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Titre :
Popular technique / Technique pour tous / MinistĂšre du bien-ĂȘtre social et de la jeunesse
Éditeur :
  • MontrĂ©al :[Department of Social Welfare and Youth],1955-1962
Contenu spécifique :
Octobre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
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    Prédécesseur :
  • Technique (1926)
  • Successeur :
  • Technique (1962)
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Popular technique / Technique pour tous / MinistĂšre du bien-ĂȘtre social et de la jeunesse, 1959-10, Collections de BAnQ.

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OFF EJA1 Octobre 1959 October ’Jg6*"*.** tp*?- - f4- ft ’ ‱Sserr- Š yarns»' im&Si POPULAR POUR TOUS 41 J'j H ’ Š r 1 IlĂąV r r li ; si (W .':- ©‱-Š'Š .-'i >.‱ {>.( I! ' ÉHiBft -t *y1 i; POPULAR POUR TOUS La revue de l’Enseignement spĂ©cialisĂ© de la DD {^\/ INI ET defAT TErRET^ The Specialized Education Magazine of the i 1Y W V llN^El 0f LJ il D IL, RĂ©daction Editorial Offices 294, carrĂ© ST-LOUIS Square MontrĂ©al (18), P.Q.- Canada Directeur, Robert PrĂ©vost, Editor SecrĂ©taire de la rĂ©daction, Eddy MacFarlane, MinistĂšre de la Jeunesse Department of Youth Assistant Editor October Octobre 1959 RĂ©dacteur, Vol.XXXIV No 8 Jacques Lalande, Staff Writer Conseil d’administration Le conseil d’administration de la revue se compose des membres du Conseil des directeurs des Instituts et Ecoles de l’Enseignement spĂ©cialisĂ© relevant du ministĂšre de la Jeunesse (Province de QuĂ©bec).Board of directors The magazine’s Board of Directors consists of the members of the Principals’ Council of Specialized Education Institutes and Schools under the authority of the Department of Youth ( Province of Quebec ).Administration Business Offices 8955, rue ST-HUBERT St.PrĂ©sident — President MontrĂ©al (11) P.Q.Canada Š r-.directeur gĂ©nĂ©ral des Ă©tudes de l’Enseignement spĂ©cialisĂ© JEAN UELORME Director General of Studies for Specialized Education Administrateur Directeurs — Directors Fernand Dostie, > > __ rj \ adjoint du directeur gĂ©nĂ©ral des Ă©tudes MAURICE BARRIERE Assistant Director General of Studies c n R directeur.Service des Cours par Correspondance oONIO iiOBITAILLE Director, Correspondence Courses Division fryi secrĂ©taire, Direction gĂ©nĂ©rale des Ă©tudes LfASTON 1ANGUAY Secretary, Directorate General of Studies Rosario BĂ©lisle Institut de Technologie de MontrĂ©al Montreal Institute of Technology L.-Philippe Beaudoin Institut des Arts Graphiques Graphie Arts Institute Gaston Francoeur Institut de Papeterie Paper-Making Institute Jean-Marie Gauvreau Institut des Arts AppliquĂ©s Applied Arts Institute Georges Moore Institut des Textiles Textiles Institute Darie Laflamme Institut de Technologie de QuĂ©bec Quebec Institute of Technology J.-F.ThĂ©riault Institut de Technologie des Trois-RiviĂšres Trois-RiviĂšres Institute of Technology Marie-Louis Carrier Institut de Technologie de Hull Hull Institute of Technology Inst, de Tech.Rimouski Inst.de Rimouski et Inst, de Marine of Technology and Naval Inst.Chan.Antoine Gagnon .T Institut de Technologie de Shawinigan ALBERT LANDRY Shawinigan Institute of Technology -w—, j f ________ Ecole des MĂ©tiers Commerciaux 1 AUL-LiMILE LEVESQUE School of Commercial Trades ^ ^ Ecole de MĂ©tiers du Cap-de-la-Madeleine LIMER LfRATTON Cap de la Madeleine Trades School T~\ T Ecole de MĂ©tiers de Plessisville JlxOGER LABERGE Plessisville Trades School Wilfrid W.Werry SecrĂ©taire — Secretary directeur adjoint.Institut de Technologie de MontrĂ©al Assistant Principal, Montreal Institute of Technology Administrator SecrĂ©taire-trĂ©sorier, Omer Desrosiers, Secretary Treasurer C Abonnements Subscriptions Canada: $2.00 Autres pays - $2.50 - Foreign Countries I rv numĂ©ros par an I O issues per year AutorisĂ© comme envoi postal de 2e classe, Min.des Postes, Ottawa Authorized as 2nd Class Mail, Post Office Dept., Ottawa « La seule revue bilingue consacrĂ©e Ă  la vulgarisation des sciences et de la technologie : NOTRE COUVERTURE Ces deux chauffe-air (Ă  gauche, au fond) assurent un approvisionnement de 11,000,000 de btu par heure aux conduites Ă  haute pression qui fournissent la chaleur nĂ©cessaire aux laboratoires d’essai de la “Garrett Corporation”, Ă  Phoenix, dans l’Arizona.Sommaire Summary Minneapolis-Honeywell Regulator Co.FRONT COVER These two air heaters (left rear) supply a combined capacity of 11,000,000 Btu per hour into the high-pressure hot air system piped to the test cells of the Garrett Corporation’s AiRe-search Manufacturing Division, in Phoenix, Arizona.Use of Electronics in the Fishing Trade by Leo Walter .6 Des millions d’animaux partent chaque annĂ©e vers d’autres cieux par Benita Tall et Howard Simons 11 Le “Bagattawayo” ancien sport national du Canada par Robert PrĂ©vost 13 CaractĂ©ristiques du plus moderne aĂ©robus par OnĂ©sime Piette .19 La fĂȘte de l’Action de GrĂąces par Benita Tall et Horace Lof tin .24 New Sciences Makes Bridges Safe by Ralph Segman .27 CuriositĂ©s et fantaisies typographiques par Eddy MacFarlane .29 L’LIallowe’en plonge les enfants en pleine féérie par Marjorie Van de Water 36 Bowling in Fad and Fashion .38 Le cratĂšre de la Baie Deep .40 Les secrets d'un vieux tanneur gaspĂ©sien par Jean-Yves Pelletier .41 OĂč en sommes-nous en matiĂšre d’esthĂ©tique industrielle?par Raymond-A.Robic 43 New Machines and Gadgets .45 Nouvelles de l’Enseignement spĂ©cialisĂ© .47 Sources Credit Lines P.4: Photolux Enr., QuĂ©bec: p.6: University of Rhode Island’s Narranganset Marine Laboratory, New York ; p.7 (gauche) : Decca Radar Ltd., London.England : (droite): Leo Walter; p.8: Pye Marine Ltd., Lowestoft, England : p.9 (haut) : Pye Marine Ltd., Lowestoft, England ; (bas) : Marconi International Marine Communication Co.Ltd., Chelmsford.England ; p.10 : Marconi International Marine Communication Co.Ltd., Chelmsford, England; p.11: Science Service, Washington; pp.14-18: Robert PrĂ©vost; pp.20-23 : Boeing Airplane Company ; pp.24>-26 : Science Service ; p.27 : Science Service ; pp.29-34 : Eddy L.MacFarlane ; pp.35 & 36 : Science Service ; pp.38 & 39 : AMF Pinapotters, New York ; p.40 : MinistĂšre des Mines et des RelevĂ©s techniques : pp.41 & 42 : Service provincial de CinĂ©-photographie ; pp.43-46 : Science Service ; p.47 : Service provincial de CinĂ©-photographie ; p.50 : Institut de Technologie d’Arvida.L’Ecole de MĂ©tiers de Drummondville — Boursiers de l’Industrie Ă  l’Institut des Textiles — L’Institut des Arts appliquĂ©s et l’Ecole des MĂ©tiers fĂ©minins occupent de nouveaux locaux — Deux entrevues de M.Jean-Marie Gauvreau — L’industrie cueille une gerbe de diplĂŽmĂ©s — Accueil favorable aux nouveaux programmes — Bienvenue aux Madelinots — Pour la formation de moniteurs de loisirs — Bel essor de l’Enseignement spĂ©cialisĂ© prĂ©vu pour la rĂ©gion trifluvienne — Futurs pionniers du Grand Nord — Bourse de spĂ©cialisation accordĂ©e Ă  un finissant des MĂ©tiers commerciaux.Les vieux mĂ©tiers: Le batteur d’or 51 The only bilingual magazine devoted to the popidarization of science and technology » L’Honorable Paul SauvĂ©, c.r., photographiĂ© au moment oĂč il prĂȘtait son serment d’office comme Premier Ministre de la Province de QuĂ©bec, en prĂ©sence du Lieutenant-Gouverneur, Son Excellence l’Honorable OnĂ©sime Gagnon (Ă  l’extrĂȘme droite).Le nouveau Premier Ministre Ă©tait entourĂ© des membres de sa famille; Madame SauvĂ© se tient Ă  ses cĂŽtĂ©s.4 E mois de septembre 19 59 s’est inscrit en lettres indĂ©libiles dans l’histoire de notre Province.Le 7, la consternation gĂ©nĂ©rale s’emparait de toute la population: Le QuĂ©bec venait de perdre son Premier Ministre.La Providence avait prĂ©cisĂ©ment choisi la fĂȘte du Travail pour appeler au repos Ă©ternel un travailleur infatigable.L’Honorable Maurice-L.Duplessis appartient maintenant Ă  l’Histoire, et celle-ci se chargera de ciseler les traits de sa noble figure.Technique pour Tous se fait l’interprĂšte de l’Enseignement spĂ©cialisĂ© pour dĂ©poser sur la tombe fraĂźchement fermĂ©e une humble mais sincĂšre expression de profondes condolĂ©ances Ă  l’égard de tous ceux que ce deuil cruel a frappĂ©s.En 1946, le grand disparu s’était penchĂ© sur les problĂšmes de la jeunesse et avait donnĂ© Ă  la Province le premier ministĂšre créé par un gouvernement sur le continent nord-amĂ©ricain avec mission expresse de veiller sur la gĂ©nĂ©ration montante.Or, celui-lĂ  mĂȘme qu’il dĂ©signa alors pour assumer ces lourdes et nouvelles responsabilitĂ©s devait lui succĂ©der.Le 11 septembre, l’Hono-rable Paul SauvĂ© prĂȘtait son serment d’office comme Premier Ministre du QuĂ©bec.Ainsi s’établissait une continuitĂ© qui a Ă©tĂ© pour l’Enseignement spĂ©cialisĂ© une source de grande fiertĂ©.Technique pour Tous ajoute sa modeste voix aux hommages dont l’Ho-norable Premier Ministre de la Province a Ă©tĂ© l’objet et, au nom de tout le personnel du MinistĂšre de la Jeunesse, lui renouvelle l’assurance de son admiration et de son plus entier dĂ©vouement.5 USE OF ELECTRONICS IN THE FISHING TRADE By Leo WALTER, Consulting Engineer.ELECTRONIC gadgets and instruments can be found today in any branch of commerce and industry.The electronic valve, used for magnification of small electric impulses and for other duties, is also part and parcel of everyday happenings in the fishing industry, whether aboard ship or on land.In the following an attempt will be made to describe and illustrate a few recent electronic gadgets and instruments of special interest to the fishing industry, selected at random from numerous other applications of electronics aboard ship and on land.NOISY FISHES Let us start with noise-making abilities of some fish.Although at first glance systematic study of fish sounds seem somehow remote for practical purposes, it may well be that characteristic sounds of the noisier fishes may play in future years an important part in the fishing industry.These Mrs.Marie Poland Fish at her water tank operates new electronic noise recorder.mmmmĂŠsu sounds have recently been recorded for posterity or further research.Interest in fish sounds began during World War II, when sonarmen, submariners, and others began to report strange sounds, which at first they attributed to enemy action.The fishy sounds were considered important enough to warrant an extensive programme of study, and now the characteristic sounds of the noisier fishes have been recorded for posterity — or study.Possibly the world’s greatest authority on the subject of fish-made sounds is Mrs.Marie Poland Fish, biological oceanographer of the University of Rhode Island’s Narragansett Marine Laboratory.Her studies have taken place in most of the oceans of the world and have included other ocean-dwelling noisemakers as well as fish.Mrs.Fish finds that noisemaking is common among many types of marine life: voluntarily as a means of communication, particularly to implement breeding ; as an expression of fright ; as a measure of defense or offense; as a response to environmental changes or as a means of orientation, and involuntarily in connection with swimming, feeding, collision or other activity.These conclusions were reached through study of 62 species of temperate coastal and 105 tropical and subtropical fishes, 20 crustaceans and 2 species of marine mammals.In many cases the marine life was monitored on location.For more intensive studies the fish were held captive in tanks, particularly at the laboratory near Kingston, R.I., and in Bermuda and Mimini, in the British West Indies.Some fishes are better sound producers than others and Mrs.Fish knows how to keep star performers near the microphone or hydrophone.Mrs.Fish operates a tape recorder which preserves the sounds emitted by the subjects in the tank.Not only have simple recordings been made, but frequently spectra have been run with harmonic wave analyzers and octave filters.Incidently, marine life is studied directly with a hydrophone on a long cable run out of the window in the background and down to an arm of the Atlantic 200 feet or so away.Shallow water types are best monitored thus directly ; deep-water fishes are more accurately handled by dredging them up and studying them in the tank.Some of the sound recordings—both in tank and in natural habitat— have been accompanied with moving picture film, thus positively and permanently identifying the soundmakers.The project is one of basic research but has numerous practical angles.The American Navy is par- 6 ticularly interested, due to the difficulties in World War II, as a result of not expecting or being able to interpret the remarkable variety of underwater sounds.The practical applications, says Mrs.Fish, include use of the reference file of recordings to indoctrinate sonarmen and familiarize them with expected animal interference; to collect biological data which show that sonic animals can be expected, in what numbers and in what seasons (useful in predicting sound conditions in strategic areas) and collection of physical data which spot sound levels and frequency ranges (useful in design and operation of acoustic and electronic equipment).ELECTRONIC DEVICES Shippers of many shipping vessels now carry electronic fish-finding equipment.Modern methods of radar-television show schools of fish on a monitor screen, as will be described later.Echo-sounding techniques are also applied for making sure that the selected fishing ground is right.Amongst equipment used is the British Marconi Sea Graph echo-sounding recorder, developed for small fishing craft, and designed to explore seabed and fishes.Echo sounding equipment is also made in U.S.A.and Germany for fish location by several firms.Experimental work is also going on not only to locate but also to catch fish electronically.It was known long ago that fishes are attracted by an electric field produced in water.The negative pole of an electric generator, connected to a metal plate located upright in a river, and a positive pole consisting of wire mesh net help in catching fish.They are attracted into the net and come to the surface in a stunned state, when they can be sorted.Experiments at sea visualize an electric field and a pumping action aboard the fishing vessel combined.The electric field attracts the fishes near a large suction tube, and they are drawn on to a grating aboard the vessel.ULTRASONIC FISH DETECTION Ultrasonics are sound waves which are inaudible for the human ear, but can be sensed by certain animals.Recently ultrasonic equipment has been applied in trawlers for fish detection.A new and specialized equipment, the Fishfinder, has been designed by Pye Marine which is sensitive enough to detect any fish which are present in quantities sufficient to make trawling worth while.The instrument can transmit at the maximum possible speed for any given depth, so that at normal trawling depths it repeats fast enough for the echoes to appear as a steady picture, and small echoes can therefore be seen more clearly.A further advantage is that any echo seen can be expanded for examination and its depth measured almost to the nearest foot.The ultrasonic transmitter is a magneto-stric-tion transducer, operating at 30 kc/s, which transmits successive short impulses at the maximum p.r.f.for a given depth.These are reflected back by the water, any fish, and by the sea bottom.Echoes are received by a second transducer at various time intervals in accordance with the depth.These echoes are displayed on a 5 in.cathode-ray tube as horizontal deflections on either side of a vertical trace.The top of the tube represents zero depth and the bottom represents the actual depth, which may be as great as 350 fathoms.The time base speed is synchronized with the p.r.f.so that as the time base speed is increased for decreased sounding depth, so also is the repetition to the maximum for that depth.It is found in practice that at depths of less than about 100 fathoms the p.r.f.is high enough to provide a steady picture.It is claimed by the makers that three vessels operated by the British Ministry of Agriculture and Fisheries are conducting researches at sea into habits of fish by using the Pye ultrasonic Fish-finder equipment.RADAR AND RADIO ABOARD SHIP Modern radar and radio equipment has now become standard to such an extent, and it is so well known, that only a few remarks seem opportune on very recent equipment.Two-way radio and “walkie-talkie” systems have been developed to high performance standards.During an inspection of H.R.H.the Duke of Edinburgh of the Marconi SOUNDING HEIGHT OF TIDE BANK DRIES ONE TO TWO FEET WHEN TIDE FALLS TO CHART DATUM CHARTED DEPTH [HIGH WATER LINË] the level of M.H.BEACH DRIES ONE FOOT WHEN TIDE X, FALLS TO CHART DATUM! THREE FATHOM LINEI^ ' VA ITWO FATHOM UNeI /jon'Ăš FATHOM linI] IFOUR^fATHOM LI N E j MM The “Decca” 212 display .unit.Relation b e-tween charted depth and echo soundings.7 ĂŒmi ' Marine research vessel Electra II at Copenhagen, the Duke put many questions to a representative of Messrs.Marconi Wireless Telegraph Co.Ltd., regarding the Salvita portable radio equipment for lifeboats.This is only one of several types of marine communication equipment manufactured by this firm as will be seen later.Radar is probably the branch of telecommunication in which greatest progress has been made since the war.The development of a specialized form of the magnetron valve capable of producing radiovalves of only a.few centimetres reduced the cost of commercial radar equipment, and made radar economical for large or small naval vessels.Another recent development which will simplify electronic circuits and lower their cost is the transistor.It consists essentially of crystals of the semi-con-ductive material, Germanium, and in some uses replaces thermionic valves in electronic gadgets.In some respects transistors seem superior to electronic tubes because of their long life and small current consumption.Navigational radar for small ships has also become recently a reality.The first of British small radar sets to be introduced was the Decca Type 212, manufactured by Decca Radar Ltd., who state that it is the world’s lowest priced, full performance radar.It consists of three main units, namely scanner, radar frequency unit, and display unit.It is claimed that it can be installed at the bridge of small craft where space is very restricted, has low power consumption, and is invaluable in narrow waters for tugs, trawlers, ferries, coastal tankers, etc.For river navigation, the Decca River Radar has been developed and is in operation in Germany on the Rhine on tankers, etc., enabling vessels to be safely steered in fog.Before the advent of this radar all Rhine shipping tied up at night representing a loss of some 40 percent of economy.The Decca River Radar enables now Rhine barges owned by the 5 countries who operate vessels on this river to navigate by day and night.Commonwealth rivers and lakes have now a unique chance to extend their river service at will.Another recent development of importance to navigation in harbours overseas is the new Elliott Microwave Harbour Beacon, built by Messrs.Elliott Brothers (London) Ltd., Lewisham.It is designed especially to assist smaller craft, such as fishing vessels, harbour launches and similar, whose problem is to approach a small harbour, often under conditions of poor visibility, as often encountered by harbour launches.This harbour beacon consists of a land based transmitter for.micro-waves, a pre-tuned shipborne receiver and auxiliaries.It operates on overlapping signal beams.When the boat is on its right course, a continuous tone is heard in an earphone.When the boat is off course from the beam leading it into harbour, a different signal is heard, and allows correction of direction of the craft.Transmission can be received over an arc of 120° and at distances up to 7 miles from the shore-based beacon at the harbour entrance (or any other suitable position).To find the course line the boat steers to port or starboard until the equisignal path is reached.From then on compass steering may be used, the received beacon signal serving as a check.A" Š .Š Š m - l § WÊÊÊ Wm ' Š : :*V:" - v.s, The “Pye” marine Fishfinder.The “Pye” Leadsman echo sounder.'wMÊmrnÊm&mmm.j-j ' » là» L*- , s^;Jv.vviv; ' Š The “Pye” Dolphin marine radio-telephone.The mobile radio-telephone of today is a compact lightweight system for short range use at sea and ashore alike.For example, Messrs Shell-Mex and B.P.Ltd., discharge their tankers at Purfleet into tanks ashore.During pumping a dipper-checker on deck reads liquid levels and warns operators by radio-telephone when to stop pumping.This direct talk to the jetty saves time, effort and prevents over-flow, but allows for maximum safe filling levels.The same service is also used between tankers anchored in midstream and before berthing.Another example is use of Pye equipment for ship-to-shore communication in Canada.From one of the saddest drowning tragedies ever to occur on Lake Ontario has emerged the nucleus of an organization which can prevent similar disasters in the Trafalgar, Oakville and Bronte region, and in the not too distant future may greatly reduce drowning hazards through boating mishaps on the entire Great Lakes.Fresh in the memories of local residents are details of the ill-fated party of Sea Scouts which set out from Oakville harbour one week-end in August 1958 for an off-shore cruise to Niagara-on-the-Lake.Overtaken by a squall, their craft upset, and two of the boys and a scoutmaster perished.Many local amateur sailors willingly joined the search for survivors.But as the tedious hours passed, one thing- became distressingly evident; organization was sadly lacking and no one was quite sure where to look.The result was formation of a unique rescue unit, only one of its kind on Canadian waterways.A meeting was held at which the Trafalgar-Oakville Water and Air Rescue Force, known as TOWARF, was officially formed.The purpose of TOWARF, as set down in the minutes of that meeting, was to act as an organizing and directing body in the event that a search is required for craft reported disabled or overdue from home port.Members compiled a list of owners of power-boats and aircraft, and other interested persons who would be willing to participate in searches, arranged for Trafalgar police station to take emergency calls, and set up a store of life-saving and first aid equipment.A police radio, tuned to the Trafalgar police wave length, was placed in a launch, and antenna for police radios were installed in two other launches so that police radios could be put in them and operated in a matter of seconds.H.R.H.the Duke of Edinburgh, during his inspection of the Marconi marine research vessel “Electra IT’, at Copenhagen. » m !‱‱‱ I A display unit of the Marconi marine “Quo Vadis” radar equipment installed in the wheelhouse of a liner.The unit is mounted on a pedestal which provides for tilting and swivelling to suit individual observers.The “Ptje” telecommunication equipment for marine use.A test run was held in the Fall.Just 45 minutes after the alarm was sounded, five boats containing 50 men, along with three aircraft, were searching the lake, and within an hour and three quarters they had picked up the four survivors — painted five gallon barrels.The Canadian Army’s central command has made available for TOWARF a number of walkie-talkie radio sets, which can be used for inter-boat communication amongst the smaller crafts.On a search, each launch with a police radio can direct the operations of several small boats through the short-range walkie-talkies, passing on to them orders received from shore.Amongst other recent Pye communication equipment is the Swordfish transmitter-receiver.This 50-watt cristal controlled transmitter and cristal controlled receiver is now being fitted in all types of Class III vessels.In addition to shipboard use another application is for point-to-point working over medium distances abroad.Another recent Pye development is the Leadsman echo sounder specially designed for smaller fishing vessels or little coasters.This low cost depth sounder indicates accurately depth between 3 feet and 45 fathoms (270 feet).The makers claim that it is compact, robust and waterproof, and can be easily fitted in a small wheelhouse or cockpit.The working principle is the same as used in recording echometers, and applies the design as used in the Royal Navy for submarine detection.It is essentially an accurate electronic timer producing an electrical impulse according to depth and soundings.The whole operation is automatic.THE “QUO VADIS” RADAR The firm of Marconi’s Wireless Telegraph Co.Ltd., of Chelmsford, Essex, is known the world over for leading developments of radio and television equipment for marine use.The newest Marconi radar equipment for small ship use is the Quo Yadis system, and the makers claim that it has been designed with an eye to the requirements of ships in which cost, space, and electric power consumption are important factors.The Quo Vadis is not intended to supersede the higher-powered Marconi Radiolocator IV, which is being installed in increasing numbers, but is a complementary product aimed at fulfilling a special requirement.It is highly flexible in so far as installation work is concerned due to the fact that provision has been made for the transmitter unit to be fitted below deck with a wave-guide run to the aerial scanner, or alternatively incorporated in the aerial pedestal immediately below the scanner, in which case no wave-guide run is necessary.The display unit provides five viewing ranges, covering radial distances of 0.6, 1.2, 3, 10 and 30 miles.Another version is being made available with ranges of one mile, three miles, 10 miles, 20 miles and 40 miles.The hood aperture permits simultaneous viewing by two persons without difficulty or discomfort.The weight of the display unit in its light-alloy cast case is only 33 lbs., and an adjustable pedestal is available although the display can also be mounted on a chart table or desk.mm DEPUIS longtemps, les savants cherchent Ă  dĂ©couvrir quelle est la voix mystĂ©rieuse dont l’appel entraĂźne chaque annĂ©e les migrations en masse de millions d’animaux.Ceux-ci franchiront alors des centaines et mĂȘme des milliers de milles.Sans calendrier, sans horloge, sans carte gĂ©ographique, ils savent exactement Ă  quel moment il faut partir, l’endroit qu’ils veulent atteindre et la meilleure voie Ă  suivre pour y arriver.Ces millions de migrateurs comprennent une grande variĂ©tĂ© d’animaux: des canards, de petits oiseaux, des saumons, des phoques, des insectes, etc.Leurs cĂ©dules de voyage, tout comme les raisons de leur dĂ©part, varient Ă©galement.MĂȘme les animaux gardĂ©s en captivitĂ© tenteront d’émigrer quand le temps viendra.Le saumon surmontera des barriĂšres quasi infranchissables, tandis que les oies traverseront des tempĂȘtes de neige et des vents violents.A rl > / // A a * .Jri*, r , ‱* f , Une masse d’outardes canadiennes, en route vers le sud, traverse le sanctuaire de White-River, dans VArkansas.Des millions d’animaux partent chaque annĂ©e vers d’autres cieux par Benita TALL et Howard SIMONS Peu Ă  peu, toutefois, des rĂ©ponses sont apportĂ©es Ă  ce mystĂšre de la migration.C’est ainsi, par exemple, qu’un grand nombre d’observateurs ont pu relever des faits prĂ©cis quand plus d’un million d’oiseaux se posĂšrent en moins de trois jours le long du Mississippi.Car ce fleuve est l’une des principales voies que suivent les oiseaux migrateurs.Or les 31 octobre, 1er et 2 novembre 1955, une grande masse d’oiseaux venant des plaines du Canada envahit les rives du Mississippi en route vers le sud.Sur terre, des observateurs virent approcher avec Ă©tonnement ce grand nuage bleu, tandis que dans les airs, des naturalistes installĂ©s dans des avions se virent littĂ©ralement enveloppĂ©s par la gent ailĂ©e.Avant le 31 octobre, on n’avait observĂ© que quelque canards et quelques oies descendant la voie du Mississippi.Mais quelque chose survint le 31 octobre pour susciter une vĂ©ritable invasion: ce fut un changement de tempĂ©rature.Il semble en effet que plusieurs aspects de la tempĂ©- * " ""*^1 w.; -4 .||$| M Les oies du Canada trouvent un repos et des vivres, durant leur migration vers le sud, dans le sanctuaire de Sacramento, en Californie.' V; ' _ .‘ < ‱ y.Ăźi rature: direction du vent, neige ou pluie, haute ou basse pression, influencent les canards et les oies dans leur migration d’automne.M.Frank Bellrose, de la Division des recherches en histoire naturelle de l’Illinois, signale en effet que ce s oiseaux migrateurs vont plus vite que les masses d’air froid: ils prĂ©cĂšdent l’air arctique Ă  Winnipeg, Canada, et Ă  Peoria, Illinois.Entre ces deux endroits, Ă  Minneapolis et Ă  Memphis, la masse froide accĂ©lĂšre sa vitesse et arrive en mĂȘme temps que les migrateurs.Par ailleurs, il semble que l’influence du vent soit nĂ©gligeable pour dĂ©terminer le moment du dĂ©part.Car il arrive rarement que la masse des oiseaux en mouvement ait un bon vent arriĂšre pour l’aider.Mais plusieurs jours de froid successifs paraissent ĂȘtre une cause du dĂ©part, mĂȘme si les autres conditions ne sont pas favorables.Plusieurs milliers de canards accomplissent leur envolĂ©e de migration en deux jours.La longueur du voyage varie entre 1,400 et 2,000 milles, selon les endroits Ă©loignĂ©s du Canada que les oiseaux ont quittĂ©s.Ceux-ci filent ordinairement Ă  une vitesse de 40 milles Ă  l’heure et tout indique que des oiseaux effectuent leur randonnĂ©e sans aucun arrĂȘt.Des recherches faites avec des oiseaux chanteurs ont dĂ©montrĂ© que certaines espĂšces se fient aux Ă©toiles dans leur mouvement migratoire.Dans des essais, on a placĂ© de ces oiseaux sous un ciel artificiel et ils ont alors fait preuve d’une habiletĂ© innĂ©e d’utiliser les Ă©toiles comme point indicateurs dans la direction de leur envolĂ©e.D’autre part, des savants croient que les changements dans la durĂ©e du jour ou de la nuit stimulent les glandes endocrines chez certains animaux et les incitent Ă  partir pour des rĂ©gions propices Ă  leur reproduction.Chaque printemps, les phoques des Ăźles Pribilof, dans la mer de BĂ©ring, se rassemblent lĂ  oĂč ils ont mis bas et Ă©levĂ© leurs petits.Mais, dĂšs que vient l’hiver, les femelles et les jeunes fuient vers le sud, parcourant jusqu’à 5,000 milles de distance.Avec le printemps, ils retournent aux Ăźles Pribilof oĂč les attendent les mĂąles.Parmi les animaux terrestres, le chevreuil est peut-ĂȘtre celui qui voyage le plus.A la fin de l’étĂ©, sous le cercle arctique, les familles de caribous commencent Ă  se ras- sembler dans les toundras.Elles vont chercher abri dans les rĂ©gions boisĂ©es: car, pour ces animaux, la tempĂ©rature semble ĂȘtre le facteur important de leur migration.Autrefois, quand les bisons amĂ©ricains vivaient en immenses troupeaux, leur migration constituait un spectacle saisissant.Avec le bruit du tonnerre, on pouvait voir passer cette masse de bisons sur des milles de longueur et des milles de largeur.Pour ces animaux comme pour bien d’autres, la migration signifie une meilleure nourriture, un climat plus clĂ©ment, un abri plus sĂ»r et un endroit plus propice Ă  leur reproduction.Mais quand le problĂšme de la migration aura Ă©tĂ© rĂ©solu, les savants en auront encore bien d'autres Ă  Ă©claircir.De fait, les spĂ©cialistes de la conservation aux Etats-Unis sont aux abois: ils craignent de voir la faune disparaĂźtre complĂštement.Cette crainte est fondĂ©e sur l’augmentation constante de la population qui cherche des espaces pour dĂ©penser ses millions de dollars, et sur l’industrie en expansion avec son insatiable besoin de terre, d’eau, de force hydraulique et de matiĂšres premiĂšres.Cette menace se traduit par la mort lente de plusieurs espĂšces de poissons, d’animaux et d’oiseaux, qui sont privĂ©s de leur habitat naturel.Si la prĂ©sente gĂ©nĂ©ration n’est pas assez vigilante, elle n’aura plus bientĂŽt de faune Ă  conserver.A ce sujet, la National Wildlife Federation de Washington souligne que les espaces propices Ă  la faune, avec la nourriture, l’abri et la protection nĂ©cessaires, diminuent constamment.MĂȘme sur les fermes oĂč les liĂšvres et autres petits animaux trouvaient leur abri prĂ©fĂ©rĂ©, on souligne que les nouvelles mĂ©thodes de culture font un tort considĂ©rable Ă  ces espĂšces.Les biologistes expliquent que le grand ennemi de ces petits animaux est la production massive par la culture mĂ©canisĂ©e.Un autre ennemi de la faune est la pollution des eaux.Des rebuts et des produits chimiques contaminent nombre de cours d’eau, causant la mort des poissons et mettant en danger les animaux et les oiseaux.Comme les humains sont Ă©galement menacĂ©s par le mĂȘme danger, il y a de l’espoir qu’on y apportera bientĂŽt un remĂšde efficace et gĂ©nĂ©ral.Aux Etats-Unis, des pertes sensibles sont infligĂ©es Ă  la faune par le fait que les 9,000,000 d’acres protĂ©gĂ©s par l’Etat fĂ©dĂ©ral, comme sanctuaires d’oiseaux et d'animaux, sont constamment sous la menace d’ĂȘtre tronçonnĂ©s et rĂ©duits par les progrĂšs modernes.L’un des exemples les plus saisissants de la lutte pour la conservation de la faune aux Etats-Unis a mis aux prises les hauts officiers de l'ArmĂ©e et les spĂ©cialistes du DĂ©partement de l’IntĂ©rieur.Ce diffĂ©rend a dĂ©butĂ© en 1952 et a pris le nom de bataille de Wichita.A cet endroit, s’étend un vaste sanctuaire de conservation, dont la superficie a plus de 59,000 acres.Tout prĂšs, se trouvent les installations du camp militaire de Fort-Sill.Or les officiers de l’armĂ©e dĂ©siraient obtenir une Ă©tendue de 10,700 acres dans le sanctuaire, dans le but de faire l’essai de leurs canons Ă  longue portĂ©e et particuliĂšrement du canon atomique de 280 millimĂštres, ainsi que de la fusĂ©e Honest John.Mais les spĂ©cialistes de la conservation soutenaient que l'armĂ©e voulaient plutĂŽt mettre la main sur toute l’étendue du sanctuaire, alors que plus d’un million de visiteurs se rendent chaque annĂ©e dans cette rĂ©gion pour se livrer Ă  la pĂȘche, Ă  la natation, au canotage, au camping et Ă  l’étude des sciences naturelles.Ils insistĂšrent surtout sur le fait que cette terre fabuleuse renferme quelques-uns des derniers troupeaux de bisons existant encore aux Etats-Unis et les derniers specimens d’autres espĂšces devenues rares ou dĂ©jĂ  disparues.Mais le sanctuaire de Wichita n’est pas le seul endroit de conservation de la faune qui soit victime d’un tel siĂšge devant les dĂ©veloppements modernes.En plus de l’armĂ©e, il y a aussi l’aviation qui cherche Ă  obtenir de vastes Ă©tendues pour l’essai de ses engins atomiques.Il y a Ă©galement l’industrie qui exerce des pressions pour enlever Ă  la faune des rĂ©serves oĂč elle pourra installer ses lignes Ă©lectriques et tĂ©lĂ©phoniques, ses tranchĂ©es, ses pipelines, ses voies de communication, etc.Partout, ceux qui se prĂ©occupent de la conservation de la faune ne cessent de rĂ©pĂ©ter que celle-ci constitue une part importante de notre hĂ©ritage national et qu’il faut Ă  tout prix lui assurer des espaces pour permettre sa survivance. LE “BAGATTAWAYO” ANCIEN SPORT NATIONAL DU CANADA par Robert PREVOST, membre de la SociĂ©tĂ© historique de MontrĂ©al.LA crosse a longtemps Ă©tĂ© considĂ©rĂ©e comme le sport national du Canada.Les Indiens d’AmĂ©rique la pratiquaient d’ailleurs avant mĂȘme l’arrivĂ©e des blancs au nouveau monde.Ce jeu, les tribus de notre continent le dĂ©signaient sous le nom de bagattawayo, terme qui signifiait justement jeu de balle.Mais il s’agissait plutĂŽt, paraĂźt-il, d’une forme d’entraĂźnement propre aux jeunes guerriers.Le terrain, boisĂ© partiellement, comportait deux buts que sĂ©parait une distance allant de 400 Ă  26,000 pieds; il semble qu’en moyenne, cependant, cet espace ne dĂ©passait pas un demi-mille, ce qui Ă©tait dĂ©jĂ  assez respectable.L’instrument lui-mĂȘme avait trois pieds de longueur, rarement plus.Il Ă©tait recourbĂ© en forme ovale, de maniĂšre Ă  retenir un demi-sac formĂ© de laniĂšres entrecroisĂ©es, gĂ©nĂ©ralement d’un pied de diamĂštre, parfois juste assez large pour recevoir la balle faite de peau crue.L’esprit d’équipe existait peu chez les Peaux-Rouges.Le joueur qui, le premier, captait la balle lancĂ©e par un chef bigarrĂ© et emplumĂ© s’efforcait de la conserver et de courir sur la plus grande distance possible avant d’ĂȘtre entraĂźnĂ© au sol par les autres concurrents.Le bagattawayo Ă©tait plutĂŽt un jeu d’endurance que d’habiletĂ©.Une joute durait souvent jusqu’à deux ou trois jours, au cours desquels on pouvait compter de dix Ă  cent points, et les sorciers, agissant comme arbitres, les enregistraient au moyen de bĂątonnets.Les joueurs ne portaient qu’une culotte, s’enduisaient le corps de toutes les couleurs et s’ornaient de plumes.Un jeĂ»ne de trois Ă  quatre jours prĂ©cĂ©dait chaque joute, puis un maĂźtre de cĂ©rĂ©monies rappelait les rĂšgles du jeu et donnait le signal d’une danse.L’une des derniĂšres joutes de bagattawayo eut lieu dans la commune de Niagara en 1860, entre les Hurons de Grand-River et les SĂ©nĂ©cas de l’Etat de New York.Elle dura une journĂ©e complĂšte et souleva l’enthousiasme de nombreux Indiens vĂȘtus du costume national et de milliers de blancs.LA CROSSE À MONTRÉAL C’est Ă  MontrĂ©al, dans les annĂ©es qui suivirent 1840, que les blancs adoptĂšrent leur propre version du bagattawayo.Le terrain Ă©tait petit, en comparaison de celui qu’exigeaient les Indiens, et les instruments Ă©taient munis de tiges plus longues, se terminant par un large sac de forme triangulaire fait de boyau.Mais le nouveau jeu ne capta l’attention que d’un petit nombre de sportifs.Il fallut attendre vingt ans pour voir croĂźtre sa popularitĂ©.Il fallut, en fait, attendre la visite au Canada, en 1860, du prince de Galles, le futur Edouard VII.L’hĂ©ritier du trĂŽne avait Ă©tĂ© invitĂ© Ă  une sĂ©rie de fĂȘtes marquant l’inauguration du pont Victoria.Afin de divertir Son Altesse Royale, on avait organisĂ© une joute de crosse entre deux Ă©quipes formĂ©es de 25 joueurs chacune, l’une constituĂ©e d’étoiles des clubs MontrĂ©al et Beaver et l’autre, d’indiens recrutĂ©s aux rĂ©serves de Caughnawaga et de Saint-RĂ©gis.L’intĂ©rĂȘt que le visiteur royal manifesta Ă  l’égard du nouveau sport fut le signal d’une popularitĂ© accrue.En 1867, l’annĂ©e mĂȘme de la ConfĂ©dĂ©ration, on entreprit dans la mĂ©tropole de dĂ©finir les rĂšglements du jeu.MontrĂ©al comptait dĂ©jĂ  deux clubs importants: le Shamrock et le MontrĂ©al.Celui-ci Ă©tait reconnu comme le champion incontestĂ©, mais il allait bientĂŽt perdre cette palme aux mains de son concurrent.Le Shamrock avait Ă©tĂ© organisĂ© en 1866, et il entreprit bientĂŽt une poussĂ©e victorieuse afin de dĂ©crocher les drapeaux Claxton, emblĂšmes du championnat mondial.Au cours des trois premiĂšres saisons, il tenta vainement de vaincre le MontrĂ©al, dĂ©tenteur du titre, le rĂ©sultat, chaque annĂ©e, Ă©tant de deux victoires pour chaque club et une joute nulle.Mais au cours des deux annĂ©es suivantes, il remporta quinze victoires en autant de joutes.Il dĂ©fit le MontrĂ©al, le Caughnawaga et le Toronto dans une brillante montĂ©e vers le championnat.RIVALITÉ TORONTO-MONTRÉAL C’est en 1867 que la crosse s’installa Ă  Toronto, avec la fondation de deux clubs: le Toronto et VOntario.En septembre de la mĂȘme annĂ©e, les rĂšglements dĂ©finis Ă  MontrĂ©al furent Ă©tudiĂ©s et adoptĂ©s Ă  un congrĂšs tenu Ă  Kingston, alors que fut créée l’Association nationale de Crosse du Canada, dont l’un des plus fervents instigateurs fut un dentiste de MontrĂ©al, le Dr George W.Beers, que l’on dĂ©signait dĂ©jĂ  comme le pĂšre de ce sport dans notre pays.Il ne tarda pas Ă  surgir une vibrante concurrence entre les Ă©quipes des deux principales villes du pays, ce qui donna lieu Ă  des joutes retentissantes; l’une d’elles eut lieu dans la Ville-Reine en 1873, entre le Shamrock et le Toronto, devant 5,000 spectateurs, ce qui constituait une foule remarquable Ă  cette Ă©poque; les MontrĂ©alais s’assurĂšrent la victoire par trois points consĂ©cutifs, et ils jouissaient alors d’une incontestable supĂ©rioritĂ©.13 En 1879, la crosse devait bĂ©nĂ©ficier d’une autre source de publicitĂ© d’origine royale.Cette annĂ©e-lĂ , soit le 8 octobre, Son Altesse Royale le prince Arthur, troisiĂšme fils de la reine Victoria, arrivait Ă  MontrĂ©al afin de joindre son rĂ©giment.PrĂ©cĂ©dĂ© d’un dĂ©tachement de cavalerie, on le conduisit aux terrains de crosse de la rue Sherbrooke pour le faire assister Ă  une joute d’exhibition.Il atteignit l’estrade d’honneur entre deux haies formĂ©es des membres des Ă©quipes.On lui remit une petite crosse en or, de mĂȘme qu’un exemplaire artistiquement reliĂ© des rĂšgles du jeu.Avant la joute, des Indiens de Caughnawaga, dans leurs brillants costumes, exĂ©cutĂšrent une danse de guerre qui ne manqua pas de retenir l’attention de Son Altesse Royale.C’est ce mĂȘme prince Arthur qui devait plus tard sĂ©journer au Canada, de 1911 Ă  ,1916, comme gouverneur gĂ©nĂ©ral, sous le nom de duc de Connaught.Lors de son passage Ă  Toronto, le prince Arthur assista Ă  une joute d’exhibition Ă  laquelle participa l’équipe indienne des Six-Na-tions, sur les terrains du Toronto Cricket Club, et il accepta gracieusement le titre de prĂ©sident honoraire du club Ontario, ce qui eut pour effet de stimuler davantage la popularitĂ© de ce sport.BLANCS ES INDIENS Au tout dĂ©but, les Indiens affichĂšrent une certaine indiffĂ©rence Ă  l’égard de la version de leur jeu national, telle qu’établie par les Blancs.Peu Ă  peu, cependant, ils s’intĂ©ressĂšrent au bagattawayo transformĂ© et fondĂšrent leurs propres Ă©quipes.Mais ils Ă©prouvĂšrent beaucoup de difficultĂ©s Ă  surmonter leurs vieilles traditions.Ils voulurent par exemple maintenir les caractĂ©ristiques du bagattawayo, n’aspirant qu’à briller par la puissance musculaire, n’hĂ©sitant pas Ă  recourir Ă  l’attaque massive, plutĂŽt que de s’adonner au savant jeu de passes, insistant pour que leurs instruments fussent garnis d’un sac aux laniĂšres molles et non tendues, afin de mieux retenir la balle.La rivalitĂ© existant entre les clubs de Blancs cĂ©da bientĂŽt la place Ă  une ambition commune: celle de vaincre les Indiens.En 1870, il y eut six joutes entre le Caughnawaga et le MontrĂ©al.La saison donna deux victoires aux Iroquois et trois Ă  leurs adversaires; la troisiĂšme joute se termina par un rĂ©sultat nul.DĂšs lors, le MontrĂ©al souleva l’envie de ses rivaux.Le 27 juillet 1872 survenait dans la mĂ©tropole une rencontre de championnat entre le Shamrock, de MontrĂ©al, le club alors le plus puissant au pays, et les Indiens de St-RĂ©gis.Ceux-ci, deux semaines plus tĂŽt, avaient dĂ©fait leurs congĂ©nĂšres de Caughnawaga par trois points consĂ©cutifs.Plus de 3,000 personnes s’étaient rĂ©unies pour l’évĂ©nement.BientĂŽt, le Shamrock et le Saint-RĂ©gis eurent Ă  leur crĂ©dit deux points chacun, et le Shamrock se mĂ©- L’un des premiers clubs de crosse de MontrĂ©al, le “Shamrock”.Il fut organisĂ© en 1866 et dĂ©crocha bientĂŽt les drapeaux Claxton, emblĂšmes clu championnat.wr&C ĂŻ*jKÂŁÂź mm wm mm ĂŒ'kTjĂŻVyM Š .' rita une vĂ©ritable ovation en comptant le point dĂ©cisif qui lui valut la coupe du club Knickerbocker, de New York.Pendant plusieurs annĂ©es, les clubs indiens ne furent pas admis dans l’Association nationale de Crosse, Ă  cause de leurs rĂ©ticences Ă  se conformer aux rĂšglements, et ils durent se limiter soit Ă  jouer entre eux, soit Ă  des joutes d’exhibition avec les Blancs.Ce sont les MontrĂ©alais qui, les premiers, eurent raison des Indiens aprĂšs leur admission dans l’Association; c’est seulement en 1880 que les Ă©quipes de Toronto rĂ©ussirent le mĂȘme exploit.Un rĂ©dacteur des Canadian Illustrated News Ă©crivait dĂšs 1870: Qu’auraient dit les premiers pionniers de la civilisation au Canada s’ils avaient pensĂ© que leurs descendants, de jeunes Canadiens robustes, allaient plus tard se mesurer amicalement avec les Indiens et les vaincre Ă  leur propre jeu?POPULARITÉ CONTROVERSÉE Il faut dire que l’adoption par les Blancs de l’ancien bagattawayo ne souleva pas que des opinions favorables ou tout simplement de l’indiffĂ©rence.La crosse, prĂ©tendaient ses avocats, constituait un excellent moyen de former de bons citoyens en permettant aux jeunes d’acquĂ©rir la force physique, la vivacitĂ© et l’équilibre nĂ©cessaires au succĂšs dans les professions et les affaires; pour ces raisons, on s’efforçait de dĂ©velopper un style, on accordait plus d’importance Ă  l’habiletĂ© et Ă  l’agilitĂ© qu’à l’endurance et aux muscles.Les autres assuraient que ce jeu indien s’avĂ©rait trop extĂ©nuant pour les Blancs, qu’il nuisait Ă  leur santĂ©.A cela, on rĂ©pondait qu’il s’agissait d’un sport qui, pratiquĂ© selon les rĂšgles, n’imposait pas de tension exagĂ©rĂ©e et ne pouvait ĂȘtre mauvais que pour les personnes ne possĂ©dant pas une bonne santĂ©.Mais la gĂ©nĂ©ration montante faisait la sourde oreille Ă  ces discussions et s’adonnait au sport avec enthousiasme.Les spectateurs, eux, se laissaient tirer l’oreille.Le cricket, le tennis et le soccer attiraient davantage l’élite de la population.Le baseball avait vu le jour aux Etats-Unis Ă  peu prĂšs en mĂȘme temps que la version civilisĂ©e de la crosse au Canada, et certains considĂ©raient les deux sports comme trop rudes et ne pouvant convenir qu’à l’élĂ©ment brutal de la population .De leur cĂŽtĂ©, les fervents de la crosse ne se gĂȘnaient pas pour dĂ©clarer que le baseball constituait une manifestation de l’intrusion amĂ©ricaine.Il semble que l’ñge d’or de la crosse dĂ©buta peu aprĂšs l’acceptation des Ă©quipes indiennes au sein de l’Association nationale, car leur prĂ©sence assurait beaucoup de pittoresque aux joutes, et les citoyens accourus tout d’abord en curieux devinrent vite de fervents partisans.Les Shamrocks de MontrĂ©al restĂšrent d’indĂ©fectibles champions jusqu’en 1876.Cette annĂ©e-lĂ , cependant, le Toronto parvint Ă  les vaincre pour la premiĂšre fois, et le trophĂ©e passa pour la premiĂšre fois du Bas au Haut-Canada, comme l’on disait alors.Cette joute de championnat connut une assistance record de 9,000 spectateurs et le Shamrock joua de malheur, car le club vainqueur s’assura la victoire par trois points consĂ©cutifs; aprĂšs les deux premiers, les MontrĂ©alais tentĂšrent de se rallier avec l’énergie du dĂ©sespoir, et ils tinrent leurs adversaires en Ă©chec pendant 53 minutes avant le point dĂ©cisif.Deux ans plus tard, la Ville-Reine s’assurait encore le championnat; cette fois, ce fut le MontrĂ©al et non le Shamrock qui capitula devant le Toronto.On devine facilement la joie des vainqueurs, eux qui, pendant plusieurs annĂ©es, avaient rĂ©guliĂšrement baissĂ© pavillon devant les clubs de la mĂ©tropole.Mais le MontrĂ©al, quelques jours plus tard, allait prendre une douce revanche Ă  l’occasion du passage dans la Ville-Reine du marquis de Lome, gouverneur gĂ©nĂ©ral du Canada, et de la princesse Louise; il enregistra trois points consĂ©cutifs, mais il s’agissait d’une joute d’exhibition qui n’entamait en aucune façon le titre du Toronto.L’annĂ©e suivante, le trophĂ©e revenait Ă  MontrĂ©al, Ă  la suite d’une joute prĂ©sentĂ©e dans la mĂ©tropole.C’est le Shamrock qui retrouva ainsi son ardeur du passĂ© et qui s’assura la victoire par trois points consĂ©cutifs; un joueur du Toronto avait Ă©tĂ© blessĂ© au dĂ©but du match et on n’avait pu le remplacer.En 1880, le Toronto reconquĂ©rait le championnat du monde et le Shamrock rentrait chez lui, les mains vides.Le trophĂ©e se ballada ainsi de la mĂ©tropole Ă  la Ville-Reine et vice versa pendant plusieurs annĂ©es.LA CROSSE EN EUROPE Ce furent des clubs visiteurs venant du Canada qui introduisirent la crosse en Europe.L’annĂ©e mĂȘme oĂč quelques fervents de ce sport entreprenaient d’en dĂ©finir les premiers rĂšglements Ă  MontrĂ©al, soit en 1867, un certain W.-B.Johnson conduisait dix-huit Indiens de Caughnawaga en Angleterre et en France.La reine Victoria elle-mĂȘme assista Ă  l’une des joutes.Il Ă©tait sĂ»rement trĂšs habile de confier Ă  des Peaux-Rouges le soin de lancer le jeu sur le vieux continent, car leurs accoutrements, les danses endiablĂ©es qui figuraient Ă©galement au programme constituaient un spectacle susceptible d’attirer les foules.Neuf ans plus tard, celui que l’on dĂ©signait dĂ©jĂ  comme le pĂšre de la version rĂ©glementĂ©e du bagattawayo, le docteur Beers, organisa une autre tournĂ©e en Angleterre avec des Ă©quipes d’indiens et de Blancs.C’est clans l’Ontario que se trouve la plus importante manufacture de crosses au monde.On voit ici un Indien amenuisant une piĂšce de bois au moyen d’une plane. fy.-CrZ'xK - msg3 ft '«is ŠV' Kj-,1' « .p, mm! i, Cette joute eut lieu en 1870, Ă  MontrĂ©al.Le club portant le nom de la mĂ©tropole se mesurait avec le “Caughnawaga”.La rivalitĂ© entre les clubs de Blancs avait tĂŽt cĂ©dĂ© la place Ă  une ambition commune: celle de vaincre les Indiens Ă  leur propre jeu.En 1883, le Dr Beers fit une nouvelle tentative.Deux Ă©quipes, l’une composĂ©e de joueurs-Ă©toiles de MontrĂ©al et Toronto, et l’autre d’indiens de Caughnawaga, passĂšrent l’étĂ© en Angleterre, en Ecosse et en Irlande, prĂ©sentant des joutes d’exhibitions et se mesurant Ă  des clubs locaux.L’une des 66 joutes offertes eut pour spectateur le mĂȘme prince de Galles, le futur Edouard VII, Ă  l’intention de qui, 23 ans plus tĂŽt, avait Ă©tĂ© organisĂ©e au Canada l’une des toutes premiĂšres joutes.Plusieurs confĂ©renciers accompagnaient les clubs: ils avaient pour mission de parler des avantages que le Canada offrait aux immigrants, et ils distribuĂšrent un demi-million d’imprimĂ©s mis Ă  leur disposition par le Gouvernement canadien.CHEZ NOS VOISINS Si le baseball avait envahi le Canada, la crosse n’avait pas tardĂ© elle aussi Ă  franchir la frontiĂšre.Ainsi, le 5 juillet 1873 avait lieu au parc Monmouth, dans la mĂ©tropole amĂ©ricaine, une joute entre Canadiens et New Yorkais.Nos porte-couleurs remportĂšrent la victoire, comme il se devait, puisqu’ils avaient Ă  leur actif une prĂ©cieuse expĂ©rience.En 1880, un club de Boston eut raison, dans cette ville, d’une Ă©quipe indĂ©pendante de MontrĂ©al; trois joueurs de la mĂ©tropole avaient dĂ» rentrer au pays avant la joute, qui avait Ă©tĂ© remise Ă  cause d’une pluie interminable, mais un autre facteur favorisait le club de l’Union: il comprenait quatre joueurs qui Ă©taient des vĂ©tĂ©rans des Ă©quipes montrĂ©alaises.BientĂŽt, les Ă©quipes amĂ©ricaines participĂšrent aux joutes pour le championnat du continent.Ainsi, le 22 octobre 1881 avait lieu sur les Polo Grounds de la mĂ©tropole amĂ©ricaine une rencontre entre le Shamrock de MontrĂ©al, champion du Canada, et le New York, champion de la rĂ©publique voisine, devant 3,000 personnes.Les MontrĂ©alais comptĂš- rent les deux premiers points, les New Yorkais, le troisiĂšme, puis le Shamrock enregistra le point dĂ©cisif.POPULARITÉ CROISSANTE La crosse connut une telle popularitĂ© qu’en 1880, le nombre des joueurs Ă©tait estimĂ© Ă  20,000 au Canada.L’enthousiasme ne connaissait pas de pĂ©riode d’hibernation, et les fervents voulurent se livrer Ă  leur sport favori mĂȘme en plein hiver, et ils choisissaient pour terrain la surface glacĂ©e de nos riviĂšres.Les participants ne se risquaient pas Ă  courir sur la glace: ils chaussaient tout simplement des patins.Ainsi naissait une nouvelle version du bagattawayo, une sorte de hockey aĂ©rien.On devine sans peine la rapiditĂ©, l’agilitĂ© et la sĂ»retĂ© de rĂ©flexes qu’exigeaient les jeux de passes sur patins.La vogue de la crosse avait conquis tout le Canada.Une grande partie des villes et villages du QuĂ©bec et de l’Ontario, de mĂȘme qu’un certain nombre de localitĂ©s du Manitoba possĂ©daient des Ă©quipes, et cette ferveur devint vraiment nationale lorsqu’elle atteignit la cĂŽte du Pacifique, avec la fondation de clubs Ă  Vancouver, Victoria et New-Westminster.Pour sa part, la ville de QuĂ©bec comptait deux clubs : le Saint-Louis, dont le prĂ©sident Ă©tait le Dr E.Casgrain, et le Thistle (ou Ă©quipe du Chardon), qui possĂ©dait un terrain trĂšs bien amĂ©nagĂ© le long de la Grande-AllĂ©e; selon un tĂ©moignage de l’époque, ce dernier club Ă©tait l’un des plus respectĂ©s au Canada et on lui devait le maintien, Ă  QuĂ©bec, de la pratique des sports athlĂ©tiques.En 1890, le prince Arthur qui, onze ans plus tĂŽt, Ă©tait venu Ă  MontrĂ©al pour y joindre son rĂ©giment, comme nous le rappelions plus haut, revenait au Canada, sous le nom, cette fois, de duc de Connaught.Il procĂ©da, sur le terrain du club MontrĂ©al, Ă  l’inspection des cadets de la mĂ©tropole, puis il lança la premiĂšre balle d’une joute d’exhibition mettant en prĂ©sence le MontrĂ©al et le Caughnawaga.Les Indiens avaient depuis longtemps perdu leur suprĂ©matie Ă  leur propre jeu national, et les adversaires blancs remportĂšrent une victoire facile par trois points consĂ©cutifs en moins d’un quart d’heure.En ,1894, la mĂ©tropole s’enrichissait d’un nouveau club, le National, dont le terrain Ă©tait situĂ© rue Ste-Catherine, dans l’ouest de la ville.C’était, di-sait-on, le club canadien-français par excellence, ce qui ne l’empĂȘcha pas de compter Ă  un certain moment parmi ses membres des athlĂštes portant des noms tels que Gamble, Shannahan, Murphy, Foley, Brophy et White.SPORT PROFESSIONNEL C’est vers la mĂȘme Ă©poque, soit peu aprĂšs 1890, que la crosse prit peu Ă  peu un caractĂšre professionnel.Pour sa part, la Canadian Amateur Athletic Union s’employa Ă  bien marquer son irrĂ©ductible attachement au jeu amateur en refusant d’admettre dans ses rangs tout joueur rĂ©munĂ©rĂ© ou tout club comptant de tels membres.Un conflit Ă©clata entre les tenants des deux formules.BientĂŽt, la situation devint assez mĂȘlĂ©e.Au tout dĂ©but du siĂšcle, les sĂ©ries senior, au sein de la Canadian Lacrosse Association, mettaient en prĂ©sence les trois clubs de Toronto — Tecumseh, Toronto et Chippewas — ainsi que les Ă©quipes de St.Catharines et de Brand- 16 ford.Ces cinq clubs composaient la rĂ©gion ouest dans le jeu professionnel.Quant aux Ă©quipes de la rĂ©gion est, — celles de MontrĂ©al et de la partie est de la rĂ©gion voisine, — leur opinion restait partagĂ©e, et c’est Ă  Ottawa qu’eut lieu la premiĂšre rencontre professionnelle dans cette rĂ©gion, entre le Tecumseh et le Capital.La crosse professionnelle gagna peu Ă  peu la faveur du public, ce qui amena la formation de la National Lacrosse Union; celle-ci groupait, en 1911, les cinq clubs suivants: MontrĂ©al, Shamrock, National, Toronto et Tecumseh; deux clubs d’outre-frontiĂšre, le St.Paul et le Minneapolis, avaient Ă©tĂ© admis dans la Western Lacrosse Association, ce qui en avait fait un groupement international.Mais au mois d’aoĂ»t 1914, la guerre survenait.Les joueurs Ă©changĂšrent leurs crosses contre des fusils, avec le rĂ©sultat qu’en 1916, la crosse, tant professionnelle qu’amateur, Ă©tait entiĂšrement disparue sur le plan national.AprĂšs l’armistice, les Ă©toiles professionnelles avaient dĂ©passĂ© l’ñge de pratiquer ce sport violent; les amateurs tentĂšrent vainement de faire revivre l’enthousiasme d’avant-guerre.En ,1930, des MontrĂ©alais eurent l’idĂ©e de transformer encore l’ancien bagattawayo afin de lui donner un regain de popularitĂ©.Joe Cattaranich, LĂ©o Dandurand et Charlie Querrie en Ă©tablirent les caractĂ©ristiques, dont la principale Ă©tait la rĂ©duction de 12 Ă  7 du nombre des joueurs de chaque Ă©quipe.Cattaranich devint le premier prĂ©sident de la Canadian Professional Indoor Lacrosse League et il organisa rapidement quatre clubs: les Canadiens et les Maroons, de MontrĂ©al, les Colts, de Cornwall, et les Leafs, de Toronto.Les Canadiens se couvrirent de fleurons, sous la direction de Newsy Lalonde, en remportant le premier championnat.Mais la ligue disparut aussi rapidement qu’elle avait vu le jour, au cours de l’étĂ© de 1932, ne pouvant supporter la concurrence des autres sports d’étĂ©.Cependant, la crosse n’a pas complĂštement disparu.On continue de la pratiquer sur le plan amateur non seulement au Canada, mais aux Etats- A, Londres, la crosse retint l’attention surtout grĂące Ă  la prĂ©sence des Indiens qui, en plus d’offrir du jeu plein d’intĂ©rĂȘt, apportaient le spectacle bigarrĂ© de leurs plumes et de leurs danses endiablĂ©es.Cette joute fut offerte le S juin 1876 Ă  Kennington Oval, dans la mĂ©tropole britannique.!%4l! 1 R»n * rj r n ĂŻTJr*'.HfK1 i&ĂȘm mt t «.-a 17 Unis, en Angleterre et en Australie.L’une des Ă©quipes canadiennes les mieux connues est sĂ»rement celle de la rĂ©serve de St-RĂ©gis, et elle a une double raison de ne pas abandonner le bagattawayo des ancĂȘtres: en plus de respecter une vieille tradition indienne, elle contribue Ă  mieux faire connaĂźtre une industrie propre Ă  la rĂ©serve, celle de la fabrication des crosses.C’est, paraĂźt-il, la seule manufacture du genre dans le monde.Les Ăąmes dirigeantes de cette entreprise situĂ©e sur l’üle de Cornwall sont un Blanc, Colin Chisholm, et un Indien authentique, Frank Roundpoint.On y fabrique 97% de la production mondiale, selon une tradition lĂ©guĂ©e de pĂšre en fils.On utilise du noyer blanc, et comme il n’existe pas de concentration de cette essence forestiĂšre au Canada, Chisholm doit franchir de dix Ă  quinze mille milles chaque annĂ©e afin de s’approvisionner.AprĂšs un examen minutieux permettant de s’assurer que chaque arbre a le diamĂštre et l’ñge appropriĂ©s Ă  la mallĂ©abilitĂ© qu’exige la courbure, on procĂšde Ă  son dĂ©bitage au godendard.Chaque bille ainsi obtenue donne de six Ă  huit instruments, s’il ne se produit pas de bris pendant le travail, car il faut une annĂ©e complĂšte pour fabriquer une crosse.Un premier dĂ©bitage Ă  la scie ronde donne des billettes rectangulaires qui sont fixĂ©es Ă  un banc de travail et amenuisĂ©es individuellement Ă  la plane.L’étape suivante consiste Ă  soumettre les piĂšces amincies Ă  un bain de vapeur destinĂ© Ă  assouplir les fibres du bois.On donne ensuite aux piĂšces la courbure dĂ©sirĂ©e et on fixe celle-ci au moyen de ficelle solide ou de fil de fer.Si l’arbre n’avait pas les caractĂ©ristiques dĂ©sirĂ©es, c’est ici que se produiraient les bris.Ainsi courbĂ©es, les armatures sont entreposĂ©es Ă  l’extĂ©rieur pour une pĂ©riode de sĂ©chage qui dure environ cinq mois.On les rapporte ensuite Ă  l’intĂ©rieur afin de les adoucir Ă  la plane.Suivent ensuite le sablage et la perforation des trous destinĂ©s Ă  l’insertion des laniĂšres de cuir.Il reste Ă  laquer la tĂȘte de l’instrument.Celui-ci est trempĂ© dans un bain de rĂ©sine; on le suspend ensuite Ă  l’intĂ©rieur pour cinq autres mois, avant de le confier Ă  des Indiennes qui le garnissent de sacs faits de laniĂšres de cuir, de peau crue ou encore de nylon, selon les exigences de la clientĂšle.Les Indiens de la rĂ©serve de St-RĂ©gis fabriquent ainsi environ 2,000 douzaines de crosses chaque annĂ©e, dont prĂšs de la moitiĂ© restent au Canada, permettant surtout aux Ă©tudiants de nombreux collĂšges d’assurer la survivance d’une forme d’athlĂ©tisme qui a fait les dĂ©lices de nos pĂšres et qui a longtemps Ă©tĂ© le sport national du Canada.A MontrĂ©al, on s’enthousiasma tellement pour la crosse qu’on voulut la pratiquer mĂȘme l’hiver sur la surface gelĂ©e des cours d’eau.On devine l’habiletĂ© qu’exigeaient les savants jeux de passes sur patins! A ‱' v U» K , *f> A U ^ - mes mm ÂŁAA- ; f Y.18 7?707 CARACTERISTIQUES DU PLUS MODERNE AEROBUS par OnĂ©sime PIETTE, directeur des Ă©tudes, Ecole de MĂ©tiers de Joliette.(CECI EST LA DEUXIÈME ET DERNIÈRE TRANCHE D’UNE ÉTUDE CONSACRÉE AU PLUS NOUVEL AÉROBUS QUI SOIT ENTRÉ EN SERVICE SUR LES GRANDES LIGNES MONDIALES.DANS LA PREMIÈRE TRANCHE, L’AUTEUR A RÉSUMÉ LES TRAVAUX ET LES MISES À L’ESSAI QUI ONT PERMIS LE PARACHÈVEMENT DE CE MASTODONTE AILÉ.) DÉCORATION ET AMÉNAGEMENTS COMMERCIAUX UNE dĂ©coration particuliĂšrement soignĂ©e, rĂ©alisĂ©e par des artistes au goĂ»t sĂ»r, prĂ©sida Ă  l’amĂ©nagement des cabines.Le plafond s’embellit de “dĂŽmes de lumiĂšre” placĂ©s Ă  intervalles rĂ©guliers; l’éclairage change graduellement de teinte pour s’harmoniser avec la lumiĂšre naturelle de l’extĂ©rieur.Sous les porte-bagages une clartĂ© douce et agrĂ©able s’intĂ©gre dans ce dĂ©cor de beautĂ©.De moelleux tapis crĂ©ent une impression de chaleur et de luxe.Les murs recouverts de panneaux de vinyl-aluminium lavables s’enlĂšvent rapidement pour l’entretien et l’inspection de la structure, de l’isolation thermique et sonique.La cabine principale offre la vaste superficie de son plancher, aux dimensions inhabituelles, et l’étonnante perspective de son intĂ©rieur.Elle mesure 100 pieds de longueur, 129 pouces de largeur au niveau du plancher, et 80 pouces de hauteur.Des rails parallĂšles, intĂ©grĂ©s Ă  la structure du plancher, permettent le dĂ©placement longitudinal des fauteuils dont le pas peut varier Ă  volontĂ©; en outre, si besoin est, des cloisons amovibles transforment rapidement l’intĂ©rieur du Boeing 707.En 10 minutes, une nouvelle version est possible : les fauteuils peuvent se disposer de front, en groupe de 4, 5 ou 6, d’oĂč trois dispositions variant de la classe touriste Ă  la classe de luxe.Des fauteuils de caoutchouc mousse, moelleux et profonds, aux couleurs agrĂ©ables, aux formes soigneusement Ă©tudiĂ©es, permettent une dĂ©tente complĂšte.Pour la sĂ©curitĂ© et la commoditĂ© des passagers, les ingĂ©nieurs de Boeing Airplane Company crĂ©ent une heureuse innovation: l’unitĂ© de service, dont l’élĂ©gance fonctionnelle ne trouble pas la dĂ©coration de la cabine.Cette unitĂ© contient un panneau lumineux, un bouton de sonnerie, une lampe individuelle, une bouche d’air frais, un haut-parleur et un masque Ă  oxygĂšne.En cas de perte de pressurisation de l’appareil, le masque d’oxygĂšne tombe automatiquement devant le passager, qui l’applique sur sa bouche.Il reçoit alors de l’oxygĂšne pur Ă  100%.De nombreux hublots rectangulaires, dont les triples panneaux de verre ne sont jamais ternis par la moindre buĂ©e, rĂ©vĂšlent les horizons nouveaux des grandes altitudes.Ce spectacle est continu.Un courant d’air chaud circule entre les panneaux de verre et Ă©limine toute opacitĂ©.De construction solide, chacun des deux panneaux extĂ©rieurs peut Ă  lui seul supporter la diffĂ©rence de pression existant entre l’extĂ©rieur et l’intĂ©rieur de la cabine.Des stores ferment les fenĂȘtres et protĂšgent d’un soleil trop brillant.Soustraits aux turbulences des basses altitudes et aux moindres vibrations, protĂ©gĂ©s des tempĂ©ratures extrĂȘmes de l’extĂ©rieur dans une cabine insonorisĂ©e et climatisĂ©e oĂč la chaleur et l’humiditĂ© sont dosĂ©es de maniĂšre Ă  offrir l’impression d’une agrĂ©able journĂ©e d’étĂ©, les passagers de ce palace aĂ©rien ont peine Ă  croire qu’ils sont enfermĂ©s dans un bolide gĂ©ant qui glisse dans le ciel Ă  la vitesse fantastique de 10 milles Ă  la minute.L’équipement sanitaire des Boeing 707 tĂ©moigne d’un grand souci d’élĂ©gance et de propretĂ©: toilettes avec chasse d’eau, prises de courant pour razoirs Ă©lectriques, eau courante chaude et froide assurent un parfait confort.Les toilettes sont situĂ©es Ă  l’avant et Ă  l’arriĂšre de l’appareil.Leur nombre varie avec les diffĂ©rentes versions.Dans la majoritĂ© des cas, on a prĂ©vu deux panneaux de service : l’un pour la toilette avant, l’autre pour la toilette arriĂšre.Munies de l’équipement appropriĂ©, les toilettes peuvent ĂȘtre drainĂ©es, lavĂ©es et dĂ©sinfectĂ©es de l’extĂ©rieur.Tous les panneaux contiennent un Ă©quipement normalisĂ©.Une sortie de 4 pouces se relie directement au puisard ou au camion de service.Pour chaque toilette on trouve, sur le panneau, une poignĂ©e qui manoeuvre la soupape de drainage.Cette derniĂšre demeure alors ouverte, et le rĂ©servoir de la toilette est lavĂ© et dĂ©sinfectĂ©.Cette opĂ©ration terminĂ©e, le drain est fermĂ© et un produit chimique appropriĂ© est pompĂ© dans le rĂ©servoir de la toilette.La capacitĂ© d’un camion de service est de 25 gallons par toilette.19 L’EAU Un aqueduc miniature fournit l’eau potable aux cuisines, aux fontaines et aux lavabos.Deux rĂ©servoirs, l’un Ă  l’avant, l’autre Ă  l’arriĂšre, ont leur conduite respective et complĂštement indĂ©pendante.La quantitĂ© d’eau des rĂ©servoirs suffit amplement Ă  satisfaire les besoins des passagers.L’eau est apportĂ©e Ă  l’avion par camion spĂ©cial.La vitesse de remplissage est de 20 p.s.i.Les rĂ©servoirs et les tuyaux peuvent supporter une pression de 85 p.s.i.Le panneau de service avant se situe Ă  5.5 pieds au-dessus du sol, celui de l’arriĂšre Ă  7.5 pieds.LES CUISINES Deux cuisines bien Ă©quipĂ©es sont logĂ©es Ă  chaque extrĂ©mitĂ© de la cabine.Elles sont pourvues de rĂ©frigĂ©rateurs, de fours Ă©lectriques, de cafetiĂšres, de lavabos, de rĂ©servoirs contenant des soupes, etc.Chacune possĂšde sa porte de service ouvrant indiffĂ©remment de l’intĂ©rieur ou de l’extĂ©rieur.Elles mesurent 10 pieds de hauteur et se situent Ă  tribord.Des monte-charges mobiles, dont les plates-formes s’élĂšvent Ă  125 pouces au-dessus du sol, permettent un approvisionnement rapide des cuisines.Ce systĂšme est conçu de maniĂšre Ă  ne retarder ni l’embarquement des passagers, ni l’appareillage de l’avion.LES BAGAGES ET LE FRET De grands vestiaires, des compartiments Ă  Ă©tagĂšres pour bagages Ă  main, des soutes avant et arriĂšre, des porte-bagages et les dessous des fauteuils permettent d’emmagasiner un volume Ă©tonnant de malles, de valises et de fret.Ces espaces se rĂ©partissent de la maniĂšre sui- vante : Soute avant 340 pi.eu.: 3,080 livres Soute arriĂšre 400 pi.eu.: 4,800 livres Espace sous les fauteuils .118 pi.eu.: 1,180 livres Espace porte-bagages 184 pi.eu.: 920 livres Compartiment Ă  Ă©tagĂšres (bagages Ă  main) avant 190 pi.eu.: 1,900 livres Compartiment Ă  Ă©tagĂšres (bagages Ă  main) arriĂšre 130 pi.eu.: 1,300 livres Vestiaire avant: 56 pouces de largeur.Vestiaire arriĂšre: 90 pouces de largeur.CapacitĂ© totale : 13,300 livres LA CLIMATISATION La climatisation englobe la pressurisation, la ventilation auxiliaire, le chauffage, le refroidissement de l’appareil et son humidification.Il s’agit de procurer aux passagers, quelles que soient l’altitude et la tempĂ©rature extĂ©rieure, le confort le plus absolu.L’air de la pressurisation et de la climatisation provient de l’atmosphĂšre extĂ©rieure et pĂ©nĂštre dans l’avion par deux entrĂ©es situĂ©es au-dessus des nacelles.Cet air est aspirĂ© dans les conduites Ă  la cadence de 3,200 pi.eu.Ă  la minute par deux compresseurs montĂ©s en nacelles intĂ©rieures et entraĂźnĂ©s par une turbine actionnĂ©e par les rĂ©acteurs, puis il est filtrĂ©, chauffĂ©, refroidi, humidifiĂ© et dĂ©barrassĂ© des mauvaises odeurs.Il circule entre les parois intĂ©rieures et extĂ©rieures de l’avion, ce qui Ă©limine des parties froides.Intro- duit dans la cabine par des bouches d’air situĂ©es sous les porte-bagages, il est rejetĂ© au dehors au niveau du plancher.La prise d’air climatisĂ© a une capacitĂ© de 200,000 Btu Ă  l’heure, ce qui permet de conserver Ă  l’intĂ©rieur de la cabine une tempĂ©rature agrĂ©able, mĂȘme lorsque celle de l’extĂ©rieur s’abaisse Ă  65 degrĂ©s F.sous zĂ©ro.Trois turbo-compresseurs fournissent un chauffage adĂ©quat, que rĂ©gularisent de dĂ©licats contrĂŽles.En plein vol ou sur la piste de l’aĂ©roport, moteurs en marche ou arrĂȘtĂ©s, le Boeing 707 offre Ă  ses passagers une climatisation parfaite.La pressurisation maintient la pression des basses altitudes lorsque l’avion vole Ă  de grandes hauteurs.A 22,-500 pieds, la pressurisation permet d’obtenir la pression du niveau de la mer; Ă  40,000 pieds, celle de 7,000 pieds.On rĂ©alise une diffĂ©rence de pression pouvant aller jusqu’à 8.6 livres par pouce carrĂ© entre l’atmosphĂšre de la cabine et celle de l’extĂ©rieur.LE DÉGIVRAGE Le systĂšme de dĂ©givrage du Boeing 707 lui permet de voler en toute sĂ©curitĂ©, par toutes tempĂ©ratures.De l’air chaud, prĂ©levĂ© des rĂ©acteurs, empĂȘche la formation de glace sur le bord d’attaque des ailes.L’empennage horizontal et l’empennage vertical sont dĂ©givrĂ©s Ă©lectriquement par un courant alternatif de 115 volts, Ă  400 cycles.Le pare-brise avant et 80% de la surface des pare-brise latĂ©raux de la cabine de pilotage sont dĂ©givrĂ©s Ă©lectriquement et sans formation de buĂ©e.LE SYSTÈME ÉLECTRIQUE Un avion tel que le Boeing 707 nĂ©cessite un systĂšme Ă©lectrique puissant.La quantitĂ© d’électricitĂ© produite Ă  bord serait suffisante aux besoins d’un petit village comprenant 53 maisons unifamiliales.Le courant employĂ© est du 115-220 volts triphasĂ©, 400± 5 cycles Ă  la seconde, fourni par 4 gĂ©nĂ©ratrices Westinghouse d’une puissance de 40 K.V.A.chacune.Un courant spĂ©cial, continu de 28 volts, approvisionne en Ă©lectricitĂ© les diffĂ©rents appareils Ă©lectroniques.SELON LE CAS, 131, 134 OU 162 PASSAGERS EFFECTUENT LE VOYAGE DANS LES MEILLEURES CONDITIONS DE CONFORT.h a 20 Ce rĂ©seau Ă©lectrique prĂ©sente une Ă©volution marquĂ©e, dans sa conception et sa rĂ©alisation, sur les systĂšmes antĂ©rieurs.Pour la premiĂšre fois dans l’histoire de l’aviation, le courant principal produit Ă  bord d’un aĂ©ronef est de l’alternatif, le courant direct Ă©tant obtenu du prĂ©cĂ©dent par le moyen de rectificatrices au sĂ©lĂ©nium.Plusieurs raisons militent en faveur de la suppression du courant continu comme source premiĂšre d’énergie.Il est beaucoup plus facile de convertir le courant alternatif en continu que d’obtenir de ce dernier un courant alternatif.Dans le premier cas, la transformation nĂ©cessite seulement une unitĂ© dans laquelle toutes les parties sont statiques; dans l’autre cas, cela impose l’emploi d’appareils lourds et dispendieux dans lesquels, se trouvent des piĂšces en rotation.Le voltage d’un systĂšme Ă  courant alternatif se modifie facilement Ă  l’aide de transformateurs.L’emploi du courant continu Ă  haut voltage crĂ©e, Ă  de hautes altitudes, une difficultĂ© : celle de l’arc voltaĂŻque.Les dimensions de l’avion ne nĂ©cessitent pas seulement plus de puissance mais posent un autre problĂšme: celui de la transmission de cette puissance.A bas voltage, les cĂąbles Ă©lectriques deviennent si gros que leur poids prĂ©sente un inconvĂ©nient majeur.Quant Ă  celui que provoque le poids des appareils, qu’il nous suffise de savoir qu’un gĂ©nĂ©rateur Ă  courant continu peut peser 230 .VS TOUT A ÉTÉ CONÇU POUR FACILITER L’INSPECTION ET L’ENTRETIEN DES RÉACTEURS.livres de plus qu’une gĂ©nĂ©ratrice Ă  courant alternatif, pour une puissance donnĂ©e.Un moteur Ă©lectrique Ă  induction, Ă  courant alternatif triphasĂ© de 10 hp, pĂšsera 40 livres; un moteur de mĂȘme puissance, Ă  courant continu, aura un poids de 72 livres.Le moteur Ă  induction, Ă  courant alternatif, a une supĂ©rioritĂ© incontestĂ©e sur son frĂšre le moteur Ă  courant continu, par la suppression des balais.La rotation du moteur Ă  induction n’est pas obtenue par le contact de certaines piĂšces, mais par la naissance d’un champ magnĂ©tique, d’oĂč avantage indiscutable par la suppression d’une source d’étincelles.Les quatre gĂ©nĂ©ratrices du bord, d’une puissance totale de 160 K.V.A., peuvent travailler individuellement ou ĂȘtre reliĂ©es en parallĂšle.Lorsque deux ou trois gĂ©nĂ©ratrices sont en parallĂšle, leur charge respective est Ă©galement rĂ©partie, ainsi que le surplus en cas de panne d’une gĂ©nĂ©ratrice.Une frĂ©quence unique et invariable pour les quatre gĂ©nĂ©ratrices rend possible leur connexion en parallĂšle.Cette constante dans la frĂ©quence interdit aux techniciens d’atteler directement les gĂ©nĂ©rarices aux rĂ©acteurs car il s’en suivrait une frĂ©quence variable, particuliĂšre Ă  chaque gĂ©nĂ©ratrice, suivant la vitesse de chaque rĂ©acteur.L’intermĂ©diaire indispensable, la “transmission Ă  vitesse constante”, est partie intĂ©grante de tout systĂšme Ă©lectrique Ă  courant alternatif.Elle reçoit son Ă©nergie du rĂ©acteur et celle-ci est transmise Ă  la gĂ©nĂ©ratrice.La “transmission Ă  vitesse constante” se compose sommairement d’une pompe Ă  vitesse variable, d’un moteur hydraulique Ă  vitesse constante, et de certains contrĂŽles compensateurs.Le rĂ©acteur entraĂźne la pompe, laquelle actionne le moteur hydraulique ; le moteur transmet le mouvement Ă  la gĂ©nĂ©ratrice.Les contrĂŽles compensateurs corrigent les effets de variation de la vitesse des rĂ©acteurs et de la charge de la gĂ©nĂ©ratrice.L’huile de la “transmission Ă  vitesse constante” circule en vase clos et sert de fluide hydraulique, de lubrifiant et d’agent refroidisseur.La gĂ©nĂ©ratrice et la “transmission Ă  vitesse constante” se situent sur le cĂŽtĂ© infĂ©rieur gauche du rĂ©acteur.En vol, un courant d’air Ă  haute vĂ©locitĂ© refroidit la gĂ©nĂ©ratrice; au sol, cet air provient du rĂ©acteur.La “transmission Ă  vitesse constante” communique aux gĂ©nĂ©ratrices une vitesse de 6,000 rpm, ce qui donne une frĂ©quence de 400± 5 cycles Ă  la seconde quelle que soit la vitesse des rĂ©acteurs.Une frĂ©quence plus Ă©levĂ©e permettrait l’emploi d’un Ă©quipement Ă©lectrique plus lĂ©ger, par contre ce choix causerait des problĂšmes de structure dans la construction de certaines piĂšces, sans oublier ceux des coussinets dont la solution onĂ©reuse compliquerait la tĂąche du constructeur.Une frĂ©quence de 60 cycles simplifierait les problĂšmes en impliquant une basse vitesse; elle nĂ©cessiterait toutefois un Ă©quipement Ă©lectrique plus lourd.La frĂ©quence 400± 5 cycles Ă  la seconde devient une rĂ©sultante acceptable dont l’emploi sur les longs-courriers montre une tendance marquĂ©e Ă  la normalisation.Le courant continu s’obtient du courant alternatif, transformĂ© par les quatre rectificatrices au sĂ©lĂ©nium, d’une capacitĂ© de 50 ampĂšres.Ces unitĂ©s se composent d’un transformateur, qui abais- 21 se le voltage du courant alternatif, et de plaques de sĂ©lĂ©nium, qui changent le courant alternatif en courant continu.Ces unitĂ©s ne contiennent aucune partie mobile.Le refroidissement s’opĂšre par convection.Une “aircraft battery”, employĂ©e comme source essentielle de puissance, complĂšte le systĂšme Ă  courant continu.C’est par l’intermĂ©diaire des rec-tificatrices au sĂ©lĂ©nium que le systĂšme maintient les batteries en charge.Les divers et nombreux instruments de contrĂŽle du courant continu et du courant alternatif se situent sur un tableau, au poste du mĂ©canicien.L’ANTENNE Les Ă©lectroniciens de Boeing Airplane Company ont dĂ©veloppĂ© et mis au point une antenne Ă  haute frĂ©quence.Tel un dard fixĂ© Ă  l’empennage vertical de l’avion, elle pointe vers l’avant ses 8 pieds de longueur.Elle est enrobĂ©e de verre laminĂ©.Un cĂąble coaxial de 120 pieds la relie Ă  l’émetteur et au transmetteur.Cette antenne, l’expĂ©rience l’a prouvĂ©, est nettement supĂ©rieure aux antennes ordinaires quant Ă  la rĂ©ception et Ă  l’émission des messages.En outre, elle Ă©limine le danger du bris des fils, commun Ă  l’antenne ordinaire.Depuis janvier 1957, cette antenne Ă  haute frĂ©quence, fixĂ©e Ă  l’empennage vertical des gros ravitailleurs en carburant de la U.S.A.F.(Boeing K 135), donne les meilleurs rĂ©sultats.LE SYSTÈME HYDRAULIQUE Le systĂšme hydraulique du Boeing 707 se compose de deux rĂ©seaux: l’un, principal; l’autre, d’urgence.Le rĂ©seau hydraulique principal comprend deux pompes, entraĂźnĂ©es par les rĂ©acteurs, dĂ©bitant 22 gallons Ă  la minute Ă  la pression de 3,000 livres par pouce carrĂ©.Un accumulateur de pression de 25 pouces cubes et un rĂ©servoir de 7 gallons le complĂštent.Le rĂ©seau principal abaisse et relĂšve le train d’atterrissage, applique les freins sur les roues de l’atterrisseur principal, manoeuvre les volets, les aĂ©rofreins et l’atterrisseur avant.Le rĂ©seau d’urgence s’anime par l’effet de sa pompe, entraĂźnĂ©e par un moteur Ă©lectrique Ă  courant alternatif et contrĂŽlĂ© directement du tableau du pilote.Cette pompe dĂ©bite 3 gallons d’huile Ă  la minute Ă  la pression de 3,000 livres par pouce carrĂ©.Ce rĂ©seau possĂšde son propre rĂ©servoir et son accumulateur de pression de 25 pouces cubes.Un tel systĂšme manoeuvre les aĂ©ro-freins et les freins des roues de l’atterris-seur principal.Les deux rĂ©seaux hydrauliques, le rĂ©seau principal et le rĂ©seau d’urgence, opĂšrent obligatoirement sĂ©parĂ©ment.Toutefois, une soupape les rĂ©unit pour vĂ©rification au sol.Les rĂ©acteurs sont alors arrĂȘtĂ©s.Ainsi, toutes les unitĂ©s mises en mouvement par le rĂ©seau principal peuvent l’ĂȘtre par les pompes du rĂ©seau d’urgence.Les deux rĂ©seaux emploient un liquide non-inflammable, le “Skydrol 500”.Les rĂ©servoirs du systĂšme hydraulique sont logĂ©s Ă  la racine et prĂšs du bord de fuite de l’aile gauche.Un niveau permet de voir si la quantitĂ© d’huile est suffisante dans le rĂ©servoir.Le tuyau pour le plein d’essence est facilement accessible du logement gauche du train d’atterrissage.Le rĂ©servoir est lĂ©gĂšrement pressurisĂ© par de l’air prĂ©levĂ© des rĂ©acteurs.En plus du rĂ©seau hydraulique d’urgence, les ingĂ©nieurs de Boeing Airplane ont cru nĂ©cessaire d’installer un circuit Ă©lectrique de secours pour les principales opĂ©rations d’urgence.Cette prĂ©caution complĂšte les mesures de sĂ©curitĂ© dans les airs.LE TRAIN D’ATTERRISSAGE L’atterrisseur principal se compose de deux boggies ayant chacun deux roues jumelĂ©es.L’atterrisseur avant, orientable, se manoeuvre de la cabine, par le pilote, au moyen de dispositifs appropriĂ©s.Les roues de l’atterrisseur principal sont freinĂ©es automatiquement, avant le relevage, afin de prĂ©venir l’effet de forces gyroscopiques qui pourraient affecter la stabilitĂ© de l’avion.Les roues de l’atterrisseur principal se relĂšvent latĂ©ralement et disparaissent dans le fuselage; la roue avant se loge sous la cabine du pilote.Un mĂ©canisme hydraulique, que contrĂŽle un levier situĂ© sur le stand, entre le pilote et le co-pilote, abaisse et relĂšve le train d’atterrissage.Des portes se referment sur les roues lorsque l’avion est en vol.Un dispositif hydraulique bloque le mĂ©canisme de relevage lorsque le Boeing est au sol.Le systĂšme hydraulique principal, le systĂšme hydraulique d’urgence et l’accumulateur de pression permettent le freinage des huit roues de l’atterrisseur principal.L’accumulateur de pression emmagasine une Ă©nergie suffisante Ă  cinq applications de freins.En cas de panne des moyens hydrauliques, un systĂšme d’urgence applique les freins pneumatiquement et le train d’atterrissage s’abaisse, se bloque manuellement et ne peut ĂȘtre relevĂ© avant que ne soit rĂ©tablie la pression hydraulique.L’atterrisseur peut supporter une vitesse de 320 noeuds.Le poids de l’atterrisseur principal est de 6,900 livres, celui de l’atterrisseur avant de 700 livres.LE CIRCUIT DE COMBUSTIBLE Tout le carburant est transportĂ© dans des rĂ©servoirs logĂ©s dans les ailes.Chaque rĂ©acteur possĂšde son propre circuit.Toutes les soupapes de contrĂŽle se manoeuvrent Ă©lectriquement, par courant continu.Un systĂšme appropriĂ© permet l’emploi intĂ©gral de tout le carburant contenu dans les sept rĂ©servoirs.La capacitĂ© des rĂ©servoirs varie entre 50 et 75 tonnes.Un tel volume de carburant est dirigĂ© et contrĂŽlĂ© par une sĂ©rie de soupapes, de sondes et de lampes-tĂ©moins.Quatre pompes, reliĂ©es aux rĂ©acteurs, fournissent Ă  ces derniers le carburant indispensable.Six pompes, entraĂźnĂ©es par des moteurs Ă©lectriques Ă  courant alternatif de 400 cycles, peuvent, en cas de dĂ©faillance des premiĂšres, remplir les mĂȘmes fonctions.Le plein d’essence est accĂ©lĂ©rĂ© par le remplissage sous pression.17,400 gallons, Ă  50 livres au pouce carrĂ©, se dĂ©versent dans les rĂ©servoirs Ă  la cadence de 1,500 gallons Ă  la minute, en 11.7 minutes.On peut Ă©galement faire le plein d’essence par gravitĂ©, grĂące Ă  des prises situĂ©es au-dessus de l’aile.Des orifices assurent Ă  chaque rĂ©servoir une ventilation et un lĂ©ger degrĂ© de pressurisation; trois drains complĂštent le circuit de combustible.Us se situent sur l’aile de bĂąbord, sur l’aile de tribord et sur le rĂ©servoir du centre.Un systĂšme permet de vidanger toute l’essence X X_._'‱- Š\~r**-* -xx .«.- * " ,x O' « .- ‱ W6 ‱ PÉs f* ^~,yjT.JV„4mMm*mwm » nv .VVX'v'1 WITH THE WORLD’S SECOND LONGEST SPAN, 3,800 FEET, THE NEW STRAITS OF MACKINAC BRIDGE IS BUILT TO SHRUG OFF THE MOST POWERFUL WINDS EVER RECORDED.CONSIDERED THE SAFEST SUSPENSION BRIDGE, IT IS ALSO THE LONGEST, FROM ANCHORAGE TO ANCHORAGE.New Science Makes Bridges Safe By RALPH SEGMAN ON a windy November morning, the engineer in charge of the Tacoma Narrows Bridge rushed to the telephone.Alarmed at the rhythmic rise and fall of the 2,800-foot suspension span (the third longest in the world), he ordered stiffening wire ropes for immediate installation.When he returned, the span was gone.Out of this death in 1940 of a four-month-old engineering masterpiece came the phoenix-like birth of a new science, bridge aerodynamics.In less than two decades, the science has reached perhaps its ultimate expression in the new Straits of Mackinac Bridge in upper Michigan.The bridge is the first utilizing the concept of perfect aerodynamic stability.The world’s longest suspension bridge, 8,614 feet from anchorage to anchorage, Big Mac can withstand virtually infinite wind velocity.With its deck openings shut solid by ice and snow, it could shrug off a 632-mile-an-hour wind, a blow that is far beyond what will ever happen.What is more remarkable is this: the stronger the blow, the more rigid and resisting the bridge becomes.The lesson learned from the Tacoma collapse was a shocking one, indeed, to bridge engineers who venerated the principle of flexibility in suspension spans.The Tacoma Bridge was the most flexible ever built and was hailed as one of the safest.During its construction the motions of the span, even in gentle breezes, caused “seasickness” among the rugged workers.Yet, the supreme confidence of authorities, designers and builders was not shaken.Motorists seemed to enjoy the bouncing, swaying ride on the bridge they dubbed Galloping Gertie.Then came the 42-mile-an-hour wind, violent up-and-down oscillations and writhing.Like a narrow wooden ruler being twisted in opposite directions at each end, the span snapped.Tearing away from suspending cables, it crashed into Puget Sound more than 200 feet below.The catastrophe was not unexpected to Dr.David B.Stein-man, designer of hundreds of bridges, among them the Mackinac.He had previously suggested that the span be stiffened.Before most of his profession had recognized aerodynamic oscillations as a problem, Dr.Stein-man had begun to work on the solution.He recently said that some 20 bridges completed since 1950 have been subjected to disturbing or dangerous oscillations.At least two of them, the Golden Gate and the Bronx-Whitestone, have undergone costly stiffening reconstruction.Dr.Steinman credits John A.Roebling, designer of the Brooklyn Bridge more than 90 years ago, as being the first man to do 27 something about aerodynamic instability.With an intuitive rather than scientific grasp of the problem, Roebling built his suspension spans using special stiffening methods.For nearly three-quarters of a century thereafter, this phase of bridge building was totally ignored.Mere stiffening is not the best way to build large and safe suspension bridges.Dr.Steinman maintains that it is both more scientific and more economical to eliminate the cause of aerodynamic instability than to build heavy powerful structures to resist the force of the wind.It is surprising that aerodynamics was not applied to bridges sooner since it has been utilized by aircraft designers from the beginning of the air age.Wings are shaped in such a way that the airflow around them produces a greater pressure on the under surface, thus a lifting force.Similar forces act on bridge roadways which are supported by cables from above and a network of steel girders below.In a steady wind, the flexible span tends to oscillate up and down in harmony with the air pressure which acts rhythmically to force it up and then down.These oscillations are self-exciting and may, in a short time, grow violent in non-aerodynamic bridges.Dr.Steinman performs a neat simple demonstration of this effect.Mounting half a solid sphere between two light springs he exposes the flat side to a stream of air from an electric fan.He pulls the half-sphere up or down slightly and lets go.The resulting small oscillation rapidly builds up into a violent one.When the round side of the halfsphere faces the fan, any oscillation that is started promptly damps out.Employing this round-side principle, Dr.Steinman designed the Mackinac Bridge.As he described it: When the bridge floor is moving up, the resultant aerodynamic forces act down; and vice versa.As a result, any incipient vibration (as from traffic) is quickly brought to rest.The bridge actu- ally utilizes the force of the wind to produce stability; the stronger the wind, the more stable the bridge! As an added safety factor, the two inner traffic lanes are constructed of open steel grillwork, thus eliminating some of the solid surface that otherwise would be exposed to wind pressures.For the same reason, there are open slots at the far edges of the outer lanes.Dr.Steinman believes that the design of the Mackinac Bridge permitted a saving of $15,000,000 in its construction (its total cost was nearly $100,-000,000 ).The finished structure represents to him a triumph of mathematics applied to bridge design and a towering symbol of greater bridges to come.A generation ago, Dr.Steinman said, the feasibility of suspension spans of 3,000 feet was seriously questioned.Today, the world’s longest span — the Golden Gate Bridge — extends 4,200 feet.The Mackinac’s span is 3,-800 feet, the George Washington’s is 3,500 feet and the new Tacoma Narrows (aerodynamic-ally safe) span is 2,800 feet.A span 5,000 feet long has been designed to cross over the Messina Straits between Italy and Sicily.A 6,300-footer is in the planning stage, and Dr.Steinman expects suspended spans up to 10,000 feet.Besides suspension spans, used primarily to bridge deep waters, there are some 20 other types of bridges.Development of long spans for them has created an urgent need for improved materials.There now are alloy steels, heat-treated carbon steels and cold-drawn high-carbon bridge wire.Some materials already have three or four times the safe working strength of ordinary steel.The principal lightweight material is structural aluminum.One of the newer materials is pre-stressed concrete, or concrete compressed and strengthened by pre-stretched steel wires running through its length.Among the most recent structures are: The Greater New Orleans Expressway.The longest highway bridge in the world, extending 24 miles across Lake Pontchar-train, it is made of hundreds of 56-foot prestressed concrete spans and two movable bascule spans.The Tappan Zee Bridge.Carrying New York Thruway traffic more than three miles across the Hudson River, this bridge employs the cantilever principle.Its 1,212-foot main span rests like a board lying across the gap between two seesaws standing end to end.Its weight is balanced by counterweights on the far ends.The Nagasaki-Sasebo Bridge.Built in Japan, this steel arch bridge has a 1,042-foot span, the fourth longest of its type.The roadway is supported by the arch which stretches from shore to shore.The New South Capitol Street Bridge.Crossing the Anacostia River in Washington, D.C., it has the world’s longest plate- firder bascule span, 386 feet.A ascule span is one which allows ships to pass by swinging up and open like the flaps of a box.The Harry S.Truman Bridge.This half-mile system crosses the Missouri River at Kansas City.Its 420-foot vertical-lift span can be raised between two towers to allow passage of river traffic.An unnamed highway bridge.Near Des Moines, Iowa, this 222-foot-long structure is the first lightweight aluminum girder highway bridge in the world.These examples are indicative of the tremendous increase in bridges of all kinds.The growing American turnpike system has added hundreds of bridges, large and small.The impelling demands of industrial expansion and motor travel have brought almost complete extinction to the era of the plodding ferryboat.Indeed, bridges constitute one of the major forces in the advance of civilization.Their majesty and grace touch to the core the aesthetic in man’s nature.Even more, they somehow express for man his highest aspirations.28 CuriositĂ©s et fantaisies typographiques par Eddy L.MacFARLANE, Professeur d’Histoire du Livre Ă  l’Institut des Arts Graphiques COMPTE tenu de son complexe technique au temps de l’impression tabellaire, le caractĂšre mĂ©tallique mobile, dĂšs sa naissance, est une curiositĂ© en soi et nous sommes fondĂ©s Ă  croire que l’on considĂ©ra, au moment oĂč la fraude fut Ă©ventĂ©e, ce merveilleux petit paral-lĂ©lĂ©pidĂšde comme une fantaisie coĂ»teuse et sans avenir.Les Chinois, pour d’autres raisons faciles Ă  comprendre, Ă©tant donnĂ© la structure de leur langue Ă©crite, n’en avaient pas jugĂ© autrement lorsque Pi’shin le forgeron, en 1041, inventa, quatre siĂšcles avant les Occidentaux, le caractĂšre mobile.Imitant Ă  s’y mĂ©prendre l’écriture gothique, les types de la premiĂšre Bible imprimĂ©e sont dĂ©jĂ  de petits chefs-d’oeuvre de prĂ©cision.Les Ă©pigones de Gutemberg et de Schoeffer n’allaient cependant pas tarder Ă  surpasser en fantaisie et en adresse les prototypographes mayençais.Nous sommes tellement habituĂ©s Ă  notre caractĂšre romain que nous ne percevons plus, Ă  sa juste mesure, la rĂ©volution qu’apporta dans les usages cette nouvelle forme de lettre qui, longtemps, resta proscrite des ouvrages liturgiques.Qui fut le crĂ©ateur de ce romain typographique dont nous voyons la premiĂšre forme en 1465 dans un “Lactance” imprimĂ© par Schweynheim et Pan-nartz, dans l’atelier improvisĂ© du monastĂšre bĂ©nĂ©dictin de Su-biaco?A dĂ©faut de documents irrĂ©futables l’hypothĂšse, parmi tant d’autres, dĂ©veloppĂ©e par notre vĂ©nĂ©rĂ© maĂźtre et ami, feu Marius Audin, nous semble assez logique: aprĂšs le sac de Mayence, Nicolas Jenson aurait suivi les prototypographes de l’Italie et gravĂ© pour eux les poinçons du “Lactance” et du “de oratore”, de CicĂ©ron, sortis des presses de Subiaco en 1465, puis ceux des “Epistolae fami-liares” imprimĂ©es en 1467, Ă  Rome, par les mĂȘmes Schweynheim et Pannartz.AprĂšs quoi Jenson aurait ouvert, grĂące Ă  l’aide financiĂšre de Pierre Ugel-heimer, l’atelier de Venise oĂč il crĂ©a l’admirable type, si souvent imitĂ© par la suite, qui figure pour la premiĂšre fois dans la “Preparatio Evangelica”.Mais laissons ce romain qui connut la fortune que l’on sait; passons Ă©galement sur les “lettres symboliques” et les “lettres cadeaux” de Jeoffroy Tory, dont nous avons longuement parlĂ© dĂ©jĂ  (1), pour assister Ă  la naissance du caractĂšre typographique grec.Sa gravure, sa fonte surtout, posaient des problĂšmes si complexes que Jean et Windelin de Spire, les prototypographes de Venise, paliaient cette difficultĂ© dans Y“Histoire Naturelle”, de Pline, publiĂ©e en 1469, en laissant un blanc dans la composition; l’ouvrage tirĂ©, les mots grecs furent Ă©crits Ă  la main.L’abondance des textes grecs en instance d’édition ne pouvait nĂ©anmoins se satisfaire d’un tel expĂ©dient.LĂ  encore Jenson trouva la solution, et si ses types sont imparfaits ils montrent en tous cas la voie aux graveurs qui exĂ©cuteront la magnifique police qu’Alde Manuce inaugurera dans “Hero et Leandre”, en 1495 (2).On croit gĂ©nĂ©ralement que Claude Garamond exĂ©cuta, le premier en France, les poinçons d’une police de grec (3).Ce n’est pas tout Ă  fait exact.Trente-sept ans avant lui un professeur de la Sorbonne, François Tissard, et l’éditeur parisien Gilles de Gourmont avaient pris l’initiative d’une fonte qui, pour ĂȘtre imparfaite, n’en imprima pas moins un certain nombre d’ouvrages dont le “Liber gno-magyricus”, de F.Tissard, en 1507.Ce premier essai, en France, d’une typographie grecque reste une curiositĂ© : les accents, en effet, sont indĂ©pendants et durent ĂȘtre placĂ©s en interligne.Cet inconvĂ©nient disparut l’annĂ©e suivante, le futur cardinal JĂ©rĂŽme AlĂ©andre ayant, sur la demande de Louis XII, soudoyĂ© un transfuge de l’officine al-dine, qui exĂ©cuta pour Gourmont une nouvelle police avec “esprits et accents” telle qu’utilisĂ©e Ă  Venise.Ce mĂȘme Ă©diteur ELLEMmibĂź quoniam ueritas m oblcurolatere adbuc fvilhmar ^ucl errore at impitta uulgj uani* et tnepĂźts fuperfhtiĂŽibus ftrukntis melpbilofopbiĂŻprauiratein-gmoĂżturbanriduseamponusqĂźUuftrantib.iis.ct fi nĂŽ ^uali m Marco T ullio fuir, quia papna Si admirabĂźhs LE PREMIER TYPE ROMAIN CONNU, EMPLOYE POUR LE "LACTANCE" IMPRIME PAR PANNARTZ ET SCHWEYNHEIM EN 1465.LE ROMAIN DU DE OFFICIS, DE CICERON, IMPRIME A ROME EN 1466.AltĂ©ra Ă© hcc - de qua qturrifepe foleo.-quod ceteram homines amurn fpoftatv ic jpbatt : ft quando altquid minus bnfecenm quam folent aut nolutiĂŻe : aut ualttudtne impeditcs nĂŽ potu ' tflit confequvid quod frire t -putantur.Noluit mquumt hcdte agert rofijais -‱ aut crudtor fuit .0ratons pcccatum fi.quod Ă» 29 UNE PAGE DU "TEWRDANNCKH", EDITION D'AUGSBOURG, 1519.GRAVURE SUR BOIS DE HANS SCHAUFFELEIN.LES CARACTERES, FIGURANT D'UNE FAÇON REMARQUABLE UNE BELLE ECRITURE ALLEMANDE, ONT NECESSITE QUATRE ANNEES DE TRAVAIL POUR LA GRAVURE DES POINÇONS ET L'ETABLISSEMENT DES MATRICES.fut Ă©galement le premier en France Ă  possĂ©der des caractĂšres hĂ©breux.SU» 9 .6^ «CVI Ëe ber ait nccer fam an jjoff ^tabtfiBrlĂŻbm^eecenSff fpracfv^cg femg -Guc0 (etbĂ»jmer .ÂŁ2)amu$ar fnmltcf tft t)nfcv Ijm $i(u6 ber tx>dc berfegetbett mĂ» robe ^goef) gr Do* fĂ©tu Ceftament ÂŁac Awfgertc0cec voit (tc| csepuerc ^-Qaejnûßr * LE “TEWRDANNCKH” C’EST Ă  une vĂ©ritable acrobatie typographique que se livra un imprimeur d’Augs-bourg, Hans Schonsperger, que les malheurs du temps avaient obligĂ© de quitter sa ville.Instruit de son habiletĂ©, Maximilien d’Autriche l’attira Ă  NĂŒ-renberg, lui confĂ©ra le titre d’“imprimeur de la Cour”, lui confia l’édition d’une trilogie historico-allĂ©gorique Ă  la gloire de l’Empire.Un seul des trois ouvrages prĂ©vus fut menĂ© Ă  bien; il suffit Ă  consacrer la rĂ©putation du maĂźtre-imprimeur.“Tewrdannckh”, — “l’homme aux grandes pensĂ©es”, — c’est lĂ  le titre du volume, est un poĂšme Ă©pique dĂ» Ă  Melchior Pfint-zing.Sous des noms supposĂ©s, l’auteur y dĂ©crit l’histoire romanesque du mariage de Maximilien 1er et de Marie de Bourgogne, fille de Charles le TĂ©mĂ©raire.Certains dignitaires de la Cour de Bourgogne refusant d’admettre comme souverain un prince Ă©tranger, trois d’entre eux dĂ©cident sa mort et emploient les artifices les plus subtils pour faire succomber Ritter Tewrdannckh.Celui-ci, avec l’aide de son fidĂšle compagnon, Ernhold, triomphe de ses adversaires.Cette fiction est trĂšs proche de la rĂ©alitĂ©; il y eut effectivement beaucoup d’obstacles Ă  ce mariage.L’empereur, dont Melchior Pfintzing avait Ă©tĂ© le secrĂ©taire intime, a corrigĂ© lui-mĂȘme le dĂ©but de l’ouvrage et, sur son avis, l’auteur retoucha le reste du rĂ©cit.Le premier rĂ©flexe en regardant ce livre est de le classer dans la production xylographique Ă  laquelle s’attardĂšrent quelques imprimeurs allemands du XVIe.C’est d’ailleurs ainsi qu’en jugĂšrent ceux qui virent les premiĂšres Ă©preuves de l’ouvrage.En rĂ©alitĂ©, — hors le titre gravĂ© sur bois, — il s’agit bien d’une splendide rĂ©alisation typographique, dont les caractĂšres, gravĂ©s et spĂ©cialement fondus, s’ornent de somptueux paraphes qui ne sont pas sans rappeler ceux auxquels se complaisait Albert DĂŒrer, notamment pour le titre de son “Apocalypse”.Les approches de toute une sĂ©rie de capitales et de bas de 30 cases reprĂ©sentent un vĂ©ritable tour de force technique.La rĂ©alisation de ce chef-d’oeuvre de patience et d’habiletĂ© demanda cinq annĂ©es de labeur continu.Les 118 illustrations furent dessinĂ©es par des maĂźtres tels Hans Burgkmair, Leonhard Beck, Hans-Leonhard Schauffelein, l’élĂšve de DĂŒrer, et peut-ĂȘtre DĂŒrer lui-mĂȘme; elles furent gravĂ©es sur bois par Josse von Necker, Lafrinck, Johann de Bonn, etc.Inutile d’ajouter que cette Ă©dition imprimĂ©e spĂ©cialement pour Maximilien, qui fit don des exemplaires Ă  ses amis, est rarissime.Non moins rares et recherchĂ©es sont les rééditions de 1519 et ,1521, en tous points semblables Ă  l’édition princeps, qui furent exĂ©cutĂ©es par le mĂȘme Hans Schonsperger, mais cette fois Ă  Augsbourg, sa ville natale, qu’il avait dĂ» quitter pour un temps.Les deux autres ouvrages prĂ©vus ne furent publiĂ©s, — avec beaucoup moins de fastes, en mĂ©tallographie, — qu’à la fin du .XIXe siĂšcle! Il s’agit du “WeisskĂŒnig”, — Le Roi Blanc, — qui contait la vie de FrĂ©dĂ©ric III et la jeunesse de Maximilien, et de “Freydal”, autre Ă©popĂ©e Ă  la gloire de l’empereur d’Autriche.Les illustrations furent exĂ©cutĂ©es par Hans Burgkmair.Les bois gravĂ©s, retrouvĂ©s bien aprĂšs la mort de Maximilien, Ă©taient encore visibles, avant la deuxiĂšme guerre mondiale, dans les vitrines du musĂ©e de NĂŒrenberg.ÉDITIONS POUR LILLIPUTIENS UNE place toute particuliĂšre, parmi les fantaisies typographiques, revient aux minuscules ouvrages, trĂšs recherchĂ©s aujourd’hui, qui furent publiĂ©s au dĂ©but du XIXe siĂšcle, connurent une certaine popularitĂ© Ă  l’époque romantique, pour n’ĂȘtre finalement qu’une curiositĂ© d’esthĂšte.Tous les pays sacrifiĂšrent plus ou moins Ă  cette vogue : l’Angleterre avec les â€œĂ©ditions microscopiques” de Pickering (4), les fontes “diamants” de la “Oxford Presse” (6) ; l’Italie avec la “Collection Diamant”, Ă©ditĂ©e par G.Barbara (7), V“Ochio di mosca”, gravĂ© par Farina et fondu par Corbetta, de Milan (8), notamment.Mais il semble que le genre ait particuliĂšrement tentĂ© les Ă©diteurs et fon- deurs français, encouragĂ©s bien sĂ»r par des amateurs amis du bizarre.On vit successivement paraĂźtre, pour ne citer que les plus parfaites rĂ©alisations, les Oeuvres ComplĂštes de Voltaire (1825), un MoliĂšre (1826), Les Hommes Illustres, de Plutarque (1827), une collection de “Classiques Français” (1828-30) les Oeuvres PoĂ©tiques de Voltaire (1832), toutes imprimĂ©es avec un corps 4 de Jules Didot.Un peu plus tard, avec un Ă©gal bonheur, Henri Plon gravait lui aussi un corps 4 que l’on utilisa en 1852 pour l’impression d’une “Imitation de JĂ©sus-Christ”.Graver un poinçon, Ă©tablir une matrice, fondre un caractĂšre sont toujours des opĂ©rations dĂ©licates.Sachant que le point Didot, encore utilisĂ© de nos jours, Ă©quivaut Ă  376 milliĂšmes de millimĂštre; que dans le nombre de PAGE DE TITRE DU CATALOGUE DE CARACTERES DE LA FONDERIE J.ENSCHEDE.LE CADRE EST CONSTITUE DE VIGNETTES AMOVIBLES.L'ALLEGORIE FUT DESSINEE ET GRAVEE PAR A.VAN DER LAAN.AU CENTRE DE CELLE-CI UN ATELIER DE GRAVURE, AVEC SA PRESSE A BALANCIER, POUR LA FRAPPE DES MATRICES, ET LA DEVISE "LABORE ET DILIGENTIA".DE GAUCHE A DROITE LES MEDAILLES SONT UN HOMMAGE A CICERON, CATON, LAURENT COSTER, GALLIEN, CALVIN, ERASME.ÂźMÂźg©3§e 3KÂź3gÂź58C© P R O E F VAN „ *8?HP 'T* *8?„1 TfFTVT sLjĂŻht JL JL j&j&JuUlvl IVelke gtgooten warden, in de Nieutx/e Haerlemfcbe LETTERGIETERY VAN J.JEW SC JEU JE JD É.fk riĂŒĂŻĂŻiĂŻinnniiimr % points dĂ©signant la grosseur d’un corps est comprise la distance qui sĂ©pare l’alignement supĂ©rieur de l’alignement infĂ©rieur des lettres Ă  queue : d, p, f, g par exemple, le profane s’imaginera mieux, sans doute, le tour de force technique que reprĂ©sente une fonte en corps 4.On fit mieux encore.En 1850 et 1855 parurent respectivement les “Fables” de J.de La Fontaine et le “Ver-Vert” de Gres-set composĂ©s avec un 2 points % gravĂ© et fondu par Laurent et Deberny, imperceptiblement plus gros toutefois que le 2*4 polyamatyque d’Henri Didot qui avait servi en 1827 pour les “Maximes et rĂ©flexions morales” du duc de la Rochefoucault.Les formats, naturellement, Ă©taient proportionnĂ©s aux corps employĂ©s.C’est l’époque oĂč l’in-64 et l’in-128 triomphent.Char- mantes Ă©ditions, dont certaines n’atteignent pas un pouce dans leur plus grande dimension, ornĂ©es d’une lettrine de dĂ©part, d’un bandeau, d’un cul-de-lampe Ă©tonnants de finesse.Une mode, assurĂ©ment, avec tout ce que cela comporte de gratuitĂ© et de fugitif, mais qui prenait sa source trĂšs loin dans le temps, bien avant la pratique typographique, alors que certains calligraphes s’ingĂ©niaient, Ă  NĂŒrenberg notamment, Ă  copier d’une Ă©criture capillaire Bible, Livre d’Heures et LĂ©gende DorĂ©e.Le livre imprimĂ© n’avait pas un siĂšcle que dĂ©jĂ  le genre microscopique tentait Alexandre Paganini qui, Ă  Venise, imprimait un “CicĂ©ron” composĂ© en corps 3.Aux XVII et XVIIIe siĂšcles, d’autres fondeurs poursuivirent ces jeux d’adresse qui tĂ©moignent d’une extraordinaire maĂźtrise de leur art.C’est d’abord ce petit chef-d’oeuvre: la Biblia sacra, in-octavo conservĂ© Ă  la BibliothĂšque de l’Arsenal, Ă  Paris, rĂ©alisĂ© avec un corps 2 dit “caractĂšre d’argent” par le maĂźtre typographe SĂ©bastien Martin, dans l’imprimerie privĂ©e du chĂąteau de Richelieu.Peut-on faire plus petit encore?J.M.Fleisch-man nous dĂ©montre que oui, en gravant en 1737 le plus petit caractĂšre europĂ©en : le “diamant romain”, d’un dixiĂšme infĂ©rieur au 2 points! Nous ne savons pas d’ouvrage composĂ© avec ce lilliputien, mais il figure dans le trĂšs prĂ©cieux catalogue de lettres Ă©ditĂ© en 1768 Ă  Harlem, Hollande, par la fonderie J.EnschedĂ©; Ă  notre connaissance la plus ancienne fonderie de caractĂšres du monde, puisqu’elle fournissait dĂ©jĂ  le cĂ©lĂšbre im- SPECIMEN DES CARACTERES DE "CIVILITE" DE RICHARD BRETON.ICI LA PAGE DE TITRE DU "DEUIS DE LA LANGUE ERANÇOYSE" AVEC LA "MARQUE" DE L'IMPRIMEUR.CARACTERES DE "CIVILITE" DE ROBERT GRANJON POUR "LES NOUVELLES RECREATIONS", LYON 1558.CES TYPES SONT SUFFISAMMENT CARACTERISES POUR NE PAS ETRE CONFONDUS AVEC DES CONFRERES.0§à.o LutefĂčĂ© IgtcmfoovÆ, iU.^beMĂźvSU- A— |cn ÂŁd ÇSnmc3 A— 0\AM*nrc\> * A JLX wm CsYViC.Ăź>*\ J**,,.,.Ante fye* 147.LU CAiACTim DI cwiuTt.— 1ÎÎ8.Type» tyormili de Robert Gnnjon.(Cal!.Ed.Reielçfrr)
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