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Titre :
Le jour : indépendant politique, littéraire et artistique
Hebdomadaire combatif de Jean-Charles Harvey qui porte haut et fort les principes du libéralisme et de la tolérance. Il se démarque par des pages culturelles de haute tenue qui accueillent des collaborations importantes. [...]

Lancé à Montréal le16 septembre 1937, Le Jour est un journal hebdomadaire. Il est fondé par l'auteur et journaliste Jean-Charles Harvey après son expulsion du quotidien Le Soleil survenue à la suite de l'interdiction de son roman Les demi-civilisés. Harvey demeure le directeur et principal propriétaire du journal jusqu'à sa fermeture en 1946.

Journal de combat et d'opinion, Le Jour porte les principes de l'idéologie libérale. Le programme de Harvey mise sur la promotion des progrès de la technologie et de l'économie modernes, visant la conquête des biens matériels et s'appuyant sur l'orthodoxie libérale de la compétition et de la libre entreprise plutôt que sur l'intervention étatique et les corporatismes professionnels et sociaux.

Libéralisme économique, donc, mais aussi social : soutien aux combats pour l'émancipation des femmes, fortes prises de position contre la xénophobie et surtout l'antisémitisme, rapprochement culturel avec les anglophones, défense des droits des travailleurs. Ces principes libéraux sont érigés face au corporatisme et au nationalisme traditionaliste canadien-français avec sa tête de proue, le très influent abbé Lionel Groulx. Au-delà des enjeux canadiens, Harvey démontre dans les pages du Jour un vif intérêt pour la politique internationale.

Le Jour combat vivement l'Union nationale de Duplessis, mais garde son indépendance vis-à-vis du Parti libéral du Québec. Son rédacteur se prononce pour le renforcement de l'unité canadienne, pour la laïcisation de la société et pour le déploiement d'un réseau d'éducation public, gratuit et obligatoire.

Jean-Charles Harvey se réclame de la tradition de farouche liberté de pensée d'Olivar Asselin et, avant lui, d'Arthur Buies. Il aborde des sujets sérieux mais sur un ton souvent légèrement humoristique en vue d'offrir une lecture agréable à un public informé et lettré qui souhaite aussi se divertir. Les arts et la culture tiennent d'ailleurs un espace important dans le journal : musique, peinture, lettres, cinéma, comptes rendus de concerts et d'expositions.

Jean-Charles Harvey est le principal rédacteur du Jour, que ce soit sous son nom ou celui d'un pseudonyme, comme Paul Riverin. Charles Hamel, André Bowman et Berthelot Brunet y sont aussi actifs.

Des textes littéraires trouvent régulièrement leur place dans Le Jour, qui publie

de nombreux textes, que ce soit d'auteurs de la relève comme Gabrielle Roy, Jean-Jules Richard, Gilles Hénault, Jean-Paul Lemieux, Yves Thériault, Andrée Maillet et Henri Tranquille, ou d'autres plus établis comme Jean Narrache, Jovette Bernier et Robert Choquette.

Louis Dantin y est aussi un contributeur important. En plus d'une chronique sur la littérature américaine qu'il tient pendant quelques années, il y signe une chronique sociopolitique d'esprit socialiste qui l'oppose parfois aux positions libérales de Harvey, mais les deux esprits se rejoignent dans la lutte aux idées conservatrices et passéistes de l'idéologie clérico-nationaliste dominante.

Le gouvernement libéral fédéral et de grandes entreprises fournissent un soutien financier au Jour, qui est tiré à 25 000 exemplaires en 1937, à 10 000 en 1940, et à seulement 3000 en 1946.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1985, vol. 7, p. 91-93.

GUIMONT, Pascale, « Le Jour, 1937-1946 », dans Idéologies au Canada français, 1930-1939, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1978, p.131-163.

TEBOUL, Victor, Le Jour : émergence du libéralisme moderne au Québec, Montréal, Hurtubise HMH, 1984, 436 p.



Éditeur :
  • Montréal :[Le jour],1937-1946
Contenu spécifique :
samedi 4 juin 1938
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

Le jour : indépendant politique, littéraire et artistique, 1938-06-04, Collections de BAnQ.

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1ère ANNEE No 38 5 CENTS 4 juin 1938 Fin des sentiers de vaches Des duplexâtes m’eu veulent d’avoir quelque peu sabre lu loi des salaires raisonnables.‘•Vous manquez, m’a-t-on dit, à la promesse d'impartialité que donnait votre journal.” Quand comprendra-t-on que ce n'est pas le parti libéral qui gouverne actuellement et que le parti au pouvoir, ayant toute, la responsabilité de l’administration, est plus sujet à la critique que l’opposition?Au reste, malgré le ressentiment personnel que je pourrais avoir contre un gouvernement qui a risqué de m’affamer parce que j’osais penser et écrire, je n'bésitc pas cl n'hésilcrni jamais à l’applaudir chaque fois qu’il le méritera.lin veut-on une preuve?Des journaux autiduplessiâtcs ont tenté de soulever de idits scandales de voirie.Eu a-t-on trouvé ’écho dans nos colonnes?.Nous méprisons a politique des médisances de vieilles filles: nous les condamnons dans le gouvernement, où elles ont leur apothéose au comité d’enquête sur les comptes publies; nous les condamnons chez les oppositionuistes qui se feraient une spécialité de jouer avec la même bouc.Et puisque j’ai nommé la voirie, je n’hésite pas à dire que la transformation actuelle de nos grandes routes est toute à l’honneur de ceux qui dirigent ces magnifiques et indispensables entreprises.Etes-vous allé récemment de Montréal à Québec par la voie du nord?Sur un long parcours, jusqu’à Trois-Rivières, le chemin file tout droit à côté du chemin de fer.Splendide tracé d’autoétrade! L’autre extrémité, de Trois-Rivières à Québec, est à peu près sur le même plan.Plus de courbes dangereuses, presque plus de villages à zigzags, dix-huit passais à niveau suppri- Indépendant politique, littéraire et artistique Directeur: Jean-Chactes Harvey Administration cl rédaction, 180, rue Slc-Calhcritic csl (suite I I), .Montreal — Tel.‘TL 8171 HIER DEMAIN.\1/ A &i).) P @ àoHW ) Aussi lung tempi que les choses iront systênmtiquemen t mal, je continuerai svslêmatiquemen t à dire qu 'elles ne vont pas bien -Henri IIOCIIEFÜKT J’ACCUSE! mes: Je suis allé voir, ces jours derniers, le tracé de la roule du nord de Montréal, vers les Laurenlides.La chaussée, large et rectiligne, où six voitures au moitié fileront à l'aise et à toute allure, évite Saintc-Tbérèéc et Saint-Jérôme et va droit vers nos montagnes.C’eut à ne plu» s’y reconnaître.Quand le travail sera terminé, on pourra partir, en week-end, vers le nord merveilleux, sans crainte d'en revenir dans une civière ou une voiture de la morgue.Là aussi des passages à niveau sont évités: on passe dossils ou dessous, suivant la nature du terrain.Qu coûte cher, mais ça s’imposait.Ce sont de ces choses qui sont d’autant plus économiques, à la longue, qu’elles coûtent davantage.Ajoutons à cela les sorties des villes: Montréal sera bientôt décongestionnée par le nord, au pont du boulevard Pic IX et à Carticrvillc, à l'est, pnr lu finition de la rue .Sherbrooke et le pont nouveau ( remplaçant les anciennes planches à coliques), à 1 ouest, par le boulevard.Québec jouit des memes avantages: on verra combien la circulation s'améliorera par la “Suctc et par Charles-bourg.D'aucuns loueront, en ces reforme», la formufloii technique d un ministre; mais c'est un bon point en faveur de M.Duplessis que d’avoir eu, celle fois, la main heureuse.?* * Jusqu’aujourd’hui, nous avions honte, en toyageant en compagnie d un étranger, de traverser de la province de Québec dans l'Ontario.Celle-ci avait incontestablement «les grandes routes meilleures que les nôtres.Les petites roules et embranchements n’y iniaient pas ceux «le chez nous, «pii sont développés à l’extrême, mais les voies principales étaient humiliantes pour nous.Or, je suis allé récemment a loronto en automobile.J’y faisais les constatations suivantes, la belle chaussée que nous suivions commence à se détériorer et à se démoder.Juste nu moment où nous refaisons nos roules.l’Onturio est obligé de se contenter, pour «pielque temps, de ce quelle a.C est a revanche de l’habit neuf contre 1 habit vieux.Dans un an ou deux, les milliers de touristes qui passeront dans les deux provinces quitteront le Canada en disant: “Les routes -«ml meilleures dans la province «le Québec que dans l’Ontario.” Etrange retour «les choses.Alors nous verrons incontestablement croître l'industrie «lu tourisme dans nos prim i-paux centres et «laits nos régions a grain p spectacles, telles la (Jaspéeic, Charlevoix cl les Laurenlides.L'étranger nous apportera des millions de plus, et nous naîtrons pas a nous repentir d’avoir su payer, à temps, le prix que cela valait.?Le plus vif plaisir que nous éprouvons à visiter ce» nouveaux tracés, le voici: on a landmine enfin la roule «le* villages et « °* perrons «le portes,.Finis les anciens réseaux poussiéreux qui étaient nés «les séculaire -sentiers des vaches, ou des portages «les san vuges et des pionniers, ou du caprice ' gens! On «’est toujours conformé à la *;i«ro sainte tradition qui voulait que chaque citoyen eût le “chemin «lu rov «ous son M‘in et cù chaque notaire de village plaidait ferme pour obliger les voyageurs a venir admirer «on parterre de pissenlits.La |'r«“ -ion des populations rurale*, pour amener le chemin à chaque petite propriété, a < t ique eambu«e.était tellement forte, que noue avions relie voirie en serpent «-t en spiral»-, oui a suscité tant «le “sacre#-' «Lin* la bouche La route dot porrona do portos • Avec le Sourire •V*».' Attaque odieuse Pour défendre un maire plus habile à politicanailler qu'à administrer, la feuille rose nananne de Montreal, se livre, contre M.Taggart Smyth à une attaque injurieuse et injustifiée.Nous y lisons, sous la signature A.L., les lignes suivantes: “M.Taggart Smyth, de la Chambre de Commerce, qui, selon une information sérieuse, voudrait briguer les suffrages à la mairie en décembre prochain, tente en ce moment, par le truchement de la publicité et de déclarations plus ou moins contradictoires, de trouver en défaut le maire de Montréal, M.Adhémar Raynault." Suivent quelques lignes au sujet de la question en litige, nommément la nouvelle commission industrielle, puis on lit à la fin: "Ceux qui accusent les autorités, quelles qu'elles soient, de faire de la politique.sont justement parfois les politiciens les plus retors.” On nous permettra de protester contre ces dernières lignes.M.Smyth, gérant général de la Banque d'Epargne n'est pas et n'a jamais été un "politicien retors’ .C'est un homme d'affaires intègre, qui voudrait sincèrement que lOffice d'initiative économique fût indépendant de la politique.C’est tout ce qu'on peut lui reprocher.Quant à son prétendu désir d être maire, il existe surtout dans hmagination de ses détracteurs.Nous savons à n en pas douter qu'il n’accepterait de briguer les suffrages que si la mairie cessait d être une chose payante.En d’autres termes, il refuserait le salaire attaché à la fonction.D ailleurs, il n’en saurait être question pour le moment Nous n avions pas l intention d abord de défendre M.Smyth, mais nous avons cru devoir profiter de l’occasion pour dire que la ville de Montréal trouverait peut-être profit à élire, au moins fois tous lc; quinze ans.un maire de langue anglaise.Et s’il arrivait un jour à cette ville de trouver un candidat du calibre de M Smyth, homme d'affaires averti, honnête homme et parfait bilingue, elle se reposerait probablement des maires dérisoires qu elle a donné depuis les débuts de Medéric-lc-Grand jusqu'à la Raynauvation.La route moderne MUET '¦mæ «les gens prc*#é« et a coûté la v ic à tant «l'autre».Pour continuer dan* ce# ancien» ‘«entier#” et «’adapter en meme tempe •i'«x conditions du Irniisjiorl moderne, il aurait fallu exproprier toute la province de Quebec et raser tous les v illage#.11 i Cette politique sera bientôt chose du pa*»e.La voirie de clocher n’exislera plu.*: on aura «le* chemin* pour tout le momie et pour personne en particulier.N'eût-on fait «pic ce progrès «|uc ce serait «-norme.Jean-Charlc- IfARNM (1) - En tout* juatic# adminû «trationj.je dot* di dern# inauguré* V y a me pouvsit nul!*m*nt prévoir is nrei jlâtior 0*< pourqu pUDilC.un «econd article b pou !'év-( a q ancienne# voirie moite ao», ne rapide de ma! devra r».n \.r.Les contrats corrupteurs Deux journaux, le Devoir et l'Action Catholique, ont approuvé l’idée du Jour sur la création d'une imprimerie provinciale, seul remède efficace à la veulerie ou à la vénalité de la plupart des journaux de chez nous.Un seul journal, à notre connaissance, le Journal, de Québec, a prétendu que la chose n’était pas pratique.Mais ce dernier vit du gouvernement et ne saurait se passer de lui.Le principal argument soulevé contre le projet cjt celui-ci: en créant son atelier, l'Etat ruinerait une foule de petites imprimeries qui vivent des travaux du gouvernement.Cette raison n’en est pas une.De tout temps, les intérêts purement individuels ont dû céder devant un progrès ou un intérêt supérieur.Or, la liberté ae la presse est ce progrès et cet intérêt supérieur.Le Journal a beau nier l'influence des contrats du gouvernement sur la presse, il sait aussi bien que nous que cette influence existe, que les politiciens s’en servent et qu elle est néfaste.Je connais trop les conditions du journalisme et de l'imprimerie dans la province de Québec pour penser le contraire.Quiconque aura fait le tour de mon jardin le saura aussi bien que moi.En outre, je sais qu’une foule de feuilles de choux, surtout dans les districts ru'aux, ne naissent et ne se maintiennent qu en fonction du pouvoir.Quelques-unes d'entre elles sont même dçs institutions de chantage m-dire^ou des "rackets .C est une des plaies du jmjrnalisme et c’est contraire a toutes les lois de l'économie.Une imprimerie provinciale qui supprimerait ces tristesses de la presse serait un bienfait sans pareil.J.-Ch.H.Chacun la sienne Tu me dis que chacun a sa Chimère.I nici cr qu écrivait là-dessus Huudclaire: “Sous un grand ciel gris, dims une.grande Quatre cent trente corp» sont t étirés «les ruines «le Grauollers bombardé par cinq avions nationalistes.A Alicante, t rnis cent soixante-dix huit morts.Près de Barcelone, plus de cent morts encore.Et tandis que se poursuivent en aéries ces massacres de civils, on trouve, en France et ici meme de sanglants crétins, de sordides ignorant*, «L cyniques bourrurs de crânes, de prétendui chrétiens pour applaudir aux prouesses du boucher Franco et le présenter comme un défenseur de la Foi I Ici.Un dramaturge à la noix de coco, bon seulement à dramatiser pour la radin, à mettre en mélo des intrigue» de roman à cinq sous, un cabotin de la plus puante espèce enfin, te mêle de monter, sous un titre de roman policier, une thèse politico-sociale — propagande fapciate payée combien ?Et cet expert en journalisme qui ne sut jamais faire une feuille lisible, qui applaudit bien fort et parle «le canaille — sympathie fasciste rétribuée comment ?Tout notre sang latin ne fait qu’un tour en entendant gueuler ers gens qui dénaturent sciemment 1rs faits; et tout ce qu’il y a en nous de profondément chrétien s'indigne quind ces abrutis à la solde d’athées notoires osent K réclamer de la religion 1 Hypocrites éhontés I Monstrueux Tartuffe» ! Vous empoisonnez l’atmosphère de notre province ! Vous tentez «le fausser les cerveaux de jeunes gens généreux, qui ne demandent qu’à croire, de toute l'ardeur de leur foi.,.Vous, parler au nom d’un idéal surhumain ?Vous n’avez qu'une religion : celle de l’argent, et votre conscience élastique — avez-vous seulement une conscience ?— ne se préoccupe jamais d» procédés inavouables auxquels vous avez recours pour toucher à certaine caisse secrète.Vous, des catholiques ?Vous, jouriuleux et histrions ?Vous ne saurez jamais la lignification de te titre que vous vous arrogez l S’il plaît à certains de vous considérer comme de* catholiques, à vous honorer de ce nom, à croire en vos mensonges sordide», libre à ceux* I là.Nous préférons pour notre part suivre Bernanos, Mauriac, Maritain, Rergamin.Leur foi nous semble moins suspecte que la vôtre, latur renommée est un meilleur gage «le probité que votre soif d'arrivisme.Et, quand ce ne serait que cela : il» sont mieux placé» que voua, et mieux placés que nous le somme» tous ici pour Juger de ce «jui se passe en cette douloureuse Espagne, des souffrances de laquelle vous essayez, VOUl« de battre monnaie.Bernanos, Mauriac, Rergamin, Maritain.Tous d'irréductibles adversaires «le Franco, Al plaine poudreuse, sans chemins, sans gazon, )c/.vous jM trajtfr dr communistes ?Il» ne s cuis un chardon, sans une ortie, je rencon Irai plusieurs hommes qui marchaient cour liés.“Chacun d'eux portait sur son dos une énorme Chimère, aussi lourde qu'un tac de farine on de charbon, ou le fourniment d'un fantassin romain.“Mais la monstrueuse bête n'était nas un jmids inerte; au contraire, elle enveloppait sont même pas radicaux.Et Bernanos ne se gêne aucunement pour proclamer «es aspirations monarchiste».'Fou* Je» quatre ne sont pas également sympathique» aux loyalistes.Mais tou» le» quatre communient dans un même dégoût du sanguinaire Franco, tous quatre vomissent cet assassin de femme» et d’enfants, ce soudard qui livre aux horde» étrangères le aol de sa patrie.- ., - jj, | Le cas de Georges Bernanos est peut-être le et opprimait homme de ses muscles elas- car ,, j()t d.#borJ pirti|M dei re.tiques e, puissants; elle sagrafatl avec ses dc fjj, ,'crôla même parmi deux vastes griffes a la poitrme de sa mon- u _ , ,ard b -, Krinc0< r sa tete fabuleuse surmonta,, le front | «JM*"* ^ ^ L’écrivain catholique et monarchiste était en Espagne quand les troubles éclatèrent.II y demeura quelque temps.Cela dorme plus «le poids Ces monuments universitaires La vue des immeubles abandonnés dc montagne, immeubles qui devaient servir un jour à civiliser toute une jeunesse, nous fait mal au coeur.Vraiment, les amis du haut savoir ne sont pas aussi généreux que les amis du Frère André.Regardez ce que fait la piété des fidèles et des nvraculés dc [oratoire Saint-Joseph.C’est aiagnifiquc.Voyez d’autre part c# que fj«r notre élite de» monuments universitaires.C est une pitié.Or.nous venons d apprendre de source sérieuse que jamais les bâtisses du Mont Royal ne serviront a l université.Dc par la volonté dc l’autorité civile, elles seraient converties en un centre d’hôpital.I! y aurait là divers pavillons pour convalescent un sanatorium et autres s’.rvfces.On transporterait en cet endroit l’Institut de Radium, qui est actuellement dans un immeuble impossible.Cette idée n est pas pour nous déplaire, pourvu que l’on songe aussi aux besoin de l Université.Or il parai; que Ion a tout prévu conserverait les divers immeuble- a de i Université, dans la ville même, tel» lure, c de l'homme, comme lin de ces vasques hor cibles par lesquels les anciens guerriers espéraient ajouter à la terreur de l'ennemi, “Je questionnai un de ces hommes, et je lui demandai où ils allaient ainsi.Il me répondit (in'il n'en savait rien, ni lui ni les unices, mais qu évidemment ils allaient linéique part, puisqu'ils étaient {hj tissé s i>ar un invincible besoin de marcher.“(.hose curieuse à noter: aucun il eux nui ail l'air irrité contre la bête féroce suspendue ét son cou et collée à son dos; on eéil dit i/u'il la considérait comme faisant partie dc lui-même.Tous ces i isages sérieux et fatigués ne témoignaient d'aucun désespoir: sous la ion pole splecnélique du ciel, les pieds plongés dans la poussière d'un sol aussi dé-sole i/oe ce end, ils cheminaient avec la psysionomie résignée de ceux qui sont condamnés à espérer toujours." Moi.sous un Peu pi* de* P».-vre* «• i» haine qu'il inspire aux nanti» et aux repus.Bernanos rejoint.***** exar.temen! la per.*»e des - libertaires 8'iner .irsit-.l en faux, re chrétien authentique contre le» affirmation* du earns rade Prudhommeaux qui dan* une récent» It v auon d»» "Humbles” concluait une pa»eionnante etude aur l’avenir de Espagne par cette épouvantable dénonciation “I n déair exaspéré, refoulé par la crainte, hante I» russe dominante : TL’K K lit! PAUVRE.Guerre nationale, guerre coloniale, guerre civile, tout lui est bon pour réallaer *un obsession, son Idéal secret : (’EXTERMINATION !>KK PA U V R EH.C'est pour ce U que Franco-le-Roticher est aujourd’hui le hérrt» mondial de la bourgeolale." J.GALTIKB-BOI8SIERK Nous reproduisent à présent la fin de l’article de Bernanos : J'ACCUSE ! Nous regrettons seulement que l'espace nous manque pour donner en entier ce document unique.Noua tommes donc aux Baléares.Encore une fol», nous le répétons, la rébellion n'a provoqué aucune réaction populaire.Mats, sitôt au pouvoir, les franquiste* commencent à "épurer".La première phase dépuration dura quatre mois.Au cour* de ce* quatre mol* l’étranger (5), premier responsable de ce* tuerie*, ne manqua pa* de figurer à la place d'honneur dan* toute» le* manifestations religieuse*.Il était généralement «•isté d'un aumônier recruté sur place, tout culotté, tout botté, la croix blanche sur la polrlne, le» pistolets à la ceinture.(Ce prêtre fut d'ailleurs fusillé depuis par les militaires.) Nul n'aurslt osé mettre en doute les pouvoirs discrétionnaire* du général Italien.Je sais un pauvre religieux qui te supplia humblement d'épargner la vie de trois jeunes femme» prisonnière» d'origine mexicaine, qu'aprèa le» avoir confessée».Il Jugeait «an» malice."C'est bien, réoondlt le comte qui s'apprêtait à v mettre au lit, J'en parlerai à mon oreiller.” I* lendemain matin, Il le» fit abattre par ses homme».Ainsi.Jusqu'en décembre, les chemins creux de l’Ile, aux alentour» de» cimetières, reçurent régulièrement leur funèbre moisson de mal-pensants.Ouvriers, paysans, mal* aussi bourgeois, pharmaciens.notaires.Comme Je demandais à un médecin le cliché fait qucloun temp* auparavant par un de ses confrères radiologues — le «cul radiologue de Palma — Il me répondit en «ourlant : “Je me demande si nn retrouvera l'objet.Ce pauvre X.a été emmené en promenade l'autre jour." Ces faits sont connus de tou*.Une fol» presque terminée l’épuration sur place, Il fallut penser aux prisons.Elles étalent pleines, vou» penxez! Plein* aussi le» camp» de concentration.Pleins encore les bateaux désarmés, le» sinistre* ponton* gardés nuit et Jour, sur lesquels, par excès de précaution, dès la nuit close, passait et repa»»alt If lugubre pinceau d'un phare, que je voyais de mon Ut, hélas! Alors commença la seconde phase, celle de l'épuration des prisons.Car un grand nombre de ces suspects, homme* ou femmes, échappaient à la loi martiale faute du moindre délit matériel susceptible d'être retenu par un Conseil de guerre.On commença donc k les relâcher par groupe», selon leur lieu d’orlglnc, A ml-chemln, on vidait la cargaison dan* le fossé.Je sais.Vou» ne me laissez pb* continuer.Combien de mort»?Cinquante?Cent?Cinq cent*?Le chiffre que Je vais donner a été fourni par un de* chefs de la répression palmcr«or.L'évaluation populaire est bien différente.N'Importe.Au début de m»r* 1937, aprè* sept mol» de guerre civile, nn complaît trois mille de ce* assassinats.Sent mois font deux cent dix jours, soit oulnze exécutions par Jour en moyenne.Je me permets de rappeler que la petite Ile peut être facilement traversée en deux heures de bout en bout.Un automobiliste curieux, au prix d’un peu de fatigue, eût donc tenu facilement la gageure de voir éclater quinze têtes malpensantes par Jour.Ces chiffres ne sont pas ignorés de Mgr l'évèque de Palma.Evidemment, cela vou» coûte k lire.Il m'en coûte aussi de l'écrire.Il m'en a plus coûté encore de voir, d’entendre.Moins que vous ne pensez, peut-être?.Nous avons tenu bon, ma femme et moi, non par bravade, ni même dans l’c*poir d’être très utiles — nous pouvions si peu de chose, en somme — mats plut At par un sentiment de solidarité profonde envers de bravps gens dont le nombre grandissait chaque Jour, qui avalent connu nos espoirs, nos Illusions, s'étalent défendu* pied à pled^ontre l'évldcnce.partageaient enfin nos angoisses.Us n'é-taient pas libres, et nous l'étions.Je pense a ces jeunes phalangistes ou requête*.à ces vieux prêtre* — l'un d'eux ayant prononcé des paroles Imprudentes «lut avaler un litre d'huile de ricin, sous la menace du revolver.SI j’avais vécu là-ba* dans l'Intimité d'homme* de gauche, Il est piohable que leur manière de protester eût déclenché en mol certains réflexes do partisan dont Je ne suis pas toujours maître.Mais la déception, la tristesse, la pitié, la honte, lient bien plus étroitement que la révolte ou la haine.On s’éveille le matin, harassé, on va partir, et voilà qu'on rencontre dans la ru.?, à la table de café, sur le seuil de l'église, tel ou tel qu’or.a cru jusqu'alors du côté des massacreurs, et qui vous dit tout à coup, les yeux pleins de larme* : "C'est trop! je n'en puis plus! Voilà ce qu’Us viennent de faire!” Je pense à ce maire d'une petite viHe auquel sa femme avait aménagé une caehstte dan* la citerne.Le misérable à chaque alerte s'y pelotonnait au fond d'une sorte de niche, à quelques centimètres de l’eau dormante.Us l'ont tiré de là en plein décembre, grelottant de fièvre II* l'ont conduit au cimetière, abattu d’une balle dans le ventre.Et comme il ne se hâtait pas de mourir.les bourreaux qui buvaient non loin de là.sont revenus avec la bouteille d'eau-de-vie, un peu saouls.Us ont enfoncé le goulot dans la bouche de l'agonisant.puis lui ont cassé rut la tète le litre vide.Je répète que ccs faits sont publics.Je ne crains aucun démenti.Ah! l'atmosphère de la Terreur n’est pas ce quo vous pensez ! L'impression est d'abord d'un énorme malentendu, qui confond toutes choses, mêle inextricablement le bien et le mal.les coupables et les innocents, l'enthousiasme et la cruauté.Ai-je bien vu ?.Ai-je bien compris?.On vous affirme que cela va finir, que c'est fini.On respire.On respire jusqu'au prochain massacre, qui vous prend de court.Le temps passe.passe.Et puis quoi ?Que vouiez-vous que je vous dise?De3 prêtres, des soldats, ce drapeau rouge et or — ni or pour racheter, ni sang pour le vendre.— II est dur de regarder s'avilir «ous ses veux ce qu'on est ns pour aimer.J'avoue, d'ailleurs, qu'en de telles con- joncture*.certain* journaux français nous réconfortai' grandement.Lorsqu'on voit »* multiplier, de semaine en -emainr, les avion* fasciste*, bénis par l'archevêque de Pilma.le* côte*, jadis de-armée* se hérisse de batterie* lorsqu'on entend les officiers de marine Italien* *e vanter publiquement, dan* les café» du bombardement de Malaga, il est excitant de déchiffrer dans sa propre langue, le» monotone* dénonciations d une presse accroupie a chaque gare de la frontière pyrénéenne, l’oeil a la serrure de* water-closets, prenant convulsivement de» notes sur le papier d* ces édicule» Pendant sept moi», jamais — jamai» pendant sept mois, la moindre ai-luilon aux manquements italiens ou allemands, jamais, jamais, jamais.Tout de même ! Voilà de» gens qui ne sont pa* souvent d accord entre eux — P.P.F .P.8.F.A F.8.F J.P, L.P.F., et depuis la campagne d Abyssinie, toua unis, tous solidaires, solidaire* du nouvel Empire ! Le* citations de ces patriotes s’emboîtaient *1 exactement dans les articles des publicistes Italiens ou espagnols, qu’on les eût cru faits aur mesure, c'est drôle .Voyons ! Il n’eat pu un seul Français ayant séjourné plus de six mois au delà de» Pyrénées qui puisse ignorer la haine séculaire des Droites espagnoles, particulièrement de larmes et du clergé pour notre pays.Cette haine s'est maintes fois affirmée pendant la guerre."U n'y a que la canaille et mol qui aimions la France,” disait Alphonse XIII.Je ne tais ce que vaut, à l'intérieure de nos propres frontières, le défaitisme national des nationaux Jr crois que le plus aigu de ces messieurs eût rougi des commentaires méprisants dont la propagande assaisonnait s» prose.J’entends encore ce commandant qui un soir, à Msnacor.sous le feu du croiseur républicain Libertad, croyant naïvement me faire plaisir, m’affirmer dans un français mal assuré, mats avec l'accent d'une mâle et fraternelle condoléance : ”Que voulez-vous, monsieur, noe pays, c'est deux fameuse* crapules !" (U était, lui, catalan.) Je suis resté à Majorque aussi longtemps que j'ai pu, parce que J'y regardais en face les ennemis de mon pays.Cet humble témoignage avait son prix, puisque n'ayant nulle attache avec les rouges de là-baa ou d’ailleurs, connu par tous comme catholique et royaliste, j'affirmais, si peu que Je vaille, une France étemelle, qui » survécu aux Armagnacs et aux Bourguignons, comme aux Ligueurs et aux Huguenots, comme à tout les "Fronts" diversement connus, parce qu’elle est d’instinct juste et libre, e| qu’elle n'a qu’un foyer, sa maison, la Maison de France où, passé le seuil, noue tommes tous égaux, enfants de la même mère.N'en déplaise aux imbéciles, la France ne «era méprisée dans le monde que lorsqu'elle aura finalement perdu l’estime d'ellc-mème.Quiconque parle non en politicien, «nais en Français, est toujours sûr d'être comprit.Nul n'ignorait à Palma que mon filt fût lieutenant de Phalange, on me voyait souvent à la messe.J'étais lié d'amitié depuis longtemps avec des chefs insurgés, redoutés des suspects.D'où vient que des gens à peine connus de mol me parlaient librement, alors rue la moindre Indiscrétion de ma part eût pu leur coûter la liberté, ou la vie ?Eh bien ! Je le dis comme je le pense.On sait encore dans le monde qu'un Français ne se fait pas l'auxlHalre de la police, voilà tout, qu'un Français est un homme libre.Les thuriféraire! du général Franco n'ont probablement jamais pensé à ça.- * * é.Il ne faudrait pas croire que l'épuration des prisons mit brusquement fin à l'activité des équipes d'épuration à domicile, elle la ralenti seulement.Les villages Isolés respirèrent, le plus gros du service se faisant désormais aux alentours immédiats de Palms.Male le but poursuivi par l'autorité militaire, qui était de limiter le scandale, ne fut pas atteint pour autant.Les parents des exécutés n'avalent jadis que quelques pas à faire pour reconnaître leurs morts.U y fallait maintenant un voyage coûteux et des formalités rendues écoeurantes par le grand nombre des solliciteurs et des solliciteuses, les registres des prisons se trouvant rarement d'accord avec le carnet du fossoyeur, cause ds dégoûtants qulpropos.En désespoir de cause, les fosses communes ne livrant pas leurs secrets.Il ne resta plus aux familles qu'une ressource.Le fonctionnaire bénévole les invitait à fouiller dans le tas de hardes, pour tâcher d’y découvrir la chemise ou je caleçon du mort.Je m’efforce d’écrire cela sans phrases.Je n'ajouterai rien à l'Intention de ceux qui me croiraient capable d’avancer les faits sans preuves, ou sur de simples racontars.Je ne dénonce pas, mol, une Maffia plus ou moins hypothétique.Ce* faits sont publics.Approuvés du plus grand nombre, désapprouvés par quelques-uns, ils n'étaient mis en doute par personne.Hélas ! il faudrait bien des pages pour faire comprendre qu’à la longue, ils ne révoltaient plus.La raison, l'honneur les désavouait, la sensibilité restait engourdie, frappée de stupeur.Un égal fatalisme réconciliait dans le même hébétement les victimes et les bourreaux.Oui, la guerre civile ne m’a fait vraiment peur que le Jour où je me suis aperçu que j'en respirai, presque à mon insu, sans haut-le-coeur, l'air fade et sanglant.Que Dieu ait pitié des hommes ! D'une telle apathie — au sens exaet du mot — je pourrais donner bier.des exemples.Je retiendrai seulement une interview prise à des religieuses de Porto Cristo.et qui parut tu extenso dans tous les journaux de Palma ; El Dla, cl Almu-rfntrm tdiaro catolico, dit la manchette/ Ultima Horn.La minuscule ville de Porto Cristo fut le point de débarquement des forces catalanes en août 1936.Elles n’en purent d'ailleurs jamais déboucher, se rembarquèrent six semaine* plus tard.Ces religieuses dirigeaient un pensionnat, désert alors, en ce temps de vacances.La supérieure contait donc au journaliste avec verve l'entrée des Rouges, le premier contact de ses filles épouvantées, avec les miliciens de Barcelone, qui leur donnèrent brutalement l’ordre de préparer des lits pour les blessé3.Au milieu du désordre, parait tout à coup un Sud-Américain, une sorte de géant, revolver à la main qui se présente ainsi : "Mes soeurs.Je suis catholique et communiste.Je brûle la cervelle au premier qui vous manquera de respect." Pendant deux jours il se multiplie, ravitaille les infirmières.panse avec elles les blessés dont le nombre s'accroît sans cesse, et dans le« rares moments de loisir poursuit avec la suoérieure une controverse cocasse qu'elle rapporte eu journaliste sur un ton d'humour assez touchant.Enfin l'aube du troisième jour commence à poindre, et la relitgeuse terminait ainsi son récit ; "Nous entendons une vive fusillade.les blessés s’inquiètent, les miliciens partent en courant, nous nous je-tons à genoux, suppliant le ciel en faveur de nos libérateurs.Les cris de Vive Es-pana ! Arraîra Espana ! commencent de retentir à nos -reilles, les portes cèdent.Que vous dire de plus ?Les braves soldats entrent de toutes parts, règlent leur compte aux blessas.Notre Sud-Américain est tué le dernier.'’ Comme j'exprimais quelques Jours plus tard mon étonnement au journaliste madrilène.auteur de l'article, il publia le lendemain une espèce de justification la- Sur l'échiquier européen Le Canada que pour ne se battra lui-même Er MrgR d’un iitCMrs de I’koR.Mackenzie King Aux environs de 1929 — on m’ex-cusere de n'avoir pas la mémoire des dites précise» — M.Ernest Lapointe, qui fut toujour* un de* premiers champions de l'autonomie canadienne, prononçait, à Québec.une conférence sur le statut de Westminster.Comme il était l’un des auteur» principaux de ce statut nouveau, qui consacrait l'égalité entre elle» de» nation» britannique» et, par conséquent, leur indépendance presque totale,, il in-J’ diqua, avec une satisfaction visible les conséquences du projet sur la politique internationale, particulièrement en temps de guerre.M.1 aschereau, premier ministre de la province de Québec, dans ce temps-là, n était pas complètement d’accord avec son collègue d’Ottawa sur cette question de l'émancipation canadienne.Le lendemain même de la conférence, j’en causais avec lui et je ne cachais pas mon enthousiasme.Il se montra plus sceptique que moi : "Vous savez fort bien, me dit-il, qu’il est encore vrai de dire : quand P Angleterre est en guerre, le Canada 1 est aussi.Comment voulez-vous y échapper ?” Je précisai qu’un pays indépendant du gouvernement anglais, maître de sa politique intérieure et extérieure, signant ses propres traités sans l’intervention du représentant de la Grande-Bretagne, serait tout de même libre de se battre ou de ne pas se battre.Mais, avec son sens aigu des réalités, M.Taschereau me répondit avec un sourire : '*11 y a, dans tout ceci une question théorique et une question de faits.Le fait im- borleuae, dont je retiens ceci : "Certaines âmes généreuses croient devoir se révolter contre les nécessités de la guerre sainte.Mais qui fait la guerre doit se conformer à ses lois.Et la première loi de la guerre ne s'énonce-t-clle pas ainsi : "Malheur aux vaincus !" it à à Mise en méfiance par le grandissant dégoût qu'elle sentait monter autour d'elle, et que risquait de rendre dangereux le mécontentement de la Phalange, à laquelle on venait de j'ctirer brusqu«t-ment ses armes et scs chefs, l’autorité militaire adopta une troisième méthode d'épuration, plus discrète, encore.La voici dans sa simplicité.Les prisonniers, Jugés indésirables, recevaient un matin la nouvelle de leur libération, consécutive à un non-lieu.Us signaient le registre d'écrou, donnaient reçu des objets jadis confisqués, ficelaient leur baluchon, accomplissaient enfin une à une les formalités indispensables en vue de dégager l’administration pénitentiaire de toute responsabilité future.A deux heures du matin .on les libérait, deux par deux.C’est-à-dire qu’au seuil de la porte, Ils se trouvaient dans une ruelle déserte, en face d'un camion parmi des hommes revolver au poing."Silence ! noua vous ramenons chez vous !” On les emmenait au cimetière.Georges BERNANOS Lequel de vous, Messieurs rie la bonne presse laurentienne, franquiste et musso-linienne, lequel de vous osera prétendre que Bernanos a dénaturé les faits f Lequel de vous osera s'inscrire en faux contre ses déclarations f Je ne crois pas qu'ii soit besoin de plus longs commentaires.U semble évident que la canaille ne soit pas toute du même côté, dans l’affaire espagnole.Et si l’un des clans est plus que l'autre encanaillé, ce n'est pas celui contre lequel s'agitent ifif.Louis-Philippe Hébert et Louis Francocur.(Il PLON, éditeur.(3) La dernière des dernières — la Grande Guerre.(3l Et la canadienne.( 41 Et certaine presre laurentienne.donc ! 151 Le général-comte-bourreau Rossi, prêté par Musso à son petit ami Franco.portant, c’est que nous tommes encore un pays anglais." J’avais donc, coup sur coup, l'opinion de deux hommes de grande expérience et d'une valeur incontestable.Je désirais que l'idéalisme de M, Lapointe fût une réalité immédiate ; de l'autre, je ne pouvais m’empêcher de penser que M.Taschereau n’avait pas complètement tort.Le temps seul devait donner lieu à des événements qui donneraient raison au statut de Westminster (devenu en vigueur deux ans plus tard).Les idées ont fait du chemin depuis sept ou huit ans.On croyait que la population d’origine britannique avait tellement de liens avec l’Angleterre, la mère-patrie, quelle serait longtemps encore tout disposée à donner son sang pour elle.Aujourd’hui, il n’est pas sûr que ce sentiment soit celui de la majorité.Une foule de jeunes Canadiens de langue anglaise ont oublié le vieux pays ou à peu près.En tout cas, ils se sont attachés avant tout à la jeune patrie, et leur attitude envers la Grande-Bretagne ressemble de plus en plus à celle des Canadiens français envers la France.C’est pourquoi les Canadiens ont de plus en plus conscience de former une nation bien à part, autonome, souveraine.Et, advienne une guerre, ils seront plutôt portés à affirmer leur liberté militaire.Le premier ministre du Canada, M.King se rend bien compte de ce changement.Mardi, le 24 mai, il pouvait dire en substance ; Le Canada ne s’est engagé ni à entrer en guerre ni à rester neutre le cas échéant.Le Canada ne doit prendre aucun engagement de cette sorte.Si jamais il est question d'une guerre, ce sera matière à décider par le Parlement." En d’autres termes, ce n'est pas l’Angleterre qui décidera de la participation du Canada à une guerre à laquelle elle prendrait part.Le fond de la pensée d’un grand nombre, c’est que notre pays participerait économiquement et non militairement.Il ne refuserait pas d’aider de son industrie, en se faisant payer naturellement, les nations qui nous sont les plus chères.Quant à sa contribution en hommes, elle devrait être abandonnée.Nous n'avons aucun capital humain à perdre.Onze millions d’êtres humains cherchent à développer un pays aussi grand que les Etats-Unis et dont les ressources sont immenses.Nous manquons de population.Nos lois d immigrations sont sévères à 1 extrême.Nous ne pouvons croître que par les naicsances.Et nous aurions besoin de plus de 100,000,000 d'hommes.Alors, pourquoi irions-nous, comme en 1914, donner 60.000 de nos plus vigoureux jeunes gens à une cause à laquelle nous pouvons être utiles autrement ?Dans une conférence qu’il donnait au Canada en février dernier (conférence publiée dans la revue International Affairs), le profeseeur anglais H.N.Field-house disait ; "Les Canadiens, sont ceux qui, par leur attachement à I* Ligue des Nations, souhaiteraient d’abord de voir l'Angleterre prendre des initia» lives énergiques à Genève et qui.en se.cond lieu, détestent assez le fascisme pour désirer voir la Grande-Bretagne mettre un terme aux entreprises de l'Italie et de l'Allemagne.Si l’Angleterre prend, à Genève, une attitude ferme contre l’Allemagne et l’Italie, est-ce qu’elle peut s’attendre à un appui efficace de la part du Canada ?Malheureusement non.La plupart des Canadiens sont bien prêts à pratiquer la coopération avec la Ligue des Nations en temps de Paix, mais, ad* venant une guerre, ils se promettent de pratiquer une politique d'isolement avec les Etats-Unis.” Par là, le professeur anglais voulait montrer l'illogisme de la politique canadienne.M.King, dans son dernier discours, a fait allusion à une objection da ce genre, quand il a déclaré que certaines obligations théoriques de la Ligue des Nations s’étaient évanouies et que, par conséquent, le Canada n’y était plus lié.Il y a plus : à l’avenir, si nous allons de nouveau dans une S.D;N.réorgan:sée, nous devrons sans cesse nous y manifester plutôt comme observateurs et pacificateurs que comme solidaires de tous les conflits.Nous n’avons pas les moyens, fût-ce par idéalisme, de nous préparer une petite guerre dont nous ne retirerions aucyn profit.Le sort de l'Europe nous intéressa pourtant.Nous savons trop les relations étroites qui existent entre les continents, au point de vue économique, pour penser un instant que les événements d’outre-mer ne nous toucheraient pas.Hélas ! Nous ressentons les contre-coups de toutes les sottises humaines.Seulement, nous voudrions bien que les Européens apprennent de la terre d’Amérique comment on peut vivre en paix quand on s'est délivre de certaines traditions et du virus nationaliste.J.-Ch.H.LA REVUE POPULAIRE DE JUIN Juin étant le mois des mariages, le (1er-nier numéro de ‘‘La Revue Populaire" est sous le signe du voyage.Que vous fassiez ou non votre voyage de noces, vous trouverez dans ses nombreux articles illustres des heures de lecture agréable et instru:-tlve.Nous attirons l’attention sur les page» en couleurs qui, chaque mois, sont de véritables documentaires en image.Mieux que toutes les phrases, le sommaire vous donnera une idée de la diversité des sujets traités dans le numéro d* juin de "LA REVUE POPULAIRE ' Le Congrès Eucharistique National à Québec; avec quatre “photos d'églises de Québec.New-York, foyer de culture française; par Hélène Grenier, dont tout le monte connaît la plume alerte et colorer Voila qui étonnera beaucoup de lecteurs, qu'j s'agisse de peinture, de muique ou de cuisine, la grande métropole américaine représente mieux que Montréal la pensée française! L'ile Maurice, par Charles Giblot du Cray; l'ancienne Ile de France, située dans l'océan Indien, a de nombreux liens de parenté avec le Canada français tous deu:: ont aussi des problèmes identique»- Entretien avec Jany Holt, artiste de lé-cran français, par Juliette Cabana correspondante de "LA REVUE POPULAIRE" à Paris RENSEIGNEMENT TRÈS UTILE.; Pharmacies ouvertes nuit et jour Pharmacie J.A.Gauthier 52U rue Beaubien Est Pharmacie Montréal 916 rue S.-Catl.erine Esi Pharmacie Sarrazin & Choquette 921 rue S.-Catherine Est Pharmacie I E.Tremble I.1U rue S.-Catl.rrîne Oueet Livraison dans tou to la villo CK.1155 HA."251 PL.9622 M A.2264 LE JOUR Montréal, samedi 4 juin 1938 Page 4 Montréal, samedi 4 Le mensonge économique nazi l( ravitaillement dans le llle Reich Quand on parcourt Berlin, on ne s «perçoit pas de la disette des produits gjicientairea.pour la bonne raiaon que > visiteur n'aperçoit que la façade La dl|(tt* est rendue moins apparente par use péjoration constante de ta qualité t.' par la circonstance qu'en raison du mu de ressources des grandes masses ouvrières, on ne peut acheter évidement les marchandises dont le prix fc4,jjse sans discontinuer.Le ravitaillement en pain s'est à nouveau empiré, car il n’existe plus qu'une ,eule sorte de farine.On en viendra bientôt au "pain unique" dans toute l'Allemagne.Les effets pour les enfants, les vieillards et les malades aux estomacs délabrés n'en seront que pires.On trouve encore du beurre, mais amplement ce qui porte le nom de beurre: un mélange de graisses quelconques et d'un colorant, de goût détestable.Même le profane constate la sophistication rien qu'en découpant ce semblant de beurre.Il n’empèche néanmoins qu'on le vend encore comme si c'était du beurre naturel de la qualité d'autrefois.On e.-iige le même prix que pour le beurre naturel à raison de 3,2 RM le Kg; antérieurement le* beurres de cette sorte se vendaient au maximum 2,20 RM.La ration est de 200 grammes par semaine et par personne; au-delà de cette quantité on ne parvient pas à a'en procurer de manière normale.Voici d’ailleurs un cas, qui en dira davantage que toute description de la situation.Noua supprimons évidemment toute mention de noms, etc.: "Un homme, fortement rous-alimenté, obtient de son médecin une ordonnance pour un supplément de 250 grammes de beurre par semaine, autrement il ne pourrait pas se le procurer.Muni de ce certificat, il lui faut préalablement se rendre chez le médecin officiel du district qui doit confirmer la nécessité de la prescription.Au lieu de beurre ce médecin conseille l'emploi de lait, de crème ou de graisse d'oie, choses que l'intéressé est capable d'acheter vu ses ressources (Il ne s'agit pas d'un ouvrier).Après bien des démarches.le médecin finit tout de même par autoriser 200 grammes de beurre supplémentaire.C'est alors seulement que l’intéressé peut se rendre chez son crémier pour acheter cette quantité dérisoire; mais auparavant le négociant doit demander cette quantité supplémentaire à aes fournisaeurs.Et l'affaire continue de passer par toua les échelons de la bureaucratie, car nous sommes tout Je même pourvu d’une Corporation du Ravitaillement pour quelque chose:”.200 grammes de beurre sur présentation d'une prescription médicale; voilà ce qu'on volt en Allemagne.En échange l'Allemagne possède de l'artillerie lourde de toutes lec aorte* imaginables Les oeufs sont rares et jusqu'à présent on ne trouvait que des oeufs frigorifié) su prix de 12 1-2 et 13 Pf pièce.Sous main on paie 18 Pf, pour des oeufs frais.Ce sont là des prix c3 qu’il leur avail achetés.Durant une première période, ces pays avaient vu avec satisfaction les achats massifs de l’Allemagne faire fondre les stocks et monter le* prix sur leurs propres marchés.Ils déchantènmt lorsqu'on leur offrit, en paiement, soit des articles d'armement et des machines dont ils n’avaient pas besoin, soit des marks qui ne pouvaient leur servir qu'à acheter des marchandises allemande*.Et leur mécontentement se tourna en colère, lorsqu'il* virent les Allemsnds ie-vendre contre des devises appréciées, les denrée* acquises chez eux à si peu de frais.Lors de son dernier voyage en Orient, M.Schacht put constater les fâcheux résultats du système dont 11 s'éta.t promis tant de merveilles.Il faudra de grands efforts pour effacer cette mauvaise Impression et pour rendre aux marchés allemands la faveur des pu;* orientaux.En second lieu, la tendance naturelle à reprendre l'ancienne collaboration avec les maisons viennoises va se trouver considérablement affaiblie par la complication du système financier et monétaire que le Reich impose désormais à sa nouvelle province.Les méthodes commerciales jusqu’alors en usage dans le bassin du Danube et dans les Balkans sont incompatibles avec les pratiques singulières que la nécessité, maîtresse ingénieuse, a introduites dan* l’économie allemande, L'adaptation sera pénible et la "mise au pas" laborieuse.D'autre part, l'application de la "loi aryenne” à l'Autriche risque de disloquer l'appareil dont la place de Vienne avait tiré tant de profit.Ces commerçants, ce* voyageurs que «errait si bien leur expérience des marenés balkaniques, c'étaient, pour la plupart, des Juifs; de* Juifs aussi led agents des banques viennoises et des compagnies d'assurance; des Juifs encore les représentants viennois des entreprises étrangères exerçant leur activité dans les Balkans.Déjà l’on signale l'exode d'un grand nombre d'entre eux vers Prague ou ver* Budapest; ceux de Trieste, sans attendre des événement* qu'il* prévoient, cherchent un refuge dans d'autres villes d’Italie.C'est tout un personnel qualifié qui va manquer à l'entreprise et qu'il ne sera pas facile de remplacer.Enfin, pour mettre lof pays, danubien» et balkaniques en état de jouer le rôle que leur destinent les dirigent* de l'économie allemande, il faut Berlin, sup-poso l'existence d'un réseau de communications routières et ferroviaire* beaucoup plus complet que celui dont ils disposent aujourd'hui.L'outillage peut étr-; fourni par la grosse industrie allemande, de même le personnel technique et les ouvriers qualifiés; quant a la main-d'oeuvre on la trouvera sur place a trè* bon marché.Bref, il ne manque guère que l'argent.C'est aussi le manqu» d'argent qui pourra retarder la transformation de i'agricui'ure fonc ion des besoins particuliers du Reich et l’sdop- 4—LE PARTI DES ALLEMANDS DES SUDETES (suite) Il appartenait à un ex-moniteur de gymnastique, M.HEINLEIN, d'employer les méthodes démagogiques qui assureraient le triomphe de l'idée totalitaire parmi le* allemands de Tchécoslovaquie Führer du Front Patriotique depuis 1933, devenu le parti des Allemands des Sudètes en 1935, il fut l'artisan d'une victoire électorale éclatante qui assurait à son parti 44 mandats sur un total de 72 mandats allemands.La véhémence, de ses harangues n'en dissimule ni les contradiction*.ni le* exagérations.Les appels du "Deutschcr Blut” (le sang allemand).les revendication, du "Deutsher Raum" (l'espace allemand) y voisinent avec la dénonciation du pangermanisme et du panslavisme "dont la poursuite, dlt-ll, devrait amener tous les peuph.à s'exterminer".Son attachement à la démocratie n’en exclut ni les attaques contre les parti* démocratiques, ni la conception totalitaire du Führer.Il y reprend l'idée des frontière* intérieures, chère à Fichte.Mais alors que ce dernier cherchait à réconclHier sa ten dance cosmopolite et son attitude nationaliste, en proposant d’atténuer progressivement l'importance des frontières géographiques, M.HEINLEIN sc contenterait volontiers de bannir des districts allemands tout ce qui n'est pas allemand et d'en exclure les éléments tchèques, mêlés nécessairement à la population allemande.La solution de M.HEINLEIN déplace la difficulté; elle, engendrerait une nouvelle source de conflits.Mais II développe surtout dar« ***, discours le thème de l'"Unterdrückung" de l'oppression économique et administrative des Allemands de Tchécoslovaquie, celui du "Bcsitzstand".du retour à leur situation sociale privilégiée, antérieure à la signature des Traités de Paix, celui enfin de la "Selbstvrrwaltung" d'une autonomie qui se concilierait avec le principe de l’unité de l’Etat tchécoslovaque.C'est en somme toute l'argumentation .classique des Allemands dan* l'interminable controverse Germano-Tchèque.mal» rcfîrise méthodiquement et passionnément devant trois millions d'Allemands, très éprouvés psr la crise des régions industrielles où Ils «ont.répartis.et cédant progressivement à !a mystique de la mission allemande pour le salut de l'Europe.C— LE REVEIL DES MINORITES NATIONALES En effet la complexité ethnique de !a Tchécoslovaquie est apparente.A l'intérieur de se» frontières historique» vivent 692.000 Magyars, 549000 Ruthènes, fil.000 Polonais et 186.000 Israélites Le* documents statistique* allemands ajoutent 2.300.000 Slovaques dont la nationalité.affirment-ils, serait différente d* celle des Tchèques.Ces minorités n'ayant jamais été satisfaites de leur sort, on comprend qu’elle* suivent avec passion le progrès de l'autonomisme allemand, bien qu'elle* bénéficient d'une situation politique beaucoup plus privilégiée en Tchécoslovaquie que dans le* autres "Etats Successeurs”.L'attitude récente de leurs ora'eur* respectifs à la Chambre des Députés Tchécoslovaque traduit leur agitation.On peut concevoir que le Reich ait.par ailleurs, intérêt à entretenir des revendication* concordante* qui embrassent le Gouvernement D—SITUATION ACTUELLE Pour le moment.M HEINLEIN fa;' pression sur les Allemands de Tchéco- slovaquie, afin qu’il* adhèrent à son parti politique.Profitant de* événements d’Autriche, favorables à Hitler, il exige des élection* parlementaires et municipales immédiates.La fusion de* agrarien* et des chrétien* sociaux avec son groupe parlementaire lui laisse espérer de nouveaux succès électoraux.Mal*, de son côté, que veut Hitler?Son discours du 20 février faisait allusion aux 10.000.000, d'Allemands opprimés et tourmenté» qui vivent en dehors de* frontière*.Nous savons depuis qu'il a délivré 6.500.000 Allemand* d'Autriche en les Incorporant au Reich national-socialiste.Entend-!! annexer de la mémo façon 2.300.000 Allemands de» zone» frontières, déporter les 380.000 Tchèques qui les habitent et abandonner les 730.000 Allemand*, ou fera-t-ii précéder le» conversations relative» au nouveau statut de la minorité, dan» le cadre tchécoslovaque, d’une pression Indirecte sur le Gouvernement pour qu'il s'évade du racle tchéco-soviétlque.Il semble bien que, sur ce point précis, l’Angleterre veuille "rencontrer le* demandes allemandes à ml-chernln”, selon l’expression de M.CHAMBERLAIN.I» Gouvernement n'a-t-il pas Invité très récemment l’ambassadeur de Grande Bretagne à Prague à faire une démarche pressante auprès de M.RENES pour qu’il donnât satisfaction à l'Allemagne, d'abord en s'évadant du pacte.Parallèlement d'ailleurs, I/>rd HALIFAX convoquait M.MASARYK, ambassadeur de Tchéco-Slovaquie à Londres, lui représentait la nécessité d'.ine entente e.vec l'A.letnagne et lui «uggéralt même quelque» arrangement» possibles Cette insistance à provoqué de substantiel* entretiens s'explique au»*i bien que les réticences verbales et le» affirmation* très prudente* de M.CHAMBERLAIN.Les milieux gouvernementaux anglais croient à l’existence d'un tialté militaire secret italo-allemand.Leur Inquiétude e»t d'autant plus grande que les Investigations de l'Intelligence •Service sont restée» vaine» a ce nu jet.Il faut reconnaître que le principe de ce» conversation» directes avec I Allemagne est conforme à l'esprit du discours que fit M.BENES le 16 août 1936, a Li-berce «Reichenberg) véritable capitale, des Sudètes.Il déclarait alors que la Tchéco-81ovaquie "résoudialt ses problème* natlonalltalre* à »a propre façon et par sa propre méthode, pareeque la lutte de* minorité* n'é'ait.pa* une lut'» pour l'existence, mai» simplement une lutte pour le pouvoir politique et pour la participation au Gouvernement de l’Etat Et 11 ajoutait; "Notre constitution et notre politique intérieure pratique relieront ces question* d'après le* besoins intérieurs de notre Etat.Mali cela dé-pa»*e nos ENGAGEMENTS INTERNATIONAUX.II s'agit de no* affaire» purement intérieure* desquelles nou* ne permettrons à per*onne de s'occuper et qui dépendent exclusivement de notre accord réciproque, de la collaboration loyale sans pression «ans menace, «an* nervosité ni radicalisme, *»n* exagération et «an* présentation «endancieuse de faits".La volonté de» homme* d'Etat tchéco-jlovaque» eat claire c froide Rien ne permet de douter qu'il* parviendront a régler pacifiquement la question en donnant «atisfactlon * des revendications justifiées, en redressant de* injustices commises, en corrigeant de* erreur* avouée» A moins que.d'ici là.la Pologne et ta Hongrie se charger.» de compliquer les données du problème Page 5 Chez W00DH0USE VENTE à y2 PRIX 1 \ flfc ENSEMBLE de 1 MANTEAUX 2 et 3 ARTICLES pour FILLETTES Rég.$11.95 Vz prix SC.98 9 Modèles Elégant* • Magnifique Fini 9 Beaux Tjasu* Tout Laine 9 Manteau—Chapeau 9 Doublures Garantie* Sac à Main 9 Taille* 2 à 6—7 à Mx Ensembles de 3 Articles POUR CARÇONNETS Paletot, Culotte, Caaquette.Modèle Raglan, Balmacaan ou Guard.LES TISSUS : Donegal* — Homespun* — Tweed*.Taille* 2 k 6x.Rég.$10.95 >/2 PRIX $5-48 Complets Sport 3 Article* pour Garçon* Complet# «ports d'élégante confection dans toutes les plus nouvelle# nuances «Je l'été.Tissu# tout laine, narrautéa, mouchetés, nuances unie» et de fantaisie.Brun, Gris, Fauve et Bleu foudre, Taille# : 28 à 33.Pour 10 à il ans.SO.95 AUCUN DEPOT — Votre 1ère mensualité assure In livraison.10 MENSUALITES DE S 1.00 — PAS U'INTERET - PAS DE SUPPLEMENT.Costumes «* Camp \ Jolis pelil* complot#, tel# rf n'illustré#, 2 pièces, chemise# à fermeture couli#* *anle — culotte à hande en ' b à la taille, Vert, Fauve, Brun de fantaisie.6 à 12 ans.Taille# : 24 à 30, Rég.$2.50 PANTALONS “WHOOPIE” Pantalons résistants pour le jeu, en denim bleu.Tailles 24 à 34.6 à 16 ans.Rég.$1.59 98' WOODHOUSE & co.limited 105 rue Ste-Catherine Ouest, Montréal Londrr.s Blr mira ham Liverpool Manch'ttnr Nottingham Hull Hauttiamplon Cardiff Bdimbourg Glasgow Belfast Dublin L'u-York Toronto Québec: 65, rue de 1> Ccu/onn* C2C Page 6 LE JOUR Montréal, samedi 4 juin 1938 Les AFFAIRES au CANADA L* ralentissement de* affaire* qui s« manifeste depuis U fin de l'année dernière rat attribuable en parti# à la contraction dea opération* dana (industrie du papier-journal et au faible volumt de la dernière molapon de blé, qui a conilde-rablement amoindri le pouvoir d'achat dea population# de l'Gueet et provoqué une détente dana plualeura branche# de l'activité économique.Il tient dana une large mraure, a la dépreaalcn qui aévlt •us Ktata-L’nla.et dont ta répercuaalon re fait néceeaalrement aentlr au Canada Toutefois notre é.conomle offre une grande résistance aux éléments de régression.Les Indices les plus significatifs révèlent que le déclin de la production n'est pas général et que, dans la plupart des domaines qu’il atteint.Il reste relativement modéré.Quand on fait, de mois en mots, des rapprochements avec l'année dernière.Il convient de se rsppeler que c'est en 1937 que la courbe de la reprise commencée en 1933 a touché son sommet.Lis comparaison» avec Iss années Intsr-médltlres ferslent sans doute ressortir des progrès notables.* • * U SITUATION ECONOMIQUE L'Industrie minière reete très active.La production d'or, qui a établi un nouveau record en mers, a dépassé 1,077,000 onces •u cours du piemier trimestre de l'année, ca qui représente une augmentation de 11.7% sur les mêmes mois ds 1937.Pendant les deux premiers mois de c«tte année, la production d'argent a'est relevée de 2,700,000 onces à plus de 3 millions 1 d'oness; la production ds cuivra, ds 7S à W million* de livrés; la production ds nickel, de 33 à 36 millions ds livres et la production de plomb, de 62 à 44 millions d# livres.L’extraction du charbon au mois de mars a atteint 1,222,069 tonnes à comparer avec 1,109,606 tonnés sn mars 1937 at uns moyenne quinquennal* de 1,006,668 tonnes.La demande de métaux sur les marchés extérieurs, si elle ne s'est pas maintenue à son plus haut point quant à l'ensemble des minéraux, n’en demeura pas moins très Importante.Nos exportations ds cuivre ont connu en février un volume roeord pour ce mois, et II en a été de même, en mars, pour nos expéditions d’argsnt et de zinc.La production des centrales élstriques n'a fléchi que de 64% en mars, par rapport à mars 1937.La sidérurgie, Industrie da base comportant une Incontestable'valeur d’indice, •ocuse des résultats relativement satisfaisants.La fabrication de l'aclsr n'a •ubi Jusqu'Ici que de légers déclins soit 16% en Janvier, 11,6% en février, 7J% •n mars et 3.6% en avril, relativement aux mois correspondants de l'année dernière, qui avait été une période d’activité exceptionnelle.Il y a lieu de prévoir que tes ccmmandes du Gouvernement britannique fourniront désormais un stipulant appréciable à la sidérurgie et à la métallurgie canadiennes.L'Industrie automobile a livré en mars 16402 véhicules, contre 24,000 en mars 1937 et 16,066 en février dernier.La production des trois premiers mois, soit 60,492 voitures de toute catégorie, ést en régression sur le même trimestre de l'an dernier, alore qu'elle atteignait 64,191 volturaa, mais •Ile reete sensiblement plue élevée que pendent la période correspondante .de 1936.La vente et le financement des automobiles accusent en mers une contraction sensible.Il est assez natural que le bAtlment, qui constitue le plus souvent une spéculation de longue haleine, soit plus lourdement atteint que toute autre branche d'industrie par le ralentissement des affaires et surtout l'Incertitude de l'avenir.La valaur des contrats ds construction conclus en avril, selon lee relevés de la MacLean Buildinn Review, se chiffra par una quinzaine de millions de dollars.Elle accuse une contraction de 374% relativement à avril 1937.Les chiffres de mars et eaux de février étalent déjà en régression de >9.2% et de 34.9% sur les mêmes mois de l'année dernière.Cea trois déclins consécutifs, annulant l'augmentation de 37% qui «'était produite en janvier, ramènent la vdleur des contrats dea quatre mois écoulés à une somme Inférieure de 26.4% au total des quatre premiers mois de 1917, •oit à peu près au même niveau qu’en 1936.Ce sombre tableau présente toutefois un rtyon de lumière : la valeur dee contrats octroyés en avril dernier marque une amélioration de éé.3% par rapport à mars.11 sera intéressant de suivre la statistique du bâtiment au cours des prochains mois.L'Industrie du papier-journal marche toujours au ralenti, mets 11 eat probable que les stocks accumulés dans les fabriques se seront allégés d'une façon appréciable au mois d'avril, par suite de 1/ restriction de la production et de l’ouverture de la navigation.Le rendement de l'industrie de la chaussure en mars accuse une diminution de 12% relativement à mars 1937, mais une augmentation de 19% par rapport au mois précédent.L’industrie textile connaît un certain regain d'activité.Les raffineries de pétrole et les fabriques de pneus ont accru leur production.L'industrie des tabacs travaille à un rythme accéléré : la fabrication des cigarettes a établi en mars le record de ce mois.Dans les diverses branches de l'alimentation, l'activité eat variable.La meunerie et le raffinage du sucre sont en recul.Les abattoirs et les établissements où l’on prépare les viandes ont considérablement‘accru leur rendement.La production des beurrerics présentait'en mars une réduction de 33% sur février et de 4% par rapport à mars 1937: celle des fromageries, en déclin de 32% relativement à l'an dernier, n'en excédait pas moins de 44% les chiffres dè février.La fabrication du lait concentré accusait en mars une augmentation de 5>% sur février et de 37% sur mars 1937.La distribution des marchandises est loin de connaître le ralentissement qu'il y avait lieu d’appréhender dans les présentes circonstances.La valeur du commerce de gros au mois de mars n'a fléchi que de 4% en comparaison du même mots ce l’année dernière, et la diminution constatée au cours du premier trimestre de 1936 ne cepssee pas 3% Iv commerce de détail a fait en mars un chiffre de ventes supérieur de 15% a celui de février et.Inférieur de 3% seulement s celui de mer* 1937; on relève même, dans les centre* ruraux, une légère augmentation depuis un an Le diminution du chiffre d'affaires des maisons de commerce s'explique d'ailleurs, en partie, par la haïsse générale des prix de gros, laquelle a excédé 4% entre I* 30 avril 1937 et la fin du mois dsrnler.I-a situation du travail reste plutôt satisfaisant*.Il est vrai qu'au 1er avril les 10.4.V) entreprises que recense mensuellement l'Office nstlonal de la statistique utilisaient les services de 1,001,970 personnes, soit 27,031 de moins qu'su 1er mars.Mais en dépit de cette réduction, qui présente d'ailleurs un caractère saisonnier, l'Indlcs était au plus haut point qu'il sût touché, à pareille date, depuis 1930.Ce déclin s’explique per le renvoi, su cours da mer*, de iaj'A) homme* engagés dans l'exploitation forestière et dont un grand nombre n'svait pas encore trouvé d’emploi 1* 1er avril.On relève aussi dee diminutions de personnel dans les mines de charbon, les chemins de 1er et la construction.On constate, en revanche, des augmentations dans l'Industrie manufacturière, les transports maritimes, la confection des routes et le commerce.* * * LA SITUATION AGRICOLE Les prévisions que l'on fait, dès l'époque des semailles, sur la moisson de blé sont sans doute prématurées.Les grandes smblevures de l’Ouest seront exposées, pendent plusieurs mois, à tous Iss risques inhérsnts à l’agriculture, notamment à la sécheresse.Cependant, sur presque toute l'étendue du vaste territoire de la Prairie, le sol renferme cette année des réserves d'humidité si Importantes qu'il se trouve, assure-t-on, en meilleur état de défense qu'il ne l'avait été depuis dix ans.Ces conditions favorables font naître de grands espoirs, qui se traduisent déjà par une reprise de la demande de matériel agricole.Même une moisson moyenne aurait sur l'économie canadienne les plus heureux iffets.Outre qu'elle rétablirait la situation d'une multitude de producteurs, elle déterminerait un regain d’activité qui rayonnerait sur plusieurs autres dqmslne».Il est vrai que, depuis quelque temps, les cours mondiaux sont aussi variables que la température qui les Influence; Ils ont fléchi récemment devsnt la promesse d’une abondante moisson de blé d’hiver aux Etats-Unis.D’autres facteurs pourraient cependant amener une hausse.Les stocks mondiaux sont légers.Le report canadien était réduit, à la fin d'avril, à moins de arle de Juliette qui me relatait le synopsis d'un sut-nario et qui.comme je lui demandais "comment s’était tué le personnage principal", m’a répondu ; "A l'eau." La réponse n était pas claire, Juliette fut forcée de me dire qu'il s’agissait d'une noyade.Cette Juliette est incomparable.Son Roméo d'Ecossais, peut bien la considérer, car, comme la Démocratie, clic "est tant bonne fille".Je vous causerai aussi de Frank et de nombreux autres personnages que je n'ai pas eu le temps de vous présenter.« Je me suis absenté dix jours de la paroisse et à mon retour la soirée des ballets de Monique avait été donnée.La température a permis de présenter ces danses sur le gazon qui, en arrière de l’école ménagère, borde la grève.Le succès fut grand.Pensez donc, les paroissiens avaient la permission, et on leur avait même fait la recommandation, -de venir voir, le soir, les reflets multicolores des reflect eut s sur les jambes et les cuisses des danseuses de Qtlcbeç.Ce fui un succès artistique, on y a admiré ce que Dieu créa de plus beau : la femme; quelques "gnochons" peu avertis y prirent du mal, c’est qu'ils ne regardaient pas avec des yeux d'artistes.Le salon de coiffure est complètement terminé et il ne reste qu'à se procurer de; pupitres pour meubler le lycée au-dessus du magasin général.Les corvées d’autrefois serviront à rendre service éi la collectivité : les cinq ou six menuisiers de la paroisse se donnait la main et, trois soirs par semaine, sc rendent dans le'"hall" de l'église baptistc de Saint-Exaspéré pour construire les pupitres des élèves et ceux des professeurs.Tout l'intérieur des salles de cours est termine.Ce qui est le plus important, les élèves, seront très nombreux.Il ne faut pas oublier qu'une école, un collège, une université ne se composent pas seulement de briques, de pierre, de bancs, de laboratoire et d’ampithéàtrc, mais, avant tout d enfants, d'étudiants, c'est-à-dire de chair, de sang, d os, de cerveau.Cat mon ami Lucien qui me fit cette remarque qui est tout à fait juste.Nous aurons donc notre lycée avant Montréal.Je crois que te Docteur Lambert va nous aider, ce sera la seconde purge médicinale qu'il administrera à ec brave Adrien dont je doute de la complète sincérité.Monique s'est fait imprçncr des circulaires riiez mon ami Mm pour annoncer l'ouverture de son studio ou salon de massage en arrière du salon de toif- la musique proprement dite, à la musique "humaine", à la musique.musicale, quoi ! GUI DO ( I ) Un magnifique exemple de ceci nous est fourni dans l'oeuvre de Nicholas Medlncr.Nul plus que lui ne continue mieux, de nos jours la pensée des maîtres classiques et romantiques, en l’enrichissant des ressources modernes.L’oeuvre medtnérienne est, à coup sûr, le plus beau modèle d'épanouissement de celte pensée ; on a l’impression en la parcourant, que c’est ainsi que ’’penseraient" ces maîtres, s'ils vivaient de nos jours.(2) Voir Le Mercure de France, La Vie Intellectuelle, Revue Musicale et Liturgique, fare de sa toeur.Les circulaires furent distribuées dans toute la paroisse et surtout dans la section de la paroisse où viennent se reposer les touristes.C'est un vrai su Art quoique lu saison touris-tique ne bat pas encore son plein.7 l'iis femmes et un hommes prennent des massages hebdomadaire dont un, bi-heb-domadairc.Clandestinement, la présidente des Dames de Sainte-Anne, dont les muscles commençaient à tombes* vient tous les deux soirs "à la brunan-te", st faire donner par Monique des douches froides pour la poitrine."L’Eleignoir" marche toujours et ne dit pas un mot de Monique, on ne l'a même pas remerciée d'avoir organisé cette danse artistique au profit de la Saint-Jean-Baptiste qui nous a prêté l'argent nécessaire pour vêtir les premiers communiants de cette année.On cherche une prochaine pièce.Plusieurs décidèrent de "monter" la pièce d'un certain Arthur Prévost de la grande ville qui fit jouer dernièrement "MAL-DONNE".On ne le veut pas parce qu’il s'agit d'un triangle et qu'en amour les triangles ne sont pas très 1res "moraux ".Il faudra que le modérateur lise la pièce, la commente et décide si réellement elle vaut la peine.Si le moral laisse à désirer, on jouera "Aurore", Nous avions déiidé de demander à Yvette Scomc.telle chère Yvette dont je ne crains plus les atours puisqu'elle le; réserve à son Micro de cousin, nous avions décidé de la charger de la propagande du lycée.Nous avons changé d'avis, étant donné que cette nouvelle école parle par elle-même et que tout le monde en cause avec une grande satisfaction.Petit à petit, nous ajoutons des notes au programme que.nous préparons pour .ee cours classique laïque et je crois que dans quelques semaines je serai en mesure de vous donner en détail des matières enseignées ainsi que le nombre des heures consacrées à chacune des matières.Vous verrez ainsi quelle proportion nous accordons à telle ou telle matière.Nous désirons avant tout AVOIR LE SENS DES PROPORTIONS.Ça.on n'en démord pas; c'est tout pour nous.Madeleine avait des moments libres durant la vacance et, avec l'aide de Monique, sans que celte dernière s’en doutât, je lui ai organisé des cours de diction chez les arriérés de la paroisse Saint-Exaspéré et surtout chez les Amé- ricains qui viennent se tremper dur, U rivière qui arrose notre paroisse.EU.a déjà quatre élevés, ce qui n'est />,u! j'aime dans son enseignement c'est «, le n'enseigne pas le "parigut", mais t bon parler français tel qu'on le p„,jt en France et dans plusieurs famille, , nadiennes-françaises et anglaises./ , apprendra à nos petits à s'ouvrir , gueule" (c'est ça.disons le mot ¦ tiot bouches sont tellement molles, et nos très peu énergiques.Si clic a trop d'été.tes.je conseillerai à Madeleine de ai.surer des services de Juliette qui )f connaît aussi en diction.Je suis certain que la pr/litière pièce quelle enseignerg à scs élève f sera "L'Age Ingrat" qi,'cl!i sait si bien dire elans sa robe aux nous, breux "frillcs" tant aimée de freiné.Comme vous le voyez, ça mare lie demi la paroisse.On prépare même un 11 12 13 U 15 ?ŒEMŒMTTTTT » hjull.ŒnnrnB : rOJlJTTTI D flHk _L X*U ¦ULrt’B'l ¦ r n JUULIB i I M ¦ 1 TDlTI i cm i i LUJLJUü 1 II 1 rrm on n mem n 11 n it i/.o vr.\ i.ini k.\t * 1.—Fièvre jiiunc, — La retraite du non-combattant.ï.—Archipel de lu Malaisie hüllundalso.— Mêlai préeeux, — Hit*' hums éclat.3.—Lu Justice en robe de chambre — Préposition latine h.vers.pour).4 —Temps du verbe •’avoir” — Cnilrst de l'Arabie.— Ile Ce l'Atlunlique.— Sans ornement.3.—Se «onj'"r-,i' -n.— *•••*?•¦ v • ' •> du tltnne — Vin de palmier et de cocotier.— interjection, nui.,,uc u .du in.B —Graine que répandent les «eus tpii s’aiment (sèment) — Chef-lieu de canton ( Bouches-du-Rhône).î.—Préfixe privatif.— AdJ.possessif.— Clrciiss .une achetée comme esclave pur l’ambassadeur f langui» de Fcrrid 8.—Ondulation permanente.— Tache de r.l ¦ —¦ Figer.' lu'mldhpio 3.—Fleuve de l’Afrique équatoriale.— Pronom pe.rOouei ,io purs./ — .lettre à s ce.10— Pronom personnel (3e per») - Î4 mille de la morue.il.—Embranchement du règne animal — Préposition: duns.— Ville de Clialdée.Préfixe Indiquant réunion.13—Article contracté, — Ce qui cousit* tue 'l’essence d’un être.— Caverne, taillé:», 13.—Discours pur lequel on conduir a une personne.— Deux prieurs jumelé } dont la seconde seule se fuit prier.,14—Chef-lieu de canton (Cher) — > .• ration d’un fuit — Ouvrage en maçonne* rie dans lequel on fait cuire le pu In.U.—Feme dite: "Ivi Nonne-Lieutenant’' célèbre pur ses aventures sous un eo.dtii S d'homme.— Marque un poids après qu'iil ont etc vérifiés sur l'étalon.t DivriCAi.iDi i:\ r éfonnif ries fern* Cas SOLUTION OU PROBLEM K NO .37 paru dam Le Jour du 23 mal 1933 w H T 1 | E | U R ¦ D I 0 ! s|s il E | R R j U p[ IllRjiLl N Ilfi A | U T 4LUL1 A | T [F i R IEISJ i mr B j R E M E® P I B N JÜ SS MJ LH , E L I F Ë| M M E SI* I i b H Ile 'Tip |L|I T|E E|M I 1D e|e T G | 0 U | T TITS' i i n EIR R|F 0 «il R | A 'BIT giubwdiy | N | A | S | T i T» TËTcT UlilciOlRB mm s E R | F CIH | A111R l*il 0 | G R|E|s'lVWn|E ~ IDI £ I N111A111S|EIR [»| E|LI L T p s lE t i e ipi p i a i t 11 www 11 r mni IUIN11 IMfrl E | C IH I A | FIA | U f UlEIEWIOlElTiAlBlTlLÏlISl TIWOlRlClHlElSlTl pTËWIÊT 1.—Premier réflexe d-' lues, _ |j, surprise de l’huissier.2.—Charrue sans avant-tiain.— un vase près de l'ouverlure.3.— Petite huile — Ami sôr qii' ne t Jamais de v.m larme-, — PeriOqUCt.t.Particule affirmative.M t employé en musique — Gist nu 1 •• reur australien.5.—Salutaire pour la santé.— La des IhMitcnunts d'Alexandre, ru.d» Cappadoce et de Paphlagonie.6—Dénués d'esprit, de Jugement.— Rien, ec qui n'existe |>o!nt — Itucto (abrév.) 7.—Mettent en colère.— Coüre.S.—Perroquet.— Balançoire !*.—Saint (abrév) — Action d» rosser.— Produisit au dehors.l'i.—L:i dernière i hesc ii faire; manque de savoir vivre — Petit ruisseau.— l/ ttre grecque 11.—Rivière de France.— .Met' -s des gants û.12.—Petite prairie — Crrou * aux vérités de la religion.— Kleuv» côtier de France.— Bouddha en Chine.13.—Du verbe lire — CYnnals» snnee graduelle de notre Ignorance.14—Nom officiel de la l’erse.— Nom vulgaire d'un singe amér; ¦’>.dit **fcn purin” — Métal lit ieuv — AdJ.numéral.“ 13 — l'n monsieur qui : < ut de suite dnn.i le vif du sujrt — Homme d'extraction obscure D £ S| A l'avenir, "LE JOUR" sera en vente le vendredi au lieu du jeud
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