Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada, 1 janvier 1988, Novembre
m -1 m .j PER C-4 s« Sa I I Hi H ; *p 2 m ’i-SU A i T** *¦' 1 •J «.» i ¦B DOSSIER -f#T !«9| DS PROJETS- TRIAL, NOUVW* T .m*-' ; m URBANISME h: • IMMOBILIER “ - '• '/gtijRAN 7w£' i ¦ w #7 L Dl-»*7‘ ' VPE j.lER AW-li ST-LALS n / Ip I its ! w # f % Ai 10 EUV R DQMO 6 % ¦ ; eipi mm 'isn , Kill m -^9 i w J ¦ atwiMiiiiKrrinrwir .r ^ r : -, I * 4È V i ?\ - m mam.1 I ip"' h ¦ SL, * Sr n F n N° 12&Z: "^4^-Nove ifpHH ï i^i between France ai m : 1 MB 7 pm i'4 a % fj|i 4# '-a* m m -\j 4 ¦ I I I g ' ; "mm 'A s a ; w «a : % r #» k-.¦ ._ ; tMâ .a .j B .1 m , s m ¦ m 1 a J =’¦ a z : ; 1 I ÉDITORIAL 16 Le loft: ou la vie sans cloisons! SOMMAIRE action Mes collègues du Bureau de la Chambre de Commerce Française au Canada (section de Montréal) m’ont demandé en juin dernier de présider le comité de la revue Action Canada France.C’est avec plaisir que j’ai accepté l’honneur de collaborer à cette belle revue en espérant être digne de mes prédécesseurs.Le défi est stimulant car dix parutions par an exigent un travail constant au sein d’une équipe dynamique, disponible et enthousiaste.Il est aussi utile car Action Canada France est à la fois la vitrine mais également le complément logique de la Chambre de Commerce Française au Canada et de sa mission envers ses membres canadiens et français.Sous l’impulsion de son comité, la revue a pris, il y a quelques mois un tournant décisif tant en ce qui concerne sa forme — présentation, format, mise en pages, illustrations.— que par son contenu — dossiers, mensuels, rubriques juridiques, économiques, commerciales, technologiques.— Rapidement, les lecteurs ont exprimé leur satisfaction et ont montré leur intérêt.Il convient donc de ne pas refaire mais de poursuivre un changement déjà bien amorcé avec comme objectifs l’augmentation du tirage et une plus large diffusion tant au Canada qu’en France.Les premières mesures prises dans ce sens sont très encourageantes et laissent entrevoir à court terme un intérêt accru des annonceurs qui découvrent un support ciblé et profitable.Les lecteurs d’Action Canada France ne doivent pas hésiter à s’exprimer et à faire connaître leurs commentaires car il est nullement souhaitable qu’une telle revue s’élabore dans une «tour d’ivoire».Bien au contraire, il faut que s’établisse un dialogue constructif.¦ URBANISME 5 Présentés jusqu’au 30 octobre à Montréal.Grands projets à Paris: les grands chantiers de l’État Canada France ii .ÿ vf .il- - - N° 126 Novembre 1988 BJi 6 Les grands projets: un savoir-faire français v lr Fie f 8 Le nouveau visage de Montréal ., JP-2ÜF: 17 Les grandes manoeuvres domotiques L 1 mm % X « 0 m m ÏV Ml \ m.' Couverture: L'Arche de la Défense, Paris.ACTION CANADA FRANCE, dont les antécédents remontent en 1886, est publié 10 fois par an par «Revue Action Canada France Inc.», 360, Saint-François-Xavier, 1er étage, Montréal, Québec, Canada H2Y 2S8, téléphone (514) 281-1246.Courrier de deuxième classe: enregistrement n° 3700.Dépôt légal: Bibliothèque Nationale du Québec.Numéro de l'ISO (Organisation Internationale de Normalisation): CN ISSN 0318-7306.Les articles qui paraissent dans ACTION CANADA FRANCE sont publiés sous la responsabilité exclusive de leurs auteurs.Toute reproduction de tout ou partie d'un article n'est permis que sur autorisation et doit porter la mention habituelle «Reproduit de la Revue ACTION CANADA FRANCE».La revue ACTION CANADA FRANCE est répertoriée dans l'Argus des Communications et dans le card.Fondateur: Bertrand Namy Président du conseil d'administration et du comité de la revue: François Richard du Page Comité de la revue: Véronique Calvet Isabelle Chassin Claude Janet Jean-Paul Semeillon Hélène Tirole Thierry Vourc'h Coordination: Thierry Vourc'h, C.C.I.F.C.360, St-François-Xavier, 1er étage Montréal (Québec) H2Y 288 Tél.: (514) 281-1246 Telex: 055-62358 .-11 V | \X 4 ¦ A 19 L’ACTUALITÉ 12 Immobilier: la situation par province “Toronto, the world’s newest great city” 27 LE POINT DE LA CONJONCTURE 13 Montpellier: «Vitrine de l’architecture internationale du 21e siècle» 28 INFO-ÉCONOMIQUE 29 SALONS 15 Ville Saint-Laurent: deux grands projets novateurs 30 CHRONIQUE JURIDIQUE Jean-François Richard du Page Les membres du Comité de la revue Action Canada France tiennent à remercier très chaleureusement Thierry Vourc’h pour sa collaboration qui prendra fin dans quelques semaines.Monsieur Vourch’s participait activement à la revue depuis un an dans le cadre du service national actif.Il a su d’emblée assurer avec efficacité et dévouement son rôle de coordonnateur et c’est avec regret que l’équipe de la revue le voit partir vers d’autres activités en France ou au Canada.Bonne chance et merci Thierry.- F Photocomposition: Conversion Plus Inc.Impression: Boulanger Inc.Distribution: JONCAS/LMPI action Canada France / Octobre 1988 CRÉDITS CORPORATIFS à court et moyen terme FINANCEMENT DU COMMERCE INTERNATIONAL Change, lettres de crédit, cautions Accueil des sociétés françaises Montréal — Toronto — Calgary — Vancouver Filiale à 100 % du CRÉDIT LYONNAIS (France), une des plus grandes banques mondiales avec un très important RÉSEAU INTERNATIONAL y I k Ê 1 MONTRÉAL (SR) 288-4848 2000 Mansfield, Montréal, Québec H.SA 3A6 IORONTO (416) 979-5454 Sun Life Centre 200 King Street West, Toronto, Ontario M51I 3T4 CALGARY (4().S) 263-1080 Suite 1670, Bow Valley Square 1, 202 Sixth Avenue S.W.Calgary, Alberta T2P 2R9 VANCOUVER (604)685-3300 920 The Grosvenor Building, 1040 West Georgia Street Vancouver, British Columbia V6K4II1 CREDIT DONNAIS CANADA LÊ] Les «grands projets» contribuent à rééquilibrer vers l’Est jusqu’ici défavorisé et vers la Défense l’urbanisme de la capitale, et à rénover des équipements paralysés par des locaux inadaptés (Opéra, Louvre, Bercy, Cité de la Musique).Plus encore que des monuments, ils deviennent des lieux de rencontre où se confrontent les différentes formes de l’intelligence et de l'art, ouvrant à un plus large public l’accès à la culture et à la connaissance et donnant de la Ville-Lumière une image nouvelle: celle d’une cité tournée vers la création, l’innovation et l’avenir.: I 5 action Canada France / Novembre 1988 PRÉSENTÉS JUSQU’AU 30 OCTOBRE À MONTRÉAL GRANDS PROJETS À PARIS: LES GRANDS CHANTIERS DE L’ÉTAT • • • De ces grands chantiers, trois sont achevés: le Musée d’Orsay (décembre 1986), l’Institut du Monde Arabe ou I.M.A.(1987) et la Cité des Sciences et de l’Industrie de la Villette (mars 1986), élément d’un ensemble plus large: le Parc de la Villette et sa Cité de la Musique, qui ne seront achevés qu’en octobre 1989.De même l’Opéra de la Bastille (à la date symbolique du 14 juillet) et l’Arche de la Défense ne seront inaugurés qu’en 1989, alors que l’achèvement des travaux du Grand Louvre et du nouveauMinistère des Finances à Bercy est prévu pour la fin de 1988.On a beaucoup parlé du coût de ces travaux, lancés ou confirmés en 1982 pour la Présidence de la République et conduits en relation étroite avec la Ville de Paris: 18 milliards de francs valeur juin 1984.soit l’équivalent de 50 km d’autoroute en Île-de-France.Cet investissement est à mettre en regard des bénéfices qu’en retirent la collectivité, ainsi que l’activité des entreprises nationales, sollicitées à un haut niveau de savoir-faire et d’innovation (voir encart).F 7 ,y "% ; :A 1 r ¦ y.' Point n’est besoin de se rendre à Paris pour admirer la Géode ou la Pyramide du Louvre, et pour embrasser d’un coup d’oeil îa préfiguration du Paris de l’an 2000.Jusqu’au 30 octobre, le Palais de la Civilisation présente photographies, plans et maquettes des grands travaux engagés à Paris de 1979 à 1989.¦ V - L '• L’afflux des touristes étrangers vers le Musée d’Orsay, devenu le plus visité des monuments de la capitale, et les équipements nouveaux de la Villette prouve que ce pari s’est révélé payant.DOSSIER mgME Tm « LES «GRANDS PROJETS».: VITRINE DU SAVOIR-FAIRE FRANÇAIS L’exécution des «grands projets» n’implique pas moins de 400 entreprises françaises, à un niveau très élevé de compétence technique.La réalisation d’architectures audacieuses et souvent gigantesques, dans un environnement urbain qui imposait ses contraintes, a mobilisé tout un savoir-faire technologique, voire imposé la mise au point de matériaux et de procédés nouveaux.Les fondations imposantes de Bercy, de 1T.M.A.ou de l’Arche de la Défense, le lourd habillage de marbre de cette dernière; les serres et les coupoles rotatives de la Villette, alliant légèreté, précision du montage et parfaite stabilité au vent; les étonnants diaphragmes de 1T.M.A., modulant et filtrant la lumière extérieure; les vitrages «extra-blancs» de la grande Pyramide du Louvre dus à Saint-Gobain et les miroirs d’acier de la Géode; l’isolation acoustique de l’Opéra de la Bastille, du musée d’Orsay et des bâtiments de Bercy, exposés aux vibrations de la circulation ferroviaire; la centrale thermofrigorifique de la Cité des sciences et de l’Industrie, aussi bien que le mur-écran de la façade Sud de 1T.M.A.; les systèmes de gestion technique centralisée assurant la surveillance constante et la maintenance des dispositifs des trois grands musées.témoignent des prouesses technologiques réalisées dans des domaines aussi divers que le génie civil, la recherche sur les matériaux, le génie climatique, l’acoustique ou le contrôle informatisé.Parmi les entreprises engagées dans l’exécution des «grands projets», citons: — Aéroports de Paris (A.D.P.): Ingénierie, génie civil (Grande Arche de la Défense).— Bouygues: ingénierie, construction, équipements (Orsay, Arche de la Défense).— Compagnie Française d’Entreprises Métalliques (filiale d’Usinor): constructions métalliques (Bercy, Grand Louvre, Cité des Sciences et de l’Industrie, Opéra de la Bastille, Arche de la Défense).— Commins — B B M: acoustique (Orsay, Défense, La Villette, Grand Louvre, Opéra).— Dumez: bâtiment, ingénierie, travaux publics (Grand Louvre, Bercy) — Entreprise Industrielle (E.I.): génie climatique, équipements électriques et vidéocommunications, automatismes industriels (Grand Louvre, Orsay, Bercy, Défense, Cité des Sciences et de l’Industrie).— Groupement d’Études et de Méthodes d’ordonnancement: coordination de projets (Opéra, Cité de la Musique, Défense).— Nord-France: techniques du béton (Grand Louvre, I.M.A., La Villette).— Omnium Technique Oth: ingénierie: systèmes de maintenance et d’exploitation (Grand Louvre, Bercy, Orsay, Défense).— Saunier Duval: électricité, gestion technique centralisée (Bercy, I.M.A.Grand Louvre, Opéra, Cité des Sciences et de l’Industrie).— SERETTE: ingénierie (Bercy, Grand Louvre, Bastille, Cité des Sciences, Défense).— SE TE C : études de faisabilité, exploitation et maintenance (Orsay, Bastille, Bercy, I.M.A., Grand Louvre, Parc de la Villette).— SOGELERG: maîtrise d’oeuvre en génie civil, pilotage de systèmes de gestion technique (La Villette, Grand Louvre).— Spie Batignolles: électricité, canalisations, ingénierie (Bastille, Grand Louvre, Cité des Sciences, I.M.A.).— Trouvin: génie climatique et hydraulique, distribution des fluides (Bastille, Orsay, Cité des Sciences, Défense).— Voisin: acier et métaux appliqués au bâtiment (Orsay, Bastille, La Villette, Bercy, I.M.A., Défense).¦ **! CS ¦ -y 4 F * B Si Gisèle DESSIEUX Attachée culturelle Consulat général de france.action Canada France / Novembre A ' Ol » 3 - O 0) Opéra «populaire» de la Bastille • Conception et construction: 1983-14 juillet 1989 • Architecte: Carlos OTT (Canada) assisté de 80 autres architectes.• Coût estimé: 2,7 milliards de francs 1984, soit 0,04 % du budget de l’État.• Objectifs: démocratisation de l’accès à l’Opéra (2700 places et 475 représentations par an contre 1991 x 150 auPalais Garnier; amélioration de la gestion (économies de fonctionnement grâce au dispositif technique et aux ateliers de décors installés sur place).• Ingénierie: SETEC, Sodeteg, EMH, R.Biste.Gros oeuvre: SAE, SCGPM, Léon Grosse.ahîzf 2* Wm.mv.H! •: p| Aménagement du grand Louvre • Conception et construction: de 1982 à octobre-novembre 1988 • Architectes: Leoh Ming Pei (USA) et Macary (France) Aménagement intérieur: Michel WILMOTTE (France) • Coût estimé: 2 milliards 1984.• Objectif: agrandir l’espace par des aménagements en sous-sol, de façon à: améliorer la capacité et la qualité d’accueil du public (restaurant, boutiques, librairie); regrouper rationnellement des services techniques (bibliothèque, ateliers de restauration).• Ingénierie: Sogelerg, SERETE.Gros oeuvre: Dumez L______ Arche de la Défense • Conception et réalisation: 1982-1989 • Architectes: — Johan OTTO von SPRECKEL-SEN (Danemark), Gérard Thu-mauer et Paul Andrieu — Constructeur: Bouygues (France) • Coût: 2,5 milliards de francs en 1984 dont 1,1 milliards couverts par l’État.• Objectifs: abriter le Carrefour International de la Communication (CICOM); clôture de la perspective Louvre/Étoile/Défense.• Ingénierie: A.D.P., Coyne et Bellier, SERETE, Trouvin, Copibat, C.E.P.I O ." I! ¦>< i CO : O I cm -: ¦ f ç .P 1 cm Y 6 15 il i U llil etc I * m Ll .il ï; action Canada France / Novembre 1988 i : ' r.-nss DOSSIER uRbanisml LE NOUVEAU VISAGE DE MONTRÉAL Fini le temps des gratte-ciel et des immeubles à bureaux sans âme! Les architectes reprennent leur place, comme le soulignait la revue Commerce.C’est ainsi que les nouveaux architectes francophones de Montréal commencent à percer, malgré les vieilles traditions qui unissaient les promoteurs et les architectes anglais.Colombani se targue d’avoir réussi à débloquer en six mois le projet West-mount Square qui était figé depuis des années.«Parce qu’un architecte qui, en plus de ses talents artistiques, connaît à la fois les techniques de construction et les arcanes de la réglementation en urbanisme, peut trouver des solutions nouvelles qui emportent l’assentiment des autorités», affirme-t-il.du grand maître Raymond Affleck.Cet internationalisme paie: les sept associés d’Arcop ont conçu des hôtels en Inde et au Pakistan, une bibliothèque à Alger, un centre culturel dans l’Émirat d’Oman, une mosquée en Lisbye.Raymond Affleck (Arcop), un autre vétéran, termine actuellement avec l’architecte Ken London la conversion du vieil hôtel Windsor en immeuble à bureaux de luxe pendant que leurs associés travaillent sur les Cours Mont-Royal.C’est le même Affleck, l’architecte montréalais le plus connu au Canada, qui a conçu la Maison Alcan.À l’époque, il avait travaillé à la conception de la Place Ville-Marie, de la Place des Arts et de la Place Bonaventure.terminer la construction du siège social de la pétrolière E lf-Aquitaine à Paris.C’est dire.WZMH se compare à Rentiers Roberts Partnership, une autre grande firme torontoise qui, elle, a obtenu de Cadillac Fairview la réalisation de Place Montréal Trust.Deux architectes montréalais, Erol Argun et Peter Rose, travaillent aussi sur ce projet d’un million de pieds carrés.L’esprit de famille explique également pourquoi les noms de Tol-chinsky & Goodz reviennent si souvent sur les panneaux des chantiers de construction de Montréal: les deux associés jouissent de la fidélité des deux promoteurs les plus entreprenants en ville: Jonathan Wener(Canderel) et Eugene Reisman (Québec Première).Hyman Tolchinsky («Mister T» pour les intimes) pratique l’architecture à Montréal depuis 30 ans.Murray Goodz s’est joint à lui en 1967.La cascade de miroirs de l’immeuble de l'IATA, angle Peel-de Maisonneuve, et la tour l’Industrielle-Vie de Québec Prendre ont consacré leur savoir-faire.Leur carnet de commandes comprend les deux bâtiments de Place Félix-Martin (un projet conjoint SNC-Canderel) et deux autres projets de Québec Première, soit l’intégration des immeubles contigus à la tour lTndustriele-Vie et un édifice de 15 étages au coin de Cathcart et Université.Pourquoi Tolchinsky & Goodz conserve-t-elle sa cote auprès de Québec Première?«Ils ont le sens du design et des affaires; ils respectent les budgets et les échéanciers, dit Eugene Reisman.Pour moi, ce sont les quatre caractéristiques d’une bonne firme d’architectes».La Maison des Coopérants, Place Montréal Trust, les Cours Mont-Royal, l’hôtel Windsor, Place Félix-Martin, Complexe Hydro-Québec.La dizaine de projets au coeur de Montréal totalisent des investissements de près de 1 milliard $.Depuis 1984, la valeur des permis accordés pour la construction d’immeubles atteint chaque année un nouveau record.Les espaces à bureaux s’adjugent la plus grande part de ce pactole.En 1985, la valeur des immeubles à bureaux mis en chantier atteignait 215 millions $ et 533 millions $en 1986.Une croissance de 148 %!.Ces buildings tout neufs, dont les formes et les couleurs tranchent avec tout ce qui s’était construit dans la métropole, ne sont pas l’oeuvre d’une nouvelle génération de bureaux d’architectes.Les firmes spécialisées dans les immeubles en hauteur à Montréal portent les mêmes noms depuis 15, 20, voire 30 ans.Ce sont David Boulva Cleve(DBC), Webb Zerafa Men-kès Housden (WZMH), Tolchinsky & Goodz et Arcop.À elles seules, ces quatre firmes ont façonné la plus grande part du visage contemporain de Montréal.«En architecture, compétence, prospérité et longévité sont indissociables», commente Jacques David, le fondateur de DBG, pour expliquer la pérennité des bureaux d’architectes.La soixantaine entamée, ce fils d’architecte qui a débuté à Chicago a signé récemment avec ses associés la Place Mercantile et les deux tours BNC-Bell Canada.Il y a 20 ans, il a conçu le nouveau Palais de Justice et le siège social de l’ancienne Banque Canadienne Nationale, Place d’Armes.Toutefois, à côté des anciens bureaux d’architecte anglophones apparaît une nouvelle génération dont les francophones ne sont plus absents «parce qu’ils n’attendent plus, bouche bée, les commandes gouvernementales», explique Henri Colombani, qui exerce l’architecture depuis 10 ans à Montréal.À présent, dit-il, les architectes peuvent se trouver directement à la base des grands projets.Ils imaginent de nouveaux immeubles à des endroits de la ville auxquels les promoteurs ne pensaient pas, s’arrangent pour faire modifier les zonages puis vont trouver des promoteurs.» action Canada France / Novembre 1988 DES BUREAUX EFFICACES Les spécialistes traditionnels des bureaux efficaces ne sont pas à l’abri des erreurs: leur inlassable souci d’innovation ou d’esthétique les aveugle parfois.Ainsi, les locataires de l’édifice Esso-BNP conçu par WZMH se plaignent des pertes d’espace et des problèmes de communications causés par le découpage en dégradé de la façade de l’immeuble.«Floor inefficiency», diagnostiquent les connaisseurs.Selon Jacques David, un immeuble «efficace» ne comporte pas plus de 8 % à 10 % d’espace perdu.Il cite le cas de la Tour de la Bourse où les architectes -des Italiens- ont tellement gaspillé d’espace que la rentabilité de l’immeuble s’en trouve menacée.La rentabilité d’un gratte-ciel commence d’abord par le contrôle de ses coûts de construction.Là aussi l’expérience compte.Ainsi, les Cours Mont-Royal, un projet immobilier regroupant des bureaux, des commerces et des condominiums, a végété jusqu’à ce que les architectes d’Arcop le reprennent en mains et s’associent à Concordia, une société spécialisée das le sauvetage et la gestion de projets immobiliers.«Un projet est toujours plus facile à réaliser lorsqu’il existe une bonne relation, une complicité entre la firme d’architectes, le promoteur, le gérant du projet et le constructeur», observe Murray Goodz, de Tolchinsky & Goodz.La réalisation d’un gratte-ciel nécessite un incroyable travail d’équipe.Dans un bureau d’architectes, ils peuvent être 10 ou 20 à élaborer ou fignoler un projet.Souvent, les équipes sont aussi cosmopolites qu’un équipage de bateau.L’ambiance qui règne dans les bureaux d’Arcop, rue Sainte-Catherine, confirme la réputation de la firme considérée comme l’école supérieure des diplômés d’architecture de McGill.Des étudiants du monde entier y suivent des stages, attirés par le prestige L’ESPRIT DE FAMILLE La longue tradition immobilière qui existe chez les anglophones de Montréal, particulièrement dans la communauté juive, explique que les firmes d’architectes les plus actives au centre-ville ne comptent pas de Gagnon ni de Tremblay.Les noms peuvent toutefois être trompeurs.Ainsi Dimitri Dimako-poulos est considéré comme un francophone par ses pairs.Il a récemment donné toute sa mesure dans l’immeuble de Bio-Mega à Laval.C’est lui qui a dessiné les plans de la dernière tour de la Plaza Alexis Nihon et de l’édifice La Laurentienne réalisée avec la firme Larose Pétrucci.À Montréal, il serait un peu simpliste de croire que les architectes sont choisis selon leur langue.De ses bureaux de la rue Lajeu-nesse, Henri Colombani a fait son chemin jusqu’à Westmount Square.La firme Desnoyers Mercure, qui vient de réaliser le Faubourg Sainte-Catherine, compte pas que des clients francophones, au contraire.Le milieu de l’architecturea cependant l’esprit de famille: lorsqu’on connaît les promoteurs d’un projet, il est aisé de deviner qui sont les architectes.Ainsi, la réalisation de la Maison des Coopérants a été confiée à WZMH à cause de la prépondérance de Westclift, son associé habituel, dans ce projet conjoint Westclift-Québec Première-Las Coopérants.Le bureau d’architectes WZMH est né simultanément à Montréal et Toronto en 1961.Comme Westclift dans l’immobilier, WZMH n’a cessé de se développer pour devenir une des firmes d’architectes les plus importantes au Canada: 18 associés et 16 membres seniors, quelque 250 employés, des bureaux dans plusieurs villes canadiennes et américaines et des projets réalisés partout sur le continent en Europe et au Moyen Orient.WZMH vient de ne TOURS SANS RACINES Pour le commun des promeneurs, les nouveaux gratte-ciel se distinguent surtout par leur apparence.L’imagination, l’audace et la fantaisie ne font plus défaut aux promoteurs ni aux architectes.«La tendance aujourd’hui est de donner plus de vie, une identité plus marquée aux édifices.Ils sont moins sévères, moins stéréotypés.Il y a plus de variété dans la forme, la couleur, les matériaux», explique l’architecte Paul Gauthier, un des concepteurs du futur complexe Hydro-Québec.Il aura fallu attendre le début des années 80 et le spectaculaire développement du boulevard de Maisonneuve pour que Montréal renoue enfin avec les grands courants de l’architecture contemporaine qu’elle suivait dans les années 60.Adieu cubes de béton sans personnalité! Place aux formes audacieuses, àl’exubérance, H DOSSIER Urbanisme ! i ; -il : ; - y % % USÉ i i i i I » : ¦ tà f if%il ^ m *¦ !5o ; 255 r 0D> i mz ¦ rco ; m ! am : " ' , is dE l V.1 I , action Canada France / Novembre 1988 que le verre réflecteur teinté de rose, d’or ou d’argent ait autant la faveur des architectes de gratte-ciel.En filtrant les rayons du soleil et en retenant la chaleur à l’intérieur mieux que le verre clair, le verre réflecteur réduit les coûts de climatisation l’été et la facture de chauffage l’hiver.L’informatique est aussi venue à la rescousse des concepteurs d’immeubles préoccupés d’économies d’énergie et d’efficacité.Dans la plupart des nouveaux édifices, les sytèmes mécaniques (chauffage, ventilation, climatisation), l’éclairage et même la sécurité sont contrôlés par ordinateur.L’informatique «gère» aussi les déplacements des ascenseurs dont le temps de réponse et la consommation d’énergie s’en trouvent généralement réduits.Nous sommes entrés dans l’ère de «l’immeuble intelligent».La société Honeywell a poussé le concept à sa limite dans son édifice-témoin de l’Ile-des-Soeurs où même les fonctions bureautiques sont centralisées.«Le degré d’intelligence varie d’un immeuble à l’autre, précise Murray Goodz.Chaque promoteur ou propriétaire doit faire son calcul coûts-bénéfices.Il est certain que quelqu’un, quelque part, doit payer pour cette belle quincaillerie.» ¦ Jean-Guy Trinque Journaliste à la revue Commerce armes dans celle d’aménagement d’où sortent des diplômés paysagistes, urbanistes et sociologues».Selon Colombani, les nouveaux architectes qui doivent jongler avec la technique, les réglementations, le financement, etc.«L’architecte n’est plus le mal nécessaire, celui qui doit bien signer les plans; c’est un homme orchestre dont le rôle est primordial dans un projet: il jongle non seulement avec l’esthétique du bâtiment, mais aussi avec le financement, les réglementations, les matériaux.La combinaison de ses connaissances lui permet de suggérer aux promoteurs des solutions nouvelles qui améliorent souvent le rendement d’un projet.» L’ÉNERGIE FAÇONNE LES IMMEUBLES La crise de l’énergie a forcé les architectes à retourner à leur planche à dessin pour tenir davantage compte du facteur climatique.Par exemple, la proportion de fenêtres sur une façade est réglementée par le Code national du bâtiment.Maintenant, le verre simple est banni au profit des vitres doubles ou même triples.Trizec dépense actuellement plus de 4 millions $ pour remplacer les 8 300 fenêtres de verre simple de la Place Ville-Marie.Il n’y a pas que des considérations esthétiques pour expliquer LUE aux vitres-miroirs, à l’aluminium éclatant et au granit de toutes couleurs! Celui de la Place Montréal Trust sera rose.L’architecte Mario Sala met toutefois quelques bémols dans ce concert d’éloges: «Les buildings sont devenus des sculptures géantes coupées de leur milieu, des objets plantés dans un décor sans considération pour l’environnement naturel ou construit qui les entoure.» Le bureau de Cayouette & Sala s’est fait remarquer récemment pour la rénovation du siège social montréalais de Johnson & Johnson, boulevard Pie-IX, une réussite qui lui a valu le Prix Orange du Sauvons-Montréal et le Prix d’excellence de la revue The Canadian Architect.«Une ville comme Montréal se doit de conserver les traces de son passé, ses points d’ancrages historiques», professe Mario Saia.Lui qui a étudié en Angleterre et travaillé au Danemark fait remarquer que l’intégration est un principe d’architecture beaucoup plus respecté en Europe qu’en Amérique du Nord.dation avec le bureau de Gauthier Guité Roy (GGR).Cette firme d’architectes de Québec a conçu récemment un palais de la culture à Alger, un projet de 100 millions $ géré par Lavalin.Architecte du Complexe G et de l’édifice du ministère du Revenu à Québec, GGR vient de recevoir un autre prix de l’Ordre des architectes pour l’aménagement de la rue commerciale Campanile à Sainte-Foy.Le Complexe Hydro-Québec a mis beaucoup de monde en appétit.Neuf bureaux d’architectes ont soumis des esquisses à un jury présidé par Jean-Claude Marsan, doyen de la Faculté d’aménagement de l’Université de Montréal.Quoique prévisible, l’attribution du contrat du Complexe Hydro-Québec à des architectes francophones a été une nouvelle d’autant mieux accueillie que peu de firmes francophones exécutent des contrats d’envergure au centre-ville de Montréal.Non pas qu’il n’existe aucun gros bureau d’architectes francophones — Jodoin Lamarre Pratt, par exemple —, mais par tradition ceux-ci sont plus actifs dans la réalisation de pavillons universitaires, d’hôpitaux, de musées et de stations de métro.Selon Claude Letarte, de l'Association des architectes en pratique privée, les contrats gouvernementaux fournissent en moyenne 40 % des honoraires perçus par les architectes au Québec.Sur les 2 000 membres de l’Ordre des architectes, moins de la moitié se trouvent en pratique privée.Il n’y a pas plus d’une douzaine de bureaux d’architectes comptant 25 employés et plus au Québec.Ces dernières années, la Caisse de dépôt, plusieurs compagnies d’assurances et des promoteurs indépendants ont fait des percées significatives dans le secteur des immeubles à bureaux.Le phénomène pourrait entraîner l’émergence de nouvelles firmes d’architectes francophones ou le réalignement de bureaux existants.C’est déjà le cas de Cayouette & Saia et de GGR.Dans un secteur connexe à l’architecture, on cite en comparaison l’exemple du constructeur Hervé Pomerleau, un Beauceron qui s’est taillé une place enviable dans le domaine de la construction en hauteur à Montréal.Ill COJ CO QQ2 S=I r.96 L’ARRIVÉE DES FRANCOPHONES Saia aura de nouveau l’occasion de mettre ses théories en pratique en réalisant Complexe Hydro-Québec, un projet colossal qui inclut le réaménagement complet des deux quadrilatères formés par L'EXPÉRIENCE A UN NOUVEAU NOM: », a ' » tMÊttSËÊÈÊjÈ - ?D ?km ••¦¦L/ IM h i : INTERNATIONAL INC.•n 8 Fort de plus de 60 années d’expérience comme courtiers en douane et transitaires internationaux.ST-ARnaud & BERgevin Ltée se donne un nouveau nom: STARBER INTERNATIONAL INC.Ce changement s'inscrit dans une stratégie d’internationalisation de ses opérations.STARBER, un nouveau nom.toujours la même bonne expérience, peu importe vos besoins : • Conseils en douane • Dédouanement à différents ports d’entrée au Québec et en Ontario • Fret aérien et consolidation Tout cela, partout à travers le monde! HEgg | i fir - k ll , i les rues Sainte-Catherine, Saint-Urbain, Saint-Laurent et le boulevard Dorchester.Il faudraq cinq ans et 300 millions $ pour réaliser Complexe Hydro-Québec.L’ampleur du chantier à venir se révèle dans une comparaison: la Maison Alcan a coûté 40 millions $.Le projet parrainé conjointement par la société d’État et le Fonds FIC — le bras immobilier de La Laurentienne — sera réalisé par Cayouette & Sala en asso- action Canada France / Novembre 1988 Q, , • Emballage pour exportation • Service de conteneurs • Assurances transport • Groupage maritime et aérien, import-export QUESTION DE FORMATION Mais les anglophones resteront sans doute les plus nombreux dans le ciel architectural de Montréal parce que, disent certains francophones, la qualité de l’enseignement dispensé à l’Université McGill dépasse de loin celle de l’Université de Montréal.Dans la première, les architectes sont formés dans la faculté d’ingénierie alors que dans la seconde, affirme Henri Colombani, «ils font leurs ?410 St-Nicolas.Montreal.(Québec).Bureau 100 H2Y 2P5 Tel (514) 285-1500 • Service 800 561-5147.Télex 05-25176 «Télécopieur (514)845-1581 Filiales et succursales à travers le Canada s il N 3 g gpffl # ! Il NOUVEAUTÉS RPHEI BERNARD-HENRI LÉVY ¦ CHRISTIANE ROCHEFORT ¦ ' ; I# Les derniers jours de Charles Baudelaire ilfiAcadnnkGoruourl : m&im La Porte du fond 1 LE ( DEMON L : Le nouveau roman de Bernard-Henri Lévy % v ROCHEFORT DE g roman * j ' : ( rrasM't MINUIT S HERVÉ BAZIN LE DÉMON DE MINUIT Un romancier célèbre décide à 70 ans, “de refaire sa vie” avec une jeune femme qui désire un enfant de lui, au mépris des convenances et de l’opposition des siens, au prix de tous les risques y compris celui de la crise cardiaque.De ce défi à la mort Hervé Bazin a fait un hymne à la vie.BERNARD-HENRI LÉVY LES DERNIERS JOURS DE CHARLES BAUDELAIRE Bernard-Henri Lévy met en abîme le long calvaire de Charles Baudelaire, en utilisant les rares informations dont on dispose sur les derniers jours de l’auteur des “Fleurs du mal”.Un roman qui revendique toutes les libertés où il s’agit aussi, d’interroger la littérature et son destin.CHRISTIANE ROCHEFORT LA PORTE DU FOND L’éducation d’une petite fille, entre une mère qu’elle adore malgré sa rigueur morale, et un père séduisant mais dangereux, racontée par la femme qu’elle est devenue.Le récit d’un combat de sept années, âpre, écrit à la hache.Un très grand Rochefort.FRANÇOIS-OLIVIER LA GARE DE WANNSEE Avec un mélange subtil de nostalgie et d’humour, François-Olivier Rousseau ressuscite la magie du Berlin d’avant la Première Guerre Mondiale.Une bohème où se côtoient des fils de famille et des artistes en quête de Igoire, où se mêlent scandales artistiques et intrigues sentimentales.Disponibles dans toute bonne librairie MÉDAILLE D'OR DE LA RESTAURATION 1987 \ LE LHTETTR m 1430, rue de la Montagne (514)288-5656 U J 1449, rue Crescent (514) 288-5656 1449, rue Crescent (514)288-5656 : m Qxodik?c H 5414, rue Gatineau (514)733-2125 O 636, rue Cathcart (514) 866-4979 MCMLXXXI L'WEL DE LU menTHQDE Tous ces établissements ainsi que l’Hôtel de la Montagne sont opérés par le GROUPE THURSDAY’S 11 action Canada France / Novembre 1988 IMMOBILIER: LA SITUATION PAR PROVINCE tion.Dans cette province également, ce sont les grands centres qui jouissent de l’activité alors que dans le canton et le province, la situation est beaucoup plus calme.Un des principaux moteurs de l’économie de la province est la construction des 6 frégates de la marine canadienne.île du Prince-Édouard.Ici encore la situation est au beau fixe, toutefois cela ne signifie rien.La construction de 30 maisons additionnelles affecte considérablement le taux provincial.Nouvelle-Écosse.La situation dans cette province n’est pas florissante.Dépendant énormément des exportations, notamment le poisson, la hausse du dollar canadien a été catastrophique pour la province.Les prix domiciliaires ont chuté de 15 % à 20 %.On s’attend à une légère amélioration pour 1989.Terre-Neuve.Cette province a connu une légère amélioration à travers l’économie de l’ordre de 6 %.On s’attend à une accélération de l’amélioration si le projet des champs pétrolifères d’Hibemia se concrétise, tel qu’annoncé.¦ Voici brièvement résumée la situation de l’immobilier à travers le pays; telle que soumise au Conseil d’Administration de l’Association Canadienne de l’immobilier à Galgary en août 88.fébrile.La demande est élevée dans tous les secteurs et les prix, notamment à Toronto sont exacerbés.L’année 1988 enregistre le même volume de construction qu’en 1987, une année record.Les prévisions pour l’année prochaine sont pour une répétition des chiffres à moins qu’une augmentation des taux d’intérêt viennent refroidir le marché qui est à la surchauffe.Québec.La situation au Québec est excellente démontrant une stabilité inconnue depuis longtemps.Quoique loin d’atteindre les chiffres ou les pourcentages d’Ontario, les prévisions sont bonnes, augmentations certaines mais ralenties.Le marché est plus calme mais les prix restent fermes.Ici encore, les taux d’intérêts seront le point d’interrogation pour l’année prochaine.Nouveau-Brunswick.La situation dans cette province est bonne, le marché domiciliaire est ferme et en avance de 15 à 20 % sur l’année dernière sauf le ralentissement de la nouvelle construe- a encore un grand inventaire de bureaux inoccupés mais le taux d’absorbtion est à la hausse et les incitations et primes aux locataires sont en diminution constante.Il y a pour près de 12 milliards d’investissements prévus dans le secteur industriel durant les deux prochaines années.Les pronostics sont très favorables pour l’avenir immédiat.Saskatchewan.La situation est très calme dans cette province, voire déprimée.La sécheresse, les faibles marchés agricoles, et la demande réduite d’engrais potassiques contribuent à l’état peu brillant de cette province.La construction domiciliaire est au ralenti et le nombre d’agents immobiliers en diminution constante, symptôme significatif.Manitoba.En général la situation de l’immobilier est en baisse légère par rapport à 1987 qui était une année en peu meilleure (toujours à l’échelle du Manitoba).Ontario.L’activité immobilière dans tous les domaines demeure Colombie-Britannique.La situation est en amélioration constante notamment dans les grands centres où les augmentations en volume de ventes et en valeurs sont de l’ordre de 1 à 20 % depuis l’an dernier.L’immigration dans cette province demeure toujours élevée, et les prévisions pour l’année prochaine sont favorables.Alberta.On observe un rapide redressement.Il y a eu une amélioration considérable dans l’industrie pétrolière.L’immobilier commercial et industrial est à la hausse et les investissements en provenance de l’extérieur de la province ont contribué à stimuler l’investissement local.Les taux de capitalisation sont passés en un an de 12 % à 9.5 % et 10.5 % pour le même type de placement.Il y M.Faraggi “TORONTO, THE WORLD’S NEWEST GREAT CITY) higher.A survey by Colliers Macaulay Nicolls Inc.shows that the landlords of the new Scotia Plaza Building are getting $CND 49 net per year a square foot from tenants (this figure doesn’t include charges).Among 50 major cities surveyed in the world, Toronto is in 10th place in the rental rankings.The preliminary effects of this building development are clear enough: Building eranes will be a prominent feature of the city’s skyline over the next few years and the construction industry will be abuzz creating thousands of jobs.Then, the economic benefit to be derived from the commercial construction underway will be in the number of service-sector jobs created when the new offices are filled.Nevertheless, many would argue that like Houston five years ago, Toronto could see its rents plummet and its vacancy rates surge upward if it has to face a downturn in the economy.But Toronto, in contrast with Houston with the oil industry, doesn’t depend on a single sector.To protect itself against this eventuality Toronto relies upon its deversified service-sector.Furthermore, free trade with the United States and the deregulation of the financial sector will, according to many economists, create a considerable demand for office space in the downtown core.Those economists consider that development will offer Metro a buffer against recession that other areas of the country won’t have.Already 40% of the 500 largest industrial companies in Canada have located their Head offices in Toronto.And according to John O’Toole, V.P.Colliers Macaulay Nicolls Inc.,: “Supply will not catch up with demand for at least three to four years.’’ The days are over when some landlords would give several months free rent to tenants to move into their offices! ¦ Building is booming in the Toronto Metropolitan area.Within the next three years, residential and commercial developments already under way or in the planning stages and worth billions of dollars will add millions of square feet of office space and hundreds of storeys to the core of the city.The value of building permits granted during the first six months of this year was $514 million, up 51% over the first half of 1987.It also accounted for 35% of the National total.In the downtown core alone, more than 20 major projects are planned which will add more than 20 million square feet of office space within the next five years.The largest among them are Scotia Plaza, ($456 million), BCE Place, ($800 million), The Bay/ Adelaide Financial Centre, ($560 million) and the new headquarters of the CBC, ($1 billion).The total price tag attached to the action Canada France / Novembre 1988 major projects only is between $7 billion and $10 billion.The reason of this expansion is due to the very low vacancy rate in the Toronto Metropolitan area.Despite 91.2 million#) square feet of office in 961 buildings, according to a J.J.Bamicke Ltd survey, Toronto has the lowest vacancy rate in North America.Indeed, the vacancy rate of Toronto is 8.1% with a low 1.1% downtown.For example, the downtown vacancy of New-York is 11.5% and the average for U.S.cities 19.2%.The consequence of this low vacancy rate is obvious: the rents of offices are getting higher and Sources: Toronto Star (July 6, July 201988) Financial Times of Canada (June 27, 1988) Globe and Mail Financial Post (October 5,1988) 12 Bruno Bolzan (1) Fortune Magazine (2) Data from Toronto Office Guide DOSSIER ¦§me MONTPELLIER: «VITRINE DE L’ARCHITECTURE INTERNATIONALE DU 21e SIÈCLE» 9i Montpellier, qui vient d’être reconnue «la ville la plus dynamique de France» rejoint Montréal dans le club des métroles mondiales.Par la construction d’Antigone, Montpellier offre à ses habitants les conditions d’un certain art de vivre.Et dès 1989, avec le CORUM, elle proposera aux professionnels scientifiques et universitaires du monde entier un espace privilégié pour qu’ils se rencontrent, échangent, construisent.— la Maison du Travail, l’Hôtel de la Région (siège du Conseil Régional du Languedoc-Roussillon), équipements majeurs relient Antigone à la vie de Montpellier, — des espaces de loisirs jalonnent les rives du Lez, au pied d’Antigone.De l’autre côté du fleuve 1 ’ Hôtel de la Région dernier bâtiment d’Antigone se reflétera dans ce nouveau plan d’eau.' Ir— ' Il B I it L* .& ;»i 'E LE CORUM LePalaisdesCongrésauCœurdeMorrtpeBer ANTIGONE Équipement hors pair, services d’une qualité exceptionnelle, le Corum sera le palais des Congrès digne de Montpellier, Capitale de l’Europe au Sud.Le CORUM présente un nouveau style de rencontres et de congrès qui se font «à pied», loin des tracas de la circulation et bien intégrés à la vie de la cité.Situé en plein coeur de la ville, le CORUM offre les services suivants: • trois auditoriums de 2 000,800 et 300 sièges respectivement • 15 salles de commission, modulables de 30 à 200 places • 4 000 mètres carrés de surface polyvalente d’exposition • 6 000 mètres carrés de foyers et terrasses • un hall d’accueil et d’exposition • une scène de 2 000 mètres carrés • un salon de réception pouvant accueillir 1 000 convives • 500 places de stationnement au sous-sol • un restaurant intégré et plusieurs bars • une galerie commerciale abritant le Bureau municipal du Tourisme et la Maison de l’innovation, exposition permanente des nouvelles technologies.• un équipement prestigieux de communication: Hélisurface pour l’accueil des VIP, salles de visioconférence, interprétation simultanée à l’infra-rouge, verrière amovible pour soirées sous les étoiles, logiciel unique de gestion-congrès, etc.m 4 En 1978, la Ville de Montpellier mise en demeure d’acheter les terrains militaires à l’Est du Polygone, décide de réaliser, après concertation avec les Montpellié-rains, la «ZAC d’ANTIGONE».De concertation en concertation le projet prend réalité, évolue, et de 25 hectares, la ZAC passe à 35 hectares.La Mairie opte pour une architecture méditerranéenne et monumentale, ouverte aux techniques modernes en choisissant l’architecte Ricardo Bofill.La première de toute une série d’exposition recevra 25 000 visiteurs.2 000 Montpelliérains se retrouvent pendant 5 heures face à Ricardo Bofill et à la Municipalité pour débattre du plan-masse.Les réflexions des habitants sont prises en compte et, après l’accord de la population, l’opération est lancée ! Appuyée contre le Centre Commercial et les bureaux du Polygone, au coeur du Centre-Ville, Antigone s’allonge d’Ouest en Est jusqu’aux rives du Lez.La Municipalité a voulu qu’Antigone en tant que prolongement contemporain du centre historique, soit un quartier à part entière ou une architecture majeure, d’esprit méditérranéen se mêle à un urbanisme novateur: — des places, des forums, des lieux de rencontres, — une population diversifiée vivant dans 2 300 logements répartis dans des immeubles destinés à la location ou la vente: plus de 50 % des appartements étant des logements sociaux, — environ 10 000 m2 de commerces et d’activités en rez-de-chaussée des immeubles, entourent les places et les cours du grand axe piéton, — des écoles, un gymnase, des locaux associatifs, une église.renforcent la convivialité de ce quartier, ¦ ¦* Poissant Richard, Thorne Ernst & Whinney UNE PRÉSENCE ACTIVE SUR LE MARCHÉ MONDIAL Une équipe multidisciplinaire chevronnée, reconnue à l’échelle internationale pour sa performance et ses solutions innovatrices.EIU Membre de Ernst & Whinney International Montréal 2000, avenue McGill College Bureau 1900 Montréal (Québec) H3A 3H8 Tel.: (514) 843-2100 Paris Square Beaujon 150.boul.Haussmann F 75008 Paris, France Tel.: 1/45-62-24-24 Lyon 208, rue Vendôme F-69003 Lyon, France Tél.: 7/860-37-07 Avec le CORUM, Montpellier triplera la capacité d’accueil de son aéroport international et augmentera son parc hôtelier de 2 300 chambres disponibles actuellement à 3 500 d’ici 1992.¦ Hélène Tirole 13 0 action Canada France / Novembre 1988 Que vous soyez au Canada ou en France.Avocats 5, Place Ville Marie.Bureau 1700 Montréal.Québec Canada h.ib 202 Nos professionnels vous aident et vous conseillent pour tous vos projets outre-atlantique : ¦ exportation directe ¦ accords de distribution ¦ ententes d’assistance technique ¦ investissements en copropriété ¦ création de filiales TÉLÉPHONE : (514) 866-8541 TELEX : 05-25587 "OBSJAC" MTL ADRESSE TÉLÉGRAPHIQUE OBSJAC" FACSIMILE : (514)397-9280/875-0344/876-4525 LIGNE TÉLÉCOMMUNICATION (514) 866-7815 NEW YORK: •GOODMAN, PHILLIPS & VINEBERG 350 PARK AVENUE.1OTH FLOOR NEW YORK.NEW YORK 10022 TÉLÉPHONE: 1 (212) 308-8866 PARIS: 'PHILLIPS & VINEBERG 10.AVENUE DE MESSINE 75008 PARIS.FRANCE TÉLÉPHONE : 33 (1) 45 63 95 23 ô Touche Ross \ COMPTABLES AGRÉÉS • CHARTERED ACCOUNTANTS CONSEILLERS EN FISCALITÉ ET EN MANAGEMENT HONG KONG : 'GOODMAN.PHILLIPS & VINEBERG 2803 ALEXANDRA HOUSE 20 CHATER ROAD.HONG KONG TÉLÉPHONE 852 (5) 221061 ?MONTRÉAL - TORONTO - VANCOUVER : Charettc, Fortier, Hawey/Touche Ross Raymond David (514) 393-5107 ?PARIS - LYON - MARSEILLE : BDA/Touche Ross Paul Nicholas Fraser (1) 47 47 12 42 \ *En association avec Goodman & Goodman, Toronto (Ontario) Canada LETTE & ASSOCIÉS Avocats Agents de marques de commerce Barristers & Solicitors Trade Mark Agents MONTRÉAL 615 ouest, Bd Dorchester Montréal, P.Q.H3B 1P9 Tel.: (514) 871-3838 Télex: 05-24456 Lexinter Mtl Téléfax: (514) 876-4217 BUREAUX EUROPÉENS 3, rue du Boccador 75008 PARIS Tél.: (1) 47.23.62.03 Télex: Lette 640274F Téléfax: (1) 47.20.76.79 TORONTO 120 Adelaide St.W.Toronto, Ont.M5H 1T1 Tél.: (416) 361-1166 Télex: 06-218499 Letwhit Tor.Téléfax: (416) 361-1861 1, Place du Port 1204 GENÈVE Tél.: (22) 81.16.66 Télex: 427146 Fino Ch.Téléfax: (22) 28.57.50 Martineau Walker ?Avocats Agents de Brevets et Marques de Commerce Québec Fasken Martineau Walker Montréal Montréal Québec Toronto Mississauga Londres 425, rue Saint-Amable Bureau 11 00 Québec, Canada G1R 5E4 Téléphone (514) 397-7400 Téléphone (41 8) 647-2447 800 Square Victoria Bureau 3400 Montréal, Canada H4Z 1E9 14 action Canada France / Novembre 1988 * VILLE SAINT-LAURENT: DEUX PROJETS NOVATEURS à la circulation automobile a été réduit d’autant grâce au groupement particulier des habitations.Ce concept permettra donc à la majorité des occupants d’avoir accès à un vaste réseau d’espaces verts directement à partir de leur logement.Pour répondre aux besoins d’une nouvelle population d’environ 18 000 personnes, une vaste gamme de services seront disponibles à partir d’une zone centrale qui sera facilement accessible de tous les points du projet.Les lieux seront accessibles à partir de deux entrées principales lesquelles seront traitées d’une manière distinctive pour identifier «lesportes de la Ville».A ces endroits les bâtiments auront une hauteur supérieure et une struture décorative viendra souligner ces accès.L’architecture des bâtiments sera conçue de manière à donner un accès direct au sol au plus grand nombre de logements possibles; tous les toits seront inclinés et les entrées de garage en plongée prohibées pour faciliter la rétention de l’eau de pluie.La qualité de l’eau dans les lacs sera maintenue par un système qui permett d’un point bas au point haut pour chacune des phases du projet.Pour soutenir l’apport de l’eau dans les bassins de rétention, on utilisera des puits artésiens à cet effet.Les coûts d’aménagement de l’infrastructure du projet sont estimés à la moitié des coûts générés par un aménagement conventionnel.lâJ Le site sera soigneusement aménagé pour soutenir le prestige des entreprises qui y prendront place et pour créer cette atmosphère propice à la recherche.La verdure et les espaces paysages domineront partout alors que la qualité architecturale des bâtiments sera une préoccupation constante.Les futurs occupants du parc seront choisis selon des critères relativement sévères et devront nécessairement être impliqués dans la recherche ou la production de produits et d’équipements au niveau le plus avancé dans les domaines de l’aéronautique, des communications ou de la pharmaceutique pour ne nommer que ceux-là.% «5 £ 640 __/ 2 X LAVAL V 440 z l§5 s \ 40 "X ,_, ''SAINT- T LAUREI .b5J S9DX I Sot 2L J> 0> 40 LE NOUVEAU SAINT-LAURENT En parallèle à ce grand projet à caractère industriel, la Ville a mis beaucoup d’efforts à la planification du territoire du Nouveau Saint-Laurent dont la vocation est résidentielle.Il s’agit d’un grand terrain d’une superficie de 190 hectares détenu par une dizaine de propriétaires et qui constitue le dernier grand territoire résidentiel développable à court terme.Les concepteurs ont dû tenir compte de deux éléments ayant une influence majeure sur le design du projet.Le premier élément est lié à la politique d’habitation de la Ville par laquell doit mettre sur le marché une diversité de types d’habitations à des prix raisonnables pour augmenter la part des résidents qui travaillent à Saint-Laurent et pour donner une alternative aux jeunes ménages qui veulent continuer à vivre à Saint-Laurent.Le deuxième élément concerne le drainage des eaux de surface où il fallait utiliser la méthode de rétention de l’eau pour éviter de surcharger les égouts collecteurs existants lors d’averses importantes.La firme d’architectes Milje-vic et Miljevic qui a été mandatée pour concevoir le projet a réussi à transformer une importante contrainte pour en faire l’idée maîtresse delà proposition d’aménagement.En effet, l’eau et les espaces verts adjaçents sont devenus les éléments structurants du projet.Ce qui fait l’originalité du projet, ce sont les 25 % du territoire affecté aux espaces de verdure et au plan d’eau alors que dans un projet conventionnel ce pourcentage s’établit à environ 10 %.Inversement, l’espace consacré 2j 5 KM 10 15 Fen MONTREAL g]|T: m am ra sa recirculation 1 * PORT DE MONTREAL GARE CENTRALE AEROPORT DE DORVAL AEROPORT DE MIRABEL 2 3 X 4 imt ' XK ^1/.ipm, mu eon La ville de Saint-Laurent planifie actuellement le développement de deux grands secteurs selon une approche tout à fait originale.Dans un cas, il s’agit d’un territoire destiné à des entreprises impliquées dans la haute technologie, tandis que l’autre projet a une vocation résidentielle.Pour mieux situer ces interventions, mentionnons que Saint-Laurent fait partie de la Communauté Urbaine de Montréal et occupe une position stratégique dans cet ensemble urbain qui regroupe près du tiers de la population du Québec.Etant considéré comme une ville résidentielle en banlieue de Montréal jusqu’à la fin des années 50, Saint-Laurent a su exploiter ses particularités depuis ce temps puisqu’elle est devenue la deuxième ville industrielle du Québec, alors que le milieu résidentiel a évolué suffisamment pour estomper la notion de ville de banlieue.Aujourd’hui, Saint-Laurent compte 66 000 citoyens vivant dans près de 30 000 logements; plus de 80 000 emplois sont disponibles dans 4 700 places d’affaires dont 2 900 ont un caractère industriel et plusieurs d’entre elles orientées sur la haute technologie.La Ville a donc décidé de prendre une part très active dans le développement de ces deux projets d’envergure de manière à y imprégner des éléments de politique qui soient à la mesure des défis que nous aurons à rele-dans les années à venir.LE PARC DE HAUTE TECHNOLOGIE Dans le domaine de la haute technologie, Saint-Laurent veut renforcer sa position en mettant à la disposition des entreprises de cette nature un espace de plus de 230 hectares spécialement aménagé à cet effet.Tous les intervenants soit les différents paliers de gouvernement, le milieu universitaire montréalais et les représentants de cette industrie seront associés pour mener à bien ce projet./ " # V: m f ükz K / 'M K ver En terminant nous pouvons affirmer que ce plan d’aménagement intègre parfaitement toutes les préoccupations sociales ou techniques que la Ville avait au départ et ce, d’une manière vraiment exceptionnelle.¦ Claude Charette Directeur des services techniques Centre d’initiatives municipales de Ville Saint-Laurent action Canada France / Novembre 1988 LUC LE LOFT: E A A h fà U1 COJ Sur la rue Saint-Laurent, à proximité du Parc Mont-Royal, des grandes universités, du centre-ville et d'accès facile par les transports en commun, Le Loft représente un nouvel art de vivre dans un quartier en pleine effervescence.En offrant la possibilité à ses propriétaires de moduler, à leur convenance et sans restrictions les aménagements, Le Loft propose une manière originale et conviviale d’habiter l’espace.Le concept du loft, issu des artistes parisiens qui les premiers ont transformé des entrepôts en ateliers, a été importé en Amérique du Nord au début des années 70, à New-York plus précisément, dans le quartier de Soho.À Montréal, l’intérêt pour le loft est plus récent et a connu ses débuts dans le Vieux-Montréal, là où ont commencé les activités économiques de la métropole.Le mouvement se déplace maintenant vers la rue Saint-Laurent, artère qui compte un certain nombre de bâtiments industriels propices à la reconversion et coeur d’une intense activité commerciale et artistique.Actuellement, la rue Saint-Laurent et d’une manière générale le quartier Milton-Parc, est le creuset de la culture et des activités artistiques de Montréal.CO ÇQ5 ec5 x : , 1 \ j hi /.I ¦ , i ! % ¦?«# ¦ b Couturiers, peintres, designers et architectes, écrivains et journalistes côtoient dans l’animation quotidienne une population cosmopolite branchée sur les derniers courants internationaux.Le quartier compte nombre de galeries d’art, d’ateliers d’artistes, de mimes, de photographes, de troupes de danse, de théâtre, de salles d’expositions.Cet intense mouvement culturel a entraîné l’arrivée d’une population aisée qui apprécie les multiples bars et restaurants comme l’animation générale du quartier.De ses origines excentriques et modestes Le Loft conserve, pour ses intérieurs, un soupçon de désinvolture marié au luxe et au confort.C’est la bohème emmitouflée et la vie sans cloisons: des espaces de 180 à 800 mètres carrés sans frontière, hormis celle des murs.On vous propose à 125 $ le pied carré brut (environ 6,500 ff le m2 brut) de jouer avec l’espace, 125 $ le pied carré de «vraie vie», celle qu’on organise au gré de sa fantaisie et de ses besoins: 3 options d’aménagement sont offertes au nouveau propriétaire lequel peut modeler son espace avec des jeux de lumière, et le diviser au moyen de cloisons mobiles.On a conservé, de la structure originelle du vieil immeuble res- I dans un espace sur mesure.¦ taure, les planchers très épais auxquels on a ajouté une insonorisation supplémentaire pour les murs et les fenêtres suivant les recommandations d’un accousticien.De l’extérieur on a préservé l’aspect industriel des années «fifties» rehaussé d’une touche discrète de fer forgé aux balcons-fenêtres et aux portes du rez-de-chaussée.Réalisée par la Société Immobilière Le Loft Inc.et conçue par l’architecte Nathan Schertzer, la restauration de grande qualité a utilisé des matériaux empruntés à l’époque: marbre d’une vieille banque, céramique concassée, granit, etc.Une fenestration plutôt généreuse laisse passer la lumière et permet une vue panoramique aux étages supérieurs.Des espaces de stationnement intérieurs et extérieurs ont été aménagés ainsi que des solariums sur le toit et chaque appartement est relié à un système d’intercom vidéo donnant accès au lobby.Dans les milieux bien informés on prévoit pour le quartier du Loft un développement analogue à celui du Marais à Paris.Ainsi Le Loft RAYMOND, CHABOT, ASSOCIÉS CONSEILS (R.C.A.G) France 19, rue Clément Marot Paris 75008 Téléphone: 1 47.20.02.34 Télex: 660977 FIDEUROP Offre, entre autres, des services de : • conseil en management • gestion de projet • audit intégré • financement • implantation • fiscalité • marketing partie intégrante de RAYMOND, CHABOT, MARTIN, PARÉ Bureaux dans 50 villes au Québec.représente-t-il un excellent placement pour l’avenir, tout en assurant à ses propriétaires une qualité de vie remarquable et l’opportunité de vivre maintenant en liberté Tour de la Banque Nationale, Bureau 1900 600, rue de La Gauchetière ouest, Montréal, Québec H3B 4L8 Téléphone: 1 (514) 878-2691 V action Canada France / Novembre 1988 LES GRANDES MANOEUVRES DOMOTIQUES UN PLUS POUR L’HABITAT DE DEMAIN de la parole ou de transmission par l’écrit (télex et télécopie), la gestion à distance de la commande et de la sécurité.Il concerne également l’audiovisuel où le réseau assure la commande et l’interconnexion des téléviseurs, magnétoscopes, chaînes hi-fi, sélecteurs, décodeurs.— Le système contrôle pour suivre le fonctionnement du bâtiment: contrôle des accès et des fenêtres, chauffage, climatisation, ventilation, gaz, électricité (consommations par exemple), eau.— Le système de sécurité: surveillance des lieux, détection des intrusions, d’anomalies (fuites de gaz, d’eau,.), de sinistres (incendie, pollution), surveillance interne ou à distance des personnes en difficultés, surveillance médicale.— Le système d’assistance domestique: ouvertures et fermetures automatiques des portes et fenêtres, éclairage, arrosage., téléachat, robotique domestique (nettoyage, traitement du linge, de la vaisselle.).UN MARCHÉ DE PLUSIEURS MILLIARDS DE DOLLARS Selon une étude réalisée par Macintosh Consultants, le marché de la domotique s’élèverait à 7 milliards de dollars en 1990 pour atteindre 12 milliards de dollars en 1992.Les USA représenteraient 60 % des ventes, le Japon 13 % et l’Europe de l’Ouest 27 %.Avec 12 % du marché final, la France précéderait le Royaume-Uni (8 %) et la RFA (7 %) grâce, notamment, à l’impact du Minitel.La plupart des spécialistes s’accordent à constater la difficulté à faire émerger aujourd’hui une demande réelle des utilisateurs.La domotique est, souvent portée par une démarche marketing des industriels de l’électroménager confrontés à des marchés saturés, et des entreprises du bâtiment soucieuses de moderniser leur offre.Portier électronique, tableau de bord domestique, télésurveillance résidentielle, assistance aux personnes à mobilité réduite, services télématiques domestiques, .Toutes ces techniques faisant appel à l’automatique, l’électronique et l’informatique, visent à offrir à l’habitant davantage de confort, de loisirs et de sécurité.Elles constituent la Domotique qui entre maintenant dans l’habitat et est susceptible de révolutionner les modes d’habiter de demain.La Domotique comporte deux aspects.L’un très technique qui conduit à étudier séparément les différents systèmes qui permettent de satisfaire différentes fonctions: sécurité, information et communication, assistance, économie et gestion énergétique, maîtrise du confort.L’autre beaucoup plus philosophique concerne la façon dont les habitants sont susceptibles d’accepter une «maison intelligente» et les évolutions que la Domotique entraînera dans les modes d’habiter de demain.La Domotique se définit comme un ensemble de services de l’habitat assurés par des systèmes réalisant plusieurs fonctions, pouvant être connectés entre eux et à des réseaux internes et externes de communication.Les logements totalement «intelligents» ou «interactifs» devraient rester en minorité.Les ventes de sous-systèmes plus ou moins élaborés ou intégrés se multiplieront.Les clients potentiels sont demandeurs de sécurité (vol, incendie, dégâts des eaux, .), de confort (chauffage) et d’assistance.Il semble que la population socialement, psychologiquement et financièrement prête à investir dans ces produits représente 20 à 25 % des ménages aux USA et 10 à 15 % de ceux-ci en Europe.La domotique apparaît donc comme une voie d’avenir pour les industriels du secteur de l’électroménager, de l’électronique grand public, des services et du bâtiment qui commercialisent déjà des produits domotiques: Sécuriscan de Thomson, CAD de Legrand, Delta- ferm de Siemens, Synforic du groupe générale des Eaux, Domo-bus de Bouygues.Pour toucher une plus large clientèle, les industriels devront veiller à l’ergonomie, la fiabilité et la convivialité des produits proposés.Qu’il s’agisse du neuf ou du parc existant, le marché de la domotique concerne autant les maisons individuelles que les immeubles collectifs.Ce marché se développera dans les maisons individuelles et les immeubles collectifs haut de gamme, dans les immeubles de bureaux et dans le logement social avec la volonté des organismes d’améliorer la communication avec les locataires.B LES DIFFÉRENTS SYSTÈMES Aujourd’hui, compte-tenu des problèmes qui se posent à l’habitant: sécurité, assistance, gestion.et des technologies déjà développées, on peut distinguer quatre systèmes domotiques: — Le système de communication et d’information: qui résulte de la connexion au réseau PTT.Il permettra, outre la fonction d’échange », Déménagez-vous en France ou à l’étranger?Quelle que soit votre destination dans le monde, que vous ayez beaucoup ou peu de meubles, nous déménageons vos biens avec rapidité et en toute sécurité.Nous nous occupons de tout: emballage, expédition, assurance, douanes.Nous assurons des services réguliers de groupage par conteneur vers le Royaume Uni, l’Europe, le Japon, l'Australie et la Nouvelle Zélande.ESTIMATION GRATUITE MONTRÉAL TORONTO VANCOUVER CALGARY 636-8062 890-9111 273-2012 279-8030 tinv c Movers International Vancouver Calgary Edmonton Toronto Ottawa Montréal Chicago - Compagnies-Associées Internationales naissoa L’entrepreneur : force innovatrice de chez nous.LE LOFT www EBKRRG PKKcrc 3::c:c aORKcc :'««rer ##RB I %.j IB gd*PMB KK3KB3 KZCBWK \ flf Li:; % % 5^3 pm LM S ! I I «aim 7 L’ESPACE, L’INÉDIT, L'ADRESSE, L’INVESTISSEMENT, LE CONCEPT .L’ART DE L’EXPRIMER & L DENTISTES i MÉDECINS^ YM I J'AI CHOISI LE LOFT CESPOjjS ^5- \ fiSt GROUPE GENDRON \ INC.\ CONSTRUCTION Depuis 40 ans, les employés et la direction du Groupe Gendron inc.s'efforcent de maintenir un haut niveau d'excellence pour chacun des projets qui nous est confié.Voilà pourquoi, au cours des derniers mois, des compagnies françaises aussi prestigieuses que Montupet et Bornibus nous ont mandaté pour la conception et la réalisation de leur usine au Canada.Le monde des affaires se fait de plus en plus exigeant.Pour demeurer dans la course, il faut savoir reconnaître et analyser les opportunités et savoir tirer profit des occasions.La Banque Royale est heureuse d’avoir pu seconder les milliers de PME qui ont fait appel à son personnel.Ses services ainsi que son savoir-faire ont permis à ces entrepreneurs d’atteindre leur objectif premier : gérer leur entreprise avec succès.Nous nous tournons donc vers /'avenir avec assurance et souhaitons pouvoir bientôt vous offrir nos m I , ü BANQUE ROYALE 999, rue De Salaberry Montréal, Qc, Canada H3L 1L2 Tel.: (514) 331-1640 Télex: 058-25745 Fax: (514) 331-9885 18 action Canada France / Novembre 1988 BOMBARDIER ET AEROSPATIALE SIGNENT UN CONTRAT D’UNE VALEUR DE 1,2 MILLIARD $ £M QJ Bombardier Inc., de Montréal, et la société Aerospatiale, de Paris, France, ont signé le 23 septembre un contrat qui représente la plus importante commande de fabrication de composants dans l'histoire de Canadair et la première de cette envergure à provenir d’un constructeur européen.En vertu de cette entente, d’une valeur de 1,2 milliard de dollars et d’une durée de 16 ans, la Division Canadair de Bombardier concevra, développera et fabriquera de grands composants de fuselage pour 600 avions de ligne Airbus A330 (moyen-courrier) et A340 (long-courrier) qu’Aerospatiale prévoit produire à titre de partenaire du consortium Airbus Industrie.L’entente a été signée officiellement par le président du Groupe aéronautique de Bombardier, monsieur Donald C.Lowe, et le directeur général de la Division Avions d’Aerospatiale, monsieur Jacques Plenier, lors d’une cérémonie qui s’est déroulée à l’usine Canadair, en présence du ministre de l’Industrie, des Sciences et de la Technologie du Canada, l’honorable Robert R.de Cotret, du ministre québécois du Commerce, de l’Industrie et de la Technologie, monsieur Pierre MacDonald, de son Excellence Philippe Husson, ambassadeur de France au Canada, et du président du Conseil et chef de la Direction de Bombardier, monsieur Laurent Beaudoin.Dans l’allocution qu’il a prononcée lors de la cérémonie, le président du Conseil de Bombardier a mis en relief que «pour la croissance des activités du secteur aéronautique de Bombardier, l’association que nous formons avec Aerospatiale ouvre des perspectives nouvelles pour le renforcement de notre position comme fournisseur mondial de composants structuraux d’avions, en particulier sur les marchés de l’aéronautique civile.» «En nous donnant accès à une technologie européenne de pointe, a poursuivi monsieur Beaudoin, cette association nous permet d’accroître et d’élargir notre capacité technologique et de soutenir ainsi plus efficacement la concurrence internationale.» Pour sa part, le directeur général de la Division Avions d’Aerospatiale, monsieur Jacques Plenier, a souligné que ce contrat était le plus important qu’Aerospatiale ait jamais conclu avec un constructeur nord-américain dans le cadre d’un programme Airbus.«Bombardier, avec son Groupe aéronautique Canadair, a-t-il ajouté, devient de ce fait un partenaire privilégié dans le développement d’un secteur clé des activités de notre Socitété.» «Nous nous réjouissons de cette coopération avec Bombardier qui va bien au-delà de la simple sous-traitance, afaitobserverM.Plenier, puisqu’elle porte tout aussi bien sur le design et le développement de composants structuraux que sur la fabrication, ce qui témoigne de la confiance que nous avons dans la compétence et les ressources techniques de notre partenaire canadien.» Au cours de la cérémonie, les ministres de Cotret et MacDonald ont annoncé l’appui financier que leurs gouvernements respectifs accordent à ce projet, soit 24 pour cent chacun des coûts de mise en route sous forme de contribution remboursable.C’est la première fois qu’une entente de cette nature se réalise avec la collaboration conjointe des deux paliers de gouvernement.Les six grands composants des appareils Airbus A340 et A330 dont Canadair sera l’unique fournisseur sont les suivants: cloison étanche arrière, structures de plancher latérales sous pression, poutre de quille, fuselage avant inférieur, trappes du train avant et structures des parois et du plancher avant.Le début des livraisons est prévu pour le dernier trimestre de 1989.Au cours des huit premières années de l’entente, la réalisation du programme représentera une moyenne de 600 emplois directs, avec des sommets de 1 000 emplois en périodes de pointe.Aerospatiale, qui a son siège social à Paris en France, est l’un des principaux partenaires du consortium européen Airbus Industrie, avec Deutsche Airbus d’Allemagne de l’Ouest, British Aerospace de Grande-Bretagne et CASA d’Espagne.Aerospatiale, dont le chiffre d’affaires est de l’ordre de 25 milliards de francs français (environ 5 milliards de dollars canadiens), est l’un des géants européens du domaine de l’aérospatiale.La Division Canadair de Bombardier est le plus important avion-neur du Canada.La gamme de ses produits actuels comprend le biréacteur d’affaires à fuselage large Challenger 601-3A, l’avion amphibie CL-215 employé principalement pour la lutte contre les feux de forêt et des systèmes de reconnaissance aérienne.Elle se spécialise, d’autre part, dans la fabrication de composants pour d’importants avionneurs et elle assure des services d’ingénierie et de support technique pour divers appareils militaires des Forces canadiennes, y compris pour les chasseurs CF-18.La Division Canadair emploie plus de 5 600 personnes et exporte environ deux tiers de sa production.¦ m Arrière: L’Honorable Robert de Cotret, ministre de l’Industrie, de la Science et de la Technologie du Canada; Monsieur Laurent Beaudoin, Président du conseil et chef de la direction de Bombardier Inc., Monsieur Pierre MacDonald, ministre de l’Industrie et du Commerce du Québec (de gauche à droite).f .Avant: Monsieur Donald C.Lowe, Président et chef de la direction de la division Canadair de Bombardier Inc.et Monsieur Jacques Plenier, Directeur de la division Avions d’Aerospatiale (de gauche à droite).a # c , , Ne.s action Canada France / Novembre 1988 «COMMENT ÇA VA?» L’ORÉAL ET LA COMMANDITE TÉLÉVISÉE ‘> PROFILS D’ENTREPRISES Depuis sa création en 1980, Lajeunesse et Associés Publicité connaît une croissance rapide rencontrant en tout point les objectifs qu’elle s’étaitfixés au départ.L’agence compte au-delà d’une trentaine de clients, oeuvrant dans divers domaines dont Pour la première fois, deux agences de communication, l’une française, l’autre canadienne, viennent de conclure un accord de partenariat Cette coopération entre TERRE NEUVE et LA.PUBLICITE permet dès aujourd'hui aux annonceurs français et canadiens de disposer d’outils de communication opérationnels pour conquérir de nouveaux marchés sur chacun des deux continents.Un seul objectif: rentabilité et succès ! PUBLICITÉ LAJEUNESSE & ASS(M ILS PUBLICITE Inc.1555 Ouest, nie Sherbrooke Montrés! (Québec) H30 1L7 Té!: (514) 932-6426 Contact : Denis LAJEUNESSE TERRE NEUVE 4.rue de Braque 75003 Paris France Tel: (I) 4804 7600 Contact : Chartes SCHOEN 21 action Canada France / Novembre 1988 DÉJEUNER-CAUSERIE DU 4 OCTOBRE: OÙ EN EST L’EUROPE?-eu re Les propos qui suivent sont des extraits du discours prononcé par Monsieur Olivier Giscard d’Estaing, vice-président fondateur de L’INSEAD et président de la Ligue Européenne delà Coopération Économique, lors du déjeuner de la Chambre de commerce française du Canada, le 4 octobre dernier au Ritz Carlton.i i On m’a demandé de traiter «où en est l’Europe?» Il n’y a pas de réponse simple, parce qu’il n’y a pas un étalon de mesure permettant de dire: l’Europe est à 80 % de ses objectifs.ou de chiffrer ces objectifs.L’Europe est tellement diverse dans sa construction qui va du domaine agricole au domaine monétaire, du domaine politique au domaine culturel, qu’on ne peut pas vous donner de réponse simple.Et puis cela dépend beaucoup des attentes personnelles que vous avez sur la construction européenne.Pour ceux d’entre nous qui rêvaient des États-Unis d’Europe sur le modèle des États-Unis américains, nous sommes très loin du compte; et les fédéralistes qui ont cet idéal de la construction politique par échelons intermédiaires allant vers un pouvoir central pensent que nous sommes encore loin d'avoir réalisé les États-Unis d’Europe.Par contre, si l’on regarde le chemin parcouru après trente années de Marché Commun et de Traité de Rome, on se rend compte qu’il y a des habitudes de pensée, des réflexes de relation qui imprègnent pratiquement toutes les grandes positions que nous prenons et tou- II y a trois domaines d’action prioritaire: il s’agit d’une part de l’Europe des services, transports, professions libérales, une Europe qui est peut-être plus longue à faire que l’Éurope du commerce.H y a ensuite le problème des institutions.Il faut donner un pouvoir politique à l’Europe, j’en suis convaincu.Vous ne pouvez pas parler d’une monnaie européenne ou d’une défense européenne s’il n’y a pas une unité de pouvoir politique et de décision politique.Si à chaque fois il faut réunir douze gouvernements pour se mettre d’accord, vous minez le pouvoir.Il faut qu’on franchisse l’étape consistant à renoncer à la formule actuelle où l’on a un Président du Conseil pour six mois.Et c’est vraiment mon dernier mot; ce sera sur le plan culturel qu’il faudra agir.Je crois personnellement que la vérité européenne et du domaine culturel.On a cru qu’en créant une interdépendance économique on déboucherait sur un pouvoir politique.Ce n’est pas exact, car on s’aperçois qu’il y a des antagonismes économiques qui empêchent le pouvoir politique de s’uniformiser et de s’unifier.Par contre, chacun d’entre vous se rend compte que la culture européenne fait partie de notre patrimoine commun.Yoilà donc le message européen.Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs, tels sont quelques éléments de réponse complexes, à la question du Docteur Occelli.L’Europe en réalité est celle qui vit dans chacun d’entre nous.J J f t ?tu re -r% if- «'-.Tv I RITZ CARLTON ) .tes nos réactions dans la plupart des domaines de notre vie courante.Une nouvelle étape est franchie avec l’Acte Unique, auquel le Docteur Fournier a fait allusion, car il faut bien comprendre sa portée.Ce nouveau traité avait en réalité deux objectifs: 1) La création d’un «espace sans frontières» est venue remplacer la notion d’un marché commun, où la libre circulation des produits, des personnes, des services et des capitaux doit, enfin, être réalisée dans cette Europe élargie à douze pays, et représenter, avec ses 320 millions de consommateurs, le plus grand marché mondial.Cela suppose l’abolition des barrières physiques comme les douanes, l’uniformisation des normes, une harmonisation des changes, l’ouverture des marchés publics sans discrimination nationale, le droit d’établissement, l’équivalence des diplômes universitaires, et bien d’autres mesures encore.Ceci n’était pas très nouveau, puisque nous l’avons décidé il y a plus de trente ans.Ce qui était nouveau, c’était de s’apercevoir que le système n’avait pas fonctionné comme on s’y attendait; et puis, ce qu’il y a de nouveau, c’est que cela concerne douze pays au lieu de six, ce qui suppose un effort d’intégration considérable.Ce qui était nouveau aussi, c’était de se donner une échéance: 1992.On a quatre ans pour réaliser ce qui avait en 1958 été prévu d’organiser dans un laps de temps de dix ans, mais qui n’a pas totalement fonctionné.2) On a voulu faire un second Traité qui était un Traité politique, institutionnel, qui consistait à ajouter une dimension politique au Traité de Rome, qui était un Traité économique.Après concertation, les Chefs d’État ont décidé de faire un ACTE UNIQUE qu’ils signeraient tous.Il s’agissait d’accentuer les effets du Traité de Rome, comme je vous le disais, mais aussi de donner une nouvelle dimension politique à la coopération européenne.Ma conclusion portera sur ce qu’il faut faire.OGILVY RENAULT AVOCATS AGENTS DE BREVETS ET MARQUES DE COMMERCE MONTRÉAL 1981, AVENUE McGILL COLLEGE MONTRÉAL, QUÉBEC, CANADA H3A 3C1 TÉLÉPHONE (514) 286-5424 TÉLEX 05-25362 FAX (514) 288-8391, 286-5474, 286-3807 BUREAUX D'OTTAWA 50, RUE O'CONNOR, BUREAU 1015 OTTAWA, ONTARIO, CANADA K1P 6L2 TÉLÉPHONE (613) 230-8661 TÉLEX 053-3379 FAX (613) 230-5459 BUREAUX DE PARIS 3, RUE SCRIBE PARIS 75009 FRANCE TÉLÉPHONE 42.66.97.91 FAX 42.66.97.92 22 action Canada France / Novembre 1988 SECTION QUÉBEC, 25 ANS DÉJÀ! VP affaires administratives place du Canada Bureau 1700 Montréal, Québec H3B 4N9 879-9111 Montréal, Québec H3G1G2 849-2319 Michel ROY PNMD COMMUNICATION 1245, Dorchester ouest Montréal, Québec H3G 1T7 878-1321 C’est avec ce titre prometteur que commençait le discours de Jean Ehouarne, président de la section Québec de la Chambre de Commerce Française au Canada, lors du souper dansant de fin d’année le 5 décembre 1987.Pour la petite histoire, la création de cette section se fit par étapes successives; la première consistant essentiellement en la visite d’une importante délégation de 500 personnes venues par avion de Montréal le 9 juin 1965, ce fut ensuite la création d’un bureau provisoire à Québec trois mois plus tard, dont le président Louis Roy (les Editions Française Inc.), détail savoureux, fut le premier employeur de notre actuel président.enfin, date importante, la première manifestation en février 1968 fut un vin et fromage qui réunit 125 personnes.Dès 1976, apparaissent des membres français, figures particulièrement marquantes puisqu’ils assistent toujours à nos réunions.La section de Québec prit alos un rythme régulier permettant aux membres de se retrouver sept à huis fois l’an lors d’un souper gastronomique toujours agrémenté d’un conférencier de talent.Conférences d’intérêt intellectuel, artistique, commercial, scientifique et même juridique.C’est ainsi que nous avons été tout dernièrement honorés de la présence de l’ombudsman, Maître Jacoby, notre protecteur du citoyen.Au cours de ces 25 années, l’essor de la section refléta la personnalité intrinsèque et complémentaire de chacun de nos présidents.En 1966: Louis C.Roy (BNP Québec) En 1967-68: Gilbert Gagnon (importateur) En 1969: Norbert Lecourt (Citroën) En 1970: Guy De Warren (agent Renault) En 1971: Gaston Brown (BNP) En 1972: Maître Louis Tardif (avocat) En 1973: Azarias Jervan (homme d’affaires) En 1974: Gilbert Gagnon (importateur) En 1975: Robert Thomassin (doyen, faculté Sciences Administratives) En 1976-77: Charles Poulin (Journal Le Soleil) En 1978-79: Henri Troupel (voyagiste) En 1980-81: Jean-Paul Beaudry (importateur) En 1982-83: Michel Trout (importateur) action Canada France / Novembre 1988 En 1984: Olivier Hudon (Vice-président, Banque Nationale) En 1985-86: Jacques St-Martin (comptable) En 1987-88: Jean Ehouarne (importateur) Quelques faits marquants: bien sûr toujours particulièrement réussi, le souper de fin d’année, soirée de prestige.la fête du ^anniversaire, et une grande première en mai 87, organisé par notre secrétaire général M.Troupel, la recontre en mai 1987 des attachés du service français d’expansion économique en collaboration avec le Consulat Général de France avec une vingtaine d’intéressés reçus sur rendez-vous individuel pour ce séminaire-rencontre.Nous sommes maintenant rendus à 150 membres, c’est-à-dire que notre effectif a doublé en deux ans et nous avons comme objectif de continuer dans ce sens au cours du prochain mandat.¦ F" Franck AZOULAY Département Tricorp Int'l Trading LE RENOIR 55, côte Ste-Catherine Bureau 906 Outremont, Québec H2V2A5 276-9332 ShMH a* ¦HMB
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