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Titre :
Focus : Saguenay Lac St-Jean
Revue publiée au Saguenay-Lac-Saint-Jean pour informer la population sur les activités culturelles dans la région. Ses animateurs militent pour donner de la vitalité à la culture sous toutes ses formes à l'extérieur des grandes villes.
Éditeur :
  • Jonquière :Focus,[1977]-1981
Contenu spécifique :
Supplément
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
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Focus : Saguenay Lac St-Jean, 1981, Collections de BAnQ.

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"À nous de choisir" V°"e du comité de la Protection de 1 asfl°uapm0ucfl ouan Pour tous ceux et celles qui ne veulent pas assister en spectateur: au développement de notre région ASHOUAPMOUCHOUAN 'HI ¦ - Sommaire Le Saguenay-Lac-Saint-Jean, une région ressource: __________________________________ 5 Critique du projet de l’hamachement de la rivière Ashouapmouchouan: ___________________ 7 Impact sur la récréation plein-air: _________ 8 Aspect socio-énergétique: la ouananiche et les autres.: _____________________________-jo Impact social et économique: l’emploi, le tourisme.: ______________________________ 16 L’alternative: _____________________________ 19 Comité de protection de la rivière Ashouapmouchouan: Recherches: Maurice Dumas, Alain Doré, Marc Archer, Antonin Collard, Denis Trottier.Rédaction du dossier: Denis Trottier Aide financière et technique: Conseil régional des loisirs, Conseil régional de l'environnement, Conseil régional de la culture, Ministère des affaires culturelles, Ministère de l'environnement.Collaborateurs: Johanne Bouchard, Mariline Moisan, Christian Pelchat, Suzanne Langlais, Lucie Lavoie, Danielle Leclerc, Guy Bouchard.¦¦¦¦ m WÊÊÊÊÊÊm ¦¦ WÊÊÊBÊÊÊtÊ 2 INTRODUCTION ASHO UAPMOUCHOUAN ' Au Québec, on entend de plus en plus parler d'hydro-électricité comme facteur de développement économique.Au Saguenay-Lac-Saint-Jean, c'est par la voie du projet d'harnachement de la rivière Ashouapmouchouan que se traduit cette orientation.Cette rivière est située au Nord-Ouest du Lac-Saint-Jean et possède un vaste bassin hydrographique, le 3ième en importance dans la région Ashouapmouchouan, est un mot de langue montagnaise qui signifie: LÀ OU L'ON GUETTE L'ORIGNAL.Au début des années 70, des études préliminaires de l'Hydro-Québec confirmaient la possibilité d'harnacher la rivière Ashouapmouchouan.Mais, le gigantesque projet de la Baie James eut pour conséquence que ce projet fut retardé à la fin des années 1970.< i 5 i i < H» ASHOUAPMOUCHOUAN CE COMITE SE DONNAIT COMME MANDAT: - d'effectuer une recherche la plus complète possible, - de rendre accessible cette information auprès de la population, - de prendre position sur ce sujet, - d'explorer d'autres alternatives.Projet Hydro-Québec En août 1980, l’Hydro-Québec nous fit part de ses projets pour la rivière Ashouapmouchouan.Cette société d'Etat entrevoyait deux (2) scénarios possibles.La variante I consisterait en l’installation de quatre (4) centrales en série.La première centrale serait située à la Chute à l’Ours, la deuxième aux rapides de Pémonka, la troisième aux chutes de la Chaudière et enfin la quatrième se situerait à quatre (4) kilomètres en amont des rapides du Fer à Cheval.Quant à la variante II, elle comprendrait les trois (3) premières centrales tout en nécessitant un réservoir à la tête de la rivière Nestaocano.Le choix que nous propose l’Hydro-Québec se rapporte uniquement à ces deux (2) variantes.Mais, est-ce là le seul choix possible?Quant à nous, nous croyons qu’il s'agit plutôt de demander si oui ou non nous devons harnacher la rivière Ashouapmouchouan?Et derrière cette question, se profile un jeu encore plus fondamental: Il s'agit du choix d’un modèle de développement.Modèles de développement Jusqu’à aujourd'hui notre région a connu un modèle de développement caractérisé par l'exploitation de nos richesses naturelles en fonction non pas de nos besoins régionaux mais en fonction d'intérêts financiers extérieurs.L'examen du passé de notre région est très révélateur à ce sujet.Avant l’arrivée des premiers blancs, les Amérindiens occupaient la région depuis plusieurs milliers d'années.Ces derniers vivaient de chasse, de pêche et de cueillette, en harmonie avec la nature.M.Jean-Paul Simard, historien et professeur à l’Université du Québec à Chicoutimi, spécialiste des questions amérindiennes, résume ainsi la situation: "Le commerce des fourrures a produit chez les Porcs-Épics de Tadoussac (Amérindiens de notre région), un bouleversement politique et culturel dont il est difficile de mesurer toute la profondeur.Produisant autrefois pour les besoins de leur propre consommation, ils chassent dorénavant pour répondre aux besoins du marché européen.L'entraide, la coopération et l'échange disparaissent et laissent la place à l'intérêt et à la compétition.Le voisin n'est plus celui qui partage, celui qui vient au secours dans les jours de détresse; non il est un compétiteur ambitieux.En cas de famine et de disette, ce n'est plus à lui qu'on se réfère mais plutôt au commerçant blanc qui, par ses prêts, le tient en otage.Le Porc-Épic n'a plus la maîtrise de son économie et le commerce s'apprête à les faire disparaître”.(D Toujours selon Jean-Paul Simard, l’ambition et le commerce des blancs vont tuer cette nation.Ainsi en l'espace de quelques dizaines d’années, la population des Porcs-Épics (mon-tagnais) passera de quelques milliers d'individus à quelque huit ¦ à neuf cents.Ainsi notre région allait subir pour la première fois les méfaits d'un développement basé uniquement sur les profits et provenant de l’extérieur.Par la suite les dix-huitième (18e) et dix-neuvième (19e) siècles seront marqués progressivement par le transfert de la traite des fourrures versus l'exploitation forestière.La forêt deviendra la nouvelle ressource à exploiter.Nous assisterons au même scénario; l’exploitation est faite en fonction de l'extérieur et est effectuée de façon forcenée.Elle aura entre autre pour effet la disparition de certaines espèces abondantes comme le pin blanc.Parallèlement à l’exploitation forestière, l'agriculture s'installa peu à peu.Ces colons fourniront pour l’industrie du bois une main-d’oeuvre de qualité à bon marché.C’est grâce à la sueur de ces nouveaux arrivants que pourront se constituer certains empires financiers, tel celui de Price.Avec le début des années 1900 la région subira de profonds changements.Ces changements s’articulèrent autour d'une nouvelle ressource: l’énergie hydro-électrique.Deux (2) secteurs d'activités s’accaparèrent une grande partie de cette énergie, soit l'industrie de l'aluminium principalement et dans un degré moindre, les pâtes et papier.Encore une fois, le grand capital provenant de l’extérieur, donnait le pas à notre économie et nos ressources allaient une fois de plus servir les intérêts étrangers et ce, avec le consentement et même l’encouragement de nos politiciens.C’est ainsi qu’ils n’hésitent pas à vendre pour une bouchée de pain (30 000,00 $) le pouvoir hydro-électrique le plus avantageux en Amérique du Nord.C’est ainsi que seront harnachées la Grande et la Petite Décharge.Malgré les protestations du Comité des cultivateurs, cette décison fut prise grâce à l'assentiment des élites régionales.CE PROJET AURA DE LOURDES CONSEQUENCES; PARMI CELLES-CI, ON PEUT NOTER: 1) La dlzparitlon des meilleures zones de frai de la ouananlche.2) La disparition d'espèces de flores millénaires qui étaient uniques dans notre région.3) Affectation du climat dû à l'augmentation de la superficie de glacé, Mgr Tremblay estime que l'arrivée du printemps fut retardée d'une dizaine de jours, ce qui retardait d'autant les semences.4) La disparition de l'unique forêt d'ormes de la région.5) L'inondation et la disparition des centaines d'acres de terres ^agrlcole^jparmUe^lu^ertlles^^^^^^^^^^^^^^ Cette triste période fut qualifiée de "tragédie du lac Saint-Jean".Elle servira les fins de l'Aluminium Company of America.Cette même compagnie, quelques années plus tard, procédera à de nouvelles constructions de barrages sur les rivières Saguenay et Péribonka.La Péribonka coulait au coeur des meilleurs territoires de chasse de la région.Les Amérindiens qui en étaient les propriétaires ne furent jamais consultés et n'eurent aucune compensation pour la perte de leur territoire."On a agi comme si ce peuple riexistait pas." Une fois de plus les intérêts multinationaux ne correspondaient pas avec ceux des habitants de notre région.Mais, la production d'électricité ne fut pas la seule activité à laquelle on a contraint nos rivières.Elles ont servi et servent encore pour le transport du bois et le déversement de produits toxiques et ce, pendant que nos forêts sont rasées par la coupe à blanc.À ces agressions, notre flore et notre faune peuvent difficilement s'accommoder.Ainsi le caribou, jadis abondant le long de la rivière Ashouapmouchouan, a complètement disparu en quelque dizaines d'années. ASHO UAPMOUCHOUAN ,eàfa,eUn ——-"'aC0"nU -onSUe^on- i-éOÎOn Ceci nous an » - région.et que connaît not uenay-Lac-Saint-Jean, une reg _____^mirf.6 „olnns tendaient vers tau* orientât! 3 Saguenuy ïaulo.sutfeanoe 3SSOU r ce es premiers «i™- Autrefois, les mdustries *la fore ^ qufon ®”^urce de profit w, V avènement des ù l’on retrouve d’ailleurs la majorité des emplois permanents de l'Hydro, ilors que les barrages sont situés en région.\utre question importante dans ce dossier, les contrats.Dans ce domaine, une fois de plus la région ne sera pas l'heureuse bénéficiaire.La majorité des achats de l’Hydro sera faite dans la région de Montréal et de Québec.Selon l'Hydro, ces régions apparaissent les plus aptes à fournir l'ensemble des biens et services requis pour l'ensemble des ouvrages.Pour notre région, l’Hydro mentionne dans un rapport interne que "tout compte fait, les impacts au niveau des achats ne pourront être majeurs".Le tourisme D'autre part, la décision d'effectuer la majorité des achats en dehors de la région aura, en plus de diminuer considérablement les retombées économiques, un autre effet qui pourrait avoir de très graves conséquences.Comme l’Hydro envisage que la grande proportion du transport s’effectuera par camions, il en résultera un très fort achalandage sur les routes de pénétration de la région.Ce très grand accroissement du trafic lourd allié au transport de travailleurs ralentira considérablement la circu- lation affectant ainsi la population régionale et surtout les touristes.Cet inconvénient est selon nous d’ordre majeur.Très peu de touristes seront intéressés à venir faire la "queue ieuleu" pour se rendre et faire le tour du lac Saint-Jean.Si l'on ajoute à ce désagrément le fait que les équipements hôteliers, récréatifs et de restauration seront déjà bondés par les travailleurs du chantier, il en résultera qu'une très grande majorité de touristes bouderont notre secteur.Au manque de retombées économiques durant la construction, il faudra ajouter les impacts négatifs que nous subirons après la période de construction.En effet, notre clientèle touristique pourrait être court-circuitée pour une dizaine d'années.Tous nos efforts d'installer une infrastructure touristique solide pourraient être fortement perturbée.Quant à l’avenir touristique, il ne saurait être des plus brillants.Sachant que la majorité de nos touristes sont attirés par le caractère naturel de la région, il ne fait pas de doute que la disparition d’un de nos sites exceptionnels ne contribuera pas à l’attirer davantage.En plus, nous aurons manqué une chance unique de nous voir attribuer une attraction majeure, soit la consécration de la rivière Ashouapmouchouan comme rivière patrimoine du Canada.Cette mesure avec toute la promotion du gouvernement fédéral entourant ce genre de projet aurait très fortement contribué à mettre notre région sur la carte.Dommage.L'après-construction Enfin, quant à la perspective de développement après la construction, il ne faut pas s’illusionner; la production d’énergie n’amène pas obligatoirement de nouvelles industries.Elle nécessite de nouveaux investissements, les aurons-nous?Ce n'est pas la proximité des barrages qui attire l'industrie, mais bien la sécurité en approvisionnement d’énergie et surtout les bas prix de cette énergie.Comme nous serons déjà liés au complexe de là Baie James et que le prix de l’électricité est uniforme au Québec, nous ne tirerons aucun avantage de plus par le biais de la construction des barrages de l’Ashouapmouchouan pour ce qui est de la venue de nouvelles industries.En ce qui regarde la possibilité de réduire le prix de l'énergie produite de l'Ashouapmouchouan, il ne saurait guère en être question.Il ne faudrait tout de même pas vendre cette énergie à perte dans l'espoir de créer des emplois.17 Kg -Mm ASHOUAPMOUCHOUAN Le projet d'harnachement de la rivière Ashouapmouchouan s'inscrit très bien dans la poursuite de notre rôle de région ressource: 1) La décision d'entreprendre le projet a été prise en haut lieu par la direction de l'Hydro-Québec à Montréal selon un plan répondant non pas aux besoins de la région, mais bien à ceux de nos voisins américains.2) Alors que la majorité des retombées économiques: emplois, contrats, etc.seront pour l'extérieur, nous devrons assumer seuls tous les désavantages liés au projet.3) L'après-projet sera caractérisé d'une part par le renforcement de notre rôle d'exportateur de matière première et d'autre part par sa caractéristique majeure: la faible création d'emplois qui maintiendra notre taux de chômage élevé.4) Nos possibilités de diversifier notre économie seront d'autant,réduites que nous aurons perdu un immense territoire et les richesses s'y rattachant.Est-ce là un véritable développement régional?Deviendrons-nous une région à jeter après usage?•I'm» * V %.Quant à nous, il ne fait pas de doute que le projet d'harnachement de la rivière Ashouapmouchouan sera un pas de plus sur la voie de notre sous-développement et que dans ce sens nous nous retrouverons en plus mauvaise posture après l'harnachement de la rivière qu'avant. ASH OUAPMOUCHOUAN L'alternative Le modèle de développement que nous connaissons maintenant, basé sur la croissance à tout prix, nous a conduit à faire face à des problèmes de taille.Notre capacité d’y faire face dépendra de notre survie.Nous devrons accepter que le règne de l’abondance est terminé.Les défis que nous propose l’avenir sont énormes, nous devrons tenter de résoudre de front plusieurs problèmes, dont - LE CHÔMAGE, - LE PROBLÈME DE L'ÉNERGIE, - LA DÉTÉRIORATION DE L'ENVIRONNEMENT.À cette fin, il nous semble évident qu’un nouveau modèle de développement devra prendre la place de celui que nous connaissons présentement.Celui-ci, dirigé par les multinationaux, se traduit par une lutte pour dominer l’homme et la nature.Il se caractérise par le développement d’une technologie compliquée et dangereuse, l’utilisation de coopératives ou autogérées; ce modèle mettrait de l’avant l’harmonie avec la nature et la collaboration entre les hommes et les femmes.Les caractéristiques seraient les suivantes: utilisation d’une technologie accessible, la promotion de l’auto-suffisance, la multiplicité des petites entreprises, la production de biens durables, la préservation des sols agricoles, la conservation de la qualité de l’eau, de l’air et des sols, l’aménagement de zones vertes et récréatives, l’utilisation de l’énergie douce (soleil, vent, etc.) et des ressources renouvelables, la récupération des déchets.Cette nouvelle orientation devrait nous permettre de produire plus d’emplois (emploie des énergies nouvelles et de conservation d’énergie étant très producteur d’emplois).Autre caractéristique importante de notre orientation: la décentralisation, elle est le principe premier de la prise en main de notre développement.Nous ne saurions sortir de notre sous-développement tant et aussi longtemps que les prises de déci- problème du chômage.De plus, elle répondrait certes à un besoin; ainsi au Canada, en 1978, il s’est perdu quatre vingt millions (80 000 000) de jours de travail, dû à l’absentéisme: ce qui équivaut à dix (10) fois plus que le nombre de jours perdus par les grèves, qui ne représentent que 7.3 millions de jours’.chimie trop toxique, la dégradation de l’environnement, le pillage et le gaspillage des ressources; à cela s'ajoute la crise économique, la crise énergétique, la pénurie des matières premières.Le résultat final de cette chaîne est: le chômage.A cela nous proposons un modèle de développement contrôlé de la base, par le biais d’entreprises sions tant politiques qu'économiques nous échapperons.Il semble de plus en plus évident, à cet effet, que la création d'un pouvoir politique régional s'impose.Enfin, notre but devra être la recherche d’un mieux-être collectif.Ainsi notre mot d’ordre devrait passer du désir d'avoir plus à celui d’être mieux.Dans ce sens, on devrait explorer certaines voies, dont 1) la réduction des dépenses dans l'armement, qui mobilisent des quantités énormes de capitaux (ex: plus de deux cent milliards (200 000 000 000,00 $) aux U.S.A.pour 1982) et d’énergie; 2) la réduction du nombre d'heures de travail et l’augmentation des semaines de vacances.Cette dernière pourrait s’avérer beaucoup moins coûteuse, pour résoudre le Même si nous possédons certaines pistes pour construire l'alternative dans notre région, il n'en demeure pas moins qu'elle reste à définir plus précisément.À cet effet, nous recommandons que des fonds soient disponibles en région pour élaborer un scénario alternatif.Celui-ci pourrait notamment explorer certains domaines, tels: - L’inventaire et le potentiel de la production d’énergie par de petits barrages.- L’évaluation du potentiel sur le plan solaire et éolien.- L'évaluation du potentiel disponible par la voie de la récupération.- La création d'un centre de recherche en énergie nouvelle, notamment au niveau de la biomasse où nous avons d'excellentes possibilités.- La possibilité d'un fort développement du transport en commun, par le biais de la prolongation du chemin de fer, afin de compléter le tour du lac Saint-Jean.- L’évaluation des priorités avec pour objectif notre autosuffisance énergétique agricole.1) Le Quotidien, 7 octobre 1979.19 re.4- ASHOUAPMOUCHOUAN Ce scénario alternatif nous fournira un élément dans notre démarche vers un véritable développement régional.mm '••"'SS* L'avenir de notre région est entre nos mains.Nos possibilités sont immenses, cependant la tâche sera longue et ardue.Notre réussite sera liée à notre désir de se prendre en main, l'opposition au projet de l'harnachement de l'Ashouapmouchouan en sera le premier jalon.20 — EFFLUVE POÉTIQUE Claude Martel — Je suis et j'éclabousse Je pense et sort de moi Et laisse tomber ce poème.Je ponds c'est bien dire un "floc" d'idées.FOCUS FOCUS Alimentation #~uii a a>* ¦ i«ivi«iiwi ¦ 1 tin I IV ¦ • •.« w « ¦ 2- Les édulcorants impliqués comme une des causes du cancer de la vessie.Même si l'utilisation de la saccharine est défendue dans les aliments et les breuvages, on peut se la procurer dans les pharmacies soit en poudre, en tablettes ou en liquide et ce à cause de pressions faites par des gens -les diabétiques en particulier qui dépendent des édulcorants non-nutritifs pour maintenir une basse incidence de sucre dans leurs diètes.Il y a deux relativement nouveaux édulcorants -le mannitol et le serbitol: ce sont des extraits distillés et alcoolisés d'arbres ou de plantes.Ce sont des produits sucrés nutritifs, mais inutiles pour les diabétiques.Le mannitol et le serbitol sont moins sucrés que la saccharine et plus dispendieux.Le nylitol, un autre édulcorant naturel qui a été permis brièvement et seulement dans la gomme, vient d'être retiré du marché.Nombre total régi: 2.Six édulcorants synthétiques, tous des dérivfls de cyclama-te ou de la saccharine, ont été interdits au Canada depuis 1964 parce qu'ils sont LA SACCHARINE: RESTRICTIONS: N'est pas permis da> la nourriture et les breuvages.On pet bi l'obtenir sans limite en forme liquide, IiSj| tablettes ou en poudre.LE POURQUOLDonne la sensation «)[ sucré sans les calories.EFFETS CONSTATÉS: Les études carb' diennes et américaines ont trouvé dl >*.incidences accrues du cancer de i vessie chez 10 % des animaux testés à c i l'on a donné de la saccharine, et bill 1.' plus chez les animaux de la deuxièiiî ?.génération qui y ont été exposés lors a .la gestation.Les additifs alimentaires (2%?Nous poursuivons, avec ce numéro, le montage de notre charte d'additifs alimentaires.(Ref.le numéro de mars) Rappelons qu'avec cette charte, il sera possible, en vérifiant les étiquettes des aliments, d'éviter d'utiliser des additifs soupçonnés, particulièrement les nitrates, les sulphites et les colorants, d'être dangeureux pour l'organisme humain.50 A. FOCUS Les quelques notes sur les colorants suivants nous portent à réfléchir: AMARANTHE: RESTRICTIONS: pain, beurre (pas la margarine), jus de fruits concentrés, marmelade, confiture, crème glacée, sucre en poudre, liqueurs, boissons à saveur de lait, marinades, poissons fumés, le ketchup aux tomates, les céréales à déjeuner, aliments d'opportunité tels les goûters et les casse-croûtes (300 PPM).LE POURQUOI: ajoute la couleur rouge.EFFETS CONSTATÉS: Les cellules bactériologiques et les embryons de poulets suggèrent un lien avec le cancer d'après certaines études.Dans une étude sur les rats, on a remarqué une diminution de la fertilité et une augmentation du nombre de morts'-nés et des difformités chez leurs descendants' elle est aussi impliquée dans la cause de maux de tête, dépression et hyperactivité chez les enfants susceptibles.ERYTHROSINE: RESTRICTIONS: Même chose que pour l'amaranthe (300 PPM).LE POURQUOI: donne la couleur rouge.EFFETS CONSTATÉS: Peut causer l'augmentation anormale de la concentration en iode du corps humain; de ce fait entrave les fonctions hormonales; mais les études récentes diffèrent.Est aussi impliqué dans l'aggravation de l'hyperactivité chez les enfants.JAUNE COUCHER DE SOLEIL FCF: RESTRICTIONS: Même chose que pour l'amaranthe (300 PPM).LE POURQUOI: donne la couleur jaune.EFFETS CONSTATÉS: Il a été démontré quelle cause des problèmes respiratoires chez les personnes sensibles; est également impliquée dans l'aggravation de l'hyperactivité chez les enfants.il* o at»1 les?#ïé Je TARTRAZINE: RESTRICTIONS: Même chose que pour l'amaranthe (300 PPM).LE POURQUOI: donne la couleur jaune.EFFETS CONSTATÉS: Entrave la circulation de l'oxygène du corps humain.Comme allergène, il peut produire l'enflure des tissus dans le nez et les poumons et autour des yeux; peut causer des ji difficultés respiratoires chez les person-y nés sensibles au ASA; impliqué dans l'ag-.^gravation de l'hyperactivité chez les en-; fants.INDIGOSTINE: RESTRICTIONS: Même chose que pour l'amaranthe (300 PPM).LE POURQUOI: donne la couleur bleu.EFFETS CONSTATÉS: Implication dans l'aggravation de l'hyperactivité chez les enfants.BLEU BRILLANT FCF: RESTRICTIONS: Même chose que l'amaranthe (100 PPM).LE POURQUOI: donne la couleur bleue.EFFETS CONSTATÉS: Chez les rats, a causé des tumeurs malignes.Chez les humains, a provoqué l'enflure des vaisseaux sanguins et l'asthme; aggrave possiblement l'hyperactivité chez les enfants.VERT INDÉLÉBILE FCF: RESTRICTIONS: Même chose que pour l'amaranthe (100 PPM).LE POURQUOI: donne la couleur verte.EFFETS CONSTATÉS: Semblable au bleu brillant FCF; a également produit des tumeurs malignes chez les rats.Il a été retiré du marché dans plusieurs pays ’ européens.ROUGE "CITRUS" (agrumes) no 2: RESTRICTIONS: Pelure d'oranges seulement (2 PPM).LE POURQUOI: donne la couleur orange.EFFETS CONSTATÉS: Il a été démontré quelle change la composition normale du sang et quelle cause des tumeurs chez les humains.On la soupçonne d'abaisser la concentration de neurotransmetteurs comme le serotonin.PONCEAU SX: RESTRICTIONS: Cerises aux marasquins, fruits glacés et pelures de fruits seulement (150 PPM).LE POURQUOI: donne la couleur rou-ge.EFFETS CONSTATES: Dans les études chez les chiens, la glande surrénale -qui produit le stimulant adrénaline, a été endommagée.CARAMEL (naturel): RESTRICTIONS: Même chose que pour l'amaranthe, avec en plus les viandes et les poissons marinés (GMP).LE POURQUOI: donne la couleur brune.EFFETS CONSTATÉS:Jïn grande concentration, a produit une diminution dans le montant de cellules blanches du sang.* PPM - parties par million •r rs.3- Les colorants Nombre total régi: 32.Le dr.Ross Hume Hall, professeur de biochimie à l'Université McMaster d'Hamilton croit que le gouvernement ne devrait pas entreprendre des expériences laborieuses pour étudier chaque produit chimique séparément, mais regarder globalement toute la catégorie de produits chimiques sqspects."Il y a 80 ans, 24 teintures à base de goudron étaient utilisées, mais, après investigations, il n'en restait plus que 18 dans les années 40, et maintenant, il en reste 9 de permis.le crois à l'interdiction totale de toute cette catégorie." On requiert l'énumération des colorants soit naturels soit artificiels ajoutés, sur les étiquettes, se rapportant à la nourriture, mais pas la sorte spécifique utilisée; ce qui rend la possibilité d'éviter leur consommation très difficile pour les enfants hyperactifs, sensibles aux fortes doses de colorants.RÉFÉRENCES: Le bulletin d'information de la Coopérative d'alimentation naturelle "La Lentille" de Val d'Or, novembre 1980.Jules Ross 51 FOCUS Cinéma VH ¦ Vi I l IX XII IV ¦ I IV4 Pour un regroupement des artisans du cinéma mm À un moment donné, qu’on souhaite de plus en plus tôUous ceux qui interviennent dans le milieu cinématographique régional devront se rencontrer et mettre en commun leurs expériences.Que ce soient les cinéastes qui.font des films ici moins souvent qu’ils le voudraient bien, les diffuseurs de films qui animent ce qu’on appelle faute d’un autre terme "les cinémas parallèles’’, les profs de cinéma permanents ou de passage qui enseignent à divers niveaux scolaires, et mêmes les critiques de films qui exercent de temps en temps ce métier, les cinéastes amateurs et tous les autres qui prennent avec un certain sérieux l’avenir du cinéma qui se fait et se voit dans la région, devront se parler.Car les mouvements de' production de films et de diffusion sont trop isolés et improvisés pour ne pas prendre le temps d’y réfléchir un peu.Et cette réflexion commune pourrait peut-être déboucher sur des actions communes, des concertations et des projets cohérents.Car il existe ici une certaine “vie cinématographi- que” qu’on aurait tort de ne pas prendre au sérieux.Même les chroniqueurs culturels du "Progrès-Dimanche" s'en sont rendu compte, il y a quelques mois.C’est pour vous dire à quel point la chose est évidente.Cette table-ronde des artisans du cinéma régional pourrait sans doute prendre la forme d’un premier colloque ouvert à toutes les interrogations.Les cinéastes de la région ont des droits à revendiquer et des conditions de vie à "négocier" .avec les principaux bailleurs de fonds du cinéma québécois (Radio-Québec, l’Institut québécois du cinéma, l’Office national du film, le conseil des arts du Canada, la SDICC, etc.) qui peuvent leur permettre de réaliser et de produire ici des films sur une base plus régulière.Ces mêmes bailleurs de fonds, auxquels il faut sans doute ajouter les maisons d'enseignement, peuvent aussi fournir la possibilité à des diffuseurs de films de la région (les ciné-clubs orthodoxes ou pas.) de montrer ici les films que les salles commerciales ne montrent pas.Et j’imagine que les cinéastes |et les diffuseurs de la région, de même que les animateurs culturels et les enseignants en cinéma (sans oublier les journalistes culturels) ont sûrement avantage à profiter d’une telle rencontre.On pourrait considérer une telle action, d’exploration et d’identification des forces cinématographiques régionales en présence.o I lel •n rUÊ J’ai nettement l’impression que ce premier colloque des artisans du cinéma de la région aurait des retombées intéressantes pour l’avenir de notre cinéma, si on le prépare intelligemment.Il favoriserait peut-être des regroupements officiels, provoquerait des débats de fond qui n’ont encore jamais eu lieu ici et pourrait déboucher su certains consensus pour l'évolution urgente de notre milieu cinématographique.Je verrais bien des organismes culturels comme f Maison de l’Arche ou encore l'UQAC (ou le CRCj à l'origine de cet événement.Le projet est dans l’air Souhaitons qu’il devienne assez lourd pour retomber rapidement.«ce par Pierre Demers 52 FOCUS LOUKY BERSIANIK Le pique-nique sur l'Acropole I Cahiers d'Ancyl eaux-fortes et tailles-douces de Jean Letarte tVLB éditeur Ecrit L.V*I II kVI 11 JX ial Présentée d'une manière remarquable, remplie d'une finesse étrange par la variété de graffiti, verrières, vitraux et collages.immanquablement soutenue de la mystérieuse beauté des gravures de Jean Letarte, l'avant-dernière parution de Louky Bersianik, est sans conteste l'ouvrage féministe le plus touchant, le plus savamment blessant qu'il me fut donné de lire.De l'apparence légère d'un pique-nique, à la parodie concise du Banquet de Platon, l'examen attentif de cet essai, ouvre les voies du tragique et du sérieux de la condition féminine envisagée sous ses aspects historique, social et bien entendu sexuel; encore une fois mise en scène, mais de façon plus intime et plus cruelle, pour un individu d'éducation phallocrate et patriarcal.is :cllO ;ipe- :oes mies 10:1e nie ol.des n'ont ici et sot pont j de H C[ÇJ- «tia e ou [PC) s fait hauteur du coeur > Conquête de l'Air Ou région du nombril Feu universel M » hauteur de la prostate > Pouvoirs sur les eaux S > organes sexuels Pouvoirs de la terre FOCUS Livres et bouauins *r-s&s V.»voü veQa' (de roe^ ose Qa e*c®s' ^natse5 Sat sOü>ère”^se^£,'S ado'es0® m9Ui9>'e7H 2B1 él 545-5416 Télé-université Bureau du registraire Télé-Université 214, avenue Saint-Sacrement Québec, Qué.G1N 4M6 Tél (418)657-2990 chez nous, pour nous - La Télé-université, constituante de l'Université du Québec spécialisée dans l'enseignement à distance, donne à l'étudiant adulte la possibilité de suivre des cours universitaires chez lui, où qu'il soit sur le territoire du Québec et quel que soit son niveau d'études.Le programme de certificat de premier cycle en Connaissance de I homme et du milieu (CHEM) offre à l’étudiant des cours qui lui permettent d'etudier à son propre rythme, et qui veulent contribuer à le rendre plus apte à explorer sa façon de vivre et de voir le monde.Je désire recevoir plus d'information sur les cours du programme CHEM.Nom - Prénom _______________________ Adresse ________________________________________________________________________ -—____ Code postal __________________ «I Université du Québec Télé-université 1969-1981 Le réseau de l’Université du Québec: 12 ans de réalisation.m*± LA CERTITUDE D’ÊTRE MÂLE?MiMUi1'" DEPOSITAIRE DH REVUES PARALLELES POUR LES BOUQUINISTES M HÎ.UW AIAIU'J LK CHANT irmriïiîMM '^Unebÿoirc tfamour américaine LE MEILLEUR LIVRE DE L’ANNEE I S CHOISI MR LllC Giinter Grass Une rencontre enWestphalie J'Mk ;/jr - ufT; 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