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Titre :
Focus : Saguenay Lac St-Jean
Revue publiée au Saguenay-Lac-Saint-Jean pour informer la population sur les activités culturelles dans la région. Ses animateurs militent pour donner de la vitalité à la culture sous toutes ses formes à l'extérieur des grandes villes.
Éditeur :
  • Jonquière :Focus,[1977]-1981
Contenu spécifique :
Mars
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
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Focus : Saguenay Lac St-Jean, 1978, Collections de BAnQ.

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et la loi la drogue La culture dans nos tabagies Ne sois pas un homme mon fils VOLinOQ mars 78 æi.25 Saguenay-Lac-St-Jean L'INFORMATION A CJMT LOUIS TREPANER REJEAN GAUDIN GERARD MALO MARIO ROY mm mm CJMT NOTRE PAGE COUVERTURE Maquette: Richard Langevin Photo: André Gauthier FOCUS VOL.1, NO 9 LE COLLECTIF DE FOCUS Bernard Potvin, Yves Caron, Jean-Guy Girard, Claire Pagé, Richard Lange-vin, Jocelyn Pagé, Marc Bégin, Daniel Hébert.COMITE DE REDACTION Bernard Potvin, Jocelyn Pagé, Daniel Hébert, Jean-Guy Girard.COMITE DE RELATION PUBLIQUE Yves Caron, Daniel Hébert, Myrtha La-flamme.COMPTABILITE SECRETARIAT: Claire Pagé, Maude Laflamme.PHOTOGRAPHE: Jerry Brindle CONCEPTION ET REALISATION GRAPHIQUE Richard Langevin COLLABORATEURS: Pierre Demers, Sylvie Delage, Alain-Arthur Painchaud, Jacques Dubuc, Monique Major, Françoise Boudreault, Alan McLean, Clémence Bergeron.IMPRIMEUR: Imprimerie Le Progrès du Saguenay DISTRIBUTEUR: Les Diffusions Saguenay-Lac-St-Jean Inc.EDITEURS: Les Productions Carouges Inc., 290, rue St-Dominique, Jonquière.La revue Focus est publiée à Jonquière, 290, rue St-Dominique, Jonquière, (Tél.: 547-3245).Toute reproduction des textes, photos, dessins est la propriété de Focus qui se réserve tous droits de reproduction et de traduction, sauf dans les cas où l’on indique les références.DEPOT LEGAL: Bibliothèque nationale COURRIER DE DEUXIEME CLASSE Courrier de deuxième classe, enregistrement no 4204, Port de retour garanti: La revue Focus, C.P.10, Jonquière, P.O.G7X 7V8.9 QUI FAIT QUOI Activités et actualités socioculturelles 14 CARNAVAL-SOUVENIR La population locale se désintéresse-t-elle de plus en plus de ces festivités?PAR SYLVIE DELAGE 16 NE SOIS PAS UN HOMME MON FILS PAR JOCELYN PAGE Au coeur de ce manque de vivre et qui s’est engourdi dans “Le projet sans futur immédiat”, beaucoup de réalités sont restées sur le parquet.Une de ces réalités, ce que nous sommes, nous, hommes, l’avons-nous choisi?22 LA CULTURE DANS NOS TABAGIES Un dossier démontrant clairement que nos tabagies sont victimes d’une part des maisons d’édition américaines et françaises et d’autre part des réseaux de distribution.PAR PIERRE DEMERS 27 PORT FOLIO: Bernard Gagné Photographe 36 On a les drogués qu’on mérite On ne s’est pas demandé un instant si les effets que l’on déplore ne tiennent pas davantage à nos attitudes, nos politiques et nos lois qu’aux drogues elles-mêmes.PAR JOCELYN PAGE 42 ENVIRONNEMENT U ne question d’actualité.Un problème politique, des solutions globales.PAR JACQUES DUBUC 44 MEDIA: La longue grèves des quotidiens québécois vous touche-t-elle?PAR PIERRE DE MERS 46 MUSIQUE: Cantin /Bégin ou la fleur bleu bleues de Jonquière PAR ALAIN ARTHUR PAINCHAUD 47 ART Le croquis: Autre concept de la réalité artistique PAR MONIQUE MAJOR 48 CINEMA Filmographie du Ciné-Club de Chicoutimi.PAR PIERRE DEMERS 49 ECRITS Commentaires sur des livres, bouquins d’ici ou d’ailleurs.52 BANDE DESSINEE PAUL PERREAULT 55 CALENDRIER Présentation des activités culturelles des mois de février et mars, (affichez-moi).' 3 B$SJeans '&r ‘Des jeans pour tout le monde” 339, Davis, Arvida.419, Racine, Chicoutimi.our une communication plus efficace en tenant compte de l’esthétique en graphisme liSl |||g§M OBTENEZ VOS IMPRIMÉS DE imprimerie du progrès LE PROGRES DU SAGUENAY LTEE 316, Labrecque, Chicoutimi, tél.: 545-4474. r 1470 La radio qui vous aime A ne pas manquer LES GRANDS CLASSIQUES, LES SAMEDIS ET DIMANCHES de 6h00 à 8h00 a.m.à CKPB, la radio qui vous aime.r desjardins mouvement des caisses populaires desjardins LA COOPERATION EN ACTION desjardins: des caisses populaires enracinées dans tous les milieux, autant de centres d'échanges profitables entre épargnants et emprunteurs des institutions d'assurance-vie, d'assurance générale, de fiducie, de crédit industriel, d’investissement.autant de ressources, résultat de l'action commune de 3.5 millions de membres, au service de chacun et de la collectivité québécoise desjardins: UN RESEAU COOPERATIF DE SERVICES FINANCIERS AUTHENTIQUEMENT QUEBECOIS • 1,250 caisses populaires Desjardins • La Société d'Assurance des Caisses Populaires (S.A.C.P) • L'Assurance-Vie Desjardins (L'AVD) • La Sauvegarde Compagnie d’assurance sur la vie • Fiducie du Québec • La Sécurité, compagnie d'assurances générales du Canada • Société d'investissement Desjardins (SID) • Crédit industriel Desjardins (CID) LA CAISSE POPULAIRE DESJARDINS itable.•• POUR NOUS, QUEBECOIS. SESSIONS D'ÉTÉ 1978 ET/OU D'AUTOMNE 1978 ET D'HIVER 1979 MODULE D'ANIMATION ET DE RECHERCHE CULTURELLES DE L'UNIVERSITÉ DU QUÉBEC A MONTRÉAL CERTIFICAT EN ANIMATION CULTURELLE Ce programme d'étude s'adresse en particulier à ceux qui travaillent dans le domaine de l'animation et du développement culturel, aux enseignants qui désirent se doter d'une nouvelle approche pédagogique et enfin à toute personne qui veut acquérir une formation de base en animation.Il vise à leur donner l'occasion d'acquérir une meilleure connaissance théorique de la réalité sociale et culturelle.I ) une connaissance minimale de diverses techniques d'animation (enquête, fonctionnement en groupe) 2) une connaissance pratique de certains outils culturels (vidéo, imprimés, etc.) 3) une compréhension plus juste du rôle de l'animateur culturel dans notre société.Le programme comporte 30 crédits, i.e.10 cours, dont 6 obligatoires et 4 cours complémentaires.Conditions d'admission DEC (ou l'équivalent) ou posséder des connaissances appropriées, une expérience jugée pertinente et être âgé d'au moins vingt-deux (22) ans.Dates La session d'été est une session intensive qui aura lieu vraisemblablement entre le 29 mai 1978 et le 16 juin 1978.Plusieurs cours seront offerts le matin, l'après-midi ou le soir.D'autres cours seront donnés lors des sessions régulières d'automne et d'hiver.Date d'admission II faut avoir fait parvenir sa demande d'admission avant le 1er mars au plus tard.Renseignements Service de l'admission, bureau du registraire Université du Québec à Montréal C.P.8888, Succursale «A», Montréal, Qué.H3C 3P8 Téléphone: (514) 282-7161 Pour obtenir des renseignements concernant le programme, il faut s'adresser au secrétariat du module (Ghislaine Mathieu-Duquette ou Robert Boivin): Module d’Animation et de Recherche culturelles C.P.8888, Succursale «A», Montréal, Qué.H3C 3P8 Téléphone: (514) 282-7316 Frais D'admission $15 (non remboursable) D'inscription $7,50 (non remboursable) De scolarité $50 par cours jusqu'à un maximum de $250 par session Université du Québec à Montréal 6 SESSIONS D'AUTOMNE 1978 ET D'HIVER 1979 LE MODULE D'ANIMATION ET DE RECHERCHE CULTURELLES DE L'UNIVERSITÉ DU QUÉBEC A MONTRÉAL VOUS PROPOSE UN: BACCALAURÉAT EN ANIMATION CULTURELLE Ce programme a pour objectif de former des animateurs culturels et de répondre ainsi aux besoins de notre société en matière de changement culturel.Le champ d'étude comprend trois axes scientifiques: l'axe THÉORIE DE LA CULTURE donne les bases théoriques pour l'analyse du phénomène de la culture dans la société moderne et, plus particulièrement dans la société québécoise.La culture est étudiée dans ses rapports avec les conditions économiques, politiques et idéologiques prévalant dans une société donnée; l'axe STRATÉGIE DE L'INTERVENTION CULTURELLE développe la connaissance des réseaux d'action culturelle et les méthodes d'intervention appropriées aux divers milieux; l'axe MÉTHODOLOGIE DE LA PRODUCTION CULTURELLE fournit la connaissance et l'apprentissage des outils culturels dont l'animateur sera appelé à se servir.Ces trois éléments de formation sont interdépendants et solidaires.Cette démarche représente l'aspect scientifique et critique de la formation.Au plan pédagogique, le programme est conçu de manière à assurer l'autonomie des étudiants en même temps que leur formation professionnelle, en leur permettant de choisir à partir de la deuxième année, dans l'éventail des profils offerts, celui qui leur conviendra le mieux.Les profils correspondent aux diverses possibilités réelles de la pratique d'animation culturelle aujourd'hui.Au plan socio-économique, le programme cherche à combiner la formation générale et la formation spécialisée de manière à préparer le mieux possible les étudiants d'une part à s'insérer sur le marché du travail de l'action culturelle et d'autre part à s'adapter aux situations changeantes d'une pratique en pleine évolution.En troisième année, des stages dans les divers milieux d'animation leur permettent de prendre contact avec la pratique sociale.Le programme comporte 90 crédits, i.e.30 cours dont 20 cours obligatoires et 10 cours complémentaires.Conditions d'admission DEC (ou l'équivalent) ou posséder des connaissances appropriées, une expérience jugée pertinente et être âgé d'au moins vingt-deux (22) ans.Date d'admission Il faut avoir fait parvenir sa demande d'admission le plus tôt possible.Renseignements Service de l'admission, bureau du registraire Université du Québec à Montréal C.P.8888, Succursale «A», Montréal, Qué.H3C 3P8 Téléphone: (514) 282-7161 Pour obtenir des renseignements concernant le programme, il faut s'adresser au secrétariat du module (Ghislaine Mathieu-Duquette ou Robert Boivin): Module d'Animation et de Recherche culturelles C.P.8888, Succursale «A», Montréal, Qué.H3C 3P8 Téléphone: (514) 282-7354 Frais D'admission $15 (non remboursable) D'inscription $7,50 (non remboursable) De scolarité $50 par cours jusqu'à un maximum de $250 par session Université du Québec à Montréal *li*x*> iw A Montréal, en mai dernier, naissait le MTTMQ (Mouvement des Travailleurs et Travailleuses, de Musique du Québec).Ce mouvement groupa alors autour de lui, près de 300 personnes et opta pour la formation d’un syndicat des travailleurs de la musique.Rappelons que ces travailleurs et travailleuses sont nos chanteurs, chanteuses, musiciens, musiciennes, roadies (transport et arrangement du matériel), éclairagistes, techniciens du son, producteurs, boîtes à chansons, etc.Contrôlés en majeure partie par des intérêts étrangers (producteurs, syndicats américains et la Guilde), ils ne peuvent, de bonne foi, travailler à l'évolution et au plein épanouissement de la musique québécoise, partie intégrante de notre culture.(Réf.: Focus, No 5, page 35 et No 8 page 50).Nous pouvons d’ailleurs facilement constater, ici même au Saguenay-Lac-St-Jean, notre “misère” culturelle au niveau de la musique québécoise et régionale.Peu de nouveaux talents reconnus (du moins, il doivent s'exiler, et encore.) mauvaise représentation de la musique régionale dans les salles et difficultés des nouveaux organismes de productions à survivre.Tout cela n’est pas étranger aux difficiles conditions de travail des musiciennes et musiciens québécois.Il est à noter que pour la première fois, un syndicat reconnaît l’existence des travailleuses.Ceci est un apport très important dans l’histoire des luttes syndicales.Ceci permettra, nous l’espérons fortement, un meilleur rapport de forces entre ces travailleurs et travailleuses.Un syndicat des travailleurs et travailleuses de la musique pour permettre: — de meilleurs conditions de travail — de meilleurs conditions de protection — de meilleures conditions de diffusion Meilleures conditions de travail pour permettre à ces travailleurs et travailleuses de vivre plus équitablement de leur profession.L’inégalité des cachets et des renommées est flagrante au Québec.Combien de Cantin Bégin, de Productions de la Plogue Rose, Michel McLean, Tamanoir, Jean Tremblay, Cyris Dufour, Louis Pitou-Boudreault, etc.pour ce qu’il y a de Yvon Deschamps, Gilles Vigneault, Charlebois, RCA Victor, Québec-Spec.Meilleures conditions de productions afin que ceux-ci (les travailleurs et travailleuses) puissent enfin faire la musique de leur choix dans des conditions plus humaines.Ne plus être obligés de faire les hôtels "disco” pour survivre est un profond désir de plus d’un musicien.Sans parler des conditions de productions d’un disque où les musiciens doivent assumer les frais de l’enregistrement et ne profiter que d’une infime partie des profits (5 à 10%), après la compagnie d’enregistrement, les distributeurs, les vendeurs, etc.Meilleures conditions de diffusion afin de pouvoir faire un “show” quand on le désire, où on le désire, avec des arrangements plus équitables; tous les producteurs et agences de “booking” faisant déjà assez de gros sous sur le dos des travailleurs de la musique.Pour contrer à toutes ces difficultés et permettre un meilleur épanouissement de la musique autant régionale que provinciale, il faut se regrouper, s’organiser et lutter pour de meilleures conditions.Le MTTMQ oeuvre déjà depuis presqu’un an à informer et sensibiliser la population et surtout les travailleurs et travailleuses de la musique.La fondation du syndicat (i.e.le premier congrès) aura lieu durant le mois de mars à Montréal.Il faut y être représenté.D'ailleurs, la politique de ce mouvement est très ouverte aux régions.Ils sont déjà venus deux (2) fois rencontrer les travailleurs et travailleuses de la musique du Saguenay-Lac-St-Jean.Ils désirent des comités régionaux “autonomes"; donc, pouvant défendre leurs intérêts propres.Un comité régional provisoire est déjà sur pied pour informer, sensibiliser, regrouper et déjà informer au comité central ses besoins et ses désirs.FOCUS appuie un tel mouvement et espère fortement que les travailleurs et travailleuses de la musique de la région y seront présents.Nous savons qu’il existe ici quelques centaines de ces travailleurs et travailleuses, qu'ils sont isolés(es), souvent sans travail et qu’ils profiteraient sûrement beaucoup d'une lutte aussi juste et nécessaire.C.P.Pour la rédaction de Focus Gagnant du concours du mois de janvier M.Michel Hudon 45g, Boivin, App.#3 Roberval, P.Q.Gagnant d’un abonnement d’un an à la revue Focus.La réponse était en moyenne de 29.4 heures d’écoute de télévision par personne par semaine au Saguenay-Lac-Saint-Jean.CONCOURS DU MOIS La question: "Quel est la date de la Journée Internationale des Femmes et pour-auoi à-t-on choisi cette date?” Les prix: — un abonnement d'un an à la revue Focus — deux (2) billets pour le spectacle de Zacharie Richard à l'hôtel Montagnais le 23 février 1978.— deux (2) volumes du Groupe Photo Historique "Sagné 1858-1950" PAS DE FOCUS EN FEVRIER Le numéro neuf (9) de la revue Focus, celui que vous lisez présentement, couvre deux mois: c'est-à-dire les mois de février et de mars 1978.Nous avons longtemps hésité avant de mettre sur le marché les numéros 7 et 8 séparément, i.e.décembre et janvier.La période des Fêtes étant peu propice à la vente de cette revue encore non intégrée à l’habitude de lecture des gens de cette région.Puis la distribution du numéro de janvier ne se déroulera pas comme prévu.Un malentendu avec notre compagnie de distribution retarda sa sortie sur les tablettes.Ayant déjà assumé un déficit en septembre dernier puisque la revue était sortie en retard, nous avons choisi de mettre cette revue (le no 8) plus longtemps en tabagie et avancer la mise en marché du no 9 (mars 1978).Atteignant davantage, de cette façon, les étudiants des cegeps (début des cours vers la mi-janvier), permettant de réajuster notre rythme de travail, nous avons ainsi pallié à plusieurs problèmes.Il est à noter que les abonnés ne seront pas pénalisés par ce contretemps, puisqu’ils recevront un numéro supplémentaire à l’abonnement convenu.La rédaction 8 UNE COMEDIE POLICIERE A L’UQAC Théâtruc nous revient avec une comédie policière “irrésistible".Renouant avec le théâtre comique, la troupe de théâtre associée aux Services Culturels de l'Université du Québec à Chicoutimi est à mettre la dernière main aux montages de' la pièce en trois actes de Robert Thomas: “Assassins s".Depuis la présentation de “l'Opéra de Quatre Sous" de Brecht en 1976, la troupe était demeurée muette.On se rappellera que cette équipe avait produit plusieurs spectacles entre les années 69 et 73, dont “En Pièces Détachées” de Michel Tremblay, “Mademoiselle Roberge boit un peu", du mêjne auteur; “Echec à la Reine” de Robert Gurik (une création) et également une création collective sur l’histoire du Québec présentée avec grand succès au petit théâtre et au festival AQJT à Québec sous le titre: “C'qui faut faire pour continuer".Cette année, la venue à la troupe de plusieurs anciens de "La Marmite”, l'une des meilleures équipes du théâtre amateur Québécois pendant ' les années 60, a donné le signal à un retour au théâtre de répertoire.La pièce choisie, "Assassins Associés" en est une de divertissement, une pièce à gags.En la choisissant, nous nous sommes volontairement éloignés du théâtre politique et un peu sermonneur qui a été le fait de trop de troupes depuis quelques années, et qui a hélas, vidé les salles de spectacles de leurs habitués.Nous revenons donc au théâtre du rire, à un théâtre d’adultes en santé, un théâtre d'amateurs, de véritables amateurs et qui croit que l'homme a suffisamment de travers ridicules pour mériter -que l'on s'en moque."Assassins Associés" c'est l’histoire de quatre hommes et d'autant de femmes qui.bien sûr il serait maladroit d'en dire davantage et ce sera à chacun de venir constater sur place si le crime paie toujours.C'est en mars qu'on pourra voir cette comédie au petit théâtre de l’Université et les représentations s'échelonneront pendant au moins un mois si quelques comédiens parviennent à survivre aux répétitions.EXPOSITION “PETER MCLEOD ET SON TEMPS” 1842 - 1878 Comme à chaque année à la même période, le Musée du Saguenay présente une exposition temporaire spécialement conçue pour appuyer le thème du Carnaval-Souvenir de Chicoutimi.Cette année, dans le cadre du Carnaval 1878 et de son thème “Nos origines”, le musée vous propose une exposition portant sur “Peter McLeod et son temps”.Cette exposition à caractère historique est de nature à intéresser bon nombre de visiteurs en leur faisant découvrirou redécouvrir, sous un angle nouveau, l’histoire de leur région.Elle leur offre l'occasion de connaître davantage, non seulement la fondation et les origines de Chicoutimi, mais encore la personnalité et l'oeuvre du personnage légendaire qu'était le fondateur de Chicoutimi, Peter McLeod.Parmi les nombreuses pièces exposées, notons divers objets ayant appartenu à McLeod, des "reliques" de sa maison centenaire démolie en 1952 ainsi que des reproductions de documents d'époque écrits de sa main.L’intérêt de cette exposition est qu’elle plonge les visiteurs dans le contexte de cette période de pionniers: elle leur fait revivre le mode de vie des premiers colons du temps de McLéod et de Price, alors qu’ils dépendaient presque totalement de l'exploitation forestière.Cet aspect prédominant de leur situation est d’ailleurs largement mis en évidence, grâce à la reconstitution d'un "campe" de chantier de l'époque et à la présentation des nombreux outils utilisés lors des diverses phases de l'abattage et de la transformation du bois.Des photos et des documents d’époque, des maquettes réalistes, de même qu’une documentation complète et bien présentée font de cette exposition une véritable source d'enrichissement.Cette exposition durera deux mois entiers, du 1er février au 31 mars 1978, aux heures habituelles de visite: — du lundi au vendredi: de 9h00 à 12h00 et de 13h30 à 17h00; — les samedis et dimanches: de 13h00 à 17h00.A.9 LA GALERIE D’ART ESQUIMAU OUVRE LE BAL: Cette année encore, la Galerie d'Art Esquimau prépare une série d’expositions artistiques pour la saison.La région possède un potentiel artistique et créateur très développé.L'Art Esquimau veut faire découvrir à tout le monde la création qui s’effectue dans la région, tant au niveau de la peinture que de l’artisanat ou du dessin.Dans cet ordre d’idées, on présentera bientôt une exposition de dessins au pastel et à l’encre réalisés par Gilles Hamel, déjà connu pour sa participation au groupe des Artisans d'Ia Racine.Originaire de Chicoutimi, Gilles Hamel débute très tôt.Déjà à l’âge de 12 ans, il dessine régulièrement.Mais ce n’est qu'après avoir complété un diplôme de dessinateur de mode qu’il s’oriente vraiment vers la recherche artistique pour finalement s’inscrire aux Arts plastiques à l’UQAC.Influencé surtout par les volumes de Tolkien, son travail réalisé au pastel et à l’encre représente des personnages cosmiques, des lutins, des champignons géants.enfin des personnages fantastiques dans un milieu réel.Dormir à l’ombre d’un champignon, bâtir sa maison dans le creux d’une racine, faire un voyage dans la nature à dos d’escargot.Les sujets très doux et relâchés nous entraînent dans un état de réflexion et de relaxation.Les dessins de Gilles Hamel sont rehaussés par l’utilisation simultanée d’encre et de pastel sec.Ceci leur confère une luminosité qui donne au dégradé du relief et du volume.“D'ailleurs”, précise Gilles, “le pastel est un médium complet en lui-même V" qui devrait être beaucoup plus exploité tant par sa texture riche que par sa luminosité et son rendu des couleurs." Avec une trentaine d'oeuvres variant de 5” x 6” à 18” x 24”, l'exposition de Gilles Hamel saura sûrement plaire à plusieurs connaisseurs.La Galerie d'Art Esquimau veut présenter une nouvelle forme d'exposition artistique axée sur le potentiel créateur régional.Gilles Hamel, du 2 au 23 mars, au 339 est, de la rue Racine.A.Mc. X UNE NOUVELLE REVUE CULTURELLE REGIONALE Le ministère des Affaires culturelles fera paraître, en mars prochain, le premier numéro d'une nouvelle revue culturelle.L’originalité de cette revue, si l'on se réfère au document de travail que nous avons reçu, réside principalement dans deux des aspects culturels qu’elle entend privilégier: la régionalisation et la culture populaire.Cette revue de trente-six (36) pages, qui s’apparentera de par son format et sa présentation à Education-Québec ou l'Express en consacrera douze (12) aux régions, sous forme de chroniques, sans compter les pages de reportage qui pourront également en traiter.“Le magazine servira en quelque sorte d’“échangeur” de services, ceux du ministère et ceux des organismes, groupes culturels et individus impliqués, renseignant la population sur les besoins exprimés et les réponses que le milieu et le ministère y apportent.L'originalité de ce périodique résidera dans le fait: 1) qu’il sera le lien nécessaire entre tous les agents culturels, les créateurs et les citoyens, et 2) qu’il sera le seul organe d’information à présenter un panorama de l'actualité et de la conjoncture culturelle à la largeur du Québec".Pour le moment, la revue aura un tirage limité à 10,000 exemplaires et sera destiné en grande partie aux services gouvernementaux et aux organismes culturels.La population pourra l’obtenir, soit par abonnement soit par le biais des bureaux régionaux du ministère des Affaires culturelles ou des Communications.Comme les Conseils régionaux de la culture, cette revue peut s’avérer un outil de décentralisation important, en autant que les régions n'occupent pas qu’un rôle strictement consultatif.Avec la parution du premier numéro, nous pourrons alors mieux voir quelles lignes de force se dégageront avec le plus de netteté.Nous en reparlerons donc en avril.Il est à espérer que cette revue n’empêchera pas, de par son existence, les régions de se doter de leurs propres média régionaux d’information culturelle.Il semblerait qu’actuellement d'autres régions que celle du Saguenay-Lac-St-Jean soient tentées par l'expérience.Nous ne pouvons que leur souhaiter toutes les chances de succès possible! J.P.A SAGNE 1858-1950 Bonjour, Le Groupe Photo-Historique du Saguenay désire vous informer de la disponibilité, à partir du 8 février 1978 sur le marché québécois, du livre: "SAGNE 1858-1950".Réalisé et édité à Jonquière, Saguenay, par le Groupe Photo-Historique du Saguenay et les Distributions Photographiques du Sagné.Ce livre de 140 photographies anciennes de la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean accompagnées d’une quinzaine de textes d'époque, est le produit de deux années de recherche et d’effort.Reproduit par le procédé "Offset Duotone” (trame 150) et nuancé de cinq teintes différentes pour recréer l’atmosphère des époques qu’il traduit par l'image des photographes du passé tels Notman, Lemay, Chabot., "Sagné 1858-1950" est un document photo-historique unique tant par sa qualité de reproduction, que par le sentiment d’ensemble que les photographes Gilles Sénéchal, Marcel Cloutier et Michel Gauthier ont su faire renaître dans cette synthèse de la photographie du passé.25,000 photographies et 15 expositions dont l’une à Paris en mai 1977, sont les fondements techniques du livre.“Sagné 1858-1950” a été tiré à 1,000 exemplaires sur "Renaissance 160”, dont 200 copies sont numérotées de 001 à 200.Il sera disponible à quinze ($15.00) dollars l'unité et à vingt-cinq ($25.00) dollars pour les numérotés à reliure toile.Vous pourrez vous le procurer en vous adressant à: Revue Focus, Jonquière.10 A l’hôtel Le onW'shm jeudi 23 février, 21ÿH) {[¦!) Dépôt: Disques Tempo Disques Modernes A VENIR Jim et Bertrand Centre culturel de Jonquière jeudi 9 mars les cotisations annuelles aux tarifs suivants, pour les membres actifs: $10.00 par personne (tarif normal).$5.00 étudiant.$15.00 par famille (avec maximum de 2 votes par familles).Alors, avis aux intéressés, aux amateurs de champignons sauvages, (ou naturels), on peut devenir membre du Cercle des Mycologues du Royaume en envoyant un chèque à l’ordre du Cercle des Mycologues du Royaume r) ’ M.Jacques Sermany, Département des Sciences Pures, Université du Québec, 555, Chemin St-Thomas, Chicoutimi, P.Q.C.P.A: LES PRODUCTIONS KOMA présente Zackary * * Richard Deux soirs de suite à la fin de son spectacle, une salle comble s'est levée spontanément pour tout finir en beauté en dansai dans les allées.Le “Bivouac" sera financé parle biais des projets de contre-publicité du ministère de l’Environnement du Québec.Marc Laforêt en sera l’animateur jusqu’au 31 mars et il fera tout son possible pour assurer la permanence de ce nouveau service."Nous allons essayer de pallier aux lacunes de l’éducation populaire concernant notre environnement.” Pourquoi privilégier les pêcheurs et les chasseurs par rapport aux naturalistes (personnes qui vont en forêt pour le plaisir)?Parce que ces derniers sont habituellement déjà sensibilisés à la conservation de la flore et de la faune et risquent moins de la mettre en péril que ceux qui, à l'exemple de nos pères, la consomment.On a prévu un rythme d'une rencontre par semaine, sur un thème précis, entre un spécialiste et le public.Des conférences données par des biologistes partant sur des thèmes comme la pollution CHAMPIGNONS Il existe maintenant à Chicoutimi, "Le Cercle des Mycologues du Royaume".En attendant que des élections soient tenues, M.Ghislain Bouchard agit de façon intérimaire comme président et M.Jacques Sormany comme secrétaire.Trois comités travaillent déjà à la réalisation d’un programme d'activités qui débutera dès cet hiver et qui comprendra principalement une série de cours, illustrés de dispositives, destinés à familiariser les membres avec les différentes espèces de champignons qu’ils auront l'occasion de récolter lors d'excursions organisées l'été prochain.Mais pour qu'une association puisse fonctionner efficacement il faut des sous, et c'est pourquoi il a été décidé d’un commun accord, à la dernière réunion, de fixer ON EST PAS SORTI DU BOIS! En tout cas si on est pas sorti du bois on est certainement entré à l’école.C’est peut-être pour cette raison que les futurs spécialistes, en l'occurrence les étudiants en sciences de la nature au Cegep de Saint-Félicien, ont décidé de créer un rapprochement entre les actuels spécialistes et la population.Les mauvaises langues diront que c’est dû à leur inexpérience s’ils nourrissent de pareilles illusions, qu'à cela ne tienne, ils auront au moins essayé.Regardant d’un oeil critique la situation de nos ressources fauniques, les étudiants du Club Nature ont créé un lieu-lien entre ingénieurs forestiers, agents de conservation de la faune, biologistes et le public des pêcheurs et des chasseurs.agricole, l'écologie du lac Saint-Jean, l’orignal, etc.Je ne parle pas ici des émissions que vous aurez l'occasion de voir dans les télévisions communautaires, etc.Du pain sur la planche, quoi, et déjà un léger retard par rapport à l’échéancier.On ne peut qu'applaudir à cette initiative étudiante et espérer qu’elle produira l’effet escompté.Si vous passez à Saint-Félicien, rue Saint-Christophe, au sous-sol du bureau des terres et forêts, arrêtez donc bivouaquer! J.-G.G m A PROPOS DE 11 "V $37,000.00 DOLLARS AU CONSEIL REGIONAL DE LA CULTURE SAGUENAY-LAC-SAINT-JEAN, CHIBOUGAMAU-CHAPAIS, INC.Chicoutimi, le 20 janvier 1978.Le ministère des Affaires culturelles du Québec par l’intermédiaire de son bureau régional vient d'accorder une subvention de $37,000.00 dollars au Conseil régional de la culture du Saguenay-Lac-St-Jean, Chibougamau-Chapais Inc.Comme on le sait, le Conseil régional de la culture, Chibougamau-Chapais Inc., a tenu son assemblée de fondation le 11 décembre dernier à Alma, à la suite de laquelle fut formé son Conseil d'administration composé de dix-neuf (19) membres répartis comme suit: huit (8) représentants territoriaux, huit (8) représentants disciplinaires et trois (3) représentants d'organismes culturels régionaux.La subvention versée au Conseil de la culture de la région 02 est appelée à couvrir la fin de la présente année fiscale soit, une période de fonctionnement allant du 1 er décembre 77 au 31 mars 78.Ce après quoi une nouvelle demande devrait normalement parvenir au M.A.C.basée sur un budget-type annuel de $95,000.00 pour l’année budgétaire débutant le 1er avril 78 et se terminant le 31 mars de l'année suivante.La subvention accordée couvre trois (3) principaux secteurs de dépenses soit: l'administration générale, le fonctionnement et l’équipement.Cette aide financière fait donc suite à la mise en place de Conseils régionaux de la culture et à leur pouvoir de recommandation reconnu officiellement par le ministre des Affaires culturelles, M.Louis O’Neil le 18 août 1977 "V A, On sait d’ailleursqu’un protocole d’entente a été signé entre le M.A.C.et le Conseil du Saguenay-Lac-St-Jean ayant trait au champ d'action et au partage des compétences dans le cadre de cette politique de coopération.Le Conseil de la culture, représentant la clientèle régionale du ministère, a un rôle important quant à l’évaluation de l'impact et à la pertinence de mesures, attitudes, politiques du M.A.C.Il favorise la collaboration sur l’utilisation des ressources entre les organismes, l'utilisation optimale des équipements publics pouvant servir à des fins culturelles.Il suscite le développement de sources régionales de revenus au profit des organismes culturels des régions.Le bureau de chaque région constitue le vis-à-vis gouvernemental du Conseil régional de la culture.Il est à noter que la formule , proposée prévoit un délai de deux (2) ans d'expérimentation.Cette mise à l'épreuve permettra aux deux (2) partis en cause, le M.A.C.et le C.R.C.de s'entendre sur des modifications à apporter s’il y a lieu aux compétences des Conseils dans le sens d’une plus large décentralisation.Yvon Bergeron, Agent culturel, Bureau régional du ministère des Affaires culturelles- „ % L’ART D’UQ, OU COMMENT EVOLUER DANS L’TEMPS, VIA REZ-DE-CHAUSSEE.Eh bien les voici, les voilà, ceux qui font l’événement.Bien sûr, je parle des étudiants en arts de l'Université du Québec à Chicoutimi.Depuis bientôt dix ans que les arts plastiques évoluent dans cet océan de culture qu’est l’université, et comme le veut le vieil adage: "Petit poisson deviendra grand pourvu que Dieu lui prête vie”.c’est aujourd’hui la veille.Tout ça pour dire que ça bouge en grand au Pavillon des sciences (chemin St-Thomas) à Chicoutimi.Ca vaut la grande vente balayage d’Ovila Grimard.On a l’goût de vous montrer nos élucubrations, c’est pour cette raison qu’il y aura exposition d’envergure qui se tiendra du 24 février au 2 mars inclusivement.Soyez voyeur, l'affaire est pétillante, pétillante, pétillante.C’est pop.si!.IL SERA UNE FOIS, UNE “EX-POSITION”.Ah! Vous pensez peut-être que je parlerai de libido ou de trucs psycho-sexuels.vous, avez raison.en partie.Ouais! L’ex-position c’est physique, ça vous chatouille les sens pour peu que vous vous y laissez prendre.Y faut quand même de la bonne volonté, pis ça fait pas mal.Bon, maintenant que vous êtes un consommateur averti, voici donc de quoi il s’agit: de l'ex-position des oeuvres des professeurs en arts plastiques de l’Université du Québec, à Chicoutimi.Avec l’ouverture du récent programme en art et artisanat et devant l’éventuelle implantation du nouveau baccalauréat en arts plastiques prévu pour septembre 1978, le module des arts s’affirme de plus en plus.Dans cette optique, tous les professeurs en arts, réguliers et contractuels considèrent important de s’ouvrir sur le milieu régional.L’ex-position, dis-je, aura lieu au Pavillon des sciences (chemin St-Thomas), du 10 au 17 mars inclusivement.Juste avant les grandes débâcles du printemps (on le fait maintenant).Place au dégel, place au soleil, place des arts.on vous attend! aV_ Clémence Bergeron Oeuvres de l Denys Tremblay Denis Langlois A.Hélène Roy-Richard 12 En spectacle.dans les grandes salles Concert de Radio-Canada MARDI, LE 14 FEVRIER: Avec le pianiste Paul Bentechet.A 20h30.Connaissez-vous la voie lactée?VENDREDI, LE 24 FEVRIER: Avec Jean-Guy Moreau et Jacques Ihis-dale, de Karl Wittlinger, une mise en scène de Olivier Reichenbach.Les Grands Explorateurs MERCREDI, LE 15 MARS: L'Artique: Défi de tous les temps, avec l’alpiniste québécois Marc Blais.Concert de Radio-Canada MERCREDI, LE 22 MARS: Flûte: Friedman Fischer, clavecin: Hermel Bruno, contrebasse: Reynald St-Rane.Ciné-mardi de la Salle François-Brassard 15 février: L'Odyssée de Hendenberg 28 février: Lancer frapper 14 mars: Le retour de la Panthère Rose 28 mars: Conflit de famille, de Hitchock.une mise en scène de olivier reichenbach «Connaissez «Vous «La «Voie «Lactée ?PLUS D'INFORMATIONS: 547-2687 Salle Frs -Brassard Non-non, Nanette Opérette du Carnaval-Souvenir Les jeudi et vendredi, 9 et 10, à 21h00.Les samedi et dimanche, 11 et 12, à 20h30.Les jeudi et vendredi, 16 et 17, à 21h00.Samedi, le 19, à 20h30.Dimanche, le 20, à 14h30.Connaissez-vous la voie lactée?MARDI, LE 28 FEVRIER: De Cari Wittlinger à 20h30.Adaptation québécoise de Denis Chouimard, avec Jean-Guy Moreau et Jacques Thisdale.Admissions: $7.00, $6.00 et $5.00.Jean-Pierre Ferland VENDREDI, LE 3 MARS: A 21 hOO.Admission: $8.00, $7.00 et $6.00.Jim et Bertrand VENDREDI, LE 10 MARS A 21 hOO.Admission: $5.50 et $4.50.Les Grands Explorateurs JEUDI, LE 16 MARS: L’Arctique, défi de tous les temps.Avec l’alpiniste québécois Marc Blais, à 20h30.Admission: $3.00, adultes et $2.25, étudiants.Jacques Michel MARDI, LE 21 MARS A 20h30.Admission: $7.00, $6.00 et $5.00.L’orchestre CANO VENDREDI, LE 24 MARS A 21 hOO.Admission: $5.50, $4.50 et $3.50.BILLETS EN VENTE: l’Auditorium Dufour, Tabagie Roger, Tabagie du Royaume.Auditorium Dufour Connaissez-vous la voie lactée?DIMANCHE, LE 26 FEVRIER Avec Jean-Guy Moreau et Jacques Thisdale, de Karl Wittlinger.A 20h30.Concert Jeunesses Musicales Canada LUNDI, LE 13 MARS: Michiko Nagashima, violon; Mariko Sato, piano.A 20h30.Les Grands Explorateurs ARCTIQUE Défi de tous les temps avec l'alpiniste québécois Marc Blais MARDI, LE 14 MARS: L’artique: Défi de tous les temps, avec l’alpiniste québécois Marc Blais.A 20h30.Le groupe CANO JEUDI, LE 23 MARS: à 21 h15.INFORMATIONS: 662-4161 Auditorium d’Alma Le Carnaval- Souvenir -————- Par Sylvie Delage —- Le Carnaval-Souvenir de Chicoutimi est sans nul doute un événement d’importance qui a pour une bonne part contribué à l’essor de l’industrie touristique régionale.Il semble cependant et après avoir consulté quelques articles notamment dans Progrès-Dimanche', que la population locale se désintéresse de plus en plus de ces festivités.Les causes de ce désintéressement seraient entre autres, la commercialisation et le caractère élitiste attaché à ces fêtes.Mais avant d’amorcer plus en détail ces considérations, il importe de faire un bref historique du Carnaval-Souvenir de Chicoutimi et de voir qu elles en étaient les orientations premières et s’il a respecté ses vues et fonctions initiales.Elaboré en 1960 par Robert Quenneville, annonceur à Radio-Canada, le Carnaval2 avait comme préoccupation de divertir la population saguenéenne en la plongeant dans son histoire et en faisant revivre les personnages du passé.La population devait en être le principal acteur et on comptait uniquement sur elle pour faire de cette semaine d’activités un succès assuré.Le projet fut présenté à la Chambre de Commerce de Chicoutimi par Pierre Joron et fut accueilli favorablement.De 1961 à 1963, les dépenses (qui à l’époque ne dépassaient pas $200) furent entièrement couvertes par cet organisme et ce n’est qu’en 1964, après la formation de la Corporation du Carnaval-Souvenir, que le projet fut autonome, c’est-à-dire indépendant de la Chambre de Commerce3.Le Carnaval connut un essor considérable avec la création de cette corporation et pouvait maintenant compter sur l’aide gouvernementale par l’entremise du ministère du Tourisme et sur l’aide de la municipalité.Les pionniers ne se doutaient pas à l’époque que le Carnaval-Souvenir irait chercher des subventions de $75,000 excluant les subventions municipales, les cocktails bénéfices et les taxes perçues 14 k V chez les restaurateurs, hôteliers, marchands.4 Si le Carnaval-Souvenir jouit maintenant d’une popularité incontestable, il n’en demeure pas moins que des lacunes subsistent du côté de la participation populaire.Il faut alors se poser des questions sur son avenir puisque c’est justement ce caractère original qui a attiré les touristes et suscité l’intérêt en Europie et aux Etats-Unis.Les dirigeants se sont déjà posé des questions à ce sujet et notamment Guy Dion (président du Carnaval en 1972) qui, alors qu’il accordait une entrevue à Progrès-Dimanche, dénonçait la non-participation et le fait que le Carnaval-Souvenir risquait de s’échouer dans les mains d’une élite locale, et de perdre sa véritable originalité.Tout en rendant hommage à tous ceux qui ont consacré temps et énergies à faire de ces festivités une activité touristique enviable et surtout rentable commercialement, on ne peut quand même nier que tous ceux qui ont collaboré de près ou de loin à l’élaboration des diverses activités sont des professionnels et des notables de la place et ce n’est pas par hasard.C’est dans la rue que doit se manifester la majorité des activités et pas dans des endroits réservés et inaccessibles et c’est la population régionale qui devrait se charger de diffuser l’enthousiasme et la cordialité rattachés au Carnaval-Souvenir.Si comme le disait si bien Robert Quenneville à l’époque, les Chicoutimiens doivent en être les principaux acteurs5, il faudrait éviter qu’ils deviennent les dindons de la farce.C’est très bien de commercialiser lorsqu’il s’agit de prêcher pour sa paroisse mais si on perd la clientèle régionale pour ne laisser place qu’à ceux qui emplissent les tiroirs-caisses, ça devient dangereux et compromettant.L’idée originale est une idée avantageuse et si on consent à la modifier quelque peu en lui conservant ses éléments particuliers et ce, en consultant la population locale d’abord, il y a des chances que le Carnaval-Souvenir de Chicoutimi demeure encore longtemps une fête “populaire” originale et régionale qui attirera de plus en plus de touristes.Les autres carnavals ne rejoignent pas les valeurs humaines et folkloriques qui caractérisent ces réjouissances et c’est pour son conservatisme et sa simplicité que notre Carnaval attire les foules.(1) Archives de la Société Historique du Saguenay, Progrès-Dimanche, février 1972.(2) Carnaval: De l’italien “CAR-NAVALE” qui se traduit littéralement par “ADIEU AUX JOIES DE LA TABLE”.Les historiens s’accordent pour le faire remonterjusqu’en 1500 av.J.-C.alors que les Hébreux célébraient la fête du Veau d’Or.Archives de la Société Historique, document 1020.6-, pièce 2362, pièce 2.Origine du mot “carnaval”, Léonidas Tremblay, Archives de la Société Historique du Saguenay.(4) La taxe était une forme de contribution volontaire et chaque commerçant décidait du montant à verser à la Corporation du Carnaval-Souvenir.Les montants allaient de $5 à $25 environ et le plus gros montant versé le fut par le magasin Gagnon Frères de Chicoutimi ($200).(de source orale) (5) Progrès-Dimanche, Origine du Carnaval-Souvenir, 29/01/1967, p.34, Archives de la Société Historique du Saguenay.tous les matins de 6h00 à 9h00 sur les ondes de CBJ-1580 Une réalisation de Pierre Gagnon Assisté de Rachelle Boucher lîS^'CBU 1580 Lundi: 8h30 Arts et spectacles avec Yvon Paré.Mardi et mercredi: invité spécial, 8h30 Jeudi: Cinéma 8h30 avec Pierre Demers.Vendredi: La météo 8h30 avec André Tremblay.En plus: Les nouvelles régionales, nationales et internationales; météo; état des routes: services à la communauté; sports; humour; etc.ALAIN SIMARD, ANIMATEUR 15 Ne sois pas un homme, mon fils Maintenant que l’Année internationale de la femme est passée (vous avez bien remarqué que l’on ne parlait pas Des Femmes, mais de La Femme), et bien passée, chacun et chacune est retourné à son antiquité.Un peu plus fragile peut-être, mais si peu car même le Parti québécois s’est prononcé contre l’avortement, contre les garderies, contre.On y a gagné Lise Payette! Je dis “on”, ce qui exclut la personne qui parle.Espérant un projet de peuple, un projet neuf bouleversant parce que l’époque est à /’urgence, nous avons découvert de bons administrateurs et.de bons administrés.Au coeur de ce manque ci vivre et qui s’est engourdi dans “le projet sans futur immédiat”, beaucoup de réalités sont restées sur le parquet.Une de ces réalités, ce que nous sommes, nous, hommes, l’avons-nous choisi?PAR JOCELYN PAGE “Alors, comme de jeunes taureaux, ils bondissent l’un vers l’autre, les poings nus, de toute l’ardeur de leur haine, de tout leur désir de détruire, de tuer.Que sont devenus les milliers d’années de civilisation et de nobles aspirations?Il ne reste plus que la lumière électrique pour marquer le chemin parcouru par la grande aventure humaine.Martin et Tête-de-Fromage sont redevenus deux sauvages de l’âge de pierre.(.) Tu as rossé Tête-de-Fromage parce que tu n’as pas voulu céder, d’abord parce que tu étais la dernière des brutes, ensuite, parce que tu croyais que la virilité d’un homme se mesure à la férocité qu’il déploie à démolir l’anatomie de ses semblables.Comment donc, tu leur fauchais leurs filles, non par désir, mais 16 parce que dans la moëlle de tes parents fermentait l’instinct de l’étalon sauvage et du taureau.” Jack London, Martin Eden.On peut se demander si Ben Weider est venu avant ou après la conception du mâle qui prévaut actuellement.S’est-il servi du mythe musculaire ou a-t-il continué l’enseignement religieux et économique de la suprématie du muscle masculin?“Vous souffrez d’être maigre?Trois mi-, nutes par jour vous rendront le point d’attraction sur les plages cet été!” Point d’attraction de qui?Et ces muscles soufflés deviennent avec le mariage et le sédenta-riat des anomalies graisseuses.Miss Monde et Monsieur Univers, voilà l’absurde logique qui, à divers degrés, a enlisé notre adolescence dans sa recherche du plaisir de vivre et du plaisir tout court.Ce n’est pas le soin de son corps qui est absurde, mais le goût du phénoménal comme norme, le critère de l’anormalité (beauté parfaite, corps sculptural, musculature, proéminente, masque-à-rats comme passe-partout).Combien sommes-nous d’hommes à jouer notre rôle, connaissant par éclairs corrosifs la faible position de notre équilibre?Le petit homme au-dedans de nous se ronge les couilles dans son exagéré besoin de plaire et d’être reconnu, accepté par les autres.Il tente de rejoindre le plus petit dénominateur (ou dominateur) commun, il veut à tout prix être normal, avoir une femme normale, faire des farces sexistes normales et .avoir des enfants .m â normaux.Pour m’amuser (sic), j’ai consulté M.Larousse pour apprendre qui j’étais, et qui était l’autre sexe.Visitons d’abord le mâle et la femelle puisque l’on nous classifie le plus souvent, en dernières instances, selon nos données purement biologiques, appelées communément naturelles.Le sexisme, et le racisme, se camouflent toujours derrière les Normes de la Nature pour cautionner leurs excès, alors que c’est la capacité d’adaptation au milieu, c’est-à-dire la culture, qui est une des caractéristiques fondamentales de 1’espèce humaine.Cette capacité d’adaptation, alliée au pouvoir de transformation, en est la force et la limite.Le mâle: “Qui est de sexe masculin.Fig.Qui annonce de la force, de l’énergie: une voix mâle”; la femelle: “animal de sexe féminin, propre à la fécondation”.L’homme serait-il également un animal?Passons au niveau culturel et voyons comment sont définis l’homme et la femme.Cette dernière est “un être humain de sexe féminin.// Epouse// Celle qui est ou a été mariée”.; l’homme, lui, est “un être doué d’intelligence et d’un langage articulé, rangé parmi les mammifères de l’ordre des primates, et caractérisé par son cerveau volumineux, sa station verticale, ses mains préhensibles.//En général, l’espèce humaine: l’homme n’est ni ange ni bête’ ’.Je prends ces définitions par souci d’exactitude, puisque c’est ce bon vieux dictionnaire qui fut le lieu d’édification de notre langage, le compagnon sco- laire de notre enfance, et qu’il cristallise l’ensemble du système d’éducation que nous avons connu.L’homme est le point sur lequel s’actionne notre civilisation, du moins est-ce bien ainsi que l’on veut nous le faire entendre.L’homme produit la civilisation; les femmes, les producteurs de civilisation.Du même coup, on me donne le monde en m’en retirant la moitié.Mon rôle sera d’abord et avant tout social.J’existerai par mes relations; je n’ai de mystère personnel que celui d’en donner à l’autre.Tout ce qui a trait à la perpétuation de l’espèce m’est enlevé, comme si cela était de peu d’importance.On me coupe de la vie pour me civiliser.Je vais trop loin, me direz-vous.Comment expliquer alors que désormais, je ne pourrai exprimer mes 17 ¦«if&y.émotions que par l’action, la violence, la soif de pouvoir, de gloire et d’abstractions?Comment expliquer que désormais, je ne pourrai plus exprimer mon affection pour d’autres hommes, et tant de gaucherie à communiquer avec les femmes?Dans ce monde où l’être humain est fragmenté, coupé de ses semblables, où puiser la force de vivre?Dans un pouvoir sur autrui?Cela donne “l’impression” de vivre.Lourd fardeau à porter.Dans cette époque moderne, où la désexualisation a mené logiquement à l’obsession sexuelle, le contrôle est devenu massif et caricatural, surtout avec l’emploi des mass media.On connaît successivement ici le phénomène des grosses familles, le mythe de la mère, l’absence du père, Dominique Savio, les frères de l’Instruction chrétienne, le “post coitume animal triste est”, la révolution tranquille et la fameuse révolution sexuelle.L’homme suit sa route de certitudes tranquilles, ne connaissant des femmes que ce que d’autres hommes en ont dit ou écrit.La réalité quotidienne amène avec elle des écueils souvent douloureux, les femmes ne consentant pas toujours à vivre dans le corset des images que les hommes se font d’elles.Bien souvent, trop souvent, l’homme se retranche sur ses positions, inquiet, tenaillé par une douleur qui ne trouve plus la sortie.Continuellement, sollicités par une publicité qui nous considère seulement dans notre possibilité d’érection pavlovienne (le chien qui salive en voyant la lumière s’allumer alors qu’il n’y a pas de nourriture réelle), nous avons déjà oublié qu’il y a moins d’un siècle un catalogue d’objets, d’instruments et de vêtements anti-érection existait, et était effectivement consulté avec résultats positifs par nos éducateurs.Ces applications de glace,ces sous-vêtements ultra-serrés, ces bains glacés, ces conseils sur la façon de bien se coucher, ces pratiques de sports exténuants, etc., nous ramènent à un contrôle direct et effectif de la sexualité masculine.Si l’horreur nous envahit à la • connaissance des pratiques d’ablation du clitoris, il n’est pas dit' pour autant que nous n’ayons pas eu, en tant que mâles, à subir des sévices, non comparables certes, mais qui escomptaient des effets similaires.L’embrigadement et F auto-répression mène à l’ignorance et à l’aliénation de la vie quotidienne.Une étude récente sur les chefs d’Etats indique avec constance des tendances très fortes à la mégalomanie, l’hystérie, la schyzophrénie et la paranoïa.Le goût du pouvoir a une longue histoire qu’il serait intéressant d’examiner de plus près.Un mouvement de libération des hommes Il existe aux Etats-Unis des groupes de übération des hommes appelés “Men’s Consciousness-Raising Group”.Ces groupes travaillent sur l’oppression des femmes, le rôle que les hommes y jouent, et comment ils vivent leur propre oppression spécifique.Opprimer, contribuer à opprimer ou accepter l’oppression et le refoulement de la moitié de l’humanité dans une vie de seconde zone, ne peut se faire sans que soi-même l’on se tranche de la moitié, sinon de la totalité de son être.On crée un rapport avec les autres, un type de rapport qui détermine nos façons d’agir, de sentir, de penser.La raison, dénuée de sensibilité et de sens humanitaire, devient rapidement un poison où l’on s’emprisonne.Les objectifs de ces groupements visent à ce que les hommes acquièrent une meilleure connaissance d’eux-mêmes et qu’ils vivent, entre eux, des rapports autres que la société actuelle leur (nous) propose.Ils refusent les rapports de compétition et d’agressivité existant entre hommes et les dénoncent dans différents livres, journaux et émissions de radio.Actuellement, l’essentiel de ce travail se fait dans des rapports inter-individuels.Sam Julty, ancien animateur de radio de cinquante ans ——^ " -XW' : féministes et des mouvements de libération homosexuelle.‘‘Nous travaillons sur l’homme hétérosexuel occidental.Nous sommes d’accord à 90% avec les revendications des mouvements féministes, mais nous avons notre propre travail à faire.C’est de nos efforts que pourra naître une nouvelle forme d’affirmation de la virilité, si l’on peut employer ce terme tant il comporte d’ambiguités.Nous ne voulons pas non plus être identifiés aux mouvements homosexuels parce que nos problèmes ne sont pas identiques aux leurs, et que, la plupart du temps, l’hétérosexuel ne se sent pas concerné par ces mouvements.” Ces groupes qui existent dans différentes villes américaines, à New York, San Francisco, Berkeley, Chicago, Boston, etc., constituent un mouvement encore jeune, en gestation, mais peut-ê apportent-ils un début d’alternative à l’impasse de la ‘‘lutte des sexes”.Notre société, elle, propose, face à une telle situation, la libération sexuelle afin de colmater les brèches.Christian Delacompagne, dans Anti-psychiatrie, les voies du sacré, explique cette contradiction.‘‘La licence dans laquelle la sexualité est aujourd’hui effectivement vécue, pour certaines catégories sociales, nous paraît la forme la plus aiguë de répression qui ait jamais été exercée sur elle.Répression d’autant plus forte qu’elle n’est pas perçue comme telle, mais prise pour son contraire.Car la suprême ruse de suprême régime qu’est la technocratie - le gouvernement des artifices - est d’avoir substitué à la violence ouverte s’exerçant dans les cadres officiels, cette plus subtile violence qui habite le discours, qui s’insinue dans l’idéologie et habite notre vie quotidienne.En une phrase: la répression de la sexualité consiste à dire, aujourd’hui, qu’il n’y a plus que la sexualité qui compte”.L’alternative des rôles que proposent ces mouvements de libération des hommes est d’autant plus importante qu’elle bouleverse, de façon précise, tout l’aspect naturel de l’ordre des choses.Elle dévoile un pan de ce fameux bonheur qui consiste à se complaire dans son marasme de routine.‘ ‘Fais-moi mal, Johnny, Johnny ?’ environ, animateur très connu à New York, faisait une émission sur la sexualité.‘‘A cette époque, je renseignais les gens sur différents aspects de la vie sexuelle de l’individu.Un des problèmes que je rencontrais très souvent chez les hommes était l’impuissance.A ce moment, je tentais d’en trouver les causes biologiques ou psychologiques.J’ai d’ailleurs écrit un livre sur le sujet.Lorsque je me suis mis à m’intéresser au féminisme, c’est alors que j’ai compris que l’essentiel de ce problème est d’ordre social.L’homme a un rôle à jouer qui est hors de proportion, et il est normal qu’il ne puisse y répondre un jour ou l’autre.Dans une situation d’agresseur/agressée, il est impensable d’atteindre un état d’égalité et d’harmonie nécessaire à la conduite d’une vie sexuelle saine et enrichissante.Ce mouvement, ou ces divers groupes serait-il plus juste de dire, tient à se démarquer des mouvements Il est trois heures trente.Un enfant, un jeune garçon, revient chez lui.Il pleure.Ses vêtementà sont froissés, ses rires dorment aux creux de sa poitrine.Il vient encore de se battre, ou plutôt de se faire battre, une autre fois, par deux de ses compagnons.“Arrête de pleurer, t’es un homme mon grand.Je vais dire à ton père qu'il te montre à te battre, ça n’a plus de sens!’’ Arrête de pleurer, petit homme, petit de l’homme, ta mère a bien d’autres sources de fatigue que toi.Arrête de pleurer, ta vie commence, tu débutes le combat.Tu n’ es plus un enfant, tu es un homme.Tu as trois ans.Tes culottes courtes vont rallonger, on t’épinglera une cravate au cou, on te rasera la tête, on te donnera des mitraillettes-jouets, ailleurs de vraies mitraillettes.On te prépare à combattre, ce qui sera /’ essentiel de ta vie.A combattre oui, mais pas à gagner.Juste assez combatif pour gagner de misérables combats, pour te donner ï impression à toi et à quelques autres (ta femme, tes enfants, ton père) que tu n’es pas un peureux.On t’apprendra que le combat est toujours solitaire, et toujours tu perdras parce que tu luttes contre nous.Tu ne sauras pas qui sont tes véritables adversaires, tu frapperas un peu partout, au son des caisses-enregistreuses, ces clochers modernes.Ta vie est faite de certitudes qui s'effondrent une à une, d’angoisses inavouées, d’un noeud qui t’écrase la gorge dans le col étroit de ta chemise.Sous cette chemise, un Batman sommeille.C’est le gardien de ta raison, de tes raisons de vivre.C’est Zorro, Kit Carson, Patof, Dr.Welby, des fantômes qui n’existent pas, des images qui font croire que “tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles’’.Tout t’échappe, on t’a dépourvu de tout, tout'ce que tu n'as jamais eu, ée que tu as imaginé possible dans tes Ne sois pas un homme, mon fils! rêveries qui n’ont plus lieu d’exister: tu es un homme maintenant.On est content de toi, tu remplis bien ton rôle.Mais quel rôle joues-tu?Est-ce bien ta “nature’’?Où te l’a-t-on appris?Quel est ce “on’ ?Etre un homme a-t-il toujours été d’être ce que tu es?Si un jour tu prends conscience de ton ridicule, il n’y aura pour toi que la porte droite de la culpabilité.Et si tout ça n’ avait été que pour mieux t’asservir, aux chefs, aux sorciers, aux prêtres, à la bourgeoisie! Et si tout cela n'était qu’ un processus de division pour mieux régner! Maître dans ta maison: maître de quoi, de qui?Maître de perpétuer ton malheur, ta solitude, tes angoisses, ton ignorance?Ton corps se résume à deux mots: tête et queue.Cette tête que tu valorises, quand t’en sers-tu réellement?' On t’a dit que tu étais l’intelligence, et ta vie se passe surtout dans ta force de travail manuel que l’on t’escroque.Où est‘ton intelligence que l’on agite devant toi pour te prouver ta supériorité quand un si faible pourcèntage de l’humanité a le droit de s’en servir?On se paie ta tête au moins offrani.Et ta queue, là où tu te penses et te dépenses, est-ce bien la tienne ou celle d’un autre qui t’omnubile, te contrôle par l’autre tête programmée.Cela n’a ni queue ni tête.Cela, c est toi, c’est moi.Nous ne vivons pas notre tête, et notre queue n est qüe la tête des désirs refoulés qui nous happent et nous limitent à n être là, précisément là où tout est interdit, où rien ne peut être dit.Le bel étalon n’a plus de dents pour mordre.Livres traitant de ce sujet: Unbecoming men, par un collectif, Times Change Presse, 1023, Sixth Avenue, New York, N.Y.10018.(paru en 1971).La Fabrication des mâles, par Georges Falconnet et Nadine Lefaucheur, Editions du Seuil, Paris, 1975.The Male Machine, Marc Festeau, McGraw Hill, 1974.Violence and the masculine mystique, Ed.Washington Monthly, July 70, number 39-48, écrire à: Know Inc., P.O.BOX 86031, Pittsburgh, PA 1522-1.Rapport contre la normalité, Ed.Champ Libre, Paris, 1971.Famicide, de Jean-Marc Piotte, in Portraits du voyage, Ed.de l’Aurore, Montréal, 1975.L’origine de la famille, de la propriété privée et de l’Etat, Friedrich Engels, Editions Sociales, Paris, (1972).LOISIR Le magazine québécois du loisir 1 AN (12 NOS) $10 (pour étudiants: $6) Veuillez ?m'abonner à LOISIR PLUS que je paie à PERIODICA Inc.par ?chèque, ?mandat de OU PAR ?t hargi Carte No.$ Date d'exp.Mon adresse M nom adresse prénom ma signature app no localité code postal Parce que c'est aussi important de savoir s'amuser que de savoir travailler Pour les étudiants: Je suis étudiant au collège en.Je suis étudiant à l'université.en.20 »>*3 ¦M&à iv.g*' mrnnuu I- 'omrcnir tb ^jlpoonfimi du 9 au 19 j(>ifrier 1978 (ddnjène tua un va bon rire.àuuvmir DES ÉTUDES UNIVERSITAIRES À L'AIR PUR »# C'est ce que vous offrent l'Université du Québec à Chicoutimi et la magnifique région du Saguenay-Lac-Saint-Jean.Cinquante-deux programmes d'études de premier cycle dans les secteurs suivants: Ingénierie: Génie géologique Génie unifié Sciences de l'administration Sciences de l'éducation: Enseignement préscolaire Élémentaire Secondaire Professionnel En enfance inadaptée et en Arts plastiques.Sciences humaines: Géographie Histoire Sciences sociales Arts et lettres: Arts plastiques Linguistique Études littéraires françaises Anglais (langue seconde) Sciences de la santé: Nursing Sciences de l'activité physique Sciences pures: Biologie Chimie Mathématiques Physique Sciences religieuses Une université au coeur d'une ville qui allie les avantages urbains aux charmes de la vie en pleine nature: Pour tous renseignements: Le Bureau du registraire, Université du Québec à Chicoutimi 930 est, rue Jacques-Cartier, Chicoutimi (Québec) G7H 2B1 Téléphone: (418) 545-5613 Université du Québec à Chicoutimi La culture de nos tabagies PAR PIERRE DEMERS Collaboration à la recherche: Daniel Hébert.La culture des tabagies Dans le vaste complexe des media de masse, on a pris l’habitude d’inclure les magazines, les journaux, les livres de poche, tous ces imprimés publiés à grand tirage qui circulent à la grandeur des continents.Pour saisir un peu le fonctionnement de cette circulation de produits culturels, il faut savoir tout de suite que le territoire québécois (et ses 7,000 points de vente) fait partie du circuit américain et européen.Dans un rapport préparé pour le compte du ministère québécois des Affaires culturelles en 1973, sur “La distribution des périodiques et du livre de poche au Québec”, on trouve une description “monstrueuse” de la culture des tabagies nord-américaines.On doit partir de cette définition pour voir où ce dossier se dirige: “Chaque année, 2,500,000,000 copies de magazines, 700,000,000 d’exemplaires de livres de poche, 500,000,000 de “comics” (vous savez, ceux que traduisent et diffusent les “éditions Héritage”.), plusieurs dizaines de millions de livres à colorier (dont les niaiseries de Patof et de Monsieur Tranquille) et d’albums pour enfants, sont imprimés et acheminés à jours fixes et presque aux mêmes heures, vers quelque 100,000 points de vente desservant quelque 200 millions de Nord-Américains, de l’Alaska au Texas, de la Californie à la Nouvelle- Ecosse.L’ensemble du Canada (et forcément le Québec comme le Saguenay-Lac-Saint-Jean) fait partie de ce système de distribution, et c’est pourquoi nous avons à parler, avec le même vocabulaire que nos voisins américains, ce qui est bien significatif, de distributeurs “nationaux” et de distributeurs “régionaux”.Nos distributeurs régionaux au Québec (Benjamin News, Jalbert News, Provincial News, Sherbrooke News, les distributions Eclair, les Messageries dynamiques, etc.) font partie, au même titre que tous les autres, de la liste des quelque 620 distributeurs “locaux” ou “régionaux” qui reçoivent leur marchandise d’une vingtaine de grands distributeurs “nationaux” ou mieux “américains” et “canadiens” — Ce circuit obéit à certaines règles.Pour compléter les précédents dossiers que j’ai consacrés aux media régionaux du Saguenay-Lac-Saint-Jean, j’ai cru nécessaire de décrire ici certaines de ces règles qui régissent la circulation des produits culturels de nos tabagies, kiosques à journaux, et autres points de vente connus et moins connus.Parmi ces règles qui semblent utiles de connaître, mentionnons les noms des agences de distribution, des messageries montréalaises et régionales, le contenu de leur programmation de publications, les noms de leurs fournisseurs, les titres les plus vendus, le système des profits, la place du contenu “québécois” dans ce circuit.De plus, pour les amateurs plus curieux, j’ai fait le “palmarès des magazi- nes” les plus populaires dans les tabagies de la région.J’imagine qu’une région, comme un pays, peut aussi définir et évaluer sa culture (i.e.ouverture au monde) en fonction de ce qu’on trouve dans ses tabagies.C’est ce qu’on nomme _ habituellement par le “beau terme” de “culture des tabagies”.Rien à voir avec votre marque de cigarettes préférée, de briquets éphémères et de tabac à pipe.Ce qui saute aux yeux, quand on démonte quelque peu la mécanique des tabagies, c’est la place faite aux publications étrangères, surtout américaines et françaises.De ce côté-là aussi les Québécois ont pris de très mauvaises habitudes.En plus de voir des films américains souvent médiocres dans les salles de cinéma qui ne leur appartiennent pas, ils regardent trop souvent des séries télévisées américaines traduites en France (cfr.la querelle du doublage France-Québec qui se fait aux dépens des compagnies montréalaises de doublage), ils écoutent sur les ondes des postes de radio des palmarès américains quand ce n’est pas le palmarès français des traductions de “hits” américains en plus des palmarès des chansons françaises “de France”; et comble du colonialisme culturel américain et français, ces mêmes Québécois achètent tout naturellement les revues et livres de poche français et américains qui occupent les % de l’espace de leurs tabagies.Ils lisent ce qu’on leur offre, ce n’est pas plus sorcier. l'ET Ri HODP™ CARS MAYFAIi ¦ .if LIBRE i \ Z ^MVirt **«*&£, wrnm fni/mm r&fMAPt ‘AS* Et ce qu’on leur offre, dans ces canaux de produits culturels que sont les tabagies, c’est la liste habituelle des périodiques des agences et messageries montréalaises toutes alimentées par les gros fournisseurs américains et français.Pas un règlement gouvernemental québécois n’oblige ces agences à diffuser des publications en majorité françaises.Encore moins de lois protégeant et favorisant la diffusion sur tout le territoire québécois des livres et des périodiques québécois.Pour tenter de se faire un trou dans cette jungle, une règle d’or domine, comme dans tout ce vaste système du marché capitaliste de l’entreprise privée: lancer des publications qui obéissent aux mêmes critères que les autres publications étrangères qui se vendent bien.Faire comme les éditeurs de “Lundi, de “Dé-cormag”, de “Rénovation bricolage”, de “TV-Hebdo”: jouer les mêmes cartes que les autres avec ce petit accent québécois, mais sans excès et surtout sans trop innover.Le marché est tellement difficile et fragile.Le chiffre d’affaire des tabagies Les 450 dépôts régionaux (tabagies, restaurants, centres d’achat, épiceries, kiosques à journaux, hôpitaux, écoles) de périodiques et de livres de poche appartiennent à des propriétaires régionaux.La plupart ne vendent que des journaux (ceux de Québécor, ceux d’Unimedia surtout) et quelques périodiques.Une cinquantaine d’entre eux peuvent se permettre de vendre des livres de poche parce qu’ils ont suffisamment d’espace.Une trentaine tient un restaurant (60%des revenus d’une tabagie mais faut de l’espace et payer du personnel au salaire minimum) et une centaine vendent des cigarettes et autres bebelles d’usage.Habituellement, dans une tabagie, plus de 40% du chiffre d’affaire est fait avec la vente des bebelles comme les stylos, les lunettes, les pipes, les poupées qui brisent tout de suite, la Loto-Québec, les briquets bons pour 4 cigarettes, etc.L’es- pace pour ces gadgets tend à s’étendre depuis quelques années.Donc, les tabagies, surtout les grosses, deviennent des sortes de magasins généraux modernes.On y trouve de tout pour tous les consommateurs possibles.Les magazines et les périodiques, même les journaux à potins doivent se débattre pour attirer l’attention des visiteurs.Si l’on se limite au chiffre d’affaires des périodiques, on sait que les agences montréalaises les plus importantes (Agence provinciale, Benjamin News, les 'distributions Eclair, les Messageries dynamiques) déclarent un roulement d’argent d’environ $70 millions par an.Ces agences sont des intermédiaires.Peu d’entre elles éditent comme les distributions Eclair (Unimedia - Jacques Fran-coeur) et les Messageries dynamiques (Québécor - Pierre Péladeau).Elles touchent une commission sur le prix de vente des périodiques.Par exemple, une revue de boxe se vend $1.00, sur ce prix de vente dans les kiosques, l’éditeur de la revue en retire 50%, i.e.$0.50.Le distributeur et son agent régional 30%, i.e.$0.30.Et le reste du $1.00, i.e.20%($0.20) revient au dépositaire, le propriétaire de la tabagie.Le tabagiste offre de l’espace pour les publications que lui propose l’agent des distributeurs.Les revues invendues sont retournées à l’éditeur, donc les agences de distribution ne prennent pas tellement de risques.Ca leur prend des entrepôts et une flotte de camions dépendant de leur rayonnement.Ici au Saguenay-Lac-Saint-Jean, une agence de distribution, les distributions Eclair, fait en profits nets environ $15,000.00 par semaine.Les autres agences (Messageries dynamiques, Agences provinciales) un peu moins.C’est un bassin de lecteurs intéressants à fréquenter et à solliciter.Mais il faut bien noter que ces agences restent des intermédiaires qui ne touchent que 30 % des profits sur la vente des périodiques.Les éditeurs pour la majorité américains et français font la grosse passe, i.e.50% du prix de vente en kiosques.Si l’on connaît l’origine des périodiques vendus dans les tabagies du Québec, on mesure plus facilement la couleur nationale de ces produits culturels de consommation courante et l’exploitation du marché québécois et régional que font les éditeurs américains et français.Ces éditeurs sont tellement bien implantés ici au Québec, qu’ils manipulent à leur guise l’offre et la demande des lecteurs québécois.Dans ce circuit, les éditeurs québécois ont la vie difficile.Les livres québécois sont enterrés sous les stock de gros livres de luxe distribués par Hachette (Benjamin News) et les revues québécoises percent seulement si elles obéissent à des besoins déjà reconnus (potins, sexe, faits divers policiers, tricot, cuisine, faim encyclopédique, macramé, bricolage).Il existe heureusement quelques exceptions de revues d’information soignées qui se vendent bien (“Actualité”, “Châtelaine”).SP- ¦ S, ! I; Le, fa [-' IB Ifa il» »l IK, Kite lilt * "Le palmarès des tabagies du Saguenay-Lac-Saint-Jean" ou "Le club privé des 1,000 exemplaires et plus" Pour rendre ce tableau des tabagies du Saguenay-Lac-Saint-Jean plus vivant, j’ai cru utile de monter le palmarès des périodiques les plus populaires dans notre région.Ce palmarès a été dressé avec la collaboration des agences de diffusion qui alimentent en publications les points de vente d’ici.C’est un palmarès qui indique les grands courants culturels qui traversent habituellement ces canaux de diffusion que sont les tabagies.Malgré la percée tout de même récente de quelques éditeurs québécois, (ex.: “Lundi”, “Rénovation bricolage”, “Nous” et “Décormag”), ce sont toujours les publications américaines et françaises qui utilisent à leur profit “nos” tabagies.Dans ce domaine, l’intervention des éditeurs français est peut-être encore plus néfaste que celle des éditeurs américains.Les éditeurs français (surtout la maison Hachette avec son stock de revues et de livres de poche) pratiquent un “dumping” de magazines à la grandeur du Québec.Ils nous expédient le vieux stock de revues, de comics français, de magazines pratiques invendus en France depuis les derniers mois.Et ils mettent en vente, dans nos kiosques, ces produit* de lecture rapide à des prix beaucoup plus bas que ceux des revues d’éditeurs québécois.Dans ce complexe de la culture des tabagies, le jeu commercial des éditeurs français semble plus dommageable encore que celui des éditeurs américains qui écoulent ici leurs belles revues et leurs livres de poche à des prix aussi très bas.Tout ça pour dire que pour les éditeurs d’ici, il faut se lever pas mal de bonne heure pour concurrencer des périodiques établis comme “Playboy”, “Parents”, “L’Express”, “Paris Match”, “Marie-France”, dans un monde où règne la loi de la jungle capitaliste.Ce portrait-robot des 10 revues les plus populaires au Saguenay-Lac-Saint-Jean reste, bien sûr, relatif.Peut-être que dans deux ou trois mois, les goûts du public-lecteur régional auront changé et quelques-uns des magazines “primés” ici, auront perdu leur place de choix.Peu importe, avec ce palmarès, on est en mesure d’affirmer, sans risque d’erreurs, que les gens d’ici ont l’habitude de lire des périodiques qui, ouvertement, leur proposent des “recettes pour mieux vivre”, en général et en particulier.Les valeurs qui régnent d’une manière quasi absolue, dans ces dix revues les plus fréquentées par les lecteurs d’ici, ce sont: les potins (la vie privée de leurs vedettes), les loisirs (bricolage, cuisine, chasse et pêche, etc.), la vie sexuelle (“Nous”) et la télé.Toutes ces revues tentent de tuer le temps libre des gens qui ont le vertige quand ils ne travaillent pas.Juste à y penser, j’en ai la chair de poule.1- “LE LUNDI” (hebdomadaire paraissant le lundi).—- Propriétaire: Magazine CSRC Ltée et Claude Charron de Montréal.— Sous-titre: “Magazine familial”.— Tirage: 80,000 ex.dont 5,000 vendus au Saguenay-Lac-Saint-Jean (la plus forte cote de popularité).— Syle: Magazine à potins comme les journaux jaunes de Péladeau, mais imprimé sur papier glacé et en vrai format magazine.— Manchettes: La vie privée des vedettes de la politique québécoise et du showbizz montréalais.— Ex.d’information douteuse du “Lundi”: dans le no du 7 janvier 78, on parle de la manière du premier ministre Trudeau d’élever seul ses enfants, d’après un informateur “anonyme” digne de foi d’Ottawa,,, vous voyez le genre.— Contenu habituel: Chroniques de mode, de santé, de consommation, posters de vedettes, tricot et reportages avec des pauvres et des riches.— Qualité: Change de page-couverture à tous les lundis.2- “RENOVATION BRICOLAGE” (mensuel quécécois).— Propriétaire: Les publications Périscope Ltée, Claude Durocher.— Sous-titre: “Le magazine des bricoleurs québécois”.— Tirage: 75,000 ex.par mois, 3,000 ex.vendus ici.— Style: Série de recettes pour bricoleurs et propriétaires de maisons pas trop riches.— Registre assez large pour intéresser bien des lecteurs: entretien, réparation, construction, décoration et jardinage.— Favorise la “familiarité” entre bricoleurs-lecteurs: vente du tablier du bricoleur, de la carte du brico-club, etc.— Collaborateur de prestige: Paul Pouliot de “La Presse” à la chronique “Jardinage”.25 — Contenu: Chroniques diverses (même pour la voiture), plans de meubles à faire chez-soi, courrier des lecteurs, publicité pour bricoleurs.— Qualités: Lecture facile, mise en page aérée et surtout ne vient pas de France.3- “NOUS” mensuel québécois).— Propriétaire: P.S.Azzaria de Montréal.— Sous-titre: aucun.— Tirage: 55,000 par mois au Québec, 2,200 vendus dans la région.— Style: Revue de mode, de sujets osés comme la sexualité, de reportages snobs et de nouveaux loisirs.— Mise en page, illustrations et chroniques souvent remarquables par rapport à d’autres magazines d’ici tels “Femme”, “Elle et Lui”, “Marie-Eve”.— Bonnes chroniques de livres, de cinéma, de disques et de media.— Reportages souvent originaux sur l’art de vivre et de consommer avec plus de raffinement.— Profite de la collaboration bien payée de nombreux journalistes professionnels et pigistes montréalais.— Des reportages sur des voyages, des personnalités québécoises dans un style souvent amusant.— Qualités: Très bonnes illustrations, plus professionnel par rapport aux autres magazines d’ici.—Défauts: moins fouillé, jounalisti-quement et politiquement que la meilleure revue d’information d’ici, qu’on trouve dans les kiosques: “L’Actualité”.26 4- “ELLE ET LUI” (mensuel québécois).— Propriétaire: Les publications France-Canada Inc.(Claude Charron).— Sous-titre: “Le plus important magazine au Québec” (sic).— Tirage: 40,000 ex.par mois au Québec, 2,000 ex.vendus dans la région.— Style: Copie faible d’un magazine américain sur des couples célèbres.— Manchettes: Des potins d’artistes, des gros faits divers et des meurtres.— Contenu: Portraits de couples-vedettes (ex.: Guy et Lise Lafleur), récits de viols, de meurtres, et les stars connues d’ici comme Ti-Gus et Ti-Mousse, Madame X, une vieille toute seule, etc.— Chroniques comme dans “Nous”, plus des chroniques d’astrologie, de santé.— Défauts: Des reportages-reprises qu’on a toujours déjà lus dans les journaux jaunes de Péladeau.— Qualité: Se lit très vite.— Défaut: Les photos sont très mal faites.5- “FEMME” (mensuel québécois).— Propriétaire: Les publications Expresses M.F.Inc.et Maurice Favreau.— Sous-titre: “Le magazine Aolu-tions de la Québécoise” (sic).— Tirage: 52,000 ex.par mois, 1,2000 ex.vendus ici.— Style: Magazine de mode pour les femmes qui veulent trouver des recettes de charme et des trucs pour oublier leur cellulite.— Image de la femme dans ce magazine: “Sois belle et laisse faire le reste.”.— Exemples de femmes célébrées dans “Femme”: Juliette Pétrie, Louise-Josée Mondoux, Mademoiselle Coupe Grey 77, et autres “bibelots” du même genre.— Chroniques féminines pour la femme au foyer: maquillage, la vaisselle, le test du mois, la femme et la loi, tricot, le procès de l’obésité, etc.— Qualité: Aucune.— Défaut: Anti-féministe.S35i." 6- “MARIE-EVE”(mensuelquébécois).— Propriétaire: Les éditions Marie-Eve Inc.et Freida-Couture-Lévesque.— Tirage québécois: 40,000 ex., 1,500 vendus ici.— Sous-titre: “Le magazine de la Québécoise d’aujourd’hui”.— Style: Ressemble à “Femme”, pas pire, pas mieux.— Contenu: Reportages, mode et beauté, Partisane, votre quotidien, des chroniques comme dans “Nous”.— Les titres des articles en disent long sur l’image de cette Québécoise vantée par “Marie-Eve”: “Quoi faire avec les embrasseux du temps des Fêtes”, “Toutes les femmes peuvent se faire enlever la culotte de cheval”, “De plus en plus de femmes préfèrent des amants plus jeunes”, “33 mensonges qu’un homme croira toujours” — Qualité: Aucune.— Défaut: Anti-féministe.Suite à la page 40. bernard GAGNE Bernard Gagné est natif de Petit-Saguenay.Il fait ses débuts en photographie vers 1971, un peu par hasard et beaucoup par plaisir.Ensuite, il s'inscrit au Club de photo de Chicoutimi où il rencontre des gens avec qui il peut échanger sur le travail en laboratoire, les nouvelles techniques, l’intensité de la lumière.Chaque année, depuis 1972, il participe à l'exposition collective du club.Tout son travail en noir et blanc atteint une première étape de maîtrise lorsqu'il suit, en 1973, une session de 36 cours à l'UQAC.Le porte-folio que nous vous présentons représente une recherche s’échelonnant de mai 74 à avril 76, sélection noir et blanc qui rend compte de sa patience et de son amour de la lumière.Il travaille maintenant avec la couleur, comme pour se dépasser lui-même et se rapprocher des natures, des coïncidences des levées et des couchers de soleil.Bernard est de nature timide.Chercheur de simplicité, il prend ce qui se laisse prendre sans agression, il capte l’écho de lui-même qui transparaît dans ses paysages, portraits d’enfants, ombres et éclats de lumière, percées de la quotidienneté.C'est une lente évolution vers la maturité.Il ne compte pas vivre de la photographie, car il faudrait qu'il élimine tout son plaisir, nous dit-il.Mais il aimerait, s’il trouve des sous, faire une exposition solo.Pour l'instant, son instinct le guide pour prendre contact avec le réel, permettre les clins d'oeil et les sourires photographiques.A.A.P. m ¦>- .M -Jf' / u^*' à£: :v^.;4g SiPI# , ?uil-\AU EST Racine Chicoutimi Que.Suivie Leroux GERANTE Suivie kaudrc ASSISTANTE 46 LE CROQUIS: Autre concept de la réalité artistique Vendredi le 20 janvier, la galerie de l’Arche à Jonquière nous conviait à la première d’une exposition de croquis.Réunis dans une même salle, une douzaine d’exposants tentaient de rendre justice à ce dernier en nous révélant ses qualités artistiques.On a généralement tendance à considérer le croquis comme une étape préliminaire à la réalisation d’une oeuvre d’art.En choisissant ce type d’exposition, l’Arche nous permettait d’apprécier une lecture différente du croquis.Même s’il peut être une bonne école du mouvement et de la forme, le croquis a des qualités particulières qui le font différer de tout autre moyen d’expression.Tenter de reproduire et/ou d’interpréter la réalité en moins de cinq minutes donne des résultats que ni la peinture ni la gravure (à moins d’en vouloir ainsi) ne cherche à atteindre.Le croquis peut parfois servir de document dans l’élaboration d’une oeuvre plus détaillée, mais il reste quand même que sa propriété est de savoir prendre sur le vif une nature vivante, et d’arriver à traduire en quelques lignes son caractère.Parce qu’il est rapide, le croquis aide à la formation de l’oeil et de la main; cette formule a l’intérêt de permettre d’audacieuses interprétations du sujet, et l’exécutant, étant moins préoccupé par le souci de “rendre beau”, peut donner à ses gestes la sensibilité qu’ils méritent.Le croquis est un langage analogique, il a son code et ses signes.Il n’existe pas de contour dans la réalité et, pour exprimer des formes ou des profondeurs, il faut raisonner par analogies.On arrive à toucher ainsi une dimension qui atteint beaucoup de noblesse.Le croquis développe la perception et oblige l'artiste à une précision visuelle, à une concordance de sa main avec le concept de la réalité.Choisir de travailler la tache ou la ligne n’a rien de gratuit, chacune de ces techniques imposent à l’artiste ses propres lois et l’obligent à se servir d’un tel médium plus spécifiquement que d’un autre.La ligne peut être continue, hachurée, grasse ou délicate pour mieux donner de l’intensité et du dynamisme au dessin.Matisse, par exemple, en un jeu de lignes continues, sans lever le crayon de la feuille, cherchait à simplifier le mouvement de son sujet.Des variations de cette technique habilement réalisées forcent l’oeil de l’observateur à prolonger mentalement, par suggestion, les lignes du contour inachevé.Aujourd’hui, simplifier les lignes et synthétiser le sujet est devenu un des critères de réussite.La tache en appelle aux mêmes qualités d’adresse: représentation simplifiée du mouvement, illusion de la réalité par la perspective, proportions justes.Le travail à la tache a la particularité de traduire les profondeurs et les volumes en diminuant ou en intensifiant les jeux de lumière.Mieux que quiconque, les Chinois ont travaillé la tache gestuelle.Ils ont fait part d’une grande maîtrise du geste, d’une sensibilité et d’un respect du médium employé, l’encre.Bien sûr que cette technique requiert un long apprentissage et que la pensée orientale la considère comme une fin en soi; mais il demeure tout de même qu’ils ont atteint une qualité de finesse qu’on ne peut taire.On permet généralement une présentation de croquis à condition qu’elle soit introduite dans le cadre d’une exposition de peinture, gravure et de sculpture, ou tout simplement si l’artiste est très connu.En ceci, la galerie de l’Arche est novatrice et j’ose espérerque cette expérience tendra à se reproduire et ce, non seulement dans cette galerie, mais aussi dans d’autres salles d’expositions puisque, nous l’avons vu, le croquis sait révéler des qualités artistiques toutes aussi riches d'intérêt que d’autres palliers de la production artistique.Monique Major î- a r 2- a r )==1| La f— HI Société des Arts de Chicoutimi Inc.EXPOSITION Auditorium Dufour, dessins d’enfants et ceintures fléchées.hôtel de ville de Chicoutimi, “Les peintres du Saguenay”.pour en être membre .tel.549-3618 47 V V - Un autre ciné-club à fréquenter: celui de l’Auditorium Dufour Le mois dernier, on donnait un résumé des films présentés par “le Nouveau Réseau” et par “le ciné-club du CEGEP de Jonquière.Ce mois-ci, pour compléter cette information sur les bons films à voir dans les salles dites “parallèles”, voici une brève description des films du “ciné-club de l’Auditorium Dufour” du lundi soir.Le 30 jan.: “Festival des films publicitaires” (Cannes, 1977).A chaque mois de mai, au Festival de Cannes, on prime les meilleurs courts métrages publicitaires de l’année, imaginés avec humour et brio par des cinéastes de tous les pays.“Frankenstein Junior” (USA, 1974) de Mel Brooks, avec Marty Feldman.Une parodie épouvantable du classique du cinéma d’horreur américain avec un professeur Frankenstein “pédé” et un assistant ‘Marty Feldman aux gros yeux) obsédé sexuel.Le 27 fév.: “Les enfants du paradis” (France, 1943, 195 min.) de Marcel Gamé sur des dialogues de Jacques Prévert.Reconstitution grandiose du boulevard du Crime à Paris, en 1840, avec la rivalité du mime Deburau et de l’acteur Frédérick Lemaître, tous deux amoureux de la même femme, Garance.Des décors pittoresques, des mouvements de foules indescriptibles, une riche interprétation et surtout les dialogues de Prévert qui suffisent seuls à camper tous ces personnages.Un grand classique du cinéma mondial.Le 6 mars: “Casanova” (Italie, 1976) de F.Fellini, avec Donald Sutherland.Ce qui intéresse Fellini dans le personnage historique, romantique, mythologique de Casanova, c’est sa mise en scène, son décor, comme le Festival de Venise, les costumes et les maquillages de son époque.Bref, son côté “fellinien”.“Le fantôme du paradis” (G.-B.1974) de Brian de Palma.Un opéra-rock, avec les plus gros groupes pop britanniques, des vedettes, et qui débouche sur un documentaire de science-fiction sur la musique pop.Le 20 mars: “Vie de famille” (G.-B., 1971) de K.Loach.Anatomie d’une dépression nerveuse chez une fille de bonne famille.48 “Qui a peur de Virginia Wolf” (USA, 1966) de Mike Nichols.Un couple en pleine dépression plus ou moins nerveuse comme leur amour: Elizabeth Taylor et Richard Burton.Le 3 avril: “François et le chemin du soleil” (Italie, 1971) de Fr.Zeffirelli.Portrait de Saint-François d’Assises, écolo- giste avant la lettre et moine drop out.“Les sentiers de la gloire” (USA, 1957) de Stanley Kubrick.Tiré du roman de H.Cobb paru en 1935.Violent film anti-militariste, tourné en Allemagne et interdit pendant longtemps en France.Résumé préparé par Pierre Demers Fédération des isses d’Entraide Economique du Québec '"C La ré- ' ^ qionali- sation des ca- ^WÉÈImÊÊÊÈÊFÉÊmÊÈÊHËiËÈÊÊÈÈÈkyê pitaux.la décon- - ’f?centration des cen- * très de décision, l’anima- ’ * tion et la contamination éco- * nomique sont la base de l’En- i traide Économique Les principes en font, dans chacune des régions, ^ %, ” l’outil ideal de l’homme d’affaires comme du petit épargnant ^ En redistribuant l’épargne de la région dans cette „ même région.l’Entraide devient un moteur économique en perpétuel mouvement, travaillant sans cesse a l’édification d’une société a l’image de ses membres Les décisions sont prises au niveau local et mises en application au niveau local C’est cette particularité qui fait la force de chacune des caisses autonomes, regroupées en Fédération.Les Caisses d’Entraide sont les institutions financières les plus progressives au Québec En devenir membre c’est rendre votre région plus forte Livres, bouquins, paroles d’ici et d’ailleurs 8 OPERATIONS Larry Tremblay, jeune auteur, a écrit 8 Opérations: un produit régional authentique et de bonne qualité.Ce livre nous est présenté dans lacollection “Scénario” des éditions du Québec 89; le texte est accompagné de photos de Marcel Cloutier.8 Opérations est un texte dramatique; 8 séquences sans logique apparente, tableaux où chaque ombre dessine plus nettement le contour des images blanches qu’elle met en relief.La logique du rêve est celle du désir et nous avons le pouvoir de rassembler en un tout cohérent, les morceaux épars qui surgissent de l’obscurité.Une femme à la recherche de son identité bascule dans le rêve et finit par croire à l’image qu’elle se fait d’elle-même, qu’elle donne aux autres et que les autres lui donnent.Le langage utilisé est clairet suggère toute l’atmosphère à la fois intense, grave et poétique nécessaire à ce genre de texte.Le scénario n’est pas rigide et laisse beaucoup de jeu et de possibilités pour une autre mise en scène de cette pièce.Je ne voudrais pas oublier de mentionner que cette pièce a été jouée par la Cellule de Théâtram vers la fin de janvier.Dans une mise en scène sobre et sans artifices, nous avons pu apprécier le résultat d’un bon travail d’équipe au rythme des mots et du jeu.En passant, les éditions du Québec 89 sont à surveiller; d’autres projets d’édition sont en marche.F.B.Jeu — cahier de théâtre Première revue du genre au Québec, Jeu paraît trois fois par année.Dans chacune des six premières parutions, la rédaction de Jeu s’est efforcée, avec l’aide d’une trentaine de collaborateurs et des groupes eux-mêmes, de décrire les tendances du nouveau théâtre québécois, de questionner les artisans du spectacle et d’analyser les conditions d’existence des troupes qui ont amené l’éclosion de nouvelles formes de travail, d’expérimentation et de gestion dans le théâtre québécois.La publication de quatre dossiers d’envergure sur le Théâtre Parminou, le Théâtre Euh!, La Marmaille et le Grand Cirque Ordinaire a permis à ces troupes-là de se confronter à l’écriture et de formuler leur conception de la création dans ses rapports avec la collectivité.Chaque mois nous offre des entretiens avec quelques-uns des artisans les plus représentatifs de notre théâtre, fait paraître des critiques sur les spectacles et les écrits marquants de l’activité théâtrale, des comptes rendus sur les festivals au Québec et dans le monde ainsi que des notes-critiques sur les associations représentant les travailleurs (euse)s du théâtre d’ici.Chaque numéro de Jeu publie en outre, un annuaire < très pratique de nos théâtres, troupes, revues, écoles, mis à jour régulièrement.Nous avons reçu livraison du numéro 6 qui traite spécialement de la situation du mime au Québec, intéressant pour comprendre que bientôt le Québec sera un grand pays producteur de mime.Il est clair que la rédaction de Jeu veut ouvrir ces cahiers à ceux qui font le théâtre et qu’elle doit participer à l’expression critique d’un théâtre québécois dont les productions québécoises laissent présager un tournant décisif.“Ici vraiment quelque chose est en marche qu’il faudra suivre attentivement.” Jeu, C.P.1,600, Suce.E., Mtl., H2T 3B1 du 4 au 16 mars 78 CENTRE CULTUREL DE JONQUIERE 49 LA PENSEE OU LA FICTION?La dernière Barre du Jour se présente comme un numéro spécial sur La Pensée.Malheureusement, de la pensée, il n’y aurait que le titre.Comment se fait-il, qu’enjanvier 1978, auQuébc, aucun texte sur la pensée en action n’y apparaisse?Comment se fait-il qu’un numéro sur la pensée ne contienne que des textes de fiction?Si ce numéro représentente ce que les penseurs québécois pensent dans la situation historique actuelle, vitementque nous vienne une nouvelle utopie compensatrice/pensatrice! Une seule surprise (et elle est minime lorsque l’on a déjà lu l’excellent article sur “Une partie de hockey” paru dans la revue Stratégie), le texte de Michel Beaulieu où l’on peut lire: “Les détenteurs du savoir, c’est-à-dire du pouvoir, n’ont aucun intérêt à ce que la masse soit au courant, bien que pour flatter sa bonne conscience elle en laisse de temps en temps échapper des bribes.Ces bribes ne servent d’ailleurs à rien si l’on n’en a pas les clés.Des bribes de savoir lancées hors de leur contexte ne permettent pas de recréer le contexte dont elles sont issues”.Il serait intéressant de vérifier si c’est pour flatter leur bonne conscience que les détenteurs du pouvoir, c’est-à-dire du savoir, laissent de temps en temps échapper des bribes, ou plutôt bien parce que l’émission de bribes multiples et le plus possible contradictoires crée justement l’incompréhensibilité de l’ensemble dont elles sont issues.Et si ce numéro sur LA PENSEE jouait ce rôle, et de par son aspect bribes et de par son parti pris de la science-fiction?Des textes de François Charron, Patrick Straram le Bison ravi, Denis Vanier, Marie Savard, fille de Germaine, Madeleine Gagnon, Pierre Laberge, Claire Savary auraient été les bienvenus; des textes de Marcel Pépin, Yvon Charbonneau, Francine Larivée, Morgantaler; et même Claude Ryan, plus encore Pierre Vadeboncoeur.La pensée a des rapports avec la pratique, ne serait-ce que celle de l’écriture.Peut-être aurait-on mieux fait d’orienter cette parution vers la science-fiction, genre peu encouragé au Québec.Ou alors, la pensée prévilégiée par La Barre du Jour est celle de “Terre de Feu”, de Michel Morin et Claude Bertrand, où, en douze pages, la pensée des auteurs réussit à saisir l’histoire entière de deux siècles.?Pensée blanche, qui raisonne ou résonne, confondant son propre écho de satisfaction à la “bonne” pensée avec la réalité dont elle se veut le juste reflet: “Infaillible alchimie d’où jaillit la pensée, claire et pure”.La pensée d’ici, pèut-être moins claire et moins pure, n’apparaît plus variée.La Pensée, La Barre du Jour, numéro 62, janvier 1978, $3.00.J.P.L'AMELANCHIER, un récit de Jacques Ferron, VLB éditeur, $5.50.Un certain monsieur X, à l’émission culturelle de CJPM-TV du 15 janvier 1978, affirmait que ce livre était de Jacques Blouin, et qu’il n’avait d’ailleurs ni queue, ni tête, ni intrigues, ni personnages, ni ci, ni ça.Je peux vous certifier qu’il est de Jacques Ferron, et qu’intrigues, personnages, ci et ça il a.Lire m’apparaît un peu comme avoir le mal de mer, cela se déclare dès les premières secousses: “Mon enfance, je décrirai pour le plaisir de me la rappeler, tel un conte devenu réalité, encore incertaine entre les deux.Je le ferai aussi pour mon oriente ment, étant donné que je dois vivre, que je suis déjà en dérive et que dans la vie comme dans le monde, on ne dispose que d’une étoile fixe, c’est le point d’origine, seul repère du voyageur.On est parti avec des buts imprécis, vers une destination aléatoire et changeante que le voyage lui-même se chargera d’arrêter.Ainsi l’on va, encore chanceux de savoir d’où l’on vient”.Un des arguments majeurs du monsieur X est que le livre est écrit dans un langage que l’on ne parle jamais.Comment ce monsieur parle-t-il?Ecrit-il?Comment lit-il “Papillon”?Pour être lisible, faut-il écrire: “Un jour, ce sera ton tour”.Le langage écrit, foi d’analphabète, correspond à des normes non-définitives, tout comme le langage oral d’ailleurs.Prenons l’exemple du Succursale tabagie-librairie Place Centre-Ville Tél.: 547-6629 .LA LIBRAIRIE GENERALE 163, rue St-Dominique Jonquière, Qué.Tél.: 547-0066 SUR PRESENTATION DE CE COUPON 20% d'escompte vous sera accordé sur tous achats à i exception des manuels scolaires TE-CHt Justin Maltais li 28 est, Racine, Ctyicoutimi.549-7991 Tout pour la photographie 50 Saguenay-Lac-St-Jean qui, dans son expansion architecturale, est à la recherche d’un langage.Malheureusement, jusqu’à maintenant, il a prévilégié un langage importé, un langage déjà mort.L’environnement, au Saguenay-Lac-St-Jean, emploie une parole architecturale qui s’appuie sur Québec, qui s’est appuyé sur Montréal, qui s’est appuyé sur New York, qui s’est appuyé sur.Babel.Le langage architectural se transforme donc, suivant en cela les transformations de la réalité socio-économiques.Monsieur Ferron, alias Blouin, comment devrait-il donc parler?La parole, le style de la langue faite chair, est une des particularités de l’individu, une des particularités de la collectivité.La parole est la lutte menée contre la langue, contre la classification, l’ossification de la langue.Vouloir restreindre cette parole, c’est demander la démission, la reddition inconditionnelle.Si la parole de Jacques Ferron est différente, c’est qu’elle atteste de cette liberté qui se refuse au conformisme, conformisme auquel certains désireraient voir adhérer le plus grand nombre.(N.B.: Le conformisme a maintenant le don de bien se camoufler).J.P.Les Faux Brillants de Félix-Gabriel Marchand, de Jean-Claude Germain, $6.50.Jean-Claude Germain, un des vieux routiers du jouai au Québec, s’est permis de réécrire un vaudeville du siècle dernier.Les Faux Brillants nous permettent de comparer le rendement d’une pièce selon que la langue employée est conforme à la norme ou à la réalité.Le bourgeois parvenu du siècle dernier qui, sous la plume de Félix-Gabriel Marchand (premier ministre du Québec de 1897 à 1900) parle en vers, nous est restitué dans un jouai débridé par Germain.Le scénario n’a rien de bien nouveau et se résume aux mésaventures d’un bourgeois parvenu qui cherche à s’ennoblir grâce à son argent.Un livre qui est d’un certain intérêt historique dans la mesure où il renferme le regard que jetait un libéral de l’époque sur sa société.Jean-Claude Germain nous situe d’ailleurs la pièce et son auteur, en post-face des Faux Brillants, on peut y lire que notre héros pourrait bien être le successeur de Félix-Gabriel Marchand comme premier ministre libéral.Un livre intéressant parce qu’il nous permet de jeter un coup d’oeil sur une littérature dont plusieurs ignorent même l’existence (Mea-culpa, Mea-culpa, Mea-maxima-culpa!).LeTraîneauà chiens d’hier à aujourd’hui, de Pierre Lemay, aux éditions de l’Aurore.Si vous avez moins de trente ans et ne vous êtes jamais occupés outre mesure de ce sujet, Pierre Lemay vous apprendra comme à moi la place importante qu’a le chien et son traîneau dans l’histoire du Québec.Les grands chiens efflanqués qu’on pouvait et qu’on peut encore voir seraient donc les anciens chevaux des pauvres et auraient déjà eu une autre utilité que celles d’être évachés dans le salon ou d’arracher les culottes et quelquefois des morceaux de cuisse aux passants.Les attelages à travers les civilisations et les âges nous sont d’abord présentés.Viennent ensuite les races de chiens nordiques, leur morphologie et leurs caractéristiques pour l’endurance et la vitesse.Pierre Lemay nous donne aussi les éléments de base concernant le dressage et des petits trucs pour déceler les bons chiens des mauvais.Puis une description très précise de l’équipement moderne qui pourrait même permettre au bricoleur de s’en confectionner un.La dernière partie du volume s’adresse surtout aux “maniaques” qui font ou qui songent à faire de la course.J -G.G.Protégez-vous des incendies.DETECTEUR DE FUMEE D.C.9V ou A.C.110 V.Disponible chez: P.-L.Tremblay, 290, St-Dominique, Jonquière.Tél.: 542-4589.547-2014 559 ST DOMINIQUE - JONQUIERE Te*T
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