Le jour : indépendant politique, littéraire et artistique, 6 avril 1940, samedi 6 avril 1940
3ème ANNÉE No 30 5 CENTS JOUR INDÉPENDANT POLITIQUE, LITTÉRAIRE ET ARTISTIQUE Directeur: Jean-Charles HARVEY Administration et rédaction, 180 eit, rue Sainte-Catherine (cuite 44), Montréal Caæ postale 20, Station “N" — Tél.*PLateau 8471 Nous nous battons pour nous-mêmes 6 avril 1940 Aussi longtompa que les choses iront systématiquement mul, Je continuerai sys tematiqu e m e n t à dire qu'elles ne vont pas bien — Henri ROCHEFORT Administrateur: REAL ROUSSEAU Rédacteur en chef: E.-Charles HAMEL Depuis que les Etats caporalisw, dits totalitaires, mènent de par le piondc une propagande endiablée pour nous faire croire qu’il vaut «lieux être esclaves que libres, j’ai été, je suis et je serai jusqu’au bout pour la participation ¦ destin peut-être", "Te souvient-il" et enfin "C’est la saison d'amour".Pierre Fresnay est pour elle le partenaire idéal.L'attraction supplémentaire est une comédie sentimentale pleine do fraîcheur de charme.Orane Bernards (l'inoubliable Fanny de Marcel Pagrtol) est la vedette du "Moulin dan* le soleil”, Ello y est entourée de Gaston Huilier, Aquistapace, Marc Dantxer, Mllly Mathls, Jacqueline Pacaud et Robert Vattler.Un riche meunier, Théophile Esqulrel, maire d'un charmant petit village du Midi: Chantecaille, dédaigne en le mécon- fa'v ¦ Pi ’n • -Mm__________________ TROIS-RIVIERES Omm* d* Ptri*: "Jeunes Fille» en Détresse , “Le Collier du Grand •Duc , Le Canada en Guerre", * * • ST-HYACINTHE Cwma: "Le Quai des Brumes”.“Mon Curé chez les Riches", * * * ST JEROME R«: "Vous seule que j’aime’’, "Métropolitain".* * * THEATRES ET CONCERTS SbUb Saiat-Sdpict: "LES JOURS HEUREUX", du 4 au 9 avril, Areid*: Les Comédiens associés pré* sentent “LA FEMME NUE", du 6 au 12 avril.AsditWHUi du Plateau: Les Concerts Symphoniques, le 16 avril.Auditeriia de Vtrdu: Russel et Inman présentent: "LAWRENCE lIBBETl ", le 10 mai.Ma——t Natioaal: Les Variétés Lyriques présentent: "KATINKA", les 25.26.27, 28 avril.• •••••• naissant, l'amour de sa collaboratrice immédiate, Hélène, Jeune femme Intelligente et tendre, pour s'amouracher d'une Jeune parisienne, Monique, qui a 25 ans de moins que lui.L'annonce du mariage révolte le pays tout entier, nmla Monique est éprise du neveu de son vieux flajicé.Le Curé du village, consulté, leur promet de tout arranger, mais têtu, Esqulrol le renvoie durement.Ayant surpris les deux amoureux, Il veut les tuer; heureusement, Il y renoncera et comprenant sa conduite, Il demandera pardon au Curé de sa brutalité* et fera amende honorable, et guéri de sa malheureuse passion, Il comprendra enfin où est son bonheur.André et Monique s'épouseront.¥ ¥ ¥ “Conflit” en 3e semaine / a Jhm cLoam êa pijze.89 Conformément aux disposition* T,gl «le* CoBtpniînle» de Quebec, 1ère partie.Dean lîentty Corporation donne par lej présente# avl* iiu'ellc a adressera nu l.ieutenunt-tionverneur de la Province d« Québec )e.ur lui demander d’abandonner »a charte et sa cancellation de et il une date fixée par lui.Daté ft Montréal, te îîlétno Jour de mars 1540.ADA POPE.Secrétaire de Dean P.ealty Corporation.L emblème d'une Canadian üronjr Companp, limited AMS UK DIVIDENDE IE dividende trimestriel de 1*4% s sur les ACTIONS PRIVILEGIEES de CANADIAN BRONZE COMPANY LIMITED a été déclaré, puyable le 1er mal 1940 aux actionnaire* inscrits il la fermeture des affaires le 19 avril 1910.BIÈRE MOELLEUSE ûoéi- MdeUU &}[4H£A£*HjLÜjtP Page 6 La Vie ' Économique Quel est le meilleur placement?Que doit-on acheter — Une maison ou obligation ?rencc d’une maison que par la bonne construction.Dana bien de# caa la maUon comme le» valeur* mobilière» tout achetée» avec de» mises dë fond» insuffisante» (sur marge).Il en révulte de» vente» forcées et durant la dernière crise, ce» dernière» avaient pri» une telle ampleur que le» pouvoir» publie» »c •ont alarmé» à juste tjtre.A côté des ri*4|uo* financier» et de» mésaventure» aiuquck on s’exnose en achetant une maison, il y a heureusement de» compensation».D’abord la petite propriété répond à un besoin impérieux de la nature humaine, celui de disposer d’un logement ou l’on peut »e reposer au foyer familial après de laborieuse» journées.L’état tic propriétaire satisfait l’amour-pro-pre et l’orgueil de l’homme.Il lui donne un sentiment d’indépendance, bien que souvent ce sentiment ne repose pus sur des lisses financières «olides.La nature humaine étant ce quelle est, les raisons sentimentales plutôt que financières déterminent le plus souvelft du olioix d’une maison.Il n’est qu’liumain d’obtenir plus de satisfaction d’un placement de cinq milles dollar» dan» une maison que dans une obligation ou un titre quelconque.La petite propriété est le premier lien coucret qui unit l’homme à la société; elle le fixe dans le réel et lui donne conscience dç ses responsabilités.Accessible à tous, elle est éminemment «ociale et constitue un pilier et roc des based essentielles de nos Etat démocratiques modernes.On reconnaît que la petite propriété est la meilleure garantie d’ordre social et une barrière aux théories subversive».Ceux qui expriment des doutes sur la valeur d’une maison sont ceux qui s’attendent à un double rendement, lia logent dan» leu» maisons, ils en éprouvent des satisfactions durant plusieui* années et, cependant,.ils exigent un profit s la vente.En d’autres termes, il ept juste qu’un propriétaire tienne compte non seulement de la dépréciation et de la vétusté d’une maison, mais aussi de la satisfaction qu’il éprouve de son droit dé propriété.Sous ce rapport, une maison se compare plus à un complet ou à une automobile qu’à une aclion ou obligation.Le détenteur de ce» derniers est plus en droit de s'attendre * un bénéfice strictement pécuniaire que le propriétaire d’iui immeuble.Les valeurs mobilières se rangent dans la catégorie des biens de production, tandis qu’une maison est plutôt dans la catégorie des biens durables de consommation.Si l’achat d'une maison est fait au bon montent ou à un prix d’occasion, il se peut que le propriétaire réalise un profit à la veute.Cependant, s’il subit iuic perle, il n’a aucune raison de mécontentement car U a déjà obtenu des compensations sous d’autres formes.De plus, souvent la perte n’est apparente s’il tient compte du loyer qu’il aurait dû payer durant la période qu'H a occupé sa maison.Comme placement, la propriété a un avantage marqué sur les valeurs mobilières parce qu’elle favorise plut l'épargne.Théoriquement, on peut acheter des titres suivant un programme tracé d’avance, en pratique peu le font.Par contre, le propriétaire d’une maison fera tous les sacrifices pour pouvoir la conserver.Avec l’assurance, le placement immobilier constitue un stimulant de premier ordre au travail et à l’épargne, en plus d’offrir un placement sur et durable.C’est un fait que beaucoup de maisons sont mal construites, il n’en reste pas moins vrai cependant, qu’elles peuvent être occupées pen-fiant un grand nombre d'années.Il faut aussi reconnaître que si un grand nombre de propriétaires ne connaissent pas les défauts de leurs maisons ils seraient de beaucoup moins bons juges des titres qu’ils pourraient détenir.A tout événement, si le propriétaire d’une maison subit une perte, il a au moins la satisfaction d’en connaître la cause ce qui n’est pas toujours le cas lorsque les actions ou obligations baie-sent de cours.Le placement immobilier offre un grand avantage sur le placement mobilier dans une période d’inflation.Dans un temps critique comme celui que nous traversons l’achat d’une maison constitue, sans contredit, un meilleur placement qu'un titre’ à revenu fixe, lx: revenu «l'une obligation perd graduellement son pouvoir d’achat avec la hausse des prix qui s’est produite depuis le début de la guerre cl qui s’aceentuera de plus en pli» avec la continuation des hostilités.I/cs immeubles, par contre, conserveront pour le moins la même valeur et même peuvent acquérir un plue value.Louis MARTEL samedi 6 avril 1949 même par la pratiquer lionontbltme,,.Insistons-y.Des questions d'exaa comme celles que nous avons rapport^ et que la Commission du Servit- pr;' pare à la douzaine, constituent iZ cruelle injustice pour tous les candidat qui aspirent de bonne foi aux fonction5 de l'Etat.Il est bien entendu qut, les milliers de jeunes gen# qu;' ’“j l’Atlantique au Pacifique, sc presentin' chaque année aux examens, un fort petit nombre seulement obtiendront un tm-ploi, et que tous les autres s en retour! lieront le deuil au coeur et plus ou moinj découragés.La sélection s’impose iig0.j.reusement, et les déceptions sont iné- ! tables.Voilà bien pourquoi les aut0.rités pourraient au moins y mettre un peu if humanité, de bon sens et même de charité, en ne tolérant point qu’on décontenance — en leur posant ,|r, questions insidieuses — tous ces jeunes hommes et toutes ces jeunes femmes que l’avenir inquiète déjà trop.Qu’on leur pose des questions fru.c’nes et qui suffiront amplement à éprouver leur compétence, sans leur imposer des chinoiseries stupides, qui répugnent d’ailleurs au français et semblent inver.! tées pour leur torturer l’esprit.Qu’on les questionne, certes, mais qu’on ne les mette pas à la question.Quel est donc le moraliste qui a dit : “Aux' qualités que nous exigeons de nos domestiques, combien de n j u s feraient d’acceptables ?” Voilà une maxime que les examinateurs du Service civil auraient profit à s’épingler quelque part.L’Inde sans les Anglais.Un éditorial de la Tribune de "Lahore* rapporte que dans un discours qu’il pro.nonçait à Bombay, le Dr.Paranjpye, pré-aident de la Fédération Liberale de l’Inde, s déclaré : "L’Inde no devrait pas profi* ter de la situation difficile où «e trouve aujourd’hui l'Angleterre pour chercher s recouvrer son indépendance." Il ajoutait que de toute façon, si l’Inde devenait subitement indépendante, elle ne pourrait garder sa liberté pendant un mois, uni l'sldc de la Grande-Bretagne.AVIS Conformement aux dlspoeitione de U Loi de» Compagnie» de Québec, 1ère partie, London Hou»e Tobacco Shop Ltd donne par les présente» avis qu'elle s’adressera au Lieutenant-Gouverneur de la Province de Québec pour lui demander d’abandonner sa charte et sa cancellation de et ft une date fixée par lui.Daté ft Montréal, ce 27lfcmo Jour da mars 1940.LILLIAN CHAMBERS.Secrétaire de London Houso Tobbaco Shop Ltd.AVI» Conformément aux dispositions de minai ; MUt Janet Jones, déléguée par Lafayette Marchand, qui a Interviewé M Jobin et qui a publié un magnili'j » artlels sur deux colonnes, avec ph-.'o, dans son Journal le "Boston Ointe Puls, “the last but not the leas' M Wilfrid Pei* r qui, quo représentai Opera Hot itrs, tint à bon sml Jc Guiseppe Verdi disait ; "Les bons opéras doivent être choisis pour les chanteurs ou Ica bons chanteurs doivent ilro choisis pour les opéras".Il faut croire que le Metropolitan de New York avait ces deux choses en mémoijc lorsqu'ils choisirent Tlbbctt pour la première de tant d'opéras.Lorsqu'il s'agit d'un nouvel opéra ou u H INVn LAWRENCE TIBBETT 4'una reprise, on fait fréquemment appel aux talents do cet excellent artiste.11 est aurnommé lo "chanteur-acteur", ce qui oat une manière d* dire qu>n plus de aa voix merveilleui», ses interprétations de personnages sont d'un fini achevé.Sa versatilité Is met aussi à son aise ches l'Italien Verdi, l'Allemand Wagner, le Français Gounod quo ches l'Anglais Deems Taylor.Il a tenu les premiers rôles dans "FalsUff", "La Cena dalle Beffe", • "Othello", "Jonny Bplolt Auf”, "Glann! Schtechl", “L'Heure Espagnole", ainsi que dans “The Emperor Jonaa”, “Merry Mount"."The Kings Henchman", et "Peter Ibbetson".Do fait, en auppo-s*nl quo Lawrence Tibbett voudrait faire un peu do statistique, Il s'apercevrait qu'il a chanté environ quarante à cinquante opéras et qu'il connaît par coeur environ trols-cont-olnquante à quatie cents pièces classiques ou soml-closstques et de même qu'il e'eat fait entendre à plus de nyllle concerts.Mais Lawrence Tlbbott a d'autres chats à fouetter ; d'abord il doit a'occupar d'apprendre ses nouveaux rôles à venir ; ns déplacer d'un océan à l'autre pour remplir ses engagements de concert ; et consacrer occasionnellement quoique» jours à ses devoirs de père de famille et de fermlor.Les billets pour le concert seront en vente à l'Auditorium de Verdun à partir du 6 avril.On psut se procurer des billets par ta poste en accompagnant sa demande d'un chèque certifié ou d'un bon postal, avant le 22 avril, en s’adressant k Russel A Inman, 1241 rue Guy, Montréal.Pour toutes informations par téléphone, signalez FItsroy 8420.Prix : 12.80, 3.26, 1.70, MO.taxe incluse.Le Thé-causerie de la Société d’Étude et de Conférences Dimanche, le 7 avril prochain, A trois heures et demie de l'sprès-mldl, à l'hôtel Windsor, aura lieu sous la présidence d'honneur de M.Edouard Montpetit le thé-causerie annuel de la Boclété d'Etude et de Conférences.“Les diets et provocations du conférencier timide”, tel est le titre de ia causerie qui sera faite par le docteur Roméo Boucher, professeur â la Faculté do Médecine de l’Université de Montréal et Directeur Scientifique de l'hôpital Bt-Luc.Le decteui Boucher reste absolument muet sur le thème de sa conférence.On sait d'ores et déjà qu'il s'cet adjoint des artistes de renom, tels que Mesdames Mlmi d'Esiée (Miss Radio 1940) et Suzanne Clalrval et M Henry Deyglun, dont le rôle dans cette causerie n’est pas encore connu tout à fait mais qu'on peut affimer matqué su coin de la plu» parfaite originalité.D# toute façon, on nous assute, à travers mille rumeur», que «e sera une Innovation dans l'art de la conférence.Conférence *ur i Italie au Cercle des Polyglottes Lundi, le h avril prochain, «ou* la présidence d'honneur de Mgr Ollv|»r Mauiault, recteur de lUnlverslté de Montréal, aura lieu è l’auditorium de la Palestie Nationale, une conférence Intitulée; "Visage de fits le".Le confère»- cler eera M A PsraalM.polyglotts, té- cemment ani |V£ d'un voyage en Italie.Cette confère net seri i lllusltée par un film sur le» vi )k» italu en ne» Mme Ftéjans des Ha me» i < i ' Mlle Amltée Bosllière» liront une «ci me d'un e oeuvra classique Italienne, trad luit' fronçai* M Nino Franco Interprétci» quoique» pl*o*i du folklore Italian Lentiée e*i libre,
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