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Titre :
Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada
Éditeur :
  • Montréal :la Chambre,1931-1935
Contenu spécifique :
Juillet
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
six fois par année
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin mensuel - Chambre de commerce française de Montréal
  • Successeur :
  • Bulletin de la Chambre de commerce française au Canada
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Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada, 1980, Collections de BAnQ.

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%p\ C-4 5 • rs w* ’ % % % & K / * > II % î».' 'v* i - - H .« TB ' Mm.' ¦ Ml NM l Doté de moyens importants, le cinéma canadien saura-t-il en tirer parti?| Tourism can contribute to overcoming regional economic disparities g L'industrie française du jouet: techniques modernes et traditions g it < CD => ¦§ g CD U PREMIER JOURNAL ÉCONOMIQUE FRANCO CANADIEN JUILLET 1980 3 LA SOCIÉTÉ GÉNÉRALE AU CANADA SOEIGtG GGNGRALG S.A.(CANADA) INC.Filiale à 100% de la Société Générale, grande banque française et internationale.Financements spécialisés crédits bail contrats de vente conditionnelle nantissements commerciaux Opérations de crédit découverts facilités de caisse crédits à court et moyen terme Gestion de trésorerie ouvertures de comptes courants certificats de dépôts Commerce international crédits documentaires opérations de change encaissements de chèques et effets 3 SUCCURSALES MONTRÉAL TORONTO VANCOUVER 630 ouest, boul.Dorchester 1 First Canadian Place 1108 Home Oil Tower 650 Georgia St.W.324—8th Ave.S.W.T2P 2Z2 (403)265-3305 Telex: 03-827739 CALGARY Suite 1475 V6B 4N8 (604) 689-2444 Telex: 04-55453 Suite 400 M5X1B1 (416) 364-2864 Telex: 06-22643 Suite 2300 H3B1S6 (514) 875-0330 Telex: 05-27342 ?Revue sur les rapports commerciaux, industriels et financiers entre la France et le Canada.Magazine concerning commercial, industrial and financial exchanges between France and Canada.JUILLET 1980, VOL 5 — N° 46 SOMMAIRE AA Notre couverture: , Le tourisme canadien est en grande partie centré sur les attraits naturels du pays, "ressources renouvelables” par excellence qui ne sont toutefois pas invulnérables, à l'extrême.Le tourisme présente un caractère double.C'est d'une part, une activité qui doit faire face à tous les problèmes économiques habituels que connaissent les autres industries — offre et demande, inflation, main-d'oeuvre, investissements, profits et pertes.D'autre part, il constitue le principal élément d’un phénomène social du XXe siècle, la réalisation du rêve de voyager.Éditorial.La Conjoncture au Canada.Lettre de France — Letter from France.Les Floralies internationales de Montréal.Tourism can contribute to overcoming regional economic disparities.Doté de moyens importants, le cinéma canadien saura-t-il en tirer parti?.L'industrie française du jouet: techniques modernes et traditions.Caricature.Le Droit et vos Affaires.Notre chronique fiscale.À travers la Presse.Nouvelles — News.Salons français — French Trade Shows.La Bourse.Business.Art et Culture.Communiqués de la Chambre de Commerce Française au Canada.Notre Carnet.,J.Lunot 3 H.Mhun 5 L.Madarasz 6 F.Laurier 9 11 J.P.Tadros 15 P.Lambert 17 J.P.Girerd 19 R.et B.Lette 21 22 M.Durand 23 24 26 Toute reproduction de tout ou partie d'un article n'est permise que sur autorisation et doit porter la mention habituelle "Reproduit de la Revue ACTION CANADA FRANCE".Les articles qui paraissent dans ACTION CANADA FRANCE sont publiés sous la responsabilité exclusive de leurs auteurs.M.N.Korcaz 28 4 29 30 32 32 Reproduction of all or part of any article is only allowed with permission and must carry usual mention "Reproduced from magazine ACTION CANADA FRANCE".Articles in ACTION CANADA FRANCE are published under the exclusive responsability of their authors.JUILLET 1980 1 La Qasse^affaires d’Air France < i.I x £ K K 1 !< i w M ; ' 6 RBSBWVB 1 Pf i ¦ mi CLASSA A?A\Rt.S Wàjl: r a I II # B# Ü Pour l'homme d'affaires qui doif consulfer des dossiers avant d'arriver en Europe, comme pour celui qui désire profiter de quelques heures de détente bien méritée, la nouvelle Classe affaires d'Air France représente désormais un privilège nécessaire.La Classe affaires mainfenant disponible sur nos Boeings 747 reliant le Canada et la France est réservée aux passagers payant le plein tarif économique.Des privilèges réels en vol comme au sol: sélection de votre siège dès la réservation, comptoir particulier d'enregistrement à l'aéroport, section spéciale réservée en cabine et pour votre confort, écouteurs, chaussons et masque de repos gratuits, apéritifs et vins au choix, champagne, fromages et desserf, digesfifs servis grofuifement en plus d’un bon repas.Demandez la Classe affaires d'Air France lors de votre prochain voyage.; i.A AIR FRANCE ÆW # i y 4 Le monde plus proche / Sous réserve opprobofion gouvernemenfole.ACTION CANADA FRANCE 2 ?a ÉDITORIAL Canada Revue sur les rapports commerciaux, industriels et financiers entre la France et le Canada.Magazine concerning commercial, industrial and financial exchanges between France and Canada.CONSEIL D'ADMINISTRATION/ BOARD Gilles Léveillé, Président Bertrand Namy, Vice-Président/Éditeur Jean-Paul Sémeillon, Secrétaire/Trésorier Gaston Brown, Administrateur (Québec) André Galipeault, Administrateur (Toronto) Industrie des loisirs: l'alliance de ces deux mots peut choquer.N'y a-t-il pas en effet quelque incongruité à vouloir associer deux mots aussi opposés, dans une sorte de mariage contre nature?ADMINISTRATION / MANAGEMENT PUBLICITÉ/ADVERTISING Marie-Hélène Prost, Lise Allard 1080, Beaver Hall, suite 826 Montréal H2Z 158 Tél.: 866-2797 ou 866-0178 Loisir évoque un certain esprit de laisser-aller, d'absence de contraintes, de permissivité.Jean-Jacques Rousseau représenta', bien cet état d’esprit lorsqu'il écrivait: "Vivre sans gêne, dans un loisir éternel".Tout à l'opposé se situe la représentation que nous nous faisons du terme industrie; en effet, si les mots révolution industrielle, société industrielle, font référence au grand progrès accompli par la civilisation occidentale, ils évoquent aussi inmanquablement toute la cohorte des contraintes, voire des souffrances liées au machinisme: depuis la parution du célèbre rapport Villermé sur le travail des enfants en 1841, nous n’avons pas fini de découvrir tous les conditionnements dont notre vie quotidienne est l'objet du fait de l'industrialisation.Et pourtant, malgré cet antagonisme entre les deux mots il est unanimement admis aujourd'hui que nous sommes entrés, depuis quelques années déjà, dans l'ère industrielle des loisirs.Il n'est pas un seul secteur qui n'échappe à cette révolution, touchant indifféremment, bien qu'à des degrés différents: l'agriculture avec toutes les activités liées à la nature et au retour à la terre; le secteur de la production industrielle avec, par exemple, le formidable développement des jeux électroniques et des communications, enfin, et bien évidemment, les services.Le foisonnement est tel qu'il est bien difficile de s'y retrouver et d'opérer une quelconque classification.Pourtant, nul ne nie l'importance économique des loisirs: importance actuelle, certes, mais encore plus importance potentielle au point que les autorités de la plupart des grands pays industriels entendent suivre de près ou même préparer l'évolution de ce secteur en créant, à l'instar de la France, un département ministériel chargé des loisirs.Deux notions permettent peut-être d'approcher et d'introduire ce vaste domaine.En effet, en parlant de loisirs, nous évoquons indifféremment des notions de temps et d'espace.Au titre du temps, je dirais que les loisirs ont un bel avenir devant eux puisqu'il s'agit, sans sortir de notre environnement habituel, d'occuper le temps libre dont nous disposons et que nous savons que ce temps libre ne cesse, et ne cessera, d'augmenter.Cela va du jeune enfant qui rêve au milieu de ses jouets, au marathonien de la fin de semaine en passant par le cinéphile averti et le jardinier du dimanche.Chaque jour nous découvrons que des produits nouveaux sont mis sur le marché sans d'autre utilité économique que celle de nous aider à vivre nos temps libres.En termes d'espace le besoin d'organiser nos temps libres se double d'une nécessité de plus en plus impérieuse de changer régulièrement d'horizon et de cadre de vie.A cet égard, le transport aérien occupe une place prédominante puisque, depuis l'avènement des avions gros-porteurs, dans les années 1970, les voyages d’agrément n'ont cessé d'augmenter et rien ne permet de penser que ce mouvement s'arrêtera.Il peut paraître paradoxal, dans ce domaine, de parler de développement quand on sait que le transport aérien est dépendant du pétrole alors que les prix ne cessent d'augmenter, et que la disponibilité globale de ce produit ira en diminuant.Cependant, le secteur du transport aérien représente une très faible part de la consommation des produits pétroliers: ABONNEMENTS/SUBSCRIPTION RATES Canada Autres Pays/Other countries $ 12 an/ $ 10 an/ year year Le numéro / single copy.$1.25 ACTION CANADA FRANCE a remplacé, début 1976, la Revue de la Chambre de Commerce Française au Canada établie depuis 1886 et est publié 10 fois par an par "Revue Action Canada France Inc".1080 Beaver Hall, suite 826, Montréal H2Z 1 SB, Téléphone (5 14) 866-01 78.Courrier de deuxième classe: enregistrement no.3700.Dépôt légal: Bibliothèque Nationale du Québec.Numéro de l'ISO (Organisation Internationale de Normalisation): CN ISSN 0318-7306.2% en France, soit deux fois moins que le transport maritime et 12 fois moins que le secteur routier.ACTION CANADA FRANCE replaced in 1976 the "Revue de la Chambre de Commerce Française au Canada" established in 1 886 and is published 10 times a year by "Revue Action Canada France Inc.", 1080 Beaver Hall, suite 826, Montréal H2Z 1 SB, Phone (514) 866-01 78.Second class mail: registration no.3700.Legal registration: Bibliothèque Nationale du Québec.ISO number: CN ISSN 0318-7306.Dans la mesure où le besoin d'évasion se fera de plus en plus sentir, il est clair que le mouvement vers la démocratisation du transport aérien ne s'arrêtera pas là pour autant que les constructeurs, transporteurs et organisateurs de voyages sachent préparer et mettre en oeuvre les adaptations nécessaires.C'est dans cet esprit que la compagnie Air France a lancé, en 1979, le produit Air France-Vacances, mis sur le marché cet été à Montréal.Par delà leur opposition, industrie et loisir, sont aujourd'hui réconciliés au point que l'on peut parfois se demander si nous ne voyons pas là les premières manifestations de la nouvelle révolution industrielle.JOËL LU NOT La revue ACTION CANADA FRANCE est répertoriée dans l'Argus des Communications.JUILLET 1980 3 0 üw iü il ¦SE > mMesi < ! i III 4 ACTION CANADA FRANCE LA CONJONCTURE AU CANADA Le dollar canadien, qui avait beaucoup fléchi en 1977 et 1978, s'est stabilisé l'année dernière à un cours moyen de 85.5 cents américains cours qui représente baisse d'environ 16% par rapport à son niveau de 1976.// a fluctué de manière très irrégulière au début de cette année.H a d'abord dépassé 87 cents américains par suite de l'afflux de capitaux spéculatifs causé parles découvertes de pétrole au large de Terre Neuve et par l'élection d'un gouvernement majoritaire à Ottawa.Puis, H est tombé au-dessous de 84 cents en mars du tait de la hausse spectaculaire des taux d'intérêt aux Etats-Unis.A un moment donné, les taux canadiens à court terme étaient inférieurs de trois points de pourcentage à ceux des Etats-Unis.Cet écart s'est réduit par la suite avec la baisse rapide des taux américains et la devise canadienne s'en est trouvé raffermie.Ce raffermissement s'est accentué en mai et en juin.Le résultat du référendum au Québec, dans la mesure où Ha fortement atténué les incertitudes qui entourent les perspectives politiques, s'est traduit par un accroissement des demandes de dollars canadiens, dont le cours a évolué récemment autour de 86 cents.Ce redressement a permis au gouvernement canadien de rembourser en mai une bonne partie des crédits bancaires en dollars américains qu ’H avait obtenus pour soutenir la monnaie.L’analyse prévisionnelle des facteurs économiques sous-jacents qui déterminent la valeur de change de la devise canadienne donne à penser que celle-ci pourrait varier dans une fourchette de 84-87 cents américains d’ici à la fin de l'année.Le déficit de la balance des paiements courants augmentera sans doute cette année et avoisinera 6,5 milliards $.En effet, la récession aux Etats-Unis, qui semble maintenant devoir être plus sévère qu'on ne le prévoyait, réduira l'excédent de la balance commerciale et, d’autre part, le déficit des services s'accroîtra probablement à cause des paiements accrus à l'étranger de dividendes et d'intérêts.Toutefois, l'entrée des capitaux étrangers à court et à long terme sera suffisante pour compenser le déficit des paiements courants.Les réserves officielles de devises et d’or ne devraient donc pas beaucoup varier.Notons que la possibilité de faire de nouvelles découvertes de pétrole sur le plateau de l’Atlantique et dans les régions arctiques peut influer sur la tenue du dollar canadien.La découverte des puits à Hibernia, l’hiver dernier, a suscité un renouveau d’intérêt pour les actions pétrolières canadiennes de la part des investisseurs étrangers et a fait monter le dollar.Etant donné la tendance prévisible des taux d'intérêt dans la conjoncture économique anticipée au Canada et aux Etats-Unis, les écarts de taux influenceront moins la tenue du dollar canadien au cours des prochains mois.Par ailleurs, I inflation moins forte au Canada qu'aux Etats-Unis reflète un avantage plus apparent que réel, puisque le Canada maintient les prix du pétrole à un niveau très inférieur aux prix mondiaux et américains.Les niveaux respectifs de l’inflation dans les deux pays ne devraient pas constituer un élément déterminant de la valeur de change des deux monnaies voisines.En 1981, la situation des paiements courants devrait s’améliorer à mesure que /'économie américaine se redressera.Des pressions à la hausse sur la devise canadienne pourraient aussi s'exercer par suite des développements énergétiques qui seront financés en partie par des capitaux étrangers.Toutefois, si cela devait se produire, H serait étonnant que la Banque du Canada laisse monter considérablement le dollar canadien.En effet, la politique des autorités canadiennes, depuis le début de sa dépréciation à la fin de 1976, a toujours été de chercher à stabiliser le taux de change entre 83 et 86 cents américains.H s'agit, d’une part, de ne pas le laisser tomber trop bas pour ne pas accélérer l'inflation et, d’autre part, de ne pas lui permettre d'atteindre un niveau jugé trop élevé, qui aurait pour effet d'affecter la compétitivité de /'économie canadienne.une I • S B Henry Mhun JUILLET 1980 5 1 Lettre de France ' ' # Consommation: le refus de la crise merits sociaux de l’an dernier.Enfin, “responsables” de ce maintien inattendu de la croissance, ils se voient également imputer la responsabilité de sa prochaine chute: “l’ajustement de l’activité en baisse sera d’autant plus sévère qu’il aura été retardé”.Un tel climat, alourdi par les tensions politiques internationales, a engendré des effets contraires à ceux qui étaient souhaités: ainsi a-t-on vu se développer un fatalisme croissant à l’égard de l’inflation et le refus d’affronter l’épreuve d’une récession sans cesse annoncée.Quoi qu’il en soit, et bien que les ménages puissent encore largement puiser dans leur épargne liquide (en France, elle représente 7 à 8 mois de revenu), le brusque et rapide durcissement des politiques monétaires auquel on assiste depuis quelques semaines aura vite raison de la “propension à consommer”.On s’attend en effet à ce que le renchérissement des taux, dicté en priorité, il est vrai, par l’escalade des taux américains, décourage également la consommation et permette ainsi de ralentir le rythme des importations de biens de consommation particulièrement vigoureux à partir de la rentrée ( + 34% en rythme annuel).Mais il pourrait aussi avoir l’effet de freiner la reprise des investissements, qui s’est amorcée en France seulement depuis quelques mois.La flexion de la demande intérieure pourrait donc arrêter la dégradation des échanges très marquée au cours des deux premiers mois de l’année ( - 8,9 milliards de francs).En même temps, l’économie glisserait dans la stagflation.nu en un an de 5,5% à 3,2%), en Grande-Bretagne, au Japon, en Italie.Même en Allemagne, où la tendance à la stabilité l’emporte généralement sur les fluctuations de la conjoncture, les experts s’attendent cette année à une diminution du taux d’épargne.Or, si les phénomènes de “fuite en avant” en période inflationniste sont tout à fait classiques, leur ampleur et leur durée peuvent paraître surprenants.Une explication peut être trouvée dans l'orientation du climat économique, très différente de celle qui régnait après la première crise pétrolière.Depuis dix-huit mois, le pouvoir d’achat des salaires s’effrite dans tous les pays industriels, et les taux de chômage, pour avoir quelque peu baissé en 1979, n’en demeurent pas moins à des niveaux élevés.Logiquement, la consommation aurait dû se ralentir, entraînant la récession.Or, on assiste à une fuite en avant qui dure depuis plusieurs mois et a fait échec à toutes les prévisions.En France, en dépit des fluctuations observées tout au long de l’année dernière, la fermeté de la consommation ne se dément pas; les achats de produits industriels ont recommencé à croître à un rythme soutenu depuis la mi-1979 ( + 4% en volume).Après un creux au quatrième trimestre, les ventes de biens d’équipement domestique se sont notablement accrues; il en a été de même pour les articles d’habillement et les dépenses de loisir.En février, le chiffre d’affaires du grand commerce concentré a augmenté, en volume de 3,5% en un an.Du côté de l’automobile, le nombre d’immatriculations a augmenté en début d’année ( + 9% en un mois) pour se situer à un niveau supérieur au niveau moyen de l’an passé, qui était déjà considéré comme très élevé.Après 1973, l’opinion s’est enracinée que les hausses pétrolières portent à la fois la responsabilité de l’inflation et de la récession.Et, en effet, les augmentations consécutives à la première crise pétrolière ont fait reculer la consommation dans tous les pays industriels, en dépit du maintien ou de l’accroissement du pouvoir d’achat.Mais à l’heure actuelle, il est patent que les hausses extérieures, loin d’être les seules à déséquilibrer les prix, ne font qu’amplifier une inflation préexistante, bien plus tenace qu’on aurait voulu le croire.En France, la hausse des prix a atteint 1,9% en janvier; hors énergie, elle est tout de même de 1,1 %.La progression des prix de détail américains ( + 1,4% en janvier) n’est due que pour 0,2% au pétrole.Bien qu’ils ressentent une vive dégradation de leur situation financière, les particuliers interrogés récemment par l’INSEE se déclarent plutôt enclins à faire des achats importants, estimant qu’il est peu opportun d’épargner.Dès l’année dernière la croissance de la consommation a entraîné une réduction du taux d’épargne, qui a baissé jusqu’à 16,5% au quatrième trimestre (18,2% en 1978).Ces évolutions ne sont pas propres à la France: il en est de même aux Etats-Unis (le taux d’épargne est reve- De surcroît, le climat économique est loin d’être confiant: depuis plus d’un an, tous les experts prédisent l’arrivée de la récession, alors que les ménages ont déjà peu de raisons d’être optimistes, affectés qu’ils sont dans leur pouvoir d’achat par les hausses des produits énergétiques et par les prélève- Par L.Madarasi Vice-Président Exécutif B .N P.Canada ACTION CANADA FRANCE 6 Letter from France Consumption: ignoring the crisis For the last eighteen months, the purchasing power of wages has been falling in all the industrial countries, and unemployment rates, although they fell slightly in 1979, are still high.Consumption could have been expected to slow down, bringing about a recession.But instead there has been a headlong rise over the last few months, which has confounded all the predictions.rate of savings has fallen from 5.5 to 3.2 per cent in a year), the UK, Japan and Italy.Even in Germany, where the overall trend is generally stable despite conjunctural fluctuations, the experts are predicting a fall in the savings rate this year.last year’s increased social contributions.Lastly, as well as being “responsible” for the unexpected maintaining of growth, they are also being blamed for its imminent decline: “the drop in activity will be even sharper because it has been delayed”.Such phenomena are absolutely normal in a period of inflation, but their extent and their duration may cause surprise.An explanation may be found in the general economic climate, which is very different from the one which prevailed after the first oil crisis.This climate, aggravated by international political tension, has brought about the opposite of the desired result: there has been a growing fatalism with regard to inflation and a refusal to face the recession constantly being forecast.In France, despite the fluctuations recorded throughout last year, consumption has remained firm.Purchases of industrial products once again began to grow at a steady rate in mid-1979 (4 per cent in volume).After a drop in the fourth quarter, sales of domestic capital goods increased significantly, as did clothing and leisure expenditure.In February the turnover of concentrated large-scale trade increased by 3,5% in a year in volume.As for the automobile industry, the number of new registrations rose in the early part of the year (9 per cent in a month) to a higher level than the average of last year, which was already considered very high.Although they have seen a sharp worsening of their financial position, the private individuals questioned by INSEE recently stated that they were inclined to make large-scale purchases, feeling that this is not the time to save.Increased consumption had already brought about a drop in the savings rate last year, to 16.5 per cent in the fourth quarter (18.2 percent in 1978).These trends are not confined to France: the same is true of the US (the JUILLET 1980 Nevertheless, and although many households can still dip into their savings (equivalent to 7 or 8 months’ income in France); the brutal tightening of monetary policies in the last few weeks will soon get the better of this “propensity to spend”.After 1973, the opinion became accepted that oil price rises were responsible for both inflation and recession.And indeed, the rises which followed the first crisis brought about reduced consumption in all the industrial countries, despite the maintening of or the increase in purchasing power.For it is expected that the rise in rates, essentially resulting from the upsurge in the US, will also discourage consumption and thus enable the rate of imports of consumer goods to be reduced (this was particularly high from the autumn onwards, + 34 per cent in annual terms).But it could also have the effect of slowing down the recovery in investments which has been visible in France for only a few months.But it is now obvious that external rises, far from being the only ones to upset prices, merely increase existing inflation, which is much more persistent than we might have wished to believe.In France price rises were 1.9 per cent in January; excluding energy, the figure is still 1.1 per cent.Only 0.2 per cent of US retail price rises ( 1.4% in January) is due to oil.In addition, the economic climate is far from serene; for over a year all the experts have been predicting the beginning of recession, and house-holders already have little enough reason to be optimistic, with their purchasing power reduced by energy product rises and The weakening of domestic demand could therefore check the worsening of trade, which has been very marked over the first two months of this year ( — F 8.9 million).At the same time, the economy would move into stagflation.7 \\ I// A _ UGINE KUHLMANN DU CANADA LIMITEE /|\^ FRANCOLOR Z FRANCOLOR DYESTUFFS DIVISION 2052 Trans-Canada Highway Dorval, P.Q.150 Lakeshore Road Port Credit, Ontario Tél.: 683-8750-1-2-8 Tél.: (416) 274-9260 (Toronto) Télex : 058-21655 Desjardins, Ducharme, Desjardins & Bourque Avocats CLAUDE DUCHARME, C.R.CLAUDE TELLIER, C.R.ALAIN LORTIE JACQUES-ANDRÉ MARANDA DANIEL BELLEMARE C.FRANÇOIS COUTURE GÉRARD COULOMBE ANNE-MARIE LIZOTTE ÉRIC BOULVA JEAN Y.NADEAU MAURICE MONGRAIN VIATEUR CHÉNARD ARMANDO AZNAR FRANÇOIS GARNEAU LE BÂTONNIER ANDRÉ BROSSARD, C.R.Conseils CHARLES J.GÉLINAS, C.R.GUY DESJARDINS, C.R.JEAN A.DESJARDINS, C.R.PIERRE A.MICHAUD, C.R.MICHEL ROY CLAUDE BÉDARD DENIS ST ONGE MARC A.LÉONARD JEAN-MAURICE SAULNIER ROBERT J.PHENIX LUC BIGAOUETTE SERGE GLOUTNAY PIERRE LEGAULT DANIEL BENAY DANIÈLE MAYRAND ALAIN BERGERON Suite 1200 635 ouest, boulevard Dorchester Montréal, Québec H3B 1R9 PIERRE BOURQUE, C.R.JEAN-PAUL ZIGBY FRANÇOIS BÉLANGER MAURICE LAURENDEAU RÉJEAN LIZOTTE JACQUES PAOUIN ANDRÉ LORANGER ANDRÉ WERY SERGE TISON PAUL GRANDA Michel McMillan JAMES R.MESSEL PAUL MARCOTTE DONALD FRANCOEUR Téléphone (514) 878-9411 Adresse télégraphique "PREMONT" Télex 05-25202 ARMAND PAGÉ, C.R.GODEFROY LAURENDEAU, C.R.r 4$* / e # # m t.4 S .Xe- ».V 6 eh '»S> TT anc /org atelier plus me BUREAU D'EXTRÊME-ORIENT: ALEXANDRA HOUSE 31 ST FLOOR, 20 CHATER RD, HONG KONG TELEPHONE 5-251202 TÉLEX NO.76216 "PVHK" HX ADRESSE TÉLÉGRAPHIQUE "HONGOBSJAC" BUREAU EUROPÉEN: 17, AVE.GEORGE V, PARIS 75008, FRANCE TÉLÉPHONE 720-3357 TÉLEX NO.640236F "PAROBSJ" ADRESSE TÉLÉGRAPHIQUE "PAROBSJAC" (Vi F SJvoca/b (Æ/anyM /Jit ^//tnatJct' Z $ace /'tjj& ¦ lùtrie, dùmJréa/J $*3$ Jtâù AAA-AW /e&r 05~£55&7—S&J/vM»/a&pr/iJuyite' 0^ae 8 ACTION CANADA FRANCE LES FLORALIES INTERNATIONALES DE MONTRÉAL par François Laurier ¦K !î|.Les jardins de la France.Premier prix des expositions étrangères — photo: Éditeur OfficieI du Québec.C’est la première fois en Amérique qu’une ville accueille une exposition internationale d’horticulture, la première fois que les traditions horticoles des continents se “concurrencent” sur ce qu’il est encore convenu d’appeler “le nouveau continent”.C’est la seconde fois que Montréal se fait l’hôtesse d’une exposition parrainée par le Bureau International des Expositions, l’Exposition Universelle de 1967 ayant été la première.Au dire du Commissaire général des Floralies Internationales de Montréal, M.André Boily, “les Floralies sont un lieu de rencontre entre l’Homme et la Nature, un lieu où le visiteur se promène entre les fleurs et la verdure, le silence et les bruits de la nature, la lumière et le spectacle, l’air et l’eau fraîche.Les Floralies veulent exalter la Nature.” Si l’on en juge par le nombre record d’entrées à l’exposition intérieure du mois de mai (trois fois plus que prévu) la description du Commissaire correspond sûrement à un état de fait on ne peut plus réaliste.L’exposition intérieure fut une véritable explosion de fleurs, de plantes et d’odeurs exotiques des plus raffinées.Les visiteurs furent littéralement ébahis par les arrangements de fleurs coupées, de potées fleuries, de plantes tropicales et subtropicales, de cactacées, d’arbres et arbustes ornementaux, de présentations d’art floral, de bonsaïs âgés de quelques centaines d’années, de palmiers géants américains et de fleurs séchées.paysagers divers, des massifs de fleurs.Des présentations éducatives et scientifiques compléteront le splendide spectacle floral de Elle Notre-Dame (à deux kilomètres du centre-ville de Montréal) pendant les mois de juin, juillet et août.Le visiteur qui voudra apprécier pleinement l’exposition et suivre le calendrier des différentes floraisons devra revenir au moins cinq fois au cours de l’été.) Les Floralies de Montréal se sont proposées de mettre en lumière les liens qui existent entre les activités socioculturelles de l'homme et son milieu physique.L’Exposition se veut une occasion de développer sous toutes ses formes, l’horticulture ornementale, faire connaître la flore du Québec, stimuler la recherche dans le domaine de la culture et de l’enseignement horticole et sensibiliser le public aux problèmes de l’écologie et de l’importance de vivre dans un milieu naturel.Aux Floralies extérieures le visiteur peut désormais admirer fleurs, arbres, arbustes, conifères, plantes vivaces, rosiers, arbres fruitiers et légumes, ainsi que des aménagements JUILLET 1980 9 visant à cultiver, traiter, améliorer ou commercialiser les produits horticoles et à assurer la fabrication ou la commercialisation de machinerie et outils horticoles.d’année en année.Les Québécois achètent annuellement pour plus de 85 millions de dollars de plantes d’extérieur, de cette somme 7 millions de dollars proviennent de la production québécoise.Au chapitre des fleurs annuelles, on vend au Québec quelques trois millions d’unité de fleurs en cassettes pour une valeur brute à la serre de 7 millions de dollars.La majorité des ventes s’effectue directement aux consommateurs mais l’on remarque depuis quelques années une intervention des grossistes de plus en plus grandissante devant une véritable invasion des magasins à chaîne.Pour ce qui est des plantes d’intérieur et des fleurs coupées, même si les fleuristes québécois ont vu leurs chiffres d’affaires atteindre des records ces dernières années, le secteur de la production s’est peu développé (— de 10% du volume annuel des ventes au détail).On espère donc que la technologie étrangère pourra contribuer à éliminer, ne serait-ce qu’en partie, la carence de ce sous-secteur.Enfin, pour ce qui est de la fabrication de la tourbe, le marché québécois s’agrandit annuellement de 10 à 30%.L'horticulture québécoise, malgré les faibles taux d’auto-approvisionnement pour la plupart de ses sous-secteurs, représente une des activités agricoles les plus importante chez nous; la valeur totale de la production horticole globale atteignait 137 millions de dollars en 1978.L’horticulture au Québec a été désignée en 1979 comme l’un des secteurs sur lesquels le gouvernement entend faire porter prioritairement ses efforts et dans cette perspective cette exposition internationale des Floralies sera certes le moyen le plus spectaculaire pour stimuler l’horticulture et plus spécialement sa capacité concurrentielle en développant les liens d’interdépendance économiques entre les différentes fonctions que sont la production, la transformation et les marchés.Aspects économiques: un effet d entraînement considérable Bien qu'il soit extrêmement difficile de prévoir l'importance des retombées économiques des Floralies Internationales de Montréal, les experts s'entendent à dire que cette exposition marquera un nouveau point de départ au développement de la jeune industrie horticole québécoise et canadienne.Pépiniéristes, paysagistes, producteurs en serre et fleuristes se verront stimulés au contact de la technologie étrangère.“Le fait, selon le Ministre québécois de l'Agriculture, M.Jean Garon, d’avoir sur notre territoire, l’élite mondiale de l'horticulture, tant au point de vue de la production proprement dite qu’à celui de la recherche et de l’enseignement, aura inévitablement un effet d’entraînement dans cette industrie au Québec.’’ Qu’on en juge par le nombre d’exposants: organisations étrangères et canadiennes de promotion de l’horticulture, de la culture en pépinière, de l’architecture de jardins, de l’aménagement paysager, de l’écologie, des instituts scientifiques et organismes de recherche publics et privés en horticulture, sylviculture et arboriculture; des jardins botaniques, des établissements d'enseignement horticole et phytologique ainsi que des services municipaux d'urbanisme et d’aménagement des espaces verts; des personnes, associations, industries, établissements étrangers et canadiens On prévoit donc que cette gigantesque manifestation horticole aura des répercussions considérables sur l’embellissement des villes et villages du Québec et du Canada tout entier et qu’elle accentuera la vocation touristique de Montréal et du Québec.En effet, l’exposition de Plie Notre-Dame deviendra permanente; cette île qui en dix mois a été créée de main d’homme lors de l’Exposition Universelle de 1967 par le transport de 15 millions de tonnes de terre sera désormais uniquement consacrée à l’éducation écologique populaire et à la culture.On prévoit que l’investissement de 7 millions de dollars du ministère québécois de l’agriculture dans les Floralies Internationales de Montréal sera remboursable à même le profit financier de l’exposition et l’on parle de retombées économiques de l’ordre de 40 millions de dollars.En terminant, un rapide survol de l'horticulture québécoise.Ce secteur agricole comprend principalement la production d’arbres et d’arbustes en pépinières, de fleurs annuelles, de plantes vertes, de fleurs coupées, de gazon et d’arbres de Noël.Pour la plupart de ces variétés de culture, la production québécoise est insuffisante pour répondre à un marché qui croît MARTINEAU WALKER Avocats PETER R.D.MACKELL, C.R.ROBERT A.HOPE, C.R.F.MICHEL GAGNON RICHARD J.F.BOWIE MAURICE A.FORGET DAVID W.SALOMON SERGE F.GUÉRETTE JEAN-FRANÇOIS BUFFONI ROBERT ISSENMAN DONALD M.HENDY GRAHAM NEVIN DENNIS GRIFFIN MARIE GIGUÈRE RONALD J.McROBIE ROBERT PARÉ BRIGITTE GOUIN LUCIE ROY ROGER L.BEAULIEU, C.R.JOHN H.GOMERY, C.R.BERTRAND LACOMBE C.STEPHEN CHEASLEY SERGE D.TREMBLAY PIERRETTE RAYLE JAMES G.WRIGHT LAWRENCE P.YELIN WILBROD CLAUDE DÉCARIE ANDREA FRANCOEUR MÉCS FRANÇOIS ROLLAND JEAN MASSON ALAIN CONTANT XENO C.MARTIS RAYMOND TRUDEAU PIERRE J.DESLAURIERS JACQUES RAJOTTE GEORGE A.ALLISON, C.R.ANDRÉ J.CLERMONT, C.R.J.LAMBERT TOUPIN, C.R.EDMUND E.TOBIN JACK R.MILLER STEPHEN S.HELLER ANDRÉ T.MÉCS ANDRÉ LARIVÉE MICHEL MESSIER MARC NAÇON PAUL P.BELANGER YVES LEBRUN RICHARD J.CLARE ERIC M.MALDOFF REINHOLD GRUDEV DAVID W.BOYD DANIEL PICOTTE DANIEL GAGNÉ Les Floralies de Montréal, c’est 70 jardins étendus sur une surface de plus de 50,000 mètres carrés, la participation record de 25 pays, plusieurs milliers de visiteurs mais c’est également une occasion unique de rencontres entre spécialistes mondiaux en horticulture, un lieu de détente incomparable, des découvertes surprenantes et un apprentissage du véritable contact avec de la nature.?AVOCATS-CONSEILS LE BÂTONNIER JEAN MARTINEAU, C.C., C.R.ROBERT H.E.WALKER, C.R.L'HONORABLE ALAN A.MACNAUGHTON, C.P., C.R.LE BATONNIER MARCEL CINQ-MARS, C.R.TÉLÉPHONE 395-3535 — CODE RÉGIONAL 514 SANS FRAIS D'INTERURBAIN 1-800-361-6266 ADRESSE TÉLÉGRAPHIQUE — CHABAWA TÉLEX 05-24610 BUOY MTL BÉLINOGRAPHE (514) 395-3517 BUREAU 3400 LA TOUR DE LA BOURSE C.P.242, PLACE VICTORIA MONTRÉAL, CANADA H4Z 1E9 Communication-Floralies 1980.10 ACTION CANADA FRANCE Tourism can contribute to overcoming regional economic disparities A capital intensive industry based on country’s natural attraction In terms of the Canadian economy, tourism is Canada’s largest single employer, providing jobs either directly or indirectly for an estimated 900,000 people — 8.5 per cent of the work force.Tourism is Canada’s sixth largest source of foreign revenue, exceeded in 1977 only by the export earnings of motor vehicles, engines and parts; lumber; newsprint paper; woodpulp; and natural gas.Tourism foreign exchange earnings in 1977 totalled over $2.0 billion.0# WWW Percé Rock, in Gaspé, a süeceous limestone mass weighing 400 million tons, through which the sea has cut a natural archway.About 400 feet long, this rocky promontory, according to paleontologists, contains millions of fossils.(Québec Tourist Branch photo) #0 Monsieur LUCIEN MARTIN A I ATA Correspondant en Europe COOPERS & LYBRAND Comptables agréés 630 ouest, boul.Dorchester Montréal, H3B 1W6 Tel.: (514) 875-5140 Bureaux dans les principales villes du Canada et dans les autres parties du monde.6, rue Elzévir 75003 PARIS Tel.: 887 46.41 ïuj'/yyjj: ZJ» Voyages tounstico-professionnels au Canada Business and Vacation Tours in Canada Siège social : Toptours Itée/ltd 1080 Beaver Hall Hill, suite 820 Montréal, Que., Canada H2Z 1S8 Telex: 05-25534 ( Progexco-Mtl ) Té!.: (514) 861-1260 Câble: TOPTRAVEL — Montréal JUILLET 1980 h mMMmmÊmmMËmwMÊÊÊÊmmÊBÊÊmKÊÊÊsmÊMÊKÊÊÊKKÊÊÊÊÊÈm under 37 units and represented 28 per cent of capacity, and 3.4 per cent averaged about 80 units and shared 15 per cent of total accommodation capacity under 100 units in size.If the over 100 units category is taken into account , Le.the major urban properties in particular, the number of properties is increased by only about 3 per cent, but this extra group represents nearly 20 per cent of gross accommodation capacity (counting all sizes of enterprises).This conglomeration of operations and activities is scattered in every area of the country, urban and rural, depressed and privileged, with its “product” ranging from hunting lodges and meals in wilderness areas to sophisticated facilities in metropolitan areas.wmmmmmKmmsmmmm From air transport to canoes.The industry is like the mosaic that makes up the country itself, so piecemeal, so vast and yet so divergent, that it is thought of, if at all, in terms of its larger components, the airlines, hotels, railroads.It doesn’t have the discrete image of a cohesive entity such as mining, oil, footwear or textiles.Part of the reason is that it is made up of 80,000 inter-related, but competitive businesses, most of them small.There are over 190,000 hotel and resort rooms competing for occupancy against each other and 78,000 motel rooms, 29,000 cabins, 23,000 outfitters’ units.Campground capacities are commensurate.There are 2,000 travel agents, 100 tour wholesalers and operators, and nearly 1,500 events and attractions.There are 43,000 eating places.There are two national airlines, five regional air carriers; and a couple of hundred local air service operators.There are 68 bus companies; one national railway passenger company but eight regional railway lines; 50 shipping lines; eight major car rental firms.This figure coupled with the estimated $8.0 billion Canadians themselves spent on travel within Canada in 1977 made tourism a $10.0 billion industry — contributing five per cent of Gross National Product.It generated directly or indirectly an estimated $5.0 billion in tax revenues to all levels of government.The industry is capital intensive, especially in its transportation, accommodation and food services sectors.Tourism induced investment in 1977 of $1.5 billion, a figure made up of re-invested earnings plus new funds.The Canadian tourism industry is largely Canadian-owned.It has low import content ; over 90 per cent of the Canadian “travel product” is, in fact, Canadian in origin.Much of Canadian tourism is based on the country’s natural attractions, essentially “renewable resources” though not immune to damage at the extreme.In an age when increasing attention is being given to quality rather than quantity and there is mounting concern about the depletion of natural resources, the Canadian tourism industry by and large recognizes that it is in its own best interests neither to despoil nor overtax.Tourism has a duality.It is an industry with the usual industrial problems of supply and demand, inflation, labour, capital investment, profit and loss.But it has the added burden of being the major ingredient of a social phenomenon, the 20th century realization of man’s dream to travel.An important industry in its own right The tourism product is difficult to define in terms of discrete goods and services.Tourism is mainly a service industry.The tourism product includes the range of elements that combine to form the tourism consumer’s experience: facilities and services geared specifically for the tourists; natural environmental factors; the general infrastructure of transportation, communication and utility services; and the socio-cultural features of the resident population.All of it exists to service the needs and expectations of the public; all of its components needing to operate in an inter-related and inter-dependent fashion to survive, keep pace with the travel explosion and prosper — but only now learning the lesson — and only now being recognized by governments as an integral sector of the Canadian economy.As a service industry, tourism is highly labour-intensive, many of its functions being yet beyond the state of the art of automation.Indeed, tourism is on occasion the sole or the major source of employment and income for many small communities and disadvantaged regions, thereby contributing significantly to alleviating regional economic disparities.In addition to the private sector, three levels of government are heavily involved in tourism promotion and development for compelling national, provincial or territorial and community reasons.(Provincial and territorial government interest, for example, reflects the fact that, for many, tourism ranks amongst the top five most important ACTION CANADA FRANCE The accommodation sector is particularly revealing in so far as concerns the range of size of operations compared whh share of capacity.Of the roughly 20,000 enterprises classified as hotels, motels, hunting and fishing lodges, resorts, tourist homes, etc.in 1970-71 and less then 100 units in size, 83.1 per cent averaged under 16 units in size and accounted for 57 per cent of total capacity, 13.4 per cent averaged "N fbny va ensemble jjw Des vols fréquents pour un horaire bien adapté à vos besoins, voilà Air Canada.L AIR CANADA 12 industrial sectors of the province or territory in question, and frequently is second or third.) Significant in these regards is that tourism also contributes to the social, cultural and physiological well-being of Canadians.The word tourism itself, or people’s conception of it, has taken on a broader meaning.It is not just organized travel, it is leisure time, sport, social and cultural development — in it self-fulfilment.— In such terms, it is of moment to all segments of society — families, youth, singles, couples, retired persons, affinity groups -interests.buoyancy in the Canadian demand for services, especially tourism and recreation (in contrast to lagging demand for durable and non-durable goods).However, though all estimates concerning domestic travel revealed it was still increasing, if slowly, for some years there had been apparent a pronounced travel spending by Canadians, the competitive position of the Canadian industry has consistently eroded over the last decade.Moreover, the erosion has accelerated since 1973 when the combined effect of the energy situation, inflation and economic recession first had their pronounced impact.On balance the difficulties of Canadian tourism are in the North American theatre.GM In terms of its two most important markets (Canada, itself, and the United States) Canadian tourism has been losing share of market.The main problem is that the Canadian “product” — the facilities, services and attractions of our industry — is not meeting the demand of its two major customers — Canadians themselves and Americans.Canadians are increasing their travel abroad at a rate far exceeding the increase in their domestic travel, and Americans are coming in ever-decreasing numbers, 5.4 million fewer in 1977 than just four years previously.Historically, the combination of increasing millions of U.S.residents visiting Canada and the great bulk of travelling Canadians travelling within Canada, has been the bulwark of Canadian tourism.Tourism has been described by analysts as “recession resistant”, i.e.when the overall economy is in difficulty, tourism is less so.By such token, when tourism has problems, the more so does the general economy.In part because of the problems of Canadian tourism.Canadians spend more outside the country than visitors do in Canada.It is quite clear that among other recommendations, it is extremely important to achieve increased public awareness of the importance of tourism to Canada and Canadians.In this respect, awareness needs to be increased within governments, the private industry as well as amongst the public at large.The benefits should be explained, for example in terms of the economy, employment and tax receipts.¦ responding to respective TO There is no better bridge between people, ideas, ideologies, cultures, than travel.It can nurture understanding within a country and between countries.Z Niagara Falls Tourism has high growth potential.Travel bas become part of lifestyle and it is accorded a high priority on the part of the increasing numbers of travel consumers.Although the Canadian tourism industry has unmistakedly displayed poor economic performance since 1973, it has the potential to make a much bigger and very positive contribution to the Canadian economy.' .> .A' The world’s fastest growing industry.Except in Canada In global terms, tourism is the world’s fastest growing industry; one of the world’s largest generators of international trade.In 1977, there were an estimated 240-245 million international border crossings, world-wide, resulting in travel spending valued at U.S.$50 billion, excluding transportation costs.If the estimated value of domestic travel world-wide be added, total 1977 spending for foreign and domestic travel exceeded U.S.$300 billion according to the World Tourism Organization, Madrid.In global terms, top, tourism is one of the world’s most buoyant industries.After the world-wide recession of 1974-75, tourism was one of the first industries to come back — from a three per cent drop (in volume terms) in 1974 to a two per cent rise in 1975, a further three per cent growth in 1976 and an additional 9 to 12 per cent growth in 1977.Notwithstanding the global trends, a similar state of affairs did not occur in Canada.There was evident T / Mount Sir Donald and Illecilleweat Glacier.B.C.and much larger increase in Canadian travel abroad.Canadians were signalling they were more and more going elsewhere than Canada itself for the tourism product they wefe seeking.Especially did they travel to the United States.In fact, in 1976, for the first time on record, more Canadians visited the United States than Americans Visited Canada, a state of affairs that was repealed in 1977 and in 1978 to date.Moreover, U.S.residents, traditionally rising in number annually as visitors to Canada, began declining as travellers to our country.They, too, were making it clear that they were not finding in Canada what they sought in a travel experience.Despite continued growth in Canada’s international travel receipts in current dollar terms and in domestic It is equally important to improve the attitudes towards visitors of all resident Canadians as well as of persons active in the Canadian tourism industry (whether in the public or private domains).Persons servicing the public should also be made aware of their altitudinal impact on the travelling public.?JUILLET 1980 13 • TRANSITAIRES INTERNATIONAUX • COURTIERS EN DOUANES • CONSEILLERS EN DOUANES • FRET AÉRIEN ET CONSOLIDATION • ENTREPOSAGE • EMBALLAGE POUR EXPORTATION « SERVICE DECONTAINERS • ASSURANCETRANSPORTS Service de groupage maritime et aérien import-export.Représentation internationale LE COURRIER FRANÇAIS EST VOTRE JOURNAL Le Courrier Français, créé en 1953, est le journal mensuel de la collectivité française au Canada.Vous y trouverez, tous les mois, des nouvelles fraîches des différentes associations françaises au Canada, une revue de la presse en France, des articles sur les changements de la législation des deux côtés de l'Atlantique, des chroniques sur le cinéma, la littérature, la gastronomie, l'événement québécois, etc.?Le Courrier Français parle le langage des soixante quinze mille Français du Canada.Encouragez votre journal.Abonnez vos amis.Abonnez-vous ($8.50 seulement).St-Arnaud Bergevin Limitée / hi le courrier ?d a a 410, RUE ST-NICOLAS, MONTRÉAL, QUÉ.H2Y 2P5, SIÈGE SOCIAL TÉLÉPHONE (514) 285-1500 CÂBLE: BLACKSTAR Montréal TÉLEX 05-25176 £7 Succursales et compagnies affiliées dans les rillesjsulvantes: • Montréal • Aéroport de Dorval • Ville Lasalle • Dorval • Pointe-Claire • Mirabel • Lacolle • Phillipsburg • Québec • Sept-lles • St-Jérôme • St-Jean (Québec) • Les Saules (Québec) • Toronto • Agincourt • Oakville • Toronto International Airport Union Nationale Française 429, avenue Viger Montréal Québec H2L 2N9 y ¦ wml IV a | y y Y/.WüRKSl?üUiai g: •try; WSÿM mm @9 S SS ACTION CANADA FRANCE 14 Doté de moyens importants, le cinéma canadien saura-t-il en tirer parti?J.P.Tadros* L’industrie du long métrage de fiction a connu au Canada, ces trois dernières années, un essor dont l’ampleur a pris un peu tout le monde par surprise.du ire plus d’un film par million d’habitants.) dure réalité des marchés, canadien et international.Car s’il y a longtemps qu’on est venu à la conclusion que pour se rentabiliser un film canadien devait pouvoir se vendre à l’étranger, c’est-à-dire avoir une audience internationale (donc américaine), il lui reste à prouver qu’il est capable de rejoindre ce public maintenant qu’il en a les moyens.Car les moyens, le cinéma canadien les a aujourd’hui.Nous avons déjà dit que l’année dernière près de $150 millions avaient été investis dans les différentes productions tournées au Canada.Une telle manne aurait été impensable il y a quelques années seulement.Elle est devenue possible grâce à la mise en place d’un de ces "abris fiscaux’’1 que semblent priser les gros investisseurs; et celui du cinéma leur permet de déduire à 100 pour cent de leur revenu imposable tout investissement dans un film certifié canadien.Ce qui devait donner naissance à la vente d’unités de participation dans des films présentés comme canadiens, mais qui devait attendre d’être achevés avant de pouvoir recevoir l’indispensable certification "canadienne’’ du secrétariat d’Etat.Ces unités sont vendus par le biais de "prospectus" préalablement approuvés par les Commissions des valeurs mobilières des différentes provinces.Et voilà qu’aujourd’hui tout le monde est prêt à reconnaître compris les producteurs les plus entreprenants — qu'un semblant de planification n’aurait pas manqué d'aider cette jeune industrie qui promettait finalement beaucoup plus que ce qu’elle pouvait offrir.L’euphorie passée, on se rend compte qu’il va falloir serrer la vis quelque part si l’on ne veut pas tout perdre.Mais que faire justement?y Tous, du producteur au réalisateur, avaient certes hâte de voir cette industrie se remettre sur pied après la trop courte vague québécoise du début des années soixante-dix (et qui avait nom Valérie, Viens mon amour, Deux femmes en or, etc.); mais personne ne prévoyait un tel développement.Pensez donc que l’année dernière il se sera produit au Canada pas moins de cinquante longs métrages de fiction dans lesquels les Canadiens auront investi près de 150 millions de dollars.C’est énorme; et c’est surtout trop pour un aussi petit marché que le Canada.(Une étude indique qu’il est risqué de pro- C’est là la question que tout le monde se pose aujourd'hui; et des réponses qui vont surgir ces prochains mois dépendra l’avenir de cette industrie.Une industrie qui aura vécu, jusqu’à présent, de ses propres illusions mais qui doit affronter maintenant la ¦ / ir mm : rrr^ j.TU J - àis 1 : 3F Or, d’abris fiscaux, au Canada, il ne reste plus que l’exploration pétrolière et les logements à loyers multiples.Dans ce contexte, le cinéma avec son bagage d’illusions et de mythes enchanteurs avait un atout considérable sur ses deux concurrents, surtout qu'on offrait à l’investisseur présumément toutes les garanties possibles: un gros budget de production ($2 à 3 millions), des vedettes internationales (de Robert Mitchum à Tony Curtis, et de Suzanne Sommers à Sophia Loren), et un scénario plein de rebondissements capables d’intéresser le grand auditoire nord-américain.Et la r % p” wmHi 'm% m 3RB# HZ/r Ellen Burstyn dans “Silence of the North” de Allan King.JUILLET 1980 15 ¦nBHHHHHMMHnMMHHI mm canadiens (on veut que le contrôle de la production et de la réalisation soit effectivement entre les mains de Canadiens).Et le récent départ de Michael McCabe de la direction générale de la Société de développement de l’industrie cinématographique canadienne (SDICC), qui a été pour beaucoup dans cet essor désordonné de l’industrie canadienne du long métrage, laisse prévoir une plus grande rigueur dans l’aide apportée par cette société de la Couronne.Et pour ce qui est des Commissions des valeurs mobilières, on dit également qu’elles entendent resserrer leur contrôle sur la vente des unités de participation dans les films.Au Québec, on a toujours du mal à trouver les correctifs nécessaires qui permettraient à donner au cinéma québécois une portion de cette manne “fiscale”.L’Institut québécois du cinéma et la SDICC s’y emploient en utilisant les armes dont ils disposent, c’est-à-dire en permettant à l’investisseur privé de récupérer en premier son investissement.L'Office national du film propose, pour sa part, au secteur privé de faire, avec lui, des coproductions.Et le gouvernement québécois parle de refondre la Loi du cinéma.Mais le plus curieux des paradoxes, au Québec, c’est que ce sont finalement les films à petit ou moyen budget, réalisés avec des vedettes “locales”, sur des sujets “locaux”, qui s’attirent le plus souvent les honneurs.Pensez donc à “L’homme à tout faire” de Micheline Lanctôt (Quinzaine des réalisateurs à Cannes), “Les bons débarras” de Francis Mankiewicz (en compétition au Festival de Berlin), “les servantes du Bon Dieu” de Diane Létourneau (Semaine de la critique, Cannes), “L’Arrache-Coeur” de Mireille Dansereau (en compétition au Festival des films du Monde), etc.Sans oublier naturellement “Fantastica” de Gilles Carie qui est un peu l’exception qui semble confirmer la règle, et qui aura réussi à demeurer authentiquement québécois même si c’était une coproduction franco-canadienne.Et cette authenticité ne l’a pas empêché de se retrouver en compétition à Cannes, et de se mériter le rare honneur d’ouvrir ce prestigieux festival international.Comme quoi, il y a de nouvelles formules à trouver.Encore faut-il en avoir le courage.?formule s’est avérée payante.Car si le Festival de Cannes peut servir de baromètre, il faut reconnaître qu’il indiquait l’année dernière le “beau fixe” si l’on en juge par les pré-ventes que certains de ces films ont pu faire.n’avaient plus beaucoup de place dans des productions qui ne les concernaient plus.Aujourd’hui, donc, on attend les résultats et un premier bilan.Quant aux investisseurs, eux, ils attendent les retours d'argent qu’on leur promettait.Pour l’industrie canadienne du long métrage c’est le temps de rendre des comptes.Que va-t-il donc se passer?Il est difficile de le prévoir lorsque l’on touche à une industrie qui transporte avec elle tant de mythes et d’illusions.On peut être cependant certain qu'un certain durcissement est prévisible: aussi bien du côté des investisseurs que de ceux qui les fournissent.Un durcissement qui se traduira par une sélection plus rigoureuse des projets; car avant de s’attarder sur les vedettes et les sujets, on va commencer à regarder d’un peu plus près, et beaucoup plus attentivement, les bilans financiers de ceux qui ont à mener à bien ces films, c’est-à-dire les producteurs.A cela, il faudra ajouter une plus grande rigueur du côté du secrétariat d’Etat en ce qui concerne la certification des films canadiens.De ce côté, on semble de plus en plus favoriser un contenu canadien beaucoup plus substantiel, et l’élimination des prête-noms Mais cette année le vent semble avoir tourné.A Cannes, les acheteurs se méfiaient cette année.Pourquoi?C’est qu’au cinéma il n’y a pas de formule magique.Les Américains le savent, eux qui s’essayent depuis des années; nous, nous venons de l’apprendre.Les vedettes, s’aperçoit-on, ne font pas automatiquement le succès d’un film; et il devient de moins en moins certain que plus on injecte de l’argent dans un film plus celui-ci a des chances d’être meilleur.On s’aperçoit aussi, que dans ce marché mondial extrêmement compétitif, la qualité a son rôle à jouer.Or, fait significatif, ces dernières années les réalisateurs canadiens dont la réputation internationale ne fait aucun doute (les Ted Kotcheff, les Norman Jewison, les Arthur Hiller) se sont tenus à l’écart de ces productions canadiennes qui n’ont pu, bien souvent, attirer que des expatriés de second plan formés à la télévision.Quant aux réalisateurs québécois, autant dire tout de suite qu’ils v snc Le Groupe SNC Ingénierie, gestion de projets et consultation 1, Complexe Desjardins.Montréal, Canada H5B 1C8 (514) 282-9551 Bureaux dans les principales villes canadiennes et regions du monde xi II G.Béchard Ltée.COURTIERS EN DOUANE TRANSITAIRES INTERNATIONAUX Groupages et affrètements maritimes et aériens Études logistiques toutes destinations Correspondants dans les principaux pays SIEGE SOCIAL 410 St.Nicolas Montreal, Québec H2Y 2P5 Tél.282.0303 Télex.055.60803 * Éditeur de la Revue Cinéma Québec.1.Pour plus d'informations sur les films en tant qu’ abris fiscaux se reporter à Action Canada France d’avril 1980, page 20.16 ACTION CANADA FRANCE L’industrie française du jouet: techniques modernes et traditions Pierre LAMBERT sistes ont fait alliance pour la tenue, à date fixe, d’un “salon du jouet’’.Un plan de redressement lancé dans le dessein de stimuler l’industrie française du jouet a commencé à faire sentir ses effets au début des années 70.Depuis longtemps déjà de nombreuses entreprises ressentaient la nécessité de fusionner entre elles pour créer des groupements d’intérêt économique leur permettant de mieux lutter contre la concurrence étrangère et d étendre le marché à l'exportation.C’est ainsi, entre autres, qu’est née dans les années 60 le groupement “Super-Jouet’ ’, rassemblant sept fabriques d’une même région.C’est l’une des plus importantes de France actuellement avec ses 240 ouvriers et sa production journalière de 1.000 jouets porteurs en plastique et en peluche et de 8.000 à 12.000 jouets à traîner, à rouler et à pousser.Ce regroupement commencé en 1969 se fait lentement, mais il se double d’un renforcement rapide de la capacité de production des entreprises pilotes.On considère généralement que plus du tiers du chiffre d’affaires de la profession est regroupé dans les mains des dix plus grandes firmes existant actuellement.Un chiffre d’affaires hors taxes de 2 milliards et demi, 350 entreprises industrielles fabriquant 60.000 types de jouets différents, employant 17.000 salariés et présentant une grande diversité dans les créations, dans les techniques employées, dans les matières premières utilisées.C’est l’industrie du jouet français.Elle se situe au 4e rang dans le monde derrière les Etats-Unis, le Japon et l’Allemagne Fédérale.Elle a sa place dans le peloton de tête des industries diverses françaises auprès de la parfumerie et de la bijouterie.Elle dépasse celle des articles de sport dont le marché est cependant lui-même en plein développement.Succès à l’exportation Le plan de redressement a eu pour conséquence un accroissement spectaculaire des exportations.Elles sont dirigées, dans leur grande majorité, vers les pays du marché commun, mais en dehors de ceux-ci une vingtaine d’autres achètent volontiers du jouet français: le Canada, le Vénézuéla, l'Afrique du Sud, Hong Kong, la Chine, l’U.R.S.S., la Corée.Pour la première fois, en 1976, un groupe de fabricants français a abordé le marché américain.La dernière foire de New York en a été le point de départ.Sous le nom de “French Toys’’ cette action regroupe une demi-douzaine de firmes et l’expérience tentée a largement tenu ce qu’elle promettait.On le voit, sur le marché international, le jouet français se comporte bien.L’Allemagne, qui fut longtemps le n° I du jouet mécanique, a été rattrapée par la France dans ce domaine il y a trois ans.L’Extrême-Orient, qui avait eu son heure de gloire, a vu fondre très rapidement une clientèle déçue par la mauvaise qualité de certains produits livrés.Quant à l’Italie elle ne demeure compétitive sur le marché français que dans le domaine des poupées.De l’artisanat à l’industrie Le jouet en France a toujours eu un poids économique certain, mais c’est surtout à partir des années 50, à la veille de l’installation du Marché Commun, qu’il s’est dégagé vraiment de l’artisanat pour s’industrialiser.Parallèlement, la profession s’est organisée pour améliorer sa diffusion.C’est ainsi que détaillants, grands magasins et gros- P \ > !S .s-y HAREL, DROUIN & ASSOCIÉS comptables agréés j G.André Harel, c.a.Gilles Drouin, c.a.Pierre Villeneuve, c.a.Jacques Rouleau, c.a.Carlo N.Cannucci, c.a.Jean-Pierre Lapratte, c.a.Jean-Marc Corbeil, c.a.71 r,k 276 ouest, St-Jacques suite 600 Montréal H2Y 1N3, P.Q.tél.: 845-9253 HIHv* .L’ enfant plongé dans son jeu mérite le même respect que l’adulte absorbé par son travail.17 JUILLET 1980 — son équilibre: un jouet ne doit pas pouvoir se renverser sur l’enfant même dans une pente ou sur un terrain accidenté, — l’inflammabilité: les matériaux à utiliser doivent être choisis selon un certain catalogue.La toxicité: les fabricants ne doivent jamais perdre de vue que les enfants sucent ou mâchonnent volontiers leurs jouets; aussi les peintures et vernis qui les décorent doivent être exempts de toute nocivité.en 1860.Avec des moyens sans cesse accrus elle est demeurée fidèle à l’orientation initiale choisie par son fondateur: la fabrication des jouets en caoutchouc, complétée aujourd'hui par des articles en vinyle, une gamme complète de jouets en peluche et des.ballons météorologiques pour sondages en haute atmosphère.Ainsi, enfin, la firme “Eurêka”, vieille de près d’un siècle et implantée sur une île de la vallée de l’Andelle.' ‘Eurêka’ ’ exporte dans le monde entier ses jouets sportifs et de plein air et elle s’est construit une solide réputation en ce qui concerne le tir sous toutes ses formes, interprète comme jeu d’adresse.Ce ne sont là que quelques exemples d’entreprises, généralement à petit noyau familial à l’origine qui, au fil des ans, se sont hissées au premier rang des fabricants de jouets français.Dans la gamme très large des jouets qui sortent des fabriques françaises viennent en premier lieu les jouets sportifs et de plein air.Ce sont ensuite les jeux de société, puis les jouets fourrés, les poupées n’arrivant qu’en quatrième position.30.000 points de vente La part du jouet dans la consommation des ménages français?Il n’est guère possible de répondre de façon précise à cette question mais il est communément admis que celle-ci s’élève à environ 150 francs par enfant et par an.On compte dans l’hexagone 300 à 400 magasins spécialisés dans la distribution du jouet, sans oublier les quelque cinq à six cents rayons des grands magasins, magasins populaires, hypermarchés et super-marchés.En fin d’année on peut évaluer à 30.000 environ le nombre des points de vente distribuant du jouet.A ce stade du détail le chiffre d’affaires hors taxe avoisine aujourd’hui les deux milliards et demi.A noter que 70% de ce chiffre d’affaires est réalisé au cours du quatrième trimestre de l’année.Mais il se dessine une autre tendance très importante chez les fabricants de jeux et jouets, tendance qui mérite qu'on la considère car elle ira se développant dans les années à venir.Elle résulte, d’une part, de la baisse de la natalité (qui a déjà une influence non négligeable sur les ventes de jouets du premier âge) et, d’autre part, du refus par l’enfant de considérer désormais le jouet comme un prolongement des études scolaires; en conséquence on assiste à une baisse de la demande en jouets scientifiques et pédagogiques.Pour compenser la réduction du chiffre d’affaires consécutive à ces deux phénomènes, les professionnels du jouet ont eu l’idée astucieuse de conquérir une clientèle négligée jusqu’alors: les “grands”.Les jeunes gens et les personnes du troisième âge disposent de loisirs étendus, les adultes de leur côté deviennent de plus en plus disponibles grâce à l’inévitable réduction des horaires de travail qui ne fera que s'étendre.C’est donc à cette large clientèle que s’adressent de plus en plus les fabricants de jouets.Et l’on peut penser que l’on assistera dans les prochaines années à un resserrement de la famille, du plus jeune au plus vieux, du bambin au grand-père, autour du jouet.?Quelques entreprises pilotes Si la profession de fabricants de jouets a su s’adapter aux techniques modernes de fabrication et de diffusion, elle ne renie pas pour autant des traditions qui remontent, pour certaines entreprises, au siècle dernier et se sont transmises de père en fils.Ainsi la maison Dejou-Fenies dans le Cantal.Ce n’était en 1871 qu’un modeste atelier d’ébénisterie et de sculpture qui empruntait sa force motrice à une roue à eau installée sur la chute d’eau d’un ancien moulin.C’est aujourd’hui une entreprise en plein essor, spécialisée dans le jouet en bois.Ainsi encore la vieille maison Delacoste, créée à Asnières-sur-Oise Et l’avenir?Les tendances pour les années à venir dans le domaine du jouet français?Elles ne résident pas dans l’imagination des constructeurs ( le jouet atteint actuellement une perfection technique difficile à dépasser) mais dans l’établissement de nouvelles normes de sécurité.Depuis le 1er janvier 1977, les fabricants sont tenus d’appliquer des règles qui concernent trois aspects du jouet: — ses propriétés techniques et physiques: pas de verre ou de matériau coupant parmi ceux employés, A .Z Lorenzo Bélanger, Gardner, MoDonald G On, Ole.COMPTABLES AGREES I 4 1155 ouest, rue Sherbrooke Bureau 1602 Montréal, Québec H3A 2N3 (514) 288-9564 Télex: 05-25134 Vancouver, Prince George, Calgary, Edmonton, Toronto i BS ;$ .En jouant, l'enfant découvre et conquiert le monde.18 ACTION CANADA FRANCE AVAvrrwr, U A/ ToUET PO/'r wrdggsseû ufnfaa/t:, PPA ! l£- peox Tooe’/Q.on p&cj , 7 / \L DoifirAe iNffmacrip Aussi.« » / P'PA.PPA/ /U ¦ l/A t)0/7 { DFf/oA$! Fr i ' \ iill ?s \ m J: .X Vyy o z 19 JUILLET 1980 .°7Ï£/Jwae [60J/) 6XX-9M/-/ (fix/ifece c/e /a (Oceanic f¥%a^a @fiui/c/iny 2M/A fffioor, /066' 'tf/.j/fâà/inÿà !~// , .4% S&Zreààe /f/eyra/iAiy ^7e/éc
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