Le Prix courant : journal du commerce, 18 juillet 1902, vendredi 18 juillet 1902
Bibliothèque et Archives nationales Québec Le Prix Courant Page(s) manquante(s) HH— III i III ¦¦ III — III ¦ ¦ III III Ml ¦ Ml ¦ ||fH« ¦¦¦III ¦ l>> — Ml "—lit i i "III III ¦ III III ¦¦III III i ¦ Ml—III III ¦¦Oil Ml III i ^H^¦¦¦¦||| m —1||« ¦ mi —mi Commerce, finance, ITn&uetue HH« ¦mih mhi Min ¦ m ¦ w—h —h w «ni «in —iW ¦ in ¦¦in '¦ill in —in ¦ "111 —iiii ¦ in — in 'in in in hi m—h —ii .mi —hi ¦¦¦in ¦¦¦ hi —hi ¦¦¦hi « mi — mi —in —hi ¦ Vol.XXXIY VENDREDI, 18 JUILLET 1902 No 3 LE PRIX COURANT REVUE HEBDOMADAIRE Publié par La Compagnie de Publications Commerciales (The Trades Publishing Co.), au No 25 rue St-Gabriel, Montréal.Téléphone Bell - Main 2547 Boite de Poste - - - 917 PRIX DE L'ABONNEMENT: Montréal et Banlieue $2.00 Canada et Etats-Unis - 1.50 Union Postale - - frs.15.00 Il n’est pas accepté d’abonnement pour moins qu’une année complète.L’abonnement est considéré comme renouvelé si le souscripteur ne nous donne pas avis contraire au moins quinze jours avant l’expiration, et cet avis ne peut être donné que par écrit_ directement à nos bureaux, nos agents n’étant pas autorisés à recevoir tels avis.Une année commencée est dûe en entier, et il ne sera pas donné suite à un ordre de discontinuer tant que les arrérages ne sont pas payés.Nous n’accepterons de chèques en paiement d’abonnement, qu’en autant que le montant est fait payable au pair à Montréal.Tous chèques, mandats, bons de poste, doivent être faits payables à l’ordre de “ Le Prix Courant.” ‘ Nous nous ferons un plaisir de répondre à toutes demandes de renseignements.Adresser toutes communications simplement comme suit : : Le Prix Courant, Montréal.REVENONS AUX EXPOSITIONS On verra par le compte-rendu que nous donnons plus loin de son assemblée annuelle, la section de Montréal de l’Association des Manufacturiers Canadiens propose qu’il soit établi à Montréal une exposition permanente des produits manufacturés dans la province de Québec et à Toronto, une exposition permanente des produits fabriqués dans tout le Canada.Nous avouerons bien candidement que nous ne comprenons pas cette distinction, si la proposition eût été présentée inversement elle eût été en même temps plus compréhensible, car Montréal a, sans contredit, un commerce plus développé que Toronto et que c’est là où se fa.t.le commerce que les produits ont chance de vente.D’ailleurs, les produits de notre province sont mieux connus à Montréal qu’en Ontario et ceux d'Ontario y sont moins connus que ceux de Québec.Qu’il ÿ" ait une exposition permanente à Toronto des produits des manufactures nationales, rien de mieux; mais pourquoi borner à Montréal l’exposition permanente aux produits des fabriques de la province de Québec?Nous ne comprenons pas.Mais, par hasard, par exposition permanente devrait-on entendre exposition annuelle?Cela doit être, puisque dans la proposition il est dit que Toronto est mieux outillé pour une exposition que Montréal.En ce cas, il est bon de se rappeler que les expositions annuelles d’antan, a Montréal, n’ont pas obtenu grand succès; nous n’avons pas à revenir sur toutes les causes des insuccès de la Compagnie d’exposition de Montréal, nous devons cependant dire qu’une des principales raisons est précisément que ces expositions revenaient trop souvent; les manufacturiers s’y faisaient peu représenter n’ayant pas toujours du nouveau à présenter et ayant, en outre, à peu près à même date, à exhiber leurs produits à Toronto et à Ottawa.C’est dire qu’une exposition annuelle à Montréal, fût-elle nationale au lieu de provinciale, ne pourrait longtemps compter sur le succès, sur des résultats.Mais il y aurait certainement à gagner et pour les manufacturiers du Canada et pour le public, à faire, à Montréal, une exposition des produits des manufactures du Canada, de temps à autre, disons tous les quatre ou cinq ans.Nous sommes certains que le commerce de Montréal et que le public de la province de Québec en général se trouveraient bien de ces expositions et que les manufacturiers en tireraient eux-mêmes grand profit.Maintenant que les manufacturiers sont organisés et que leur Association a déjà donné maintes preuves de son activité, de son désir de faire progresser les industries du Canada, et de vendre aux Canadiens des produits canadiens; nous sommes certains que, grâce à l’Association, une exposition à Montréal attirerait désormais ce qu'il était difficile d’obtenir dans le passé—les produits de la plupart des produits de l’industrie canadienne dans l’enceinte de l’exposition.Faire connaître ses produits aux consommateurs, c’est par là que doit commencer le manufacturier.S’il vient avec ses produits à Montréal il les y fera connaître à ceux qui en ont la vente comme à ceux qui les consomment.Les grandes industries doivent d’abord accaparer le marché national avant de chercher des débouchés au dehors.A différentes reprises, Le Prix Courant s’est fait l’apôtre de la petite industrie qui, sous notre climat, mériterait d’être encouragée plus peut-être qu’en maints endroits où se trouve répandue l’industrie en chambre.Nous''’avons déjà dit pourquoi, nous n’avons pas à appuyer aujourd’hui les raisons pour lesquelles elle devrait être aidée, encouragée et répandue ; c’est Le papier sur lequel est imprimé “ Le Prix Courant ” est fabriqué par la Canada Paper Co., Montréal d’ailleurs chose généralement admise qu’elle mérite l’attention du public.Dans l'intérét de cette petite Industrie, de ces ouvriers industrieux plutôt qu’industriels, nous souhaiterions également le retour des expositions h Montréal.Une exposition qui reviendrait périodiquement serait le meilleur excitant pour provoquer l’ingéniosité, l'habileté, le génie inventif qui sommeillent chez beaucoup d'ouvriers, ou qui, s'ils sont éveillés, n’ont pas l'occasion d’éclater aux yeux des commerçants et des industriels qui donneraient au travail le prix qui lui revient.Il serait donc bon de revenir aux expositions ; pas trop souvent, mais de temps il autre, telle est notre conclusion.- -— ASSOCIATION DES MANUFACTURIERS CANADIENS Section de Montréal La succursale montréalaise de l'Association des Manufacturiers Canadiens a eu son assemblée annuelle la semaine dernière après-midi, sous la présidence de l’hon.J.D.Rolland.Le président général, M.Robert Munro, et le professeur Wickett, de Toronto, étaient aussi présents.M.J.D.Rolland ouvre la séance et félicite les membres d'être venus en aussi grand nombre; l’Association est maintenant assise sur des bases solides et que les manufactures canadiennes sont tenues en haute estime par les pays étrangers.“ Les manufacturiers canadiens ”, continue M.Rolland, “ ne craignent pas, aujourd’hui, de mettre leurs noms sur les articles destinés à l’exportation; cette Association fut fondée, ajoute-t-il, particulièrement dans le but de promouvoir les intérêts des manufacturiers canadiens, et de démontrer au peuple que les produits du Canada sont d’aussi bonne qualité que ceux importés, sinon supérieurs.” M.E.H.Cooper, secrétaire, lit ensuite le rapport de l’année écoulée.Le comité a été élu en octobre de l’an dernier.Depuis le commencement de l'année le nombre des membres a augmenté de 65 pour 100; de 130 il a passé a 2io.La succursale de Montréal forme le cinquième du total des membres de l’Association.Pendant les neufs mois écoulés le comité s’est assemblé deux fois par mois.Le comité favorise aussi une exposition de tous les produits du Canada.To- ronto est la ville la mieux équipée pour ce genre d’exposition.L’exposition industrielle de Winnipeg appelle aussi l’attention de l’association.Les manufacturiers sont heureux que le projet de loi sur l’arbitrage obligatoire ait été repoussé par la chambre.Le comité a aussi envoyé à Sir Wilfrid Laurier un certain nombre de résolutions pour être soumises à la conférence de Londres.Les principales se rapportent au tarif réciproque préférentiel entre les colonies et l’Angleterre, à la défense de l'empire, au service consulaire, etc.Le comité est aussi en faveur d’une exposition permanente, à Montréai, des produits manufacturés dans la province de Québec.Le rapport financier mentionne que la succursale a droit à 10 pour cent des recettes de l’association et que tout a été dépensé pour l’installation et l'ameuoie-ment du bureau de l’association.Le rapport du comité sur l'Education Technique s’est assemblée en avril et a étudié à fond cette importante question.L'ouvrier qui veut être autre chose qu'une machine doit étudier et comprendre son métier jusque dans ses plus petits détails.Le système d’apprentissage a certainement du bon, mais si l’apprenti apprend la pratique de son métier, il n’en connaît pas la théorie.école établie à Philadelphie par la National Manufacturers’ Association forme d’excellents élèves et des ouvriers qui connaissent 11 fond leur métier; Strn-fondateur l'a longtemps soutenue avec son propre argent, mais aujourd’hui elle dépense annuellement $50,000 et elle a 800 élèves.A Montréal, nous avons trois excellentes écoles; l'école de mécanique du McGill, le Conseil des Arts et Manufactures, au Monument National et la Y.M.C.A.McGill n’atteint pas la masse des ouvriers et ne s’adresse qu’aux chefs d’ateliers, le Y.M.C.A.s’en tient plutôt au coté commercial et ses départements d’instruction technique sont très peu nombreux.Le Conseil des Arts et Manufactures remplit mieux les exigences de l'Association, mais ses moyens sont tiop limités et il a dû refuser des centaines d’élèves à cause du manque d'argent et de place.11 n’y a pas non plus assez de professeurs pour le nombre d’élèves.Il faudrait qu'une bonne école eut d’amples moyens à sa disposition.L’ouvrage ne manque pas pour l’ouvrier qui connaît bien tous les secrets de son métier., M.Rolland suggère que le comité de l’association se concerte avec le gouvernement provincial pour qu’il accorde une aide plus considérable à l’école du Conseil des Arts.M.Hughes et l'échevin Sadler proposent l’adoption de ce rapport et font remarquer qu’il faut que les manufacturiers bâtissent eux-mêmes leur école et qu’ils paient les professeurs de leur propre argent.Il ne faut pas compter sur le gouvernement qui fait ce qu’il peut.Les deux rapports sont adoptés à l’unanimité, et le rapport sur l’éducation technique sera soumis au prochain comité exécutif, auquel s'adjoindront pour cette étude, sir William McDonald, MM.MM.J.D.Rolland, Couison, R.Munro, D.Morrice, jr, J.C.Rose, J.C.Holden, J.W.Hughes, G.E.Drummond R.R.Stevenson, Brock, J.D.King, C.Philipps.Le professeur Wickett, de Toronto, dit ensuite quelques mots sur son voyage projeté au Yukon.Toronto est d’avis que Montréal est nécessaire au succès de l’Association.La convention de l’an dernier a donné un grand essor et Montréal doit se faire bien représenter à Halifax.L’Association a pensé qu’un délégué au Yukon augmenterait le commerce avec cette région.11 partira bientôt et passera 18 jours à Dawson.Son rapport sera très complexe et devra parler du commerce, des moyens de transport avec les manufacturiers qui désirent faire des affaires avec le Yukon et pour-ieur-demandev des—suggestions qu’il s’efforcera de mettre à profit.L’Association procède ensuite à l’élection du président, du vice-président ei du comité local.Les messieurs suivants ont été élus: président, M.J.D.Rolland; vice-président, M.MacMaster; membres du comité, MM.F.W.Thompson, E.Tougas, W.W.Watson, R.Munro, J.1 Mcu.il, Jas.Davidson, échevin Sadler.Edgar McDougall, Hagar, Esplin, R.R Stevenson, J.C.Holden, R.Gardner, .1.E.Matthews, J.S.N.Dougall, R.C.Wilkins, E.H.Sims, C.W.Davis, J.H.Sher-rard, Whitehead, C.C.Ballantyne, Hors fall, Geo.E.Drummond, J.Bailey.Voici les noms des membres suggérés pour faire partie du comité général: MM.F.W.Thompson, E.Tougas, W W.Watson, J.J.McGill, Jas.Davidson.Hagar, R.R.Stevenson, J.C.Holden.1.S.N.Dougall, E.H.Sims, G.E.Drummond.M.J.J.McGill est proposé comme vice-président de l’Association pour la province de Québec et MM.J.A.Gunn de r» §6 ^ sj?çj?çjj?9$?9^?çj?Ç^?çjjç Ç$?çjç>
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.