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Le jour : indépendant politique, littéraire et artistique
Hebdomadaire combatif de Jean-Charles Harvey qui porte haut et fort les principes du libéralisme et de la tolérance. Il se démarque par des pages culturelles de haute tenue qui accueillent des collaborations importantes. [...]

Lancé à Montréal le16 septembre 1937, Le Jour est un journal hebdomadaire. Il est fondé par l'auteur et journaliste Jean-Charles Harvey après son expulsion du quotidien Le Soleil survenue à la suite de l'interdiction de son roman Les demi-civilisés. Harvey demeure le directeur et principal propriétaire du journal jusqu'à sa fermeture en 1946.

Journal de combat et d'opinion, Le Jour porte les principes de l'idéologie libérale. Le programme de Harvey mise sur la promotion des progrès de la technologie et de l'économie modernes, visant la conquête des biens matériels et s'appuyant sur l'orthodoxie libérale de la compétition et de la libre entreprise plutôt que sur l'intervention étatique et les corporatismes professionnels et sociaux.

Libéralisme économique, donc, mais aussi social : soutien aux combats pour l'émancipation des femmes, fortes prises de position contre la xénophobie et surtout l'antisémitisme, rapprochement culturel avec les anglophones, défense des droits des travailleurs. Ces principes libéraux sont érigés face au corporatisme et au nationalisme traditionaliste canadien-français avec sa tête de proue, le très influent abbé Lionel Groulx. Au-delà des enjeux canadiens, Harvey démontre dans les pages du Jour un vif intérêt pour la politique internationale.

Le Jour combat vivement l'Union nationale de Duplessis, mais garde son indépendance vis-à-vis du Parti libéral du Québec. Son rédacteur se prononce pour le renforcement de l'unité canadienne, pour la laïcisation de la société et pour le déploiement d'un réseau d'éducation public, gratuit et obligatoire.

Jean-Charles Harvey se réclame de la tradition de farouche liberté de pensée d'Olivar Asselin et, avant lui, d'Arthur Buies. Il aborde des sujets sérieux mais sur un ton souvent légèrement humoristique en vue d'offrir une lecture agréable à un public informé et lettré qui souhaite aussi se divertir. Les arts et la culture tiennent d'ailleurs un espace important dans le journal : musique, peinture, lettres, cinéma, comptes rendus de concerts et d'expositions.

Jean-Charles Harvey est le principal rédacteur du Jour, que ce soit sous son nom ou celui d'un pseudonyme, comme Paul Riverin. Charles Hamel, André Bowman et Berthelot Brunet y sont aussi actifs.

Des textes littéraires trouvent régulièrement leur place dans Le Jour, qui publie

de nombreux textes, que ce soit d'auteurs de la relève comme Gabrielle Roy, Jean-Jules Richard, Gilles Hénault, Jean-Paul Lemieux, Yves Thériault, Andrée Maillet et Henri Tranquille, ou d'autres plus établis comme Jean Narrache, Jovette Bernier et Robert Choquette.

Louis Dantin y est aussi un contributeur important. En plus d'une chronique sur la littérature américaine qu'il tient pendant quelques années, il y signe une chronique sociopolitique d'esprit socialiste qui l'oppose parfois aux positions libérales de Harvey, mais les deux esprits se rejoignent dans la lutte aux idées conservatrices et passéistes de l'idéologie clérico-nationaliste dominante.

Le gouvernement libéral fédéral et de grandes entreprises fournissent un soutien financier au Jour, qui est tiré à 25 000 exemplaires en 1937, à 10 000 en 1940, et à seulement 3000 en 1946.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1985, vol. 7, p. 91-93.

GUIMONT, Pascale, « Le Jour, 1937-1946 », dans Idéologies au Canada français, 1930-1939, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1978, p.131-163.

TEBOUL, Victor, Le Jour : émergence du libéralisme moderne au Québec, Montréal, Hurtubise HMH, 1984, 436 p.



Éditeur :
  • Montréal :[Le jour],1937-1946
Contenu spécifique :
samedi 12 octobre 1940
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

Le jour : indépendant politique, littéraire et artistique, 1940-10-12, Collections de BAnQ.

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12 octobre 1940 4ème ANNÉE No 5 5 CENTS LEJOUR INDÉPENDANT POLITIQUE, LITTÉRAIREET ARTISTIQUE Directeur-Fondateur: Jean-Charles Harvey Adminütration et rédaction, 180 est, rue Sainte-Catherine (auite 44), Montréal Case postale 20, Station “N” — Tel, ‘PLateau 8471 Aussi longtemps que Ica choses iront syslc matiqu cment mal, je continuerai syslc ni aliqu ement à ilire qu'elles ne vont pas bien — Henri ROCHEFORT Rcdèclcur en chef: Emile-Charles Hamel Du nationalisme au racisme Quelqu’un me reproche de ne pae faire la différence entre le nationa-Jjjme sain, le nationalisme outrancier el je racisme.J’espère qu’il n est pas nécessaire d’écrire un volume chaque foi que noua jugeons utile de denon-cer nos dans de patriotarda et nos agents de désunion.Qu’il y ait un nationalisme sain, je l’accorde, mais celui-là se nourrit moins de mots que d’action.Il ne consiste pas à pronon-cer des discours sur les traditions ancestrales et sur le sang des aïeux, encore moins à prendre sans cesse une attitude de braillards, mais plutôt à former un peuple fort, viril, éclairé, capable de s’imposer par son caractère, son esprit et son coeur.Pour les Canadiens de langue française, un seul patriotisme compte: c’est la mise en valeur des dons qu ils possèdent.Il ne nous sert de rien de nous plaindre, de rejeter sur d autres la responsabilité de nos faiblesses et de nos misères, u nous ne sommes pas en état de faire la concurrence à nos rivaux dans tous les domaines.Tou-jours et partout, la valeur des indivi-dus l’emportera d’emblée, dans la lutte pour la vie, sur les récriminations puériles des impuissants et des inadaptés.Dans toutes nos études, ou nous a nourris de l’idée de la supériorité de race.J’étais enfant quand les discours de Bourassa et de Laver-pie, abondamment commentés par des maîtres farouchement nationalistes, m’avaient convaincu qu’il n’y avait rien au monde qui pût égaler tm bon “Canayen”.A côté de nous, pensais-je, les Anglais ne sont que îles mcrcantia et les Américains, des rus-lauds.L’école de la vie m’apprit qu’il fallait déchanter.I,e nationalisme tel qu’on nous l'enseignait n’était pas sain.Il se confondait avec le chauvinisme et sc gonflait de présomptions, On nous vantait une littérature inexistante; on nous prônait un art enfantin el ampoulé; on nous montait aux nues des hommes politiques adonnés au cabotinage.Comme des milliers d’autres, je me rendis compte qu’on nous avait gavés de mensonges.Nos maîtres, parfois, parlaient fort mal la langue qu’ils enseignaient et qu’ils désiraient défendre.Les rares hommes d’affaires que nous possédions étaient, comme ceux d’aujourd’hui, formés surtout à l’école anglo-canadienne, ou américaine; nos créateurs de grande industrie se comptaient sur les doigts d’une main, et encore; notre influence dam la vie économique était nulle ou presque.Telles sont les constatations faites par la plupart des hommes de ma génération.Et tous ceux d’entre eux qui ont su se libérer des erreurs scolaires et collégiales ont réagi avec énergie contre le faux et vain patriotisme enseigné à une jeunesse entiè-rement sonmise à des enseignements peu propres à multiplier les créateurs.Nous avons perdu notre temps.Ce n’est qu'a près des années d’observation, de lutte et de pensé’e que le jeune homme parvient à s’orienter de façon pratique, dans un monde où il faut être réaliste ou n’etre rien du tout.Ces années-là sont justement celles de la pleine énergie, celles qui comptent le plus dans le premier élan d’une carrière, celles qui permettent à nos rivaux d’une autre nationalité de prendre sur nous une avance que nous ne parvenons jamais 3 à regagner.Nos concurrents ont le high-school, nous avons la petite école.Comparez, si vous êtes de bonne foi! lis ont, au sortir du cycle, de l’enseignement primaire, tous les métiers, toutes les carrières, toutes les professions et toutes les spécialités, pour peu qu’ils veuillent continuer leur perfectionnement; à ce sluge-lù, nous n’avons rien à prendre que les travaux manuels ou les places de dixième ordre; ils ont, même à l’université, une préparation directe aux entreprises qui exigent l’exercice de l’autorité et du commandement; nous avons, nous, des prix de thèmes latins et de versions grecques, avec une philosophie de petit manuel.Et quand, avec de telles différences, nous sommes moins comblés par la vie que nos voisins, nous nous contentons de jeter des cris d’enfants battus.Ou a même réussi à fabriquer, chez nous, deux quotidiens qui ont pour toute spécialité de fortifier les poumons de nos crieurs nationaux.Voilà ce que j’appelle le nationalisme malsain.En veut-on d’autres exemples?La rage qu’on a mise à empêcher les enfants de chez nous d’apprendre l’anglais; la persistance que l’on met à enseigner une histoire u Canada qui n’est, en somme, qu’un long réquisitoire contre nos compatriotes d’une autre langue; la peur que l’on a de mettre nos francophones en contact avec les autres nationalités; l’entêtement que l’on montre, au cours de la présente guerre, à ne pas mêler ensemble les Canadiens de diverses origines, alors 3ue nos jeunes auraient tant besoin e se connaître les uns les autres! Quant au racisme, nous n’en faisons pas encore dans le vrai sens du mot.Cette hérésie, de provenance allemande surtout, consiste à opposer les unes aux autres les grandes races humaines.En l’occurrence, il s’agit surtout des Aryens et des Juifs, Mais parlons de nous: notre nationalisme ressemble au racisme par son intransigeance, le culte de la supériorité racique ou chauvinisme, l’exclusivisme, la xénophobie, l’exploitation, dans les masses, des préjugés nationaux, l’éducation faite de propagande et de fanatisme au lieu de science, d’art et de formation intellectuelle et morale.Ce sont là de» caractéristiques du racisme.Tous les peuples qui auront vécu, cent ans et plus, de cettcconstantc exaspération nationaliste ont des prédispositions considérables au racisme le plus abject.Et j’en vois une preuve accablante dans le fait que le gangster Hitler, boucher de l’Europe, ennemi de l’homme, compte vingt fois plus d’admirateurs dans la province de Québec que chez les Canadiens de naissance de tout le reste du Canada.C’est pourquoi je suis animations-liste en raison même de mon amour pour ma nationalité.Les patriotards iaurcnlicns sont les pires ennemis de mon pays.Si nous les laissions accomplir en paix leur triste besogne, nous ne pourrions jamais espérer construire une grande et puissante patrie.Nous resterions enfermés dans notre réserve, avec nos étroitesses, nos misères, notre crétinisme.Par bonheur, des milliers de Canadiens de langue française ne cesseront de combattre les véritables corrupteur» de l’esprit canadien.Jean-Charles HARVEY Courrier de Londres BLITZ TONNERRE Londres, octobre 19(0.I.e cockney londonien, partageant avec toutes les masses populaires du monde •e goût des abiéviatlons ntologiques, a trouvé un nom pour la guerre aérienne qui gévit depuis le début d’août au-dessus de l'Angleterre : c’est le “blitz", de l’alle->mand bUtz-krieg, guerre-éclair.Il est possible que, vu du Canada, ce “blitz" (éclair) paraisse un peu tiré en longueur, j'allais dire par les cheveux, une vraie comète ! Certes, l’Angleterre bat le record d# la résistance dans le temps parmi les Pays successivement soumis naguère aux attaques massives allemandes.Mais, éclair ou fulguration au ralenti, la chose est surtout un tonnerre de bruits variés •t formidables.Les sirènes d'alarme ululent comme de sinistres vieilles chouettes ou lancent des cris stridents.Les cloches des pompes à incendie sonnent en passant à toute vitesse dans les Vues, souvent dans plusieurs rues et plusieurs directions à la fois.Il y a aussi le crépitement des mitrailleuses et Je vom-hrlssement des moteurs d'avions, et enfin le tintamarre superlatif • celui des obus de la D.C.A.et des bombes et autres pro-jeetilns explosifs de l’ennemi ! Je ne crois pas que Wotan ait rien Imaginé de mieux jadis pour terroriser les Barbares des forêts de Germanie.Enfin.nous nous remémorons que nous vivons dans un siècle de civilisation avancée et cela nous aide à noqs adapter à ce fracas.Plus personne ne s’émeut de lr sonnerie lugubre le l'alerte.Au début, elle sus-Pendait réglementairement l'activité de* "rv'.ce* publics, de l'industrie et du com-Ketce.Employés et cuvxiers d# vau cal descendre aux abris.Au bout de deux ou trois fois, l'oisiveté les lassa pourtant, et Ils allèrent regarder les combats d'avions sur les toits et sur le pas des portes.De là à retourner tout bonnement à leur besogne, il n'y avait pas loin.D'autant plus que le Gouvernement soucieux du rendement des usines de guerre, recommandait d'y continuer le travail sous la protection de vigies qui signaleraient les cas de danger immédiat.L’exemple était bon.La vérité est que, à part les cas malencontreux où un Mcsserschmidt en flammes tombe au milieu du trafic urbain, la guerre aérienne de jour n’est pas très dangereuse pour la population civile.Los Allemands s’y bornent le plus souvent à des reconnaissances armées, et ce genre d'expédition est marqué par des échanges de balles et d'obus entre eux et la K.A.F.ou la défense passive, sane trop de bombardement du public.Les ménagères assistent à ces duels aériens tout en vaquant à leurs emplettes domestiques et, quand un nazi pique vers le sol, les chasseurs de restaurants et les crieurs de Journaux manifestent bruyamment leurs sentiments par des applaudissements et des acclamations comme s’ils assistaient à un match de foot-ball.De temps à autre, cependant, vn fracas ébranle un quartier »ntlcr.C'est une ,jp ces diaboliques bombes à retardement ml explose.Personne n'y prend garde, n î n d -i les pauvres gens qu'on avait évacués a qui en attendaient anxieusement l'éclate-\ ment.Dès que la police leur permet d* \ Marie-Reine GARNIER «t There’ll always he an England 99 fC0UR*ù£ ^ i « î Reprduction du Journal “The Chicago Tribune" Le dernier discours de Churchill réaffirme la détermination britannique de lutter jusqu'à la victoire.Qluec Ce aeurire Plus de Bingos! Soyez logique, Zorzet Son Excellence Mgr C'harbonneau, lo nouvel archevêque de Montréal, vient de décréter que le bingo, déjà proscrit par la loi civile, comme jeu de hasard, sera désormais prohibé mémo pour fins religieuses ou de bienfaisance.Il est heureux que cette décision ail été prise.Il est vrai que les catholiques tolèrent plus que les protestants, en ce pays, les jeux pour de l'argent, attendu qu’aucune loi morale ne s'y oppose absolument, mais il est clair que la plupart des bingos paroissiaux que l'on organisait chez nous donnaient Heu à certains abus.Il nous est arrivé de voir des troupes d'enfants entourer les bingos, soit en plein air, soit dans les salles publiques.Ces pauvres petits, alléchés par les gains de leurs voisins, dépensaient à ce Jeu tous les sous qu’jls avalent pu arracher à la patience de leurs parents.Pour ceux-là, ce n’était évidemment pas une bonne école.Cinquième Colonne en puissance Il y a plus de deux ans de cela.Je rencontrais le chef d'information d'un grand quotidien montréalais.Je le savais un peu crétin, mais en même temps, bon garçon Inoffensif.Je causai avec lui.A ma grande surprise, il se mit à déblatérer contre tout ce qui sentait la démocratie et à exalter le fascisme.Comme il admirait Mussolini! Que de miracles 11 avait faits, à ses yeux naïfs! Je me permis de le contredire, mais les meilleures raisons ne font rien chez les gens de peu de cervelle, où doux idées ne peuvent entrer de front.Bien plus, malgré sa politesse, il m’en tint rancune.O cette politesse! Vous savez, cette sorte de duplicité doucereuse, où l'on sent do la sotte vanité, de l'envie et un parfait contentement de sa médiocrité.Cet homme n'a pas changé.Il est resté profondément attaché au fascisme, bien qu'il se dise aujourd'hui monarchiste — excellent régime pour les courtisans nés — et il n’est pas loin de désirer la victoire des mangeurs de choucroute et de macaroni.Je signale eu fait entre cent autres.Il a son Importance, car les membre» en puissance de la Cinquième Colonne su recrutent chez ces Individus sans personnalité et sans énergie, mais présomptueux et jaloux, qui ne peuvent s’adap ter à la démocratie pour l’unique raison que l’état démocratique exige de l'initiative et des couilles.— P.R.Rien de neuf.Les Boches à Paris .Adolf sur la butte célèbre .Pénible, évidemment, mais pas sans précédent .Bous le règne d'Othon II — soit entre 973 et 983 — Lothairc, roi de France, ayant fait irruption en Allemagne et failli surprordre cet empereur à Alx-la-Chapoile, eeJui-cl s'en vengea l’année suivante en menant se« soldats chanter un formidable Alleluia sur les hauteurs de Montmartre.Comme on voit, rien de neuf .Othon n'a pas gardé Paris .Hitler ne le gardera pus non pli».Zorzc-le-Bllieux, celui-là même qui fait le grincheux et dont le Journal est soutenu en partie par des concurrents (voir service de la Presse Canadienne), recevait, dlt-on, un jeune homme qui posait sa candidature à la fonction de messager.Savez-vous quelle est la première question que lui aurait faite notre ultranationaliste?Nous vous le donnons en quatre, nous vous le donnons en cent.Eh! bien, la question, la voici: -Savez-vous l'anglais, jeune homme?Zorze-le-BIlieux ne peut même engager un messager qui ne sache la languo d'uno nationalité qu'il exècre, Pour un homme qui so répand en Injures contre quiconque recommande la connaissance de l'anglais à tous les Canadiens, c'est tout de même manquer un peu de logique.On a dit souvent que l’école des devolreux était une écolo d'hypocrites Disons plutôt que ce sont des pharisiens.Le bénédicité des Allemands "Führer, mon führer que Dieu m’a donné, protège et conserve longtemps ma vie; tu as sauvé l’Allemagne des abîmes de la détresse, c’est à toi que je dels mon pain de chaque Jour.Demeure longtemps près de mol, ne m'abandonne pas, führer, mon führer, ma foi, ma lumière.Hcll mon führer.Sols loué pour cette nourriture que je viens de prendre, protecteur des enfaqts, protecteur des vieillards, tes soucis sont nombreux, Je le sais, msis tu sais les porter.Jour et rult Je suis en pensée près de toi, repose la tète sur ma poitrine.Tu es en sûreté non fühier car tu es grand.Hell mon Führer." — De (’“Evangile de la Force”, par Robert Harcorut.Est-il vrai?(Strife d la pajt t) Est-Il V!al que ce brave curé québécois, francophobe convaincu qui ne peut tolérer qu'on fasse l'éloge de la France, est celui-là même qui présidait vendredi dernier une jean-baptlstcrie en faveur du bon parler français?Cela rappellerait singulièrement cette attitude de* Franquistes qui.lorsque le maréchal Pétain était arrivé à Burgos comme ambassadeur de France, cilalent sut son passage: "Vive Pétain.A bas V France ’ ’ \ Leurs décorations Vlctor-EmmRnuel III, Mussolini et la ci-devant Sir Aldo Cnstellanl ont perdu leurs decorations anglaises.C’est en 1891 que le roi d'Itallî avait été créé chevalier de l’Ordre de la Jarretière par la reine Victoria.Ha bannière et son Insigne dans cet ordre, le plus grand des ordre* de la chevalerie, ont été descendu* des muis de la chapelle Haint-Gcor-gca.Il était le seul ennemi a détenir un rang aussi élevé en Angleterre.Victor-Emmanuel était nussl chevalier honoiaire grand'eroix de.I Ordre du Bain.On a rayé son nom de la liste, de même que celui de Benito Mussolini qui avait été fait chevallor de l'Ordre du Bain par le Roi George V en 1323.Lo Dr Aldo CastcJlanl, spécialiste en maladies tropicales, était connu dans le monde comme Hir Aldo Castellanl depuis 1928, l'année où 11 fut reçu chevalier commandeur de Saint-Michel et do HninU Georges Lors de la campagne d'Ethiopie, il servit son pays en organisant la contamination des puMs dan» l'empire du Négus et en se servant de nouvelles tactiques pour repousser les Indigènes avec le gaz moutarde.Un héros fasciste, certes, mais non plus un chevalier tel qu'on l'entend en Angleterre.II fallait observer autrefois tin cérémonial très compliqué pour dégrade» un membre de l'Otdre de la Jarretière.Il se passait, des scènes souvent violente» dans la chapelle d’Henri VU à Westminster Abbey où un Jour on lança des coup» de pieds sur la bannière d'un chevalle; qui «’était déshonoré.A notre époque, la cérémonie a lieu dans la chapelle de Haint-Georges au château de Windsor.D»'puis année où plusieurs chevaliers enne che-L’ex- La prochaine manche Sera-t-elle disputée en France, terrain classique des grands matchs internationaux?Bien avant IMc/icc cl mat nui «loit clore la partie, un joueur ircehcw constatera parfois quo le sort de cette partie vient d'etre «relié: telle manoeuvre malavisée de lVivcisnire l’assure d’une victoire désoiu'iis inéluctable.Le joueur lucide qui se verra perdu ne s'obstinera pus en une lutte dont l’issue ne lui fait plus de doute.Or, rom me les échec», la guerre est un jeu.Jeu cruel, jeu sanglant dont on est long à percevoir les règle», «|iti changent d'ailleurs à toute importante partie.Pourtant, une fois qu’on s’est assimilé les règles nouvelles du jeu ancien, on devient fort bon juge des erreurs de son adversaire et l’on peut, après une fausse munocuvre de cc dernier, acquérir l’inébranlable certitude d’être l’ultime vainqueur.Muis l’autre joueur, sc rendruil-il compte de son coup malheureux, n’ubandonncra pus la partie.Il faudra, pour lui arracher l’aveu de sa défaite, le réduire à la dernière extrémité, alors que beaucoup île pitres, encore, auront été sacrifiées .L’Angleterre, aujourd’hui, ne doute plus de sa victoire finale.C’est pour elle une certitude que les faits, chu-que jour, viennent confirmer, La tentative allemande de guerre-éclair contre les îles britanniques u lamentablement échoué; les Boches n’ont nhouti, en prodiguant appareils el pilotes, qu’à ce que b** Anglais imperturbables ont appelé avec humour “a night nuisance".L’invasion sans cesse retardée est devenue à mesure moins menaçante.Lundi, on nous communiquait de Londres une déclaration du sous-ministre de la guerre à l’effet que la Grande-Bretagne prendra l’offensive sur le continent, grâce à un plan magistral qui fonctionne _ déjà, et refoulera les armées nnzistes jusqu'en Allemagne.On nous apprenait à la même occasion que la Royal Air Force avait déjà tué plus d’ouvriers dans les usines de guerre aile m u n d e s que le* Britannique-n'avaient perdu de civils au cours des raids hoche*.Hitler, après avoir longtemps joué avec bonheur selon sc» propres règles qu’il imposait à l'adversaire, n’n su éviter de commettre lu fausse manoeuvre qu’on en attendait') et l’Angleterre sail qu’elle a partie gagnée.Muis on ne sail que trop que le Führer — même s'il pouvait, dan-son orgueil inhumain, constater a quel désastre il mène le Reich — ne s'avouera vaincu que lorsque le peuple allemand tout entier aura été mis.a genoux.Il faudra à cela des année», et des centaines de milliers dn cadavres ., , Quand le spectre de l'invasion «e cru complètement dissipé dam le brouilla r1 'iis, une nouvelle man* c!»r *¦ j .m, la» Grande-Bretagne, ecite fois, passera à l'offensive.Mais où ugira-t-olle sur le continent?L’Italie, facilement vulnérable, tente l'utiaqiu- par mer suivie de débarque* ment ., Cependant, il semble qu'un coup encore, la lutte sc fera sur le soi de France — terrain dasaique dea grands matchs internationaux, ainai que l'écrivait en 1921 Pierre Mac* Orlau .Il semble que, pour M pays meurtri, opprimé, dévasté, la guerre ne soit pus encore terminée el, qu’une fois de plus, le sort de l’Eu* rope doive y être scellé.C'est dans les Champs Catalauni* (pies qu'en 451, Attila, vainqueur dpt empereurs d'üricnt et (l'Occident, devait être défait par Mérovée, Aétius et Tliéodorjc réunis ., , C’est à Poitiens que Charles-Martel écrasait eu 752 les Saruzius, sauvant par cette victoire In civilisation chrétienne et l’Occident de la conquête mueul* mime .Et quand rat venue de l’Eat une nouvelle menace, quand lea Hongrois, après avoir battu les Allemands à Augshourg en 910, pois avoir dé* voilé la Souahc et la Bavière, ont pénétré en France, cc ne fut que pour y être écrasés à / le roi Raoul .VS! par Constamment «e renouvelle au cours de l'histoire le même fait, et c'est encore sur le sol de France que devait se dérouler cette guerre de 1914-1918 qui n'apparaît plus autour* d'hui qii’uinsi qu'une demi-finale, à peine éliminatoire ., N'est*ee pas sur ce même sol mie se poursuivra la partie, aujourd'hui que le temps 'cmhle venu de disputer la finale?Ne serait-il jni* fatal que ce colt en France que soit définitivement écrasé Hitler?En cette France qui fut le tombeau.de tous les rêves barbares de conquête de l’Occident ., , El» ce pays où se sont hriac» les Hiiim, les Maures, les Hongrois et, une première fois, les Boches?Quel rôle joueront les Français en cette tragédie qui se déroulera sur leur terre, qui déchirera une fois de plus leur patrie?De tout coeur, noua souhaitons qu’il se trouve des fila de fa France pour aider à délivrer en pays de l’oppresseur .Car, ainsi que le «lisait si bien de Gaulle, notre victoire ne sera complète que si noua avons avec nous l’âme de la France 1 l^tnile-Cliarie* HAMEL ion du monde anglo-américain 1915 mis valtrè pulsio roi Y mmi furent expulsé» des ordres intlp nie% 4r»fy } M JjafrsnlAlnP 1 TfcMfor'l Min.* 1 170 Nulre-Hun»- f «ranhy ITI mr prtwipai- que.(4) Qu«*We vrait-el lolitiqur l'Amérique s adopter?‘.y- ,V''^Î ; ' S: &&*}'< Sfo g* , |® V jSMtft «BS ‘itwià: •Vrv¥ïi Page 6 LE JOUR Si le pire arrivait.• ** .il.fl 0.1 tirnli; Ijt (Canada e»t un paya nord-ainéri rain et m situation (téojtrapliiriue lie forcément m destinée à relie de.KtaWeUnk ! l'édition d'octobre du "digest" français "AUJOURD'HUI".l’étain, vainqueur A- Verdun "Jean Uuyon-f.‘etbrom"; Les Usnadlen» vu* 0" l'étranger "John MacCormack"; Un* rein*» en exil “Journal de la Femme'; Lf m»-réeh*l f'bnpof hlnlkl v "Notre Combat/'; Caractère de )n culture arnérlraino "Th* Saturday Review ot Literature"; L'Kcoie littéraire de Montréal "Revue Popu alr*".t>u (aractérc et du prestige "Charles de Gaulle' Comment marquer e»s livre* "The Saturday Review or ’ ternture'’; Relieur» canadiens "Revue 6pu’»lr« '; "L'erreur de Trotsky "Alec Lyer"; Madame Rernadotte "Le Temps"; L'Angle-terre est une tie "Revue Moderne; k o de l'ancien régime II Peut-on remplacer l'essence ' La Science et ta Vie"; Cour découvrir lr futur "Science» «t Voyage*’’; Le Ko)*.t *lrit» aux cent usage* La g^lan,,, et (a vie"; Leux tord» » A «on A ru “Man Ur cela, Adolf, et vous verte* roruntcM « -forteresse» de brigands sur les mu « devinrent de* églises, où |» principe d.(union pour la vie icmplaçx la coutum de L ha,aille pour l'rxistctu-c.vous «p prendrez une glande lorsqu vous montrera comment on a appl q .;» principe du libérateur du'We» tw gai, su marché dr* «wiavr» sut ie* c' p'.ux.rn le» t,anatomism »n ehepe .-où Irx négrillons émancipe» vont p< , ¦ t"1 eu dans leur langue Vm!» Ai ptlnc )>e qui xe pratique dsi * ta gt»- -Mvriste des nations hrttam i >» , ripe de l'unive is&llté et de * dignité ta perte tnne humaine “A l'ombrs du dtapeau de a ir«i msicbande brl'anniqus d>* wimw.uk.res de tout les pays ont pau-o im .» quail e coin# du monde p , , s ,«> l’emblème de U fol, de leipwne* *¦ de la charité C'est pourquoi au.M.nji Adu.' vous pom.j vt.i’ unique — le* drteendsnlt de toutei differentes ligner» depuis Au -, »> t -Disant comme s'il étalent low* membre» de ,s même famille nations,, *> i,.,, .conservant leur qus’tfUVH r nati, ¦ » individuelle, leur fol, leurs coutum » , leur langue.Ils peuvent luneo-nt me citoyen du "Common*.* h „ a , britanniques Ce titre i«i , d'amit e 1* base dr >ut .p,,,, , Vie, Il est temps uu« vo.» Adolf, qu’avec votre religion:—de Race, de Sang, et de 8ol, qui descend ln dlgnltù dr la personne humaine au nivenu do la brtr, vous ne pouvez convaincre le britannique qu'il peut adopter cette philosophie et demeurer en même temps libre d'offrir sa conscience à Dieu.C’est là, une raison, pourquoi vos propagandistes perdent leur, temps.‘ Après avoir mis de côté le Credo appris sur les genoux maternels, Adolf, pour «ur les genous maternels, Adolf, pour suivie l'exemple de Julien l'apostat, pliant le genou devant le dragon rouge du paganisme, vous avez certainement oublie les glorieux faits d'armes des soldats de Léopold et de Soblesky, lorsqu'ils min nt en déroute les infidèles qui étaient «ut ie point de réduire vos ancêtres à la s'iv.tude, en 1683, comme voua l’a pro-habloment raconté votre mere.Essayez de vous rappeler l’oraison quo Soblesky fit a »t-* soldat*.Son enthousiasme brûlant du devoir chrétien se communiqua à son armée et il sauva la chrétienté.Vous sim-* le récit des grandes victoires, et bien lisez ce chapitre du siège de Vienne, et si vous pouvez oublier votre orgueil l'ont un instant, vous comprendre» que le futur appartient, non pas A vous, non pas à Satan, mais à Dieu.' Votre haine.Adolf pour le marchand de hn fin.pour le marchand d’or et d'argent rit à la base de votre esprit étroit.\ • appel «n ce sens au britannique ne i ,n "*¦**' pas II a pesé le bon et le nmiv ,xi* dans son sy-stème de gouverne-m*n' cl il a trouvé que le bon l’emportait.PM «n démolisseur mais un èdifi->»¦' 1 et il sait très bien qu'il peut plus fs« .irnient améliorer son sort en coopé-i»' • avec ses concitoyens selon les prin-ri| "• me noua a aidés.Lorsqu’on a appris: méthode hérodienne de tuer les Mii’crni» vos principes Spartiates pour i les faibles; que la force brutale •-t s seule qualification que \-ous exigez b - chef*, avant des autoriser à pres-rl ' • • qui est bien et ce qui est mal, • ¦ u* nvi'tis promis sincèrement, non pas * M s t », non pas à Mammon, mats bien « , » > h’ Dieu, de pratiquer, plus que un réel sentiment d'amour du 1 bain, et de faire tout en notre pou-' ’ ï" " éliminer les injustices sociales, >' de devenir digne de recevoir l’aide • .1 pour nous protéger contre le fléau VPji uanlsme.'• no'ie parallèle, Adolf : Il y a seize - , ,» r.eorgea.le jeune capitaine, dè-‘Om b la fol, dit à Dioclétien, que ** * i ' naee» ne l'intimidaient pas.parce '¦i i' it main de Dieu dans .a » 1 •’* Ai lerniei Ncel un autre Geor-»** Koi, Défenseur de la Foi", Dei fouilles récentes, accomplies sur l'emplacement où s'étendaient jadis, à perte de vue, les territoires de chasse et les champs de mais de ( antique Huron-nie.ont mis à jour les vestiges d'une civilisation insoupçonnée.Ayant la semaine dernière été appelé sur les lieux des recherches, à titre de professeur agrégé d’une université étrangère et réputée, ce n'est pas sans émotion que j'ai examiné et scruté les débris vénérables d'une époque révolue: je dois avouer pourtant qu'une surprise m'y était réservée à laquelle je ne me serais certes pas attendu: je veux dire la découverte d’une collection complète, écrite sur bouleau et reliée en peau d'orignal, de U G*I*ÎV qni-voit-cUir, feuille dont la tenue m'r étonné, et qui constitue à coup sur un document unique et grandement instructif sur les moeurs des anciens Hurons.Cet estimable journal, à ce que j'ai pu constater-à sa lecture, • mené de rudes luttes à une autre gazette du temps, le Paaier-Mr-U-hiaiàrc, dont j’ai également retrouvé quelques fragments en certain endroit qu’on m’a assuré s'appeler “bheyk-hoss” en vieux-huron.Quoi qu'il soit, j'ai pu, grâce à une documentation colligée aux sources les moins contestables, mettre sur pied cette modeste étude sur l'antique Huronnie que je vous présente sans plus de préliminaires.« * • Les Hurons, convaincu* de ce qu'il» formaient la race la plu* intelligente, la plus noble et la plus brave de* Contrées-Sauvages, dédaignaient les Algonquins industrieux et les mercantis iroquois; adonnés par goût aux chicanes de toute sorte, leur grande distraction était le choix des sachems et des chef* petits et grands; en ces occasions, on jouait du tomahawk et du couteau à scalper, et plus d'un se trouvait sans chevelure au lendemain des élections; quand le *•-chem et les petits et grands chefs étaient en place pour leur terme d'office, on s'amusait du mieux qu’on pouvait, jusqu'aux élections suivantes, en allant voir jouer à la crosse et en buvant de la petite bière d'épinette.Cependant, les Algonquins poursuivant pendant ce temps leurs petites affaires paisiblement et avec méthode, vinrent à posséder presque toute l'industrie et tout le commerce de la fière Huronnie, et les Hurons "impavides et bronzés" durent se mettre à l'emploi de patrons algonquins pour gagner de quoi se payer leur bière d'épinette et leurs tickets de saison pour les parties de crosse.Ceux des commerçants et des industriels hurons qui avaient su conserver encore leurs établissements constatèrent alors la nécessité pour eux d'apprendre l'algonquin afin de se créer une clientèle plus vaste et plus riche.Les Hurons employés par des Algonquins apprirent également la langue de leurs patrons pour obtenir de meilleures positions.Mais cette conduite, pourtant *t logique, n’eut pa* l’heur de plaire à tout, et, après des querelle* de moindre importance et quelques campagnes maladroites, les hommes-médecine de la grande tribu huronne, réunis en congrès, proclamèrent que l'étude de la langue algonquine était pour le Huron dégradante, quelle risquait de lui faire perdre la culture huronne huronnisante et séculaire dont il était, en ces Contrées-Sauvages, l'ultime dépositaire, et de diminuer l’ardeur de sa confiance en le Grand-Manitou.Le congrès se termina dans un enthousisme sacré et les Hurons partirent tous le tomahawk brandi, jurant de vaincre en ne parlant que huron jusqu'à la mort.Dès lors, les sociétés pour la préservation, la conservation, la sauvegarde, l’épuration, l’assainissement, le progrès, l'expansion et l'embellissement du huron foisonnèrent de ppr le pays.Quelques malins, après s’être trituré les méninges, trouvèrent mieux encore et déclenchèrent à travers l'entière huronnie une formidable campagne de re-huronnisation.Les instituteurs hurons qui furent surpris à enseigner l’algonquin à leurs élèves furent destitués sans appel; les journalistes qui conseillèrent d'apprendre cette langue, conspués et persécutés.Cela dura ainsi quelque trois cents lunes.Les Hurons devinrent si dénués et Invita ses sujets sur tous les continents à joindre la main a la main de Dieu, Ecoutez la Radio Britannique, Adolf, et vous entendrez raconter comment ces main* se joignent sincèrement de plu* en plus.Oh ! que vous serez surpris d'entendre additionner les dons magnifiques de marchandises, d’argent, de travail, et de prières, volontairement offerts par le* nationaux de l’union des pays britanniques, avec le même enthousiasme partant du puissant jusqu’au roturier.Et vous constaterez aussi la foule des jeunes qui se hâtent à tous les centres de recrutement pour offrir leurs coeurs, et leur vie si c’ost nécessaire, afin que l’humanité ne retourne pas à l'âge de barbarie.La caufcî est duc à la brise de vérité et de liberté qui remplie la plaine venant des cliteaux d’églises, des ‘‘church-hills", que vous voulez détruire.Vous ne réussirez pas, Adolf, car cette résolution de demeurer maître de sa conscience crée des héros que ni les tanks ni le» bombardiers allés ne peuvent conquérir." UNE FAUSSE MARINE.La marine britannique est vraiment nationale parce qu'elle est naturelle ; elle s'est formée de l'enchaînement de milliers d'aventures particulières de navires et de maiins dès avant Chaucer et après lui.Mais la marine allemande est une chose artificielle, aussi artificielle que le serait la construction de fausses Alpes en Angleterre.— G.K.Chesterton.si ignorants qu’il* perdirent à peu prêt tout ce qui leur restait, y compru leur belle culture huronne — huronnuante et séculaire — car les parent* trop pauvret n’avaient plu» le* moyen* d'envoyer leur* enfant* à l’école apprendre leur propre langue.Cet état d'extrême mitère tuteita de* apôtre* intrépide* qui ôtèrent de nouveau élever la voix pour réclamer l’étude d'une langue tant laquelle on ne pouvait décidément plut atpirer à autre chote que la fonction de fottoyeur, le fait étant généralement reconnu que le* mort* ne parlent pas et, pour ce, demeurent assez indifférent* à la langue parlée par ceux qui leur prodiguent le* pelletées de terre.Comme le* puissants Algonquins n'auraient vraisemblablement pas toléré ce traitement pour leur* amis, on n'osa plut scalper et griller à petit feu les audacieux qui défiaient ainsi la sage décision du congrès des hommes-médecine de la grande tribu huronne.Mais, ayant bien cherché, on trouva autre chose; On les fit insulter, vilipender, calomnier et honnir par des gazettes à gage, dans le but de les discréditer auprès du public, de les intimider et de les réduire au silence.Parmi ces feuillet de chantage, le Puiar-nr-k-kmèra se classa aisément au premier rang grâce à la canaillerie de ton digérant, le Pou-qui-grinche, et de 1a stupidité de son acteur en chef, l'Amer-Hibou.Ces plumitifs — qui l'étaient doublement, puisque leur chef s'ornait de diadèmes emplumés — menèrent contre la langue algonquine une campagne farouche, acharnée, haineuse, systématique qui, après des années, aboutit au résultat que le Pawer-«tr-la-luùâf« dut cesser de paraître après avoir soutiré des fonds de toutes les poires un peu juteuses qui t'étaient hasardées à portée de la main du Pou-qui-grinche.Après cette infecte feuille (de bouleau), toutes les autres gazettes du même ton disparurent pour des causes identiques; les innombrables sociétés dont nous avons précédemment parlé avaient depuis longtemps succombé à l'ankylote résultant d’une trop longue inaction.Les derniers fanatiques crevèrent de vieillesse ou de faim, et plus rien ne s'opposa à la bonne entente et à la prospérité de la belle Huronnie.« « • Il y a pourtant une anecdote savoureuse que nous retrouvons dans les chroniques de l'époque, et qUe, croyons-nous, vous aimerez connaître: Le Pou-qu•• tst en ruines et bar-rée aux deux bouts.Enfin le moral est solide, c'est l’essentiel.Dans les abris moins profond», les mi me» conversations vont leur train, mal* là parvient le tintamarre de la batailla aérienne, et on la »uit même d'astej près car les gardiens de la défense p&s*u vc viennent volontiers taire un trin de causette entre deux coups dur».La plu* grande égalité sociale est do rigueur.L'autre jour, deux millionnaires, oui ! »« •ont installé» «an» façon pour passer I# nuit parmi lo» hôtes d'occasion d'un» crypte d’égli»c qui, en temps de paix, iert d’asile de nuit pour le» vagabond».Et il n’est pas rare de voir accueillir des famille» pauvre» et san» gîte dans le» souterrains des grands hôtels où les étrangers riches s’abritent tout en dansant et soupant.Au dehors, le firmament s’éclaire des long» fuseaux Ue lumière froide et blan-che.de» projecteurs, de» embraeement» rouge» de l'inrondlc et de» mille lueur» verte», bleue* et rose» de la pyrotechnl» moderne, tandis que l'éclatement des obus le déchire de grand» losanges trop cruel-lenient brillants pour ressembler tux étoiles.Les lourdes bombes sifflent et ¦'écrasent au soi dans un nuage de maçonnerie pulvérisée d'où jaillit, pendant une minute, une gerbe de débris.Des moellons projeté» ainsi en l’air exigeront le lendemain la force de quatre terrassiers pour être traîné* à la bretelle jus-qu'à un tas de décombres.Le» charpentes de fer Jes immeubles tremblent à dis-tance et le bruit continue.Les corres-pondants de journaux américains ont, dè» le début, compaié à l'enfer ces scènes d’horreur nocturne.Il est certain qu elle* Incitent le spectateur à recommander son &me à Dieu et à I.ul recommander toute cette humanité endormie sous un tel tonnerre meurtrier.Pour ma part, J’y trouve aussi la suprême leçon de détachement matériel, et, prenant conscience de la fragilité de mes biens, je le* gaspilla en hâte.C’est ainsi que j'ai bu aux repas, allongée d'eau, ma réserve de champagne, comme si c’était un petit vin de pays à trois francs 1* litre, et que j'ai consommé en hâte, pêle-mêle, tout le contenu de mon armoire à médicaments ! Il ne faut rien laisser pour les bombes.Misère des temps! Marie-Reine GARNIER, Les Mots Croisés du Jour par TITTLIT ?18 11 U U 14 là 111 J 11 ¦ i 1 INI r 11 i ¦ i il i ¦ i i 1 M i i i 11 r T' p I i M± n ¦ i ¦ i rrw ?HOHI7.OVTAI.KMEX r 1.—.Long vbateau plat, à rames — Quand ils sont deux on les appelle soil-taire».2.— Itol de Hongrie — Combat général entre deux arméea — Ancienne ville de Chaldée.2.— Mme de la poésie épique et de l'histoire — Pierre «épurant Un champ d'un autre — Archevêque de Reims, bnu-tlsa Clovis.».— Sous-clasne d'annéJldes, ayant la sangsue pour type — VUie de Tchécoslovaquie, sur l'Ohre.5.— Appartement non meublé — "Cela'*.— Petit ruisseau.6.— Adjectif possessif — Nourriture de nègre» — Dragée ou autre friandise de confiseur.7.—Plus qu'il ne faudrait — Quatre-vingt-dix.».— Espace de canal compris entre deux écluses — Partie du monde — Qui concerne les citoyen*.9.— Fille d'Inachoa — Point cardinal: midi — Nom de deux rois égyptiens de la XIXe dynastie — Adjectif huméral.10.— Ville d'Autriche — ''Demi" — Jeté de nouveau.Il- — Interjection, marque la surprise — 1 ntté monétaire bulgare — Conduira _____ Mot latin: "hors de”.lï.—Entêtement — Dispensaire pour maladies de Foi.13.— Diminuée de longueur (blason) — Action de tuer — Enleva.SOLUTION DU PROBLEME No 160 Paru dans le JOUR du ff octobre i N C I ¥ E R N A T “ V E T E £j T T G E ¥ u ¥ S c fü«l ™ s I B A B M T E R T M R H 0 DJ fc[ pF E I ¦ ÏÏ RJ [T [T E R 2 T 0 N ¦ A N HJ R A i R E ¥ ¦ E B L I S s E T L T E n E L L \£m G A h I UE S Cf 14.— Obstruction de l’intestin par lut* même — Ville d'Espagne (Tarragont) — Lot.ordonnance.15.— Tablette de métal ou d'ivoire — Gentilhomme suédois, né à Stockholm.A KH11GALHMKNT 1- — Produit de Régime — Graine d ingratitude; en dépit du proverbe, «'adresser aux "objets perdus”.2.— Nom d'emprunt — Petite rivière d» France.3.— Comté du nord-est de l'Kcos- — Ile de l'Atlantique — Qui contiennent d» la soude.4.— Peuple de rnre noire, établi principalement nu Sénégal — pieu de !» guerre, chez le» Gnulol*.5.— Fleuve de Russie — Etoffe d« laine —- Usages — Fait tort.6.— Qui appartient aux lèvres — Tcrr» antarctique française, au sud d' 1» Tasmanie.7.— Frappons d'une vive eomnK'tien physique ou morale — Place, pose — Ü** conde note de la gamme d’ut., ».— Palmier de» réglons clwiude- d* l’anrlen continent —Mon corps nu ralenti.3.— Lieu où l'on dîne — Venue su monde — Interjection, marque un «eu» lagement après une fatigue.10.— Espaces de terre entourés d'eau — Symbole chimique du baryum — Mnebin» pour trier et éplucher les laine*.11.— Symbole chimique de l'aluminium — Portier ayant la garde d'une mai’en-etc.12.—Vendeur qui vous achète — Erudit françal*.auteur d'un u'H» "Dictionnaire eiilique" — En i'¦ 13.— Eclamatlon d'admiration — Méprise, erreur grossière — simple d'un gris bleuâtre.14.— Certificat de vie donné * zéro» — Conduite Intérieure; la •!r* rière qui mène le» aliments à tout à rondltion d'en sortir.15.— Endroit douteux où l'on «e fait Juger; emploi favorable -exercices d'assoupissement — l'ef* mission donnée à un prêtre, pur - tt évêque de quitter le diocèse.U ?HHOH I IHHi nnr^n HHO i ran i L|F I M I|S|M|E| I* Wl S j 0 j C | _ AI » H T|II tTT _______________R|0 S | C IR j 11B | É igl A | Q | U1Q t~s 11101DI £ IR III F1 L | U | V ( I |~ |L| 11 T | E L | E | S | 11* 11 Ml R|u|t|a|c|e|e|s m 0 | T i F XOTK — Poor In «r4uatrltr)r Rema*»1* «t d:irnnt leu vept aietnnlnr* fini «alvront, le prix nrr«»ri!4r f*11 frnenjnia dew ttifit» crol»f» •era l** «frie de la 2lPnie ntinée du relié* en volume» noun une ••ouverture de toile.Faite*» lu •“,M' tlon et envoyé* noun-la; j»eut-*,r# In chance vouh aourlrn* Gagnante du volume «ie celte semaine : MMF EVA J O E EE RT ’MccfUIe, Co.Ma tan e, I\Q.
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