Le jour : indépendant politique, littéraire et artistique, 22 avril 1939, samedi 22 avril 1939
, 22 avril 1939 2ème ANNÉE No 32 5 CENTS rnéckcud LE JOUR INDÉPENDANT POLITIQUE, LITTÉRAIRE ET ARTISTIQUE Directeur: Jean-Charles HARVEY Patriotes, non, mais imbéciles par Jean-Charles HARVEY Un peu avant la dernière crise tehéco-sloviupie, on faisait circuler, à travers notre province, un pamphlet infect ' San Francisco — et comprend des eseiih -aux Antilles.cn Amérique Centrale, en Californie, aux T'es Hawaii, au Mexique, .1 Cuba et en Alaska.M.WUlaims Baird, gérant du Service des Passagers au CPS.en annonçait' cette croisière originale dr jours, _ a dit que.le magnifique "fiuoliess of Richmond”, paquebot de 2«,000 tonnes, avait été choisi pour l’exécuter.L m: sa.n.Pns d'intérêt Pns de supplément Rég.$129.00 sggoo Mobilier Art Moderne, a meubles.rninerliirr de rlrlie leloiir» rnupé.Xpiuil-hrns et fnees en niijer sculpté.PAS DE DEI’O'I l.n première mrnsniiUlé tissure In livraison.ZI Mi:.v>rAi,m:s ni; *i.»r.Pus d’intérêt l'as dr .ni Rég.$M9.flll $ 119 Mobilier t liesterfleld, \rl Moderne.T meubles, couvertures de repi* rouille, l'tiee* en nojvr sculpté et n dessin se continuant sur les brus.PAS DE DEPOT î.n première mensualité assure la livraison.-I .Tir.NM’AMTKs ni: Pas d'intérêt Pns $le supplément Itég.$99.00 sggoo Mobilier I Il est c r field, Art Moderne, .'I meubles, couverture île fantaisie en reps el velours combinés (tin (In.laces en noyer.In fn «i t «* n i I avec dossier i\ touffes.PAS DE DEPOT • l.n première mensualité assure la livraison, -t mi:nsi amti;h ni: 91.1:1.Pas d'intérêt Pas de supplément llég.$111.1.00 sggjo TABLES GATELEGS Lampes Triple Eclairage et Abat-Jour > /1 .>o IIKKSUS KN NO Y K II MASSIF 1 utile.(Intelf m de •on.lrili'llon diirnhlr.tir.su» en noyer mn»»lf.Dfioen.lon I.V v Uti".%i\ personnes ( trouvent place confortablement.Délicates sculptures sur In surface.Pied plaque liron/r r f «ft triple êi'lal mice.Plusieurs modèles de bases nu choit.Xhnf.Jniir de sole, plusieurs splendides couleur*.Rég.$9.91 com piété.$5.95 FAUTEUILS DE FANTAISIE l'an le ni Is dr fan-aisle, solide construction tulles sculptures sur les pattes, lien rembourrés, couverture en un tissu durable.Rég.$7.10 ar.M mm m Lampes de bridge Triple éclairage et Abat-jour Uinqir.à placage, tir liron/r H or, divers modèle*,, triple éclairage.Altaï-jour do hoir, divrrhuh rotlli'iiry, ail choix.Rég.$1.00 complote flSISV Nlfll 6c CO.Limited 105 nia Séo-Gatherlne Ouest.Montréal Londres Birminaham Liverpool Onnelicster \oltinnham Huit Southampton Cardiff F.nimhnurn Closnow Belfast Dublin New-York Tnrnnlo Québec: 65, rue de lo Couronne 1 Page 6 LE JOUR L 'écolo gratuite et obligatoire La nalionalornaniaquie Depuis quelques année.*.*>«1 introduit dans le programme des écoles ce que l'on est convenu «l'appeler l'éducation nationale.Déjà, l'on enseignait les règles de la politesse, ce qui dispensait le maître d'habituer lenfant a être poli."Il sait ses règles de politesse, il n'a qu'à les appliquer", raisonnalt-il inconsciemment.Mais non! la politesse ne fait pas partie do l'instruction, mais bien de l'éducation et elle s'acquiert par l'habitude.De même, l'éducation nationale ne s’enseigne pas.On en a fait une chose qui s'apprend dans les manuels ¦• M-année.A cette même occasion, l’on félicita chaleureusement le chef «l'orolt.¦stre Douglas Clarko pour son choix «le pièces musicales et sa grande maîtrise «le directeur.Ensuite l'on procéda A l’élection des Officiers et «les membres exécutifs pour la prochain saison.Chef «l'orciliestre honoraire: Douglas Ularkc.Présidents Honoraires: L.-W.Douglas,.H.Drummond.Membres honoraires du comité: !.Col, Wilfrid Uovey, lion.A.Duranlcau, lion.R.Dandurnnd.Mlle K.Kisher, Mme.1,.W.Douglas, Sir Charles Gordon, Lady Drummond, lion.Gilbert Layton.G.A.Drummond, A.D.Purvis, Hon.Dr A.Paquette.Président: Sir Edward Bcatty, O.lt.lv, Vice-présidents: K.Cholette, C.-G.Drlnk-water, Secrétaire honoraire: Mme C.-G.Drinkwiiter, Trésorier Honoraire: J.I'.Aligns.Ment lires «lu Comité: L.Armstrong.A.K.Bishop, S.P.Dunlop.It.Dultouio A.Frlgon, S.Godin, Jr., n.n estime.Je 1a connus ui je l’aimai.C’est peut-être le plus savoureux des poissons fréquentant les rivières aux eaux vives et courantes.La vase des étangs est son déshonneur.Il lui faut des sources clnires.D’aucuns prétendent que sa chair blanche et grasse est indigeste.J'ai savouré l'anguille a toutes les sauces qu'elle ennoblit avec une souplesse triomphante, et je n'eus jamais à me plaindre des charmes de sa chair.La sauce tartaro est peut-être la gloire do l'anguille, je la préfère cependant — quand elle est de forte taille — à la broche, piquée de truffes odorantes, enveloppée d'un papier beurré, rôtie vivement et servie dans un long plat, et une sauce savante, orange douce et vieux madère, à la gelée du maître Casimir de la Maison Dorée.Je professe aussi une sympathie des plus sincères pour l’anguille "au soleil", sauce exquise! Artistemont dépecée et cuite dans une marinade, on l'cgouttc avec soin, la laissant, refroidir; puis, on la roule dnns la mie de pain, après l'avoir trompée largement dans des' oeufs bien battus.Il n'y a plus qu'à faire frire pour la servir enfin sur une sauce ravigote, entourée d'olives farcies.L'anguille "au soleil" est la bien nommée.Scs tronçons dorés dans la friture semblent refléter des rayons.C’est un plat riant, joyeux, comme ensoleillé.Piquée de filets d'anchois et de cornichons, disposée en cercle gracieux sur une sauce tomate, relevée de piments do Cayenne, l’anguille "à la Suffren" est un charme pour les yeux, un régal pour la bouche.L'anguille "à l'anglaise" se cache coquettement sous une pâte fine qui lui fait, au contact de la friture, contmo une robe d'or.Mais mon plat de prédilection, c'est l'anguille "à l'accolade".Je ne suis rien do plus joli et de plus touchant: Il s'agit de deux belles an- guilles, rondes et grasses, énormes.Les têtes et les queues étant coupées, on ficelle gentiment les anguilles dos à dos sur un attclot do fer.Ce couple — si étroitement uni qu'il ne semble faire qu'un seul poisson — est exposé dans une poissonnière avec un jus savoureux de racines et trois ou quatre verres de bon vin de France.Après vingt minutes de cuisson, on retire les anguilles, on les passe, on les égoutte, on les met à la broche, enveloppées r.vec soin d'un papier heurté.Ait bout d’une demi-heure, on débroche, on sert et l'on procède par la fourchette nu divorce des époux, line sauce parfumée accompagnera "l'accolade d'anguilles": Jus dc3 quatre racines réduit à l'état de glace, un bon verre de Xérès, poivre blanc, coriandre et fleur do muscade.La "matelote” d'anguille que réjouit l'oignon doré, est un plat rustique et joyeux, cher aux amoureux et aux canotiers déjeunent là-bas, aux bords de la Marne ou de la Seine, sous la verte tonnelle d'une guinguette, auprès des moulins ou_murmurent les eaux.Ail) Je sais bien que ces matelotes par Louis P.Pc COUY champêtres où la carpe vulgaire remplace trop souvent la délicate anguille, ne sont pas irréprochables.Mais, à vingt ans, on n'est pas plus difficile en cuisine qu'en amour.On sait que l’anguille est vivipare et amphibie, qu'elle rampe sur le sol comme elle nage dans l’eau, quelle a deux existences, deux demeures, deux couverts, deux régimes.Dans les rivières, elle déjeune de petits.poissons; dans les près, le soir et surtout la nuit, elle soupe d’insectes, limaces, grillons et sauterelles.L'anguille est “l’ondine des rivières".Elle glisse, s'échappo, revient, ondule, se dérobe encore, glisse toujours et disparait.Plus on la serre, moins on la tient, et, quand on croit la tenir, elle est libre, c’est l'emblème do la déception.Mais ce n’est pas une déception, grands dieux! lorsqu'elle apparaît sur la nappe blanche, dans un plat do porcelaine fine, aimablement accompagnée et accommodée "a la tartarc" ou "au soleil".Louis P.De GOUY LE PAPE ET LA CROIX-ROUGE -^ Sa Sainteté le pa>po Pie Xî, dont la mort a soulevé tant «le respectueuse émotion dan* lo monde entier, avait daigné.d*'s l'année de son élévation au siège apostolique.adresser ses voeux aux délégué» réunis A Genève pour la deuxième session du Conseil Général do la Ligue, en 10211.Voici quelques citations du message communiqué au Dr Dopage, président de 1h conférence, par le cardinal Gasparrj, alors secrétaire d'état: — —"A l’heure où se réunit la seconde assemblé.' de la Ligue des .Sociétés de la Croix-Rouge, le Saint-Père tient A.voua exprimer 1.s voeux qu’il forme personnellement pour l’heureux succès des travaux inscrits au programme de cette assemblée.Il n’est pas sans connaître le bien considérable qui s'est déjA réalisé par votre Ligue et II désire que Je lui transmette par votre intermédiaire, Monsieur le Président, Ses vives félicitations.” — —"Le symbole dont s’honorent les nobles institutions de la Croix-Itouge est destiné à rappeler à tous qu'en face d* s blessures A guérir, des souffrances A soulager.les armes doivent tomber des mains rt un unique sentiment anime les coeurs: la pitié, la charité universelle dont le Sauveur du s^nro humain donna jadis le divin fxcmp> ".— —"Cette initiative généreuse de travailler A reserrer les liens de fraternité et d* solidarité entre les nations, n'a été pur nefronno plus goûtée que par le Saint-Pèr* Plus ces sociétés avancèrent dans la voie qu'elles se sont tracée, plus aussi elles verront.A la faveur dp la bénédiction célest»* fructifier leurs travaux.Je crois, est-il besoin de |o redire, que pareille unions d* toutes les sociétés de la ('roix-Kougo serait facilitée par l’esprit du parfait désintéressement dans la Cnn-rités qu elles ont dès longtemps voulus adopter’’ — Il est intéressant de lire, en partie, ce message du Pape de la Paix qui montre toute ' i 1 bnflaiM e en I i mission tntêr-natlonale de la Croix-Rouge.Pie XII.sf n successeur spirituel autant qu'officiel, ne saurait qu'endosser et renchérir un témoignage aussi précieux et aussi autor.éû La culture physique du Jour par Jcan-M.Guay, culturiste gradué de Macfaddcn.DIETETIQUE VULGARISEE (suite) Sans doute vous avez maintes et maintes fois été intrigué au sujet de la composition des aliments composant votre dicte quotidienne.Par contre l’insouciance vous a fait vite oublier le peu d’intérêt que.vous apportiez à cette étude.Dans le but d’éveiller de nouveau cet Intérêt j’ai résumé autant que possible les principales données de diététique qui suivront durant quelques semaines.Nous avons vu rapidement la structure et les fonctions physiologiques de la vole alimentaire, maintenant voyons ensemble Icb ingrédients nécessaires à l’alimentation quotidienne.Pour fin de compréhesion j’ai divisé ccs ingrédients en cinq groupes.A savoir : a) Les pratélques, b) Les hydrocarbonés ou hydrates de carbone, c) Les gros, d) Les farineux nu les amidons, c) Los auxiliaires (minéraux, vilami-mines, cellulose, eau).Que sont les protéiques?Ce sont des corps complexes, propre à l'entretien et la subsistance des cellules du corps, composés d’oxygène, d'hydrogène, de carbone, d'azote, de petite quantité de soufre, de phosphore et de substances minérales en quantités variables.Il y a des centaines et dos centaines de protéiques qui entrent dans l'alimentation, je me contenterai de citer les mieux connus.L’albumnc : à l'état presque pur dans le blanc de l’oeuf.La fibrine : substance trouvée dans le sang, le chyle et dans la composition des muscles.Cette substance facilite la coagulation du sang.La caséino : principal élément compo- sant le lait et le fromage.Le gluten : protéine insoluble entrant dans ia composition du blé.La gélatine: extrait d’os et de tissus fibreux.De ccs quelques protéiques les uns sont complets, les autres ne le sont pas.De là la nécessité de varier lu consommation des protéiques de façon à faciliter la nutrition cellulaire.I! est bon de noter qu'une trop grande consommation de ceux-ci est détrimontalrc à la santé.La digestion de ccs substances pourvoit A ‘l'équilibre de la nutrition cellulaire".Celui-ci est facilement dérangé par l'abus du manger qui surtaxe les or-ga nés éliminatoires (reins, intestins, poumons, peau) et prédispose à l'intoxication.Parmi les aliments forts en protéiques nous avons : les fromages de toutes sortes, les oeufs, les poissons d'eau salée, et d'eau douce, le boeuf, le mouton, le porc, la volaille, le venu, les cervelles, le foie, In langue, le boudin, rtc.Les viandes saignantes sont toujours préférables aux viandes blanches pour les individus en santé.Le lait et le pain sont aussi groupés parmi les aliments forts en matières protéiques.La semaine prochaine nous verrons les hydrates de carbone ou sucres.Exercice do lu semulno La mode ne régit pas seulement l'art vestimentaire mais tout aussi bien la cuturc physique.S'il faut en croire le dernier cri do Hollywood il vaut mieux fnirc son exercice quotidien à deux.Cette nouvelle vogue a du bon car clic amènera les gens, petit à petit à délaisser le jeu de bridge pour lo nouveau jeu, une partie de culture physique.En ce moment rien n'est plus à in modo à Hollywood que de convertir son grenier ou sa chambre de débarras en petit gymnase et d'inviter ses amies à une partie d'exercices.Une fois la semaine on se rend chez son culturiste professionnel et on y prend une leçon que l'on répète durant la scmninc en compagnie.Contentons-nous donc du juste milieu et mêlons donc le bridge à ln culture physique.De celte façon les adeptes des deux "jeux" s'entendront cl se compléteront.Sur la photo ci-joinlc vous voyez deux jolies vedettes exécutant un exercice dorsal.Il est facile d'exécuter cet exercice seul mais il est plus agréable de l'exécuter eu compagnie.La personne en station debout place un pied de chaque côté de su partenaire et exécute une traction lento et gentille sur les mains de sa compagne.IjR partenaire en position "sur l’abdomen" se laisse tirer en inspirant et revient à la position do départ en expirant.Cet exercice exécute avec modération est excellent pour la sangle et la région dorsale.Du studio Jcan-M.GU AV, U]21, rue Stc-Catlicrinc ouest, Montréal, FI.H2titi-A0.il.Tous droits réservés JO.VI.Photo service NBA Tribune de la lectrice LORSQUE LES “FEMMES” CAUSENT.Lorsque les "femmes" causent.littérature, art, science, histoire, cinémn, ces messieurs affichent un air de condescendance polie; mais si nous osons parler politique, il nous envoient promener en disant plus ou moins gentiment: —Vous n'y connaissez rien de rien.Personnellement, j'admets mon ignorance et j'en demande pardon aux féministes.Cependant, la présente situation politique internationale ne peut et ne doit laisser les femmes indifferences, car advenant la guerre, nous tremblerons pour nos maris, nos frères, nos amis.L’opinion des femmes importe peu dans le Québec! Ce n'est pas ce que nous dirons qui changera quelque chose; pourtant, de la plus humble ouvrière à la brillante bachelière, de la jeune maman à la vieille mère grand, nous discutons politique malgré les soucis du travail, de l’éducation des enfants, de la tenue de la maison, de la mode.(O égoïsme masculin, on nous accusera par la suite d'être légères et superficielles!) En suivant les polémiques des journalistes.nous cherchons le mot, la phrase nous permettant d'espérer que les nôtres demeureront à l'abri des bombes meurtrières.E.-Ch.Hamel dénonce la dégoûtante politique des deux dictateurs, politique de lâches et de parvenus; Louis Fran-coetir (La Patrie> prêche la modération; nous disons avec Léo St-Laurcnt (Le Guide) que "nous ne sommes pas dos lâches et défendons le lopin de terre qui nous n vu naitre, mais celui des autres, jamais"; Jean-Pierre Després (Le Guide et La Boussole) prononce un refus caté gorique: “Nous n'irons pas à ia guerre, le Canada d’abord”; nous nous inclinons devant son idée de révolte.L'intéressante chronique dAlbert Lebrun, au "Bien Public" nous démontre qu'il ne faut pas "favoriser Londres à notre détriment" et Jean-Charles Harvey explique clairement “l’impossibilité de la neutralité".Plusieurs partagent l'opinion du directeur du "Jour" car les autorités n'attendront pas notre avis avant do nous engager dans lo conflit.Donc, nous les f ouines, nous essayons de comprendre quelque chose à ces diverses opinions.Peu renseignées sur les machinations, les roueries, les secrets de la politique et des engagements nous liant à lAnglelcrrc, nous, les créatures de douceur et d’indulgence, nous serions prêtes à infliger le martyre de saint Etienne à ceux qui troubleraient notre paix et entraîneraient les nôtres à la guerre.N'cst-co pas, Mesdames?Mais avant que ces messieurs ne nous traitent d’écervelées et nous renvoient à nos chroniques de charme et de beauté, de philosophie et d'amour, permettez-inoi de féliciter Françoisc-B.Beauregard pour sa spirituelle et "brave" chronique parue dans le "Jour" du 8 avril et dans laquelle elle morigène les étudiants et expose notre hypocrisie, en quelque sorte, puisque nous nous préparons à exécuter des "courbettes" devant nos Souverains et à leur crier "nique" s'ils demandent l'appui de leurs sujets!!! Tout ceci n'est pas très clair, avouons-le.Si nous demandions à ces messieurs de bien vouloir nous expliquer si, en proclamant notre "indépendance" de l'Angleterre, nous serions aptes et assez grands pour murcher seuls ou si une autre puissance étrangère, profitant d'une défaillance, tendrait une main sccourable, mais qu'il faudrait payer de notre liberté de.langue et de foi?Lo Canada traverse une crise décisive.Ce Canada sera pour nos enfants ce qu'on feront nos gouvernants.Allons, messieurs, ne vous moquez pas si, par exception, les femmes s'occupent de politique.Soyez généreux, lalssez-nous tempêter.riposter, nous révolter.Aidez-nous de votre science, prêtez-nous vos lumières.Nous promettons de ne point vous importuner avec nos "idées’ de femmes ignorantes des mystères politiques.Tant mieux ou tant pis?Myonne-Jcannc DUSSLÎREAULT Pago 7 “Jo ur” ‘’Le Don Juan est-il un personnage sympathique ?” — Demanda Rayer Baulu à une run rui'ditr de Radio-\l,irathan Trois secondes elle hésite alors que dans la salle l’élément jènunin retient son souffle.—VtTOUi balbutie-t-elle enfin, ge née et rougissante.Un soupir de satisfaction s'exhale des poitrines oppressées.Si elle ni'.iit dit non, des yen.r furibonds auraient toi.'i* la petite sotte, mois elle a dit oui, oh ! qu elle est »n gnonne ! Monsieur Baulu explique alors, que lo Don Juan, d l’origine, était un ril.iin, moralement cela va de soi.Mais depuis on Ta rendu sympathique.Qui ça on f Baissez la tête mes soeurs ! La plupart des hommes célèbres ont eu des débuts modestes, tous nr /ïgno-rez pas.Donc personne ne s'offusquera si je présume que le Don Juan montréalais e.Nf renu au motidr comme n’ini-porto qui.Une seule femme devait trouver quelque beauté
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