nécessité du Président in- tice sous l’administration Arias, à la Chine! de presque msigni-térimaire Castillo, et s’est ajournée émit aussitôt une proclamation pour liante quelle était,, elle augmente sans avoir approuvé encore ni le usurer le pays de la légalité consti- maintenant régulièrement et çronra Midget ni le prêt de cent dix mil- tutionnelle de ses pouvoirs et affir- de plus en plu».Avant que le flot ion» du Trésor américain.Voilà men ses intentions démocratiques^ ne devienne un torrent, le Japon donc le gouvernement sans budget • Que le changement de régime ait doit écraser la Chine ou envisager jour une deuxième année.| été un coup d'état ou non, c’est une | la défaite, La majorité radicale Chambre prétendait t ainsi son hostilité au .— -.- - - f .conservateur pour deux raisons: Un beau matin à l’aube, M.l'importante place dIchiang sur le 1) parce qu’il a refusé d’expulser Aria» prit l’avion à Cristobal pour Yang-tsé, en aval de» gorge» qui 'ambassadeur allemand von Ther- aller à La Havane consulter un mènent à Chungking.D autre part, mann ; 2) parce qu'il continue de médecin, parce qu’il avait mal aux l’état-major chinois attend sou» peu refuser aux radicaux la garantie yeux.Ses adversaire» profitèrent de la livraison par le» Etats-Unis es prochaines élection» provin- l’occasion pour l’accuser d’abandon- d’une première escadre aérienne | dales de novembre et décembre se- ner son poste*; ils firent garder à dont le» bombardiers auront beau I ront honnêtes et surveillée» par Tad- vue ses policiers et arrêter ses amis, jeu à se porter à l’attaque de» bou-ministrarion fédérale.Le parti ra- Le Vice-Président assuma provisoi- doirs de papier de Madame Chry-| dical espérait par ce moyen impo- rement le pouvoir exécutif et forma santhème., ser une session extraordinaire du aussitôt un Cabinet qui désigna Confrontés par 1 échéance pro-1 Parlement ; mais M.Castillo s’obs- comme nouveau Président M.de la chaîne, que seuls les Etats-Uns tine à ne pas la convoquer.| Guardia.| pourraient retarder, le» Nippons a| L’Argentine se trouve fait sans gouvernement.dent Ortiz est trop mi- « i««„.w.,.»w .—.—.* « - , j | gouverner ; et le vice-président Cas- petite valise qu’il avait emportée ment civil, voudrait persuader tillo est paralysé par l’opposition de pour tout bagage, et un billet d'aller Washington pour gagner un répit ; la majorité radicale, qui voit son | et retour.On annonce en effet qu’il | mais les prétendue» négociations | parti écarté du pouvoir qu'i conquis aux urnes.Buenos-Aires bourdonne „ .—- -~-„ .meurs.On dit que l’ancien président En attendant la suite de This* ricaine et soutient que le Japon doit | Justo prépare sa rentrée ; les orga- toire, on peut toujours se rappeler agir avant l’échéance fatale, nisations qui déjà préparent le» que le» tactiques dilatoire» du gou- La pression augmente avec cha-élections fédérales de 1943 l’appel- vemement Arias avaient considéra- que jour qui passe.Les dirigeants lent par dérision le candidat en blement retardé le renforcement de» britanniques conféraient le moi» der- quête d’un parti.Mais les vétérans défenses du canal de Panama.Sa nier à Singapore.Depuis, Sir de la politique rappellent qu’il a récente interdiction d’armer les car* Brooke-Popham est allé rencontrer de l’influence dans les a f- go» battant pavillon panamien at-|à Manille le Général américain de | coMiri m L'éMaoN» m mans M aillXRI, OTTAWA.____ donc en I En arrivant à Cuba et apprenant Tokyo discutent âprament la situa- ^ irt.Le prési- M’aventure, M.Arias protesta de son mon.Le gouvernement Konoyé, en-malade pour innocente bonne foi en montrant une coït dominé par la Marine et lele-—*-:J-nt Cas-1 petite valise qu’il avait emportée ment civil, 'voudrait persuader irion de pour tout bagage, et un billet d'aller Washington pour gagner un répit : roit son et retour.On annonce en effet qu'il mais le» prétendues ^ négociations qu'il a revient à Cristobal, en la zone du n’avancent pas.L’armée, impatiente Canal ; il y choisira entre l’exil ou de saisir le pouvoir, tient pour inex-1 de ru- l’arrestation à Panama.orablement fixée la politique amé-l Le peuple canadien est le plue heureux du monde.Heureux de vivre dana un vaate paya qui e'étend d’un océan à l’autre.Heureux «le profiter de eea leeaeureee forcetlèree, agri-et minlèraa.Heureux aoua un régime démocratique.En un mot, heureux d’être libre.Jameie encore notre liberté fut plue menacée qu’elle ne l’est aujourd'hui.La chute de l’Empire Britannique causerait la dislocation de notre système économique, la perte des Mena dont noua jouissons.Tout les Canadiens sont prête A combattre pour défendre leurs habitudes de vie, conserver leur liberté et celle des générations A venir.Chaque appel A la défense du paye a suscité des actes de patriotisme réconfortants pour l’Empire et alarmante pour Hitler.Mais, A mesure que la menace nazie s'étend sur le monde, le besoin d’armes et de munitions, ae fait plue pressant.slattern à la dais •sas As la part da toes ka i A l’achat As CnrtiArate Agréa le MTtiftcaU BONS SMSSit I in Usé u.Dépensera raalaeauj* retour Aa la paix, é’—uns st las aérant Aeot s n’a pa* d* prie.qua le Quatre Moyens faciles d'épargner RéguHinmnt ¦imsu SIM iniil snit.mil fuiafaïUi niinm ACHAT M TVMHN M MMg«*llsls Aa amsm MTMN «M latlAUMa-JW let safari*.Beam n’e m’è tiptoe U formait prévue à est effet, put» la aunes è ans emptèymie get déduira du salaire do ans —le mnunu yue i’«* angtgi à f— ACHAT M ¦ .¦ ¦¦ mont» foeilm.Dm litre» pturetUer estr* «mmMm dans Jesraramad* êê r/r it flirt imjumi, Sfiifli iMiifH osrtftrad» t< fti rapportera $S è Ndtémm.encore WOAONMNT A U gANOUI-PraSwua pour Im hem-mm taffeirm, Im ftmmm et Sauta la personne* pii M rtçtumt pas sus salaire régulier.Il n’y m mt'à ligner la formait prévue à eet effet et la remettre à la Ampsa.çui déduira daps mou de votre compte U - taelmité.flAH PWAMNg mm-fa» rsiMmsnir» fUtréD mm Im empératim.crémerim, hmtrrenm, «Sa, tnt autoriser cm énUlumamto è loot parer mm partit d» tours produit» tu Ceriiffomt T&Z dtgttm.Il n’y s pi’A tl&tr la term te runtUu spécialement Arthur, d’Orient, Etats- l’armée 1 armee teignait COOPEREZ À LA CAMPAGNE D'ARMEMENTS DANS VOTRE MILIEU faveur de Castillo et des bonnes dans leurs mouvements.Il est pro- militaire américaine en Chine, pour grâce» du Department d’Etat de bable que le nouveau Président ne [discuter avec eux d’une »tratégie| Washington.En revanche les radi- tardera pas à eaux se souviennent aussi qu’ils ont|cision.pâtir de son dernier revenir sur cette dé- eu a patir ae son aemier gouvernement et ne l’aiment pas.Il ne paraît pas impossible qu’il puisse être ramené au pouvoir par une coalition sous l’étiquette conservatrice, bien que l’Argentine soit en grande majorité radicale.Les fraudes électorales qui Australie a m.4.pour Avec le printemps l’Australie vu revenir un gouvernement travail-1 tribuer ont | liste, le premier depuis dix ans dans | Russie., commune.Les Indes Néerlandaises participent à ces conférences, comme elles participent au 'blocus du | pétrole.Les Nippons ressentent vivement I que ce précieux carburant qui leur refusé vienne leur passer sous le aller à Vladivostok con-ravitaillement de la | le.*1 au On lancera bientôt dan* chaque ville et village du Canada, la Campagne d’AmcsneaU.On raua demandera de coopérer pleinement à cette campagne dan* votre milieu.U Canada doit raurnw plut de navire*, plu* d’*vlona, plu* de char* d’amaut, plu* de canon*, plu* de munition*.Si voua DÉPENSONS MOINS AFIN D’ACHETER PLUS DE CERTIFICATS D'ÉPARGNE DE GUERRE Publiée par le Comité de VEpargtm en tempe de guerre, Ottaota.»VW Page 6 LE JOUR La bibliothèque des enfants Chacun sait que nous avons à Montréal une Bibliothèque des enfants mais trop de gens, sans doute, ignorent les services que rend à nos petits cette magnifique et louable Initiative.Quand on a été témoin du merveilleux travail qui s'accomplit dans cette petite institution on ne peut garder sous silence l'admiration que l’on éprouve pour une oeuvre aussi noble et aussi désintéressée.Les fondateurs de cette bibliothèque font preuve d’un zèle admirable que le public ne doit pas Ignorer et il est à souhaiter que ce dernier accordera toute*sa sympathie et son encouragement à cette oeuvre qui devrait être appelée à jouer, chez nous, un râle de première importance.Ia Bibliothèque des Enfanta fut fondée à Montréal en 1936.S’inspirant de l'entreprise prise sept ans auparavant dans les milieux de langue anglaise de notre ville et qui avait donné naissance à la Montreal Children's Library, un groupe de personnes décidèrent de créer une bibliothèque qui mettrait à la portée de nos petits compatriotes un beau choix de livres d’enfants.Après une année de travail préparatoire, Mlle Gabrielle Labelle, bibliothécaire diplômée, voulut pour la période difficile des débuts, se charger de diriger gratuitement la première Bibliothèque des Enfants, qui avait été établie dans le quartier Hochelaga, Les abonnés affluèrent immédiatement et la circulation, durant les premiers mois, atteignit le chiffre de 11,141.En 1939, pour répondre à de nombreuses demandes, Mlle Labelle étendit la circulation des livres en établissant dans des quar- PRÉCIEUSE DÉCOUVERTE Le résidu de l'orge gui a servi à faire de la bière est une source précieuse de cellulose pour le Trinitrotoluol.Cette étonnante découverte indique aussi comment éss antiseptiques, du carbone ds protection contre les gaz et des Non seulement le gouvernement i-t-il reconnu que la Mère est un dément essentiel de la ration des armées britanniques et alliées sous ee tropiques et Sans les réglons «mi-tropicales, mais Se , plus, cette ndustrie ee place aujourd'hui au out premier rang des sous-produits lécsssaires à la défense.La pensée lue la drêche, — résidu de l’orge tprhi l’extraction du moût, — pou-ralt* contenir de la cellulose, lns->lra certaines recherches qui se ont traduites par la découverte l’une ample série de sous-produits .revenant du brassage do la bière.Pour développer ces recherches, es brasseurs firent appel à M.lalpk T.Kettering qui, aidé de d.Peter J.F.Webster, découvrit lUa cette drêche contenait non seu-ement de la cellulose, mais aussi me dtaalne ds sous-prodults néces-lalras à l'Industrie an tamps de [uerre.On y trouva de la cellulose, .des quantités incroyables de cel-ulose — environ 400 livres par onne de drêche desséchée.Cette iellulose est la base du trinitrate, le la poudre à canon et d'autres nploslfs, A la suite de cette découverte, leux ebtmlstes distingués, le Dr rhevanet et Mlle IClsie Bingruen, m mirent ià l’oeuvre pour reoher-sher- d'autres sous-produits et obtinrent dos résultats surprenants.Ils découvrirent, en effet, non seulement la présence des éléments lu T.N.T., mais encore du carbone tctlvé pour les masques de protection contre les gas, des succé-lanés de plastiques, d’antiseptiques it de dissolvants pour fins Industrielles; ils trouvèrent également les succédanés aux g oupes des lulfamidés et des succédanés ap->elés à remplacer ceux qui ont été réquisitionnés par l’armée et la narine.11 y a tout avantage à utiliser le ¦ésldu de l'orge qui a servi à faire le la bière, car on peut en tout xmps s'en procurer des quantités abondantes.En plus des usages cl-lessus mentionnés, ce résidu peut iussI servir à là fabrication de la ¦ayonne, qui a remplacé la sole sur îos marchés, de la cellophane et les plastiques.La formaldéhyde, lut est essentielle à la production le l'urée et du phénol dans les )lastlques,.a été, comme le phénol, réquisitionnée par le gouvernement.Mais on a découvert que l'on pouvait extraire de la drêche, du furfural et des dérivés pouvant itre utilisés avec profit dans l'in-lustrie pour remplacer les dissolvants qui ont été réquisitionnés.On a de plus découvert qu'il était AVIS Utl DK* AX UK DK DIVOHCB AVlà est donné par les présentes que ISABEL JESSICA BLACK, maîtresse de pension, de la ville de Lachute et du district de Terre-bonne, dans la provlnco de Québec, s'adressera au Parlement du Canada, A sa prochaine session, afin d'obtenir un bill de divorce de son mari, Baymond Philip Jolfey, Journalier, de la ville de Verdun, district de Montréal, dans la provlnco de Québec, & raison d'adultère et abandon.Daté ft Montréal, dans la province 4e Québec, ce 10 octobre 1941, Campbell, Weldee, Kerry A Breaeau, Procureurs de la requérante.possible d'extraire de la drêche, des furanes susceptibles de remplacer la novocalne et lea antiseptiques, car ils s’apparentent étroitement au groupe des sufanllamides.Mais là cependant ne se sont pas arrêtées les découvertes.Une nouvelle méthode permettant de récupérer plus de 23,000 livres de levure résiduaire desséchée, laquelle était autrefois balayée à grande eau par les brasseries, fournira une nouvelle source des vitamines B et D, car sous l’effej des rayons ultraviolets, ce résidu peut se transformer en vitamine biologiquement active.Ces deux vitamines, les plus nécessaires à l’homme, sont aussi fort précieuses à l'aviculture, car elles activent la ponte, La vitamine D se fait plus rare sur nos marchés par suite d'uns réduction dans les importations d'huile de foie de morue.La levure .de bière est la base de la levure médicinale et des produits vitaminés vendus par les manufacturiers de produits biologiques et les' pharmaciens.On s'sn sert aussi dans la préparation des cosmétiques.Mais plus importante encore à l'heure actuelle est sans doute la découverts du Dr Bpsrti, qui à révélé' 'que la levure contenait des substances cicatrisantes pour les brûlures, les plaies i et autres blessures, Voilà qui ouvre de nouvelles et vastes perspectives à la médecine dans le traitement des grands blessés de guerre.La riboflavine devra désormais enrichir le pain pour que celui-ci puisse répondre au nouveau standard fixé par le gouvernement.A l'heure actuelle, le seul produit commercial à notre disposition est la solvamlne, mais elle ne peut être manufacturée en quantités suffisantes pour satisfaire la demande des meuniers et des pâtissiers.Cependant, la levure.de bière peut maintenant combler cette lacune et en fournir 29,1)00 livres chaque année.Il ne faut pas non plus oublier que cette lèvura peut aussi servir à enrichir les soupes, les sauces, les succédanés de viandes et autres produits, et constituer ainsi des régimes alimentaires peu coûteux.Il n'est donc pas étonnant que le gouvernement américain, à la suite de ces découvertes-et en prévision d'un grand nombre d'autres actuellement à l’étude, ait cru bon d’assigner à la bière un rang de priorité parmi les vingt premières industries de produits, alimentaires.Ne convient-il pas cependant de s’étonner, si l'on considère qu’il y à quelques mois à peine, pareille source d'un si grand nombre de sous-prodults ne servait tout au plus qu’à nourrir, quelques bestiaux.tiers éloignés des dépôts d’unq quarantaine de volumes, qui sont renouvelés tous les deux mois.De trois au début, on porte maintenant à neuf ces bibliothèques miniatures.Au mois de juillet 1941, la Bibliothèque des Enfants s’associa à la Montreal Children’s Library et ouvrit une bibliothèque blltngue, se rendant ainsi au désir exprimé par la Carnegie Corporation de New York, qui venait d’octroyer une somme de $3.000 à ces deux organismes.Ce don défraiera le3 dépenses d'organisation de la bibliothèque et permettra de la faire fonctionner au moins pendant deux ans, La nouvelle succursale, établie dans le quartier Rosemont, au numéro 3123 de la rue Masson, est dirigée par une bibliothécaire diplômée, Mlle Marthe Desrochers.Elle compte déjà près de 300 abonnés, possède près de 1,000 livres, et sa circulation fut de 1,036 durant le premier mois.La bibliothèque d’Hochelaga est située au numéro 3276 est, rue Sainte-Catherine.La direction en est maintenant confiée à Mlle Jeanne Saint-Pierre, bibliothécaire diplômée, qui a trois assistantes.La bibliothèque dispose d’environ 3,600 volumes.Elle compte un peu plus de mille abonnés dont l'âge varie de cinq à seize ans.Au cours du dernier exercice, chaque volume a circulé en moyenne dix fols ce qui veut dire que chacun de nos abonnés a lu trente-trois livres, La bibliothèque est ouverte cinq jours par semaine, de 2 h.à 5 h.30 de l’après-midi.L’abonnement coûta cinq sous par année, et permet aux enfants d’emprunter deux livres à la fois.L’oeuvre a reçu et reçoit toujours avec une infinie reconnaissance les livres offerts par les amis de l’oeuvre.Cet apport n’est pas encore suffisant pour satisfaire l'avidité de ses lecteurs, Les livres égarés ou détruits doivent être remplacés, la collection d’ouvrages de référence de la salle de lecture doit être aiifementée, et les abonnements aux revues renouvelés.Depuis sa fondation la Bibliothèque des Enfants a reçu chaque année une subvention de $1,000 du Conseil municipal de Montréal.Il y a trois ans, «le gouvernement de la Province lui accorda un octroi annuel de $500.A ces disponibilités sont venus s'ajouter les produits de' contributions volontaires dont le chiffre a varié entre $400 et $900.Néanmoins, comme elle ne dispose plus aujourd’hui que de faibles ressources pour augmenter sa collection, et que le prix des livres a considérablement augmenté, Ja bibliothèque .ne tardera pas à se trouver dans l’Impossibilité de répondre aux besoins de ses abonnés.Les frais courants Beuls de la bibliothèque d’Hochelaga absorbent la totalité des revenus ordinaires.Le but de la Bibliothèque des Enfants est d’ouvrir de nouveaux locaux à mesure que ses moyens le lui permettront.Le conseil d'administration a donc jugé à,, propos de s'adresser au public pour élargir le cercle des amis de l'oeuvre.Les personnes qui voudront bien répondre à ' cet appel sont' priées d’adresser leurs souscriptions ’â Mlle Gabrielle Leduc, 311, avenue Metcalfe, Westmount.Les sommes, même les plus modestes seront accueillies avec reconnaissance.' Quant aux dons de livres d'enfants, Mlle Simone Lanctôt, 168, avenue Wlllowdale, ATlantlc 1470, se fera un plaisir de les envoyer chercher.A TRAVERS UN PAYS DE MISÈRE (Notes prises au cours d’un voyage en Espagne) AVIS D'APPLICATION TOUR , DIVORCE AVIS est par lea présentes donné 3un Rose Hausberg, de la cité et (lu Istrlct de Montréal, Province de Québec, s'adressera au parlement du Canada ft sa prochaine session afin d'obtenir un bill de divorce d'avee son marl Louis Brooks, vendeur, dudit district de Montréal, pour cause d'adultère.Daté ft Montréal dans la Province de Québec ce 20e jour de septembre 1941.OREENBLATT & GODINSKY, sno rue Ste-Catberlne Ouest, Montréal.Procureurs de la Rêquerante.AVIS D’APPLICATION POCR DIVORCE Avis est par les présentes donné que WILLIAM T APPERT, de la cité et district de Montréal, dans le comté d'Hochelaga, dans la Province de Québec, commis voyageur, s'adressera au Parlement du Canada ft sa prochaine session, afin d'obtenir un Bill de Divorce d'avec son épouse, Annie (allas Amy) Cross, ménagère, de la cité et district de Montréal, dans le comté d'Hochelaga, dans la Province de Québec, pour cause d'adultère et d'abandon.Daté ft Monjréal, dans la Province de Québec, ce quatrième jour de septembre, A.D., mil neuf cent quarante-et-un.CARDER & BLUXIENSTEIN, Procureurs du requérant.Ch.7fi5, Edifice Tramways, Montréal.Les nouveaux boursiers du Pacifique Canadien Deux bourses d’études sont accordées tous les ans par le Chemin de Fer Pacifique Canadien au bénéfice des fils mineurs de ses employés et de ses employés'mineurs.Ces bourses sont.décernées par voie de concours et, cette année, les heureux gagnants sont M.Gaston Théberge, âgé de 17 ans, qui suivra un cours de cinq ans à l’Ecole des Hautes Etudes Commerciales, et M.Matcel Bellefeulile, é de 21 ans, qui continuera ses études, pendant quatre ans, à l’Ecole Polytechnique de l’Université de Montréal.M.Gaston Théberge, fils de M.R.T.Théberge, agent pour le Quebec Central Ry Co., de Thetford Mines, est né à Coleraine, où 11 fit scs études primaires.Il suivit ensuite, pendant trois ans, des cours à l'Ecole "La Salle” de Thetford Mines, pour ensuite continuer ses études au Séminare St-Charles de Sherbrooke.Il sortit du Séminaire en juin 1941 .avec 170 points sur un total possible de 200, gagnant ainsi la médaille d'or et plusieurs autres prix.M.Marcel Bellefeulile, fils de M.Donat Bellefeulile, chef de gare à Papineauvllle, est né en cet endroit le 23 septembre 1920, Après avoir terminé ses études primaires & Papineauvllle, il fit son cours classique au Séminaire St-Joseph, à Trois-Rivières, y obtenant le degré de bachelier ès arts en 1940.II était entré à l’Ecole Polytephnlque l’an dernier et continuera donc ses études à cette Ecole avec l’aide de la bourse du C.P.R.V.—“Blanche ville de sérénades" C'est le nom qu’Alfred de Musset a donné à Madrid il y a un siècle.Si les sérénades ne sont plus à la mode de nos jours, la capitale espagnole reste pourtant une des plus belles villes européennes.^ Et les Madrilènes ont le droit d'être fiers' de leur cité.Un proverbe espagnol dit que s’ils désirent aller au ciel, c’est iniquement pour y faire une fente afin de pouvoir contempler Madrid.Cette ville qui presque trente mois (novembre 1936, mars 1939) a résisté héroïquement à l’envahisseur étranger et à la "cinquième colonne” intérieure, fut la première capitale attaquée par Attila motorisé et par son peu brillant second de Rome.Elle a ouvert le martyrologe où en lettres sanglantes sont inscrits les noms de Varsovie, d'Oslo, de Bruxelles, d'Amsterdam, de Belgrade, etc., etc.(Cette liste n’est pas encore close, hélas !) Les bombardements aériens et l’artillerie n’ont pas épargné Madrid.Mais pour voir leurs effets poignants H faut aller dans la banlieue ouvrière de Carabanchel et dans la Cludad Universitarla (Cité Universitaire), où la lutte a été la plus acharnée.Dans la ville elle-même 1 les maisons complètement écroulées sont plutôt rares.Cependant, on rencontre un peu partout des traces laissées par des obus et leurs égjats.Bien plus ineffaçable est le souvenir de ces années terribles dans la mémoire des hommes, celle des vaincus commo celle des vainqueurs.Les premiers s'organisent secrètement; malgré toute la rigueur des mesures policières, malgré la terreur sanglante, la littérature clandestine circule sous manteau.Le peuple attend qu’un jour vi.endra qui tout paiera.Ceux qui détiennent aujourd’hui le pouvoir ne sont nullement rassurés, et le régime actuel ressemble à un camp retranché assiégé par un ennemi ou à un pays qui vit sous l'occupation étrangère : à chaque carrefour, vous voyez des gens armés: soldats, policiers, gendarmes, carabiniers, falangistes, etc., en uniformes les plus baroques et (sauf quelques prétoriens!) dans un état lamentable.Tous ces hommes armés sont logés, nourris (mal!) et habillés (encore pis!) aux frais du pays affamé.Comme "l’ennemi intérieur" no suffit plus à entretenir le zèle des bandes années pendant la guerre civile, on fait miroiter à leurs yeux les conquêtes extérieures.Ouvrez n'importe quel journal espagnol (inutile de dire que toute la presse est synchronisée et surveillée d'une façon très étroite par les agepts de Berlin) : on réclamé le Maroc à la France; on veut faire entrer de gré ou de force les portugais dam un "Empire Ibérique"; on revendique la suzeraineté exclusive sur la principauté minuscule d'Andorre, également ‘ contré la France (malgré toutes les courbettes du maréchal Pétrin!.); on rappelle aux Stats-ynis .d'Amérique, "dêmo-outocràilqües et judéo - maçonniques" le "râpt" des Phillipplnes, de-PorttHRiCo et de Cuba, etc., etc.Mais si “1 Espagne réveillée” a ainsi plusieurs ennemis, '.'l’ennemi héréditaire”, c’esf le monde anglo-saxon.Comme Uncle Sam est loin, on emploie contre, lui, en premier lieu, des intrigues diplomatiques et, sous couvert de "Hispani-dad", la propagande pro-nazie dans l’Amérique latine.Le British Commonwealth of Nations est là, tout près et on veut lui enlever le roc de Gibraltar (cette forteresse est aux mains des Anglais depuis 1704).Un confrère britannique, homme très modéré, me disait tristement: “Londres pale aujourd'hui avec des intérêts usuriers la folle de Downing Street qui a Imposé au gouvernement français du Front populaire la politique de non-intervention.” Franco, assure-t-on dans les cercles dlplomato-journalistiques de Madrid qui se disent bien informés, est débordé par ses propres partisans.Personnellement, 11 ne tient pas du tout à lancer “son peuple épuisé dans une nouvelle aventure, d'autant plus qu’il est bien loin de croire à la victoire hitlérienne.Mais il a autour de lui 'des “exaltados" (exaltés) qui sont poussés de l’extérieur.Cette pression de l’Axs est extrêmement vigoureuse.On prête à l’ambassadeur allemand accrédité auprès de Franco les paroles suivantes à l'adresse du Caudillo: "Le Maure a fait sa besogne, le Maure peut s’en aller,” (Le cynique diplomate nazi sait-il que cette citation est emprunté à "La Conjuration de Fiesque", pour laquelle son auteur, le grand écrivain libéral allemand Sellier, a reçu, sous la Grande Révolution Française, le titre de citoyen français?) Les collaborateurs de Caudillo le trouvent trop vieux et trop mou.Dans l'Intimité ils l'appellent parfois "maréchal": allusion irrévérencieuse au vieillard Impotent de Vichy.Le chef de l'Etat espagnol n’a pas à aller loin pour découvrir le rival, l’héritier impatient: 'ce dernier est dans sa propre famille par alliance.En effet, tout le monde à Madrid sait et, ne se gêne pas 3e le dire que Ramon Serrano Saner, beau-frère de Franco, ronge son frein et attend son heure.Ce ministre des affaires étrangères espagnol est plus dévoué au Führer qu’au Caudillo, et on l’appelle couramment dans le peuple: "ministre des affaires germaniques" La politique expansionniste est en contradiction flagrante avec le3 possibilités économiques du pays.Tous les hommes auxquels j’af parlé durant mon séjour en Espagne ont été unanimes à reconnaître que la situation s'empire avec chaque jour qui passe.Les premiers mois après la victoire fasciste on pouvait encore espérei que le temps guérira les blessures et rebâtira les ruines de la guerre civile.Mais aujourd'hui personne n'a plus d'illusions & ce sujet.La vie économique suit une courbe descendante.L’année 1940 fut pire que l'année 1939 et l’année 1941 est pire que l’année 1940.Toutes les richesses de la nation sont drainées par la Falange' Espanola Tra-dtclonallsta, par la bureaucratie nombreuse, corrompue et Inapte, par le clergé et l’aristocratie réinstallés dans leurs privilèges antisociaux, par le militarisme qui a les yeux plus grands que le ventre, enfin, par l’énorme sangsue germano-italienne.1 Mais je suis sorti impercéptlble-ment de la voie tracée: mes impressions personnelles, «pour aborder un sujet de haute politique.Dans mon prochain et dernier "papier" sur le voyage à travers l’Espagne je m’efforcerai de rester fidèle à ma promesse.(A SUIVRE) B.SKOMO Montréal, samedi 18 octobre 1941 LE SUCCESSEUR DE M.PURVIS M.George ’ W.Huggett vient d’ètre nommé successeur de feu le Très Hon.Arthur B.Purvis comme président et directeur-gérant de Canadian Industries Limited.Cette nomination a été annoncée à l’issue de l’assemblée régulière du conseil d’administration.M.Huggett est devenu premier vice-président, avec entière responsabilité de l’administration de la compagnie, en décembre 1939, au moment où M, Purvis venait d’obtenir congé d’absence pour aller remplir, aux Etats-Unis, les fonctions que lui avait confiées le gouvernement britannique.C’est en bonne partie sous son administration et sa direction que la compagnie, ainsi que sa filiale de guerre Defence Industries Limited, dont il est le président depuis le début, ont rendu de si précieux services aux gouvernements canadien et anglais en construisant, outillant et dirigeant plusieurs usines pour la fabrication des explosifs et des produits chimiques essentiels à la poursuite de la guerre.Comme son prédécesseur, le nouveau président de C.I-L, a passé les premières années de sa carrière à acquérir, en divers parties du monde, une vaste expérience de l’organisation et de l'administration, grâce à son travail au service des compagnies affiliées à la Nobel Explosives Company de Glasgow, Ecosse, maintenant connue sous le nom de Imperial Chemical Industries Limited.M.Huggett naquit le 1er septembre 1889 à Sutton, Surrey, en Angleterre.En 1911, après plusieurs années d’apprentissage en divers bureaux de Londres, Il s’embarqua pour le Japon où 11 travailla jusqu'en 1919 à la Japanese Explosives Company, entreprise affiliée à la Nobel.En Orient, pendant les trois premières années d’un séjour de huit ans, il prit une expérience considérable dans le domaine des ventes, mais c'est au cours des cinq autres années, alors qu'il s’oc-supa plus spécialement de l’aspect financier, qu’il commença de gagner la confldhce générale par l'habileté de ses prévisions et la sûreté de son jugement.Il retourna ensuite en Angleterre et y resta deux ans avant de se rendre aux Etats-Unis, en 1921, comme représentant de la Chile Explosives Company, qyl construisait alors une usine près d’Antafagasta.En 1923, ayant été nommé secrétaire-trésorier et ensuite directeur de l’entreprise chilienne, 11 quitta les Etats-Unis pour établir ses quartiers-généraux à Valparaiso.Après un séjour de cinq ans en Amérique du Sud, il se démit de ses fonctions en 1928, vint à Montréal à la fin de la même année et fut nommé, en janvier 1929, secrétaire de Canadian Industries Limited.Il fut ensuite nommé secrétaire-trésorier en 1931; vjee-prési dent en 1934; directeur en 1938 et premier vice-président en 1939.Depuis les onze années qu'il habite le Canada, M.Huggett a consacré presque tout son temps et ses talents à bien remplir sas diverses fonctions administratives à la C-I-L.Au sein de la compagnie comme dans toute l’industrie chimique, il a la réputation d'un hommç qui aime bien se mêler de ses affaires, mais qui juge aussi Important de bâtir sur des bases solides lorsque le progrès, le développement ou l’expansion futures peuvent être en jeu.Il tient fortement aux principes économiques dont le bien-fondé a été éprouvé ainsi qu’aux méthodes loyales et, grâce à sa vaste expérience, il sait envisager sous un jour sympathique l'aspect humanitaire des problèmes relatifs à l'administration et à la main-d oeuvre.Pendant plusieurs années, il a étroitement collaboré avec M.Purvis pour instituer, au sein de la compagnie, divers pians de relations industrielles, et on connaît bien la justice avec laquelle il dé- ' .*3*.- MB 11 ::v üüi GEORGE W.HUGGETT Président et directeur-gérant Canadian Industries Limited fend les droits et les privilèges dea employés.Grâce aux années pendant lesquelles il fut associé d* près aux travaux des usines, il apporte' à l'exercice de ses nouvelles fonctions une connaissance approfondie des conditions de travail et de l’organisation des départements, et 11 possède en outre la grande qualité de pouvoir transmettre sa science des affaires aux autres, en les dirigeant et en leur donnant un entraînement pratique.M.Huggett est directeur de Dunlop Tire & Rubber Goods Company, Limited; Canadian Safety Fuss Company, Limited; Canadian Las-tex Limited et Canadian Hanson Sc Van Winkle Company, Limited.H a été dernièrement ré Vu r> ; -'té exécutif de la Chambre de Commerce canadienne.Quand vous Oies à TORONTO Descendez à HOTEL ST.RÉGIS 892, BUE SHEBBOURNE RA.4135 en faco do l’église du Sacré-Coeur, la Beule église catholique de langue française L Toronto.DEMANDE! DE DIVORCE Avis est nar les présentes donné que Marjorie Florence Uray, de la cité d'Oiitrcmont, district de Montréal} dans la province de Québec, demandera au parlement du Cnnada, ft sa prochaine session, un décret de divorce contre son mari.Percy James Cliff Lever, comptable, de la cité de Montréal, dans le district de Montréal, province de Québec, résidant présentement dans la cité de Montréal.— pour ndultére.Daté il Montréal, ce 6léme jour d’octobre 1941.Mo:: BERNFELD, C.R., procureur de la requérante, i 405 rue Peel, Montréal.m.WI mmmmm • 1 v Mm 1 i wmm "xt* V .J mm- .v • y'::-':;:-'/: Mit L’oeuvre de cinq générations de maîtres brasseurs La meilleure BIERE au Canada' Montréal, samedi 18 octobre 1941 LE JOUR Les bêtes puantes RELIGION EN RUSSIE — Suite de la première page ________ liant la masse des réfugiés, touillent, épuisés, dans les trous de lioue creusés sur les chemins par les bombes de l'assaillant.Voyez-vous, Père Bryan, il faut, dans des moments pareils, savoir oublier, pardonner, pour se pencher sur une immense détresse humaine.Des millions de ceux que vous appelez des bêtes nuantes n’ont pas mérité ce qui leur arrive.Cette jeunesse-là n’est pas responsable du communisme, On le lui a inculqué.Elle ne connaît pas autre chose.Ou plutôt, elle connaît quelque chose de sacré, qui lui tient au coeur, et en cela, elle ressemble étrangement à la jeunesse que vous endoctrinez dans votre collège, et cette chose-là, c’est la patrie.Pour elle, la patrie russe est aussi précieuse que le serait îiour nous la patrie canadienne.Et, veuillez me croire, la patrie canadienne se portera d’autant mieux que la patrie russe se sera mieux battue.Il faut avoir de l’imagination, de lu sensibilité, de la bonté, pour se représenter ce .qui se passe là-bas et pour iugef.v Le jeune Russe qui tombe, soit autour de Moscou, soit à Leningrad, soit à la lisière de la Crimée, ne cesse pas d’être un héros et un patriote parce qu’on lui a inculqué des notions communistes.Je suis sûr que le Christ, du haut de son ciel, le regarde souffrir et mourir avec une immense sympathie.Ce jeune martyr, il a une mère, un nère, des frères, des soeurs, un foyer, une patrie, une terre à défendre.11 dit adieu à tout cela, pour un idéal ou ce qu’il croit un idéal, et son dernier regard sur la vie, sur le paysage aimé de son rude pays, est tout aussi déchirant que celui du çhrétien qui meurt pour la meme cause.Vous êtes très dur, Père Bryan, pour ceux qui s’immolent et dé qui nous attendons le salut de notre civilisation.Vous 1 êtes tellement que je commence à croire que vous avez oublié la charité qu’on vous prêchait si bien, quand vous n’étiez qu’un novice.J’ai connu bien des jésuites.Il y a plus de vingt-cinq ans déjà, je m’en souviens, un saint homme, le R.P.Bourque, formait de jeunes apôtres au noviciat du Sault-au-Récollet.Il était tout miséricorde, tout pardon et douceur.Avec quelle onction, quelle sincérité, il évoquait cette scène très belle, où la tête de Jean se repose sur le coeur de Jésus.Et il disait que Jean était le préféré du Sauveur justement parce qu’il était le plus aimant.Ce n’est pas lui qui serait allé vers les gentils en leur criant, l’écume à la bouche: “Vous êtes des bêtes puantes!" Je crois, Père Bryan, que vous n’avez pas de mots aussi durs, aussi cruels, pour ceux qui ont massacré, déporté, fusillé, emprisonné, des millions de catholiques polonais; ni pour ceux qui ont semé la désolation, le désespoir et la mort sur des pays neutres, qui ne demandaient qu’à vivre en paix, tels la Hollande, la Belgique, la Norvège, la Yougoslavie, la Tchécoslovaquie et la Russie; ni pour ceux qui ont entrepris la destruction systématique des trésors séculaires de Londres; ni pour ceux qui désirent écraser non seulement l’Europe, mais aussi l’Amérique; ni pour ceux qui veulent ressusciter les vieilles religions païennes des Aryens de l’antiquité, pour mieux détruire une religion, la nôtre, qu’ils ont cil horreur parce qu’elle est d’origine sémitique.Pourtant, Père Bryan, vous enseignez la philosophie et l’économie.Quels ferments jetterez-vous dans le coeur des jeunes, vous qui désirez l’extermination des bêtes puantes au point qu’il n’en reste rien que l’extrémité caudale.Jean-Charles HARVEY Un Psychologue dans l'Armée Nos lecteurs regretteront sans doute l’interruption, pour un temps illimité, de la chronique psychologique du Dr J.-Anselme Bois.Désireux de faire sa part dans le grand drame du monde actuel où l’avenir de la civilisation est en jeu, il a offert ses services à l’armée canadienne ou il continuera son oeuvre d’orientation: A" la fiti dé la semaine dernière, il partait pour le camp d’entraînement des officiers à Brockville, où il se préparera à continuer son travail professionnel, sur une plus grande échelle, tant pour le bien de tous les Canadiens que pour celui de ses compatriotes de langue française., Depuis le commencement de la présente guerre, le Dr Bois a fait partie du comité central de la Société canadienne de Psychologie qui a préparé les tests de sélection eh français et en anglais pour l’armée.Il était même le Président de la section française de ce comité, qui travaillait tout spécialement pour les recrues de notre province.Et depuis plusieurs mois déjà, avant de prendre l’uniforme, il agissait en qualité de psychologue pour la sélection des sujets de l’armée.U sera assurément l’un des officiers les plus utiles de notre organisation militaire.On sait que le Dr Bois est le Président de l’Institut Psychologique de Montréal.Cette organisation, unique en son genre au pays, est d’une compétence reconnue pour les relevés de l’opinion publique, l’orientation professionnelle, le classement des aptitudes, la promotion des ventes et les problèmes cliniques.Il va sans dire quelle continue à fonctionner, en l’absence temporaire de son président.Les problèmes de l’heure sont d’ailleurs si nombreux et si complexes que son utilité devient de plus'en plus évidente.Le Dr Bois entre dans l’armée-avec une très vaste connaissance de lame humaine, Les deux volumes qu’il a déjà publiés sur des problèmes qui sont d’un intérêt vital pour tous les individus et pour la société révèlent son sens aigu de l’observation et son intelligence pénétrante.L’expérience qu’il va acquérir dans l’armée enrichira sans doute sa science qu’il met si généreusement au service de sa patrie.» dt Ghuu: VOTRE FUSIL i véritable saveur da Hollanda vous procurera un* sensation da satisfaction at da chaleur après una dura journée dans la bals; 10 ONCES, 26 ONCES, 40 ONCES, *1.05 *2.40 *3.45 DUHIti «I •mbauf tlllt au Canada hui la lurvaillanta diracta da Jahn da Kuypar S San, DUHItatawr», Raflardam, Haltanda.ClHdeKUYPER M A I S O N F 0"N DEE EN 1695 — Suits de la première page "diviser pour régner”, a toujours, comme on le sait, été fort en honneur chez les communistes — de même d’ailleurs que chez leurs ennemis nazis, qui les ont imités presque eu tout point .Le gouvernement so viétique encouragea un prêtre de Leningrad, du nom de Vedensky, à fonder une “Eglise orthodoxe renouvelée”, ou “Eglise vivante”, basée sur le léninisme religieux.Nombre de bourgeois russes y cherchèrent refuge, mais la masse des paysans l’ignora.Les Soviets se montrèrent également tolérants envers les diverses confessions religieuses que l’Eglise orthodoxe avait persécutées pendant des siècles: les baptistes, les évangélistes, les “vieux croyants”, les doukhobors, les mennonites.Mais les communistes devaient bientôt découvrir qu’ils ne s’attaquaient pas à une organisation d’essence humaine, mais bien à une foi profonde et puissante en un Etre invisible et intangible.Toutes les tentatives en sens contraire ne réussirent qu’à répandre davantage le Verbe divin.On punit de prison ceux qui parlaient de Dieu aux enfants, mais il fut permis aux adultes de pratiquer leur religion.En 1926, le programme d’éducatijn “antireligieuse” devint systématique.Un aviateur témoigna de ce qu’il n’avait jamais vu Dieu au-dessus des nuages.On répandit de l’eau bénite et (1er engrais chimiques sur deux rangées Je choux voisines, les pauvres résultats obtenus par l’eau bénite devant être concluants pour les paysans.Mais à mesure que les années passaient, la campagne antireligieuse des communistes' perdait de son intensité en 1939, ils respectaient plus ou moins la promesse dé liberté religieuse que contenait leur nouvelle Constitution.Cette “tolérance” trouve aujourd’hui sa récompense: en chaque église de l’U.R.S.S., on prie aujourd’hui le Ciel de bénir les armées de la Russie athée, qui combat les hordes hitlériennes.la vieille Eglise orthodoxe En dépit du mépris et des persécutions des bolcheviks, les cérémonies de la vieille Eglise othodoxe continuent de se dé- rouler avec splendeur à Moscou.Le métropolitain de Moscou joint* à ce titre celui de “Gardien du Trôné patriarcal”.Le patriarcat, aboli par Pierre le Grand, a été restauré en 1917 sous le gouvernement Kerensky.Le premier patriarche, Tikhon, mourut en 1925 et on n’a jamais élu personne pour lui succéder.Son successeur nominal fut exilé en 1925 et mourut en Sibérie.Le métropolitain Serge se trouve en fait à tenir toutes les fonctions d’un patriarche officiel de l'Eglise orthodoxe russe, sans cependant en porter le titre.Rappelons pour mémoire que es prêtres orthodoxes peuvent se marier, mais n'ont pas le droit de divorcer^ Ils ne sont pas censés couper leurs cheveux, ni: leur barbe ;mais cette règle a été abolie durant la révolution afin de ne pas rendre suspects aux fanatiques les ministres du culte.L’Eglise orthodoxe compte aujourd'hui en(.JU.'R.S.S.4,225 églises,* 37 monastères, 5,665 prêtres, ' 3,100 diacres .et sacristains, ainsi qu’un corps dirigeant de 23 métropolitains et évêques.Tout ce clergé possède en Russie des “droits égaux de citoyens” mais en fait, les croyants ne sont pas admis dans le-parti communiste, ni ne peuvent occuper dé fonctions officielles.Le gouvernement fait unie pression assez peu subtile sur l’Eglise pour faire avancer les prêtres qui sont favorables aux Soviets, et pour-brisèr ceux qui leur sont hostiles.Le métropolitain Serge a été persécuté.Si un prêtre veut se rebeller contre les autorités, son temple peut fort bien être renverse pour permettre l’élargissement d’une rue.La principale cathédrale de Moscou a été abattue en' 1932 pour faire place au Palais des Soviets, sur le bord de la rivière de Moscou.La police sécrète soviétique se sert fréquemment des relations de l'Eglise orthodoxe pour atteindre les orthodoxes de l’étranger.'*"* Les dignitaires actuels de l’Eglise russe ont connu bien des épreuves.Pour garder vivante la Parole divine, les prêtres ont dû voyager à travers l’Union soviétique comme savetiers, tailleurs, rémouleurs, transportant dans de petits saos leurs ornements rituels.Des ordres de moines ont voyagé par groupes comme membres de l’union des ouvriers agriculteurs.D’autres s’introduisirent dans l’Union des athées militants pour contrecarrer son travail.Des nonnes vivant ensemble travaillèrent dans des usines et des bureaux.Les persécutions ont agrandi et approfondi la vie spirituelle des vrais croyants, en Russie, car sous les tsars, l’Eglise orthodoxe était devenue riche et corrompue.Aujourd'hui, des hommes capables et résolus se sont dressés pour discuter aux athées le coeur du peuple, prêchant calmement dans les champs et les taudis.Une foi vraie péuètre aujourd’hui les rites qui étaient devenus affaire de routine, dans les cathédrales poussiéreuses et splendides.La jeunesse russe commence à.présent à songer à Dieu et à Marx et à l’miivers, et elle se demande si Marx suffit à remplir toute une vie.Plusieurs ont adopté cette solution que le communisme ne serait qu’une tentative de mettre en pratique sur la terre les enseignements de Jésus-Christ.Vers 1935, il fut -permis d’honorer des héros nationaux canonisés tels que Vladimir et Alexandre Nevsky, de dresser des arbres de Noël et de prendre congé le dimanche.Le métropolitain Serge est un survivant de toutes ces épreuves.Cet ecclésiastique, qui agit comme , patriarche de toutes les Russies, a fait venir auprès de lui, pour la durée de la guerre, les métropolitains de Leningrad et de Kiev.Le jour même où les Allemands ont envahi la Russie, il a dit aux fidèles orthodoxes: “L’Eglise du Christ consacre tous les croyants à la défense des frontières sacrées de la patrie.Dieu nous accordera la victoire!” doxe.Les années passant, les offrandes des fidèles ont continué d’aller à l’Eglise orthodoxe, et l’“Eglise vivante” de Vvedensky dut ee contenter des restes.Des membres de la vieille bourgeoisie qui désiraient demeurer en Russie rouge entrèrent dans son clergé après une formation religieuse sommaire.Ils ont le droit de divorcer et de se remarier.Et ils peuvent aussi se raser, violant ainsi la vieille pratique orthodoxe.Cette Eglise renouvelée groupe aujourd’hui environ un dixième des croyants, en U.R.S.S.Elle a totalement échoué dans sa tentative de miner la vieille Eglise orthodoxe, mais elle a recruté un petit nombre de fidèles de sa propre sorte.Les communistes athées se sont depuis longtemps retournés même contre cette Eglise.Us appellent le “communisme” du métropolitain Alexandre une “astucieuse déception”.Us ont violemment rejeté comme hérésie marxiste la notion que le communisme serait une appliea-.tion des principes du Christ.Ils se rendent compte trop tard de ce que même l’Eglise orthodoxe “renouvelée”, à sa façon inepte et servile, a aidé au peuple de Russie à trouver Dieu — sous les yeux mêmes de la Guépéou! Las La nouvelle Eglise orthodoxe L’Eglise orthodoxe renouvelée, ou “Eglise vivante” comme ou l'appelle, fait aujourd’hui asseï pauvre figure.Les bolcheviks avaient secrètement favorisé sa fondation, en 1922, comme seule-véritable Eglise, si Eglise il devait y avoir.Son fondateur, Alexandre Vvedensky, brillant prédicateur, dépassa par son argumentation tous ses adversaires athées.Aussi habile qu’eux dans la dialectique communiste, il proclama que le Clirist Lui-même avait été le premier communiste, et il fit de la aorte plusieurs convenions.Mais, à la déception des bolehé-v’< s il ne fit pas de recrues chez T membres de l’Eglise ortho- La Réforme est venue à la Russie avec Un retard de 400 ans.Elle était due depuis longtemps.Le christianisme de l’Eglise orthodoxe grecque des tsars — la “sainte Eglise catholique apostolique orthodoxe d’Orient” pour l’appeler de son vrai nom — avait gravement déchu.Au lieu de croire en un symbole, on en était venu à une adoration obscure et hystérique.Ce christianisme décadent en était venu à pousser jusqu’à l’orgie les fastes et les célébrations ,et à faire des princes de l’Eglise des créatures du tsar.On a pu dire de cette vie religieuse qu'elle était en état de “paralysie”.Comptant1 cent millions de fidèles — soit les aept-dixièmes de la nopulation russe — l’Eglise des tsars persécutait toutes les autres religions, à l’exception de l’islamisme.Aussi les bolchéviks donnèrent bientôt toute liberté aux sectes d’opposition en U.R.S.S.De même que chez les Américains, la plupart des protestants russes sont baptistes ou évangélistes.Ayant débuté en 1370, ces confessions comptent aujourd’hui en Russie quelque 300,000 membres.Comme tous les protestants de partout, ils rejettent icônes, reliques et cérémonies comme encourageant le culte des images.Ils acceptent la parole du Clirist et rieu d’autre, bien qu’ils révèrent les Ecritures de Ses successeurs, qu’ils soumettent toutefois a leur conscience d’hommes du XXe siècle.Leurs principes tiennent surtout en ces mots: “Dieu nous a sauvés, nous devons sauver les autres.” Ils se signent avec deux doigts au lieu de trou.Les prêtres orthodoxes continuent d’ameuter contre leurs missionnaires les foules des villages.Ces protestants -opèrent plus facilement leurs conversions dans les rangs des athées que ches les orthodoxes.Ils considèrent sincèrement que le programme social se rapproche beaucoup des enseignements de Jésus-Christ et croient que, même en Russie soviétique, le fossé qui sépare riches et pauvres doit encore être comblé.Parlant de Lénine, ils disent qu’il était “grand homme à l’intelligence brillante et au bon coeur”.Les autres Eglises tolérées «m Russie sont l’islam, qui compte 1,312 mosquées et 8,000 imana; le catholicisme, qui possède 1,744 églises; le judaïsme, enfin, qui a 1,011 synagogues.Les temples qui sont ouverts subsistent des contributions des fidèles.Los athées Avec le nasicme allemand, le communiante russe est le plus grand ennemi de toutes les religions.Ce qui donne plus de caractère encore aux manifestations religieuses que nous venons de rapporter, c'èst précisément que ces manifestations contredisent le fanatique athéisme de l’Etat communiste.“Nous devons combattre la religion, l’opium des peuples,” avait dit —Page 7 Lénine.L’Union des alliées mili-tants, fondée en 1925, prétendait eu 1932 grouper 5,500,000 membres actifs.Le gouvernement accorda des subsides à des musées antireligieux.Le thème favori des exhibits de tels musées, c’est que la science a été persécutée par les organisations religieuses, dans lo passé.Les exemples favoris sont ceux de Copernic, de Spinoza et de Colomb.Les gardiens des musées renseignent les paysans ignorants sur les guerres de religion entre Guelfes et Gibelins, entre la maison de Guise et celle de Navarre, ainsi que sur les soulèvements des paysans eu Espagne.L’antireligion est devenue la véritable religion pour les quelques puissants.Mais malgré tout leur travail, les communistes doivent admettre que trente millions de Russes adorent encore Dieu en U.R.S.S.Des observateurs étrangers dignes de fol portent oé chiffre à cent vingt millions — soixante millions d’adultes et soixante millions d’enfants — soit phis de la moitié de la population russe.L’Eglise catholique romaine a fait une étude approfondie de l'irréligion en Russie.Elle fait observer que l’article 124 de la Constitution de 1936 “reconnaît la liberté du culte religieux et la liberté de propagande antirelieuse," mais ne reconnaît pas la liberté de propagande religieuse.Les autres libertés, “da paroles, de presse et d’assemblée," sont réservées à ceux qui soutiennent et “renforcent le système socialiste," c’est-à-dire, non pas aux divers groupes religieux.Mgr Sheen, évêque catholique américain, croit que lea Russes sont naturellement pieux, que le marxisme venu d’Allemagne ne leur est pas naturel et qu’aiprèa la guerre, une grande vague de piété entraînera ka maasea Traduction Du freeçe — SOLUTION DU PROBLEME No 211 b Paru dans le JOUR, Il octobre 1941 i I® A G A GIE* E C î H J E | A N | C E| s E G A R E|R ¦ N 01U | R | R A|I N : r I N G Il E N T R|A*|E N | N s| B c 0 T 0 N* 0 R V I E | T A j N ¦1 E* S T A I U E E ¦ N | E Il A N| * A A ¦ S U R E M E N TB A | M I’ U N S ¦ T A R E ¦ Y E|U S j E s| - ¦ D E L E G A T I 0 N| S III U| t M 0 R o S E ¦ T 0 N T j U R | E S| r A U T o ¦ D I E ¦ ¦III R U| T II t P I E S * I N U L 11N1E HH L| - I L ¦¦ M E S S E N|E|B l |R El ; a L I B I ¦ 0 E S T f R111D | E s| .G E N E R A L ¦ E RIO D|EjN T| c TT .* S o N ¦ S A I.S o|N|l!E|T E | Gagnante des Mots Croisés Mlle S.Messier, 363 Mayor, (Appt.21), Montréal, P.Q.0021
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