Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada, 1 janvier 1979, Avril
c-y E'°NAL ECo,Vua#/l^-.^ LIBRAfiy % % % Mît os un n ' SS /j % ‘OTTAWA BIBLIOTHEQUE ^ScO NO** "v [ L m / #À==j i ’ * \ WY'/ +«.s, ll' .* — J ^ l;-: " ' B *0 ., & 'j SK 'YL.", ll|||§§§ AAA '-'f ¦H Interview: la Banque de Nouvelle-Écosse Food-Processing Industry in France Le Port de Montréal u.- g £ O' 5 I s 5 ro 1 PREMIER JOURNAL ÉCONOMIQUE FRANCO CANADIEN AVRIL 1979 j I / r 3 Vos problèmes on ion vene; le soci Fl G6HEBMÊ ( X t smon 68 ftpérntif^^fe Clé re finaifficngents ciali onn lit-bail • découvert facilité cte at de verSeddhStionnelle Basai 1e et moy enjetmeo.ment ue I’ le destServices pr rvo: es • crédits documentaires • opér • encai dues et d’el la gestion ou a vous ah de votre très • ouverture de comptes courants en dollars canadiens et autres devises • certificats de dépôts en monnaie locale ou autre.' SCEICTC GCNCRALC S.A.(CANADA) INC MONTRÉAL: 630 ouest, boul.Dorchester, Suite 2300, H3B1S6 tél: (514) 875-0330 TORONTO: First Canadian Place, M5X1B1 tel: (416) 364-2864 ¦ Nos prochains numéros à thèmes spéciaux seront en 1979: — bois et papier (mai) — ingénierie (juillet) — mines (octobre) — consultants (décembre) I 1 ti ‘ SOMMAIRE ' % : ;: :: Éditorial.La Conjoncture au Canada.Lettre de France — Letter from France.Interview: la Banque de Nouvelle Écosse.Food processing Firms expand to meet European Challenge.La Situation Économique du Port de Montréal L'Économie Française.Caricature.L'Artisanat Québécois.Le Droit et vos Affaires.Le Taux Réduit d'impôt et votre Compagnie.•Y.Le Gouar 3 , ,vVv f il B H.Mhun 5 Notre couverture: Tandis que d'autres ports canadiens connaissaient une croissance très rapide, le port de Montréal a vu son trafic stagner depuis près de vingt ans.La cause en est-elle l'ouverture de nouvelles voies maritimes et le déplacement du trafic vers d’autres ports, ou la mauvaise réputation née au début des années soixante-dix à cause des nombreux conflits de travail et des problèmes de pillage?L’administration du port a pris les mesures nécessaires pour réorganiser le syr tème de sécurité et pour assainir le climat de travail.Le problème semble plutôt se poser en termes de décentralisation des pouvoirs, l'administration locale n'ayant actuellement voix au chapitre ni pour les investissements ou la tarification, ni pour ce qui touche aux conditions de travail.Cependant, l’année 1978 s'est avérée meilleure, notamment pour le transport conteneurisé, et nul doute que si le projet de loi C-6 suit son cours, le port de Montréal pourra reprendre une place prépondérante dans l'activité portuaire canadienne.L.Madarasz 7 9 13 17 R.Barre 24 J.P.Girerd 27 28 R.Lette 30 Maheu, Noiseux et Associés 31 33 La Bourse ,A.Teitelbaum 34 Art et Culture.À travers la Presse M.Durand 37 38 French Trade Shows Toute reproduction de tout ou partie d'un article n'est permise que sur autorisation et doit porter la mention habituelle "Reproduit de la Revue ACTION CANADA FRANCE Les Salons Français.Nouvelles — News.Communiqués de la Chambre de Commerce Française au Canada.Business.39 40 Les articles qui paraissent dans ACTION CANADA FRANCE sont publiés sous la responsabilité exclusive de leurs auteurs.' 42 43 Notre Carnet 44 Reproduction of all or part of any article is only allowed with permission and must carry usual mention "Reproduced from magazine ACTION CANADA FRANCE".Articles in ACTION CANADA FRANCE are published under the exclusive responsability of their authors.AVRIL 1979 1 i Faites-vous entendre flans les milieux financiers internationaux• > ' l ! «.« J I ^ ¦ WWW Utilisez la voix de la BU\.tu I Confiez-nous vos projets commerciaux au niveau des marchés canadiens et étrangers, vous êtes assurés de trouver chez nous une oreille attentive.À la Banque Canadienne Nationale, nous savons parler votre langage quand il s'agit de transactions bancaires à 1 échelle mondiale.De notre siège social à Montréal, de nos bureaux régionaux à Paris et à Hong-Kong, de nos succursales à Paris et à Londres, de notre agence à New-York, de nos filiales à Paris, Nassau et à Hong-Kong, par l'intermédiaire de nos correspondants dans près de 150 pays aux quatre coins du globe, nos conseillers financiers peuvent vous aider à déceler les aspects les plus rentables des stratégies envisagées.Évaluation de la solvabilité d’un client éventuel, accréditation d acheteurs de produits canadiens outre mer, achat et vente de monnaies étrangères — tous les services bancaires courants et spécialisés requis pour mener avec succès vos affaires au Canada et dans le monde entier sont disponibles à la BCN.Il suffit de vous rendre au bureau BCN le plus rapproché pour apprendre comment nous pouvons vous aider.Siège social: 500 Place d'Armes Montréal, Québec Canada H2Y 2W3 Tél: (514) 281-2403 Télex: 05-267-302 ##**#%* ^ uml % mtm s 1 â è m - % A# ^9% : : L* / i » ¦h, n < Æâ ^^0 a La Banque des gens d'affaires.2 ACTION CANADA FRANCE ?n ) ÉDITORIAL Canada AVRIL 1979, VOL 4 — N° 33 Revue sur les rapports commerciaux, industriels et financiers entre la France et le Canada.Magazine concerning commercial, industrial and financial exchanges between France and Canada.CONSEIL D'ADMINISTRATION / BOARD Gilles Léveillé, Président Bertrand Namy, Vice-Président/Éditeur Jean-Paul Sémeillon, Secrétaire/Trésorier Gaston Brown, Administrateur (Québec) Les événements d'Iran ont redonné la vedette aux problèmes d'énergie et avec eux au pétrole alors que l'affaiblissement du dollar U.S.et des résultats positifs dans le domaine des économies d'énergie avaient réussi à réduire pour les pays importateurs les charges de leurs dépenses pétrolières, les achats se traitant avant la crise légèrement en dessous des prix de l'O.R.E.P.Bien que n'étant pas comparable sur le plan des volumes en cause à la crise de 1973, l'arrêt des exportations de l'Iran a mis en apparence une fois de plus les dépendances du monde entier vis-à-vis des pétroles du Moyen-Orient et cette fois, avec l'arrêt des exportations de gaz, les pays du bloc soviétique ont été également touchés.ADMINISTRATION/MANAGEMENT PUBLICITÉ/ADVERTISING Philippe Varlet, Lorraine Tardy 1080, Beaver Hall, suite 826 Montréal H2Z 1S8 Tel.866-2797 ou 866-0178 Cette crise a aussi mis en évidence dans le monde occidental les conséquences des différentes politiques d'énergie suivies par les pays.C'est ainsi que les consommateurs des pays qui, comme la France, pratiquent une réglementation des approvisionnements et des prix, se sont trouvés mieux protégés contre les hausses que les pays qui, comme l'Allemagne et la Hollande, pratiquent une politique totalement libérale.En effet, les prix "Rotterdam" qui sont la référence des prix mondiaux en produits finis se sont trouvés nettement supérieurs aux prix du marché intérieur Français, qui en conséquence s'est approvisionné en totalité de ses raffineries qui auparavant fonctionnaient bien au dedans de leur capacité.En Allemagne et en Hollande, ce sont les prix Rotterdam qui ont prévalu.Au Canada, importateur de pétrole brut iranien, le Gouvernement qui subventionne les importations pour maintenir un équilibre de prix entre l'Est et l'Ouest du pays, a dû intervenir vigoureusement pour permettre aux consommateurs de l'Est d'être normalement approvisionnés.Il s'est confirmé que si les ressources de l'Ouest étaient en théorie suffisantes pour couvrir les besoins de l'ensemble du pays, les moyens logistiques étaient insuffisants pour couvrir les besoins de l'Est à partir de l'Ouest.ABONNEMENTS/SUBSCRIPTION RATES Canada Autres Pays / Other countries $ 12 an/ $10 an/ year year La solution a été trouvée en permettant des exportations supplémentaires de brut de l'Alberta sur les raffineries des Etats-Unis en échange de mêmes quantités importées sur les raffineries de l'Est Canadien.Il a donc fallu faire appel à des moyens extérieurs, ce qui pour un proche avenir devraient inciter à augmenter les capacités de stockage de l'Est et la capacité de transport du pipeline Edmonton - Montréal.Il est à peu près certain que les conséquences de la crise iranienne porteront beaucoup plus sur les prix que sur les approvisionnements, ce qui va relancer les recherches d'utilisation d'énergies de substitution et de transformation des outils de raffinage qui portent de plus en plus sur la production de produits légers.Pour le Canada, cette situation va favoriser la consommation de gaz en substituant rapidement aux produits lourds du pétrole consommés en grandes quantités unitaires par les industries et progressivement aux huiles à chauffage; elle va stimuler la recherche pour l'exploitation des sables et schistes bitumineux à des prix accessibles à la compétition.Mais le maintien des prix intérieurs Canadiens actuels coûte de plus en plus cher au Gouvernement Fédéral et une réduction probable du montant des subventions à l'importation se traduira par une hausse des prix dans un marché déjà tendu mais aux prix nettement inférieur à la moyenne des prix mondiaux.Le numéro/single copy $1.25 ACTION CANADA FRANCE a remplacé, début 1976, la Revue de la Chambre de Commerce Française au Canada établie depuis 1886 et est publié 10 fois par an par "Revue Action Canada France Inc.", 1080 Beaver Flail, suite 826, Montréal FI2Z 1 28, Téléphone (5 14) 866-01 78.Courrier de deuxième classe: enregistrement no.3700.Dépôt légal: Bibliothèque Nationale du Québec.Numéro de l’ISO (Organisation Internationale de Normalisation): CN ISSN 0318-7306.ACTION CANADA FRANCE replaced in 1976 the "Revue de la Chambre de Commerce Française au Canada" established in 1 886 and is published 10 times a year by "Revue Action Canada France Inc.", 1080 Beaver Hall, suite 826, Montréal H2Z 1S8, Phone (514) 866-01 78.Second class mail: registration no.3700.Legal registration: Bibliothèque Nationale du Québec.ISO number: CN ISSN 0318-7306.Même au Canada, il devrait d'ici fin 1979 coûter plus cher pour rouler et se chauffer.Savoir réduire ses propres consommations n'en aura donc que plus d'importance.Yves Le Gouar La revue ACTION CANADA FRANCE est répertoriée dans l'Argus des Communications.3 AVRIL 1979 I Paris.L’Europort :% wuxEtiis." ' y ?•v m V : •«./ /' V V- -"I bugamst , / % ; r.s i r Wi pu* »: c i 1 4 ¦ mm ip *¦ T .i,f,-AJ • «.y,.• '•¦ P r Paris.L'Europort.C'est la plaque tournante du monde des affaires, qui vous accueille avec ses centres de congrès, ses salons spécialisés et ses foires commerciales.C'est aussi la plaque tournante du monde de la culture, des arts, du divertissement et du savoir-vivre.Paris.L'Europort.C'est une escale pratique vers les autres capitales de l'Europe, et vers celles de l'Afrique, du Proche-Orient, de l'Extrême-Orient, etc.Avec ses 150 escales dans le monde, ses 55 destinations en Europe, Air France vient vous chercher pour vous déposer là où vos affaires vous demandent.AIR FRANCE f/Æ On vient vous chercher 4 ACTION CANADA FRANCE LA CONJONCTURE AU CANADA Les Comptes Nationaux publiés au début de Mars confirment le ralentissement de l'activité économique en fin d'année 1978, alors que les chiffres des trimestres précédents s'annonçaient plus prometteurs.Le rythme de croissance du Produit National Brut, après avoir atteint le niveau de 4% au troisième trimestre, a fléchi au quatrième à 3.1% si l'on compare au 4ième trimestre de /’année 1977, à un modeste 2% par rapport au trimestre précédent.Pour /'année 1978, au total le PNB s'est accru en termes réels de 3.4%.Bien que cela représente une amélioration sur 1977 qui n'avait enregistré qu'une faible avance de 2.6%, ce résultat est en-deçà des prévisions de la majorité des économistes, et certainement de celle du gouvernement qui, par la voix du Ministre des Finances Jean Chrétien, n'a cessé de rappeler l'objectif officie! de 4%.WBÊBÊÊk 3F : A la déception se mêle une certaine inquiétude; car une brève analyse montre que cette faible croissance, tout au long de l'année et plus particulièrement au dernier trimestre, s'est alimentée essentiellement de la poussée des exportations et de l'accumulation des stocks.Dans la mesure où les chefs d'entreprise ont vu le niveau de leurs stocks s'élever, non pas en vue de faire face à de plus fortes ventes, mais bien parce que la demande s'est a vérée plus faible que prévue, on peut craindre que cette accumulation involontaire des stocks se reflétera dans les mois suivants par un niveau réduit de la production industrielle.Le secteur des exportations, quant à lui, a connu une très forte expansion durant 1978 (8.5% en termes réels) grâce surtout à la chute du dollar canadien sur les marchés des changes.Le récent raffermissement de la devise canadienne, au-dessus de la barre des 85 cents américains après avoir atteint un bas de 83 cents, est peut-être l'amorce d'un redressement plus fondamental, qui ne peut que produire un effet inverse pour les industries tournées vers l'exportation.Un retour douloureux du pendule pourrait être amorti si, mais cela reste à voir, durant cette période de fortes ventes à l'étranger, les entreprises canadiennes ont réussi à s'implanter suffisamment pour gagner durablement une plus grande part du marché.Il reste que les exportations sont sensibles, plus qu'à tout autre facteur, à la conjoncture de l'économie américaine; avec les prévisions alarmistes d'une récession, ou au mieux d'un sérieux ralentissement, pour la fin de 1979 ou au début de 1980 aux Etats-Unis, il y a bien Heu de demeurer prudent dans l'évaluation des perspectives du secteur extérieur de l'économie canadienne.L'économie intérieure reste marquée par un faible secteur des investissements réels et par une consommation personnelle languissante.La Formation Brute de Capital fixe enregistre, au niveau de secteur privé, une deuxième année consécutive de baisse réelle, et la construction résidentielle enregistre de même un déclin en termes absolus.La consommation des ménages, qui était ferme durant l'année, surtout pour les biens durables, a fléchi notablement au dernier trimestre à la suite du rétablissement dans la plupart des provinces canadiennes de la taxe de vente, après une période de six mois durant laquelle le consommateur s'est vu accorder des rabais destinés justement à stimuler la demande intérieure.Pour l'année en cours, si la consommation est appelée à demeurer peu soutenue, on espère voirie secteur des investissements privés assurer l'élan delà croissance intérieure.En effet la situation financière des entreprises n'a cessé de s'améliorer depuis deux ans (les bénéfices des compagnies se sont accrus de 17%en 1978 après une hausse de 10%en 1977)et le taux d'utilisation de la capacité de production atteint les hauts niveaux des précédents cycles.Ces deux facteurs sont en général les ingrédients indispensables à forte relance des investissements.Fr Henry Mhun une AVRIL 1979 5 I LeChnacl ça s’attrape! jï§§ mm WT"'-.y: V 1^i^rïrW^^MANIABIUTÉ 0 RENAULT 5 6":^' V y w u Les liqueurs du Frère Jacques Don Ricardo liqueur au rhum et coco 210-A 710 ml 8.30 Crème de Menthe verte 208-D 710 ml 6.90 Crème de Menthe blanche 208-C 710 ml 6.90 Matines Triple Orange au Cognac 208-B 710 ml 7.35 209-I 710 ml 11.25 Liqueur de Café ; 1 «mtü mi Sxr,'*& s * h I € ¦ U i j£ » "M*r : E les Distilleries Dumont Ltée, Roug uqiim iil « emont.ACTION CANADA FRANCE 6 ¦ Letter from France Lettre de France During past periods of expansion, productivity and employment rose simultaneously, and economies of scale due to higher production helped to reduce costs.However, since the economy has been in near-stagnation, productivity seems to be developing to the detriment of employment.As for the maintaining of the level of investment, this is mainiy directed towards rationalisation, but it does not favour job creation; quite the opposite.The new attitude of heads of firms concerning both employment and investment dates from the end of 1976 and is linked to the change in government policy.Emphasis is no longer placed on growth and the maintaining of employment, but on competitiveness.No one questions the fact that Germany has adjusted to the new conditions of competition, but in the process some two million jobs have been lost.In comparison, the situation in France is less serious: the labour force actually working has fallen by only about 250,000 in the past five years.In 1974-1975, companies attempted to mitigate the effects on employment of the decline in production: the reduction of wage-earning staff in industry was limited to 325,000.In return, recruitment was kept down in 1976: the number of new jobs created in industry was very small (29,000).When the recovery collapsed and the prospects for a return to strong growth disappeared, industrialists began very rapidly to adapt employment to the level of activity.From the beginning of 1977 to the spring of 1978, the number of staff dropped (-227,000) almost as rapidly as between the end of 1974 and the middle of 1975.Considering the present rate of growth, the number of jobs abolished thus seems proportionally to be much higher than during the most serious phase of the recession: this is now the method most often chosen by companies to cut costs and increase productivity.Companies are also increasing the number of labour contracts with limited duration and resorting more often to dismissals on economic grounds.In the various sectors, the employment situation appears to have a positive link with that of investment: in fact, they can both be explained by the trend of activity.The process of adjusting the number of staff to the decline in demand began at the start of the recession in the consumer goods industries: this is the sector where jobs were hit the hardest.In companies producing intermediate goods, there was also a marked drop but in this sector it was more or less steady between 1974 and 1978.The only sector in industry where new jobs were created in 1976 was that of capital goods: these offset the relatively moderate fall in the number of staff during 1974-1975.Since the beginning of 1977, production has been practically stable in the capital equipment industries: 30,000 jobs have disappeared during the past two years.The reorganisation of production apparatus has thus been reflected in a redistribution, or rather the losing, of jobs.Industry, which occupies one out of every three wage earners, has abolished 525,000 posts since 1974, i.e.100,000 p.a.on average.In contrast, the creation of new jobs resumed as early as 1976 in the service sector, at a rate close to their trend in an average period: these totalled 800,000 for the past five years.The rise in the overall number of wage earners employed in the French economy' can thus be explained: they numbered 13,846,000 in October 1978, i.e.275,000 more than in January 1974.But this increase is altogether insufficient to cope even with the present moderate growth of the working population.The number of applicants, which has more than doubled between the middle of 1974 and the middle of 1975, hardly varied until September 1976.It again started to rise considerably in 1977.The first National Agreement on Employment for young people cost the government F 4,800 million.For a time, it gave the impression that at the end of 1977 the unemployment trend was being reversed but its beneficial effects were practically wiped out during the first three quarters of 1978.The attitude of companies appears to be much more reserved with respect to the second Agreement, which so far has at best helped to stabilise the number of applicants in November 1978.According to INSEE (National Statistics Institute), there is no doubt that the agreements will in the longer term have practically no quantitative effect on unemployment.Dans les périodes de croissance, la productivité et l'emploi augmentaient en même temps: les économies d'échelle dues à une production plus forte contribuaient à une modération des coûts.Depuis que l'économie est en quasi-stagnation, la productivité paraît se développer au détriment de l'emploi.Quant au maintien de l'investissement, s'il va surtout à une rationalisation, il ne favorise pas les créations d'emplois, tout au contraire.Le nouveau comportement des chefs d'entreprise à l'égard de l'emploi, comme vis-à-vis des investissements, date de la fin de 1976: il est lié au changement de la politique gouvernementale.L'accent n'est plus mis sur la croissance et le maintien de l'emploi mais il est placé sur la compétitivité.Nul ne conteste que l'Allemagne se soit ajustée à la concurrence: elle n'en a pas moins perdu quelque deux millions d'emplois.Par comparaison, le tableau est moins sombre en France: la population active occupée n'a diminué que d'environ 250 000 personnes depuis cinq ans.En 1974-75, les entreprises ont essayé d'atténuer les conséquences sur l'emploi de la baisse delà production: la réduction des effectifs salariés dans l'industrie a été limitée à 325 000 personnes.En contrepartie, l'embauche a été freinée en 1976: les créations d'emplois industriels ont été très modestes (+29 000).Avec l'essoufflement de la reprise et l'éloignement des perspectives de retour à une forte croissance, les industriels ont commencé à adapter très rapidement l'emploi au niveau de l'activité.Du début de 1977 au printemps 1978, les effectifs ont diminué (- 227 000) presqu'aussi vite que de la fin 1974 à la mi-1975.En regard du rythme actuel de la croissance, les suppressions d'emplois apparaissent donc proportionnellement beaucoup plus nombreuses que durant la phase aiguë de la récession: elles constituent désormais le moyen privilégié utilisé par les entreprises pour limiter leurs coûts et accroître leur productivité.D'où également la multiplication des contrats de travail à durée déterminée et le recours accru aux licenciements pour motif économique.Dans les différents secteurs, l'emploi, suit les mouvements de l'investissement: en réalité, l'un et l'autre s'expliquent par l'évolution de l'activité.L'adaptation des effectifs au ralentissement de la demande s'est amorcée dès le début de la récession dans les industries de biens de consommation.C'est le secteur où les emplois salariés ont été les plus durement touchés.Dans les entreprises produisant des biens intermédiaires, le recul a été également sévère mais il s'est à peu près également réparti entre 1974 et 1978.Les biens d'équipement sont le seul secteur de l'industrie où il y a eu des créations nettes d'emplois en 1976: elles ont compensé les baisses d'effectifs, d'ailleurs faibles, intervenues en 1974-1975.Depuis le début de 1977, la production a quasiment stagné dans les industries de biens d'équipements: 30 000 postes ont disparu au cours des deux dernières années.Le redéploiement de l'appareil productif s'est donc traduit par une redistribution des emplois, ou plutôt des pertes d'emplois.L'industrie a supprimé 525 000 emplois depuis 1974, c'est-à-dire en moyenne 100 000 par an.En revanche, dans le secteur tertiaire, les créations d'emplois ont repris dès 1976 à un rythme proche de leur tendance de moyenne période: elles se chiffrent à 800 000 pour les cinq dernières années.On retrouve ainsi l'explication de la croissance de l'ensemble des effectifs salariés employés dans l'économie française1: ils étaient 13 846 000 en octobre 1978, soit 275 000 de plus qu'en janvier 1974.Une augmentation tout-à-fait insuffisante pour absorber la progression, pourtant ralentie, de la population active.Le nombre des demandeurs d'emploi, qui avait plus que doublé entre la mi-74 et la mi-75, n'a ensuite guère varié jusqu’en septembre 1976.Il a recommencé à s'accroître fortement en 1977.Le premier pacte national pour l'emploi a coûté 4,8 milliards de francs à l'Etat.Il a pu donner l'illusion qu'à la fin de 1977 la tendance du chômage se retournait mais ses effets ont été pratiquement annulés au cours des trois premiers trimestres de 1978.Les entreprises apparaissent beaucoup plus réservées à l'égard du deuxième pacte dont le début de mise en oeuvre a, au mieux, contribué à la stabilisation du nombre des demandeurs d'emploi en novembre 1978.Pour l'Insee, il ne fait pas de doute que l'effet quantitatif des "pactes" sur le chômage paraît quasiment nul à terme.1.Toutes activités, hors agriculture et services non marchands.1.AU activities, excluding agriculture and no marketable services.I I 1 Par L.Madarasz Vice-Président Exécutif B.N.P.Canada AVRIL 1979 7 LesvœuxdelabeautO L’OREAL KERASTASE LANCÔME BIOTHERM FIDJI GUY LAROCHE Y.P COSMAIR CANADA INC.sSt CREDIT LYONNAIS CANADA LIMITÉE offre une gamme complète de services financiers aux entreprises Par exemple: ?Ouvertures de compte courant avec délivrance en dollars canadiens et en dollars américains; ?Lignes de crédit à court terme et à moyen terme; ?Financements d'importations ou d'exportations; ?Financements de projets.MONTRÉAL 1 Place Ville Marie, Suite 1525 Tel.: (514) 879-1090 Telex: 05-25 245 TORONTO Royal Bank Plaza, South Tower, Suite 2875 Tel.: (416) 865-0100 Telex: 06-52 396 FILIALE DU CRÉDIT LYONNAIS (fondé en France en 1863) ACTION CANADA FRANCE 8 Q.Quelle est la situation de la Banque de Nouvelle-Ecosse dans le système bancaire canadien?R.Nous sommes la deuxième banque en ancienneté et la quatrième en importance avec des actifs de près de 30 milliards de dollars.Ceux-ci ont quintuplé en huit ans et notre croissance se maintient autour de 24% par année.C’est la banque canadienne qui a connu depuis plusieurs années la croissance la plus rapide et la plus soutenue.D’autre part nous nous distinguons des autres banques par notre dimension internationale: nous effectuons près de 50% de nos affaires à l’extérieur du Canada.Q.Quelle a été l’évolution de la BNE au cours des dernières années?R.Je vous répondrai: expansion continue sur le plan international et sur le plan canadien.Nous avons créé deux nouveaux pôles de développement, l’un dans l’Asie du Sud-Est, autour de Manille où nous avons établi une direction générale qui sert tout le bassin du Pacifique, l’autre au Moyen-Orient avec des succursales en Grèce, au Liban, en Egypte, à Dubaï et Barhein.Nous effectuons également une très forte percée aux Etats-Unis, au point que, par l’importance des prêts et des dépôts que nous avons dans ce pays, nous sommes souvent considérés comme une “grande banque américaine”.Q .Mais au Canada qu’est-ce qui fait l’originalité de la BNE?R.Nous avons été les premiers à ouvrir le service du prêt personnel au domaine bancaire en 1958 alors que c’était le monopole des compagnies de finance.Nous avons conservé ce leadership et nous sommes encore la banque la plus active pour tout ce qui concerne l’individu: prêt personnel, hypothèque, carte de crédit, fond de pension.Depuis quelque temps, nous nous intéressons également de très près aux grandes entreprises canadiennes.Q.Quels avantages ont-elles à s’adresser à vous plutôt qu’à une autre banque canadienne?R.Notre dimension internationale.Nous avons de grandes chances d’être présents partout où ces entreprises sont actives puisque nous m # p 1 i ’ : ; : i / I; m % I & i i 1: ME I ! H i » .I Û *rj fi t m te m S 1 ¦ I i ' i : " I , m ai il h » | i $« II Il I t sw-'-s "" V ' " w.Les bureaux de la place Victoria, INTERVIEW: LA BANQUE DE NOUVELLE-ÉCOSSE MM y Interview accordée à Michel Durand par Monsieur André Bisson, Vice-président et directeur général, direction générale du Québec de la Banque de Nouvelle-Ecosse.AVRIL 1979 9 sommes implantés dans 47 pays dont nous connaissons parfaitement les conditions du marché et les pratiques locales.Je voudrais dire aussi que les entreprises québécoises ont tout avantage à s'adresser à la BNE puisque nous faisons un effort tout particulier sur le Québec.Nous venons encore de prouver notre intérêt pour la Province en étant le chef de file d’un groupe de 15 banques internationales qui a consenti un prêt de $300 millions signé pour la première fois en français au Parlement de Québec: une grande première.D'autant qu’il est dit dans la convention qu’en cas de conflit entre les deux textes, le français prévaut.Il faut y voir le symbole de notre confiance dans le Québec.Q.Quelle est votre position en ce qui concerne la loi sur les banques?R.Nous trouvons que c’est dans l’ensemble, une loi convenable, mais ambiguë aussi.D’une part, on veut augmenter la concurrence entre les banques — ce que nous trouvons très sain —, d’autre part, on nous refuse l’accès à des secteurs réservés aux compagnies de fiducie ou on dispense certaines institutions de maintenir des réserves auprès de la Banque Centrale.Comment envisager une concurrence loyale si les règles du jeu sont différentes pour les partenaires?La contradiction nous apparaît sérieuse.En outre, le projet crée des conditions d’exploitation difficiles pour les banques étrangères: nous aimerions qu’elles trouvent ici les facilités dont nous jouissons nous mêmes dans leur pays d’origine.La limitation à cinq suc- voir que l’application de cette loi sera largement laissée à la discrétion des fonctionnaires d’Ottawa.Il y a là une confusion préjudiciable au jeu de la libre concurrence.Q.Ne vous semble-t-il pas paradoxal qu'une banque canadienne souhaite que l’on favorise l’implantation de banques étrangères au Canada?R.Sur un plan très égoïste, leur implantation ici est la condition même de la réciprocité pour nous.Ensuite, la multiplicité crée la concurrence et la concurrence est un aiguillon qui nous force à être de meilleurs banquiers: c’est le gage même de notre I : T 7^ La succursale de St-Georges de Beauce.cursales n'a aucun sens, le plafonnement de leurs actifs est arbitraire.Nous sommes également gênés de Bélanger Chabot +Associés Conseillers en Administration 1700, La Tour de la Bourse Case postale 30, Place Victoria Montréal, Québec H4Z 1A2 Téléphone: (514) 878-3927 350 est, boulevard Charest, Québec, Québec G1K3H5 (418) 647-3151 Membre de l'Association Canadienne des Conseillers en Administration MARTINEAU, WALKER, ALLISON, BEAULIEU, MacKELL & CLERMONT AVOCATS ROGER L.BEAULIEU, C.R.JOHN H.GOMERY, C.R.BERTRAND LACOMBE C.STEPHEN CHEASLEY JACK R.MILLER CLAUDE LACHANCE PIERRETTE RAYLE DAVID W.SALOMON MARIE SULLIVAN RAYMOND JEAN-FRANÇOIS BUFFONI WILBROD CLAUDE DÉCARIE ANDREA FRANCOEUR MÉCS PAUL B.BÉLANGER GRAHAM N EVIN MARIE GIGUÈRE RONALD J.McROBIE ROBERT PARÉ PIERRE J.DESLAURIERS DANIEL PICOTTE ROBERT H.WALKER, C.R.PETER R.D.MacKELL, C.R.ROBERTA.HOPE, C.R.F.MICHEL GAGNON RICHARD J.F.BOWIE SERGE D.TREMBLAY MAURICE A.FORGET ROBERTE.REYNOLDS JEAN-MAURICE SAULNIER SERGE F.GUÉRETTE SUZANNE R.CHAREST ROBERT B.ISSENMAN YVES LEBRUN MARTIN J.GREENBERG RICHARD J.CLARE ERIC M.MALDOFF DAVID POWELL MARIE-FRANCE BICH BRIGITTE GOUIN GEORGE A.ALLISON, C.R.ANDRÉ J.CLERMONT.C.R.J.LAMBERT TOUPIN, C.R.EDMUND E.TOBIN ROBERT P.GODIN MICHAEL P.CARROLL STEPHEN S.HELLER PIERRE E.POIRIER ANDRÉ T.MÉCS ANDRÉ LARIVÉE MICHEL MESSIER MARC NADON DONALD M.HENDY FRANÇOIS ROLLAND ALAIN CONTANT XENO C.MARTIS REINHOLD G.GRUDEV DAVID W.BOYD .AVOCATS-CONSEILS Le Bâtonnier Jean Martineau, C.R., C.R.L'Honorable Alan A.Macnaughton, C.P., C.R.Le Bâtonnier Marcel Cinq-Mars, C.R.Tour de la Bourse, suite 3400, Place Victoria, Montréal H4Z 1E9 Bélinographe 395-3517 Adresse Télégraphique: — CHABAWA Telex 05-24610 BUOY Mtl Téléphone: 395-3535 ACTION CANADA FRANCE 10 berta, mais le Québec reste une priorité, ne serait-ce que parce que nous nous y sommes développés tardivement.Notre stratégie, depuis quelques années, est de mettre notre expérience de grande banque internationale au service de la Province.Sur un plan pratique nous avons ouvert une trentaine de succursales, doublé le personnel dont 92% est bilingue — nous avions anticipé les exigences de la loi 101 qui ne nous a posé aucun problème —, quadruplé les actifs.Q.Qu’attendez-vous de votre clientèle?R.Nous trouvons que le Canada n’est pas assez présent sur les marchés internationaux, les hommes d’affaires canadiens ne sont pas assez agressifs à l’extérieur et nous voudrions les entraîner avec nous là où nous sommes actifs, où nous constatons quotidiennement des possibilités d’affaires auxquelles les Canadiens n’ont pas suffisamment leur part.Les Québécois en particulier peuvent trouver des marchés d’élection dans les pays Arabes et Africains où le français est largement parlé.?expansion.Mais encore une fois, nous tenons à ce que les règles du jeu soient les mêmes pour tous.Les banques étrangères présentes au Canada peuvent encourager les hommes d’affaires traitant avec elles dans leur pays d’origine à le faire également au Canada, d’où l’apport d’investissements.C’est du reste ce que nous faisons nous-mêmes sur les marchés étrangers.Q.En général que faut-il penser du système bancaire canadien?R.C’est un système très sûr, qui a fait ses preuves.On lui a souvent reproché d’être conservateur mais cela a beaucoup servi dans les périodes difficiles et établi dans le monde une confiance certaine à notre égard.On pourrait définir notre système en trois mots: solidité, réputation, accessibilité.Q.Vous parlez de crise.Comment se sent un banquier actuellement?R.Les banques ne sont jamais gagnantes en période de croissance des taux d’intérêt à cause des prêts consentis antérieurement à des taux fixes.A la B NE nous avons pu contourner cette difficulté en étant plus innovateur, en développant des services comme le leasing, le factoring.Q .Comment envisagez-vous l'avenir de la BNE?R.Nous misons beaucoup sur l’ouverture de la Chine au commerce mondial et sur le rayonnement que cet événement aura dans toute l’Asie du Sud-Est.Nous nous développerons également aux Etats-Unis et en Al- Assis: MM.J.Harold McEwen, Directeur Général Adjoint, Crédit Commercial et Industriel, André Bisson, Vice-Président et Directeur Général, Gilles M.Hébert, Directeur Général Adjoint, Crédit Commercial et Industriel; debout: MM.J.B.McCaig, Directeur Général Adjoint, Expansion Régionale et Administration, S.Denis Belcher, Directeur Général, Crédit Commercial et Industriel.LE COURRIER FRANÇAIS EST VOTRE JOURNAL COOPERS & LYBRAND Comptables agréés 630 ouest, boul.Dorchester Montréal, H3B 1W6 Tel.: (514) 875-5140 Bureaux dans les principales villes du Canada et dans les autres parties du monde.Le Courrier Français, créé en 1953, est le journal mensuel de la collectivité française au Canada.Vous y trouverez, tous les mois, des nouvelles fraîches des différentes associations françaises au Canada, une revue de la presse en France, des articles sur les changements de la législation des deux côtés de l'Atlantique, des chroniques sur le cinéma, la littérature, la gastronomie, l'événement québécois, etc.Le Courrier Français parle le langage des soixante quinze mille Français du Canada.Encouragez votre journal.Abonnez vos amis.Abonnez-vous ($8.50 seulement).BREVETS D INVENTION, MARQUES DE COMMERCE EN TOUS PAYS le courrier ?d g a ROBIC, ROBIC C7 ET ASSOCIÉS (Fondée en 1892) 1514 McGregor— Montréal H3G 1X5 Téléphone: 934-0272 Union Nationale Française 429, avenue Viger Montréal Québec H2L 2N9 AVRIL 1979 11 I Stikeman, Elliott, Tamaki, Mercier et Robb AVOCATS SUITE 3900, 1155 OUEST, BOULEVARD DORCHESTER MONTRÉAL, CANADA H3B 3V2 TÉLÉPHONE (514) 395-3210 TÉLEX 05-267316 ADRESSE TÉLÉGRAPHIQUE "TAXMONT" TÉLÉCOPIEUR (614) 395-2867 H.HEWARD STIKEMAN, C.R.JAMES A.ROBB, C.R.STANLEY H.HARTT MICHEL VENNAT RICHARD W.POUND YVON MARTINEAU R.FRASER ELLIOTT, C.R.GEORGE T.TAMAKI, C.R.MAURICE RÉGNIER, C.R.JAMES A.GRANT MICHAEL L.RICHARDS HAROLD P.GORDON MORTIMER G.FREIHEIT MARTIN C.LEPAGE GÉRALD TREMBLAY CLAUDE P.DESAULNIERS FRANÇOIS MERCIER, O.C., C.R.W.DAVID ANGUS A.PETER F.CUMYN VINCENT M.PR AG ER J.N.WYATT MARC J.PRÉVOST ELINORE J.RICHARDSON GLENN A.CRANKER ROBERT LANGLOIS PIERRE ARCHAMBAULT MICHAEL PR U PAS NINACHERNEY TORONTO COMMERCE COURT WEST CASE POSTALE 85 TORONTO, CANADA M5L 1B9 TÉLÉPHONE (416) 868-1050 TÉLEX 06-22536 ADRESSE TÉLÉGRAPHIQUE "STIKETOR" TÉLÉCOPIEUR (416) 862-8518 PAUL FORTIN CLAUDETTE PICARD-LAVALLÉE JEAN-PIERRE OUELLET DANIEL W.COLSON (LONDRES) ROBERT COUZIN DENIS LACHANCE JAMES A.WOODS LOUIS P.BÉLANGER FRANÇOIS H.OUIMET PETER R.O'BRIEN DAVID N.FINKELSTEIN JEAN-PIERRE BELHUMEUR MICHEL GOUDREAU MARTIN H.SCHEIM SUSAN SHORTENO-FRASER MICHELLE BOIVIN-ROCHON MARC DE MAN JEAN-JUDE CHABOT JACK DITKOFSKY A.EDWARD AUST ISABEL PAPPE LAURENT FORTIER EUROPE LEITH HOUSE 47-57 GRESHAM ST.LONDRES EC2V7EH TÉLÉPHONE 01-606-2436 TÉLEX 61-883512 ADRESSE TÉLÉGRAPHIQUE ’TAXLDN G' CONSEIL L'HONORABLE MAURICE RIEL, C.R.A Maheu, Noiseux (0 Associés comptables agréés :o 2 Complexe Desjardins, bureau 2600, C.R.153, Montréal H5B 1E8, tel.: (514) 281 -1555 SOCIÉTÉ NATIONALE: COLLINS BARROW, avec bureaux à Vancouver.Calgary.Edmonton.Winnipeg.Toronto et Halifax; AFFILIATION INTERNATIONALE: DOUGLAS FOX KIDSONS INTERNATIONAL Paul Noiseux, C.A.Guy Amideneau, C.A.Georges Audet, C.A.Michel Riccio, C.A.Régent Watier, C.A Yvon Boyer, C.A.Robert Deslauriers, C.A.Gilles Murray, C.A.Bernard Robert, C.A.Marcel Demers, C.A.André Côté, C.A.Michelle Hardy, C.A.Gaétan Véronneau, C.A.Pierre Desharnais, C.A.Pierre Laberge, C.A.Charles Frenette, C.A Pierre Bédard, LL.L, C.A Guy Landry, C.A.Gilles Poupart, C.A.Claude D.Henry, C.A.Jean-Claude Bérard.C.A.Gilles Émond, C.A.Jean-Guy Cloutier, C.A Alain Laporte, C.A.Marcel Hurtubise, C.A.André Rochette, C.A.J Emile Maheu, C.A René Senécal, C.A Antonio R.Faggiolo, C.A Jacques Franco, C.A Gaétan D’Aoust, C.A Jean-Claude Lefebvre, C.A Denis Bergeron, C.A Roméo Grenier.C.A Lucien Jarry, C.A.Marcel Lecourt, C.A.Yves Robitaille, C.A.Robert Leclerc, C.A.André Bernard, C.A.Pierre Dalcourt, C.A.Claude Girard, C.A Jean-Claude Coutu, C.A.Rémi Deschambault, C.A.Yvon Béchard, C.A.Paul Guay, C.A.Claude Lussier, C.A.Adamo Di Staulo, C.A Raymond Houle, C.A.Gilles Simard, C.A.Diane Lanciault, C.A.Louise Cousineau, C.A.Robert Longtin, C.A.Gilbert Beaulne, C.A.Jacques Larichellière, C.A André Hurtubise, C.A.Gilles Gariépy, C.A.Guy Lapointe, C.A.Claude Dussault, C.A.Gérard Gareau, C.A.Jean-Pierre Pellerin, C.A.Gilles Guay, C.A Serge Lavallée, C.A Marcel Forest, C.A.Carole Bélanger, C.A Jean Ouellette, C.A Claude Senécal, C.A Pierre Barbeau, C.A André Bastien, C.A.Jacques Tremblay, C.A.Julien Fauteux, C.A.Johanne Blanchard, C.A.Richard Dalcourt, C.A.Gilles Tremblay, C.A Marc Brouillette, C.A.Michel Drouin, C.A Roger Lyonnais, C.A Jean Valiquette, C.A.Adonias Dagenais, C.A Rodolphe Maheu, C.A Jean Lussier, C.A Aurélien Noël, C.A.V y CHAMBRE DE COMMERCE FRANCE-CANADA 1^1 S 9-11, AVENUE FRANKLIN-ROOSEVELT 75008 PARIS Tel.: 359.74.55 et 359.32.38 ABONNEMENTS SÉPARÉS OU SUPPLÉMENTAIRES AUX PUBLICATIONS Les tarifs qui suivent s'adressent.— soit aux membres de la CCFC qui souhaitent recevoir plusieurs exemplaires de tout ou partie de nos publications (notamment) du « GUIDE DES AFFAIRES », — soit aux personnes qui souhaiteraient être informées des affaires franco-canadiennes, et qui ne sont pas encore membres.• abonnement à « Information Canadiennes » .France : 60 FF • (Canada et autres pays : 110 FF) • .: 100 FF • (avion : 115 FF) • 70 F • avion : 80 F • • « Guide des Affaires Franco-Canadiennes 1978 » • « GUIDE DES AFFAIRES FRANCO-CANADIENNES 1979 » (parution Mai) prix de souscription valable jusqu'au 30 Avril 1979 12 ACTION CANADA FRANCE FOOD-PROCESSING FIRMS EXPAND TO MEET EUROPEAN CHALLENGE France’s food-processing industries are today modernising and expanding, to meet the opportunities provided by the huge European consumer market.France has always been the most important agricultural producer in Europe, with a high reputation for variety and quality: but perhaps for this very reason, coupled with the French consumer’s traditional preference for fresh foods, the processing sector has not developed as fast as in some countries.and sectorial — and for a private firm these can total up to 35 per cent of total investment.Foreign investment Foreign investment in food-processing stands at about 16 per cent of the total, much the same level as in French industry as a whole.The major investors are the United States.(27 per cent of the foreign total), Switzerland (26 pc) and the Netherlands (17 pc).Nestlé and Unilever are by far the largest individual investors.In certain sectors, a large part of the market is in foreign hands — for example, soups, chocolates and desserts.The Government’s policy towards foreign investment is selective, in that it does not wish any one sector to fall too completely under foreign control.But each case is studied on its merits, and on the whole foreign firms are welcomed.One attractive formula can be a joint venture with a French firm or with a farmers’ cooperative: for example, Green Giant (US) is now successfully starting a joint venture with a cooperative near Pau, in the south-west, for the canning of locally-produced com.Many foreign investors have done extremely well in France, especially when they put their operation into the hands of a French manager who understands French conditions.Location of factories Most firms tend to place their factories near the main consumer markets, that is, in the north and east of France.This is understandable.Yet a strong case can also be made for siting a factory near to its raw materials, that is, in one of the main agricultural regions of France, which are mostly in the south and west.Perishable produce such as fruit and vegetables can often be damaged or lose its freshness on the way to the canning or freezing factory.Today, however, food-processing is the second largest French industry (after the building industry), employing 565,000 people, and France processes 61 per cent of its agricultural produce (compared with 75 per cent in the USA).Through expansion and mergers, some firms have reached international dimensions: for example, Céraliment is the world’s third largest biscuit firm, Béghin-Say is the largest sugar company on the Continent, while France’s biggest food firm, BSN-Ger-vais Danone, is highly diversified (from baby foods to beer).Yet France still has a long way to go: many firms are still too sjnall and undercapitalised.The processing industry is becoming more export-minded and today sells abroad almost 15 per cent of its output — a still modest figure, but one that is growing.Some firms, such as Yoplait (dairy products) and Perrier (mineral waters) have had special success.Cash grants In particular, a food factory sited in one of the “development zones’’ is eligible for Government cash grants and other forms of aid, on exactly the same basis as other industrial investment.In addition, special cash grants are available in the agricultural sector, for firms that, for example, plan to create new employment or to develop their exports.Under certain conditions, food-processing firms can be available for both types of cash grant regional France leads the world in certain aspects of food technology and research, though a weak point is that firms have not always been quick to apply and exploit these advances.In short, it is difficult to generalise about an industry that is highly diverse and uneven.In certain sectors, such as dairy products, biscuits, wines and other drinks, France is well to the fore; in others, such as bacon and other cured meats, the industry is still too fragmented or small-scale.But the French housewife today is finally losing her aversion to frozen foods, and this sector is advancing rapidly.Convenience foods are making a belated but massive appearance in the land of high gastronomy, which has some of the largest hypermarkets in Europe.AVRIL 1979 ‘ IÜ r i.f«.i 4^ ¦ /¦ L The Rowntree Mackintosh chocolate factory near Paris.13 Local leadership Anxious to establish a bridgehead in Europe, Piilsbury in the 1960s bought up and merged two old-established French biscuit firms: Gringoire, with a factory at Pithiviers, near Orléans; and Brassard, in the Charente, makers of sponge-fingers.All went quite well for a few years, but after 1975 Gringoire-Brossard’s turnover slumped, owing to poor management and lack of coherent policy in face of keen competition.Piilsbury called in a famous consultancy firm, who advised them to retain their French venture only if they were prepared to make radical changes.The man who made this sur- vey was a young Belgian, Victor Scherrer, and Piilsbury were so impressed with his findings that they offered him the post of executive chairman.He accepted.M.Scherrer told us: “Piilsbury allow me a free hand — there are no Americans on my staff — yet they give me the full back-up of their technology.I foresee a huge growth of food-processing in France, for the domestic market is of high quality and the agricultural resources are wonderful.The industry gets a lot of backing from the Government, too.What we all must do now is export much more.I’m sure we can.” The secret of Pillsbury’s new success seems to be that they have found the right man with the right qualities, a native French speaker who knows the local market.Since mid-1977 the dynamic M.Scherrer has totally revitalised the ailing Gringoire-Brossard.He has launched five new products, revamped the logo and packaging, spent $1 million on publicity, notably TV advertising, and has succeeded in increasing turnover by 19 per cent in 1978.He has also increased exports by over 30 per cent in a year; Germany and Australia are among his best clients, and he has even broken into the Arab market.FROM MILK TO MUSHROOMS: France is ahead in food technology I New techniques of ultra-filtration of milk, in order to preserve the proteins, have been pioneered in France in recent years.This is one of the areas where France leads the world in food technology research.The milk is filtered through a porous plastic membrane, leaving the valuable proteins behind.New ways have also been elaborated for manufacturing cheese by ultra-filtration, so as to improve the yield.making of soup powders.In these and other areas, French technology is especially advanced.The Government is today making special efforts to intensify food-processing research.One of its principal agencies is the National Institute of Agronomic Research, which coordinates and stimulates a number of activities.Its study subjects range from the pasteurisation of milk to the extraction of protein from plants; and from the improvement of the quality of cheap wines to new ways of ensuring hygiene in meat production.The Government is launching a new research programme that will encourage producers, manufacturers Research into drying of milk, at Lille University.and university institutes to unite their- efforts.The basis of this plan is the creation of important new research up: one for milk at Rennes; one for centres in certain cities, and the results drinks at Nancy; one for meat at Cler-are already visible.In the past three mont-Ferrand; and one for fats at Bor-years, four new institutes have been set deaux.il French scientists have evolved a method unique in the world for extracting protein from alfalfa, for use in animal foodstuffs.They have also developed a patent for the culture of proteins from muschrooms.In specialist institutes, research is taking place across a wide range of subjects — such as the removal of alcohol from beer so as to produce a non-alcoholic drink; the recovery of sugar from molasses so as to make fuller use of the sugar; and hot air drying, useful in the I Montréal Québec Rimouski Sherbrooke Trois-Rivières Ottawa Sept-îles Saint-Hyacinthe Coaticook Matane samson.eeuair & associes Comptables agréés 14 ACTION CANADA FRANCE i Keeping a balance between foreign and French-owned firms If we turn to look at firms in French hands, another strinking recent success can be found also in the biscuit sector: Céraliment.This firm originally grew out of a merger of several smallish French firms in this field.Then in 1975 it became involved in a battle with United Biscuits (UK) for control of Lu-Brun, a leading French biscuit producer.The Government was anxious to prevent too large a share of the French biscuit market falling into foreign hands, so it helped Céraliment to defeat UB and take over Lu-Brun.Then in 1978 Céraliment acquired the big Belgian firm, Général Biscuit.As a result of this aggressive expansion policy, the French firm is now the world’s third largest biscuit manufacturer, with 34 factories in six European countries, and 30 per cent of the French and 40 per cent of the Belgian markets.Céraliment presents a typical example of what is being achieved by a new generation of young and dynamic French managers, with a fresh outlook.BSN-Gervais Danone, France’s largest food-processing group, provides another saga of successful expansion.BSN is basically a glass firm, which 50 years ago acquired the Evian mineral water company, with the logical aim of finding a new outlet for its own bottle production.More recently, in 1970, with much the same aim it acquired the leading French brewery, Kronenbourg; and in 1972 it bought Gervais Danone, one of France’s leading producers of yoghourts, cream cheeses and other dairy products.So the group today is highly diversified.It produces baby-foods, various fruit drinks, cakes and biscuits, and so on.And it exports heavily — Evian alone exports 100 million litres a year— and has opened factories in five countries abroad, including Brazil and Mexico.To Russia with beer The brewery department is especially successful and today represents half the French beer market, some 12 million hectolitres a year.Kronenbourg has doubled its production since 1972; and a new brand, Kanterbrau, launched by another of the group’s breweries in 1971, has become the second biggest-selling French beer.The group exports its beers, or sells licences for their pro- 4 T .tjf U'T*1 »¦¦¦ duction, to a number of countries around the world: in Britain, Harp brews 800,000 hectolitres of Kronenbourg under licence, while market tests are going ahead for a possible export drive to the United States.Kronenbourg's proud secret is its special technology.In its main brewery at Strasbourg, the largest in Europe, it has developed in the past 10 years a new system of huge out door tanks of 10,000 hectolitres, which reduces costs.It is now selling this technology around the world.Amongst others, the Soviet Union is interested, and Kronenbourg is now negotiating to build a brewery there for the Russians and train its staff.France, land of the greatest wines, seems to be proving that it can equally satisfy the world’s thirsty beer-drinkers.?CREDIT LYONNAIS CANADA LIMITÉE offers a full range of financial services to businesses For example: ?Checking Accounts in Canadian and American Dollars; ?Short and medium term lines of credit; ?Financing of imports and exports; ?Project financings.MONTRÉAL 1 Place Ville Marie, Suite 1525 Tel.: (514) 879-1090 Telex: 05-25 245 TORONTO Royal Bank Plaza, South Tower, Suite 2875 Tel.: (416) 865-0100 Telex: 06-52 396 SUBSIDIARY OF CREDIT LYONNAIS (Incorporated in France in 1863) 15 AVRIL 1979 i VI M "T 1 H, il if: M:-r! I yÉrB ¦ 4 « 4 ,.1 * j y I I , -•, I BSE :1a -> ¦ 11 1 h%s$ M t#; -, f/ * 4 .‘¦i y a , if Z 4, * IF] 4 C-.d i H • z II n etiSèe 1 ml/ L ' SE ' mm ¦¦wi • • % ïïiV h.T*.«M 4 ' / ' i '* — .^ $ V ,'S r s I Vue générale du port de Montréal.commerciaux s’établirent, notamment l’exportation de céréales par l’ouest du pays.Le port de Vancouver connut alors une expansion considérable.De plus, l’ouverture de la Voie maritime du Saint-Laurent a permis aux ports de Sept-Iles et de Port-Cartier de se hisser aux premiers rangs des ports canadiens.En conséquence, le port de Montréal qui en 1928 accaparait plus de 40% du trafic maritime national, n’en retenait plus que 11% en 1960 et 6.4% en 1977.Ces chiffres, quoique étonnants, doivent être interprétés avec prudence puisqu’ils ne tiennent pas compte du type de marchandises transportées, mais uniquement de leur tonnage.Le port de Sept-Iles, dont l’existence dépend presque uniquement d’une marchandise pondéreuse comme le minerai de fer, est aujourd’hui, selon ce critère, le premier port en importance au pays.’ Par contre, le port de Montréal vient en tête pour le trafic de marchandises générales manipulées par conteneurs.Il se distingue aussi par la diversité des marchandises générales qui y sont chargées et déchargées.Notre analyse du trafic tiendra donc compte de la nature des marchandises et permettra, de ce fait, de mieux identifier les causes de l’érosion de la position relative du port de Montréal par rapport à celle de ses principaux concurrents.Bien que le port de Montréal soit une unité administrative qui s’étend du pont Champlain jusqu’à Sorel, il est fonctionnellement beaucoup plus circonscrit.Ses installations occupent presque sans interruption une étroite bande de terrain de l’entrée du canal de Lachine jusqu’à Montréal-Est, soit près de 16 km à vol d’oiseau.Avec ses 134 postes à quai, ses 40 hangars de transit, ses 4 élévateurs à céréales et ses 4 terminaux à conteneurs, il peut manutentionner n’importe quel type de fret.Parmi les autres installations et services, le port de Montréal compte un chantier naval de réparations, un système ferroviaire comprenant 105 km de voies ferrées, son propre réseau de distribution d’électricité et d'eau ainsi qu’un service de sécurité qui a été largement réorganisé ces dernières années.Au total, les services qu’il offre ne comportent pas de différences majeures avec ceux offerts par ses concurrents en aval et sur la côte atlantique.Il est cependant desservi par des liaisons plus régulières et plus fré- : -"¦ZkSéëZ'-'.'T.LA SITUATION ÉCONOMIQUE DU PORT DE MONTRÉAL Depuis plusieurs années des inquiétudes surgissent de toutes parts sur la situation qui prévaut au port de Montréal.Le volume de marchandises manutentionnées stagne autour de 20 millions de tonnes depuis près de vingt ans, alors que le trafic maritime mondial a triplé durant la même période et que d’autres ports canadiens ont connu une croissance très rapide.L’année 1978 s’est toutefois avérée meilleure, notamment pour le transport de marchandises générales par conteneurs, et d’importants transporteurs maritimes ont inauguré des services réguliers.Serait-ce le prélude à des jours meilleurs?Quels sont les problèmes qui expliquent la stagnation du trafic?Y a-t-il des remèdes qui pourraient être appliqués?Dans cet article nous tenterons de répondre à ces diverses questions et de faire le point sur la situation du port de Montréal.Sept-Iles venait alors en tête avec 10.9% du total canadien, suivi des ports de Vancouver, de Port-Cartier et de Montréal.Le port de Montréal, à plus de 1,600 km de l’océan Atlantique, se situe à mi-chemin entre l’embouchure du fleuve Saint-Laurent et l’extrémité des Grands Lacs.Les rapides de Lachine ayant constitué pendant longtemps un obstacle naturel infranchissable, les navires de haute mer y faisaient halte après avoir remonté le Saint-Laurent.De nombreuses activités de transbordement, de manutention, d’entreposage et de transit s’y développèrent.Ceci explique en grande partie la fondation et surtout le développement de Montréal.En effet, ces activités contribuèrent à faire de Montréal un centre d’affaires et de transport et par voie de conséquence un centre industriel et commercial.D’ailleurs, au 19e siècle et au début du 20e, les principaux pôles de croissance économique ont pris naissance aux endroits offrant le meilleur accès par voie d’eau.Par la suite, de nombreux et d’importants développements, entre autres l’avènement.du chemin de fer et l’extension du réseau routier, sont venus révolutionner l’économie des transports.Ainsi, de nouveaux courants Un bref historique Le fleuve Saint-Laurent, voie de pénétration au coeur du continent nord-américain, assure au Québec une vocation maritime de premier choix.Les arrivages et les expéditions de marchandises dans les ports du Québec ont représenté en 1977 près de 40% du total de l’ensemble du Canada.Le port de AVRIL 1979 Etude réalisée par le Service de Recherche Economique de la Banque Provinciale du Canada.Février 1979.17 St-Arnaud Bergevin Limitée TRANSITAIRES INTERNATIONAUX FRET AÉRIEN ET CONSOLIDATION COURTIERS EN DOUANES ^^CONSEILLERS EN DOUANES ENTREPOSAGE ^EMBALLAGE POUR EXPORTATION SERVICE DE CONTAINERS INTERNATIONAL FREIGHT FORWARDERS AIR CARGO AGENTS & CONSOLIDATORS CUSTOMS BROKERS CUSTOMS CONSULTANTS WAREHOUSING EXPORT CRATING CONTAINER SERVICE Service régulier groupage maritime / avion sur le Canada et vice-versa Correspondants autour du monde Regular sea / air freight groupage service to and from Canada Correspondents in principal cities of the world SIÈGE SOCIAL HEAD OFFICE 410, RUE ST-NICOLAS, MONTRÉAL, QUE.H2Y 2P5, TÉLÉPHONE (514) 285-1500 CÂBLE: BLACKSTAR MONTRÉAL TÉLEX 05-25176 • MONTRÉAL • AÉROPORT DE DORVAL • VILLE LASALLE • DORVAL * POINTE-CLAIRE • MIRABEL e LACOLLE • PHILLIPSBURG • QUÉBEC • SEPT-UES * ST-JÉRÛME • ST-JEAN (QUÉBEC) » LES SAULES (QUÉBEC) • TORONTO • AGINCOURT • OAKVILLE e TORONTO INTERNATIONAL AIRPORT ' SUCCURSALES ET COMPAGNIES AFFILIEES DANS LES VILLES SUIVANTES BRANCH OFFICES b AFFILIATED COMPANIES IN THE FOLLOWING CITIES ACTION CANADA FRANCE 18 quentes avec un plus grand nombre de ports étrangers et la proximité d’une grande ville comme Montréal assure à ses usagers un accès facile à de nombreux services reliés au transport et au commerce.Le port de Montréal est situé au centre d’une région fortement industrialisée à laquelle il est relié par d excellents réseaux de communication.Il dessert donc un vaste hinterland qui inclut l’est du Canada, l'Ontario, les Etats américains des Grands Lacs et, dans une moindre mesure, l’ouest du Canada via la Voie maritime du Saint-Laurent, les Grands Lacs et le réseau ferroviaire.En 1977, 4,410 navires dont 2,807 océaniques mouillèrent dans les eaux du port.Depuis 1936, l’administration du port de Montréal relève du Conseil des Ports Nationaux.Il est géré par un directeur qui dépend de cet organisme à Ottawa; deux adjoints, l’un à l’exploitation et l’autre à l’administration, l’assistent dans sa tâche.De plus, en 1971, l’Administration portuaire de Montréal fut créée, laquelle regroupe à l’heure actuelle 13 membres représentant les principaux organismes locaux intéressés au développement du port; cette dernière n’a cependant pas de pouvoirs décisionnels.ment jusqu’en 1976, mais s’est quelque peu redressé en 1977.Les céréales viennent en second lieu avec 4.6 millions de tonnes en 1977 et, àl’ instar des produits pétroliers, on constate un mouvement à la baisse depuis 1971.En quantités moindres, soit moins d'un demi-million de tonnes pour la plupart, sont aussi chargés ou déchargés des produits tels que le sucre et la mélasse, de même que du sel, du gypse, du ciment et du minerai de fer.Depuis 1970, le volume total de marchandises transportées en vrac a régressé de 10.2%.Cette baisse est toutefois moins importante que celle qui a touché le trafic de marchandises générales au cours de la même période.En effet, le tonnage de marchandises générales chargées ou déchargées atteignait 3.2 millions de tonnes en 1977 contre 4.1 millions en 1970, soit une diminution de plus de 22%.Ce type de trafic regroupe des marchandises hétérogènes, emballées en sacs, caisses, colis ou ba- que.Sa situation intérieure en fait un point idéal de départs et d’arrivées pour plusieurs lignes de cabotage entre Montréal et l’est du Québec d’une part, et entre Montréal et les Grands Lacs d’autre part.La première liaison totalisait 39.3% du trafic et la deuxième 41.5% en 1977.Depuis 1970, le tonnage de marchandises transportées à l’échelle nationale a décru de 15.7%, ce qui représente une baisse beaucoup plus importante que celle enregistrée par la navigation internationale.Cette dernière a totalisé 10.3 millions de tonnes métriques en 1977, dont près de 40% à destination ou en provenance d’Europe et 20% des ports des Grands Lacs.La détérioration de sa position relative Les autres ports du Québec, les ports ontariens, ainsi que les ports de Saint-Jean (N.-B.) et de Halifax ont mené au cours des années une concurrence de plus en plus vive au port de Montréal.Ils se sont, à un moment ou à un autre, emparés de marchés qui traditionnellement revenaient au port de Montréal, ou encore ont pu attirer vers eux les secteurs du marché en pleine croissance.Ainsi, pendant que Montréal enregistrait de piètres performances, plusieurs de ceux-ci connurent une croissance non négligeable.De 1960 à 1970 c’est le port de Montréal qui a, en effet, connu la croissance de trafic la moins importante.En outre, de 1970 à 1977, le volume de marchandises manipulées sur ses quais a baissé de 12.0%, tandis que le port de Québec connaissait une croissance de près de 80%, celui de Saint-Jean (N.-B.) de 75.9% et que les autres enregistraient aussi des accroissements, quoique de moindre importance.De même, il semble presque certain maintenant que le port de New York ait joint les rangs des concurrents du port de Montréal, notamment pour desservir les marchés canadien et américain des Grands Lacs.Le cadre restreint de cette étude ne nous a cependant pas permis de mesurer ce phénomène.En somme, il est facile de conclure que la situation relative du port de Montréal s’est passablement détériorée, particulièrement ces dernières années.Toutefois, il convient de se demander maintenant si la situation était inévitable et dépendait de conditions extérieures ou s’il s’y rattachait plutôt des conditions locales spécifiques.\ A T ; (LP 2 » w L’évolution et la composition du trafic L’évolution du trafic au port de Montréal ne prête guère à l’optimisme.Le tonnage total manutentionné dans ses installations n’est pas plus élevé en 1977 qu’il ne l’était en 1961.Malgré deux sommets de l’ordre de 22 millions de tonnes métriques en 1966 et 1970, la tendance de fond est à la stagnation.En 1977, le volume de marchandises manipulées n’atteint pas 20 millions de tonnes.rai rils, comme des aliments ou encore certaines matières premières ou produits fabriqués dont la valeur par unité de points est élevée.Sa manutention est difficile, ce qui a justifié l’apparition des conteneurs.En novembre 1968, le premier terminal à conteneur canadien entrait en service au port de Montréal.Le volume de marchandises conteneurisées a doublée entre 1970 et 1977 et le taux de conteneurisation des marchandises générales est passé de 19.5% à 47.2%.I D’une façon générale on distingue deux grandes catégories de marchandises, celles transportées en vrac et les marchandises générales qui peuvent être conteneurisées ou non.C’est la manipulation des marchandises en vrac qui constitue le gros des activités au port de Montréal.Depuis 1970, elles n’ont pas représenté moins de 80% du trafic global et cette proportion atteignait 83.7% en 1977.Les produits pétroliers, soit la quasi-totalité du vrac liquide, accaparaient à eux seuls 35.9% du total en 1977 (7.1 millions de tonnes métriques).Cet important trafic a atteint un sommet de 8.5 millions de tonnes en 1970, puis a diminué régulière- ' Le trafic total comprend du transport intérieur et du transport international.Le premier est aussi appelé cabotage et concerne les navires qui se déplacent entre deux ports canadiens sans embarquer ni débarquer de fret étranger.En 1977 le cabotage accaparait 45.3% du tonnage de marchandises manutentionnées au port de Montréal, alors que cette proportion était inférieure à 30% dans les ports de V Atlanti- AVRIL 1979 19 pour l’expéditeur et le transporteur, d’acheminer directement par bateau des marchandises vers Montréal plutôt que de les décharger dans un port de la côte pour ensuite emprunter le transport ferroviaire.Ceci se vérifierait également dans le cas des exportations.Si le port de Montréal n’a pas profité de cet avantage et que son taux de conteneurisation n’est encore que de 50.0% en 1977 par rapport à 76.2% au port de Québec et à 73.4% à Halifax, il semble qu’il faille l’attribuer en grande partie à des facteurs qui ne sont pas de nature proprement économique.Ces derniers ont peut-être aussi influencé l'évolution du trafic en vrac, quoique de ce côté, certains événements extérieurs soient intervenus, telle l’ouverture de la Voie maritime.Le port de Montréal a connu au cours des années soixante et au début des années soixant-dix de nombreux conflits de travail et des problèmes de pillage qui ont concouru à lui créer une réputation peu enviable.Les solutions ont mis du temps à se concrétiser et pendant qu’on multipliait les enquêtes et les rapports (Cohen, Picard, Deschênes, Smith), les problèmes perduraient.Sans qu’il soit possible, de le vérifier, tout laisse croire que plusieurs armateurs décidèrent d'éviter momentanément le port de Montréal et qu’ils n’aient guère été enclins à y revenir.Pourtant le système de sécurité a été complètement réorganisé et depuis dix ans les vols de marchandises sont devenus négligeables.En ce qui concerne les problèmes de main-d’oeuvre, ils étaient presque tous reliés aux questions relatives à la garantie et à la sécurité d’emploi chez les débardeurs, lesquelles sont peu compatibles avec le caractère aléatoire des activités portuaires.De plus, les progrès technologiques, spécialement la conteneurisation, ont entraîné une substitution du capital à la main-d’oeuvre, ce qui n’a donné que plus d’acuité aux problèmes existants.En 1973-74, l’Association des employeurs maritimes (A.E.M.) proposa à ses travailleurs une retraite anticipée et plus de 900 l’acceptèrent.Cette mesure, jointe à un certain nombre d’autres, a contribué à assainir le climat de travail.Aujourd’hui le nombre de débardeurs ne dépasse pas 1,200, alors qu’il atteignait 3,500 au début des années soixante-dix.Il n’y a pas eu d’arrêts de travail depuis 1975 et la signature récente d'une convention collective assure pour trois ans encore un climat de stabilité.Cependant, le calme fut long à venir.A ces deux problèmes se greffent intimement ceux relatifs à l’adminis- diminué fortement en 1970 et 1977.La concurrence croissante du transport par camion, consécutive à l’amélioration du réseau routier, en est probablement la cause principale.Les nombreuses difficultés inhérentes à la navigation d’hiver, de même que d’autres éléments de concurrence non-économiques, sur lesquels nous reviendrons, ont aussi contribué à décourager des caboteurs.Ainsi, certaines liaisons ont été abandonnées, notamment celle entre Montréal et la Gaspésie et d’importantes compagnies se déplacèrent vers d'autres ports.Toutefois, ce trafic concerne moins d'un million de tonnes de marchandises.La baisse qu’a connue le secteur des marchandises générales du côté de la navigation internationale est, elle, plus critique.Il semble qu’il faille l’attribuer à la vive concurrence qui lui a été faite par les ports des Maritimes, surtout celui de Halifax.De 1970 à 1977 le tonnage de marchandises générales manipulées au port de Halifax s’accroissait de 232.4%, celui du port de Saint-Jean de 81.7%, alors que le port de Montréal voyait ce même trafic régresser de 21.4%.Au cours de la même période, le tonnage de marchandises générales conteneurisées doublait au port de Montréal, pendant qu’il était multiplié respectivement par 8 et 12 aux ports de Halifax et de Saint-Jean.Ce dynamisme des activités portuaires contraste avec la faible performance économique de la région des Maritimes.Les facteurs explicatifs L’une des causes de la faible performance du port de Montréal dans le transport des marchandises en vrac a été le déplacement du trafic de céréales vers les autres ports de l’estuaire.Alors qu'en I960, 59.9% du trafic céréalier de la province passait par le port de Montréal, cette proportion n’était plus que de 17.6% en 1977.Le transfert s’est surtout fait au profit de Baie-Co-meau et de Port-Cartier.Bien que ces derniers jouissaient d’une situation géographique privilégiée d’avant-port, d’excellentes profondeurs d’eau et que la disponibilité de fret de retour avec le minerai de fer était un atout en leur faveur, il est certain cependant que, sans l’ouverture de la Voie maritime du Saint-Laurent en 1959, cette modification importante des activités maritimes régionales n’aurait pas été possible.Même si l’influence de la Voie maritime sur le trafic au port de Montréal est une question controversée, il est permis d’affirmer qu elle a influencé le trafic céréalier et ce, au bénéfice d'une autre région de la province et de certains ports de l’Ontario.En ce qui concerne les marchandises générales, son influence est moins nette.En effet, il est difficile de déterminer la part des 5.8 millions de tonnes de marchandises qui empruntèrent la Voie maritime en 1977 que le port de Montréal aurait pu manutentionner.Chose certaine, une bonne partie aurait probablement été acheminée via les ports de l’est des Etats-Unis et/ou la voie ferrée.Pour ce qui est des produits pétroliers, alors que le tonnage stagnait au port de Montréal entre 1970 et 1977, il quadruplait presque à celui de Québec et se multipliait par un et demi aux ports de Saint-Jean et de Halifax.De prati-quemment nul qu’il était à Port Hawkesbury en Nouvelle-Ecosse, le volume manutentionné est passé à 4.1 millions de tonnes en 1977.Il n’est donc pas étonnant que la position relative du port de Montréal se soit affaiblie.Cette évolution est liée à l’implantation de nouvelles raffineries desservant le Québec et le nord-est des Etats-Unis.Les ports mentionnés les alimentent en pétrole brut et réacheminent ensuite une partie des produits finis.A Montréal, par contre, les raffineries sont alimentées depuis plus de vingt ans par pipe-lines et le vrac liquide qui passe par le port est constitué essentiellement d’essence et de mazout.Du strict point de vue des coûts, le port de Montréal était en mesure de s’attirer une plus grande part du trafic canadien de marchandises générales, surtout celui par conteneurs, d’autant plus que la majeure partie du trafic par conteneurs aux ports de Halifax et Saint-Jean se fait en provenance ou à destination du Québec et de l’Ontario.C’est du moins ce qui ressort de l’étude intitulée “Concurrence et complémentarité des ports du Québec’’, réalisée par M.Bruno Riendeau pour l’Office de Planification et de Développement du Québec.Après avoir bâti un modèle économétrique qui tient compte non seulement de la minimisation des coûts, mais aussi de la maximisation des profits du transporteur, de l’expéditeur et du destinataire, il en arrive à la conclusion que le port de Montréal possède incontestablement la vocation de desservir sa propre région, la région industrielle de l’Ontario et celle des Grands Lacs du côté américain pour le trafic international en provenance ou à destination de l’Atlantique Nord.En effet, il serait plus rentable, à la fois I l I ! Dans le domaine des marchandises générales, le volume de marchandises transportées au titre du cabotage a ACTION CANADA FRANCE 20 fin de 1978.Son parachèvement est prévu pour la fin de 1981 et ce sera le premier terminal public du port alors que ceux de Halifax et de Saint-Jean en possèdent déjà depuis un certain nombre d’années.Quant au terminal Jacques-Cartier, dont la réalisation était prévue depuis 1971, elle ne se concrétisera pas car son site, au pied de la rue Berri, ne convenait pas à ce type de manutention qui nécessite de vastes espaces à l’arrière des quais.Ce site est d'ailleurs au centre de la zone du vieux port que les autorités fédérales comptent maintenant réaménager en partie en lotissement urbain à vocation mixte.Bien qu’en soi la position géographique de Montréal, au coeur du continent près d’un très important marché, constitue un atout sérieux, force nous est de constater qu’elle l’a aussi désavantagé.En effet, le trafic est intense entre les grands ports américains et les ports d’Europe ou d’autres ports importants de l’Atlantique; Montréal est éloigné de ces grands itinéraires alors qu’ Halifax et Saint-Jean sont en quelque sorte sur leur route.Ainsi plusieurs navires, surtout avec l’avènement des gros porte-conteneurs, choisirent de passer en transit à Halifax et Saint-Jean afin de s’assurer une pleine cargaison, ce qui permit d’accroître le trafic de ces ports.(ration du port qui semblent se résumer à une question d’éloignement des centres de décision.Face au Conseil des Ports Nationaux, l’administration locale est dépourvue de pouvoirs décisionnels dans des domaines aussi déterminants que les investissements, la tarification ou l’établissement de politiques.De même, elle n’a pas voix au chapitre en ce qui concerne les conditions de travail des débardeurs car celles-ci relèvent de l’Association des employeurs maritimes et de l’Association internationale des débardeurs.Il ne faut donc pas se surprendre si les solutions aux nombreux problèmes qu’a connus le port ont tardé à venir.Pourtant, la question de la représentation adéquate des intérêts locaux n'est pas nouvelle, puisqu’elle avait déjà été préconisée en 1932 dans le rapport Gibb sur le système portuaire canadien.D’ailleurs, l'administration portuaire canadienne est loin d’être uniforme puisqu’il existe au moins 4 types de juridiction.Avec le projet de loi C-6, concernant les ports canadiens et soumis en première lecture à la Chambre des communes en octobre 1977, une uniformisation de ces juridictions était prévue, de même qu’un rôle beaucoup plus déterminant des Commissions portuaires locales.Malheureusement on semble tarder à lui donner force de loi.Dans les provinces Maritimes, les gouvernements provinciaux et municipaux ont pallié quelque peu à ces difficultés administratives en mettant sur pied des organismes mixtes (état/entreprise privée) de promotion, d’aménagement et d’administration portuaire.Le gouvernement du Québec, quant à lui, ne s’est guère préoccupé de ses ports jusqu’à présent.Sous l’égide du ministère des Transports, une étude sur l’avenir du port de Montréal fut réalisée en 1976, mais on attend encore sa parution officielle.Pourtant, une Direction du transport maritime, aérien et ferroviaire fut créée en 1975 et depuis 1978 une Direction s’occupant uniquement des questions maritimes a vu le jour.Il faut espérer qu’elle pourra er> arriver à plus de réalisations concrètes que la première.Quant aux efforts de promotion de l’administration du port, ils furent très minces avant 1975.Le port de Montréal fut aussi pendant très longtemps suréquipé pour la manutention conventionnelle de marchandises, alors qu’il était sous-équipé pour recevoir les marchandises conteneurisées.La mise en opération d’un quatrième terminal à conteneurs, le terminal Racine dans l’est de la métropole, ne fut pourtant effective qu’à la S r' A VJ :r.1 III \ pa 52 , 4 ¦ tjfî ïl, ill Même si le port de Montréal est ouvert à l’année longue depuis une vingtaine d'années, la circulation est très ralentie durant la saison hivernale car seuls des navires à coque renforcée peuvent se rendre à ses portes.Ils peuvent, de plus, être immobilisés à l’occasion par les grands froids, le brouillard ou les embâcles.Les itinéraires routiers ou les ports en aval apparaissent donc parfois plus attrayants.Enfin il nous faut mentionner qu’un dernier facteur a aussi défavorisé le port de Montréal.Il s’agit des tarifs ferroviaires avantageux consentis par les principales compagnies entre le marché ontarien et l’ouest du pays d’une part, et les ports des Maritimes d’autre part.Il n’y aurait, en effet, pas de différences sensibles entre ces tarifs et ceux qui sont en vigueur entre les mêmes régions et Montréal, notamment pour le cargo conteneurisé.Cet état de choses est peut-être lié au mouvement relativement récent d’intégration horizontale en vertu duquel les compagnies ferroviaires exploitent elles-mêmes des flottes de navires et des terminus portuaires.Différentes subventions, octroyées en vertu de programmes tels “The Maritime Freight Rates Act”, “The Atlantic Region .Aji m ¦h m « - AVRIL 1979 21 MUM V" • :?pg; v r Freight Assistance Act” et ‘‘Export Grain Rates to Atlantic Ports”, viennent accentuer le problème.Montréal en août.Les représentants reconnurent que Montréal leur paraissait le port le plus indiqué pour approvisionner leurs marchés.Les chiffres préliminaires pour l’année 1978 font d’ailleurs était d’une augmentation du tonnage conteneurisé de près de 30% au port de Montréal.Enfin, la décision prise récemment par CP Navigation de transférer de Québec à Montréal toutes ses opérations de manutention par conteneurs vient encore renforcer la position du port de Montréal dans ce domaine.Cette compagnie prévoit manutentionner, à elle seule, plus de 70.000 conteneurs en 1979, alors qu’en 1978 les autorités estiment que 179,000 furent manipulés dans le port.Ce gain est donc fort important.Le port de Montréal demeure aussi un point stratégique d’arrivées et de départs pour plusieurs lignes de cabotage, surtout avec les Grands Lacs.Autre élément non négligeable, maintenant que le prix du pétrole au pays rejoint peu à peu le prix mondial, il est à prévoir que le transport par eau, traditionnellement plus économique, deviendra de plus en plus compétitif.Il ne faut toutefois pas pécher par excès d’optimisme.L’accroissement du trafic conteneurisé entraînera fort probablement une baisse de la demande de main-d’oeuvre et il serait important de planifier à l’avance des politiques d’emploi adéquates afin que ne resurgissent pas des conflits de travail.De plus, il est peu probable que le trafic pétrolier et céréalier ne s’accroisse substantiellement.Un autre élément à considérer est l’évolution dans le monde des transports.Tel qu’on le soulignait en 1973 lors du cinquième symposium international sur l’économie des transports, la capacité des unités de transport aura tendance à croître, en particulier dans la navigation maritime et dans l’aviation; il en résultera, entre autres, une tendance à la concentration des activités dans un petit nombre de ports maritimes à grande capacité.Cependant, le lac Saint-Pierre, le pipe-line Portland-Montréal et le pont-tunnel Louis-Hippolyte Lafontaine limitent l’accès du port de Montréal aux navires ne dépassant pas 10.5 m de tirant d’eau.Dans ces conditions, les plus grands navires qui peuvent y accoster sont des navires de la seconde génération de porte-conteneurs, avec une longueur de 198 m et une capacité maximum de 1.000 conteneurs.La troisième et la quatrième génération de porte-conteneurs ont cependant déjà fait leur apparition, tout comme les super-pétroliers.étaient approvisionnées en pétrole brut par voie d’eau avant l’avènement des pipe-lines.Enfin, pour plusieurs autres industries de la région montréalaise, le port ne fut pas un facteur déterminant de localisation, mais il apparut comme un élément facilitant leur approvisionnement en matières premières ou la distribution de leurs produits finis.En dépit de la stagnation et des variations importantes de son trafic, le port de Montréal a cependant réussi à afficher presque régulièrement depuis 15 ans un surplus entre les revenus nets d’exploitation et les dépenses d’immobilisation, ce qui n’est pas le cas pour les ports de Halifax et de Saint-Jean.Ainsi, la direction du port de Montréal a accumulé un fonds de $52 millions qu’elle pourra affecter à la réalisation de projets qui devront cependant être approuvés par le Conseil des Ports Nationaux.Les répercussions économiques La réception et l’expédition de marchandises dans le port supportent directement l’existence de toute une gamme d’emplois: débardeurs et vérificateurs, arrimeurs, courtiers en douane et transitaires internationaux, commerçants de céréales, pourvoyeurs, peseurs, échantillonnées et évaluateurs maritimes, de même que diverses autres fonctions reliées à l’administration du port, à la réparation des navires et au remorquage, à l’assurance, à l’entreposage et au transport de surface.Au total, ces activités regrouperaient près de 10,000 travailleurs dans la région de Montréal.A leur tour, ces dernières ont des effets d’entraînement auprès d’autres secteurs.Elles engendrent une activité accrue dans le commerce de détail, le commerce de gros, les établissements financiers et le secteur immobilier, pour ne nommer que les principaux.Une étude réalisée par le Conseil des Ports Nationaux a évalué à $157.5 millions en 1972 l’impact économique direct découlant de l’activité portuaire et à $103.5 millions l’impact indirect, soit au total $261 millions.Ces chiffres ont été obtenus après une analyse des répercussions économiques de chaque type de manipulation: elles atteindraient $44.72 pour chaque tonne de marchandises conteneurisées, $5.20 pour le vrac solide et $2.15 pour le vrac liquide.Les cargaisons de marchandises générales sont donc celles qui créent le plus d’emplois et qui engendrent le plus d’activités secondaires.Une étude analogue pour le port de Québec a donné sensiblement les mêmes résultats.Historiquement le port de Montréal a aussi été un facteur important de localisation industrielle.Par exemple, sa fonction de point de transbordement de céréales entraîna le développement de plusieurs industries alimentaires qui subsistent toujours à proximité des installations portuaires: meuneries, fabriques de pâtes alimentaires et d’huiles végétales, malteries, distilleries, usines de transformation du maïs.De même, le sucre, la mélasse brute, l’argile et le charbon déchargés au port sont transformés pour une bonne part à ses portes.L’implantation près du port des raffineries de pétrole était également indispensable à l’origine, car elles Les perspectives d’avenir Les principaux problèmes qui ont assombri la situation du port de Montréal au cours des années soixante et au début des années soixante-dix semblent être résolus ou en voie de l’être.Le climat de travail est assaini, les mesures de sécurité sont maintenant adéquates, la décentralisation de l’administration portuaire est probable si le projet de loi C-6 suit son cours et les efforts de promotion de l’administration du port ont été intensifiés ces dernières années.Malgré les difficultés inhérentes à la navigation d’hiver, le nombre de navires qui ont accosté au port est passé de 274 en 1975-76 à 394 en 1977-78 ce qui représente un accroissement de trafic de l’ordre de 32%.Le fonds de réserves accumulé par le port de Montréal devrait lui permettre de réaliser les investissements nécessaires à son expansion, du moins du côté du trafic conteneurisé qui semble voué à un avenir prometteur.La supériorité géographique et économique du port de Montréal pour le trafic conteneurisé, en vue de la desserte du Canada industriel, semble en effet se confirmer.En 1978, l’Atlantic Container Line transférait de Halifax à Montréal cette portion de son trafic.La Chase International a inauguré, au cours de la même année, des services de transport par conteneurs dont le port d’attache est Montréal.De même, après un différend sur l’Atlantique, la Cast of North America, déménageait une partie de ses opérations commerciales vers Halifax au printemps de l’an dernier, mais revenait définitivement à I ACTION CANADA FRANCE 22 Le terminal Racine en cours d’extension, en arrière du terminal conteneur CP où un porte-conteneurs se trouve à quai.m place prépondérante qu’il a occupée dans l’activité portuaire canadienne.Néanmoins, l’évolution de son trafic pourrait désormais être moins irrégulière et présenter une croissance soutenue.Déjà, entre 1976 et 1977, une hausse de 3.1% a été enregistré et les autorités portuaires estiment qu’elle sera du même ordre en 1978.Le port de Montréal jouit d’avantages économiques certains et maintenant que plusieurs problèmes qui nuisaient à son expansion ont été résolus, il devrait pouvoir connaître, dans les années à venir au moins une aussi bonne performance que l’importante région économique qu’il dessert.Les efforts devront cependant demeurer soutenus, L’accent devra être mis notamment sur la promotion, les relations, de travail, la recherche et l’utilisation de technologies nouvelles.La priorité dans les réalisations devrait être donnée à l’achèvement du terminal Racine, seul quai public.Il va de soi que le port de Montréal ne peut plus se permettre d'accuser des retards.?M I R5 1 ¦ Si le port veut les accueillir, il faudra songer à des investissements majeurs, tel l’aménagement d'installations portuaires en aval du tunnel Louis-Hippo-lyte Lafontaine.Montréal pourrait ainsi se trouver en tête de ligne pour tous les navires qui ne peuvent remonter la Voie maritime.Sa position stratégique comme point de transbordement n’en serait qu’accrue.Leur utilisation pourrait cependant se répandre un peu moins rapidement qu’on ne l’avait prévu avant la récession des années 1974-75.Les prévisions de la demande ont été nettement déjouées et il y a, à l’heure actuelle, sur-capacité dans la flotte marchande mondiale.L’Organisation de Coopération et de Développement Economiques estime que l’excédent de la flotte pétrolière atteindra 24% en 1985 et que celle des transporteurs de cargaisons sèches en vrac risque d’entrer dans une crise aussi sérieuse.De plus, les préoccupations accrues en matières d’écologie et d’aménagement freineront l’accroissement du nombre de super-pétroliers.Au bilan, nous ne croyons certes pas que le port de Montréal reprendra la y ^OGTRAIMS Logistique & Transports Internationaux Ltée • EXPERT EN ÉTUDES LOGISTIQUES • ENTREPRENEUR EN TRANSPORT • LE SPÉCIALISTE DES PROJETS INDUSTRIELS JUSQU'À SITE • Affrètements réguliers sur l'Afrique du Nord, de l'Ouest et sur l'Amérique Latine.• Groupage hebdomadaire maritime de GARONOR sur Montréal — 2000 tonnes en 1977 — 407, McGill, Suite 1001, Montréal H2Y 2G3 Télex : 05-24282 Tél.: 281-1743 DÉLÉGATIONS COMMERCIALES : Toronto, Vancouver, Paris, Casablanca, Abidjan.AVRIL 1979 23 l’heure, intensification de la concurrence des pays industrialisés et des pays en voie de développement, nous devons sans cesse produire dans des conditions qui nous permettent de vendre sur les marchés internationaux et nous avons l’obligation de vendre car si nous n’exportions pas, nous ne pouvons pas payer nos importations, c’est-à-dire des importations indispensables, c’est-à-dire notre pétrole, et notre énergie, jusqu’à ce que nous ayons allégé le fardeau de la facture pétrolière par le développement de notre programme électro-nucléaire.La France est comme les autres pays d’Europe occidentale une vaste usine de transformation qui importe ses matières premières et qui vend ses produits transformés.Il faut que la France puisse vendre et l’on ne produit pas pour produire, l’on ne produit pas pour créer des emplois, l'on produit pour vendre et c’est seulement si l’on vend que l’on peut maintenir des entreprises en activité et par là-même assurer la stabilité et la durabilité de l’emploi.L’ÉCONOMIE FRANÇAISE Ses Problèmes et son Avenir par Raymond Barre ce n’était pas seulement une pression à la hausse des prix, c’était aussi un impôt prélevé sur tous les pays importateurs de pétrole et par conséquent une tendance déflationniste qui s’exerçait dans l’économie internationale et en particulier chez les pays qui devaient payer leurs importations.des importations massives de pétrole.Si bien que la France à l’heure actuelle a une double tâche à accomplir, elle doit d’abord terminer l’oeuvre entreprise pour redresser l’économie du pays en conjurant les périls inflationnistes, il lui faut ensuite s’adapter aux nouvelles conditions du monde car il suffit d’observer les marchés internationaux pour voir qu’un pays comme la France et il ne dépare pas sur ce point des autres pays européens, est exposé à une double concurrence, d’abord la concurrence des pays industrialisés qui ont à faire face, aux mêmes problèmes qu elle, ensuite aux pays en voie de développement qui enregistrent chaque jour des progrès et qui deviennent des partenaires de plus en plus dangereux sur les marchés internationaux.(.) Les études internationales qui sont faites sur l’avenir de la France au cours de ses prochaines années et qui sont faites dans des conditions d’objectivité reconnues indiquent que mon pays a de grandes chances qui doivent être saisies.Mais ces chances ne seront pas saisies n’importe comment.Il faut se fixer quelques objectifs simples, clairs et en tirer les conséquences logiques.Dans le cas contraire, c’est l’abandon, dans le cas contraire, c’est la pente sur laquelle on glisse et tout le monde sait qu’il est plus facile de descendre une pente que de la monter.Le gouvernement, à la demande du Président de la République, poursuit une politique qui est fondée sur trois objectifs fondamentaux.En premier lieu, assurer la compétitivité de l’économie française.En second lieu, organiser l’Europe occidentale à laquelle la France appartient.En troisième lieu, participer activement à la coopération internationale au service du progrès et de la paix.Notre première tâche est d'assurer la compétitivité de notre économie, pour les raisons que j’indiquais tout à (.) Je voudrais vous parler de la France.Et de l’avenir de mon pays.Je ne voudrais pas le faire comme un homme politique qui défend une politique, je voudrais le faire en fonction d’une analyse des problèmes auxquels mon pays doit faire face, vous indiquer quelles sont ses perspectives d’avenir et vous dire comment, en fonction des contraintes du présent, le Gouvernement que j’ai l’honneur de diriger sous l’autorité du Président de la République s’efforce de mettre en oeuvre les moyens permettant à mon pays d’affronter les difficultés internationales.(.) La France en 1945 était une économie semi-développée.De surcroît, elle était une économie qui avait subi les destructions de la guerre, qui avait été soumise à une rigoureuse occupation, qui devait à la fois se reconstruire et se moderniser.Ceux qui ont vu la France en 1946 savent quelle était l’ampleur des problèmes auxquels elle avait à faire face.Ceux qui voient la France 30 ans après, peuvent constater l’extraordinaire mutation qui s’est produite dans notre pays: rénovation de notre agriculture accélérée par l’entrée de la France dans le Marché Commun, développement de notre industrie, non seulement de nos industries petites et moyennes mais encore de nos grandes industries qui s’avancent sur la voie de la technologie avancée.Un pays qui était jusque là replié derrière les contingents et les droits de douane, qui s’ouvre au commerce international et qui devient la quatrième puissance exportatrice mondiale.Un pays qui accroît progressivement ses investissements à l’étranger, qui pénètre sur le continent Nord-Américain, des hommes d’affaires qui savent penser l’avenir et qui savent préparer l’avenir.Voilà ce qu’est la France d’aujourd’hui.Bien sûr, cette France connaît des difficultés.Ces difficultés sont nées de la vague d’inflation qui a recouvert le monde depuis 1970 et qui a donné lieu à une période de facilité, de revendications et de surenchère dont nous pâtissons encore.Là-dessus, est venue se greffer la crise pétrolière de 1973 qui exerce encore ses effets sur nous.Car la hausse brutale du prix du pétrole en 1977 poursuivie par d’autres hausses, Comment acquérir cette compétitivité?En premier lieu, nous avons voulu une gestion moderne de l’économie (.) qui, au niveau du développement que la France a atteint, suppose le libre jeu de la liberté de décision et de la responsabilité de décision.C’est la raison pour laquelle la politique du Gouvernement français engagée à la suite des élections après que la chape de plomb qui pesait sur la France, les inquiétudes que l’on pouvait concevoir sur l’avenir de notre pays ont été rejetées, la politique du Gouvernement a été de donner libre cours à tout ce qui pouvait permettre liberté et responsabilité.Bien sûr, cela ne se fait pas du jour au lendemain.Nous avons une vieille tradition qui remonte à Colbert.Elle a été renforcée tout au long des siècles, elle a été maintenue aux lendemains de la seconde guerre mondiale par de modernes Colbert, ce n’est pas moi qui le regretterai car tout le monde sait que, dans cette position, lorsque le développement n’est pas suffisant, il faut que l’Etat intervienne, jusqu’à ce que les infrastructures étant réalisées, les activités individuelles puissent se déployer largement.Cela ne veut pas dire par ailleurs que l’Etat n’intervienne pas.Hélas, il suffit de regarder les budgets des Etats dits libéraux pour se rendre compte de ce qu’est à l’heure actuelle l’intervention de l’Etat.Une gestion moderne, c’est une gestion qui élimine tout ce qui est réglementation et contrôle systématique pour donner libre cours à la responsabilité des agents économiques dans le cadre d’une ré- j 24 ACTION CANADA FRANCE gulation globale exercée par l’Etat.Ce que nous voulons faire en second lieu, pour accroître notre compétitivité, c’est restructurer notre économie et pour reprendre l’expression actuelle, la redéployer.Qu’entendre par-là?Tout simplement, tirer les conséquences du progrès technique et faire en sorte que les branches qui ne sont plus capables de faire face à la concurrence internationale ne constituent pas un poids mort pour une économie qui, par ailleurs, doit progresser.Nous sommes en train de le faire dans des conditions difficiles pour certaines branches d’activités en France.Nous le faisons pour la sidérurgie, non point que le Gouvernement souhaite détruire la sidérurgie française mais simplement faire en sorte qu’il y ait une sidérurgie qui puisse continuer à fonctionner au lieu d'avoir une sidérurgie qui sombre dans la faillite.Nous le faisons pour les constructions navales et nous le ferons dans tous les secteurs où il apparaîtra que nous devons nous adapter à la concurrence internationale.Et puis, il nous faut innover.C’est-à-dire pratiquer grâce à la recherche systématique la découverte de nouveaux produits et de nouveaux procédés qui nous permettront de mettre sur le marché des produits nouveaux ou des produits à valeur ajoutée de plus en plus grande.La France a déjà dans certains domaines accompli un effort considérable, je pense à l’industrie nucléaire où elle maîtrise complètement le cycle de l’uranium.La France a engagé une action très vigoureuse en ce qui concerne l’électronique et l’informatique.Nous avons d’autres domaines de prédilection et pré-éminence comme la recherche pétrolière sous-marine ou encore comme ce domaine immense qui s’ouvre au pays et qui est l’océanologie.C’est vous dire que tous les efforts seront faits pour que l’innovation puisse rayonner et se diffuser à travers l’économie française.Enfin, accroître notre compétitivité, c’est être présent à l’étranger.C’est participer activement au commerce international mais surtout c’est acquérir dans un grand nombre de pays développés et dans les pays en voie de développement des positions qui sont liées à des investissements directs et à des investissements commerciaux.C’est dans ce domaine en particulier que le gouvernement compte développer son action et après ce voyage au Canada, combien je serai heureux que, dans le Canada tout entier, et plus particulièrement dans le Québec, la présence des entreprises françaises, qui est déjà importante, puisse s’accroître au cours de ces prochaines années.Voilà l’ensemble des actions par lesquelles le gouvernement souhaite assurer la compétitivité de l’économie française.(.) Il s’agit maintenant en raison des difficultés monétaires internationales d’introduire dans le système des relations monétaires internationales, un pôle de stabilité.A l’initiative du Président de la République française et du Chancelier de la République Fédérale y) Les experts de notre service international vous rendent le monde accueillant.Des experts économiques et financiers viennent chez vous sur simple rendez-vous.Ils étudient vos problèmes d'importation et d'exportation, vos placements ou emprunts en monnaie étrangère, vos achats ou ventes de devises et vous conseillent pour vos transactions internationales, quelle que soit la taille de votre entreprise.Pour que vous vous sentiez partout comme chez vous.Siège Social, 221, rue St-Jacques Montréal, Québec, Canada H2Y 1M6 Téléphone: (514) 281-3707 Télex: 055-60851 Adresse télégraphique: Provibank, Montréal Correspondants dans tous les pays.0 banque provinciale ^ A r Arthur Andersen & Cie.Comptables Agréés UGINE KUHLMANN DU CANADA LIMITEE FRANCOLOR DYESTUFFS DIVISION Z N 'P I FRANCOLOR Tél.: 683-8750-1-2-8 Tél.: (416) 274-9260 (Toronto) Télex : 058-21655 800 ouest, boul.Dorchester, Montréal Tél.(514) 861-1641 2052 Trans-Canada Highway Dorval, P.Cl.150 Lakeshore Road Port Credit, Ontario Vancouver Calgary Ottawa Toronto Winnipeg AVRIL 1979 25 sauront assurer leur croissance s’ils ne disposent pas du concours technologique, financier et scientifique des pays déjà industrialisés.Ce fut l’objet du dialogue Nord-Sud et de l’action conjointe du Canada et de la France, mais si les résultats de ce dialogue ont été jusqu’ici limités et sans doute insuffisants, nous pouvons espérer qu’au cours des années à venir, le sentiment de 1 ’ inter dépendance entre pays développés et industrialisés et pays en voie de développement nous permettra d’aboutir à des solutions communes et utiles pour tous.Voilà, mesdames, messieurs, comment nous concevons l’avenir de la France et quelle est la politique par laquelle nous entendons servir cet avenir.Car dans le monde tel qu’il est, l’avenir ne dépend pas seulement de la dotation-ressource ou de la capacité scientifique et technologique d'un pays, l’avenir dépend avant tout de la volonté avec laquelle une nation affronte les problèmes auxquels elle a à faire face et s’efforce de les maîtriser.La France s’est engagée sur la voie du redressement, elle s’est engagée sur la voie de l’adaptation aux nouvelles conditions du monde, je le dis non point par sentiment mais sans complaisance et avec objectivité, je suis convaincu qu’en dépit de toutes les difficultés et de toutes les traverses, mon pays a suffisamment de ressources intellectuelles et humaines pour que les objectifs qu’ils s’est fixés puissent être atteints.En le faisant, la France contribuera au développement, à la prospérité et à la paix du monde.Il n’y a pas de politique et il n’y a surtout pas de politique économique qui puisse être menée si elle ne répond pas à un idéal et tel est l’idéal de la France.?Extraits du discours prononcé par Monsieur Raymond Barre, Premier Ministre du Gouvernement Français, au déjeuner du 13 février 1979, organisé conjointement par la Chambre de Commerce du District de Montréal et par la Chambre de Commerce Française au Canada.et pays en voie de développement, entre pays à l’économie capitaliste et, pays à économie socialiste et que la loi d’un monde inter-dépendant, c’est la coopération.(.) Cette coopération nous entendons non seulement la sauvegarder, mais nous voulons aussi la développer.Nous voulons la développer dans le domaine des échanges, en rejetant le protectionnisme et en mettant en place, des règles du jeu qui permettent une croissance ordonnée des échanges.Cette coopération internationale nous entendons la sauvegarder et la développer en faisant tout ce qui est en notre pouvoir sur le plan national comme sur le plan européen pour encourager le retour à la stabilité monétaire internationale dont nous avons tant besoin.Car comment voulez-vous que les investissements se développent si l’instabilité monétaire internationale crée une incertitude qui freine les décisions des investisseurs.Enfin, nous voulons développer et intensifier la coopération internationale dans le domaine de l’aide aux pays en voie de développement.Car s’il est une leçon que nous tirons des événements de ces dernières années, c’est que nous avons besoin de la croissance des pays en voie de développement.Mais que les pays en voie de développement ne d’Allemagne, les pays de la Communauté Européenne ont décidé de mettre sur pied un système monétaire Européen qui transposerait aux pays de la Communauté Européenne les principes qui régissaient les accords de Bretton-Woods et qui ont assuré l'expansion et le développement mondial jusqu’en 1971.Quelques difficultés existent encore, non pas quant à la conception du système mais quant à l’application du système monétaire européen.Je suis persuadé que nous parviendrons dans les prochaines semaines à la solution de ces difficultés et que nous verrons apparaître en Europe occidentale un pôle de stabilité monétaire qui loin d’être dangereux pour le reste du système international et en particulier pour les Etats-Unis, sera une contribution à une plus grande stabilité sur le plan monétaire international.Ce que nous faisons, nous ne le faisons pas seulement pour des raisons économiques et monétaires.C’est parce que nous voulons que l’Europe que nous construisons soit le symbole du progrès et de la paix.Nous participons activement à cette coopération internationale et nous le faisons dans le sentiment que ce qui caractérise le monde d’aujourd’hui c’est l’inter-dépendance accrue entre pays développés SERVICES IMMOBILIERS PROMANAC LIÉE PROMANAC REALTY SERVICES LTD.LUC D.BAUDOUIN, EA, CPM, PRÉSIDENT GESTION ET ANALYSE IMMOBILIÈRE Couvrant l'Est du Canada Membre des associations immobilières locales, nationales et internationales 1331, ave.Greene, suite 200 (Westmount), Montréal, H3Z 2A5 (514) 933-3646 D n HAREL, DROUIN & ASSOCIÉS Canada comptables agréés Les prochains numéros spéciaux seront: — Bois et Papier (Mai) — Ingénieries (Juillet) — Mines (Octobre) Retenez dès maintenant vos espaces publicitaires G.André Harel, c.a.Gilles Drouin, c.a.Pierre Villeneuve, c.a.Jacques Rouleau, c.a.Carlo N.Cannucci, c.a.Jean-Pierre Lapratte, c.a.Jean-Marc Corbeil, c.a.276 ouest, St-Jacques suite 600 Montréal H2Y 1N3.P O.tél.: 845-9253 ACTION CANADA FRANCE 26 Les FMnça'ç €N FM s/ce jjfc?ÊÊSy0ÊÊL ÇÉÊÊê— n S/OÜ.Ç LA F&AA/CE A/'&ÇTPL USl!TouT E$t\TAi' Ho/uT£ WÔüS SCHUSS '{/ftBgoKlHS tpcfeits émtr pooqüî du D'ërae , \eou a 's & “» ag £9 TP » Sf g) ^ St zïJP ° » tel > ffil y \ I i ) I K ih.: D'origine française ou indienne, on ne sait plus très bien, l'art du fléché dont Madame Côté maîtrise si parfaitement la technique, est une des nombreuses possibilités de création qu'offrent les textiles.i" # ACTION CANADA FRANCE 28 ¦ La création artistique qui traduit la I manière propre à chacun de penser H et d'agir et qui, dans l’ensemble, B reflète l'esprit d'un peuple.B constitue son patrimoine.Héritiers des premiers colons qui B devaient tout savoir faire de leurs mains pour manger, se vêtir et se loger, les Québécois savent que l’artisanat a sa place au vingtième siècle car il perpétue des qualités auxquelles on ne peut renoncer.- I» ; â m 4 ‘ 'X, y $ Françoise Barrette terminant une courtepointe.fl \ n V I V ü ?Sous la main experte de Madame Boulet, la navette passe et repasse, entraînant le fil de trame entre les fils de chaîne et créant la pièce de tissage.' Madame Françoise Roux, céramiste, possède un amour communicatif de la terre qu'elle façonne avec tendresse.?f 9i : 9 ?* Sorte de tressage de cordes de veilleux effets décoratifs.Madame Biron travaille actuellement sur une très belle pièce pour un lumi- le macramé donne de mer » 1 I 0 ! 1 v : 1 Monsieur Raymond Lévesque au milieu de sa production de bougies.f» ?a»'» Kft ; » • ' V T » I ' i.«m < % \ l^A.jZ AVRIL 1979 29 Y aviez-vous pensé?.Le saviez-vous.?w f*V LE DROIT ET VOS AFFAIRES La chronique de Me Raymond Lette (Montréal & Paris) r investissement a été productif et qui s’est soldé par une réussite.Le cas de l’Irlande est significatif.Voici un pays traditionnellement exportateur de main-d’oeuvre, connaissant le taux de chômage le plus élevé d’Europe, qui, grâce à une politique énergique destinée à attirer les implantations étrangères, a accusé en 1978 un taux de croissance deux fois plus rapide que la moyenne de la Communauté Européenne.Cette politique repose essentiellement sur la fiscalité.Ainsi, les bénéfices réalisés à l’exportation sont exonérés d’impôt jusqu’en 1990, après quoi ils seront sujets à un impôt de 10% jusqu’à l'an 2000.Quant à l’impôt sur les bénéfices réalisés à l’intérieur du pays, ils sont réduits de leur taux habituel de 54% au taux de 25% pour les entreprises qui croissent et créent de ce fait des emplois additionnels.Que savons-nous de nos taux d’imposition de 1990 ou de l’an 2000?Mais avant même d’attirer l’investisseur par des faveurs fiscales, il faudrait d’abord expurger la fiscalité canadienne, fédérale et provinciale des impôts (tel l’impôt sur le gain capital, l’impôt sur les successions, y compris celles situées à l’étranger), dont le rendement fiscal est nul, dont l’administration est coûteuse et difficile et dont le seul effet certain est de diriger le créateur d’emplois, canadien et étranger, vers d’autres pays.d’emplois.L’Etat ne crée guère d’emplois; c’est le secteur privé qui en crée.Mais l’Etat peut rendre cette création difficile, voire impossible, ou encore la favoriser, notamment par le truchement de mesures fiscales.Les mesures que nous prônons ne sont pas celles que l’on rencontre souvent, et qui, par nature exceptionnelle, ne prévoient que des exemptions limitées, soit dans la durée, soit dans l’accumulation de capital.Ce qu’il faut, c’est une fiscalité que l’on puisse comparer favorablement à celle des autres pays à conditions semblables.L’investisseur étranger qui profite d’une exemption d’impôt limitée dans le temps, ou de subventions, sait qu’il s’agit là de faveurs non-renouvelables et qu’il peut chèrement payer par la suite.Le Canada a fait quelques tentatives timides dans ce domaine, mais notre morale fiscale semble préférer les subventions à l’exonération.Pour ce qui est du budget de l’Etat, les deux méthodes sont équivalentes car elles ont pour effet de soustraire leurs bénéficiaires de la masse des contribuables.Dans un cas comme dans l’autre, ce sont les autres contribuables qui fournissent les fonds.Mais le résultat diffère tout de même, en ce que la subvention est faite à fonds perdu, alors que l’exemption n’avantage que celui dont Depuis bien longtemps déjà, la fiscalité ne sert plus seulement à pourvoir aux dépenses de l’Etat.C’est ainsi que, pour des fins de justice sociale, ont été instaurés les impôts progressifs frappant les revenus importants à des taux plus élevés, et les droits de succession limitant ou éliminant les transferts de grandes fortunes.Nombreux sont également les exemples de l’abus de la fiscalité pour des fins électorales, favorisant une classe particulière d’électeurs, ou but de restructuration économique, en avantageant certains secteurs de l’économie.De la même manière, la reconstruction de la flotte marchande et du patrimoine immobilier allemands, suite aux destructions causées par la guerre, sont dues largement à l'application de politiques fiscales.En France également on a constaté les effets bénéfiques de la politique d’exonération fiscale dans le domaine de la construction.Les exemptions fiscales, auxquelles s’ajoutent d’autres éléments, tels des salaires raisonnables, l’existence d'une main-d’oeuvre qualifiée, la paix sociale et la stabilité monétaire, sont autant de facteurs importants, sinon déterminants, dans l’attrait que présente un pays pour les investisseurs étrangers et, partant, dans la création LETTE, MARCOTTE, BIRON, SUTTO.GRAVENOR & ASSOCIÉS Avocats CANADA: suite 1010 615 ouest, Bd Dorchester Montréal, P.Q.H3B 1 P9 Tél.,(514) 871-3838 Télex: 05-24456 "Lexinter " EUROPE: 3, rue du Boccador 75008 Paris Tel.723-6203 Télex: 640274 "Lette" ACTION CANADA FRANCE 30 Notre chronique fiscale: admissibilité, telle que décrite dans les règlements, n’est donc pas pertinente.Toutefois, l’une des provinces du Canada, soit l’Alberta, permet aux professionnels de la province de se constituer en compagnie pour la pratique de leur profession.Cette différence législative entre les provinces résultait donc en une injustice importante quant au traitement fiscal des professionnels.Ainsi, un médecin exerçant la profession médicale an Alberta par le truchement d’une corporation était sujet à un fardeau fiscal moindre que son confrère du Québec ayant un revenu équivalent.Entreprise de services Lorsqu’une corporation exerce entre autres les activités propres à une entreprise de services, le revenu qu’elle retire de ces activités ne sera pas admissible à la déduction accordée aux petites entreprises si ce revenu répond aux deux critères suivants: a) plus des deux tiers (2/3) du revenu brut de l’entreprise de services proviennent d’un seul client et b) plus des deux tiers (2/3) du revenu brut peuvent être raisonnablement attribués au travail d’une ou des personnes qui sont soit actionnaires spécifiés de la compagnie, soit liées au sens fiscal à un actionnaire.LE TAUX RÉDUIT D’IMPÔT ET VOTRE COMPAGNIE par Maheu, Noiseux & Associés le revenu qui provient d’une entreprise • de fabrication ou de transformation de biens aux fins de vente ou de location, • d’exploitation minière, • d'exploitation d’un puits de pétrole ou de gaz, • de prospection, • d’exploration ou de forage nécessaire à la découverte de ressources naturelles, • de construction, • d’exploitation forestière, • d’exploitation agricole, • de pêche, • qui donne en location des biens autres que des biens immeubles, • qui vend des biens en tant que commettant, • de transport, • admissible telle que définie par les règlements de la Loi de l’impôt sur le revenu.Le 19 décembre 1978, le ministère des Finances a émis un projet de règlements de l’impôt sur le revenu traitant des entreprises admissibles et non admissibles à la déduction accordée aux petites entreprises.Ce projet de règlements spécifie les types d’entreprises qui seront, à l’avenir, considérées comme étant des entreprises non admissibles à la déduction accordée aux petites entreprises.Les exigences combinées de la Loi et des règlements font en sorte que tous les revenus d’entreprises exploitées activement, à l’exception des revenus d’entreprises non admissibles, pourront être sujets au taux réduit d’imposition.Selon le projet de règlements, les entreprises non admissibles seront le ssui vantes.Depuis 1972, la Loi de l’impôt prévoit un allégement fiscal substantiel dans le cas de certains revenus réalisés par les petites entreprises.Ainsi, le revenu d’une corporation privée contrôlée par des Canadiens et provenant d'une entreprise exploitée activement au Canada peut, sous certaines conditions, être imposé à un taux de 27% (fédéral 15%, Québec 12%) plutôt qu’à un taux de 48% (fédéral 36%, Québec 12%).De plus, si l’entreprise répond aux critères permettant la déduction relative aux bénéfices de fabrication et de transformation, le taux d’imposition sera réduit à 22% (fédéral 10%, Québec 12%).-I Compte tenu de ces allégements fiscaux, l’impôt total sur le revenu gagné par un contribuable transigeant par le truchement d’une corporation se trouve ainsi beaucoup moins élevé que l’impôt sur un revenu équivalent d’un contribuable non constitué en corporation.De nombreux contribuables ont ainsi organisé des corporations presque exclusivement dans le but de réduire leur fardeau fiscal au minimum.Ce qui au début se voulait un stimulant économique est vite devenu un avantage fiscal pour de nombreuses activités professionnelles et personnelles.Dans le budget du 16 novembre dernier, le ministre des Finances du Canada, M.Jean Chrétien, a annoncé des changements majeurs concernant l’admissibilité de certains revenus tirés d’une entreprise à la déduction accordée aux petites entreprises.L’expression “revenu provenant d’une entreprise exploitée activement” n’avait jamais été définie antérieurement dans la Loi de l’impôt sur le revenu.Tout au plus, le ministère du Revenu avait-il fait connaître son opinion concernant cette expression dans un bulletin d’interprétation.Un tel manque de précision permettait toute liberté d’application.Le Ministre des Finances a donc décidé de restreindre la portée de cette expression en la définissant.Si les modifications proposées lors du dernier budget sont adoptées sans changement, la Loi définira l’expression “revenu provenant d’une entreprise exploitée activement” comme étant: Selon le règlement, le terme “actionnaire spécifié” désigne un contribuable qui détient directement ou indirectement, à un moment de l’année, 10% ou plus des actions émises provenant d’une catégorie quelconque du capital-actions de la compagnie.De plus, les actions détenues par une personne qui a un lien de dépendance avec le contribuable sont présumées appartenir à ce dernier.Par exemple, si nous supposons qu'un fils détient 25% des actions ordinaires d’une compagnie, le père serait présumé, aux fins de ce règlement, être actionnaire spécifié de la compagnie même s’il ne détient aucune action.Toutefois, si la compagnie emploie à temps plein pendant toute l’année plus de cinq personnes qui ne sont ni actionnaires spécifiés de la compagnie ni liées à l’un de ces actionnaires, elle pourra profiter de la déduction accordée aux petites entreprises sur le revenu provenant d’entreprises de services.La pratique professionnelle d’un comptable, d’un dentiste, d’un avocat, ou d’un médecin Le revenu professionnel d’un comptable, d’un dentiste, d’un avocat ou d’un médecin ne sera pas admissible à la déduction accordée aux petites entreprises.La constitution en compagnie d’un ou de professionnels n’est d’ailleurs pas permise au Québec.Cette première restriction concernant la non- Pour mieux comprendre l’effet de la restriction concernant le revenu des entreprises de services, examinons l’exemple suivant.Monsieur Lalu- AVRIL 1979 31 tion accordée aux petites entreprises.Il est important de remarquer que le règlement ne prévoit pas d’exception possible quel que soit le nombre d’employés de la compagnie de gestion.Le Ministre des Finances se rend bien compte que les modifications qu’il apporte concernant la déduction accordée aux petites entreprises seront pénibles pour les contribuables dans bien des cas.Lors du discours du 16 novembre, le Ministre avait précisé que ces nouvelles règles s’appliqueraient aux années d’imposition commençant après 1978.Dans le but de permettre aux corporations existantes de se conformer le Ministre a retardé l'entrée en vigueur de ces mesures.Ainsi, dans le cas de corporations qui existaient le 16 novembre 1978, ces modifications entreront en vigueur pour l’année d’imposition commençant après 1979.Pour les corporations constituées après le 16 novembre 1978, les nouvelles règles s’appliqueront pour les années d’imposition commençant après 1978.Dans les cas d’entreprises non admissibles à la déduction accordée aux petites entreprises, même s’il peut sembler qu’une constitution en compagnie ne soit plus avantageuse, d'autres facteurs doivent être pris en considération.Le fait de procéder par l’intermédiaire d’une corporation peut parfois entraîner un certain nombre d’avantages autres que le taux réduit d’impôt; il faudrait les considérer avant d’écarter complètement cette possibilité.La corporation permet entre autres de répartir le revenu entre les membres de la famille du contribuable, soit à titre de salaire pour les employés qui rendent des services à la corporation ou soit à titre de dividendes pour les actionnaires.Ainsi, dans une corporation, il est permis de payer un salaire au conjoint pour le travail qu’il a effectué.De plus, une corporation permet de reporter une partie de l’impôt.En effet, le taux marginal sur le revenu d’un particulier est de 68% alors que le taux de la corporation de 48%; la différence ne sera imposée entre les mains du bénéficiaire que lors du paiement d'un dividende.De plus, la corporation permet certains avantages pour l’employé dont, entre autres, l’organisation d’un régime de participation différée aux bénéfices.Chaque contribuable doit donc analyser attentivement son cas afin de déterminer si le coût additionnel d’impôt est compensé par les avantages de la corporation.Ce n’est qu’à la lumière de cette analyse que le contribuable pourra juger s’il est préférable que son revenu soit imposé par le biais d’une corporation plutôt que personnellement.ACTION CANADA FRANCE prises et sera imposé à un taux de 48%.Cette disposition fiscale annulera l’avantage d’une compagnie et pourra même créer un fardeau fiscal supérieur en comparaison de l’imposition des revenus entre les mains d’un particulier.Le ministre Jean Chrétien est d’avis que l’avantage fiscal d'une compagnie ne doit pas être utilisé par des particuliers qui, par le biais d’une compagnie, fournissent essentiellement les mêmes services que des salariés.Entreprise de placements Une entreprise dont la principale source de revenu consiste dans des revenus provenant de biens détenus aux fins de placements n’aura pas droit à la déduction accordée aux petites entreprises à moins que la corporation n’emploie à temps plein au cours de l’année plus de cinq personnes qui ne sont ni des actionnaires spécifiés de la corporation ni liées à ces actionnaires.L’expression “biens détenus pour placements’’ désigne des actions, des obligations, des effets, des billets, des hypothèques et d’autres titres semblables, de même que des immeubles.Entreprise dont l’activité principale est de fournir à une entreprise liée du point de vue fiscal des services financiers, administratifs, d’entretien, de gérance et d’autres services semblables.Une entreprise est liée à une corporation si elle est une entreprise exploitée soit par un particulier, soit par une société, soit par une autre corporation dont plus de 50% des actions d’une catégorie quelconque du capital-actions de la corporation sont détenues directement ou indirectement par: a) le particulier qui exploite l’entreprise, b) les membres de la société, c) ou les actionnaires de l'autre corporation.Pour bien comprendre imaginons l’exemple suivant: un cabinet d’avocats décide d'organiser une compagnie de gestion.Le cabinet est constitué de quatre avocats.La compagnie de gestion aura également quatre actionnaires, soit les quatre associés.Le cabinet d’avocats sera considéré comme une entreprise liée à la compagnie de gestion puisque plus de 50% des actions de la compagnie de gestion appartiendront aux membres de la société.Ainsi, le revenu reçu par la compagnie de gestion ne sera pas admissible à la déduc- mière est administrateur de la compagnie Alouette depuis plusieurs années et, à ce titre, il reçoit un salaire de $100,000.Après avoir considéré le régime fiscal canadien en vigueur, Monsieur Lalumière décide de réduire son fardeau fiscal total.Pour ce faire, il organise une nouvelle compagnie dont la raison sociale sera “Lalu Inc.’’.Monsieur Lalumière quitte son emploi dans la compagnie Alouette et devient employé de Lalu Inc.Cette dernière signe alors un contrat de services avec la compagnie Alouette en vertu duquel elle s’engage à administrer cette dernière.Le travail d’administration sera exécuté par l’employé de la compagnie Lalu Inc., soit Monsieur Lalumière.Ce stratagème permet à la compagnie Lalu Inc.de recevoir $100,000.à titre d’honoraires d’administration.Selon la Loi en vigueur, ce montant serait imposable aux taux réduit de 27%, soit un impôt de $27,000.Le solde de $73,000.pourrait être immédiatement transféré à Monsieur Lalumière sous forme d’un dividende.L’imposition de ce dividende entraînerait un impôt de 22,551 pour Monsieur Lalumière.Ainsi, par l’intermédiaire d’une corporation, l’imposition totale sur le revenu de $100,000.s’élève à $49,551.($27,000.versé par la compagnie et $22,551.sur le dividende payé par Monsieur Lalumière).Si Monsieur Lalumière avait reçu directement le revenu de $100,000.sous forme de salaire, l’impôt total à acquitter aurait été de $56,913.Le fait d’avoir fait intervenir une compagnie dans le processus de l’encaissement d’un revenu a donc permis une diminution d’impôt de $7,362 ($56,913 -$49,551).¦ •I L’avantage fiscal aurait pu être supérieur si la totalité du solde de $73,000.n’avait pas été immédiatement distribué à l’actionnaire.La compagnie aurait pu ne pas verser le dividende et, de cette façon, il aurait été possible de reporter l’impôt de $22,551 payé par Monsieur Lalumière.Si ce dernier n’a pas de besoins financiers trop pressants et s'il pouvait reporter le retrait de fonds supplémentaire à une date ultérieure, il pourrait laisser une partie importante du montant de $73,000 dans la compagnie.Si le paiement de cette somme était échelonné sur plusieurs années, le fardeau fiscal entre ses mains serait encore moins considérable puisque les taux d’impôts sont progressifs.A l’avenir, le revenu d’une telle compagnie ne sera plus admissible à la déduction accordée aux petites entre- 32 ¦ LA BOURSE Communiqué par Lévesque, Beaubien Inc.Les prédictions des analystes se sont réalisées puisque l'indice général de la Bourse de Toronto, le TSE 300, a enfoncé la barrière des 1400.Il se situe maintenant 40% environ au-dessus de son niveau de l'année dernière mais, après douze mois, sa progression semble se ralentir et l'on s'attend à un fléchissement d'ici peu.En octobre dernier, le marché boursier avait déjà subi une légère correction, mais cette fois le phénomène devrait être plus accentué.Il a jusqu'à maintenant bénéficié de l'augmentation des profits des corporations sur l'année précédente, de la baisse prévue des taux d'intérêt (qui rehausse l'attrait des actions par rapport aux valeurs à revenu fixe) et du dynamisme des pétrolières et des mines et métaux.Or, les perspectives de bénéfice des sociétés pour 1979 ne sont guère encourageantes.Il ne faut pas oublier qu'en 1978 la maîtrise des charges salariales, la dévaluation du dollar et une économie américaine assez forte ont contribué à la progression des profits.Ces facteurs auront peut-être disparu en 1979 et rien dans le contexte économique actuel ne pousse à l'optimisme sans parler de la situation politique mondiale.parfois impressionnants.Les profits des sociétés de ce secteur, qualifiés "d'énormes" ou "d'incroyables" par certains analystes attirent les opérateurs.les titres pétroliers, conseillent maintenant de les conserver.Le groupe des mines et métaux est toujours en hausse et la plupart des actions de ce secteur n'ont pas encore atteint leur maximum.Les prix augmentent, la demande est ferme et les producteurs en profitent pour se défaire des réserves accumulées au cours de ces dernières années.Le cuivre vient en tête pour ce qui est de l'importance de la demande.En effet, les clients reconstituent actuellement leurs stocks et cette situation durera plusieurs mois.Les réserves de nickel ont fortement diminué et le marché s'est élargi pour les producteurs occidentaux depuis la fermeture de certaines mines japonaises.Les producteurs de molybdène devraient également voir leurs résultats s'améliorer considérablement.Très recherchés le mois dernier, les services financiers (en particulier les banques) ont été boudés récemment.On peut parler d'une glissade des valeurs financières.Les investisseurs s'inquiètent des perspectives à long terme des bénéfices des banques car si ceux-ci sont en hausse au premier trimestre sur ceux de la période correspondante 1978, ils accusent un fléchissement de 22% sur ceux du quatrième trimestre.L'investisseur aurait tort de se laisser trop impressionner par une éventuelle correction de la cote (attendue d'ailleurs).En dépit de la bonne performance du TSE 300 depuis quelques mois, les ratios cours / bénéfice demeurent inférieurs à ceux des autres périodes de hausse et le volume des transactions est pour l'instant plus important qu'en 1978, ce qui est un signe de santé.Le compartiment immobilier et construction s'est fait remarquer par sa très bonne tenue ces dernières semaines.Son indice a enregistré des bonds quotidiens G.Béchard Idée.Quelques séances de prises de bénéfice n'ont fait que ralentir la progression des pétrolières.La crise iranienne leur a rendu la vedette.Les nouvelles hausses de prix annoncées par les pays de l'OPEP, les prix records enregistrés lors des adjudications de concessions en Alberta et l'augmentation des exportations de gaz naturel de l'ouest canadien à destination des Etats-Unis ont entretenu l'intérêt des investisseurs, et les analystes qui recommandaient au début de l'année de vendre COURTIERS EN DOUANE TRANSITAIRES INTERNATIONAUX Groupages et affrètements maritimes et aériens Études logistiques toutes destinations Correspondants dans les principaux pays SIEGE SOCIAL 410 St.Nicolas Montreal, Québec H2Y 2P5 Tel.282.0303 Télex.055.60803 1 3 LÉVESQUE, BEAUBIEN INC 360, rue St-Jacques, Montréal Courtier en valeurs mobilières TORONTO • OTTAWA • QUÉBEC • JOLIETTE • SHERBROOKE TROIS-RIVIÈRES • MONCTON • CHICOUTIMI • ST-HYACINTHE VICTORIAVILLE • RIVIÈRE-DU-LOUP • ROUYN-NORANDA PARIS • BRUXELLES • GENÈVE AVRIL 1979 33 ) ART & CULTURE Elle, comédienne dans la vie, se dédouble, joue, sait maquiller son échec, elle est gaie, jeune et toujours s’efforce de rester à la hauteur de cette gaieté et de cette jeunesse.Et plus les jours avancent, plus on la sent vulnérable, plus elle devient naturelle, sympathique, attachante, véritable.Lui, n’est que ce qu’il est, un homme qui a perdu sa femme qu’il vénérait et qui se montre à l’égard des autres impatient, coléreux parfois devant la moindre résistance.Et puis, peu à peu, le sourire apparaît, l’attention, l’extrême gentillesse, il est transformé.Nous assistons à sa métamorphose.De tableau en tableau jamais un excès, Arbouzov procède par touches successives.Tout est en camaïeu, du gris au rose et par ce procédé, il nous atteint plus sûrement.Comme Lidia et Rodion et en même temps qu’eux nous assistons et nous vivons et, plus qu’eux, nous partons pour Lipaïa.A travers cette pièce, nous saisissons la permanence de l’homme russe, avec ses générosités, ses pudeurs et ses réactions inattendues, imprévues, déroutantes parfois.Saluons non seulement les auteurs qui furent sans conteste merveilleux, mais aussi leur adaptateur Pol Quentin et leur metteur en scène Yves Bureau.La question que l’on pourrait se poser est celle de savoir pourquoi les places, la veille même du spectacle, ne s’arrachaient-elles pas?Est-ce le manque d’information, serait-ce que la pièce n’entrait pas dans un système d’abonnements, ou tout simplement s’agit-il de l’indifférence devant un théâtre étranger d’un public concentré sur des productions locales?yr \ 4 1 1 4 ¦ THÉÂTRE par Anne Teitelbaum Le Bateau pour Lipaïa L’émotion a fait vibrer quelques soirs dans la salle du théâtre Maisonneuve.Seuls sur scène pendant plus de deux heures, Edwige Feuillère et Guy Tréjan se sont livrés à un dialogue qui, d’acte en acte, s’est fait de plus en plus émouvant.C’est une histoire simple, si simple que, si elle n’était pas incarnée par les deux monstres sacrés — ces véritables techniciens du théâtre — la mise en scène et la musique auraient peut-être pu paraître ennuyeuses.C’est une histoire quotidienne, seuls les “mécanismes” du bonheur y sont mis en scène; sans doute aurait-on pu imaginer une autre dimension, celle d’un contexte social ou politique dont il n’est jamais question sauf parfois par l’interpellation de “camarade” ou l’intitulé de ' ‘restaurant du peuple’ ’ (où l’on boit du champagne!.) J’oubliais de vous signaler que la pièce était écrite par le russe Alexei Arbouzov, qu’elle se passe à Riga au bord de la Baltique.Ils se rencontrent, ils ont 60 ans: elle, Lidia, ex-artiste de théâtre puis de cirque, se retrouve dans un sanatorium pour soigner une maladie plus ou moins imaginaire.Lui, Rodion, médecin chef du sanatorium, veillissant et sans espoir, vivant de souvenirs.Ces deux êtres épuisés se rencontrent d’abord avec difficultés, puis peu à peu leur dialogue devient indispensable, ils se cherchent, ils se trouvent.De jour en jour, la scène s’emplit d’images, de souvenirs éloquents.Notre attention suit, sans jamais faillir, l’émotion de leurs rapports.V 7 .w 'S m 'xFT.jf’ryo^W m m H f leH i ai SS- - A i 1 ACTION CANADA FRANCE 34 I ART & CULTURE avec lequel il prit contact lorsque le pays ouvrit ses portes au monde extérieur (après 1850) et y accueillit, de ce fait, la civilisation dite moderne.Ce n’est qu’après la seconde guerre mondiale que le Japon peut commencer à se familiariser chez lui avec les oeuvres de Paris et de New-York, les techniques et idéologies pénètrent donc et Masuo Ikeda de 1856 à 1953 produira beaucoup, dans l'esprit de l’Ecole de Paris.Puis tous les mouvements artistiques de l’époque seront représentés.EXPOSITIONS LIVRES La Gravure Contemporaine au Japon ü L’exposition contemporaine au Japon” nous présente une série d'oeuvres récentes.Nous pouvons voir des effets picturaux et plastiques tout à fait nouveaux: grâce à la combinaison de techniques, l’usage d’objets, de média, de matériaux divers, on voit naître dans chaque technique une nouvelle autonomie génératrice des tendances de plus en plus diversifiées.“La Le musée d’art contemporain nous a présenté en mars, plusieurs expositions dont la gravure contemporaine au Japon.gravure Lorsqu'on pense gravure au Japon, on pense à ces visages de femmes intemporels, dont la coiffure ressemble à de véritables sculptures.On pense aussi à la vie mondaine à Tokyo au XVIIIe et XIXe siècles, enfin aux paysages.Le Dissident On ne peut parler de peintures japonaises sans évoquer Ukiyo-e qui s’attache dès la fin du 17e siècle à la reproduction de scènes de la vie quotidienne et s’adressa donc à un large public.L’Ukiyo-e donne naissance à la peinture populaire des classes moyennes.Les estampes et les gravures — produits de cette forme d’art — font l’objet, de la part du monde occidental, d’une grande admiration pour un art par Jacques A.Prévost Chez Ay-o et Jusaku Maeda, on reconnaîtra “l’art optique” et le “constructivisme” par la rigueur et l’exactitude des formes qui s’opposent à l'émotion.Les éléments tels que la forme, la surface, la lumière, et le matériau sont mis en valeur.Les deux artistes appartiennent à la génération d'après guerre qui reconstruit à partir de bases théoriques et pratiques influencées par une mission sociale où l’architecture se définit de nouveaux pouvoirs (cf.le Bauhaus).“Tu n’imagines pas combien les hommes aiment leur dépendance.Ce qu’il faut faire pour qu’un homme après des années de servitude dans une structure s’affirme à nouveau, c’est le rendre responsable, autonome.” C’est ainsi que s’adresse à son interlocuteur un jeune fondateur d’entreprise, ni bureaucrate, ni technocrate, dont le projet est tout à fait personnel, celui d’assister les organismes professionnels, les syndicats, les Chambres de Commerce, les collectivités locales; le but: aider ces institutions à définir puis à mettre en oeuvre une politique sociale.O (D A ce courant s’oppose celui de l’expressionisme qui lui, met en valeur la spontanéité du geste et du sentiment.L’exposition regroupe également des représentants de l’hyperréalisme; ils utilisent la photographie en la modifiant et en faisant des montages.S’y ajoutent aussi tous les courants d’art conceptuel.Sans idéologie, le désir de cette nouvelle entreprise est d’aider à vouloir transformer les rapports à l’intérieur d’une entreprise par la formation.Tout ceci a amené ce jeune chef et ses quelques associés à s’interroger sur le sort de quinze mille ouvriers spécialisés sur leurs besoins, leur mécontentement (en un an ils ont dépensé dans ce domaine le double du bénéfice de leurs autres activités.) Pour en venir à la conclusion que nous sommes régis aujourd’hui par la réflexion, la communication, l'innovation et que cent O.S.innoveraient autant que cent cadres ou énarques si les mises en conditions et motivations étaient les mêmes.Cette exposition constitue un événement important où le public montréalais pourra prendre contact avec la gravure du Japon afin de confronter ses connaissances à la réalité très contemporaine d’un art universel.Nous sommes loin de la séparation des cultures qui voulait que l’on différenciât l’art occidental de l’art oriental, mais cette conclusion nous mènerait trop loin, si l’on s’y attardait.Jusaku Maeda: “Mediative scene", 1977.AVRIL 1979 35 Il faudrait pouvoir cesser de fonctionner en termes de hiérarchie, de sanctions, de promotions, idéalement faire de chaque individu le complément de l’autre et non son sujet.Peut-être alors les mentalités changeraient-elles et aussi les conditions de travail.Tout ceci paraît bien idéaliste mais notre héros est très compétent, il est convaincu et sait convaincre si bien que son projet marche à merveille à tel point qu’il se le fait voler par son propre associé et, peu à peu, d’homme à succès il devient victime, puis un peu paria et finalement est rejeté jusqu’à la dissidence.La Banque de Montréal: une base solide pour la On le voit alors, pour défendre sa cause, aux prises avec une structure administrative et judiciaire inapte, inefficace, schlérosée.à L’auteur se livre à une véritable apologie, non de l’homme d’affaires, mais du créateur d’entreprises, seul contre tous à lutter, à s’accrocher.Qu’elle peut bien être sa motivation à ce créateur?Curieusement, il ne s’agit jamais ni du goût de l’argent, ni de la domination, ni du besoin de considération.Serait-ce le souci de cohérence?L’homme toujours en accord avec ses idées?Le refus du rapport des forces, de l’institution; le goût de l'indépendance en fait.Un vrai chef d’entreprise, dit-il, c’est à la fois un concepteur, un analyste, un juriste, un fiscaliste, un financier, un commerçant, un producteur.C’est lui qui doit recruter, encadrer, donner confiance à ses collaborateurs, etc.En gros, seul le patron peut apporter la solution à ses problèmes et non le spécialiste, car il y pense jour et nuit, en famille, en voiture.Image bien idéale.% à i -j A la Banque de Montréal, nous vous préparons un plan de financement commercial complet, adapté aux besoins de votre entreprise.Prêts à terme, maintenant avec remboursement jusqu’à 15 ans, assurance-vie facultative sur le prêt (couverture maximale: $200 000) et refinancement ne sont que quelques-uns des services offerts.Pour connaître tous nos services commerciaux, passez voir un de nos directeurs de succursale.Vous verrez pourquoi la Banque de Montréal, c’est du solide! Il n’est pas tendre avec les fonctionnaires, avec les purs produits de l’E.N.A.: “amorphes, apathiques, pas sportifs et respectueux’’ qui considéreront toute leur vie “le dynamisme des autres comme une atteinte personnelle’’.Banque de Montréal La justice comme institution en prend un coup dur, il attaque ces procédures trop ambiguës, trop compliquées, derrière laquelle, les hommes de loi se cachent.Ils sont peut-être bons pénalistes mais ne connaissent rien aux affaires.plus, et mentir plus que son adversaire.Bref, le droit s’est écarté de la morale et de la justice.L’auteur en arrive à la conclusion terrible que tous ces gens “avocats, experts-comptables et autres ne sont ni plus honnêtes, ni plus malhonnêtes que les autres, mais qu’ils servaient avant tout une structure, et cette structure ne demandait pas à ses collaborateurs d’agir en fonction d’une éthique mais d’un résultat.” Il faudrait signaler que cet ouvrage de Jacques A.Prévost est un sous-produit du “mal français” qui laissera aux hommes d’affaires canadiens, parfois en proie au pessimisme, la conscience de leur “bonheur”.Durant toute la dernière partie, on le voit aux prises avec ces rhéteurs qui lui font comprendre que le problème n’est pas de savoir si vous avez tort ou raison; ce qu’il faut c’est demander 36 ACTION CANADA FRANCE À TRAVERS LA PRESSE inevitably lead to an even greater U.S.role." We're not the world's policeman" said a senior Administration officiai "but we're prepared to lead the posse in certain circumstances".Dès lors la question se pose de savoir quelle pourrait être l'attitude de l'URSS advenant un regain d'influence des Etats-Unis dans cette région du monde?Le magazine US NEWS AND WORLD REPORT pense pouvoir affirmer que le Kremlin ".will increase military and economic aid to radical Arabs, encouraging Iraq and Syria in their efforts to unite and stepping up the Soviet drive to wean Saudi Arabia away from the western camp.But experts say Russia would avoid any rash action that might trigger a confrontation with Washington and endanger the Kremlin's No / foreign-policy goal, a strategic-arms treaty with the United States." LE MONDE met également en relief l'ambiguïté de la position de Moscou et cite la seule réaction officielle des dirigeants moscovites telle qu'exprimée par l'agence TASS: (la démarche de Carter vise à) "mettre sur pied un bloc militaire appelé à protéger les intérêts économiques, militaires et stratégiques des Etats-Unis".par Michel Durand Le voyage impromptu du président Carter au Moyen-Orient a largement dominé l'actualité du mois de mars.On ne s'étonnera donc pas que la presse se soit attachée à chacun de ses pas, d'autant que le retrait des forces chinoises du Vietnam la laissait brusquement en rupture de "sensationnel".Elle ne fut pas sans grandeur du reste, cette quête de la paix, mais peut-être pas tant par son but véritable — qui peut croire à une résorption définitive de l'antagonisme israélo-égyptien?— que par les moyens mis en oeuvre pour y parvenir.Mettant une fois de plus tout le poids et le prestige de sa fonction dans la balance des relations internationales, Jimmy Carter vient encore de peaufiner son image de "casse-cou de la paix" qui lui vaudra certainement une place à part dans l'histoire — mouvementée — de la présidence des Etats-Unis.people doubted the genuineness of Carter's motives in taking such risks, but there was also no doubt that he was sorely in need of some kind of victory.On the eve of his departure, he had sunk to his lowest point in the public-opinion polls since juiy 1978 (63% negative that he is floundering in his foreign policy and has lost control of events”.C'est aussi l'analyse que font Eric Silver et William Lowther dans le magazine MACLEAN'S: “The truth was that Carter was quite as much in need of a peace agreement as Sadat and Israel Prime Minister Menachem Begin.For one thing he had somehow to offset a series of foreign policy setbacks — the hollow triumph of the talks at Camp David, the Iranian disaster and the sweet-turned-sour making up with China — and distract public attention from a rapidly worsening economic situation back-home.".Sans endosser cette analyse — on s'en doute — le NEW STATESMAN de Londres souligne les dangers politiques qu'entraîne la protection des investissements américains à l'étranger.Ce que Vermont Royster du WALL STREET JOURNAL associe à une limitation du pouvoir des Etats-Unis d'agir les mains libres.Il est, à ce titre, révélateur de constater que pratiquement tous les journaux et magazines ont ressenti la nécessité de mieux cerner la personnalité d'un homme qu'ils s'accordaient, naguère encore, à qualifier de falot.Angus Deming, de NEWSWEEK, trace ce portrait: "Although a relative newcomer to the subtle art of international diplomacy.Carter has demonstrated that he can be an extremely persuasive negociator.He has his critics, of course, including some members of his Administration, who cite what they consider his flaws: the tendency to appear hidebound, to seem distant, ininterested in counterarguments and somewhat patronizing.But many of those who have seen Carter in action (.) say that the President achieves results with his low-key personal style — a blend of transparent sincerity, friendliness and unpretentiousness".Pour sa part, la presse française glisse rapidement sur les mobiles d'ordre interne qui ont pu conduire le président des Etats-Unis à jouer son va-tout.Serge Maffert écrit dans LE FIGARO: “/Vf.Carter est donc rentré à Washington en président à part entière et non plus comme un chef d'Etat en sursis.Cela n'est certes pas négligeable, mais, pour le monde et plus spécialement pour l’ensemble du Proche-Orient, l'essentiel n'est pas là.H est dans /'apparition d'une nouvelle situation de paix entre l’Etat juif et son principal ex-ennemi, et dans une modification du comportement réciproque de populations figées dans une hostilité et une méfiance apparemment insurmontables.(.) La paix entre Israel et l'Egypte va accentuer l'état de guerre avec le reste du monde arabe.A long terme, Israël risque de trouver ia situation intenable." De là à parler de déclin de l'influence américaine dans le monde, il n'y a qu'un pas (petit) que franchit Henry Kissinger dans le NEW YORK TIMES: "Anybody who conducts U.S.foreign policy today has to take into account the decline of american political influence in the world — date it back to Vietnam or Watergate or wherever you like (.) — but it is a fact of international life”.Toutes les raisons énoncées jusqu'ici laisseraient-elles présager que Jimmy Carter multipliera les initiatives spectaculaires?Nous n'aurons pas à attendre bien longtemps la réponse à cette question: l'élection présidentielle est pour l'an prochain.Mais comment garantir cette paix se demande Steven Stresser dans NEWSWEEK?“Any peace treaty between Egypt and Israel, écrit-il, would almost Mais, comme il est de tradition dans la presse américaine, l'éloge ne le cède en rien à la critique.Ainsi TIME écrit-il: "Few AVRIL 1979 37 FRENCH TRADE SHOWS également parce que la fabrication de ce matériel fait appel à des procédés de plus en plus élaborés et que les gammes de matériels doivent couvrir tous les besoins — il en naît de nouveaux continuellement — et toutes les aptitudes.Sérieux, enfin, car les distributeurs et les commerçants ont affaire à un consommateur de plus en plus connaisseur et exigeant, et doivent assurer un conseil et un service irremplaçables.1AM INTERNATIONAL ADVERTISING MARKET The 3rd 1AM will take place from 28th May to 1st June, Hall 3 of the Parc des Expositions, Porte de Versailles in Paris.In the conception of this unique world-wide exhibition, the IAM, International Advertising Market, will fulfill more than ever duties: to assemble, annually in one place, various advertising branches to facilitate working relations between professionnels and advertisers, thus, in 5 days, allowing them to participate in an intensive roundup of all domaines of the advertising profession, not only in France but all over the world.6 L i i I % Ce 22ème S.I.G., avec ses 710 exposants et son éventail complet de productions mondiales (235 fabricants étrangers) a constitué l'indispensable vitrine de tous les matériels et les vêtements pouvant être proposés à l'utilisateur.Il a été enregistré cette année 12 909 entrées de visiteurs, soit 5% de plus que l'an passé.Les étrangers représentaient dans ce total 1524 entrées et émanaient de 44 pays.¦ A presentation of the best international exhibitions and products, campaigns, posters, advertising films, P.O.S., etc.will be arranged around the forum being the focal point for contacts between the participants, professionals and advertisers.PARIS — LE BOURGET AIR SHOW BILAN DU S.I.G.79 Un Salon sérieux.C'est ce qui ressort de cette 22ème édition du Salon Professionnel International des Articles et de la Mode des Sports d'Hiver de Grenoble, qui s'est tenu du 3 au 6 mars 1979.Sérieux en effet puisque le marché du matériel de sports d'hiver est en passe de devenir un marché de grande consommation que les industries et les commerces doivent apprendre à aborder comme tel.Sérieux The 33rd Paris Air Show will take place from Friday 8th June to Sunday 17th June.The first day is a preview day strictly reserved to the Press, but from 9th June professional visitors will be admitted every day.All the major companies in the field of aeronautical construction and other connected industries will be there.Don't miss the spectacular presentation in flight.Last year, the IAM welcomed 486 participating companies, including 118 foreign companies, and 20.191 visitors from 61 countries, advertisers and advertising professionals.In 1979, the 3rd IAM, covering an area of 22.365 m2, an increase of 25% on 1978, is expecting some 25.000 visitors.CALENDRIER DES SALONS INTERNATIONAUX FRANÇAIS CALENDAR OF FRENCH EXHIBITIONS DATES MANIFESTATIONS DATES EXHIBITIONS EMPLACEMENTS SITES Festival International du Livre International Book Festival NICE Salon International de la Lunetterie, de l'Optique Oculaire et du Matériel pour Opticiens - SILMO Optical Equipment Exhibition OYONNAX < S Salon International "Traitements des Surfaces et Finition Industrielle" International Surface Treatment and Industrial Finishing Exhibition PARIS C.N.I.T.Salon Technique International de la Parfumerie, des Produits de Beauté et d'Hygiène et de l'Industrie pharmaceutique - SICAP International Exhibition of Cosmetic Technology and Pharmaceuticals fARIS Pte Versailles 0 1 PARIS Pte Versailles Salon International du Tapis et des Revêtements de Sols International Carpet and Floor Coverings Exhibition 7-11 Salon International de l'Aéronautique et de l'Espace International Aeronautics and Space Show PARIS Le Bourget 9-17 Semaine de la Maroquinerie et Articles de Voyages Leather and Travel Goods Exhibition (Autumn) PARIS Pte Versailles 10-14 ACTION CANADA FRANCE 38 I LES SALONS FRANÇAIS Des renseignements complémentaires sur les salons ou sur les facilités de voyages peuvent être obtenus en écrivant à : Salons Spécialisés Français, 1080 Beaver Hall, suite 820, ou en téléphonant à 861-7841.Des cartes d'entrée gratuites sont à votre disposition pour tous les salons.OUESTPACK 79: UNE PREMIÈRE SALON INTERNATIONAL DE LA PÊCHE ET DES INDUSTRIES CONNEXES.SALON DU MEUBLE DE PARIS 79 La première exposition régionale de l'Emballage, du Conditionnement et de la Présentation, "OUESTPACK 79", organisée par l'Institut Français de l'Emballage et du Conditionnement (I.F.E.C.) se tiendra du 6 au 11 juin 1979 à Nantes, Parc de la Beaujoire, dans le même cadre et aux mêmes dates que le 1er Salon de la Pêche et des Industries Connexes.Son objectif: satisfaire une demande locale très importante tout particulièrement dans le secteur agro-alimentaire en voie de développement dans la région Ouest-Atlantique.Pour une meilleure répartition dans le temps et géographiquement des salons européens de la pêche, un accord de collaboration vient d'être conclu entre les organisateurs du Salon International de la Pêche qui doit se tenir à Nantes du 6 au 11 juin 1979, et I.T.F.(Industrial and Trade Fairs Ltd), organisateur anglais du Salon World' Fishing qui devait se tenir aux mêmes dates à Copenhague (Danemark)." 1 ¦ Le 20ème Salon International du Meuble qui s'est déroulé à Paris du 11 au 15 janvier 1979, a marqué l'ouverture du meuble français sur les marchés extérieurs.La part des acheteurs étrangers parmi les visiteurs de ce salon (9976 visiteurs étrangers en 1979) témoigne de la place acquise par l'industrie française tant sur le plan de la qualité des produits que sur le plan du dynamisme des entreprises.?6 " Lors de sa visite, le 15 janvier.Monsieur Raymond BARRE, Premier Ministre, a souligné l'importance du meuble comme élément primordial du cadre de vie mais aussi comme activité économique essentielle avec plus de 1400 entreprises et 84.000 salariés.Il a également félicité les exposants pour leurs efforts de modernisation de leur secteur: modernisation de la production, modernisation de la commercialisation.Cette région connaît en effet un grand essor de ses industries agro-alimentaires.Or, c'est précisément dans le secteur alimentaire que les besoins d'information sont les plus urgents, compte tenu des impératifs particuliers de protection et de bonne présentation des produits concernés et du fait qu'emballage et conditionnement représentent un pourcentage élevé du prix de revient.C'est la raison pour laquelle Pl.F.E.C a pris l'initiative d'organiser une première à Nantes.Cette manifestation s'annonce déjà comme un grand succès.Une centaine de fabricants d'emballages, de machines et d'accessoires, offriront aux visiteurs sur 3.000 m2 une gamme particulièrement étendue et bien adaptée de produits spécialement destinés à l'emballage, au conditionnement et à la présentation des produits agro-alimentaires de toute nature.A — _ k ' , F " F a* S É .- Il a été convenu que le Salon International de la Pêche de Nantes maintenait ses dates et avait pour objectif essentiel de travailler le marché des pays sud-européens et, plus particulièrement, des pays africains.De son côté, World Fishing se tiendra les années paires donc en juin 1980 à Copenhague et travaillera plus particulièrement les clients utilisateurs nord-européens et anglo-saxons en géné- L'objectif 1979 est la poursuite de la progression des exportations — le taux de couverture des importations par les exportations est passé de 23,9% en 1968 à 42,6% en 1978 et il est à noter que cette progression a été accélérée au cours des deux dernières années — et ce avec des produits spécifiques, la création et l'innovation étant indispensables au développement des marchés intérieurs et extérieurs.ral.Chacune des deux organisations mettra ses moyens de promotion à la disposition des deux manifestations sans distinction.W‘ 4L 21 MORRIS & MACKENZIE LIMITÉE 'à Vancouver Toronto Montréal Courtiers d’assurances générales au Canada depuis plus de 80 ans Correspondants : en France: S A.Christian de Clarens, Paris en Grande-Bretagne: C.E.Heath & Co.(North America) Limited, Londres 39 AVRIL 1979 DEVENEZ MEMBRE DE LA CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA Veuillez enregistrer notre demande d'adhésion à la Chambre de Commerce Française au Canada.?la section de Vancouver.?Paris.Individuel en qualité de membre Corporatif D'honneur Montréal (siège social) la section de Toronto.la section de Québec .?à .?.D .en paiement de notre cotisation annuelle conformément aux indications suivantes: D Et trouver ci-joint un chèque de $ Cotisation siège social Montréal Cotisation sections Cotisation France $ 85 Individuel Corporatif Honneur $ 35 F 300 ($ 75) F 960 ($240) $250 $600 $ 80 $250 N.B.Toute adhésion recueillie après le 1er juin donne lieu à une réduction de 50% la première année.Nom de la société.Adresse.Liste des délégués Titre Nom Téléphone 1 2 Code postal Télex.3 Téléphone.Genre d’affaires Inscrire la liste des délégués de votre société dans le cadre ci-contre en indiquant leur titre et en respectant les limites suivantes: un nom pour les membres individuels: trois pour les membres corporatifs et huit noms pour les membres d’honneur.La cotisation comprend un abonnement à la Revue ACTION CANADA FRANCE pour chaque délégué.4 5 6 .7 8 40 ACTION CANADA FRANCE NOUVELLES — NEWS L'INVESTISSEMENT FRANÇAIS EN 1979 FRENCH AERONAUTICAL INDUSTRY: A BRIGHT FUTURE tries will have to make a greater effort to coordinate their economic policies.By providing a cushion against exchange rate fluctuations, the system should provide a monetary stability conclusive to economic expansion.Under the system, the exchange rates of EC country currencies, with the exception of Great Britain, will be fixed at specific levels expressed in terms of ECUs (European Currency Units), Like the Special Drawing Rights of the International Monetary Fund, the ECU is calculated by adding the value of community currencies: each currency is first computed against a coefficient based on the gross national product and external trade of the country in question.For France, West Germany, Denmark, Ireland, and the Benelux countries, the exchange rate will be allowed to fluctuate 2,5% on either side of its assigned value.The Italian Lira will fluctuate within a larger margin of 6%.When the currencies go beyond the limits of fluctuation, member countries can borrow against a $32 billion intervention fund to stabilize the value of the currency.This credit pool is equal to 20% of the gold and dollar reserves held by central banks of the countries participating in the EMS.Dans un numéro du mois de février, l'Usine Nouvelle présente un dossier très complet intitulé: "Ceux qui investiront en 1979".Ce dossier comprend une étude de l'investissement prévu par branche d’activité ainsi que les programmes d'investissement des entreprises nationales et de 56 grandes firmes industrielles pour l'année 1979.Minister of Transportation Joel Le Theule predicted a bright future for France's aeronautical industry March 8, calling it "the pillar of European aeronautical construction".The industry, which employs 103,000 persons, showed a 24 billion franc (roughly $5.5 billion) profit in 1978.Les investissements productifs s'inscrivent sur une pente ascendante (+ 3,3% par rapport à 1978) sans que l'on puisse parler d'une réelle reprise.Ce sont les entreprises nationales qui constituent toujours l'élément moteur de l'investissement mais, leur considérable effort d'équipement montrant ses limites, le rythme se ralentit.Si l'industrie française veut maintenir la compétitivité de son appareil de production face aux Etats-Unis, à l'Allemagne Fédérale ou au Japon qui investissent à des rythmes élevés, il faut que l'investissement des entreprises privées prenne le relais.Or celles-ci sont souvent réticentes, les capacités de production de nombreux secteurs étant loin d'être saturés.Il faut compter sur la croissance industrielle au cours des prochains mois.X » .- "TV&.vjït r - —- Obviously, the success of Airbus Industrie's products must be of some help.Delivered to date are 61 A300's but Airbus Industrie has orders for 189 units more (130 firm and 59 options) from 21 of the world's airlines.In addition, Airbus Industrie holds commitments for over 60 A310's, a short-range, 200 passenger version of the A300.UNE AFFAIRE DE VIE THE EMS GOES INTO EFFECT L'Association Canadienne des Compagnies d'Assurance-vie (ACCA) vient de publier une brochure intitulée "Une affaire de vie", guide concis et complet sur l'assurance-vie à l'usage des consommateurs canadiens.Cette publication présente les principales polices d'assurances-vie et de rentes qui sont offertes sur le marché canadien, ainsi que des renseignements sur les assureurs et leur secteur d'activité.The European Council, meeting in Paris March 12 and 13, officially announced the implementation of the European Monetary System (EMS) and hailed it as another step toward economic union."By providing an area of monetary stability, the EMS will lay the foundation for a European zone of stability contributing to balance and peace in the world", President Valery Giscard d'Estaing said March 13 at the close of the Council meeting.The establishment of the European Monetary System (EMS) means that member coun- l CONFÉRENCE ANNUELLE DE LA S.C.G.C.La conférence technique annuelle et la réunion générale de la Société Canadienne de Génie Civil auront lieu à Montréal les 7 et 8 juin prochains.Le programme technique, traitant des développements récents dans le domaine du Génie Civil, sera complété par un programme social intéressant pour tous.Plus de douze millions de canadiens sont titulaires de polices d'assurance-vie et le montant moyen d'assurance-vie détenu par ménage au Canada est aujourd'hui de $32,000, soit le triple de ce qu'il était en 1960.Bulletin d'inscription à remplir et à retourner au bureau de la Chambre le plus proche de votre lieu de résidence. 1 NOUVELLES — NEWS LE MATÉRIEL AGRICOLE AU CANADA cela aidé par la volonté de coopération entre la France et le Québec qui se manifeste particulièrement dans les milieux officiels.Par conséquent, la France devrait trouver des débouchés intéressants dans cette province.CRÉATIONS ET ACQUISITIONS D'ENTREPRISES AU CANADA L'agriculture du Québec est en pleine évolution: les ventes de matériel agricole progressent régulièrement depuis 1971 et les estimations prévoient un nouvel accroissement pour les années à venir.LE PROFESSEUR DUMONT HONORÉ PAR L'UNIVERSITÉ DE PARIS Selon des informations émanant de l’agence fédérale d'examen de l'investissement étranger, la compagnie française Entreprise Ra-zel Frères, de Christ de Saclay, filiale de l'Union Financière Razel S A,, a été autorisée à créer une nouvelle entreprise à Montréal, appelée Razel Constructeur Inc.Cette entreprise soumissionnera, en collaboration avec des entrepreneurs canadiens, pour la réalisation de travaux publics liés au projet d'aménagement hydroélectrique de la Baie James.Razel Constructeur Inc.devrait participer à plusieurs co-entreprises qu'elle ferait profiter de son savoir-faire hautement spécialisé en construction.Ce matériel provient principalement des importations et particulièrement des importations américaines bien que les avantages inhérents à ces produits (robustesse, service après vente) tendent à s'estomper.Les cultivateurs recherchent maintenant des articles de grande technicité et de conception nouvelle.Les produits français existant déjà sur le marché québécois sont très appréciés et répondent à ces critères fondamentaux.Le professeur Fernand Dumont, secrétaire général du Développement Culturel du Québec, a reçu un diplôme de docteur honoris causa de l'Université de Paris.La cérémonie de remise du diplôme s'est déroulée dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne, en présence du ministre français des Universités, Madame Alice Saunier-Seité.Le professeur Dumont s'est vu rendre hommage pour son travail scientifique et pour le rôle qu'il a joué dans le renouveau culturel du Québec.Il faut noter que les fabricants français de matériel agricole ont créé un courant d'affaires qui s'amplifie d'année en année et qu'ils sont en D'autre part, Cegelec Industrie Inc., de La Prairie (Québec), possédée à parts égales par la Compagnie Générale d'Electricité, de France, et la Société Générale de Financement du Québec, a reçu l'autorisation du ministre Horner de procéder à l'acquisition du contrôle de Dominion Cutout Ltd, de Scarborough (Ontario), actuellement contrôlée par Gormont Ltd d'Agincourt (Ontario).& : ; -« - ¦Sji mat LE QUÉBEC À LA ROCHELLE : .*.-r.' L'Association Québec-France organise du 22 au 25 juin 1979, à la Rochelle, une mission économique et une présentation de produits québécois, avec l'appui de la Chambre de Commerce et d'industrie de la Rochelle et la Délégation Générale du Québec à Paris.Ces manifestations entrent dans le cadre du congrès commun de l'Association française, France-Québec et de l'Association québécoise, Québec-France.A NEW WORLD TRADE CENTER IN STRASBOURG The "Maison du Commerce International", which will be organized to help French export companies in finding practical solutions to their needs, specialized informations, translations and secretarial services, assistance in contacts abroad, in clearing up matters of international procedure, etc., is ready to welcome also foreign companies willing to start an activity in the east of France.The world trade center in Strasbourg will be in contact with other similar centers in the world, London, Montreal, Tokyo, etc.La mission économique comprendra un colloque organisé par la Délégation Générale du Québec à Paris, des visites, et des rencontres de partenaires industriels et commerciaux.Ces actions seront complétées par une présentation audiovisuelle du Québec économique et par la diffusion de documents touristiques sur le Québec.The Chambre de Commerce et d'industrie de Strasbourg decided to create a new world trade center in Strasbourg that will be opened at the end of 1979.Strasbourg has been chosen because of its central situation in the European Community and for the large number of existing service activities.DE GRANDPRÉ, COLAS, DESCHÊNES, GODIN, PAQUETTE, LASNIER & ALARY AVOCATS ÉMILE COLAS, C.R.GILLES GODIN, C.R.BERNARD LASNIER, C.R.JEAN CRÉPEAU, C.R.OLIVIER PRAT LOUISA.TOUPIN GILLES FAFARD J.-LUCIEN PERRON PIERRE MERCILLE M.CHRISTINE L.PAPILLON JEAN LAURIN ANNE-RENÉE GUIMOND PIERRE de GRANDPRE, C.R.BERNARD M.DESCHÊNES, C.R RENÉ-C.ALARY, C.R.ANDRÉ PAQUETTE, C.R.JEAN-JACQUES GAGNON RICHARD DAVID MARC DESJARDINS ROBERT DÉCARY HENRI MASSÜE-MONAT BERNARD CORBEIL GABRIEL KORDOVI PIERRE CHESNAY YVES POIRIER 2501, TOUR DE LA BOURSE, PLACE VICTORIA CASE POSTALE 108, MONTRÉAL H4Z 1C2 TÉL.878-4311 - TELEX: 05-25670 MULTILEX-MONTRÉAL PAUL GÉRIN-LAJOIE, C.R CONSEILS LE BÂTONNIER ÉMILE POISSANT, C.R.JULES LANDRY, C.R.AVRIL 1979 41 COMMUNIQUÉS de la Chambre de Commerce Française au Canada Nouveaux membres COMMODITY TRADING (CANADA) LTD Erling MABERG Continental Enterprises (Canada) Ltd Mario PALUDO Canatile Ceramics Ltd FEDERATION DES INDUSTRIES MECANIQUES La Chambre de Commerce Française au Canada souhaite la bienvenue à ses nouveaux membres.The French Chamber of Commerce in Canada is pleased to welcome its new members.FEDERATION FRANÇAISE DES SOCIETES D'ASSURANCES Stéphane SAVARY Manufacturers Life GOUVERNEMENT DE LA SASKATCHEWAN Corporatifs Membres Montréal GRANBY (VILLE DE) LEMAY, WEINSTEIN, CARON & GAUCHER EUROCAN PULP & PAPER CO.LTD Délégués Mardi Solin Lars Wrede Brian Wasson Individuels Paul GERIN LAJOIE Projecto International Inc Paul GOLBERT Pajar Distribution Ltée Jacques D.KERREST Chemical New York Canada Ltée Jean MAURICE Simpson's (Division des contrats) RICHARD LE DROFF (STE) I J.S.MCMILLAN FISHERIES LTD Délégués Barry J.McMillan William G.Walker Jacalin E.M.Alro on Manifestations H.A.SIMONS (INT.) LTD.Délégués D.A.V.MacDonald André Bidaud Corporatifs MONTREAL COURTOIS, FREDETTE, CHARETTE & CIE Le Mercredi 11 avril, "Le jeu de l'Amour et du Hasard" de Marivaux sera donné au théâtre de la Poudrière.La pièce sera suivie d'une dégustation de vin et fromage.Le jeudi 24 mai aura lieu notre tournoi de Golf annuel au Club de Candiac.Le nombre des participants étant limité, les inscriptions des foursome seront prises au secrétariat de la Chambre par ordre d'arrivée.Le tournoi sera suivi d'un dîner ouvert aux membres et à leurs amis.SOCIETE GENERALE (S.A.) CANADA INC.Délégués Jean-Pierre Maviel René de Laigue WRIGHT ENGINEERS LTD Délégués Harold M.Wright Leonard F.Wright Emile Huni Délégués Raymond Proulx, C.A.Jean Paul Berti, C.A.Raymond David, C.A.LES CONTRÔLES P.S.C.LTÉE Délégué Gilles Sénécal-Directeur Administratif Membres Québec WOODWARD STORES (BRITISH COLUMBIA) LTD.Délégués G.W.MacLaren F.A.Robertson M.P.McBride Jean COTE, Avocat Bhérer, Bernier, Côté, Ouellet.Membres Vancouver Individuels Rémi AKERIB Jacques BARBEAU Barbeau, McKercher, Collingwood & Hanna VANCOUVER The office of the section has been relocating for March 1st, 1979, at the following address: 964 West Hastings st, Vancouver B.C.V6G 1E4 Ph: 681-0105 The office hours are tuesdays and thursdays 9 to 1.La Chambre de Commerce Française au Canada et la Chambre de Commerce France-Canada ont le plaisir d'annoncer les nouveaux membres France-communs ci-après.Walter GESSAROLI La Jolie Madame BANQUE DE L'UNION OCCIDENTALE BUREAU D EXTRÊME-ORIENT: ALEXANDRA HOUSE 31 ST FLOOR, 20 CHATER RD, HONG KONG TÉLÉPHONE 5-251202 TÉLEX NO.802-74073 "AM LAW" HX ADRESSE TÉLÉGRAPHIQUE "HONGOBSJAC" BUREAU EUROPÉEN: 36, RUE MARGEUR, PARIS 75008, FRANCE TÉLÉPHONE 720-3357 TÉLEX NO.640236 "PAROBSJ" ADRESSE TÉLÉGRAPHIQUE "PAROBSJAC" S$voca/fr //&Ja/ //w ^/vncu/a/ 7, tyéùvnê', 'jiùnfoeaé* 2s7S 0â~£5587 —' S&/reMe ACTION CANADA FRANCE 42 BUSINESS The firms interested in the "Trade Opportunities" showing reference numbers should write to the Head Office of the French Chamber in Canada (Montreal).The letter should include the usual trade and banking references.Les maisons intéressées par les propositions sous numéro de référence sont priées d écrire au secrétariat de la Chambre en indiquant le numéro de référence.Afin de nous permettre de transmettre les demandes à nos correspondants, les références bancaires et commerciales d'usage devront être fournies.FRENCH PRODUCTS and/or Agencies in Canada PRODUITS FRANÇAIS et/ou Agences au Canada Société canadienne d'import-export importerait aliments (épices, riz long.), jute, et articles ménagers.Société française spécialisée dans la production de matières premières élaborées destinées aux industries pharmaceutiques et cosmétologiques recherche importateur pour ses produits.Société française cherche importateur spécialisé dans les articles pour décoration d'étalages.Brasserie française cherche importateur canadien pour sa bière.Fabricant français de mijoteuses électriques, de minifriteuses et de friteuses électriques recherche distributeur canadien.Fabricant français d'articles religieux en matière plastique cherche à exporter au Canada.Société française spécialisée dans les cosmétiques à base de produits marins recherche agent au Canada.Maison de commerce international recherche importateurs, agents ou décorateurs pour sa porcelaine et sa faïence.Constructeur français de matériel électrique spécialisé dans les postes de transformation préfabriqués recherche partenaires canadiens.Société française spécialisée dans l'édition d'ouvrages universitaires en sciences exactes, sciences humaines, et sciences médicales recherche importateur canadien.Fabricants de produits de biscuiterie recherche agent ou importateur exclusif au Canada.A 3301 Canadian import-export firm would import spices, long grain rice, jute twine and households items.French firm specialized in elaborated products for pharmaceutical and cosmetical industry looking for a Canadian importer.French firm looking for a Canadian importer specialized in items for display decoration.French brewery looking for a Canadian importer.French manufacturer of electrical stewpots and fry-pans looking for a Canadian distributor.French manufacturer of religious plastic items would export to Canada.French firm specialized in cosmetics looking for a Canadian agent.International business company looking for importers, agents or decorators for its crockery and its porcelain.French manufacturer of electrical products specialized in prefabricated transformer stations looking for a Canadian agent.French publisher specialized in medical, human and exact sciences looking for a Canadian importer.French buiscuits manufacturer looking for a Canadian agent.A 3301 A 3302 A 3302 A 3303 A 3303 A 3304 A 3305 A 3304 A 3306 A 3305 A 3307 A 3306 A 3308 A 3307 A 3309 A 3308 A 3310 A 3309 A 3311 A 3310 CANADIAN PRODUCTS and/or Agencies in France A 3311 A 3312 Canadian firm would export polyester texturized yarns, antimony ingot, aluminium scrap and rape-seed.PRODUITS CANADIENS et/ou Agences en France A 3312 Société canadienne cherche à exporter fils de polyester, antimoine, morceaux d'aluminium, graines de colza.Demandes d'emploi (Des renseignements complémentaires peuvent être obtenus au Secrétariat de notre Chambre, 1080 Côte du Beaver Hall Bureau 826, Montréal H2Z 1S8, ou en téléphonant à 866-2797.) Offres d'emploi Secrétaires bilingues.Poste de secrétariat de direction ou d'assistante financière.Notaire français, résidant à Toronto, collaborerait avec société française installée au Canada dans domaine juridique et relations humaines.Homme trilingue recherche emploi de bureau (commis, tenue de livre, correspondance étrangère ou messager).Auditeur légal recherche poste de gérance ou de contrôle de gestion.Poste d'agent de voyage, de relations publiques, d'hôtesse d'accueil ou de réceptionniste.Secrétaire.Poste d'animatrice ou de réceptionniste.Français avec expérience d'entrepreneur en construction cherche emploi.Etudiants HEC France cherchent stages dans entreprises au Canada, été 1979.Cherche emploi dans magasin ou bureau, ou chauffeur-livreur.D 3301 D 3302 O 3301 Restaurant français à Toronto recherche chef cuisinier.O 3302 Analyste en informatique.D 3303 1155 rue Sherbrooke O., Montréal.Canada H3A 2N3 (514) 288-9564 D 3304 Lorenzo Bélanger.Caréner.McDonald S On.Ole.CHARTERED ACCOUNTANTS/COMPTABLES AGREES D 3305 1 D 3306 D 3307 D 3308 D 3309 D 3310 D 3311 AVRIL 1979 43 NOTRE CARNET NOMINATIONS Le nouveau Président de la Chambre de Commerce Française M.Roger Charbonneau, Président du Conseil d‘Administration de la BNP Canada Inc., a le plaisir d'annoncer la nomination de M.Louis Jalabert au poste de Président Directeur Général.Nom: MERCIER Prénom: François Peugeot Canada Ltée annonce la nomination de Monsieur Daniel Esquelisse au poste de Vice-Président et Directeur Général.t Né le: 1 \ 13 avril 1923 à Paris Gestion, revue internationale de gestion, annonce l'élection de M.André Bisson, Vice-Président, Banque de Nouvelle-Ecosse, à la présidence de son Conseil d'Administration.Messieurs Yves Martin, recteur de l'Université de Sherbrooke et Pierre Laurin, Directeur de l'Ecole des Hautes Etudes Commerciales et Rédacteur en Chef de la revue ont été élus à la Vice-Présidence du Conseil d'Administration.Etudes: Collège Loyola (B.A.Magna Cum Laude) et Université de Montréal (LL.L.Magna Cum Laude) r Admis au Barreau de Montréal en juillet 1945, Me Mercier a été nommé Conseiller de la Reine en janvier 1967.Me Mercier est également membre de l'Ordre du Canada et il est actuellement Associé senior du cabinet Stickeman, Elliott, Ta-maki.Mercier & Robb.puisqu'il est membre des conseils d'administration de nombreuses compagnies dont Citroën Canada Ltée et Méridien Canada Ltée.Me Mercier est également Président du Conseil d’administration de l’Hôtel-Dieu de Montréal et de la Librairie Fernand Nathan Canada Ltée, après avoir occupé ce poste aux conseils de la Place des Arts de Montréal, de 1964 à 1968, et du Centre National des Arts d'Ottawa, de 1969 à 1977.M.Raymond Viger, Vice-Président Exécutif et Directeur Général de la compagnie Les Prévoyants du Canada - Assurance Générale, annonce la nomination aux postes de Directeurs de succursales de Messieurs Jacques Bourassa (succursale de Québec), Marcel Pépin (succursale de Montréal) et André Tremblay (succursale de Longueuil).Me Mercier a enseigné le Droit d'assurance à l'Université de Montréal, de !951 à 1964.Il fait bénéficier le secteur privé de ses compétences d'administrateur DÉCÈS Nous venons d'apprendre le décès à l'âge de 75 ans, le 25 Mars dernier, de M.François Ducros qui avait toujours été particulièrement actif au sein de la Communauté Française de Montréal.Son dévouement au sein des associations, et en particulier à la Chambre de Commerce Française au Canada, dont il fut Vice-Président et dont il était Membre d'Ftonneur, et à l'Union Nationale Française de Montréal dont il fut Président, était apprécié de tous.À Mme François Ducros, et à sa famille, nous présentons nos plus sincères condoléances.nouvelles fonctions en France, à la Direction de la Société Industries Automobiles du Havre.Nous lui souhaitons bonne chance dans ses nouvelles fonctions.Mallette, Girouard, Letendre Ltée a le plaisir d'annoncer la nomination de M.Gilles Laporte à titre de Directeur du secteur des Relations de travail.Monsieur Gérard Legrand, Président Directeur Général de BNP Canada et Président de notre Chambre vient de quitter le Canada pour Sydney en Australie où il a été nommé Directeur des Sièges d'Australie.Nous le remercions vivement pour l’essor qu'il a donné à notre Chambre durant ses deux années de présidence.DÉPARTS Monsieur Raymond Hocquet, Directeur général de Peugeot Canada et membre du Conseil d'Administration de notre Chambre, quitte le pays pour occuper de BULLETIN D'ABONNEMENT — SUBSCRIPTION ORDER Je désire souscrire un abonnement me donnant droit aux 10 numéros annuels de la Revue ACTION CANADA FRANCE.Please enter my annual -subscription for the magazine ACTION CANADA FRANCE, ten issues a year.Norn /Name- Compagnie / Company / Address _ Adresse Ville /Town .Postal./ Code /Phone Pays/Country.Code Postal Téléphone Ci-joint mon chèque ?Payment enclosed $ 10 Canada $ 12 France et autres Pays/France and other countries Veuillez me facturer ?Please bill me ACTION CANADA FRANCE 44 I ft m m o ft \ \ 1 o O o o i I
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