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Le jour : indépendant politique, littéraire et artistique
Hebdomadaire combatif de Jean-Charles Harvey qui porte haut et fort les principes du libéralisme et de la tolérance. Il se démarque par des pages culturelles de haute tenue qui accueillent des collaborations importantes. [...]

Lancé à Montréal le16 septembre 1937, Le Jour est un journal hebdomadaire. Il est fondé par l'auteur et journaliste Jean-Charles Harvey après son expulsion du quotidien Le Soleil survenue à la suite de l'interdiction de son roman Les demi-civilisés. Harvey demeure le directeur et principal propriétaire du journal jusqu'à sa fermeture en 1946.

Journal de combat et d'opinion, Le Jour porte les principes de l'idéologie libérale. Le programme de Harvey mise sur la promotion des progrès de la technologie et de l'économie modernes, visant la conquête des biens matériels et s'appuyant sur l'orthodoxie libérale de la compétition et de la libre entreprise plutôt que sur l'intervention étatique et les corporatismes professionnels et sociaux.

Libéralisme économique, donc, mais aussi social : soutien aux combats pour l'émancipation des femmes, fortes prises de position contre la xénophobie et surtout l'antisémitisme, rapprochement culturel avec les anglophones, défense des droits des travailleurs. Ces principes libéraux sont érigés face au corporatisme et au nationalisme traditionaliste canadien-français avec sa tête de proue, le très influent abbé Lionel Groulx. Au-delà des enjeux canadiens, Harvey démontre dans les pages du Jour un vif intérêt pour la politique internationale.

Le Jour combat vivement l'Union nationale de Duplessis, mais garde son indépendance vis-à-vis du Parti libéral du Québec. Son rédacteur se prononce pour le renforcement de l'unité canadienne, pour la laïcisation de la société et pour le déploiement d'un réseau d'éducation public, gratuit et obligatoire.

Jean-Charles Harvey se réclame de la tradition de farouche liberté de pensée d'Olivar Asselin et, avant lui, d'Arthur Buies. Il aborde des sujets sérieux mais sur un ton souvent légèrement humoristique en vue d'offrir une lecture agréable à un public informé et lettré qui souhaite aussi se divertir. Les arts et la culture tiennent d'ailleurs un espace important dans le journal : musique, peinture, lettres, cinéma, comptes rendus de concerts et d'expositions.

Jean-Charles Harvey est le principal rédacteur du Jour, que ce soit sous son nom ou celui d'un pseudonyme, comme Paul Riverin. Charles Hamel, André Bowman et Berthelot Brunet y sont aussi actifs.

Des textes littéraires trouvent régulièrement leur place dans Le Jour, qui publie

de nombreux textes, que ce soit d'auteurs de la relève comme Gabrielle Roy, Jean-Jules Richard, Gilles Hénault, Jean-Paul Lemieux, Yves Thériault, Andrée Maillet et Henri Tranquille, ou d'autres plus établis comme Jean Narrache, Jovette Bernier et Robert Choquette.

Louis Dantin y est aussi un contributeur important. En plus d'une chronique sur la littérature américaine qu'il tient pendant quelques années, il y signe une chronique sociopolitique d'esprit socialiste qui l'oppose parfois aux positions libérales de Harvey, mais les deux esprits se rejoignent dans la lutte aux idées conservatrices et passéistes de l'idéologie clérico-nationaliste dominante.

Le gouvernement libéral fédéral et de grandes entreprises fournissent un soutien financier au Jour, qui est tiré à 25 000 exemplaires en 1937, à 10 000 en 1940, et à seulement 3000 en 1946.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1985, vol. 7, p. 91-93.

GUIMONT, Pascale, « Le Jour, 1937-1946 », dans Idéologies au Canada français, 1930-1939, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1978, p.131-163.

TEBOUL, Victor, Le Jour : émergence du libéralisme moderne au Québec, Montréal, Hurtubise HMH, 1984, 436 p.



Éditeur :
  • Montréal :[Le jour],1937-1946
Contenu spécifique :
samedi 16 novembre 1940
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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Références

Le jour : indépendant politique, littéraire et artistique, 1940-11-16, Collections de BAnQ.

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/cmtctmue^y wt rois it VWX .Txuc pet V WffW/s J MOUSE 4ème ANNÉE No 10 s CENTS LE JOUR INDÉPENDANT POLITIQUE, LITTÉRAIRE ET ARTISTIQUE Directeur-Fondateur : Jean-Charles Harvev Administration et rédaction, 180 est, rue Sainte-Catherine (suite 44), Montreal VU Case postale 20, Station “N” - Tel.'PLateau 8471 16 novembre 1940 Aussi longtemps que les choses iront syslc ni afi q u ement mal, je continuerai sys tvm aliq u ement à dire qu'elles ne vont pas bien — Henri ROCHEFORT Rédacteur en chef : Emile-Cliurlcs Hamel ensonges \ pieuses hérésieV Nos professeurs de patriotisme à outrance ont le don de nous énoncer d’un ton doctoral et dogmatique des phrases toutes faites, de vieux clichés devenus respectables comme des proverbes, à force d’être répétés, mais contraire à tous les faits, à toute psychologie sérieuse et à toute l’expérience humaine.C’est ainsi que, dans YAction Catholique du 5 novembre, je lis, tous la signature d’un M.J tenues Sauriol, un urticle inconsistant, lans lequel le bilinguisme est coudauné au nom de principes prétendus intu y giblcs.Certes, dit eu substance N*.Sauriol, il y a des avantages, pour un certain nombre de Canadiens de langue française, à apprendre l’anglais, mais il convient de se poser la question: “L’inconvénient compense-t-il l'avantage?” Et voici la réponse: “Est-il actuellement possible à tous les Canadiens français de ne jamais faire usage de la langue anglaise?Non, évidemment.C’est cette servitude actuelle venant d’un milieu d’ailleurs fort changeant, qui justifie chez nous un certain degré de bilinguisme.Mais devant les ravages causés à l’in-lelligcnce et aux moeurs de notre peuple par un bilinguisme outré, une réaction puissante s'est manifestée chez nous depuis quelques années.Notre élite intellectuelle en a pris la tête et a obtenu certains redresse• ment* dans la confection des programmes qui faisaient la part dangereusement large à la langue anglaise if école primaire.L'opinion populaire a suivi cette réaction; et, aujourd’hui, le snobisme anglais a perdu beaucoup de ses fidèles." Il y a ici tellement d’affirmations gratuites, que noua demandons d’où vient l’auteur de cet article.Il est aMument faux qu’une réaction féiéanie se soit manifestée chez nous contre l’anglais et que l’élite en ait pris la tête.Je mets ce monsieur au défi de me prouver ceci par des faits.Après une sérieuse enquête dans tous les milieux de langue française, je puis dire sans crainte de me tromper que la véritable élite de notre province, dans la proportoin d’au moins 80 pour cent, favorise la connaissance des deux langues et condamne énergiquement le sot règlement scolaire qui retardait jusqu'à la sixième année fétude de T anglais.Autre affirmation fausse: l'opinion populaire a suivi cette réaction.M.Sauriol, descendez de votre tour d’ivoire.Armez-vous du bâton de pèlerin et allez vers les milieux ouvriers de Montréal, dans tous ces pauvres quartiers de l’est, où les foyers, bourdonnants de marmaille, attendent le pain quotidien.-Allez dire aux parents que leur grand garçon ou leur grande fille sont bien heureux de ne par Jean-Charles HARVEY pas savoir l’anglais.Allez-)', je vous en conjuré! Visitez surtout ces familles où des jeunes, muuis d’un petit diplôme, ont vainement cherché, sur le marché du travail, une petite occupation à douze dollars par semaine.Diles-leur qu’ils n’ont pas besoin d’anglais! Et alors vous viendrez me dire si la réaction populaire est un témoignage en faveur du groulxisme.Bien au contraire, le peuple est révolté contre ceux qui ont voulu l’égarer, il y a quelques années, et lorsque les chefs du gouvernement île Québec recommandent désormais un enseignement pratique et réaliste, ils ne sont que l’écho de la plainte du peuple que les rêveurs ont plongé dans l’inquiétude et la souffrance.M.Sauriol nous déclare aussi que l’inconvénient du bilinguisme est de “miner la mentalité nationale, du mettre en danger jusqu'à un certain point les croyances religieuses en favorisant les mariages mixtes et, enfin, d’introduire dans la nationalité un élément de perturbation." Tout ceci sonne faux.C’est une hérésie.U y a longtemps qu’on a fait bon marché de ce mensonge: la langue gardienne de la foi.Il n’y a pas de langue catholique.Les missionnaires qui veulent faire des conquêtes commencent par apprendre la langue des hommes à convertir.S’il est vrai que notre foi, par la force de la vérité, a une vertu conquérante, nos Canadiens de langue française, en apprenant l’anglais, peuvent romaniser les protestants aussi bien et mieux que ceux-ci ne peuvent protestantiser les catholiques.N’est-il pas vrai que, chez nos voisins les Américains, c’est l’Eglise catholique qui fait les progrès les phis rapides?N’est-il pas vrai- que c’est la foi romaine qui réunit le groupe religieux le plus compact et le plus- puissant d.c cette grande démocratie?N’est-ce pas là une victoire de la langue anglaise?Par contre, ce u’est pas avec la langue française que nos apôtres peuvent espérer faire le plus grand nombre de conversions chez les Canadiens de langue anglaise.Donc, l’argument de la foi, en l’occurrence, n’est qu’un vain prétexte.M.Henri Bourassa, un jour, tomba dans cette hérésie, mais plus tard, quand il eut le tempe de réfléchir, il sut In désavouer, au grand scandale de quelques supernationalistes.Quant à la vie morale des Canadiens d’une autre nationalité ou d’une autre langue, elle vaut bien la nôtre.Les statistiques de la criminalité sont sensiblement les mêmes dans l’un et l’autre camp.Il faut avoir fréquenté bien peu les milieux anglo-protestants pour affirmer qu’ils sont des agents de démoralisation.Chez eux autant et plus que chez nous, on trouvera peut-faults d Ja page 8) - Est-on démocrate De la bave de cafard à C.B.F.?Nous réclamons une fois de plus la Censure préalable, fut-ce par l’autorité épiscopale, des allocutions prononcées par des ecclésiastiques, surtout quand elles *ont.propagées sur ondes radiophoniques.Il n’y a aucune raison de faire exception * I* règle générale.Dimanche dernier, à C B F, à l’heure dominicale, M.Goyer, s.s.s., profitant dune émission qui aurait dû n’être que religieuse, fit de Québec une petite leçon de politique et de morale fasciste à la nance pantelante.Qu’elle paie pour ses crimes, sous l’édifiante direction de MM.Pétain, Laval et compagnie, dont le goudronnent est approuvé du Vatican et va opprimer le divorce.Je mets au défi M.Goyer de prouver qu il dit U vérité en insinuant que le gouvernement de Vichy jouit de l’investiture du Saint-Siège.Quant au divorce.M.‘étain est mal placé pour le combattre, ‘Près en avoir profité pour épouser une remme divorcée.C* n’est pas pour écouter de pareilles emeubrations que nous payons des taxes fri- nos postes de radio.h est absolument inadmissible que Kadio-Canada, la radio d’Etat, prête ses à la propagande nazie ou fasciste, ,, u que le Canada s’arme et que ses 115 tombent en luttant contre ces doc-nn« pernicieuses.Et quand Radio-Canada laisse parler f a Erance sur son réseau, pourquoi n’y ^mettre que les partisans aveugles d’un pseudo-jouvernement anticonstitutionnel et jUI cJ?‘l»bore av*c l’ennemi, et en exclure '' français libres, fussent-ils éminents ?r démocrate, oui ou non, à s.ü F ) J.L B, Un grand écrivain français, d’une renommée mondiale, qui s’est affirmé comme un des grands penseurs de l'époque aussi bier.que comme l'un des maîtres de son art, est de passage à Montréal.Aussitôt, un auteur dramatique de troisième ordre, fabricant de sketches en série, qui s'est amusé jadis à former équipe avec un "artiste” de burlesque pour imiter Pills et Tabet, l’insulte bassement et bêtement dans une feuille infecte, vouée au culte de l’admiration réciproque et aux louanges à tant la ligne .Selon ce plumitif, le célèbre romancier abuserait du “moi".On admettra qu il serait assez autorisé à le faire après avoir fourni autant de preuve qu il la fait de sa haute intelligence et de soq grand ialcnt.Mais, au surplus, s’il se situe lui-même au rang qui lui revient, il le fait avec franchise.Ce n’est pas comme un détracteur qui, sous quatre ou cinq pseudonymes différents, passe son temps à se promener de l'encens sous les narines dans une feuille à sa dévotion.A bon entendeur, salut ! E.-Ch.H.L’école du génie M.Duplessis se prononce nettement contre la réforme de l’enseignement.Nos écoles sont d’après lui parfaites, et à la perfection on ne peut rien ajouter, n'est-ce pas ?Il en serait, dit-il.la preuve vivante.Pourquoi changer un système d'éducation capable de produire des spécimens de son acabit ?Maurice est content de lui.Ce n’est pas une marque d’intelligence que d'être satisfait à si bon compte, J.L B, Attention, Maurice! C’Mf un pmM» qu! méfie Mrs.Notes sur Jules Romain Proust, qui «’était trouve à même de juger do l’uné et de l’autre, disait qu'auprèe de l’amabilité d’uu grand artiste, l’affabilité d’un grand sei-gAur, si charmante soit-elle, a l’air d’un jeu d’acteur, d’une simulation.L’un cherche à plaire; l’autre aime à donner, à se donner.Tout ce que l’artiste possède, idées, oeuvres, et le reste, qu’il compte pour bien moins, qu’il est prêt à le donner avec joie à qui le comprenne! Y'oilà à quoi, invinciblement, je songeais en rencontrant Jules Romains, en causant avec lui; en éprouvant la sympathie de son accueil, la cordialité de sa conversation.Pour ceux qui ont tenté de le pénétrer — ceux qui ont recherché dans «ou oeuvre autre chose qu'une distraction littéraire — Romains est plus qu’un très grand écrivain universellement renommé: c’est l'incarnation d’uno idée, un vivant symbole.L’image même de son pays, qui voulut, dans un monde où tous sacrifiaient au culte brutal de la Force, vivre encore pour l’Art et servir l'Esprit, Romains a placé au-dessus de tout — au mépris d’inéluctables réalités qui de toutes parts le sollicitaient — le dévouement à une cause grande, noble entre lotîtes f ia Paix.Toute son énergie, un art unique, «a vaste érudition — et les relations puissantes que lui créèrent la gloire de l’écrivain et la haute probité de l'homme — Jules Romains employa tout cela à sauver la paix du monde.Mais il n’a point trouvé autant qu’il l'aurait dû d’hommes de bonne volonté .La guerre est revenue .Faut-il blâmer H o m a i n s d’avoir échoué?Il est coupable, comme le fut la France, d’avoir cru l’humanité nioin.s méchante et moins bête qu’elle ne l’est.Une fois encore s’est écroule le vaste rêve d’entente et de bonheur universels qu’avait conçu le poète de lHomme blanc ., .# * • Quand ou voit Job's Romains, ou ne peut qu’approuver Louis Farigoulc du choix de son nom de plume, (.‘est l'un de ces purs t\pe* latins comme il s'en retrouve dans le midi «le la France.Son grand profil ccsarien pourrait être, «ciublc-t-il, d'un empereur de Rome.L'écrivain révèle, en sou oeuvre, deux tendances qu'il paraît d abord difficile de concifier: l’Ordre parfait par l’Autorité, que l'on trouve dans le Dictateur; l'Individualisme exacerbé, opprimé par la Société dont il sc seul prisonnier, que l’on découvre chez Jean le Maufranc entre tant d’autres .Luc grande théorie, jetée comme un pont entre ce* deux tendance*: l'I nanimi-mc.LTnanimveine où viennent harmonieusement se fondre tous le» Individualismes distinct* et niultiph» .l.’l nanimi«me nui assure, s’il est réalisé, l’Ordre parfait, du consentement général, absolu unanime de tous les Individualismes sublimes • • « Si l’on considère un autre aspect de son oeuvre, Jules Romains est le grand romantique de notre époque.Ce n’est pas lui qui tentera jamais de réduire l’Histoire au simple jeu de fjuelques lois dont le cours invn riablc peut être déduit par un quelconque professeur de sociologie, rcr- sonne ne s’écarte davantage de cette théorie chère à certains groupes socialistes d’avant-guerre — de l’avant-guerre des Hommes de bonne volonté ., .Sampeyre faisant à Clanricaril des exposés lumineux autant que simplistes sur la situation politique en Europe et pronostiquant ce qui en doit résulter .Sampeyre n'incarne-t-iI pas toute cette “école”?Romains, lui, conserve toujours au facteur humain toute son importance.11 croit ferme à l'action profonde que peut cxerc r sur la marche des événements une forte personnalité.Nous vivons, dit-il, en plein romantisme.Ceux qui mènent les grands Etals européens ont recours sans cesse aux plus étonnants coups d’uu-dace, certains qu’ils sont que les gens n’y voudront point croire, n’imaginant pas que de telles eliosçs soient encore possibles .Oit constate, à Ta"~iccturc de^ëorf grand roman, combien il est pénétré de ce principe.* • » Pourquoi Jules Romains n’élait-il encore jamais venu à Montréal?Parce qu’on ne l’y avait jamais invité.Le Canada français, hospitalier aux délégués cacochymes d’une Académie périmée, a négligé de convier le grand écrivain dont le génie vigoureux était reconnu à Prague et à Bucarest aussi bien qu'à Paris.Multipliant les courbettes aux l-ouis Bertrand et aux Henry Bordeaux, la deuxieme ville française du monde ignorait celui dont Budapest et \ arsovic sc disputaient la présence , .Et pourtant, comme il avait de svmpatliir pour nous, cet artiste de réputation internationale que nous faisions mine de dédaigner! A une époque où l’on ne savait de nous en frame rien ou bien peu — avant la Crande (.lierre — Jules Romains avait »-u la curiosité de lire de nos auteurs.I munir il regrettait de trouver *i déteinte», si affligeantes, nos production* littéraires! Il ne comprenait |>.t durant cetto même ¦oison de eon début elle donna six concerte à Vienne.Puis elle fit un tour d’Europe.Elle n'avalt pas vingt aos lorsqu'elle> vint à New York pour la première fols.Morlni débuta en Amériqu» à Carnegie Hall avec l’orchestre Philharmonique de New York, sous la direction d’Arthur Bodansky.A ce concert elle joue trois Concertos.Comme en Europi ¦on succès fut très grand.Elle dut paraître en récital à New York seulement, quatre fois en moins de six semaines.Après deux ans de eéjour eux Etats-Unis elle retourna en Europe et y demeura sept années pendant lesquelles elle r.» recueillit que dee lauriers.Puis elle revint en Amérique où elle retrouva une armée d'admirateurs qui ne l'avaient pu oubliée.L’Angleterre, l’Allemagne, la Russie, l'Autriche et l’Australie ont applaudi cette grande artiste à maintes reprisn et les membres du Ladles Morning Musical Club peuvent être assurés d’assister à l’un des plu» beaux concerts de la saison musicale en venant écouter Eric* Morlni jeudi prochain au Rltz-Carlton.On est prié de noter que ce concert aura lieu à 3 heures de l'après-midi.Le programme qu’interpréteront Mil» Erika Morlni, violoniste et M.Max banner,, pianiste, est le suivant: Sonate en ré majeur, de Vivaldi-Reeplghi; Concert» en le majeur de Mozart; Danse hongroise, la mineur, une valse, ue Brahms; C&prict de Kreutzer - Kaufmann ; Habanera di Ravel; Fantalzle de Moite (pour la cordi de sel seulement) de Paganini.Demande de délai pour le service militaire —Di>__aalt-.qu'il n’v a pas d'exemption, quant au service militaire de 30 jours, mais les Intéressés peuvent éventuellement demander tin délai s'ils ont du raisons sérieuses.En prévision de 1* deuxième période d’entrainement militaire qui commencera Je 22 novembre, ceux qui veulent demander un délai sont priés de noter qu'lia doivent présenter leur demande au plus tard huit jour* après la date inscrite sur l’avis de mobilisation qu'ils ont reçu.On doit en outre adresser ces demandes de délai au régialralre de division seulement — et non à Ottawa — en trlplicats, et y inscrire son nom, son adresse, «o» âge, le numéro de son avis de mobilisation, le nom et le numéro dù district êleo-toral, son occupation, la période d'entrainement que l'on suggère de préférence s celle pour laquelle on a été convoqué *'¦ enfin les raisons qui motivent cetts demande.Les demandes adressées au réglstralrt plus de huit jours après la date figurant sur l’avis de mobilisation ne seront P*» considérées.MAIS PAS AUSSI GRANDIOSE la VALEUR, WMê • Ne payes pas une qualité supérieure, plus cher, û riche et moelleuse saveur du vin Bran vin Rouge ou Blanc est vôtre sans qu’il vous en coûte plus.JORDAN WINES (Ossbtc) LTD., Montrés!, Qus.fVoduûcnl duzti U/amcux Pono « ShcTr/'Owücr.gc" LA MEILLEURE 11 fi U " .VALEUR ENV111 AU CANADA ttgHgH Montréal, samedi 16 novembre 1940* LE JOUR Page 3 UES SPECTACLES BILLET Et après.L’infatigable Charles Goulet qjI ne connaît pas Charles Goulet, rtafatliable codirecteur dès Variétés I VriQues ?Inutile d'écrire une longue ëîofraphi*- D’ailleurs, sa biographie e«t-°"*ûue ion ne l'écrit pas soi-mème tous f* tours de sa vie?Charles est né, à Utse le 4 avril lô02- Au Cftnada- a li« de I ans et naturalisé à 19, Charles Goulet est Canadien et par l’intérêt qu’il norte à l’art canadien et à tout ce qui „t cher nous.D’ailleurs, ses oeuvres .ont bien de notre pays pulaqu’à travers toute une carrière dans le chant et la musique il a réalisé les mots de sir Georges Etienne Cartier: le Canadien „t doux, poli, galant, hospitalier II man-oue un mot à cette aimable nomenclature ; travailleur.En effet, Charles Goulet est un traceur.C’est un truc à lui, mais il ne réussit qu’à ceux qui veulent arriver en tout.Si Charles Goulet a réussi il doit ,es succès à un peu de chance, à beaucoup de talent et à une énorme quantité de travail.Il a fait ses études en partie *u Canada et en partie en Europe, surtout en Belgique.Il a trouvé le temps dètre baryton à l’Opéra Comique du Théâtre Royal de Liège .et même assistant chef d’orchestre.Cet emploi, le tient-ll d’une heureuse hérédité oui.sans doute puisque son père, M.Jean Goulet, est professeur et chef d’orchestre.Rentré au Canada, il s’est remis au travail.Il a décroché son doctorat en musique de l’Université de Montréal, tout en dirigeant les Disciples de Masse-net (dont il est le fondateur) la chorale Saint-Louis de France, les Variétés Lyriques où il s'occupe de tout.Dans La Mascotte, la joyeuse opérette 4’Audran, qui prend l’affiche aux Variétés Lyriques Jeudi prochain, le 21 novembre, on sera à même de juger des talents de comédien de Charles Goulet.G y Incarne en effet le bon roi Laurent XVII qui a constamment à se plaindre le sa "veine de roi”.M.Goulet est entouré de toutes les vedettes de la troupe: Lionel Daurials, Marthe Lapointe, Roland Gravel et Irène Trudeau, qui fait i& rentrée après une longue absence de A scène lyrique.Au M.R.T.Français Les abonnés du MRT français sont priés de prendre note que la pièce "Mademoiselle Josette, ma femme’’, qui devait être jouée de jeudi à lundi prochains, sera donnée les 21,23,24, novembre en soirée et les 23, 24 en matinée.Les abonnés n’auront qu'à réclamer leurs billets comme à l’ordinaire."Mademoiselle Josette, ma femme” est une comédie en quatre actes de Paul Gavault et Robert Charvay.C’est une oeuvre d’une fantaisie mirobolante.On y suit les aventures d'une jeune fille qui a épousé son parrain et qui quand même se nomme Mademoiselle.C'est de l’humour sans restreinte, de l'originalité sans fredn et un comique débridé.Cette pièce a, pour l’interpréter, une distribution puissante.En vedette, on retrouvera au théâtre Olivette Thibault, la plus amusante de nos jeunos comédiennes et Henri Poitras, dont les rôles au théâtre et à la radio sont si fouHIés.Pour entourer ces excellents artistes, notons les noms de Jcannot Cadleux, J.-L.Gagnon, Denis Drouin, Gédéon Paquette, Mmes Madeleine Cardin, Camllienne Séguin, Eugénie Vertcuil, Muriel Guilbault, et Yvette Brind’Amour.la mise en scène est d'Henri Poitras.Une fine comédie, une distribution forte, une bonne soirée à passer.Pour informations et location s'adresser au MRT français, salle Salnt-Sulpice, rue St-Denis, MA.3937.Chaplin dans “The Great Dictator 99 Le film est une satire terrible.Pas d’erreur possible : Chaplin c'est Hitler, et Jack Oakie, c'est Mussolini.Ceci établi, nous laissons libre cours à ces deux artls-tes, qui ne se gênent pas du tout pour copier et ridiculiser les tics e-t manies de ces deux maniaques internationaux.Le fire qui en résulte cst-il spontané, nn-goiisé.inquiétant ?.Cela, c’est une autre histoire.L’histoire est assez simple.Un modeste “rbier du ghetto a perdu la mémoire .»nr ^¦« • .Stef recouvre qu'après l’avènement de Hynkel (Hitler), et comme le petit Juif du Ghetto ressemble au dictateur, il se trouve engagé de très près dans les événements qui troublent le pays.Les doux personnages sont ainsi rapprochés, et meme à la fin, il succède, pour un moment, au dictateur.Il en profite pour «ire tout son dégoût des méthodes de CINEMA* PARIS 4e et demltre semaine Danielle Darrieux .dsns “BATTEMENT I)E COEUR” ivec André - Claude Dauphin IT-DEnil SAMEDI CRBV HENRI MORLRM ROLLnn UttSi&i* force et son espoir en la bonté.Le film se termine alors, niais l'on sait que le petit barbier n’auia réussi qu'a soulever la haine d'un monde aveugle.Aux côtés de Chaplin, Jack Oakie fait une composition intéressante du dictateur Napaloni, le partenaire de l'Axe, Paulette Goddard excelle aussi dans le rôle d'une jeune fille du ghetto.La saison lyrique à New York Comme chaque année à pareille époque, l'Opéra Metropolitan annonce le programme de la nouvelle saison et à défaut de grands ouvrages nouveaux on reprendra et le répertoire préféré de l'élite et de la masse, aussi Nous notons avec beaucoup de satisfaction quo les compositions françaises seront plus copieusement représentées grâce aux artistes qui les défendront en tète de laquelle brillera la cantatrice, Germaine Lubin dont j’ai annoncé l’engagement dans une lettre précédente.Mme Lily Pons, et MM.Raoul Jobln et le revenant Léon Rothier formeront un trio d’éléments compétents pour interpréter généreusement les oeuvres françaises.La saison sera inaugurée le 2 décembre avec le Bal Masqué de Verdi et se terminera le 27 mars, après 16 semaines de représentations.Le répertoire français comprendra : Samson et Dalila, Carmen, Louise, Péiéas et Mélisande, Lukmé, Faust, Roméo et Juliette, Manon, Thaïs, Mignon, tandis que les ouvrages transalpins se composeront de Don Pasqualc, La Fille du Régiment (Donizetti) Lucia, Pagliaccl, CaValeria, l’Amore dei Trere, La Gloconda, Gianni Schicchi, La Bohème, Mme Butterfly, La Tosca, Le Barbier, Aida, Fal-staff, Le Trouvère, La Forza del Destino, La Traviata, Otello, Rlgolctto, Simon Boccanegra et le Bal Masqué, déjà cité plus haut.Comme on devait s’y attendre tous les drames musicaux de Wagner seront affichés et Richard Strauss sera représenté par le Chevalier à la Rose, Elektra et Salome.Nous entendrons encore Fidello (Bee-thovenT Alceste et Orphéo de Gluck, Hacnsel et Graetel (Humperdinck), Boris Godunoff, Le Coq d'Or (Rimsky-Kor-sakoff), Don Juan et Les Noces de Figaro, La Fiancée vendus (Smetana) et enfin les Américains auront une place d'honneur avec "The Man Without a Country", (Walter Damrosch), et Amelia Goes to the Ball (Ménotti).Le personnel artistique aussi forain une légion mais Je me contenterai de citer seulement les importants, en dehors des précités; Linda Albanese, Joséphine Antoine, Rose Banipton, Suzanne Fisher, Kirsten Fiigstad, Dusolina Gianninl, Irene Jcssner, Helen Jepson, Marjorie Lawrence.Lotte Lehmann, Zinka Mi)a-nou, Grace Moore, Jarmlla Novotna, Rose Pauly, Hilde Rcggiani, Elisabeth Reth-bnrg, Stella Roman, Bldu Sayao, Eleanor Stieber, Crete Stueckgold, Helen Trau-bel, Karin Branzell, Bruna Castagna, Rise Stevens, Gladys Swarthout, Kerstln Thorborg, Elsa Zebranska, Paul Althouse, Jussi Bjocrling, Arthur Carron, Richard Crooks, Charles Hackett, Frederick ïagel, Charles Kuliman, René Maison, Giovanni Martinelli, Nino Martini, Lauriz Melchior, Armand Tokatyan, Joel Berglund, Richard Bonelll, John Brownlee, Arthur Kent, Mack Harell, Carlo Morelll, Friedrich Schorr, Alexander Sued, John Charles Thomas, Lawrence Tibbett, Leonard Warren, Robert Weede, Francesco Valentino, S.Baccalonl, Norman Cordon, John Guincy, Alexander Kipnis, Virgilio Laz-zaïi, Emanuel List, Nicola Moscona et Ezio Plnza.Chefs d'orchestre en représentation : MM, Bruno Walter et Italo Montcmezzi; chefs d’orchestre permanents : Erich Lelnsdorf, Ettore Panizza, Gennaro Papi, Wilfred-«Pelletier, Karl Riedel et Frank St-Léger.La saison s'annonce Intéressante, Joseph de VALDOR (*n forge un monde dans la haine.Le feu riolent de l'envie consun e le* Amer.des damnés, ht les damnés veulent remonter vers l'Olympe, où la lumière des dieux condamne les ténèbres.1 out front qui porte le sceau de la grandeur humaine reçoit, en ecs jours de fièvre, l.e crachat des nains.Coalisés pour détruire ceux qui humilient leur courte taille.C’est F heure où il est nécessaire de sc faire petit, de disparaître dans les catacombes.Afin de ne pas offrir, au regard des médiocrités fielleuses, Une cible à l’insulte.La haine s'en ira, en une nuée de suie, que le vent dis/tersera aux quatre coins du globe, ht tout ce qui est grand reparaîtra dans la clarté du matin nout'caii.On reforgera le monde dans Féternel amour.J.-C1».H.A L’AFFICHE LES AILES Vente de charité au profit de l'Oeuvre de la Soupe.Tout Montréal parle de la grande vente de charité qui aura lieu les 19, 20 et 21 novembre, après-midi et soirée, dans la grande salle de la bibliothèque St-Sulpice.Cette salle, qui n'a pas sprvi depuis longtemps, sera rafraîchie et parée pour la __T » fô*n rlo fharité auralieu.sous le vocable "LES AILES” et la devise des organisatrices, tirée de l’oeuvre d’Edmond Rostand, sera : “Il est temps de chanter le Cantique de l’Aile; L’homme n’a peur de rien." Puisque les ailes anglaises nous permettent d’espérer ia victoire, n'est-il pas juste que nous songions à nous inspirer, dans notre humble travail, de leur héroïsme magnifique.Des dames et des Jeunes filles, vendeuses bénévoles, offriront aux visiteurs des articles de tout genre et à portée de toutes les bourses.Cette vente de charité donne à tous l’occasion de choisir des cadeaux de Noël tout en procurant aux déshérités de la vie un peu de confort et de joie.Venez en grand nombre à la salle St-Sulpice les 19, 20 et 21 novembre.The Montreal Orchestra Clirf il'(>rrhe»(re Douglas Clarke Dimanche, 17 novembre à 3 li.15 p.m.Théâtre HIS MAJESTY’S Symphonie No 1 Brahms NnlUlè! MARIA MAROVA Mipratn.Prixi 40.-.fl7«\ 05r.*1.3».*2.19 ONZIEME SAISON MONTREAL Capitol: "Too Many Girls"; "Men Against the 8ky".Impérial : “Sea Hawk"; “You're not so Tough".Loew’s: "North West Mounted Police", 4e et dernière semaine Palace: "Strike up the Band”.Princess: "The Ramparts we Watch”; "Baptism of Fire”; "Mexican Spitfire out Weat".Or photon: “The Great Dictator”.2e semaine.Cinéma de Paris: "Battement de Coeur” 4e semaine.Saint-Denis: "Le Maître de Forges”; "Monsieur 8ans-Géne".Beaubien: "Sldl Brahim"; "Jean la Houlette”.Electra: sam., à mar.: "Isle of Destiny” "Bill of Divorcement"; "Boys of the City”; mer., à ven.: “Nord Atlantique"; Mayerllng".* * * QUEBEC Cinéma de Paris: “Les Otages”; "La Vcau Gras".Canadien: LA POUNE; "L’Epervler"; "Un Fichu Métier".Victoria: "Il est Charmant”; Une Poule sur un Mur".Palais Montcalm: VICTOR FRANCEN, les 18, 19 novembre, • •••••• “Le Maître de forges” (mm SAINT-DENI») Après avoir servi (le décor au brillant succès de la série de représentations de Victor Frnncen, le Saint-Denis revient nu film français et nous présente à cette occasion un des films qui ont obtenu le plus de succès de tous les temps, et qui peut être ti juste titre considéré comme un "classique" du cinéma- Il s'agit du "Mattro de Forges”.("est l’adaptation cinématographique d’un mélodrame.D'accord.Mais on u si bien rajeuni la pièce on l'a si habilement transposée dans le domaine du film, qu'il s'agit Kl d’une oeuvre (t chaux et a sable, capable de résister â toutes les critiquas et de s'imposer par une valeur Indiscutable.Le Jeu admirable de Qaby Morlay, d'ilcnrl itollan, de Léon Belllérna et de Christiane Delyne suffit d’ailleurs & assurer le euccès de l'oeuvre do Georges Oh net.Noup en publions Ici le scénario.Mais est-ce vraiment nécessaire?Tout le inonde le connaît: Claire de Beaulieu aime In Duc do 1311-gny, son cousin, qui doit l'épouser.Mala un lour, lu Duc apprend que lu famille de Beaulieu est suliltrinent ruinée.N'épousant Claire dp Beaulieu que ;our sa dot, il préfère dans les clrconstamceo, épouser Mademoiselle Moulinet, compagne de couvent d« Claire, et flllo d'un ancien épicier, pourvue d'une grosse fortune.Un apprenant le imirlago de celui qu'ei.'ç aune aveu Mademoiselle Moulinet, Claire, par dépit, accepte In main du Maître de Forges, i’hlllppe Derblay, qu'elle n'aime pas.Le dissentiment entre les époux dure jusqu'au Jour oft pour venger son.honneur et celui de su femme, i’hlllppe accepte un duel avec le Duc (le Bllgny.Claire se Jette entre eux et est hleesée.Guérie, elle reconnaît toute ta délicatesse de son mari et se met à l'aimer comme il mérite de l'être.Comme attraction supplémentaire, on présentera "Monsieur Hans-Gêne”, une amusante comédie ' avec le fantulslste Fernand Gravey, entouré de Jossellne Gaül, Dranem, Jim Gerald et Aqulslupuce.“Battement de Coeur'', en 4c semaine (¦M CINEMA DK l'AIIIS) Le film "Battement de Coeur” est conservé A l'affiche une 4e semaine.C'est assez dire le succès de Ja Jolie Danielle Darrieux qui dans ce film fait miroiter toutes les facettes de sou merveilleux talent.Remarquez que nous sommes en pleine fantaisie comique et l'on verra jusqu'à quel point lorsqu'on entendra Danielle dire: "Je suis forcée de voler pour demeurer honnête ’.C'est le point de départ du film qui par la suite accumulera les -Situation» Je» nias Inattendues pour io_ plus gTutid plaisir ries spectateurs.Aux côtés de Danielle Darrieux nous voyons évoluer Claude Dauphin, André Lug uct, Jeun Tlasler, Junlo Aster, .Saturnin Fabre, Carette."Battement de Coeur" est une réelle réussite et Danielle Darrieux n'a jamais été atfcsl gentille, aussi prlmesautlère et plus espiègle.Elle est le bout en train du film et en assure le succès pour longtemps A venir, ?* ?“North W est Mounted Police”, en 4e semaine (su I.OEIV'S) "North West Mounted Police”, A l'affiche du cinéma l»oew's en 4e semaine, est un hommage rendu A la valeur et A la bravoure de nos fameux "Mountles", dont la réputation est Internationale.Ce film dirigé par le fameux metteur en scène Cecil B.DeMJIle, ne pouvait tomber entre meilleures maJns.DeMlile est reconnu pour les films A succès qu'il a toujours présentés au public, il s'est entouré de vedette* des mieux connues a Hollywood, Gary Cooper, Madeleine Car-roll, Paulette Goddard, Preston Foster, Robert Preston, Akim Tamlroff, Lynne Overman, George Bancroft et Lon Chaney Jr.C'est la première fols que le célèbre directeur présente un film entièrement en couleurs.La photographie est excellente et le tout constitue un spectacle merveilleux.I.e scénario raconte la rébellion des Métis, qui rencontrèrent sur leur chemin la Gendarmerie royale et Ranger du Texas.Deux histoires d'amour s'ajoutent A ce récit, celle du ranger ave; une garde-malade canadienne, et celle d'un officier de la Gendarmerie avec une Jeune Indienne.SALLE SAINT-SULPICE présente “Mademoiselle Josette, ma femme” Comédie en quatre actes avec Olivette 1 hibault et Henri Poitras En soirée: les 21, 23.24 novembre En matinée: Je* 23, 24 novembre Trix: Matinée: 25e, 35c, 50c — Soirée: 30e, 40e.«Oc Ed.ARCHAMBAULT - MA.6201 — M.R.T.FRANÇAIS • MA.3937 CONCERTS Symphoniques Auditorium PLATEAU 19 novembre à 8.45 p.m.Chef d'orchestre DESIRE DEFAUW folisle ARTUR RUBINSTEIN pianiste Billets »n sente A l'HAtel M lintsor seulement.Il n'y nom pas de billets tendus nu Platenu Ch.210 - Hotel Windsor - LA.«0.17 LES CONCERTS Heureuse initiative Les Festivals de SHERBROOKE Cinéma de Farts: "Pièges"; L’Ecole des Resquilleurs”.TROIS-RIVIERES* Cinéma de Paris: 'Terre d'Angoiae"; "Le Fantôme".Capitol: "VICTOR FRANCEN", les 20, 21 novembre.ST-HYACINTHE* Corona: "Le Charme de la Bohême”; "Une Femme par Intérim".ST-JEROME* Hex: "Menaces"; Groy contre X", THEATRES* ET CONCERTS His Majesty's : Montreal Orchestra, le 17 novembre.Auditorium du Flateau : Les Concerts Symphoniques, le 19 novembre.Monument National : Les Variétés Lyrique* présentent: "LA MASCOTTE" les 21, 22, 23, 24 novembre.Salle Salnt-Sulpice: Le MRT Français présente: "Mademoiselle Josette, ma Femme”, les 21, 23, 24 novembre.Arcade: Les Comédiens Associés présentent: "BEAUTE", semaine du 30 novembre.• •#•••• “Strike Up The Hand' (AU PALACE) Le dynamique Mickey Rooney et la délicieuse Judy Garland nous reviennent dan* le présent Him, "Strike Up the Band” qui parait sur nos écran* un an après "Babe* in Arma” est un autre ehef d'oeuvre dan* son genre.Rien n'a été ménagé pour ré-hau**er la valeur do spectacle de la pré-lente production.En plu* de» même» principaux acteur* que dan* le premier film, !o producteur Freed et le directeur Berkeley *ont aussi les même*.June prelasor et Ann Shoemaker font partie de la distribution, ainsi que plusieurs autre* acteu-rs.Une Intrigue amoureuse *e développe entre Mickey et Judy et la Jeune Aile fait tout *on possible pour que l’orbhestre dirigé par Mickey puisne *e rendre A Chicago ne faire entendre A une audition devant Paul Whiteman.M.Whiteman parait A l'èeran dans le rôle d'un chef d'or-ohestre et de conseiller, et finalement :omma héros lorsqu'il accorde & Torches* tic de Iloonoy Le premier prix dan» un eoneour*.Les directeur* n'ont pas ménagé pon plu* le cAté dramatique de certaine» situations, Il y a d'abord le* moments poignant* qui surviennent lorsque la mère de Mickey veut qu II (kvlenne médecin mal* ou le Jeune homme cjéslre continuer une carrière musicale: la maladie d'un ami qui vient presque détruire des plans C-ohaffnudé* depuis longtemps, etc, VollA donc un film qui ne peut manquer de plulre.Jeunes et vieux puiseront au spectacle de "Strike Up the Baud'' des moment* de profitable détente.En plus d* ce film, la direction du cinéma palace présente de* actualité» el quelque* sujets courts toujours de» plus Intéressants.?* * “Too Many Girls” (AU CAPITOL) Vokl une eotnAdle musicale qui ne peut manquer d'obtenir de »uocé*."Too Many Girt*” compte dabs *a distribution d'excel.lents Interprètes tel* quo Lucille Ball, Rbduird Carleton, Ann Miller, Trances Langford et plusieurs autres.Ce spectacle qui obtint déJA des seclsmatlon» sur le Broadway est encore beaucoup mieux A l'écran.I*i musique est vivante, le dialogue brillant, les danses sensationnelle» et le» décors magnifique».Lucille Bai! interprète le rfde d'une hérltlèro excentrique et RMiard Carlson est une étoile de rugby.L’histoire est rcJU-cl : Les langue* vont bon train lorsque la fi Me d'un mMllouonlre »’onregl*tra su collège de Pottawatomie, une Institution légendaire située au milieu d'un désert, et où les Jeune» fille* dépassent de beaucoup eu nombre le» homme».Quatre u couvert de 1 Into- des Concerts-Causeries Pour la troisième foU le* ami» des Concerts Symphonique» se réunissaient, mardi noir à l’Hôtil Windsor, pour entendre commenter le* oeuvtea musicale» qui doivent être jouées lors du prochain concert.Ce» concerts-causeries, puisque se sont à la fols des concerts et des causeries, nous font entendre 1m oeuvre* sur disques et un commentateur le» explique & l'aide du piano, avant et pendant l’Interprétation.Ce commentateur n’était autre que l’éminent chef d’orchestre belge M.Désiré Defauw.qui s'exécuta complaisamment avec une conviction et un enthouslaamo communicatifs.Une foule trop nombreuse pour l'exiguïté du Baton Prince de Galles a écouté avec silence et recueillement, dans une ambiance 'qu’on n'a pas toujours aux concerts, les pièce» annoncées au programme et les intéressants commentaires de M.Defauw.Après l'Ouverture d'Egmont de Beetho.ven el le Concerto No 2 en si bémol majeur do Brahms, une intermission de dix minute» fut cependant bien opportune pour permettra à l'auditoire de se rafraîchir de l'atmosphère étouffante du petit talon.Dana la deuxième partie du programme, on étudia de Wagner ”L»« Murmure» de la Forêt” (Siegfried) "Le Voyage du Rhin" et "La Marche Funèbre" (Crépuscule des Dieux), et i’Ouverturc de» "Maître» -Chanteurs." Voilà uns autre mervellleua» Inktatlve de» Concert» Symphonique» de Montréal, qui mérite beaucoup d’attention et de sympathie.La belle musique est maintenant établie chez nous dans toute» »e« formes et dan» toute sa hiérarchie.Tou-Jour» «ou» leur» au»plce», noua avon» le» Matinée» Symphoniques qui «ont de» cours d'initiation à la musique pour la Jeunesse, pul» ce» concert»-cau»«rle» qui sont une excellente et très utile préparation à l’Intelligence des concert», et finalement, le» Concert» Symphonique» où la musique triomphe dan» toute son apothéose.Maurice BOULIANNE.gnlto, «ervent de garde du corps * la jeune fille du millionnaire afin de i’cmpècher de faire de* béllsc*.T/e* Jeunes garçon* annt supposé* avoir abandonné leur carrière, pour s'adonner activement h leur nouvel emploi.Ils ne «ont pu* «apposé* non plu* avoir d aventure» «entlmentale*.Mal* ce* règlement* «ont bien «évère* et bientôt céda le» conduira A de* situation* difficile».Neuf Jolie* chanson* et quatre routine* tie dan».; »ur le terrain de Tlnatltullon ainsi que quelque» numéro* spéciaux «ont heureusement Intercalés dan* le film.C'est donc un spectacle entraînant et gui qu'il «era donné aux cinéphile* de voir, en *o rendant à la représ.-ntation de ce film.En plu* de "Too Muny Girls’.Il y a un autre film au programme Intitulé "Men Against the Sky".?“The Ham part We ffatch” (AU I'll IN CESS) "The Rampart We Watch” n'esl pa* .seulement un spectacle cinématographique, c’v*t i>xtériorl»atU>n d*-* sentiment* d’un peuple qui sali *e défendre lorsque *a propriété ia pîu* chère est mcria'jéè, en l'occurence ses liberté*.Le producteur de cette pellicule.M.Loul* de Rontiemont, attaché aux magazine* Time Life et au March ol Time, a !a!**é de côté toute forme conventionnelle de cinéma pour présenter de l’Inédit.!>•• quelque 1,400 personnage* qui paraissent au long du film sont véritablement dan» la vie ce qu’il* incarnent .1 l’écran.L'histoire *e situe dan* une petite ville *>-m-b.able \ tant d'autre* où le* réaction* aux événement» sont le* même* que partout.L'absence d'acteur* conventionné I*.de truc* cinématographique* donnent A "Th- Rampart We Watch” un cachet, une qualité de réalisme qui n'auraient pu être obtenu* autrement.Et malgré tout, le» élément* dramatique* re**ortent dan* toute leur force.L’histoire ra-onte comment un peuple »e décide A la guerre, après en être venu A la cor.- ;*lon que le seul fait de croire en un Idéal n'en pa* suffisant mal» qu'il faut lutter pour > conserver.Dan* cette production -st Interca.îé le filin Intitulé: ' Ba/ptiHtn Of Fire1.Ce fameux film nazi qui fut tal»l par le» Anglais ajoute une note d'imprévu au spectacle car c'est la pellicule qu'employaient le* Allemand* eux-mé-rne* pour effrayer leur» ennemi* avant l'invasion.Une multitude de pr.j-e* de vue* tournée» R y a quelque v;ngt-"inq an» rendent témoignage à la répétition de l'histoire Le* mé-rric* élément» qui concoururent 4 la déclaration de la première Grande Guerre furent mis en cauee pour la deuxième.En plu* de ce premier film, .a direction du cinéma Prim»-»» pré-e-nte «n program-iu« double "Mexican Spitfire out Weal"» Au Montreal Orchestra Au prochain concert du Montreal Orcheatra qui aura lieu 1« dimanche, 17 novembre prochain à 3 heure» 18 de l'aprèa-midl, l’arilat* invitée eat Maria M&rovn, aoprano.Mlle Mnrova Mt une artbite bien connut) de» concert» européen» car elle s'cet fait entendre mainte fois à Londres et à Pari».La critique du Time» de Londres s’exprime en oe» termes : "8a voix est toute de coloris, naturellement expressive et sure.Bon expression de» chanson» de Fauré est habilement suggéré par des contrastes dynamique» et la qualité du ton.Dan» Tchaikovsky, «Ile sait donner la note exacte d'ardeur de tempérament et «on art vocal «e révèle dan» Mou«»org-sky." Le Figaro do Pari» : “Maria Marova offre un programme en divers langue» qui sont aussi aisée» et réelles que sa voix magnifique et son profond sentimont de musicienne." Maria Marova n'est pu très connue encore en Amérique, mais le» ouccès qu’elle a obtenu» en Europe sont une garantie de» succès qu'elle saura conquérir en notre pays.Le» amateur» de belle musique et de beau chant trouveront sûrement aq prochain concert de quoi passer une merveilleuse après-midi.Les pièces présentées au prochain concert du Montreal Orchestra sont les suivantes : Ouverture Carnaval, de Dvorak; Aria de Tatiana, de Eugcn Onegin, Tchaikovski; Chansons interprétée» par 1» soliste Maria Marova; Concerto Brandebourg No 2 en fa de B*ch; Symphonie No 1 en do mineur de Brahms.Ce concert qui aura iiou au théâtre His Majesty's sera le deuxième de la saison.-*- A 8 hres 30 sans faute, au Plateau, mardi soir prochain! Mardi soir prochain, le 19 novembre, M.Désiré Defauw, l’éminent chef d’orchestre belge, dirigera pour la troisième fois consécutive, l’orchestre de la Société des Concerts Symphoniques de Montréal, à l’Auditorium du Plateau.Arthur Ruben etc in, planiste virtuose de renommée Internationale, sera iè sôïïile » ce superbe concert.Volet ie programme substantiel qui sera présenté à ce troisième concert de la saison : L'Ouverture Kgmont de Beethoven; le Concerto No 2 pour piano et orchestre, de Brahms; Im Péri, de Paul Dukas; trois extraits de Siegfried, de Wagner : Murmure» dans la forêt, Voyage au Rhin, et Marche funèbre; pour finir, une autre pièce de Wagner ; Je Prélude aux Maitres-Chjuiteur».On comprend qu’un programme de cette Importance exigera plus de temps qu’il n'est habituel au concert.I» Concerto de Brahms e*t très long, demandant près de 50 minutes pour son exécution.Comme la deuxième partie du concert est radiodiffusée et ne saurait souffrir aucun retard, le» habitué» des Concert» Symphoniques sont prié» d'étre.à leurs siège», à 8 heures 30 très précises, s'il» ne veulent pa» manquer le début du concert.Quand vous êtes à TORONTO Descendez à HOTEL ST.RÉGIS S92, BUE 8IIKRBOURNE RA.4135 en face d* l'église du flarré-Coeur.la seule êgl|«* cathollqu» de lange* française A Toronto.Variétés Lyriques Montréal et la musique de chambre Les programme» d«s six concerts fc être donné» par le Quatuor à corde» McGill sous les auspices de la Société Le» Festivals de Montréal offriront un Intérêt inusité, dû au fait que, â chacun de ce» concert» un artiste invite choisi parmi no» plu» éminents paraîtra tu programme.22 novembre ; Douglaa Clarke.Doyen de la faculté de musique de l'Université McGill.Chef d'orchestre honoraire du Montreal Orcheatra.Eminent planiste, 13 décembre ; Jean Dansereau.Pla* nlete de réputation internationale.Célébrité canadienne qui fut invité à a» fixer à New York où il poursuit una brillant» carrière.13 janvier: Audrey Mlldmay Christie.Soprano lyrique canadienne.Fonda l» fameux Feetival de Gtyndebourns (Angleterre) auquel elle a pris part annuel-' Tient.Bon château où était préaenté I» Feetival sert actuellement d'hôpital militaire.ti janvier: André Mathieu, Pianiste compositeur, a'est vu décerner par In presse européenne le titre de "Mosart canadien".Jouera une do scs eouvres inédites pour piano el quatuor à corde», Il février: Zara Neléova.Violoncellist* canadienne.Fait partie du célèbre tria Nelson applaudi à travers tout» l'Europe.Nelsova remarquable soliste a joué ave» tou» ie» grand» oroh ««très, notamment In "London Symphony", Il mart: Jean-Marie Beaudet.Chef d'orchestre et planlete notoire.Léo-Po! Morin, Planiat» réputé tant en Europe qu'en Amérique, Ce» deux artiste» se feront entendra dan» un choix d’oeuvre» à deux piano» adaptées â un programms d» musique de chamjire.Le soliste du premier concert monsieur Douglas Clarke eat trop connu en notr* ville pour le présenter au public.Eminent chef d'orchestre M.Clarke n'a nagé ni aon temps ni ses sffortx pour développer à Montréal le goût de In belle musique.Peu nombreux sont peut-être, ceux qui savent que Douglas Clark» fut, avant ds devenir chef d'orchestre un dea plue remarquables planistes solistes d’Angleterre.Ici on l’a- déjà entendu avec le London String Quartet et I» Hart House String Quartet.Ces concerts sont offerts à des pria ixtrèmement populaires, Une réduction de cinquante pour cent est alloués aux Hudlants.Pour tous détail» on est prié le s’adresser à l’Hôtel Windsor, Bureau 135, té).: BEIalr 2238.Matinée Symphonique le 16 novembre On voudra bien prendre note que I» prochaine Matinée Symphonique aura lieu aamedl prochain, le 10 novembre.M.Wilfrid Pelletier vient de New ; York tout spécialement à cetto occasion pour diriger l’orchestre et faire les commentaires.On admirera une fol» do plu» son Inlassable dévouement â la cause de la musique chez nous et l’Intérét qu'il porte à ses jeunes amis montréalais, Le» abonné» voudront bien M Itrvir dea billot* du 10, gardant les billets lnufl-Usés du 2 novembre pour la dato — encore à fixer - à laquelle sera remise la Matinée retardée.T NORTH WEST \ MOUNTED P0LIC1 K MAOflÜNI UkHOi ’ IGAW COOm J L0*W 4L__________ » rl S»r»iè*« ¦ MC uni jm - um LA REINE DES OPERETTES CLASSIQUES^ “LA MASCOTTE CHARLES GOULET - MARTHE LAPOINTE LIONEL DA UN A LS - IRENE TRUDEAU 21 - 22 - 23 • 24 NOVEMBRE (EN SOIREE» de 10 lire à 6 hr* - PLateau 9101' B urea u m B i Mj§i I m |9| Page 4 LC JOUR 'Montréal, samedi 16 novembre 1940 À TRAVERS L’ACTUALITE MONDIALE avec Jean Le BRET La guerre italo-grecque >4'» Ifl» 1 11 iiP ; 3 1 1 I i I- C’e*t en Epire, WtAt et monUgneute province du nord-ouetl de la Grèce, qu’Homère titueil l'enfer classique.Un* autre légende veut qu'au* tempi antique* deu* colombe» noire* »e soient envolée* de TKèbe», en Egypte.L’un* alla *e potcr en Libye.l'autre dan* un bosquet à Dodone, en Grèce.Et celle-ci, en grec probablement, recommanda au* pitre* du pay* d’écouter en cet endroit l'orecte de Zeus.Depui* ce jour, de» prêtre* zélé* *e mirent à interpréter le* murmure* de la kn*e dan* le» feuille* et le» branche», et i dispenser moyennant une honnête rétribution de» avi» drvin* toujour* assez ambigu* pour être infaillible*.Ce»t ainsi qu'un jour l’oracle fut con-aullé par un roi-militaire perple*e qui i en allait an guerre ; aprè* ie» rite» d u»age, il fut obligeamment informé que »’il attaquait l’ennemi par le» montagne» d'Epirt, un royaume tomberait.Ain«i encouragé.le belliqueux monarque »e lança dans l’aventure et en perdit son propre royaume.Un oracle a toujour* raiton.Comme notre général, le* Italien* oot attaqué par l’Epire.< _ La guerre italo-grecque paraiuait aux premier* jour* devoir être un coup f**-citte, politique autant que militaire, contre lia peuple faible et désuni.Mai*, après deux semaine* de combat*, le» Grec» font bien mieux que résister, et voici leur front de bataille devenu le plus actif de la lutta gigantesque entre l’Axe et l'Empire britannique.Contre le» meilleure* troupe* d’Italie, le» ber»aglieri aux casques emplumés et même* le* Centaures alpin* de Mussolini.le* pitre* et montagnard* d’Epire, je* fameux evzone» en tutus et babouche* i pompons, tiennent bon avec l'intrépidité de Léonidat aux Iherrno-pyfs*.Neanmoins l'iovaiion italienne n'a nen de la blitzkrieg nazie.On peut *e demander »’il n’y a pas eu, à son retard i *e déclencher, de» rai*on* politique».Le* fasciste» n’atUndraient-il* pas encore que la Grèce s'écroule de frayeur ?D'autre paît, il «t bruit de désaccord entre l’Allemagne et l'Italw parce que Mussolini aurait eu recours aux arme» tant l'atten-liment complet du Fuehrer.Il est certain qu’Hitler n'a pu bougé : tes force» dan» le* Balkan* restent jusqu'ici i l’écart.On seul vaguement que l’attaque italienne a dû déranger de* plan* secrets du Fuehrer, quelque arrangement diplomatique qu’il projetait avec le» Soviet* pour acheter leur neutralité dan* ca poussée ver» l’Orient.D'autre part, Mussolini n’a certe* pa» profité du temps idéal qui favorisa Hitler dan* la campagne de» Pay»-Ba* et de France.Pluie* abondantes et vent» glacé» ont ajouté aux difficulté* naturelles du terrain, faisant déborder le* torrent* et détrempant de* route» déjà précaire».Ce eont là de* condition» défavorables à l’emploi de» force* motorisée» et au ravitaillement par camion*.Mais il n'en est pu moins vrai que les Italiens devaient •'attendre à ce* intempérie* ; elle* n'ont *ur l'Acropole.avsient fait du temple une poudrière que fit »auttr la bombe d'un mercenaire «Ilemind.Cette foi» le» Italien» promettent d’épargner Athene» ; ce ne doit pas etre coruidération purement humanitaire m *ooci d’an.Napie» et Brindm viennent d'etre bombardée» par la R.A.F., de »e» nouvelle» ba»e» grecque» ; le» fateiste», qui te vantent de participer au martyre de Londret, doivent craindre de» repré-taille» britannique» tur Rome et tentent de marchander.L’aviation grecque, qu'on pensait négligeable, »’e»t ausu »urpa»tée.avec le concourt de» bombardier» anglais.Elle attaqua, en Albanie, Koritza, Porto Edda, Valona et Tirana.Pendant ce tempi, le» Britannique* débarqué* en Crète y installent une baie navale et aérienne ; la flotte a miné le* port* de Salomque et du Pirée.et le golfe de Corinthe, pour en protéger les mouillages ; et l'état-major a envoyé une million militaire à Athéné».Mais naturellement le» détail» et l'imporlance de la collaboration britannique sont tenu* secret* par la censure.Ces commentaires sur les grands événements de la semaine ont été rédiges tout spécialement pour les lecteurs du JOUR d'après les meilleures sources d'informations canadiennes et américaines.tioru du Rapport Sirois qui pourraient être, d’un commun accord, appliquée* dé* maintenant dans le» relation» de l’autorité centrale fédérale avec le» autorité» provinciales.Etats-Unis LA GUERRE ?.re*- Canada Une nouvelle tewion du Parlement fédéral *'e»t ouverte à Ottawa.Le discourt du trône, prononcé par le comte d'Athlone, gouverneur général, était bref et préci».Le débat sur l'adresse s commencé mardi par un long discours de M.Hanson, chef de l’opposition.Il reproche au Gouvernement de bercer le peuple canadien d'une fausse illusion de sécurité, et de ne pas assez remédier à la situation sérieuse de l’agriculture nationale.M.Hanson réclame des informations précises sur l'effort de guerre du pays ; sur la production des armes, des mitrailleuses, des canons, des munitions, des tanks, qui sont encore insuffisants pour no* propres forces militaire* ; sur la production des hélice*, de* moteurs et des avions.Le peuple a été informé de* contrats passés, il veut maintenant en connaître le* résultats.Il propose l'extension de la période d’entrainement militaire obligatoire à 4 mois au lieu de 30 jours, et que 3 groupes au lieu de 10 soient appelés chaque année : l’instruction serait plus approfondie et moins de bras seraient enlevés à l'industrie : aprè* l'entrainement les recrues devraient rester affectées à une unité non-permanente pour su perfectionner.M.Hanson suggère aussi l’amélioration du taux du change avec les Etats-Unis par une augmentation de leurs achats au Canada.Il propose que le Canada prenne l'initiative de persuader le gouvernement irlandais de M.de Valera d’aider l'Angleterre par la cession des bases dont elle a tant besoin ; ou bien de demander aux Etats-Unis de faire la démarche qui s'impose.Enfin le Chef de l’opposition s'en prend au système de propagande du Gouvernement, auquel .Train" r - , .,, —.—.—i— il • bien des rerien d’imprévu, c’est le temps d automne proches à adresser.En ce domaine, si ce I en Epire ; pourquoi alors ont-il* n’eat pour les mêmes raisons, nous aurions aussi notre mot à dire, particulièrement en ce qui regarde le service de l'information en langue française.Ce service est administré par un directeur-adjoint sans vigueur, uns énergie et sans conviction.Comment pourrait-il d’ailleurs en être autrement quand ce fonctionnaire falot et timide n’est même pat démocrate, quand le mot démocratie même l’effarouche ?Il n'y a pa» d’apostolat uns foi.Nous demandons ?o*i remplacement par un un homme compétent, sincère et ardent.?* * Le premier ministre, l’hon.M.King, a répondu aux critiques de M.Hanson.Il s’attribua, et très justement, le crédit d’avoir longuement préparé et heureusement conclu, personnellement avec le président Roosevelt, le pacte d’Ogdensburg, qvi -étahliLj»^ommiuLpn_cqniqinte^ précisément décidé l’assaut en la saison la moins propice à leur entreprise ?Mystère.En tous ces, leur» premiers communiqués officiels du front grec avaient l'allure de bulletins météorologique* qu'on voyait en 1916*1917 à ceux du front de l'Iionzo.Les Grecs, eux.liraient cependant le meilleur parti possible du terrain et de le température, ainsi que des fortifications légères de la ligne Metaxa».Dès la semaine dernière, il» bloquaient l'avance fasciste.Par une série de contre-attaques eu Nord, il*' repoussaient l’ennemi jusqu'en Albanie, où une division serait enveloppée à Koritza, centre importent des communications italiennes.A l’ouest il» arrêtaient une division renommée des troupes alpine», le» Centaures, et leur infligeai enturië nverçnetmvSf&èro-déisiti^ ________ s'emparant de prisonniers et de matériel, manente de défense entre les Etats-Unis Les Italien* ne tiennent plu» de ce côté e( |8 Canada.que ver» le mer Ionienne, sur I* rivière A propos des relations du Canada et Kalamas, à quelque» mille* seulement de de ]a France, M.King exprima de nobles .-il.MJ)limenU ]| en appelle aux Canadiens Comme Washington travaillait à «errer »e» lien» de bon voisinage avec l’Amérique Latine, douze de»troyer» et des escadrille» de bombardiers de la Marine quittaient leurs bases de Key West en Floride et de Porto-Rico.En dépit du secret habituel de ces manoeuvres, ils étaient signalés peu après dans la Mer des Caraïbes, entre la Martinique et la Guyane française.En même temps un cargo allemand arrivait dans ce» parages, qui avait été prié d'abandonner ton refuge en Colombie ; il avait à bord des pilotes nazis des défuntes lignes aérienne» boche* en Amérique du Sud.On parlait aussi de mystérieux mouvements des navires de guerre français de la Martinique.En outre, Washington n’avait qu'une confiance mitigée dans les assurances données par l'ambassadeur Henry-Haye au nom *du gouvernement de Vichy ; on continuait à douter que l'administration impotente de Pétain puisse efficacement empêcher Hitler de mettre la main sur les territoires français d'Amérique.Il était évident que les Etats-Unis K préparaient à prendre les devants en toute éventualité ; d'aucuns prédisaient une action positive après les élections.Il n'y a pas de doute que le succès populaire du président Roosevelt ne signifie un vigoureux et prompt renforcement de sa politique étrangère en ses trois objectifs principaux : la coordination des mesura de défense pan-américaina ; toute l'assistance possible à la Grande-Bretagne ; et la préparation au conflit menaçant en Asie.Le Président a déjà annoncé une augmentation du quota anglais dans la production américaine de matériel de guerre, a une extension da commanda britanniques d'avions de 14.000 à 26.000 appareils ; M.Morgenthau ajoute que l'Angleterre va acheter da cargo* américains et probablement financer da chantiers de constructions maritima.En Orient, la flotte américaine a étendu son rayon d’action jusqu'à Manille par l’acquisition de nouveaux bateaux-citernes.Da renforts de troupes, de canons.d’avions et de navira continuent à partir vers Hawaï, les Philippina et autres stations avancéa du Pacifique.Les puissanca de l’Axe apprécient la signification de ca maures.Virginio Gayda écrit dans IL GIORNALE D’ITALIA que l’intervention armée da Etats-Unis contre l’Axe at maintenant une certitude.Le journal japonais NICHI NICHI constate que la Etats-Unis procèdent à l'encerclement militaire du Japon.Lindbergh continue bien à pleurnicher, mais l'opinion américaine, dans sa grande majorité, endosse l'action du gouvernement.* * * Grande-Bretagne la Guerre sous-marine.Le duel aérien entre l'Angleterre et l’Allemagne et l'extension des hostilités vers la Méditerranée ont détourné l'attention générale de la guerre navale; c'est ainsi que l'opinion publique s'était à peine préoccupée d’une situation in; quittante causée par les pertes croissantes de navires marchanda anglais.Il a fallu les sérieuses déclarations de M.Churchill au Parlement pour ramener sur ce sujet primordial l'attention qui convient.Le tonnage marchand coulé a atteint ces dernières semaines les chiffres les plus élevés depuis le début de la guerre.Si les pertes devaient continuer à ce taux pendant tout l’hiver qui commence, la Grande-Bretagne pourrait te trouver aussi menacée par le blocus des aous-marins quelle le fut en avril 1917.Aux pertes de bateaux et de cargaisons s'ajoute encore le dommage causé par les incessants bombardements allemands de ports vitaux comme Londres, Liverpool ou Southampton, et d'entrepôts à l'intérieur.Bien que le Gouvernement britannique assure qu’il dispose de réserves suffisantes d'approvisionnement* de tous genres pour faire face à n’importe quelle contingence, il n'en est pas moins vrai que l'effort de guerre dépend du flot régulier des armements et de* matières premières provenant de l’Amérique du Nord.Au court de deux semaines récentes, les pertes de la marine marchande britannique et neutre ont approché les chiffres de la pire période de l'autre guerre, quand le tonnage coulé atteignit la moyenne de 198,700 tonnes par semaine.Du 15 au 21 octobre 1940, la perte totale monta à 198,030 tonnes; du 17 au 23 septembre, elle avait été de 159,200 tonnes.Et la proportion du tonnage britannique coulé par rapport au total (146,000 et 131,000 tonnes) dépassait sensiblement celle de 1917 (121,000 tonnes), La perte moyenne hebdomadaire pendant la première année de guerre avait été: britanniques 29,600, alliés et neutres 23,695, total 53,295 tonnes.Pendant les sept dernières semaines, elle monta à: britanniques 64,153, alliés et neutres 25,527, total 89,680 tonnes.Depuis le début de la guerre, en dépit de l'adoption immédiate du système des convois, le chiffre total des pertes dépasse 3,400,000 tonnes, d'après les statistiques officielles britanniques.Ce qui contredit formellement les prétentions allemandes, qui voudraient faire croire qu’au 3 octobre le Reich avait coulé plua de sept millions de tonnes de navires anglais seulement.L’Empire britannique a commencé la guerre avec 21 millions de tonnes environ de navires marchands.Jusqu'ici les pertes ont été plus que compensées par des constructions nouvelles, prise* et «.ET LA PAIX ?la frontière ; aux dernière» nouvelle», leur flanc y serait menacé.Le haut commandement fasciste doit certainement tenir pour grave la situation militaire en Epire, puisqu’il a rappdé d'Albanie le commandant en chef, général Visconti Prasca, pour l’y remplacer par le sous-secrétaire d’Etat à la Guerre, général Ubaldo Soddu.De même deux chef» d’armée» »ont remplacés et des renforts sont dépêché* en hâte vers l’Albanie.Ces changements en disent long sur l’importance inattendue de l’échec italien.Le geste même des Grecs, d'oser résister par la force à la menace formidable de l'Axe, était déjà magnifique.La bataille victorieuse qu’ils livrent maintenant à un ennemi tellement supérieur par le nombre et l'armement est un exploit qui commande l’admiration.C'est toute leur valeur antique qui ressuscite, une nouvelle page épique à leur histoire glorieuse.L'aviation italienne a bombardé le Piréc, Patras, Salonique, Corfou, Corinthe, Larissa, et la Canée en Crète.Il y a peu de ces villes qui aient gardé des traces de l'ancienne splendeur de la Grèce ; on n’en voit plus que des ruines éparses dans leurs environs.La plupart sont des cités modernes.Salonique est même toute neuve, puisqu’elle a etc rebâtie presque entièrement après l'incendie de 1917.Athènes aussi est moderne, mais elle conserve sur la colline sainte de l'Acropole, où pria Renan, les précieuses Propylées, l’Erechtéion et l’admirable reliques du Grand Siècle de Périclès, les Parthenon, chef d'oeuvre de l'harmonie architecturale, ce Parthenon déjà mutilé par la guerre.En 1687.les Vénitiens tssiégaient Athènes ; les Turcs retranché» pour qu’ils s'acquittent d’une mission qui leur revient : garder l’espoir vivant au coeur des Français accablés par I* dé-faitei ne pas ajouter à leurs souffrances, essayer de guérir leurs blessures.Il appartiendra aux Canadiens, dans le monde nouveau qui régénérera 1a France, de cimenter les liens qui réuniront les Français aux Britanniques, et les Britanniques aux Américains.Nous ne pouvons que féliciter M.King de l'élévation de sa pensée ; ses paroles toucheront les vrais Français, ceux qui se désolidarisent des usurpateurs de Vichy et restent fidèles aux grandes traditions du droit, de la liberté et de la démocratie ; c’est en leur nom que les vrais Français, pas ceux de Vkhy.restent inébranlablement attachés au traite qui les alliait à la Grande-Bretagne.et qu ils aideront à sa victoire qui les délivrera.Le Premier Ministre a éloquemment réaffirmé la ferme résolution des Canadiens de combattre jusqu’au bout et de toutes leurs forces pour la vérité et la justice.Il est absolument préparé à fournir au Parlement toutes les informations qui lui seront demandées.Loin de bercer le peuple d illusions, il l’avertit encore que la lutte sera longue, plus dure et plus terrible encore que personne l'imaginer.* * « Les développements de l’effort de guerTe, les finance» et la question du blé tiendront probablement le Parlement en session jusqu’à la fin de l'année.En janvier.le Gouvernement a l'intention d'appeler en conférence à Ottawa les représentants des gouvernements provinciaux, pour y discuter des rccommanda- Uaniferts de pavillons étrangers.Mais l'Angleterre doit néanmoins faire face à nombre de problèmes sérieux qui ne se posaient pat dans l’autre guerre.Elle a moins de vaisseaux de guerre qu alors, notamment des destroyers, pour la protection des lignes commerciales maritimes, et elle ne dispose pas de j’aide des alliés quelle avait en 1914-18, France, Italie, Japon, Russie, et ver» la fin Etats-Unis.Si d’autre part l’Allemagne a commencé cette guerre avec moins de sous-marins et de corsaires qu'en 1914, il .Ae«|h|e_bien_gi'ejlejût accéléré ta construction de sous-marins; elle *’ aussi acquis des bases nouvelles de Norvège jusqu’en Espagne, qui permettent l’utilisation de petits sous-marins beaucoup plus faciles et plus rapides à construire.S’il faut en croire un rapport de Washington de 1' “United Press’’, le Reich disposerait maintenant de 120 sous-marins et en aurait 180 autres en chantiers.Enfin si les avions se sont montrés beaucoup moins efficaces que les sous-marins dans la destruction de» navires marchands, ifs ont du moins servi avec succès à localiser les convois et à bombarder de petits chalutiers mal armés ou de larges cibles comme I’’’Empress of Britain", Pour compenser ses pertes présentes et futures, la Grande-Bretagne pousse activement sa construction maritime et ses achats de nouveaux navires.La production des chantiers anglais, qui avait atteint en 1920 le chiffre record de deux millions de tonnes, est remontée à 921,000 tonnes en 1937, et j,030.000 tonnes en 1938.Elle est probablement encore supérieure aujourd’hui en dépit des raids aériens.L’Angleterre contrôle aussi plus de dix millions de tonnes de cargos norvégiens, danois, hollandais, belges, polonais et français.La marine marchande grecque va s’y ajouter, avec 334 navires et un million et demi de tonnes.La Grande-Bretagne a de plus _ , „ acheté jusqu’ici 101 vaisseaux améri- Un a beau nous dire que le Père Odo cams.Un crédit de 50 millions de doive rencontrer à New York l’ancien Pre- lars était ouvert le 31 octobre pour mier belge, Paul van Zeeland ; que l'achat ou la mise en chantier aux Etats- celui-ci a un plan de coopération écono- Unis de tonnage additionnel.Il est aussi mique internationale qui pourrait servir question de financer une large entreprise de base à la paix.je persiste à croire pour construire en séries des cargos standardisés de 10.000 tonnes.Bien que l'Empire britannique soit, comme eu 1917, sérieusement menacé Jusqu'à la veille de*l’invasion italienne en Grèce, des officines de propagande nazie, surtout celles qui fonctionnent à Vkhy et dans les capitales balkaniques, ayAkpL fait circuler des rumeurs djine paix en préparation.Les Etats-Unis, où’ le Vatican, en auraient été les intermédiaires.Ou bien, après avoir consolidé son Europe, Hitler penserait à convoquer le Reichstag pour présenter au monde ses conditions de paix.Voilà que ces bruits recommençaient à courir la semaine dernière, et trouvaient des échos dans la presse et certains milieux diplomatiques officieux.Des journaux de Londres rapportent qu’Adolf Hitler aurait envoyé aux Etats-Unis un émissaire de paix ; pour convaincre les Américains qu’il est devenu religieux et pénitent, il aurait choisi le duc Charles de Wuertemberg, moine bénédictin sou: le nom de Père Odo.La paix proposée laisserait intact l’Empire britannique, qui n’a pas été conquis, et donnerait à Hitler l’Europe, que l’Angleterre ne peut reprendre.Quant à Mussolini.il n’en est même pas question, qu’il se débrouille ! Et après cela l’Europe hitlérienne, unie et chrétienne, partirait en croisade contre la Russie païenne ! Tout cela est tellement beau qu'on en pourrait pleurer d’attendrissement, mais tellement invraisemblable qu’il vaut mieux en sourire.D'abord, le Père Odo en question a été exilé par les Nazis depuis sept ans.Ensuite, au lieu de fréquenter les hauts personnages de Washington, il s’est confiné paisiblement dans la retraite bénédictine de l’église Saint-Anselme, au Bronx.par la guerre sous-marine, il peut faire face au danger tant qu'il continuera à contrôler les mer», à maintenir le blocus de l'ennemi et à garder le libre accès de ses sources d'approvisionnement.M.CHAMBERLAIN EST MORT.Neville Chamberlain *’e»t éteint samedi dernier, "confiant", dit M.Churchilf, "que nous avions franchi le tournant dangereux, et avec ie seul regret de ne pouvoir assister à la victoire finale".Son zèle inlassable pour 1a paix aura démontré au monde que la Grande-Bretagne n'est pat responsable de la terreur et de la misère qui ont accablé tant de nations, et guettent encore de nouvelles victimes.De M.Attlee: "Nous n’avons jamais douté de sa sincérité, de son abomination du fléau épouvantable qui cherche à détruire la civilisation”.De Sir Archibald Sinclair: ’’Même dans la chaleur des controverses, nous avons toujours rendu hommage à son humanité, à son courage, à son sens du devoir”.De M.Churchill encore: "Ce fut le destin tragique de Neville Chamberlain, dans une crise suprême du monde, de se voir trompé par un.tricheur pervers et trahi par les événements.Mais son but et son ardent espoir relevaient des plus nobles instincts de l'humanité".La retraite et la maladie de M.Chamberlain avaient fait trêve à de vives polémiques au sujet de sa politique.Sa mort les scelle pour toujours.France La ligne de démarcation qui coupe comme d'une balafre la figure de la France peut sembler une fiction juridique; il n’est pas en fait de frontière su monde plus difficile à traverser.Aux réfugiés, aux journalistes, à la poste même, elle s’ouvre ou se ferme arbitrairement avec une exaspérante irrégularité.Il est plus difficile à une lettre de Vichy d'atteindre Paris que Tombouctou.Pour obvier aux retards de la censure, on n recourt maintenant à une carte postale standardisée dont on n'a phis qu'à remplir les blancs.En voici le modèle : ”,., Date.X .en bonne santé, .* .fatigué, .légèrement ou pavement malade, , .blessé, .tué, , .prisonnier, , .mort.Pas de nouvelles de .X .est bien, .a besoin de nourriture, .ou d'argent.ou de son bagage.X .est retourné à .travaille à ., ou va à l'école de .«ou s’en va à .Meilleures penséei ou tendresses.(Signature)” Et les instructions spécifient expressément qu’il est interdit d'écrire entre les lignes.Imaginez-vous Madame de Sévigné réduite à ce style épistolaire ?Il est plus facile aux hommes d'Etst qu’aux lettres de passer la frontière ; Pétain et Laval, surtout, en usèrent largement ces dernières semaines.Mais de toutes cet rencontres, ces discussions et ces arrangements, les communiqués et même le message radiophonique de Pétain sont des monuments impérissables de l'art de parler pour ne rien dire.Ils sont plut touffus et plus obscurs les uns que les autres, si bien que les journalistes et correspondants affamés de nouvelles en sont réduits à les chercher dans les boules de cristal.D'où la divaguante variété de leurs propos et rapports: déclaration de guerre de la France i l'Angleterre ; cession de la flotte à l'A' lemagne ; occupation totale ; rempli ment de Pétain par des nazifiant» toUui comme Doriot, Flandin, Déat ou Msj.quet ; usage des bases française» ; tr»,* mission à l’Allemagne du mandat JUT j, Syrie ; cesuon de l'Alsace-Lorraine 1 Maroc, de 1.Tunisie, de 1.R&* bruits de paix ; bruits de guerre, etc etc.; bref tout un relent d’évier.’ Le pseudo-gouvernement de Vichy quant à lui.nie simplement avoir discuté de paix ou de guerre, de cessions tern-toriales, d’abandon de la flotte ou d, bases navales, d’aucune limitation de sou.veraineté en quelque partie de la Frsoy ou de son Empire.De quoi, diable, ont.ils alors bien pu parler au cour» de toute» ces palabres ?De la transsubstantiation ou de la quadrature du cercle ?C’est à peine si Laval a été un pw plus explicite à son retour de tous ca débat*.II laisse pourtant entendre qu’il s'est agi non du traité de paix mais SK>Ï ipp® ••••• *¦»-••.:I%IP Hêm y.^hï « •\fcSfafc.* -:>*vr?.'-.vsrvj^'j nBHpHnH Montréal, samedi 16 novembre 1940 LE JOUR Page 6 0&*i t / fiS^" n/ï///?r CT AÂflF//Fl/SEf eue est douce etMOELLEUSE/ Prenez l'avis des Canadiens qui s’y connaissent.Choisissez la Black Horse—la meilleure bière au Canada.Douce et moelleuse, la Black Horse est aujourd’hui meilleure que jamais.Commandez une caisse de Black Horse dès aujourd’hui chez votre épicier.La Brasserie Dawes, Montreal HORSE LA MEILLEURE BIERE DU CANADA Soignons notre réputation aux Etats-Unis Comment prendre les échecs garde de la diminuer.Aux résultats des tests et des entrevues nous ajoutâmes les On raconte de Napoléon qu’il disait des Anglais : “IU ne sont pas assez intelligents pour savoir qu’ils sont bat* tus.’’ L’histoire nous apprend que sur ce point l’Empereur s’était gravement mépris: il fit subir aux Anglais échec sur échec, mais à la fin ce sont eux qui l’ont battu.Pendant qu’il achevait tristement ses jours sur le roc de Sainte-Hélène, le peuple anglais reprenait sur son île le contrôle de l’Europe et du monde.C’est qu’il y a toute la différence au monde entre un échec et une défaite.Subir un échec, plusieurs même, c’e»t ce qu’il y a de plus normal dans la vie.Il faut s’y attendre, il faut s’y préparer, il faut s’y soumettre.Il faut même s’y habituer, surtout quand on entreprend quelque chose qui sort de l’ordinaire.Pour réussir une chose difficile.— et notre vie l’est souvent — rien ne vaut comme l’art de savoir profiter des échecs.Devant un échec, il faut d’abord être réaliste : il faut admettre qu’on a perdu.On ne se fait que du mal si on s'acharne à vouloir oublier ses insuccès; on se prive des leçons qu’ils pourraient fournir.Admettre un insuccès, ce n’est pas accepter la défaite, bien au contraire.C’est faire comme le savant qui étudie avec soin une expérience qui n’a pas réussi.Chaque échec lui permet de trouver plus exactement où se logent les difficultés de l'entreprise.Il les surmonte une à une.Un jour arrive où il contrôle la situation et obtient le résultat qu’il avait rêvé.C’est après 605 échecs qu’Ehrjich trouva enfin la formule de sa fameuse drogue antisyphilitique qu’il baptisa à dessein du nom de 606.La vie est pour chacun de nous une entreprise de recherche dans l’inconnu où la vie nous pousse sans répit.Chacun essaie de trouver la formule particulière qui lui donnera le succès et le bonheur.Rien n’est plus individuel que cette formule : elle est faite de la combinaison de l’intelligence générale, des aptitudes, du tempérament, du caractère, de l’instruction, de l’éducation, des conditions financières, du milieu familial, des relations sociales, de mille et une circonstances de temps et de lieu dont les unes changent constamment et les autres de- < meurent obstinément.Si la formule est mal dosée, elle empoisonnera toute l’cxV tence.Ne pas vouloir la changer après un échec, c’est se raidir follement contre le sort c’est s’arrêter dans la recherche qui allait peut-être donner à l’essai suivant la réussite longtemps désirée.J’ai connu un jeune homme que son père blâmait à tort.On lui avait imposé des études qu’il n’avait pas su poursuivre; il en avait entrepris d’autres de .son choix qu’il avait abandonnées.Il était entré dans une dizaine d’emplois différents sans pouvoir se maintenir dans aucun.Mais il gardait toujours un optimisme serein qui exaspérait son père."J’ai bien peur qu’il ne fasse jamais rien de bon", me dit celui-ci quand il me le présenta %d’un air découragé.L’examen fut long et difficile, le sujet présentant un ensemble tout à fait insolite de tendances et d’aptitudes qui ne faisaient pas du tout dans les cadrô ordinaires.Seule sa belle confiance à la vie émergeait au-dessus de ce fouillis inquiétant.Aucun échec ne l’avait entamée.Je pris bien leçons de ses insuccès, cherchant une formule, un programme de vie qui tînt compte de toute l’expérience déjà accumulée dans une vie encore bien courte.Après des hésitations et des tâtonnements nous trouvâmes enfin, au choc des circonstances, la solution que le jeune homme avait attendue avec une foi indéfectible.Son père qui l’avait cru un simple insouciant se réjouit de son entêtement à ne pas prendre les échecs pour une défaite irrémédiable.Vous me direz que les choses ne se passent pas toujours ainsi.Vous me rappellerez que pour réussir dans la vie il ne suffit pas de trouver une formule de chimie comme Ehrlich ni de se-construire un programme bien à soi comme le fit ce jeune homme.Notre succès ne dépend pas que de nous, il dépend aussi dfs autres.Et les autres agissent trop souvent par préjugés, par intérêt personnel, par calcul malhonnête: ils détruisent par leur malice les projets les mieux préparés et les plus dignes de réussir.Il y a du vrai là-dedans.Mais pourquoi s’en étonner ?Pourquoi mettre l’accent sur la contribution des autres à un échec qui reste notre oeuvre à nous?Soyons réalistes jusqu’au bout : sachons que ce monde n’est pas peuplé d’anges et de saints.C’est en ce monde tel qu’il est qu’il nous faut vivre et combattre, c’est parmi des humains bien vivants qu’il faut nous mettre en valeur, c’est dans les remous des intérêts et des passions qu’il faut conduire notre barque à bon port.Celui qui ignore ces réalités importantes vit dans une illusion dangereuse.Il excuse souvent son manque de vision et sa faiblesse en exagérant l’habileté et la force de ses concurrents.Au lieu de reconnaître ses erreurs de tactique et de profiter de l’expérience, il se confirme lui-même dans une défaite dont il prétend n’être pas responsable.Est-ce à dire qu’il faille être fourbe pour réussir ?Pas nécessairement.“Vous pouvez tromper un individu plusieurs fois, disait Lincoln; vous pouvez en tromper plusieurs une seule fois, mais vous ne pouvez pas toujours rouler tout le monde." La fourberie est une bombe à retardement qui finit par éclater entre les mains de son auteur.Par contre un échec retentissant qui coûte la vie à un coeur fort et généreux lui garantit une victoire que personne ne saura lui ravir; il ouvre toute large la voie à ceux qui continueront son oeuvre.N’exagérons pas non plus la fréquence de ces accidents : les exemples ne manquent pas de lutteurs souples et forts qui finissent par surmonter tous les obstacles qu’on a construits sur leur chemin.Je lisais dernièrement dans un magazine la boutade caractéristique d’un Anglais entêté.Depuis qu’il était à Londres un Américain s’était fait répéter tant de fois "les Britanniques sont des gens qui perdent toutes les batailles excepté la dernière” qu’il commençait à s’en fatiguer.A un londonnien qui lui répétait cette rengaine, il posa à brûle-pourpoint la question suivante : “Mais que ferez-vous si cette fois-ci vous perdez la dernière bataille ?” L’Anglais ne comprit pas du premier coup.La rcmar- | TERRE-NEUVE I ¦ Sïii Voua élea-vou* demandés, comme J* fai fait mainte* fou.pourquoi 1m Américain* qui aiment tant la Frêne* (cette ¦amitié permjle avec d*Gaulle, Romain».Maurois, etc,) n* ambient P*a devoir étendre kur admiration jusqu'à noua, pourtant petita-fll* de Françai», -rameau .indaatrurUMa et toujour* vivace dana '* Nouveau-Monde, de la France éternelle Bans doute, avonanuua préféré la tutelle britannique a la leur; noua a von», aua»l, fait le eoup de feu contre eux.Mal» Ira génération» acluellea, probablement auael celles qui les ont précédé**, connalaaent peu «1 prou tea détails.La cordialité des rapport» constant» entre Yankl» et Canadien# a, pour #» part, à peu pré» effacé toute» traces possible» d’une haine latente entre le» deux pays Ceet doeic dan» no» relation» quotidienne» et tré» étendue» avec le* Américains que «'incorpore ma qaeftlon, Or, Il »eralt Inexact de penaer que tout y est pour le mieux, »1 on •« place du point de vue eanadkn-françals.Rappelons-nous la parole du moraliste maréchal PéUln, apté» la défait»; "Noua avion» peu d'ami#.,", et comprenons-nau» bien,’ San» doute, le» chef* politiques américain et canadien «'entendent bien.Ceet beaucoup.Mal», comme le célèbre dramaturge américain, Madame Clare Booth l’a écrit, ce fut une autre erreur de la France de penser que la seule 'amitié du Préaident Roosevelt (notre illuatriaalme grand voisin) était capable
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