Le Prix courant : journal du commerce, 2 octobre 1903, vendredi 2 octobre 1903
Bibliothèque et Archives nationales Québec Le Prix Courant Page(s) manquante(s) / ^nânsïxu Vol.XXXVI VENDREDI, 2 OCTOBRE 1903 No.14 LE PRIX COURANT REVUE HEBDOMADAIRE Publié par hÉ Compagnie de Publications Commerciales ( The Trades Publishing Co.), au No 25 rue St-Gabriel, Montréal.Téléphone Bell - Main 2547 Boite de Poste - - - 917 PRIX DE L'ABONNEMENT: Montréal et Banlieue - $2.00 Canada et Etats-Unis - 1.50 Union Postale - - frs, 15.00 U n’est pas accepté d’abonnement pour moins qu’une année complète.L'abonnement est considéré comme renouvelé si le souscripteur ne nous donne pas avis contraire au moins quinze jours avant l’expiration, et cet avis ne directement à nos bureaux, nos agents n’étant pas autorisés à recevoir tels avis.Une année commencée est dûe en entier, et il ne sera pas donné suite à un ordre de discontinuer tant que les arrérages ne sont pas payés.Nous n’accepterons de chèques en paiement d’abonnement, qu’en autant que le montant est fait payable au pair à Montréal.Tous chèques, mandats, bons de poste, doivent être faits payables à l’ordre de “ Le Prix Courant.” Nous nous ferons un plaisir de répondre à toutes demandes de renseignements.Adresser toutes communications simplement comme suit : QUOI DE NOUVEAU ?Nous publierons avec plaisir dans les colonnes du PRIX COURANT toutes les informations, correspondances que nos lecteurs voudront bien nous adresser sur tout ce qui est de nature à intéresser le commerce, en général, sans se préoccuper de la forme à donner à leurs écrits: nous nous chargeons de reviser avec soin toute correspondance destinée à paraître dans nos colonnes.Des informations soigneusement vérifiées, c’est tout ce que nous demandons: nos rédacteurs feront le reste.Nous recevrons aussi avec plaisir, pour publication, les photographies d’étalages de magasins, d’intérieurs de manufactures, de groupes de marchands ou de com: mis- marchands — en un mot, de toutes les actualités du monde industriel, agri- quer à l’occasion.Nous les invitons à nous écrire souvent, à nous faire toutes suggestions, à nous indiquer toute amélioration que nous pourrions apporter à cette revue, dans l’intérêt de tous ceux qui nous, lisent: n5us les remercions d’avance de leur précieux concours.LA DIRECTION.EMPRUNT CANADIEN L’emprunt canadien 4 pour cent garanti par le gouvernement impérial pour un million de livres sterling et d’un demi-million de livres non garanti a été remboursé le 30 septembre à la succursale de la Banque de Montréal à Londres.Un pays qui paie ses emprunts à échéance augmente son crédit à l’étranger et diminue les charges d’intérêt qui grèvent son budget.Il fait d’un même coup deux bonnes opérations.LES RECETTES DES DOUANES Les recettes de la douane augmentent sans cesse.Les droits de douane payés en septembre dernier à Montréal ¦ s’élèvent à $1,188,311.92 en augmentation de $230,736.64 sur ceux perçus pendant le mois correspondant de l’année dernière.A Toronto, lés recettes pour le mois dernier s’élèvent à $694,277 en augmentation de $124,966 sur septembre 1902.LES ELECTIONS MUNICIPALES Bien qu’il y ai( encore trois mois à courir avant la date des élections pou/ le renouvellement du Conseil municipal de Montréal, on s’occupe déjà de désigner les candidats futurs.Dans le monde commercial on est peut-être moins indifférent que dans bien d’autres classes de la société s.ur le choix des candidats.Avec des hommes sincèrement dévoués à la chose publique, la Ville ne peut que' prospérer et ses finances être bien administrées.Les hommes d’affaires sont des hommes d’ordre et hommes- d’ordre qui soient aussi des hommes d’affaires et-de progrès.La Ville se développe, sa population s'accroît, ses recettes et ses dépenses augmentent ; ses ressources demandent à être bien employées, sagement et économiquement dépensées.Pour obtenir ce dernier résultat, il est nécessaire que le choix de l’électorat se porte sur des hommes désintéressés et dont toute l’ambition soit de remplir leur mandat avec honneur et probité, dans l’intérêt général.Ces hommes là ne manquent pas dans notre Cité, encore faut-il que le choix de l’électorat les désigne.On parle beaucoup en ce moment de M.H.Laporte comme futur candidat à la Mairie.M.Laporte, qui préside actuellement la Commission des finances, • est l’un de ces hommes dévoués à la chose publique dont nous venons de parler.Nous sommes persuadés que, s’il acceptait de se présenter contre le maire actuel, le vote de la grosse majorité des électeurs se rallierait sur son nom.Nous sommes assurés que le commerce serait unanime à appuyer sa candidature.Le Prix Courant, Montréal.peut-être donné que par éertt cole, commercial et financier — que nos lecteurs voudront bien “nous communi Pour vos Eif-tetsa de Lettres, de Oomptee, Billets demandez a «Ere imprimeur let papiers “BurmeM Bond,” “Wiqdeor Mille Special" Du “Silver 8tream. LE PRIX COURANT LA SITUATION DES BANQUES Avec le mois d’ooût la circulation des billets des banques a dépassé 60 millions, c’est un nouveau record.L’augmentation sur le mois précédent est de près de trois millions.Les dépôts du public canadien tant en comptes courants qu’en placements à intérêts sont également en augmentation: de $1,200,000 pour les pretniers et $2,200,000 pour les seconds.Les dépôts reçus d’ailleurs qu’au Canada présentent, au contraire, une diminution de $1,600,000.Les balances dues aux banques anglaises et étrangères sont en augmentation de $442,000.A l’actif des banques, nous trouvons une diminution de $300,000 environ, alors que les billets et chèques d’autres banques sont en augmentation de $580,000.Les balances dues par les banques anglaises et étrangères sont en diminution de $675,000.Les prêts à demande remboursables en Canada ont diminué de $456,000 tandis que ceux remboursables au dehors sont en augmentation de $2,560,000.Les prêts courants ou escomptes on't-gagné 5 millions au Canada et $225,000 au dehors._ De ces augmentations et diminutions, il ressort que* le mois d'août a été ‘un mois actif pour les banques et par conséquent, pour le commerce ‘.en général.L’augmentation dans iev_çhlffre de la cir- courants indique d’ailleurs que le commerce est actif.Les exportations du fromage, du beurre, du foin, des animaux, des grains, etc., battent leur plein en août et nécessitent un mouvement de fonds prononcé.Que ce commerce soit profitable nous le voyons par l’augmentation des dépôts qui, dans les banques seules, ont été de $3,400,000 dans le mois d’août; il faudrait ajouter à ce montant les dépôts dans les différentes caisses d’épargne postales et autres pour avoir une idée plus complète des bénéfices réalisés et économisés.On remarquera que les prêts courants ou avances sur titres au Canada n’ont pas diminué d’une manière sensible, malgré le peu de transactions sur les valeurs mobilières durant la totalité du mois d’août.Le marché a été si malade et sa convalescence est si longue que nous comprenons parfaitement bien qu’il n’est pas en état de supporter une médication tant soit peu énergique.Dans de semblables conditions il est toujours à craindre que le remède ne soit pire que le' mal; le rôle du médecin est "souvent de temporiser et celui des banques, dans l’état de notre marché aux valeurs, est d'attendre que le’malade reprenne des forces avant de lui adminstrer le remède drastique.Au reste, les banques ont d’amples garanties pour, leurs prêts; elles ont en mains tous les capitaux voulus pour faire face amplement aux bgéqins du commerce et l’excès de spéculation a tué la spéculation pour quelque temps, du moins la spéculation effrénée.Nous venons de dire que les banques ont des capitaux amplement suffisants pour les besoins légitimes; c’est pourquoi elles peuvent aisément faire des prêts au dehors, au moins elles peuvent les rappeler à volonté sans jeter le moindre trouble sur le marché canadien.C’est ce que ne-'comprennent malheureusement pas ceux qui périodiquement reprochent aux banques l’emploi qu’elles font à l’étranger d’une partie de leurs capitaux; ils demandent aussi périodiquement que tous les fonds des banques soient employés uniquement au Canada sans sé rendre compte que les banques doivent avoir une réserve sur* laquelle elles puissent tirer en tout temps.Or, au Canada, ce sont surtout fes prêts à longue échéance qu’il faut; dans un jêune pays comme le .nôtre où tout reste encore à développer - ce sont de longs crédits qui sont demandés.Voilà ce qu’il ne faut pas oublier.Voici le tableau résumé de la situation des banques au 31 juillet et au.31 août 1903:-.' passif.31 juillet 31 août 1903 1903 Capital versé.$77,093,666 $77,617,886 Réserves.48,122,212 48,289,780 Dépôts du gouverne ” .’ m,ent fédéral.'.2,921,821 3,185,106 dépôts des gouvern.provinciaux.3,872,7^21 2,937,010 Dep.du public reinb.à demande.:.110,542,900 111,735,920 Dép.du public remb.après avis.271,597,201 273,770,645 Dépôts reçus ailleurs qu’en Canada.36‘,349,191 ‘ 34,708,511 Emprunts à d’autres banq.en Canada.679,948 474,634 Dépôts et bal.dus à a’autr.banq.en C.4,198,658 4,591,695 Bal.dues à d’autres banq.en Anglet.5,270,959" 5,887,935 Bal.dues à d’autres • banq.à l’étranger." 1,561,076 1,386*,563 Autre passif.10,821,812 10,960,702 $505,280,024 $510,054,432 AOTIF.Espèces.$14,073,685 $14,232,456 Billets fédéraux.¦ 29,742,431 29,289,503 Dépôts en garantie de circulation.3,130,844 3,1:0,844 Billets etchèques sur -'r *'• antres banques.16,411,627 16,993,887 “ Prêts A d’autres banques en Canada, garantis.".589,972 474,534 Dépôts et balances dans d’autr.banq.en Canada.5,064,725 5,321,131.Balances dues par ¦ - -, agences et autres .banques en Ang.^^711,374.3,818,961 Balances dues par agences et autres banq.à l’étranger.Obligations des gouvernements .Obligations des mu nicipalités.Obligations, actions et autr.val.mobilières .Prêts à dem.remboursables en Can.Prêts à dem.remboursables ailleurs Prêts courants en Canada .Prêts courants ailleurs .Prêts au.gouverne-nement fédéral Prêts aux gouvernements provinciaux Créanc.en souffrance Immeubles.Hypothèques.Immeubles occ upés par les banques.Autre actif.17,197,942 16,414,017 11 ;840,264 11,498,222 14,928,734 14,038,712 37,218,358 37,275,341 41,881,085 41,424,671) 36,382,605 38,942,855 363,586,174 368,641,999 22,226,350 22,450.523 1,286,312 1,265,950 2,199,555 2,163,506 835,697 836,722 724,969 725,372 8,420,051 8,4^,438 10,532,557 .8,663,097 $641,985,699 $646,640,915 LE COMITE DE L’AQUEDUC-^ET SE& ACHATS DE CHARBON Nous ayons- lu dans les journaux quotidiens les résultats d’une adjudication de charbon pour le département de l’aqué-duc.Nous nous demandons quel est le mauvais génie qui, dans ce département, fait commettra des bévues sans nombre, chaque fois qu’il s’agit de passer des commandes ou des contrats pour la fourniture du charbon.Parlons d’abord de la dernière adjudication, nous reviendrons ensuite "sur - IF passé.' Cette adjudication comportait 3,000 tonnes.M.Andrew Baile soifmissionna pour la fourniture de “ Scotch ” à raison de $4.37 la tonne et MM.J.Q.Labrecque et" .Cie pour du “ Clearfield ” au prix de $4.10 la tonne.Le “ Clearfield ” a déjà subi les' épreuves du département et le “ Scotch ” de M._ Bayle n’a pas été essayé; le premier, qui a donné satisfaction à la Commission a encore cet avantage d’être moins cher que le “ Scotch ”.Il y avait donc lieu d’accorder à MM.J.O.Labrecque & Co.le contrat en entier, d’autant plus qüsfls étaient les plus bas soumissionnaires.Mais le Comité de l’aqueduc en a décidé autrement; il a, comme on dit vulgairement, partagé la poire en deux, MM.J.O.Labrecque et Cie ont ainsi obtenu 1600 tonnes à $4.10 et M.Andrew Baile 1500 tonnes à $4.37; c’est-à-dire que la ville aurait économisé $405 en donnant la totality de la fourniture à MM.J.O.Labrecque & Co.et qu’elle les perd pour n’avoir pas voulu faire de jaloux.Un échevin, M.J.D.Couture, uh peu curieux peut-être àhx yeux du prési^ent du comité de l’aqueduc, l’échevjn Clêafl- LE PRIX COURANT 5 TOUJOURS EN AVANT Nous avons reçu en magasin, Lundi de cette semaine : 200 Boîtes et 1/4 de boîtes de Raisin de,Table, qualité de Choix : Première expédition de la saison.60 Barils de Noix Pecans, No 1 : “ Ordinaire,” “ Large,” “ Extra Large,” “ Jumbo.” POUR ARRIVER LA SEMAINE PROCHAINE : 11 Caisses Figues de Table, en boîtes de 12 oz., 1 lb., 10 lbs., 28 lbs.La plus belle qualité importée.v A PROPOS DES CAFES “ UBERO La qualité est indiscutable.Les avez-vous dégustés ?.Leur arôme est exquis.Les connaisseurs l'aiment.LA PLUS GRANDE VARIETE Boîtes de 1 îb., Moulu et Non-moulu.Boîtes de 25 lbs. Moulu.Boîtes de 50 “ “ " ¦ Boîtes de 25 “ —CLJava et Mocha ”— Moulu.Boîtes de 24 Sacs de 1 îb.— Café moulu.Boîtes de 48 “ “ 1 “ “ CD 4^1000 Petits Sacs de 5 lbs.— Café moulu, qualité Surchoix, .' ^ .attendus prochainement.Echantillons fournis sur demande.^ Demandez nos prix, ils sont toujours intéressants.GRAND CHOIX D’EPICERIES DE FANTAISIE.L.CHAPUT, FILS & CIE " Epiciers en Gros, et Importateurs de Thés, Vins et liqueurs.w- -x Agents pour DUBONNET, vin tonique et apépi 6 LE PRIX COURANT hue a voulu savoir la raison d’un tel partage des 3000 tonnes.M.Clearihue a donné pour raison que le charbon à $4.37 étant sassé à la mine, était en réalité meilleur marché que celui à $4.10 qui n’était pas sassé.Or, il est à remarquer que la demande de soumission ne parlait nullement de charbon sassé et que, par conséquent, la soumission de M.Andrew Baile n’étant pas conforme à la dite demande de soumission aurait dûêtre écartée.Comme l’a fait remarquer un de nos confrères,' si la commission avait demandé un charbon sassé peut-être aurait-elle reçu des soumissions plus basses que celle de M.Andrew Baile.Il doit y avoir un souffleur derrière M.Clearihue qui lui a dicté sa réponse à àJT J.b.Couture.Ce doit être un expert pour le moins.Mais qui croira qu’un charbon sassé en Ecosse, à la mine, jeté de haut dans le navire et déchargé comme on sait à Montréal, puisse être comparé sous le rapport de.l’uniformité à uq “ Clearfield ” transporté par barge des Etats-Unis?.Le “Clearfield” est connu à l’Aqueduc et c’était une sottise de dicter une pareille réponse au pfésident du Comité de l’aqueduc.Nous croyons savoir que l’affaire n’en restera -pas là.La Réforme a mené autrefois une campagne contre des employés supérieurs qu’ellë condamnait pour acheter le charbon d’une façon irrégulière, cependant, le fait est notoire, si ces employés agissaient irrégulièrement, leur manière de fairé valait des économies et de notables économies à la Ville.Au printemps dernier, la commission de l’aqueduc n’a-t-elle pas agi d’une façon irrégulière en accordant un contrat à une maison qui n’avait pas fait de dépôt pour appuyer sa soumission?Mais voiçi qui est plus grave, et nous attirons sur ce fait l’attention du Président du Comité des Finances, M.Laporte.- Il paraîtrait, si nous sommes bien renseignés, que la Commission de l’aqueduc aurait fait perdre à la Ville des sommes très importantes.Elle aurait l’an dernier pour des quantités considérables, payé jusqu'à $8.00 du-, charbon qu’elle pouvait acheter à $4.46 et elle - aurait acheté à $6.00 du charbon qu’elle aurait pu se procurer à $3.50.Une enquête, en présence de pareils faits n’ést pas seulement utile, elle est indispensable.L’argent de la Ville est gaspillé par ,1a Commission de l’aqueduc dans ses achats de charbon.Il faut qu’on établisse les responsabilités et s’il y a incapacité, incurie quelque part, il serait bon d’y mettre ordre au plus tôt.'• • LE TARIF PREFERENTIEL Une industrie malheureuse.Nous avons dit à différentes reprises dans les colonnes du “ PRIX COURANT ” que les manufacturiers de lainage canadiens avaient été mis en mauvaise position par l’adoption du tarif préférentiel de 331^3 p.c.en faveur de l’Angleterre.Ce n’est un sècret pour personne que les manufacturiers de- lainage réclament depuis longtemps auprès du Gou- .vernement, afin que celui-ci prenne les mesures voulues pour détourner d’eux la ruine menaçante.Le Gouvernement est resté sourd à leurs réclamations et actuellement plusieurs de nos manufactures de lqinage sont sans travail et ont fermé leurs ateliers.r “ A moins qu’on enlève immédiatement les 33 1-3 p.c.de la préférence accordée à la Grande-Bretagne il y a cinq ou six ans, l’industrie manufacturière des lainages au Canada sera' pratiquement ruinée ,r, telles sont les paroles dont s’est servi lundi le gérant des Excelsior Wool- • len Mills de Montréal en parlant de l’état de l’industrie des lainages au Canada.Il ajoute: “ Dans les premiers jours du mois courant, nous avons fermé pendant une semaine et, depuis lors*, nous' avons seulement fait un très petit montant du chiffre d’affaires que nous aurions dû faire, et pour dire la vérité, il y a actuellement pour un peu plus de trois jours d’ouvragé d’avance.L'industrie des lainages est ^ peut-être actuellement dans une condition pire qu’elle n’a jamais été, et il n’y a pas d’autre raison apparente que celle qui permet aux manufacturiers anglais du Yorkshire d’expédier des mar-chandisès ici sous le tarif préférentiel à un prix beaucoup plus bas que les manufacturiers du pays ne peuvent le faire.” A la question: “ Quelle est la raison de cette -impossibilité de concurrence et de la dépression générale des fabriques de lainage”, il a été répondu: “ Avant de leur accorder une préférence de 33 1-3 p: c., les manufacturiers anglais devràient faire face au tarif et ne pouvaient entrer des marchandises Ici à aussi bon marché qu’Us le font maintenant.Dans l’état actuel des choses, ils peuvent faire leurs lainages à un coût beaucoup plus bas que les manufactu-~ rlers canadiens, et par conséquent, ils peuvent à leur guise inonder notre marché de leurs marchandises à un prix qui nous enlève toutes nos affaires.Durant les six dernières années, il eu cinquante neuf métiers à carder arrêtés, ce qui représente de huit à neuf moulins, mais la crise n’est pas venue jusqu’à cette année et actuellement on dirait que -1- cette industrie dans tout le Canada est destinée à aller à la ruine.” * “ Dans les districts du Yorkshire où se manufacturent les lainages.” ajoute le gérant, “ on peut obtenir des ouvriers à un salaire nominal.Ici les associations d’ouvriers ont fait hausser les gages qui sont élevés et si on considère le fait que les commodités de la vie ont grandement augmenté les accroissements de salaires accordés étaient justifiés.Toutefois, comme les moulins du Yorkshire et d’autres parties de l’Angleterre pouvaient produire des marchandises à un prix très bas, on peut facilement comprendre pourquoi le marché canadien a été inondé de ces lainages importés.” La qualité des marchandises importées n’est pas de premier ordre.Quand on les a analysées on a trouvé qu’elles étaient d’une qualité inférieure ,mals ce fait n’a pas empêché les manufacturiers canadiens de vêtements de les acheter.“ Pourquoi ”, dit encore le gérant “ plusieurs des principales maisons canadiennes ont-elles refusé absolument de prendre plus de marchandises de nous ?C’est parce-que, disent-elles, elles peuvent acheter des marchandises anglaises à beaucoup meilleur marché.Et vous, vous allez demander, pourquoi les canadiens ne vendent-ils pas à aussi bas prix que leurs concurrents ?Simplement parce qu’ils n’ont pas la possibilité de le faire.11 n’y a que peu de fabriques de lainages au Canada qui aient jamais payé un dividende.Leurs dépenses commencent à surpasser leurs recettes et conséquemment, les moulins ferment.Nous avons à payer de hauts prix pour la machinerie et pour la main-d’œuvre, et à moins qu’on ne nous accorde quelque protection, cette industrie ne pourra guère subsister que très pajj de temps maintenant.Le Gouvernement a été mis au fait de la question au commencement de la Session actuelle.Une délégation lui a indiqué le montant des capitaux qui ont été placés dans cette industrie et la perte qu’elle subira inévitablement, mais la seule réponse donnée à la délégation a été qu’un manufacturier de lainage avait payé un dividende de trois pour cent, et que si l’industrie n’était pas florissante éh quelques endroits, la cause devait en être à une mauvaise direction.Ce n’est pas^avec de tels raisonnements qu’on évite la ruine d’une industrie.“ Le Gouvernement va être de nouveau éclairé sur la situation de l’industrie des lainages, mais les manufacturiers ne paraissent pas beaucoup espérer que le Gouvernement prendra les mesures nécesai-res pour empêcher les moulins de fermer leurs portes, ce qui leur arrivera infailliblement à tous si quelque protection n’est pas accordée à l’industrie des lainages. LE PRIX COURANT 7 LES PREMIERS DE LA SAISON 1273 Orates - OIGNONS ESPAGNOLS.;.50c le crate.RAISINS de VALENCE RECOLTE 1902, très bien conservés : ' .' o ' • Rogers Finest Ondara Four Crown Layers, boîtes de 28 îbs.6c la îb.RECOLTE 1903,premier arrivage : Trenor Blue Eagle — Fine Off Stalk, boites de 28 îbs_ 7c la îb.QUELQUES LIGNES INTERESSANTES j^ ÇANNED GOODS 1000 Caisses Simcoe Boston Baked Beans— 3 lbs.$ .75 la doz.1500 Caisses Fraises Simcoe.2 îbs.1.25 — 1000 Caisses Fraises Jaunes “Crawford” Simcoe 3 îbs.2.40 — 618 Caisses Betteraves tranchées, Simcoe.2 îbs.65 — 453 Caisses Betteraves entières, Simcoe —, 3 îbs.75 — 269 Caisses Poilfes Simcoe.Gallois.2.75 Hudon, Hebert & Cie.P .MONTREAL . B LA LIGNE RAPIDE D’après un câble de Londres de la Presse Canadienne Associée, Lord Strathco-na dit que la question de la ligne rapide transatlantique devra progresser avant longtemps, mais qu’elle ne peut être réglée sans qu’on prenne-en considération les services que peut rendre la turbine à vapeur et qu’il vaut mieux laisser le projet de côté pendant quelques mois, que de reconnaître l’importance de l’invention quand il serait troptard.LES PATRONS S’ORGANISENT Une fédération des associations de manufacturiers et de patrons employant des I dizaines de mille d’ouvriers de métiers et ayant un capital combiné d’environ un milliard de dollars a été formée à Chicago, le 29 septembre.Des dispositions ont été prises pour une assemblée générale des représentants des associations d’employeurs et des alliances de citoyens, à Chicago, pendant la première semaine de novembre pour rormer une Association nationale des employeurs.Le but de cette fédération tel qu’il a été défini c’est de protéger et de développer les intérêts par tous les moyens légitimes, de ceux qui emploient des ouvriers indépendants du pays.L’un des prompteurs de la fédération, M.iD.Parry dit: "Notre but est de mettre un arrêt aux méthodes actuellement employées par les unions ouvrières qui ne reqonnaissent aux hommes Je droit de vivre à moins qu’ils ne fassent partie de ces unions ouvrières.L’atelier libre est la basse sur laquelle repose cette organisation.La nouvelle organisation aura pour objfet de combattre devant les tribunaux toutes les grèves, les boycottages et autres conflits ouvriers.” Nous ne connaissons pas au Canada du moins à Un degré aussi fort, la régi-dité des rapports entre patrons 'et ouvriers telle qu’elle existe aux Etats-Unis grâce au despotisme des unions ouvrières et les patrons canadiens n’éprouvent pas autant que leurs confrères américains le besoin de s’organiser pour lutter contre les exigences de leurs ouvriers.Cependant, il nous faut remarquer que, durant l’annfe en cours, les grèves ayant pour cause la reconnaissance des Unions ouvrières ont été plus nombreuses et de plus de durée que précédemment au Canada.L’exemple de leurs voisins a été contagieux pour nos ouvriers et, s’il le fallait, l’exemple des patrons qui s’organisent à Chicago ef ailleurs le deviendrait également pour les employeurs canadiens.C’est généralement, le marchand qui ” a peur ” d’annoncer,.qui çe lamente, du marasme des affaires.' : LE PttïX COÜÏfcÀttï LE CENTENAIRE DE LIEBIG • t La mode est de commémorer avec éclat les centenaires.Il est juste que les savants ne soient pas sevrés de ces honneurs posthumes, non plus que les poètes et les artistes.Et, c'est ainsi que TAHenragnq a célébré, ceue -année, la gloire d’un homme dont la renommée a extraordinairement franchi les bornes de sa patrie.Cet homme s’appelle Liebig.Fils d’un épicier droguiste, il put étudier aux Universités de Bonn et d’Erlangen, grâce à l’interveniion pécuniaire personnelle du grand-uuc de Hesse-Darmstadt, laquelle montre combien était' douce, paternelle, l’autorité des petits souverains qui se partageaient, autrefois, cette Allemagne que connut et aima passionnément Edgar Quinet, né, comme Liebig, en 1803.A l’époque où Llebig avait atteint l’âge d’homme, il commençait à être de mode, à l’étranger, d’aller à Paris pour y achever ses études.Liebig vint donc à Paris, à vingt ans,- et s’y lia avec Cay-Lussac, à qui Humboldt l’avait recommandé.Gay-Lussac mit son laboratoire à la disposition du jeune savant, qui venait de' présenter à l’Académie des sciences, sur l’acide fulmunique, un mémoire assez remarquable pour attirer, sur le-précoce inventeur,, l’attention bienveillante de cet illustre aréopage.Cette bonne fortune qu’il eut de connaître Gay-Lussac fut, sans doute, cause qu’il conçut et réalisa le projet de créer, à l’Université de Giessen, où Il ne~tarda point d’être nommé professeur de chimie, un laboratoire qui servit de modèle à tous les' laboratoires installés depuis en Allemagne.v * • Llebig avait passé une des plus belles années de sa vie à Paris; il ne devait, désormais, rester jamais complètement étranger à la France.En 1842, il fut nommé membre-correspondant de l’Académie des sciences -de Paris; en 1860, membre associé.Et lorsque la néfaste guerre de 1870-71 eut pris fin, Llebig, alors président de l’Académie des sciences de Munich, saisit noblement la première occasion qui s’offrit à lui de protester publiquement de son admiration pour la science française, de sa gratitude et de sa sympathie pour les savants français^ Chose remarquable: même dans certaines de ses découvertes, comme, par exemple, celle du chloroforme, Llebig se trouva être en communion avec ce qu’on appelle l’âme française.Effectivement, Liebig en Allemagne, Soubeiran en France, découvrirent presque simultanément, en 1831, cet anesthésique si précieux jpour la chirurgie.Aussi, n’est-ce pas seulement son extrait de viande qui a contribué à asseoir la réputation du génial chimiste,’ en France:' tout ce qu’il y a de Français instruits savent les admirables travaux de Llebig sur l’acide carbonique et sur les produits de transformation de 1-alcool, sans parler de tant d’autres qui l’ont mis au rang des premiers créateurs de la chimie organique.Aux fêtes du centenaire qui se sont célébrées au delà du Rhin, la France a pu légitimement prendre part en pensée, car l’illustre savant qui en fut le héros fut toujours et quand même un véritable et.fervent ami de la patrie française.L’EPICIER MORAVE Il y a environ 4,000 ans de cela_____ Parfaitement! Que vous le vouliez ou non, il y a environ 4,000 ans qu’Ësaü vendit à Jacob son droit d’aînesse pour un plat de lentilles.Esaü était ce que vous êtes pour la plupart: un chasseur enragé; quant à Jacob, il faisait la “popote’,’ à la maison avec maman Rébecca.!Un jour, il confectionna un plat de lentilles aux petits oignons qui tenta si fort son frère Esaü, que ce dernier, pour s’en régaler, le lui paya de son droit d’aînesse.' -> ' Mais, ce que l’histoire ne dit pas, une vétudé approfondie de la science potagère le laisse pressentir, c’est que ces lentilles n’étaient ni de provenance chilienne, ni de provenance espagnole; elles ne venaient pas davantage de" Russie.Pour • ' v , troquer ainsi son droit d’aînesse, il fallait que ce plat de lentilles fut exquis, délicat; en un mot, que.ces lentilles soient des “ Moravie ”.Tout porte à croire que si Jacôb alors quitta la Palestine, U pe traversa'pas le Bosphore pour aller prendre l’Orient-Express à Constantinople et se rendre chez -les Quades (Moraves d’aujourd’hui) pour-y faire emplette-de lentilles! Non, tout ce qu’on peut penser c’est qu’un enfant d’Israël, ayant déjà la bosse du coinmer-ce, s’arrêta chez ce peuple à la fois pillard et hospitalier envers les étrangers, y.acheta quelques balles de lentilles et les importa en Palestine.Jacob, en allant chez son épicier, avec sa mère Ré becca, fut bien inspiré à son tour, en en achetant pour le repas familial, puisqu'il y gagna ce fameux “ droit d’aînesse Ceci, tout simplement pour vous dire que nous allons rendre visite à notre confrère morave, dans la capitale des lentilles, à Brünn.“ .' .Ici, pas d’erreur possibié.'on va de Prague à Brünn directement; comme de Paris à: Dijon par exemple.Brno, Brno/'tout le monde descend! Sans connaître " beaucoup le tchèque, je comprends que nous sommés' arrivés; Brno signifiant Brünn.Je quitte donc la gare, et gagne à pied l’hôtel.r , Brünn est une jolie ville, ancienne place forte, dont les remparts ont été transformés en superbes'promenades: ce LE PRIX COURANT 9 Le Café de Madame Huot * LA PERLE DES CAFÉS en vient encore c}e ces BONS THES Commandés aux pays de production en temps opportun pour avoir la plus haute qualité de liqueur et les plus bas pri$t.Je puis vous donn'er les meilleures valeurs importées cette a,nnée.Demandez mes échantillons.Ça paie.Ex-Vapeur “Athënian" de Yokohama, Japon : ~ ' 35 H/C — Thé Japonais CondoV XXX .,.@ 22^C 16 Boîtes de 30 lbs chacune—Condor XXX.@ 23|c 40 H/C —Thé Japonais Condor XXXX.® 25 c 10 H/C — Thé Japonais Condor V .@ 30 c 15 H/C — Thé Japonais Basket Fired — extra choisi.@ 30 e 116 ‘ Ex-Vapeur “Athenian” de Hiogo, Japon : * 121 Paquets Condor XXX, Japonais.-.:.22£e 18 H/CThé Siftings de choix —Condor No 38.@ 8£e ___i_ H/C — Thé Nibbs Japonais — Condor No 18.@ 18|c 140 , Ex Vapeur “Athenian” de Shanghaï, Chine : « 6 Caisses—Nouvelle récolte, 1er Choix—Thé Gun Powder, Nankin Moyune, Pinhead.QL 40 c 100 Catties — Thé Vert Imperial Gun Powder — bonne liqueur et bonne feuille.'.;." @ 14 c 25 Catties — Thé Yert Imperial Gun Powder, forme moyenne.@ 18ie 25 Catties—Thé vert Imperial (gros Pea leaf) Gun Powder.fe 21^0 25 Catties—Thé vert Pea leaf Gun Powder, Extra Choix, le plus pesant, le mieux roulé et le plus beau.-.@ 30 c 25 do " do .» Choix @ 27£e 91 Catties — Thé vert Ping Suey Yg Hyson, bonne qualité.@ lô^c '297 ' , Ex-Vapeur “ Athenian ” de Foo Chow, Chine : 26 Catties—Extra Cürio, Ire récolte.Thé Packling Congou./.@ 17^c Ex-vapeur “Empress of India” de Yokohama, Japon : 50 H/0 —Condor* XX, Japonais.:.@ 20 c 25 Boîtes de30 Ibs chacune—Condor XX, Japonais.@ 21c 93 Caisses—80 pqts de pap., 1 lb chac., Gros thé Siftings, liq de choix.® 10 c 168 Grand Total, 745 Boîtes./"'de Marchandises de hàate elasseen Thés, Cafés, Epiees et Vinaigres.$ %y.> v%.W E.D.MARCEAU 281-285 RUE ST-PAUL D//C 10 LE PRIX COURANT gui domine dans cette ville de 100,000 habitants, ce sont plutôt les manufactures de draps et de cuirs; on ÿ compte cependant de nombreuses fabriques de sucres.Ayant du temps devant moi, Je vais de ce pas chez mon confrère Gaston Nade-brünn, dont la boutique est située dans la rue principale qui va de la cathédrale ail plein centre de “la ville, à l’opposé du Spielberg.Mon arrivée semble lui rendre service, car )1 était aux prises avec un représentant tenace! “ To be or not to be ” devient l’éternelle maxime du représentant idéal moderne.Et alors flous causons.- .Les épiciers en détail de Briinn et en Moravie sont-ils nombreux comparativement aux bouchers, boulangers, etcf — Oh! oui olars! Jugez un peu.Ici, à Briinn, nous sommes -environ 500 épiciers contre 165 bouchers et 85 boulangers.L’Epicier à Briinn et en Moravie suit-il le mouvement actuel gui le pousse à vendre des légumes, primeurs, volailles, etc.t — Non.Pourtant parfois ils vendent de la volaille.Quels sont les principaux articles qu'il géiche!— C’est difficile à définir! On fait ce qu’on peut! —On n’est pas des princes,''quoi! Est-il A peu prés satisfait de son personnel de commis-épiciersnous ne sommes pas mécontents./ Quel temps exige-t-il pour l’apprentissage f— Trois ans.Quel salaire approximatif donne-t-il aux.employés f Sont-ils en général nourris et couché f — Ah! çà, c’est difficile à dire! Cela dépend de l’âge et des aptitudes.D’autre part, en général, ils ne sont ni nourris ni logés.Quelles sont le^Jieures d'ouverture et de.fermeture des magasins f Ferme-t-on le dimanche?— On ouvre journellement à 7 heüres et on ferme à 8 heures du soir; le dimanche on ferme à midi.Les étalages des épiciers sont-ils soignésT Exposent-ils leurs produits en dehors du magasinf — Oui, pour la plupart les étalages sont soignés; mais on n’expose pas en dehors du magasin.Existe-t-il en Moravie beaucoup d’associations d’épiciersf— (Comme nous nous comprenons difficilement, mon confrère m’écrit ce qui suit).Il existe les “Gew-erbegenossenchaft ” selon la loi du 15 mars 1883; R.G.Bl.No 39.— Je ne suis pas surpris de cette salade de lettres alphabétiques, ayant déjà remarqué, en par courant la ville, les suivantes: “ Woll- warenindustriegesellschaftin rünn ”, traduisez fabrique de tissus de laine; et “ Oesterreichische Champagnerfabrik” ou Fabrique Autrichienne de vins de champagne., Quels impôts ou taxes supporte l'épi- cier t— C’est suivant l’importance du commerce.Est-il beaucoup gêné par les Sociétés coopératives et les grands magasins?— Oh! surtout par les Sociétés coopératives.L'épicerie s'est-elle engagée dans la mauvaise voie des primes ou des timbres de commercet — Non.Nous ne donnons ni primes, ni timbres.L'épicier vend-il à crédit ou au comptantf — Les deux.Pris en bloc, les épiciers sont-ils unis! — Oui.Comment se procüre-t-il des commis, c-piciersi — Par les bureaux de placement et par les journaux.Le commis épicier peut-il espérer devenir patron f Faut-il de gros capitaux pour s’établirt — Oui, il le peut.De gros capitaux ne sont pas nécessaires.Puis, disposant de quelques heures, je visite cette ville très curieuse! D’abord la belle cathédrale gothique de Saint-Pierre, l’église Saint-Jacques dont le clocher est surmonté d’une élégante flèche en fer-de 93.mètres de hauteur; puis le “ Landhaus ” ou hôtel de la Diète provinciale, la citadelle de Spiellerg, située sur la colline du même nom et qui domine la ville.C’est là que de 1822 à 1830, fut interné le célèbre prisonnier italien, Silw« Pellico.Le temps passe, il me faut hâter le pas pour prendre le train et continuer mon excursion.E.LAIGNEAU, (L'Epicerie Française).Tel.Main 705 Tel.Marchands 321.% Dans nés- spécialités de THES, Vins et Liqueurs f § Conserves et Marinades Nous offrons des marchandises de qualité à des prix corrects.DEMANDEZ NOS COTATIONS.A.ROBITAILLE & CIE, EPICIERS EN GROS, 364 ET 356 RUE ST-PAUL \ ET 197 RUE DES COMMISSAIRES, •-1 \ MONTREAL.MMMMMI WBm 'A,.; • W.i.m.,!lft Æ Æ Æ Æ iJo Æ Æ ^jo Æ Æ Æ Æ Æ Æ ’ 49 ' - 4$ Il n’y a pas de substitution possible au ^ Myers Spice POUR LA VOLAILLE fi « fi «• « -a Veuillez nous envoyer le tonique vital “ Myers Spice ” ¦" ‘ pour la volaille.1 Demandez-le à votre fournisseur ou écrivez-nous directement.MYERS ROYAL SPICE CO., Stàr A.Niagara Falls, Ont.et N.Y.» » » » » » » bP ¦ » bP » bP bP » » bP à» ¦ bP » » ht f* à» » » bP bP bP » LE PRIX COURANT 11 K KN /N /N /N /N /S /S /N K'i /N /N /N y y y H KN y /N ?N S< kN ?'N H M ?'N y.kN y y KN M /s yn /N 'VN KN c'N kN M /N «A< /N ?'N ?N /S H M y-i y* y y V y ?'N /N y y* y y y* y H M y ?/N ?'N ?'N ?'N rN KN ?'N ?"N ?'N y ?'N KN H M KN y y KN yJ y ¦H y< y* y y y ?'N H M y ^ >A, >/N /N •'N y K-'J 0 n K ««
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