Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Focus : Saguenay Lac St-Jean
Revue publiée au Saguenay-Lac-Saint-Jean pour informer la population sur les activités culturelles dans la région. Ses animateurs militent pour donner de la vitalité à la culture sous toutes ses formes à l'extérieur des grandes villes.
Éditeur :
  • Jonquière :Focus,[1977]-1981
Contenu spécifique :
Octobre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (7)

Références

Focus : Saguenay Lac St-Jean, 1977, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
VOL I no 5 /MONOPOLE DE FRKNCE FILM -195 • enlrei/ue i con/enïum •art e\ arNsanat $1.00 Saguenay Lac-St-Jean longs métrages de c vend du lundi au • entrev'ueiconi^ntum «art et artisanat Notre page couverture Photo: Michel Gauthier Montage: R.Langevin FOCUS Vol.1, no 5 LE COLLECTIF DE FOCUS: Bernard Potvin, Yves Caron.Mireille Lafrance, Jean-Guy Girard, Alan McLean, Claire Page, Richard Langevin, Jocelyn Pagé, Marc Bégin et Daniel Hébert, COMITE DE REDACTION: Journalistes: Jocelyn Pagé, Jean-Guy Girard, Alan McLean.Conseiller: Yves Caron.Conseiller artistique: Richard Langevin.Responsable de la rédaction: Da-iniel Hébert.COMITE DE RELATIONS EXTERIEURES: Responsable: Mireille Lafrance.^Promotion et publicité: Yves Ca-t ron.Collaboration: Bernard Potvin, Daniel Hébert.SECRETARIAT, GESTION ET CALENDRIER: i Claire Pagé.CONCEPTION ET REALISATION GRAPHIQUE: Richard Langevin.COLLABORATEURS: Pierre Demers, Russel Bouchard, Michel Légaré, Alain Bou-iane, Françoise Boudreault.Illustrations: Marie-Suzanne Guay.COLLABORATION TECHNIQUE: j Guylaine Emond.MPRIMEUR: Imprimerie Le Progrès du Saguenay.DISTRIBUTION: I FOCUS.REMERCIEMENTS: | Michel Gauthier, Roch Proulx, Helène, Ginette.La revue Focus est publiée à jonquière, 290, rue St-Dominique.Toute reproduction tes textes, photos, dessins, est a propriété de Focus qui se réserve tous droits de reproduc-:ion et de traduction, sauf dans e cas où l’on indique les réfé-ences.Dépôt légal: Bibliothèque na-ionale.A QUI FAIT QUOI L’actualité culturelle en vrac.Utiliser la matière première du Saguenay-Lac-Saint-Jean: une initiative à développer.QUAND NOTRE PIERRE DEVIENT CLACURE.PAR JEAN-GUY GIRARD.France Film s’est porté acquéreur de trois (3) autres salles de cinéma au Saguenay.Celle-ci s'assure d’un quasi monopole de diffusion cinématographique.Pierre Demers nous peint.LE PORTRAIT DES SAL-SAGUENAY - LAC - ST-JEAN.ST-ANDRE DE L'EPOUVANTE 1888 OU LA CITE DE METABET-CHOUAN.Pour mieux connaître le développement de certains coins de son pays.Par Alain Boulianne CPIUT-FM est maintenant réduit au silence! Les conflits qui opposaient la station FM à ses employés et sa propre charte communautaire le laissait présager.PEUT-ON SE PAYER UNE RADIO COMMUNAUTAIRE?Jocelyn Pagé vous fait part des interrogations amenées par une enquête sur la situation de la station.ARTS PLASTIQUES ET ARTISANAT Pour une politique culturelle orientée vers la promotion et le développement de ces secteurs artistiques.Par Alan McLean LES COSMETIQUES ALIMENTAIRES MANGER, C’EST SE SUICIDER Par Alan McLean LE PHOTOGRAPHE: JEAN NADEAU ART ET COMMUNICATION ENTREVUE: CONVEN-TUM Un groupe de musiciens qui sortira bientôt un microsillon très attendu.La difficulté de produire un disque dans la jungle du disque nord-américain.Par Jocelyn Pagé Par Françoise Boudreault.Tentative non pas de vulgarisation mais de généralisation: avant tout un point de vue.Un peintre de grande renommée CHARLES HUOT présenté par Russel Bouchard.MUSIQUE: A PROPOS DU DULCIMER DES APPA-LACHES Par Michel Légaré 3 Le service d’information de CKRS-Radio vous convie du i.lundi au vendredi à son émission “Actualité ce midi” Une voie d’accès sur la PERFECTION dans vos imprimés SPECIALISTE EN IMPRESSION COULEURS 3 REPRESENTANTS A VOTRE SERVICE • Jean-Paul Tardif • Robert Montminy • Marc Montminy DEPLIANTS JOURNAUX REVUES BROCHURES AFFICHES FORMULES COMPTABLE BILLETS FAIRE-PART CARTES LE PROGRES DU SAGUENAY LTEE 316, AVENUE LABRECQUE — CHICOUTIMI Téi.: 545-4474 AMDRE TRUCHOM AVOCAT CONSEILLER JURIDIQUE 247 EST.RUE RACINE.SUITE 308 CHICOUTIMI.P.Q.G7H IS4 293 Place Davis Arvitfa G7S 4K7 TEL.: 543 0261 548-5764 PAG€ €L€CTRIQU€ Antonio Girard Ltée LIBRAIRIE, PAPETERIE, AMEUBLEMENT DE BUREAU 555, rue Collard Ouest ALMA, Que.- G8B INI 67 Taschereau, Kén 547-3619 RAYON SOLEIL Carol Mercier GERANT 281 DESCHESNES ARVIDA, QUE.Tél.: 548-4215 LES LAITERIES LAMONTAGNE & CANADIENNE LTEE 59.STE-JEANNE D'ARC JONQU I ÈRE TÉL.: 547-5747 435.STE-ANNE CHICOUTIMI TÉL.: 543-7786 BERNARD BERGERON.DIR VENTES “Une ville dans la ville” A l’heure des choix A l’oeuvre depuis déjà sept mois, la revue Focus vous présente aujourd’hui son cinquième numéro.A cette période de l’année, les groupes, organismes et media reçoivent les réponses tant attendues aux subventions qu’ils ont demandées aux différents paliers gouvernementaux.C’est l'heure des choix tant pour les gouvernants que pour les gens du milieu qui décideront de continuer ou de cesser leurs activités, selon un oui ou un non fatal.Nous fonctionnons avec nos propres moyens depuis trois mois.Malgré des débuts difficiles (mai, juin et juillet n’étant pas des mois propices à la vente de périodiques nouvellement parus: vacances et fin de cours.), nous avons réussi, grâce à votre appui, à nous acquitter de notre tâche sans trop de dommages financiers.Les travailleurs de la revue exercent donc leurs fonctions bénévolement.Le travail à faire nécessite le temps et l’énergie de sept permanents polyvalents.Nous nous sommes donc adressés aux niveaux fédéral et provincial afin d'obtenir une aide substantielle qui permette la poursuite du travail commencé.Une revue comme la nôtre, culturelle et régionale, ne peut espérer vivre uniquement par ses propres moyens, surtout dans cette orientation non commerciale.Rares sont les revues culturelles, et ce dans l’ensemble du Canada, qui atteignent un seuil de 10% de rentabilité.-Nous dépassons actuellement les 20%.Dernièrement, nous avons essuyer un refus de la part du Conseil des arts du Canada.Cette réponse surprit le groupe, d’autant plus que le responsable de l'aide à l’édition nous avait fait part de la bienveillance, sinon l'enthousiasme, du jury à notre égard.Le projet était donc référer au Conseil du Trésor, l’instance suprême, qui renversa la vapeur.On ne peut que songer à la subvention de 6 millions de dollars offerte par le gouvernement fédéral à l'ONF.(Le Quotidien, 17 septembre 1977, p.A 7: L'ONF craint d'être transformé en propagande fédéraliste" ), subvention qui suffirait à doter l'ensemble du Canada de mensuels culturels et de radios communautaires.Nous attendons actuellement une réponse du ministère des Affaires culturelles qui vient d'ouvrir un nouveau programme d’aide à l’édition.En cas de refus ou d’obtention d’un octroi trop limité, la revue Focus se verra obligée de cesser ses activités.Nous n’en sommes pas actuellement acculés à cette décision.Nous escomptons, avec ¦votre collaboration, renverser la décision du Conseil des arts et stimuler les instances provinciales.Focus doit-il survivre?C’est maintenant à vous et à Focus d’être à l'heure des choix.Nous vous demandons de répondre aux (questions suivantes et de nous faire parvenir vos réponses le plus tôt possible à Focus, case postale 10, Jonquière, (G7X 6L2.Focus répond-il à un besoin essentiel d’information culturelle au Saguenay-Lac-Saint-Jean?Est-ce que le style journalistique de la revue vous convient?Focus doit-il cesser ses activités?Les réponses à ces questions nous seront utiles dans nos démarches.Depuis ses débuts, la revue Focus tend à vous informer de la façon la plus complète possible sur la vie culturelle du Saguenay-Lac-Saint-Jean.Petit à petit, nous avons développé nos compétences et coordonné de façon plus efficace nos activités de répondre adéquatement à cet objectif.Nous vous présentons, en effet, ce mois-ci quatre dossiers d’analyse et de critique: le cas de CHUT-FM, le monopole des salles de cinéma dans la région, l’importance des politiques culturelles dans l'art et l'artisanat, ainsi qu’une entrevue avec le groupe de musique Conventum qui propose actuellement un regroupement des musiciens québécois.La rédaction de Focus -\b Deroe-not39- La statue de Maurice Duplessis est maintenant revenue à la surface.Cette fois-ci, ce n’est pas une farce d’étudiants mais bien un geste du gouvernement québécois.La raison invoquée est qu’il est malsain pour un peuple de se camoufler ses origines.Pour ma part, j'aurais trouvé intéressant que l’on érige également un monument à ceux qui se sont opposés, du côté des forces populaires, à feu le premier ministre, et qui ont forgé, et forgent l’histoire qui se fait.On peut penser, à un niveau culturel, à la fameuse sculpture de Roussil qui avait été arrêtée et déportée dans un fourgon de police.Personne ne semble intéressé à remuer ces temps révolus, surtout que les forces conservatrices qui les ont animés ne semblent pas disparues du nationalisme québécois.A trop vouloir ménager la poule, ne risque-t-on pas de casser les oeufs?Concours Le concours du mois: qui fut premier ministre avant Maurice Duplessis?Nous attribuerons trois prix: deux disques du groupe Conventum et un abonnement à Focus: Nota Bene: veuillez expédier vos réponses avant le 15 du mois.j_p.©)«£ Au prochain numéro de FOCUS, nous augmentons le coût de la revue, vu les coûts de l'impression et le peu de réponses positives pour des subsides à la revue.Nous espérons que cela ne changera pas vos habitudes de vous procurer la revue.Un bon moyen pour vous de contourner cette inflation est de s'abonner à la revue.Vous recevrez ainsi, par la poste, votre Focus au même coût que dans le passé.La rédaction 6 O Un film au-dessus de tout soupçon: Network Quel film peut-on faire après Earthquake, Les hommes du président, Taxi Driver, Un après-midi de chien?Quel scénario nous obtiendra la meilleure cote d'écoute, le meilleur profit?Quelle idée à la mode pourrait bien inciter le spectateur “informé” des années 75-80 à payer trois piastres?Mais bien sûr, l'abrutissement de la télévision,.Tout le monde le sait, alors ce n'est pas tellement dangereux.On pourra même se permettre de dénoncer les producteurs du film, et avec leur consentement payé comptant.Il faudra évidemment dénoncer la gauche américaine, afin de s'assurer que le public comprenne bien qu’il n'a pas de solutions au pire des mondes.Démobilisés, nous sommes au désespoir (vous vous souvenez de "Découragé, je suis au désespoir" des Bel Canto).Ce film, comme bien d'autres, est fait pour ce public intelligent, averti, et qu'il est important de conditionner subtilement.La seule solution: fabriquer du bon stock, bien ragoûtant, avec quelques oscars et “un joli minois libéré” (sic), et faire comprendre à ce public qu’il a bien raison, qu'il est bien fin et pas aussi con que la majorité silencieuse qui est restée bien sagement à la maison écouter la télévision.Comme le disait monsieur Stem, il n'y a plus rien, le monde est mort, il ne reste que le profit.Longue vie commerciale à Network' J.P.1- ZONE LIBRE Une revue sans publicité, produite par une coopérative d’édition, que l’on ne retrouve pas sur les tablettes de toutes les tabagies, c’est rare.C’est Zone libre, qui en était à son troisième numéro en septembre.Lancée par un groupe de journalistes de l’ex-quotidien Le Jour, cette nouvelle revue, par son contenu critique tend à jouer le rôle d'opposition de gauche à l'actuel gouvernement.Très sobre dans sa présentation (noir et blanc), c’est par son contenu qu’elle compte attirer les abonnements qui sont sa seule source de financement.Elle se veut démontréa-lisante, même si elle avoue éprouver quelques difficultés dans la recherche de ces collaborateurs régionaux.Un dossier sur l'industrie des pâtes et papiers dans le dernier numéro rendant très bien compte de la situation au Québec et dans la région.Un comité de rédaction formé de Jacques Guay, Jacques Keable, Pierre Vallières etc.nous laisse entrevoir le genre d’information auquel on peut s'attendre.Pour ceux qui désirent une information critique, quoi! J.G-G zone: Tècologie:^jj une idée lumineuse.-.*; MANIFESTATION ANTINUCLEAIRE A GENTILLY LE 15 OCTOBRE Energie nucléaire?Non, merci! C’est ainsi qu’ont décidé de répondre plusieurs organismes réunis à Montréal à quelques occasions.Sauvons Montréal, société pour vaincre la pollution (S.V.P.) Le monde à bicyclette, etc.ont convenu d’organiser une manifestation sur les lieux de la seule centrale nucléaire au Québec, dans le but de montrer leur désapprobation d’éveiller la population à ce problème qui devient de plus en plus pressant et qui la concerne jusque dans ses futurs quotidiens.Les hydro-québécëis invétérés que nous sommes ont beaucoup de difficultés à croire que cette fameuse énergie électrique dont on nous a tant vanté les bienfaits ne suffira plus bientôt à répondre aux besoins énergétiques toujours croissants.Les 30 à 40 centrales nucléaires que l'Hydro-Québec propose de construire le long du Saint-Laurent d’ici l’an 2000 ont été pensées en fonction d’un taux de croissance de 7%.Nous avons donc le choix entre la croissance et le nucléaire.D’autres pays occidentaux sont déjà aux prises avec ce genre de problèmes.Qu’on se rappelle la manifestation de Malville qui s’est terminée tragiquement pour plusieurs des manifestants.Les organisateurs de la manifestation de Gentilly n’ont naturellement pas l’intention qu’elle se termine de la même façon.Quelques représentants de la région auraient préféré que se tienne une semaine d’information sur le nucléaire pour éviter que les gens ne se fassent matraquer inutilement.La décision resterait tout de même prise à l’effet de tenir la manifestation le 15 octobre et ce, même si l’autorisation n’était pas accordée.Les média d'information devraient nous éclairer sur ce sujet au cours des prochains jours.Pour ceux qui voudraient en savoir plus sur le phénomène nucléaire avant de décider de s'impliquer: Québec-Science, Vol.14, no 9, mai 1976, P.33 Exporter les restes!" Québec-Science, Vol.15, no 9, mai 1977, Le nouvel ordre énergétique!" Zone libre, septembre 1977, numéro 3, "Vous n’oubliez rien Monsieur Joron!” J.G.-G Musique danse et spectacle Ouvert de 8h00 p.m.à 3h00 a.m.Avenue Labrecque Hôtel Champlain Chicoutimi 7 LE CLOWN GYBOU EST PARMI NOUS Il ne faut surtout pas se prendre au sérieux.Ceux qui se prennent au sérieux, sont ridicules.de toute façon, pour le clown Gybou, "rire c’est sérieux".Gybou, c’est Jean-Marie Gagnon, un Chi-coutimien qui a orienté sa formation d’acteur vers le métier de clown et vers l'animation théâtrale.Parmi les diverses troupes dont Jean-Marie s’occupe, mentionnons celle qui s’appelle: "Bouton d'or”.C’est un ensemble de sept (7) acteurs, âgés de 28 ans et plus et, ce qui est fort intéressant, ils sont tous handicapés à divers degrés; certains ont des béquilles, d’autres une chaise roulante.L’autonomie et la création, tels sont les objectifs de la troupe.L'apprentissage est certes plus lent comparativement aux groupes plus conventionnels de théâtre.On procède normalement: diction, pose de la voix, travail d’improvisation, de concentration, d’imagination."Il s’agit surtout de perdre sa gêne et de prendre confiance en soi”, précise Jean-Marie Gagnon.Déjà, un spectacle a été réalisé lors de la Fête des arts populaires du Saguenay (FAPS).Lors de ce prermier spectacle intituté "Premier pas", on pouvait entendre des textes de Jacqueline Barette, d’Emile Nelligan et de Clémence Desrochers.La foule a applaudi chaleureusement.Pour les acteurs, "Bouton d'or" leur apporte beaucoup: la possibilité rie se rencontrer, de s’amuser, de prendre confiance en soi, de pouvoir communiquer et s'exprimer.Certains ont même pris le goût du théâtre.Outre ses qualités de pédagogue et d'animateur, Jean-Marie Gagnon a incontestablement un talent pour le métier de clown.Selon lui, on a tous un clown en-dedans de nous."en fait", pfécise-t-il, “le clown est son moi-même amplifié”.Celui qui se prend au sérieux est ridicule: tel est l’axiome de base du clown.Gybou n’est pas un clown de cirque, mais un clown théâtral, c'est une amplification du réel, un reflet de la société.Il vise tant les jeunes que les adultes: les premiers par son impact visuel, son image grandiose; les seconds, par le symbolisme de ses gestes et les jeux du langage.Ayant découvert les possibilités du clown, il y a cinq (5) ans, lors de ses études au Conservatoire, aujourd’hui, avec l’expérience acquise, son but est de réaliser une troupe de clowns professionnels.Il travaille présentement à l’élaboration d’un spectacle en collaboration avec Oliver (Alain Potvin et ses marionnettes géantes, réf.: Focus, Vol.I, no 4), dont le sujet est les lois de la circulation.Ils feront la tournée des écoles primaires, régionales.Jean-Marie Gagnon préfère demeurer à Chicoutimi que d’aller laver la vaisselle (salie bien sûr) à Montréal.S’il a choisi de revenir dans la région, ce n'est pas seulement parce que la culture est en pleine effervescence et qu’il y est beaucoup plus facile de s’exprimer, mais aussi par goût de la nature.Gybou est revenu parmi nous, heureusement pour nous! A.M.J?COMPAGNIE DE DANSE EDDY TOUSSAINT La Compagnie de danse Eddy Toussaint effectuera en septembre et octobre une tournée qui la mènera dans plus de vingt-cinq villes du Québec et du Nouveau-Brunswick.Après d’impressionnants succès remportés plus tôt cette année à la Place des Arts de Montréal et au Grand Théâtre de Québec, le jeune compagnie entreprend maintenant de rejoindre le public dont on dit qu’elle représente le mieux les valeurs culturelles: l’ensemble des Québécois et leurs voisins francophones.Pas moins de dix ballets, dont la majorité sur des musiques de compositeurs québécois, seront présentés en trois programme différents alors que les quatorze danseurs de la compagnie, entourés d’un imposant personnel et matériel techniques, parcoureront nos régions de Hull àSept-lles en passant par La Tuque et Moncton, et présenteront un spectacle qui promet d’être d’une grande qualité artistique.Il s’agit là de la plus importante tournée d’une compagnie de danse à avoir été mise sur pied au Québec.Aussi pas un détail n’aura été négligé.Voilà déjà six mois que l’on répète jour après jour, les mille et un détails qu’implique le spectacle d’une compagnie qui par amour pour son art ne s’est jamais limitée à une seule forme de danse.De là,.la nécessité pour les jeunes danseurs de maîtriser plusieurs techniques.Il en résulte que la Compagnie de danse Eddy Toussaint offre aujourd’hui un répertoire très varié et ceci pour la plus grandè joie des spectateurs.L’organisation de cette tournée a été rendue possible grâce à la généreuse participation du ministère des Affaires culturelles, de la Compagnie Voyageur Transport Limitée et de l’Ecole de danse Eddy Toussaint.O MPAGNIE E ANSE TOUSSAINT \an6Uj6 nouvtf/e 'i'/veyü Hôtel Le Montagnais Jeudi, 13 oct.77 Prix: $3.50 8 -\ La radio qui vous aime ______________/ 9 Quand notre pierre devient glaçure il “Un potier pourrait facilement prendre quelques semaines par année pour aller faire la récolte de la matière première dont il a besoin”.C’est à cette conclusion qu’en sont venus Gilles Marcoux et Céline Giroux suite à une recherche qu’ils ont menée dans le cadre d’un Canada au Travail cette été.Gilles, qui est originaire d’Alma, est revenu s’installer à Saint-Henri-de-Taillon après avoir passé six (6) ou sept (7) ans à l’extérieur de la région.Cette absence lui aura permis de prendre quelques années d’apprentissage dans l’atelier d’un maître-potier des Cantons de l’Est.Cette expérience qu’il perçoit comme inégalable, il souhaiterait pouvoir la transmettre.Céline qui vit avec Gilles depuis quelques années a reçu, au préalable, des cours de poterie dans une école réputée de Québec.Elle avoue que le travail en atelier lui a fait découvrir nombre de lacunes dans la formation qu’elle croyait pourtant complète.Leur atelier occupe la moitié de l’immense rez-de-chaussée de la maison qu’ils habitent dans le Rang trois (3) de Saint-Henri.Les tours, les poches de terre, les établis, les quantités de matières premières laissent entrevoir les capitaux qu’exige la bonne marche d’un atelier.Sur les mûrs, sont suspendus les échantillons des différentes recherches qui ont été faites durant l’été.Par exemple, des spécimens de poterie faits à partir d’engobe (genre de terre colorée) agencée à différentes glaçu-res qu’on a mises au point dans l’atelier dont celles faites à partir d’éléments de la région.Découverte de matières premières C’est une rencontre avec M.Harmé-gnies, un septuagénaire de la région qui pratique la géologie durant ses loisirs, qui a permis à Gilles de découvrir ce qu’ils ont convenu d’appeler le Fedspath d’Ambroise (en fonction de sa provenance).Gilles a été enthousiasmé des grandes possibilités que lui offre cette pierre.Un potier met souvent au point, à l’aide des matières premières manufacturées, une glaçure qui lui est propre et qui contribue à son originalité.Les formules en sont assez compliquées et demandent souvent de longues expérimentations avant de découvrir les quantités exactes de chaque élément et la température qui donnera les meilleurs résultats.C’est ce travail de défrichage qu’ont entrepris Gilles et Céline.Notre région est probablement l’une des rares où un potier pourra se permettre d’aller quérir lui-même la matière première nécessaire à sa glaçure sur le terrain.Quant à l’utilisation de la terre de la région comme terre à poterie, elle amène quelques difficultés.S’apparentant à la faïence, notre terre souffre d’un trop grand “retrait” à la cuisson.Elle se comprime trop et peut difficilement accepter une glaçure, à moins d’avoir été préalablement mélangée à une terre pré-cuite.Les recherches méritent d’être poursuivies malgré les quelques inconvénients rencontrés jusqu’à maintenant.Cours de poterie Le groupe de Canada au Travail mettra donc à la disposition des Ateliers d’Art de la région (cours d’initiation à la poterie), la possibilité de fabriquer eux-mêmes leurs glaçures à partir de matériaux régionaux ou manufacturés.Ce qui premettrait à nos futurs potiers, même ceux qui le pratiquent comme passe-temps, d’acquérir une technique supplémentaire et de diminuer considérablement les frais.La glaçure prendrait une toute autre dimension que celle d’une couleur qu’on badigeonne du bout du pinceau.Gilles et Céline accordent beaucoup d’importance à l’aspect pédagogique que comportent toutes les étapes de la création 10 i m • v* « m d’un objet.Le fait de pouvoir travailler sur un tour n’est pas garant de la qualité de la pièce à créer.La construction du four (au gaz) est tout aussi importante car c’est un élément qui revêtira ensuite son importance pour chaque pièce.Ils sont aussi d’avis que le potier qui produit beaucoup, démystifie les prix.Son expérience lui fait acquérir une assurance inaccessible à celui qui, par sa trop grande recherche en créativité, en oublie la production.Céline qui a reçu une partie de son apprentissage dans une école orthodoxe croit qu’il manque dans cette formation le côté insécure du travail en atelier.Pour le potier artisan, chaque cuisson peut se solder par une perte sèche d’environ mille dollars ($1,000.00).Son profit dépendra de sa facilité à négocier, avec le boutiquier, un prix équitable pour sa production.Il se doit donc d’être un vendeur doublé d’un administrateur.Toutes les facettes du métier de potier sont bien révélées dans la relation maître-apprenti et c’est à leur avis vers ce genre de formation que les futurs potiers devraient songer à se diriger.Gilles veut d’ailleurs démystifier l’aura artistique qui recouvre habituellement le travail du potier.“Je me sens plus d’affinité avec un mécanicien créatif (pa- tenteux) qui réussit a taire tonctionner un moteur six (6) cylindres avec une transmission huit (8) cylindres, qu’avec un artiste.Ce mécanicien travaille avec ses mains et sa capacité créatrice lui permet de dépasser le niveau de la simple répétition”.Ce n’est d’ailleurs pas à la création à seule fin décorative qu’il s’adonne mais bien à la création d’objets utilitaires.Ils étaient venus s’installer au Lac en croyant que l’artisanat était sur le point de connaître un essor sans précédent.Les piétinements des deux (2) dernières années ont bien failli se solder par leur départ pour les Cantons de l’Est.Ils sont maintenant un peu plus confiants de voir proliférer l’artisanat professionnel.Le contact stimulateur d’autres potiers leur fait cependant grandement défaut.Les potiers et les patriotes Gilles m’apprend de plus, que contrairement à ce que l’on pourrait penser, la poterie a déjà été fortement implantée au Québec.On aurait déjà compté quelque quatre-vingt-dix (90) potiers sur les rives du Richelieu.Même s’il nous est impossible de vérifier les sources, nous nous sommes laissés dire que les potiers québécois auraient été très impliqués dans le déclenchement des troubles 37-38.Le grand nombre des potiers leur aurait fait prendre le contrôle du marché du Bas-Canada, une brèche dans celui du Haut-Canada et l’Angleterre aurait vu d’un très mauvais oeil le début d’implantation du grès québécois aux Etats-Unis.Pour protéger le marché de la porcelaine anglaise, on aurait alors émis une interdiction sur l’exportation de vaisselle québécoise.Les potiers n’auraient pas apprécié cette interdiction et se seraient impliqués dans les luttes des patriotes.On apprenait dans un article du perspective du mois de septembre que près de 100% du marché de la vaisselle au Canada est d’importation et que Sial, une entreprise québécoise, tentait une percée sur le marché Nord américain.Comme nous le voyons, les Québécois reviennent de loin dans le domaine de la poterie.Il y a beaucoup à faire, autant pour le potier artisan que pour celui que se destine à une production industrielle.J’espère avoir un jour la possibilité de me payer le luxe de manger dans de la vaisselle faite à la main.11 i»ïc : > ’I-v '^ .?.*i*yp+S\ ¦ ^ *«CT' 2.i » ’ ?¦* v 'TZ~3 > * ». Ms-jjpj r" VS AgS^ ¦»' i* •SSg ¦ST>Ÿ iÇ-’À H''.- SSsS ^ v :-»•* va ^ er^*r^v \> s’assurer des conditions de travail et des conditions de vie qui soient propices à l’accomplissement professionnel de leur métier: premièrement, en permettant aux travailleurs de la musique du Québec de s’identifier à une organisme qui soit représentatif de leurs aspirations; deuxièmement, en favorisant le plus possible l’entraide mutuelle tant au plan professionnel qu’au plan économique et social; troisièmement, en poursuivant des recherches continues sur la musique au Québec et en diffusant cette information auprès de ses membres; quatrièmement, en négociant des conventions collectives avec les employeurs; cinquièmement, en assurant la représentation des travailleurs de la musique du Québec auprès des gouvernements et autres organismes publics; sixièmement, en encourageant toute initiative dont le but sera de prendre en main les principaux outils de production, de distribution et de diffusion de la musique par les travailleurs culturels québécois”.La Guilde arrête l’évolution de la musique québécoise.Ce que nous voulons faire, c’est une charte adaptée au Québec, l’inverse de celle de la Guilde qui n’est d’ailleurs même pas traduite en français.Focus Quel rôle a joué La Relève?André Duschesne La Relève a nui énormément en ce qu’elle a mis bon nombre de musiciens dans une situation de domination.Elle a concentré toutes les nouveautés dans une même marmite.Ca permet aux producteurs de les avoir mieux à l’oeil.C’est de cette façon que sont sortis Harmonium et Beau Dommage.Dès le début, on a insisté pour que ce ne soit pas simplement un regroupement de “booking”, mais bien un organisme de production.Focus La Relève jouerait le rôle de ligue mineure, comme au hockey.André Duschesne Pire encore! C’était une raison de plus pour mal payer les musiciens.On a fait des soirées La Relève, on a fait des émissions spéciales La Relève.Il y a des musiciens qui font de la musique depuis dix, vingt ans et que l’on considère encore de La Relève parce qu’ils ne peuvent faire de disques.Un exemple frappant, ce sont les musiciens de jazz.La Relève, c’est la poubelle de la musique québécoise.Serge Gagné Ton exemple de ligue mineure-ligue majeure est bon, mais au moins dans le sport, la ligue majeure entretient financièrement la ligue mineure.André Duschesne La Relève, c’est merveilleux: on fait des projets P.I.L.avec ça.On dit qu’on va prendre La Relève, qu’on va leur faire faire des démos, qu’on va les préparer à leur rôle de vedettes.C’est à ça qu’on en arrive.Focus Que pensez-vous de la musique PUNK?André Duschesne C’est l’illustration de la montée de la violence mondiale, de la montée des forces de droite, du fascisme.Q-i'J] iîM SHK 35 CHARLES HUOT AU MUSEE DU SAGUENAY Mm mm Par Russel Bouchard Nous allons tâcher ici de vous tracer les grandes lignes de la vie de cet artiste qui fait partie intégrante de l’histoire de la peinture au Québec.Né à Québec, le 26 mars 1855, du mariage de Charles et Aurélie Drolet, Charles Huot reçoit au baptême le nom de Charles-Edouard Masson.Dès son tout jeune âge, un goût inné pour la peinture marque déjà les aspirations du jeune Huot.Né artiste, il possède sa boîte de peintures et ses pinceaux à six ou sept ans.Quelques années plus tard, certaines copies de paysages de la Normandie, faites alors qu’il n’a que dix ans, témoignent de l’envergure de l’artiste qui détient à ce moment les deux grandes qualités devant le distinguer: un talent d’observation hors de l’ordinaire et la juste proportion des lignes.En 1870, Charles Huot perd sa mère et son père se voit contraint de placer ses enfants chez des parents.Charles, avec deux de ses frères, est envoyé chez son oncle, fermier à Ste-Anne-de-Beaupré.Ne manquant pas d’apporter avec lui son nécessaire à peinture, il a l’opportunité de peindre tout ce que la nature peut offrir: paysages, animaux, maisons, fleurs.Par la suite, il étudie un an au collège de Ste-Anne de la Pocatière, puis à l’Ecole Normale de Québec, qui occupe à cette époque l’ancien château Saint-Louis.Poursuivant ses études à l’Ecole Normale de Laval, il met rapidement en exergue ses vifs talents pour le dessin et la peinture.C’est d’ailleurs à cet endroit que se forme l’idée du voyage en Europe.Afin de réaliser cette ambition, on met sur pied un comité de souscription devant défrayer le coût de quatre années d’études à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris.A la fin de mai 1874, Charles Huot réalise enfin son rêve de partir en Europe et cet événement est sans aucun doute l’un des plus importants pour son orientation professionnelle.Ses ambitions et ses dispositions exceptionnelles pour la peinture le vouent irrémédiablement à la réussite.En octobre de la même année, dans une lettre expédiée à son père, il précise que sa collection de peintures compte déjà “85 études faites d’après nature dont 29 à l’huile et 56 dessins au fusain”.11 faut peu de temps au jeune Charles pour se faire remarquer outre-mer.En 1876, quatre de ses tableaux figurent avec honneur à l’exposition de l’Ecole des Beaux-Arts, soit deux toiles peintes et deux dessins au crayon.Cette même année, il réussit à se classer quatrième sur 3,500 concurrents.Après avoir terminé ses cours en 1878, il décide de demeurer en Europe pour y travailler: il exécute certaines commandes avantageuses qui lui permettent de vivre et d’épouser en 1885 une jeune allemande, Louise Schlachter de Mechlembourg Schwerin.L’année suivante est marquée par le retour au pays.Artiste au talent intarissable, Charles Huot démontre des dispositions pour à peu près tous les genres de peintures.La religion, l’histoire et les paysages lui procurent des sujets intéressants, dont il sait tirer toute son inspiration.Parmi les tableaux à caractère religieux, la décoration de l’église de St-Sauveur de Québec constitue une oeuvre gigantesque qui contribue à la renommée du jeune peintre arrivant d’Europe après une absence de près de 14 ans.Commencés en Allemagne en 1886, ces tableaux sont terminés sur place en 1890.A la suite de critiques favorables, de nombreuses églises du Québec s’attachent les services du peintre.Très lucide et bien documenté, il a su retracer et faire revivre certaines belles pages de notre histoire canadienne.D’ailleurs c’est dans cette discipline qu’il peignit maints tableaux de maître: Le Premier Parlement de Québec, 1792-1793, qui décore la salle de l’Assemblée législative de Québec et qui est digne de l’oeuvre des plus grands peintres; Le Plafond de l’Assemblée législative, comprenant deux grandes peintures murales, qui font l’admiration des connaisseurs; L’Ouverture du Conseil souverain en 1663, dont l’esquisse avait mérité au peintre les plus grands éloges et qui fut achevé par deux professeurs de l’Ecole de Québec et ce, après sa mort le 30 janvier 1930.Du nombre considérable de scènes et paysages canadiens qu’il a reproduits, nous ne citerons ici que les principaux tableaux: Le Sanctus à la Maison, Le Père Chatigny, La Chute de Montmorency, Le Petit Saguenay, La Cabane à Sucre, Le Huron, Cours des Séminaires, etc.Le Labour d’Automne, qui enrichit présentement la collection du Musée du Saguenay, fait partie de ses oeuvres maîtresses.Hormidas Magnan qualifiait ce chef-d’oeuvre de “véritable monument élevé à la gloire de l’habitant canadien.Tout y est d’une grande simplicité; un attelage de boeufs, une charrue, un habitant qui arrête son travail pour allumer sa pipe, une ancienne maison et un champ labouré”.Nous devons la présence de Charles Huot au Royaume du Saguenay à l’amitié qu’il voua à l’abbé Delamarre, curé au Lac-Bouchette.Au cours des nombreux voyages qu’il entreprit dans la région pour livrer des commandes de tableaux, il en profita souvent pour immortaliser certains sites pittoresques: De Tadoussac à Rober-val, partout où l’homme et la nature pré- J V, Du 10 au 30 octobre 1977, le Musée du Saguenay, en collaboration avec le ministère des Affaires culturelles et le Musée du Québec, présentera une exposition ayant pour thème: “CHARLES HUOT, peintre, 1855-1930’’.A cette occasion, plusieurs collectionneurs de notre région ont accepté de prêter quelques oeuvres de ce grand peintre.Leur collaboration permettra d'accroître substantiellement la qualité de la manifestation.Nous profitons donc de l’occasion pour leur adresser nos plus sincères remerciements.En effet, lors de cette exposition, quelque cinquante tableaux illustrant le cheminement artistique de Charles Huot pourront être étudiés et admirés par la population.S r sentaient un intérêt quelconque, si minime soit-il, Charles Huot a voulu l’immortaliser sur une toile.Son oeuvre au Saguenay se retrouve partout où le sentiment religieux est présent.En plus de s’intéresser à la multitude de petites chapelles éparpillées le long du majestueux Saguenay, il exécuta bon nombre de commandes pour la Cathédrale de Chicoutimi, le Petit Séminaire, l'Hôtel-Dieu, les Soeurs Antoniennes, sans oublier naturellement les nombreux notables qui appréciaient son talent au plus haut point.v- i -y*!;' ’ LISTE DES OEUVRES EXPOSEES Collection Musée du Saguenay: Honoré Martel, portrait, huile sur toile 75-3334 Honoré Martel, portrait, huile sur toile 75-3335 T.Z.Cloutier, notaire, portrait, huile sur toile 75-3143 Le Quai de l’Anse à l’Eau, huile sur bois 75-2443 Chapelle de Tadoussac, huile sur bois 75-2446 Vieille chapelle de Tadoussac, huile sur toile 75-2447 Le village du Lac-Bouchette, Lac-Bouchette, 75-1624 huile sur carton 75-1611 Bosquet d’arbres au Lac-Bouchette, huile sur carton 75-1612 Paysage rural du Lac-Bouchette, huile sur carton Paysage du Lac-Edouard, 75-1613 crayon Village du Lac-Bouchette, 75-1623 plume sur papier Chapelle sur la Colline, 75-1618 crayon sur papier Une partie du village de Notre-Dame-d’Hébertville, 75-1621 plume sur papier Repas au chantier, 75-1620 crayon sur papier Montée du club, 75-1616 crayon sur papier Cuisine de la maison du camp Waspissapung, 75-1617 plume sur papier 75-1619 Moulin de Notre-Dame-d’Hébertville, plume sur papier Intérieur d’un camp à Rivière-à-Pierre, 75-1615 crayon sur papier Le laboureur, 75-1622 huile sur toile 75-148 Collection Musée du Québec: Indien fabriquant un canot, fusain et pastel sur papier 34-206 D Jeune Huron de Lorette fabriquant des raquettes dessin fusain sépia et pastel sur papier 34-213 D Vieille maison, Beauport, dessin à la sanguine 34-217 D La veillée du diable, fusain sur papier 34-194 D Pêcheur normand de Honfleur, fusain Paysanne normande, fusain Intérieur de maison à St-Pierre, Ile d’Orléans, huile sur carton Intérieur de la chapelle de Tadoussac, huile sur toile Un chien, huile sur toile Ruines de la maison de Champlain à Brouage, pastel sur carton L’Hôtel Roberval, huile sur toile Collection Antoine Dubuc: L’Indien faisant des paniers, huile sur toile Intérieur d’église à Brouage, huile sur toile Escalier du Vieux Séminaire de Québec, huile sur toile Le retour de l’école, huile sur toile Le Père Godbout, huile sur toile Le Sanctus à la Maison, huile sur toile Collection Hélène Vincent: L’ancêtre des Bluteau, huile sur toile Petit château de la Province, crayon Collection Marcel Portai: Intérieur d’une forge, crayon 34-227 D 34-212 D 34-176 P A-69-63 P A-67-105 P 34-187 D 37 ARTS PLASTIQUES, ARTISANATS: un débouché s'impose Par ALAN McLEAN Situation actuelle Jusqu’à récemment, les efforts que les divers paliers gouvernementaux ont fait pour développer un goût artistique au sein de la population ont été presque nuis (ou non efficaces).Seules des subventions de perfectionnement, d’étude, de recherche et de création ont été accordées.Encore que ces sommes ont été versées à l’élite artistique en place, aux créateurs déjà reconnus.Même que certains (de leurs bons amis?) ont littéralement été nourris par l’Etat, pendant des années et des années, pour travailler au Canada, en Europe ou ailleurs!!! Quand on ne subventionne pas la création, on favorise l’ouverture de musées et de galeries.On y enferme nos meilleurs artistes mais on ne fait pratiquement aucune publicité pour y attirer la population.L’art devient donc l’apanage de l’élite culturelle, de la bourgeoisie intellectuelle.“L’art dans la rue”, c’est un mythe.Seuls les initiés ont droit à la culture.Récemment, une entente interministérielle (MIC-MAC) se propose de favoriser le développement “industriel” de l’artisanat.On s’intéresse à la mise en marché et à la consommation de l’artisanat au niveau populaire.La seule façon de vivre pour un artisan professionnel, c’est de vendre ce qu’il produit.Encore lui faudra-t-il en vendre suffisamment s’il veut vivre décemment.L’art, sous toutes ses formes, est une valeur inestimable pour l’homme, celui-ci doit apprendre à le consommer d’une façon critique et rationnelle.Il doit être informé sur sa nature, son essence, sa beauté, son équilibre, sa valeur esthétique et sensorielle.Niveau de l’acheteur potentiel Les media d’information véhiculent une image très américaine de la réalité artistique québécoise: près de 50% des émissions télédiffusées sont d’origine américaine, la majorité des films projetés dans les cinémas sont réalisés par l’oncle Sam, même nos messages publicitaires sont traduits (heureusement il nous reste les compagnies de bière).Ils véhiculent tous une perception américaine de la beauté et de l’esthétique, qui s’imprègne discrètement mais profondément dans notre inconscient et, enfin, dicte notre comportement.C’est ainsi qu’on consomme de l’importation.Pour s’en convaincre, il suffit de regarder les maisons neuves, leurs décorations intérieure et extérieure, leurs meubles, leurs bibelots ou de pénétrer dans un bureau de médecin, d’avocat.dans un hall d’entrée, dans un hôpital.La majorité du matériel de décoration (artistique) est importé soit des USA, soit d’Europe.Et c’est normal, notre conception esthétique est directement reliée à l’information acquise antérieurement, à notre formation psychique.C’est un cercle vicieux.L’homme de la rue aune formation culturelle et une perception esthétique importée (US, Europe, Inde.), qu’il ne faut pas confondre avec une ouverture d’esprit ou à une universalisation culturelle! Il faudra plus que des centres de distribution pour valoriser la culture.L’artisan pourra peut-être s’en tirer à bon compte mais qu’adviendra-t-il de l’artiste?Le gouvernement Tout est axé sur la création et l’observation en art plastique (subvention d’étude, musée.) et sur les centres de distribution en artisanat (Mic-Mac).Aucune campagne de sensibilisation auprès de la population.Comment voulez-vous que celle-ci visite les galeries et les musées?Seuls les initiés ont droit à l’art! Les toiles sont stockées dans des Capharnaüm intellectuels généralement déserts.Merci mon oncle Molson! Comme le bébé à deux têtes, la femme à barbe.Le gouveme- 38 l~5?==Li ment perçoit l’art comme un objet de cirque.Comme disait Bob Dylan: “The circus is town” (Le cirque est en ville).Toutes les politiques gouvernementales, provinciales ou fédérales, sont orientées vers un état artistique passif, vers l’observation.Les objets d’art ne sont visibles que dans les musées et les galeries.Ce n’est pas un débouché encourageant pour un peintre ou un sculpteur.Il faut inciter les gens à consommer l’art, à s’en servir comme élément quotidien.Comment la culture peut-elle se dé velopper si le goût de la population est orienté vers les objets manufacturés, importés, les meubles coloniaux, les peintures de velours.Leur perception de la beauté est celle d’une perception importée.Il faut donc récupérer les brebis égarées.Une entente entre le ministère des Affaires culturelles et celui de l’Education aurait peut-être été préférable à une association avec celui de l’Industrie et du Commerce.A moins qu’on s’oriente du côté du marketing.On expose un magnifique porte-clefs faits d’une motte de céramique, d un trou et d’un bout d’une lanière de cuir (clefs et automobile en surplus).Publicité, exploitation, je vends, tu achètes, payez comptant?Chargex?Non! Non! Master Charge! Merci, au revoir!!! A moins que vous préféreriez un magnifique collier en pois séchés et colorés du genre vendu dans toutes les bonnes manifestations culturelles?En passant, un artisan (?) m’a confié lors de la Huitaine de gaieté (Roberval) qu’il pouvait, en certains cas, réaliser jusqu’à $4,000.00 de profit brut en une semaine.Un céramiste qui vend pour $400.00 pendant la même semaine est un héros!!! Bravo la culture! Et dire qu’il n’y a pas si longtemps on jetait des culptures d’artistes reconnus dans une coulée sous prétexte qu’elles n’étaient pas belles (symposium de sculpture, Alma).Une politique culturelle Les artisans ont des problèmes, pour prendre en main la situation, ils se regroupent (voir Focus vol.1 no 4).Mais que deviendront les artistes?Le gouvernement s’en occupera-t-il?Verrons-nous bientôt l’ordre des peintres, le collège des sculpteurs, la corporation des aquarellistes.La situation des artisans, fabriquant des objets à la fois utilitaires et décoratifs, est plus optimiste.Tout le monde mange sur une table, s’asseoie sur une chaise, boit dans une tasse, dort sous des couvertures.Ce n’est qu’une question de goût, d’éducation et d’évolution culturelle.Mais qui achète des culptures pour embellir sa devanture de maison?Avez-vous déjà vu un peintre qui vit raisonnablement?Certains deviennent artisans.D’autres s’expatrient à l’extérieur de la région.Par exemple, un de nos meilleurs talents, André Riverain (peintre de Chicoutimi) nous a quittés il y a quelques années pour la ville de Québec.Aujourd’hui, pour vivre, il travaille dans l’hôtellerie.Il ne peint plus (épuisement physique et psychique).Pour être un peintre en 1977, il faut plus que du talent et du potentiel, il faut vendre.Bravo la culture! Mais où sont donc les politiques du Conseil des Arts (Ottawa) et du ministère des Affaires culturelles (Québec)?Tout est axé sur l’observation: musées, galeries, expositions itinérantes.Outre les soirs de vernissage, ces salles sont généralement désertes.On y voit des professeurs d’arts plastiques, des peintres, des sculpteurs, des artisans, des peintres du dimanche, des journalistes des pages artistiques (et oui), des m.d.des L.L.L., des O.D— Seulement des invités, rarement le grand public! Est-ce normal?Au Québec, le budget du ministère des Affaires culturelles n’atteint même pas 0.5% du budget global de la province.La majorité des argents sont dépensés en ad- ministration et en bureaucratie.Quelques subventions sont accordées pour la création, la recherche et l’observation.Pratiquement rien pour la diffusion au grand public, pour stimuler son intérêt et développer sa culture générale.Le résultat et c’est ce qui est grave, c’est qu’avec la formation culturelle importée dont nous jouissons (i.e.assimilation culturelle), il nous faut importer de l’extérieur la beauté esthétique, car celle qui est réalisée ici ne correspond pas (nécessairement) à nos schèmes de pensée.Et pourtant, ici, on subventionne la création et non la diffusion générale et l’éducation.La solution logique et acceptable consiste, non pas à s’ingérer au niveau de la création artistique et de la mise en marché, mais à rehausser le niveau de la perception sensorielle esthétique de la population.Il s’agit de favoriser l’éducation artistique en augmentant la possibilité de contact (voir) avec des objets d’art, tout en diminuant quantativement l’aspect importé des décorations intérieure et extérieure de nos endroits publics.En fait, il s’agit de remplacer les éléments décoratifs importés par des réalisations artistiques ou artisanales régionales.11 suffirait de passer une loi au niveau des divers paliers gouvernementaux (fédéral, provincial, municipal, université, hôpital.) à l’effet que dans tous édifices ou bureaux, il y ait au moins 50% du matériel de décoration utilisé soit d’origine régionale et réalisé par nos artistes et nos artisans.Cette loi pourrait s’appliquer aux halls d’entrée d’hôpitaux, de compagnies, d’écoles, aux bureaux gouvernementaux, municipaux, aux bureaux de médecins, de notaires, dans les salles d’attente d’avocats, d’optométristes, de dentistes et autres.Meubles, chaises, tables, pots de fleurs, céramiques, macramés, batik, aquarelles, peintures, murales, lampes.Tout est possible, La qualité professionnelle existe; en autant que l’on ne fasse pas affaire avec des décorateurs (qui sont en réalité des représentants de multinationales: meubles, tissus.).On réalise ainsi un coup double: premièrement, on fournit un débouché pour les artistes et les artisans dû Québec, deuxièmement, on diminue l’importation et l’assimilation artistiques en favorisant l’essor culturel de la population.Avec le temps, on crée ainsi une conscience esthétique collective, une appartenance cultu- relle.Les gens seront moins portés à acheter des meubles coloniaux, des faillances japonaises ou anglaises, des peintures sur velours et toute autre forme d’artisanat de mauvais goût.Ils seront plus attirés par la peinture, la tapisserie, le macramé et autres formes d’art régional.La population exigera une plus grande qualité esthétique de leur environnement.Déjà certains ont pris conscience de cette réalité artistique: on a qu’à songer aux murales de Susanne Tremblay (pot de terre) à la Banque Royale et à la Caisse d’Etablissement du Saguenay-Lac-Saint-Jean (tous deux à Chicoutimi) ou à la “sculpture-affiche” embellissant la devanture de Liqueurs Saguenay (tous les bureaux contiennent des peintures), et il y en a d’autres.Il s’agit de généraliser cette tendance.C’est aux organismes en place, aux associations de faire valoir leurs intérêts en faisant pression.Parlez-en à votre ministre, à votre député, au maire, à votre femme.n’encouragez que les marchands qui sont dans cet ordre d’idées.Pour favoriser le développement culturel régional, il s’agit d’encourager non seulement la création, mais aussi la consommation.C’est une question d’apprentissage.Lundi, 5 octobre: Guitariste: Roger Lapierre.Danseur Flamingo: Patrick Schupp.Lundi, 12 octobre: Mardi, 13 octobre: CINE-CLUB Serpico, 1h30 et 7h30.Collège d’Alma 675, boul.Auger o.Alma Québec gsb287 tèU418l 668-2381 40 Livres, bouquins, paroles d’ici et d’ailleurs Ecrire, dit-elle, les femmes prennent la parole “L’homme ne nous a pas laissées écrire parce qu’on lui avait appris à avoir peur que nous nous retrouvions, parce qu’il apprend encore à avoir peur que nous mettions à nu nos corps qu’ils avaient camouflés sous des tonnes de nudité mal placée.Il est temps que la femme couvre l’écriture de son corps de lonza.C’est main tenant que nous les femmes allons écrire avec nos corps de refoulées, nos corps retrouvés; nous allons écrire nos corps, nous allons écrire les femmes, nous allons nous mettre au monde et ce, malgré tout ce qu’on pourra inventer pour nous faire dévier de notre délire.” Extrait de Le Discours des Interventres, de Johanne Denis et Claire Savary, un des textes publiés dans “Le corps les mots l’imaginaire” (revue La Barre du Jour, numéros 56-57).Des textes de Nicole Brassard, France Théoret, Geneviève Amyot, Sylvie Gagné, Claudette Charbonneau-Tissot, Louise Bouchard, Germaine Neaulieu, Monique Bosco, Cécile Cloutier, Yolande Villemaire, Madeleine Gagnon, Louky Bersianik, Mireille Lanctôt, Marie-Andrée Lévesque, Marie Savard fille de Germaine, Nicole Bédard, Carole Massé, Johanne Denis et Claire Savary.Textes et paroles où elles parlent et écrivent l’histoire et leurs histoires.Paroles de femmes et non paroles féminines (comme dans fée et minime), paroles et gestes qui donnent à voir, à savoir.Ce livre ne remplacera malheureusement pas ceux du docteur Gendron qui dé-nature (ou culture) si savamment la jeunesse.Tendres, hurlantes, critiques, hystériques, ces paroles ne sont pas de celles qui endorment dans le venin de l’hypocrisie, mais de celles qui nous portent au creux de nous-mêmes, à la croisée du renoncement ou de la lutte pour s’appartenir entièrement.Dans le flot des best-sellers qui nous flattent dans le bon sens du poil ou qui excitent notre goût de la morbidité, du super ou du mysticisme, ce livre est un corset refusé.Il ne peut qu’intéresser toutes les femmes puisque c’est “le corps les mots l’imaginaire” d’elles, mais aussi les hommes las de ce monde qui ne nous prépare qu’à être des machines à érection.(La Barre du Jour, mai-août 1977).J P Aujourd'hui, les Herbes Rouges Autre écriture/écriture de l’autre.Cette revue publie depuis quelques années déjà des textes de cette écriture formaliste et structuraliste qui représente un des forts courants de la poésie québécoise actuelle.A l’origine, volonté politique de rupture avec un certain type d’écriture désignée comme récupérée (tel le lyrisme “Hexa-gonien”), aliénante (le nationalisme épique) ou n’effectuant qu’un nouveau traitement extérieur du langage (la contre-culture), elle s’était placée en opposition à la langue admise comme poétique.Les critiques officiels furent à l’origine quelque peu déroutés, mais s’acclimatèrent vite en allant se recycler chez Tel Quel.Volonté de casser le discours du maître, du statu quo, refus de la facilité et de l’épanchement lyrico-poétique, on s’attela au travail du texte, le torturant, le vidant de sens gratuit, poussant jusqu’au plaisir du texte en opposition aux textes (publicitaires) des plaisirs commandités.Brisures syntaxiques et sémantiques, rapports grammaticaux court-circuités, attention minutieuse au déroulement de la phrase.Il faut que “ça” parle.Cette surrevalorisation du textuel renoue évidemment avec Mallarmé, en dérive, trace qu’écrire se pratique, se travaille.Cette recherche a ouvert les portes sur la notion de codes et de l’utilisation de ces codes.“Il aura fallu passer par là, citer beaucoup, tacitement ou non, peu importe.Reprendre à d’autres, piller le texte général, charognard du graphe, pour traquer sa propre pensée en cours, tenter de saliver son corps à soi, ce qu’il faut de soie et d’arêtes aussi.Voici ce qu’il en est de la découpe, avec rouge aux lèvres déjà de la boucherine à venir et les “tables canines”.En attendant, je mange aux organes et je suis mangé.Ca mâche entre les dents des mots pêle-mêle venant de loin sous le pelage.La lecture mouille longuement, les feuillages, juste entre”.(Glottes, de Serge Gauthier, aux Herbes Rouges, numéro 53, C.P.81, Bureau E, Montréal, Québec, H2T 3A5).J.P.LE SAGUENAY-LAC-ST-JEAN L’Editeur Officiel du Québec a donc décidé d’écrire un livre sur chaque région administrative du Québec et pour tâter le terrain, il a commencé par.le Saguenay-Lac-St-Jean.Intéressant?Oui, parce qu’il nous apprend des choses sur notre région, parce qu’on a l’impression d’un peu mieux la connaître quand on a terminé la lecture.Mais (car il y a un mais.) pourquoi le faire de l’extérieur de la région.Oui, mais on commence à être fatigué d’être l’étemel dévidoir.Un groupe de la région avait songé à en éditer un.La partie historique aurait été écrit par l’Abbé Jean-Paul Simard, la partie économique par Adam Lapointe et la partie géographique par un finissant en géographie àl’U.Q.A.C.Ilsont retardé ce projet au mois de décembre.Ceux qui désirent se procurer un livre sur la région peuvent toujours attendre et comparer.Ceux qui ont l’argent, les acheter tous les deux.Moi, j’attends.J.G-G 41 ffflHHflWflffiKflWWqf ’ '.ïlhfdara Cosmétique alimentaire Si l’art est un phénomène sensoriel, la notion de beauté est directement reliée à la psychologie, à la mémoire et aux idées préconçues.De là, on a créé diverses modes plus ou moins temporaires, telles que le maquillage chez la femme (n’oublions pas qu’il en existe aussi chez l’homme).C’est une question de psychologie et de marketing.Je n’ai qu’une vie à vivre et je veux la vivre en blonde! Les yeux bleus sont beaucoup plus beaux que les noirs! “Mets ton argent où ça compte”, tel est bien la devise d’une firme de dentifrice bien connue (bien sûr, ce que l’on ne sait pas, c’est que l’argent va dans leurs poches et non dans notre bouche)! Il en va de même en alimentation.Toute une myriade d’additifs alimentaires ont été mis au point par la chimie moderne.Leur but premier était de permettre la conservation des aliments due à l’augmentation du délai entre la récolte et la consommation, résultant de l’industrialisation croissante du secteur agroalimentaire.Avec la commercialisation et la mise en marché à grande échelle, des impératifs économiques ont imposé de nouvelles voies de recherche: les additifs alimentaires sont nés.Rapidement, ce fut la chimification des aliments.Ainsi, on voit naître les préservatifs, les antioxidants, les édulcorants, les bactéricides, les fongicides, les émulsifiants, les tampons, les anti-brunissants, les raffermissants, les agents de maturation, les colo- rants, les essences synthétiques.C’est ce que l’on appelle maintenant les cosmétiques alimentaires.Afin de protéger la population contre les effets nocifs des cyclamates (substitue du sucre), ancien additif alimentaire retiré du marché puisqu’il causait des altérations chromosomiques et était reconnu comme cancérogène, on le remplaça par une substance plus sécuritaire la saccharine.Des expériences réalisées sur des animaux de laboratoire ont montré qu’une souris sur deux nourrit avec un régime contenant de la saccharine sont atteintes de cancer! Au Canada, l’utilisation de cet additif est interdit depuis le 1er juillet 1977, aux Etats-Unis; non, on préfère le cancer! Au Québec, on instaure une nouvelle politique d’alimentation.Pourtant, il existe plus de 2,500 additifs sur le marché; la majorité n’ont jamais subit de vérification sérieuse en laboratoire.Ils sont surtout utile à la commercialisation: le terme de cosmétique alimentaire est bien exact.Ils améliorent l’image extérieur du produit final de la même façon que le fond de teint, le rouge à lèvres ou le mascara chez la femme.C’est pour celà que le steak haché est rouge, que les oranges sont jaunes.On cire même les pommes pour qu’elles soient plus brillantes.Pire encore, certains additifs ne deviennent toxiques que lorsqu’ils sont ingérés à l’intérieur de l’organisme vivant.Ils réagissent chimiquement avec d’autres substances biologiquement naturelles pour former de nouveaux produits extrêmement nocifs.Tout un secteur inconnu de la biochimie.L’industrie alimentaire ajoute “gratuitement” des nitrites dans les hot dogs.Ceux-ci réagissent avec les amines, dérivés du métabolisme des protéines, présent naturellement dans le plasme sanguin.Il se forme ainsi de nouvelles substances appelées: nitrosamines.Des repas de nitrites et d’amine administrés régulièrement à des animaux de laboratoire (cobayes) ont montré une recrudescence marquée de tumeurs pulmonaires; certaines étaient malignes.Un bon hot dog, une bonne cigarette, Ha! la belle vie !!! Et que penser des céréales?On y retrouve de P hydroxy-anisol butylée (antioxydant), de l’acétate de sodium (tampon), du rouge FD & C numéro 2 (colorant), du jaune FD & C numéro 5 (colorant), du sulfate ammoniacal d’aluminium (acide), etc.Mais, pour la publicité télévisée, on insiste surtout sur les additions de vitamines et de fer: les céréales, excellentes pour la santé, sont une source idéale d’énergie lors du déjeuner, si l’on veut commencer la journée du bon pied.D’ailleurs c’est pratiquement le repas national des Américains.Ce que l’on ne sait pas, c’est que des expériences scientifiques ont montré que les céréales induisent une maladie psychiatrique chez les souris: la schizophrénie.Manger, c’est se suicider! Alan McLean En toutes occasions, la bière qui vous sourit.42 L'information culturelle (suite) "La critique de spectacles" On ne peut tout de même pas dire que, dans les media du Saguenay-Lac-Saint-Jean, les spectacles passent inaperçus.On en parle beaucoup.Et cette “parole” passe par tous les registres possibles.La plus omniprésente et aussi la plus bruyante de toutes ces paroles, autour des spectacles, c’est évidemment la publicité.D’ailleurs, vous remarquerez qu’on attache un certain soin à la publicité des spectacles, dans les media régionaux.On se force un peu pour publier des “annonces” claires, et pas moins affreuses que dans les journaux montréalais.La radio et la télé utilisent la musique connue des vedettes du spectacle et le message passe assez bien.De temps en temps, on accepte même de publier de l’information détaillée, un peu plus fouillée avant le spectacle en question.Après le “show”, on publie, dans les journaux, des compte rendus qui se veulent personnels, émotifs, chaleureux ou foncièrement critiques.Bref, ce serait mentir de dire que les media de la région ne couvrent pas les spectacles présentés dans les salles reconnues (de l’Auditorium Dufour à la Station) et stables.Deux fois l’an, on se permet même de présenter la programmation saisonnière de ces salles, en bloc, sans jamais trop la remettre en cause, bien sûr.C’est toujours compromettant de prendre le risque de perdre sa crédibilité (lire: des billets gra- tuits).Ainsi, du côté de la critique de spectacles ici, on (ceux qui la font), préfère le statu quo, le gros et confortable laisser-aller.Je crois qu’on pourrait se forcer davantage et pratiquer, dans ce genre d’information culturelle, d’autres formules.Partons du fait suivant: les lecteurs des régions du Québec ne lisent souvent que des quotidiens et les hebdos publiés chez eux.Alors, il faudrait aller un peu plus loin dans cette critique-information des spectacles montés ici, souvent la seule disponible pour la masse.Par exemple, pourquoi ne pas interviewer régulièrement ceux d’ici et d’ailleurs qui font les spectacles?Ca s’est déjà fait.Mais depuis quelques années, on délaisse cette pratique.On préfère fournir aux lecteurs des critiques personnelles et souvent à sens unique.Il me semble que les chansonniers, les comédiens, les musiciens de passage ont des choses à dire et s’ils le disent aux journaux montréalais, ils ne sont pas nécessairement lus par les lecteurs et les spectateurs de la région.La radio et la télé régionales donnent plus la parole aux gens qui montent des spectacles ici.Ces deux media font assez bien leur travail d’information sur les spectacles.Mais ils laissent tomber la critique, le compte rendu des spectacles sous prétexte que c’est inutile, que le spectacle est terminé.C’est mentalité de journaliste-publiciste qu’on devrait changer.Mais cette mentalité semble plutôt largement répandue ici.Tous ceux qui travaillent dans les media et qui s’occupent un peu d’information culturelle, ont l’habitude de se prendre (souvent malgré eux) pour des distributeurs de lignes ou de minutes publicitaires.On se sent obligé de finir ses papiers ou ses phrases en disant: “N’oubliez pas d’aller voir ce bon spectacle”.C’est naïf.D’autant plus qu’en fournissant une bonne information de base sur un spectacle au programme dans les salles de la région, on rend service à tout le monde, y compris à ceux qui veulent qu’on parle d’eux pour parler d’eux.En résumé, la critique de spectacles, dans la région, n’est pas suffisamment informative (papiers préparatoires, interviews, analyses critiques des programmes, comparaison avec ce qui se passe ailleurs dans ce domaine), dans les media écrits et pas toujours critique dans les media électroniques.Et en terminant, une question à fouiller pour ceux qui s’intéresent aux spectacles; pourquoi les gérants de salles de spectacles d’ici continuent-ils à exercer leur métier si les conditions de survie deviennent impossibles, d’année en année?Pourquoi subventionner ainsi les imprésarios montréalais?Au prix qu’on loue les spectacles réputés, on pourrait peut-être noliser des avions pour faire le voyage à Montréal?Pierre Demers Bd-Jeans JM \ n t V “Des jeans pour tout le monde“ 339, Davis, Arvida.419, Racine, Chicoutimi.43 Art et communication Les antécédents politiques, sociaux ou artistiques d’une masse forment une partie de la culture; une autre partie est constituée par les influences du monde actuel, l’idéologie véhiculée par les media et par l’interprétation faite par chaque individu de diverses informations transmises.Une partie de ces informations ou messages nous proviennent des artistes d’aujourd’hui qui contribuent à la structuration de notre univers culturel.La musique, la peinture, la danse et la sculpture s’expriment dans un langage de formes, de matières, de rythmes, de signes, de symboles, de sons et de couleurs.Ces langages dégagent, caractérisent et nous transmettent une expérience sensible (sensible: qui peut être perçue par les sens), ayant trait à une perception particulière de l’univers.L’art est un système de communication relié au langage.“Le phénomène fondamental de la communication entre un émetteur et un récepteur par l’intermédiaire d’un canal physique revient, d’après Meyer Eppler, à puiser des signes reconnaissables dans un répertoire possédé par l’émetteur, à les assembler et à les transmettre dans ce qu’on nomme un canal de communication, pour que le récepteur identifie ensuite chacun des signes qu’il reçoit avec ceux qu’il possède déjà dans son propre répertoire.La communication des idées n’a lieu que dans la mesure où ces deux répertoires ont une partie commune marquée par le recouvrement de l’aire correspondante des cercles (voir schéma).Mais au fur et à mesure que ce processus se poursuit dans les systèmes doués de mémoire et d’appréhension statique comme l’intelligence humaine, la per- ception de signes toujours identiques vient modifier, très lentement, le répertoire du récepteur, pour tendre à le faire englober de mieux en mieux par le répertoire de l’émetteur auquel il est soumis.C’est le processus d’apprentissage.L’ensemble des actions de communication prend alors un caractère cumulatif par son influence progressive sur le répertoire: c’est, entre autres, le processus d’acquisition de la culture.Dans la communication artistique, le créateur imagine une forme et une idée qu’il code au moment de l’émission.De son côté, le récepteur, partant du message, construit une autre idée ou, une autre forme.La qualité de la communication se mesure à l’identité de la forme perçue et de la forme créée.” (1) L’émetteur serait donc l’artiste.L’artiste n’est pas un personnage mythologique; malheureusement, notre société avec ses vilains défauts, a la fâcheuse habitude de survaloriser ce genre d’individus en les entourant d’un voile protecteur assez opaque.L’artiste est un élu des dieux, doué d’une habileté manuelle exceptionnelle, qui exprime des pensées très profondes et il faut être un initié ou un esthète inné pour pouvoir saisir le fameux message subrepticement intégré dans l’oeuvre d’art, joyau incomparable, préciosité que l’on achète à prix d’or et dont profitent ceux qui ont les gros sous.Seul l’artiste possède la clé de son secret et quand il accepte d’en parler, tous les grands sentiments y passent, si bien qu’on le perd au tournant et que bouche bée, on finit par se dire que c’est très compliqué et que les artistes sont des êtres subtils et uniques.Portrait-cliché, l’image peut être mise dans un beau cadre ou la statue sur un socle de marbre., En réalité, l’artiste est un être humain qui choisit de s’exprimer dans un langage, fruit d’une expérimentation empirique, langage de signes, de symboles, de rythmes, de couleurs, de formes et de lignes.Loin de vouloir nous transmettre un double de lui-même, son désir est de nous faire part d’une expérience de perception dans le but de nous sensibiliser à un phénomène (physique ou psychologique) donné, de nous faire partager une sensation ou même de nous émouvoir.L’oeuvre d’art contient le message.Ce point de rencontre entre l’émetteur et le récepteur ne devrait donc pas nous parler de l’artiste lui-même puisque le rôle de l’artiste n’est pas de se survaloriser par son travail.L’art nous propose différents types de messages qui concernent notre perception sensorielle ou émotionnelle.En parlant d’émotion, je voudrais éviter toute notion de sentimentalisme.Nous, Québécois, sommes de grands sentimentaux et l’exploiteur qui met le doigt sur notre point'faible a vite fait de découvrir qu’une petite fille triste tenant son petit chat sur fond de velours constitue un cliché utilisable à des fins de rentabilisation.Nous assistons présentement dans la région à une prolifération d’images-clichés de ce type, (c’est foujusqu’àquel point, un cadre rehausse la qualité d’une image), pauvres non pas techniquement mais sensoriellement.Ce sont bien sûr de belles images d’Epinal très suggestives qui incitent le spectateur à une extrapolation mentale poussée (dans le genre: pourquoi cette petite est-elle si triste?Où donc regarde-t-elle?Que peuvent bien voir ses beaux ; pii «)1S I delà I te, ! ünihl J pin Ira I site I sera | Ht.Haiti pi ¦ tupi In IBS, PI haï, | Itlfii | fe«i fl» joiird’ | notait le die prima Encor fait icalilt tif.Ce lentei «Bail E’aiti tire, fctier 1 fo tec I '««SOI s [fi Hé mime 44 “Toute expression artistique est un phénomène de communication”.artiste _____________________\ message ___________________^ Publi 0) O) 3 CD ü ro CL ¦a> 3 CT i5 ra CD E o 3 Q Appalaches.Les plus anciens dulcimers existants datent du début du XIXène siècle; J.Edward Thomas fabriqua entre 1871 et 1933, plus de 1,500 de ces instruments.C’est sur l'un d’entre eux que Jean Ritchie apprit à jouer en 1927.Dans les années quarante, J.Ritchie, John Jacob Niles et Andrew R.Summers présentèrent le dulcimer hors des Appalaches: les Américains, ils ont aimé ça comme des fous.et tout le monde anglo-saxon a suivi; à l’heure actuelle, il existe des “dulcimer clubs”, des “dulcimer shops”, des “dulcimer countests”, un “Dulcimer Players News”, des minidulcimer, des virtuoses du dulcimer, des épinglettes en forme de dulcimer, des dizaines de disques et de livres traitant du dulcimer, de ses techniques de jeux et de construction, etc.Vers le début des années ‘60, v’ia la France que adopte l’instrument grâce au travail de Mary Faith Rhoads, une élève de Ritchie.Il faut dire en passant que le France connaissait déjà un instrument si- 46 milaire, l'Epinette des Vosges (un schei-tholt rebaptisé) qu’on ne retrouvait plus qu’au musée à la fin du XIXième siècle.Depuis le passage de Mary Rhoads, les deux instruments jouent côte-à-côte complaintes, ballades et danses de la tradition française: “Malicome”, Catherine Perrier et J.-F.Dutertre en donnent un fameux échantillon.Nous autres, c’est la Butler qui a fait les premières tentatives au grand public: elle enregistra une chanson cajun accompagnée au dulcimer en plus de démontrer fort habilement aux “Trouvailles de Clémence” la façon de fabriquer F instrument; le groupe de folkceltique “Bardes” l’a utilisé lors des “Soirées d’automne 1975”; Gervais Lessard du Rêve du Diable a avoué à la défunte ‘ ‘Tête à Papineau” qu’il aimait passablement en jouer; jusqu’au luthiste de l’ensemble “Claude Gervaise” qui consent à ranger son luth, le temps de caresser les trois cordes de son dulcimer.A part ceux-là, je soupçonne ne pas être le seul québécois à en jouer à la cachette.Même s’il est encore difficile de trouver un bon dulcimer au Québec, je pense que celui-ci est tout à fait mûr pour nous.Le caractère modal de la chanson traditionnelle québécoise indique son antériorité au XVIIième siècle et son lien avec la tradition française.Le dulciner se trouve parfaitement à l’aise avec “Perrine était servante”, “La Belle Françoise”, “Isa-beau s’y promène”, “La Perdriole”, “Le champ de pois”, autant que l’épinette peut l’être avec “La vieille fille”, “Fanchon”, “Dame Lombarde”, etc.comme si ces mélodies avaient été écrites spécialement pour le dulcimer.Vous y voilà maintenant plus éclairé, sans aucune raison de ne pas entamer sombrement “Le Roi Renauld” à la place de “Disco-Duck”; “Au marche du Palais”, au dulcimer, c’est bien joli, mais vous ne le saurez jamais mieux qu’en tentant l’expérience vous-même.Taïaut! Taïaut! on part en guerre contre le Disco, Turluron Malurette! BIBLIOGRAPHIE The Dulcimer Book.Jean Ritchie.Oak Publication, N.Y.1963.The Mountain Dulcimer.Howard W.Mitchell.Folk-Legacy, Sharon, Conn.1965.The Appalachian Dulcimer Book.Micheal Murphy.Folksay Press, 1976.DISCOGRAPHIE Le Dulcimer.Spécial instrumental, par Mary Rhoads.Chant du Monde, LDX 74485.Pacific Rim Dulciner Project.Anthologie.Biscuit City Records.Denver, Col.1977.RC 1314.JAZZ - BLUES - ROCK’N'ROLL - CLASSIQUE - FOLKLORIQUE - QUEBECOIS - FUNKY - REAGGY' ANDIN - PARTIS -PUNK-INDIEN i La Sonate Inc.% Place du Saguenay en ^ SPECIAUX D’OCTOBRE m x ~ü m jj > r~ m EMERSON LAKE « RU-MER WORKS lougarou Tous les disques hors séries et nouvelles parutions sont disponibles sur commande.Délai de livraison: 4 jours seulement.o Prix régulier: $14.98 Spécial: $10.95 Prix régulier: $7.98 Spécial: $4.95 FOLKLORIQUE - QUEBECOIS - FUNKY - REAGGY - PUNK - INDIEN JAZZ - BLUES - ROCK’N'ROLL-CLASSIQUE - - PROGRESSIF - 47 ANDIN - PARTIS-OUF! 1er octobre — CHICOUTIMI: Musée du Saguenay: Exposition “Tsuba".L'art japonais par les gardes de sabres du samouraï.Jusqu'au 10 octobre.Société des Arts: Exposition du peintre "Jiusepée Benedetto" dans le hall d'entrée de l'Auditorium Dufour, (du 23 septembre au 2 octobre inclusivement).2 octobre — ARVIDA Club de Caméra Amateur: Présentation de diapositives de voyage au salon de Centre Price à Kéno-gami à 19h30.Tous sont invités.3 octobre — ALMA Auditorium: TPQ (Théâtre Populaire du Québec).''Les violons de l'automne", avec Jean Coutu, Gisèle Schmith et Jacques Gali-peau.CHICOUTIMI: UQAC: Ciné-midi.Pavillon des Laboratoires au local 20871 à 12h30.De la série Urba 2000, "New York Twin Park Project", (USA, 56 m.).JONQUIERE: Cegep deJonquière: Ciné-Club.A la salle François-Brassard à 20h00."Roller Bail”, (USA, 1975, v.fr., 100 m.) de Norman Jewison.Galerie Centre Art: Exposition des lithographies de Louise de Pom-minville.Pendant tout le mois au 211, St-Dominique.ST-JEROME: Comité Culturel de St-Jérôme: Début des ateliers de ballet-jazz, flûte à bec, chant choral, artisanat.On peut s'inscrire à la bibliothèque le mercredi soir.4 octobre — CHICOUTIMI: Auditorium Dufour: TPQ "Les violons de l'automne", ref.3 octobre, Alma.UQAC: Ciné-midi: au Petit Théâtre à 12h15.Série Urba 2000, "New-York Twin Park Project", (USA, 56 m.).ROBERVAL: Service des Loisirs: Début des ateliers de vannerie et émaux sur cuivre au Centre Culturel de Ro-berval.On peut s’inscrire au Service des Loisirs à Roberval à 275-1691.5 octobre — CHICOUTIMI: Jirondanjoncelle: "La cuve cubique" à l'école Lafontaine, en soirée.Auditorium Dufour: Ricet Barrier, 13h00 p.m.DOLBEAU: Ciné-Club: Au théâtre Métérore de Dolbeau, ($1.75 de la représentation ou $8.00 pour la carte de saison) à 19h30."Nashville (1975) de Robert Altman avec Richard Baskin et Géraldine Chaplin.ST-FELICIEN: TPQ: Théâtre Populaire du Québec: "Les violons de l'automne" à la salle polyvalente à 20h30.Ref.3 octobre, Alma.6 octobre — JONQUIERE: Salle François-Brassard: Beau Soleil Broussard.ST-FELICIEN: Ciné-Club: Au cinéma de St-Félicien à 20h30."Nashville" (USA, 1975,159 m.) de Robert Altman avec Richard Baskin et Géraldine Chaplin.7 octobre — JONQUIERE: Salle François-Brassard: TPQ “Les violons de l’automne" avec Jean Coutu, Gisèle Schmith et Jacques Galipeau.10 octobre — CHICOUTIMI: Auditorium Dufour: Ballet National d’Espagne.Musée du Saguenay: Début de l'exposition du peintre “Charles Huot".Jusqu'au 30 octobre.UQAC: Ciné-midi: Pavillon des Laboratoires à 12h30, local 20871, “La mode" (28 m.).UQAC: Ciné-Club: Pavillon principal, local C-313 à 19h00 et à 21h00.“Le locataire” de Roman Polanski (1976) avec Isabelle Adjani, Melvine Douglass, Jo-Van Slet et Bernard Fresson.JONQUIERE: Ciné-Club: Cegep de Jonquière à 20h00."La course à mort de l’an 2000.(USA, 1975,100 m.v.fr.) de Paul Bartel.11 octobre — CHICOUTIMI: UQAC: Ciné-midi au Petit Théâtre à 12h15, “La mode” (28 m.).UAQC: Ciné-Club au pavillon principal, local C-313 à 19h00 et 21h00, “Le locataire” de Roman Polanski (1976) avec Isabelle Adjani, Melvine Douglass, Jo-Van Slet et Bernard Fresson.12 octobre — ALMA: Ciné-Club: "Serpico" à l’Auditorium Latourelle.DOLBEAU: Ciné-Club: Au théâtre Météore à 19h30, "La nuit américaine", (France-Italie, 1973, 113 m.) de François Truffaut avec Jean-Pierre Aumont.JONQUIERE: Salle François-Brassard: "El Condor Pasa”, folklore sud-américain.13 octobre — ALMA: Ciné-Club: “Serpico” à l'Auditorium Latourelle.DOLBEAU: Service des Loisirs: Début des cours à la Palestre de la polyvalente Jean Dolbeau: poterie, émaux sur cuivre, céramique, ballet classique et moderne, photographie et ballet-jazz.ST-FELICIEN: Ciné-Club: Au cinéma de St-Félicien à 20h30.“La nuit américaine”, (France-Italie, 1973, 113 m.) de François Truffaut avec Jean-Pierre Aumont.17 octobre — CHICOUTIMI: UQAC: Ciné-midi.Pavillon des Laboratoires au local 20871 à 12h30.Série Urba 2000: "Bologne; une ville ancienne pour une société nouvelle” (56 m.).JONQUIERE: Ciné-Club: Cegep de Jonquière à 20h00.“La guerre des mondes" (USA, 1953, 85 m., v.fr.) de Byron Haskin.18 octobre — CHICOUTIMI: Auditorium Dufour: Le trio Paul et Paul.UQAC: Ciné-midi au Petit Théâtre à 12h15.Série Urba 2000.“Bologne; une ville ancienne pour une société nouvelle” (56 m.) 19 octobre — DOLBEAU.Ciné-Club: Au cinéma Météore à 19h30, “Satyricon", (Italie, 1968, 128 m.) de Frédérico Fellini d'après l'oeuvre de Pétrone.20 octobre — ST-FELICIEN: Ciné-Club: Au cinéma de St-Félicien à 20h30, "Satyricon", (Italie, 1 968,128 m.) de Frédérico Fellini d'après l'oeuvre de Pétrone.21 octobre—JONQUIERE: Salle François-Brassard: Gilles Vigneau It.22 octobre — CHICOUTIMI Auditorium Dufour: Gilles Vi-gneault.48 23 octobre — ALMA: Auditorium: Gilles Vigneault.24 octobre — ALMA: Auditorium: Les Jeunesses Musicales.Le trio de guitare Laval.CHICOUTIMI: UQAC: Ciné-midi: au Pavillon des Laboratoires au local 20871 à 12h30."Ceci est un message enregistré” (10 m.) et "Stravinski" (27 m.).UQAC: Ciné-Club au pavillon principal, au local C-313 à 19h00 et 21h00, “La voie lactée" (1974) de Louis Bunnuel avec Paul Fran-coeur, Laurent Terziess, Michel Picolli, Delphine Seyreg et Daniel Pilon.JONQUIERE: Ciné-Club: Cegep de Jonquière à 20h00, "Les insectes de feu" (USA, 1975, 90 m., v.fr.) de Jean-not Szwarc.ROBERVAL: Auditorium Fernand Bilodeau: Les Grands Explorateurs, "Le Brésil, carnaval de l'insolite" avec Marcel Isy-Schwart.25 octobre — ALMA: Auditorium: Les Grands Explorateurs, “Le Brésil".CHICOUTIMI: UQAC: Ciné-midi.Petit Théâtre à 12h15, “Ceci est un message enregistré" (10 m.) et "Stravinski" (27 m.).UQAC: Ciné-Club au pavillon principal au local C-313 à 19h00 et 21h00.“La voie Lactée" de Louis Bunnuel (1974) avec Paul Fran-coeur, Laurent Terziess, Michel Picolli, Delphine Seyreg et Daniel Pilon.JONQUIERE: Ciné-Mardi: Salle François-Brassard."Section spéciale".26 octobre — JONQUIERE: Salle François-Brassard: Les Grands Explorateurs, "Le Brésil”.27 octobre — CHICOUTIMI Auditorium Dufour: Les Grands Explorateurs, "Le Brésil".30 octobre -JONQUIERE: Centre culturel: Exposition de Denis Pinet, jusqu'au 10 novembre.31 octobre — CHICOUTIMI: UQAC: Ciné-midi: Pavillon des Laboratoires au local 20871 à 12h30, "André Malraux" (28 m.).JONQUIERE: Centre culturel: (Voir le 30 octobre).COMMUNIQUES Centre culturel d'Hébertville: Il y aura début des ateliers de poterie et émaux sur cuivre pour adultes et enfants dans la première semaine d'octobre.Service des loisirs de St-Félicien: Toute personne ou groupe intéressé à réaliser une activité culturelle ou sociale peut s'adresser à Jacques Raymond à 679-4111.Centre culturel de Jonquière.Les cours d'initiation par animation à l'affiche: fleurs séchées, tapisserie et batik, reprendront à partir du 16 octobre.Les séances d'animation se tiendront le dimanche (à toutes les deux semaines) de 13h30 à21h30.Apportez votre repas.Du 16 octobre au 7 mai.Service des loisirs de La Baie: Le service municipal des loisirs de La Baie offrira à partir du début d’octobre, une série de cours: artisanat (courtepointe, fléché, poterie 1 et 2, tricot et crochet 1, macramé 1 et 2, tissage 1 et 2), audio-visuel (photographie 1 et 2, télévision communautaire), expression dramatique (connaissance théâtrale), ateliers musicaux (ballet-jazz, animation musicale, guitare, ballet), littérature (phonétique et diction, pour les 3 à 5 ans), et arts plastiques (sculpture sur bois, peinture, composition et dessin).Les cours se donneront au Collège de Port-Alfred (au centre d'art).Pour informations: Service des loisirs de La Baie, a/s M.Claude Grenier à: 544-6851.Baz-Art: Le Baz-Art à Chicoutimi lance une invitation à tous les artisans du Saguenay-Lac-St-Jean, à faire leur demande d’exposition à la Société des Arts, 534, rue Jacques-Cartier, Chicoutimi.Les Tarentelles: Le groupe de danse folklorique "Les Tarentelles" offrira à partir du mois d'octobre, par le biais du service des loisirs de Jonquière, des cours de danse folklorique.Informations: M.Héliodore Gauthier à: 548-4133.Théâtre Populaire d'Alma: Le Théâtre Populaire d'Alma débute le 26 septembre des ateliers de théâtre et d’initiation au théâtre avec un animateur professionnel (comédien de Montréal), dans le but de monter, avant Noël, une pièce de théâtre pour enfants.A tous les intéressés: dépêchez-vous! A SURVEILLER Club de photo amateur: Le Club de photo amateur du parc Rosaire-Gauthier à Chicoutimi a réalisé une série de 13 émissions pour Télésag, sur l'initiation à la photographie.Ces émissions seront présentées à partir du 19 septembre, 3 fois par semaine (dont 2 reprises) pendant 13 semaines.Les heures de diffusion sont: le lundi à 19h00, le mercredi à 12h45 et le samedi à 17h00.Ces émissions ont été complètement réalisées par les membres du club de photo amateur, en se basant sur les ateliers populaires de photographies du parc Rosaire-Gauthier.La Petite Galerie: Après un an d'arrêt, la Petite Galerie du Centre culturel à Jonquière reprendra ses activités au mois d'octobre.Théâtram: Le lancement de la revue que publie chaque année la troupe de théâtre “Théâtram” aura lieu au début d’octobre.Cette revue "Théâtralités" est une revue spécialisée de recherches théâtrales.A tous les intéressés. f L’ATELIER DE VERRE JACYNTHE BOUCHARD LAURIER GARIEPY Rang 3, Saint-Nazaire.418-662-5587 Dr.Paul Ruel, O.D.Dr.Damien Laberge, O.D.OPTOMETRISTES Examen de la vue Verres de contact Rééducation visuelle CLINIQUE OPTOMETRIQUE SAGUENAY 73, King-George, C.P.415, Jonquière (secteur Kénogami) Tél.542-6226 542-7235 « - -T./ Abonnez-vo NOM ADRESSE: Je désire m'abonner à partir d u no Vous appréciez FOCUS?Nous apprécierons votre soutien; ABONNEZ-VOUS! ABONNEMENT ANNUEL: $12.00 ABONNEMENT DE SOUTIEN: $20.00 .VILLE: Payable par chèque ou mandat-poste.LE CABARET D’LA Déjà deux ans faut que ça se fête Super spectacles Le 7 et 8 octobre Michel Perron avec l’index (Arrivez tôt, il y aura foule) Dimanche, le 9 octobre Film musical Tommy the Who de Ken Russel ou Rod Stewart and The Faces Admission: prix très populaire._ 50 •«WV & Y'a pas dé •»°%V •*- t OHRL-9TO ROBERVAL, 10,000 WATTS «¦Çfs *f Photo: Bernard Potvin U INFORM ATI TOUT L'MONDE LE FAIT FAIS-LE DONC! CJMT 1420
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.