Le Prix courant : journal du commerce, 16 août 1895, vendredi 16 août 1895
r s S -«m* '-v PER \P-/JX CON fim tit i t'EBDof lADAifSr^^ DU COMMERCE.DE U FINANCÉ luUnCTf ilL.DELAPRÛI mmÊ^Mmnrn Vol.XVI, No.24.Montréal, Vendredi, 16 Août 1895.Alfred Lionais, ) D_______ Hkniü Ltonats, f Propriétaires.A VENDRE.SUPERBES.F“ I! LOTS A BATIR Divises au gre de l’Acheteur Ces lots sont situés.• e • A proximité de la Nouvelle Eglise des RR.Pères Jésuites, et de l’Ecole.AVENUE DE LORIMIER, RUE CHAUSSE, RUE MARIE=ANNE, AVENUE MONT ROYAL, BORDEAUX et RACHEL, COIN DES RUES ET S’adresser à la RUE BORDEAUX, En face du Scholasticat des RR.Pères Jésuites.Succession Lionais Ch.402, Bâtisse de la New York Life, 11, Place d’Armes MONTREAL Représentant du “ PRIX COURANT ” à Paris, 'À GEO.ALLUAUME, 44 Rue d’Enghien MARCHAND DE FROMAGE BHBMRHHB» * commission «gaaaajgaaaaaaagaHBB» -t-s-l—-ET- NÉGOCIANT DE FOURNITURES POUR LES FABRIQUES DE BEURRE ET DE FROMAGE.SEUL AGENT AU CANADA POUR ' ‘ La Célébré Canistre “EMPIRE STATE” a l’usage des patrons de Beurreries et de Fromageries.L’excellent Extrait de Présure et de Couleur a Fromage.Boite Poste 62.Telephone Bell 2461.La Pondre “PRESERYALINE” pour conserver le Lait, le Beurre, le Fromage, les Œufs et les Viandes.OUTILLAGE complet Machines, Bouilloires, Pompes, Bassins, Presses, Ustensiles, Instruments, Outils.Tout ce qu'il faut pour suivre les procédés de tahrication les plus perfectionnés.Ponds, Cercles et Couvercles pour faire des boîtes, et Machines pour les assembler.PRTX MODÉRÉS ET CONDITIONS KACILWS.DEMANDEZ MON CATALOGUE ILLUSTRÉ ET MA LISTE DK PRIX AYANT DK DONNER VOTRE COMMANDE AILLEURS.- # 4 4 f 2nT- ZET- BT] 32 et 34, rue des Enfants Trouves, (Foundling), MONTREAL.B.DE P.459.Téléphone 1263.Exportateur de Fromages et Marchand a Commission 33, 35Iet 37 rue William, MONTREAL et 2 à 6 Harrison St., NEW YORK.tS".SEUL AGENT POUR T.A CELEBRE PRÉSURE “ EUREKA’1 ET LE SEL DE BEURRERIE DE WORCESTER.JT.BT.X>"CTCarXTLA BAIE, CO, YAMASKA.-MANUFACTURIER DE LA - Cloture en FIL DE FER CROISÉ de Kitselman g V T^TT 1 A TÉpreuve de tous les Animaux sans exception Cette Clôture a Remporté tous les PREMIERS PRIX partout où elle a été exposée, CHICAGO.TORONTO.MONTREAL.Sherbrooke et Québec.C’est la Clôture MOINS DISPENDIEUSE.CHOCOLAT EN VENTE PARTOUT.AGENTS.CACAO D.Masson & Co., Montreal. LE PRIX COURANT REVUE HEBDOMADAIRE Du Commerce, de la Finanee, de 1., de la Propriété Foneière et des Assuranees Abonnements d’un an : Montréal, $2.00.Canada et Etats-Unis, $1.50.Europe, $3.00 (15 francs.) VOL.XVI MONTRÉAL, VENDREDI lli AOUT, 1895 No 21 SEMAINE DU 9 AOUT Ce tirage est égal sinon supérieur à celui de al importe .quel autre journal de commerce français.Nous avons à Québec au moins 200 abonnés de plus que n’importe quel autre journal de commerce français ou anglais.LE* PRIX COURANT A.& H.LIONAIS, Éditeurs-Propriétaire* Chambre 102 Bâtisso "New Administration.York Life." Téléphone No 2M7.Boite de Poste No 917.Redaction.{ %£&&£?¦ Montréal, Canada.ABONNEMENTS .-iStrleJemaU.paya.bUs d'avance.) M.Weir voudra bien sortir une fois de son mutisme pour y répondre.Notre question est celle-ci : A qui appartiennent en réalité les actions (pie l’on trouve portées sur la liste d’actionnaires, vis-à-vis les noms suivants : U.Garand et Win.Weir, in trust.837 Win.Weir,- in trust.273 Total.MO Un ouvrage canadien apprécié.Montréal et Banlieue un an “ 6 mois - '4* “3 mois Canada et Etats-Unis, un an 6 mois $2.00 1.00 0.50 1.50 0.75 France et Union Postale un an (15 francs» - 3 00 LE NUMERO 10 CENTINS.Adresser toutes communications comme suit : LE PRIX COURANT, Montréal, Canada.(Edi et là.une réponse Nous avons exprimé s v-p- l’autre jour le désir de connaître, si possible, les raisous pour lesquelles M.Wm.Weir, président de la banque Ville Marie, ne peut pas réussir à garder autour de lui le même bureau de direction pendant plus d’une année.Comme nous nous y attendions, M.Weir a trouvé notre question indiscrète et il a oublié (1e nous répondre.Nous avons encore une question à lui poser, et comme cette question n’intéresse pas seulement les actionnaires et les créanciers de sa banque, mais qu’elle intéresse tout le public 'pii est exposé à se voir passer par les mains quelque billet de la ban que Ville Marie, nous espérons que Nous lisons dans notre confrère français “ La Laiterie ” : “Nous sommes en retard pour rendre compte d’une excellente monographie du fromage de Cheddar.L’auteur de ce livre est M.Darker ; le traducteur de l’anglais an français est M.E.Castel, le distingué secrétaire de la Société .d’industrie Lai-tière de la province de Québec, Il y a bien longtemps que j’écris et (pie je répète qu’à mon avis, la fabrication du Cheddar est des plus intéressantes pour nous.“ Je crois alors (pie le livre de M.Castel devrait être consulté.Ce petit ouvrage est écrit en un style clair et agréable.Le traducteur, du reste, ne s'est pas borné à passer de l’anglais au français ; il est, dans le sujet qu’il traite, d’une compétence hors ligne, et il a commenté son auteur.On voit que M.Castel a beaucoup lu, beaucoup vu, car il discute en connaisseur et saisit toutes les occasions d’expliquer ou de commenter les passages qui pourraient laisser quelque obscurité.“ Le français bien parlé a précisément pour avantage d’amener de la netteté dans les explications.“ J’ai lu cet ouvrage avec intérêt et prolit.C’est un petit traité de laiterie à propos de Cheddar, et on y trouve résumés tous les progrès et tous les travaux des Américains sur le sujet.“ De jolis dessins, exécutés d’après des photographies, complètent très heureusement les explications du texte." R.Lky± La Banque ljil han‘I«« «1« l’OUple a du ouvert ses guichets, le M b Toapl° courant, pour le rachat, j sur présentation de ses billets encore en circulation.Ce jour là, il lui en a été présenté pour $100,000 : environ et l’on croit qu’il n’en reste j plus, dehors, qu’à peu près autant.Depuis sa fondation, il a bien dà s’égarer, se' détruire une centaine de mille piastres de ses billets, ce qui serait autant de gagné pour les actionnaires.¦ A partir du 14, donc, la banque du Peuple ne paie plus d’intérctsur i sa circulation; mais cela ne veut.I pas dire que ses billets ne sont plus j valables.Ils conservent leur va j leur jusqu’à ce qu’ils soient rachetés, au moins tant, que la banque ne sera pas en liquidation.Il n’est 1 donc pas nécessaire pour ceux qui seraient porteurs de quelques-uns de ces billets de s’empresser de les qu’ils ne veuillent bénéficier de l in térêt à 0 p.c.à partir du jour de la suspension des paiements.Quant à la perspective de la repose des affaires, elle s’améliore de jour en jour ; les déposants font connaître les uns après les autres leur adhésion à l’arrangement proposé et, après que MM.de Mart.igny et Chipman auront préparé leur rapport, ce qui sera fait d’ici à quelques jours, on pourra probablement fixer la date de la réouverture, défi -i ni five.Les actionnaires ont toujours confiance que leur capital sera trouvé iutacts quoiqu’il soit probable qu'il faudra passer à Profits et Pertes une bonne partie du fonds de réserve.Il n’y a pas d’actions sur le marché, sauf quelques-unes qui ont déjà servi, en passant, de mains en mains à faire baisser les cours ; pour les dernières opérations de ce genre, les baissiers en ont.été réduits à i opérer sur des petits lots de ~> et.10 actions.• i La taxe de i - l’eau Nous avons averti nos ecteurs de Montréal que la nouvelle taxation entreprise pour combler le déficit dans les fi fiances Le papier sur lequel est imprimé “ LE PRIX COURANT ” est fabriqué par la Canada Paper Ço., Montréal, ^ 846 LE PLIX COURANT de la ville, et que l’on ne pouvait appliqueras l’année dernière, allait être imposée cette année.La première mesure de ce genre, l’augmentation de la taxe de l’eau excite, en ce moment, des commentaires peu flatteurs pour nos échevins.11 se trouve désormais deux catégories de contribuables pour la perception de la taxe de l’eau.La première catégorie comprend les maisons d’habitation dont le loyer annuel est au-dessous de $120, ou $10 par mois.La seconde se compose des citoyens qui occupent un logement dont le loyer égale ou dépasse $10 par mois.La première catégorie n’est pas dérangée ; ou lui demande comme l’année dernière, 7| p.c.de: sou loyer ; à la seconde, on demande 10 p.c.Pourquoi cette différence t Nous ne sommes pas partisan enthousiaste du système qui consiste à faire payer l’eau aux citoyens en proportion de leur loyer.Nous croyons que, au contraire, la base de la taxe devrait être le nombre de membres de Ja famille, en relation avec le nombre de chambres occupées.Mais puisque nous sommes sous ce régime, pourquoi en aggraver encore les inconvénients, en faisant la taxe proportionnelle plus élevée L’EPARGNE Encore faut-il s’entendre sur la signification de ce mot : “ épargne.” C’est bien, évidemment, les sommes, petites ou grosses, constituant le surplus du budget de la famille, chaque semaine, pour ceux qui sont payésà laseinaine; chaque mois, pour ceux qui sont payés au mois.Du moment que, ayant à dépenser tant, dans un laps de temps fixe, on a réussi à faire face à ses affaires avec une somme moindre, l'excédant est une épargne.Mais cette épargue peut se chiffrer par quelques cen-tins, quelques piastres, ou des centaines.de piastres.Est-ce à dire que chacune de ces sortes d’épargne aura droit au même titre à la solli citude protectrice de l’Etat ?Non, n’est-ce pas.La véritable épargne, celle dont l’Etat doit protéger le placement, c’est la petite épargne,- péniblement amassée sou par sou et représentant souvent des privations detqhoses utiles, quelquefois même de choses quasi-nécessaires.Seulement, cette petite épargne elle même peut finir il la longue par perdre son caractère.Un homme qui met de côté $2.00 par semaine pendant dix ans, se trouve, au bout ______ de ces dix ans, avec une épargne de pour lesTôvëfsTUrovens-ct-gTQH^u^iLlOéO et.même beaucoup plus, s’il a pour les petits ?v ' Nous comprenons bien que la ville a besoin d’argent pour combler le déficit causé par les gaspillages de nos échevins ; mais, est-ce que les locataires payant $120 et plus de loyer ont profité de ces gaspillages plus que les petits locataires 1 II nous semble pourtant que c’est le contraire.Les échevins prétendent qu’ils ont employé les fonds des emprunts, etc., à donner du travail aux ouvriers ; pourquoi, alors, exempter précisément les ouvriers de toute contribution au remboursement de ces fonds I Il est probable que cela a été fait en vue des élections de février prochain.Mais si les échevins ont cru s’assurer ainsi la sympathie des petits locataires, ils peuvent compter, en même temps, sur le souvenir peu sympathique des autres locataires qui, tout compte fait, forment un appoint cousidérable dans le total des électeurs.Qu’on se le rappelle eu février 1896 ! On vient de découvrir du pétrole on quantité payante à New Plymouth, Nouvelles Galles du Sud.On a pu en recueillir 240 gallons de la plus belle qualité, en deux jours.Des capitalistes de Sydney vont former une compagnie pour exploiter ce gisem en t.mis son épargneTnàTjnünjTieTptnrrLtH-faire produire de l’intérêt.Or, $1000, ce n’est plus, il nous semble, de la petite épargne, c’est devenu un capital.Consultez les économistes ; ils vous diront que le capital n’est que l’épargne accumulée.Si l’Etat continue à protéger ce capital, à l’entourer de garanties spéciales et à le faire fructifier, il est probable que sou possesseur, le petit capitaliste, le laissera à la caisse d’épargne, au lieu d’en entreprendre lui-même le placement ou l’exploitation.C’est ainsi qu’une partie très appréciable des capitaux des particuliers peut être tenue en dehors du mouvement général des affaires et rester à peu près improductive.En France, la loi qui régit les caisses d’épargue ne permet pas à un déposaut d’y placer plus de 1,000 francs.Lorsqu’il atteint ce chiffre, l’état transforme sou compte de dépôt en un titre de rente, et lui remet des obligations du gouvernement rapportant 8 p.c.d’intérêt.La même restriction se trouve dans la loi concernant les banques d’épargne au Canada : aucun déposant ne peut avoir plus de $2,000 à son crédit.Mais nous savons que cette restriction n’est pas rigoureusement mise à exécution et que la banque d’épargne, par arrangement spécial, permet aux déposants de laisser monter leur crédit beaucoup plus haut.En cela, elle a tort, pareequ'elle sort de ses attributions et prête précisément le flanc aux reproches qu’adressait aux caisses et banques d’épargne le gérant de la banque de Montréal, qui les accusait de détourner ainsi du commerce et de l’industrie des capitaux qui auraient dô y trouver leur place.Ainsi, il convient de bien s’entendre : l’épargne, la petite épargne, celle qui est d’autant plus précieuse qu’elle a plus coûté à ramasser, et que l’Etat doit protéger, ne peut dépasser une certaine somme sans perdre son caractère et devenir un capital.A quel chiffre a lieu cette transformation 1 C’est évidemment au chiffre qui permettra de faire un placement productif.On peut trouver à prêter $500 sur hypothèque à 6 ou 7 p.c.Il est clair, par conséquent, que l’épargne dépassant $500 est devenue un capital et qu'il faut la traiter comme telle.Autrement, on risque d’enrayer tout progrès industriel et commercial, en immobilisant dans des emplois de toute sécurité, mais aussi de peu d’influence sur le mouvement général, des capitaux qui devraient concourir au progrès de la richesse publique,___________ Supposons cette ^restriction tuellement en vigueur.Voici un ouvrier économe qui a mis à la caisse d’épargnes $500 et qui, maintenant qu’il en a pris l’habitude, continue à épargner $2.00 ou $3.00 par semaine.La caisse ou la banque d’épargne lui dit : Monsieur, votre dépôt a atteint sa limite, nous ne pouvons plus recevoir vos économies.Que fera-t-il 7 II ira trouver un notaire et lui dira : j’ai à la banque $500 que je voudrais placer sur hypothèque.Et le notaire lui trouverait un placement aussi sûr qu’à la banque d'épargne et lui rapportant de 6 à 7 p.c.d’intérêt.L’afiluence de ces petits capitaux ne saurait manquer d’avoir pour effet de faire baisser l’intérêt sur ce genre de placement et de faire progresser en même temps l’industrie qui les emploie, l’industrie de la construction.Mettez l’ar geut à bon marché à la disposition des propriétaires de terrains vagues et ils s’empresseront de tirer parti j de ces terrains en y construisant des maisons, des magasins, etc.Voilà ! en même temps une augmentation de travail pour la classe ouvrière Lorsque notre ouvrier économe aura ainsi placé deux ou trois sommes de $500, il attendra l’échéance de ses LE PRIX COURANT S47 prêts et changera peut-être alors son mode de placement.S'il est un peu ambitieux, il en profitera pour s’établir à son compte ; s’il n’a pas assez dé confiance en lui-même pour se lancer dans les affaires, il s'achètera une maison et deviendra propriétaire.S’il tient it posséder une pro priété'qu’il puisse réaliser d’uu moment à l’autre, il achètera des obligations du gouvernement, de la ville, de chemins de fer, des actions de banques ou de compagnies industrielles.Si, enfin, il tient à garder constamment disponibles ses $500 en attendant qu’il ait une somme suffisante pour entreprendre quelque chose, il les déposera une banque d’escompte, qui, pourvu qu’on s’engage à ne les retirer qu’après un avis de quelques mois, lui paiera un intérêt aussi élevé qu’à la caisse d’épargne.Il est donc nécessaire, d’abord, d’établir qu’on ne devra considérer comme petite épargne (pie les petits dépôts dont l’accumulation n’aura pas dépassé $500 ou toute autre somme que l’on insérera dans le statut.- - MAITRES I)E POSTES ET JOURNAUX Poursuivant sa campagne pour obtenir que les maîtres de poste soient, ex ofllcio, agents iPabornre- ment des journaux, notre confrère de Québec, la Semaine Commerciale nous pose les trois questions suivantes : 1.Les maîtres de poste qui sont maintenant obligés de vous prévenir, sous leur signature et leur responsabilité personnelle, des refus d’abonnement, ne devraient-ils pas logiquement être chargés de nous informer des acceptations d’abonné ment ï Réponse.l’as nécessairement ; l’avis de refus du journal fait partie de leurs fonctions de distributeurs de la matière postale.Parce qu’ils sont tenus de retourner à l’expéditeur, si avis en est donné sur l’enveloppe, toute lettre qui n’est pas réclamée dans un certain laps de temps, il ne s’ensuit pas logiquement qu'ils puissent être obligés de réclamer une .réponse du destinataire, si l’expéditeur en faisait men tion au dos de sa lettre.Nous ne discutons pas les avantages que cela procurerait aux journaux et réciproquement aux maîtres de poste qui pourraient y gagner une commission ; mais cela nous semble tout il fait eu dehors du service public de la poste.2.Le ministère des Postes, qui fournit actuellement des formules spéciales aux maîtres de poste poulies refus, ne devrait-il pas leur en fournir pour les- acceptations 1 Réponse.Le cas est le même que le précédent.De plus, il y a une question de responsabilité qu’il faudrait régler au préalable.Supposons que l’abonné refuse de payer, s’en aille du pays, décédé oit fasse faillite, à qui s'adressera l’éditeur du journal qui aura servi un an ou deux d’abonnement î Daus la pratique actuelle, nous avous quelquefois beaucoup de peiueà faire payer cer taius abonnés de mauvaise volonté.Nous avons alors besoin du témoi gnage du maître de poste ; comment ce témoignage pourra t-il nous servir ensuite, s’il est intéressé î Au Pkix Courant nous avons pris pour règle de faire signer un bulletin par l’abonné lui même ; et nous nous en trouvons bien.Nous avons ainsi une circulation indiscutable et notre titre de créance est parfait.•'{.Quel pcrcentagealloueriez vous aux maîtres de poste sur les abonnements payésî Réponse.Ce serait une question des plus épineuses à résoudre, par- j ce que tous les éditeurs ne donnent pas la même valeur matérielle pour , le même prix ; pour quelques-uns, ! une commission de 25 à .‘Î0 p.c.ne serait pas exorbitante ; pour d’au- I très,“elle serait cuusmeree comme dépassant la mesure.La commission pour le paiement d’un renouvellement ne pourrait être considérée que comme une commission de perception, et devrait être fixée en conséquence.En somme, malgré les arguments du confrère, nous sommes toujours d’avis que, s’il y a là matière à un arrangement avantageux des deux côtés, il n’est guère possible d’en faire une fonction officielle des maîtres de poste.Le confrère, qui est, comme nous, en dehors de la politique, a-t-il réfléchi que les maîtres de poste dans les "Campagnes sont choisis parmi les partisans du parti au pouvoir et qu’ils auraient ainsi, eu temps d’é- .lection surtout, un pouvoir formidable pour la propagation de la bonne littérature électorale—c’est-à-dire.de celle de leur parti et pour la restriction de la circulation de la presse adverse ?Dans tout cela, nous ne voyons qu’une chose praticable ; c’ést de donner à chaque maître de poste la faculté de faire des arrangements particuliers avec les journaux, aux conditions qui seront agréées mu-.tuelleinent, mais sans obligation formelle vis-à-vis le gouvernement.I et sans autre responsabilité que celle d'un agent ordinaire vis-à-vis le journal.Il y a certainement des maîtres de poste qui refuseraient de s’occuper d’abonnements, même avec une commission, leur temps étant occupé ailleurs «Dune façon plus rémunératrice.Ne leur imposons pas l’obligation de faire nos propres affaires en sus des leurs, mais profitons de la bonne volonté de ceux qui.en ayant le loisir, se sent iraient disposés à nous aider à instruire les populations.L’OUR LES EPICIERS Le vin gris qui se produit?dans l’Est de la France et plus particu fièrement dans le département, de .Meurthe-et-Moselle, est un vin glissant, friant, frais, agréable à boire.Sa couleur, n’est pas terne, louche, elle est brillante, claire, limpide; son arôme est agréable, il laisse au palais une sensation «le fraîcheur qui n’a rien d’acide, (tes qualités sont inhérentes à sa fabrication, car ce vin ne se cuve pas comme les autres.On ne le laisse pas fermenter avec la grappe, il est presque identique au champagne, il tient, le milieu entre le vin rouge et le vin blanc.Les raisins mûrs ; on les écrase dans la cuve, après g-1 heures ; quand la masse s'échauffe et que la fermentation commence, on soutire le vin après l’avoir goûté; il ne faut pas qu’il soit doux comme le moût, il lui faut une petite pointe aigrelette, iju’il soit rose, c’est le moment le plus difficile.Le vin soutiré est logé en fûts où il fermente tranquillement.La préparation de ce vin est spéciale, c’est ce qui en fait son prix, mais eu fait aussi la qualité si recherchée des amateurs de vin gris.Le vin gris est un excellent apéritif qui joint à l’agréable l’avantage de ne pas détériorer l’estomac, et d’ouvrir franchement l’appétit par l’activité que son ingestion commu nique à l’estomac.Les fourrures dites d'astrakan, s’appellent en russe “ merluchki ” et proviennent des steppes de la Petite Russie, du Turkestan et.«le la Perse.Le commerce de ces fourrures a lieu pendant la foire de Nijni-Novgorod, qui se tient dans la dite ville, du l.r> août au 11 septembre de chaque année.C’est durant la période de cette foire que se fixe pour toute l’année le prix de ces fourrures.On peutentrer à cette époque en relations directes avec les producteurs, en s’aflranchissant ainsi de tous intermédiaires.Il serait toutefois absolument nécessaire pour atteindre ce but de se rendre à la foire dont il s’agit. 848 LE PRIX COURANT LES TRAVAUX DU HAVRE Nous donnons ci-dessous le texte du rapport des ingénieurs sur les travaux du hâvre de Montréal, dont nous faisions mention dans un de nos derniers articles : Ottawa, 16 avril 1896.A l’honorable J.A.Ouimet, ministre des travaux publics.Les soussignés ont l’honneur de vous rendre compte que, en conformité des instructions contenues dans votre lettre du 28 janvier dernier, ils ont fait une qnête sur les améliorations projetées au pont de Montréal.Ces projets sont expliqués par un pian et un rapport y annexé en date du 19 novembre 1894.Ils ont l’honneur de vous transmettre le résultat de leurs observations : “ Dans le but de mener à bien leur entreprise, les membres de la commission du port de Montréal demandent que le gouvernement leur accorde, en plus de la somme de un million de dollars déjà concédée, une nouvelle allocation de trois millions de dollars, portant intérêt à 3} pour cent.Des fonds seraient employés comme suit : a.—$2,000,000 seront affectés à l’achèvement du plan désigné sous le No 6, lequel a déjà reçu l’approbation du gouvernement, et ce, en autant que les prévisions du chapitre 92 des Statuts Refondu sdu Oanada-seront.concernées ; b.$1,000,000 à la construction d’un bassin complet intérieur à tel endroit de la partie de la ville qu’il pourra être jugé convenable après uh examen spécial ; c.$1,000,000 à compléter le bassin de la Pointe du Moulin à Vent (Windmill Point) et à terminer d’autres travaux du port, non portés au plan No 6 La commission du port offre comme garantie du prêt, qu’elle désire obtenir par l’appui au gouvernement, les dében-turi s et les revenus du port de Montréal ; mais en spécifiant bien qu’il ne ourra, sous aucun prétexte, être décidé ’augmentation de taxe sur la navigation ou le trafic du port La dette actuelle est- d’environ $2,750,000, portant intérêt à 4$ p.c.L'augmentai ion des revenus annuels, de 1889 à 1894, y compris ces deux années, est de $68,500 à peu près.Ceci représente un intérêt de 3j p.c.sur un capital de $1,675,000.Il importe de bien signaler que ce chiffre renferme les résultats de l’année 1894, laquelle a été exceptionnellement mauvaise.Il y a tout lieu d’espérer que, pendant les 5 années à venir, le surplus des revenus annuels montera à 70,000 piastres, ce oui représente l’intérêt de 2,00 ',000 de dollars.Ceci représente en somme le maximum qui puisse être prêté avec sécurité, sur les garanties offertes.La commission du'Havre, en demandant quatre millions, fait bien remarquer qu’il n’y a pas eu à Montréal, comme en d’autres ports, de sommes prélevées sur les fonds publics pour être affectées aux améliorations du Havre, et ce, bien qu’il soit un point de transit important pour les marchandises venant des contrées de l’ouest.Ils considèrent en outre que tout emprunt qui ne serait pas couvert par leurs revenus serait une charge pour la Puissance.Au point de vue financier seul, il importe de considérer que le nouvel emprunt de $1,000,000, autorisé précédemment, n’a pas encore été négocié et doit être inclus dans les sommes à venir.Egalement qu’il existe un accord entre la municipalité de la ville de Montréal et la commission du havre, aux termes de laquelle la première doit contribuer pour un million aux travaux actuellement en cours d’exécution ; laquelle somme est affectée, non pas aux améliorations du port, mais aux travaux de la digue destinée à protéger la ville contre les inondations.Les efforts de la commission du havre ont tendu à mener ces travaux avec la plus grande célérité.La moitié environ de la digue est achevée et le draguage du bassin est fort avancé Les travaux sur les quais n’ont pas encore été commencés.Les soussignés ont entendu un grand nombre de rapports, très 'compétents, sur la situation du commerce à Montréal, et, après un mur examen de la situation, ils sont unanimes à recommander ce qui suit : 3o.Le plan No 6 devrait être d’abord mis à exécution ; mais telle que la situation se présente, il no semble pas que le surplus des revenus annuels puisse garantir les intérêts d’un emprunt de plus de $2,000,000.et il est impossible d’exécuter, avec semblable somme, le plan tel que projeté.Il importe avant tout de finir la digue de protection, qui est le point capital du projet.Les dispositions projetées pour les quais sont d’une importance disproportionnée avec- leur situation sur un point de la ville où~PEccS8~“sB~ trouve très encombré, et où le chemin de fer ne peut accéder qu’avec de grandes difficultés.l’our ce motif, les soussignés recommandent à la commission du port de modifier cette partie du plan No 6 de façon à ne pas donner aux quais plus de la moitié de la longueur projetée ; en outre, de soumettre à un nouvel examen le plan des jetées surélevées, car, en raison du voisinage des entrepôts de la ville, il ne semble pas bien utile d’avoir sur les quais des hangars permanents.Oes modifications, telles que suggérées.permettraient de terminer les améliorations commencées, y compris l’achèvement du bassin de la Pointe du Moulin à Vent, tout en restant dans la limité des sommes qui peuvent être prélevées sur les revenus du port.Bien que l’aide accordée à la commission du hâvre devrait être, en somme, un prêt direct, un achat de bons ou bien une garantie d’intérêt offrent une alternative que le gouvernement devra prendre en considération.2o Lorsque les travaux ci-dessus seront achevés, le port de Montréal sera en mesure, non seulement de continuer honorablement le trafic actuel, mais encore de faire face à n’importe quelle exigence nécessitée par une considérable augmentation du mouvement commercial.Sa situation très centrale sera toujours un point favorable pour les têtes de lignes régulières qui font le transport des petits colis ; mais en raison de la difficulté d’accès et des frais de manutention, on ne pourra pas facilement acclimater le trafic des marchandises brutes ou encombrantes chargées en vrac.Plus tard, lorsque le commerce aura pris l’extension que l’on espère pour l’avenir, il pourra être fait des améliorations sur une plus large échelle, sur un point où le trafic sera moins encombré, où il sera possible de se raccorder sans trop de frais avec les diverses lignes de chemin de fer et où l’on pourra établir des quais avec des entrepôts pour le gros fret, tel que les bois de charpe nte, le' bétail, les grains, etc., etc.Il n’y a pas le moindre doute que l’endroit le mieux approprié pour répondre à ces exigences, sera la partie' du fleuve comprise entre la Longue-Pointe et Maisonneuve, en dessous du courant Sainte-Marie Si l’augmentation du commerce et du trafic en transit de la Puissance augmente comme tout Bemble le faire prévoir, il s’écoulera bien sept ou huit ans, avant que ces améliorations et la construction de cales sèches dans la partie Est du port deviennent d’une nécessité absolue.Cependant, pour voir les travaux terminés en temps voulu, il serait bon de leur donner, dès maintenant, un commencement d’exécution.Les soussignés considèrent que dans le cas où ces travaux seraient exécutés, le coût devrait en être supporté par le gouvernement de la Puissance et le travail placé sous son contrôle immédiat, non pas parce que les revenus du port ne permettraient pas à la commission d’entreprendre ce travail, mais parce que l’importance du trafic national serait une des grosses garanties que posséderait le gouvernement, s’il consentait à prendre la responsabilité de ses travaux comme œuvre nationale, et avec l’intention de faire de Montréal une importante tête de ligne océanique et un point de transit-pouc-la commerce avec l’intérieur.Les soussignés suggèrent donc qu’une étude très complète et très sérieuse soit faite de la rive du St-Laurent, dans le but de préparer le plan qui semblerait le plus judicieux et le moins coûteux.Les soussignés tiennent à faire parvenir leurs remerciements aux représentants des compagnies de navigation et des chemins de fer qui ont des intérêts solidaires de ceux du port de Montréal, de la façon dont ils se sont mis de suite à leur disposition et leur ont donné les plus complètes explications de nature à les instruire et à former leur opinion.Ils remercient également les commissaires et officiers du port de la bonne volontéqu’ils leur onttémoigné au cours de leur enquête.Comme conclusion, les soussignés ont l’honneur de dire que les travaux recommandés doivent être poussés aussi activement que possible dans le but d’assurer à Montréal une bonne part du commerce avec les contrées de l’Ouest et d’éviter ainsi la concurrencé que pourraient faire dgs voies latérales et rivales.C__ Ceci ne peut êtTèr&btemi qu’en fournissant aux navires les moyens les plus économiques de chargement et déchar-ement, une rapide expédition du fret ans toutes les directions et une réduction aussi grande que possible des taxes qu’ils ont maintenant à payer sur le Saint-Laurent- Respectueusement soumis.(Signé) Thomas Munro, Louis Coste, Wm.P.Anderson.Ottawa, 19 mai 1895. Monsieur, En vous transmettant le rapport ci-joint sur les améliorations au hâvre de Montréal, les soussignés ont l’honneur de vous mentionner en plus que, dans le cas où le gouvernement adopterait les suggestions qui s’y trouvent efferait un prêt ou garantirait un emprunt sur la garantie des revenus du hâvre, un tel emprunt, dans leur opinion, ne devrait pas excéder *2,000,000 et les travaux à exécuter devraient être moditiés en conséquence, comme suit : On renoncerait à l’entière exécution du plan No 6, qui comprend: lo La construction d’une jetée protectrice de 7,000 pieds de long, depuis le pont.Victoria jusqu’à un point vis-à-vis le grand quai appelé aussi jetée Victoria.2o La construction de quatre quais à niveau élevé, entre les éclusts du canal Lachine et la jetée Victoria.3o Le draguage du hâvre sur une superficie considérable entre la jetée de protection.et le chenal actuel.4o La construction, à Hochelaga, de quatre quais à niveau bas.Ce plan serait modifié de la façon suivante : (1) On ne compléteraitla jetée de protection qu’en autant qu’il le faut pour protéger contre l’envahissement de la glace les quais de la Pointe du Moulin à Vent; elle l’est déjà suffisamment pour protéger les quais qui longent la rue des Commipsaires.Ce parachèvement pourrait s’opérer en déposant au bon endroit tous les matériaux retirés du fond par le draguage, matériaux qui ne peuvent être avama geusement utilisés ailleurs dans le hâvre.Dans tous les cas, unp ouverture asst-z -large—pourrait—être ménagée—eotre—le pont Victoria et l’extrëmité supérieure de la jetée, et le courant qui passerait par là serait trop faible pour nuire à la libre évolution des navires, tandis qu’il serait d’un appoint considérable pour la condition sanitaire du hâvre.(2) Le nombre des quais à être construits serait réduit à deux, d’environ 1,600 de longueur chacun.Cela serait amplement suffisant, en cet endroit du hâvre ou l’accès aux quais est considérablement gêué, où les chemins de fer “ Grand Tronc ” et “ Pacifique Canadien ” atteignent difficilement et où il est impossible à d’autres voies ferrées d’obtenir des facilités de service, sauf à un coût excessif.Ces deux quais seraient construits à angle plus aigu avec la ligne des quais actuels qu’il n’était d'abord proposé par le plan No 6 et ne seraient pas plus élevés que ne le requièrent les fluctuations du Saint-Laurent durant la période de l’année où le hâvre de Montréal est ouvert au trafic.Des hangars permanents sur ces quais, ne sont pas nécessaires, étant donné la proximité des entrepôts de la ville.13) La superficie à draguer, dans le hâvre, à une profondeur maxima de 27 pieds et 6 pouces, à l’eau la plus basse, devrait être limitée, selou nos calculs, à ce qui est absolument nécessaire pour permettre aux navires d’atteindre et de quitter facilement les quais.A cette fin, le plus urgent serait d’enlever la batture dite “ Molson,” qui git entre la jetée Victoria et le courant Sainte-Marie, et qui est un obstacle considé rable, une grande source de dangers pour les navires quittant le hâvre.Tous les matériaux provenantdu dra- LK PRIX COURANT guage seraient utilisés pour la construction de ces deux quais, le surplus seulement servant, comme susdit, à compléter la jetée do protection.(4) La construction de quais à Hochelaga devrait être abandonnée, comme il n’y a aucune nécessité de développer la superficie des quais dans cette partie du hâvre, spécialement si l’on a en vue l’extension projetée du hâvre en cet endroit, tel que' proposé dans la dernière partie du rapport ci-joint.Si ces modifications sont adoptées, les soussignés sont d’opinion que la somme-de deux raillons sera pb.s que suffisante pour compléter tous les travaux plus haut décrits, et aussi pour draguer tout le bas-dn de la Pointe du Moulin à Vent à line profondeur de 27 pieds, sur une superficie de 300 pieds.Elle suffira aussià assurer la construction d’uu quai de 1,000 pieds de long, parallèle au quai déjà existant à la Pointe du Moulin à Vent, du côté sud du chenal, pour répondre aux besoins du commerce grandis-tant du charbon.Nous avons l’honneur d’être, Monsieur, Vos obéissants serviteurs, iHignéi Louis Co»tk, Wm.P.Anpkkson.A L’honorable M.J.A.Ouimet,4 Ministre des Travaux > Publics j MOIIKS KT N0 LA INKS.Marchés de France.—En fabrique, la situation est bonne, particulièrement pour les articles d’exportation, trop délaissés depuis plusieurs années.La plupart des genres sont en reprise,' surtout les fantaisies pour vêtements de daines.La draperie a un travail assez régulier.A Fourmies, il a été traité moins d’affaires en peignés que pendant la quinzaine précédente.Pas de changement sensible dans les prix.Quelques affaires ont été abandonnées par suite des prétentions des acheteurs.Les blousses continuent à se vendre très facilement et il prix très soutenus.La situation des façons de peignage reste encore mauvaise.La situation des filatures à façon reste bonne tant comme prix que comme alimentation.Les fils continuent il suivre l’amélioration des prix des laines et façons ; nous pouvons signaler une nouvelle plus-value de quinze centimes environ acquise pendant cette quinzaine.On reçoit des propositions en tissus, mais les prix ne sont pas encore assez améliorés pour qu’on les puisse accepter.A Reims, les transactions en pei gués ont été importantes cette quinzaine, et la hausse a de nouveau progressé, surtout dans les sortes croisées, où elle atteint près de 10 p.c.Les peignés de laine de France participent également an mouvement en avant.Les stocks en tons genres se sont encore sensiblement réduits.Les blousses ont un bon courant d’affaires à des prix soutenus.L'alimentation des peignages est très insuffisante.Les arrivages de Londres sont insignifiants jusqu’ici.La hausse a fait de nouveaux progrès en fils peignés.Elle est même aujourd'hui plus facilement acceptée par la fabrique.Les prix de façon se sont encore améliores dans la quinzaine.Les broches sont très occupées pour plusieurs mois.La situation de la filature eii laine peignée reste bonne, les prix se soutiennent surtout poulies gros numéros.La situation des cachemires et mérinos a pris une tournure plus favorable.Il s’est traité passable ment d’affaires, avec une faveur niarquéesur les anciens prix et dans tous les genres.Les fabricants, surpris par la hausse des matières, n’osent prendre de nouveaux engagements qu’avec une grande réser ve.La mode s’est un peu éloignée des nouveautés eu laine peignée.Les collections de nouveautés de la fabrique de Reims ont été bieu goû- tées et ont valu à celle-ci d’importantes affaires.Peu d’affaires en flanelles, et les prix sont sans changement.A Roubaix-Tourcoing, on constate toujours une bonne activité, tant dans les ventes d’articles de stock que dans la remise des ordres à livrer.Pour la saison d’hiver, il est bon de signaler particulièrement les articles foulés et sublimes qu’on peut maintenant assimiler il la fantaisie, surtout depuis qu’on y a adapté le jacquard, qui donne un réel cachet à l’article.Ce genre est à la portée de tous, en même temps qu’il fournit, par sa qualité, un costume-d’un très bon usage.ILVNfJU I ERS COM M K RC A NTS.Nous avons sous les yeux un article du Bulletin Vinicole de Paris, intitulé Les Banquiers Marchands de Vins.On reproche au Crédit Foncier et au Crédit Lyonnais de vendre du vin, et on estime que le Crédit Foncier, qui est propriétaire de vignobles en Algérie, ne vend pas moins de 100,000 hectolitres, soit 2,200,000 gallons de vin aux Parisiens.Tci, nos banques n’ont pas de vignobles, elles ne peuvent don«récou-1er leurs produits et tenir boutique de marchands de vin ; ou, du moins, elles n’ont pas l’excuse du Crédit Foncier qui cherche il tirer parti d’une parcelle de son capital représenté par des terrains plantés de vignes.Au Canada, la loi qui régit les banques ue leur permet pas défaire, en tant que corporations, un autre commerce que celui de leurs opéra tions de banque proprement dites.Il semblerait donc que les commerçants, qu’ils vendent du vin, des liqueurs, «les provisions ou tout autre article et qui déposent leurs fonds dans une banque, n’aient pas à craindre de concurrence de la part de cette même banque.La loi est sage, mais est-elle ri goureusemeut observée, ou bien a-t ou trouvé le moyeu de la tourner ?A en croire des bruits qui semblent avoir des fondements solides, une des causes de la situation actuelle de la Banque du Peuple serait que, justement., l’un des officiers les plus en vue de cette banque aurait été intéressé dans une ou plusieurs maisons de commerce et d’industrie, qu’il aurait favorisées largement.Nous ue saurions nous élever avec trop de force et d’énergie contre de pareils abus qui constituent, comme il est facile de le démontrer, de véritables monopoles et qui sembleraient, vouloir prendre racine dans le monde des banques ; car il paraît que le cas de la Banque du Peuple n’est pas un fait isolé et qu’on en pourrait facilement découvrir d’autres semblables.Ordinairement, ces maisons de commerce, appartenant il des banques, sont montées en compagnies à fonds social et il va sans dire qu’une bonne partie des actions sont la propriété de la banque ; mais non pas ouvertement, car la loi ne le permet ptis.Ce n’est pas tant encore qu’on veuille respecter la loi, car si l’on en respecte la lettre, on en viole l’esprit.Les parts sont portées au nom personnel «1e quelques directeurs ou d’employés supérieurs et «1e confiance et le tour est joué.t Voilà pour la constitution de la maison «1e commerce, marchand de vins ou autre.Quant aux procédés d’exploitation, ils sont des plus faciles pour une banque ; la banque n’a-t-elle pas en mains tous les renseignements voulus sur la solvabilité, la moralité et le crédit des détaillants avec qui on peut faire affaires ; les billets qui lui passent entre les mains l’aident à renseigner sa maison de commerce sur le chiffre d'affaires, les termes de paiement, etc.de chaque nTarchaTul-bien plus, on sait chez qui il achète, et, le sachant, il n’y a aucune difficulté à connaître les prix payés.Voilà donc le banquier marchand de vin outillé; il se met à la chasse de l’acheteur, lui offre des conditions un peu meilleures que celles qu’il avait chez son ancien fournisseur, lui promet l’appui de la banque, le crédit de la banque, des facilités de renouvellement des billets par .la banque, etc.c’est un clientde plus.Nous terminerons ce trop court article, comme notre confrère le Bulletin Vinicole ; c’est d’ailleu-rs la seule conclusion à tirer d’un semblable état de choses : “ Nous estimons qu’il vaut mieux, à garanties égales, porter son argent à qui ne nous fait pas concurrence.” — * -«•?• —— L’Etat «le New-York vient de donner un grand développement au système d’éclairage électrique des bouées de balisage dans la baie de New-York Le chenal de Gedney,qui est utilisé par lespaquebots transatlantiques,est maintenant éclairé par 10 lampes à incandescence de chacune 100 bougies, installées sur les matereaux des bouées qui balisent ce chenal sur ces deux rives Ces lampes sont.alimentées par un courant alternatif de mille volts conduit par un c&ble sous-marin d’environ 7 milles. LE PRIX COURANT S51 LE PETROLE La hausse réceute du pétrole fera lire avec curiosité l’extrait suivant d’une correspondance adressée à la Revue britannique : La découverte du pétrole-en Californie, survient fort à propos pour modérer la hausse des prix du précieux liquide dans le inonde entier.Cette hausse n’a pas pour cause unique la spéculation, comme la presse le prétend, mais bien une diminution très sensible dans la production, tandis que la consom matiou augmente sans cesse.Il existe aux Etats Unis une puissante société, la Standard oil Company, qui règle il sa fantaisie le prix du pétrole sur les marchés du nouveau comme de l’ancien monde.On sait qu’elle a fait dernièrement un accord avec le syndicat des pétroles russes pour établir l’uniformité des tarifs, et nous avons vu cette Compagnie redoutable offrir sa -marchandise à vil prix, partout où l’on découvre du pétrole, pour obliger les propriétaires ù entrer dans le syndicat ou à vendre leurs puits.La production de la Californie a paru, jusqu’à ce jour, une quantité négligeable pour le “ roi de l’huile,’’ comme on appelle le milliardaire Rookfeller, le président de la Standard Oil Company.Il n’en est pas moins vrai que cette Compagnie se rend compte aujourd’hui que la hausse provient de la situation économique et non de la spéculation.En effet, les statistiques officielles démontrent qu’en 1884 la produc tion, dans les Etats de New-York, de Pensylvanie et de la Virginie, atteignait 88 millions de barils ; qu’en 1892 elle était descendue à 15 millions et, en ls94, à 9,274,718, pour donner le chiffre exact.Pendant ce temps, la consommation atteignait 36 millions de barils et dépassait ce chiffre.Ce qui manquait dans les premiers Etats producteurs était remplacé par des puits nouveaux découverts dans le Canada, l’Ohio et d’autres pays.L’année dernière, le Standard OU Company n’a pas dépensé moins de 86,000,000 pour le sondage de nouveaux puits et même de puits anciens abandonnés dans les territoires de l’Est, où le pétrole fut découvert en I860.C’est que ce combustible est aussi indispensable que le charbon, car il nous procure au même titre et plus économiquement la force et la lumière, et qu’aux Etats-Unis sa consommation est de 210 livres par habitant ; elle atteint presque ce chiffre en Belgique, où ce produit est exempt de droits, tandis qu’il n’est que de 25 livres en Allemagne et de 16 livres en France, où les droits sont très élevés.La situation présente rappelle l’agitation qui sc produisit eu 1876, quand on sut que le rendement des puits à pétrole, situés le long du fleuve Alleghany, commençait à baisser sensiblement.Les prix de l’huile de pétrole s’élevèrent de 60 cents le baril de 36 gallons.; rien ne put entraver cette hausse.Les récits fantastiques de la découverte des mines d’or de Californie et des richesses fabuleuses amassées et perdues en quelques mois ont une grande analogie avec l’histoire réelle des fortunes acquises par l’huile de pétrole.En voici quelques exemples : Vers I860, le puits appelé Coquette et qui appartenait au docteur Sy-berfc, de Pittsbourg, lui rapporta' $8,000 par jour, pendant plus de huit mois.Il vendit alors un intérêt d’un douzième de son puits pour $200,000 et, peu après, un huitième pour $150.000.On lui offrit ensuite $500,000 pour sa part ; mais il refusa.Six mois plus tard, le débit ayant baissé, il prit peur et accepta $100,000.Il passa le reste de sa vie à se plaindre d’avoir perdu l’occasion de faire fortune.Il avait,pourtant, reçu $450,000 sans compter les $8,000 par jour pendant plusieurs mois.Rien n’est bizarre et, capricieux comme le rendement d’un puits de pétrole ; rien d’incertain comme sa découverte, Des sommes énormes ont été dépensées dans le voisinage de gisemenls connus, sans aucun résultat, tandis que, dans un espace relativement étroit, disons 25 arpents.On a vu, en Californie, vingt-huit puits fournir une moyenne de cinq cents barils par vingt-quatre heures.En 1888, sur le territoire de l’ittsbourg, on creusa des puits avec des résultats très différents.Il fut impossible de trouver de l’huile dans une propriété de 2500 arpents (pii donnait cependant toutes les indication» de" l’existence du pétrole; tandis que, dans le voisinage, sur la ferme Matthews, un puits nouvellement creusé, donna, pendant les premiers soixante jours, trente-cinq barils par heure et, au bout de ce temps, sept cent vingt barils à l’heure, pendant une demi journée.Au mois de février 1892, le puits Matthews avait fourni six cent mille barils.Le fameux puits Jumbo fut encore plus remarquable.Il fournit, pour ses débuts, cent quarante barils 1 à l’heure et sept cent cinquante ba- rils également à l’heure, pendant une journée consécutive.Dans la même région,Je puits MacDonald rendit millionnaires tous ceux qui y étaient intéressés.Son rendement dépassa six millions de barils.ÎMIOTOCRAIMIIE A LA MINUTE Photographie à la minute ! Les amateurs de photographie qui sont légion, aujourd’hui, savent ce qu’il faut de temps pour obtenir un cliché, et ce qu’il leur faut d’eau.Ce n’est presque rien de développer l’image latente, de fixer, mais que de temps pour sécher ; trois heures d’eau courante : le double, souvent, pour le séchage, etc.Que de patience ! Un photographe habile M.Eugène Chéron, vient de changer tout cela.Il a inventé la photographie à la minute.Mieux même : en une demi minute, il révèle, il fixe, il lave et fait sécher.C’est un joli tour de main.On pressent immédiatement, que M.Chéron n’obtient pas ce résultat avec les plaques sensibles actuelles au gélatino - bromure d’argent.Comme il le dit très bien et sans prétention, il s’agit d’un vieux procédé qu’un vieux praticien vient de rajeunir.Au lieu de se servir de plaques à la gélatine, il emploie des plaques à l'albumine avec un tour de main qui reste sa propriété.Toujours est-il qu’avec ses nouvelles plaques qu'il a baptisées du nom justifié de magiques, toutes les opérations s’effectuent en un clin d’ioil.Exposition à la lumière, 1 à 3 secondes, développement 4 à 5 secondes, fixage, 4 à 5, lavage 2 à 3, séchage au feu ou à la flamme, d’une lampe quelques secondes.Et le cliché est tout prêt pour le tirage des épreuves.La couche d’albumine est d’une épaisseur infiniment petite, peut-être cinq cent fois moindre quenelle des plaques à la gélatine, ce qui explique eu partie la rapidité des opérations successives et l’extrême finesse des photographies ainsi ob tenues.Il est impossible de voir des épreuves plus fines.Les tons sont très beaux, depuis le noir de gravure jusqu’aux teintes chaudes que donnent les virages ordinaires.Ces nouvelles plaques ne sont dans le commerce qne depuis une quinzaine de jours.Nous les avon - expérimentées à plusieurs reprises, et nous pouvons dire qu’elles méritent leur nom de magiques.” Leur sensibilité est, il est vrai, notablement moindre que celle des plaques au gélatino-bromure, et l’on 852 LE PRIX COURANT ne saurait s’en servir pour les instantanés.Mais, pour les phototypes posés, le résultat est excellent.Ces plaques sont surtout bonnes pour obtenir des positifs sur verre, pour préparer les clichés destinés aux projections, pour faire des agrandissements, des vitraux, des réduc tions.Leur étonnante H liesse les recommande pour tous ces usages.Comme les verres sont doucis à volonté, ces plaques suppriment l’emploi accessoire du verre dépoli pour les positifs sur verre.Elles sont commodes pour les agrandissements et l’obtention des clichés agrandis, parce qu elles ne sont pas plus sensibles que le papier au gélatinobromure et ne violent pas pendant la pose des agrandissements.Enfin, ce qui leur donue leur supériorité, c’est la rapidité des manipulations.Il est vraiment agréable d’avoir un cliché en une minute à peine ; on pourra faire ainsi en une heure toute une série d’épreuves de projection qui exigeaient jusqu’ici des journées de travail.Et puis pas d’eau ! Quels avantages en voyage ! Les explorateurs ne peuvent opérer sou .veut dans les pays chauds.La gélatine des plaques se décolle.Ici, aucun inconvénient de cette nature n’est il redouter ,*Ou peut même pour hâter le développement, se servir de révélateurs chauds de 50 à 60°.¦» On peut utiliser les différents révélateurs du commerce ; cependant la formule suivante semble donner les meilleurs résultats : Eau 1 litre, sulfate de soude 100 grammes, bro mure de potassium 4 grammes.Après dissolution, ajouter hydro-quinoue 10 gr.Les très jolies épreuves obtenues avec ces plaques se conservent-elles î Elles sont faites si vivement qu’on pouvait en douter.Elles se conservent, puisque M.(Jhérou nous en a montré qui datent de 1850.Décidément, ce sont bien des plaques magiques ! LE PETROLE AMERICAIN.D’après unedépêche de Pittsburg, la production moyenne journalière, en juin,dans les terrains pétrolifères de la grande chaîne de montagnes qui s’étend au nord de l’Amérique ( Alleghany» ou Apalaches) est restée eu dessous de celle de mai, et malgré les expéditious modérées actuelles elle n’est pas parvenue à suflire complètement aux besoins ; au contraire, les stocks restreints ont encore dû y suppléer pour environ 400,000 barils.Pendant les années fiscales finissant aux Etats-Unis au .'10 juin, les exportations du pétrole ont été les suivantes, en barils: 1894 1893 1892 K.uro|«-.11,673 000 10,792,000 92,990,000 Amérique du N .338.000 309,000 292,000 " ilu S.556,000 679.000 714,000 Asie Australe___ 4,648,000 3,299,000 3,025,000 Afrique.168.000 195,000 211,000 Autres |my».8,000 14,000 10,000 Ensemble.17,391,000 15,288,000 13,551,000 En 1891, le total des exportations avait été de 18,599,000 barils et en 1890 de 12,459,000.Il résulte de cette statistique que l’exportation vers l’Europe est en augmentation constante, et les exportations totales des Etats-Unis en 1894 sont de 40 0 0 plus élevées qu’il y a cinq ans.Les exportations se sont réparties comme suit sur les différents pays d’Europe : Pays 1894 1993 1892 Allemagne.2,057,000 2,840,000 3,177,000 Angleterre.6,537,000 4,309,000 2,259,000 France.281,000 195,000 72,000 Belgique.865,005 798.000 749,060 Danemark.221,000 292,000 167,000 Italie.547,000 543,000 532,000 Paya-Bas.759,oOO 1,221,000 1,824,000 Suerte-Norwege.234,000 388,000 266,000 Divers.172,000 206,000 153,000 NOTES FINANCIERES NOTES COMMERCIALES Pendant l’année 1894, il a été importé à Hong-Kong, 100,367 tonnes de pétrole.Les expéditions de chaussures de la Nouvelle Angleterre, ont atteint, le mois dernier, un chiffre inconnu jusqu’à ce jour.Il n’y a rien de tel que la hausse pour stimuler le commerce.Sir Charles Tupper, haut-commissaire canadien à Londres, vient d’adresser à M.Chamberlain, secrétaire d’Etat pour les colonieB,un important mémoire concernant le service de steamers entre la Grande-Bretagne et le Canada, et demandant l’aopul du gouvernement impérial pour faciliter ce service.La question d’imposer un droit d’entrée de 25 pour cent sur les madriers canadiens, a de nouveau été reprise par les autorités américaines Cette affaire est devant un comité, et les marchands de bois, particulièrement ceux d’Ottawa, surveillent ces opérations avec intérêt, car c’est la consignation qui a été envoyée de cette ville dernièrement qui a donné lieu à cette discussion.Pendaut les cinq premiers mois de 1895, l’Angleterre a exporté 226,529 douzaines de paires de chaussures évaluées 12,726,000 francs contre 245.915 douzaines évaluées à 14,500,000 francs durant les ciuq premiers mois de 1894.Les importations d -rant la même période ont été respectivement de 56.058 douzaines de paires valant 3,916,000 en 1896, et 58,612 douzaines valant 4,160,000 francs en 1894.La Banque du Peuple a annoucé qu’à partir du 14 courant, elle rachetait sa circulation.Avis aux détenteurs de billets de cette banque.Donc, à partir du 15 courant, les billets de la Banque du Peuple ne portent plus intérêt.Les nouvelles de la pêche à la morue ne sont qu’à moitié satisfaisante ; tandis que la pêche est assez abondante dans le détroit de Belle-Ile elle est à peu-près nulle entre la Pointe aux Esquimaux et la .ivière Pentecôte où le mauvais temps semble être à l’état persistant.La Banque du Peuple a retiré la plus grande partie de sa circulation.Les autres banques, sauf une, n’ont pas chargé d’intérêt sur les billets.Inutile de dire que cette unique banque est une banque anglaise et qu’elle a son siège social, non pas à Montréal, mais à Toronto Cet acte est d’autant plus mesquin de la part de cette banque, que le montant des billets présentés au remboursement était peu élevé.On vient de commencer à l’hôtel de la Monnaie, la longue et délicate opération d’une importante frappe de 8 millions de francs en pièces divisionnaires au millésime de 1895.On sait que, depuis 1870, la monnaie française comprend deux sortes d’effigies: le Génie pour les pièces d’or de 100 fr., 50 fr.et 20 fr., et la Déesse pour les pièces de 10 fr.et de 5 fr.en or, ainsi que pour la pièce de 5 fr- en argent, et celles divisionnaires et’de billon.Ces types ont été créés eu 1848 et remis en usage le 4 septembre 1870.Les pièces de cette nouvelle frappe ne seront mises en circulatiou qu’en 1896.I Les meuniers de Manitoba se sont organisés en association.Iis ont élu les officiers suivants : président, M.Andrew Kelly, de Brandon ; 1er vice-préi-ldent, M.R.C.Innis, de Neepawa ; 2ème vice-président, M.J.A.S.Mackay ; secrétaire-trésorier, M.K.Mair, de Winnipeg; conseil exécutif, MM.Wm Harriott, de S .uris ; H.B.Joyner, de Qu’Appelle; J.W.Cochrane, de Glenboro ; E.P plow,de Rapid City ; Finlay Young, da Killai ney.Le directoire du commerce groenlan-dais à Copenhague avait, jusqu’ici, fait vendre aux enchères l’huile de phoque reçue de Groenland deux fois par an, au printemps et en automne, après l’avoir soumise à Copenhague à un nouveau procédé d’épuration.Or, le directoire a renoncé, avec l’assentiment du ministère, à ce mode de vente, et l’on se propose, quaut aux stocks d’huile de phoque brune blonde et brune et d’huiles Trois-Couronnes, de les vendre sons main D’après les dernières statistiques officielles, la Russie possède en Europe, environ 96,000 kilomètres de voieB navigables (rivières ou canaux) ; soit environ 10,0 0 kilomètres de plus que tout le reste de l’Europe.Ces voies sont fréquentées par 1,800 vapeurs de rivière jaugeant ensemble 83,000 tonnes, et 21,000bateaux avec un total de 6 millions de tonnes.Ces chiffres représentent une flottille intérieure double de celle de l’Allemagne et l’Autriche réunies.Le tonnage des marchandises transportées durant les derniers six mois par cette voie fluviale, dépasse celui correspondant au trafic des voies ferrées pendant un an, qpi est d’environ 30 millions de tonnes. LK PHIX (.'OCRANT H53 REVUE COMMERCIALE BT FINANCIÈRE Montréal, 15 août 1895.FINANCES.Les capitaux disponibles, sur le marché libre, à Londres, pour 30 à 90 jours, sont à j p.c.Le taux de la Banque d’Angleterre est de 2 p.c.Les consolidés anglais, 2} p.c.font 107 7 16 pour le marché à terme et 1071 pour le comptant.Le 3 p.c.français clôture il Paris à 102 frs.25 centimes.A New-York, les prêts à demande se négocient à 1 p.c.Les effets de commerce à deux bonnes signatures sont escomptés à 3J ou 4 p.c.Les fonds disponibles à Montréal sont placés en prêts à demande aux taux de 4$ à 5 p.c.Les prêts au commerce se font aux taux de 6 à 7 p.c.Le change sur Londres est soutenu.Les banques vendent leurs traites à60 jours à une prime de 10J à 10$ et leurs traites à vue à une prime de 10| à 10g.Les transferts par le câble sont à 10g de prime.Les traites à vue sur New-York font de 1/16 à g de prime.Les francs valaient hier, à New-York, de 5.16j pour papier long et 5.15g pour papier court.La bourse a été active pour la saison, l’abaissement du loyer de l'argent ayant donné de la vie à la spéculation.Les cours en général sont fermes.La banque de Montréal a été vendue à 221 ; la banque des Marchands à 166j ; la banque du Commerce à 136g ; la banque Ontario à 90 ; la banque de Québec à 118 et la banque Union au pair.La banque du Peuple est montée lundi à 44g ; mercredi, il y a eu des ventes à 35 et 36 Les banques canadiennes sont cotées en clôture comme suit : Banque du Peuple.40 30 “ Jacques-Cartier.“ Hochelaga.135 125 “ Nationale.90 73 “ Ville Marie.100 73 Dans les valeurs industrielles, les Chars urbains sont encore en hausse ; les nouvelles actions font 210g et les anciennes 209L Le Oaz est à 2061 et 206g.Le Pacifique fait 52j.Le Toronto Street Railway est à 85 et le Richelieu au pair.Le Télégraphe se vend 164 ; le Câble est en hausse à 163; et 161 ; le Bell Telephone fait 1571 ; la Royal Electric est cotée 154 vendeurs et 152 acheteurs.Duluth ordinaire s’est vendu à 7g et Duluth préférentiel à 13}.COMMERCE.La moisson de l’avoine et de l'orge se fait actuellement par toute la province et, dans certains endroits, on coupe l’avoine même un peu verte pour la soustraire aux ravages des sauterelles.En général on constate un bon rendement en qualité et en quantité, même là où les sauterelles ont passé.Les pommes de terre ont une très belle apparence partout où l’on en a eu quelque soin et, jusqu’ici, elles sont exemptes de la maladie.En somme, la situation des récoltes est excellente, il ne nous faudrait guère qu’un peu de temps chaud et sec pour mener tout à bien.Les affaires commencent à se remuer un peu ; diverses lignes de marchandises voient un meilleur mouvement.Les faillites restent modérées.Les paiements à- la ville sont forts médiocres ; mais à la campagne, ils sont bons Alcalin.—Marché assez tranquille aux prix antérieuri: potasses premières §4.20 à $1.25 ; do secondes $3.85 à $3 90 ; perlasses $5.50.Bois de construction.— La situation de ce marché est absolument la même que la semaine dernière.Charbons et bois de chauffage Les commandes de charbon deviennent plus fréquentes ; la consommation craint peut-être, une hausse en septembre et elle se décide à placer ses commandes.En bois de chauffage, l’approvisionne- , ment est suffisant et les prix stationnaires.Cuirs et peaux —Pas encore de hausse mais fermeté continuée dans les cuirs; quelques manufacturiers ont commencé à acheter de petits lots, ils seront plus forts acheteurs dans quelques jours.Les prix sont absolument très fermes.On a signalé ces jours-ci la présence à Montréal d’un acheteur anglais qui a dû placer quelques fortes commandes.Les peaux vertes sont, également fermes, malgré l’abstention voulue des tanneurs.Il y a près de trois mois que ces derniers font semblant de se révolter contre la hausse des peaux et refusent d’acheter sur nos marchés; ils se sont ainsi laissé couper l’herbe sous le pied par les gens des Etats-Unis qui ont fait des achats très importants la semaine dernière.Draps cl nouveautés.— Le commerce de nouveautés fait bien triste figure en ville; à part les grands magasins qui, à force d’annonces, attirent chez eux le peu d’acheteurs qu’il y a, les autres ne font presque rien.A la campagne, les affaires sont meilleures et les paiements se font régulièrement.Pas de nouveau changement à signaler dans les prix.Epiceries.-1,8 commerce de gros est d’nne activité normale pour la saison ; on s’y occupe des importations d’automne 6t on se prépare au renouvellement de la saison.Les thés ont une demande modérée, les sucres sont plus tranquilles, les mélasses et les sirops sont calmes Dans les conserves do viandes, il y a quelques modifications de prix ; le “ corned beef” est en hausse et les langues sont un peu plus bas.Les poissons en conserve sont fermes ; le homard est très rare, on a reçu ici des commandes (jour Halifax où l’on pourrait vendre dans le gros aux prix du détail.Il y a également de la fermeté dans les fruits en boite : fraises et pêches.En fruits secs, nous cotons les pecan et les peanuts en haues?.Les avis de Patras signalent un marché plus farme pour les Corinthe, mais ces raisins sont offerts par le câble aux prix de l’an dernier.On nous dit que le commerce de gros se plaint de la façon dont il a été servi parles maisons d’Espagne qui exportent les Malagas et qu’il va donner la préférence, Cette année, aux raisins de Californie, s’il peut s’en approvisionner à des prix raisonnables.Fers, ferronneries el métaux.— L’association des manufacturiers de clous a enfin abouti et samedi dernier, elle faisait télégraphier aux maisons de gros une avance de 4 le par 100 livres sur les clous coupés.Les clous de broche ont également été haussés de 5 p.c.MARCHANDISES D'ETE Kn »pl«*n111110, Montreal.Failli.Les soussignés \enK.Journal Mes \ oyages et j des voyageurs." Sommaire du No.’tl (,‘l août.IP.lâ).1 lo Kn Keos>e.par Mlle M.A.de Hovet,*nvee sept gravures d'apn-tilc* devins ou photographie s.2o Voyage aux Sepi Kglise-i de LApoeah pse, par M.l'abbé Le Camus, avec quatre gra\ lires d'après des devins ou photographies.et uiieearlo.!lo A travers le monde.Missions, Kxeursions.Nouvelles, Hihlingraphics, ete.Cinq gra\ lires et un prlrait d'apres «les dessins nu photographies.lo Conseils aux Voyageur*.A Trouville et en Normandie.âo tîo Tour du Monde principales Villes d Kuru pe vers Trou\ ill*-.Chaque Livraison, .V» c ent imes.A BON N KM »cn l's : l’n an, 20 fr.Six mois, Il fr.Haebettc et Cie.boiilev ard Saint (iermain, 711.a Paris.M.0.Loiseau, ancien fabricant de j ?biscuits, bien connu du commerce, a; Un savant autrichien vient de déeou-quitté son établissement, après avoir vrir le moyen de confectionner des ramassé un bon capital, et il vient de chaussures avec de la pulpe de papier former une société avec M.Leroux, an- et de la sciure.Le traité entre la France et la Chine, qui assure A la Franco la liberté du commerce sur le haut Mekong et dans les provinces chinoises qu’il traverse, a créé un mouvement sérieux dû mécontentement i\ Londres.Cependant, c’est bien lo corollaire do la conquête du Tonquin par les Français Mais on ne raisonne pas en Angleterre; on devient furieux dès que l’on voit nue nutre nation gagner quelques avantages territoriaux.¦— Les journaux américains racontent que Mme Harvey Donagher.résidant à I-ostoria, près de Upper Hanousky, Ohio, est lo héros ou la victime d’un singulier accident.Elle revenait d’uuo promenade dans la ville où elle avait été shopper et en rentrant chez elle, un peu en retard, elle craignit la colère du seigneur et maître au cas où lo souper ne serait pas prêt à l’heure.Aussi voulut-elle allumer le fourneau il gfazoline sans prendre la peine de retirer son corsage il manches ébouriffantes qui avaient fait l’orgueil de tout Fostoria.Hans qu’elle s’en aperçut, ses manches se remplirent du gaz qui s'échappait de la gazoline, et avant qu’elle s’en aperçut, elle se sentit enlevée au plafond et suspendue dans les airs.Elle appela au secours, mais comme elle était seule dans la maison et que les voisins étaient loin, elle fut obligée de rester dans cette situation jusqu’à ce qu’elle fut dégonflée et redescendit tranquillement à terre.A part une légère meurtrissure au front, dit la dépêche, elle n’a pas eu de blessure.— Se non r vero.M Utl II WH I I IMI-IIUTATKI II UK i l'IKS 413-415-417 rue St-Valieh, St-Roch, • QUEBEC Spkciautk: Cuir u semelle Spanish.Kagle, Pendant.Hraeebridg»-, Slaughter, Cuir Rouge, Cuir a Harnais, Veau Français S.C.Lyon, Hais & Fils, ut M.M.et I).Kill Klu'tiqiie.Arssi JOHHKK KN (Il Al SSL R KS.Un assortiment «l'Kmpcignos importers et toutes espères de Fourniture* pour chaussures.Charles E.Roy CoKKKKI'dNDANl K Sol.t.K ITKK LE VENTILATEUR EOLIEN (Breveté 26 mal 1864) Kst sans contredit l’appareil le plus moderne h le plus efficace pour la ventilation parfaite «les Kditim Pulilirs, Maimfarl urn, Eglises, j Unisons d’éduralinn.Iti'MiIwifes, il aisanre, Kir., htr.L'une des principales propriété* de ce ventilateur, c'est qu'il est mis en mouvement.non .seulement par le moindre vent, mais aus«d par la diflh'n^ni-e d«* tempérât lire de l'intérieur étitioii .Cite visite est *o||leit«‘ü FABRIQUE DE i ¦ mi emit uni pour lerluinige des fabriques «t toutes les grandes hâ lisses, li.vmuno* a eouranl aMernatif pot» , 1 'éclairage des villes cl.des villages .TRANSMISSION DE LA FORCE, TELEPHONES.VOLTMETRES.AMPEREMETRES.FIL SOUS COTON, SOUS CAOUTCHOUC, &C.524.St-Valier, - - - QUEBEC.Nous rappelons à, nos abonnés que le prix de l'abonnement est 'strictement payable d’avanoe 870 LE PRIX COURANT PRIX COURANTS.—Montréal, 15 Août 1895 Allumottos.Prix ou gros Télégrapho, la caisse.33 S0 Tiger " 3 00 TeTephono " 3 34 Star No.2 " 2 50 Carnaval 11 2 80 Parlor " .175 Louiscville 11 .$2 50 à 2 85 C Articles divers.Briques a couteaux, doz.80 374 0 40 Bouchons coinmunH gr.0 20 0 30 Bleu Parisien 0 11 0 13 Brûleurs pour lampos No 1,-doz 0 90 l 00 No 2.0 00 0 80 No 3.0 00 0 70 Bougie Paraffine, lb n 12 0 13 “ Jxmdon Sperm 0 00 0 11! " Fournier 0 111 0 19 “ trouéos — 0 00 0 21 “ '* couleur 0 00 0 23 Chandolles suif, lb 0 94 0 00 Cartes è jouer, doz 0 40 2 50 Camoniillo, lb 0 25 0 35 Epingles a linge, bt.5 gr 0 60 0 00 Lésais concentré, corn.0 30 0 40 " pur.0 00 0 65 " Orccnbank doz.0 00 0 70 Minoltoyal Dome g.1 70 0 oo " James g.2 40 0 00 Rising Sun large doz 0 70 0 00 " " small doz.0 to 0 00 “ Sumboam largo doz.0 70 0 00 " small doz.0 00 0 35 Silvorine grande, doz.0 75 0 00 Mèches & lampe No.1 0 18 0 22 " No.2 .0 00 0 15 •' No.3 0 12 0 13 Savons, boite 1 00 3 45 Savon do Marseille (Cas- tille] lb 0 08 0 10 CAblo coton ! pco., lb 0 13 0 (K) " Manilla, lb .0 12 0 14 " Sisal, lb 0W] 0 07! “ Juto, lb, 0 08« 0 09 Ficelles 3 (Ils, 30 piedH .0 40 " 40 “ .0 50 '• 48 “ .0 60 " 60 " .0 75 '• 72 •' .0 90 " 100 " .1 25 Prix en gros Ficellos 6 Mla, 30 pieds.0 70 " «0 •• .0 90 '• 48 " .1 2(1 '• 80 “ .1 35 " 72 •' .1 GO " 100 " .2 10 Vorn is h harnais, gai — 0 00 1 80 " doz 1 10 1 20 " è tuyaux, gai .00 0 90 “ Pariaien, aoz 0 70 0 75 “ Royal polish, doz 0 00 1 25 Pipes, on boites 0 65 0 90 Oraino do lin, lb 0 00 0 03! moulue, lb.0 00 0 04 " canari, lb 0 04 0 05 " chanvre, lb 0 00 0 05 ¦' Râpée, lb 0 00 0 07 " canari paq., lb .0 06 0 08 Cafés.Cafés rôtis.Standard Java .38c Old Gov.'* .3IJc Impérial " .31 }c Arabian Mocha .38c Pure “ .33c Standard Java ot Mocha .37c Old Gov.Java ot Mocha 35Jc Java Siftings .314c Jamaïque .27c Maracaibo .30c Rio 24 k 27c Chocolats et Cacaos.Cuenns : Cacao hygiénique de Cowan on tins de ! lb., la doue .3 75 Cacao hygiénique de Cowan en tins de J lb., la doux.2 25 Cacao hygiénique de Cowan on tins de 5 lbs., la lb.0 55 Essence de cacao do Cowan non sucré, en paquets, la dr.1 10 Essence de cacao de Cowan sucré, en tins de i lb., la dx .2 25 (’hnrnlnts Cowan : Queen's d, ssert, J cl é la lb_ 0 10 •' " 6 div." .0 42 Mexican Vanilla, i et 1, la lb.0 35 Prix en gros Fry 's Diam jnd, i et J, la lh .0 21 ** •' 6 div.la lb .0 21 Chocolat Parisien, mon .a 5c.la lb 0 30 Royal Navy.{ et J.la lb 0 30 Chocolate icing paq 1 lb.la dz.“ •' ** 4 “ “ 2 25 1 25 P« arl Pink Icing “ 1 “ “ 1 75 White Icing ** 1 “ ** 1 75 Menier : Papier Jaune lb.$0 33 “ Chamois.-." 0 42 30 38 0 48 Confitures et Gelées Confitures : Crosse et Blackwell, doz.2.10 à 2.50 De Michel Lefebvre et OU : Canistros de 1 et 2 lbs — la lb.0 13 do 3, 4 et 5 lbs.“ 0 12 do 6, 7 et 10lbs.*' 0 11 Seaux de 7 lbs.:1a lb.0 12 do 14 “ ." 0 11J do 28 “ .•• o il Tumblers de8onces.ladoux.31 25 do do 1 lb.“ 2 25 De .1.C.Pionne : Canislres de 1 lb.doux 1 50 do de 2 lb .doux 2 G0 Belies Michel Lefebvre et Cio : Canlstres de 1 et 2 lbB_lalb.0 11 do 3, 1 et 5 lbs." 0 10 do 6, 7 et 10 lbs.0 09j Soaux de 7 lbs.la lb.0 10 do 11 “ .“ 0 09! do 28 " .•• 0 09 Tumblers do 8 onces.la doux, fl 25 do d« 1 lh .•• 2 25 Tablet tes de Gelées.Ijizenby, 13 variétés p.1 20 Tablettes de Gelées, Laxciiby, 13 variétés, q.2 20 Hirers : Marmelades.1 lb .1 65 1 90 Prix en gros.Conserves alimentaires.Blé d'Inde .doz.Oil) 0 95 " Yarmouth21bs " 0 00 1 5i " Windsor * " o y i o as Hocgg Baked Beans .1 30 CW Windsor " 1 30 0 (K» Haricots do Boston " 2 10 2 25 Pois canadiens 2 lbs " 0 90 0 95 Petits pois français .boite 0 10 0 11 Pcti'Hpois extra fins.boite 0 15 0 16 '• extra surfins 17 0 18 Tomates doz.0 80 0 95 Haricots verts .0 85 MO Champignons la boite 0 15 0 21 Truffes la douz.— 4 80 5 (Kl Olives pits.4 00 4 50 Citrouilles, 3 lbs .0 9) 0 95 Poissons : Clams, 1 lb doz.1 10 1 50 Homards .“ 1 90 2 (K) " de boite plate." 2 50 2 60 Hull res, 1 lb .“ 1 40 1 50 •• 9 “ .“ 0 00 2 40 Maauereau 1 40 0 00 Sardines 1 canad boite 0 01! 0 05 “ 4 am “ 0 09è 0 10 ‘ i frs 0 07 9 25 " * frs “ 0 16 0 35 Smelts (Eperl&ns) doz.0 50 0 00 Saumon ." 1 30 1 10 Hareng mariné 0 00 1 65 Anchois .3 25 0 00 Fruits : Ananas, 3 lbs doz.2 25 3 00 Bluets, 2 lbs ." 0 80 0 85 •* 3 lbs .“ 0 00 0 00 FraiseP, 2 lbs ." 2 OU 2 10 Pèches, 2 lbs .“ 2 «Kl 2 1' " 3lbs .“ 2 75 3 10 Poires.2 lbs .' 1 75 2 00 " 3 lbs " 2 30 3 10 Pommes, gai." 0 00 2 20 " 3 lbs ." 0 9) 1 00 Prunes, 2 lbs .‘ 1 50 2 00 Viandes en conserve : Corned Beef, 1 lb doz.1 65 \ 75 " 2 lbs ." 2 65 2 81 “ Illbs .“ 18 50 19 00 , Vins et Liqueurs Importations dirootos dos lieux do provenance, de tous les artlclos qui font l’objet de son commerce.ASSORTIMENT COMPLET EN MARCHANDISES 0E PREMIERE NECESSITE, TELLES QUE THES, CAFES, SUCRES, MELASSES, SIROPS, FRUITS SECS, POISSONS, ETC.GRANDE VARIETE DE FINES DENREES ET CHOIX CONSIDERABLE DE VINS ET LIQUEURS DES MEILLEURES MARQUES DONT ELLE A LE MONOPOLE DE PLUSIEURS HUD0N, HEBERT & CIE, 41, rue St-Sulpice, et 22, rue De Bresoles, A.Demers.TôL 589.C.Brunet.Fainant affaire bous les noms do DRAPEAU, SAVIGNAC & CIE 140 Grande Rue St-Laurent, Montreal FERBLANTIERS.PLOMBIERS, COUVREURS, Et Poseurs d'Appareils de Chauffage Assortiment très varié et complet d'Ustenflilos do cuisine, Coutellerie, Lampos, Gazcllors, Brackets, Globes, etc., à des prix très modérés.Ils so chargent de tout ouvrage, tel quo Couver 1 turo en Ardoise, en Ferblanc, en Tôle galvanisée.> et toutes ospèces do réparations à des prix très modérés.Spécialité pour la poso et los réparations de Four-naisos & eau chaude, h vapeur, haute et basse pression, et Fournaises à l'air chaud.Fournaises è l'eau ohaude et k l'air onhad corn née.| NE SOYEZ PAS DYSPEPTIQUES PRENEZ luid i IL VOUS NOURRIRA.2803 LE PRIX COURANT S7I PRIX COURANTS.—Montréal 15 Août 1805 Prl ix en gros Dinde, 1 lb “ 0 00 2 30 Langue, 11b ” n 2 lbs " 3 0 6) 00 3 7 75 00 Langue de bœuf, IJ lb." 7 00 0 00 ., .21b .0 00 8 £0 English Brawn “ 0 00 1 75 Bœuf émietté sec “ 0 00 2 ’.u PAtés de foie gras " 6 00 8 00 Pieds de cochon, 14 lb.** 0 00 2 30 Poi'leta, 1 lb " 0 00 2 30 Soupes Lnzenbv, Real Turtle “ 0 00 il 00 Soupes Ijiixcnhy, assor.*• 3 eu 3 75 *• boites carrées, assortira .** 0 0) 1 65 Viandes l^azcnby, en pots, petits .“ 0 oo 1 75 Viandes Lazenby, en pots, grands.” 0 00 5 40 Marinades Morton —doz.2 30 2 70 “ Crosse & Blackwell, doz.0 00 3 25 ' ' Su ffolk, 20 oz doz.j 00 2 10 Marinad.Suffolk, 16 oz.dz.0 00 1 80 Cornichons Lnzenbv, 4 pis doz.0 (X) 2 00 “ pis - 0 OJ 3 25 " «Ils •• 0 00 5 75 Cornichons : A.C.Dionne.doz.0 00 l 50 Sauce Worcester,4 chop.3 50 3 75 “ “ chop .6 25 6 50 “ Harvey, 4 chop.3 25 3 50 Catsup do tomates.1 00 4 00 “ de champignons.1 00 3 40 Sauce aux anchois .3 25 3 50 Sauce Chili.3 75 4 00 Lazenby, satire» Harvey, 4 j».doz.0 00 3 25 *' essen d'jin
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