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Titre :
Paris-Canada : organe international des intérêts canadiens et français
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Éditeur :
  • [Paris] :[Paris-Canada],1884-[1940?]
Contenu spécifique :
dimanche 15 novembre 1903
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Paris-Canada : organe international des intérêts canadiens et français, 1903-11, Collections de BAnQ.

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[" :2.1e ANNEE Pans, 15 Novembre-!\" Décembre 1903 Le Numéro 25 Centimes N\"\u2019 22-23 PARIS-CANADA Organe Bimensuel des Intérêts Canadiens et français FRANCK Abonnements : Un an.ÎO fr.au Bureau du Journal.Annonces,\tla ligne.1\tfranc Réclames,\t\u2014\t 2\t\u2014 Faits-Divers, \u2014\t 3\t\u2014 Directeur : HECTOR FABRE BUREAUX : 10, Eue de Rome, 10 \u2014 PARIS (8') CANADA Abonnements : Un an.$ S codes : Atlantic Cable Directory A.B.C.et WESTERN UNION TELEGRAPHIC Adresse Télégraphique : STADACONDA-PARIS Téléphone : 218-03 SOMMAIRE Au Jour le Jour.L\u2019Entente cordiale.Tîchos.Souvenirs.Revue.Le Commerce Français et les Colonies anglaises.-Impressions de colons.\u2022Canadiens à Paris.AU JOUR LE JOUR L\u2019émotion provoquée au Canada par la \u2022décision du tribunal d\u2019arbitrage de l\u2019Alaska, qui avait d\u2019abord été très vive, tend ¦aujourd\u2019hui à se calmer, grâce en grande partie à l\u2019exposé de la question qu\u2019a fait, à son retour à Toronto, le second arbitre canadien, M6 Aylsworth.Cet exposé purement juridique, d\u2019une parfaite convenance de ton et d\u2019argumentation, a élevé le débat au-dessus de la polémique courante pour le ramener dans l\u2019ordre d\u2019idées dont l\u2019esprit ondoyant et divers de lord Alverstone l\u2019avait fait sortir.A la bien considérer, à la dégager de son importance toute relative, la question, en ce qu\u2019elle se rattache au problème général de notre avenir, se pose ainsi : L\u2019Angleterre, dans ce cas particulier, et, en général, dans ses rapports habituels avec les Etats-Unis, fait-elle pour nous autrement que pour elle-même?Agit-elle différemment dans un cas plutôt que dans l\u2019autre?A-t-elle deux mesures, l\u2019une pour elle et l\u2019autre pour nous?Après l\u2019affaire du Venezuela et autres, qui oserait le prétendre?En second lieu, laissés à nous-mêmes, placés en face des Etats-Unis, ferions-nous mieux qu\u2019elle?Obtiendrions-nous davantage?Qui oserait le dire ?Le prestige de l\u2019Angleterre, même affaibli par un trop grand désir d\u2019entente, est en réalité supérieur au nôtre.Il serait absurde de prétendre que son pavillon ne dépasse pas le nôtre, qu\u2019on y est moins à l\u2019abri des tempêtes que nous ne le serions sous les couleurs canadiennes.A voir les choses dans la mesure ordinaire des faits, il est à prévoir que nous obtiendrions moins qu\u2019elle; que notre voix, moins imposante, serait moins écoutée.L\u2019inutilité de nos démarches pour conclure un traité de réciprocité l\u2019indique sûrement, quoique, dans l\u2019espèce, nous fussions appuyés par les Etats américains limitrophes.L\u2019Angleterre est notre sauvegarde en Amérique.Nous ne saurions y avoir d\u2019autre protection, et, d\u2019autre part, nous ne sommes pas assez puissants pour être recherchés comme alliés.Ainsi que la Belgique, ainsi que la Suisse s\u2019appuyant sur l\u2019équilibre européen, il nous faut nous appuyer sur la seule puissance qui supplée en Amérique du Nord à toutes les autres.L\u2019Europe pour le Canada, c\u2019est l\u2019Angleterre, gardienne de notre indépendance, de notre autonomie.Que la diplomatie anglaise ait des défaillances; qu\u2019elle s\u2019exagère les risques de notre situation; qu\u2019elle pousse un peu loin l\u2019esprit de conciliation, c\u2019est possible, c\u2019est certain.A nous de veiller à ce qu\u2019il n\u2019en soit point ainsi; à ne point la laisser trop fréquemment en tête-à-tête avec les Etats-Unis; à la pénétrer de nos idées, à lui faire bien comprendre que, vivant côte à côte avec les Américains, nous les connaissons mieux qu\u2019elle, que nous savons mieux comment il faut agir avec eux.Sa diplomatie, ainsi instruite, conseillée, surveillée, contrôlée, stimulée, deviendra pour nous un instrument qui, si le renom qui entoure encore Albion, les longs desseins que volontiers on lui prête, ne sont pas simples mirages, ne sera pas pour nous sans force ni sans éclat.Hector Fabre.L\u2019ENTENTE CORDIALE La visite des parlementaires anglais en France est un événement peu ordinaire.C\u2019est la consécration définitive du rapprochement de deux nations des mieux faites pour se comprendre.Les Canadiens ne sauraient trop s\u2019en réjouir ; ils peuvent réclamer l\u2019honneur d\u2019avoir donné l\u2019exemple; les premiers, Français et Anglais, ils se sont mis d\u2019accord, après quelques hésitations aussi dont notre histoire garde la trace, mais qui ont disparu de nos relations actuelles.Vivant côte à côte, d\u2019une vue politique commune, nous avons réglé à l\u2019amiable toutes nos divergences, aplani les obstacles qui nous séparaient, et donné un même objectif à nos aspirations.Dans l\u2019étude des procédés qui nous ont conduit à cet ordre de choses harmonique, Français et Anglais de ce côté-ci de l\u2019Atlantique, trouveraient peut-être le secret de cristalliser l\u2019élan actuel.Nous ne sommes pas arrivés de suite à la maîtrise des procédés par lesquels s\u2019assouplissent les rapports entre populations d\u2019origine différente.Il y faut le temps, l\u2019esprit d\u2019accommodement, la patience.La similitude des idées, la communauté des intérêts n\u2019y suffisent pas, même si, comme M.Paul Deschanel l\u2019a dit éloquemment : « Tune et l\u2019autre nation ont toujours vécu d\u2019une vie supérieure et si elles appartiennent toutes deux à la famille très restreinte de ces grandes personnes morales qui ont agrandi l\u2019intelligence de l\u2019humanité, à cette élite infiniment rare qui a apporté au monde des manières nouvelles de penser et qui lui ont laissé des monuments immortels ».Il y a la manière, comme on dit aujourd\u2019hui ; il y faut l\u2019habitude.Au banquet du Grand-Hôtel, M.d\u2019Estour-nelles de Constant avait organisé, en l\u2019honneur de ses hôtes, une sorte de tournoi d\u2019éloquence; on a vu successivement descendre dans l\u2019arène académique ces brillants chevaliers de la parole : M.Paul Deschanel, M.Jaurès, etc.Ce feu d\u2019artifice en chambre a ébloui l\u2019auditoire, et d\u2019autant, qu\u2019à Londres, cette rhétorique artificielle ne fait plus partie du menu oratoire dans les banquets non-politiques.On y discourt plutôt simplement, familièrement, comme entre voisins de table dissertant sur les hors-d\u2019œuvres.M.Berthelot a lu un discours écrit, trop long pour être confié à l\u2019improviste à; la mémoire.Cela aurait jeté un froid sur cette fin de diner international, si l\u2019illustre savant n\u2019avait au début évoqué le souvenir d\u2019un entretien qu\u2019il eut jadis avec lord Dufferin sur les qualités et défauts des deux nations.Ce genre de dialogue est toujours chose délicate.Hector Fabre Saint-Denis JEAN CaRIGNAN Hector Fabre Darbois O PARTS-CANADA Comment reconnaître des défauts à son pays sans offenser les Dieux ?Entre deux interlocuteurs de cette distinction, le dialogue a dû être délicieux, et on peut croire que les deux nations en somme n\u2019y ont rien perdu.Il est heureux que le souvenir de lord Duf-ferin ait été ainsi rappelé en pareille occurrence, et il faut féliciter M.Berthelot de l\u2019avoir fait.C\u2019est le rêve du noble lord qui se réalise aujourd'hui ; le rêve qui l\u2019avait amené à désirer l\u2019ambassade de Paris, et qu\u2019il ne se consolait point, en partant, de n\u2019avoir pas réalisé.Saint-Denis.ECHOS M.T.Obalski, chargé de mission du gouvernement français au Yukon et en Alaska, vient d\u2019arriver à Paris.M.T.Obalski a voyagé pendant de longs mois dans l\u2019Ouest Canadien et au Yukon; il rapporte d\u2019intéressantes notes sur les progrès et l\u2019avenir de ces régions encore peu connues.Il compte faire en janvier piochain, à la Société de Géographie, une conférence avec projections, sur les pays qu\u2019il a visités.Dans son rapport lu à la séance annuelle de l\u2019Académie française, M.Gaston Boissier, secrétaire perpétuel, a réuni dans un même hommage les lauréats que l\u2019Académie est allée chercher hors de France pour les couronner : Il est impossible, a-t-il dit, que nous ne soyons pas touchés de cet hommage rendu de si loin à notre littérature : la langue de notre pays prend un charme particulier quand nous l\u2019entendons sonner hors de nos frontières.Ace propos, permettez-moi de rappeler que, parmi les romans que nous couronnons, il y en a un qui nous arrive en droiture de Québec (VOublié, de Madame Laure Conan).Jean Carignan.SOUVENIRS Le dernier courrier canadien nous a apporté la nouvelle de la mort de l\u2019honorable R.Masson, ancien ministre, ancien lieutenant-gouverneur, ancien sénateur, et il ne serait point conforme à mes sentiments, de ne point saluer d\u2019un regret cette noble figure d\u2019honnête politique qui disparaît.M.Masson \u2022n\u2019a point rempli pleinement le rôle que lui destinaient sa situation de famille, sa haute éducation, ses qualités d\u2019ordre élevé, sa volonté obstinée de bien faire; mais ce qu\u2019il a accompli est sans tache.Député, il n\u2019a obéi qu\u2019à ses convictions; ministre, il n\u2019a servi que les intérêts des autres, et parmi eux, celui qui devrait être le premier, le plus négligé d\u2019ordinaire : l\u2019intérêt du pays.Toujours, il eût quelque peine à s\u2019asservir à la discipline de parti, et à ne point rendre justice à ses adversaires.Sans les préférer à ses amis (cet excès se rencontre), il leur faisait dans son estime une place sortable.Je me rappelle une circonstance où, en soubresaut, après un discours de M.Joly, alors comme lui simple député, il s\u2019écria : Enfin, voici le langage d\u2019un honnête homme ! Et tandis que ses collègues, près de lui l\u2019interrogeaient du regard avec quelqu\u2019émoi, M.Joly, souriant, reprenait, expliquait : On voit que mon honorable ami est si habitué à pareil langage que de suite il le reconnaît.Dans l\u2019éloquence parlementaire comme dans la discussion électorale, il apportait la vie, le mouvement ; il animait aussitôt qu\u2019il y entrait le débat le plus languissant, et la somnolence de ses collègues ne résistait jamais à ses accents.Il lui manquait pour réussir aux affaires, deux qualités : le sang-froid et cet esprit d\u2019honnête intrigue auquel le commerce des électeurs vous prédispose et que celui des députés vous enseigne.Il aurait voulu s\u2019occuper toujours des intérêts généraux, comme s\u2019ils n\u2019étaient pas à ce point liés aux intérêts particuliers qu\u2019on puisse les en séparer ! Il avait du moins cette bonne fortune, grâce à sa grande situation sociale, de n\u2019avoir pas à faire à l\u2019électorat et à la députation ces petits sacrifices de dignité qui, pour n\u2019être pas sans compensation, ne sont pas sans ombre.Le comté de Terrebonne était comme un patrimoine de famille : il n\u2019avait qu\u2019à se laisser élire.Du reste, souvent on peut voir que les gens sincères et désintéressés, quand ils se mêlent d\u2019opérations électorales, y excellent de suite, par un miracle comme la vertu humaine en opère parfois, moins souvent qu\u2019à son tour.Ils y apportent des procédés loyaux qui étonnent d\u2019abord l\u2019électorat, puis le séduisent par leur noüveauté et l\u2019entraînent.Je ne dis pas qu'à la longue il ne s'en lasserait pas; mais il n\u2019y a point péril qu\u2019il en soit ainsi et qu\u2019on n\u2019en use trop souvent.Un trait peint M.Masson et explique les intermittences de sa carrière.En 1878, lorsque sir John Macdonald revint au pouvoir, M.Masson était en Europe.Sir John ne voulut pas former son cabinet avant d\u2019avoir pris son avis, en particulier sur le choix du second représentant de la province de Québec dans le ministère.On attendit : au grand étonnement des vieux routiers, M.Masson exigea l\u2019entrée dans le cabinet de son aîné \u2014 de son rival \u2014 M.Langevin, lequel, habitué au premier rôle, s\u2019en empara tout naturellement, et se mit à exercer l\u2019influence ministérielle à laquelle il était habitué comme si rien n\u2019était, et sans même s\u2019apercevoir, tant l\u2019habitude est chose toute-puissante ! qu\u2019il réduisait d\u2019autant la place de M.Masson.Celui-ci, dans sa générosité, n\u2019y prit garde de suite, et bientôt, philosophiquement, se retira.Les deux hommes pourtant se complétaient.L\u2019un, mort, et l\u2019autre, disparu, on peut rendre justice à leurs qualités.M.Masson était fait pour conquérir le pouvoir, et M.Langevin plutôt pour l\u2019exercer.H.F.REVUE Les dépêches ont signalé une conférence faite à Toronto, par M.Henri Bourassa et dont la presse fit grand éloge : Nous sommes Canadiens d\u2019abord et toujours, a dit M.Bourassa.Nous le sommes plus que nos compatriotes anglais, puisque nous étions établis au Canada un siècle et demi avant eux.Le Canada est notre patrie, notre seule et unique patrie.Et nous croyons servir l\u2019Empire et nous sommes de vrais Impérialistes en travaillant à développer ce pays, à le rendre de plus en plus riche, fiécond, populeux, uni et prospère.Et puis, dit encore Mr Bourassa, nous sommes plus calmes, plus réfléchis que les Canadiens anglais.Eux sont unis et entraînés par lessentiments : témoin la guerre du Transvaal et la campagne actuelle de M.Chamberlain.Nous, au contraire, nous nous laissons guider par l\u2019intérêt de notre pays et de notre avenir : à preuve notre conduite-lors de la révolte des Américains en 1778 et de la guerre de 1812, notre attitude en ces derniers temps.Enfin, ajoute M.Bourassa, c\u2019est parce que, nous, Canadiens-français, sommes liés à ce pays par des racines profondes et lointaines, c\u2019est parce que nous sommes jaloux, très jaloux jusqu\u2019à la méfiance, de nos libertés politiques et de notre autonomie législative, c\u2019est parce que nous examinons les choses sans passion, sans engouement pour des hommes étrangers à nos besoins, avec le seul souci d\u2019assurer la conservation de notre patrimoine national, que nous combattons tout mouvement ou tout projet qui nous paraît contraire à nos intérêts comme peuple et comme individus.Il faut féliciter M.Bourassa d\u2019avoir pris ainsi contact avec la province anglaise d\u2019Ontario.Dans une très intéressante étude sur les Chemins de fer transcontinentaux au Canada, M.Henri Lorin met en présence le chemin de fer du Pacifique et le Grand Tronc Pacifique.Voici pour le Pacifique : Le Canadian Pacific Railway fut donc l\u2019instrument de l\u2019unité canadienne, et l\u2019on ne peut contester l\u2019opportunité de la protection gouvernementale qui, dans cette période enfiévrée des débuts, ne lui fut jamais marchandée ; subventions en argent, dons de terres, le C.P\u2019 R.reçut toutes les faveurs sans lesquelles, affaire financière longtemps médiocre, il n\u2019aurait pu franchir les premières épreuves.Par la suite, il est entré dans l\u2019âge de l\u2019exploitation normale, amortit ses dettes anciennes et se trouve maintenant en mesure de recueillir les bénéfices du mouvement de colonisation dont il fut lui-mêmé-l\u2019organe ; il a construit, de part et d\u2019autre de sa « main-line », des voies d\u2019embranchement ; il a fait passer sous son contrôle des lignes qui empruntent, au sud du Lac Supérieur, le territoire des Etats-Unis ; il possède trois grands paquebots qui assurent le service du Pacifique, deVancouver en Chine et au Japon ; il est intéressé dans, les relations entre le Canada et l\u2019Australie, entretient sur les lacs canadiens une flotte à vapeur pour le transport des passagers et du frêt, enfin, vient d\u2019acquérir une quinzaine de steamers qui naviguent entre le Dominion et l\u2019Angleterre ; il est donc maître de transporter, exclusivement par ses propres moyens, voyageurs, et marchandises, d\u2019Europe en Extrême-Orient; son transcontinental canadien n\u2019est plus que la section d\u2019une grande voie « impériale », tendue sur plus de la moitié du tour du globe.C\u2019est une puissance économique et politique de premier ordre.Voici pour le Grand Tronc-Pacifique : Le G.T.P.servira merveilleusement le progrès des Canadiens Français et voilà pourquoi Montréal, pii avait d\u2019abord boudé contre un projet si favorable à Québec, a maintenant cessé son opposition, montrant par là toute la puissance, toute la.discipline du sentiment canadien français.Sans doute, ces idées n\u2019ont encore été précisées que dans un petit nombre d\u2019esprits ; mais il paraît certain que l\u2019action du G, T.P., une fois construit sera de « resserrer le Canada tout entier autour de la province de Québec.» Une première remarque est que les [travaux de cette ligne immense vont occuper longtemps tous les ouvriers canadiens; l\u2019industrie d\u2019Ontario ne peut que s\u2019intéresser à une œuvre qui assure à ses usines, pour PARIS-CANADA 3 plusieurs années, des commandes ininterrom-£>ues-en rails, machines et wagons; là est, en quelque sorte, la prime à son consentement.Au cours de la discussion, il a été parlé plusieurs fois de la nécessité de réserver les profits de la construction aux fabricants et aux ouvriers canadiens ; nul doute que sir Wilfrid ne tienne la main à l\u2019observation de cette règle, car c\u2019est le moyen pour lui de rallier nombre d'hésitants.D\u2019autre part, on doit supposer que l\u2019ouverture de nombreux chantiers arrêtera l\u2019exode des Québecquois vers les usines des Etats-Unis ; sans doute, il est très honorable pour la race de voir des colonies canadiennes françaises se constituer dans nombre de villes américaines proches de la frontière, et petit à petit, participer à la direction des affaires municipales, voire provinciales ; mais le « rapatriement » reste un des soucis les plus urgents des autorités de Québec, qui aimeraient garder, au Canada, pour des profits plus immédiatement nationaux, tous leurs concitoyens.' En conclusion, M.Lorin écrit : On voit combien, pour peu qu\u2019on l\u2019étudie de près, le projet soutenu par sir Wilfrid Laurier mérite l\u2019attention de tous ceux qui considèrent le Canada comme ce qu\u2019il est, c\u2019est-à-dire une nation qui grandit tous les jours.Pourquoi sir Wilfrid ne se contente-t-il pas du Canadian Pacific qui a fait ¦ses preuves, et qui a, nous l\u2019avons démontré, ¦cimenté l\u2019unité de la Confédération ?Apparemment, parce que la s main-line » du C.P.R., à travers la prairie, court trop près des Etats-Unis, puis parce que cette Compagnie est devenue, par ses prolongements atlantiques et pacifiques, un Organisme impérial autant et plus que canadien.Le G.T.P.sera autre chose, d\u2019abord une voie de .communication d\u2019Est en Ouest, plus éloignée de la frontière américaine, ensuite, un moyen d\u2019affranchir, à l\u2019Est, de tout contrôle étranger, les relations du Canada et de l\u2019Europe ; mieux et plus que tout cela, un instrument d\u2019expansion aux mains des Canadiens-Français.Or, si le Canada doit rester lié à l\u2019Angleterre, la raison suprême en sera précisément le loyalisme de ceux-ci; on ne saurait donc prétendre que sir Wilfrid travaille seulement pour la race dont il incarne si noblement les plus hautes qualités ; il sert les intérêts supérieurs de l\u2019Empire en les associant à ceux de ses compatriotes ; loin de le taxer de particularisme exclusif, nous admirons l\u2019ampleur de sa prévoyance ; son ardeur à promouvoir le G.T.P.exprime, croyons-nous, cette vérité d\u2019allure paradoxale et dont l\u2019énoncé brutal déplaira sans doute à quelques-uns, que le Canada ne restera colonie anglaise que par la ¦suprématie des Canadiens-Français.Daps la Nouvelle Revue, M.Marcel Dumo-ret se préoccupe de Y invasion des Yankees au Canada ; c\u2019est le titre même de son article.Il se demande si, dans un temps plus ou moins prochain, VAmérique entière sera aux Américains.La réponse serait, d\u2019après lui, affirmative « si les événements devaient suivre leur cours avec, de la part des nations européennes, la même indifférence imprévoyante qu\u2019elles ont montrée jusqu\u2019ici »; et il ajoute que les Canadiens se désolent et que les périodiques Américains annoncent et proclament un peu hâtivement Vaméricanisation du Canada.C\u2019est ainsi qu\u2019apparaissent les choses vues de l\u2019horizon troublé de l\u2019Europe.Le ciel d\u2019Amérique, celui du Canada en particulier, est moins chargé de nuages.Nous n\u2019avons point frayeur des Américains qui passent la frontière; ils sont les bienvenus.Ils ne songent pas à nous américaniser, mais uniquement à devenir Canadiens comme nous.Le colon américain est avant tout un homme pratique ; il ne vise qu'à la conquête personnelle d'un coin de terre.Cette pensée de conquête est bien de l\u2019ancien monde et de l\u2019ancien régime.Le colon moderne ne veut que s\u2019adapter aux conditions de sa patrie nouvelle.Ce n\u2019est pas, du reste, seulement le Canada, mais l\u2019Europe que, selon ce publiciste, les Etats-Unis menacent.Etant donné l\u2019intelligence des affaires journellement mises en pratique parles Yankees, dit M.Du-moret, il n\u2019est pas probable que les américains de l\u2019Union fassent concurrence à ceux du Dominion.Ils s\u2019uniront plutôt.contre l\u2019Europe, et ce serait la ruine pour l\u2019agriculture et l'industrie du vieux continent, s\u2019ils ne se dépêchaient de trouver un remède à ce mal imminent.Darbois.-\u2014 LE COMMERCE FRANÇAIS ET LES COLONIES ANGLAISES On lit dans le Temps : Les propositions fiscales de M.Chamberlain devaient fatalement ramener l\u2019attention anglaise sur la politique intérieure des grandes républiques coloniales : Australie, Afrique australe et Canada.Mais on ne prévoyait pas encore, il y a deux mois, que les autres Etats de l\u2019Europe seraient aussi contraints, par la force des choses, à se préoccuper du même sujet.Tel est pourtant le cas.Il ne faut pas se le dissimuler.L\u2019une des clefs de l\u2019avenir fiscal de l'empire britannique est dans l\u2019attitude que sont en train de prendre Sydney, Montréal et le Cap vis-à-vis de la politique qu\u2019on leur offre.M.Chamberlain les tente beaucoup en leur offrant le quasi-monopole du marché anglais pour leurs produits agricoles.Mais il leur demande des avantages pour les manufactures métropolitaines.Encore que les self-governing colonies soient principalement agricoles, leur choix est douteux.Aussi s\u2019émeut-on à Londres.Pour le moment, c\u2019est l\u2019Australie et l\u2019Afrique australe qui occupent les esprits.Car si le Cap est en pleine période d\u2019élections, la Commonwealth y vient d\u2019entrer.Le gouvernement actuel, dirigé par le premier ministre, M.' Deakin, se prononçait fl y a quelques jours, pour la politique de M.Chamberlain.Toutefois, ajoutait-il .en substance, nous ne voulons pas renoncer au bienfait de la protection même contre les manufacturiers anglais que le présent tarif assure à l\u2019Australie.Nous conserverons donc les mêmes droits sur les marchandises anglaises, mais noiis surélèverons nos taxes douanières sur les produits étrangers pour satisfaire M.Chamberlain.On commence à voir comment la répercussion de cette lutte fiscale intéresse tous les pays d\u2019Europe.Il est vrai que le gouvernement de M.Deakin court le risque d\u2019être battu.Mais ses adversaires, dirigés par M.Reid, s\u2019ils consentent à abaisser les tarifs australiens en faveur des produits anglais, ne feront que créer un écart de traitement encore plus préjudiciable au commerce européen entre les manufactures métropolitaines et celles des autres nations.Que l\u2019un ou l\u2019autre parti triomphe, les pays d\u2019Europe ont une égale raison de s\u2019inquiéter.Même situation au Cap.Le commerce international a été longtemps interrompu par la guerre.11 s\u2019élève pourtant à la jolie somme de 260 millions de francs par an rien que pour les importations.L\u2019admirable rapport que le ministère du commerce anglais a eu le courage de confier à un spécialiste, M.Birchenough, et qu\u2019il vient de publier, montre que ce commerce où la France, l\u2019Allemagne et les Etats-Unis ont une part importante, a doublé depuis cinq ans.Il est certain que si le parti progressiste eût triomphé aux élections qui se déroulent en ce moment, une politique fiscale très hostile à cé progrès aurait prévalu.C\u2019est probablement le Bond qui l\u2019emportera, grâce aux électeurs d\u2019origine allemande qui votent avec une merveilleuse discipline.L\u2019Allemagne en profitera peut-être, mais le régime de la protection, quoiqu\u2019il arrive, s\u2019aggravera.En attendant, les intérêts énormes que possède la France au Rand, et qui s\u2019élevaient il y a peu de temps, à quinze cent millions, sont, depuis la paix, sans protection.L\u2019Angleterre, en effet, n\u2019a pas encore procédé à la réorganisation administrative de l\u2019Afrique australe, de sorte que le Transvaal est sans position légale Nous n\u2019avons plus de représentants autorisés à Johannesburg et à Prétoria.Nous ne savons même pas jusqu\u2019où durera cette situation.Mais pendant qu\u2019elle dure, des intérêts rivaux grandissent et s\u2019organisent aux dépens des nôttes.Pour le dire en passant, on commence à souhaiter, dans les milieux intéressés, un terme à cette situation.Ces troubles économiquès enperspective entre les grandes colonies anglaises et le reste du monde sont une affaire.Mais ce n\u2019est pas toutè l\u2019affaire.En effet, les jeunes Angleterres d\u2019outremer n\u2019ont pas encore obtenu le droit, (réclamé l\u2019autre jour par le Canada) de traiter directement avec les nations étrangères.C\u2019est avec l\u2019Angleterre qne celles-ci auront à régler le compte ouvert à leur dam, par les surélève-ments douaniers des grandes colonies, ou simplement par leurs « préférences ».La querelle commerciale de l\u2019Angleterre et de l\u2019Allemagne n\u2019a-t-elle pas commencé de cette façon, à propos du tarif canadien?Par voie de représailles, ce ne sont pas seulement les produits coloniaux, mais aussi les produits anglais que devront surtaxer les nations lésées au Cap ou à Sydney.De là naîtront des difficultés sans nombre.Que les nations qui ont déjà de grands démêlés d\u2019affaires avec l\u2019empire britannique s\u2019applaudissent d\u2019une telle perspective, qu elles y voient même l\u2019occasion d\u2019améliorer singulièrement leur cas et s\u2019apprêtent à la saisir, rien n\u2019est,, en somme, plus naturel.Mais nous qui, au contraire, recherchons un terrain d'entente, nous sommes tenus de suivre, avec une attention toute particulière, et par les instruments les plus efficaces, cette évolution intérieure dans les grandes et jeunes républiques anglaises.IMPRESSIONS de colons Nous détachons des lettres écrites par M.Raymond Descamps à ses amis du Pas-de-Çalais, des croquis pris sur le vif de la vie du colon au Saguenay : Notre canot est là, hâlé sur le sable, bien amarré.Nous en tirons des provisions, notre matériel de couchage et de cuisine.Notre cuisine ! Mais elle est excellente, s\u2019il vous plaît, et rien que de penser que bientôt nous allons souper, la salive me vient à la bouche.Ne sommes-nous pas dans un pays poissonneux et giboyeux?Pour pêcher le saumon d'eau douce ou la truite, il ne faut qu\u2019un peu de patience ; quant au gibier, ce n\u2019est pas le chasser que l\u2019on fait, c\u2019est le massacrer.Le lièvre est si peu farouche qu\u2019on le tue avec un bâton.Le pauvre n\u2019a peut-être jamais vu 4 PARIS-CANADA d\u2019homme; peut-il penser, en son cerveau étroit de lièvre, que ce roi de la création ait de mauvaises intentions à son égard?.Il se laisse approcher sans façon, et c\u2019est une pitié de lui donner le coup mortel qui le fera passer de vie à trépas, puis dans notre marmite, où la cuisson lente le rendra propre à nous casser l\u2019appétit qui disparaît très bien avec un bon repas.Si les quadrupèdes viennent à manquer, nous avons les oiseaux aquatiques qui pullulent sur le lac Tshitagama.Les palmipèdes sont ici en très grande variété autour de cette longue r.appe d\u2019eau aux rives savaneuses et boisées.Leurs petits sont déjà suffisamment à point pour ne pas être dédaignés, et lorsqu\u2019ils sont une douzaine dans la marmite, que celle-ci chante sur le feu le refrain que tout le monde connaît, je vous assure que la langue ne s assèche pas dans la bouche.Comme dessert, nous avons en abondance la fraise,, la framboise, la merise.Il n\u2019y a qu\u2019à suivre un ruisseau asséché et cueillir, cueillir encore.Les fruits mûrs s\u2019offrent en telle abondance qu\u2019en dix minutes Ton en a plein un double litre.Le nouveau colon, le nouvel habitant, venu d\u2019une paroisse voisine ou lointaine, forgeron en mal de son métier ou mineur fatigué de l\u2019obscurité du sous-sol en lequel il a travaillé, est arrivé à destination.Au bureau de la Société d\u2019immigration et de rapatriement, on lui a désigné le numéro de son lot et le numéro du rang où il se trouve.Cette terre qu\u2019il y a quelques jours appartenait encore au domaine de la Couronne, vient de changer de propriétaire, et celui-ci doit s\u2019aménager en tout premier lieu un gîte pour s'abriter.Or, ce gîte, cette demeure habitable doit avoir vingt pieds de long sur seize pieds de largeur (pied anglais : 305 m/m).Après avoir parcouru sa nouvelle propriété, s\u2019être orienté au milieu du bois vert ou de l\u2019inextricable fouillis du bois brûlé, l\u2019emplacement de l\u2019habitation est fixé ; c\u2019est presque toujours proche le chemin public que l\u2019habitant construit sa demeure, il faut, pours\u2019en éloigner, de graves motifs.Armé de la hache, seul et unique outil du cultivateur, défricheur arrivé sur une terre neuve, l\u2019homme bûche (coupe) le bois nuisible par sa situation, nettoie la place ou sera installé son campe (c\u2019est ainsi que s\u2019appelle l\u2019habitation provisoire), puis les arbres voisins lui fourniront les matériaux nécessaires.Deux hommes en une journée ont le temps nécessaire pour mettre debout les quatre faces de la demeure.Les troncs de neuf à dix pouces de diamètre sont posés d\u2019abord sur le sol aplani, des encoches aux endroits voulus permettent de placer d\u2019autres troncs qui en s\u2019entrecroisant aux angles, constituent un mur d\u2019une grande solidité.Les billots de bois, rabotés à coups de hache, se placent ainsi sur les uns les autres, encochés aux angles, mais non raccourcis à la longueur nécessaire, à quoi bon perdre son temps à ce travail.Aussi, aux angles, les billots se croisent, les uns dépassent de deux pieds, d\u2019autres de quatre, c\u2019est drôle.Il ne faut pas croire que ces bouts nuisibles sont sciés plus tard! Il y a ici un habitant dont le campe date de huit ans, les faces sont pareilles comme aux premiers jours de la construction.Les quatre faces sont faites, la porte, deux fenêtres sur le devant sont percées à même les troncs d\u2019arbres, le toit posé, quelques litteaux de sapin en formeront la couverture et mettront 1 le cultivateur à l\u2019abri de la pluie.A l\u2019intérieur, la maison est divisée en deux parties par une cloison de planches, la première sera l\u2019habitation, la cuisine si vous voulez; la seconde, la chambre à coucher.Le sol reste nu, sans aucun revêtement: plus tard, il recevra un parquetage, ou bien il restera pareil si la fortune ne sourit pas.Dans la première pièce, un poêle aux vastes dimensions servira aux divers usages, souvent même de four à cuire le pain.S\u2019il reste des interstices entre les troncs d\u2019arbres non équarris, un mortier de terre et d\u2019aiguilles de pins viendra les boucher et empêcher le vent et le froid de pénétrer à l\u2019intérieur.Le campe est très habitable; parqueté, il est très chaud l\u2019été, il faut bien le dire ; et très chaud aussi l\u2019hiver.Si la fortune, si l\u2019aisance viennent avec les années de culture, un revêtement extérieur, puis intérieur avec des planches bouve-tées et rabotées, alors on forme une coquette maison ressemblant beaucoup à une de ces baraques que l\u2019on trouve dans les camps en France, et où logent les militaires.On nous écrit de Témiscamingue (Nord) : « Je me suis engagé pour une Compagnie de bois la « Hawkesbury Lumber et Cie pour couper le bois dans les forêts.Je gagne $ 24 par mois, nourri, couché.Je suis très bien nourri et je ne regrette aucunement d\u2019être parti de France.Le travail n\u2019est pas difficile ni fatigant.» LES WP|Sà PUS Commissariat-Général du Gouvernement du Canada à Paris (8*), ÎO, Rue de Rome, (au premier à droite).Adresse Télégraphique i Stadaeona-Paris.Téléphone : 218-03.Inscrits au Commissariat-Général du Gouvernement du Canada à Paris, io,rue de Rome : ai.A.Bburassa, Trois-Rivières.6, rue Gay-Lussac.M.R.de Grandpré, Berthier, 6, rue Gay-Lussac.M.J.-O.Fournier, Montréal, 6, rue Gay-Lussac.M.Alexandre Duclos, Montréal, Hôtel de Rome.M.et Mme W.S.Fallis, New-Glasgow, N.-E., Grand-Hôtel.M.l\u2019abbé F.-P.Côté, Saint-Valerien, P.Q.2, rue Philippe-de-Girard.L\u2019abbé J.-E.Lizotte, Saint-Jean-d\u2019Echaillon, P.Q, 4, rue Saint-Roch.L\u2019abbé L.Paradis, Lotbinière, P.Q., 4, rue Saint-Roch.M.et Mme Perceval F.Ridout, Toronto, Hôtel Continental.Mlle Léa La Rue, Ottawa, 8j,faubourg Saint-Honoré.Major H.C.Sheppard, Québec, Hôtel d\u2019Orsay.Docteur Arthur Lemieux, Montréal, Hôtel Jeanne-d'Arc.Docteur L.-J.Lemieux, Montréal, Hôtel Jeanne-d' Arc.Mme Joséphine Mc Arthur, Thorold, Ont.40, avenue Niel.Mme Robert-J.Allan, Toronto, 40, avenue Niel.M.G.Umphrey, Udora, Ont., 777, rue de Rennes.M.J.Duckett, Montréal, 10, rue Cassette.Mlle Anna Seaborn, London, Ont., 77, rue-Notre-Dame-des-Champs.M.et Mme S.Carsley, Montréal, Grand-Hôtel de VAthénée.M.Ferdinand Renault, Arichat, N.B., 8, rue-Léonie.ai.j.-n.Arcnambault, Montreal, 27, rue de la Michodiëre.M.et Mme Martin J.Griffin, Ottawa, 8yr faubourg Saint-Honoré.M.et Mme Coffee, Toronto, Hôtel Régina.M.J.-A.Chouinard.New-York, 77, rue des Fermiers.M.A.Sims, Toronto, 18, rue de Grenelle.Mme F.-E., Roy, Québec, Hôtel Males-herbes.M.F.Tudor Hart, Montréal, 77, boulevard Berth ier.Hon Arthur Drysdale, Halifax, Hôtel Saint-Pétersbourg.Mme Drysdale, Halifax, Hôtel Saint-Pétersbourg.Docteur Archer Irwin, Hôtel Saint-Pétersbourg.Mme Howard,.London, M.Walter Libly, Toronto, 775, avenue Victor-Hum .Hon Raoul Dandurand, Montréal, M.Otho Thorning, Montréal, 26, boulevard Poissonnière.M.L.-J.Rivet, Montréal, Hôtel Burgundy.M.Jean B.-B.Prévost, Saint-Jérôme, Hôtel Océanique.Mme Jean B.-B.Prévost, Saint-Jérome,, Hôtel Océanique.L\u2019abbé Bigaouette, 7, rue de Fleurus.M.Jules Le Sage, Québec,y,rue du Pré-aux-Clercs.L\u2019abbé A.Chisholm, Manitoba, 76, rue de Londres.M.C.A.Duff-Miller, agent-général pour la Nouveau-Brunswick, Hôtel Continental.M.A.Lemieux, Montréal, Grand-Hôtel.M.l\u2019abbé Bergeron, Chicoutimi, 10, rue Cassette.M.L.Alain, Chicoutimi, 10, rue Cassette.Sir Louis, lady et Mlle Jette', l\u2019honorable M.Pérodeau, Mme et Mlles Pérodeau rentreront d\u2019Italie à Paris fin de la semaine et s\u2019embarqueront à Cherbourg, le 16, à bord du.Kronprinpour retourner au Canada.\"THÉÂTRE Odéon.\u2014 L\u2019Absent, quatre actes de-M.Georges Mitchell.L\u2019Odéon vient de renouveler le tour de force accompli par l\u2019Héritier, trop tôt disparu de l\u2019affiche pour passer en Angleterre : il a trouvé un second auteur dramatique qui a consenti à écrire une pièce tout à fait honnête.Le plus vif succès et sans doute une longue série de représentation, récompenseront cette bonne action et cette belle-pièce.A ce parfum de vertu se joint l\u2019attrait de la délicate musique de M.Le Borne.Interprétation remarquable avec Gémier, Mme: Tessandier et Mlle Sylvie.Jean Carignan. PARIS-CANADA 5 LA.BOUCANE RÉUNION CANADIENNE Assistaient à la dernière réunion de la Boucane: MM.les docteurs Allain, Bérard, Bourgoin, Brisset, Chouinard, J.Lemieux, A.Lemieux et Montreuil, ainsi que MM.Donald Downie, Ed.Montet, Ber-thiaume, Lapointe, Ingram, Umphrey, Schneidan et Charron.La prochaine réunion de la Boucane est fixée au samedi 12 décembre, à 8 heures 1/2 du soir, au Café de l\u2019Univers, 3, rue de Rohan (place du Théâtre-Français).Les Canadiens et amis du Canada sont cordia-ernent invités à ces réunions amicales.Les réunions ont lieu le deuxième samedi de chaque mois.La Maison Bricusse (avenue de l\u2019Opéra, 14), prie sa clientèle canadienne de venir faire une visite à ses salons, où elle sera à même de voir de beaux modèles en robes et costumes tailleur à des prix très abordables.Quelques toilettes du soir et de beaux vêtements ont réellement fait sensation et sont tout à fait intéressants, tant par leur cachet d\u2019élégance que par l\u2019invraisemblance de leurs prix.CRÉDIT FRANCO-CANADIEN Les intérêts au 1e1 décembre igog, sur les obligations 3 0/0 du Crédit Foncier Franco-Canadien, seront payés, à partir de cette date, à raison de 7.025/r.net, contre remise ducoupont N° 27 : A la Banque de Paris et des Pays-Bas, 3, rue d\u2019Antin ; Au Crédit Lyonnais, 19, boulevard des Italiens ; A la Société Générale, 54, rue de Provence.CHEMINS DE FER DE L'OUEST EXCURSION sur la Côte Nord de Bretagne de Granville à Brest {Mont Saint-Michel, Cancale, Baie de Saint-Malo, La Rance, Baie de Sainl-Brieac, Painipol, Roscojf, etc.La Compagnie des Chemins de 1er de l'Ouest délivre, à partir des Fêtes de Pâques et jusqu\u2019au 31 octobre, une carte d\u2019abonnement spéciale, qu moyennant 100 fr.pour la lre classe et 75 fr.pour la 2\"\u2019° classe, permet à celui qui en est porteur de partir d\u2019une gare quelconque du réseau pour une gare à son choix de la ligne de Granville à Brest, avec droit d\u2019arrêt sur son parcours, de circuler ensuite librement, pendant un mois, non seulement entre Granville et Brest, mais aussi sur tous les embranchements de cette ligne qui conduisent à la mer, et, enfin, une fois ses excursions terminées, de revenir à son point de départ avec les mêmes facilités d\u2019arrêt qu\u2019à l\u2019aller.Toute personne qui souscrit, en même temps que son abonnement, un ou plusieurs autres abonnements en faveur des membres de sa famille, précepteurs, gouvernantes et domestiques habitant sous le même toit, bénéficie, pour ces cartes supplémentaires, des réductions indiquées ci-après .\t\t\t\t\t1re\tcl.\t2\tmc cl.\t lre carte prix plein.\t\t\t\t\t100\tfr.\t75\tfr.\t 2mi\t\u2014 Réduction\tde\t10\t0/0.\t90\tfr.\t67\tfr.\t50.3m'\t\u2014 \u2014\tde\t20\tO/O .\t80\tfr.\t60\tfr.\t 4,ne\t\u2014 \u2014\tde\t30\tO/O .\t70\tfr.\t52\tfr.\t50.5m'\t\t \t\tde\t40\t0/0.\t60\tfr.\t45\tfr.\t» 6mc\t\u2014 et au delà\tde\t50\t0/0.\t50\tfr.\t39\tfr.\t50.Pour plus de renseignements, s\u2019adresser à toutes les gares du réseau qui délivrent ces cartes à condition que la demande en soit faite 5 iours au moins à l\u2019avance.INSTITUTION KAYSER-CHAMAY ©i Mi\u20acDiET 4, Square Lamartine, 4 \u2014 BARIS (16\u2019) BORDEAUX (Avenue Henri-Martin) Recommandée aux jeunes gens étrangers désirant se perfectionner dans la langue française ou acquérir des diplômes français.Les pensionnaires ont chacun leur chambre et jouissent de la vie de famille ; les externes peuvent passer toute la journée à l\u2019Institution ou n\u2019y venir que pour les cours, les leçons particulières ou la conversation française.La maison est située à la porte du Bois de Boulogne où sont prises les récréations.Les cours continuent pendant les vacances.Communications faciles par tramways, bateaux chemin de fer, métropolitain.ARTS D\u2019AGRÉMENT Piano, violon, peinture, escrime, gymnas'I.ue, danse, boxe, natation, équitation.PRIX MODÈRES.Liste de références envoyée sur demande Chemin de fer du Nord Paris-Nord à Londres.Via Calais ou Boulogne.Cinq services rapides quotidiens dans caque sens.Voie la plus rapide.Services officiels de la poste.(Via Calais) La gare de Paris-Nord, située au centre des affaires, est le point de départ de tous les grands express européens pour l\u2019Angleterre, la Belgique, la Hollande, le Danemark, la Suède, la Norvège, l\u2019Allemagne, la Russie, la Chine, le Japon, la Suisse, l\u2019Italie, la Côte d\u2019Axur, l\u2019Egypte, les Indes et l\u2019Australie.Services rapides entre Paris, la Belgique, la Hollande, l\u2019Allemagne, la Russie, le Danemark, la Suède et la Norvège.5 express dans chaque sens entre Paris et Bruxelles, trajet en 4 h.30.3\texpress dans chaque sens entre Paris et Amsterdam, trajet en 9 h.5 express dans chaque sens entre Paris et Cologne, 8 h.4\texpress dans chaque sens entre Paris et Francfort, 12 h.4 express dans ehaquc sens entre Paris et Berlin, trajet en 18 h.FOURNISSEUR BREVETÉ DE L.L.M.M, le ROI des PAYS-BAS, le ROI de SUÈDE et H0RYÈ6B le ROI de PORTUGAL Vins de Bordeaux authentiques - =3onotr~» agence au canada* LA COMPAGNIE d\u2019Approvisionnements alimentaires (LM*) MONTREAL AGENCE A PARIS* J7, Rue de Constantinoplet 3j TÉLÉPHONÉ 541-02 («i \u201e IE de* France 13.Plaç® à(iJtâiJre,PARIS (8T) CO Le ce /a Garç S\u2018Lazare ÜtapflSntoiBJOÛlÇiDfesiiSjjllEflE TÉLÉPîlOrlE- IE3-34- \" , LtMEWeÔ^pmooi^lJ 1, UIQUEURS SPÉCIALES A BASE DE VIEILLE FINE-CHAMPAGNE Fabriquées HU CHATEAU DE SOLENÇON A COGNAC Par le Nord-Express : 2 express dans chaque sens entré Paris et Saint-Pétersbourg, trajet en 51 h.Par le Nord-Express, bi-hebdomadaire : 1\texpresss dans chaque sens entre Paris et Moscou, 62 h.2\texpress dans chaque sens entre Pans et Copenhague, 28 h.2 express dans chaque sens entre Paris et Stockholm, 43 h.2 express dans chaque sens entre Paris et Christiania, trajet en 49 h.Nous attirons l\u2019attention de nos amis sur les excursions organisées par les VOYAGES MODERNES 1, Rue de l'Echelle, 1 \u2014 PARIS et particulièrement sur celle en EGYPTE) et PAIvBSTINR L\u2019arrivée à Jérusalem coïncidera avec les fêtes religieuses de Noël.Le programme détaillé est envoyé franco sur demande.\u2014 Il se trouve aussi chez MM.Hernu, Péron et C°, 61, boulevard Haussmann.Peach-Brandy \u2014 Suprême Orange Prunelle \u2014 Peppermint Cherry - Brandy \u2014 Kumrnel doré Manclarinette Alfred YIBAL agent général 37, Rue de Constantinople \u2014 PARIS TÉLÉPHONE N\" 541-02 A
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