Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Droit d'auteur non évalué

Consulter cette déclaration

Titre :
Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada
Éditeur :
  • Montréal :la Chambre,1931-1935
Contenu spécifique :
Juin
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
six fois par année
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin mensuel - Chambre de commerce française de Montréal
  • Successeur :
  • Bulletin de la Chambre de commerce française au Canada
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (10)

Références

Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada, 1977, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
n.’ 4 ( } i ' \ X ! I I I / ' CanadaA^^ : J#n 1977 Lettre au Maire de Paris Canada's priority markets Le Budget Fédéral Lecoup de main qui facilite les voyages.p'y ' r WELCOME j#£Rvt Ce X f y Fx Put yourself Incur .•• hands.n§ , I .AIR FRANCE * r^lLGS HOTELS lilMRiDim La chaîne internationale des hôtels Air France Paris, Nier.Tours.Ir Cairo.Dakar.Khartoum, turns.Mohammrdia (Maroc), la Guadeloupe, la Martinique.Balna, Rio de laneiro et Monliéal Nos prochains numéros à thèmes spéciaux seront en 1977: — Les biens d'équipement (juillet) — l'énergie (octobre) — l'automobile (décembre) Éditorial G.Legrand 3 H.Mhun 5 La conjoncture au Canada J.Drapeau 7 Lettre au Maire de Paris C.T.Charland 1 1 Canada's priority markets Z.Davidoff 1 5 L'épopée Davidoff Convention fiscale Canada-France 0%, 10%, 15% ou 20%, voilà la question (suite).MA.Morin 1 7 20 Présentation Budget Fédéral M.Beunat 22 A travers la Presse 25 La Bourse Toute reproduction de tout ou partie d un article n'est permise que sur autorisation et doit porter la mention habituelle "Reproduit de la Revue ACTION CANADA FRANCE".Les articles qui paraissent dans ACTION CANADA FRANCE sont publiés sous la responsabilité exclusive de leurs auteurs.26 French Trade Shows 27 Les Salons français 28 Nouvelles — News Communiqués de la Chambre de Commerce Française au Canada.Reproduction of all or part of any article is only allowed with permission and must carry usual mention "Reproduced from magazine ACTION CANADA FRANCE"'.Articles in ACTION CANADA FRANCE are published under the exclusive responsability of their authors.30 32 Notre Carnet i JUIN 1977 Contrôle et Automatismes Industriels Telemecanique Groupe International • A VOTRE SERVICE, AU CANADA DEPUIS PLUS DE 10 ANS • SIÈGE SOCIAL, FABRICATION ET STOCK À MONTRÉAL • RÉSEAU DE DISTRIBUTION À LA GRANDEUR DU PAYS (Centres de contrôle moteurs, démarreurs, contacteurs, relais auxiliaires de commande) tt=£ HUB QUALITÉ FIABILITÉ EÎJr J JT p | I - Sr I» II ,1 ¦ 1 \ \ A 9Ç- 1 < - : Wr~?A ¦ * Ht £ ' m Lt— : — M i 2E «to m il a m.Is* a" .ZZ-JsH .T Succursales: Toronto 303 Lesmill Road, Don Mills Ontario M3B 2V1 Tél.: (416) 449-4877 Tlx: 06-966513 Siège Social: Telemecanique Canada Ltée Ltd.!r —.Jl i i 580, Lépine, Dorval, Que.H9P1G2 Tel.: (514) 636-9560 Tlx: 05-821849 VT A Québec 675 Marguerite-Bourgeois, Québec, Qué.G1S3V8 Tél.: (418) 688-0207 ?\ ÉDITORIAL a Canada JUIN 1977, VOL 2 - N° 15 Revue sur les rapports commerciaux, industriels et financiers entre la France et le Canada.Magazine concerning commercial, industrial and financial exchanges between France and Canada.* Une "Analyse Structurelle à Moyen Terme de l'Economie du Québec" publiée récemment par l'OFFICE DE PLANIFICATION ET DE DEVELOPPEMENT DU QUEBEC projette avec intérêt sur 1985 les tendances actuelles des relations intersectorielles de notre économie dont l'on devrait — conclut l'étude — essayer au plus tôt d'infléchir la trajectoire: en effet, en terme d'importance relative par rapport au Produit Intérieur Brut, les secteurs primaire et surtout secondaire régresseraient de respectivement 4.7% et 31.8% en 1974 à 3.2% et 25.8% vers 1985, au profit d'un secteur tertiaire hypertrophié passant quant à lui de 63.5% en 1 974 à 7 1% en 1 985 du Produit Intérieur Brut; or, pour situer les idées, ce secteur tertiaire ne représente par exemple, toujours en 1974, que près de 50% du P.I.B.dans les pays de l'Europe de l'Ouest, 54% au Japon.et 40% tout au plus dans les pays de l'Est (pour autant que les statistiques de référence soient vraiment comparables).CONSEIL D'ADMINISTRATION / BOARD Gilles Léveillé, Président Guy Bazinet, Vice-Président Bertrand Namy, Secr.-Trés./ Édit.Gaston Brown, Administrateur (Québec) Lucien L'Allier, Administrateur (Toronto) ADMINISTRATION / MANAGEMENT Didier Calvez et Dominique Pot 1080, Beaver Hall, suite 826 Montréal H2Z 158 Tél.866-2797 ou 866-0178 PUBLICITÉ / ADVERTISING 1080 Beaver Hall Hill, suite 826 Montréal H2Z 1 SB Tél.(514) 866-2797 ou 866-0178 La complexité des relations intersectorielles, dans un pays de surcroît aussi ouvert que le CANADA au commerce extérieur, ne rend pas en ce domaine la tâche des gouvernants facile .Au moment où le souci politique d'industrialisation rapide et systématique de certaines nations en voie de développement d'une part, le besoin vital d'exporter de tous les pays frappés par la crise de l'énergie d’autre part, modifient peu à peu profondément les données de base des courants d'échanges internationaux.ABONNEMENTS/SUBSCRIPTION RATES $ 8 an/ year Autres Pays/Other countries $ 10 an/ year Canada Le numéro/single copy.$1.00 ACTION CANADA FRANCE remplace, à partir de 1976, la Revue de la Chambre de Commerce Française au Canada établie depuis 1886 et est publié 10 fois par an par "Revue Action Canada France Inc.", 1080 Beaver Hall, suite 826, Montréal H2Z 1S8, Téléphone (514) 866-2797.Courrier de deuxième classe: enregistrement no.3700.Dépôt légal: Bibliothèque Nationale du Québec.Numéro de l'ISO (Organisation Internationale de Normalisation): CN ISSN 031 8-7306.Comme dans d'autres domaines mieux connus — lutte contre l'inflation, politique des changes — il est probable que nous sommes à la veille d'un réajustement important des relations économiques internationales, supposant de plus en plus une concertation de tous les agents économiques impliqués, et par voie de conséquence un minimum de compatibilité des actions menées à cet égard aux différents plans nationaux.ACTION CANADA FRANCE replaces in 1976 the "Revue de la Chambre de Commerce Française au Canada" established in 1 886 and is published 10 times a year by "Revue Action Canada France Inc.", 1080 Beaver Hall, suite 826, Montréal H2Z 1 88.Phone (514) 866-2797.Second class mail: registration no.3700.Legal registration: Bibliothèque Nationale du Québec.ISO number: CN ISSN 0318-7306.Gérard Legrand 3 JUIN 1977 PEUGEOT 604 SL I X X %\ H 'J è».w \ / 1 i ; I v:-.: PEUGEOT 604 SL r ; r Cette voiture se compare à la Mercedes-Benz 280 E, la BMW 530i et la Jaguar XJ6L, sauf pour le confort ?.car sur ce point, la Peugeot 604 les surpasse toutes.D’ailleurs, la presse européenne est unanime: “La voiture au confort sublime." (revue Motor, Angleterre).“La tenue de route de cette voiture est imbattable.” (Auto Motor Und Sport, Allemagne).“La Peugeot 604 n’est pas seulement la voiture la plus confortable de sa catégorie .en réalité, c’est l'une des voitures les plus confortables au monde.” (revue Kurier, Autriche).Le secret d’un tel confort: le système d’amortisseurs à longue course, une exclusivité brevetée par Peugeot, la suspension indépendante aux quatre roues, les ressorts hélicoïdaux, le différentiel “flottant ”, les barres stabilisatrices à l’avant comme à l’arrière, la direction assistée à pignon et crémaillière et les freins à disque assistés aux quatre roues.Quant au luxe, c’est l’évidence: l’épaisse moquette moelleuse, les banquettes orthopédiques avec appuie-tête à l’avant comme à l’arrière, la climatisation, les glaces électriques sont toutes des caractéristiques offertes en équipement standard.Les options: les banquettes en cuir véritable et le toit ouvrant électrique.Le génie mécanique de la Peugeot 604: son moteur 6 cylindres en V, silencieux, nerveux et plein de fougue.Et pour rouler en première classe, la 604 vous offre le choix entre une transmission automatique ou manuelle à quatre vitesses.Élégance, luxe, confort et performances placent à juste titre la Peugeot 604 dans la catégorie des voitures de grande classe .sauf pour le prix! Vous retrouverez sur tous les modèles Peugeot le même génie mécanique qui a fait la renommée Peugeot à travers le monde.Personne ne construit ses voitures comme nous.4 ACTION CANADA FRANCE LA CONJONCTURE AU CANADA f B » Pour /a quatrième fois en six mois, la Banque du Canada, le 6 mai, a abaissé son taux d'escompte de 1/2%.A 7V.2% // esf à son niveau le plus bas depuis le printemps de 1974.Les banques commerciales ont emboîté le pas et leur taux de base privilégié a été réduit d'autant, de 8.75 à 8.25%, au 1er juin.Toute la structure des taux d'intérêt a d'ailleurs été ajustée à la baisse.Seuls les prêts hypothécaires n'ont pratiquement pas varié, ia demande de crédit sur le marché des hypothèques étant très forte.La décision de la Banque du Canada a été motivée surtout par le fait que la croissance de ia masse monétaire est demeurée au-dessous de l'objectif qu'elle s'est fixé, soit une fourchette de 8-12%, et ceci en dépit des trois précédentes baisses successives du taux d'escompte.La banque centrale espère que cette nouvelle réduction du loyer de l’argent aura pour effet d'accroître l'expansion monétaire et, partant, de stimuler la croissance de l'économie.Celle-ci, qui avait été légèrement négative au quatrième trimestre de l'an dernier, semble avoir connu un certain redressement au début de cette année.La production industrielle, soutenue par un regain de vigueur des exportations, est notamment plus ferme.Bien que le chômage reste élevé l'emploi augmente, mais l'aggravation du chômage est due au fait que la population active continue de s'accroître à un rythme rapide.La forte conjoncture aux États-Unis vers lesquels le Canada dirige 70% environ de ses exportations, assurera cette année une bonne demande extérieure aux matières premières et aux pâtes et papiers du Canada.A l'exception de certains secteurs, comme l'automobile, ia demande intérieure reste toutefois assez faible.La croissance des revenus est affectée par le chômage, la construction de logements faiblit, les investissements du secteur privé plafonnent toujours et l'inflation s'est accélérée au début de l'année.La hausse de l'indice des prix à la consommation s'établit à un taux annuel de 9.8% au premier trimestre, en comparaison de 7.5% pour toute Tannée 1976.Certains facteurs sont temporaires mais l'objectif que s'était fixé le gouvernement canadien, soit une baisse de 6% en 1977, ne pourra certainement pas être atteint.Dans cette conjoncture, la stimulation de l'activité, objectif de la politique monétaire actuelle de la banque centrale, se justifie donc.Elle est appuyée par le dernier budget d'Ottawa, qui n'est cependant que peu stimulant.Les autorités fédérales et les provinces, y compris le Québec, s'en tiennent à des politiques économiques très modérément expansionnistes, afin de ne pas attiser davantage l'inflation qui demeure menaçante.Entre l'inflation et le chômage, le pilotage de l'économie reste délicat.% V Henry Mhun JUIN 1977 5 ¦ Pour remplir cette commande nous avons mélangé 15 gaz et en vitesse Il ne restait plus qu’un seul problème à résoudre: comme ce gaz naturel sera L’été dernier, la société Foothills Pipe Lines Ltd voulait une certaine quantité de gaz naturel de l'Arctique pour faire une expérience acheminé de l’Arctiqueà25°F, il fallait d’ingénierie très importante sur un pipe-line.Comme le gaz n’était pas encore exploité, et donc toujours enfoui dans les entrailles de la Terre, Foothills nous a demandé si nous pouvions en faire la synthèse.C’était un problème difficile à tous points de vue.Et pourtant, en un temps record, nos spécialistes refroidissement à base d’azote liquide et de des gaz spéciaux ont réussi à produire un mélange comparable à celui de Mère Nature.Ce mélange contenait du méthane, de l’éthane, du propane, du gaz carbonique, de l’azote et un soupçon de 10 autres gaz et liquides.Par surcroît, toutes les proportions devaient être mesurées avec beaucoup de précision.Les ingénieurs de la société Foothills ont été ravis.reproduire cette température pour mener l’expérience à bien.Faute de temps, on ne pouvait pas recourir à la réfrigération conventionnelle.Les cryogéniciens d’ALC ont donc prêté leur concours à l’équipe de recherche en concevant un système de méthanol pour les 120 pi.de pipe-line utilisés pour l’expérience.Tout s’est bien déroulé, en douceur et l’expérience fut un succès.Elle a permis de vérifier les calculs théoriques indispensables à la prévention des axes de propagation des fractures sur de longs tronçons de pipe-line.Lorsqu’on songe aux gaz spéciaux d’Air Liquide Canada, il faut toujours se rappeler d’une part qu’ALC peut se conformer aux spécifications les plus rigoureuses et les plus complexes tout en produisant rapidement le mélange désiré; d’autre part, nous avons tous les spécialistes et tous les techniciens voulus sur place ou au laboratoire; enfin, nous sommes en mesure de desservir nos clients y# dans les dix provinces, dans les Territoires du Nord-Ouest et au Yukon.V.Al n FT?/ AIR LIQUIDE /L CANADA .*4 A gauche, M.Trevor K.Groves, professeur de génie mécanique, directeur du laboratoire de recherche sur les explosifs et les hautes pressions à l'université de Calgary et responsable des expériences sur le pipe-line s'entretient ici avec Jack Ayton, ingénieur et directeur des applications des gaz pour ALC dans l’Ouest canadien.a N 6 ACTION CANADA FRANCE 1 LETTRE AU MAIRE DE PARIS par Jean Drapeau* elle sera grande dans la mesure où elle aura une âme et apportera un témoignage.Aussi, n'est-ce pas pour Montréal le fait que sa région soit passée en vingt-cinq ans de un million à deux millions et demi d'habitants qui lui a valu d accéder depuis une dizaine d'années à une place sur la scène internationale qu elle n'aurait pu rêver, que peut-être elle ne souhaitait même pas jadis.Cette transformation qui a soudain donné à la ville de Montréal une âme dynamique et un visage rayonnant, à quoi tient-elle?La géographie et l'histoire, il est vrai, paraissaient avoir réuni les conditions favorables pour que Montréal soit une sorte de ville-relais et un carrefour à la fois; l'essor extraordinaire des moyens de transport et de communication du dernier quart de siècle devait permettre de tirer pleinement parti de ces conditions.Mais je crois qu'il y a eu plus que cela: l'essentiel a été l'apparition dans cette ville d'une conscience et d'une personnalité et la volonté d'ouverture au monde, en même temps que la conviction de pouvoir faire quelque chose de neuf et de différent.libre et d'un nouvel humanisme, la civilisation post-industrielle marquera un nouvel élan ou au contraire un asservissement de l'homme.Par la masse de population qu elles concentrent, par leur influence directe sur des régions de plus en plus vastes, par le style et le mode de vie qu elles diffusent, par leur caractère de lieu de passage, de confrontation et d'échanges, les grandes villes sont comptables en définitive du destin de l'homme.( Elles assument cette responsabilité d'abord dans leur propre région, puis à l'échelle de leur pays; pour certaines d'entre elles, il s'y ajoute une dimension internationale qui tient à leur place dans l'histoire, dans l'économie, dans la politique mondiale, dans l'activité culturelle ou dans plusieurs de ces domaines à la fois.La position tenue par ces villes est généralement le fruit d'un long processus historique, mais il arrive que la situation géographique ou une certaine conjoncture confèrent à d'autres villes une vocation analogue et des responsabilités similaires.Cher collègue.Je ne pense pas devoir aujourd'hui vous présenter Montréal.Et quant à l'essor des relations franco-canadiennes, il a dépassé de loin, ces dernières années, tous les voeux que jadis nous formions.Plutôt que le changement d'échelle, c'est le changement d'esprit, de ton, qui doit retenir l'attention; c'est lui qui a donné sa valeur et son prix véritables à l'expansion aussi bien de Montréal que des rapports de toutes sortes entre nos pays.Ce qui importe, vous le sentez bien, ce n'est pas que Montréal ait "grossi" au cours des vingt dernières années, se soit étendue et développée, que sa population ait augmenté sensiblement: c'est plutôt qu'un esprit nouveau s'est manifesté et qu'une vocation s'est réaffirmée dont la consécration en 1967 et en 1976 nous a révélé à nous-mêmes ce qui dans ce monde doit définir notre place et faire notre authenticité.Dans le grand mouvement qui emporte notre monde vers la coopération et la solidarité, conditions obligées de la paix et du progrès, nous sentons tous, nous constatons tous que les Je crois pouvoir dire que c'est ce qui est arrivé pour Montréal.Et j'ajoute aussitôt que nous n'avons certes pas la prétention de rivaliser avec les très grandes villes du monde, moins encore l'intention d'être la réplique de l'une quelconque d'entre elles.Dans notre monde en rapide transformation, Montréal peut remplir un rôle original et répondre à un besoin particulier: pour cela, elle n'a point à rechercher systématiquement le nombre ou la richesse, d'autant que le rayonnement ou la place d'une ville — comme d'un pays — n'a que fort peu à voir avec son nombre et sa richesse matérielle.Il ne suffit pas de rassembler quelque part cinq ou dix millions d'hommes dans un ensemble ultra-moderne de verre et de béton pour créer une grande ville: Cette aspiration s'est affirmée dans le cours du mouvement de réveil qui se manifestait d'autre part à travers tout le Canada français: une sorte de symbiose commençait de se réaliser entre notre passé, notre culture propre d'une part, notre appartenance de fait à l'ensemble nord-américain, de l'autre.On était d'Amérique du Nord sans être Américain, de culture française sans être Français : de cette situation à plusieurs égards inconfortables, du déchirement qui en avait longtemps résulté et villes, et singulièrement les grandes villes, ont une responsabilité éminente et redoutable.Selon qu elles sauront ou non être les artisans d'un nouvel équi- * Extraits de l'allocution de J.Drapeau.Maire de Montréal, à la Chambre de Commerce Française au Canada à Montréal le 24 mars 1977.JUIN 1977 7 n qui pouvait aboutir à quelque chose d'hybride, on allait désormais tirer, par un effort de synthèse, quelque chose d'original.C'est bien, je crois ce qui est en voie de se faire et qui donne à Montréal à la fois sa personnalité naissante en même temps que sa place spéciale parmi les villes que l'on peut dire internationale.Chacune de ces villes a sa façon propre de l'être: Montréal semble devoir trouver la sienne dans une sorte d'aptitude éminente à l'assimilation de ce qui vient des Etats-Unis et de ce qui vient d'Europe, à l'accueil des idées et des modes de l'un et l'autre continent, à la convivence chez elle des civilisations anglo-américaine et française: de cette assimilation, de cette convivence, elle est ensuite en mesure de tirer ou d'inventer quelque chose qui soit sa marque propre et sa contribution au monde.C'est l'exposition universelle et la tenue des Jeux Olympiques qui auront révélé cela à nos visiteurs, mais aussi qui l'auront révélé aux Montréalais eux-mêmes.Et il s'est trouvé par exemple chez nos voisins américains et même en Grande Bretagne nombre de grands reporters et commentateurs pour écrire dans des articles consacrés à l'Exposition ou aux Jeux Olympiques suivant le cas, que la sorte d'exposition réalisée à Montréal et la sorte de succès remporté à Montréal par les Jeux Olympiques avaient quelque chose de typique, dû selon eux au caractère de notre ville et notamment à la communauté canadienne-française.Non pas que tout avait été facile.Oh que non pas! Cette affirmation était jadis beaucoup moins sensible: si elle est désormais perceptible, si elle semble devoir être de plus en plus éloquente, cela tient d'une part à la promotion culturelle et sociale des Canadiens-français au cours du dernier quart de siècle, cela tient à l'accroissement des échanges avec l'extérieur et qui ne sont plus à sens unique.événements mondiaux se situaient dans le cours d'une évolution de Montréal en marche vers sa personnalité, étaient le premier et le deuxième temps de la consécration d'une vocation à l'universel et devaient marquer et réitérer la volonté formelle d'un nouveau départ.En 1967, le thème et l'emplacement de l'Exposition universelle donnaient le sens et la mesure de notre dessein.En 1976, la conception architecturale et technologique de nos installations olympiques et certaines innovations à la présentation même des jeux, ont témoigné de notre fidélité au même sens, à la même mesure, de notre même dessein.D'autres expositions universelles, depuis un siècle environ quelles ont lieu, ont marqué à leur façon l'histoire des idées, de l'architecture, de la mode, sont devenues en quelque sorte des points de repère, ont servi à consacrer l'image d'une ville, à créer un symbole identifié désormais à la ville ou au pays hôte.Celle de Montréal aura servi à créer un lieu permanent de rencontre, de confrontation et de dialogue qui répond à une aspiration, à un besoin de l'époque et aura en même temps fixé à notre ville son rôle propre parmi les grandes villes: celui de trait d'union, de relais, de lieu permanent de rendez-vous des peuples et des institutions.Il n'est certes pas indifférent à la cause de la paix et à celle de la coopération internationale qu'il y ait dans le monde un tel lieu et un pareil témoignage.Placé historiquement et géographiquement au point de rencontre de deux des plus grandes cultures mondiales, Montréal est en mesure d'assumer ce rôle: c'est là ce qui fera sa justification et lui donne déjà son caractère de grande ville internationele, non point le gigantisme ou la richesse matérielle.Une ville qui soit un témoignage de l'homme et pour l'homme du XXe siècle, voilà ce que nous entendons faire: c'est cela notre acception de l'expression "ville internationale ".Lorsque nous avons décidé de choisir comme thème de l'Exposition universelle de 1967 "TERRE DES HOMMES ", on a souri en certains milieux ou marqué quelque étonnement: on s'était visiblement plutôt attendu qu'une grande ville nord-américaine en 1967 eût choisi un thème relatif à la conquête de l'espace, au monde du XXIe siècle ou à tout autre aspect de l'essor foudroyant de la technologie.Tout en reconnaissant certes l'importance et les implications de tels développements, nous pensions que l'essentiel restait quand même notre terre encore à humaniser, à embellir et à rendre fraternelle pour tous.Nous pensions que la plus haute et la plus riche leçon consistait encore à faire révéler par chaque pays ce qu'il avait accumulé de sagesse et de beauté et ce qu'il proposait pour répondre aux espoirs, aux interrogations, aux problèmes, voire aux angoisses des hommes de ce temps.Et je crois bien qu'il ne se trouve personne aujourd'hui pour contester le bonheur, voire l'utilité, de ce choix ni pour contester la réussite de l'Exposition de 1967 ; et je pense là évidemment bien moins à la réussite en termes de nombre de visiteurs qu'en termes d'un certain climat, d'un certain enrichissement culturel et moral, d'une certaine amitié dont l'Exposition et dont Montréal furent le haut lieu.Elles le furent et elles entendent le rester.Car l'exposition universelle et les Jeux Olympiques n'ont pas été pour nous qu'un grand moment, quelque chose de merveilleux mais d'un peu artificiel et en tout cas d'éphémère, une sorte de feu d'artifice.Pour la municipalité, comme pour la plupart des équipes qui ont travaillé avec nous, ces deux grands Lorsque l'on pense au chemin parcouru par Montréal depuis une vingtaine d'années, à la transformation extraordinaire 8 ACTION CANADA FRANCE Amérique du Nord confère à Montréal son originalité, c'est précisément son appartenance au monde culturel français.Ce n'est pas diminuer l'apport de nos concitoyens anglophones que de le souligner.avons décidé de doter Montréal d'un métro, nous avons voulu non pas simplement mettre à la disposition des citoyens un mode de transport en commun efficace, rapide, mais aussi un mode de transport agréable et attrayant.qu'elle a connue sur tous les plans, à l'effort d'invention et de réalisation qu'a représenté l'édification du cadre physique de l'Exposition et des Jeux Olympiques, on a toutes raisons d'être optimiste sur ce qu elle continuera de devenir, non point là encore quant à son développement matériel, mais en termes de qualité d'être et de témoignage.Car l'exposition permanente, le haut message de la TERRE DES HOMMES ne sauraient être quelque chose d'extérieur à la ville elle-même, d'accroché en quelque sorte artificiellement à Montréal : s'il en était ainsi, tôt ou tard, un certain malaise se manifesterait, le sentiment d'un mensonge, sinon d'une imposture, qui entraîneraient l'avortement de l'entreprise.C'est dans sa vie quotidienne, dans toute sa vie quotidienne et profonde, que Montréal doit et entend marquer sa vocation particulière en terre nord-américaine qui en est une de rencontre et aussi de primauté de l'esprit ou plutôt de synthèse entre les valeurs spirituelles et le progrès technique, sur un continent qui projette trop souvent l'image d'être préoccupé uniquement du second et guère des premières.enfin Il y a quelques années, dans une conférence qu'il faisait à Paris, un ministre africain disait de la langue française qu elle est un "facteur de rapprochement des peuples et de communion des civilisations Je ne pense pas que l'on puisse donner de plus haute ni de plus belle définition de cette lanque qui nous rassemble tous un peu comme dans une patrie spirituelle.Et je crois pouvoir dire que c'est précisément notre héritage français, la tradition d'accueil et d'humanisme de la culture française qui sont à l'origine de cette vocation de Montréal à l'universel et du grand dessein que je vous ai exposé: faire de Montréal une ville internationale selon un mode original, en faire une grande ville humanisante et en même temps y installer, entre autres, sous la forme de notre exposition permanente et de nos installaitons olympiques, un rendez-vous des peuples sous le signe du progrès partagé, de l'enrichissement culturel et d'une coopération qui est la loi et l'espoir par excellence de notre temps.Ainsi Montréal pourra, pour employer la très belle expression de monsieur Malraux décrivant le rôle ultime des maisons de la culture en France, "accueillir le génie du monde".Le transport en commun avait une tradition de tristesse, de pauvreté qui ne faisait que rendre plus pénible le départ pour le travail ou la fatigue du soir.Nous avons estimé qu'il fallait réhabiliter le transport en commun à un moment surtout où son développement devient l'arme principale contre l'asphyxie ou l'engorgement de nos grandes villes.Tout cela vous fait voir que notre effort s'inscrit dans une double perspective: d'une part, faire de Montréal une ville humaine et humanisante, où la notion du progrès retrouve sa nécessaire dimension spirituelle, sans quoi les techniques les plus perfectionnées et la prospérité matérielle la plus grande aboutiraient à une catastrophe; d'autre part, en faire une ville internationale en ce sens que, par tout ce qu elle entreprend, elle soit un témoignage sans cesse renouvelé de l'universel, un lieu de dialogue, je dirais même une sorte de conférence permanente de la paix au niveau des individus et des peuples.Le primat de l'efficacité et du fonctionnel au moindre coût, s'il devait triompher en Occident, aboutirait à faire de nos grandes villes des lieux sinistres qui secréteraient le désespoir et déboucheraient sur l'anti-humain.Ainsi, par exemple, lorsque nous Ces réalisations et ces perspectives de Montréal doivent, me semble-t-il, retenir particulièrement l'attention des pays de langue française, car ce qui en BUREAU EUROPÉEN.' 36, RUE MARBEUF, PARIS 75008.FRANCE TÉLÉPHONE 720-3357 TÉLEX NO.640236 "PAROBSJ" ADRESSE TÉLÉGRAPHIQUE "PAROBSJAC" BUREAU 0 EXTRÊME-ORIENT: ALEXANDRA HOUSE 31 ST FLOOR, 20 CHATER RD, HONG KONG TÉLÉPHONE 5-251202 TÉLEX NO.802-74073 AM LAW" HX ADRESSE TÉLÉGRAPHIQUE "HONGOBSJAC" r Z 05*25587 —S$6/mLif fetepra/Jiiyar JUIN 1977 9 QU EL SAGESSE D’OPERATIONS AU CANADA OU EN FRANCE CONSULTEZ LA BANQUE DE COMMERCE pays qu'avec le reste du monde.Il suffit de vous rappeler notre adresse à Paris et les 1700 autres au Canada.À Paris, notre succursale est située au 19, avenue Montaigne.Elle bénéficie de la coopération de nos 1700 succursales du Canada et de nos 80 bureaux situés à l'étranger et dans les autres centres financiers du monde.La Banque de Commerce assure aux hommes d'affaires du Canada et de France les services bancaires qui leur sont nécessaires pour assurer le succès de leur commerce et de leurs investissements, tant entre nos deux BANQUE DE COMMERCE CANADIENNE IMPÉRIALE Industriels Importateurs Exportateurs SC3C transport canada inc.620, rue St-Jacques Ouest, suite 410, Montréal Téléphone: (514) 288.89.56 Télex: 055.60314 vous offre les Q_ années d'expérience et les bureaux en FRANCE du réseau de SCAC TRANSPORT INTE R N ATI O N AL scac Transitaires établis dans 45 pays B le Permanent Fiducie Canada Permanent Trust à votre service depuis 1855 pour vos INVESTISSEMENTS COMMERCIAUX ET INDUSTRIELS 135 bureaux à travers tout le Canada spécialisés dans les domaines suivants: gestion, location et vente d’édifices commerciaux et industriels, centres d’achats, motels-hôtels, terrains, propriétés à revenus et commerces.4964 Ch.Queen Mary Rd, Montréal.P.Q.H3W 1X2 Tél.(514) 735-2761 Télex CANPERM 05560694 10 ACTION CANADA FRANCE CANADA S PRIORITY MARKETS by C T Charland* United States and Western Euro pa (A) That most Canadian export firms are well established south of our border, (B) That the United States is a natural extension of the normal marketing activities of Canadian firms and therefore requires a relatively low level of assistance to enter this familiar market.We feel that none of these points are entirely valid.Although it is true that a good deal of the great volume of exports to the U S.has been long-established, access for Canadian exporters to the U S.market is becoming increasingly complex in the face of a broad spectrum of regulations including new ones such as endangered species and environmental protection as well as consumer legislation.The recent U S.recession has tended to generate additional administrative barriers to the entry of Canadian goods and services.Without careful surveillance of these factors and the negotiation or development of measures to counteract them, this enormous volume of trade can be significantly affected.One of our top priorities, then, is the maintenance of our current and established trade activity with the U S A., which is crucial to Canadian industrial and commercial life.of our sales, a series of measures were taken.Already in 1958, Canada had signed a defence production sharing agreement with the United States.In 1965, the auto pact was concluded.These steps have resulted in boosting the proportion of fully-manufactured exports from 11.5 per cent in 1963 to 33.3 per cent in 1976, with a high of 37.1 per cent in 1969.Obviously, this evolution has been closely linked with the economic situation in the U S A., and is not in itself sufficient to sustain the thrust of the two main objectives of the "third option", namely, geographic and sectoral diversification.On both the multilateral and bilateral front, measures have also been taken.In the multilateral forum, Canada has modified its traditional attitude.During the "Kennedy Round", our efforts were directed towards a better access to the American market.Now, in the current round of multilateral trade negotiations taking place in Geneva, our objectives are to obtain a freer movement of the high-technology goods between all participating countries and a better access for those agricultural products where we have a comparative advantage.Bilaterally, Canada is attempting to intensify its trade relations with industrialized countries, other than the United States, as well as with developing countries.Let us look at the State of play in our trade relations with the United States and then with Western Europa.UNITED STATES We in the trade department feel it is essential that Canadian exporters be given guidance as to which U S.region offers the most suitable marketing opportunities for their products.In attempting to do so, our officials are usually up against two misconceptions: I should preface my remarks by saying that there is nothing static about our current perceptions.Indeed, we are very much aware of the extremely fluid trading environment within which we have to operate and of the need to adapt to rapidly changing circumstances.You are, of course, well aware of Canada's traditional dependence on the united states as an export market.Between 60 and 65 per cent of our exports go to the United States.This has been the pattern for some thirty years.Until 1948, one-third of our exports were destined to that country, with the bulk going to the united kingdom and other commonwealth countries.In the late '40s, the proportion jumped to 49 per cent and soon after to current levels.This heavy concentration of our trade with one single country carried with it some elements of vulnerability and prompted our government to conduct a comprehensive review of Canada's role in the world.That in turn led to what is now regarded as the cornerstone of our foreign policy, namely the "third option".As you know, this policy consists in rejecting two extreme positions: complete integration with the United States or complete insulation from all American influence.In practical terms, the policy is aimed at facilitating harmonious and mutually beneficial relations with that country, while trying to diversify, in a geographic and sectoral sense, our export trade with other parts of the world, thus producing counter-weights to the strong North-South attraction forces.The assumption that marketing in the U S.is a relatively simple matter for Canadian enterprises is sometimes true for large corporations, particularly when U S.-owned and in the resource field.As for the smaller firms, we have identified a distinct, indeed urgent need to continue to assist them in expanding often restricted fields of operations.One of our prime marketing objectives is, therefore, to Another factor is that until 1963, less than 10 per cent of our exports to the United States were in the fully-manufactured field.In order to improve the composition JUIN 1977 * Assistant deputy minister export development ** Extract of the speech to French Chamber of Commerce in Toronto — ou March 14, 1977 11 strong leadership position in the required technology.In addition to the above priority sectors, established programs supporting furniture, clothing and footwear, pleasure craft, selected food items and the entire range of industrial machinery, equipment, components and sub-assemblies will be continued.We will be placing special emphasis on facilitating participation of Canadian firms in american-sponsored capital projects in third countries.In addition, a great deal of effort will be spent on improving Canada's image in the U S business community by explaining Canadian commercial, economic and trading interests.maintenance of sales levels during a period of economic pause, 1977 programs will be geared to making gains in the more buoyant conditions anticipated.The current year will be crucial for establishing and consolidating the position of several Canadian industry sectors as permanent suppliers to the U S.among these sectors, we have identified high technology equipment, auto parts, urban mass transit systems, as priority areas.Departmental activity will also be concentrated on maximizing the returns from substantial offset arrangements resulting from recent and expected Canadian military spending in the U.S.; in negotiating improvements in the auto pact; in coordinating a program to increase Canadian sales in the after-market sector of the automotive business; and in promoting urban mass transit systems and equipment, based upon Canada's broaden the participation by smaller Canadian firms in the U S market and to develop compatible marketing programs with provincial governments.As for the diversification of our export markets, this is a useful and positive objective for our experienced export firms.However, our experience has shown us that many firms should "wet their feet in minneapolis before heading for zaire".The intricacies of customs procedures, transportation, packaging and labelling, advertising, distribution and terms of payment are more quickly learned in an intensely competitive market, which is foreign and yet close to home, without the added problems of costly travel or little known tongues.Finally, great attention will be given to a number of bilateral trade issues such as legislation on unfair trade practices, antidumping, countervail, anti trust Whereas much of the department's trade promotion activity in 1976 only resulted in Gérard Parizeau, Ltée 410 rue Saint-Nicolas, Montréal Tel.282-1 1 12 Bureau affilié: J.E.Poitras Inc.2 Place Québec, Québec Tel.647-1111 Expertise et administration de portefeuilles d'assurances.Correspondant en France: Le Blanc et de Nicolay Assurances—Réassurances 51 rue Cambon, Paris 1er Tél.073-37-24 12 ACTION CANADA FRANCE Canadian goods shipped to France through ports such as Amsterdam and antwerp (and therefore not credited to France by statistics Canada), the overall situation of our export trade with that country is even more encouraging.Indeed these indirect shipments are estimated to be in the order of $250 million.During the last meeting of the joint France-Canada economic commission which took place in Ottawa last January, both parties were unanimous in concluding that there was substantial scope for broadening and deepening our trade relations.However this can only be done if our respective business communities are prepared to show a little more imagination and persistence in their efforts.Under the aegis of the commission, working groups have been set up to examine in detail the opportunities that might exist.The following sectors have been identified as promising: marine and oceanography, air and rail transportation, avionics, electronics and telecommunications, agricultural machinery, forest industries and the field of new sources of energy.You will readily agree with me that these initiatives can only bear fruit if we get active participation and support from Canadian industry.Government will need advice from groups such as yours on how best to proceed.We will also count on you, individually, to do some missionary work among your colleagues in the business community who might not be as involved, interested or informed as your are, as to the real and challenging opportunities that exist in our trade and economic relations with France.In conclusion, I would like to caution that this brief overview of our main export markets is far from complete.I need only remind you that we maintain trade commissioners in some 66 countries who will be pleased to help you sell your products in any part of the world.nical exchanges, in joint investment, and in joint trade and economic ventures in third countries.To date several missions have been exchanged representing major business interests in the areas of forest products, nonferrous metals, plastics and construction.This missions program will continue during 1977.We also intend to increase our activities with respect to bilateral forms of industrial cooperation with individual European countries.We do not expect this dialogue to mature overnight and lead to spectacular results in the immediate term.For that reason, we intend to maintain on-going promotional activities and indeed intensify them.As an indication of the importance we attach to Western Europe, more than 40 per cent of the department's trade fairs and missions program is being devoted to projects in this region.In the case of trade fairs the proportion goes up to 55 per cent.as well as bilateral problems in the agricultural field.WESTERN EUROPE AND FRANCE Now the world's largest trading entity, accounting for approximately 44 per cent of world trade, the enlarged E E C.is by far Canada's largest trading partner after U S A.In 1976, 12 per cent of our total exports went to member countries.This also represents 37 per cent of our exports outside the U S.Coupled with the other Non-E.E.C.countries of Western Europe, this region comprises a very important trading area for Canada (13.5 per cent of our exports).However, our export trade with these countries averages less than 3 per cent of their total imports, and only about 10 per cent of our total exports are in a fully-manufactured form.Our trade initiatives in recent years have been geared not only to improving the composition of our exports but to the broadening and deepening of our trade relations with these countries.Now, if I may, I will turn to the subject of France/Canada trade relations.As you know, France vies with Japan as the world's third largest trading nation after the USA.and Germany.Canada is also a member of this elite group of leading trading nations.However, and despite our respective importance in world trade, trade exchanges between our two countries are relatively modest.In 1976, Canadian sales to France reached $383 million while our imports from France stood at $438 million.This represents a little more than one per cent of both our exports and imports, while for France it is far less.Of these initiatives one of the most important was the signing last summer of a framework agreement for commerical and economic cooperation with the E E C.The agreement came into effect on October 1st, and the first meeting of the joint cooperation committee set up under the agreement to promote and revievy Canad^E.E.C.trade activities, took place last December.It is important to note that the agreement with the European community does not establish preferential relations.Our trade relations will continue to be conducted according to the most favoured nation principles of the gatt.The agreement tends to encourage concrete and practical initiatives in the field of economic and industrial cooperation by favouring a dialogue between our respective business communities.As a result, we hope to see an increase in scientific and tech- However, Canadian exports have been progressing at a rapid rate and have nearly doubled since 1973 when they stood at $211 million.Between 1975 and 1976, our exports to France increased by 15 per cent despite the sluggish State of the french economy.If we add to this total.13 JUIN 1977 St-Arnaud t i 1 & in Be rgevi litee & .VICHY 1 ŒCELESTINSI H SEULE l't % à —-Is- Lim COURTIERS EN DOUANES ET TRANSITAIRES INTERNATIONAUX • EMBALLAGE • FRET AÉRIEN • ENTREPOSAGE • SERVICE DE CONTAINERS • CONSEILLERS EN DOUANES • EXPORTATION 410, RUE ST-NICOLAS, MONTRÉAL, QUE.H2Y2P5, TÉLÉPHONE (514) 285-1500 CÂBLE: BLACKSTAR MONTRÉAL TÉLEX 05-25176 I Correspondants autour du monde MONTRÉAL SUCCURSALES QUÉBEC TORONTO Membre de la Chambre de Commerce Française au Canada.iOTE* Courtiers en douanes et transitaires officiels des Jeux Olympiques de 1976 Vichy Célestins a été la première eau minérale commercialisée au Québec.Depuis, on a bien tenté d'imiter Vichy Célestins.Mais ses titres de noblesse et ses qualités digestives font toujours de Vichy Célestins une eau minérale unique.Si bien que par sa qualité, sa composition, elle est seule l dans sa classe, elle vaut \ bien son prix.CANADIAN KELLOGG Co.LTD Société Internationale d'Études et de Construction recherche INGÉNIEUR BILINGUE Français Anglais EAU MINÉRALE NATURELLE mn m «« - MCALWt - ** NATURAL MINERAL WATER VICHY M» K ü Le candidat devra avoir au minimum 6 ans d'expérience dans le domaine de la Pétrochimie: Mécanique et Procédé.% X ïp p m PPm Il devra avoir travaillé dans les deux langues et être capable de traduire: plans, feuilles techniques, manuels d'opérations, etc., pour des projets OutreMer en Pays de langue française.Adresser C.V.20 Eglinton W.TORONTO M4R 1 K8 au Service du Personnel.Prière de ne pas téléphoner.tiï ***** CELESTINS ==== c&tnoi* uerti inc.VICHY ?CELESTINS )i Importée de France
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.