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Titre :
Paris-Canada : organe international des intérêts canadiens et français
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Éditeur :
  • [Paris] :[Paris-Canada],1884-[1940?]
Contenu spécifique :
dimanche 1 octobre 1899
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

Paris-Canada : organe international des intérêts canadiens et français, 1899-10, Collections de BAnQ.

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[" 17* ANNEE Paris, l®r Octobre 1899 N* 19 jé .» N**?!» QRG^F Çanadîens & Françaîs Paraissant lel\u2018 &le 15 de chaque moîâ I FRANCE \\ ossements: Uu an.10 fr.: 4 hectares.eu oe.On esuiiie qu\u2019en N mvelle-C ilédonie, un petit petit capital de 5,000 fr.suffit au colon ; il peut être moindre au Canada, mais en somme c\u2019est aussi à ce chiffre qu on le fixe d ordinaire.On ajoute qu\u2019un ouvrier des villes aura plus de peine à réussir comme cultivateur, in3m : avec io.ooo fr.C\u2019est aussi ce que nous d'sans.Dans les possessions indo-chinoises, l\u2019organe officiel estime s< qu\u2019il 11e faut pas songer à créer et à mener à bien jusqu\u2019à la période du rendement une exploitation agricole, si on n\u2019a pas devant soi un capital assuré d 50.000 fr.ail minimum, et encore le succès ne s\u2019acquiert-il qu'à force de travail, d\u2019énergie et d économie ».Ces conditions sont également indispensables au C inada, mais le capital nécessaire est moindre.Possédant les qualités qu\u2019on vient d\u2019énumérer, un colon, même inexpérimenté, peut fort bien se tirer d'affaire avec un bien moindre capital.Nous ne songeons à détourner de leur dessein aucun de ceux qui veulent aller tenter fortune dans les colonies françaises.Nous souhaitons ardemment que tous les Français trouvent sur un terri-ritoire français la légitime et pleine satisfaction de leurs aspirations.Mais à ceux qui cherchent une autre voie, nous rappelons qu\u2019il y a aussi là-bas une terre jadis française, et dont on revient, quand la grande patrie vous réclame ; où ils peuvent travailler et prospérer sans rompre aucun des liens qui les rattachent à la France.Hector FAURE. 2 * PARIS-CANADA c- ÉCHOS Nous avons le regret d\u2019annoncer la mort de deux bons amis du Canada : M, Aubry, professeur à l\u2019Cniversité catholique d\u2019Anvers, qui avait professé le droit à rUniversité Laval de Québec et rédigé le journal le Courrier du Canada avec une rare distinction; de M.Léon de la Prière, qui, après un voyage au Canada, avait publié un charmant petit volume intitulé L\u2019autre France.* * \u2022 Il nous fait grand plaisir d\u2019apprendre la nomination de notre compatriote et ami M.Aram J.Pothier, de Woonsocket, comme commissaire de l\u2019Etat du Rhode-Island à l'Exposition de 1900.Ancien Lieutenant-gouverneur de cet Etat, M.Pothier l\u2019avait déjà représenté à l\u2019Exposition île 1889, de façon à grouper autour de lui de réelles sympathies pour son pays d\u2019adoption en même temps que pour son pays d\u2019origine.* * Sous le titre la Renaissance de la nationalité française en Acadie, M.Camille Derouet, publie dans le Correspondant une intéressante étude inspirée par le livre de M.Pascal Poirier.Le sympathique écrivain, après avoir constaté quelque différence dans l\u2019accent des Acadiens et celui «les Canadiens-français, est heureux de dire que « par contre aucune différence n\u2019existe entre nos anciens concitoyens du Nord et du Canada, par rapport aux sentiments dont ils sont animés à l\u2019égard de la Erance, le berceau de leurs ancêtres.> * *\t4- Notre ami et collaborateur Hugues Delorme avait annon *é, dans sa dernière chronique sur Emile Goudeau, que le prochain roman «lu m ètre écrivain serait intitulé Le Aid.Notre ami Goudeau nous écrit que c'est une erreur et que l\u2019ouvrage auquel il travaille s\u2019intitulera « L'Héritier du Soleil » Le correspondant du Journal des Débats à Montréal taisant allusion à l\u2019excé-cédent par lequel se solde l\u2019exercice budgétaire de la province de Québec, fait l\u2019ingénieuse remarque que voici : L'importance «le la province de Québec est-telle dans la conf deration eanadierme, nue e* sucré- local peut être escompté comme un exemple et presque un gage de bonne gesture fédérale.* * * Dans le Scribner, de Londres, M.Eré-drédéric Irland rend hommage aux Métis en termes excellents : Plus je vois les Métis du Canada, plus j«* les admire.Ils constituent un groupe sans peur et sans reproche, et ils ont hérite de Lion des «jua-lités des deux races.Ils regardent avec quelque compassion et joie leurs demi-frères l«*s Algonquins, et ils connaissaient mieux qu\u2019eux tous It'S moyens de rendre plu- supportable la vie des forêts.Ils portent «les noms français anglais, écossais, Scandinaves, et quiconque croit que leur existence est pénible se trompe fort.Pau.FA DR K.DE HONFLEUR A QUÉBEC Causerie de M.Hector Fabre ai Theatre 1>E 1 ! ONFLEUR, I.E 1 SEPTEMBRE Mt sda ,/ies.Messieurs, Je voudrais vous entraîner jusqu'à Québec.Mon rêve serait de vous transporter tous à Québec, de vous livrer tout attentifs à quelques -uns «h' nos brillants conférenciers : ils sont a\u2019 sents, je les supplée à demi.Vous ne vous y sentiriez pas dépaysés: Normands d\u2019autrefois, Normands d\u2019aujourd\u2019bi s\u2019entendraient «le suit»' comme les Normands ont l'habitude *r, .Ct'* on-et se .Et sial i îs-u ipse \u2022St, MK' 11- 7 paris-canada 3 T monts qui so seront écoulés depuis le jour m'i du port de Ronfleur, confiant et intrépide, Champlain partait pour Québec.le ne voudrais pas diminuer Lafayette, premier chevalier libéral que le monde .* connu; car il ne faut toucher à aucune oire française : les Etats-Unis lui doi-¦ ilt infiniement; il a mis une fleur à la utonnière sévère de Washington.Mais h, si les Etats-Unis lui doivent beau* c M, les Canadiens ne lui doivent rien; il .s a offert la liberté, mais comme elle v lit, non de France, mais de Boston, n\u2019en avons pas voulu! Tandis que aplain, Américains, Canadiens, nous nés tous ses débiteurs, ses obligés : ne pourrons jamais nous acquitter m ¦ dette que nos voisins tardent à payer ,ne leur brillant historien Parkman reconnue en leur nom.voyage que nons ferions ensemble de o a fleur à Québec, serai» moins mou-M- Mité.On se plaint discrètement à Qué-U de recevoir si raremennt la visite de t 'curais; j\u2019en ai fourni une excuse à concitoyens.Les Honfleurais, leur ¦ dit, si vous les connaissiez, - i vous va*/, vu faire accueil a M.Turgeon et us tous, vous 11e les laisseriez plus re- p.i tir.dame! vous savez, on ne renonce pas ufleur, même pour Québec, .l\u2019en prends \u2022mlant rengagement devant vous : , /.et je m\u2019arrangerai de façon à assu-i notre évasion des murs tie Québec, un émoussés, mais que l\u2019hospitalité Què-\u2022quoise reserre autour «le ceux qu\u2019elle *u* ni lie.Sans mon intervention, eertane-nt, ils se refermeraient sur vous.Vous z assez bien combien il est difficile de ter Ilonfleur, pour vous faire une juste * combien il doit être difficile de quitter as votre avis, vous qui s connaissez mieux que moi?Mais à nota époque, il faut se résigner à aller vite, i arriver avant l\u2019heure.Autrement on vous t\u2019oit i*n retard, on vous reproche de vous t e attendre.N *s bons voisins américains x gent de leurs paquebots qu\u2019ils aillent !s vite que de raison, lis ne pensenten ¦yage qu\u2019à arriver ; arriver, arriver toilers, est leur devise.Iis sont impatients itteindre b» but, quand il est.si s îgepour-\u2022 oit de reculer un peu 1«* moment, où atteint., il ne vous satisfait qu\u2019à demi.Nous préparons à nos voisins une surprise de leur façon.La distance d\u2019Europe à Quebec est de 500 milles moindre que d Eu-: »pca New York.Avec des paquebots aussi l'apides queceuxqui font le service de New-» oik, Quéliecgagnerait \"l 1 heures surNew-i ork.Pensez donc ce que c\u2019est que é! heures do gagnées pour des Vmêri-fuins : le temps de faire fortune, do ton - «1er une ville, et même de prendre une colonie espagnole.Pour notre voyage, nous éviterions ces bateaux là.Champlain verrait dans la rapidité de leur course, un reproche d\u2019être arrivé plus lentement, mais sûrement.li parait qu\u2019autrefois on éprouvait une certaine émotion à revoir la terre de l\u2019autre côté de l\u2019Océan.Le premier marin qui criait terre Terre ! Terre! aurait été aussitôt décoré du Mérite Agricole, si cette distinction avait existé.Aujourd\u2019hui, coin me on vient de quitter la terre, cela ne vous dit rien.Les gens qui voyagent pour oublier, il y en a encore, disent même que c\u2019est un peu tôt et que la terre se presse bien de reparaître ! Aussitôt l\u2019entrée du golfe, !e Saint-Lae-rent vous saisit.Lorsque vous avez franchit h détroit de Belle-Isle, vous voguez dans une seconde nier, une mer intérieure, aussi vaste qua l\u2019Océan que vous venez de quitter.Et alors commence une navigation pleine de charme et de variété; la rive au loin, verdoyante ou rnaj *stueuse, apparait de temps à autre.Vous vous sentiriez comme attirés par la terre nouvelle, par l\u2019aimant d\u2019une destinée nouvelle.Il semble qui* déjà la Colombie, le Klondyke, exercent sur vous un magnétique attrait : les Montagnes Rocheuses dessinent leur profil dans les nuages qui courrent vers l\u2019Ouest.Vous salueriez en passant.Tile d\u2019Anti-costi, devenue la propriété de M.Henri Menier.Elle fait l\u2019effet d\u2019un gros vaisseau qui aurait jeté l\u2019ancre en plein golfe, et pourrait, à volonté, faire voile vers l\u2019Europe, ou pénétrer en Amérique.Comme M.Menier est très hospitalier, et que Tile du reste se prête à ce genre d\u2019exercice maritime, vous vous sentiriez tentés d\u2019y faire naufrage, si le naufrage était encore dans nos mœurs.Buis, commence sur les deux rives, le défilé des villages canadiens, tout blancs, qui portent ib*s noms qui sont, bien à eux.Rimouski.Tadousac, Kamouraska, La Malbaie, TIslet.L«*s Américains, plus ambitieux, ont dévalisé la gé «graphie et l'histoire, et vous retrouvez chez eux.industrialisées, Rome, Ronce, Syracuse et même Troie.Ces pauvres petites villes, malgré leur activité* dévorante, succombent sous ces grands noms.Elles s'emb irrassent on grandissant dans les plis de ces costumes historiques faits pour plus grandes qu'elles.Edes ne s\u2019en tireront jamais.Et dans ces blancs villages que domine le clocher de l\u2019Eglise, vit l\u2019être humain le plus heureux quo je connaisse, le paysan canadien.D'abord, ou ne l\u2019appelle pas, paysan, mais habitant.L\u2019habitant, celui qui gardait le pays, tandis que les autres, les coureurs des bois, s\u2019aventuraient au loin.Le nom lui en est resté, comme la fonc- tion.Il est le pays.Il l\u2019habite et le tait vivre et prospérer; il en est le souverain paisible et bon.Que lui manque-t-il ?Il a bonne terre, nombreusefamilleet le paradis garanti à la fin de ses jours par son curé; il dépense sans compter, et sans compter non plus, il accroît sa famille d\u2019année en année.Lorsque sa maison se fait trop petite pour les enfants, il envoie les aînés se tailler un petit domaine dans la forêt.C\u2019est ainsi que notre pays se colonise, et que notre race étend au loin son influence.Beaucoup d\u2019enfants, c\u2019est la 'oi dans les familles.Celles qui sont peu nombreuses sont considérées comme négligées par la Providence, laquelle doit avoir bien sûr quelques raisons de se plaindre d'elles.On leur conseille, sans malice du reste, de lui adresser des prières particulières, au printemps.J\u2019ai connu un candidat à la députation qui fut battu, parce qu\u2019il n\u2019avait pas d\u2019enfants : négligence dans son service civique.Un bon habitant lui avait dit en réunion publique: En d-puté, pour bien représenter ses électeurs à la Chambre, doit leur ressembler.Nous avons tous des enfants; où sont les vôtres?Nous voulons que notre député s\u2019occupe de l'avenir de nos enfants ; s'il n\u2019en a pas lui-même, pourquoi s\u2019en occuperait-il ?Si on appliquait, cette régie à votre Parlement, je ne sais ce qui adviendrait.Le Sénat pourrait invoquer des raisons tirées du grand âge.de la réserve que gardent à son égard lesdamesqui fréquentent le Luxembourg; mais la Chambre des députés, à commencer par son très séduisant Président ?Je ne sais même pas comment l\u2019Académie pourrait se tirer d\u2019affaire.Elle ne voudrait pas invoquer les mêmes excuses que le Sénat.Québec, lorsque laissant à côté de soi Tile d\u2019Orléans, vous i a découvrez suspendue au fond de l\u2019horizon, vous ferait l'effet d'un tableau ancien tout à coup porté en pleine lumière : le passé, le souvenir, lui ont imprimé le ton des vieilles peintures, tandis que le soleil des temps renouveaux brille sur elle.Ronfleur discréteni mt s\u2019éloigne du tu-muite de la mer et laisse le H ivre s'offrir aux regards des gens qui viennent de l\u2019autre côté de l\u2019Océan.Québec se dresse, ello sur les hauteurs, avec sa citadelle, sa terrasse magnifique, ses églises, son Université française, ses rues étroites croisant les grau les avenues.(Test une ville comme Ronfleur un peu escarpée.Lorsque vous demandez votre chemin, très obligeamment, comme ici, o:i vous dit : Montez, mon ami, montez.On monte toujours, et le spectacle qui se déroule à vos yeux est de plus en plus attrayant.Vieille ville très tenace qui ne cède que pas ;i pasàl'envahissement de la nouvelle, et n\u2019accepte que les améliorations certaines.Croyez-vous que tout soit parfait dans ce qu\u2019on nous offre 1 PARIS-CANADA ©t que vraiment les choses anciennes doivent céder le pas aveuglément aux nouvelles?Les Québecquois ne le croient pas : il ne su fil t pas qu\u2019un perfectionnement arrive de New-York pour qu'ils croient que c\u2019est un perfectionnement.Sur cette terre d\u2019Amérique oîi tout est nouveauté et progrès, dont le passé est si court, ils ne veulent pas qu\u2019on touche au passé, ce passé qui est le vôtre! La population, vous aurez haie de la connaître, de vous mêler à e\u2019.le.Elle est bien française, je vous assure, vive, ardente.gaie.Chaque matin, pendant vingt ans, je lui ai offert dans mon journal un article ou deux improvisé h son gré, en causant, dans un bureau d'un aspect suranné, avec des gens qui sortaient et qui entraient, de vieux abonnés qui regrettaient d'anciens articles, lesquels ne valaient peut-être pas mieux que les miens, et de jeunes lecteurs qui trouvaient qu\u2019on tardait trop à prendre leur avis.Eh bien! j\u2019ai toujours été content de mes lecteurs.S'ils me prêtaient dos malices auxquelles je n'avais pas toujours songé, je vous assure, qu\u2019avec un sens très fin, ils approuvaient aux lions endroits, bref, tout le monde y aurait gagné si je leur avais laissé faire le ournal à ma place.11 y a peut-être bien d\u2019autres journalistes qui pourraient, il est vrai, en dire autant.Du journal au Parlement, il n\u2019v a qu'un pas.Dans un è 1 ill ce vraiment imposant et gracieux se réunissent les deux Chambres, car nous en avons deux pour notre seule province, comme pour votre grand pays.Vous devriez peut-être alors en prendre une autre, pour ne pas tirer de l\u2019arriére.Mais les Qu Ibecquois peuvent vous offrir un spectacle unique : dans notre Chambre des d\u2022\u2019¦pûtes, on parle d'ordinaire le français, quelquefois l\u2019anglais.Dans les grandes circonstances, les deux; à la fin des séances, les deux langues à la fois : néanmoins, on finit toujours par s'entendre.et les votes en valent d\u2019autres que vous connaissez.Mais il me faut abréger, et je ne veux pas vous retenir plus longtemps loin de Honneur.Québec voit passer chaque année des colons venus de France, et qui se dirigent vers l\u2019Ouest où ils vont fonder, ou grossir des villages français, liegardez-les bien et vous reconnaîtrez aussitôt qu\u2019ils sont de la lignée directe de Jacques Cartier et \u2022*nti-ments, vous faisant quelque honneur , ne restant étranger à ain un progrès.\\ us faisant respecter et aimer sur cette tm le l\u2019Amérique du Nord qui aurait dû vou p-partenir tout entière.Hector l'ADUI Les Canadiens à Pari Inscrits au Commissariat-general du O netnent du Canada a Paris, 10, rue de H M.Robert llampson, Montréal.Hôte: ( i-n en tab Mlle llainpson.Montréal.Hôtel Cont Mlle A.F.Macdonald, Montréal.1 Pasquier.Mme 1).Downie, Montréal.1, rue S *r M 11.\\V.I lark ne p, Philadelphie.ll> l'Aihénée.Mile Harknep, Philadelphie.H< l\u2019Athenée.M.le docteur P.Decarie, Montréal.J Perronet.M.William A g new, Montréal.22, rue martin.Mlle lv.Agnew, Montréal.22, rue martin.M.K.N.Maclee,Londres.Hôtel Connu Mme H.K.S.Hemming, Toronto.Continental.M.J.Lalande, Montréal 3 >, rue de Se M.J.Dugas, M mtréal, 35, rue de Sévi M.et Mme J.1).Guay, Chicoutimi.4 St- R oeh.M.A.S.Mark tv, Toronto.86, rue St-1 eu-ll le.* * ?M.Charles de Marligny s\u2019embarquera r iOceanic, le i octobre, pour passer deux au Canada.M.11.B.Rainville a quitté Paris avant r, pour s'embarquer le 1 octobre, à Liverp b >rd de VOc.(drue.Mme et Miles Rainville passeront ( quelque temps à Paris.* * * M.et Mme, Baby sont en Ce moment à Get-Hôtel National.* * * M.et Mme F.D.Marceau sont à Lour : Mine et Mile Roy sont a Lugano.Jacques MERVILLE. PARIS-CANADA VOYAGES LA RIVIÈREI SAGUENAY (Suite) LE TABLEAU Au nombre des montagnes qui, après La ¦ .ulo,attirent le plus l\u2019attention par l\u2019étran-té d\u2019aspect et la singularité de la forme, 'ntionnons le Tableau, énorme rocher ai, à plusieurs centaines de pieds de hau-ur, montre une surface verticale, coupée ré te s vives, absolument unie et polie, lui donne l\u2019apparence d\u2019un véritable Vau et d'où lui est venu le nom qu\u2019il ; ;e.Cette surface est entièrement vierge voyageur, «mi l\u2019apercevant, se prend gretter que les principaux fait?de IV Moire du Saguenay n\u2019y soient pas écrits lettres qui délieraient les injures du ijts.Cet abrégé chronologique, écrit re l\u2019abîme des eaux et l\u2019immensité du .serait sans doute le plus merveilleux i:\tmonuments a transmettre aux généra- is futures; restent seulement à trouver ,cintre qui oserait l\u2019entreprendre et le uvernement qui en ferait Vs frais.1.0 Tableau est à environ cinquante milles ¦ Tadousac.LES CAPS « TRINITÉ ET «ÉTERNITÉ» Mais aucun rocher, parmi tous ceux dont t bordure violente et tourmentée fatigue eaux qui la caressent, et dont les cimes urcilleuses v penchent sur le Saguenay ; l\u2019inondant de leurs ombres, n'égale en étrange et formidable majesté les leux e ps dont les noms seuls éveillent dans imagination le sentiment d'une excep-nnelle grandeur.Ces deux caps sont « ux de l\u2019Eternité et de la Trinité, géants - monts qui plongent à près de mille p 1s de profondeur dans la rivière et qui vent tout droits de cet abîme usqu t uno hauteur de quin/e a dix-huit cents pu 1s, comme si les entrailles de la Ftp*, latiguèes d'un pareil fardeau, les avaient : jetés brusquement l'un seul coup.Le cap Eternité est plus haut (pie son frère jumeau, mais il s\u2019est quelque peu ulouci sous la main des ages et il a laisse une épaisse chevelure de sap a couronner en paix son Iront et descendre sur ses flancs creusés de rides proton les.li a une forme à pou près régulière et non le torse ni l\u2019encolure violente du cap Trinité, qui semble vouloir à toute heure declarer la guerre aux éléments.Et ce caractère, celui ci le communique à tout ce qui l'emouie ; on n\u2019arrive à lui qu\u2019aprés avoir vu denier devant soi tout un rang de rochers abruptes, jetés en désordre sur Iront de bataille, et qui oitt pris place à la hâte pour essuyer V premier choc, pour recevoii la formi- dable averse descieux irrités.On les dirait toujours en colère, à entendre leurs mugissements répondre aux vents de l\u2019espace, à les entendre sourdement gronder au moindre bruit, ou quand les eaux, repoussées sous la proue des navires, se rejettent sur leurs flancs tumultueux.Ecoutez.le sifflet du bateau à vapeur a retenti ; l\u2019écho dormait tranquille dans les antres profonds des noires montagnes ; soudain, à ce cri aigu qui traverse l\u2019air, il s\u2019éveille, il s\u2019agite, d pousse un gémissement terrible qui, sorti des entrailles du cap, se précipite de vallée en vallée et de ravines en ravines, court comme un long frissonnement le long des rivages, s'engouffre dans les précipices, les remonte en bondissant, frappe les plateaux lointains, puis doucement, se ralentit, se calme et va.s'éteindre enlin dans quelque gorge étroite où il arrive comme étouffé.t mu ivre) Arthur BITES.INFORMATIONS Le Cons.il général de Francs à Montréal donne les ehiffressuivanis représentant le e rn-inerce du Canada avec la France, pour la campagne 1897 US, comparativement a celle de de 1896-97 : 1896-97.16.460.235 fr.1807-88 .25.003.065 fr.Soit un accroissement de 8,042,83*) fr.de la dernière campagne sur la précédente.En 1898, dit la Prossc de Montréal, sur 2,115,954 quintaux de beurre, équivalant à 4.231.\u201908 boites de 56 livres chacune, importé dans K vaume Uni des.colonies «*t des pays etrai _¦ rs, du 7 mai au 3 décembre, le Canada fourni 133 3S4 quintaux ou 206,768 boîtes, soit G 3 4 t)/U d s importations totales.C\u2019est surtout dans la province de Québec que les beurreries ont pris, de l\u2019extension ; il convient aussi de noter celles du N ird-Uuest du lac Marguerite en particulier, < u des colons venus de France paraissent obtenir, dés maintenant, de 1res encourageants succès.Departs pour le Canada : M.et Mme \\.Chasibon et leurs enfants, de Lyon.Mme F.Nicolas.M.Léon Bouvier, de Lyon.DARBOIS.LES THÉÂTRES Le Tm.\\ i uk-Amoim: vient d'effectuer sa réou-v> rture avec les Gaietés de I Escadron et- E Avenir.l.a pièce de MM.Courtelinc et Norès, à laquelle P s auteurs ont ajoute un tableau nouveau, soja accompagnée alternativement de la Nouvelle Idole.VAicinr ou la Parisienne.Daus quelques jours, M.Janvier, qui rejoint cette- année ses anciens camarades du Théàtrc-Libro, débutera dans le Médecin malgré'lui.On omet au point 1 II g pat lue, de M.Gabriel l\u2019rarieux, et En Paix, de M.Bruyerre, ainsi que la Tragédie de 'a mort, de M.René l\u2019éter, qui étaient prêtes à passer au moment de la fermeture.Enfin, on répète activement deux ouvrages uouvraux : Père naturel, trois actes de MM.Depré et Charton, et les Girouettes, deux actes de M.Maurice Vaucaire M.Antoine a fait refaire entièrement la scène des anciens Menus-riaisirs, et un nouveau rideau de Jusseaume complète, avec les réfections utiles dans la salle, la nouvelle toilette du Théâtre-Antoine.A I\u2019Odéon, gros succès pour la reprise de Ma Bru, l'amusante comédie de MM.F.Carré et P.Bilhaud.Passer une soirée -ans une seconde trouver le temps long, est chose aussi difficile qu\u2019agréable et le directeur qui parvient à offrir à ses habitués un spectacle, qui, pendant trois heures distrait sans relâche, a bien mérité de la salle comble tous les soir>.M, Marchand a résolu le problème a la fih\u2019.ALA, ou d\u2019un bout a i auiie de la soirée, le spectacle est gai et charmant, Polin, avec sou répertoire spirituel qui, hier encore, se corsait d\u2019une nouveauté irrésistible la Cage aux lionst Y A/) aire champignons, de Courteline et Veber, Soirée familiale oh Claudius, Maurel, Sulbac.et Max Dearly particulièrement amusant dans sa chanson intitulée la Pièce de dix sons, et.(lient leur verve fine et distinguée, ne sont-ils pas la pour faire la joie du public qui vient eu foule l\u2019applaudir.La réouverture du Casino de Paris e-t un véritable événement parisien.Cette année encore MM.Borney et Desprez, les directeurs, ont fait des merveille -u Le tzigane, le beau ballet de M.Richard O\u2019Monroy, musique de M.Henri José, comptera comme un des gros succès du Music-Hall de la rue Blanche.Jean CARIGNAN.S.CUSEMIER & 0° -ooo- LIQUEURS SPECIALES à buse de Vieille Fine-Champ a gtit l \\ i: K I i} l T K E s AU CHATEAU DE SOLENÇON A COGNAC Peach Brandy \u2014 Suprême Orange Prunelle \u2014 Peppermint Cherry Brandy \u2014 Kummel Doré AGENT GÉNÉRAL Alfred VIDAL, 37, Rue de Constantinople, 37 1* A H I S \u2014 Telephone n° 54 T02\t\u2014 ! PARIS-CANADA Ail PROGRAMME DES THÉÂTRES OPÉRA- \u2014 S h.\u2014 l,o Prophète.Faust, Les Huguenot*, Guillaume Tell.La Burgonde.FRANÇAIS- \u2014 H h.1 i.\u2014 Mlle de la Seiglière, Les Romanesques.Le Momie ou l\u2019on s\u2019ennuie, Le Demi-Monde, Le Torrent, Maître Guérin.OPÉRA-COMIQUE \u2014 8 h.I|2 \u2014 La Vie de Bohême, Carmen.Manon, Cendrillm.I.aktr.é, Mignon.ODÉON- \u2014 8 h ! 2.\u2014 Ma Bru.G Y M N * S E - \u2014 Clôture muuelle.VAUDEVILLE \u2014 8 h l;2.\u2014 La Bonne Hôtesse.VARIÉTÉS \u2014 8 h.1 2 \u2014 Le vieu\\ Marcheur.RENAISSANCE- \u2014 8 h 1;?Martha, m jetais Roi.PORTE-SAINT-MARTIN \u2014 C cure annuelle.PALAIS-ROYAL- \u2014 s h.1(2.\u2014 La Mouche.CHATELET.- Cl \u2022turc annuelle.GAITÉ h .1 ;2 \u2014 lv's N! t des plus ! 'Uutiers et des plus sûrs.Pour plus amples informations, s'adressera l\u2019honorable Commissaire de la Colonisation et des Mines, Québec, Canada.Kt à M.Hector Fabre, Commissaire-général du Canada, 10, rue de Rome, à Paris.PRIME A NOS ABONNES ET LECTEURS 5 AL .V1 MACKAY-BFNNETT SYSTEM T lan tic OCEAN çOO'- MMSmOAa 5ROTUKOA* ?ANTWlRP Av RE PAR NEW YOf via Commercial A liter LA SEULE LIGNE ENTIÈREMENT SOUS-MARINE DE NEW- ORK EN FRANCE / i seule Compagnie possédant et exploitant trois cdf.des transatlantique < nl> t l Eut opt et les Etats Unis d'Amérique.La seule Compagnie qui, ayant un point d'atterrissage sur le continent européen, posse-de aux Ltats-Lnis un reseau complet de lignes terrestres.COMMUNICATIONS DIRECTES AVEC LE CANADA, LE MEXIQUE- LES ANTILLES, L\u2019AMÉRIQUE CENTRALE ET L\u2019AMÉRIQUE DU SUD.ADMINISTRATION, 0, rué Louis le-Graml.l\u2019UKLAl N A Paris ( HKXsKl S «\u2022 i* i li «», \u2014 PAH I S HERNU, PERON & CJ LTD, 61, Boulevard Haussmann, 61, PARIS, Agents Généraux de : LIGNE BEAVER SERVICE HEBDOMADAIRE 1)E LIVERPOOL AU CANADA PROCHAINS DÉPARTS Sam 16 Oct.4 ra ua(ie Bristol) p.Québecet Montréal \u2014\t21 \u2014 Lake Superior.\t\u2014\t\u2014 \u2014\t28 \u2014 Lake Huron.,\t\u2014\t\u2014 \u2014\t4 Nov.Lake Ontario\t\u2014\t\u2014 LIGNE DOMINION SERVICE POSTAL DE LIVERPOOL AU CANADA PROCHAINS DÉPARTS Jeudi 5 Oct.Dominion.ip.Québec et XIontr \u2014\t12 \u2014 New England (pour Boston) PRIX DES PASSAGES De PARIS à QUEBEC et MONTREAL Première Clause .Depuis 270 francs, selon cabines, etc.Deuxième Classe.175 et 185 fran cs.\u2014\t12 \u2014 Cambroman.p.Québec et Montr \u2014\t19\t\u2014\tScotsman.\tïd.\tid.\u2014\t26\t\u2014\tVancouver.\tid.\tid.=\t26\t\u2014\tCanada.'pour Boston) PRIX DES PASSAGES De PARIS à QUEBEC rt MONTRÉAL Première Classe.Depuis 310 francs, selon cabines, etc.Deuxième Classe.200 et 210 i runes.PARIS à BOSTON Première Classe.Depuis 365 francs, selon cabin es,etc.Deuxième Classe.235, 245 < t 260 francs Les prix 2œ* classe p.Boston ^«»nt applu abie> «i New- \\ ui !\\
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