Le Prix courant : journal du commerce, 22 mars 1895, vendredi 22 mars 1895
LE PRIX COURANT REVUE HEBDOMADAIRE Du Commerce, de la Finance, de l’Industrie, de la Propriété Foncière et des Assurances Abonnements d’un an: Montréal, $2.00.Canada et Etats-Unis, $1.50.Europe, $3.00 (15 francs.) VOL.XVI MONTRÉAL, VENDREDI 22 MARS, 1895 No 3 (Ca et Ut.Semaine du 15 Mars Transport «tu Com!ne représailles bétail en pour les mesures de transit protectiou que le Ca- nada prenait contre les maladies contagieuses qui existent indubitablement aux Etats Unis, nos voisins avaient décrété que le bétail canadien, exporté vivant, ne pourrait traverser les Etats-Unis qu’a-près une longue et coûteuse quarantaine.Cette mesure, qui n’avait pas sa raison d’être, puisque notre bétail est sain, vient d’être abrogée et les douanes des Etats-Unis laisseront maintenant passer nos expéditions de bestiaux, qui vont chercher un uavire dans leurs ports, à condition que chaque wagon soit accompagné d’un certificat de santé de M.McEachran, vétérinaire .en chef du gouvernement.Notre commerce de bétail, qui se trouvait très gêné l’hiver par cette quarantaine, va pouvoir profiter de la meilleure saison de l’année pour exporter les animaux gras.Mono et Dans la controverse si bi métauisme animée qui se poursuit entre les mooométallistes et les bi-métallistes, ces derniers emploient un argument qui frappe énergiquement l’imagination.Us prétendent que la baisse générale des prix de toutes les marchandises de consommation universelle est due à l’abolition du bi métallisme en Europe, qui a déterminé la baisse de l’argent.Eu supposant même que la baisse des prix provienne en grande partie—car la surproduction y est bien pour quelque chose—de la baisse de la monnaie d’argent, il nous semble que l'on prend la cause pour l’effet, et réciproquement.La valeur de la monnaie d’argent a-t-elle baissé à cause de la suppression du bi métallisme ; ou bien le bimétallisme a-t-il été supprimé par suite de la baisse du métal argent î Ainsi posée, la question est facile à résoudre.Il est évident que, si l’argent métal n’avait pas di-rniuué de valeur, il n’y aurait eu 2248 jSfi.2248 Ce tirage est égal sinon supérieur à celui de n’importe quel autre journal de commerce français.Nous avons à Québec au moins 200 abonnés de plus que n’importe quel autre journal de commerce français ou anglais.aucun motif pour la démonétisation de l’argent monnayé.Donc, la baisse des prix, si elle est due il la démonétisation de l’argent, a sa cause première dans la surproduction de l’argent, et cette cause première n’aurait jamais eu l’effet général qu’on lui attribue, si jaugent n’eût été un des métauxTer-vant de monnaie, pas .plus, par exemple, que la baisse du fer ou du plomb ne peut affecter généralement les prix de la production universelle.Encore la Pulpe et Un industriel amé-îe Papier ricain M.le sénateur Miller, dont le nom est intimement lié au projet du canal interocéanique du Nicaragua, était ici il y a quelques jours avec un M.Warren Cûrtis ; l’un est le directeur et l'autre le secrétaire trésorier de la Hudson River Pulp and Paper Co.Us viennent pour acheter des cou-cessions forestières pour leur établissement.Ils se proposent, disent ils, de se procurer 3000 chars de bois soit environ 30,000 cordes par année.C’est l’épinette blanche qu’ils préfèrent ; et comme ils font l’importation par chemin de fer, le bois canadien leur arrive sec à l’usine, tandis que le bois américain qui leur vient des Adirondack^ est flotté sur les rivières et ne leur est livré que tout imbibé d’eau, ce qui est un désavantage.Ces Messieurs s’étonnent que le Canada, qui est si abondamment pourvu de boisjet de pouvoirs d’eau ne fassent pas de papier pour l’exportation.Leur compagnie exporte 35 p.c.de sa fabrication en Angleterre et fournit le papier à la Pali Mall Gazette, VEcho et au World de Londres.Et cependant elle prend une grande partie de son bois au Canada et paie plus cher qu’au Canada pour la main-d’œuvre.“ Dans l’état actuel de l’indüs-trie, disent-ils, la fabrication du papier coûte 50 p.c.plus cher en Angleterre qu’aux Etats-Unis.Le papier est à si bas prix que l’emploi de la vapeur comme force motrice est trop coûteux et nous ne serions pas étonnés de voir des capitalistes anglais venir établir ici des manufactures de papier.Quant aux capitalistes américains, le tarif est trop sujet à changement pour qu’ils osent se risquer à établir ici des usines dont les produits pourraient, û un moment donné, être virtuellement exclus du marché américain.Mais s’il y avait quelque bonne raison de croire à la stabilité du tarif actuel, vous les verriez arriver en foule.” C’est bien comme nous le disions ; le meilleur moyen d’utiliser notre bois à pulpe, c’est de faire du papier pour l’exportation.-Eeprtx — La Compagnie du Gaz de du Gaz Montréal est décidée à faire payer aux citoyens les $700,000 que lui a coûtées l’achat de la compagnie Coates.Et le conseil de ville semble, en discutant lès propositions audacieuses de la compagnie, se croire en face d’un dilemne dont les termes se poseraient ainsi : Ou bien accorder à la compagnie le monopole de l’éclairage au gaz à son prix, ou bien se passer de gaz.Nous nous permettrons de faire remarquer au conseil de ville, avec toute l’humilité que nous inspire 'notre indignité et avec -toute la déférence que mérite un aussi digne aréopage, qu’il se met profondément le doigt dans l’œil.Il n’y a pas plus de dilemne dans la position actuelle que sur nqtre.main.Il existe une solution beaucoup plus simple, beau Le Papier sur lequel est imprimé “ LE PRIX COURANT/’ est fabriqué par la Canada Paper Co., Montréal 74 LB PRIX COURANT coup plus avantageuse pour les citoyens et beaucoup plus rationnelle que l’acceptation des outrecuidantes prétentions de la compagnie du gaz.Et cette solution la voici.Que le conseil de ville, s’il a encore besoin d’un certain nombre do becs de gaz, pour l’éclairage public, traite avec la compagnie pour ces becs de gaz, exclusivement, et pour quelques années seulement, disons cinq ans au plus, et qu’il laisse la compagnie s’arranger avec les consommateurs particuliers.Mais, direz-vous, c’est mettre les consommateurs particuliers à la discrétion de la compagnie ! C’est là que vous vous égarez dans les sentiers de l’erreur.Faites seulement savoir que la ville de Mont réal accordera à toute compagnie régulièrement organisée et faisant preuve palpable de bonne foi, le droit de poser des conduites de gaz daus les rues do la ville, sous la direction de l’ingénieur de la ville et vous aurez bientôt l’embarras du choix entre des propositions avantageuses.Lorsqu’il y aura deux ou trois compagnies de gaz à Montréal, elles ne manqueront pas, vous pouvez en Être sûrs, de se faire une vive concurrence en coupant les prix ; et pendant qu’elles se mangeront réciproquement le nez, les consommateurs particuliers de Montréal auront de bon gaz à bon marché, q.E.D.La menace seule d’une concurrence de ce genre ferait baisser les prix de la compagnie actuelle, pro bablemeut au dessous de $1.00 par mille pieds.Ce qui fait la force de ce maître chanteur qu’on appelle M.Holt, c’est le monopole.Eulevez-lui ce monopole, et il deviendra doux comme un agueau.Il ne s’agit que de ue pas s’eu laisser imposer.LE COLPORTAGE Un examen attentif de la législation actuelle sur le colportage, telle que nous'l’avons pour ainsi dire codifiée dans notre dernier numéro fait ressortir deux choses : d’abord que les dispositions concernant les licences du Revenu Provincial sont assez rigoureuses pour satisfaire les adversaires les plus acharnés du colportage ; eusuite que, si les pouvoirs des municipalités ont été lar gement augmentés, la procédure pour faire exécuter leurs règlements, en ce qui concerne les col porteurs, est trop compliquée ; les délais sont trop longs pour que la répression des contraventions soit efficace.Il y a aussi matière à confusion quant au montant de la licence qu’une municipalité locale peut imposer.L’article 582 du Code Municipal limite ce montant à un maximum de $20.; l’article 582a permet bien d’imposer aux commerçants non-résidents, et par conséquent aux colporteurs, une licence plus élevée qu’à ceux qui ont leur résidence dans la municipalité, mais il n’élève le maximum que pour les charretiers ou routiers publics.Maintenant, si l’on rapproche de ces articles l’article 9276 de la loi des licences, que nous avons publié à la suite, on voit que l’intention du législateur a bien été de permettre aux municipalités d’imposer une licence de plus de cinquante piastres aux colporteurs ; mais comme il n’y est fait aucune référence à l’article 582 du Code Municipal, le juge de paix ou autre magistrat ayant à juger un cas de contravention à un règlement imposant une licence de plus de $20, pourrait se demander si ce n’est pas l’article 582 qui fait loi, seul, dans la matière et si le règlement n’est pas illégal Ces considérations nous amènent à la conclusion que, pour rendre absolument efficace la législation actuelle, il faudrait faire concorder l’article 582 du Code Municipal avec l’article 9276 de la loi des licences, en amendant le Sème paragraphe du premier article de manière à ce qu’il se lise comme suit : “ Le prix fixé pour l’octroi de la “ licence, en vertu de cet article, “ doit être proportionné à l’étendue “ du commerce, de l’industrie ou li du négoce de chaque personne te-“ nue de prendre licence et déter-“ miné par le conseil à sa discré-“ tion, pourvu que ce prix n’excède “ pas vingt piastres, pour les rési-“ dents dans le cas du paragraphe 1 ! “ et douze piastres dans le cas du “ paragraphe 2.” Pour simplifier la procédure et lui donner l’efficacitésvoulue, il faudrait aussi faire ajouter au Code Municipal, comme article 5826 l’article suivant “ 5826.Pour ce qui concerne tout , “ règlement concernant l’octroi des I “ licences aux colporteurs, la pro-1 cédure à suivre eti cas de contra-“ ventiou et les pénalités à infliger “ seront celles décrétées par les ar-“ tides 993, 994 et 995 des Statuts i “ Refondus de Québec, tels qu’a “ mendés par le statut 58 Vic.chap.“ 14, sections 13, 14 et 15.” 2.La moitié de l’amende imposée appartiendra à l’oflipier qui aura fait l’arrestation (tlu^ontrevenaut.Mais en attendant ces amende ments qui ue pourront être faits qu’à la prochaine session de la lé gislature provinciale, nous conseil Ions à tous les marchands qui ont à souffrir de la concurrence ruineuse des colporteurs, d’agir de concert auprès des conseilsmunicipaux .de leurs localités respectives, pour en obtenir l’adoption d’un règlement basé sur la loi actuelle.Le Code Municipal permet aux municipalités de nommer des cons tables (article 668 C.M.,) ; tout ju ge de paix peut également nommer un ou plusieurs constables pour ex écuter ses ordres (art.2587 S.R.,) ; et le maire de chaque municipalité est ex-officio juge de paix pour sa municipalité.Les municipalités locales ont donc tous les pouvoirs né cessaires pour faire exécuter leurs règlements ; et, comme, dans le cas qui nous occupe, les contrevenants sont assez difficiles à rejoindre, lorsqu’il faut requérir un officier qui ne se trouve pas constamment sur les lieux, on pourrait assermenter corn me constables tous les officiers municipaux : inspecteurs des chemins, des cours d’eau etc, ou, au besoin, un ou deux cultivateurs dans eha que rang ou concession.La plus grande difficulté sera de faire payer l’amende, le Code Muni cipal ne donnant le droit de saisir les biens du contrevenant., que s’il n’a pas payé l’amende dans les quinze jours.C’est pour cela, sur tout, que nous voudrions faire assimiler la procédure, sous les règle ments municipaux, à celle qui est pourvue pour les infractions à la licence du Revenu.Dans notre pro jet de l’année dernière nous demandions que tout colporteur fût obligé, avaut d’obteuir sa licence du percepteur du revenu, de donner une caution solvable au montant de $400.Cette caution aurait toujours été responsable pour les amendes.Mais nous n’avons pu gagner ce point.Daus tous les cas, comme l’article 1060 du Code Municipal permet de faire l’arrestation des contrevenants à vue, les marchands pourront, s’ils le veulent, harrasser suffisamment les colporteurs non pourvus de licence pour les obliger à quitter au plus vite le territoire de lenr municipalité.On attribue l’inveution de l’horloge & rouages à Paciflcus, un chanoine de la cathédrale de Verone, au neuvième siècle.Auparavant, on ne connaissait que le cadran salaire et le sablier. LE PRIX COURANT 75 MODES ET NOUVEAUTES Marché d'Anvers.—L’article a fait cette semaine preuve de grande fermeté.Au contraire de ce que nous avons généralement vu à l’ap proche de l’émission des filières, les prix sc sont encore tendus et l’on vient de payer fr.3.GO pour mars.La tendance ascendante qui se fait jour est appuyée, sinon devancée.par les pays producteurs, où la laine est activement recherchée.Quoique les avis de l’industrie restent satisfaisants, celle-ci hésite encore à opérer hardiment, voulant sans doute voir consacrer par la vente de Londres, qui commencera le 7 mars, la hausse de 10 p.c.acquise sur le peigné depuis trois semaines.cotons Marché de Manchester.—Pendant la semaine le marché a été sans mouvement d’importance.Il y a eu des propositions plus numin euses des marchés asiatiques, mais beaucoup d’entre elles, ne pouvaient pas être placées à cause des limites par trop réduites.La demande du Continent reste assez générale, mais de ces débouchés aussi les offres étaient souvent trop en-dessôus des cours pour pou voir être acceptées.Les retords à 2 bouts No 40A.sont plus fermement tenus par suite de quelques grosses affaires qui se sont traitées pour le Japon et en retords à 2 bouts No 32A.la demande est plus active pour la Chine.Les prix des numéros 16 à 24 et 28 à 32A.chaîne continue, sont inchangés et les numéros moyens 24 à •>2 et 36 à 42, bobines chaîne et cau-nettes de matière Amérique, se maintiennent avec une demande modérée.Filés, Jumel sont fermes aux cours, aussi bien que les numéros tins pour la production desquels on emploie les cotons Géorgie.Le Middling Amérique était au 22 février 1894 à 4 3[16d.aujourd'hui à 3 l[32d.Il eu suit qu’à la même époque en 1894 les cotons se vendaient 1 5[32d.plus ch'ers, pendant que les numéros 21 à 32 bobine chaîne coûtaient alors l^d., numéro 36, bobines chaîne , Ifd., numéro 30, chaîne continue l|d., et retord à 2 bouts, numéro 40, l£d, plus chers, ce qui prouve comment est défavorable la situation de notre filature.Les ventes à la semaine à Liver-' pool se montent à 63,250 balles, dépassant l’évaluation de 5,250 balles.Les prix des cotons sont sans changement depuis la semaine passée à l’exception des Amériques qui sont plutôt un peu plus chers.SOIES Marché de ' Lyon.—Aucun évènement n’est venu modifier l’attitude de notre place pendant la huitaine que nous venons de traverser.Les affaires ont été limitées, comme elles le sont du reste depuis le commencement du mois, à la livraison dts lots traités en mer lors du dernier mouvement par la spéculation et le moulinage, ainsi qu’à celle des marchés à livrer faits au même moment par notre fabrique.Où il est impossible de voir Une amélioration, c’est dans le chiffre des achats quotidiens, qui est comme l’on peut s’en rendre facilement compte plus élevé que celui de la semaine précédente.Pour ce qui regarde nos prix, dit le Moniteur des Soies, il faut se féliciter de leur belle tenue.C’est tout au plus si, après vingt jours environ de calme, ou peut constater un peu de faiblesse sur quelques articles seulement.Cette fermeté ne vous étonne point.Elle prouve surabondamment la confiance que les détenteurs ont avec raison dans une prochaine reprise.Comme nous l’avons expliqué dans l’avant dernier numéro, février ne pouvait être un mois de transactions.Mais il touche à sa fin, et avec mars nous verrons renaître l’activité passée, ainsi que la hausse devant en être nécessairement la conséquence.• Le marché des cocons a été un peu plus animé.Il s’est fait dans l’intérieur plusieurs lots de 9 à 9.25.A Marseille, on a vendu des Syrie et Andrinople de 8 à 8.25.Quoique ces prix ne soient pas eu baisse, il est certain que l’on fera mieux eu mars et avril.Il y a une grande fermeté à constater sur les cours de l’argent, qui a été coté à Londres de 27 5[16 à 27 ll[16età New-York de 59£ à OOjj.Au sujet du métal blanc, nous avons une bonne.nouvelle à annoncer ; le Reichstag pour des motifs que nous n’avons pas à donner ici, a adopté une proposition tendant à la réunion d’une conférence internationale, eu vue d’éclaircir la question de la dé préciation de l’argent, et d’amener un réglement commun à toutes les puissances, en fixant un étalon monétaire.Notre gouvernement qui a fait montre dernièrement à la Chambre des députés de sa bonne volonté, trouvera lorsqu’il voudra passer à1 l’action, le terrain tout préparé pour une entente avec l’Allemagne.Au tour de l’Angleterre.Quand il arrivera, nous pourrons dire que le problème aura fait un grand pas du côté de sa solution.Les changes eu Orient sont un peu meilleurs que ceux de ces jours derniers.Aucun changement sur le marché des soies européennes grèges et ouvrées.?- AMELIORATIONS DU HAVRE En sa qualité de président de la Chambre de Commerce du'District de Montréal, M.H.Laporte a été appelé à exposer ses vues devant le comité d’ingénieurs nommés par le gouvernement fédéral pour faire une enquête 9ur les améliorations du Hâvre.M.Laporte a donné à sa déposition la forme d’un mémoire dont voici le texte.“ Un plan d’améliorations qui comprend la construction d’une levée et des changements dans la distribution des bassins du port, depuis l’entrée du canal Lachine en descendant le courant, avait reçu l’approbation, en particulier, de la Chambre de Commerce de Montréal.Subséquemment, ce plan fut modifié d’une façon notable, en dépit des protestations de la dite Chambre de Commerce et des municipalités de la rive sud depuis Laprairiejusqu’à Boucherville au moins.“ Des protêts furent signifiés au gouvernement fédéral contre la manière dont est construit la levée qui s’étend depuis la Pointe Saint-Charles jusque vis à-vis le grand quai Victoria.Les intéressés réclament contre cette digue qui, dans leur opinion, devait avoir pour effet de changer le courant régulier du fleuve et inonder les terres sur la rive sud.De fait, il est actuellement constaté par les navigateurs que les courants ont dévié dans une certaine mesure et sont la cause in directe, au moins, des difficultés que rencontrent les pilotes pour sortir les navires du port, spécialement vis-à-vis l’Ile Sainte Hélène de même que pour les faire entrer dans le port.“ Il est constaté que, pour monter le courant depuis l’île Ronde jusqu’à l’entrée du bassin créé par la digue, les navires d’un moyen tonnage sont obligés de dépenser la valeur de près d’une journée extra de charbon ou de se servir de re morqueurs pour pouvoir lutter con tre les déviations de courants causés par la nouvelle levée, lorsque leur force de propulsion ou l’angle de leur gouvernail est insuffisant, line ' observation minutieuse par des ex - LAINES 76 LE PRIX COURANT perts désintéressés, ainsi que des sondages opérés sérieusement éclairera les autorités sur les faits ci-haut.“ Actuellement, même en supposant que ces inconvénients n’existeraient pas, le port artificiel, à eau tranquille, que l’on a l’intention de créer au moyen de la levée, est déjà à peine suffisant pour le trafic maritime do Montréal, et si l’on prend en considération les développements dans le passé et les probabilités de l’avenir, il est parfaitement évident que ce port sera bientôt encombré au point de forcer le gouvernement ou la commission du havre à rechercher un espace plus grand et plus commode pour placer les navires qui visitent Montréal.“ Un autre inconvénient qui est d’une grande gravité au point de vue de la santé publique et qui en traînera des complications très sérieuses et probablement des dépenses énormes dans un avenir rapproché, est que la plus grande partie des égoûts de la partie ouest de Montréal et de la partie centre, pour le bas de la ville, se déversent dans le port à eau tranquille créé par la nouvelle digue et y corrompent l’eau qui n’a-pas de circulation, au point de rendre dangereux le séjour de cette partie de Montréal, le long des quais, de la rue des Commissaires, de la rue Saint-Paul, de la rue Notre Daine et dans une bonne mesure au parc de l’île Sainte Hélène, durant les grandes chaleurs de l’été, alors que l’évaporation des eaux contaminées devient une source de maladies pesti'entiçlles.“ L’argument que l’eau du canal Lachine crée un courant suffisant pour détruire l’inconvénient ci-haut n’est nullement bon, parce que ce courant ne se produit que par intervalles et par petites quantités, parce qu'il ne s’étend qu’à une distance d’à peu près un arpent de la sortie des écluses et que, ensuite, il tourne lui-même pour se mêler à l’eau tranquille qui reste corrompue ; parce que aussi, les écluses du canal Lachine étant fermées le dimanche,, les eaux de ce canal ne font pas de courant pendant cet intervalle, durant lequel les égoûts continuent à se déverser dans le port et à augmenter la contamination de l’eau.“ 2o Les bassins : “ Il a été dit plus haut que, vu les développements certains du commerce maritime de Montréal, il deviendra nécessaire de fournir plus d’espace et de commodités aux navires.Oà trouver cet espace î est-ce à la Pointe du Moulin à Vent ?Le rivage de cette pointe, entre la ligne de la levée et la tête du canal, se compose d’un fond rocailleux d’une nature telle, que pour y creuser un bassin il en coûterait des sommes considérables dont la proportion ne répondrait pas au but à atteindre, parce que ce bassin n’offrirait que cinq ou six atterrages additionnels tandis qu’il en faudrait au moins une vingtaine.Or, ce bassin à lui seul, pour un aussi pauvre résultat, coûterait presqu’autant que le tiers du port aetuel de Montréal, devant la ville (voir les estimés comparatifs entre les mains du gouvernement et à la commission du havre).“ Considérant les développements graduels de l’ouest du Canada et la tendance de plus en plus grande de tout le nord ouest de l’Amérique à déverser le produit de leurs fermes par la voie du Saint-Laurent, il devient important de songer à préparer non seulement un port commode, mais encore à lui fournir les accessoires absolument nécessaires sous forme de bassins de relai, de bassins de radoub, d’élévateurs à grains, etc, etc.“ Or, pour la marine océanique, ces accessoires ne sauraient trouver de place plus convenable, à tous les points de vue, que dans cette partie du port de Montréal située vis-à-vis le quartier d’Hochelaga et la municipalité de Maisonneuve : lo Parce que la baie d’Hochelaga, située en bas de l’île Sainte Hélène, .vis-à-vis les deux municipalités ci-haut, constitue actuellement le port naturel de Montréal capable de contenir avec quelques améliorations infiniment moins coûteuses que celles qui pourraient être faites à la Pointe du Moulin à Vent, toute la flotte océanique qui visitera le port de Montréal chaque année, d’ici à au moins une génération.“ Parmi les accessoires de ce port, se présente naturellement un bassin d’hivernement et de radoub pour les navires océaniques.Pour des raisons d’économie, un grand nombre de navires restent sans activité durant l’hiver depuis la prise des glaces jusqu’à l’ouverture de la navigation, et l’on choisit pour la saison d’inactivité, les endroits où ils peuvent eu même temps être chargés et être réparés.“ Le creusage d’un grand bassin à proximité du port pour les objets ci-haut mentionnés peut être fait à prix comparativement faibles dans le quartier d’Hochelaga, à quelques cents pieds de la ligne du fleuve, à la même profondeur que le chenal actuel avec sortie et entrée au moyen d’un chenal de courte longueur dans la direction du courant du fleuve, de telle manière que les navires qui y auraient hiverné pourraient, avec leur chargement, en sortir de très bonne heure immédiatement après le départ des glaces.“ En consultant les statistiques des quantités de produits qui quittent le port de Montréal, aux pre miersjour8 de la navigation, aux dates ordinaires, jusqu’à ce jour, et en comparant les prix des frets, oh se convaincra facilement qu’il y aura un gain considérable pour les exportateurs à se trouver eu mesure d’expédier par le moyen ci haut les produits accumulés dans, les élévateurs ou magasins que l’on établirait nécessairement autour de ce bassin, parce que tous ces produits atteindraient plus à bonne heure, le printemps, les ports de l’Europe, des Antilles, ou encore, ceux de l’Amérique du Sud.“ Autre considération : si l’on compare le coût probable d’un bassin" à la Pointe du Moulin à Vent (en examinant les difficultés que présente le terrain) avec le coût probable d'un bassin à Hochelaga, dans un terrain où déjà la nature a fait la moitié de l’ouvrage, sous le rapport du fond qui, géologiquement parlant, se compose de graviers, de sable et de glaise, c’est-à dire un terrain mou, avec une sortie naturelle qui existe déjà, on trouvera que la différence entre les deux points est de au-delà de 50 p.c., sans compter qu’un pareil bassin à Hochelaga pourrait contenir, en hiver, près de deux cents vaisseaux de grandeur, tandis que celui de la Pointe du Moulin à Vent en contiendrait à peine une douzaine.“ Autre considération : Le trans port des marchandises on le camionnage d’un point à un autre, entre les vaisseaux et les chemins de fer et Vice-versa coûte déjà considérablement sous le rapport du temps et de l’argent avec les arrau gements actuels, au pied de la rue McGill et dans le voisinage des premières écluses du canal, parce que les camionueurs sont sujets à tous les inconvénients qui résultent de l’ouverture et delà fermeture des ponts et des écluses du canal dans le district ci-haut.Avec un bassin à Hochelaga, ces inconvénients disparaîtraient en grande partie et le commerce ferait une économie de bien près de 25 p.c.de ce chef seulement, parce qu’il éviterait les retards et les distances dans une grande mesure.“ Autre considération : Aujourd’hui 95 p.c.des navires océaniques LE PRIX GOURANT 77 chargés pour le Canada se rendent directement à Montréal.Sur ce nombre, plusieurs ont besoin de réparations importantes avant de retourner vers la mer avec une charge d’exportation ; or, dans la situatiou actuelle des choses, les navires qui ont besoin de réparations sont forcés, après avoir déchargé leur cargaison, de descendre à Québec, au bassin de radoub, une distance de 180 milles, pour être réparés, puis de remonter à Montréal, un autre trajet de 180 milles (en tout 360 milles) pour prendre une cargaison de retour pour l’océan ; ce qui est une dépense très considérable qui pourrait être évitée au moyen de la construction d’un bassin d’utilité générale à Hochelaga comme il vient d’être dit.“ Dernière considération : Montréal étant le point stratégique de l’importation et de l’exportation de tout l’ouest américain, tant des Etats-Unis que du Canada, aucune des parties de son port ne doit être améliorée avant que l’on considère laquelle doit être plus favorisée que l’autre.Déjà tout ce que l’art et le génie civil ont pu faire pour l’extrémité ouest de ce port a été fait ; malheureusement, il ne reste plus de terrain pour faire plus dans cette partie ; la logique des faits commande donc impérieusement de tenir compte des avantages immédiats qu’offre la.baie d’Hochelaga et les terrains immédiatement avoisinants pour mettre à exécution les projets les plus profitables pour le développement du trafic, non seulement de Montréal, mais de tout le Canada.” “ Le tout respectueusement soumis.” NOUVEAUX USAGES DU SUCRE La consommation du sucre, quoiqu’elle ait énormément augmenté avec le bon marché de cet article, n’a pas suivi la même progression que la production ; et cette dernière, malgré les bas prix qu’elle rapporte, en est arrivée à un point pù les fabricants se demandent : Qu’allons-nous faire de notre sucre î Car, pour le sucre de betterave, en particulier; il n’est pas facile d’arrêter, ou de diminuer la production, comme d'un autre produit dont on achète la matière première sur le marché.La plupart des fabriques de sucre ont des contrats à longs termes avec des agriculteurs pour la fourniture de la betterave, elles sont, par conséquent, obligées de prendre livraison de la betterave qui leur est offerte, quitte à l’utili- ' ¦ e ¦ ser le mieux qu’elles pourront.La convertir en sucre, aux prix actuels, n’est guère profitable ; en faire de l’alcool est également s’aventurer sur un marché encombré.Cette situation a porté les chimistes industriels d’Europe à rechercher si le sucre n’aurait pas un emploi avantageux dans d’autres brau-ches de l’industrie.L’un d’entr’eux, M.A.Vivien, a publié récemment, dans le Bulletin de VAssociation des Ohimistes, une étude très intéressante où il aborde carrément la question.M.Vivien commence par établir la disproportion qui existe entre l’augmentation de la production et celle de la consommation.D’après ses relevés, la production totale a été : Campagne.lietlornve.Canne.Total.1887-88.2,407,000 2,541,000 4,948,000 1892- 93.3,428,615 3,429,814 6,558,829 1893- 94.3,861,000 3,485,600 7,346,500 1894- 95.4,675,000 3,626,000 8,300,000 Ainsi la production totale est passée de 4,948,000 tonnes en 1887 à 8,300,000 tonnes, en 1894, c’est-ù-dire qu’elle a presque doublé.La consommation moyenne, en Europe, qui était de 10.36 kilos par tête en 1887, a été de 11.92 kilos par tête en 1892, soit une augmentation de 15 p.c.seulement, contre une augmentation de 95 p.c.dans la production.Maintenant, quel est le re mèdeî II faut, dit-il, ou arrêter la production, ce qui serait un mauvais moyen, ou bien trouver des débouchés nouveaux et augmenter la consommation.Dans cette direction il indique le sucrage des vins et des bières, l’emploi du sucre dans la laiterie et pour les conserves alimentaires, pour la préparation de divers produits industriels, et finalement, l’emploi du sucre dans l’alimentation des animaux.Sl'CRAGE Le sucrage a été préconisé d’abord en 1876 ; mais ce n’est qu’en 1884 que la loi autorisa en France le sucrage des vendanges.La sucrerie y.trouva un .débouché nouveau qui absorba : - En 1885 79,586 sacs de 212 lbs, “ 1886 280,020 “ “ “ 1887 376,822 “ “ “ 1890 333,7.42 *• " “ 1891 342,393 “ •* “ 1893 186,102 “ Ainsi en 1893, année qui donna une récolte abondante et de bonne qualité, tarit en vins qu’en cidres, l’emploi du sucre pour l’amélioration de9 boissons avait absorbé 18,610 tonnes de sucre.LE SUCRE EN BRASSERIE Malgré le bas prix du sucre, les brasseries emploient en France, en moyenne, de 34.000 à 35.000 tonnes de glucose, parce que les droits sur le sucre cristallisé sont trop élevés.Si l’on opérait pour la brasserie le même dégrèvement que pour le sucrage, M.Vivien croit que l’on trouverait l’emploi de 350.000 sacs de sucre pour les bières légères qui ne peuvent supporter l’addition de glucose.Avec le sucre, on obtient une bière légère et pétillante, taudis qu’avec la glucose on a une boisson laissant uu arrière goût pâteux, sans compter que la saveur, à la dégustation, est tout à l’avantage de la première.LE SUCRE DANS LA LAITERIE C’est la fabrication du lait condensé, que l’on additionne de sucre largement, que M.Vivien voudrait voir favoriser aussi eu France par un degrèvement des droits sur le sucre.Voici comment se fabrique le lait condensé ; quelques-uns de nos.lecteurs nous ayant déjà demandé des détails sur cette fabrication, nous sommes heureux de les leur donner ici : On commence par déguster le lait à froid, pour savoir s’il n’a pas de mauvais goût, puis on chauffe à 80 degrés et on le déguste à nouveau ; ou écarte tout le lait douteux et ne met en fabrication que les laits paraissant parfaits.Le lait choisi est additionné de 10 p.c.de sucre, porté à l’ébullition et filtré, pour se débarrasser de la peau crémeuse, puis concentré dans Je vide jusqu’à ce qu’on ait une densité de 1,300 (soit 33 à 34 JBeaumé à 60° -Fahr).On refroidit dans des bidons tournants et on livré à la consommation dans des boîtes fermées.LE SUCRE DANS LES CONSERVES ALIMENTAIRES.M.Vivien conseille la fondation en France de grands établissements de confiseries, où, en.même temps que l’on ouvrirait aux sucreries un débouché important, on pourrait tirer un bon parti d’une grande quantité de fruits qui, actuellement sont à peu près perdus.Il fait remarquer que, en Amérique, cette industrie emploie plus de 200,000 tonnes de sucre par année.’ Mais, comme nouveau débouché, il propose d’employer aussi le sucre à la conservation des viandes et du poisson, et même du beurre, à la place de l’antiseptique employé actuellement, le sel.“ La viande et 78 LE PRIX COURANT infime le poisson, (lit-il, se conservât très bien par le sucre.Il est infime préférable au sel marin, car il n’altère pas la saveur et n’attaque pas les substances^organiques.” DANS J.ES PRODUITS CHIMIQUES .Le sucre .peut servir encore à la préparation (les acides lactique, formique, oxalique etc.; il la confection d’un charbon très propice à la fabrication delà poudre etc.etc.; mais, pour qu’il puisse fitye employé en France à ceS divers usages, il faut qu’il soit dégrévé de tous droits.DANS I,’ALIMENTATION DES ANIMAUX Ici, nous cotons textuellement : “ Le débouché le plus important, celui que nous devons nous efforcer d’obtenir, consiste dans l’emploi du sucre en agriculture, pour l’alimentation du bétail, ainsi que je l’ai déjà proposé en 1876 au Congrès sucrier d’Arras.“ Le sucre est très répandu dans la.nature, presque toutes les plantes en contiennent, et cela montre a priori son utilité pour l’alimenta tiou.Hi le sucre n’était pas nécessaire, les plantes n’en contiendraient pas.' “ La canne à sucre.” la betterave, la carotte, le panais, le navet, les racines de guimauve, de patate, de persil, de chervis, d’asphodèle ra-meux ; les tubercules de la gesse, du Bouchet comestible ; les fruits, les melons, les citrouilles de Hongrie, les châtaignes, les dattes, les ligues, les caroubles, les noix de coco, les bananes, la sapotille, le mango, les baies de genièvre, les gousses des plantes légumineuses telles que les pois, les fèves ; le nectar des Heurs ; les exsudations concrètes tmannes) des frênes, des mélèzes, la manne d’Australie, de Turquie ; les graminées, le maïs, le sorgho ou canne a sucre de Chine ; les sèves des palmiers, des cocotiers, des dattiers, (les sagoutiers, des bouleaux, des érables, des- aloès ou agaves, etc., etc.; tous contiennent plus ou moins de sucre.“ Les fourrages donnés à nos animaux possèdent tous des sèves sucrées ; on en trouve encore dans plusieurs tourteaux, et eu J861», j’en ai trouvé en forte proportion (!» p.e.) dans les tourteaux de graines de coton d’Amérique.” Le sucre, d’ailleurs, est un ali ment agréable et utile ; il se trails-forme, eu partie, en acide lactique qui dissout le phosphate de chaux des aliments et le rend assimilable.Il facilite la digestion comme adjuvant du suc gastrique et, en outré, il contribue à la nutrition par sa transformation directe en viande, en graisse etc.Tous les animaux aiment le sucre; le cheval etle chieu font des basses ses pour un morceau de sucre, et loin de regarder le sucre comme nuisible, plusieurs cultivateurs eu conseillent l’emploi comme nourriture, avec raison.Aux Jndes, on donne aux éléphants le jagre ou sucre des palmiers, pour les nourrir et les maintenir en bon état.Ils en sont friands.D’ailleurs, tout le monde sait que le sucre engraisse, et les personnes qui deviennent obèses se voient privées Sll-.J!lZ" " ““'T • (“'d pratiques î ^ Aliments pour le Dejeuner __ ' i Possédant les moulins du genre les - profit.TORONTO Ont LE PRIX COURANT 87 Walkerton.—E.H.Sheffield, nouveautés.Arnprior.—T.W.Fraser & Co., marchandises de fantaisie.Whitby.—W.R.Howse, pharmacien.FONDS VENDUS Toronto.—W.H.Banfield & Co., machinistes ; à Diamond Machinery & Tool Co.Kingston.—J.O.Hardy & Co., nouveautés ; à Mary E.Hardy à 55c.Fullerton.— Pomeroy & Co., mag.gnl.; à 44c.Arthur.—E.0.Magee, bijoutier ; à Harry J.Clark.Orono.- Annie Varcoe, mag.gnl ; à Miller A.Barfett.St-Thomas.—McD.Fraser & Co., nouveautés.Tilsonburg.— Geo.A.Maguire, nouveautés etc.Parker — J.W.Cragg, mag.gnl.; à J.Jackson.Soulhwold.—*Mme J.Ordish, mag.gnl.; à G.E Annett.Lindsay.— J S.McCarthy, hôtel ; F.P.Hinds, suce.Niagara Falls.— 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Victoria.—W.Walker, bois ; à Rattray & Hall.New Westminster.—R.P.Freeman & Co , nouveautés ; à W.G.Gallister.EN DIFFICULTÉS Nelson.—AbcoI Johnson, buvette ; saisie.CHS.DESMARTEAU Comptable, Auditeur et Commissaire No 1598 rue Notre-Dame.SPÉCIALITÉ î REGLEMENTS D'AFFAIRES DE FAILLITES.BILODEAU & RENAUD Comptables, Auditeurs et Commissaires, No.15 rue St - Jacques, Montréal.Spécialité : Règlement des Affaires de Faillites.Téléphone 2003.Vous qui souffrez, depuis des années peut-être de cette affection désagréable qui vous rond la vie *41 pénible, vous croyez probablement que votre maladie est incurable.Voqs avez peut être essayé bien des remèdes, eu recours & bien des médecins, sans soulagement appréciable.Eassurez-vous.Ecoutez uno victime de cette maladie si souffrante.A M.L.ROBI FAILLE, Pha-macien, “ Je crois de mon devoir do vous fairo part du “ bif*n que J’ai ressenti par l'usage des PILULES “ ANTIBILIKUSES du Dr NEY.“J’étais fort souffrant depuis 8 ans- J’étais “iup t au mal do cœur, & la PITUITE, jo no “ repentais aucun goût pour la nourriture, mes “ forces allaient s’affaiblissant_Je m’adressai à •’ plusieurs médecins dont l’un do léputation no-“ tabl» et de plus de 80 ans de pratique.Jo pris ** leurs médicaments pennant plusieurs mois, mais “ sans effets marquants.Jo no pua parvenir & me “ faire purger suffisamment et la PITUITE con-M tinua do me faire souffrir.“ Sur votro avis, j'essayai les PILULES du Dr “NEY.L’effet fut immédiat La PITUITE “ disparut comme par enchantement et jo redevins “ un homme nouveau.“ Merci mille .fois pour m’avoir fait connaître “ un médicament ausbi précieux.” , CUTHBERT JUBINVILLE St-Tlioraas, 20 juin 1891.Les Pilules du Dr Ney sont en vente partout à 25 cté la Boite.flZPP*Franco par la malle sur lôccption du prix-t^ SEUL PROPRIÉTAIRE L ROBITAILLE, Chimiste JOL1ETTE.P.Q. 88 - LE PRIX COURANT NOTES SPECIALES.MM.Roméo Prévost & Oie,comptables, auditeurs, liquidateurs etfldéi-commis-flaires, font une spécialité de liquidation de faillites.Argent à.prêter.Achat de debentures municipales.Bâtisse New York Life, chambre No 215.Montreal Telephone Bell No 815.POMCK8 D’ASBUBANCES SUR LA VIE Monsieur Philippe LaFerrière continue toujours à régler les polices d’Assurances sar la Vie.Des prêts aux meilleures conditions sont effectués sur les polices.Heures de bureau : de midi à 1 heure et de 4 à 6 heures p.m.Correspondance sollicitée et strictement confidentielle.Boîte No 550 ou No 157 rue St-Jacques, Montréal.La maison Laporte, Martin & Oie, épiciers en gros de cette ville, vient d’admettre deux nouveaux associés, ce sont.Messrs Adhémar Delorme, comptable de la maison depuis 11 ans et Joseph Ethier, chef du département des ventes depuis 9 ans.Nul doute que les affaires de cette maison,déjà si prospères, recevront une nouvelle impulsion, sous les efforts réunis des cinq associés qui la composent.Nous prions nos lecteurs de remarquer dans nos colonnes .d’annonces celle de la maison O.J.McIntyre & Co, articles de nouveautés et de fantaisie, rue 8t-Paul, Montréal.Ils trouveront chez ces Messieurs le pluB bel assortiment possible de marchandises de fantaisie, dans les dernières nouveautés, qu’il soit possible de trouver en dehors de New-York, de ce côté de l’Atlantique.Et, ce qu’il y a de particulièrement intéressant pour nos abonnés, c’est que MM.0.J.McIntyre & Co, pour se tenir à la hauteur des circonstances, ont fait des prix tout spéciaux pour le commerce du printemps.Qu’on ne manque pas d’aller les voir, on a tout à y gagner.La Provident Savings Life Assurance Society La compagnie d’assurance fondée par M.Sheppard Homans, sur le plan le plus économique qui ait encore été mis en opération, sans porter atteinte à la sécurité des assurés, vient de publier le rapport de la vingtième année de ses opérations.Ce rapport constate que, malgré le mauvais état des affaires aux Etats-Unis et au Canada, la société a fait des progrès très sensibles.Ses revenus ont atteints, pendant l’année 1894, lasomm» de $2,249,698.12, dont plus de $2,150,000 provenant des primes.C’est une augmentation d’environ $100,000 sur l’année précédente.Elle a payé à ses porteurs de polices $1,427,818.32 ; et ses dépenses ont été de $595^390.72, de sorte qu’elle a pu augmenter sa réserve de $226,000.Ce résultat pendant une année de crise formidable,témoigne de la grande popularité dont jouit la société partout ou elle est connue.Nous serions heureux de la voir plus répandue parmi nos concitoyens qui apprécient plutôt le bon marché de la prime, que la perspective de dividendes plus ou moins élevés sur des primes plus fortes.Aussi nous félicitons le gérant' de la société d’avoir choisi, pour travailler dans notre province, M.Emery Guilbault, dont l’activité ne saurait manquer de recueillir, pour la Provident Savings Life, une bonne clientèle parmi les Canadiens-français.appliquée, en cas de besoin, au paiement des primes que l’assuré ne pourrait payer ou négligerait de solder.Nous souhaitons de tout cœur à la Sun Life une longue continuation de ses brillants succès.Nous rappelons à nos abonnés que le prix de l’abonnement est strictement payable d’avance.A vià DE FAILLITE Dans l'affaire de MORRIER & BERGERON, Manufacturière «le chaussures.No 193 rue St Urbain, .Montréal, faillis.Les soussignés vendront pur encan public, en deux lots, Mardi, le 26 Mars 1896, ù.10 hrs a.m., sur les lieux, tout 1 actif mobilier des dits faillis, savoir : Lot No 1—Un lot de cuir, marchandises en voie de confection, fournitures, etc.$1008.03 Machineries, outillnge, formes, etc.1336 40 -$2311.13 Loi No 2-Deltes île livres suivant, liste .887.52 LA SUN LIFE L’assemblée générale delà Compagnie d’Assurance" Sun Life,” qui vient d’avoir lieu, dans le splendide édifice de la compagnie, constate une continua-1 tion des progrès réalisés par cette corn- ! pagnie essentiellement canadienne.Nous avons, il y a quelque temps, constaté par les rapports officiels, que ia Sun Life était la compagnie cana- j marcotte FRERES.Encanteure.dienne qui avait souscrit le plus fort montant de nouvelles assurances en 1893.Or, en 1894, le montant de nouvelles assurances accuse une nouvelle augmentation de $751,048.33.Son revenu s’est augmenté de $133,000 ; son actif s’est accru de $614,642.73 et sa réserve de $530,000, et l’excédent de son actif sur son passif, de $401,373.94.Elle avait au 1er janvier 1895, des polices en cours pour $31 528,569.74 soit : Québec.1er Mare 1893.une augmentation de $3,728,813.23 sur : Anchor medicine Co-.Québec., ._ , , , , , I Messieurs—Je me plais A certifier que j’ai fait Ces chiffres parlent et proclament U8ag0 do ianchor weakness CURE et que bien haut la popularité de là cornpa- j ai obtenu, en bien peu de temps, tous les résultats £n e dans toutes les contrées OÙ elle désirés.Sur ma recommandation quelques mem-a étendu ses opérations, car elle ne s’est brc3 dc ma falllillo ot , g religieu8e8 du M.pas contente de prendre la crème des vent do st.Koch ront employé> et loute8 ce8 per.sonnes m’ont déclaré que le ANCHOR Weakness Cürk leur avait fait un bien immense.- En conséquence, je donne ce présent certificat, bien persuadé que ce remède est appelé A produire grand nombre de guérisons.- F.H.BÉLANGER, Ptre, „ • Curé de St-Roch de Québec.En vente partout ou s’adresser à la $3231.95' La manufacture No 193 rue St-Urbain sera ouverte pour l'inspection, lundi, le 25courant.Four am res informations, s’adresser à CHS.DESMARTEAU, Comptable, No 1598 rue Notre-Dame, Montréal.Témoignages ! ^Irrefutable | __________ Dyspepsie, Débilité, Consomption, etc.assurances au Canada, elle a été faire concurrence, et une concurrence heureuse, aux vieilles compagnies euro- Eéennes, en Angleterre, en France, en elgique, sans parler des Etats-Unis.Profitant de sa forte situation la Sun Life a voulu établir sa réserve suivant les calculs des actuaires à 4 p.c.au lieu de 4J p.c.qui est la règle des calculs du département canadien des assurances, A UPUfiD MmiPlàlF ,%/ et elle reste encore avec un surplus, AiiuHUtl IvItUll/Ult liU Y d’actif considérable.Elle a aussi corn- .mencé l’émission d’une nouvelle police QUEBEC qui ne devient jamais périmée, la réserve ^lft succursale A Montréal, ae chaque prime payée pouvant être No.1626 rue Notre-Dame « A VAPEUR ET AUTRES I kOUR TOUS LES BUTS.NORTHEY CO’Y Ltd TORONTO, ONT.• En leur écrivant, dites que voua avez tu cette • annonce dans "Le Prix Courant." LE PRIX GOURANT 89 PROVINCE DE QUEBEC Cour Supérieure.ACTIONS.Défendeurs.Demandeurs.Montants.Aoton.St-Amour Euclido.Lcggatt J.112 Ancienne Lorette.Rnbitnillc Chs.:.Girard I’.1500 Arthaboska.Qucsnol Aug., jr.étal .Citizens Ine.Co.106 .Boauport, Lefebvre Arthur .Dugal F.de V.114 Boucherville.Hirtz Alph ,.Demers Dme D.et al 154 Cote St-Antolne.Jark8on Nellie L.Dcscliamps J.B.101 Dillarton.Knight Prescott.Leath D.cb quai 692 HenryvUle.Mêla vin Thos.Dolan W.P.130 Hull.Rochon Alf.et al.Walker W.H.315 Lacolle.Orr lime Sarah .Braithwait J.1000 L’Auborlvtere.Gosselin André.Domers G.245 Loulaevllle.(iravello David.i.PrevostRoméo 102 L’Assomption.Filion J.Banque Nationale 288 Maisonneuve Finnigar Patrick .O'Neil J.es quai 110 Montréal.American Wringer Co .Marssn Nap.200 Bayard Ferd.Laurent Dme E.et vir 1 0 B audoin W.P.Gagnon L.étal 178 Bell Anorew .Quinn Dme Mary et vir 245 Burthiaume Trcfflé.Catelll Pieri e le cl Bonneau Louis .Gillick Dme Kate 2e cl.Bougie M .Gongeon N.2c cl Brabant Adélaïde.Pilou J.B.108 radieux L.N.et al.Laviolette Hon.J.G.18ti Christy Timothy.Cassidy Margaret 239 Cie des Chars Urbain et al.Laurent Phil.SOOO “ “ .Uelislc Ant.2o cl c i U1 * * de Montréal .Bernier Jos.300U Clarke l».J.Tyler Geo.225 Clement J.Deichambault Dme L.2- ci Cook W.J .East.Towns.Bk 191 CnivcnJohnR_____:.Renfrew G.R.155 Daveluy Geo .Cadieux Hubert Chs.110 Décary Adolohe.Mtr .Loan & Alortg.Co.le cl Drolet G.A.Walker Jas et al 136 Duças Odilon—•.Taillcfer Aug.100 I lugdale J.W.Folsy T.G.F.127 Fell ty Ern.et al.Mallette Joa H 184 Fuller D.M.et al.The East.Towns Bk 17o2 Gazette Printing Co.Grose John A.(dommagos) 10000 Griflln P.Gridin Dine 8.le cl.Humclin P.ct al .Cowan T.151 Howard L.Glauheraon E.M.147 •lames Wm.Boyco Allan 3135 King Tardy .Morris Jas.45 I.abbé Jos.Oct.'.Chouillou C.A.249 1-ulonde J.et al.Bque Jacques-Cartier 233 l-aiigevin Dine M.Vve Landry Jos.Moli- nari A.& ux.255 1-arivière P.A.Lewis A.E.le cl.lasslscraye Dme A.A.".Ouimet D.758 U-duc Pierre A.Donohue J.W.Ie cl.1-eroux D.ct al.Bque Jacq.-Cartier 123 “ ” ." “ 711 lAvy C.E.Scott W.et al 141 1-olan Annie.Miliaire Philéas 179 .MrIJoneU Alex, et al.Agnew Wm ¦ t al U3 Meredith Hobt.& O'Brien Jas.Quebec Bk.243896 Mireaalt David.Lafortune D.A.113 MongenaisJ B.A.Lambert Dme G.le cl.Mount Ph.M.Jos.Lamoureux, Alice C.2c cl.O'Malley John alias Yorkic et Brogan __ Miller John 200 Ouellette Etienne.SIcotte K.J.Bte 229 Petclle J.Bte.Chabot Jos luO Porcheron J.D.Robertson James 2e el.Provost ( amille et al.Poitras Denis 478 St Jean F.X.et al.Lavallée P.Oscar 103 Senécal André.Cadieux H.C.ctal.110 Senécnl André .Brossean Arsène 59 Senècal A.et al.Denis Poitras 114 .'• “ ." “ 178 soc.d Opéra Français.Legault David 175 SwanstonDmeJ.ctal.Hoobin Dme M.et vir 79 1 hibault Nestor H.The Rathburn Co.1409 Trustees St.Jamos Corp.of Method Church.Smith Goo.5C0O Verniotte Frs.Pepin Delia 400 Wood John B.Mathcson John 107 Québeo.Levy Chs Ernest.Scott Wm et al 111 Reid Jas & al.Tanguay P 60o0 Q.M.&_C.Ry Co.Gagnon F 185 Venner P.E.Crépault 7.336 Sherbrooke., Woodward Jas.D .Windsor Hotel Co 125 Ste-Anne.- - - .Tessier J.A.ct al.Lnflèche H.562 St-Blalse.Morin Michel et al.Lemieux J.L 500 Perron Mcdnrd— Soc.P, Constr.dTbcrville 111 Ste-Brlglde.Boulet Domase.Baker G.B.220 Ste Croix.FortiorJos.Fortier L 150 Ste-Cunégondo.Marseille F.X.A.Warren Rév.R.R.ès-qunl 160 Lalonde John et al — Banq.Jacques-Cartier 233 St-Eplphane.Beanlieu Bruno.Thomas F.T 139 Caron Dme Elise.Dlonno Dme M 130 St François de Salles.Archambault Théo .Valiqnette I 11244 St.Hyaolnthe.Harvey T.G.& Co.Gagnon F 325 St-Jean.Poutle Edouard & al.Brousseau W 3S3 St Jérome (Chicoutimi) Néron Basile.Leclerc C.et al 132 St-Léonard.Martineau Damase .Collerette Dme P.dit Bourguignon 901 St-Lln.Bougie Maxime .>.Gougeon Nap 2c cl .St-Baymond.Lurose Bornard .Bol vin J 125 St-Sébastlen.Lamoureux Julien.Crédit Fonder F.C 7044 Ste-Scholastlque.Poirier J.B.Labbé Oco H 140 St-Vinoent de Pani.Healey Michael et al.Casgrain Hon.T.C.ès-qual.200 Wesmount.Guyot Eugène.Bruchési J 128 Koddcn Richard.BenuchampJ.J 270 Cour Supérieure.JUGEMENTS RENDUS.Défendeurs.Demandeurs.Montants Bouchorvlllo.Dubuc Caroline, Vvc E.Birtz dit Desmarteau .Demers Dme D.et vir 1224 Coleraine.Roberge Pierre.Nutter & French 115 CudsweU.Bell M.W.Mnssoy-Harrls Co 1395 Farnham.Priest Wm.H.et al— Plko-River Mills Co.5665 Jollette.Comellier C, A.McEwan Neil 139 Lachlne.Blanchard Jos.ct al.Létang C.L.ct al 402 Lachuto.4 Palliser Joseph.Gazette Printing Co 161 Masklnongé.• Marchand Isaïe .Houde T.E.et al.131 Melbourne.Lahaye Jos.AylmerH 447 Montréal Andrews Wm M.Jackson Hy.F 214 Beckham J.F.Sadler Geo.W 171 Bowen F.Union Bank of Can.300 Brien Dme M.dit Desrocher.Foster A.M 7120 Carli Ferd.Dansereau Pierre 108 Cie Chars Urbains.Tessier Henri 104 Cité de Montréal.Bremner Alex 426 Cook W.J.Marsan Sam.C 100 ^ - Dansereau Mario Ed.Spindlo Thos 355 Delaney W.J.Grace P.ct al 126 Dexlraso J.Bto.Trust & Loan Co.of Can.749 Dick Jas.Kont A.L.ctal.109 Dixon Chs.Jas.Berger Chs.152 Enard Wm.et al.Can.Bk.of Com.6126 Farrell Jas.Corcoran Dme M.ot vir.120 Fortièr Jos.H.Porreault Dme Luce 207 Gauthier Victor.ShnwRob.étal 313 Hébert Jos.Hébert.Ant 2156 Hétu Jos.E.Bélanger Ant.162 Holmes El.Prot.Co.Union Bk of Can.163 Hunter Jas.C.T.Prowso H.L.144 Jo.val Arthur.Blsaillon F.J 138 Juteau Abond.Hémond J.C.ès-qual.231 Labelle Dmo Ev., Vvo Robert Aug.;.Dupuis F.X.et al 125 La fleur Vital ct Comte P.Catelll Piorro 102 Lalondo Dmo Alfred.Gagnon Ai, ôs-quàl 349 Langlois Mendoza.Desmartotiu Ciis.135 Langlois Mendoza.Desmartcau Chs, ès-qual.135 Lightbjdy Dmo U., épso Ringland Geo.McGrail M.T 145 Malleable Iron Co,.Charron G.alios N 1904 Maze Chs D.Préfontalno R.ot al 321 Miller Alex.Lemieux Donald» 1* Moore Jos (absent).Trust & LoauCo.ofCan.756 Morin J.B.cl al.Langlois C.L 13u0 Painchaud L.H.Do Slèves J.ot al 265 Pépin Edmond.Morin A.O 246 Perrault Henri M.Warmington R 975 Roussenu Ant.Wlison Jos; R 7788 Roy Evn —.Baxter James 275 Skelly John, ès-qual.St-I'ierro H.C 135 Stevens E .Lionels Alf.100 Swanson Dme I.ot al, ès-qual.Hoobln Dmo Mary 112 Thibodeau Edouard.Vézina P.ct al 100 Waticr Jos.Folsy G.W.et al 190 Wood John H.Phillips Wm E.ot al 237 Fotton Tp.Heath Jas.F.••.Baker G.B 176 Québec.Fréchette Ovide.Valléo J.B 831 Ste-Anne.Tessier Henri.Ponnoton E 352 St-Jean.Perron M.et ni .Crédit Foncier F.C 932 Stonefleld.Dinsmore Jas.Ames Holden Co 166 Trois-Rivières.îlartc) U .Dorais J, O.E 365 Vaudreull.Maseé J.U.Ménard Marcolino 100 Way’s Mills.Merrill J.H.Cochrane, Cassils & Co 307 Cour de Circuit JUGEMENTS RENDUS DEFENDEURS.DEMANDEURS.MONTANT.Lebcau Siméon.Alexandrin.JettéA.17 Clifton.Johnson & Green — Rock Island Overall Co.13 Cote St-Louls Vcrmette Narcisse Cox J.el al.14 Bell Théo Dudswell.Massey Harris Co.13 Boule Etienne.Garthby Oughtred W.W.15 Descoteau Jos- ‘‘ 17 Hurtubise Wm.17 Blanchard Jos .Lachlne 29 Barbe Frs.— Lao Mégantic.Eaves A.24 Aldridge Geo .Magog.Saulniors G.24 Mégantic.Mathison Malcolm ot al Bque Nationale 56 Alarie Narcisse Montréal.The Wms MnfgCo.27 Auley Alph.Jacques E.8.8 Beaudry Eu g.Benoit Eugene.Jctté J.60 Desrosiers J.A.81 Benoit E.N.- Gauthier A.8 Bergeron Fra.*X St.Plerre Jos.4e cl Bienvenu Elle.Plante Dme C.et al 11 90 LE PRIX GOURANT • - • Boileau David .Cannon Nap.id Hoarder J oh .( adieux A.2.*i Bourque Wm .Purent] M.III BoiiRquet .1.If .Dassxha II.Boyd J.A Kell\ M •j Brown Ijunra Mali It ei al 14 Cameron Chs.K .Mall K.et al.111 Caron K.A de Grandprc A.le I.('uuiçhlin 1 Une M.•t vir Honnrv il e A 2‘J Cl larron J.Hie .Bohillnrd K.:t:t ( 'hart rand ¦< îeo .Miijer Wm s Chevalier N l!iehard"Oii J.D.2U ( 'ilé de Mont réul .Du > er P.12 Cia man Morris Land 1 ,oa*i ( ’o.J7 ( 'lides Jean JohnJ.Is Danduraml Moisi Bosll (i M.Ford hi m ( lis .Mel loin'll 1 1.21 Fores! Andre .Das.-oha II.li Fortin Douai O Beaudin S.i t al 2a-v l\ a II :tn °.M* nnier Jus Beamliu S » ( a| 1 Aloisan Aeh.K.et al .JonesJ.M.l\ Morrinson .las .( 'anad.i Fihtv ( o.1.Pageau 1 cl St | ‘len t* Jos.Paquel le Stan iCoherjçe 1 mie B.D.II’ Patftmudc Henri .Leelere Mlle L le el Chili John .Ba \\ it > \\ m.h e| (Juc\ i 1 |iMl l.eopoltl .Lamh * T.17 Itnhh John Bohert -on F IÎ* 1 {oussel ( 'lis .B.illn L In Saucier Nestor .( 'odelTe l Mile A 2li Sere Jos Aquin T J if.Simpson Ths A ini -1 M v7 Singer Israël Beaudin S.et al 1" Tache 1, 11 1 .inioil J .\ 2u Taillefer Nap 1 )a s>\ l \ a II ill* Therien Beiiom < 'on -v Plate ( ; in— ( *o 1 • Tolland John Ward tilt» A 1.Trudel Jos .| Os| t* .1 .I ' :ti* Tureolle Joh .1 )c-lio\ el's I-.I.el White .las K«ati ( Wilson C .1 tririt' Iteli II II Notre-Dame do Grâce Leduc Beni.pi iv Commumiulé Fille- St.Louis du Mile End.< 'arpent et* 1.1 lupu s S t( el Pellet ier t î Das\ M a |i •J7 1 .aniiil he 1 toi phis 1 Mihoi.s .Ins ; Sto Lucie do Wilfrid.Bourque Doncaster 1‘iu/e N M ’ — St*Roch.Prloquin Th .Boi-st ;\u F.N A Torrobonnc 14 Koussel Arthur .OllilUet A it; Trots-Rlviôros.Collins Chs .Landry Dine 1.21 — Watorville.l.i'api'r.iHi i' Mnrianm* IViJms.I, 1,‘ 1 C^TLT-^lDIIEILTIISriE COMPAGNIE D’ASSURANCE SUR LA VIE.Biuriiu Principal, 107 Rue Saint-Jacques, Montréal, KD1KICK IMl’KHIAL, BUKKAUX 30 et 81.IY.v .lent,.Hun.G.LA-VIOLETTE, M.C.L.; Vice-Présidt-nt.F.X.MOISAN ; - Gérant et Secrétaire, P.GAKON.SiimitioiiH vueanteH pour ngciilH et collecteuni.S'iulrusaer pernonncllement ou par lettre a N.II.—Kn rainant votre demande, mentionnez Lu l’iux Cochant.P.GARON, Gérant.THOS.MEALEY & CO., • • • FABRICANTS DE \ v .'.® ® ® DOUBLURES OUATÉES pour TAPIS .ET COUSSINS D’ESCALIERS Bureau - 24.rue Catharine.Nord, HAMILTON.O"*- Coussin o lscaliea de Mealey.A' isse.l/heliee placet* a Imu-nyur rie ee venti atciir non seulement établit mi courant d air continuel, mais a-pire ou pompe tuâtes les poussières, la fumée, les \ apeur-.l’air \ ira*.etc.Le “ Vcntllntour Eolien " est hautement recommande par un Krund nom *re des principaux architect es.et est déjà en usnife dans un qpinhrc cor salera-hle d'usines et maisons d'éducation, etc.FAIT - U 31 F 'J R ZT j R A N T E V F.S LESSARD&HARRIS Propriétaires et Manufacturiers 42H RUE CRAIG, MONTREAL.k-wnc*" LE PRIX COURANT 91 SOMERVILLE’S T>F7f5?ï 11 Mexican Fruit Pepsin [J-Y v, y' 'jyïjf?Gommes a Mâcher Sont des (îommes Médicinales ELLES GUERISSENT.L* DYSPEPSIE AIDENT LA DIGESTION, PRESER-VENT LES DENTS ET PURIFIENT L HALEINE.T.** EN I HENT • Il \«/l K -lMl.lt LES AVEZ-VOUS EN STOCK?(u!r riî.iTtt
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