Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada, 1 janvier 1986, Octobre
pe*l c-v El ¦ .I -A» î ' F ^ 2 &a\ g ^sÊËÊk « .M ne m % > m "• 3 J ~ k'-' I SSA# H 'ëÿpÈBSÉ! gipiippippp : X-.SVORHHV Yisvivaisnv _______________________________ »| Ç Oomliigw tipltrr» Itrrf Cailla» IE CINQUIEME CAVALIER X r_ LQHd oixaoNi saoioaaia ixv Ÿ1SV e » fc HIM tfnDlHdVaOOlOHJ e- It siNHwaaNoj sas1 £ UOJOR|nLU|g/aÀno|e; aarowirros da m 3HIQXSIH nos 'anoiooa va % N \ 3agnA3ti3madvi .as?giHdOSOIIIW «¦HH ni - m i ST dnidejBoioiy id-djniefij MOI: EXBRAYAT - che- 1 i ABjqura/j anGÛpoj 1VNV 3nOmONOD3J Hcitjdmin Ut Whi.rf .LINGUISTIQUE El ANTHROPOLOGIE » mm ctq BTuoa-quTBs on je OOZI esnbfpopnd sop uop 3 doo o^ 4422— i,8i?9>I£ X3II " T*__y m DOd L la France et le Canada, is between France and Canada.Revue sur les rapports commerciau Magazine concerning commercial, ii 3 - j L I ! L I I V m * 3 ¦ i r B L 1 ! 1 i \9 h ! r ijæ \m SIMMS] S i i action Éditorial Canada France rL-Sit|10ur Sommaire 5 Spécial Édition Fondateur: Bertrand Namy Comité de la revue: Isabelle Chassin Marie-Laure Gayet Claude Janet Richard Langevin Jean-Paul Semeillon Jean-Pierre Sutto Hélène Tirole La publication d'oeuvres écrites et leur dit- tTk fusion dans le public font de l’édition l'une —^ des formes les plus anciennes et les plus uti- Laserthérapie Usées de la communication.Du papyrus en passant par la reproduction par les moines des monastères médiévaux des copies manuscrites jusqu’à l'invention de l'imprimerie, outil infatiguable qui permettra de décul-per les moyens de production et qui résiste encore solidement aux innovations de l'informatique, l’édition a été, au cours des siècles, le véhicule privilégié de la culture et des rela- Les marchés financiers français fions économiques, politiques et sociales, en mutation Dans la perspective du combat franco- Bernard Fleury phone en Amérique du Nord, le rôle essentiel de l’édition est évident.Il suffit de citer que le volume d’affaires annuel, au titre des échanges commerciaux entre la France et le Canada, dépasse les cinquante millions de dollars dans le domaine livres — journaux — revues, toutes catégories confondues.ACTION CANADA FRANCE vous propose, ce mois-ci, quelques témoignages sur [_a responsabilité des le sujet.administrateurs de sociétés anonymes Bernard Lette Nouvelles Publicité : Marc Sauvan, ARA Inc.34, rue St-Paul Ouest, bureau 44 Montréal (Québec) H2Y 1Y8 Tel.: (514) 288-5231 26 Coordination: Christian Chattey, C.C.I.F.C.360, St-François-Xavier, 1er étage Montréal (Québec) H2Y 2S8 Tel.: (514) 281-1246 Telex: 055-62358 Les articles qui paraissent dans ACTION CANADA FRANCE sont publiés sous la responsabilité exclusive de leurs auteurs.Nouvelles de la Chambre Toute reproduction de tout ou partie d'un article n’est permise que sur autorisation et doit porter la mention habituelle «Reproduit de la Revue ACTION CANADA FRANCE 32 Articles in ACTION CANADA FRANCE are published under the exclusive responsibility of their authors.Reproduction of all part of any article is only allowed with permission and must carry usual mention “Reproduced from magazine ACTION CANADA FRANCE”.êllW 34 Salons français ACTION CANADA FRANCE a remplacé, début 1976, la Revue de la Chambre de Commerce Française au Canada établie depuis 1886 et est publié 10 fois par an par « Revue Action Canada France Inc.-, 360, Saint-François-Xavier, 1er étage, Montréal, Québec, Canada, H2Y 2S8, Téléphone (514) 281-1246.Courrier de deuxième classe : enregistrement no 3700.Dépôt légal : Bibliothèque Nationale du Québec.Numéro de l’ISO (Organisation Internationale de Normalisation) : CN ISSN 0318-7306.36 ' .News ! 37 Changes on the French Capital Markets Bernard Fleury ~ ' -, ACTION CANADA FRANCE replaced in 1976 the “Revue de la Chambre de Commerce Française au Canada” established in 1886 and is published 10 times a year by “Revue Action Canada France Inc.”, 360, Saint-François-Xavier, 1st Floor, Montreal, Quebec, Canada, H2Y 2S8, Phone (514) 281-1246.Second class mail: registration no.3700.Legal registration: Bibliothèque Nationale du Québec.ISO number: CN ISSN 0318-7306.pi: 38 Page statistique La revue ACTION CANADA FRANCE est répertoriée dans l’Argus des Communications et dans le card.En couverture: Claude Jasmin, animateur du talk-show littéraire «Claude Albert et les Autres» diffusé chaque dimanche sur le nouveau réseau de télévision Quatre Saisons.Émission produite par Nicole de Rochemont, Productions S.D.A.Photocomposition Conversion Plus Inc.Photolithographie/Impression Boulanger Inc.n° 108 Distribution JONCAS/LMPI Ce numéro spécial a été réalisé en collaboration avec M.Jean-Paul Semeillon de chez Marcel Didier Inc.à Montréal.Octobre 1986 ACTION CANADA FRANCE OCTOBRE 1986 3 : E8F; I AVEC LES COMPLIMENTS DU CREDIT COMMERCIAL DE FRANCE (CANADA) Siège social: 1155 ouest, boul.Dorchester, bureau 2305 Montréal, Québec H3B 2K2 Tel.: (514) 875-4310 Télex: 055-62153 Succursale: 141 ouest, rue Adelaide, bureau 1004 Toronto, Ontario M5H 3B2 Tél.: (416) 863-9331 Télex: 06-218358 «Il faut lire» HH ment, détente, exploration d'univers inconnus.Tout n’est pas à lire de la même façon.De même, dans une automobile, il y a des vitesses dont il faut se servir à bon escient, de même, dans le monde imprimé, tout ne s’appréhende pas au même rythme.Mais encore faut-il pouvoir en disposer de plusieurs avec des techniques adaptées.Le bon lecteur est fondamentalement l'acteur de ce qu’il lit: il doit opérer continuellement des choix: choisir l’objectif poursuivi, choisir sa vitesse, choisir de tout lire ou de lire certains passages seulement, choisir de relire, voire choisir de ne pas lire.La lecture rapide accentue la liberté du lecteur puisque, à chaque étape et suivant le genre de texte qu’il a sous les yeux, celui-ci peut décider du rythme qu’il veut imposer à l'imprimé.Or c’est bien dans la liberté de choix que réside finalement l’art de lire.Détermination, indépendance d’esprit, telles sont les qualités essentielles d’un bon lecteur.Lire, ce n’est pas seulement identifier, décoder, reformuler, mais c’est aussi cerner, renchérir, admirer, approuver.et c’est encore.analyser, imaginer, discuter, critiquer, créer.pour qu’à peine le livre refermé, jaillisse immédiatement l’envie de plonger dans le suivant et de multiplier encore ses plaisirs de lire.phonétique, de la répétition mentale du texte à laquelle nous sommes accoutumés.Des techniques d'agilité visuelle permettent d’y parvenir.Autrefois, il semblait nécessaire d'utiliser d’étranges appareils appelés «reading rateo-meter» aux États-Unis, «accélérateurs de lecture» en France, pour acquérir ces techniques.À notre époque, des exercices visuels simples et un entraînement de quelques semaines permettent d’obtenir d'excellentes performances de lecture et d'assimilation des textes.La lecture rapide ne revient ni à un «jet reading», ni à un «fast food» de la lecture, mais elle accroît, au contraire, le plaisir de lire Par Hélène Tirole Présidente de Parlée Communication Inc.Une revue québécoise d'information littéraire s’est choisi pour titre «il faut lire».Combien de fois, en effet, nous arrive-t-il de nous sentir coupables de ne pas avoir lu tel ou tel ouvrage et, spontanément, nous vient la réflexion «il faut.» Mais pourquoi un tel sentiment d’obligation dès qu’il s'agit de lecture?Quels moyens trouver pour rendre la lecture aussi facile d’accès et agréable que le spectacle d’un bon film?Pourquoi le livre est-il lié, le plus souvent, à l’apprentissage et à l’obligation plutôt qu’au plaisir et à la détente?Une note d’humour relevée dans la presse française en 1955, au moment où la lecture rapide n’en était qu’à ses balbutiements: «J’appelle Jet reading un procédé de lecture qu’on aurait pu concevoir il y a quelques années encore comme à la lecture à vapeur, mais que la science moderne vous invite à considérer désormais comme la lecture à réaction» (Louis Salleron).Contrairement à bien des préjugés reçus, une lecture plus rapide nous permet une meilleure perception de nos livres.Mieux concentrés, captivés par notre ouvrage, nous sommes plus réceptifs à une véritable imprégnation du texte.Alors que le rythme trop lent qui nous satisfait habituellement ne suit pas la cadence de nos pensées; notre cerveau ne se trouve pas suffisamment’ali-menté et notre esprit finit par se détacher du texte et vagabonder.Ce qui nous contraint à de continuelles interruptions.Lire demande de quitter la vocalisation qui saccade notre texte et freine l’accès au sens, pour saisir directemnt la trame, le fil directeur permettant d’approcher la pensée de l'auteur dans toute son essence et sa subtilité.Un procédé essentiel de communication: la lecture rapide Dispersés dans toutes sortes d’activités, nous nous sentons coupables de ne pas consacrer suffisamment de temps à la lecture.Et lorsque nous songeons à la somme de documents que nous aimerions absorber, nous reculons devant l’effort demandé.Mais si nous manquons de temps pour nos livres, c’est aussi parce que nous lisons trop lentement.Un volume de 150 pages nous paraîtrait immédiatement accessible si nous pensions y passer une demi-heure, au lieu de deux heures.Un lecteur ordinaire lit approximativement à la vitesse à laquelle il parle (150 à 300 mots en une minute).Ce phénomène s’explique aisément: jeune, il a appris à lire à voix haute et à prononcer chaque syllabe, chaque mot dans son texte.Adulte, il a conservé l'habitude, inconsciente, de répéter à voix basse tous les mots du texte qui se présente à ses yeux.Au début du siècle, le Professeur Émile J aval (directeur du laboratoire d’ophtalmologie de l’Université de la Sorbonne à Paris) démontrait déjà que l’oeil du lecteur se déplace, dans la plupart des cas, par fixations successives sur un ou parfois deux mots à la fois, par davantage.Or on sait maintenant, grâce à des recherches menées parallèlement aux États-Unis et en France notamment, depuis les années 1950 (Paul Witty, Evelyn Wood, Abraham Moles, François Richaudeau et d’autres.), que nos facultés physiologiques et mentales nous permettent des performances bien supérieures.Nous avons tous la capacité d’absorber visuellement des groupes d’environ 15 mots à la fois et ce, en une fixation rapide.Pour y arriver, il suffit de se détacher du système ?parlée Lecture rapide PROGRAMME INTENSIF Vous augmenterez: • vitesse de lecture • compréhension • concentration • mémoire N’oublions pas qu’Alain disait: «Savoir lire, ce n'est pas seulement connaître les lettres et faire sonner les assemblages de lettres.C’est aller vite, c’est explorer d’un coup d'oeil, la phrase entière, c’est reconnaître des mots à leur gréement comme le matelot reconnaît les navires.C’est négliger ce qui va de soi et sauter à la difficulté principale comme font si bien ceux qui savent lire la musique».(Propos sur l’éducation) Séminaires intensifs au sein de votre organisation parlée communications inc.Lire est un art Des motifs plus divers nous poussent à consulter un document: recherche d’informations, formation professionnelle, étude, culture personnelle, mais aussi divertisse- (514) 276-8827 ACTION CANADA FRANCE / OCTOBRE 1986 5 Biii Québec: un petit marché.convoité par Carole Levert canadienne anglaise et aussi les grands best-sellers américains.dépassant de beaucoup les performances du titre en France.C’est au Québec aussi que la vague John Irving prit naissance.Les exemples sont nombreux qui démontrent combien le marché québécois peut être significatif.C'est certainement ce qui explique que le Québec soit autant courtisé.l’Association des Éditeurs canadiens (AEC) représentant les éditeurs de littérature générale, la Société des Éditeurs de manuels scolaires du Québec (SEMSQ) et l'Association québécoise des presses universitaires (AQPU).Canada à laquelle s'est associée la Délégation générale du Québec, dès sa création en 1961.truisait en parallèle des réseaux de distribution proprement québécois.Toutefois les liens avec l’édition française sont toujours très étroits, les éditeurs québécois contractant de plus en plus souvent des ententes de coédition avec les maisons françaises.La coproduction se développe aussi de plus en plus.D'ailleurs, à de telles occasions, les partenaires bénéficient du fait de produire communément leurs ouvrages, abaissant ainsi les coûts de production à l’unité, les tirages étant supérieurs.Pour encourager cette collaboration, il existe un programme de subventions facilitant la coédition franco-québécoise.Depuis 1975, ce programme a permis d’éditer plus de 70 ouvrages scientifiques et techniques.Des prix littéraires soulignent la collaboration franco-québécoise.Le prix France-Québec Jean Hamelin fondé en 1965 par l’ADELF (Association des écrivains de langue française) avec la collaboration de la Délégation générale du Québec, et aussi le prix Québec-Paris créé en 1958 par la Commission culturelle de l’Association France- La population du Québec est de six millions d’habitants.Avec l’Ontario, c'est la province la plus populeuse au Canada.Toutefois, comparativement à la population de la France par exemple, le Québec est un bien petit marché.Aussi peut-on se demander comment il se fait qu’autant de compétiteurs y soient présents.Ce qui fait — si l’on me permet fexpression — beaucoup de joueurs sur la patinoire! Le Québec: un important carrefour À cause de sa spécificité francophone, mais à cause aussi de son environnement culturel américain, le Québec s’intéresse aux grands courants culturels tant français que nord-américains.Aussi les éditeurs québécois collaborent-ils aussi avec des éditeurs anglophones canadiens ou encore américains.Souvent des ouvrages sont d’abord traduits au Québec avant que l’édition française s’y intéresse.OU encore un livre américain qui présente un intérêt moyen pour la France est-il un produit très en demande au Québec.C'est ce qui explique aussi que les éditeurs québécois s’associent avec des maisons françaises pour des projets qui touchent leur marché de près.Le Québec: un marché apparemment «petit» mais qui réserve bien des surprises à ceux qui l’étudient de près! Des best-sellers au Québec Les tirages initiaux au Québec sont en moyenne de 3000 exemplaires pour les ouvrages dits de grande diffusion.Si l’on compare ces tirages à ceux de la France qui se situent entre 5000 et 10 000 exemplaires, l’on peut considérer que la moyenne québécoise est fort respectable.En général, les professionnels de l'édition québécoise vous diront, qu’en proportion, nos ventes correspondent à 10 % des ventes de l’édition française.Sur ce «petit marché» du Québec toutefois les livres se vendant à plus de 10 000 exemplaires ne sont pas si rares.Et nous assistons parfois à des phénomènes plus impressionnants.Par exemple, le roman Shogun de J.Clavell se vendait à plus de 100 000 exemplaires au Québec, Québec-France: des échanges et des associations Les relations entre le Québec et la France en matière d’édition remontent à très loin.Le Québec, par le passé, s'est largement approvisionné en ouvrages français tant pour le secteur scolaire que pour celui de la culture.Pendant la dernière Grande Guerre, plusieurs ouvrages français ont été imprimés au Québec.Les grands groupes français d’édition avaient ici depuis longtemps des bases de distribution et l’on peut dire qu’à cette époque ils possédaient, pour une large part, les principaux leviers de l’industrie.Au cours des dernières décennies, la situation s’est modifiée.Des entrepreneurs québécois ont racheté certaines de ces bases de distribution, tandis qu’il se cons- Des professionnels de l’édition Il faut se rappeler que pendant longtemps l’édition québécoise, en matière d’éducation et de culture, a été administrée par l’Église qui contrôlait, entre autres, tout le secteur de l’éducation.C’est avec l’explosion de la «Révolution tranquille» qu’émergea un grand nombre d’éditeurs littéraires.Puis, au cours des années 70, l’édition commerciale prit de plus en plus d'expansion.Aujourd’hui l’édition québécoise oeuvre dans tous les secteurs: la littérature générale, les livres d'art, l’édition scolaire et aussi l’édition savante ou scientifique.Trois associations professionnelles d'éditeurs regroupent les artisans de l’industrie: En effet, l’on y retrouve en premier lieu la production des éditeurs québécois — une production qui s’élèverait à 7000 titres en 1984.Ensuite y est distribuée la majeure partie de la production française.Gallimard, Flammarion, Le Seuil sont bien installés au Québec.Québec-Livres de son côté met en marché la production de l'ensemble des éditeurs du groupe Hachette et aussi celle du groupe des Presses de la Cité.Sogides également distribue une part importante du fonds français avec des éditeurs comme Nathan, Albin Michel, Robert Laffont et plusieurs autres.Mais ce n’est pas tout.Au Québec est également distribuée la production Air Canada, mon partenaire en Europe, à Bombay et Singapour ISA:; Air Canada et moi.Des projets d’affaires à saisir au vol.D’abord Londres, puis Bombay et Singapour.Correspondances rapides.Je choisis la classe Affaires, confort et gastronomie parmi les meilleurs du monde.Air Canada.Mon partenaire vers de nouveaux projets internationaux.Je pars tout de suite! Air Canada.La meilleure grille horaire vers l’Europe.Tous les jours.Paris Londres Glasgow Manchester Francfort Düsseldorf Munich Zurich Genève Bombay Singapour J îM ;i !,»j: H ¦ Si# # m : AIR CANADA 1 M Wm igggMâ 5$> LE 50e ANNIVERSAIRE D’AIR CANADA M MEMBRE DE L’ALLIANCE CANADIENNE DES ASSOCIATIONS TOURISTIQUES DRE 13005.I Maison de la Presse Internationale I B I I I : ¦ PRÉSENTATION SOIGNÉE QUALITÉ DU SERVICE CONNAISSANCE DES PRODUITS EMPLACEMENTS EXCEPTIONNELS ran* Ma»cm de ta Presse Intematonatej 1.1 5 I* % _>* f ¦et 1 9* 124-126 Yorkville Avenue, Toronto, (416) 928-0418 1393 ouest, rue Ste-Catherine, Montréal (514) 844-4508 360 est, rue Mont-Royal, Montréal (514) 842-8228 550 est, rue Ste-Catherine, Montréal (514) 842-3857 4062, rue St-Denis, Montréal (514) 843-6414 LE PLUS GRAND CHOIX DE PRESSE INTERNATIONALE ESPACES PRIVILÉGIÉS POUR LA PROMOTION DE VOS TITRES Renseignements: M.P.l.,rue Meaux,St-Léonard, P.Q., (514) 328-2143 Essor sans précédent de la presse économique québécoise Il lis Média électroniques La révolution a aussi trouvé son écho dans les média électroniques.CKAC, la station de radio française la plus écoutée à Montréal, présente une rubrique économique quotidienne depuis déjà cinq ans.Sa concurrente directe, CJMS, produit non seulement une émission quotidienne, mais présente aussi une émission hebdomadaire, Parlons d’argent.De son côté, CFTM-TV, la plus importante station de télévision de Montréal, produit depuis trois ans Rue St-Jacques, une émission hebdomadaire consacrée à la finance dont le succès est remarquable.Radio-Canada et Radio-Québec, les deux chaînes de télévision des gouvernements canadien et québécois, produisent toutes deux leurs émissions économiques respectives, Le sens des affaires et Questions d’argent.Ces émissions ont attiré l’an dernier des audiences qui ont dépassé les prévisions, si bien que les média électroniques ont encore amélioré cet automne le contenu économique et financier de leur programmation.L’engouement extraordinaire des Québécois et des Québécoises pour l'information économique et financière n’a sans doute pas fini de stimuler la presse d'affaires au Québec.Il y a tout lieu de croire en effet que de nouveaux véhicules d’information arriveront bientôt sur le marché de façon à répondre à l’appétit grandissant des Québécois pour l'économie et la finance.Les milieux d’affaires semblent bénéficier grandement du développement de la presse d'affaires et de sa contribution à la sensibilisation des Québécois aux questions économiques et financières.L’image des milieux d’affaires n’a jamais été aussi favorable et la notion de profit, longtemps bafouée, est aujourd’hui très bien acceptée.Il semble aussi que c’est grâce à l’intérêt manifesté par la presse d’affaires à l’endroit des émissions d’actions des petites et moyennes entreprises québécoises que les Québécois sont devenus d’importants investisseurs dans ces actions, facilitant ainsi le financement public des sociétés québécoises et stimulant le marché boursier montréalais.Reflet de l’éveil croissant des Québécois pour les affaires et la finance, la presse économique québécoise a connu ces dernières années un essor sans précédent.Alors que la décennie 1970 a surtout été marquée par le développement des sections financières des quotidiens francophones, la décennie 1980 est surtout caractérisée par la percée significative des hebdomadaires financiers et l’apparition de nombreuses rubriques et émissions de radio et de télévision à caractère économique et financier.Hebdomadaires La fin de la décennie a été marquée par un autre tournant.Un nouvel hebdomadaire financier, Finance, a vu le jour en 1979.Selon l'Audit Bureau of Circulation (ABC), le principal organisme de certification des tirages des média imprimés en Amérique du Nord, le journal Finance a vendu une moyenne de 21 456 exemplaires au cours de la période de six mois terminée le 31 décembre 1985.Face à ce nouveau concurrent, l’hebdomadaire Les Affaires fut relancé sous la gouverne d’un nouveau propriétaire.Cet hebdomadaire est maintenant très bien établi; ses ventes moyennes au cours des six derniers mois de 1985 furent de 67 801 exemplaires, toujours selon les chiffres officiels de l’ABC.Fait significatif de la pénétration de la presse économique et financière hebdomadaire au Québec, Les Affaires et Finance vendent ensemble plus d’exemplaires en kiosque que les deux hebdomadaires anglophones du Canada anglais, The Financial Post et The Financial Time, qui servent pourtant un marché trois fois plus grand que celui des deux hebdomadaires francophones.Le quotidien Le Devoir a restructuré il y a deux ans sa section économique et consacre maintenant presque la moitié de son espace rédactionnel à l’information économique et financière.Les quotidiens de la chaîne Québécor, le Journal de Montréal et le Journal de Québec, qui se consacraient essentiellement aux faits divers, au sport et à la politique depuis leur création il y a une vingtaine d’années, ont également renforcé les sections financières qu’ils avaient introduites au milieu des années 1970.Le quotidien La Presse vient de relancer PME, un magazine destiné aux petites et moyennes entreprises et dont elle vient de faire l’acquisition.La Revue Commerce a fait peau neuve et est devenue un véritable magazine d’actualité économique à la suite de son acquisition en 1982 par Publications Les Affaires.Cette dernière entreprise est devenue en quelques années le plus important groupe de presse économique au Québec.Outre Les Affaires et Commerce, ce groupe publie aussi A +, un magazine consacré aux finances personnelles, Québec Construction, un hebdomadaire, et Informatique & Bureautique, un magazine mensuel.Bref historique Jusqu’à la fin de la décennie 1960, les quotidiens étaient les seuls médias québécois à accorder une certaine importance à l’information économique et financière.Cette importance était cependant bien différente selon qu'il s'agissait des quotidiens anglophones et francophones.L’information économique et financière de qualité était en effet surtout l’apanage des deux quotidiens anglophones de Montréal.The Gazette et The Montreal Star (fermé en 1979).L’information que l’on retrouvait alors dans les quotidiens francophones était limitée aux cotes boursières et aux nouvelles des compagnies ayant des actions en bourse.Les principaux quotidiens de Montréal (La Presse, Le Devoir) et de Québec (Le Soleil) n’avaient pas plus de deux ou trois journalistes économiques et financiers à leur service.À côté d’eux, il y avait dans l'écrit deux autres publications principales; l’hebdomadaire économique et financier Les Affaires et la Revue Commerce, un magazine alors publié par la Chambre de commerce de Montréal.Dans les médias électroniques, c’était le calme plat, à l’exception d’une émission hebdomadaire à la radio de Radio-Canada.C’est au cours de la décennie 1970 que les pages économiques des quotidiens francophones ont débuté leur expansion.La Presse porta rapidement à une dizaine le nombre de ses journalistes affectés aux questions économiques et financières, Le Soleil fit passer à six ou sept le nombre de ses journalistes spécialisés et Le Devoir consentit lui aussi un effort supplémentaire à la couverture de la chose économique.t Jean-Paul Gagné ACTION CANADA FRANCE / OCTOBRE 1986 9 Salon du Livre de Montréal * Le Salon du livre de Montréal, qui se tiendra du 20 au 25 novembre 1986 à la Place Bonaventure, en est à sa neuvième édition dans sa formule actuelle.Les premiers salons du livre ont vu le jour à Montréal, à la fin des années cinquante, sous l’égide de la Société d’études et de conférences, à l’Hôtel Windsor.Par la suite, sous les auspices du Conseil supérieur du livre et d'un promoteur hors pair, J.Z.Léon Patenaude, ils se déplacent vers le Palais du Commerce où cette manifestation, la seule du genre à l'époque, attire des foules considérables.En 1973, le Salon subit une transformation et devient la Foire internationale du livre de Montréal essayant et utilisant les moyens de devenir, une foire commerciale à l’image de la Foire internationale du livre de Francfort.Après quelques rendez-vous manqués entre éditeurs américains et européens, on décide de revenir à la formule du Salon et depuis ce temps-là, chaque année au mois de novembre et ce durant cinq jours, se tient le Salon du livre de Montréal.Le Salon du livre de Montréal constitue une corporation sans but lucratif dirigée par un conseil d’administration formé de quinze personnes provenant des différents secteurs du monde du livre et du périodique: auteurs, libraires, éditeurs, bibliothécaires, imprimeurs, diffuseurs, animateurs culturels, traducteurs, etc.Pour pouvoir atteindre ses objectifs, le Salon du livre de Montréal reçoit une aide annuelle du ministère des Affaires culturelles du Québec et travaille en collaboration avec les huits autres Salons au sein de l’Association québécoise des salons du livre, chacun dans sa région s’efforçant d’atteindre le même objectif, soit d’amener le plus de monde possible vers le domaine de la lecture.Depuis quelques années, par tradition, le Président de la corporation est un écrivain, Jean-Yves Soucy ayant succédé à Roch Carrier.Comment attirer le plus de monde possible et exposer le plus de livres possibles?En créant une structure d’accueil, une ambiance, une atmosphère de détente où le visiteur se sent chez lui dans un endroit familier.Quels sont les buts du Salon du livre de Montréal?Ils se résument en une formule lapidaire: mettre le plus de monde possible en contact avec le plus de livres et de périodiques possibles! Pour atteindre ce but, le SLM s’est dotée d’une équipe de quatre personnes travail lant chacune avec un horaire approprié pour l’organisation annuelle d’un événement de cette nature.C’est pourquoi, par exemple, on a décidé de placer les stands des exposants en étoile et non pas en rangs parallèles et monotones permettant ainsi des aires de dégagement et de repos et créant un espace plus aéré.â 1 gu Salon d» I Livre de K ¦ I HF il mi , 10 ACTION CANADA FRANCE / OCTOBRE 1986 se tromper que le Salon du livre est devenu un événement culturel annuel important à Montréal.Thomas Déri Directeur général du SLM • 158 enfants ont bénéficié des services de la garderie.Depuis quelques années, le nombre de visiteurs augmente régulièrement de 2 à 3 % par année et l’on peut dire, sans crainte de C’est pourquoi également on accorde, chaque année, une importance particulière au programme d’animation culturelle offert aux visiteurs de tout âge: séances de signature, émissions de radio et de télévision, débats, conférences, concours, jeux, démonstrations rattachées à des livres, spectacles de théâtre, vidéo, récital de poésie, lectures par les auteurs, etc.Et à chaque fois, dans la mesure du pos- E~ sible, tout est fait pour que le public puisse participer et être en contact direct avec les y écrivains.Car un salon c’est aussi un lieu de B rencontre.C’est la rencontre avant tout de l’auteur et de son lecteur présent, passé ou .r,H à venir.C’est aussi la rencontre entre l'exposant et le visiteur, entre les différents secteurs du monde de l'édition et de la communica- prr tion, entre le lecteur et le livre qu'il cherchait et qu’il achètera au salon ou plus tard en librairie.le salon ne durant que cinq jours alors que les librairies sont ouvertes à l’année longue.Quelques chiffres pour résumer le Salon ^ du livre de Montréal 1985: • 79 000 visiteurs • 342 stands • 118 000 pi3 de surface d’exposition • 11 pays participants • 500 maisons d’édition • 62 heures d’ouverture • 7 stands thématiques: cuisine — loisir et santé — albums animés — livres qu’on écoute — sciences de la terre et de l’univers — catéchèse — littérature allemande • 5 prix: Prix du public (Yves Beauchemin, «Le Matou» Prix des concours littéraires CECM/La Presse/Salon du livre de Montréal Prix Adrienne Choquette (J.Gagnon, «Les Petits Cris») Création du prix littéraire Guy Hoffman (de Mortagne) Prix du concours de scénario de Radio-Québec • 7000 jeunes ont visité en groupe le salon, les lundi et mardi dont 600 ont bénéficié de visites guidées • 400 laissez-passer ont été échangés par les professionnels du livre, le vendredi • 2800 bulletins de vote pour le Prix du public ont été échangés contre une entrée gratuite le jeudi soir et le vendredi • 2258 élèves de 62 écoles du primaire et 364 élèves de 12 écoles du secondaire de la CECM ont participé au Concours littéraire CECM/La Presse/Salon du livre de Montréal "T iirlL'V An-'iuu i.«wSfeJtiÆa.-g EEuWy r-r % glTtr rtfci V MT« r.wl u,w, A- l* I I 3RC ¦t • II m M ÏK., r «n ¦ v-SF ?' - |I f i gj ' [ I ¦ -J Æs KJ ?$ !*: ^ * M a k if ! 0# 2^ I J I#' i % 11 ACTION CANADA FRANCE / OCTOBRE 1986 site.CL CREDIT LYONNAIS CANADA I , AH 4 \ 7 g m I» as 'ÆJi I IL * A m mm i@ n U s I, n.~m % - FILIALE DU CRÉDIT LYONNAIS (Fondé en France en 1863) Siège social: 2000 Mansfield, Montréal, Québec H3A 3A6 Tel.: (514) 288-4848 Télex: 05-25245 Succursale: Sun Life Centre, Suite 1506, B.P.76, 200 King Street West, Toronto, Ontario M5H 3T4 Tél.: (416) 979-5454 Télex: 06-23968 Succursale: Suite 1670, Bow Valley Square I, 202 - Sixième Avenue S.W., T2P 2R9 Succursale: 920 The Grosvenor Building, 1040 West Georgia Street, Vancouver, British Columbia Tel.: (403) 263-1080 Télex: 03-821195 Calgary, Alberta Tel.: (604) 685-3300 Télex: 04-54534 V6E 4H1 Les Maisons de la Presse Internationale: un succès Il H Avez-vous l’intention de développer le réseau des Maisons de la presse?Y.M.: Bien entendu, mais il faut savoir que 85 % du marché de la presse française au Canada se trouve au Québec.En dehors de celle-ci, qui représente environ 350 titres, nous importons également une centaine de titres italiens, espagnols, polonais.À l’échelle canadienne, LMPI diffuse déjà sur une centaine de points de vente dans la région de Toronto, une trentaine à Vancouver, mais aussi en Alberta, au Manitoba et au Nouveau-Brunswick.Dans un premier temps, nous avons donc l’intention de continuer à améliorer la diffusion de nos titres au Québec et sur l’ensemble du Canada.L'établissement d’un point de vente ultra-spécialisé comme l’est une Maison de la presse passe nécessairement par un besoin de la clientèle: la percée que nous avons réussie à Toronto, sur la rue Yorkville qui est un peu le St-Germain-des-Prés de la capitale ontarienne, est due à l’importante clientèle d’étrangers résidant ou séjournant à Toronto.Le développement du réseau des Maisons de la presse se fera d'abord au Québec: la ville de Québec même, et plus tard Trois-Rivières et peut-être Sherbrooke.Nous projetons également d’implanter une Maison de la presse à Ottawa.Et ultimement, pourquoi pas à Vancouver.Quelles en sont les caractéristiques?Patrick Emiroglu Info Presse Canada Y.M.: Les Maisons de la presse s’efforcent de présenter un choix optimum de titres de C’est en 1983 qu'Yves Mengin, directeur presse internationale (canadiens francopho-général de LMPI (Les Messageries de la nés et anglophones, européens et améri-Presse Internationale, filiale du groupe cains).Les vitrines et les aménagements Hachette) lance, à partir de l’ancienne librai- intérieurs sont conçus spécialement pour rie Hachette de la rue Ste-Catherine à Mon- assurer la meilleure présentation possible à tréal, la première Maison de la presse l’ensemble des titres et de larges espaces internationale.Trois ans plus tard, il y en a sont réservés pour la promotion ponctuelle cinq: quatre à Montréal, une à Toronto.de certains d’entre eux: vitrines, présentoirs, etc.De plus, les Maisons de la presse sont ouvertes sept jours sur sept, de Th à 23 heures.Comment la première Maison de la presse a-t-elle été créée?Yves Mengin: À l'époque, Hachette avait cédé au Groupe Québécor ses intérêts dans important.La création des Maisons de la le livre (Hachette Livres).La transaction corn- presse nous a permis d’importer un grand prenait l'acquisition par Québécor de la nombre de titres en très petites quantités, qui librairie Hachette de la rue Ste-Catherine, étaient jusque-là introuvables au Canada, mais Québécor n’en voulait pas.Nous Les clients peuvent maintenant, le jour l’avons donc rachetée et nous avons corn- même de leur parution, lire l’Humanité, le mencé à développer systématiquement la Figaro ou Libération.Et si un client me vente de presse parallèlement à celle du demande Nice-Matin, je le lui trouve! livre: avant sa transformation, la librairie bénéficiait d’une clientèle d’habitués, pour la plupart des Français résidents, qui se déplaçait pour acheter des titres introuvables ailleurs.Le service à la clientèle est aussi très Enfin, une nouvelle caractéristique importante est apparue récemment depuis l’ouverture de la troisième Maison de la presse, établie à Toronto: nous sommes maintenant Nous avons donc réaménagé les locaux, |es seuls à diffuser de la presse québécoise doublé la surface d’exposition de la presse francophone sur l’ensemble du Canada, qui et passé de 56 h à 105 heures d’ouverture bénéficie ainsi de notre structure, hebdomadaire.Nous avons ainsi gagné une importante clientèle d’étudiants et d’intellectuels qui fréquentent le complexe universitaire voisin, et toute une clientèle de passage, surtout le dimanche.En quelques mois, les ventes de presse ont augmenté de 35 % et notre chiffre d’affaires est passé de 600 000 $ à plus d’un I million de dollars; la première année, l’aug- I mentation a été de plus de 40 %.M mil k.: ! nr # - gf %%fri - /« i v rv 2i f* * , „ 'su 4k * A ?.F librairie A.F.Pourquoi êtes-vous la seule, ou presque, à ma connaissance, à faire des séances de signature?E.M.J’ai d’abord voulu me faire plaisir à moi-même.Pour moi, lire est aussi important que de manger ou de respirer.Lire fait partie de la vie, de la croissance, de l’apprentissage, du plaisir.Aussi j’essaie de rendre l’accès au livre le plus agréable, le plus facile possible.J’ai donc décidé de mettre mes énergies dans la mise en valeur et la promotion du livre.Depuis 4-5 ans, j’invite des auteurs, me rendant compte que j’en connais finalement assez peu.HERMÈS 1120 ouest, avenue laurier outremont H2V 2L4 tél.: (514) 274-3669 Commandes téléphoniques acceptées M k Visa et Master Card A.F.Que pensez-vous de cette émission «Apostrophes»?E.M.Énormément de bien.Pivot semble avoir un amour des livres, de la lecture et des ACTION CANADA FRANCE / OCTOBRE 1986 14 Édition électronique: la nouvelle ère du vidéodisque .lira Le secteur de l’édition comprend plusieurs facettes; à côté de l’édition du livre, l’édition de logiciels constitue une industrie dans laquelle sont engagées de nombreuses entreprises tant en France qu’au Canada.Or, il faut l'avouer, cette industrie a tendance à s'essoufler.Une société d’origine française implantée depuis peu au Québec espère grâce à ses nouveaux produits redonner un nouvel essor à cette industrie.Cette société, TECHNIFORM INFORMATIQUE INTERNATIONAL CANADA inc.est constituée de capitaux 50/50 français et canadiens.Elle bénéficie de l’expérience et de l’expertise de TF II France un des leaders européens dans le domaine de la vidéoma-tique.TECHNIFORM présentait à l’UQAM le 28 août dernier en présence de M.Renaud VIGNAL, Consul général de France à Québec, de M.Michel Cartier, Directeur du laboratoire de Télématique, les objectifs et les produits de la compagnie.La vidéomatique, concept créé par Tech-niform c’est l’alliance du son et de l'image grâce à l’informatique.Par le biais du support vidéodisque, Techniform veut développer la diffusion de la science et de la culture au sein de la francophonie et intéresser l’utilisateur au contenu plutôt qu’à la technique.I H # ; i i : Krai I # i ™ X, \ indépendamment.Étant donné que les images sont traitées de façon analogique, le vidéodisque sera pressé soit en Pal, Secam (normes européennes) soit NTSC (Amérique et Japon).Le vidéodisque qui existe depuis déjà une dizaine d’années n’a pas connu le succès escompté en raison des coûts onéreux du système.Cette situation internationale devrait changer d’ici 1987 grâce aux efforts des constructeurs de vidéodisque.TECHNIFORM participe à cette évolution technologique en éditant toute une génération de produits qui vont permettre à tout utilisateur, non informaticien, d’élaborer ses programmes d’application, quel que soit son centre d'intérêt: l’enseignement, la simulation, l’aide à la décision, l’archivage, la promotion, la vente.Parmi les produits vedettes développés par Techniform, le logiciel interactif DISK-PLAY est un système «création auteur» qui permet à l’utilisateur de créer autant d’applications qu’il le souhaite.Un autre utilisateur pourra exploiter les applications ainsi créées avec le logiciel PILOT, qui est le «runtime» d'exploitation des applications de DISK-PLAY.La même application peut tourner sur autant de postes équipés de PILOT.Le logiciel est vendu séparément car il ne permet pas de créer ni de modifier une application contrairement à DISKPLAY qui peut le faire sans limitation.Chaque application est un programme à part entière et ne requiert ni connaissance de l’informatique, ni connaissance des langages de programmation.DISKPLAY libère donc l’utilisateur de toute contrainte technique.L’autre produit vedette: Images! est un système interactif de recherche documentaire particulièrement étudié pour l’utilisation d’un lecteur de vidéodisque couplé avec un microordinateur.Il permet de gérer très facilement des fichiers extrêmement variés.Il peut manipuler des fichiers de 32 000 fiches, chaque fiche pouvant contenir jusqu’à 30 000 caractères, chaque fiche est structurée en plusieurs rubriques (jusqu’à 50).Techniform qui a l’ambition de devenir avant 1990 une des toutes premières entreprises au niveau mondial spécialisée dans les logiciels axés sur les technologies du vidéodisque.Ils lancent aussi un catalogue de 100 vidéodisques dans les normes NTSC et PAL en français et en anglais de qualité culturelle et distractive.Ce catalogue devrait atteindre les 1000 titres en 1987.Cette approche originale par TECHNIFORM de l’interactivité et son apport considérable en matière de contenu du vidéodisque devrait ouvrir aussi un nouveau marché aux développeurs d’applications exploitables aussi bien dans le monde francophone qu’anglophone et redonner ainsi un nouveau souffle à l’industrie du logiciel.Qu’est-ce qu’un vidéodisque?Un vidéodisque est un support à la fois vidéo et audio de très grande qualité visuelle et sonore.La lecture est faite par le procédé laser.La forme et les dimensions du vidéodisque sont identiques à celles d'un 33 tours.Deux normes sont actuellement exploitées sur le marché," Laservision et VHD.Laservision est la norme la plus répandue (96 % du marché mondial).La norme VHD (Very High Density) est proposée et adoptée uniquement par JVC.Un vidéodisque Laservision existe en deux versions, interactive (DAV) et linéaire (CLV).En version interactive, la durée par face est de 36 minutes ou 54 000 images fixes avec la possibilité d’adressage et d’exploitation à partir d’un système informatique (vidéomatique).Les marchés visés: archivage, banques d’images, enseignement, vidéo-catalogues, aide à la décision.Dans la seconde version linéaire, la durée par face est de 60 minutes par faces d’images animées non adressables par les systèmes informatiques.Marchés: films de cinéma, documentaires, publicités, oeuvres théâtrales, ballets, concerts.Dans tous les cas, sur le vidéodisque, il existe deux bandes sonores qui peuvent être exploitées simultanément (stéréophonie) soit t ACTION CANADA FRANCE / OCTOBRE 1986 15 Cette oeuvre comporte: La Clef — Une biographie de Paul Adam, un homme d’une trempe exceptionnelle qui, malgré la tourmente de la dernière guerre mondiale, poursuit sa quête derrière les barbelés.Il connaissait couramment onze langues dont le sanskrit, le pâli, l’hébreu, l'arabe et avait des notions de chinois afin de pouvoir lire les textes dans leur langue originale.Il accumula des preuves de la réalité sur «la Clef des symboles universels» pendant quinze ans, en Inde.Cet ouvrage est présenté par Martine et Henry Normand.— Deux livres de pensées.— Une douxaine de tomes (selon le format envisagé) se rapportant à la Clef proprement dite et constituant l’oeuvre maîtresse.¦ ¦ B ou la Symbologie universelle restituée La forme: Les ouvrages qui traitent de ce sujet revêtent un aspect tout à fait original.En effet, le langage qui permet de révéler cette connaissance fondamentale a été négligé et pratiquement oublié à notre époque, malgré la simplicité de sa composition.Il s'agit de la forme d’expression la plus adéquate pour exprimer les principes relatifs à notre existence, celle des symboles.Rien n’est plus direct que le soleil et la lune pour indiquer les implications de la lumière dans notre vie courante, que ce soit de jour ou de nuit.D’évidence en évidence, on aboutit à une seule «Clef» pour tous les principes et à plus forte raison pour toutes les religions véritables, c’est-à-dire universelles.La société d’édition PADMA, fondée le 17 mars 1981, dont le siège se trouve dans le Jura français, à 90 km de Genève (Suisse), recherche un partenaire susceptible de prendre en charge la fabrication et la diffusion sur le continent américain de livres d’un intérêt exceptionnel.k — Quelques livres thématiques d'accompagnement, mettant l’accent sur la présence de la Clef dans une religion particulière.Deux ouvrages ont déjà été publiés en langue française par Martine et Henry Normand: «Les Maîtres du Tao» et «Du Christ au christianisme».Le sujet: À la fin de ce 20e siècle, bien que le christianisme fasse un effort de tolérance, les religions du monde apparaissent liées à une adhésion inconditionnelle, une croyance quasi-aveugle.Rares sont les hommes qui savent que les textes sacrés des grandes traditions contiennent une connaissance commune irréfutable, mais secrète, prouvant que les civilisations qui nous ont précédées possédaient un véritable sens de l'universalité.Les Évangiles n’en font pas mystère: «Malheur à vous, docteurs de la loi! parce que vous avez enlevé la clé de la science; vous n’êtes pas entrés vous-mêmes, et vous avez empêché d’entrer ceux qui le voulaient» (Luc 1152).Cette «clé de la science», citée par Jésus, n’est apparente ni dans l’Ancien ni dans le Nouveau Testament.Il s’avère que la «Clef» a été retrouvée et qu’elle est identique pour toutes les grandes religions du monde! Dix raisons parmi d’autres pour s’intéresser à l’oeuvre de Paul Adam 1) La Clef retrouvée 2) Comprendre sa propre religion et celle des autres 3) Un bouleversement dans les idées reçues 4) Tendre vers la Vérité sans fard 5) Savoir va plus loin que croire 6) Ne plus se heurter au prétexte du mystère avancé par ceux qui veulent masquer leur ignorance 7) Une oeuvre qui ne se démode pas, elle est moderne tout en remontant aux sources de l'humanité 8) Devenir un trouveur et ne plus être seulement un chercheur 9) La joie de découvrir toute son existence, sans jamais s’ennuyer 10) Comprendre que toutes les religions parlent d’amour et traitent de bonheur La SOCIÉTÉ D'ÉDITION PADMA est indépendante de toute appartenance religieuse ou sectaire.Elle n’a pour but que de faire connaître une oeuvre digne du plus grand intérêt, invitant ses lecteurs à entrer dans un monde de découverte, d’enrichissement et de savoir en matière de religion.Équipée d’un matériel de photocomposition complet, pouvant présenter les manuscrits sur film ou bromure, en bon à tirer, elle possède également une imprimerie intégrée sur laquelle elle tire ses circulaires et dépliants.Ces équipements lui assurent une autonomie de gestion que ses partenaires éventuels pourront prendre en considération.SOCIÉTÉ D’ÉDITION PADMA Capital 100 000 FF LES PIARDS — BOÎTE POSTALE 7 39150 SAINT LAURENT-EN-GRANDVAUX (FRANCE) Agent Canada/USA Tél.(514) 694-7670 Les auteurs: Cette connaissance a été redécouverte par Paul Adam (1917-1970), un bikkhu (moine de l’Ordre du Bouddha), qui a laissé une oeuvre considérable: plus de deux mille lettres, de nombreux cahiers et notes manuscrites.Ces documents sont répertoriés, reliés entre eux et commentés par Martine et Henry Normand auxquels Paul Adam a laissé ses travaux.1 I t I m i w ! \ T ¦ ¦ 1 , y ; f , 16 ACTION CANADA FRANCE / OCTOBRE 1986 à 33 LES PAROLES DU GOUROU # % y ¦ % VARUhJA - - - -?ÂRVAMAN |-MITRA Qui ignore ce qu’il est, s’inquiète de ce qu’il va devenir.rfpi f® SIVA VISHNU 12 3s& La Joie est chose précieuse qu’il faut savoir parfois dissimuler sous la tristesse, par charité pour ceux qui pleurent.Compassion éclairée.in 7 .TEMPS S UL ,n.10 E 6 2 Yang dans le Yin k.Yin dans le Yang Nombres en Succession nombres Ordinaux Sacerdoce (Autorité Spirituelle) Z $ ù Kshatriyas (ROI) Art Héraldique (REX) REGulation (Héros) Attract.Spontanéité (Energie) Vie (Etre) (Foudre) Liberté DIVY D'US PITER (DEVA) (DYAUS PITÂRA ) Lumière mouvement dans la fixité Nombres en Simultanéité nombres Cardinaux Royauté Pouvoir temporel) P % La vie n’illusionne pas l'homme, c’est lui qui s’illusionne sur elle.Couleurs FORMES Brahmane (PRETRE) Hiératique (ORDRE) ORD,nation (Pontife) KÂLA Patience (Moralité) Calcul Existence (Devenir) ,(Clochette) Observance (VIDYÂ) zVERBUM (VEDA) H Le seul drame de la vie est d’ignorer ce qu’elle est.s fixité dans i e mouvern J | | .^Quadrature du Cercle 'Les deux n'étant qu'un Les choses ne sont pas responsables de la façon dont on les voit et dont on les prend.C'est pourquoi le: BOUDDHA (5ATrvA) fit tourner (RA JAS) la Equilibre Et pourquoi le PHARAON ESÎLS2! (Bonnet) Sacerdotal, unissant les 2, Pouvoir et Autorité, Roue de la Loi (TAMAS) Mouvejne I.tr.î * coiffé de la Couronne royale et du «1 $ « 1> I attributs te Fouet (Stimuler) et le Croçhet (Freiner) GHANTa (Clochette) * Plaisir, modération, amour, peur, joie, terreur, patience, colère, tristesse, etc., semblent n’être que les tensions à divers degrés de l’unique corde, qui passe au travers du destin entre l’invisible et le Visible, qui ultimement sont un.(ML VAJ R A(Foudre) G 122-G % » r- ; .'V ^ UJÊk 4?7 V «T if / y % /s : I I X 4 t - A 4; S ii "%-.* A J / *s m- Québec Loisirs: une entreprise de pointe dans la diffusion de livres de qualité : i Il y a 7 ans, QUÉBEC LOISIRS voyait le filiale de France Loisirs qui compte forme d’un club et ne requiert de ses adhé-jour et déjà cette société se situe au premier 4 500 000 adhérents et vend 30 000 000 de rents que l'achat minimal d'un livre par tri-rang dans la diffusion de livres de qualité livres par an.aussi bien dans les villes que dans les zones * t mestre.Cette obligation n’est pas très La synergie entre ces deux sociétés per- contraignante puisqu’un grand nombre rurales les plus éloignées au Québec.Rien met d'offrir aux adhérents du club des prix d'adhérents renouvellent leur confiance et leur engagement au bout de deux ans.Il faut L'entreprise, qui vend ses livres par cor- ajouter que les ouvrages proposés sont Le succès de cette entreprise repose sur respondance et par l'intermédiaire de bou- offerts à des prix intéressants, de 20 à 30 % un principe bien simple: il existe toute une tiques, propose nombre d'auteurs moins élevés que les prix publics, catégorie de personnes qui n'ont pas le québécois dans sa sélection trimestrielle de temps ou la possibilité d’entrer dans une 280 titres.C’est ainsi qu’elle a diffusé récem- Danielle Laborderie, assistée d’un comité de librairie traditionnelle afin d'y acheter des ment près d’un quart de millions de livres direction très efficace, emploie près d’une livres de choix non seulement par leur con- québécois, dont les best-sellers: Côte des centaine de personnes à plein temps dont tenu, mais aussi sur le plan de la présenta- Neiges d'Alice Parizeau (66 000 exem- 35 agents recruteurs qui font de la prospection.La formule est aussi originale en ce sens plaires), les Filles de Caleb d’Arlette Cous- tion à domicile.Avec un catalogue trimes-qu'elle ne fait pas concurrence aux libraires, ture (53 000 exemplaires), le Matou d’Yves triel très attrayant de 56 pages, cette équipe En effet, QUÉBEC LOISIRS vise à redonner Beauchemin (35 000 exemplaires), ou en- constitue le fer de lance de QUÉBEC LOI-une autre vie à des livres qui ont connu un core des ouvrages aussi divers que la Cui- SIRS.Elle permet aux gens qui habitent les certain succès lors de leur parution et dont sine micro-ondes de Jehane Benoit (30 000 coins les plus reculés du Québec d’avoir les ventes s’essouflent sur le marché.qu’en 1985, ce club a vendu plus de défiant toute concurrence.1 400 000 livres.Cette entreprise dynamique, dirigée par exemplaires) ou un Dictionnaire des médi- accès à des ouvrages de vulgarisation, QUÉBEC LOISIRS, constituée avec un caments des Éditions Québec Amérique romans, guides pratiques et autres livres, capital de deux millions de dollars, est la (29 500 exemplaires).La société revêt la sous des reliures pouvant faire honneur aux I B 5 îl«3 • & I# fig 2" iè%'- # m - i (T; ' S ’111* f - B L ^ 4* r-» ¦ 1 ?>•» .;¦* in," L« Z & I F — ' Ei mSSKSET.1 * i * * # c fi I m.v.a ' t K- ( V ?Les boutiques de QUÉBEC LOISIRS ne sont pas seulement la vitrine du club mais permettent aussi aux adhérents d'examiner et d'acheter les ouvrages qu’ils désirent.ACTION CANADA FRANCE / OCTOBRE 1986 18 i - : FIT! i i ' I f -, Wmm m I ¦ - Ik : #9% Wk 1 I r • mm : : , , ^ : : / % .1 .\ V • : WM ,, : g M *5 I §8 I n I \ I y A 1 M A Le service à la clientèle de QUÉBEC LOISIRS est constitué de 15 personnes.L'efficacité de ce service repose sur la compétence du personnel et également sur les techniques de pointe dans le traitement de l'analyse du courrier des adhérents.plus belles bibliothèques.Le catalogue réunit en effet des signatures aussi prestigieuses que celles de Pagnol, Marguerite Duras, Boris Vian, Danielle Stee, nos auteurs québécois comme Gabrielle Roy, Anne Hébert et plusieurs autres, et des noms connus comme Jehane Benoit ou Jean-Pierre Gi-rerd, le talentueux caricaturiste du journal La Presse.Grâce à QUÉBEC LOISIRS, les «gros consommateurs» de livres peuvent se permettre de lire davantage et les gens qui lisaient peu acquièrent de nouvelles habitudes et prennent réellement le goût de lire.Le monde de l’édition ne peut que s'en réjouir à un moment où il s’interroge sur les façons de conserver sa clientèle face à la concurrence croissante de l’audio-visuel.Les chiffres sont là pour prouver que l’on joue une carte gagnante en allant partout au devant des gens et chez eux: un quart de million de foyers québécois achète 1 500 000 par an de livres à QUÉBEC LOISIRS et ce n’est qu’un début.On ne peut que saluer cette performance: ce ne sont pas les auteurs qui s’en plaindront, ni les milliers de lecteurs supplémentaires qui peuvent ainsi goûter au plaisir de la lecture et se familiariser par ailleurs avec des écrivains qu’ils n’auraient pas eu autrement la possibilité de découvrir.QUÉBEC LOISIRS Le plus grand club de livres Un catalogue trimestriel gratuit de 56 pages présentant plus de 250 livres.Une économie moyenne de 20 à 30 % par rapport aux prix publics.Une distribution moderne et efficace.# La vente par correspondance.Et deux boutiques à Montréal et Québec.Pour tout renseignement, composez le (514) 738-5550 ACTION CANADA FRANCE / OCTOBRE 1986 19 Paroles en l’air Par François G.Beauchamp sages qui y sont reliés; lente mais inexorable progression de l’action.Superbe; pour les amoureux de la littérature.(Étonnante prémonition du raid des Américains sur la Lybie.) — Les Géorgiques de Claude Simon On comprend pourquoi Claude Simon a eu le prix Nobel.Pas de véritable «scénario», mais des fresques, en particulier sur la débâcle de 1940 et sur les guerres napoléoniennes.Un style à la Proust: on est pris par ces longues phrases et ce style que l'on n’arrive pas à quitter tellement il suscite l’admiration.Admirable; pour ceux qui ont fait leur service militaire et connu les attentes interminables dans le froid.— La carotte et le bâton de Michel Déon (réédition) Le style toujours aussi séduisant de Michel Déon.Les menées subversives de révolutionnaires européens dans un imaginaire pays méditerranéen nouvellement indépendant, mené par un dictateur mégalomane.De l’action et du suspense.Passionnant; pour tous ceux que la guerre d'Algérie n'a pas laissés insensibles.Je n’ai pas aimé du tout: — L’amant de Marguerite Duras Comment ce petit (dans tous les sens du terme) livre a-t-il pu recevoir un prix littéraire et trouvé tant de lecteurs?Style quelconque, histoire d’amour sans intérêt dans l’ex-Indochine française.Médiocre; pour ceux qui croient aux campagnes publicitaires! Dans la littérature québécoise, dans des genres très différents, j’ai aimé le Chanoine Groulx) (Histoire du Canada Français) au style majestueux et recherché et Denise Bombardier (Une enfance à l’eau bénite) pour son style court et sa lucidité.Mais je n'ai pas réussi à me faire accrocher par Michel Tremblay ni par Anne Hébert.La littérature étrangère?J’ai été frappé par la truculence (à peine croyable), l’humoir noir, le sordide, et le souffle des romanciers latino-américains: le Colombien prix Nobel Gabriel Garcia Marquez (Cent ans de solitude), le Brésilien Jorge Abado (Tocai'a grande) et le Mexicain Fernando del Paso (Palinure de Mexico).Mais il m’a été impossible de terminer leurs livres fleuves — interchangeables — qui s’abreuvent tous aux conditions historiques de vie, sociales et économiques, misérables de ce continent.Il s’agit néanmoins d’oeuvres vraiment étonnantes; pour ceux qui aiment Rabelais et les livres épais.Autant ces auteurs sont d’un abord facile car leur originalité séduit d'emblée, autant je voudrais signaler un roman remarquable qui ne se livre que lentement: Le siècle des lumières du Cubain Alejo Carpentier.Les cent premières pages passées, c’est un vrai chef d’oeuvre: la révolution française, avec ses acteurs et ses échafauds, ses tumultes et ses convulsions, «en direct» de la Guadeloupe et des Caraïbes.Mais trêve du passé, mettons-nous à l’écoute du verdict des très prochains prix littéraires et du Nobel.La revue devrait permettre à votre Président ou aux responsables des comités de travail de s’exprimer, de vous informer et de communiquer avec vous.En fait, les sujets dont nous voudrions vous entretenir ne sont pas tout à fait mûrs — ce numéro d’octobre est «bouclé» en août: il s'agit de la revue (sa situation financière et ses recettes publicitaires, sa diffusion, ses ambitions), de nos projets de manifestations ou d'activités au cours du mandat du présent bureau, et des réponses au questionnaire — sondage que je vous avais soumis.Nous les aborderons donc dans les prochains numéros.Aussi, dans ce numéro consacré à l’édition, vais-je simplement essayer d'introduire un ton plus familier dans la revue, en vous disant en toute décontraction ce que personnellement j'ai aimé, ou pas aimé, dans les livres de ces dernières années.Ce petit exercice (badin) a pour seule ambition de rapprocher la revue de ses lecteurs en y introduisant un style plus libre.J’ai énormément aimé: — Malevil de Robert Merle Style riche et très coulé, rebondissements palpitants, livre profond par les comportements et sentiments auxquels il donne libre cours.Seuls reproches — très légers — il démarre assez lentement et sa conclusion est un peu artificielle.Un chef d’oeuvre pour tous.— Le rivage des Syrtes de Julien Gracq Style éblouissant et prenant, nous pénétrant de l’atmosphère des situations et des pay- Maheu Noiseux COMPTABLES AGRÉÉS 2, COMPLEXE DESJARDINS.BUREAU 2600 TEL: (51 4) 281-1 555 TÉLEX: 055-60917 C.P 153, MONTREAL, H5B 1 E8 SOCIETE NATIONALE MAHEU NOISEUX-COLLINS BARROW.BUREAUX A VANCOUVER.CALGARY EDMONTON WINNIPEG TORONTO HALIFAX ET AUTRES VILLES DU CANADA SOCIETE INTERNATIONALE FOX MOORE INTERNATIONAL BUREAUX A OTTAWA, HULL.HAWKESBURY ROUYN VAL DOR.AMOS LASARRE.TIMMINS.MONTREAL LAVAL.QUEBEC -STE-FOY.LEVIS SAINT-ANSELME THETFORD-MINES LAC MEGANTIC.MONCTON CAMPBELLTON ET FORT LAUDERDALE ACTION CANADA FRANCE / OCTOBRE 1986 20 aux étudiants en langue seconde ou étrangère.Il est évidemment possible de prendre plusieurs niveaux de suite.Le cours a été conçu pour que chaque niveau soit autonome mais, en même temps, prépare les participants au niveau suivant, le cas échéant.Ajoutons, pour la petite histoire que les huit nivaux de NEWS et ÉCRIT ont été entièrement produits par le CILB, sans aide extérieure et au coût de 200 000 $ environ.Ah, la signification de NEWS et ÉCRIT les Écriture Problèmes et solution un manuel les rendant autonomes et capables de créer selon leurs besoins.Un cours qui amène, à terme, une réduction des coûts de traduction interne des entreprises et ministères.Un cours, enfin, qui puisse s’adapter aux besoins divers, du milieu du travail.voici: NEWS: New English Writing Skills.ÉCRIT : Enseignement de la Communication et de la Rédaction Intégré au Travail.Le Centre International Linguistique Bou-chereau organisera le lancement officiel des deux cours cet automne à l’occasion des Salons «Le Monde des Affaires», à Montréal du 24 au 28 septembre 1986, à Québec du 15 au 19 octobre 1986 ainsi qu’au Salon de la «PME» à Montréal du 24 au 26 octobre 1986.Un lancement est prévu à Ottawa le 7 octobre 1986 et à Toronto en février 1987.Vous pourrez alors obtenir de plus amples renseignements sur ces cours en assistant aux conférences données par les représentants du CILB ou en vous présentant à leur kiosque.B I* II Les moyens Deux équipes de recherche furent mises sur pied, une en anglais et l’autre en français.Leur tâche?nous présenter un plan pour quatre niveaux dans chaque langue.Les niveaux III et IV ont ainsi été créés d’abord pour répondre aux besoins des plus avancés.Ils peuvent aussi bien être pris comme langue seconde ou étrangère que comme recyclage en langue maternelle ou en langue d'usage.Les niveaux moins avancés, I et II, ont été produits ensuite.Ils s’adressent davantage \ i \ par Yves Bouchereau Depuis plusieurs années, les média, au niveau international, se font l’écho des problèmes de langue écrite.Que ce soit dans le secteur privé, le secteur public ou le milieu de l’éducation, la préoccupation est la même: il faut faire un effort réel pour redresser la situation.Loin de résoudre ce problème, les techniques nouvelles ne font que le faire ressortir.En effet, qu’il s’agisse d’écrire sur une feuille de papier ou d’utiliser un traitement de texte, une machine à écrire ou un ordinateur, le problème est le même.il faut épeler des mots et composer des phrases! Que proposait le marché pour résoudre ces problèmes?Des livres avec recueils de lettres, la plupart du temps n'ayant que peu ou rien à voir avec les préoccupations de l’employé au travail, quelques cours incomplets, trop avancés ou trop faciles, d’autres dans une seule langue.Encore, des cours créés par des universitaires n’ayant que peu ou pas de connaissance du milieu du travail et où une référence littéraire n’attend pas l’autre.Tout cela a bien sûr sa place sur le marché mais ne répond néanmoins pas aux besoins de la clientèle citée plus haut.C’est précisément par le biais des problèmes d’écriture posés à l’entreprise et aux fonctionnaires, nos principales clientèles, que le CILB s’est attelé à la tâche.LE PROBLEME Vos employés ont des difficultés à rédiger leurs lettres d’affaires, rapports, etc.en anglais ou en français.LA SOLUTION ! NOTRE COURS DE téPAcrm APM/mTRAT/n PAR CORRESPONDANCE * ##» T Quatre niveaux en anglais et en français.4t'i C.OUF /M( V RS DU GENRE AXE SUR ONDE DES AFFAIRES Le but Créer un cours de communication écrite adapté au monde du travail et à ses contraintes, donc, si possible, un cours n’exigeant pas ou peu de rencontres en salle de classe.Il nous fallait bâtir un cours répondant aux besoins des cadres, secrétaires, fonctionnaires et étudiants sur le point d’entrer sur le marché du travail.Un cours qui ne soit pas un simple livre avec modèles de lettres mais CENTRE INTERNATIONAL LINGUISTIQUE BOUCHEREAU INC.2D 214, RUE DU SAINT-SACREMENT, MONTRÉAL, QUÉBEC H2Y 1W8 TÉL : (514) 842-3847 — TÉLEX : 055-62481 (CLB INC MTL) MONTRÉAL — QUÉBEC — TORONTO — OTTAWA — PARIS ACTION CANADA FRANCE / OCTOBRE 1986 21 ara publicité inc.régie exclusive de vente des réseaux d'aftichage Flash N/ledia régie publicitaire Action Canada-France marc sauvan 34 rue Saint-Paul Ouest, ivlontréal [Que.] H2Y 1Y8 Tél.: [514] 288-5231 i^ÉSfiËër Membre r£cE° CkNkDk £ lOOt p£R — \3 • O qUES 1985 1 986 UEb£C risTi entes 3,: Q ET — V) • A > STA 6,6 2 > 7 ,5 2.1 oeb£C 9.9 REC 6.» imes Q 7.3 lï.o O') -O.» fc.o ZOk 2 -5 A .3 tre 8.1 A .8 7 .3 A 86° 9.1 9.8 2.» A 90 2.1 I PT-8 3.8 63.0 pN6 Livra 2,9 7 .1 2.8 n 2 ,3 emPV0L chb”a9e tau* d ?\ MT""' (.$ t.9 .3 A ,8 A .9 AO.^ ffl 4,1 2.9 8,3° 5.1 A ,6 AO, 72 ,34 A .8 ) 3.7 8.00 4.0 9.73 72.33 tioo i * pr 1985 (2) CP A9B5 ET — U • 1984 A p E R f u 2.7 queb£C 4.0 1984 E.-V) • AO ,0 3.8 2.0 8 ,3 6> qU£8£C 2.8 7,8 5.3 7.8 3.0 A 6 ,7 5 .8 AO.3 4.1 3.1 AA.» 2,3 A 2.,% 3.3 7.3 3.0 4,0 A A .3 •'SI 12,8 4,8 4.3 6.3 n-d: II 4.3 7.8 S 4.8 tmP ».5.3 S'.’ èceP (I 23 .8 w.i à va %T""' pro imp £%P i imp0 tis ti°° p r1 * i rotor apP° tau*de igilf& nt rt a'J a i ovxs ti°os les Ots 6ts ont îqu® 5 ubr rc tat rta or sta comme tes sont d @ • les ëcéde sta issa autan* Notes- Pr ves cv° BuV v® t21 es" SoUf c DERNIER MERCREDI DU MOIS Pot nouvelle formule de 12 h à 14 h dans nos locaux: 360, St-François-Xavier.POT DELA CHAMBRE Tenez-vous informé, ce directement à partir de nos dossiers, des opportunités d’affaires les plus récents qui «transitent» par la Chambre.Nous vous attendons nombreux.Pour toute information complémentaire, contactez directement Madame Huong Nguyen au 281-1246.ACTION CANADA FRANCE / SEPTEMBRE 1986 LA CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA « Centenaire en 1986, la Chambre de commerce française au Canada est le lieu privilégié d’échanges et de rencontres des intérêts privés franco-canadiens.Votre porte d’entrée 3 61 k H l i a r n sur B ies marchés tançais et canadiens: H * 0 vous AIDE • À VOUS FAIRE CONNAÎTRE: • Organisation de missions collectives ou individuelles • Rencontres, déjeuners-débats, cocktails de présentation • Publicité dans nos publications • Petites annonces dans la revue • Aide à la réalisation d’arts graphiques Il • À APPROCHER VOTRE MARCHE: II • Études de débouchés • Aide à l'adaptation de votre produit et bu service aux exigences du marché local (contraintes juridiques, fiscales, techniques) • Mise en rapport avec acheteurs, distributeurs potentiels I • À ÊTRE PRÉSENT SANS DÉJÀ VOUS INSTALLER: • Location de bureau temporaire (à la semaine, au mois).• Services rattachés à la notion de domiciliation: télex, photocopie, secrétariat, interprétariat.• Diffusion de documents, mailings Les membres bénéficient de tarifs préférentiels pour ces services.Renseignements: 360, St-François Xavier, Montréal, P.Q.H2Y 2S8 (514) 281-1246 Télex: 055-62358 La Chambre, c’est aussi ses sections sur tout le Canada: Toronto: (416) 593-5511 Québec: (418) 647-3151 Tél.: Calgary: (403) 264-3170 Vancouver: (604) 736-4461 .•/.V.V.V.V.V.V.V.V.V.V.V.V.V.V.V.V.V.V.V.V.V.V.V.V.V.V.V.V.V.* • • • • • • • • •• •J Banque Nationale de Paris (Canada) :• :• •• .•• .* .•• .¦?•• •• •• •• .: .-, .! .•• .* •• .* .•• .•• I .•• .¦ •• .•• .a .B.' .•• 35 •• .•• .•• .•• .LE SIÈGE SOCIAL À MONTRÉAL •• % .BNP .Le groupe BNP au Canada depuis 1961 et dans près de 80 pays .% .% .#> % .•• .% •• : .•• .•• .•• TROIS-RIVIÈRES SHERBROOKE MONTRÉAL (Siège social) Tour BNP 1981.ave McGill-Collège Montréal.Que H3A2W8 Tel (514) 285-6000 QUÉBEC .* .1350.rue Royale Trois-Rivières, Que G9A4J4 Tel.: (819) 373-6113 500 est.Grande Allée Québec.Qué.G1 R 2J7 Tél (418) 647-3858 2320.rue King Ouest Sherbrooke, Québec J1J 2E8 Tel : (819) 566-4883 •• •• .•• .•• TORONTO Aetna Canada Centre 145 King Street West Toronto.Ont.M5H 1 J8 Tel : (4161 360-8040 VANCOUVER Suite 1201 700 West Pender Street Vancouver, B.C.V6C 1G8 Tél.: (604) 688-2212 •• •• •• .•• .•• .•• .•: .•• •• •• •e • • • #e •V ••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••a
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