Le Prix courant : journal du commerce, 26 juin 1903, Supplément
Bibliothèque et Archives nationales Québec Le Prix Courant Page(s) manquante(s) Commerce jfmance Un6ne trie UN PEUPLE LES AFFAIRES 'EST & Boston que doit se faire conduire l’observateur, s’il veut étudier l’Amérique dans son aristocratie intellectuelle, à New-York s’il veut connaître l’Amérique dans son aristocratie financière et mondaine, à Washington si l’étude de la politique américaine le tente, et c’est Chicago qu’il lui faudra visiter pour comprendre, dans leur grandeur complexe, les affaires américaines.Dans les autres capitales l’Européen trouve des spectacles avec lesquels il est familier; il peut se livrer à des comparaisons qui ne seront pas toutes douloureuses pour son orgueil.Chez lui aussi il y a des aristocraties intellectuelles, il y a des sommités mondaines, il y a des gouvernements, une politique, des arts, une littérature et, en plus d’un cas, il peut constater que la jeune Amérique n’a pas encore remporté dans toutes ces spécialités une victoire complète sur la vieille Europe, ce qui serait d’ailleurs le triomphe de l’homme sur le temps.Mais en ar-livant à Chicago l’Européen doit renoncer à tout parallèle comme à tout orgueil e: ne peut que s’incliner devant la supériorité écrasante des Américains.Avant de quitter la France, j’étais allé prendre congé du général Horace Porter, ambassadeur des Etats-Unis à Paris, et 1?général avait bien voulu me munir d’un grand nombre de lettres d’introduction auprès des principaux citoyens de sa pa-tiie.Pour Chicago j’étais adressé à M.Robert Lincofh, fils de l’ancien Président ne la République qui contrôle, c’est-à-dire qui préside aux destinées des fameux wagons Pullman dont les usines sont une nés merveilles de l’Amérique.Nous nous rendîmes donc chez lui en arrivant à Chi-< ago, accompagnés du lieutenant de vaisseau vicomte de Faramond, attaché naval à l’anifbassade Je France, qui avait été b * b b b b b b b b F b b b b b b b b b b SK ?¦frf.’.; .Canadian Piano Co.Q- Mamiiaotoriers de Pianos En Tous Genres Nous sommes à même d’offrir an commerce des pianos de valeur supérieure à des prix raisonnables.Nous avons une expérience de quinze années dans la facture des pianos et nous ne fabriquons que des instruments de bonne qualité.Nos modèles sont du style le plus nouveau et le fini en est irréprochable.Noos employons dans la facture de nos pianos les meilleurs et les plus beanx bois qu’il y ait au Canada.Notre personnel est composé d’ar tistes et d’ouvriers experts dans la production d’ins truments de musique parfaits.—Nous sommes en position de donner A prix égal un piano supérieur à celui «le toute autre manufacture.Avant de placer vos commandes, écrivea-nous et nous vous enverrons la description de nos instruments avec prix et conditions.LESAGE & RICHE, STE-THERESE, R.Q. le prix courant y î un exemple vivant toutes ces considérations un peu abstraites.En 1860, les Etats-Unis distillaient trois fois plus d’alcool de whiskey qu’ils n’en buvaient.Les distilleries ne subsistaient que grâce à la fraude, et l’alcool se vendait généralement à un prix inférieur à celui de l’impôt dont il était frappé.En France, nous connaissons cela.Nous avons les bouilleurs de cru et leurs privilèges.En 1870, afin de remédier à cette situation, les trois principales usines du Nord se concertèrent pour limiter leur production à ses deux cinquièmes.Mais voilà qu’en 1878, le phylloxera et nos mauvaises récoltes européennes ouvrent de nouveaux débouchés à la distillerie américaine.Elle exporte 160 millions de litres (35,200,000 gallons) d’alcool.Immédiatement de nouvelles distilleries sont fondées.Cinq ans après, les récoltes européennes et les tarifs protecteurs refermaient les débouchés.L’exportation du whiskey avait passé à 80 millions de litres, (17,600,000 gallons) puis elle était descendue annuellement, pour arriver en 1888 à 900,000 litres, (198,000 gallons).De sorte que les distilleries américaines produisaient quatre fois plus de whiskey que les Américains n’en pouvaient boire.Elles firent appel au Congrès.Elles réclamèrent des primes.Le congrès fit la sourde oreille.Les distilleries conclurent des pools.Les pools furent infructueux.Enfin, en mai 1887, un trust se forma sous le titre de “ Distillers and Cattle feeders trust ”.Et pour provoquer des adhésions, Il commença par vendre son eau-de-vie à un cours inférieur au prix de revient.Cete tactique réussit et bien- tôt 80 distilleries, représentant 85 p.c.de la production générale de l'alcool aux Etats-Unis, firent partie du trust.Leur capital fut majoré des deux tiers dans la répartition des "Trusts certificats” et fixé à 30 millions de dollars.Avant de s’agréger au trust, chacune de ces usines, selon les besoins de l’exercice, ne fournissait que de 28 à 40 p.c.de sa capacité de production.Après leur agrégation, douze usines seulement sur quatre-vingts continuèrent de produire, mais donnèrent leur plein et parvinrent à assurer le même rendement et à suffire à la rémunération du capital, qui reçut de 12 à 15 p.c.de dividende.Ici, une objection se pose.Que devinrent les ouvriers des usines supprimées?Je le dirai plus loin.Mais l'exemple est topique pour la rédaction des frais d’exploitation et de main-dœuvre qu’un trust peut réaliser.Le " Distillers and Cattre feeders trust” a sauvé l’industrie de l'alcool aux Etats-Unis; il a réglé la production, la main d’œuvre, le cours des grains et le tarif des transports.Sur le même modèle et avec le même succès, M.Haffemayer a fondé le trust des raffineurs de sucres en leur faisant comprendre l’intérêt que présentait pour eux cette association.Pour l’industrie des aciers, les gigantesques usines Carnegie à Pittsburg furent un centre d’attraction irrésistible, auquel les industries rivales vinrent d’elles-mêmes s'adjoindre dans l'espoir de conjurer, par leur adhésion, une concurrence qui les eût ruinées.Mais vers la fin de 1893, M.Carnegie prononça lui même la dissolution de l'association, parce qu'un des contractants avait produit une quantité supérieure à celle qui lui était assignée.Depuis est né le gigantesque trust de l’acier.Un autre trust Intéressant fut celui des compagnies de télégraphie transatlantique.En 1885, toutes les compagnies a-mérlcaines s'entendirent pour établir un tarif uniforme qui mettait le mot à 75c., et la compagnie française du télégraphe de Paris à New-York fut admise dans l'association.Mais MM.Mackay et Gordon Bennett ayant créé un service à 25c.le mot, le syndicat abaissa son prix à 12 c.le mot, dans le dessein évident de ruiner la compagnie nouvelle.Celle-ci résista et la lutte dura trois ans.Elle a fini par la victoire de MM.Mackay et Bennett, dont le tarif, 25c, le mot, â été adopté pour la France, la Grande Bretagne et l’Allemagne.C’est le premier exemple d’une entente internationale.L’" International mercantile marine company ”, qu’on appelle chez nous le trust de l’Océan, va nous faire apparaître plus ouvrete et plus nette cette tendance à l’Internationalisme.Les Etats-Unis d’Amérique n'ont pas une marine marchande suffisante pour leur puissance actuelle, ni qui soit adaptée à leurs rêves d’avenir.Lors dé la guere de Sécession leur marine de commerce représentait plus de deux millions de tonnes.Elle en représente aujourd’hui à peu près cinq millions.Cet accroissement, si on le compare àcelul de la population, à celui de l’industrie et à celui du commerce est une diminution.L'industrie navale a été frappée là-bas par le système économique de .prohibition qui proscrivait le matériel étranger et 1 incorporation des navires construits au dehors.Elle a été frappée par les exigences des équipages dont les salaires rendent l’entretien d’un navire Il q’y a pas que les ^onpes qnl aiment & “manger bon” ; les dames partagent bien ce goût.L’épicier peut eu profl er pour leur vendre les marchandises de choix, et en fait de Soda à PAte relui qui donne toujours la meilleure satisfaction c'e*t le Soda.DWIGHT’S COW BRAND (MARQUE DE LA VACHE) Vous négligez une source de profit si vous ne poussez pas cette marque.JOHN DWIGHT At CO-, 34, RUE YONGE, TORONTO.A cause de leur mérite.Le Ginger Ale, le Soda, le Ginger Beer, la Limonade, la Ciderine, etc., de TIMMONS, ont reçu leur légitime récompense—l’approbation des gens les plus difficiles du Canada.La preuve de leur qualité supérieure a été fréquemment mise en évidence par l’octroi de Médailles, Premier Prix et -Diplômes.Nous sommes convaincus que les marchands ne pourraient pas se procurer une ligne de vente plus facile et plus profitable que celle-ci.Nous sollicitons une part de vos commandes.Nous garantissons que nos produits sont ABSOLUMENT LES MEILLEURS.M.TIMMONS & SON QUEBEC, R, Q, 32 LE PRIX COURANT Ccur excellence a rendu mes marques les plus estimées.Bien reçues d'abord, elles ont toujours été commandées de nouveau par ceux qui les ont eues.Mon but est de donner LA PLUS HAUTE QUALITÉ.Et mon Commerce grandissant est la preuve que mes efforts sont appréciés des BONS acheteurs que je cultive tout spécialement.Mes Marques retiennent la clientèle et l’augmentent.ESSAVEZ-LES ! 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qu’elles exportent depuis 1900 seulement , et que la qualité de leur houille, les perfectionnements de leurs procédés de chargement et de déchargement les destinent à devenir un iour les principaux fournisseurs de l’industrie européenne?On s’est montré surpris en France de jjfe pas voir solliciter l’adhésion de nos compagnie maritimes au trust de l’Océan, et cet étonnement s’est fait jour iusaue dans le monde parlementaire et nolitiaue.On ignore sans doute que l’exportation des Etats-Unis en France représente un .chiffre d’affaires à peu'près insignifiant et trop faible pour que -nos in- térêts soient véritablement lésés par notre abstention.Ainsi, l’exportation hebdomadaire de New-York sur Liverpool est de 40,000 tonnes, sur Londres de 26,000 tonnes, sur Hambourg de 8,000 tonnes, et sur le Havre de 2,000 tonnes seulement.En outre, Boston envoie chaque semaine 20,000 tonnes à Liverpool; Baltimore et Philadelphie 20,000 tonnes, le Canada à lui seul 20,000 tonnes.Or, de tous ces ports au Havre il n’existe même pas un service régulier, la ligne de New-York au Havre étant la seule voie maritime qui nous relie aux Etats-Unis.Cela est triste à constater, mais il faut bien le dire, la plus grose partie du fret français pour l’Amérique et du fret américain pour la France, depuis longtemps déjà, appartient aux compagnies étrangères.En France, pour les transports maritimes comme pour la plupart des entreprises chargées d’un service public, il règne une mortelle nécessité qui pousse les compagnies à solliciter les subsides de l’Etat, et l’Etat à leur faire acheter ces subsides par les charges sans cesse croissantes qui les écrasent.C’est pourquoi les compagnies françaises, alourdies par leur cahiers des charges, ne peuvent pas lutter avec les compagnies étrangères qui ne leur laissent guère que les passagers, et encore! Or, le fret, la marchandise représente le cheval de camion, et le passager représente le cheval de course.Le cheval de course gagne parfois un prix, mais le cheval de camion gagne tous les jours sa vie et celle de son propriétaire.Il y a donc, entre nos compagnies françaises et les compagnies étrangères, la même différence qu’entre une fragile écurie de courses et une solide entreprise de camionnage.Il n’est pas impossible que l’harmonie, si parfaitement établie aujourd’hui aux Etats-Unis, entre la production et la consommation , se détruise un jour ou se déséquilibre.Alors peut-être pourra-t-on assister à la fameuse descente en Europe.La flotte américaine qui s’organise avec une grande activité sera devenue formidable.Elle'' aura instruit et rempli ses cadres et pourra être tentée d’anpuver au besoin l’action économique des Etats-Unis par une action militaire.Peut-être, dans un avenir que je voudrais croire encore lointain.verrons-nous les Etats-Unis d’Amérique lutter avec les Etats désunis d’Europe afin de leur apprendre les avantages, la nécessité de l’union: et devant ces gigantesques conflits, nos idées actuelles sur les frontières et les douanes seront contraintes de se modifier.Alors le vieux monde sentira le besoin de détruire ses cloisons étanches pour lutter avec le nouveau.Que dis-je.lutter?Je devrais dire collaborer par un règlement pacifique et aimable de toutes les difficultés, car sans doute ce n’est pas la guerre universelle qui sortira des arrangements nouveaux, ce sera la paix, la paix universelle.J’en atteste les progrès de la science et ceux de l’humanité dans notre vieille Europe, progrès qui nient quelques amants du passé, mais que reconnaissent ceux d’entre nous qui consentent à ouvrir les yeux.J’en atteste cette forte génération de géants américains qui se dressent devant nous, tous ces hommes d’action et de devoir qui honorent à la fois le Nouveau-Monde et les vieilles races humaines, rajeunies et croisées, qui les ont produits, et que nous devons apprendre à connaître.En attendant.cP qui distingue le trust maritime qui a soulevé tant d’inquiétudes jusqu'en Russie où il semble que la diplomatie elle-même veuille le surveiller, c’est précisément son caractère international et c’est ce qui fait de lui une tentative du plus haut intérêt pour l’homme d’Etat, le sociologue et le penseur.CAFE ET CHICOREE I.a crainte de la chicorée dans le café n est pas à proprement parler, dit M.Max de Nansouty, le commencement de la sagesse, mais c’est la hantise des amateurs très nombreux de café loyal et digne de ce nom.Aussi seront-ils reconnaissants à M.L.Mathieu, professeur au lycée de Cherbourg, de la méthode simple qu’il indique pour déceler l’addition de chicorée dans le café moulu.Voici en quoi elle consiste: On prend une plaque de verre, on étale dessus une feuille de papier à filtre qu’il est facile de se procurer, et on l’humecte d’eau légèrement, puis on la saupoudre avec le café soupçonné.Deux minutes se passent: attente crm elle, anxiété! S’il y a de la chicorée, chacun de ses exécrables fragments colore immédiatement l’eau en jaune brun, et s’entoure d’une petite auréole révélatrice.Le fragment de café, lui ne présente des traces d’auréole qu’au bout d’une demi-heure tout au moins, en raison de sa texture non spongieuse comme l’est celle de la chicorée.Vous voilà renseigné.Pour aller plus loin, jusqu'au châtiment, on sépare avec une pince les grains de chicorée des grains de café: Ils s’écrasent sous l’on: gle, ils ont une saveur sucrée, on peut les soumettre à l’investigation du microscope.On peut les peser, calculer la proportion de chicorée qui avait été mélangée au café et faire à son fournisseur une scène épouvantable qui ne I empêchera nullement de recommencer, on peut en être certain, mais qui lui donnera peut-être des remords sur ses vieux Jours.LES ABEILLES-BAROMETRES Si les abeilles ne sortent pas de leurs ruches, c’est que la pluie est à redouter, le temps fût-il clair au possible.Si, au contraire, même par un temps superbe, les abeilles rentrent brusquement par essaims à la ruche, c'est qu’il y a menace d’oragt En revanche, si les abeilles sortent dès le matin, quoique le temps soit brumeux, c’est que le soleil ne va pas tarder à percer et que le beau temps va venir.Mais il y a mieux, lisons-nous dans le “ Propriétaire chrétien ’’: les abeilles auraient le don de prévoir, dès le commencement de l’automne, si l’hiver sera dur ou non.Si l'hiver doit être rigoureux, les abeilles ferment hermétiquement la porte de leur ruche avec de la cire et ne laissent qu’un trou à peine perceptible.Au contraire, si l’hiver doit être doux, l’entrée reste toute grande ouverte.Avoine roulée et farine d'avoine M.John Sutherland, de London, Ontario, fait une spécialité de la fabrication d’avoine roulée et de farines d'avoine ordinaire et granulée.Sa marque d’avoine roulée Gran-Dee est très populaire et ses prix pour les divers produits de sa manufacture sort intéressants pour le commerce qui les recevra sur demande. fk I EBB m MU WËË s i Mi IÉÉ mm 'é&h MPRESSIONS Commerciales et Artistiques EN NOIR ET EN COULEURS Livres-Blancs en tous Genres Demandez-nous une soumission avant de placer votre prochaine commande d’impressions ou de Reliure.Tn« Montreal Printina & Pub.G o.Ltd 42, Place Jac.-Gartler, Montreal.& Phone.Main, 1656.Cartes, Circulaires, Affiches, Livrets, Brochures, Catalogues Journaux, Revues, En-têtes de Lettres et de Comptes, Enveloppes, Etiquettes, Etc. LE PRIX COURANT 3,7 PAIN D’HIER ET DE DEMAIN E pain est le premier besoin de l’homme; sur presque 'toute lai surface du globe on le fabrique avec plus ou moins d’habileté, suivant les ressources dont on dispose, et quand ce n’est pas du pain véritable qui est obtenu, faute de froment, c’est quelque chose d’approchant qu’on essaie de cuire pour en tenir lieu.La France, jouit de la réputation d’avoir le meilleur pain qui soit: rien que le mot a une saveur ¦particulièrement intense; on dit: “ bon comme du bon pain.” Dans nombre d’histoires pour les petits enfants, vous y avez vu les grands yeux d’envie ouverts par quelque pauvre diable à la vue du gros morceau de bon pain blanc qu’il convoite; et dans les familles encore, on gronde, doucement mais fermement, l’enfant qui laisse perdre ou qui jette — parce qu’il n’y a plus de confitures dessus!—le bout de pain, don de la Providence.“ Il n’y a plus de pain à la maison, ” est une phrase cruelle, et sans envisager même le cas d’une misère intime aussi grande, on peut se faire une idée de ce que serait par exemple un pique-nique en montagne où l’on aurait emporté de tout — sauf du pain.Parions que malgré la faim on ne toucherait pas beaucoup aux bottes de conserves, et qu’à part la boisson et les fruits, les convives respecteraient à peu près toutes les provisions.C’est que le pain est l’accompagnement obligé de notre nourriture; à lui seul il peut la constituer, et rien ne le remplace complètement pour nous, occidentaux.La pomme de terre elle-même, qui est d'un emploi si général, ne peut rivaliser avec le blé transformé en farine et en pain.Les phases de la transformation nécessaire ont été en somme peu nombreuses; les premières manipulations aussi lointaines qu’on les suppose se retrouvent encore de nos jours, et la femme arabe, préparant la semoule du couscouss en imprimant un mouvement rotatoire à une pierre qui s’incrustant dans une autre pierre en forme d’auge y écrase lentement le grain, ne fait pas autre chose que ce qu’ont fait de temps immémorial le moulin à bras, le moulin à vent et le moulin è.eau.Il y eut sans doute des perfectionnements, le fer remplaçait le bois pour les engrenages et les axes des meutes; les meules elles-mêmes, cerclées de fer, pouvaient, en réunissant plusieurs bloncs de pierre, s’agrandir, surtout devenir plus facile à se procurer, mais au fond, malgré la force motrice empruntée à la nature c’était bien encore le moulin prima-tif, tel que le connurent les esclaves chargés de le faire mouvoir.Puis, vinrent à la fois la vapeur et les moulins à cylindres, le moulin s'appela MM.les Epiciers, Demandez pour vos Clients les plus difficiles à satisfaire notre marque spéciale de Beuppe “Spring Valley” EN PAINS DE , lb.C’est le Choix du Choix en fait de BEURRE de TABLE.ST-ARNAUD & CLEMENT Marchands da Provisions, Beurre, Fromage, Œufs 10 PLACE D’YOUVILLE, tyontréal.Beurre et Fromage, payés au plus haut prix du marché, sur réception dès lors une minoterie; ce fut une aorte de vaste usine accaparant la production en bié de vastes territoires, digérant à elle seule l’apport des pays étrangers et produisant un travail d’une régularité que ne possèdent évüdemmmenrt ni le ipoulin à vent ni le moulin à eau.Cependant les anciens procédés, battus pour la grande consommation, pour les immenses marchés des villes, se maintinrent tant et si bien que l’on voit tou-joours le sac de blé du cultivateur prendre le chemin de la rivière barrée par le moulin traditionnel, ou se diriger vers la colline agrémentée des grandes ailes blanches contre lesquelles gueroya si chaudement le brave et inconséquent Don Quichotte.Beurre, Fromage, Œufs, Provisions J’invite les marchands de la campagne à me consigner ou à me vendre ferme leurs PROVISIONS, FROMAGE, BEURRE ET ŒUFS.Par mes relations dans le Commerce et mes contrats passés, je suis en mesure de leur obtenir les plus hauts prix du Marché pour les différents grades de marchandises.Notez bien ma nouvelle adresse: ARTHUR SAUOIBR, Il et 13 Place Jacques-Cartier, tyONTREAL.; SEUL VER ITABLE i Le Sirop d'Anis Gauvin porte sur son enveloppe la signature de J.A.E.Gauvin.Tous les autres sirops d’anis ne sont que des imitations.i 1 J.A.B.GAUVIBir, 2 1286 Rue Ste Catherine, Montreal.Cacoa “ Perfection ” Etiquette Feuille d’Erable Chocolat " Qoyal Navy ” Chocolat "Queen’s Desert ' Chocolat " Cream Bars " Chocolat à Clacer Chocolat " Swiss tyilk " Cafés en renom Reconnus pour leur pureté et leur excellence.1 c O w A N 8 The COWAN Co., tobbhtô.Les uns, les moulins d’ancien modèle donnent la farine qui au village fournit les énormes miches, de six, huit et douze livres d’un pain blanc ou bis, fleurant bon le froment mais ne convenant pas à la clientèle citadine qui veut du pain ex-ira-blanc; l’autre, le moulin mécanique ô cylindres le lui assure, grâce à un traitement du grain tel que les parties teintées de l’enveloppe et du germe restent avec le son.Seulement ce que la science reproche au cylindre c’est, au lieu de broyer le grain, de le faire passer dans un vértable lamlnolre où il se transforme en amidon, perdant par cela même, la plupart de ses qualités nutritives.Nous aurions donc du pain magnifique, d’une blancheur éclatante, d’une pâte levant admirablement, mais ne nous servant pas à grand chose au point de vue réellement alimentaire.Certains au-’teurs vont plus loin et prétendent que ce pain blanc, résultat de la meunerie mécanique, ne sert à rien du tout.C’est peut-être beaucoup dire, mais puisque nous sommes sur la question il faut tout entendre.Cette idée que le pain blanc n’était plus qu’un accessoire de nos repas, destiné à acompagner les mets présentés sur la table et à permettre de les manger sans répugnance — car vous ne vous imaginez pas du civet de lièvre, ou un gigot rôti sans pain!—et non l’aliment par l’excellence, entra si bien dans la tête du public qu’une curieuse réaction so produisit il y a quelques années.A la suite de certaines campagnes menées activement en faveur d’une panifl cation différente, on remonta d’un seul saut le courant ,et du pain trop blanc, ou considéré comme tel, on passa au pain complet, c'est-à-dire dans lequel aucun des éléments du grain n’était délaissé.Plus de son, plus de surmoulage pour la nourriture des animaux, tout dans le pain! Ah! il 1’-était, complet, le pain que pendant un temps nous fournirent nos boulangers parisiens! Y mirent-ils de la coquetterie, ou bien avaient-ils quelque idée de derrière la tête en exagérant le 36 LE PRIX COURANT Trésor Familles.et le KINA La KOLA Le CACAO FORMENT LA BASE DU FAMEUX Ydi Hpêrtîff l’Inimitable PA '• Le meilleup Apéritif Connu.QUI A REMPORTÉ LA .d'or a l’Exposition universelle de Paris 1900.' AGENCE EXCLUSIVE AU CANADA : B.O.Béland, 26 rue Lemoine, riontreal • C Cognac: Jacques Nloot & Co.; Oln: Bd.Flourent Fils; Apéritifs: Gentiane, Représentant des Maisons La Raphaelle : Bonal & Fils ; Champagne: Léon Chandon; Grands Vins de suivantes: ’ Bordeaux: J.Latrllle Fils; Bourgogne: Bouehot-Ludot; Absinthe, Amers, Liqueurs, Fruits A l’Eau de Vie: G.Hartmann; Huiles d'OUves Pures.- Boy, Père & Fils.oo ^829 37 mouvement, toujours est-il que pour du pain complet, c’en était! Ah! nous voulions du son, dans notre pain; eh bien, nous en avions.Trop! ,.Cette horreur, avec laquelle on ne pouvait faire ni une soupe, ni une tartine, dura l’espace de quelques semaines, et rapidement on revint aux innombrables types de pain qui ornent la devanture des boulangeries, pain très blanc, très levé, ayant peu de mie, très croustillant et, parait-il d’une réelle inutilité pour l’économie.Ce n était pas une façon de résoudre le problème qui restait posé.En résumé, peut-on faire, et a-t-on intérêt à faire un pain, qui sans être le pain complet, avec le son et la raclure des parquets des boulangeries, ne soit pas privé des éléments nutritifs que nous, consommateurs, nous devons rechercher?L intérêt est indéniable, pour nous d’abord, ce qui ne serait pas une raison, mais pour le producteur de farine.Il est jnconstestable que les systèmes actuels de panification sont loin d’être parfaits, même au point de vue brutal du rendement, sans parler de la qualité du produit.Dans la transformation actuelle du blé en farine, il reste à l’état de déchet—le son —une proportion importante de grain.Diminuer cette proportion, améliorer de la farine, produire un pain appétissant et nourrissant, tel était le but à atteindre.Dfepuls quelque temps les procédés de mouture et de panification du système Schweitzer ont attiré l’attention.' Dans ce système, le grain est écrasé entre deux meules d’acier qui granulent les parties utilisables de l’amende, que les cylindres aplatissent, collent au son, et qu'on ne peut plus reprendre, même par des blutages répétés.Le pétrissage et l’incorporation du levain se font mécaniquement et sur-le-champ, comme mécaniquement et sur-le-champ se fait la cuisson dans des fours continus d’un dispositif tout nouveau.Le propre du procédé est donc de supprimer les approvisionnements en farine et de les remplacer par des approvisonne-ments en blé qui ne se détériore pas; de supprimer le travail- à bras d’homme, du geindre qui peine pendant des heures sur la pâtre, et y incorpore des éléments qui ne sont pas désirables, par suite de la sudation.Le pain obtenu par ce procédé, plus compact que le pain blanc, plus coloré, d’un goût très fin, est évidemment plus nourrissant en ce sens que le broyage a respecté des parties du grain indispensable à la nutrition.Le système Schweitzer est aussi préconisé pour la grande production, en vue des armées, des populations nombreuses, Rt convient également à la campagne, à la ferme.Des aparells réduits permettraient à LE PRIX COURANT Les marchandises qui se vendent sont celles qui amènent de la clientèle.Les CONFITURES CELÉES et MARMALADES de UPTON sont celles qui se vendent Agents do vente pour l’Est : Rose & Laflamme 400 RUE ST-PAUL rHnS *?**a««o wr UPTON^.Hr.» ÜLebuc & Daoust Marchands de Grains et de Produits.• EN Gros et • Commission Spécialité; Beurre, Fromage, Œufs et Patates Avances libérales faites sur consignations.Correspondance sollicitée.1217 ET 1219 RUE 3T-JACQUES, MONTREAL mocha authentique de la melllenre qualité Chaquo grain garanti tel que représenté, à 141c Vert ou 18c Rôti, Frêt payé é votre station.UN L0T dg JAVA, Plantation Privée A 19c vert, 23c Rôti, livré.UKLOTdç HARACAIBO A 10ic Vert, 13}c Rôti.Sommes prêts à livrer n’importe quelle quantité, frêt payé.Pas de fausses représentations chez nous.Si vous commandez du Mocha du Java ou du Maraoalbo, vous obtenez exactement ce que vous commandez.Envoyez-nous une commande d essai, et nous sommes convaincus que vous deviendrez un de nos nombreux clients.The New York Coffee Co„ Limited LONDON, ONT._________ MELASSES de Premier Choix FAJARDO, célèbre marque L.M.Cintron.BARBADE, célèbre marque S.P.Mdsson, Son & Co.Ces produits seront vendus au plus bas prix du marché par Nazaire Turcotte & Cie NEGOCIANTS 54-56-58-60 rue Dalhousi®, Québec un particulier, à un syndicat de petits consommateurs de posséder, dans un espace restreint, tout à la fols un moulin et une boulangerie, dispensant de transporter le grain au moulin, de rapporter la farine, et de passer par les exigences du boulanger.A l’heure qu’il est, mémo à la campagne, on ne fait plus beaucoup son pain sol-même, justement à cause du meunier.Les moulins ise font plus rares; 11 faut souvent aller loin, alors on aime mieux vendre son grain d’une part et au besoin racheter de la farine à proximité.Petit à petit on en est arrivé à ne plus acheter de farine, et à accepter l’Intermédiaire onéreux du boulanger qui travaille la pâte à sa façon, pour en retirer le meilleur parti possible, ce qui ne signifie pas que ce soit dans l’intérêt du client.Il y a aussi le système du docteur Pa-glanl, de Turin, qui mérite de nouvelles études, car 11 est extrêmement intéres-rant.Là le grain n’est plus moulu du tout, ce qui assure le respect des divers éléments qui le composent, le dit grain est traité après un gonflement obtenu par addition d’eau et transformé en une sorte de bouillie qui, après cuisson, donne un pain Intégral très savoureux ne rappelant en rien l’affreux pain complet et destiné à apporter dans l’économie domestique une révolution plus radicale encore que celle du procédé Schweitzer.Qu’Importe, au surplus, la vole dans laquelle on s’engagea: broyage, décortication du grain à l’état humide, tout ce qu’on voudra, pourvu qu’on arrive, sans parti pris, à la formule de pain simplement véritable, nourrissant de bonne conservation de digestion facile, aussi bon à la main que dans la soupière.Nous nous tiendrons alors pour satisfaits.EDMOND RENOIR.NOS CONCURRENTS Les Coopératives beurrières en Sibérie.On lit dans la “ Gazette du Beurre Sibérien ” : D’après une statistique publiée par les agriculteurs sibériens, il y aurait en ce moment 608 beurrerles, dont 509 sont situées dans le gouvernement de Tobolsk, 63 dans le gouvernement Oranburg et 36 dans le gouvernement de Perm.En juillet 1899, 11 n’y avait en tout que 334 beurrerles dans les gouvernements de Tomsk, Tobolsk et Perm et dans le district Akmolinsk; par conséquent le nom-, bre de ces beurrerles a presque doublé.Le nombre des beurrerles coopératives ^augmente pas dans la même proportion que le npmbre des industries privées; la coopération ne progresse que lentement.L'enthousiasme fait la vitalité de l’annonce. 38 LE PRIX GOURANT Elrm # LI MITED Hamilton, Canada.Demandez le Gatsup “Red Seal” une très excellente qualité à un prix très raisonnable.w OSSEDE et a en opérations Vingt-huit Fabriques de Conserves de Fruits, Légumes et Viandes, placées dans les sections les plus favorables du Canada.Ces fabriques produisant maintenant un type de haute qualité uniforme de Légumes, Fruits, Compotes, Gelée, Marmelades, Catsups, Volaille, Langue pour Lunch, Pieds-de-Porc, Soupes, etc.Chaque boîte empaquetée par les “CANADIAN CANNERS” est Garantie sous le rapport de la qualité.Tous les principaux Epiciers du Canada vendent les produits empaquetés par les “CANADIAN CANNERS” LE PRIX COURANT 39 COGNAC, ABSINTHE ET LIQUEUR8 LE plus répandu des usages de l’alcool qui absorbe, seul, 1,150,000 hectolitres, est l’imitation de l'eau-de-vie de vin.Une infusion de coques d’amandes brûlées de vanille et de thé, avec addition dë caramel, procurent à des esprits naturellement plats et parfois âcres, le goût de bois, la couleur et le parfum qui caractérisent le vieux cognac.Ces “ bo-niflcateur8 ” sont plus ou moins soignés et leur prix mor'.à certains chiffres, lorsqu’ils sont reconnus capables de communiquer, aux produits où on les verse un moelleux et un vieillissement factice.Des fabricants spéciaux vendent 25 et 32 francs le kilo—$2.50 â $3.20 la livre — la “ sève de fine champagne ” tandis que des “ sirops de raisins ” plus vulgaires ne figurent au prospectus que pour 1 fr 60 — 32 cents.—Il se fait même en Allemagne une “ essence de cognac ”, ayant pour base hyldraulique pour en retirer l’huile d’amande douce, distillés ensuite à l’état de tourteaux.Quelques gouttes de la substance ainsi préparée, qui coûte, il est vrai, de 200 à 500 francs le kilo,— $20.à $30.la lb, — suffisent pour un litre d’eau-de-vie.Le public s’est tellement habitué à ces sortes de liqueurs qu’il ne faudrait pas se hasarder à lui offrir brusquement du cognac ou de l’armagnac nature.Plus d’un malin gourmet s’écrierait qu’on le trompe et que c’èst là simplement un vil trois-six du Nord.D’autres eaux-de-vie ne sont qu’à demi sincères: souvent, en pays de production, il est versé des spiritueux d’achat sur des lies ou des “ vinasses", c’est-à-dire sur des vins déjà distillés, dénués par conséquent de force, mais possédant encore une bonne partie de leurs principes aromatiques; le tout est repassé ensemble à l’alambic, où le noble parfum du jus de raisin appauvri épouse le riche alcool de betterave.Le mariage se fait parfois au moyen d’un simple coupage; la détresse d’ “esprit-de-vin ” excitait le vigneron, lors des années difficiles du phylloxéra, à augmenter peu à peu la proportion du trois-six dans le mélange, comme le creusement des rides sur sa figure pousse une coquette à épaissir graduellement sa couche de fard.Or, 11 n’existe, quoi qu’on ait pu dire, aucun moyen chimique de reconaître l’addition de l’alcool à l’ëau-de-vie.De gros marchands m’ont avoué n’avolr d’autre critérium, pour vérifier la pureté de celles qu’ils achetaient, que de procéder eux-mêmes, sur des échantillons, à un coupage de contrôle que les armagnacs non adultérés déjà supportent seuls sans devenir insipides.En somme, ainsi que le disait finement un haut fonctionnaire des finances, si l'administration avait exécuté à la lettre les prescriptions d’une loi -lntemp.es- Lo véritable aliment dos enfants, pur, stérilisé, approuvé par les analystes officiels, recommandé par les autorités médicales.Se détaille à 25 ets la grande boite.^ Pour les cotations, consultez les prix courants de ce journal.P.COURSOL, Seul Propriétaire, 238 Avonue de l’Hôtel de Ville,-MONTRÉAL.-A.TJ Comptoir les Mlles » Levant Vins, Cafés, Thés, EZpices En vente dans toutes les épiceries les marques de Café Si-Marc et La Sultana.Seuls dépositaires au Canada pour les vins de messe des Pères Blancs d’Afrique.ÇOMtt forbes COMTE, FORBES & CIE •* IMPORTATEURS #¦ 1329, Rue Notre-Dame TEL-E,T 2341 A l’est de la gare Vigcr.TEL.M.2032 ÜdiiHiiUkiiiUkA La Lampe à Gaz Auer •'FMI rayonner k jogr oq régna» te imlf* Méln Imtwi.Plu Im Pria.Achèteriez.vous une lampe Î|Ql pe répand ni odeur, ai ?mée?Achèteriez • voss one lampe qui lie* écooom « rait 50% aur le pétrole?Achèteriez Ismpe mou msrchsiidi* no.n r.MO niaoifw •es sous leurs vraies couleurs du jour ?Achèteriez-vous nue lampe que vous pouvez renvoyer et recevoir en retour le plein montant que vous avez payé, d tocs ne l’aimez pas ?‘ Ccst la lampe que nous fabriquons.toutes nos mures soNt garanties.„ Ccftvousss et $ms$u sas estahssea et aaa ti A AUCI Lient CO., 168| RUE NOTRE-DAME, MONTREAL.xvm ww nmm y wm wm mua* LANGLOIS & PARADIS 8, rue Saint-Pierre, Québec.SUCRE, TABAC, VINS MELASSE, VEGETAUX, LIQUEUR." THÉ, FRUITS, Etc., CAFi.de toutes en canistres.sortes.Et tous les Articles concernant le Commerce d’Epiceries., PLUS BAS PRIX DU MARCHE.VENTES AU COMMERCE SEULEMENT.tive qui réservait aux seuls eaux-de-vie de vin les “ acquits ” blancs et Infligeait aux autres des acquits rouges ou bleus, elle eût préjudicié gravement, durant une période critique, à notre commerce national en proclamant la»dlsette des "es-prits-de-vln ” authentiques.Est-ce à dire qu’il n’y en ait plus?A Dieu ne plaise! Mais 11 faut avouer que les meilleurs ne se boivent pas en France.Il en a toujours été ainsi; un relevé des expéditions de Cognac, faites de 1850 à 1868, montrait que le quart seulement des eaux-de-vie de cette région était à destination de l’intérieur.La hausse des prix, depuis 1875, est venue accroître encore la part de l’étranger: sur 100 hectolitre [l’hectolitre égale vingt-deux gallons] d'eau-de-vle de luxe, 90 vont se répandre dans les deux hémisphères; le dixième seulement sert à la consommation indigène.Cette proportion se retrouve assez exactement chez les deux négociants dont la marque est la plus connue; Mârtell et Hennessy.Les fondateurs de ces deux maisons étalent eux-mêmes d’origine étrangère: le premier Martell, qui inaugura en 1780 des relations directes avec l’Angleterre, venait de Jersey; à la même date, James Hennessy était cadet dans la brigade irlandaise en garnison à Douai.Voué à la carrières des armes qu’il aimait passionnément, 11 avait dans sa compagnie, pour ami Intime, un camarade nommé Mortier, qui manifestait un goût très vif pour le commerce.La destinée, volontiers capricieuse, fit de ce dernier le maréchal duc de Trévise, et du jeune Hennessy, le créateur d’une affaire qui, depuis trois générations, a prospéré, puisque le chef actuel de cette famille est aujourd’hui le plus fort exportateur de Cognac.La^ renommée des Charentes était sous ce rapport, au moment de la Révolution, toute nouvelle, au moment dit de “ Bor-derie ” était estimé en Hollande, mais, pour l’eau-de-vie, les peuples du Nord, de temps immémorial, l’achetaient sur les bords de la Loire et tel buveur dans Shakespeare, manifestait sa sympathie pour le “ nantes ”, était l’interprète de ses contemporains.A la fin du premier Empire les produits de la Saintonge étaient tombés à un bon marché Inouï; la barique d’eau-de-vle de 270 litres ee vendait alors 100 francs — $20— et la hausse de 1817, qui porta le prix à 215 francs — $430.—, fut regardée comme “ formidable Elle Tétait effectivement, puisqu’il y a une trentaine d’années l’hectolitre, dans les crus ordinaires, ne coûtait pas plus de 65 francs — $13; il est vrai que si la récolte était abondante, on pouvait, pour 5 francs — $1., se faire remplir une pièce de vin chez le paysan.L’année 1875^-marqua l’apogée de la production et du commerce des Charentes: la maison Hennessy, à elle seule, expé- 40 LE PRIX COURANT i * Sirop de Goudron et d’Huile de Foie de Morue de J.L.MATHIEU.Guérit : Toux, Rhume, Asthme, Catarrhe, Bronchite, Coqueluche, Diphtérie, Croup et les Fièvres Scarlatines.4?
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