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Titre :
Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada
Éditeur :
  • Montréal :la Chambre,1931-1935
Contenu spécifique :
Juin
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
six fois par année
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin mensuel - Chambre de commerce française de Montréal
  • Successeur :
  • Bulletin de la Chambre de commerce française au Canada
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Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada, 1975, Collections de BAnQ.

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REVUE DE LA CHAMBRE DE COMMERCE I I I AU CANAD JUIN 1975, NO 642 ?; v ¦' "Y 'I \ d i I: ! LraiL r % I 9% i- I#.» «y : ' Avec Air France, les hommes d'affaires sont en bonnes mains.3 .\ AIR FRANCE ON A VOTRE VOYAGE. REVUE DE LA CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA JUIN 1975, NO 642 3 H.M.La conjoncture au Canada .Des diplomates aujourd’hui! Pourquoi faire?.Économie Européenne, des mirages de la croissance aux défis de la crise .Notre assemblée annuelle .Bilan de la Chambre de Commerce Française au Canada en 1974 .La bourse.H.Dumont 5 11 M.Drancourt 17 23 25 26 Nouvelles de France et du Canada.Salons spécialisés français.French Trade Shows .Nos nouveaux membres.Propositions d’affaires — Trade Opportunities Offres et demandes d'emploi.Nouveaux membres “France" communs Notre carnet .Conseil et présidents .27 29 30 30 30 31 35 36 La Revue est publiée tous les deux mois par La Chambre de Commerce Française au Canada Tirage : 5000 exemplaires Prix : le numéro $0.75 Abonnement annuel : Canada $4.00 France et autres pays : $8 00 Affranchissement en numéraire au tarif de la troisième classe Permis No Fl.11 Port de retour garanti Dépôt légal.Bibliothèque Nationale du Québec Notre numéro de VISO (Organisation Internationale de Normalisation) est: CN ISSN 0045-6306 Imprimée par Imprimerie Gagné Liée.St-Justin, Montreal, Que.Le gratte-ciel de la place Ville-Marie à Montréal, vu de l’hôtel Château Champlain.(Photo CN) LA CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA 1080, Côte du Beaver Hall, Bureau 826 Montréal, Qué.H2Z 1S8 Tel.: 866-2797-98 Adresse télégraphique : Gallia Montréal PUBLICITÉ Canada M.Guy Dorval Relationniste - Publicitaire conseil 3422 Durocher, suite 19, Montréal Tél : 849-6466 849-2897 France et autres pays Secrétariat de la Chambre JUIN 1975 1 V A l* to à -1> «-% V 9 *.*) m j / 4 \ I f Nous avons quelque chose de spécial pour les plongeurs, les chercheurs, les médecins, les enseignants, et peut-être pour vous.Du gaz, si rare que l’atmosphère n’en contient qu'une partie par million, comme pour le krypton; si pur que l’intégrité en est garantie à 99.9999% ; et des mélanges gazeux pesés sur une balance d’une précision de 1 dans 80 millions.Il s’agit de nos gaz spéciaux.Dans tous les sens du mot: les produire exige des moyens très spéciaux — dont des appareils d’analyse parmi les plus sûrs au monde.Ces gaz permettent aux plongeurs d’atteindre des profondeurs où les rayons du soleil sont inconnus.Les chercheurs les utilisent dans les lasers et dans l’analyse des gaz d'échappement.Les médecins s’en servent pour analyser le sang humain.Les laboratoires universitaires réclament une variété de nos gaz et mélanges gazeux pour mener à bien leurs expériences.C’est eux qui, comme nos gaz de norme industrielle ou médicale, nos matériels et accessoires, font de nous ce que nous sommes: les chefs de file.Air Liquide Canada Ltée, siège social: 1210 ouest, rue Sherbrooke, Montréal (Qué.) H3A1H8 AIR LIQUIDE # CANADA 2 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA LA CONJONCTURE AU CANADA La baisse du dollar canadien s’est accélérée récemment.De son niveau le plus élevé atteint en mai 1974 (US $1.04), il a fléchi jusqu'au pair avec le dollar américain en mars et à US $0.96 à la mi-mai, soit son cours le plus bas depuis 1970, date à laquelle il est devenu flottant.D’ailleurs, sa baisse aurait été plus prononcée si les autorités fédérales ne l’avaient pas soutenu.Les opérations de soutien, en avril dernier, s’élèvent à US $288 millions, vendus sur le marché des changes contre dollars canadiens.Cette baisse est surtout attribuable à la forte détérioration de la balance commerciale qui s’est traduite par un accroissement du déficit de la balance des paiements courants.L 'excédent du commerce extérieur a diminué de $2.2 milliards en 1973 à $1.0 milliard en 1974 et au premier trimestre de cette année les échanges commerciaux laissent un déficit de $617 millions.La faiblesse de la demande externe, en provenance des Etats-Unis notamment, a entraîné un recul des exportations, tandis que les importations, soutenues par une activité interne relativement forte, continuent d’augmenter.De plus, les termes de l'échange se sont détériorés.Alors que fléchissaient les prix des matières premières, qui constituent la plus grande partie des exportations canadiennes, les prix des produits finis, qui forment la majorité des importations, continuaient de monter rapidement.Enfin la réduction des ventes de pétrole aux Etats-Unis, concurremment aux importations importantes dans l’est du pays, a fait du Canada un importateur net de pétrole.Le déficit habituel de la balance courante des paiements s’est donc accru, passant de $400 millions en 1973 à $1.9 milliard en 1974.Il est probable que la reprise de l’activité générale, tant aux Etats-Unis qu'au Japon et en Europe, ne se manifestera de manière sensible que vers la fin de 1975.Le redressement des exportations canadiennes ne pourra donc se concrétiser qu'à cette époque et tout indique que pour la première fois depuis longtemps la balance commerciale du Canada sera déficitaire cette année.On peut prévoir, par conséquent, un déficit de la balance des paiements courants de l’ordre de $4 milliards.Il est difficile de savoir dans quelle mesure ce déficit sera financé par l’afflux de capitaux.En 1974 l’entrée nette des capitaux à long terme ($900 millions) et à court terme ($1 milliard) a pu financer le déficit.A cause de l'ampleur de celui-ci en 1975, ce sera beaucoup plus difficile cette année.C'est dans cette optique que les autorités monétaires maintiennent des taux d’intérêt élevés sur le marché monétaire —plus élevés qu'aux Etats-Unis — afin de continuer à attirer au Canada des capitaux flottants qui y bénéficient d’un meilleur rendement.Cette politique ne pourrait cependant pas être maintenue très longtemps, si la reprise de la conjoncture dans les pays partenaires du Canada devait tarder.En l’absence d’un redressement des exportations canadiennes, le dollar canadien deviendrait une monnaie surévaluée.Ses importations en seraient facilitées et ses ventes à l'étranger en seraient freinées, d’autant plus que la compétitivité de l’industrie canadienne tend actuellement à se détériorer par suite d'une hausse des coûts — les salaires en particulier — plus rapide que celle des Etats-Unis, son principal partenaire commercial.JUIN 1975 m : H 7'"' / f X lug* % X • Ilf ¦ 1 1 1 lift ¦ 5 fain! & : « 1 •l¥| k ; ?» A ’ EHi m i i I \*m>H wmm mmrnm •J 1 m, ”111- SH m ut It 1 kT-* ïÇiyai , m K .V v ;i zjm 1 35; m 'PÜiEt L'OS M* LE jH ÈÜl m£â MG V n 1 yy m Çi ¦ mm ) fix''- î .:j 1 m wlBllSS r.£à >x„ X-J 1 % s V mm .Z"- lÉFü fâ r< xnÉmm l’interdépendance commerciale universelle.a# 4 "S -X /ZÏa F; % ¦ À l'heure mondiale, la place du mar- ment de l'exportation à court, moyen ché international s'anime.Le télex, le et long terme.Dépôts en monnaie téléphone et l'avion tissent un réseau étrangère.Services techniques.Faites serré d'échanges.L'univers commer- appel à l'agent du service de Dévelop-cial.Toutes ces capitales, ces pays et pement des prêts et des affaires internationales de la Banque Canadienne Nationale, votre expert à l'import-export.Banque Canadienne Nationale F; F; ce commerce vous sont ouverts.Lettres de crédit.Recouvrements.Finance- M V.a On s adonne bien.” I 1=1 ¦I 4 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA DES DIPLOMATES AUJOURD’HUI ! POURQUOI FAIRE ?M.Henri Dumont, Consul Général de France à Montréal, était le conférencier invité d’honneur lors du déjeuner qui a eu lieu le 26 mars 1975 à l’issue de notre Assemblée Générale.Plus de 150 personnes ont suivi avec intérêt l’exposé très vivant de M.Dumont qui a porté sur le thème: Des diplomates aujourd’hui, pourquoi faire?consul à des hôtels ou des restaurants de réputations diverses, à des automobiles, à des cigares ou à des théâtres, sans oublier les romans, comédies ou films de cinéma dont les diplomates font l’objet.Nous nous consolons de voir notre nom aussi célébré et aussi galvaudé, rapprochés que nous sommes et avons été des marches des trônes et pensant qu’aujourd’hui les adjectifs «impérial» et «royal» ne sont pas mieux traités.Un peu d’étymologie, tout d’abord pour vous rappeler que le titre de consul, hérité de Rome, a été donné par les républiques mercantiles et navales de la Méditerranée — j’allais dire les chambres de commerce — à leurs dignitaires, puis à leurs envoyés; pour rappeler quVambassadeur» vient d’«ambulare», qui veut dire voyager en latin, et que nous sommes restés des voyageurs; que «diplomate» vient du grec «di-ploum», feuille de métal pliée en deux utilisée par les légats grecs et romains pour justifier de leur qualité.Ce pli ou ce repli de notre premier passeport nous a donné parfois mauvaise réputation, soit qu’on y attache un manque de caractère, soit qu’il soit synonyme de duplicité.Votre président sortant et votre directeur général toujours actuel m’ont souvent entretenu des difficultés qu’ils rencontraient et du soin qu’ils mettaient à choisir ceux qui ont l’honneur de prendre la parole devant votre société.Ils ne m’ont pas caché qu’en cas de nécessité ils devaient avoir recours à des bouche-trous.Dans l’incertitude qu’ils ont laissé planer sur les termes de leur invitation, me voici donc planté devant vous, ayant cédé à leurs instances pressantes, dans la situation peu flatteuse que je viens d’évoquer, mais sensible à l’honneur qui m’est fait de m’adresser à votre honorable Compagnie.Il y aura trente ans à la fin de cette année qu’à travers les continents, dans les ambassades, les consulats généraux ou à l’Administration centrale, j’exerce le métier de diplomate, que j’essaie de réfléchir sur ce métier — j’essaierai de vous dire que c’en est un — que j’observe mes collègues français et étrangers et que je mesure les réactions du public à leur égard.C’est une partie de mes réflexions à ce sujet que je vais tâcher de vous livrer aujourd'hui, époque à laquelle on donne encore le nom de diplomate, d’ambassadeur ou de ,1V W' 4» 4 à É (ÎAGNlàRF.M.André Côté, C.A., de l’étude Maheu, Noël Anderson, Valiquette & Associés (Vérificateur de la Chambre de Commerce Française au Canada), M.Pierre Gagnière, Président, Télémécanique Canada Liée, et M.Jean D.Rolland, Associé, Morris & Mackenzie Liée.M.François-Xavier Gilliot, Conseiller Commercial de France à Montréal, M.Michel Baron, Directeur, Air France et Ancien Président de notre Chambre, M.Henri Dumont, Consul Général de France à Montréal.I I.) /1 4 Loppihot ®Bg2?g $ Ji i c-> : .s VR A IGUHSf ROCMkI i'l f B (i lUZINET DE M.J.Baylaucq, Associé en Chef de l’Étude de Consultation, P S.Ross & Associés, M.Guy Bazinet, Président du Publicité Club de Montréal et du Groupe Intercommunications Inc., Mme Michelle Hardy de Loppinot, C.A., Noiseux, Lyonnaix, Gascon, Bédard, Lussier, Sénécal & Associés, M.Alain Féraudet, Chef du Service des Relations avec l’Etranger, Hydro-Québec.M.Patrick Nodé-Langlois, Vice-Président Exécutif et Directeur Général Ciments Canada Lafarge Liée, et Président de la Chambre, M.J.Trocmé, Conseiller Économique et Commercial auprès de l’Ambassade de France à Ottawa., M.Pierre Salbaing, Président, Air Liquide Canada Liée.JUIN 1975 5 RAYMOND, CHABOT.MARTIN.PARÉ & ASSOCIÉS Comptables agréés / Chartered Accountants # Jacques Paré, C.A.Robert E.L’Abbé, C.A.Claude St-Denis, C.A.Léo Davignon, C.A.Guy Martin, C.A.Serge Saucier, C.A.Michel Guertin, C.A.Hubert Cloutier, C.A.Jacques Raymond, C.A.L.-Philippe Rondeau, C.A.Jean Brissette, C.A.Gaston Tessier, C.A.Guy Chabot, C.A.Jean-Pierre Roy, C.A.Robert Gagnon, C.A.Gabriel Groulx, C.A.Germain Chapdelaine, C.A.Louis A.-Bastien, C.A.Bernard Verronneau, C.A.Pierre Lavallée, C.A.Jean-Pierre Brault, C.A.Gilles Lamothe, C.A.Louis Martin, C.A.Jacques Lamothe, C.A.Serge Chamberland, C.A.Robert Juneau, C.A.Robert Prud'Homme, C.A.Guy Masse!, C.A.Marc-André Morin, C.A.Raynald Deslandes, C.A.Serge Huot, C.A.Danielle R.Dansereau, C.A.Michel Daviault, C.A.Michel Bombardier, C.A.Jean-Pierre Bélanger, C.A.Louise Gagnon, C.A.Raymond Lamarche, C.A.Yvon St-Maurice, C A.Léo Provencher, C.A.Claude Bégin, C.A.Roger Bacon, C.A.Pierre Patenaude, C.A.Arthur Lavigne, C.A.Pierre Ostiguy, C.A.Gilles Malette, C.A.André Éthier, C.A.Monique Besner, C.A.Jean Grimard, C.A.Pierre Poirier, C.A.Jacques Girard, C.A.Gérald Langlois, C.A.Serge Chevalier, C.A.Georges Reid, C.A.François Joly, C.A.Luc Manseau, C.A.Pierre Lussier, C.A.Daniel Williams, C.A.Louise Meloche, C.A.Jean Goupil, C.A.Carole Lavallée, C.A.820, Tour de la Bourse, Place Victoria, Montréal, Québec H4Z 1 G9 Téléphone: 514-878-2691 Adresse télégraphique: Raychamp — Bureau à Paris: 47 George V RAYMOND CAMPBELL & CIE — Montréal, Ottawa, Rouyn, Toronto SUCCURSALES G, Bêcha rd Ltée Intermediate Terminal, 10755 Côte de Liesse, Dorval, P.Q.Telephone: 631-5592 COURTIERS EN DOUANE TRANSPORTS INTERNATIONAUX Montreal Truck Sufferance Warehouse Inc.7403 Boul.Newman Blvd.Lasalle, P.Q.Telephone: 365-7321 Siège Social 410 St.Nicolas, Montréal, Québec H2Y 2P5 Téléphone: 282-0303 Télex: 01-20353 CONTAINERS SERVICE RÉGULIER GROUPAGE MARITIME ET AÉRIEN AGENTS DE FRET IATA Aéroport International de Montréal C.P.563, Montréal AMF-Dorval, P.Q.Telephone: 631-6715 Correspondants en France et principaux pays Membre de la Chambre de Commerce Française au Canada Europe 10 rue du Séminaire Rungis, Paris, France Édifice BCN, 500 Place d Armes, Montréal H2Y 2W2 Noiseux, Lyonnais.Bédard, Senécal &< Associés Comptables agréés (514) 849-7791 Membre de The Mann Judd International Group avec bureaux à Toronto.Winnipeg, Calgary.Vancouver.États-Unis.France Grande-Bretagne.Belgique et autres pays Paul Noiseux, C.A Roger Lyonnais.C A Pierre Bédard.LL L .C.A.Jean Lussier.C.A.René Senécal.C.A Marcel Derniers, C.A.André Rochette, C A Georges Audet, C.A.Gilles Poupart, C.A.Jacques Franco, C.A.Michelle Hardy, C.A.Marcel Lecourt.C.A Pierre Desharnais, C.A Yves Robitaille, C.A Jean-Guy Cloutier, C.A Denis Bergeron, C.A.Robert Deslauriers, C.A Jean-Claude Lefebvre, C.A Pierre Laberge, C.A.Robert Leclerc, C.A Jean-G.Péloquin, C.A.Jacques Larichellière, C.A.Claude Lussier, C.A.Johanne Blanchard, C.A.Alain Laporte.C.A.Gilles Simard.C.A.Rémi Deschambault, C.A.Diane Lanciault, C.A Richard Dalcourt, C.A 6 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA Bien sûr, cette tâche variera considérablement d’un pays à l’autre, suivant ses institutions, son système socio-politique, sa géographie, l’histoire de ses relations avec la France, etc.Pour prendre un exemple extrême mais concret de ces différences, je dirai que j’ai connu un pays dans lequel nous allions deux fois par semaine à la prison visiter nos compatriotes, dont nous devions assurer complètement la nourriture, le vêtement et la défense, et que chaque visite commençait par une discussion, traité en main, pour pouvoir pénétrer dans la geôle.J’en connais un autre où le système pénitentiaire est tel que presque tous nos rapports avec les prisonniers se passent par téléphone, les prévenus ou les condamnés y ayant un accès quasi-illimité.Dans le premier cas, l’important était d’avoir de bonnes relations avec le gardien-chef, qui remplissait à l’occasion le rôle de bourreau —je l’ai vu opérer, bien malgré moi — dans le second, ce sont les relations avec la standardiste qui sont à cultiver.Observer pour comprendre et faire rapport, éventuellement en vue d’obtenir des instructions — je voudrais revenir sur cet aspect de notre métier et ne pas cacher que cette lutte sur deux fronts peut conduire parfois à de sérieuses déformations professionnelles.La première est celle dans laquelle tombent facilement les fonctionnaires, à savoir celle de posséder le sentiment du devoir accompli et de croire qu’un problème est réglé lorsqu’ils ont rédigé un bon rapport, une belle dépêche de style bien léché.Au passage, je rappelerai qu’on nous reproche aussi parfois notre souci de la forme et je noterai que certains d’entre nous, Français ou étrangers, se sont acquis, ou sont en train d’acquérir une place de premier plan dans la littérature de leurs pays, et j’ajouterai qu’un exposé clair et élégant peut mieux gagner une cause qu’un document confus et macaronique, même en matière commerciale; j’admets toutefois qu’il y a eu chez nous quelques exagérations et j’ai hérité de mes grands anciens quelques bonnes histoires à ce sujet.La seconde de ces déformations est la suivante: habitués à vivre à l’étranger et à présenter à leur gouvernement le point de vue souvent opposé d'autres gouvernements, certains d’entre nous ont tendance à se placer d'un point de vue si détaché qu’il se sépare du point de vue national dont le sentiment s’est émoussé; chez d’autres de mes collègues, le long séjour à l'étranger provoque un effet inverse, le point de vue national, magnifié par la distance et l’isolement, exacerbé dans certains cas par les travers et le climat locaux, conduit à un chauvinisme tel qu’ils ne voient plus chez les autres peuples que leurs faiblesses et leurs défauts sans voir leurs qualités.Dans un cas comme dans l’autre, des erreurs de jugement, parfois graves, sont la conséquence de telles attitudes d’esprit.J’ajouterai que, dans les conditions modernes de transport et de communication, ces difficultés ont tendance à s’atténuer.Nous ne sommes plus à l’époque des diplomates oubliés entre Fou-Tchéou et Amoy, entre Kaunas et Riga, entre Zonguldak et Trébizonde.Nous y avons perdu en pittoresque, j’espère que nous y avons gagné en efficacité.Et tout de suite, sans savoir si je parviendrai à vous expliquer ce qu’est un diplomate, je voudrais vous dire ce qu’il n’est pas, et, à ce titre, combien cette accusation de duplicité est, à mes yeux, infondée.«A diplomat is a man who is paid to lie for his country»: ainsi va une définition en langue anglaise, d’origine britannique ou américaine je ne sais plus.Cette définition, comme d’autres, est cruelle et fausse.L’expérience m’a appris, en effet, que si un diplomate devait parfois se taire ou taire la vérité, la dernière chose au monde qu’il doive faire, c’était bien de mentir.Il est, en effet, essentiel pour obtenir le minimum de crédit auprès de qui que ce soit, de gagner sa confiance, c’est-à-dire de ne pas lui mentir.Comment persuader dans une négociation politique, gagner un point dans une discussion juridique ou plus simplement obtenir de l’autorité locale des renseignements sur un compatriote emprisonné et éventuellement sa mise en liberté, si la confiance de l’interlocuteur n’a pas été acquise?Comment construire le réseau nécessaire de relations et d’amitiés dans un pays étranger sans un minimum rigoureux de sincérité?La duplicité ou le double pli de notre plaque d’origine n’a donc rien à voir à l’affaire.Parmi les définitions qui ont quelquefois cours à notre sujet figure également cette comparaison avec les militaires: «Les militaires et les diplomates ne font pas grand’chose: le peu que les militaires font, ils le font de bonne heure, le peu que les diplomates font, ils le font tard».Il y en a bien d'autres qui comparent la solidité de nos jambes et de nos estomacs au vide de nos cerveaux, ou brocardent nos tenues de soirée et nos décorations.Je ne vous les servirai pas avec le délicieux moka que nous offre notre Chambre de Commerce.Je crois tout de même que, malgré la quiétude de vos digestions, il faut que je vous inflige de brèves définitions: que font les diplomates et les consuls?Leurs fonctions découlent de celles du Ministère des Affaires Étrangères, qui sont: — sur le plan diplomatique, entretenir des relations interétatiques et intergouvemementales, négocier, conseiller le gouvernement sur les orientations de la politique étrangère dans tous ses aspects — politique, militaire, économique, culturel, scientifique, etc.; — sur le plan consulaire, assurer la protection des Français à l’étranger — au sens large du mot protection — et faciliter par des conventions administratives et techniques et leur application le développement de leurs activités.Pour rapprocher un peu ces vastes définitions de la réalité quotidienne, je dirai qu’à l’étranger le diplomate observe et apprend en vue d’apprécier correctement une situation ou une évolution et de faire rapport à son gouvernement, qu’il se ménage un réseau de relations qui lui permettront d’être informé afin de conseiller, de guider et de protéger éventuellement ses compatriotes dans leurs entreprises commerciales, artistiques, scientifiques, sportives, culturelles ou autres.JUIN 1975 7 de Grandpré, Colas,: Amyot, Lesage; Deschênes & Godin Avocats 2501.TOUR DE LA BOURSE, PLACE VICTORIA CASE POSTALE 108.MONTRÉAL H4Z 1C2 TEL.878-4311 - TELEX: 05-25670 MULTILEX-MONTRÉAL PIERRE DEGRANDPRÉ.C.R.ÉMILE COLAS.C.R.BERNARD M.DESCHÊNES.C.R.RENÉ-C.ALARY.C.R.ANDRÉ PAQUETTE.C.R.JEAN-JACQUES GAGNON OLIVIER PRAT LOUIS A.TOUPIN BRUNO BERNARD GILLES FAFARD J.LUCIEN PERRON PIERRE MERCILLE GINETTE PÉRUSSE RENÉ AMYOT, C.R.ROBERT LESAGE.C.R.GILLES GODIN.C.R.BERNARD LASNIER.C.R.JEAN CRÉPEAU GAÉTAN DROLET RICHARD DAVID PIERRE LESAGE MARC DESJARDINS ROBERT DÉCARY HENRI MASSÜE-MONAT M.CHRISTINE L.PAPILLON YVES LEBRUN 55 D'AUTEUIL, CASE POSTALE 879.HAUTEVILLE, QUÉBEC.G1R 4T5 TÉL.(418) 529-0711 ADRESSE TÉLÉGRAPHIQUE MULTILEX TELEX: 011-3057 MULTILEX-QUEBEC 20.PLACE DE LA MADELEINE, PARIS 8e TÉL.742-23-31 ADRESSE TÉLÉGRAPHIQUE: KAPTON-PARIS TELEX: (42) 28885 PARISLAW CONSEIL LE BÂTONNIER ÉMILE POISSANT.C.R.DESJARDINS, DUCHARME, DESJARDINS & BOURQUE AVOCATS CLAUDE DUCHARME, c.r.JEAN A.DESJARDINS, c.r.CLAUDE BENOIT, c.r.PIERRE A.MICHAUD FRANCOIS BÉLANGER CLAUDEBÉDARD JEAN L.C.AUBERT MARC LÉONARD LUCIE L.DESJARDINS PHILIPPE FERLAND ANDRÉE LIMOGES RÉJEAN LIZOTTE DENIS ST-ONGE JACQUES PAQUIN RUSSELL MERIFIELD ANDRÉ J.BOURQUE ANDRÉ MARTEL LOUISE B.BOISSÉ GUY DESJARDINS, c.r.PIERRE BOURQUE, c.r.CLAUDE TELLIER, c.r.JEAN-PAUL ZIGBY ALAIN LORTIE MICHEL ROY GUY MONETTE DANIEL BELLEMARE MICHEL BENOIT C.FRANCOIS COUTURE CONSEILS CHARLES J.GÉLINAS, c.r.ARMAND PAGE, c.r.TÉLÉPHONE (514) 878-9411 ADRESSE TÉLÉGRAPHIQUE «PREMONT» TÉLEX 05-25202 1010 COTE DU BEAVER HALL MONTRÉAL, QUÉBEC H2Z 1R4 635 OUEST, BOULEVARD DORCHESTER MONTRÉAL, QUÉBEC H3B 1R9 Gérard Parizeau, Ltée 410 rue Saint-Nicolas, Montréal Tel.842-3451 Bureau affilié: J.E.Poitras Inc.2 Place Québec, Québec Tél.647-1111 Expertise et administration de portefeuilles d'assurances.Correspondant en France: Le Blanc et de Nicolay Assurances—Réassurances 51 rue Cambon, Paris 1er Tél.073-37-24 8 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA Quant aux rencontres de chefs d’État et de ministres des Affaires Étrangères, pour fréquentes qu’elles soient devenues, ne nécessitent-elles pas une préparation plus étendue et plus approfondie que jadis en raison même de la complexité des situations?Dans la plupart des cas, ces rencontres, quand elles réussissent, sont le plus souvent l’aboutissement de mois patients d’observation, de travail et de négociation; ou bien, au contraire, ces rencontres sont elles-mêmes le point de départ de longs mois de négociations au cours desquels l’ambassadeur ou la délégation de chaque pays défendra des positions, paragraphe par paragraphe, avant de pouvoir traduire dans un texte la volonté politique exprimée lors de la rencontre entre chefs d’États.Très franchement, je vois l’intervention de ceux-ci comme nécessaire et décisive pour prendre une initiative, sceller une évolution, sortir une négociation des impasses ou des marécages dans lesquels les techniciens — dans le cas présent les diplomates — se complaisent.Mais je ne la crois pas suffisante pour la conduite d’une politique étrangère ou des rapports d’un pays avec un autre.Le succès d’une négociation, d’un dialogue, même au niveau le plus élevé, suppose la connaissance exacte et profonde du partenaire, l’évaluation de ses forces ou de ses faiblesses institutionnelles, militaires, économiques, psychologiques, la perception des ressorts de sa vie politique, sous la forme des partis ou des groupes de pression, la connaissance de ses engagements à l’égard d’autres pays, etc., etc.J’ai peine à croire que de tels éléments d’information ou d’appréciation puissent être réunis en l’absence d’un réseau d’observateurs et de négociateurs permanents, clairvoyants et avertis, que sont ou devraient être les diplomates.Tout cela, c’est un métier qui ne s’apprend pas dans les livres, en vue duquel il faut un certain goût pour les rapports entre humains ou entre groupes humains, une curiosité qui doit rester vive, une santé robuste, dont un bon estomac et de bonnes jambes, et certaines facultés d’adaptation à des situations quelquefois éprouvantes et quelquefois cocasses, parfois dangereuses.Maints événements récents l’ont prouvé.André Maurois dans ses chroniques célèbres de la guerre de 1914 — est-ce dans les «Silences du Colonel Bramble» ou dans les «Discours du Dr O’Grady » — fait dire souvent à l’un des officiers de la brigade d’infanterie britannique à laquelle il était attaché: «la vie du soldat est un métier rude et aventureux, parfois semé de réels dangers».Puis-je, sans chercher a comparer la vie du diplomate à celle du front de la Somme, rappeler qu’à l’heure actuelle la vie du diplomate est, elle aussi, parfois semée de réels dangers.Je sens que je risque maintenant d'être tenté d’énumérer devant vous les qualités nécessaires à un diplomate: ce serait trop dangereux: le miroir courtois que vous êtes en ce début d’après-midi pourrait se révéler un jour ou l’autre cruel ou à tout le moins narquois.J’espère toutefois avoir répondu à la question que comportait le titre de cet exposé: Des diplomates aujourd'hui! Pourquoi faire?J’ai prononcé les mots de «conditions modernes» et sans doute me direz vous que cette évocation à grands traits du métier de diplomate vous paraît un peu idéale sinon dépassée; tout cela n’a-t-il pas bien changé depuis l’invention du telex, de l’avion et de la télévision, et depuis que les chefs d’État et de gouvernement ou les ministres des Affaires Étrangères se déplacent de plus en plus en vue de rencontres personnelles?On pourrait même dire, à la limite, que des avions rapides, des télex sans faute, un parlement mondial raisonnablement efficace pourraient tenir lieu d’instruments suffisants de la diplomatie, c’est-à-dire que les diplomates pourraient être rangés au musée.Un grand hebdomadaire français se faisait récemment l’écho de cette idée.Certes les relations entre États ont évolué considérablement, ainsi que les diplomates et leur rôle au cours des âges.Dans la Grèce antique, les envoyés d’une cité étaient des membres de l’assemblée de cette cité dépêchés auprès de l’assemblée d’une autre cité, aux délibérations de laquelle ils participaient.Sous la monarchie, l’ambassadeur était un seigneur de haute naissance qui représentait personnellement son maître auprès du souverain et de sa cour.Le chancelier Bismarck, auquel on vantait un jeune diplomate dont on lui disait qu’il savait parfaitement plusieurs langues étrangères, répondait que cette connaissance était surtout utile pour les garçons de restaurant.Il voulait dire qu’à cette époque les décisions importantes et la diplomatie étaient le privilège d’une société aristocratique de six ou sept pays, dans laquelle tout le monde parlait français.Tout cela a bien changé, vous le savez.Pour le meilleur et pour le pire, les attributions des États, qui se limitaient jusqu’à la fin du siècle dernier à la paix et à la guerre, à la justice et à la monnaie, à la poste et à la navigation, s’étendent maintenant à presque tous les domaines de l’activité humaine, d’avant même la naissance de l'homme, jusqu’après ses funérailles, et sur tous les terrains: la science fondamentale, le fonds des mers, la circulation dans le ciel, la jeunesse, l’éducation, la prévoyance sociale, l’insémination artificielle des bovidés, la pollution, que sais-je encore! D’autre part, les moyens de communication publics et privés de l’image, de la pensée, de l’événement, sous toutes leurs formes, se sont multipliés.Des millions de personnes sont informées au même moment ou veulent l’être, des millions de personnes veulent ou croient pouvoir participer à la politique.Est-il besoin de souligner que les rapports entre États ont gagné en étendue et complexité et en variété, dans la mesure où le rôle de ces États s’est lui-même accru.Ainsi en est-il allé du métier du diplomate, qui a été amené à analyser, à étudier et à faire rapport sur les aspects les plus divers du pays dans lequel il est accrédité afin de négocier avec lui ou au sein des organisations internationales dans les domaines les plus variés.Son pouvoir de décision n’est certes plus celui de l’époque du courrier à cheval et de la navigation à voile.Le télégraphe avait dès la fin du siècle dernier déjà mis bon ordre à cette indépendance mais ses compétences se sont multipliées.JUIN 1975 9 MERCURE, BELIVEAU & ASSOCIES GESTIONNAIRES Fondé en 1915 ÜLomno ÎMmtger rt ^ssoriée Montréal L.Claude Mercure, C.A., Gaston Béliveau, C.A., H.E.C., 62 Armand Gagnon Paul C.Ferras Réal Fafard, C.A., Louis G.Arsenault, B.Comm.A.D.M.A.André Saint-Michel, C.A., H.E.C., 64 Henri Borrel, C.M.C.René Girard, C.A., Comptables agréés - Chartered Accountants En collaboration avec : Holden, Howard & Co.(Chartered Accountants) Londres, Grande-Bretagne Montréal, Canada 1420, Tour de la Bourse, Place Victoria, Montréal H4Z 1G1 Code 514 — 879-1333 2055, rue Peel, Bureau 1025 Montréal H3A 1V4, Qué.Tél:(514) 849-9167 QUEBEC Michael Doyle, C.A., Paul Bertrand Raymond Grégoire, C.A., 880 Chemin Ste-Foy, Suite 970, Québec G1S 2L2 Code 418 — 688-8140 St-Arnaud rgevin liteel Be i Lim Courtiers en douanes — Transitaires internationaux Dédouanement à tous les ports canadiens R SERVICE DE CONTAINERS ENTREPOSAGE CONSEILLERS EN DOUANES IMPORTATION EXPORTATION FRET AÉRIEN POUR L’HOMME D’AFFAIRES QUELLE QUE SOIT L’OCCASION LE RITZ A TOUT POUR LUI PLAIRE Service régulier groupage maritime/avion depuis la France sur le Canada et vice-versa Correspondants autour du monde 410, RUEST-NICOLAS, MONTRÉAL, OUÉ.H2Y 2P5, TÉLÉPHONE (514) 845-4161 CÂBLE STARBER MONTRÉAL — TÉLEX 05-25176 Pour de plus amples informations composez 842-4212 HOTEL RITZ-CARLTON SUCCURSALES TORONTO QUÉBEC 1228 ouest, rue Sherbrooke Montréal H3G 1H6 Membre de la Chambre de Commerce Française au Canada 10 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA L’ÉCONOMIE EUROPÉENNE, DES MIRAGES DE LA CROISSANCE AUX DÉFIS DE LA CRISE Le 9 avril dernier, Monsieur Michel Drancourt, membre du directoire de la Société Télémécanique Électrique et ancien rédacteur en chef de la revue Entreprise, était le conférencier invité d’honneur de notre Chambre, lors du déjeuner-causerie qui a eu lieu à l’Hôtel Ritz-Carlton.Une nombreuse assistance a écouté avec Intérêt le sujet d’actualité traité par Monsieur Drancourt dont le texte est reproduit intégralement ci-après.L’Europe était alors sans vie et sa sécurité était menacée d’une emprise soviétique — matérialisée début 1948 par le «Coup de Prague» — contre laquelle les États-Unis ont conçu une parade.Pour faire progresser le niveau de vie en Europe on y applique les idées et les règles qui ont si bien réussi aux États-Unis: le libre commerce et la libre entreprise avec pour objectif le bonheur des hommes et comme moyen la coopération.C’est le démarrage de l’ouverture européenne, ce qui, avec le rétablissement partiel en 1959 de la souveraineté allemande, appela, notamment de la part de la France, une nouvelle politique européenne.Après la création à cinq pays de la Communauté du Charbon et de l’Acier en 1951, le développement de la politique européenne est sérieusement perturbé notamment en 1954 lorsque s’écroule le projet de Communauté Européenne de Défense.Il est relancé en 1958 par le Marché Commun avec la naissance d’une Communauté à six, qui prévoit une intégration politico-économique à terme et qui s’élargit, après une série de crises, en une Communauté à neuf en 1973.En 1958, le Marché Commun, avec son rythme d’un marché national unique de 180 millions d'habitants, c’est à terme la liberté de circulation des hommes, des marchandises et des capitaux.Le Marché Commun, c’est aussi une union douanière, avec politique économique commune, en agriculture, transports, fiscalité et énergie.L’Europe a perdu son indépendance énergétique, mais n’arrive pas à s’étendre pour ce qui concerne l’énergie nucléaire en raison de l’inégalité des niveaux de développement de la science et de l’industrie nucléaires! Le Marché Commun c’est enfin un espoir de faire face à l’U.R.S.S.et aux U.S.A.Grâce aux règles de l’économie de marché — la plus élaborée des économies, extrêmement performante mais aussi très fragile et vulnérable — l’Europe connaît, grâce aux progrès de l’échange, un grand bond en avant économique et réalise aujourd’hui le tiers des échanges mondiaux.Entre 1958 et 1973, les échanges intra-européens se sont accrus de 800%.En conséquence, le produit national des pays européens s'est accru dans le même temps de 130%, la production industrielle de 120% et le pouvoir d’achat a doublé.Après la récession actuelle que subissent toutes les économies occidentales H et qui est la plus forte depuis la fin de la seconde mondiale, guerre retrouverons-nous un déve- loppement comparable à celui que nous avons connu?Ou bien allons-nous vers une économie assez profondément différente?M.Michel Drancourt Après la récession actuelle que subissent toutes les économies occidentales et qui est la plus forte depuis la fin de la seconde guerre mondiale, retrouverons-nous un développement comparable à celui que nous avons connu?Ou bien allons-nous vers une économie assez profondément différente?Deux axes de réflexion dirigeront les réponses: d’abord les données de la croissance européenne entre 1945 et 1974; ensuite les hypothèses de Vaprès-crise.Les données de la croissance européenne Il est très à la mode, aujourd'hui, de montrer que l’Europe et l’ensemble occidental ont bénéficié d’énergie et de matières premières à bon marché pour accomplir leur formidable développement depuis 30 ans.Ces éléments y ont très certainement contribué.Mais ils ne sont pas les seuls.En fait, trois facteurs essentiels ont joué en faveur de l’Europe: • les mécanismes de l’économie de marché, • les réserves de population active, • une philosophie optimiste du progrès 1.Les mécanismes de l'économie de marché Les pays de l’O.P.E.P.ont encaissé pendant la seule année 1974 le double des sommes versées par les États-Unis aux pays européens en cinq ans (entre 1948 et 1952) au titre du plan MARSHALL (14 milliards de dollars de l’époque, soit 42 milliards d’aujourd’hui et donc 84 milliards pour les pays de l’O.P.E.P.) On ne parle plus assez du plan MARSHALL (1947) en Europe.Et pourtant il fut à l’origine d’un formidable développement.JUIN 1975 11 *®^WÊÊÊÊSÊk *** •• » » » v **.v •T ».m i&'kïr -v I « a s i '££ .*«0*- ym mssm ’ • .: -*,r ** > •Off.£ ¦¦Py fit _jpHSr ünni IHI T :« / Sx TTmijil .iiiiiii rim rWww ' *v mu .s$ rat mm Les Aliments Humpty Dumpty Lachine.>.'jWK sks*.e v* * : •- ' -v| - ' , Laboratoires Merck-Frosst f Pointe-Claire___ .In :C^ I : Les aménagements Revcon Ltée ;* ^Montréal m * m « » >M g •V-' B r*&à %- 2» Centre des services Ciné-Parc Dollard-des-Ormeaux 338 m ** ¦m M • r ,ff§T ____________ pEEEF: ra des matériaux à la mesure de son dynamisme: polyvalents, faciles à agencer, durables 1 et attrayants.Les éléments de béton préfabriqués répondent parfaitement à ces besoins et permettent de réaliser une gamme variée d'édifices, toujours pratiques et élégants.Ci-dessus, différents immeubles pourvus d'éléments de béton préfabriqués par Francon, Division de Canfarge Ltée.Pour de plus amples renseignements, veuillez vous adresser à notre bureau le plus proche., E, »rrvtt**1 Ie******** V- ';•» ti F; Résidence à Laval Y >-*• .-•Y' ”1* < .«?.' i , X V « F -'-V Ciments Canada Lafarge Ltee Siège Social: 606, rue Cathcart, Montréal (Qué ) H3B 1L7 DIRECTION RÉGIONALE DU QUÉBEC: 625, av.du Président-Kennedy, Montréal (Qué.) H3A 1K7 Téléphone: 514-849-5621 ft if W¥' i i ' -f; -5L F, CkahtrandI— — PClAGNIÈRE ?M.Jean Trocmé, Conseiller Economique et Commercial de l’Ambassade de France au Canada — M.Michel Drancourt, Conférencier invité d’honneur, — M.Patrick Nodé-Langlois, Président de notre chambre et Vice-Président Exécutif et Directeur Général, Ciments Canada Lafarge Liée.M.Pierre Gagnière, Télémécanique Canada Liée — M.Maurice Chartrand, Rédacteur en chef, de la revue Commerce — M.Michel Bélanger, Président, Bourse de Montréal.I Ml r f i; i 1 I S > 1.1 -3, I life ¦ »j., — * derFeysi^SE- f - 8Mm ?XGlI.I.IOT My II Dumont \ iVIiMa * M.Patrick Nodé-Langlois, Président de notre chambre, Vice-Président Exécutif et Directeur Général, Ciments Canada Lafarge — M.Henri Dumont, Consul Générai de France à Montréal — M.Marcel Manseau, Vice-Président et Adjoint au Président, Marine Industries.Pendant que se fait l’Europe des produits, les entreprises, grandes et petites, sont poussées à la productivité grâce à la concurrence.Et cette orientation s’inscrit en outre dans un essai d’organisation mondiale de la division du travail ou du moins des spécialités: techniques nouvelles et conquête des marchés extérieurs pour les États-Unis, équipement industriel et chimie pour l’Allemagne, certaines productions de base (Chimie, textiles) mais aussi plus élaborées (automobiles, électricité) pour la France, construction navale, sidérurgie et électronique grand public pour le Jaoon, etc.Tout cela aura't dû se prolonger par un système d’organisation politique capable de maîtriser les déséquilibres conjoncturels, structurels et régionaux.Or, du fait de l’ignorance — ou de la méfiance — américaine, des contradictions européennes et de la disparition de la menace soviétique on a donc eu en Europe un Marché Commun lié à un système international d’échanges, sans structures politique, monétaire et militaire, donc sans moyens d’action sur les vues américaines.M.François-Xavier Giiliot, Conseiller Commercial de France à Montréal, M.Jean Van der Feyst, Rédacteur en chef Adjoint, Canadian Business Magazine, M.Steve Menegoz, Président, General Iron Works Co.Ltd.Pour obtenir un développement accéléré, il faut une conjugaison de ces deux éléments.En effet, en l’absence d’une main d’oeuvre active suffisante, l’accumulation de capital trouve ses limites dans l’étroitesse du marché intérieur et le vieillissement des acteurs du travail.Or, depuis la fin de la seconde guerre mondiale, les pays européens qui ont connu le plus fort développement (Allemagne, France, Italie, Espagne, Pays-Bas) ont bénéficié de réserves de main d'oeuvre active pour l’industrie.Là où celles-ci n’existaient pas, comme en Grande-Bretagne, l’économie a eu une croissance beaucoup plus lente.Le rajeunissement de certains pays — comme la France — et les mouvements de population ont contribué à modifier les données de l’économie.L’évolution industrielle s’est accompagnée, dans le cas français, d’urbanisation, de progrès des communications et d’une poussée en avant de la consommation de type industriel.Cela explique, en partie, les pressions inflationnistes internes.Cette ère de mobilié de la main d’oeuvre n’est pas totalement terminée en Europe.Elle l’est sans doute en Allemagne et sûrement en Grande-Bretagne.Mais elle ne l’est pas encore totalement en France et, bien entendu, ni en Italie, ni en Espagne.Si les conditions politiques le permettent, on verra donc dans ces pays — comme dans ceux de l’Europe de l'Est — une explosion vers le progrès.3.La philosophie optimiste du progrès qui a joué en faveur de l’Europe Pour Louis ARMAND, dans son «Plaidoyer pour l’avenir» écrit en 1960 avec Michel DRANCOURT, les t Le Marché Commun n’est donc qu’une «Union Européenne» en devenir et n’a pu échapper aux crises monétaire, politique ou économique.On y assiste même à une remise en question de l’entreprise multinationale qui a été cependant un des éléments moteurs du progrès économique.2.Les phénomènes démographiques qui ont joué en faveur de l’Europe La croissance économique dépend essentiellement de l'investissement et de la main d'oeuvre.JUIN 1975 ¦ 13 - Centre International de Paris Prestige and Elegance of Conventions Prestige et Élégance des Congrès The Paris Convention Center is probably the finest of its kind in the world.No other center has 8000 seats distributed throughout 14 halls, ranging in capacity from 60 to 4300 seats; including the largest concert hall in France; plus 100 office suites, 50 000 square feet of exhibit space and a 100 room hotel with an air terminal right on the premises.Across the street there's another new 1000 room hotel.If that isn’t enough for you, just think of the wonderful surroundings you can enjoy at the same time.Le Centre International de Paris est l'un des ensembles les mieux conçus au monde; il offre une capacité de 8000 sièges, répartis entre 14 salles allant de 60 à 4300 sièges; la plus grande salle de concert de France; 100 bureaux et suites d’affaires; 50 000 pieds carrés (5000 m2) de halls d'expositions, un hôtel de 1000 chambres, une aérogare sur les lieux; en face un autre hôtel de 1000 chambres.À la croisée du Paris historique et du Paris moderne, un ensemble unique au monde conçu à l'échelle de la capitale française et à vocation internationale.: : if ; : Ülll "E:.=, Z'—-".LL «errerermetcictg '##= *f» ti if a» ëitiiûiiiiï -, K* SsT+SHB Nous sommes intéressés par le CENTRE INTERNATIONAL DE PARIS : Nous souhaitons : We would be interested in using C.I.P.“Centre International de Paris" for: ?- Recevoir des informations complémentaires Please send us additional information - Rencontrer prochainement un responsable du C I P.pour étudier l’organisation et le budget prévisionnel de notre manifestation ?We would like to meet a CIP representative to study our convention plans and establish a budget estimate ?- pour notre manifestation Nationale/lnternationale* qui se déroulera (mois) (année) (jours) et comptera environ participants plus accompagnants.our National/lnternationar meeting which would take place in (month) (year) would be planned for (days) and with about participants.- pour une exposition sur m2 an exhibition on en durera ?sq.ft.Nom / Name: Titre / Title: Nous ferons appel aux services suivants : We may call upon you for the following services: Profession / Business: - Hébergement Hotel reservations - Restauration Restaurant arrangements - Réceptions - Soirées de galas Receptions - Galas - Accueil Welcome service ?Adresse / Address: ?Tel.: ?- Transport Transportation - Programme des Dames Ladies' programs - Autres services-congrès (secrétariat, interprètes) Other convention services (secretariat, interpreters) ?CANADA Informations & Reservations ?LIÉE PROGEXCO ?LTD.- Service-Tourisme (excursions, voyages post-congrès, etc.) 1080 Beaver Hall, Suite 820, Montréal 128 Tel.(514)861-7841 Tourist services (excursions, pre and post-convention tours, etc.) - Autres services souhaités Other services 14 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA incapable de prendre le relai.L’échec européen est dû aux difficultés de réaliser une union politique et à l’absence de politique commune tant monétaire qu’économique.Le danger est bien dans l’incapacité du système occidental de se soumettre aux lois de l’échange, son principal atout.Cela tient à la résurgence des tendances nationalistes en Grande-Bretagne, en Allemagne comme en France d’ailleurs.Mais cela tient également au non règlement du problème monétaire: si les USA veulent imposer des règles sans s’y soumettre, l’Europe de son côté, est incapable, en dépit de sa capacité monétaire de proposer une véritable monnaie de référence en substitut au dollar.Tant que ces défis ne seront pas surmontés, le danger sera grand d’un retour de chaque économie sur elle-même.A ce moment là, on perd le bénéfice du progrès par l’échange de la division internationale du travail.Tout dépend en définitive de la volonté du prochain Président des États-Unis et de la capacité de l’Europe à s’unir.Si d’ici trois ans les conditions du progrès ne sont pas réunies, alors il y aura prolongation de la crise et des difficultés politiques sévères en Occident.2.Doute sur l’entreprise L’entreprise occidentale, structurée et gérée telle qu’on l’enseigne à Harvard, est remise en cause par les jeunes générations soit sous l’influence de courants marxistes, soit sous celle de concepts conservateurs.L’influence des courants collectivistes est partout.Y compris chez les radicaux américains.Ils attendent notamment que l’entreprise prenne en compte tous les problèmes 'publics’.Et cela entraîne en particulier un déviationnisme syndical avec excès de pouvoirs et de puissance comme par exemple en Allemagne où avec 40 000 employés, les syndicats ont un budget égal au tiers de celui de l’État fédéral! Et avec le projet allemand de cogestion il y a risque d’introduire dans les Conseils d’entreprises des forces syndicales conservatrices! deux étapes du développement sont caractérisées par des données concernant l’énergie, les matériaux et les communications.Le développement, toujours selon Louis ARMAND, est fondé sur l’entreprise, l’échange international (et la répartition du travail), un certain type d’organisation (supposant l’acceptation des disciplines de la concurrence et de l’économie de marché) et enfin une volonté de maîtrise du futur.Il y a progrès de la civilisation lorsqu’à la technique s’ajoute une certaine organisation qui doit être politique et de type international.Les quinze dernières années ont été dominées par ce système et par une vision du développement qui ont les États-Unis pour formateur, pour leader.Mais la croissance a été en plus accélérée par des facteurs technologiques importants (progrès dû à la guerre, défis de la reconstruction, innovations dans les domaines énergétique, électronique, informatique, spatial) ainsi que par des facteurs politiques: stalinisme, guerres de Corée ou du Vietnam.Et la croissance de l’Europe a été stimulée en outre par l’ouverture même des frontières: son développement illustre les vertus de la compétition.Les pays qui ont le plus réussi sont ceux qui, comme l'Allemagne, la France et les Pays-Bas, ont accepté le défi — comme l’a également fait le Japon.Par contre ceux qui sont restés enfermés dans un système ancien — tels la Grande-Bretagne ou les Pays de l’Est — ont moins bien réussi.Tant que dans le système de leader américain a cru à son rôle et qu’il a lui-même joué le jeu, les choses ont assez bien fonctionné.Aujourd’hui la crise occidentale et de la croissance européenne est d'abord une crise du leader qui rejaillit sur l’ensemble.L’après-crise dépend bien de l’Europe, mais aussi beaucoup des États-Unis.Les hypothèses de P après-crise Elles sont liées à trois séries de doutes: sur le système d’abord, sur l’entreprise ensuite, sur l’Occident enfin.L’influence des conservateurs, surtout en temps de crise est forte.Certes les questions du Club de Rome sont de bonnes questions mais il y a danger de voir s’arrêter derrière elles tous les courants de la conservation sans changement.La réussite de ces deux tendances signifierait à coup sûr un ralentissement de la maîtrise du changement que représente l’entreprise.3.Doute sur l’Occident La crise du pétrole a mis en lumière les faiblesses de l’Occident et a marqué en même temps l’accession à la maturité économique d’autres contrées dont les dirigeants ont été souvent formés à nos écoles! Et n’oublions pas d'ailleurs qu’en l’an 2000 la population mondiale aura doublé, ce qui représente pour les pays développés (en gros l'Occident) un accroissement de 27%, mais quatre fois plus important pour les pays en voie de développement.1.Doutes sur le système Le choc le plus grave a été sans doute l’erreur, commise par les Présidents KENNEDY et JOHNSON, de vouloir faire accomplir aux États-Unis un bond en avant incompatible avec les capacités réelles du pays.En voulant aller plus loin que leur rythme de croissance naturel (2 à 3% l'an) ne le permettait (guerre du Vietnam, police du monde, progrès sociaux), les États-Unis se sont lancés dans une politique inflationniste et de déséquilibre des échanges extérieurs.Les conséquences indirectes de la défaillance du leader ont été d’une part la cassure en août 1971 du système monétaire international, d’autre part l’affaire du Watergate illustrant la préférence américaine pour ses problèmes intérieurs au détriment de ses devoirs extérieurs.Dans le même temps l'Europe, qui a épuisé les effets bienfaisants de la libération des échanges, est JUIN 1975 15 Cela étant posé, quelle réponse apporter à la question du début à savoir si nous retrouverons un rythme de croissance comparable à celui des décennies passées?Oui, le 16 octobre 1973 est bien une date importante qui pour l’Occident marque bien un changement dans l’orientation du système et des choses.C’est d’abord la fin d’une époque marquée par l’hégémonie américaine sur la collectivité internationale.S’il n’y a pas de novation politique, ce sera certainement non! Nous ne retrouverons certainement pas les moyens de faire progresser le niveau de vie des pays occidentaux et des autres.Si par contre il y a novation politique, c’est-à-dire effort, de la part des leaders — États-Unis comme Europe — alors on peut concevoir un type de croissance élargi au monde en développement.C’est ensuite le point de départ d’une nouvelle répartition des ressources à l’échelle mondiale: matières premières d'une part et réserves monétaires d’autre part pour lesquelles se posera le problème de l’emploi (pour le développement, l’appropriation, la spécialisation, ou l’aide?).C’est également l’émergence ou le décollage de nouvelles puissances, de «nouveaux barons» (selon l’expression de Ph.HEYMANN et de B.BERTELOOT dans leur livre «Aujourd’hui, demain, la crise») comme le Canada, l’Australie, le Brésil, l’Iran, le Mexique, l’Indonésie ou le Nigéria.C’est encore un nouvel équilibre économique et politique à la surface du globe qui ne sera trouvé qu’avec la mise en place de nouvelles formes de coopération internationale.Il se traduira en particulier par des progrès importants de l’agriculture, par une baisse de la croissance démographique, par le déplacement des usines vers les nouvelles grandes zones de développement comme le Moyen Orient, l’Extrême Orient ou l’Amérique Latine et par un bond en avant de l’internationalisation.La novation politique, c’est admettre et réaliser au niveau international, un type d’organisation qui soumette ses membres aux règles de l’économie de concurrence, aux exigences monétaires et à la maîtrise des techniques.Faudra-t-il une crise grave pour qu’on s’oriente dans une direction qui a déjà fait ses preuves?Tout se jouera entre 1976 et 1977.Si à ce moment là, un nouveau type d’équilibre n’est pas trouvé, les crises politiques prendront une gravité telle que l’on pourra douter de l’avenir, de la démocratie et de l’économie de marché.Qu’est-ce qu’on peut faire pour vous à l’échelle internationale?> \ Appelez Montréal jSB Que.^ 514-877-8451 eee V Toronto Ont.416-867-5542 Calgary VancouverJ^ Alta C.-B.X' 403-261-9369 604-665-2740 I Sû La Première Banque Canadienne Banque de Montréal 16 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA NOTRE ASSEMBLÉE ANNUELLE L’assemblée générale annuelle de la Chambre de Commerce Française au Canada s'est tenue le 26 mars 1975 à l’Hôtel Ritz Carlton de Montréal.Le Président M.M.Baron, après avoir constaté que le quorum était atteint, ouvrit l’assemblée générale suivant l’ordre du jour prévu.Après l’adoption du procès verbal de l’assemblée générale annuelle du 28 mars 1974, le président a présenté le rapport d’activité pour l’année 1974.Faisant suite au rapport du trésorier et à l’adoption du bilan, préalablement vérifié par le bureau Maheu, Noël, Anderson, Valiquette et Associés, comptables agréés, Monsieur Pierre Salbaing Président du Comité de nomination, donna lecture de la liste des membres du Conseil de la Chambre et du Conseil d’Arbitrage qui est publiée à la fin de la présente revue, liste qui fut adoptée par acclamation.I RAPPORT D’ACTIVITÉ 1974 J’ai accepté l’an dernier de reprendre la Présidence de la Chambre de Commerce Française au Canada pour le deuxième mandat d’un an que vous avez bien voulu me confier et qui vient à son terme aujourd’hui.Je dois dire que cette Présidence a été grandement facilitée tant par votre appui effectif et votre participation régulière et importante à nos activités, que par les excellentes relations et la bonne entente que j'ai toujours rencontrées autour de moi pendant mon mandat de Président.Je tiens également à souligner la bonne organisation et le dévouement de notre Secrétariat permanent, et à remercier tout spécialement M.Bertrand Namy, notre Directeur Général, qui, cette année encore, n’a pas ménagé ses efforts, non seulement pour assurer une saine gestion de notre association, mais aussi pour continuer à développer nos activités ainsi que notre efficacité en collaboration avec les services officiels dans la promotion des échanges entre la France et le Canada.Conformément à la tradition, je me dois de faire le point et d’analyser rapidement ce qu’a été pour notre Chambre l’exercice écoulé.1 — Situation financière Notre Trésorier, M.Gilles Léveillé, va vous soumettre officiellement le bilan au 31 Décembre 1974 qui a été établi par notre Vérificateur comptable, la Société Maheu, Noël Anderson, Valiquette et Associés, et qui je l’espère aura votre approbation.Aussi je me contenterai de souligner que si la Chambre, grâce aux efforts de tous, s’autofinance depuis trois ans conformément aux objectifs qu’elle s’est fixée, c’est la première fois à ma connaissance qu’un exercice annuel se solde par un excédent des revenus sur les dépenses de l’ordre de plus de $3000.Nous avons donc, non seulement respecté nos prévisions budgétaires pour 1974, mais dégagé un léger surplus qui nous permet d’aborder le nouvel exercice avec ceci malgré les constantes augmentations du coût de la confiance et sans changer les taux de cotisation, vie.Au cours de l’exercice écoulé, une des manifestations les plus marquantes aura été l'organisation et la réalisation de la Mission d'Études qui nous a permis d’accueillir 70 hommes d’affaires français du 4 au 12 octobre 1974, et d’organiser des rencontres, séances de travail et déjeuners-causerie à Québec, Montréal et Toronto sur des thèmes aussi importants que les investissements, les biens de consommation et les biens d'équipement.Je remercie à nouveau très sincèrement les Organisateurs de ces journées qui furent très réussies et je me permets d'exprimer en votre nom à tous, notre reconnaissance toute spéciale, d'une part aux nombreuses et importantes personnalités françaises et canadiennes qui ont bien voulu participer à ces manifestations, et d’autre part aux Gouvernements du Canada, du Québec, de l’Ontario et de la France qui nous ont assurés de leur appui et d'un appréciable soutien financier.J’ajouterai que l'organisation et le déroulement de ces journées d’études fut un nouvel exemple de l’excellente collaboration qui existe entre notre Chambre de Commerce et la Chambre de Commerce France-Canada à Paris.Bien entendu, je remercie très sincèrement les personnes et sociétés qui adhèrent à notre Association et qui la soutiennent par leurs cotisations, leurs insertions publicitaires dans la revue, et leur fidélité à nos manifestations, car c'est grâce à leur appui efficace sur lequel nous continuons à compter que nous pouvons atteindre nos prévisions et remplir nos objectifs.'f II — Les Services de la Chambre Je crois bon de rappeler que la Chambre, par son bureau permanent et avec l'aide de tous ses membres et amis y compris ceux de ses sections de Québec et de Toronto, ses correspondants dans l’Ouest canadien, et ses membres et contacts en France, rend en particulier les services suivants: 1 ) Étude et recherche de possibilités d’affaires entre la France et le Canada — assistance pour rendez-vous et voyages d'affaires — recherches de fournisseurs, agents, représentants.etc — listes sélectionnées d'importateurs et exportateurs — diffusion d’annonces commerciales et études de marchés JUIN 1975 17 I P X "• mm ?àt*jWr SEW ; * i % N mp.i •ft.Hi & âu y jf' £4?Ht ¦?1* X V KJ A l’Assemblée Générale: M.Gilles Léveillé, Trésorier, M.Michel Baron, Président de la Chambre, M.Bertrand Namy, Directeur Général de la Chambre, et M.Pierre Salbaing, Président du Comité de Nomination.A l'Assemblée Générale: Vue générale de la salle.loppement des échanges dans les deux sens, entre la France et le Canada.2) Services commerciaux et juridiques — renseignements divers (commerciaux, financiers, fiscaux, douaniers, etc.) — assistance au recouvrement des créances — constats de litiges, attestations d’origine Ill — Principales manifestations de la Chambre Suivant l’usage, je rappelle brièvement les principales manifestations de l'exercice écoulé: — le 28 mars 1974 — Monsieur Pierre Brassac, Président Sopexa Canada et Secrétaire Général du Comité Canadien des Vins de France, a bien voulu nous faire un intéressant exposé, à l’issue de l'Assemblée Générale, sur le Marché des Vins Français au Canada.— le 25 avril 1974 — Maître Gérard Delage, Conseiller juridique et Administrateur de l’Association des Hôteliers de la Province de Québec était notre conférencier invité d'honneur sur le thème de la «Francophobie».— le 30 mai 1974 — notre tournoi de golf annuel réunissait au Club de Candiac une soixantaine de nos membres auxquels s’étaient joints de nombreux amis pour le dîner.— Au cours de la Mission d'Octobre 1974, ont eu lieu en particulier les déjeuners-causerie suivants: F le 5 octobre à Québec: déjeuner-débat sur les investissements dont les conférenciers invités d’honneur ont été M.Norbert Ségard, alors Secrétaire d’État Français au Commerce Extérieur et M.Raymond Garneau, Ministre des finances du Québec.2.le 7 octobre à Montréal: déjeuner-débat sur le thème des échanges Franco-Canadiens dont les conférenciers invités d’honneur ont été: M.Norbert Ségard et l’Honorable Alastair Gillespie, Ministre de l'Industrie et du Commerce du Canada.3.le 9 octobre à Toronto: Déjeuner dont l'Honorable Claude Bennett, Ministre de l’industrie et du Tourisme de l’Ontario était le conférencier invité d’honneur.4.le 11 octobre à Montréal, l’Honorable Jean-Luc Pépin, ancien Ministre était le conférencier invité d’honneur, lors du déjeuner de clôture de la mission.— le 7 novembre 1974 — en collaboration avec les Chambres de Commerce des Pays du Marché Commun présentes à Montréal, nous avons organisé une manifestation conjointe dont le conférencier invité d’honneur était M.Henri Simonet, Vice-Président de la Commission Économique Européenne, plus spécialement 3) Relations Publiques — bureau de travail avec téléphone pour les personnes de passage — secrétariat et service de traduction à la demande — salle de réunion et service de documentation — déjeuners-causerie et manifestations diverses — revue bimestrielle, liste des membres 4) Service accueil et placement — accueil et assistance aux sociétés et personnes s’installant au Canada — aide au placement des nouveaux immigrants français — service offre et demande d'emplois pour les Français résidant au Canada — assistance dans la recherche de stages et d’échanges universitaires Les personnes qui le désirent sont accueillies et assistées de la même façon à Paris dans les locaux de la Chambre de Commerce France-Canada, 9-11, avenue Franklin-Roosevelt à Paris, qui travaille en étroite collaboration avec la Chambre de Commerce Française au Canada.Je pense que pour avoir une idée approximative du travail quotidien de notre Secrétariat, il est bon de savoir que durant l’année 1974, le volume du courrier de la Chambre a été approximativement le suivant: — Courrier «arrivée» (non compris revues et documentation): 8870 lettres reçues — Courrier «départ» (circulaires et revues de la Chambre exclues): 13900 lettres expédiées En ce qui concerne plus particulièrement la revue de notre Chambre, il est peut-être bon de rappeler que quelques 30,000 numéros de notre revue sont actuellement diffusés annuellement non seulement au Canada, mais aussi en France et même dans d’autres pays, la revue constituant un excellent outil de promotion pour notre Chambre.Je profite de l’occasion pour remercier tous ceux qui collaborent à sa rédaction et en particulier notre ami Henri Mhun qui assiste notre bureau dans sa tâche.N’hésitez donc pas à nous consulter, nous serons contents de vous aider, notre objectif restant le déve- 20 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA chargé des problèmes énergétiques, et qui a réuni plus de 400 personnes.— le 22 novembre 1974 — Notre dîner dansant à l'Hôtel Ritz Carlton réunissait près de 200 personnes et maintenait la tradition de la soirée de prestige annuelle.Cette manifestation de l’amitié franco-canadienne a été une fois de plus un grand succès.— le 29 janvier 1975 — Monsieur Gérard Filion, ancien journaliste et industriel, était notre conférencier invité et a bien voulu nous faire un très intéressant exposé sur «Quel métier exerceront nos petits-enfants».si' Notre nouveau président Patrick Nodé-Langlois A vil R >1 Engagé fin 1963 par les Ciments Lafarge en qualité d’adjoint au Chef de Service Études Commerciales, M.Patrick Nodé-Langlois arrive à Vancouver en 1966, où il s’occupe d’études commerciales, puis de distribution au sein de Lafarge Cement of North America.En 1968, il est envoyé à Montréal pour prendre le poste de directeur commercial, puis Vice-Président Marketing de Ciments Lafarge Québec Liée.En 1972 il est nommé Senior Vice-Président en charge de toutes les opérations de Ciments Canada lafarge Liée.Depuis janvier 1974, il occupe le poste de Vice-Président exécutif et directeur général de Ciments Canada Lafarge Liée.Il est aussi administrateur de Citadel Cernent Corporation (U.S.A.) et président de Ciment Fondu Lafarge Corporation (U.S.A.).M.Patrick Nodé-Langlois qui est âgé de 39 ans, est Docteur ès sciences économiques licencié en Droit et diplômé de l’Institut d’Administration des Entreprises.Il est membre des associations suivantes: — Union Nationale Française — Comité National des Conseillers du Commerce Extérieur de la France — French Chamber of Commerce in the United States — The Canadian Chamber of Commerce — The Canadian Construction Association — Canadian Manufacturers Association — Portland Cement Association — Association des Routes et Transports du Canada (administrateur) — Conference Board in Canada — Association des Parents d’élèves du Collège Stanislas (administrateur) — Association Française des Docteurs ès Sciences Économiques Il est marié et père de 4 enfants.Monsieur Jean Vialard, Viticulteur propriétaire du Château Cissac dans le Médoc était notre invité d'honneur lors d’un déjeuner gastronomique qui fut très apprécié des différents participants et à l’issue duquel il nous a fait un exposé sur les «Vins de Bordeaux».— le 26 mars 1975 — Enfin, tout-à-l’heure, Monsieur Henri Dumont, Consul Général de France à Montréal, nous entretiendra d’un sujet qui lui tient à coeur «Des diplomates, pourquoi faire?».— le 7 mars 1975 IV — Remerciements J’ai maintenant l'agréable devoir de remercier tous ceux qui nous ont aidés dans le courant de cette année à remplir la tâche qui est celle de notre Chambre de Commerce Française au Canada.Je voudrais mentionner, en premier lieu, Son Excellence Monsieur Viot, Ambassadeur de France au Canada, qui a manifesté un intérêt réel pour nos activités et qui y a participé à plusieurs reprises.Je voudrais également remercier à côté de lui, tous les services officiels français et plus particulièrement, les services du Conseiller Commercial de France d’Ottawa, M.Trocmé, ceux du Conseiller Commercial de Montréal, M.Gilliot, sans oublier ses collaborateurs, et en particulier MM.Esclatine et Brassac, ainsi que M.Egnell.Conseiller Commercial à Toronto.Je voudrais également remercier tous les Consuls Généraux et Consuls de France au Canada, et en particulier, M.Henri Dumont, Consul Général à Montréal, M.Marcel Bouquin, Consul Général à Québec et M.Pierre Lunet, Consul Général à Toronto.Je remercie aussi très sincèrement, les représentants du Gouvernement fédéral et des Gouvernements provinciaux qui n'ont jamais ménagé leurs efforts pour nous assister et nous appuyer dans notre action.Il n'est que juste enfin de remercier tous mes collègues du Bureau et du Conseil d’Administration de cette Chambre pour l’appui désintéressé et efficace qu’ils ont apporté à notre activité au cours de l’année, ainsi que les Présidents de nos deux Sections de Toronto et de Québec, MM.Paul O'Donoghue et Gilbert Gagnon, dont le concours a toujours été précieux.Comptables agréés Chartered Accountants Bureau 506 3500, rue du Parc Lafontaine Montréal (Qué) Canada H2L 3M2 Téléphone (514) 527-9221 Jean-Paul Dlry, C.A.Marcel Lagarde, C.A.André Loubier, C.A.André Raquette, C.A Pierre D.Poisson, C.A.BENOIT DIRY BERTRAND RAQUETTE & ASSOCIÉS Lionel H.Benoit, C.A.Réal Bertrand, C.A.Robert Crevier, C.A Raynald Vermette, C.A Pierre Y.Brosseau, C.A Enfin, j’ai déjà dit mes remerciements à M.Namy et je ne voudrais pas omettre ses collaborateurs du secrétariat, Mme Nicole Ayotte et Mme Silvia Loeber, sans oublier le coopérant, M.Sylvain Héfès à qui nous souhaitons un agréable et efficace séjour parmi nous.JUIN 1975 21 Le Crédit Foncier Franco-Canadien, société de prêts hypothécaires fondée en 1880, vous offre des placements sûrs et une bonne rentabilité avec des obligations d'un montant minimum de $500, émises en tout temps, pour toute échéance entre un et cinq ans.Les intérêts peuvent être payés semi-annuellement, mensuellement ou composés semi-annuellement et payés à l'échéance.Les taux courants vous seront fournis sur demande au siège social du Crédit Foncier Franco-Canadien, 612, rue St-Jacques à Montréal (tél.845 7111) ou à sa succursale de Québec, 1135, Chemin St-Louis (tél.681 0277) Frais virés acceptés Institution inscrite à la Régie de l'assurance-dépôts du Québec 22 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA ÉTATS FINANCIERS REVENUS Cotisations des membres Individus .Sociétés .France .Elonneur.Contributions exceptionnelles 1974 1973 $12,410 $ 11.350 15.895 12.485 8.258 7.923 13.500 8.400 640 3.200 50.703 43.358 Subvention du gouvernement français Autres revenus .814 1.712 52.415 44.172 DÉPENSES 627 513 Abonnements et cotisations .Amortissement .Assurances.Bénéfices sociaux.Électricité .Entretien et réparations.Fournitures de bureau et documentation .Frais divers .Frais de déplacement et représentation.Frais bancaires .Loyer .Messager .Postes et téléphone.Provision pour impression de la liste des membres Salaires et honoraires.Subvention.Taxes .663 529 BILAN 154 154 809 1.010 163 175 649 307 2.944 3.597 de la 625 149 4.133 4.591 20 35 6.527 7.365 210 274 CHAMBRE 3.690 (568) 21.437 3.659 1.500 25.182 505 928 de 49.968 42 588 2.447 1.584 (463) (816) 1.413 (2.334) Revue .Déjeuners et manifestations .Excédent des revenus sur les dépenses Pour l’année terminée le 31 décembre ^COMMERCE FRANÇAISE 950 (3.150) 3.397 (1.566) BILAN au 31 décembre 1974 ACTIF 1974 ACTIF À COURT TERME Encaisse.Comptes à recevoir .Dépôt à terme.Frais à courir.1973 4.650 8.244 3.500 4.612 4.894 au 286 395 16.680 9.901 ACTIF IMMOBILISÉ au prix coûtant Mobilier de bureau.Moins: Amortissement accumulé Canada 9.918 7.799 9 918 7.270 2.119 2.648 en 1974 AUTRE ACTIF Cautionnement timbres 694 694 $19.493 $13.243 PASSIF PASSIF À COURT TERME Comptes à payer.Déduction à la source à payer 4.071 2.829 384 495 4.894 4.455 REVENU DIFFÉRÉ Cotisations perçues d'avance 7.290 .4.876 AVOIR DES MEMBRES 3.912 .5.478 3.397 .,(1,566) Solde au 1er janvier .Excédent pour l’année terminée le 31 décembre 7.309 3.912 19.493 $13.243 JUIN 1975 23 VENEZ JOUER AU GOLF SUR UN TERRAIN PRIVÉ.A15 MINUTES SEULEMENT DU CENTRE-VILLE.I A# 'hP'J>rX I MONTREAL Mi- Nous voulons des membres actionnaires! Nous offrons les avantages suivants: \\ w/?/ 5.Des arrangements spéciaux pour les intermédiaires et les femmes d'affaires.Aussi, carte de membre de cinq jours.6.Un des plus beaux terrains de golf dans un rayon de 50 milles de Montréal.7.Un groupe de membres sympathiques, jovials (pas de restriction ethnique) 1.Club de golf privé le plus près du centre-ville de Montréal.2.Pas de frais excessifs au départ.3.Un plan de paiement facile pour l'achat des parts.4.La possibilité d’être membre pendant un an sans devenir actionnaire, si vous le désirez.Si vous êtes intéressé, appelez le gérant du Club de Golf Candiac Inc.(1970).Monsieur Lucien Beauchamp: 659-9163.9C ÿ 3 9 ""X K 9 It I , 19 X ra \ 9B) Æ) ^ CA%&%C GOLF CLUB BUREAU EUROPÉEN 3, RUE SCRIBE.PARIS 9 = .FRANCE QUATRIÈME ÉTAGE TÉLÉPHONE 073-7601 ADRESSE TÉLÉGRAPHIQUE 'PAROBSJAC-' BUREAU D'ASIE 6 DES VOEUX ROAD CENTRAL, SUITE 1601, HONG KONG TÉLÉPHONE H-251202 TÉLEX NO.HX 4073 "AMLAW" ADRESSE TÉLÉGRAPHIQUE "HONGOBSJAC" y y ¦ f'ocaÙ >ù/my«e iJ/t
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