Le jour : indépendant politique, littéraire et artistique, 9 mars 1940, samedi 9 mars 1940
3ème ANNEE No 26 S CENTS 9 mars 1940 Aussi longtemps que les choses iront sys I v ni aliqu c ni en t mal, je continuerai sys I à ni a li qu o ni ont à dire qu'elles ne vont pas bien — Henri ROCHEFORT INDEPENDANT POLITIQUE, LITTERAIRE ET ARTISTIQUE Administration et rédaction, 180 est, rue Sainte-Catherine (suite 44), Montréal Case postale 20, Station “N” — Tel.‘l’Latcau 8471 Directeur : Jean-Charles HARVEY Administrateur: REAL ROUSSEAU Rédacteur en chef: E.Charlet HAMEL Le vote des femmes et l’opinion du Cardinal Quelle sera l'attitude du gouvernement ?L'AFFAIRE RUSSO - FINNOISE Emin, nous avons un chef en M.Godbout! Dans le* questions religieuses, l’Eglise est souveraine; dans les questions civiles, c'est l'Etat.L’ordre, la justice et le bon sens le veulent ainei.On ne saurait intervertir ces rôles sans détruire la notion même du gouvernement responsable.Cependant, les membres du clergé ont le droit d’exprimer des opinions politiques.Comme électeurs et citoyens, ile peuvent exercer ce droit autant que n’importe quel civil.Pas plus, pas moins.Au*i ne devons-nous pus nous étonner d’entendre Son Eminence, le cardinal Villeneuve, archevêque de Québec, exprimer l’idce que le suffrage féminin, dans cette province, ne serait pas désirable.D’après lui, le droit de vole pour les femmes icrnit contraire à l’unité et à l’autorité de la famille; il entraînerait les femmes dans le tourbillon des passions politiques; il ne saurait régler les problèmes économiques, sociaux et autres auxquelles la femme est intéressée et que celle-ci peut ré-aoudre plus efficacement par son influence et ses organisations; il no rencontre .pas le voeu de la majorité féminine de la province de Québec.C'est là, une opinion personnelle, qu'il faut trouver respectable.En fait, il ne s’agit nullement ici d’une Ïucstion de dogme ou de morale.oui le monde le sait, tout le monde l’admet.L’Eglise ne condamne pas le suffrage féminin.Elle laisse entière liberté à ses membres de se pronon-Tcer pour ou contre.Dans une interview qu’il accordait, en 1919, à Miss Annie Crisiitch, membre de la Société suffragiste des femmes anglaises, le pape Benoit XV déclarait: "Nous voudrions noir les femmes êleciriccs partout!" Citant ces paroles mémorables, The Catholic Citizen, de Londres, ce 15 juillet 1919, raconte que Miss Cristitcli, “voulant s’assurer que 6on activité et celle de ses compagnes n’étaient pas contraire au désir du Souverain Pontife, lui exposa le but de sa Société: ne pas laisser aux non chrétiens l’organisation des campagnes suffrugislcs et féministes, au risque de voir les catholiques se fourvoyer dans d’autres sociétés d'action contraire à leurs principes, au risque aussi de voir les femmes catholiques prises au dépourvu, le jour où le suffrage féminin intégral serait consacré par la loi anglaise .Et elle demanda au Pape: “Approuvez-vous?” Benoit XV répondit: “Oui, Nous approuvons!” L’évêque de Tasmanie (Australie) fiortait récemment ce jugement sur es bons résultats du suffrage féminin: “La situation de la femme et particulièrement celle de l’ouvrière ont été améliorées .La femme a été rendue meilleure par le sentiment de ses responsabilités civiques.Elle • mis en lumière la fonction morale de l'Etal, pris l’initiative de meilleures lois pour la protection de l’enfant, de la jeunesse, de la femme .Le Mouvement féministe de Gc-nève, 7 mars 1924, publiait cette déclaration de Mgr Baudrillart, recteur de l’Institut catholique de Paris: “Je ne sais pas si le vote des femmes changera beaucoup les élections, mais nous aurons du moins le suffrage vraiment universel, et la justice sera satisfaite.J’ai toujours été partisan du droit de suffrage pour les femmes, et je considère comme un reste de barbarie qu'on ne le leur ail /en encore accordé chez nous, comme on l'a fait dans un certain nombre de nations .Les femmes sont des êtres humains, elles ont une intelligence égale à celle des homme!, bien que d’un autre genre; elles ont plus de sens pratique, un plus grand souci des choses de la famille.” Nous citons ces témoignages pour bien indiquer que l'unanimité est loin, bien loin d’être faite, au sein du clergé, sur la question du vote des femmes.Qu’est-ce à dire sinon que chacun de nous reste absolument libre d’en penser ce qu’il voudra.Et cette liberté appartient autant au cardinal — pas plus — qu’aux autres citoyens canadiens.Peut-on penser un instant que Son Eminence a eu l’intention d’intervenir ici dans les affaires de.l’Etat, qui est souverain en une telle matière?I.cs chefs du gouvernement provincial commettraient donc une singulière erreur s’ils interprétaient l’opinion personnelle d’un haut dignitaire ecclésiastique comme une espece de vélo.Ce serait inconcevable.Le parti libéral, à sa convention de 1938, s’est prononcé solennellement pour le suffrage féminin.Une fois élu, le premier ministre, M.Adélard Godbout, a affirmé nettement et sans détour qu’il accorderait le droit de vote aux femmes et que ce serait là une mesure du gouvernement.Dans le discours du Trôner le Roi, parlant par la bouche de son représentant, le lieutenant-gouverneur, plaçait le suffrage féminin par-mi les grandes mesures de la session actuelle.Donc, le gouvernement de Québec, souverain en matière civile au mtÿic titre que l’autorité ecclésiastique est souveraine en matière religieuse, est lié à ce projet de loi à tel point qu il ne peut plus reculer sans détruire le prestige même de nos institutions parlementaires et sans démentir 1 une (7e*t avec un sentiment de joie profonde que, ce soir du 5 mais, recevant la première édition de lu Gazette, je lis ce litre qui couvre huit colonnes: “Godbout renews pleilgc to give women vote” — M.Godbout renouvelle sa promesse de donner aux feilîme* le droit de vote.Cette séance du 5 mars restera mémorable.On peut la considérer comme une grande date dans noire histoire parlementaire.Comme M.Maurice Duplessis, ancien premier ministre, l’un des politiciens les plus méprisables qui soient passés dans les chefs de notre vie civile ont besoin de toute leur autorité et de tout leur prestige ponr faire face aux difficultés de l’heure, où la souveraineté du Parlement doit être affirmée «ans faiblesse pour imposer des lois à toutes les classes suns exception, i! est bon qu’on trouve enfin, sur lu colline québécoise, des individus dont on puisse dire avec fierté: ce sont des hommes! Depuis des années, je lutte, presque seul, à tout risque, pour maintenir, dans celte partie du pays, ma foi libérale et démocratique.Je sais La vaillante résistance des Finlandais aux assauts des hordes soviétiques rappelle pur plue d’un point la lutte héroïque du peuple d’Espagne contre les légions italiennes èt allemandes qui s’étaient jointes uux Maures et aux rebelles de Frunco.Celte fois, le problème a l’avantage de se poser plus clairement et de ne pas diviser, dans tous les Etats démocratiques, des gens également sincères et convaincus.Il est permis d’espérer, aussi, que l’issue de ce combat inégal sera moins malheureuse.Depuis plus d’une semaine, la bataille fait rage autour du port finnois de Yihorg — de son nom suédois qui signifie: “lieu de sacrifice".Ce n’c#t pas la première fois que cette ville, que les Finlandais appellent dans leur langue Yiipuri, joue un rôle do premier plan dans l’histoire de la Finlande.Le* Suédois, qui imposèrent pendant six siècles leur loi à ce pays, établirent une forteresse à Yihorg en 1293.Quand le Uar Pierre le Grand, heureux rival de Charles XII de Suède, vainquit les Suédois au début du XVIIle siècle, un de ses trophées fut la “province de Viborg", c’est-à-dire la partie orientale, do la Finlande.Tout le reste, de ce pays devait passer aux mains des Uar*.Cependant, pur la suite, une constitution et une charte d’autonomie furent accordée* aux Finnois.Mais, en 1901, Nicolas 11, déclarant que Jes batteries finlandaises menaçaient Saint-Pétersbourg, occupa militairement le grund duché de.Finlande, en dépit de sa constitution et de sa charte, 500,000 Finlandais adressèrent au despote une véhémente et solennelle protestation.Lénine la publia duns son journal, l’Ishra.Et voici comment, il y a 30 ans, le fondateur du parti bolchevik s’élevait contre la violence autocrate d’hier: "C’est là un acte de violence d’un tzar /tarjure et (le son gouvernement de bttcliibouzouks.Deux millions et demi, de.finlandais, ne.peuvent, certes, songer à se soulever, mais nous tous, citoyens russes, nous de* vons penser au déshonneur qui nous accable.Nous sommes encore à tel /mint esclaves de nous-mêmes, qu'on nous emploie à réduire à l'esclavage d'autres peuples, bout sup/tortons encore chez nous un gouvernement qui non seulement écrase avec la cruauté d'un bourreau toute aspiration vers la liberté en llussie, mais emploie, (le plus, des soldats russes pour attenter à la liberté des autres! ' Eternelle Russie où rien ne change! Comment I succombe, l’étendue d ont mis en vous leur confiance Si vous avez promis de rtaliser les désirs légitimes de cru,-, gui ont eu foi en vous Si votre parole a confirmé, aux yeux de tout un peuple, tes promesses que vous avez faites ; Si, dans votre âme et conscience, vous savez que ro< i BRAVO M.PiEDALUE et bonnes afin d’affaiblii votre El si l’on veut vous forcer à trahir la parole dont i prestige et de souiller votre nom, Alors, ô hommes choisis par la nation pour tondu ne et seul devoir s’impose : soyez des hommes ! i] fallait les dire il les a dites comme Nous regrettons de ne pouvoir, cette semaine, faire écho ainsi que nous ie voudrions à sa conférence.Mais nous en mesurons toute l’importance et nous ne manquerons pas d y revenir dans notre prochain i^jméro.r •‘igné de frayeur 1st foule n’atme pas les trernbteurs, et si Vous mon et de faiblesse, que te mépris Vous êtes perdus définitivement, et vous n’aurc des honnêtes gens le are moqueur Aura-t-il en prend vraiment trop à son aue toujours les reins assez Page 2 LE JOUR Montréal, samedi 9 mars 1940 La Vie Américaine /tar Louis DAXTIN La Quinzaine Politique 1st chefs républicains ont pris l'initiative de la campagne présidentielle en fixant le lieu et la date de la convention du parti qui aura charge de nommer son candidat.L’assemblée se tiendra à Philadelphie le 24 juin prochain.Deux cent mille dollars souscrit» d'avance par la ville en contribution aux dépenses assurent au moins les délégué* quel da/is leur* longues sessions, ils ne manqueront pas d'eau à la glace.A l'heure présente les prétendants les plus en vue sont Dewey, Vandenberg, Taft, Martin et Qannett.Dewey, apparemment le plus favorisé, n'est pas un politicien de carrière, mais il «'est fait une renommée d’honnêteté et de courage comme procureur de l’état de New York.11 a brise de» associations tfê criminels et de voleurs qui avaient échappé à toutes les poursuite* et qui étendaient leurs réseau* dans tous 1rs milieux.Il a mis à nu la complicité,, dans certains cas, des tribunaux eux-mêmes, et grâce à lui des juges sont maintenant sous Ica verrous.C’est une auréole populaire qui lui tient lieu de titres plus directs : car on connaît à peine ses idées politiques, et les quelques discours qu’il a prononcés se sont tenus dans des thèmes généraux, sans révéler sous quelle teinte précise il convenait de la classer.On croit qu’il représente l’opinion modérée, qui concède que le nouveau deal esc, par plusieurs côtés, fermement établi, que c'«t folie à un parti de l’attaquer sur toute la ligne.Elle s’en prend seulement à ses abus, a les extravagances, à sa concentration excessive des pouvoirs, aux restrictions qu’il pose aux libertés économiques, aux charges dont il écrase l'entreprise privée."Qu’on nous laisde seulement, disent ces opportunistes, administrer le nouveau deal : nous en garderons les réformes, les avances utiles; nous en élaguerons les flagrants défauts.Nous rendrons à l’industrie l’autonomie qu’elle a perdue; nous arrêterons le paya sur la pente de la banqueroute.’’ Le sénateur Vandenberg et le représentant Martin, du haut d’une expérience politique bien plus large, parlent eux-mémes dam cette veine : mais leur critique du régime Roosevelt est plus interne et plus acide, ft il» donnent au moins une idée de ce que sont leurs propres plans.Dans un récent discours à Topeka, Kansas, Martin a proclamé un programme de douât points qui, d'après lui, ramènerait la confiance et l’équilibre.— Mais, à vrai dire, ces {joint* sont plutôt des buts à atteindre que des moyens pratiques de les obtenir.Ainsi : rappel des impôts "excessifs”; mais quels sont en fait ces impôts ?L’assurance du travail .rendu* aux ouvriers ; mais par quelle concrète magie ?L'état restreint à ses réelles fonctions; mais ces fonctions, où s’arrêtent-elles ?La ceslation du gaspillage : niais où le gaspillage commence-t-il ?( Le Congrès est, depuis deux mois, avec une unanimité touchante, attelé à réduire la dépense publique, sans avoir opéré que des retranchements futiles).Ces vues toutes générales laissent le problème à peine touché.Quant au sénateur Taft, à l’éditeur Gannett, voilà des hommes tout d'un bloc et logiques.Le New Deal est pour eux une abomination qu’il s’agit de détruire, feuillage, tronc et racines.C’est la fin des institutions, des libertés américaines, le triomphe de l'étatisme et la route vers la dictature,' la ruine de la richesse nationale.11 ne peut y avoir de compromis avec ce monstre.L’autre jour Mr.Taft se montrait dans un film public, tenant entre ses mains le projet du budget maintenant soumis aux Chambres, et s’écriait dramatiquement : .’’Ort «e demande comment balancer le budget ?Voici d’abord ce qu’il faut en faife." Et d’un geste émouvant il déchirait les feuilles de !a brochure."Au pabiçr ce budget et faisons-en un autre." Ce n’est pas plus malin que cela ! Mais, comfne témoin de cette saillie, je me demandais à part moi : "Et le nouveau budget, que sera-t-il ?C’est cela qu’on.voudrait savoir." Même ces intransigeants, acculés dans les coins, sont pourtant obligés d’admettre dés réserves.On leur demande : "Et le chômage ?Et l’assistance publique'?Et les lois du twvail ?Et les subsides à l’agriculture ?" — “Oh ! saris doute, j répliquent-ils, on ne peut tout sabrer complètement , et tout de suite.Mais on y arrivera, quand l’initiative privée aura revécu, grâce à nous, et rétabli chez nous les conditions normales." Ainsi l’opinion du parti semble flotter entre ces deux formules, que ne sépare guère qu’une nuance, au fond aussi' vagues l’une que l’autre : — "ne garder du A etc Deal que ce qui est acceptable", — et “détruire du New Deal tout ce qui se pourra." Je ne parle pas des républicains "progressistes", jadis une force dans le parti, mais dont l’fnfluence est en baisse, pour la simple raison qu’jls ont passé à l’ennemi.Ils favorisent, dans son ensemble, la politique de Roosevelt et ne tiennent: plus que de nom à leur ancien groupe.Ils maintiennent cependant leur identité, accueilleraient un changement de régime, mais menacent de s’opposer à tout porte-drapeau qui n'offrirait pas au pays un programme inspiré des intérêts du peuple, conscient des nécessités nouvelles.Malgré leur effacement actuel, ils pourraient causer des surprises dans la convention à venir.Les La Follette et autres ne sont pas gens à esquiver les luttes.La note inattendue dans ce concert un peu brouillé, c'est le discours que prononça, à l'anniversaire de Lincoln, Rca-Président Herbert Hoover.Ond’a fait le bouc émissaire de toute la crise présente, où il n’a vu d'abord qu'une "panique mentale”, qu'il n'a voulu, combattre que par la voie du laisser-fairr.On se rappelle la réception qu'il ménauea à ces processions de chômeur» qui, de tou» le» état», hantaient les rue» de Washington.Or voici maintenant ce qu'il déclare : "La tâche de remettre au travail neuf millions de citoyens est le grand devoir qui s’impose, et la seule garantie de sûreté pour notre république.Il nous faut restaurer ces foules à leur propre soutien normal.Tant que cette tâche sera inaccomplie, l’état doit continuer à assister, à subvenir.!** Américains ne peuvent souffrir que de* compatriotes aient faim.” Paroles sensée* et courageuses.Mais quand il en vient aux méthodes, il retombe dans la même gamme.indéfinie et théorique.Il compte, pour les fournir, sur "la combinaison des forces de la liberté intellectuelle, spirituelle et économique; sur la vigueur morale de tout un peuple, scs ressources naturelles et l’apport continu des découvertes sciéntifiques." Là-dessus.de» profanes sont tenté» de se dire : "'Foutes ce* force» réunies n'ont pas empêché la débâcle : comment est-on si sûr quelles puissent la surmonter ?Et pourquoi /l’agissent-elles pas dès maintenant, sur l’heure ?" Ces mots d'ordre faciles et peu compromettants rappellent ces choeurs de guerriers qui, dans les opéras, s’égosillent à chanter : "Mar chons I Marchons !" en piétinant sur place; — ou ce» prêches nous disant que telle ou telle doctrine morale serait le remède à nos maux.Sans doute, sans doute : mais comment imposer la doctrine morale?C’est-affaire aux consciences individuelles, qui s’y refusent depuis des siècles.Faut-il, en ittendant, aller tout droit au diable ?Qn doit cette justice au New Deal, qu’il saisit ces questions par leur "manche" pratique.— I> moyen que les gens obtiennent de l’emploi, c’est de leur en donner; la façon de soulager les hordes d’affamés, c’est de les nourrir.Les théories viennent ensuite, et, s’il le faut, elles peuvent attendre.L’électorat choisira bientôt entre ces deux systèmes.Peut-être, dans leur "plateforme" officielle, les républicains descendront-ils de leurs nuages, exposeront-ils plus nettement leurs projets et leurs procédés.Ils le devraient, dans leur intérêt propre.Un programme de critique purement négative et de promesses indéfinies ne serait pas, aux yeux de* meilleurs juges, capable de le* ramener au pouvoir.Ententes eommerttalet La Chambre, par un vote de 216 à 168, a décrété l’extension pour trois ans du programme d’ententes commerciales qui avait soulevé récemment tant de discussion, I-e gouvernement reste autorisé à conclure, à prolonger ou à abroger, des arrangements spéciaux avec d’autres pays, sur la base des intérêts réciproques, sans avoir à passer par la longue filière des traités.Malgré certains ardents champions des prérogative* du Congrès, qui eussent au moins voulu soumettre ces ententes à son approbation nu à Kill veto, la loi est passée telle que la souhaitait le secrétaire d’état Hull, donnant à l'administration sa première grande victoire de la session présente.Tout indique que le Sénat la ratifiera à son tour.La mission IVcllei La visite pfbjetée de Mr.Sumner Welles, délégué personnel de notre président, aux chefs politiques de l'Europe, reste voilée d’incertitude quant à son but et à sa portée.Est-ce une enquête économique préparant des échanges intéressant notre commerce ?Est-ce une sonde jetée pour U paix, une suprême tentative, avant la grande ruée, pour rapprocher les .adversaires ?Ces deux desseins ne s'excluent pas, peuvent être poursuivis ^ensemble.Mais, à en juger par le dehors, 1a perspective d’une paix prochaine semble bien faible.Tant que les deux partis déploieront cette intransigeance, et une telle assurance de leur victoire finale, il y a peu d’espoir d'en obtenir 1rs concessions qui seules rendraient la pàix possible.“Lutte jusqu’au bout et complète destruction d’Hitler !’’ déclarent Chamberlain, Daladier.Et "l'Allemagne, clamait nier Hitler, est invincible sur u>u$ les champs : Dieu même est avec elle ! Moi, je suis le côntact d’où jaillit l’étincelle allemande." Quand on en est à ces défis, on peut craindre que les lutteurs ne lâchent fis facilement prise, et ne se calment pas avant d'avoir roulé dans beaucoup de boue et de sang.On ne sait pas, toutefois, ce qui se passe sous la surface.Les belligérants peuvent ne pas être, dans leur conscience intime, si confiants ni si déterminés.Ils peuvent savoir qu’une même ruine menace vainqueurs et vaincus; En ce cas, cette mission désintéressée, bienveillante, pourrait amener quelque résultat.Louis DANTIN.INSPIRATION ET IMPROVISATION L'improvlaation, à mon sens, n’«st qua la fruit d'un long travail Intérieur.N'irn-provtae pad qui veut.On dit aussi que c'eat un talant naturel; peut-être, car certains tempérament ne e’y prêtent pu.Un homme violent eat presque toujour* un mauvala Improvisateur.Vous venes à l'encontre de ses opinions et voua l'insultez?ia colère l'étouffe, ses idées bouillonnent et se heurtent, Il ne peut proférer une parole; c'est uns souffrance Intérieure.S'il éclate 11 répond avec une violence Inouïe.Il ae eent dans le coeur comme des coupa de griffes; c'est plus douloureux encore.La fureur l'entraîne, l'emporte, le eoulèvc'hor* do lui-même et il en dit trop.Lea Imbéciles le traitent de fou, et il traite les Imbécile* d'archl-foue.Aucun homme au monde ne pourra faire un discours eur un sujet qu'on lui présente à la minute même.Autrement, ce qu'il débitera ce aéra des phrases toute* faites qu'il a dans la mémotra et qui viennent facilement à son appel.Ce sont presque toujours non les pensée* qui nous manquent, mala las mots pour les exprimer et la forme pour les dire.L'homme qui a la mémoire des mots, qui en possède une foule en magasin, parlera deux heures s’il le déeire, sur un sujet qu'il connaît, bien entendu, mais qu'il n'a pas préparé par éérit.Je me contredis?Continuons.Cet homme est aguerri par une longue pratique.It a accumulé des Idées da toutes sortes, le* a séparées, en a fait des groupes et de cea groupea un système.Ce système 01-donné, unifié, il s'en eat pénétré, 11 ae l est entré dans la mémoire.Il possède des Idée* qui s'ajustent à toutes lea situations et II a l’habitude de les commander.Voilà.Il eat Improvisateur.Il ae nomme tribun, orateur, avocat, etc.Prenez un jeune homme instruit d'une vingtaine d’années.Placez-le devant vou*, débltcz-lui des phrases pendant une demi-heure et ditea-lui enaulte de répondre à chacune de ces Idée».Dès qu'il commencera, ralllez-lc.Inaultezlc, dites-lui qu’il ne fait pas ses liaisons, qu’il ne sait pas sa leçon; tournés autour de lui, criez d'un côté, criez de l’autre.Le Jeune homme ne saura, plue où il est rendu.Il s’arrêtera pour rentrer en lui-même.Aussitôt qu'il continuera, recommencez votre Jeu; hurlez-lut de ae taire, beuglcz-lul de parler, etc.Le jeune homme deviendra rouge, Il sentira monter sa colîre.et au lieu de répondre à vos idées de tantôt, il voua criera sa fureur.vr,us rendra vos injures et vous quittera en vous envoyant au diabla al vous ne le retenta par la manoha pour lui fairs da* axcuaaa.Cs jauna homme eat intelligent peut-être, prompt à la réplique, spirituel, mala il aat violent II deviendra plus calme avec l'étude et lea année*.Recommences plusieurs fols ce jeu avec lui.Un temp* viendra qu'il répondra à toutes vos Idées posément, répliquera dans l’intervalle à voe injures et à vpa railleries et vous confondra en terminant son discours après avoir réfuté chacune de vos Idées.D'autre part un jeune homme de 40 ans qui traduit ‘The Flying Dutchman" par "Le Hollandais Volant” n'a plus guère d'espérance*.Il ne aéra jamais improvisateur et encore molna orateur.A cet Age il n'a plua qu'une chose à fllro; c'eat d'aller s'assommer sur un poteau.Jean-Jacques Rousseau, ca panseur, n'a jamais pu improviser.Même avec les gens raisonnables il as sentait mal à laize.Pire encore, il refuse une invitation du roi pour la seule raison qu’il craint de rester court à une question du monarque, ou d'y répondre par une sottise.Il y en a mille comme lui.Cela vient de l’orgueil, o'eat-4-dire de la peur de paraîtra intérieur à ce qu’on est.Plusieurs gens nomment ça; timidité.L'Inspiration à vrai dire n'existe pu.Ceux qui se-croient inspirés par lea anges sont des sots.La création de même eat une chimère dans le aana qu’on lui donne.Ce qu'on appelle un créateur n'est qu'un( découvreur,, un mouleur ingénieux.Daudet va plu* loin encore en affirmant que “la plupart de* hommes na sont que de* échos".Il est peut-être dans le vrai.On admire la “Divine Comédie” de Dante! Eh bien! Je pourrais vous prouver que Dante n’est en somme qu'un plagiaire de génie.Son oeuvre est une mer superbe mais faite de petit* ruisseaux.Un Anglais s'eat plu à en chercher le* source* et il a enfermé tout ça dan* un volumq étonnant On a fêté d’Annunzlo à Pari* pour le remercier de ce vers fameux: Franrc, France, aans toi le monde serait seul.Ce vera était de Victor Hugo.Le grand d'Annupzlo, je gage, ne le savait pas lui-même; sa mémoire lui avait joué un mauvais tour.Nous formerions sûrement une bibliothèque à relever et réunir tou* lea plagiats conscient* ou non.Vptlà l'inspiration.la création, l’improvlaation.C’eet la plupart du temps le bien d'autrui qu'on passe dan* notre moule et qui en sort plu* ou moins bien métamorphosé.Bruno BLAIS M.Louis Francoeur à la rescousse Le distingué journaliste canaditn-français perle éloquemment du moyen-âge, c’est-à-dire de l’enseignement classique et universitaire dans' notre province.C’est avec une vive satisfaction que nous lisons, dans la Revue Populaire de mars, le texte de la lumineuse causerie que notre confrère, M.Louis Francoeur, avait donnée précédemment, la première fois à Québec, en novembre, et la seconde fois, à Montréal, en décembre, tous les auspices de la Société Saint-Jean-Baptiste.C'est là un exposé de la question tellement clair et courageux que nous prenons un réel plaisir à en citer de larges extraits.Inutile de dire ici que M.Louis Francoeur est l'un des esprits les plus cultivés et les plus brillants du pays.Et voici maintenant ce qu'il dit : " Notre enseignement universitaire, dit-on, pèche de plusieurs ' manières.Nous avons trop de vieux professeurs restés figés à 1800.Nou*'avons, parait-il, trop de maîtres livresque», qui donnent un enaeignement banal, routinier, endormant.Nos universités, par rapport aux universités européennes ou américaines, ont une atmosphère de "boîtes” comme disent le» Français, de casernes, où sévit le conformisme minutieux.Des hommes à la forte personnalité ne s’habituent pas; dit-on, à certaines ambiances.Que cela soit vrai ou non n’est pas de mon sujet.Ce qui est plus grave, c’est qu'une bonne moitié de nos universitaires, maîtres et élèves, ne lisent pas assez et manquent de curiosité d’esprit.Cela tient sans doute à ce que leurs longues années d'études secondaires ne les ont que rarement préparés à la recherche personnelle, faute d'avoir excité le besoin de connaître, et c’est ici que nous touchons à ce qui est peut-être le noeud de la question." Lea huit ou neuf ans d’internat strict, mal aéré, pendant lesquels on bourre l’enfant de notions et de théories, en le soumettant à une discipline qui tient du noviciat et de la caserne, doivent-ils ae perpétuer à la seconde moitié du XIXe siècle en ce continent de vie intense ?N’oublions pas que ce régime pédagogique n’est pas de droit divin, qu’il est d’invention strictement française, qu’il n'existe qu’en cette province dans toute m splendeur.A-t-il produit des résultats tels qu’il 11e puisse être mis en discussion ?Qu’il soit parfait pour le petit séminaire, c’est indiscuté.Mais, pour la préparation de laïques d’initiative, pour leur outillage, pour leur apprendre à lutter pour la vie, c’est autre chose.Marcher en rangs 11'est pu le bout du monde." Le système donne-t-il à l'individualité quelque chance d’essor ?Incite-t-il l’eqfant à se débrouiller vite et bien, dans la clairvoyance et l’audace ?Lui permet-il des prises de contact sans lesquelles on ije fait jamais son chemin ?Lui enseigne-t-il à juger les hommes sans illusion ?On peut tout au moins se le demander.La première conclusion que l'on tire d’un examen impartial et cursif de la situation, c'est qu’il y a place, à côte du système établi pour quelque chose de plus souple, de plus pratique, de plus moderne, de plus près de la vie." Si l’on veut aljer avant dans la question, et si l'on est de bonne ,foi et convenablement renseigné, on est amené à tirer d’autres conclusions.Six ans d’étude du latin et du grec, n’est-ce pas trop dans le bagage omnibus ?On apprend une langue vivante en un an, quand on en a quinze.N’oublions pas qu’il n’y a pas qu’en France qu’on sache le latin.Mais il n'y a que là où l'on s’y prélasse si longtemps.Et je n’ai pas du tout, pour mon compte, cette superstition, plus souvent formulée que justifiée, de l’incomparable valeur formatrice du latin et du grec.Je me permets de croire — et j'ai d’innombrables faits et preuves à l’appui — que le mécanisme du latin n'aide pas à l'acquisition du mécanisme du français.Ecoutez des orateurs au baccalauréat bien passé; lisez les lettres écrites par d’éminents latinistes.Vous verrez ! Que n’enseigne-t-on plus de français.Que n'enseigne-t-on plus d'anglais f Six heures de latin par semaine contre trois heures de français et une heure d’anglais, c’est disproportionné.C’est après ses classes faites qu’on en gémit.Il y a là, assurément, quelque chose qui cloche fort, et je sais que certains éducateurs d’expérience le déplorent et s’efforcent d’y remédier, sans casser les vitres.“ Nombre de manuels ne sont pas au SUS AUX POÈTES! Dan* "Le Jour" du 24 février 1940, M.Bruno Blais a écrit, en collaboration avec Platon et Baudelaire, un article intitulé: “Le* Rimailleurs” que Jean de la Plante a fort logiquement releve dans le numéro de la semaine dernière.Cet article était destiné à purger la terre de cette race infâme que sont le* poète*.M.Blais veut le* exterminer surtout dan* notre pays où ces nuisible* personnages menacent, tant 11* «ont nombreux, de supplanter les poussifs prosateurs et les philosophes A deux sous.(Je ne fais allusion à personne).M.Blais a bien raison, et si j'étais à sa place, je croirais à une conspiration.Il est vrai que M.Blais n’est pas un rêveur, lui, et qu'il se contente de croire à une invasion ou à une catastrophe.Et de plus, comme le faisait remarquer si judicieusement ce génial contempteur, c’est très facile d'étre poète : il suffit de se laisser couler à pic dans le rêve, et quand vous êtes au fond < au fond du reve) voua cric* au secours; ce qui expli- que pourquoi tous les poètes ont parlé de désespoir.Comme tout devient simple et facile quand on se donne la peine d'y voir clair.Selon ccs données.la meilleure façon de définir le poète serait ceüe-ci : “Un monsieur qui ne sait pas nager." Certain* esprits, soit à cause de leur simplicité: .soit à cause de leur profondeur, ont le don de tout remanier à zéro.Dans le cas présent, cependant, il s'agit indubitablement de profondeur.vous leurs fîtes, seigneur Rn les croquant, beaucoup d’honneur.Je comprends très bien qu'on puisse avoir de l'aversion pour la poésie et pour l'art, et si le détail suivant peut être de quelque utilité nour renforcer cette thèse, je le livre volontiers : mon chien hurle quand 11 entend du Beethoven.Je ne dis pas que c'est là une preuve que l'art es* détestable, mais enfin, si le noble chien abhorre naturellement la musique, je comprends très bien, tout en ne faisant aucun rapprochement, que d'autres ctres haïssent la poésie.Enfin, les poètes, la chose est notoire, sont des gens absolument inutiles; les arguments de MM.Blais, Platon et Baudelaire sont définitifs sur ce point, et Jean de la Plante n’y peut rien là contre.M.Blais, complétant la pensée de scs collaborateurs a fort bien dit qu'il n'est pas normal qlie tous les hommes ne soient pas des manoeuvres, et notamment, mus déplorons que notre bon fustig^ur de poètes n'en soit pas un; il nou* semble que toutes ses tendances et ses aptitudes le conduisent à cet aboutissement.C'est rès bien de vouloir la disparition de* rimailleurs, mais sous prétexte qu'il existe de mauvais poètes, qu'on n'aille pas répéter le geste des Vandales et des iconoclastes et vouloir l'anéantissement des vraij poètes, de la divine poésie, de l'art et de la beauté.C’est beaucoup de maladresse et de mauvais goût, c’est un voeu inutile et douloureux, c’est une ruade vers le soleil, M.Blais.point.Il y a trop de manuel».On bourre plus qu’on ftntruit.Il existe présentement en cette province une géographie d’usage courant qui ne devrait pas se tolérer.On y enseigne aux enfants, dans cet ouvrage, que l'isthme de Panama sera bientôt percé.Or, il l’est depuis 1915.On y consacre à la Russie un paragraphe, évidemment une wise de 1918, où on laisse entendre que le pay* subit présentement une révolution qui ne durera pas; or, le fait bolchéviite existe à demeure depuis vingt-deux ans.Toute» le» populations, toute* les statistiques y sont erronées.Et ce livre a cependant cours.De même qu'un manuel de notions de1 choses, ou un glossaire d’expressions fautivcj, faits par des Européens pour des Européens, est sans intérêt, sans profit pour des petits Québécois de 1940.Le père de famille, chaque soir, doit remettre l’enseignement au point.11 constate en même temps que la distribution des notions n’est pas équilibrée.Un enfant de 13 ans sait par coeur toutes les batailles des Amalé-cites, mais il ne sait pas*au juste qui est Louis XIV et moins encore ce qu’étaient les Sarrazins.\ " Passons sur ces critiques de détail.Ce n’est pas en rectifiant ou en rajustant, ici et là, que l’on corrigera ce dont on souffre.Est-il admissible gu'en Amérique, cette année, un enfant appreknt l’algèbre et n apprenne pas la comptabilité f Qu'il y ait des cours de L [ A U D 1 PUITS «1 b-g’ PROION DC tsm D [ LONDON vSSaU EXPLIQUENT IA PREFERENCE POUR LA LABATT versification latine et presque pas d’enseignement de l’anglais ?Nous sommes quelques-uns à penser que l’on devrait avoir un enseignement commun au cour» classique et au cours commercial, avec rudiments de latin, notions de sténographie, de dactylographie et de compta, bilité, étude assez sérieuse de l’anglais, tout cela ensemble jusqu’après U 4t.Et en 5e, bifurcation : d’urie part ver» ,l'enseignement secondaire classique, mai» allégé, éclairci, rationalisé; et d'autre part vers l’enseignement secondaire commercial ou l’enseignement scientifique, avec large place aux lettres et à Phi»! toire."Nous aurons beau, peut-être, nou» en trouver déroutés, cela se fera.De» pédagogues travaillent dans le silence à hâter cette réforme.L’expérience de chaque jour est là pour nous montrer comme elle s'impose." BRITANNICUS ‘39 Paul JOÏAL, (suite) MUSSOLIPINE Puiaqua voua y tanas.Mala n'en [discutons plus.HITLERON Mais Narclsaursa devait ae trouver flci, mère.Son absence me donna une inquiétude „ [amère.» Souffrez que je le cherche et l’amène [auaaitôt.MUSSOUPINE Allez.voua l'apcrcevrcz sûrement [de dos.(Bltliron s'éloigne — Albione apparatt) MUSSOUPINE Comment ae falt-il que je retrouve [Albione Avec l'air courroucé proaque autant [qu'une lionne?ALBIONE Mon sentiment pour voue, madame, [eat contristé Par Hitléron traître et Narclaeurea [déteeté.Ce mauvais fils et l'autre ont Juré [votre perte! Acceptez la paix par Brltannlcua offerte: Là réside une chance ultime de salut».MUSSOUPINE 'Va-t-il accepter de reviser mon statut En Méditerranée ?( ALBIONE Il y viendra, «ans doute.MUSSOUPINE Eh bien, non.Je crains trop de faire [ fausse route.Hitléron promet plus.Noua reatone ' [alliés.ALBIONE Son ambition secrète est de vous [dépouiller MUSSOUPINE Qu'on me donne une preuve et je [croirai P|eut-étre.ALBIONE Je la donne à l'Instant.MUSSOLIPINE Faites-là moi connaître.ALBIONE Au bras de N^rclssurss, Hitléron c'en [revient.Assistez, sans être vue, à leur entretien.MUSSOUPINE ' Soit, j'y consens.Mais gare, si tu [m'a* trompée! On te passe sans procès au fl! de l’épée !.(Albione entraîne Mussollplne dane la cachette où sont déjà les autres; entrée d’Hitléroii et Narclsaursa.) NARCISSURSS Ainsi que Je vous le disais, mon cher [Führer, Par un faux messager Induit ea grave x [erreur, Croyant proche la mort du roi de (Romanie, J’allais là-bas assurer votre dynastie.HITLERON Généreux Narclssuras.que tu m’es [jlévoué! NARCISSURSS Mais vous êtes de tant de séductions [doué! Mais au fait! Notre pian.Qu’a dit [Mussollplne?HITLERON Tou conseil était bon, Et ma mère (s'incline.NARCISSURSS Croit-elle à la trahison do Britannicus?HITLERON Elle y croit fermement.Elle croit [même à plus! NARCISSURSS Qu'elle —4 facile À duper, mon Dieu, [qu’elle est sotte! (On entend à ce moment un juron de Mussollplne.Nereis sur as intrigué regarde partout, mais ne voit rien.Il reprend:) Avec pareille poire, on peut forcer [la note! v-c-v Britannicus sera mort dès ce soir; Mussollplne 'suivra, j’en ai bon espoir, Et votre puissance, alors, sera bien [assise.HITLERON Et je, t'offrirai la récompense promise.Je te ferai.d'Hltléron, roi des Balkans Où ma mère aimait tant colporter ses [cancans.( Mussolipine jaillit A ce moment de sa cachette et donne un coup de pied ou derrière d’Uitliron.Tous les attires sortent également.) MUSSOLIPINE C'est ainsi, mauvais fils, que tu {traites ta mère! HITLERON Male.je.MUSSOUPINE N'ajoute rien, félon, tu m'exaspères! NARCISSURSS («h aparté) J'ai l'impression que les choses vont * f «c git-r,, Tâchons, sans trop d'éclat, de gagner ce côté.(Nnrclssurss cherche d gagner la co* lisse.Il est arrêté par Britaunicus) BRITANNICUS Or ça! Mais où donc alles-vous ainsi, (mon maître?» NARCISSURSS Je venait à votre juetice me remettre* Mussollplne a décidé votro trépas Méconnaitrez-vous mon aide en ce [mauvais pas?BRITANNICUS Redoutes, impudent, que je ne vous [étrangle! MUSSOLIPINE Je ne veux que du bien à le terre [des Angle» Britannicus et tous lea tiens sont [mes ami» Je veux qu'on le tienne désormais [ pour acquû.NARCISSURSS Puisque Britannicus est votre ami, I madame Permettez que de lui Narciasurss ae I réclame- MUSSOUPINE Ton impudence est sans pareille! / [Fuis mon courroui Avant que je ne te fasse couper le cou! (Narcissurss file sans insister.) HITLERON Ne reconnaissez-vous le fruit de vos 1 cntralllc», Souverain» implacable.MUSSOLIPINE Bel Hitléron, tu raillea-N'avals-tu par tantôt, décidé de ma I mort?Souffre que maintenant je morde qu! [mo mnrl HITLERON Mère.allez-vous donc me viucr aux \ [ gémonies?ALBIONE Ca nous change toujours de lor I hégémonie.MUSSOUPINE Je t'abandonne à ceux que tu vouhls [ (rapper HITLERON O mère., vous ne pouvez ainsi nie [plaquer- MUSSOLIPINE A moi.quel destin réservais-tu.[mlr érable?HITLERON N’auraa-tu point pitié?.ALBIONE Sachez être implacable! HITLERON Je promet* de m’amender.BRITANNICUS Oh Yeah?ALBIONE Wait and seeS HITLERON Je me vengerai! ALBIONE Britannia rule* the £ ca-MUSSOLIPINE Va-t-en, fils maudit.loin de moi je te enasif- (Bitléron part furieux.) MARIUNIE ALORS.Et nous?.Qu'est-ce | qu'un f* ALBIONE Nous?On s'efface FIN Ecrit en 1669 par Jean RACISM et remanié pour les besoins de la chose en IÇJÇ.Le Journal à trois sou» vous renseigne sur les événements; “LE JOUR” vou» apprendra à les apprécier.L’HOTEL WINDSOR possédé une atmosphère de distinction très recherchée et est visité par voyageurs de renom venant d* toutes les parties du monde.I‘ est renommé pour ses chambre* modernes et confortables, son excellente cuisine et son servie* courtois.-MÔTIl Bsor CAItf DOMINION «rirmlnri e|»*r(*rl* reatl-«ii.(10 n.m.tlk.M p.m.i film ritniplfflt Xlè*r» II' lire» 7flp, foie lift.Illllst» m **»te four roll* tnnlnr.Hoir, M h.41m.mut.a p.m., Utoa slè*#s résrrvé» 41.13.taie lail.(i r film ae «era r**ré-»rRtf de atruvraa, relie nnnfr.^;mlanii((iln.,|.!_.l4 L0EUI5 ^fSrr»T' WEST FIELDS] fly little Chiclt3j( trjr* > tutu >k« loti» X*iiL MM MJ//’ î tu PIT PL •*__________ CINEMA! OE PARIS Bright Boys Balalaika GONE WITH THE WIND Lmw’i 4e semaine.Palace: "The Magic Bullet' • • • • • • • •• Ml • ••• • Les ENFANTS ACCOMPAGNES semât admis à (outra Ira Kfftieilallau ec re apertnrle OA taxe EDI, S MARK, ouve des portes à 9 h.SO Aartistïs ASSOCIÉS les deux Orphelines, piico représentée pour la première fois en 1874 au Théâtre de la Porte Saint-Martin et récemment jouée au Showboat Theatre de l'Université de l'Etat de Washington, vient de paraître dans une traduction anglaise (Dramatists Play Service â New-York).Edouard Herriot : Aux Sources de la Liberté.Traduit en anglais et publié sous le titre The Wcllsprings of Liberty (Funk k Wagnalls, éditeurs, New-York, et Oxford University Press, 480 University Ave, Toronto).— Ce livre écrit à l'occasion du lôOèmc anniversaire de la Révolution française par le leader du parti radical-socialiste, représente le point de vue actuel do la petite bourgeoisie française & l'égard des principes do 1789.Ce n'est pojnt un grand mérite pour M.Herriot, homme de lettres aussi bien qu'homme d'action, que d’avoir dressé après un siècle et demi, le bilan de la Révolution française.Joé Kolzner : Sourires d"Automne (La Presse à Main à Paris).— Ce livre de poème», si mince et si dense, témoigne à un don poétique plus qu'ordinaire.De sa naissance Italienne, M.Holzner garde un accent mélodieux et musicalement rythmé : “Et dans la chute de chaque feuille, Je vol* lu chute d’une espérance.” M.Holzner est également fin critique.Nous le lisons toujours avec plaisir dons Stratus sous le pseudonyme de Sylvain France.George Laporte : Pausanlas et le Folklore (Edit, de l'auteur à Liège).— Essai sur l'oeuvre folklorique de Pau-sanlas, historien de la seconde moitié du deuxième siècle de notne ère.Il faut admirer la conscience que M.La port apporte toujours dans ses enquêtes folkloriques et la probité avec laquelle il en expose les résultats.Jean Planchon : laissons la rime (Edit.“Ambiance" à Paris).— Défense et illustration do la poésie libre en opposition à la poésie classique.Maximilien RUDWIN UN CONSEIL, MESDAMES: Edwige Feulllére, la grande artiste française, est une femme de principes.Ainsi, elle vient de définir en neuf commandements les devoirs de la bonne épouse.Les voici: J.Etre aussi aimable avec son mari après qu’avant le mariage.t.Savoir faire la cuisine.3.Ne Jamais avoir trop confiance en son mari.Jj.Ne jamais discuter finances avec lui.E.Ne jamais parler des hommes qu’on aurait pu épouser.6.Etre au courant des événements mondiaux et capable d’en discuter.s 7.Ne Jamais téléphoner A son mari au bureau pour des bavardages futiles, mais seulement pour des questions importantes.t.Surtout ^ne Jamais lui casser la tête — Montréal, samedi 9 mars 1940 MONTRÉAL MUSICAL -(Suite de la troisième page)- d’une manière très amusante et bien appropriée au sujet décrit.Cette suite obtint un immense succès lorsqu'elle fut donnée par les Disciples de Massenet â un de leurs concerts annuels.La critique fut unanime â louer la qualité de ces compositions.Nous les entendrons de nouveau chantées par les Disciples de Massenet, et parfaitement interprétées.Des mélodies seront interprétées par Anna Malcnfant, Lionel Daunala, accompagnés par Jean-Marie Beaudet.Le concert se terminera par un ensemble de cent voix composé des solistes des Disciples de Massenet et de l'Association chorale Salnt-Louis-de-Francc, qui chanteront quelques poèmes religieux.A A A , Robert Csaadeeus au Ills Majesty’s Les impresarll Béique et Payne nous ont présenté, cette saison, la plupart des artistes les plus marquants qui ont visité notre métropole.Iis se sont imposés par la haute tenue artistique de leurs présentations.C’est un véritable coup de maître qu'ils ont réussi, cette fois, en mettant sous contrat le célèbre planiste français Robert Cssadesus.Alors que la plupart des grands artistes européen» sc sont trouvés empêchés par la guerre de remplir leurs engagements en Amérique, tels Encsco et Medtner, Casadesu» se trouve un de cee artistes que la France a délégué à l'étranger pour g accomplir une magnifique oeuvre âe propagande, dans le seul sens où elle soit artistiquement acceptable.Depuis qu'en 1930 il débutait à New York avec la Symphonie Phiiarmonlqut .alors dirigée par Hans Lange, Casadesu* a été l'un de* planiste» favori» du public américain.Arturo Toscanini a largement contribué à son succès aux Etats-Unis.Le temolgnago de deux grands critiques américains a consacré sa réputation.En janvier 1938, le New Yor* Herald Tribune dit de lui "Un de» plus remarquables pianiste» de notre temps", et le New York Times à la même occasion "Sa sensibilité devant les moindre» nuances, sa technique prodigieuse et BÛre, sa délicate mise en valeur de chaqj» élément îles thèmes musicaux, tout ceci forme les qualités rares de Robert Casa-desus.” Voici le très beau programme qu'interprétera Robert Casadesu», lors de «on récital de lundi prochain, 11 mars, au His Majesty's» —I—.Six Sonates: No 486, No 465, No 263, No 487, No 395, No 463, Scarlatti.— II — Trente-deux variations en do mineur Beethoven.INTERMISSION — Ill — Sonate en si bémol mineur, Opus 85; Grave.Doppio movlmento; Scherzo; Marcia funèbre; Presto; Chopin.— IV — Six Prélude»: a) Danseuses d» Del- phes: b) Les Collines d'Anacapri* c) r.Cathédrale Engloutie; d) Général L»viV eccentrique; e) La Puerto del Vino* t.Feux d'artifice, Debussy.' Pour toute information, on est pru « s'adresser chez MM.Béique et p.Chambre 217 de l'hôtel Windsor, La.A A A Le Gala de» "Oiseaux Blancs" C'est Jeudi soir prochain, u mi qu'aura lieu, k l’Auditorium du piate^7 le gala artistique annuel des Infirmière de Saint-Luc — le Gala des “Oiaei.Blancs".“* Ce concert sera pour le public mont, réaials sa dernière occasion d'entenjra cette salxor, !» ieune et brlIUnt piani»: André Mathieu.Le petit virtuose exfc*.ANDRE MATHIEU ter» un groupa d’oeuvres classiques, m groupe de' ses propres composition» «t finalement, avec son père, M.Rodolphe Mathieu, un Concerto à deux pianos.A ce même Gala, on pourra entend» et voir, cette fols, les irréductibles adver» sairea de l'émission Jamais d’là vie, Jean-Charles Harvey et Ernest Palla»cl».Morin.A A A Le» Cloches de Cqfhevlile Enfin, il y a notre vaillante troup» d’opérette qui prépare activement ion prochain spectacle, Les Cloches de Cor• ne ville.Les Variétés Lyriques devraient connajtre un magnifique succès tve» cett» oeuvre qui cpmpte parmi les plus belles et les plus aimées du répertoire.On remarquera la présence de plusleu-s nouveaux interprètes dans la distribution.Voilà qui est d’excellente politique.E.-Ch.HAMEL U Wi »»*«««» »wo.' La Qu»»*»» .& imteHIB L'UHIîE CANADIENNE f- -dibwruMr - ^ ^ C», hommes q ^ ^ .u^trent «A*»»"""* « T «.k i.tandis q^Wuuxdu ÏÏZZZmr g jasarassaz • Mng.'si'sss —- ¦- compris U force séntnne.l 1 efficace depuis le corn- $60,000,000.fn-wt.4«« d» gMtt» ^L^Sd’eÆme.U» officier .upérkuÆAmiram ^ U £ affaires en gén^ Doabrt Montréal, samedi 9 mars 1940 ——i ÇÀ et LÀ dans les journaux par Raymond BILODEAU BIEN NE CHAXGE Sotre génération ent aouvent portée à croire, malgré le dicton populaire ; “Il n’y » rien de nouveau aoua le aolell”, que lea evénementa actuela, ou lea condltiona présente*, aont eaacntlellcment le propre de notre alèclc.C’eat justement là que noua aorwnea dana l’erreur et en voici une preuve pulaée dana le Globe k Mail, de Toronto.’Cea joura dernier», M.W.Field noua ¦nportait la première page du Weekly ülobe, datée du 24 lévrier 1863.Naturellement, aon apparence générale dlfié-ralt du Globe k Mail d’aujourd’hui, mala 1m nouvelles présentaient plusieurs almi-Uritéa avec l'actualité.•Par exemple, on y parlait de guerre.Une colonne portant le titre de “Telegraph donnait des détails sur la guerre civile américaine; un paragraphe a’inU-tulait : "Chafleaton a été prise"; un autre relatait la prise du port Sumter et la perte du Fort Anderson.¦‘Ensuite il y avait la LettrA de Londres.référant à l’ouverture du Parlement comme “une affaire insipide et sans vie.” N'avons-nous pas lu quelque chose de ce genre dernièrement ?Dans une autre colonne apparaissait le Discours du Trône, prononcé par la Reine, dans lequel elle exprimait entre autres choses aon espoir de pal* pour l’Europe alors qu'un traité venait d'ètre signé par l’Empereur d'Autriche, le Roi de Prusse et le Roi du Danemark."Apparemment, la milice canadienne était aussi en émoi, et il y avait un long article traitant de nouveaux règlements destinés aux soldats de l'armée.Il semble que les hommes servant soua les drapeaux avalent pris l'habitude de s'éloigner de leurs camps et 11 y avait lieu de s'inquiéter à leur sujet; il (allait alors les discipliner davantage.“Quant aux nouvelles locales, il y avait nombre d'accidents, de batailles et de bisbille.Mais dans son ensemble, cette feuille nous remémorait qu'il n'y a rien de changé." Lorsqu'on lit ces choses qui datent de 75 ans et qu'on les compare avec ce qui se passe aujourd’hui, on est frappé des ressemblances.Lea grands discours faits par nos politiciens contemporains relativement aux conditions d’une paix durable lorsque la guerre sera terminée, donnent à réfléchir.Tout en étant tris optimistes, l’histoire nous prouve à tous moments qu'on aurait tort de trpp se leurrer.• * * * LES ENFANTS ET LE CINEMA L'admission des enfants dans nos différents cinémas de la province a été le sujet de nombreuses études et discussions.Il est de nombreuses personnes, et de tris compétentes, qui ne voient aucun inconvénient à l'assistance des jeunes aux représentations cinématographiques, pourvu que ce soit fait avec intelligence.D’autre part, un certain groupe, toujours le mime qui semble avoir pour emblème "ANTI.s’objecte à tout ce qui pourrait élargir un peu les bornes qu'on nous a tracées.Il apporte toutes sortes de raisons dont la plupart se détruisent d’clles-mémes.Dans un récent éditorial, le Saturday Night, de Toronto, présente le sujet comme suit."Un rapport, à l’effet que las cinémas de la province de Québec admettront les enfants est un nouveau signe nous encourageant à croire que lea formes extrêmes de nationalistic racial dans cette province commencent à faiblir.Bien que la loi excluant les enfants des cinémas fut mise en vigueur immédiatement après le terrible désastre de Montréal, où plusieurs enfants furent brûlés à mort, elle ne fut jamais définie comme mesure de protection physique.Son objectif réel était de les protéger contre l'Influence "américanisante" de cette forme de distraction.Il y aura sûrement bien des protestations maintenant qu’elle est de nouveau débattue.Cependant, il y a eu un changement remarquable dans les spectacles présentés au cinéma durant les dernières années; une partie est duc à l'introduction du son, mais la Plus grande partie aux activités de la Ligue de la Moralité et autres organisations de réforme.Québec, possède une censure très compétente et nous sommes-persuadés qu'aucun mal, mais plutôt beaucoup de bien sera fait en permettant aux petits Québécois de profiter des mêmes influences culturelles que celles qui sont échues aux Jeunes Canadiens de tout le Dominion." La chroniqueur du Saturday Night a parfaitement raison.L'Ironie de sa phrase; “Québec possède une censure très compétente,.,," va droit au but, car nos voisins ne sont sûrement pas sans savoir que les Québécois sont amplement protégés par Anàstasle.Imaginons, un film néfaste comme "La Vie de Zola” aurait pu noua mener Dieu sait où!.Nous admettons toutefois que certains films, sans être mauvais, ne sont pas de nature à relever le niveau moral des jeunes, mais par contre, la majorité servirait avantageusement à déniaiser les enfants.II est bon nombre de pellicules cinématographiques qui ont été •^présentées dans lea écoles après l'avdlr dé dans les cinémas; et personne ne s’en est plaint.Du côté de la protection physique, h est peu probable que le sinistre du théâtre Laurier Palace se renouvelle car le Service des Incendies est tellement minutieux quant au nombre et au bon entretien des portes de sortie, des salies cinématographiques, qu’il faudrait bien le faire intentionnellement pour ne pouvoir s'échapper en cas de feu.Sur ce sujet, les représentations faites dans les écoles sont à réprimander grandement, car ces salles ne possèdent aucun système d'évacuation rapide n’étant pas aoua la surveillance stricte dont sont l’objet les salles publiques de cinéma.Il est bon nombre d'autres points que noua pourrions énumérer, ce qui serait trop long, pour détruire les objections des supposés moralistes.?A# * DELITS ET TAUDIS Il nous est arrivé très fréquemment de traiter du sujet des taudis et du plan de la Cité de Montréal pour remédier à cet état de chose en construisant des logement salubres.Cette question est toujours brûlante d’actualité et le plus tôt on en sera venu à une entente et iur-tout qu'on aura décidé d'agir au lieu de discuter, on aura alors fait quelque chose de méritoire.(Nos échevins semblent avoir une facilité à a’engu.'.irlander pour des sujets futiles — ainsi que des questions de protocole; Blal, qu’lia pourraient pour une fois s'entendre et coopérer).Relativement à cette question, voici les paroles que prononçait M.le juge Roblllard devant les membres du Klwanle, au cours de la semaine dernière, et qce nous lisions dans Le Caaada du » février."Pour endiguer le flot de criminalité chea les jeunes, Il faut aller à la source et prévenir au lieu de guérir", a dit hier midi, M.le juge J.-A.Roblllard, de la cour juvénile, devant les membres du Klwanis St-Laurent, réunis à déjeuner à l'hôtel Rits-Carlton.M.le juge Roblllard a ajouté que nos pouvoirs publics devaient dépenser plus d'argent qu'ils ne k; font pour le travail de prévention du délit chea lea jeunes."Lee facteurs qui contribuent à augmenter les délits sont les Influence! du milieu, a-t-il dit.Le nombre, de jeunes délinquants se recrute en plus grand nombre dans les faubourgs.C’est per la suppression des taudis, l’établissement de terrains de jeux et l'obligation des parents à envoyer leurs enfants à l'école, qu'on parviendra le mieux à réduire le nombre des délits chez les jeunes, a-t-il ajouté." • * * FINLANDE L* PHILADELPHIA INQUIRER ae rend compte que la résistance finlandaise ne peut pas se poursuivre continuellement.Les progrès des Soviets sont certains.Le Journal approuve les crédita consentis à la Finlande par les Etats-Unis.Les 'Américains sont résolument déterminés à ne pas être entraînés dans une guerre européenne, et ne veulent donc pas faire d'actes hoatiles aux Soviets.Notre aide à la Finlande est strictement non militaire et humanitaire.Nous le classons dana la catégorie de l'aide que noua donnons aux victimes des catastrophes naturelles: incendie, tremblement de terre, inondations, etc.Il est exact que la Finlande a besoin d'armes, mais l’argent que nous leur avançons lui permettra de consacrer ses autres fonds à des achats de matériel de guerre dans d’autres pays.Le journal reproche à l’Angleterre son attitude.L’Angleterre ae refuse à rompre avec Moscou et l'aide qu'elle donne à la Finlande n’eat pas encore suffisante.Les Alliés doivent se rendre compte que fatalement si Staline s'empare de la Finlande, Hitler s'emparera de la Scandinavie.En se concentrant sur la lutte du front ouest entre les deux lignes de fortifications, les Alliés semblent oublier l'importance de la lytte que conduit la Russie alliée de l'Allemagne dans l’Europe du Nord.L’Angleterre a souvent déclaré que aa frontière était sur le Rhin, sa frontière est maintenant sur la ligne Mannerhelm.Si les Alliés n'accordent pas une prompte et vigoureuse aide à la Finlande, ils vônt se trouver dans une situation des plus difficiles.LE CHAMPAGNE DU "REVOLTE" Il n’est pas si facile qu’on le croit de , boire du champagne d même la bouteille.René Dary en a fait l’expérience ces temps derniers au studio, pour une seine du film "Le révolté".Cette seine se déroulait d bord d’un cargo se livrant au trafic d’armes.Les Innocentes caisses de champagnes qui formaient la cargaison étalent, en réalité, remplies d'armes masquées par quelques bouteilles de champagne.Ayant aperçu le latouage de Pimal, qu’interprète René Dary, un des aventuriers engageait la conversation avec lui et lui offrait de boire une bouteille de champagne.De coupe, il n'était pas question.Il fallut donc boire "à la régalade" et, là, la difficulté commença pour René Rary, car le champagne, trop gazeux, l'étranglait.Il dut s’y prendre à plusieurs reprises, tandis que Lion Mathot, le metteur en seine s'écriait : — Une autre fols, on vous donnera de l’eau, ce sera plus facile pour vous et plus économique pour nous.Avec cela tout le monde sera satisfait.ON DEMANDE Traducteur expert, parfait bilingue, connaissant bien automobile, commerce ft industrie en général.Travail intéressant et rémunérateur pour homme instruit.Pourrait travailler chez lui.Faire un tableau expressif de son expérience.Débutants s'abstenir.S’adresser : LE JOUR, C.P.20, Station “ N ”, Montréal RECETTE ORIGINALE DE LA PONCE s Ln jus d’un citron s Eau bien chaude s Sucre su goût s Un peu de muscade Hahv dninta titk Q | ff DE KUYPER Gin 4KuyPER DWilU tt sabosumé M CsiMd* U HintHlaKt dinett dt JOHN is KUYKR S SON.OirtitUUnn, RotUrd*».M»!»é» IseSé* ta 16?5 40 onces 26 onces 10 onces $3.45 $2-40 $1.05 LE JOUR Page 5 A LA RECHERCHE.L'énergie dans les atomes A la suite de notre série * a .sein de la matière”, M.Paul-E.Paquet, de Toronto, m’écrit : "PuU-Je vous poser une question qui peut vous suggérer», quelque article aussi “éclalrclMeur" que les précédents?Voici : En supposant qu'on puisse decomposer l’atome, en dépit du fait que co mot signifie l'indivisible, ou pour mirix m'exprimer, en supposant qu'on puisse nettement l’isoler, on prétend qu’on pourrait ainsi dégager des forces immenses.Est-ae bien vrai?Et comment pourrait-on diriger absolument ces énergies irrésistibles?N'y a- avec le coém d< pour t’aimer pou sous Ion étreint’ f atteindre J'aimerais le ,*t.o>.» hu rnnnUc, jp i oudTOin ftonhf Ur., , GENEVIEVE ¦ ta fin /'< ' p • “b' •i“' ¦' d’-ln grands a ' ' p,ofitrnl pou lisitrr Mont'ill 1 p’ovinrt- de Québec.Au thé III” me I” tuile, dit’ le on a tou/oun a, 1-,,,’juf ail» ut»* ml • les scènes.!.nt les afin-, astronomique de tt, • • tir ouetre Je dott leur entour d> ¦ > ¦¦ ¦ bien entend-, des douceurs, d1 < lot no oe- J en u acheté, mais ru» ( ko té >.¦ -a * -;> ¦ Kirhe-ntS, de- pu‘ S ’'10’" 't !• i ontinue l)a , mu looe d t enli'ot te ji hicple, je trxcols.Culture physique La maigreur L’obéaitc et la taille «ont de» conaldéra-tlona parfois trè» gênantes pour bien de* personne» mala que dire de la maigreur ?Cette anomalie qui donne à l’individu qui en «ouffie une apparence étiolée n'eat pax plus à envier quo lea deux autres.Voyons premièrement ce qui peut causer la maigreur.J'entcnd» par maigreur, le manque de poldH normal, l'atonlcité musculaire, l'asthénie.L'hérédité peut Jouer un grand rôle dans cet état de.choacs.En effet des défectuosités héréditaire* peuvent influencer une personne et aca prooeaous organique».La maladie chronique ou aigue peut laisser un Individu temporairement émacié.Enfin le manque de itommcl), amène une perte rapide de poids, variant selon le* constitutions.Dana le but de combattre la mnlgrcur il est bon de consulter en tout premier lieu votre médecin qui en établira ia cause, les malnutrition sera à corriger par une suralimentation «nrveilléc pnr le practlclen.Il faudra s'assurer de U qualité des alimenta ingéré».Comme je l'ai dit plu» haut, le manque de sommeil répété affecte la vitalité.Donc, il faudra b la personne émaciée prendre pltm de repos, de 8 à 10 bellies si possible.A.noter que les heures fie sommeil avant minuit «ont d'une grande valeur en ce qu’elles valent beaucoup mieux que les heures du matin.La personne malgre souffre généralement d’insomnie et rien n’est meilleur dnn» ce cas que l’exercice modéré et bien compris.Las footing, auquel J'ni fait allusion dans un article précédent est un excellent facteur à la cure d insomnie.En plu» du footing 11 importe do faire de l'exoïclcc quelque léger qn II soit.Li personne maigre souffre aussi d'atonlcIU musculaire tel que nous l'avons vu, par conséquent mauvaise Migration maux de télé.etc.Beaucoup d'entre elle» s’objectent a l'exercice, comme cuir dan» is crainte de maigiir encore plus.Au contraire, l’exercice, avec sc» tiraillements, se» flexions, scs rotations, éveillera l’organisme et améliorera l’assimilation de» alimenta Ingéré».l/e produits de I» digestion étant plus riches et ia circulai ion étant mellh-itte Il va sans dire rjuc la nutrition cellulaire.»em elle aussi plus complète.Le» débuts d'une cure de maigreur sont pénible* comme du reste toute cure, rnaui l'orga-nisme s'adapte lu.-, vite a ces réformes et l'Individu en est quitte pour un changement complet de lui-même.La diète doit «n ce cas-ci contenir des aliments légèrement laxatifs qui ««noieront le processus d'élimination si nécessaire chez tou* Il y a nussl un -apport constant entre l'augmentation du poids et les calorls contenue* dans le» aliments Ingérés.Il serait trop long de donner in extenso les détails au suji t.des calories et Je vous réfère aux nombreux ouvrage» publiés a ce sujet.Je résumé ie* conseils te rapportant a la maigreur.Consultation du médecin, nutrition w.ne, bonnes habitudes d» vte, sorrirncil suffisant, exercice noua la tutelle d'un culturiste professionnel, surtout au début de la cure.Tous ces moyens «le concours avec une forte dose de courage, et rte persévérance vous assureront le »u< De l'institut de culture physique Jean-Ouay 1442, rue Htanley, appt Z LAnciwter 765*1.Les spectacles -f datte de la troisième page) - «céri.iilu a (té préparé pur ira deux animus eux-rpème», il» ont réuni iiut'lqtic» farces ut u*’* «ttimitons uiiiusunu» sumt une celle oit t'urniiiireux Kiwrt».nortuu*.lie son batll, »« «1 nIke ver» son lit Uni,* lolm.uritû; il y trouve une chèvre quo la lu'll» Alun avait substitue U sa pi*, u pou-liant qu'nlln su promenait ilaii* le» mou* (agues avec un mystérieux Immilt iniixqu* qui dévalisait les voyageur», l,u dlretlcor Kilward l’\ «.lltiic, un vétéran de la comédie, u munie le» nltuutlona comiquu* aveu un grand succès.Lu scénario est ie suivant.Imrs'ino Mue, une tille uni muni» hsbt-li’inent larme lï leu arrive (latin l'Uuust, iilin rencontre l-'lelds.Le croyant riche, clin accepte son offre do muriuge.Ur-mandant l'uldc d'un do ses amis, un Joueur, dont I apparence est plutôt pluuxv, Mau In fait procéder a une rérfmunlo du marin K e.Joseph UuHrlu, un aulrn joueur, •l u I edritrôle la ville, appointe field* shérif Dtch Korun, un beau Jeune hopune.est lu Journaliste il'- In ville et le i.hcf du mouvement de réforme.Toute» sorte* (t'aventures arrivant, hIiihi lu.charge que in end Mao West d'enseigner les liiatnô-matiqui's aux cntiiut» A In sulln de lu maladie do la inaltreinro d'éeolo.(JaHtela est dévoilé coin mi! étant le lumdlt masqué qui ruinait In cour U Mae West, etc.Vollft donc une production nul, par sou earactèro léger ut surtout cointqua, saura dérider les plu» mornês ci nou» reposera de* houcIh que nous ns d* cinéphiles.?* * "(jonc with the Wirul", en 4c semaine (an I.OICWA) Toux ceux qui ont vu le filin "fions with (hr Wind", qui sera présenté en quatrième semaine au Loew s, sont d'accord poui dire que rl«n de tel n1» Jnm/vi» éïi présenté k l’écran, L
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