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Le jour : indépendant politique, littéraire et artistique
Hebdomadaire combatif de Jean-Charles Harvey qui porte haut et fort les principes du libéralisme et de la tolérance. Il se démarque par des pages culturelles de haute tenue qui accueillent des collaborations importantes. [...]

Lancé à Montréal le16 septembre 1937, Le Jour est un journal hebdomadaire. Il est fondé par l'auteur et journaliste Jean-Charles Harvey après son expulsion du quotidien Le Soleil survenue à la suite de l'interdiction de son roman Les demi-civilisés. Harvey demeure le directeur et principal propriétaire du journal jusqu'à sa fermeture en 1946.

Journal de combat et d'opinion, Le Jour porte les principes de l'idéologie libérale. Le programme de Harvey mise sur la promotion des progrès de la technologie et de l'économie modernes, visant la conquête des biens matériels et s'appuyant sur l'orthodoxie libérale de la compétition et de la libre entreprise plutôt que sur l'intervention étatique et les corporatismes professionnels et sociaux.

Libéralisme économique, donc, mais aussi social : soutien aux combats pour l'émancipation des femmes, fortes prises de position contre la xénophobie et surtout l'antisémitisme, rapprochement culturel avec les anglophones, défense des droits des travailleurs. Ces principes libéraux sont érigés face au corporatisme et au nationalisme traditionaliste canadien-français avec sa tête de proue, le très influent abbé Lionel Groulx. Au-delà des enjeux canadiens, Harvey démontre dans les pages du Jour un vif intérêt pour la politique internationale.

Le Jour combat vivement l'Union nationale de Duplessis, mais garde son indépendance vis-à-vis du Parti libéral du Québec. Son rédacteur se prononce pour le renforcement de l'unité canadienne, pour la laïcisation de la société et pour le déploiement d'un réseau d'éducation public, gratuit et obligatoire.

Jean-Charles Harvey se réclame de la tradition de farouche liberté de pensée d'Olivar Asselin et, avant lui, d'Arthur Buies. Il aborde des sujets sérieux mais sur un ton souvent légèrement humoristique en vue d'offrir une lecture agréable à un public informé et lettré qui souhaite aussi se divertir. Les arts et la culture tiennent d'ailleurs un espace important dans le journal : musique, peinture, lettres, cinéma, comptes rendus de concerts et d'expositions.

Jean-Charles Harvey est le principal rédacteur du Jour, que ce soit sous son nom ou celui d'un pseudonyme, comme Paul Riverin. Charles Hamel, André Bowman et Berthelot Brunet y sont aussi actifs.

Des textes littéraires trouvent régulièrement leur place dans Le Jour, qui publie

de nombreux textes, que ce soit d'auteurs de la relève comme Gabrielle Roy, Jean-Jules Richard, Gilles Hénault, Jean-Paul Lemieux, Yves Thériault, Andrée Maillet et Henri Tranquille, ou d'autres plus établis comme Jean Narrache, Jovette Bernier et Robert Choquette.

Louis Dantin y est aussi un contributeur important. En plus d'une chronique sur la littérature américaine qu'il tient pendant quelques années, il y signe une chronique sociopolitique d'esprit socialiste qui l'oppose parfois aux positions libérales de Harvey, mais les deux esprits se rejoignent dans la lutte aux idées conservatrices et passéistes de l'idéologie clérico-nationaliste dominante.

Le gouvernement libéral fédéral et de grandes entreprises fournissent un soutien financier au Jour, qui est tiré à 25 000 exemplaires en 1937, à 10 000 en 1940, et à seulement 3000 en 1946.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1985, vol. 7, p. 91-93.

GUIMONT, Pascale, « Le Jour, 1937-1946 », dans Idéologies au Canada français, 1930-1939, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1978, p.131-163.

TEBOUL, Victor, Le Jour : émergence du libéralisme moderne au Québec, Montréal, Hurtubise HMH, 1984, 436 p.



Éditeur :
  • Montréal :[Le jour],1937-1946
Contenu spécifique :
samedi 26 avril 1941
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

Le jour : indépendant politique, littéraire et artistique, 1941-04-26, Collections de BAnQ.

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4ème ANNÉE No 33 5 CENTS La lecture du JOUR est rigoureusement interdite aux imbéciles LE JOUR INDÉPENDANT POLITIQUE, LITTÉRAIRE ET ARTISTIQUE Directeur •Fondateur: Jean-Charles Harvey Administration et redaction, 180 est, rtu* Sainte-Catlierino (suite U), Montreal Caec postale 20, Statiou “N” — Tel.‘PLateau 8471 26 avril 1941 Aussi long temps ipie les choses iront system a t i q u entent mal, je continuerai system ali qa entent à tlire qu'elles ne vont /nis bien — Henri KUUIKFOKT llt’dnclcur rn chef: Emilc-Charlr* llamcl Jeunes, pourquoi adorez-vous de faux dieux?Où en est la France?Arrivons-nous au point crucial?.\j situation pourrait nous le faire (roire.Les Anglais évacuent ou vont évacuer la Grèce, pour faire face avec taules leurs forces disponibles, à la menace contre le canal de Suez et les lource* de pétrole de l'Irak.L’action anglaise en Grèce a été tmers et contre tout, primordiale.Elle a retardé sinon gravement endommagé les plans de Hitler dans l'Ouest.Elle lui a infligé des pertes très sérieuses, en hommes et en matériel.Elle a obligé l'Allemagne à étendre ton occupation militaire, à disséminer tes soldait*.Elle a diminué l'esprit do confiance et de résistance des troupes «le l'ennemi.Elle a renforcé les forces de la haine ipii jouent et joueront contre la brutalité allemande.Elle a ralenti la destruction au-dessus des lies Britannicpies, Elle a dessillé les yeux et remué la fibre sensible parmi ceux des Américains qui «obstinent à ne pas voir ce qui s'en vient.Elle a accéléré J'aide à la seule démocratie qui tient tête à l’autocratie dictatoriale.Enfin, l’Angleterre a fait honneur i «es engagements.Ic# avantages surpassent les inconvénients.le débarquement des troupes anglaises en Irak a partiellement contrebalancé chez les Turcs, la fâcheuse impression créée par la retraite en Yougoslavie et ctTGrecé.D’un autre côté, l'envahissement allemand des Balkans a redressé temporairement l’apathie italienne.Il a fait relever la tête aux éléments nazis-espagnols, Il a semé la crainte au Portugal.Néanmoins, la flotte 'anglaise demeure maîtresse de la Méditerranée.Mettez à profit le flottement, l'effarement causés par celle nouvelle blitzkrieg balkanique, battant le fer tandis qu’il ert chaud, l’Allemagne met en branle toute sa machine diplomatique.Elle veut que l'Espagne joigne immédiatement les puissances de laxc.Elle veut obtenir le libre pas-«fl* de ses troupes vers Gibraltar qu'elle promet sans vergogne aux Espagnols.Les promesses rendent, dit-on, les fous joyeux, nous dirons dangereux .Elle vent occuper Suez, Gibraltar, Ccuta, Tanger, Tarifa .Elle veut fermer hermétiquement la Méditerranée et embouteiller la flotte anglaise.Il va loin de la coupc aux lèvres! — heureusement .-Mais, car il y a tut "mais”, il faut pour que tout cela s'enchaîne bien, il faut que la h rance “collabore” entièrement, militairement.Il faut que le gouvernement de Vichy donne son accord au passage possible des troupes allemandes à travers la France “inoccupée ( t).Il faut surtout que Casablanca et le Maroc français soient ouverts aux convois allemands.Hitler n'aime pas être gêné aux entournures et après tout, \ icliy n'est-il pas uniquement un gouvernement postiche/ .et à sa discrétion .Enfin, la flotte française serait d'un très grand secours dans toute l'aventure, et l'atmosphère aidant, les Allemands vont encore essayer ce qui leur réussit si bien: le faire au bluff! Un ballon d'essai a déjà été lancé.Darlan abandonnerait le portefeuille des Affaires étrangères aux mains de I ineffable M.de Brinon.Il y aurait un remaniement ministériel.Laval ré-apparaît en vedette! .— Les journaux pro-allemands de Paris fulminent, hurlent, vomissent des injures et «les menaces à l'adresse des gens de N ichy et de l'ambassadeur des Etats-Unis.L'Allemagne, bonne âme! donne aux membres du “Rassemblement National Populaire”, c'est-à-dire le parti nazi-français, des laissez-passer pour leur permettre d'aller clamer leurs menaces jusque dans le bureau de Pétain à Vichy.D’autre part, nous apprenons que le chef de ce clan proallemand, le sieur l ontenoy, e*t disparu de son domicile depuis huit 'joîrrs .H semble bien que les éléments pro-alliés ne sont pas inactifs.‘'On-dit” que Pétain refusera vraisemblablement la lilverté de manoeuvre à Hitler en France “inoccupée”, et pour tenir sa parole, sa dernière .il lui faudra encore refuser l'utilisation du Maroc.Qui veut la fin veut les moyens.Le résultat est clair 11il!«*r passera outre au refus du “Chef de l’Etat”.La rupture consommée, la France sera enfin officiellement “occupée” .1,0 général Wevgand proclamait hier encore durant un interview, qu'il défendrait .l’empire colonial français contre tout envahisseur.A-t-il tenu parole'/ - étant donné ce que nous savons.Tiendra-t-il parole'/ .si oui, les Allemands reculeront-ils'/ — nous en doutons.Alors'/ .La parole est aux Espagnols.L'art .de les convaincre est aux Américains.Maurice QUEDRUE Ctuec te «sourire Histoire de cocus Vous souvenez-vous de la marquise de Cienfuegos.de cette journaliste américaine, nce Jane Anderson, qui avait épousé un Espagnol franquiste et qui fit une tournée des États-Unis et du Canada en 1937 et 1938 pour soulever l opinion contre Its républicains espagnols, qu elle appelait naturellement “les rouges?Vous souvenz-vous que cette marquise colportait dans tous les journaux d’Amérique (notamment dans Its feuilles immondes du demi-fou Hearst) et dans tous les lieux publics, et dans une langue sensationnelle et vulgaire, des histoires d’atro-dtés à faire dresser le poil sur la tête ?Certes, vous vous en souvenez, ear lors de son passage à Montréal, la confrérie des philofascistes et des tolonnards fit un battage de tous les niables autour de cette prêtresse du cu|tc du Caudillo espagnol.La marquise de Cienfuegos (née Jane An-“trson) était une moderne Judith qui couperait la tête au monstre Staline M qui préparait ainsi le second avènement du Christ dans les bombardiers de Franco.iNous étions quelques-uns dans le journalisme de la province de Québec ?cette époque-là pour trouver que ¦a marquise Très Catholique d’Espa-9r*e (née Jane Anderson) charriait Un peu avec ses histoires d'épouvante lVous figer le sang dans les veines.’obdement.nous osâmes le dire, “aïs les gardiens officieux du bien pubiic ne manquèrent pas de nous dlre scniir qu'il existait encore.Dieu rr‘erc:* ^ clés châtiments exemplaires pour les propagateurs de pensées subversives.Nous trouvions bien que ** discours fantastiques et ridicules de la marquise de Cienfuegos sentaient à plein nez le mensonge de Gocbbels ou de Virginio Gayda, mais c'était l'époque où une haine trop vive et trop bruyante du fascisme était tenue pour suspecte dans les salons et les journaux des bien-pensants.et il n’y avait qu'à se taire.Savez-vous où se trouve aujourd'hui cette chère marquise de Cienfuegos, coqueluche des bien - pensants?Elle est à Radio-Berlin, affectée aux émissions destinées à l'Amérique du Nord sur ondes courtes, et clic proclame que Hitler et Mussolini sont les fourriers du Christ (décidément, c'est son racket et elle y tient).Cocus ! Ils sont cocus, nos bien-pensants! Ce n'est pas la première fois et ce n'est heureusement pas la dernière.O* I‘.Le Corbeau -v— « Manifeste à la jeunesse canadienne de langue française I-c temp# n'est plu» aux dieux mort# ni aux idole» tombée».Au moment où des institution# trop vieille» croulent de toute» parte, quelque» nécro-niane», vêtu» «le défroque*# historique», profiteur# traditionnel» de l'ignorance et de la misère, voudraient ganler la jeunesse agenouillée, tremblante et prostrée dan» le# ruines d’un passé «pii le» a faite pui##ante et reilouté», et «pii ne renaîtra plu».L’heure e»l au présent et à l'avenir.L’idéal de» jeunes ne saurait consister a s’asseoir au pied de» pierre» tombale» et de répéter à satiété le mot cher à no» réactionnaire»: “Au pay# de Québec rien ne doit changer.” Tout change, tout évolue, tout ee meurt, excepte le» cadavre», le» jeune#, génération de*# vivante, ont envers la tic des aspiration# t des devoirs qui »e moquent de» lamentation», de# larmes et des menace» de# condamné*.IL recherchent un autre idéal.Liquids et frémissants, il» demandent à leurs aîné», à ceux qui ont vécu, vu, senti et compris, une voie, un champ d'action, une orientation nouvelle.L'un deux m'écrivait, ce# jour# dernier»: “Cessez un moment de nous indiquer no# défauts et nos faible ! Non# soupirons a print le guide hardi qui nous sortira des vieille» ornières et de# sentier» battus.Parlez, n'ayez crainte, et nous vous écouterons.” A cette lettre vibrante de sincérité, qui contenait la prière de millier» «le jeune», je ne puis m'empêcher de répondre: Ne dormez pas sur un lit re d'histoire: faite» de l'histoire! Avoir île» ancêtre», e'e#t beau: être un ancêtre vaut mieux.Etre le-frte dernier-d une longue lignée, c'est un sujet de vanité; être le premier d'une lignée, c’est une gloire et un mérite.Vivre de la réputation des homme» qui engendrèrent no» père», c'est confortable; forger soi-niéme sa réputation, voilà la seule noblesse*, la seule excuse de vivre ! On a voulu faire de vous, «"» jeune», «les témoins d une Iwdle histoire.On tous a défendu d'aller plus loin que le# limite» tracée# par l«# cbâlreur# de l’esprit.On a mi# devant vos yeux profond- et purs l'écran de fumée «pii voile et souille l«-s vastes horizons de votre pays.Ou vous a défendu de porter votre amour et votre esprit d'aventure hors «le» frontières de la race et «lu sang.Et pourtant, l’aventure, elle éclairait la vision «le nos itère-.II» étaient vraiment jeunes, eux: leur regard s’ouvrait tout grand sur l'inconnu d'un monde nouveau.Il# aimaient I» risque, vi«*laient le mystère, renversaient le# obslaoh*#, réalisaient l'impossible.L'est pourquoi ils ont été de# lutteur», de» conquérante, de» explorateur», de» fondateur».Ia*ur âme tourmentée de curiosité géniale !-anglai»e par Sslonique et dam le» Hallun», ce qui impliquait la liberté de» transport» allié» dan* la méditerranée, lea Boche» ont joué de Mussolini.lai»-tant opérer, tant après la déclaration de la guerre qu'auparavant, que le Duc: %r retournerait en fin de compte contre le Fiihrer, et que Rome en viendrait à faire cause commune avec laxtdre* et Paris contre Berlin.Ixs émule», en France et en Angleterre, de» bonne» âmes qui dretuient cher nou» de» autel» à Mussolini, n’ont pa» peu contribué à créer la confusion dan» le* esprit», et à empêcher le» gouvernement» Lançais et britannique de prendre contre l'Italie le» mesure» qui s'imposaient.M.Chéradame affirme avec force que la 5e colonne a déterminé la chute de la France, et qu'une longue période d'incompréhension du péril allemand a conduit l’Angleterre au bord de l'abime."J*, désastres du Vieux monde, dit-il, démontrent le péril de l'ignorance.” Il prouve que la preme française a trahi, dé» aprè» le traité de Veraaille», au profit de l'Allemagne, et que cela l’eat poursuivi juaque pendant la guerre .juiqu'à l’écroulement total! Il prouve que le» parlementaires français «ont re»pon»ahle» de la trahison de la France par la voie de la pre»ae.Et il prouve que l'etpionnage ennemi pendant la guerre a été facilité par lea dirigeant* de Paria.Et il prouve encore comment l’ignorance criminelle — ai ce n'eat une inexplicable bêtise — de» dirigeant» anglaia eat venue l'ajouter à l’ignorance et à la trahison de» dirigeant» françai» pour permettre aux Boche» de conquérir l’Europe, M.Chéradame expoæ ensuite, longuement et fort complètement, le plan pangermaniste.11 démontre que ce plan, étant mondial, viae l’Amérique.Puis il noua entretient de la guerre totale allemande, de aes element» à l’intérieur et à l'extérieur : le» deux forme» de la guerre.11 nou» révèle ce qu’eat la guerre invisible, ou guerre de» science» politique», et il nous convainc de ce que cette guerre de» science» politiques, même aeule, constitue vraiment la guerre.André Chéradame illustre le camouflage allemand des attitude: et des faits, par l'exemple typique de la guerre d'Espagne, dont le» nazi» et lea fascistes dissimulèrent asset bien le caractère véritable pour mettre dans leur jeu — c’est-à-dire du côté de Franco — une multitude de naïf», par ailleurs honnête» et bien intentionné».Fa guerre d'Eapa-gne n’a pa* été “civile", car elle a été suscitée et préparée par Rome et Berlin.Muasolini s'était engagé, plus de deux ans avant la guerre d'Espagne, à livrer immédiatement, pour préparer l'insurrection, d'énorme.» quantité» d'armes et de munitions.Le profeaaeur nazi Max Ciruen conatatait dans une conférence citée par le Manchester Guardian du 18 avril 1938 : "La nutrre à'Espagne ni une guerre européenne; elle a été ronduile pour la suprématie dans le Méditerranée,.'' Nous avons, pour notre part, toujours été de l'avis du capitaine anglais Fiddel Hart, qui a catégoriquement déclaré : "La seconde grande guerre du XXe siècle a commencé en juillet tçjô." M.André Chéradame démontre avec une belle clarté, et une admirable documentation, comment l’exploitation de la oupidité a prrmi à l’Allemagne d: contrôler la Russie.Il nou» révèle l'existence d'un " syndicat " occulte f ranco - anglo - germano - américain qui s'était formé pour exploiter les riche»*» naturelles de la Russie, une fois que ce pays aurait passé sous la domination allemande.Il démontre comment l’aversion pour 1 U.R.S.S.de certain» financiers et hommes d’affaires françai» et britanniques, aversion suscitée par la “peur du bolchevisme”, était singulièrement stimule far la perspective de fructueuses concessions dans l’ancien empire de» Tsars.L’éminent écrivain français nous entretient ensuite de résolution de Staline qui, selon lui, chercha de 1934 à avril 1939.à conclure une alliance militaire avec les démocraties.Il nous dit quelle fut 1 action de Barthou qui, nettement anticommuniste, prépara un accord militaire entre la France et la Russie, estimant un te! accord nécessaire au maintien de la çaix ; et il nous dit quelle fut 1 action de Laval, qui confirma à Moscou, le 15 mai 1935, |f pacte d'assistance mutuelle franco-soviétique, mais le soumit à des formalités telles qu'il était sans valeur pratique.L’action de Daladier, elle, fut »ou-mise à oelle de Chamberlain, qui joua le grand rôle — donnant à l'Axe 1 Espagne et la Tchécoslovaquie, provoquant le pacte honteux de Munich, dont les résultats immédiats furent de faire entrer dans l’orbite de l’Axe : le 23 mars 1939.la Roumanie; le 7 avril 1939, l’Albanie; et du 30 mai au 5 juin 1939, la û ougoslavie.Les réactions qui se sont produites depuis, tel le magnifique redressement de la nation serbe, n’ont fait que prouver, par l'inutilité de tous les sacrifices et de tous les héroïsmes.à à quel point tout était consomme dès *939- Far les dates des événements cités, on pourra juger s il est vrai qu: M- .Chamberlain changea d'attitude aussi radicalement qu on voulut bien le dire dès le is mar; 1939, date à laquelle Hitler, violant la parole donnée à Munich, envahit h bohème et la Moravie.La main snm de l'Axe »ur le» trois nat on» balkaniq'ies mentionnée» : Rouman e, Albarie et ’tougo*!»-\ e.ne provoqua du premier ministre britannique nulle protestation.Autre» faift révélateurs de» rendant.» de M.Chamberlam : Le 1 » mar» I939« quand Hitler envahit la Tchèco*lova-quie, de» représentant! de la puissante f ederation of British Industries étaient à Dusseldorf, »ur le point de conclure, avec l'organ »ation allemande correspon-dinte, une alliance mdu*tnelle et commerciale anglo-allemande.L'ambawa-deur d'Angleterre à Berlin, M.Nevile Henderson, rappelé le 15 mars, fut renvoyé auprès de Hitler dé» le 24 avril 1939.Enfin, le 9 août 1939, alors que la mittion militaire ang!o-françai»e était en route pour Moscou.Lord Kemslc,’, important propriétaire de.grand» journaux conservateur», alla à Berlin, évidemment »vfc l’*»aentiment de M.Chamberlain, rechercher si un nouvel “ipai»ement” ne »eriir paj encore possible au «ujec d: Dantzig et de la Pologne.Ainsi que M.Chéradame conclut, aprè* avoir énuméré tous les faits que je viens d'emprunter à ton livre : "M.Chamberlain a donc constamment préféré une politique d: compromis favorables à Hitler à une combinaison de force» avec Staline pour contraindre l'Allemagne à la psix.” L’auteur de Défense de l’Amérique déclare enjuite, avec autant de courage que de franchise, que la garantie demandée par la Russie pour les Etats baltes, en ca» de "menace indirecte”, était légitime, ces Etat» étant indisponible» à la sécurité de la Ru mie, et considérant par ailleurs qu’ils ne jouissaient plu» de leur indépendance, étant pâmé», du 23 mars au 7 juin 1939, tous l’influence du Reich.Et il ajoute : “La véritable raison de l'échec des négociations anglaises à Moacou eat que le groupe de politicien» et de financiers de Londres, le» plut influent! aur M.Chamberlain, ne voulaient pas qu’ulles aboutirent.La preuve en est qu'ils préparaient, dans la coulisse, un super-Munich, lequel au surplus, était dirigé contre la Rusnie, Un fait énorme a révélé cette préparation.“Le 20 juillet 1939, une indiscrétion permit de savoir que M.Robert Hudson, secrétaire parlementaire du cabinet Chamberlain pour le Ministère du Commerce d'Outre-Mer, négociait, avec M.Helmuth Wolthat, ministre de l’Economie du Reich, alors à Londres, l'octroi par l’Angleterre à l'Allemagne d'un prêt d'un milliard de livres sterling." S'il n'est pas vrai, comme l'a prétendu la propagande allemande soigneusement dissimulée, (c’est-à-dire le» journaux de droite et de la bonne presse), que la France et l'Angleterre on poussé en 1935 Muiaolini dans le» bras de Hitler — le* deux dictateur» ont toujour» été en étroit accord — il est par contre exact que Londres et Paris se sont obstinément tenus pendant plus de cinq ans à l'attitude qui devait amener Staline à s’entendre avec Hitler.Et M.Chéradame soulève encore un coin du voile sur des faits très peu :on-nus : lea efforts de substitution d’une guerre contre la Russie à la guerre contre l’Allemagne, à l’occasion de la campagne soviétique contre la Finlande.Que ceux qui ont ai bien fait cher, nous le jeu de l’Allemagne en se livrant sans vergogne à la dithyrambe du fascisme et du demi-dieu qu’était Bértito, le brillant second, ne viennent plus nous accuser de bolchevisme pour avoir souhaité un accord a\ec la Russie qui aurait empêché cette guerre.Un conclusion s’impose.C'est celle-là même que tire, de tous les faits énumérés, M.André Chéradame : "L agitation du drapeau rouge a suffi pour livrer l'Europe à l'Allemagne.La cupidité des financiers et des hommes d'affaires de Londres et de Paris a permis à l'Allemagne de "contrôler" la Russie." Cet article déjà long ne couvre pourtant pas !a moitié du livre si intéressant d’André Chéradame.Je me contenterai donc, pour donner quelque idée de ce qui suit, de mentionner les noms et les résumés des chapitres qui viennent encore.Il va de soi que je me réserve d’y revenir en détail dans quelque article subséquent, car Défense de l'Amérique n’est pas un ouvrage dont on puisse épuiser en une fois la substance.La victoire pangermaniste implique l'esclavage : Le peuple allemand est un peuple de maîtres, tout lui appartient.L'Allemagne, c’est l’Europe.désarmement des peuple» conquis.La domination par étapes.L'extermination d’une partie des vaincus.I* déplacement de certaine» populations.Le dépouillement des Etat* et des individus.La dénationalisation des peuples asservis, La germanisation des régions conquises.L esclavage est fondé sur une cruauté systématique.L'apport de Hitler à la realisation fu plan pangermanitte : Hitler, homme du grand Etat-Major allemand.Hitler, metteur au point et sulgar.-atr ;r.Hitler a s» rifié la bourgeoisie au peuple.Hitler a démocratisé le pangermani-ox- pour en permettre la réalisation.Hitler a dé»e-loppé à l’extrême la “furor teutonicu*.” La responsabilité du peuple allemand: Ijr pruss.aiiiinxr et le butin, lut peuple allemand a désiré la guerre.San» iç soutien du peuple allemand.Hitler n’eût pas pri» le pouvoir.La complicité de» Allemand» de l'étranger dam la réalisation du pcn2*rnianiime.Le danger pangermaniste procède de la mentalité du peuple allemand.I*» certitude» que le» Américain* peuvent déduire, pour leur défense, des événement* d’Europe : Ixs faits américain» »ur lesquel» *ont basé» les enseignement* de ce qui s'est passé, en Europe L’Amérique rntre l'Asie japonaise et l'Europe pangermanisée.l,e» cinq constatation» capitale» résultant de la comparaison des faits des deux côtés de l’Atlantique.Les condition* intellectuelles et morales du salut pour les Américain».L’Amérique et la famine en Europe.La sécurité du Nouveau Monde et le» colonies françaises d’Amérique.Les remèdes pour le» Américains aux trois causes de* désastre* de l'Europe : l'ignorance, la trahison, le pacifisme.Solution du problème du salut immédiat de l’Amérique : Le programme de défense de l’Amérique a été improvisé alors que tous les facteur» du problème n’étaient pas connus.Pour ne pas se tromper, il faut envisager la situation sous son aspect le plus difficile.\/s matériel de guerre que construisent le* Etats-Unis.De» dépenses de securité colossaie».I* programme d'armement »era-t-il réalisé à temps ?Les Américains ne disposent pas du délai voulu pour constituer de» armées régulières de type allemand.L’immense étendue de l'Amérique favorise les attaques par surprise de» Allemands.La stratégie des Etats-Uni».Il faut arracher à l'Allemagne la clef du monde.Les esclaves d'Europe constituent la plus puissante ligne de défense éloignée de l’Amérique.La l'berté de l’Amérique dépend de la liberté de l’Europe.F.a ligne de défense, Europe, n’aura de valeur qu’à la condition que.L’Amérique doit réalis:r vite, sinon il sera trop tard.L’hypothèse non prévue mais la plus probable : l’invasion sous-marine et aérienne de l'Amérique.Détruire rapidement les 5e colonnes de l’Amérique, c'est empêcher son invasion.I/cs enseignements militaires de la guerre d’Europe.I^es termes des problèmes à résoudre.Pour les Etats contraints d’improviser leur défense, une armée de guérillas constitue le plu* sûr moyen de résiter efficacement aux Allemands.La création ultra-rapide d'une armée de guérillas peut assurer le salut immédiat de l'Amérique.Conditions de la sécurité définitive de l'Amérique : Les cinq faits essentiels a\ec lesquels il faut compter, Les nécessités vitales de l'Amérique.L’avion a très grand rayon d'action permet de remplir toutes les tâches nécessaires à la sécurité définitive de l’Amérique.Pour développer l’union panaméricaine.Les éléments d’une guerre des sciences politique panaméricaine.Cette simple enumeration permet d’entrevoir la richesse, la densité du livre d'André Chéradame.Ajoutons que cet écrivain à la pensée claire et puissante ne dépend de personne, qu'il ne reçoit de subvention de personne, qu'il n'a appartenu en France à aucun parti, car, depuis longtemps, il était convaincu que, tous, pour des raisons différentes mais concordantes, menaient son pays à la catastrophe.Commmc il le dit lui-même avec fierté, il ne sert que deux-causes : celles de la Vérité et de la Liberté.Disons encore que, pvur écrire son livre, M.Chéradame s’est résolument placé au point de vue panaméricain.C'est le seul qui soit logique, quelles que soient nos origines, sur ce sol d’Amérique.sur cette terre d’Egalité, de Fraternité et de Liberté.Il convient, rn terminant, de signaler tout particulièrement la présentation nette et soignée, la belle tenue typographique que les Editions Beauchemiii ont su donner à l'intéressant ouvrage d’André Chéradame.Cette importante maison canadienne a présenté là à son public un livre de choix, tant par sa valeur intellectuelle que par sa présentation, qui invite à la lecture et ajoute à l’agrément que l’on en goûte.De nombreuse» cartes géographiques, fort bien reproduites, illustrent le volume.Nous ne doutons pas que tous ces éléments assurent à cette présentation des Editions Beauchemin un très intéressant succès de librairie.En tout cas, tout Américain qui a à coeur de sauvegarder ce vaste et beau continent de l’esclavage nazi, devra lire Défense de l Amérique d'André Chéradame.C’est un livre capital.Emile-Charles HAMEL Jeunes, pourquoi.RÉPARATION Csvjt qu'un destin mauvais affuble do haillons, Lot gueux, lot va-nu-pieds, tant objet de scandale t Parce qu'ils aont nés tel», qu'ils sont fils de la balle, Le monde n’a pour eux que boue et horions.Et tous: gueux, parias, malheureux histrions, Relas! tous voudraient bien quitter leur linge sale, Et ne plus voir contre eut Bros et la Morale Se liguer — union sacrée ! — en bataillons.La vie est un mystère, et ceux que la fortune ¦Déshérita du moins ignorent la rancune Heureux si l'un des leurs devient le Son Larron.Ils pourraient écrase r lcs riches sous leur nombreu ifoi» on dirait honteux d'etre perdus dans l'ombre, Pour le mai qu'on leur fait, sis demandent pardon.François BOL’RDAGES - Suite de la première page —- homme* supérieur», fx*s braillards sont toujour» dm faibles; mais rien ne résiste à la supériorité de l'homme.I.tie lâche première s’impose donc à sous: celle «Je sotre formation per-eonnclJe et de la formation de» Canadien».qui viendront apré» von».Sachez concevoir, demander, exiger, une éducation plun large, plun humaine, plus libre, pour ce peuple qui ent le sôtre et le mien et qui, malgré ¦•** don» inouï», son intelligence trè» sise, nou désir «le bien faire, a été tenu noun le boisseau.Pourrpiot ne formeriez-vous pan, sous les jeunes, une association édu-«¦alise, qui aurait pour but de noun délivrer «les méthodes surannée», d infuser du sang nouveau dan» non institution», de créer de véritables centres «le induire et de ressusciter ainsi, dans re qu’on se plaît à appeler la Nouvelle-France, une civilisation fran-«;ai*e, une civilisation rajeunie, empruntant à la nouveauté même «le notre terre, une sève plus riche et plus originale?Depuis «leux cents an», pèse sur notre nationalité une sorte d'absolutisme intellectuel, philosophique et spirituel, qui a tari chez les nôtres les sources de la création et a même inspiré à des milliers le mépris des liberté» qui font la dignité de l’homme.Pourquoi, ô jeunes, ne vous uni-riez-sous pas, dans un effort collectif, pour reconquérir les droits de la pensée.de la raison, de la science, de la conscience individuelle?Pourquoi 11c songeriez-vous pas à jouer, dans la vie publique, le rôle de libérateurs?Nous vivons actuellement dans des conditions qui rendent impossible tout épanouissement des arts et des lettres.Nos institutions ne sauraient donner au génie le climat qui lui est si important, et notre société, organisée dans l'absolu, ne lui permettrait pas de réaliser son oeuvre.Car In condition essentielle de toutes les grandes action» de l'intelligence et du coeur est la liberté.Pourquoi donc, ô jeunes, ne commencez-vous pas à vous concerter pour défendre le génie de la “race"?Nous n'avons pas une seule université digne de ce nom.Nous pourrions aujourd’hui créer, avec le concours des pouvoirs publias, un foyer de haut ravoir, où tous les éléments francophiles des deux Amériques, viendraient chercher l’essence de la culture latine adaptée aux besoins d’un monde anglo-saxon.L'occasion qui se présente en ce moment ne reviendra oeut-élTc iamais.Quelques-unes des lumières de la civilisation française tout a notre disposition.A lions-nous rHWr la transfusion de sang qui guérirait l'anémie créée par «leux «ent* an» d’isolement?Ici encore, ô imites, r offre à sous, a sotre ar«l«-ur, â w*.enthousiasmes, une tâche digne de vous! Surtout, soyez des hommes! Eh oui, frosez (l«*s hommes usant «1 «.*tr«* des nationaux.Rappelez-vous «pic I humain est au-dessus, bien au-dessus, du national.En Amérique surtout, la balkanisation d'un vaste pays, serait un anachronisme criminel.Le continent cet le point de rencontre et d’union de toutes le* “race*" désireuses d’cchappcr a 1 étreinte «lu passé et à l’emprise des morts nationaux.Il» avaient brisé leurs vieilles idole».Vallon» pa» c otn mettre l’erreur «le replacer sur leur sombre piédestal ces idoles que le pouvoir transforme en vampire*?Sovez des hommes, vous dis-je.La pensée est humaine, et plus vous pensez, [dus vous cte* humains; la raison «*t humaine, et plus vous raisonnez, plus vous vous détachez «le* mensonges respectable* ; les besoins essentiels «le l’être sont humains, et plus vous travaillez à satisfaire ce* besoins, moins vous obéissez aux rancune* et animosités raeiques.Aucun élément national ne fait partie de l’easence humaine.Mais il faut aimer d’un grand amour son pays, sa province, son sillage, sa famille, sa propre personne.La meilleure fa«;on de prouver ces amours e»t de savoir sc rendre utile à son espèce par une perfection humaine.Toute pcrfectioïi sert la “race": reflet «le Dieu, elle renferme des ferments de lieauté, de bonté, de santé, de création, qui valçnt infiniment mieux que les relents du fanatisme et du sectarisme.Faites ainsi, jeunes de mon paya, et le reste vous viendra par surcroît.Vous serez alors armé* pour la lutte, préparé» aux changement* profonds c|uc nihira bientôt le monde, Vous collaborerez au grand oeuvre de reconstruction, sur un continent où sous devez être reconnus par vos oeusTes et non par vo* récriminations.Il vous appartient d’apporter aux peuples voisins une contribution, un cnriohieeement, un titre «fuelconque à l’admiration.Comment voulez-s-ou* qu’un peuple puisse prétendre à une mission quand il n’a rien fourni qui vaille à la civilisation, au bien de l'humanité?Jusqu’ici, nous n’as'ons rien à présenter, rien à faire valoir! A vous de nous replacer sur la carte de l’Amérique! Mais cessez d’adorer de faux dieux.Jean-Charles HARVEY Z ni C' \Pi Qü*ysvj»s Pourquoi la Constitution de Vichy est-elle illégale?Par le Professeur Cussin, de la faculté de droit de Paris, «inciett déligué de la France A la Société des Nations, Membre du Conseil de Défense de l’Empire français.(suite et fin) lit-CONSEQUENCES A — CONSEQUENCES INTERNES La mise en sommeil du Parlement par un gouvernement exorçant ses pouvoirs en vertu de textes illégaux aurait Justifié l’application de la loi Trevencuc.On connaît le texte de cette loi du 18 février 1872 : “Si l’Assemblée Nationale ou celles qui lui succéderont viennent à être Illégalement dissoutes ou empêchées de se réunir, les Conseils Généraux s'assembleront Immédiatement de plein droit et sans qu’il soit besoin de convocation spéciale au chef-lieu du département.Une assemblée composée de deux délégués élus par chaque conseil général en comité secret se réunit au lieu où se sont rendus les membres du Gouvernement légal et les députés qui auront pu se soustraire à la violence." La suppression des Conseils généraux édictée par le Gouvernement de Vichy a eu pour objet principal de mettre obstacle à toute tentative de mise en oeuvre de ce texte.Le Gous'crnement de Vichy continue donc à exercer sans obstacle et sans contrôle les pouvoirs exorbitants qu’il s’est lui-méme arroges.Mais, pour le peuple français, l’idée de légalité a gardé une puissance incomparable.Tous les faits qui se sont déroulés en France et dans l'Empire depuis cinq mois confirment que la soumission des citoyens et des fonctionnaires français à l’autorité de Vichy a été déterminée indépendamment de toute conviction personnelle, par le loyalisme, l’attachement au Gouvernement cru légal.Le jour où la Nation Française aura acquis la certitude que scs dirigeants actuels n’ont pas un pouvoir d'origine régulière légitime, un immense ébranlement des esprits se produira qui, étant donné l'occupation partielle de la France par les armées du Reich et le contrôle étroit exercé par les agents allemands sur la portion du territoire théoriquement libre, aura surtout des conséquences pratiques dans l’Empire et parmi les Français de l’étranger.Par contre, il est une conséquence des principes précédemment posés que l'on peut tirer dès maintenant : les citoyens français ne pouvant être tenus à l’observation du devoir d’obéissance à l'égard d'une'autorité illégitime, ceux d’entre eux qui ont enfreint les ordres du Gouvernement de Vichy ne sauraient mériter l’épithète de rebelles, dont les porte-paroles de l’ennemi prétendent les flétrir.B — CONSEQUENCES INTERNATIONALES Sur le plan International, la question interne de la légalité du Gouvernement au pouvoir ne constitue pas un facteur décisif de reconnaissance ou de non reconnaissance par les Gouvernements étrangers.La reconnaissance est déterminée par l’exercice d'un pouvoir de fait sur un territoire déterminé.Les Etats étrangers n'ont pas à apprécier la légitimité du pouvoir, mais seulement son caractère effectif.Chacun est juge de sa propre légalité.Il n'est cependant pas / iWW&snW* U! VOûueOfc .HT •Nou» avons rencontré psj maM.gens qui pensaient la même chose quel bonhomme ci-dessus,quand nous leur avons passé en douce un verre de Labatt.Ils ont pri, u première gorgée d’une façon non.chalante .puis, tandis que la laveur différente, plus moelleuse plusptquantese répandait,uritu^ palais, ils en ont pris une autre gorgee avec un air interrogateur .But» une autre avec révérence.Mm, d ou vient donc cette bière?demandaient-ils.N0U1 leur avons charitablement ex-phqué comment la formule exclu-sive Labatt et l’art traditionnel et patient de Labatt pouvaient seuls fournir une Bière qui ait le goût de la Labatt.Et nous leur avon» demandé de remarquer comment la saveur s’attarde agréablement sur le palais après que la bière est toute bue! Commandes |*r Téléphone LAIATTi • * no coûte pa» p/m Ne manquez jamais d'écouter Ti-Jtt, le Mardi loir à 10 h., CKAC indifférent de savoir qu’un gouvernement de toute évidence dépourvu de liberté vla-à-vis de la puissance ennemie, maîtresse de la majeure partie de son sol, ne représente pas la volonté réelle des populations françaises.Il est un autro aspect international de la pseudo révision consitutionncllc do juillet 1940 dont 11 semble que la portée n’att pas été suffisamment soulignée.Si le contrôle parlementaire sur l’exercice par le chef de l’Etat du droit de déclaration de guerre a etc expressément maintenu, par contre la négociation et la ratification par la suppression des limite.» et réserves figurant dans la constitution de 1875 (article 8, paragraphe 1, 16 juillet 1875).Celle-ci stipulait que “les traités de paix, de commerce, les traités qui engagent les finances de l’Etat, ceux qui sont relatifs à l'état des personnes et au droit de propriété des Français à l’étranger, ne sont définitifs qu'après avoir été votés par les deux chambres.Nulle ce»-Mon, nul échange, nulle adjonction «Je territoire ne peut avoir lieu qu'en vertu d'une loi." Or, le régime actuel confère au Chef de l'Etat en matière de relations internationales des attributions vraiment illimitées Il peut signer valablement un traité secret que même ses ministres ignorent.Il peut signer seul un traité de paix.Il peut céder un territoire quelconque appartenant à la France sans que ni le Gouvernement, ni le Parlement, ni l'opinion publique puissent soulever une résistance.Quand on songe à l'obscurité qui plane sur les conditions véritables Je l'armistice avec l'Allemagne et que l’on voit celle-ci s’installer définitivement en Alsace et en Lorraine, alors que pas une ligne des clauses publiées ne fait mention d'un sort spécial pour ces deux régions, on ne peut s’empêcher do supposer que cet armistice contenait une ou plusieurs clauses secrètes.En 1871, Bismark et les plénipotentiai-rcs français ont été d'accord pour provoquer une consultation du peuple français sur les conditions du traité do Francfort et l’Assemblée Nationale de Bordeaux,' obligee de souscrire à l’amputation de I Alsace-Lorraine, a pu du moins entendre la protestation solennelle élevée par es représentants de ces territoires contre la violence faites aux sentiments des populations arrachées à la mère-patrie r"® a5SCmh,é0 !ca représentants de 1 Alsace-Lorraine pourraient-ils élever leur, pro.e.uû™ contre un acte dont la teneur et l’existence meme n’ont pas été portées à' la «T00 f d“ populations directc-S?1 el dr )a n*U°n fran- exDrîmJ^^"0* dC I'°pinf0n '’dement xprimeo par ses représentants légitimes aurait constitué la meilleure défense con- nou CS,rrePriïCS d'Un vain9ueur inquiet Pour ! avenir qui, grâce à d'équivoques mettre^a d \ "'on^oratior.'', cherché a mettre la main sur les territoires de l'Em- PU-e et les Forces Navales Françaises nors de sa portée.Le fait d'avoir renoncé à ect élément de résistance, constitue un début de corn- ABUS ET RÉFORMES La différence fondamentale et auxal plus saillante entre une démocratie et un régime totalitaire peut sc définir en disant que dans un pays démocratique, les lois sont faites pour le peuple, alors qui dans une dictature, in peuple doit »e soumettre bon gré mal gré aux loin qui lui sont imposées.Lcs gens intelligents «ont unanimes % reconnaître qu’une loi dépourvue de caractère pratique est fatalement inopi-rente.Il ne manque certes pas de per.sonnes sincères et bien Intentionnée» pour penser que leur propre conception de l’aspect moral d’une situation justifia la mise en vigueur d’une loi prohibant tel ou tel usage et telle ou telle coutume.Ce» gens oublient malheureusement qu» les opinions varient, à l’infini lorsqu'il s’agit de déterminer la moralité d'un acte.Au Canada, comme dans tous les autres pays, nombreux sont les individus qui n» considèrent pas comme immoral l'us&g» modéré des boissons alcooliques.Vouloir leur imposer des lois qui porteraient atteinte à ce privilège démocratique qu» constitue pour eux la faculté de bol.» quand bon leur semble, c'est tout simplement les inciter à la révolte contre l'autorité et les règlements établis.Il suffit de parcourir les sombres annales de l'èra prohibitlonniste aux Etats-Unis pour ft convaincre de l’exactitude de cet énoncé.Il serait évidemment absurde de prétendre que le commerce des breuvag1'! à base d’alcool ne donne lieu à aucun abus.Séduits par l’appât d’un plus granJ gain, certains détenteurs de permis «» livrent purfois au commerce illicite de I» boisson.Il appartient alors aux officiers charges de faire respecter la loi de sévir sans pitié et d’appliquer sur le champ le» sanctions prévues.' Du tels abus, dont la majorité des commerçants honnêtes ne peuvent être tenus responsables, discréditent, il faut I admettre, un commerce par ailleurs respectable.Le public, exaspéré par ces abus, et en ignorant la cause, en arrive souvent à des conclusions hâtives et réclame l’application de mesures susceptibles de nuire à bien des gens à qui il serait injusta d’imputer la responsabilité «lune tel!» situation.Il en va de même de maints réformateurs qui commettent l’erreur fondamentale de ne pas analyser sérieusement le* conditions sociales, légales ou économiques qui ont donne naissance a certains abus.André DOÏNEL plicité, le début de la "collaboration' telle que l'entend l’envahisseur.La résistance spontanée du peuple français vient do mettre en échec la première formule, do “coliaboiatlon ' proposée par Hitler en vue d'attcindie les Objectifs inaccessibles à ses armes.Mais demain, la résistance spontané» inorganique de l'opinion suffira-t-elle » déjouer les plans de l'ennemi ?On voit comment, ne sc bornant pas * violer la lettre des textes constitutionnel» français, la pseudo-constitution de Vichy, en abandonnant à un seul homme le pouvoir de mutiler le territoire national, d* livrer des opuiations françaises à de» Etats étrangers sans les consulter, ssn» même les avertir, au mépris d'un principe juridique fondamental : le droit de» peuples à disposer d'eux-mêmes, constitue pour la France un péril mortel.Face à ce prétendu Gouvernement q'-l use des pouvoirs exorbitants qu'il »f8t lui-même arrogés pour favoriser le» d4^ seins de l’ennemi, la France Libre exprime la volonté nationale et la légalité authentique momentanément étouffées P*-' l’envahisseur et ses complices.ARBRES I FRUITIERS Auortlment complet de pommlm.p*1-rite*, prunlcrt.ccrltlprt.gadalltm.noir» et blanc*), grOMllll«r*.fr«mbol«l»r* •t traitera.© Tiiiphon* *LAncaster 4191 Pago 3 Montréal, samedi 26 avril 1941 — les spectacles rj Comédie de Montréal “Dans l’Ombre du Harem” LE JOUR A L’AFFICHE remédié de Montréal avait déjà ton extrême aouci de plaire au ¦ * en engageant, dès son retour au Mlle sua Riddez.Ses directeurs, Provost ft L'Anglais, ont voulu ter-.saison avec un éclat tout partt-3-*f )la y ont parfaitement réussi ^ rengagement de Ramon Novarro, dr tant de films et artiste tou-aimé parce que sympathique et iyjsciencieux.nnHi l'ombre du harem a ete pour Pirro un succès personnel magnifique, ''"'mérité car cet acteur a travaillé * ,he-nied pendant trois semaines ^mettre au point un rôle difficile, ^laitriser un texte qui, ne l’oublions nétait pas dans sa langue.Des as-«i nombreuses sont venues l’ap-qUe la direction s’est vue obligée imiter une représentation à celles qui nt déjà été prévues.Le role de Si ivPen-Nacrr aurait pu être joué en Ramon Novarro a choisi de fin-mréter en nuance.Ce qui ne l’empêche d'ailleurs de montrer toute la passion Cloute là puissance que l’on attend du «nonnage ; mais ce qui donne par all- • n a son caractère plus de profondeur t ajoute a sa subtilité.Portant admlra-*! jDt les riches costumes arabes, No-\rro a évolué avec élégance en des dé- somptueux, qui ont fait l’admiration •ta spectateurs.» mon sens, et sans vouloir diminuer rien le très beau succès de Novarro, !'considère que la meilleure interpréta-' a cependant été fournie par Mlle L Riddez.Quel que soit le rôle qu'on confie, cette Intelligente artiste en ,lit toujours une chose humaine et profonde émouvante et sincère, qui ne peut pai aller au coeur de ceux qui aiment U théâtre.Dans la pièce de Lucien Bcs-j elle tenait un rôle intéressant, nche de possibilités ; elle en a tiré un aarti merveilleux.Que ce soit l’épouse Clouée la mère douloureuse ou la f«nme vibrante, elle est sans cesse ad-mirable de naturel, et d’une intense émotion Au deuxième tableau, lorsqu’elle aplanit avec sa longue chevelure dénouée, «fut dans la salle un murmure d'admiration.Quelques personnes chuchotè-,|nt bien, à la grande colère de mon ami Louis Morissct : ’’C’est pas ses cheveux à elle !” Que ces bonnes âmes se purent : Mlle Riddez ne sc serait pas affublée d'une perruque dans une pièce moderne ! Paul de Vassal a été un de Montfort noient, d'abord, puis troublé et repen- tant, demeurant toujours dans une note vraie.René Coutlée a joué avec discrétion un rôle sympathique.Fred Barry n'avait qu’une scène, il en a fait un succès.Paul Gury a campé avec tout l'art qu'on lui connaît un policier oriental cynique et cauteleux.Mme Rey-Duzil a fait une composition excellente en Habiba, tandis qu'Yvette Brind’Amour tenait avec charme le rôle de Mazarka.Andrée Basilières n'avait que quelques réplique* dans le rôle de la garde ; mais il faut signaler que cette excellente artiste tiendra en tournée le rôle interprété à Montréal par Mlle Riddez ; elle l'a d'ailleurs tenu avec succès lors de la représentation supplémentaire de mardi.Nous tenons encore & mentionner tout particulièrement le jeu intelligent de la petite Mimi Jutras, ravissante et fine.La jeune Lise Prince crée aussi une bonne impression, quoi qu'elle n'ait que peu à faire, ce qui est également le cas des femmes du harem : Muriel Gutl-bault, Lucile Laporte, Rolande Bernier, Madeleine Aubertin et Berthe de Va-rennes.Ceci dit de l'interprétation, voyons la pièce elle-même.L’oeuvre de Besnard, Dana l’ombre, du harem, plait par la discrétion avec laquelle sont traitées toutes scs scènes, étonne agréablement par la langue excellente dans laquelle elle est écrite.Le titre a pu en donner une idée Inexacte ; c’est une oeuvre toute de nuances, où les sentiments sont traités avec noblesse et délicatesse.Cette pièce demandait une mise en scène fastueuse ; MM.Provost et L’Anglais n'ont rien néglige pour qu’elle le soit.Rarement avons-nous vu sur une scène locale un tel déploiement.Décors magnifiques, costumes pleins de richesse et de couleur, tout s'alliait pour composer un spectacle enchanteur.Mise en scène admirablement réglée aussi, où rien n’était laissé au hasard.Il est vrai que lorsqu’une pièce a été préparée trois semaines à l'avance, et qu’on a eu deux répétitions tous les Jours, on peut ainsi atteindre à une rare qualité.Ce n’est un secret pour personne que pour les éclairages, l'installation du Monument National laisse à désirer.On a tiré un parti étonnant, à cet égard, des ressources dont on disposait.Une fin de saison aussi brillante permet d'augurer les plus heureuses surprises pour la saison à venir.par intérim, E.-Ch.H.Coinocdia : “KIKI” MONTREAL Capitol: "I See Ice", ’Street of Memories".Impérial: "The Philadelphia Story"; "Michael Shayne, Private Detective"."Back Street".Palace: "That Night in Rio", Je semaine.Prince»»: ’The Bad Man"; "Scotland Yard".Cinéma de Paris: "De Maycrllng a Sarajevo", 2e lemaine.Saint-Denis: "Le Bossu"; "Messieurs les Ronds de Cuir".Beaubien: "Café de Paris"; "Le Bois Sacré".Klectra: sam.à mar.: "Alexander’s Ragtime Band”; "Sandy gets her Man"; "Ride him Cowboy"; mer.a ven.: ”Jc t'Attendrai"; ‘Trois Artilleurs à l'Opéra", * * * QUEBEC Cinéma de Paris: "Brigade Sauvage"; "Bichon”.Canadien: LA POUNE; "Quartier Latin"; "Je vous Aimerai Toujours”.Victoria: "Le Danube Bleu"; "Gardons le Sourire".• •••••• "Le Bouu" (su SAIXT-UK.MS) Le cinéma St-Denis met samedi à l'affiche l'adaptation filmée du grand roman de cape et «l'épée de Paul Féval, "Le liossu.Ce drame héroïque est interprété par une forte distribution, en tête de laquelle il faut mentionner Bobert Vldalln, Jossellne Gaël, Samson Falnsllber, Raymond (Jalle, Jacques Varennes, Henri Marchand et Jim tiêrald.Qui ne connaît le roman de Féval?Après avoir combattu auprès du duc de Never*, Lagardère Jure au moribond de le remplacer auprès de sa fille.Aurore.Inès de Caylus.qui avait épousé secrètement le Due de Never», est obligée par son père d'èpouser Philippe de Gonzague, i assassin du duc.Philippe de tiouzague recherche la fille d'Inès confiée à Lagardère pour la faire disparaître, afin d’entrer en possession de l'héritage de Never» et de la dot d'Inès.Lagardère déjoue tous le» complut» tramés contre lui et dlx-»ept ans plus tard II pourra rendre Aurore h ra mère en mémo temps qu’il démasquera l'assassin du duc de Never».Quoique le métrage »nlt Important, le film n'est Jamais monotone: l’action rebondit sans cesse et aucune scène n'est Inutile, aucun passage ne présente de longueur».Le» scène» fl grande figuration, brillamment dirigée» se déroulent dans de* décors somptueux et luxueux.Très belle» photographie» et avec quelque» effets do nuit particulièrement réussi».Comme attraction supplémentaire."Messieurs le» Rond» de cuir", comédie satirique de Courtellne portée A l'écran par Yves Miranda avec des artistes tels que Lucien Baroux, Larquey, Saturnin Fabre, Jean Tlsslcr, Arlette et Josette Au ministère do* Don* et Log*, le» employée sont surtout occupé» de leurs petites affaire» personnelles et de leur» aventures sentimentale».L'employé Lar-rlex passe son temps A écrire «les reçue» pour music-hall.Autour de lui des fantoche» *e livrent A leurs manies comme le père Soupe, ou révolutionnent le» bureaucrates comme Lotondu.par leur» propos ou leur cor de chaise.Intrigue A peu près nulle.Le théâtre cat malheureusement un Irt saisonnier.Alors que nous en serons •ans doute complètement dépourvu cet «té, les spectacles sc précipitent, en cette fin de saison, à un rythme vertigineux et aveuglant pour des yeux montréalais .Aussi, le public n’a peut-être pas toujours l'opportunité d’accorder à telle pièce ou a telle troupe l’attention qu'elle mérite.La nouvelle société."Como«dla", de notre exquise vedette Olivette Thibault, a néanmoins remporté un beau succès avec ion premier spectacle, présenté au théâtre Salnt-Sulplce ces jours derniers, La délicieuse comédie légère "Kikl” a enchanté le public qui s'y est rendu.SI, lors de la première, l’auditoire brillait surtout par la qualité, la pièce s'est terminée dimanche soir devant une salle comble.Ce qui, somme toute, est fort prometteur pour un début, et laisse augurer une brillante saison pour l'an prochain.Pour être franc, l’oeuvre d’André Pi-tard n'est pas d'une qualité exceptionnelle.Mais il serait puéril et téméraire de demander de r'exceptionncl", surtout tn matière de comédie.L'Important est de faire rire et de rire franchement.Le jour où nos gens auront appris à rire, Ils ne demanderont plus à fondre en sanglots dans leur mouchoir sur l'inhumaine souffrance et la tragique destinée d’Au-rore, l'Enfant Martyre.Je crois même y avoir vu une faute de français, qu’on répète plusieurs fois (En effet, si je ne m'abuse, on ne cause pas à quelqu'un, on cause avec quelqu'un.) Mais ceci est secondaire, et la pièce, dans l’ensemble, est fort amusante et riche de fantaisie.Si le premier acte a’est pas d’un comique inénarrable, le deuxième est excellent et le troisième, encore meilleur.Une fois les personnages présentés et les situations établies, la pièce roule allègrement sur une note d'esprit, de brio et de satire qui s'accélère graduellement.Le dernier acte est des plua cocasses, par ses situations et ses bons mots.La scène du sommeil cataleptique de KiKl, par exemple, et son éton-hante insensibilité son pleines de rigolo, ri ont amusé les spectateurs au plus b*ut point.CINEMA^PARIS llEl'XIK.MK SEMAINE I SAMEDI LE BOSSU M/ ROBERT ViDAliN Q& ' la ronds de Cuit .LUCIEN BAROUX i Pour la circonstance, ComoedU Avait entouré Mlle Olivette Thibault d’une intéressante distribution de jeunes comédiens, à la tète de laquelle se trouvait M.Albert Duquesne.Dans le rôle-titre, Mlle Thibault fut véritablement délicieuse comme on s'y attendait.Incarnant un rôle bien à elle, elle a tiré de sa Kikl tous les effets de charme et de càllnerle qui lui valurent ses récents succès auprès du public dans "Mlle Josette, ma femme"."L'Ane de Buridan” et "La Margoton du Bataillon".Son Interprétation fut un petit bijou d’espièglerie, de saveur et de grâce enfantine, dont elle a seule le secret.Son jeu est spontané et sautillant comme celui d’une gosse, adorablement insupportable.Et ce vieux veinard de Manequant, qui se laisse prendre au piège de la petite sauvage !.Quelle souplesse et quel Joli travail d’Albert Duquesne.On aurait pu croire que ce rôle ne convenait pas à son tempérament.Erreur ! Avec beaucoup de subtilité et de délicatesse 11 s'est assimilé, fondu à ce personnage de directeur de caf'-conc', qui subordonne les intérêts de son coeur à ceux de sa boite.Le suave et Impassible Clément Latour est bien amusant.Il conserve une grande emprise sur la foule, et ses répliques ont toujours beaucoup d'effet ; tandis que le cocasse Julien Lippe manquait parfois de consistance en vieux Don Juan.La petite amie Germaine.Interprétée par Caro Lamoureux, était énergique, volontaire, mais d’une nervosité un peu inquiétante.Gisclo Schmidt et Janine Sutto sont tout à fait délicieuses, dans des rôles trop brefs.Alfred Brunet dessine une caricature de groom avec finesse, et les autres membres de la distribution sont tous excellents, particulièrement MichelUe Perrault et Denis Drouin.La mise en scène de M.Antoine Godeau est très au point et les trois décors, jolis et modernes, sont signés i Georges Francis.Bref, un succès très encourageant pour un premier spectacle, et nous espérons beaucoup de la direction Lemenu-Thl-bault pour nous donner, l'an prochain, du délicieux théâtre de comédie.Maurloe BOULIANNE » ARCADE SEMAINE DU 26 AVRIL AU 2 MAI TTE GIROUX • FRANÇOIS ROZET • JAQUE CATELAIN ris» “Le Plus Bel Amour” plèe» »n X artn ri '“'•limlrit, Hfrr» lins 'jx.tramh.'ttï "The Bad Man" (an l’IUNCBSS) Wallace Iieery et Lionel Hnrrymore tiennent les premiers rôles du film "The Ha/l Man’, nue ta direction du cinéma Princes* mettra A l’affiche vendredi prochain.Iieery se volt confier Ici un rôle semblable \ celui a moindre intention de le faire et cela serait d’ailleurs contraire à la politique que i on a adoptée de payer les dépense» au fur et à mesure qu’elles se présentent.On a également soutenu que le Canada importe surtout des Etats-Unis des pièces plutôt que des produits finis et généralement du matériel d’une nature telle qu'il ne serait pas facile de le rendre après la guerre.Si le Canada en vient à épuiser ses ressources en dollars, il empruntera probablement du matériel de guerre plutôt que de laisser fléchir son effort de guerre.En dépit du fait que les importations canadiennes des Etats-Unis — du matériel de guerre pour la plus grande partie — augmentent plus rapidement que les exportations du Canada aux Etats-Unis, le secrétaire du trésor des Etats-Unis a récemment déclaré qu'il avait des assurances satisfaisantes à l’effet que le Canada ne manquerait pas de dollars cette année.Quel moyens le Canada peut-il prendre pour conserver ses ressources en dollars ?(I) Il peut réduire encore davantage scs importations des Etats-Unis sauf pour ce qui est du matériel de guerre.On pourrait mettre fin aux importations de légumes quoique cette mesure pourrait peut-être causer de l’irritation chez les producteurs américains.On pourrait réduire les importations de pétrole quoique le rationnement de la gazoline pourrait compromettre l’industrie du tourisme dont on ne saurait exagérer l’importance.Les autorités américaines préféreraient peut-être prêter de l’argent ou du matériel au Canada plutôt que de voir leurs nationaux perdre les marchés canadiens.(2) Le Canada pourrait liquider les valeurs des Etats-Unis détenues au Canada quoiqu’il désire rivement, si possible, les conserver afin de s’assurer du revenu qu'elles donnent aujourd'hui et pendant la période d'après-guerre.(3) On a suggéré un accord en vertu duquel les Etats-Unis s'engageraient à accepter le dollar canadien au pair.Une telle mesure faciliterait les paiements du Canada, mais supprimerait la protection dont jouit l'industrie canadienne sur le marché canadien en vertu de l’escompte et réduirait la valeur en dollars canadiens des paiements que les exportateurs canadiens peuvent obtenir des Etats-Unis.M.Ilsley et le président Roosevelt ont tous deux déclaré qu’ils n’avaient pas eu connaissance de pourparlers en ce sens.(4) Le Canada pourrait ouvrir plus grand ses portes aux importations anglaises et utiliser ainsi ses ressources croissantes en livres sterling plutôt que ses ressources décroissantes en dollars.Cela semble bien être, d’une façon générale, la politique du gouvernement canadien quoique les possibilités d’exportation de la Grande-Bretagne soient réduites en raison de la crise quelle traverse.(5) On pourrait profiter des besoins croissants de» Etats-Unis en matières première» par suite du programme de défense et d'aucuns ont demandé que le Canada augmente sa production de matières premières telles que le nickel dont la pénurie se fait sentir aux Etats-Unis.On pourrait encore augmenter la production de l'or, si la chose est possible, afin de remédier à la situation du change.(6) L’accroissement du tourisme est peut-être le moyen le {Jus simple d'amener au pays des dollars américains.« * * NOUVEL ACCORD AVEC LES ETATS-UNIS POUR L’ECONOMIE DE GUERRE.Dimanche dernier, à l’issue d’une longue conférence à Hyde Park, le Premier Ministre Mackenzie King et le Président Roosevelt ont décidé de placer les politiques de défense du Canada et des Etats-Unis sur une base continentale commune.L'accord intervenu est le plus important depuis le traité de défense mutuelle conjointe adopté à Ogdensburg l’été dernier.Le principe général de la nouvelle convention est de rechercher l’utilisation la plus prompte et la plus efficace possible de toute la production nord-américaine, tant dans le but de la défense du continent que dans celui de l'assistance à la Grande-Bretagne et aux autres démocraties.Et, dans la mobilisation générale de toutes les ressources du continent, chaque pays, Canada comme Etats-Unis, devra fournir à l’autre les matériaux de défense qu’il est le mieux à même de produire, et surtout de produire rite ; les programmes de production devront donc être coordonnées dans ce sens.Tandis que le Canada a considérablement développé depuis le début de la guerre sa capacité de production, il y a encore de nombreux articles nécessaires à l’armement et à la défense qu’il doit acheter aux Etats-Unis, et il y a tout lieu de prévoir que ces achats seront encore plus importants l'année prochaine.D'autre part, il existe au Canada des moyen», actuels et encore extensibles, de production rapide pour certaines catégories de munitions, des matières premières stratégiques comme l’aluminium, et diverses classes de navires dont les Etats-Unis ont un urgent besoin.Des estimés approximatifs sont encore prématurés, mais on évalue qu'au cours des prochains douze mois le Canada pourra fournir aux Etats-Unis entre deux et trois cent millions de dollars de matériel de défense.C'est là évidemment une petite fraction du programme américain total, ma» certains des articles à fournir sont de vitale importance.En outre, il est nécessaire à l'économie comme aux relations financières entre les deux nations que des paiements faits par les Etats-Unis pour ce» fou .viennent contrebalancer dan» une mesure les paiement» à f.,,, Canada aux Etats-Uni» pour nos T' * de matériel de guerre.^ Enfin, les achats canadien* iux £, Unis de pièces détachées.entrant T la construction d armements et autres réjouissances.¥ ¥ ¥ II existe à Chicago une iigue pour la protection des droits des gaucheT».¥ ¥ ¥ Projeté en l’air par l’explosion d une bombe, un lit retomba sur *e» pied» dans une rue de I>wdr'‘s.I-a dame qui 1 occupait remonta ses couverture» et se rendormit."British nonchalance ! ¥ ¥ ¥ Une ménagère de Philadelphie a tué son mari pour lui apprendre à arriver a l’heure pour diner.Jean Ll BRL L PREMIERE MENSUALITE ASSURE LA UVRAISON MOIS pour PAYER PAS D'INTERET PAS PE SURCHARGE La politique rigide de la Maison Woodhouse est de vendre à des prix vraiment économiques en plus des accommodantes facilités de paiement dont bénéficient des milliers de personnes.Elle est, de plus, reconnue pour le grand choix de meubles que vous êtes certains d’y trouver.Nos relations avec les plus importants manufacturiers-ébénistes de la province nous permettent de vous offrir tout ce qu’il y a de plu» beau et de plus nouveau pour le foyer 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18 MOIS POUR PAYER SANS DEPOT La Première Mensualité Assure la Livraison PAS D’INTERET NI DE SUPPLEMENT Chez WOODHOUSE Woodhouse & Cie Limitée 105, rue Sainte-Catherine Ouest, Montréal \fnur a\ta: • tm.OKi.vr hkhiaii hom»; m km»ii».h* op ‘ — Québec 61 r?,* 4# I .s *h*w1r»J g*n ï l» i V, At# I nt* * • av»* t-t'i t.t i/- • O/ü 2 »»-2S» I H* n# *»tiour cent du montant de leur soumission: ou des bons au porteur du Dominion du t.'anada ou de la compngn de Chemin de ter National-Canadien et de *o» compagnies constituantes, garanti salis conditions pnr !'¦ Domini «n du Canada quant su capital et A l'Intérêt ; ou b * bon* susdits et.s'il y a lieu, un chèque visé pour compléter le montant.Le ministre ** réserve aussi le droit d’exiger de tout soumissionnaire à nul un contrat aura été adjugé un dépôt dr garantie sous forme d un chèque visé, ou de Imns tel que susdit, égal A i'1 pour cent du montant de la soumission, afin d garantir le parfaite exécution du contra Par ordre J.M.SOMERVILLE.Secrétai: Ministère de* Travaux publics, Ottawa, le 1?avril 194L national, »ocial, économique, profe»alon-nel, financier, politique, etc., permettant ainsi aux nôtre» de concurrencer avec succè* Lee maudit» Anglal», le» aacré» Juif», le» damnéa Irlandal».aan» nou» aviser d'ostracisme, de aéparati*me, de sécessionnisme, de ségrégationnisme, et autres ismes.Pas de contributions ni de côtlsatlona annuelle, mensuelle ou hebdomadaire, ni droit d'entrée, ni collecte, pas plu» que d'abonnement à un quelconque bulletin, revue, etc.Cet organisme ne possède pas d'organe ! On s'évertuera non paa à recueillir mais à so recueillir! I/î règlement de la Fédération ne s'embarrasse pas d'artlclca diffus aussi longs à énumérer qu’à sc rappeler.Trois lettres, trois mot» suffisent: F.T.G., Force, Travail, Gloire! C'est lapidaire, c'est concis, n'est-ce pas?Trois lettres, trois mots seulement, mais qui tracent un programme considérable, qui proposent une oeuvre admirable.Certes, on ne manque pas ((’Intelligence chez nous et on a compris (intelligent! pauca) que cette trilogie marque un acheminement, une gradation, qu’il est opportun, urgent même de développer sa Force laquelle, au service du Travail, nous assurera la Gloire, ainsi qu’en terme collectif ou national, on désigne le succès.F.T.G„ sont donc des gradins, des échelons par quoi l’on gravit aux sommets: sic itur ad astra! Les moralistes assurent qu'au premier rang de nos travers il faut placer le partage et son cortège, la badauderle, la nlahcile.On n'est pas latin impunément; chez nous surtout, "verba volant": les paroles revoient! Oui, nous sommes terriblement bavards et comme notre savoir n'est pas à la hauteur de notre volubilité, plus souvent ‘qu’autrement, nous débitons plus que notre part de sornettes, d'ânerie», de foutaises, A.z platitudes, etc.A Kébec, on placote, à Moptréal, on bavasse, mais partout, de Barachols à Sainte-Jérusalem de Vaudreutl et de la Descente des Femmes à S&lnt-Mlchcl de K Pigconnlèro, on babille, on jacaase, on pérore, on javassc, on fait valoir son varbe" à tout propos et hors de propos.La consigne sera donc de travailler au lieu de parler, de développer sa cocolo-gle au lieu de sa faconde.Le succès n’est pas ailleurs que >à: se taire et travailler: le reste suivra aussi rigoureusement que l’effet suit la cause.On a déploré trop souvent les succès des autres race* et certains ont proposé de les bouter dehors.Ces inepties comminatoires donnent la mesure de leur jugeotte.Pendant que nous parlons, le t mps passe et comme il est entendu que le temps est de l’argent, il s'ensuit que celui qui gaspille du temps est, à la lin, chargé de btdoux comme un crapaud de plumes.C’est ce qui explique que les taciturne Anglais se sont emparés de l'industrie et les prosaïques Juifs, du commerce.Comme revanche, nous nous contentons de déclamer des diatribes panachées contre les cupides accapareurs et tes sordides mercantt qui ont l’outrecuidance de s'emparer de notre patrimoine sur cette terre arrosée etc.etc., (appt, frénét ).Avez-vous remarqué que les Trappistes qui travaillent en silence sont les meilleurs "habitants" du pays (On s’arrache leur Oka jusque dans les Stries!) alors que les Frères Prêcheurs sont contraints d'aller pieds nus.Mais revenons à noua moutons qui devront dorénavant changer de toison, c'ést-à-dire s'appliquer de toutes leurs energies et de toutes leurs ressources physiques, morales, intellectuelles et finance rcs à développer "leur plein potentiel de rendement particulier".Je m'explique: les marchands, les artistes, les avocats, les artisans, les médecins, les journalistes, les épiciers, les juges, les politiciens, les fonctionnaires, les vidangeurs, etc., devront travailler d'arrache-pied à devenir de meilleurs, de compétents, d'experts marchands, artistes, avocats, artisans, médecins, journalistes, épiciers, juges, politiciens, fonctionnaires, vidangeurs, etc.Comme vous savez, notre cours d'enseignement dit classique comporte une année de belles-lettres, une année de rhétorique et deux années de philosophie.Mais avez-vous remarqué qu'un grand nombre, qu'un trop grand nombre de nos bacheliers semblent avoir sauté leurs belles-lettre pour faire trois années de rhétorique et six mois de philosophie 7 Venons-en maintenant à la devise de la Fédération.Elle n'est guère loquace, cette devise, eL ainsi qu'il sied, concorde avec le réglement dont je viens d'exposer les trois grandes ligne».Cette devise, ce mot d'ordre — c'est tout comme — peut se formuler par les trois lettres F, T.G., qui, en l'occurrence, signifient: Ferme Ta Gueule ! Cette devise peut se paraphraser ainsi: laisse pérorer les autres; ne te pipe pas de vaines paroles, de sonores périodes, de satnt-Jean-b&ptlsme ; fuis les occasions de palabres, de parolia; le silence est d'or; le» grand» parleurs font les petits faiseurs; serre ton éloquence, ser-re-tol les lèvres, relève tes manches de chemise, crache dans tes mains, travaille, prend» de la peine, c'e»t le fond qui manque le moln»; le corbeau de la fable a perdu »on fromage pour avoir voulu croasser; met» une sourdine à ton Instrument vocal; pose une soupape d’arrêt à ton robinet d’eau tiède ; n’ouvre la bouche que si tu as quelque chose à dire, à moins que ça ne soit pour manger: on respire très bien par le nez; etc.etc.La parole a été donnée à l'homme pour exprimer sa pensée, mais il ne faut pas oublier non plu» qu’il a reçu deux yeux, deux oreille», deux bra» et rien qu'une bouche.Il est vrai que la plupart des Canadiens-français possèdent deux langues, mal» est-ce une raison pour parler deux foi» plus qu'il faut.Cette devise pourra aussi servir de salutation, de mot de passe, si l’on veut, remplaçant tant de formules aussi compliquées que banales.Ainsi; par exemple, quand un membre en rencontrera un autre dans la rue, au lieu de débiter les idioties conventionnelles, de parler de la température, des femmes, de la politique, du bridge, de la mode etc., ou encore de déchirer son prochain, ce prochain fut-il hérétique ou non-ppreophage, Il se contentera d’éjaculer les trolU lettres F.T.G.Ce discret salamalec sera comme le "memento mod" qui rappellera opportu nément la fin ultime, nécessaire que nous nous proposons ici-bas.Ce sera en même temps une manière de shibboleth ou sc décèlera, malgré qu’on en ait, la complexion particulière de chacun.Fini l'impersonnel, l’exsangue, l’hypocrite bonjour qui, bien souvent, n’est que fiel et venin sous l’Intonation confitureuse qui le camoufle.F.T.G., peut vouloir dire ‘fermenta gueule" pour les forts et les bonnes-pâtes qui ne s'offusquent pas d'un bon conseil.Pour le» moins virils, les timorés, les fcoupe-au-latt, F.T.G., signifiera Force.Travail, Gloire.Et comme rien de ce qui touche à la francisation ne saurait indifférer à la Fédération, ce simple énoncé: F T.G., sans rythme défini et, pour ainsi dire, a capella, empêchera que ne soient offusquées même les susceptibilités auil-culaires ou phlsologiques.Autrement, ce pourrait devenir nouveau sujet à cavillation, nouvelle source de conflit dans certains milieux où Ion ergoterait doctement sur la question de savoir s'il convient de dire "farme ta guieule”, suivant la formo dialectale polnte-ealnt-charlesque, ou bien "fame ta leule" selon la phonétique sainte-cunè- gondienne.Mais, m'objcctez-vou», si 1 Eftége ne réclame à ses membres ni cotisations, ni contributions, etc., ou donc va-t-elle trouver les fonda nécessaires, autrement dit, les moyens d'action, l'indispensable nerf de la guerre?Une subvention des pouvoirs publics?Un sweepstake?Des tag-days?A-t-cllc quelque autro racket dans son sac?Vous n’y êtes pas.L’Eftégé se propose tout simplement de soumettre a une amende tous ceux qui prononceront un discours.Nous avons déjà la taxe sur le repas copieux, dite: taxe de ventre; pourquoi pas une taxe sur ceux qui parlent sans raison?L’amende serait, parait-11.graduée ou tarifiéc selon la quotité ou l’emphase de V'effort oratoire" ou, pour être plus précis, selon l'acide carbonique dégagé par l’Infractalre.L'Inventeur d'un gazomètre fort Ingénieux est en Instance de brevet à Ottawa, à ce sujet.11 est egalement question d'imposer les jurements et les blasphèmes.On doit incessamment s'aboucher avec 1 Institut Bethléem pour établir un barème qui gradue Vêchelle des paroles inconvcnan tes depuis les jurons plutôt anodin» ja».qu’aux sacres réputés insortablcs.De» âmes compatissantes sont d'avis d'exempter de cet impôt, contre versement d'ui certain honoraire, les hommes de chantiers et les pécheurs à la truite de ruù-seau.En fixant cet impôt à une moyenne d» $1.par discours et 25c par blaspheme, un actuaire a calculé, statistique» en main», que non seulement l'Eftégé pourra «'administrer et sustenter ses oeuvres, mai» qu'il y a lieu d’espérer que, d'ici deux ans, on pourra parachever ï'UnlversIté et accumuler un fond de roulement adéquat.Comme cette campagne ou cette croisade entend toutefois ne toucher en rien à nos traditions et de nullement empêcher nos gens de fumer en rond, je ma permets de passer la blague.Mai» .» crois entendre un confédéré qui me hèle: F.T.G.Malcolm HODD AVIS D'APPLICATION POl'K UIVOHCB AvI» est donné pur l*t tenu dans le genre névrose parce que cela payait da vantage, le tirage montait' Autrement dit.Marcel Prévost n a été qu'un "marchand de soupe".Il » est plu a évoluer dans un monde qui n'étalt pas la France, mais qui dans un orgueil «ans bornes, prétendait l'être, dans un côterle décadente qui a conduit notre pays a l'ablms dans lequel il se débat actuellement .Prévost a généralise le» cas d espèce du monde frelaté dans lequel II se complaisait Il a dépeint toutes les Françaises »ous 1rs diverses déraisons d'une olslvo "Madame Bovary".Flattant l'hystérld mondaine et l'esprit superficiel île ce» poupée» »ans-tète.dr ces femmes dites "du monde", ilches su coeur sec.qui ont crû grâce à lui, qu'elles étalent intéressante», de ces hommes pantins bien habillés, mais sols ou vaniteux et sans dignité d'aucun ordre.Après avoir spirituellement peint en rose leur* tare* el leur» vice», Il en a atténué lea effets morbides avec l'élégant cynisme d'un homme éduqué, et II a tout drapé du manteau de la Religion,.A l'étranger, nos détrseteurs et la propagande allemande, (déjà) se sont écriés: Voilà la Française ! Juger, ce n’est ps* nous qui le disons .c’est un hrillnnt écrivain français, un futur académicien qui l’écrit., et l'opinion s'est répandue, accréditée .f.*ca bonnes âmes de tous les pays du monde se délectent sou» prétexte de sn renseigner a la lecture de tout ce qui surexcite leurs Instincts, pour ensuite se plonger dans le» flots troublés de la vertu offensée.! en vociférant, condamnant, et huilant au scundale ! Hypocrisie, fille de notre civilisation.L'humanité est pétrie de perversité.U a fallu la guerre de 1914 pour que le monde veuille bien s'apercevoir et convenir que la famille françajH,, existait encore, el qu'il était même très difficile d'y pénétiei.Il est vrai que les Allemand* avalent alors déjà répandu de telles Ignominies sur no» families! et que nous n'avions même pa* protesté.Noua nous rappelons cette vieille et tre.s riche darne Américaine rencontrée au hasard d'une traversée et qui nous disait: "J’habite Psris depuis 30 ans.L'air de la France m'est aussi indispensable que mon pain quotidien.J'y al beaucoup d'umls.Mais vous êtes tellement ombrageux aussi bien les homme» que le* femme», que c'est excessivement rare que l'on pui»»c pénétrer chez vous plu.» loin que la salle a manger", Et r'c»t vi ai Is français, mai* auitnul ia française n'est pas hospitalière.Or c’est elle qui demeure ia reine de la maison.Elle est le centre de la famille Tout converge vers aile, le mail comme le» enfants.Et c'est cette femme que l'on a voulu dépeindre legeie , .frivole .Celle qui a créé, qui maintient et détient le fameux "bas-de laine" ! Ce sont ces femme» d» France qui du haut en bas sont l'ai matin e même de toute la société française.C'est giàcn A leur Intelligence, A leur* qualités, a leur stimulation que la France a acquis dans le monde la situation morale, Intellectuelle, et économique qu'elle y occupe encore malgré les malheurs des temps.Il n'est pas de par !*¦ Monde, de femme plus obseivalrlcc, pins calculatrice, plu» ial»onnée, et prenafit la vie plus au sérieux que le française Même se» affection» sont soumises à de» regies de vie eri prévision de l’avenir et.elle prévoit loin! Lorsqu'on In taquine ou qu'on l'attaque dans certains ncte* de prudence, elio vous répond qu'étant donnée "sa faiblesse" elle est obligée de se protéger .F.lle ne vote pas.Cela ne j'intéresse psx: elle fait voler.Dan* la vie de chaque Jour, elie est.comme toutes les mère», naturellement conservatrice.Dan» les grand» mouvement* sociaux, elle devient rapidement révolutionnaire: elle prévoit l’avenir et elle agit ' Elle a des coutumes d’ordre qui confondent les héroïnes de Marcel Prévost.Elie ravaude »e» bas Elle lit souvent, beaucoup et bien.Elle met de» fond» u ir.culottes de »e» fils.De ses doigts de fée, elle cite de* chef» d’oeuvre.Elle compose sa cuisine.Elle confectionne 'a majorité de se» robes et celles de *e» filles Elle raccommode, et torche ses mioche».A la fin de Ir Grande Guerre le» jeune» française* déclaraient sens fausse pudeur qu'elle» voulaient se marier pour avoir des enfants.fs* soubresauts de l'après-guerre ont pasfé sur le» française* comme un orag* purifiant.Mon Dieu! que nous sommes donc loin de* perruches de Prévost ! En dehnt « de “la classe dirigeante" qui ne sait pas se diriger, mais qui se piend «u sérieux, II y a I» peuple, ce bon peuple sain, moral et honnête dans son lan-gige Imagé et truculent, qui conçoit que dan» lu vu* (1 r«t de» choses qui ss font et d'autre» qui ne *« font pas.Le» femmes de ce peupla ne rient pa» *'e*- tout lu monde.Elle» ont la matn lest*-' Lorsqu'elle* ont un homme, élit* le gardent.Elles prétendent ne pne avoir un maître, elle» se pincent sur le méma plan que leur homme, (‘ est une association dans laquelle chacun n se» droits, mai» aussi »e» obligations.Et la femmn du peuple sait énergiquement rappeler à son conjoint que lu vie n'est pas une plalsantei le.Le plus souvent elle gère la budget de la famille C’est elle qui hnblllc et chausse son monde.C’eat elle qui donne "la pièt" du mari tous le» samedis.C'est cil* qui compte, et le* cordon» de Is bourse sont serrés, 1* mari la consulta dans le» décisions importantes, il apprécl* «t redouta son Jugement.La dimanche fran» gai» est légendaire, on soit en famille: ¦ |" père, la mère, les gosses".lu» fsmilU française est disciplinée, responsable .¦ • Ainsi que |p dit Michelet: "Il n’y a pas à plaisanter, la française est une p«r* sonne, (.’est la chance d'un bonheur Immense, mais parfois d'un malheur aussi." Et nous pensons a tout cola en lisant avec émotion des lettre» adressées ail Général dn Gaulle par de» femme» restées "chez nous", par de» françaises."Général, tout notre espoir va vsrs vous, ver» nos amis Biiglal», — Je val* a bicyclette de cl.de là faire da l'ulila propagande et lemonter le moral.Général, Je suis à vos ordres, commandai.J’obéirai, jo veux servir ma France.J'ai une très belle santé, je suis grand* et forte et je n'nl pus froid aux yeux : II* ne me font pas peur! Nous vous attendons N'd faut souffrir, nous souffrirons pour mériter la victoire.Général.que Dieu vous protège, vous qui devez sauver Is France." "Monsieur, c'est une msmsn française qui vous écrit, une française 100 pour 100.Excusez en que ms Mtr* n'a lien dn protocolaire, mais Je n'ti ps* l'habitude d'écrire a un Général.Dono cette maman française vous crie: Bravo.voilà enfin un homrnu.Voilà un homme qui n'est ni lâche, ni poltron, ni voleur.Voila un homme qui n'aura pas signé la honte, car ce doit être une honte trrilblc pour quo le* homma» qui sont au pouvoir n nient pas sncora osé nous dira les condition* certains-ment Intimante* de la reddition." "Etc ., elc , ., etc , ., "U Gaule espérait et croyait.t,a premier mot qu'on Douve d'elle, c’e-st ESPOIR, écrit sut une médaille antique." (Michelet).O certes, nous ne comptons pas sur Iss vieilles daines empanachée* qui chaqu* rnst In a la soi tie d< la messe, se répandent enti elles sur les dnngei* de la constipation, la rareté de* beefsteaks, les perfidies de l'Angleterre, et les bontés dé "notre cher Maréchal", do "noire bon Maréchal", de "notie, vé-né-ia-ble Maréchal".".Songe/ ma bonne chère dame, qu’il est allé dans la grotto de Lourde» pour y pr 1er ! ." Quant a nous, miserable» pécheur»!.nous comprenons parfaitement qu'à l'tgs du bonhomme, on doit ss raccrocher u tout .—Ville de Hongrie, sur t'Eger - Q11 ne forme qu'une série.v EltTicvi.i.n i:\t *1.Airs en l'air — L'Océan.—Maison où l'on entend des .' 1 où l'on volt des rats — 1,1 n v 11 a l i.m i «ommencer.1.—Sans valeur — Agent politique d I^miIs W — Abaissement de la '-•'MIP' ratue au-dessous de zéro-.4.—Boucle d'une frisure l'ur• • i u on est le croûton.•>.—L'évasion 0 la portée de tou-tilde coupé — Pic des Pyrénées — ; frère nu de la soeur.C.—Epoque — Médecin et patrie! lien, né à l'arino — Délié et mène."•—Quatrième note d
de

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