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Titre :
Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada
Éditeur :
  • Montréal :la Chambre,1931-1935
Contenu spécifique :
Novembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
six fois par année
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin mensuel - Chambre de commerce française de Montréal
  • Successeur :
  • Bulletin de la Chambre de commerce française au Canada
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Références

Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada, 1965, Collections de BAnQ.

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_____ : - W ' « ZSTAAl U i 4 It i i ! i O Û FRANÇAISE f æi > AD i« > i ; r i 4 ¦ O h ., k4 .fi ' I : ; I £rml : * j r J V* Ï4- m à tu # l< < O * NOVEMBRE - 19 6 5 N o 5 8 4 L I La recherche, assise du progrès I - .«ntwic ,.C , Remettre sans cesse en question les procédés et les méthodes ; explorer les domaines encore mal connus ; expérimenter ; inventer ; mettre au point — tels sont les éléments qui font de la recherche l’instigatrice du progrès scientifique et industriel.Tels sont aussi depuis soixante ans les principes qui, en France et ailleurs, ont guidé l’Air Liquide non seulement en cryogénie, domaine dans lequel la société se classe parmi les plus importantes du monde, mais aussi en métallurgie, en chimie et dans sa collaboration avec les industries secondaires qui utilisent les gaz obtenus par distillation par le froid, tels que l'oxygène, l’azote et l'argon, pour fabriquer l’acier, souder et couper les métaux, appliquer les procédés modernes combinant les gaz et l’électricité, produire des composés chimiques industriels, des lampes électriques et autres articles.Au Canada, l’Air Liquide fournit l'industrie et les hôpitaux depuis 1911 et son réseau de fabrication et de distribution s’est progressivement étendu à l'ensemble du pays.Les usines et les centres de distribution de la société déversent chaque année dans tout le Canada de vastes quantités de gaz pour usage industriel et médical, y compris oxygène, acétylène, azote, argon, hydrogène, gaz , carbonique, protoxyde d'azote et autres, ainsi que de l'outillage à souder et à couper, du matériel et de 1 équipement pour les hôpitaux.Et les ateliers de construction de l'Air Liquide à Montréal ont conçu et réalisé des centaines d'installations de distillation des gaz par le froid, aussi bien pour la clientèle domestique que pour les usagers des Etats-Unis et de nombreux autres pays — la seule société canadienne qui entreprenne ce genre de travaux.Fidèle collaboratrice de l'industrie, l'Air Liquide est un exemple dynamique de l’esprit de recherche qui forme l'assise du progrès.CANADIAN LIQUID AIR LTD, LIQUIDE CANADA LIÉE AIR REVUE DE LA CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA Nov.1965 - No 584 H.M.3 La conjoncture au Canada Les exportations canadiennes en France .R.C.Smith 5 Prévision et prospective .Marcel Demonque 7 Bibliographie 15 La crise du Marché commun .25 Le budget français de 1966 27 Propositions d’affaires 30 32 Notre carnet La Revue est publiée tous les deux mois par La Chambre de Commerce Française au Canada Prix : 25 cents le numéro “Le Ministère des Postes, à Ottawa, a autorisé l’affranchissement en numéraire et l'envoi comme objet de deuxième classe de la présente publication.” LA CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA I 612 ouest, rue Saint-Jacques Montréal, Que.Tel.: 842-9420 Adr.Tel.: Gallia Montréal Imprimée par ERNEST THÊRIEN & FILS LIMITÉE 5595, rue Saint-Denis, Montréal 34 - 273-8361 Bureau de Paris : 7, rue Jean Goujon (4ème étage — porte 7) Paris Sème Couverture : Maquette du pavillon de l'Association canadienne des producteurs de pâtes et papiers.NOVEMBRE 1965 1 VACANCES EUROPEENNES avec 4 CITROËN / / j \ t : •i Ét' I* N# ë*:s s#; •?y ¦ 1 La favorite en turope, c'est la Citroën! Quels que soient vos besoins: 2 CV, AMI 6, ID 19 ou DS 19, F il y a pour vous une Citroën neuve "sur mesures".Achetez-la ici, avant de partir, sans payer de droits de douanes, pour livraison n’importe où en Europe.Vous pouvez, si vous le désirez, la rapatrier au Canada après votre séjour, ou bien nous la revendre.Dans ce cas, nous vous garantissons avant votre départ un prix ferme de rachat, ce qui revient à dire que vous ne payez que pour le temps de son utilisation.Nous nous occupons de tout le reste: permis international — immatri- | culation — assurance — livraison — rapatriement — rachat, etc.i CITROËN CANADA LIMITEE, Service Outre-Mer, 4010 ouest, Ste-Catherine, Montréal, P.Q.tél.: 937-7411 ! ! I Veuillez me renseigner, sans obligation de ma part, sur la livraison outre-mer d'une Citroën neuve directement de l'usine.s i I NOM, I A CITROËN I CANADA LIMITÉE 4,000 CONCESSIONNAIRES EN EUROPE-VENTE, SERVICE, PIÈCES DANS LE MONDE ENTIER.Consultez votre agence de voyage, ou postez ce coupon dès aujourd'hui.I ADRESSE.1 TÉL.VILLE, PROV.J L LA CONJONCTURE AU CANADA Le Ministre des Finances, M.W.Gordon, a exprimé 1 ' opinion que le produit national brut marquera cette année une augmentation de 9% sur l'an dernier.En avril, lors de la présentation du budget, il avait situé celle-ci aux environs de 7-7,5%.L'accroissement résulte du «boom» des investissements, qui dépasseraient ceux de 1964 de près de 20%, de la reprise des dépenses de consommation et de l'abondante récolte de céréales dans l'Ouest.Il s'explique également par l'accélération assez sensible de la hausse des prix au cours des derniers mois: en août, l'indice des prix à la consommation était supérieur de 2,5% à son niveau d'août 1964.Au deuxième trimestre, le produit national brut s'établit au taux annuel de $50.948 millions, chiffre qui reflète un progrès de 8,4% sur 1964.Compte tenu de la hausse des prix, la croissance du produit intérieur pourrait donc être d'environ 6%.C'est un taux élevé qui autorise à penser que l'activité économique, stimulée par ailleurs par les récentes ventes de blé à l'U.R.S.S., atteindra un rythme record d'ici à la fin de 1'année.A la mi-août, on dénombrait 211.000 chômeurs au Canada, soit moins de 3% de la population active.C'est le niveau le plus bas depuis 1957, dernière année de la forte expansion économique d'après guerre, qui avait été suivie de quatre années de stabilisation.Le nombre des chômeurs a diminué de 33.000 entre juillet et août et de 35.000 par rapport à août de l'an passé.Les statistiques de l'emploi confirment ces progrès.De juillet à août 28.000 personnes ont trouvé un emploi.En un an, le nombre des nouveaux emplois s'est accru de 295.000 ou 4,7% et la main-d'oeuvre a augmenté de 273.000 ou 3,8%.Le chômage a diminué dans toutes les régions.Dans la province de Québec, en août dernier, les chômeurs représentaient encore 4,1% de la main-d'oeuvre, contre 4,7% un an auparavant.En août, les réserves officielles de dollars américains et d'or ont augmenté de $107 millions pour s'inscrire à $2.598 millions.Elles s'élevaient à $2.576 millions il y a un an et $2.674 millions à la fin de 1964.Par suite des rentrées en devises consécutives aux ventes de blé, il est probable que les réserves monétaires continueront de croître pendant l'automne.Il s'ensuit que le dollar canadien, qui s'est raffermi cet été, continuera probablement d'être soutenu au cours des prochains mois.La hausse très prononcée des réserves de devises risque d'embarrasser le gouvernement canadien.En effet, on sait que le Canada a été exempté par les Etats-Unis de la plupart des mesures monétaires et fiscales restrictives prises pour réduire le déficit de la balance des paiements et défendre le dollar; il a été notamment exempté partiellement de la taxe de péréquation de l'intérêt.Ce régime de faveur n'a toutefois été accordé à Ottawa qu'à la condition que les réserves de change canadiennes n'augmentent pas au détriment des Etats-Unis.Une entente a été conclue entre Washington et Ottawa dans ce sens.Bien que ces modalités n'aient pas été divulguées, de ^^nombreux observateurs estiment que le niveau actuel des réserves de devises est supérieur à la limite fixée par les deux gouvernements.NOVEMBRE 1965 3 < PLUS QUE CENTENAIRE EN FRANCE, L A r r r z- SOCIETE GENERALE La seule Banque de Dépôts Française aux Etats-Unis vous offre dans ses deux succursales de New York 66 Wall Street, New York 5 - BO.9-4600 • Succursale Principale : 15 West 50th Street, New York 20 - LT.1-9630 • Rockefeller Center : un service bancaire complet et notamment : Transferts de fonds aux Etats-Unis et à l'étranger ; , Chèques de voyage, comptes de chèques, comptes d'épargne, etc.4 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA LES EXPORTATIONS CANADIENNES EN FRANCE par M, R.Campbell Smith, Ministre-conseiller (Affaires économiques et commerciales), du Canada à Paris < Au déjeuner mensuel du 16 septembre de la Chambre de Commerce Française au Canada, M.Robert Campbell Smith, conseiller commercial du Canada o Paris, a brossé un bref tableau des exportations canadiennes en France.Nous en publions un résumé.Les exportations canadiennes vers la France, qui ont augmenté de 25 p.cent en 1964, commencent à démontrer qu’il y a moyen de développer le marché français en étendue et en profondeur.Depuis qu’il est devenu presque entièrement accessible, il y a cinq ans, surtout pour les produits non agricoles, le marché offre un grand nombre de nouvelles possibilités d’expansion soutenue des ventes.Cependant, même si nos exportations ont doublé au cours des dix dernières années, elles sont loin de réaliser tout le potentiel du marché français.H # : ' % à , # Depuis 1961, nos exportations traditionnelles ont augmenté considérablement.Les expéditions des produits énumérés ci-après ont au moins doublé : bois à pâte, bois d’œuvre, contre-plaqué, pâte de bois, déchets de coton, rebuts et déchets de fibres synthétiques, fils et filés de fibres synthétiques, feutres de papeterie, isotopes radioactifs, minerais et concentrés de zinc, minerais métalliques et concentrés, rognures d’amiante, fourrures apprêtées, tiges en fil d'acier laminé à chaud, I M.J.Devinât, conseiller commercial et financier près l'Ambassade de France, remercie M.Campbell Smith.magnésium, machines à fabriquer la pâte et le papier, scies à chaîne, machines de filature, automobiles, pièces d’aéronefs et patins.Ces accroissements sont attribuables surtout à la hausse de 40 p.100 de la production industrielle depuis 1961.La gamme de nos exportations vers la France se diversifie.L’an dernier, nous avons écoulé des produits dans 410 catégories du Bureau fédéral de la statistique, au regard de 309 catégories en 1961.D’autre part, les demandes de renseignements relatives à nos exportations continuent de s’accroître et notre bureau a étendu ses recherches sur les possibilités de vente pour de nombreux produits canadiens encore inconnus en France.I K i y I Quelles sont les possibilités futures pour les ventes canadiennes ?Elles dépendent d'abord de la perspective générale.Par suite des mesures anti-inflationnistes adoptées vers la fin de 1963, l’expansion de l’économie française a fait une pause.Le produit national brut, qui / *riT7r>%.M.Campbell Smith pendant son exposé, entouré de MM.Devinât, Leclerc, Benoist et Filion.NOVEMBRE 1965 5 production globale augmentera de 25 p.100 de 1966 à 1970.Une prévision entre autres veut que le PNB de la France en 1985 atteigne trois fois le chiffre actuel.R L’ensemble des importations françaises s'accroîtrait plus lentement cette année, ne progressant que de 5.8 p.100 au regard de 13.4 p.100 en 1964.On prévoit une hausse de 7.8 p.100 en 1966.La vigueur de la demande française d'importations laisse donc une marge importante pour l’expansion des ventes canadiennes.' .1 La consommation du public français s’accroît à un rythme étonnant en raison de la poussée démographique et de l'amélioration du niveau de vie.La population est passée de 40 millions en 1945 à près de 49 millions à l’heure actuelle et la consommation a presque doublé depuis 1952.i : d "A?MM.Plattard, Benoist, Leclerc, Smith et Devinât.s’est accru de 5.7 p.100 l'an dernier, n’augmenterait que de 2.5 p.100 en 1965.La perspective économique à moyen terme n'en demeure pas moins encourageante.On prévoit maintenant que le produit national brut s’accroîtra de 4 p.100 en 1966 et un peu plus rapidement de 1967 à 1970.Les interpolations provisoires en marge du Cinquième Plan, qui entrera bientôt en vigueur, indiquent que la Les enquêtes faites par nos bureaux indiquent des possibilités pour les fabricants canadiens des produits suivants : maisons et chalets préfabriqués, matériaux de construction, serrurerie de bâtiments, bois d'œuvre, épinette de l’Est, contre-plaqué, papier journal, carton kraft pour doublures, éléments d’appareils électroniques, jouets, articles de camping et de sport, cadeaux, produit d'artisanat, vêtements.Un siale international # e # correspondants partout dans le monde 1555! CANADA 15H5 FRANCE SIÈGE SOCIAL: PLACE D’ARMES, MONTRÉAL 37 RUE DE CAUMARTIN PARIS 5 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA PROBLÈMES ACTUELS DE LA PREVISION ET DE LA PROSPECTIVE par Marcel Demonque > Notre invité d’honneur, au déjeuner-causerie du 30 septembre, à l’Hôtel Ritz Carlton, était M.Marcel Demonque, président directeur général des Ciments Lafarge.Devant un nombreux auditoire très attentif, M.Demonque a fait un brillant exposé sur la prévision économique et la prospective.Etant donné la personnalité du conférencier et le grand intérêt que présente le sujet, nous avons publié dans les pages suivantes le texte complet de Ai.Demonque, dont celui-ci s’est inspiré de très près dans sa causerie.Le conférencier a été présenté par M.Bernard Leclerc, président de la Chambre de Commerce Française au Canada et remercié par M.Marc Dhavernas, ancien président de notre Chambre.On remarquait à la table d’honneur M.Alfred Sauvy, éminent démographe et sociologue français.— A la fin de 1962 le gouvernement français a décidé de constituer un groupe restreint de 10 personnes appartenant toutes à des disciplines différentes et qui seraient chargées « d’étudier sous l'angle des faits porteurs d'avenir ce qu’il serait utile de connaître dès à présent de la France de 1985 pour éclairer les orientations générales du Vème Plan » qui allait s’étendre sur l'ensemble des années 1966, 67, 68, 69 et 70.c'est-à-dire par la prospective.C’est pourquoi je voudrais tout d’abord essayer de dire comment je conçois la prévision et comment je conçois la prospective.Pour le faire je ferai surtout appel à mon ami Pierre Massé, Commissaire Général au Plan, qui a beaucoup écrit sur ces sujets, en particulier dans le cahier no 4 du Centre International de Prospective.' a s ïf \ Pierre Massé n'oppose pas « prévision » et « prospective » et il dit : « Il semblerait plus exact de consi- M.Demonque J’ai eu la chance d’appartenir à ce groupe comme représentant de l’industrie française, ainsi qu’un certain nombre de personnes : économiste, sociologiste, professeur, financier, médecin, syndicaliste, et j’en ai retiré un immense enrichissement personnel.Ce sont quelques réflexions sur cet enrichissement que je voudrais vous soumettre aujourd’hui, tout en sachant bien qu’un problème comme celui qui était posé au Groupe 85 n’est pas transportable à un autre pays qu’un pays européen.Je ne crois pas en effet que les pays nord américains, qu'il s’agisse des Etats-Unis ou du Canada, qui sont beaucoup plus avancés que la France dans l’ordre économique, trouveraient le même intérêt à se poser les mêmes questions qui nous ont été posées.Elles me paraissent néanmoins revêtir un caractère d intérêt général en ce sens que nous avons découvert que dans une économie comme celle de la France, et aussi vraisemblablement comme celle de tous les pays européens, les problèmes de prévision économique devaient être éclairés par des considérations à long terme.Autrement dit, quand on veut faire de la prévision à court et moyen terme, qui est la prévision proprement dite, il faut les éclairer par des considérations à très long terme ' A ; ?i liÀ f * M.Marc Dhavernas remercie M.Marcel Demonque.NOVEMBRE 1965 7 que les non-initiés leur accordent parfois, avec beaucoup de naïveté, une confiance absolue.dérer qu’il existe deux modes de prévision : l’un qui suppose ce qui sera dans le prolongement de ce qui a été, l’autre qui explore le futur comme une terre inconnue, l’un qui voit en l’avenir une simple projection du passé, l’autre pour lequel aucune projection du passé ne peut constituer un avenir.Si l’on accepte ces vues, il faudrait opposer « projection » et « prospective » comme représentant les modes extrêmes de la prévision ».C’est ainsi que l’on entend beaucoup de jeunes en France faire une confiance totale au Plan pour prévoir et pour ordonner en fonction de cette prévision.La question qu’ils posent le plus souvent est la suivante : « Puisque la prévision dispose aujourd’hui de moyens mathématiques et d’instruments électroniques si perfectionnés, pourquoi le Plan, qui a charge de toute la prévision économique, ne devient-il pas l’unique instrument du Gouvernement économique ?Pourquoi n’est-il pas contraignant ?Néanmoins il me semble que pour faciliter 1 exposé j'appellerai « prévision » ce que Pierre Massé appelle « projection » et j’opposerai en fait la prévision à la prospective.En m’éloignant de Pierre Massé par le vocabulaire je reste, cela va sans dire, complètement d’accord avec lui sur le fond.Autrement dit : pourquoi, au moins en matière économique et sociale, laisse-t-on encore une place à La prévision La prévision c’est la projection dans l'avenir du « déjà connu ».Mais c’est une projection qui élargit le connu, qui l’épanouit.Par la prévision, on projette dans l’avenir les capacités potentielles du connu, ses virtualités.On extrapole, dans le temps et aussi dans l'espace, des directions qui ont déjà consistance mais qui sont susceptibles d’épanouissement, d’élargissement.I X.Par exemple, on fait des prévisions démographiques.Et on peut les faire parce que les lois statistiques de la démographie sont aujourd’hui connues avec un degré suffisant de certitude.On fait des prévisions sur les besoins de logements au cours des dix années qui viennent, parce que le nombre de logements dont on aura besoin dépend de la démographie et de sa répartition sociologique, mais aussi d’autres phénomènes déjà amorcés : le regroupement des hommes dans les villes, l’état de vétusté du parc de logements existants, le désir grandissant des individus et des familles d'améliorer la qualité de leurs logements au fur et à mesure que croît leur niveau de vie.rlîfî v'i, f IV1 lit La table d’honneur.la décision libre des hommes alors que le calcul mathématique et la machine électronique apportent réponse à tout ?J’ai même entendu un jour, poser par un jeune garçon, la question suivante à un chercheur opérationnel qui venait de faire un exposé très convaincant : « Nous sommes donc maintenant en mesure de prévoir les révolutions ?» C’est toute l’histoire qui, pour lui, devenait prévisible.Ce sont là des situations d’avenir qui sont très visiblement amorcées dans le présent et dont la prévision se déduit d’expériences déjà faites dans des pays en avance sur la France.Les projections sont aisées.La prévision, sur ces terrains de prédilection, sans être facile et rigoureuse, se fait avec le minimum de risques ; d’autant plus qu’elle dispose de moyens d’analyse et de calcul qui deviennent de plus en plus scientifiques et qui enferment l’incertitude dans des limites de plus en plus précises.Je crois qu’il n’est pas inutile de rechercher pour quelle raison en France, ces erreurs se sont progressivement implantées.Elles ont vraisemblablement une racine philosophique car les latins caressent toujours avec une sorte de passion la philosopsie.Une des doctrines à laquelle ils sont le plus vivement rattachés est le positivisme.Ces moyens d’analyse et de calcul sont si scientifiques, la publicité qu’on leur fait est si peu nuancée, 8 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA Je suppose que ces quelques considérations vous surprennent car on n'est pas habitué, dans les pays anglo-saxons, à de telles cogitations de style philosophique.Malheureusement ces cogitations sont le pain quotidien des Français dès qu’ils ont eu accès à une certaine culture intellectuelle et nous les rencontrons àr tous les niveaux des cadres de l’industrie sans parler, bien entendu, des cadres intellectuels purs.C’est pourquoi je pense que, adonnés comme nous le sommes à la cogitation de nature intellectuelle, il faut aller chercher dans la prospective des projections à long terme qui dissolvent d’une certaine manière ce que les prévisions à court terme peuvent avoir de trop rigide et par conséquent de trop calculable.L’erreur positiviste .Cette attitude intellectuelle et sensible exprime une faute contre l’esprit.Elle est fréquente en France, je crois qu elle est fréquente aussi en Europe.C’est l’erreur de ceux qui croient que l’intelligence de l’homme sera capable à elle seule de résoudre tous les problèmes rationnels et irrationnels qui se poseront à l’humanité car les problèmes irrationnels se dissoudront progressivement dans la rationalité.C’est aussi l'erreur de ceux qui pensent que la science étant finalement le seul moyen d’expression de La prospective La prospective a comme fondement une philosophie qui a été créée et développée en France par un homme dont je m'honore d’avoir été l’ami : Gaston Berger.; 1 Nous croyons communément que la prospective est un simple prolongement de la prévision, un développement dans le temps de la prévision.A cinq ans on ferait de la prévision, à vingt ans on fait de la prospective.1% T Cette conception Gaston Berger a montré combien elle était limitative et insuffisante.Certes la prospective se projette bien dans le temps au delà de la prévision, mais ce n’est pas là son caractère spécifique.Elle se définit par plusieurs caractères.D’abord, elle ne se borne pas, comme le fait la prévision, à projeter l’avenir seulement le long des quelques directions où les extrapolations sont possibles.Elle se projette dans tous l'avenir.C’est-à-dire qu elle recouvre les plages qui ne sont pas couvertes par la prévision.Bien entendu, elle n’écarte pas les découvertes de la prévision, elle en fait son profit ; elle tient compte des déterminismes de la démographie, des techniques, des sciences appliquées et des sciences humaines.Mais, en regardant dans les intervalles des déterminismes objets de prévision, elle considère également les pages laissées libres.Celles où l’homme insérera sa liberté c’est-à-dire ses choix libres, qu’ils soient matériels, moraux, religieux, esthétiques, culturels, sensibles .C’est Pierre Massé qui dit : « La prospective se distingue de la prévision parce qu’elle remet en cause les postulats, parce qu’au sein de la continuité Visible, elle recherche le secret changement ».D’une autre manière, on pourrait dire que la prospective rapproche et confronte le probable et le haitable.K La table d’honneur.l’intelligence de l’homme, c’est à elle qu’est dévolu ce rôle universel qui ne comporterait aucune faille, aucune contradiction.C'est aussi l’erreur de ceux qui pensent que l’homme exerce à lui tout seul une puissance absolue sur la nature, sur la création.C’est enfin l’erreur de ceux qui croient que cette toute-puissance, par le seul jeu de l’intelligence scientifique, construira un monde parfait où l’homme sera parfaitement heureux.C’est la même erreur qui, sous des apparences distinctes, fait penser aux collectivistes que la liberté est un attribut de l’homme qui ne peut s'épanouir que dans une organisation scientifique parfaite et qui fait penser aux libéraux qu'il y a un déterminisme secret des lois naturelles qui fait qu elles conduisent l’humanité au bonheur — non sans quelques sévères souffrances individuelles d'ailleurs — pour peu qu elle sache s'abandonner au jeu des habiles qui ont percé le secret de ces lois.sou- NOVEMBRE 1965 9 qu'elle ne conçoit plus l’homme autrement qu'en état d'éducation permanente.Car il faut que son intelligence, sa culture, sa sensibilité soient toujours prêtes à accueillir de nouveaux bouleversements.Ce qui signifie, très explicitement, que la prospective remet l’homme à sa vraie place dans l'avenir.Cette place est celle que lui donne sa situation de « créature libre » dans le monde créé c’est-à-dire de « créature libre de créer par le moyen d’actes libres ».En affirmant cette position de l’homme dans l’univers et dans l'avenir — et c’est une position qu’aucune autre créature ne possède — la prospective affirme que l’homme, d’une certaine manière, crée son avenir et qu’il en est responsable.Ainsi se trouve ramené à ses justes proportions le mythe positiviste de la toute-puissance-en-soi de l'organisation scientifique.Il me semble que Pierre Massé dégonfle assez bien ce mythe par la remarque suivante : « Tout centre de décision doit s’attacher un prévisionniste au courant de ses espoirs et de ses craintes, de son système de préférence, de sa manière d’envisager les problèmes.Mais il y a incompatibilité entre cet attachement et la liberté d’esprit exigée par une étude prospective ».Cette vision prospective de l’homme n’est pas originale.bien sûr.Elle se greffe directement sur les philosophies humanistes, qu elles soient essentialistes ou existentialistes.Mais elle tire de ces philosophies des conséquences importantes sur la manière concrète dont l’homme doit affirmer son poids sur l'avenir.Elle donne donc aux philosophies consistance et virilité.Nous avons déjà dit que la prospective tente d’aller plus loin dans l’avenir que la prévision.Car elle ne veut pas se laisser prendre à la tentation de croire que tout problème sera résolu quand on saura les quantités de blé, d’acier, de ciment, de logements, de routes qu’il faudra produire d’ici 5 ans.Elle pense que le privilège de l’homme est de se projeter le plus loin qu'il le peut dans son avenir.C’est pour lui un exercice intellectuel fort, aigu, salutaire.Car le monde où il vit change avec une rapidité si prodigieuse qu’il ne suffit pas de prévoir à 5 ans pour se rassurer.Dans 20 ou 30 ans, nos enfants, nos petits-enfants seront à l’âge d'homme et les pères ont le devoir de se demander ce qui les attend à cet âge.Le rôle de l'homme, en effet, n'est pas de refuser les déterminismes bouleversants, mais de les accueillir et de les assumer ; c’est en les accueillant et les assumant qu'il les assimile à son profit.En les refusant, il se comporte à leur égard comme une autruche volontairement aveugle et, finalement, il se livre à eux.Mais il ne peut les accueillir et les assumer que s'il s’y prépare tout au long de sa vie ; l’accueil ne s’improvise pas.En résumé, on pourrait peut-être dire de la prospective avec M.Christopher Wright qu’elle doit nous amener « à prendre davantage conscience du fait que les techniques disponibles pour découvrir et appliquer les nouvelles connaissances scientifiques ont créé une surabondance de moyens à un moment où règne une incertitude considérable sur ce que doivent être nos institutions sociales et nos fins ».Ce n’est pas à la prospective de définir ce que doivent être nos institutions sociales et nos fins.Mais elle doit nous alerter constamment sur le fait que nous courons un grand danger si nous ne réfléchissons pas suffisamment aux fins de l’homme et de la société et à l’expression que les institutions sociales doivent donner de ces fins.Car le vide intellectuel où nous laisserait cette absence de réflexion permettrait l’irruption aveugle des moyens et, finalement, nous mettrait en état de subordination vis-à-vis des moyens.L’homme, créateur des moyens, deviendrait finalement leur objet.D'autre part, la prospective doit nous éclairer sur les fins possibles afin d'orienter notre choix.Cette hiérarchie des fins et des moyens, l’homme la transcrit dans son existence sociale en affirmant d'abord sa vie politique (la politique se situe au niveau des fins) et, secondairement et à un niveau très différent, en affirmant sa vie économique (l’économie se situe au niveau des moyens).D'autant plus que, les choses allant si vite, la clairvoyance dans la construction d’un présent préparant cet avenir devient terriblement difficile.Le calcul n’y suffit pas et il faut aiguiser ses réflexes.Dès lors, il faudrait, quand on se projette dans l’avenir, se retourner chaque fois vers le présent pour voir si c’est bien le présent de cet avenir que l’on construit.Et sans doute est-ce là un des gestes essentiels de l’attitude prospective.Il est enfin un phénomène essentiel du monde moderne que la prospective doit intégrer dans sa recherche : c’est l’interdépendance de plus en plus étroite des hommes entre eux et des événements entre eux.Cette interdépendance n’est déjà plus seulement nationale ou continentale mais planétaire.La solidarité des hommes — qu’elle soit aujourd’hui acceptée ou refusée ¦— est une donnée fondamentale de notre avenir.Et c'est elle, au fond, qui, sous son nom teilhardien de « socialisation » donne à la prospective sa dimension universelle.I Enfin, la prospective a une conscience si aiguë de la transformation prodigieusement rapide du monde 10 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA Il D’ici 1985 la France aura subi de profondes transformations : Le Comité 1985 J’ai dit précédemment que ce Comité avait été constitué par arrêté du gouvernement pour remplir la mission suivante : La moitié de ses usines seront nouvelles, La moitié de ses logements seront nouveaux, « étudier, sous l’angle des faits porteurs d’avenir, ce qu’il serait utile de connaître dès à présent de la France de 1985 pour éclairer les orientations du Vème Plan ».L’ouverture sur l’Europe et la confrontation avec l’Amérique auront duré assez longtemps pour que les fruits -— doux ou amers — en soient déjà cueillis.Ce dont il s’agissait d’abord pour le Comité c’était de rechercher « les tendances lourdes » de l’évolution ; autrement dit la projection de ce qui nous apparaît aujourd’hui marqué par un déterminisme irrévisible ou très accusé.i Il s’agissait ensuite de séparer ces tendances lourdes en deux catégories : celles qui apparaissent comme favorables pour l’homme et qu’il faudra accentuer ; celles qui apparaissent comme défavorables et qu’il faudra soit combattre, soit assumer en les intégrant dans un ensemble de tendances favorables.Il U Pour cette recherche, il fallait balayer tout l’horizon de l’avenir exploré sans, pourtant, se perdre dans les détails.Il fallait prendre une vue générale des éventualités plausibles et, en même temps, concevoir des formes d’action qui s’adapteraient aux voies tracées par ces éventualités.-T c : D On remarque sur cette photo MM, Gérard Filion et Martin Forest au premier plan, M.T.Solowij au second plan.Questions que s’est posées le comité.C’est donc bien là une mission prospective par excellence : 1 •— Comment, d’ici 1985, évolueront les possibilités et les exigences de l’homme ?Comment s’enchaîneront les principales phases de sa vie ?— se projeter en 1985 et — se retourner vers 1965 2 — Que peut-on dire des aspects les plus significatifs du progrès technique et de son influence sur le développement des activités ?pour savoir si le Vème Plan à l’étude préparera bien 1985.On retrouve ainsi une idée de Pierre Massé qui, déjà en 1959, écrivait : « la prospective impliquerait que les Plans futurs ne soient pas entièrement discrétionnaires, mais se conforment à une conception durable des fins de l’action économique, c’est-à-dire en dernière analyse à une idée de l’homme ».3 — La croissance économique se poursuivra-t-elle au rythme actuel jusqu’en 1985 ?Quelle est, au fond, la vraie signification de la croissance économique ?4 — Que ferons-nous des fruits du progrès ?Comment augmenteront les parts de loisir, de la consommation privée, du cadre de vie ?Quels problèmes se poseront à ce sujet ?Il faut d’abord observer avec Pierre Massé que la date de 1985 n’a pas été proposée au Comité comme limite rigoureuse de sa zone de recherche.Il s’agissait de savoir ce que serait le visage de la France vers 1985 plutôt qu’en 1985.Plus précisément : 1985 a été choisi parce que, entre 1960 et 1985, c'est une génération toute entière qui se sera écoulée.5 ¦— Quelle influence exercera sur notre environnement la concurrence internationale ?la concer- (Suite à la page 17) NOVEMBRE 1965 11 i ' A r, $ ¦ s*?t X I % _j JL?j| Des membres officiels de la compagnie Renault Automobiles Canada Ltée ont accompagné le groupe de concessionnaires Renault qui, tout récemment, effectuait une visite de la nouvelle usine SOMA de St-Bruno.Devant l'une des voitures de cette marque, partiellement assemblée sur la chaîne de montage, se trouvent, dans l’ordre habituel, Messieurs Pierre Le Codec, Jacques Piaux et Georges Basiliou, respectivement nouveau vice président et directeur général, président et vice président et directeur général sortant de Renault Automobiles Canada Ltée.Les premières voitures Renault fabriquées dans cette usine seront disponibles sur le marché dès la fin de ce mois.Office Central Catholique /LTÉE Importateurs d'objets de piété CHAPELETS, MÉDAILLES, CRUCIFIX, IMAGES, MISSELS, ETC.vj\ Représentants de fabricants et d'éditeurs français Montréal I, Canada 50 ouest, rue Notre-Dame Téléphone : Victor 2 - 2505 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA 12 LES CIMENTS LAFARGE DU QUÉBEC Sx rrs r r~ n.:7X H HHÏÎWi Mill JL M Tlilifllrtr i É ,3 III § icc Hcc) [c cc! Hcc y ( « U c" #1 m c?I ffl !i mm \ Croquis de l’usine de Ciments Lafarge Québec Ltée, qui sera érigée à Saint-Constant, près de Montréal, sur la rive sud du Saint-Laurent.Cette usine, d’une capacité initiale de 1.500 tonnes par jour, coûtera $30 millions environ.NEWS FROM LA CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE SECTION DE L’ONTARIO day at the King Edward Hotel.Cocktails at 12 noon.(Why do we permit Leon Katz, the thinnest man in the organization to plan these calorific menus?) Officer’s meeting Aug.31, 1965.(Messrs.Katz, Ward.Tames) Discussed : 1.Ways of making membership more aware of the prime purpose of the Chambre in helping to create French-Canada tread to the mutual benefit chy, editor of the Financial Post is joining us and giving 2.Ways of decreasing financial a talk.We don't know the subject (and he probably There’s something for the mind too.J.B.McGea- of both countries.losses at pre-luncheon cocktails.Mr.Ward suggested doesn’t know either, until he gets up to speak) but it will certainly be colourful and provocative, topped with keeping drinks free but shortening drinking time.3.Mr.Tames suggested an active publicity campaign for the ironic humour this commentator is known for.the Chambre publicizing it's activities and it's speakers and their talks.4.Mr.Tames suggested the possibility of holding one luncheon aboard a visiting French ship in the harbour.Mr.Katz will investigate.5.Mr.Katz suggested a monthly news bulletin to members to conserve time at luncheons for other matters., This year, organizational business and news will be communicated to you via a Bulletin.The first one is enclosed along with a copy of our financial statement and your invoice for dues.t This is going to be an active season for the Chambre and a stimulating and pleasurable one for Forget about dieting Wednesday October 20th.the members.Lets begin with a full turn-out for our Our '65 - '66 round of luncheon meetings begins that first reunion on the 20th.NOVEMBRE 1965 13 ASSELIN, BENOÎT, BOUCHER.DUCHARME, LAPOINTE Raymond, Chabot, Martin, Paré & Cie .Ingénieurs-Conseils Comptables Agréés ASSOCIÉS M.Hector Asselin, Ing.M.Marc Benoît, ing.M.Raymond Boucher, ing.M.André Ducharme, ing.M.Gérard A.Lapointe, ing.Jacques Raymond, C.A.Guy Chabot, C.A.Guy Martin, C.A.Jacques Paré, C.A.Jean Brissette, C.A.Philippe Rondeau, C.A.Jacques Girard, C.A.Jean-Pierre Roy, C.A.Donald Bilodeau, C.A.Claude St-Denis, C.A.Robert Gagnon.C.A.Gilles St-Pierre, C.A.Serge Saucier, C.A.J.-Pierre Pilon, C.A.Gabriel Groulx, C.A.SOC I É T A I RES M.Alban M.Deschênes, ing.M.Frédéric Dréville, ing.M.Robert Garneau, ing.M.D.L.Harris, ing.M.G.Edgar Ransom, ing.4200 ouest, boul.Dorchester - Tel.: 931-1 731 Montréal Montréal 3, Qué.La Tour de la Bourse, S, % es VALEURS DE PLACEMENT Membres de l'Association Canadienne des Courtiers en Valeurs Mobilières O val Room : Somptueusement décoré dans le style "Adam" Déjeuner - Thé - Dîner 9 Lounge : Coktails et thé l'après-midi AGENTS DE CHANGE Maritime Bar : Spécialité : poisson Ritz Café : Petit déjeuner, déjeuner et dîner à prix modérés Membres : Bourse de Montréal Bourse Canadienne 360 ouest, rue Saint-Jacques — Montréal I Tél.: 879 - 2222 Ritz Café at Night : Dîner-dansant Québec • Trois-Rivières • St-Hyacinthe • Shawinigan Sherbrooke • Chicoutimi • Ottawa « Moncton Paris • Bruxelles • Genève 14 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA BIBLIOGRAPHIE Les Techniques quantitatives de la planification Pour tenir compte de ce que les croissances observées s’opèrent entre secteurs inégaux en dimension, en taux d’accroissement et en capacité d’entraînement, François Perroux pousse plus loin l’analyse dans le domaine du calcul économique collectif.Les effets d’entraînement des industries modernes et des industries entièrement nouvelles sont minutieusement étudiés et modelés.Ils sont définis par « les actions dans lesquelles l’augmentation du taux de la croissance du produit ou de la productivité d’une unité simple ou complexe A provoque l’augmentation du taux de croissance du produit ou de la productivité d’une autre unité simple ou complexe B.L’unité entraînante ou motrice ainsi entendue agit théoriquement sur une unité entraînée ou mue par un effet de dimension ou par un effet de productivité ou d innovation ».Si, selon l’expression du général de Gaulle, le Plan doit être « une ardente obligation » et si l’idée de planification est de plus en plus familière à l’opinion, jusqu’à maintenant les études qui ont été consacrées aux plans et à la planification sont généralement demeurées descriptives.Elles ne sont jamais allées jusqu’à une véritable analyse du phénomène économique de la planification.Aussi, faut-il se féliciter de ce que le professeur François Perroux qui nous avait déjà donné, pour la large information du public un « IVe Plan » excellent, vienne de publier sous le titre « Les techniques quantitatives de la planification », un ouvrage qui tend à analyser la logique économique de la planification et les techniques quantitatives dont elle use.Il est précisé ce qu’il faut entendre par industries « modernes » et « industries entièrement nouvelles » qui jouent un rôle moteur dans la croissance économique.C’est ainsi que l’auteur y étudie systématiquement les rapports qui peuvent exister entre l’effet d’entraînement et les techniques quantitatives de la planification.Il fait ressortir comment une analyse lucide de l'économie de marché oblige à intégrer les « modèles » des rapports de forces inégales tenant aux structures oligopolistiques et monopolistiques.Pour ne pas commettre d’erreur et pour orienter de la manière la plus productive les ressources de la nation, le planificateur doit tenir compte des effets asymétriques et irréversibles exercés par les plus grandes firmes et par les secteurs moteurs qui conditionnent de façon durable l’activité économique.C’est à l’étude des techniques quantitatives du Plan et à ses aspects sociaux qu’est consacré le dernier chapitre de l’ouvrage qui marquera sans nul doute dans l’œuvre déjà si importante du professeur François Perroux.Dans un domaine encore inexploré où il est souvent difficile de se dégager des contingences politiques, l’auteur nous apporte avec sa compétence et son talent habituels, un travail scientifique dont ne manqueront pas de tirer profit tous ceux qui doivent se pencher sur le problème de la planification.M.- G.INC.PRÊTS EN PREMIÈRE ET DEUXIÈME HYPOTHÈQUE — PRÊTS COMBINÉS Propriétés résidentielles, commerciales, industrielles MONTRÉAL et PROVINCE 31 ouest, rue Saint-Jacques, Montréal 1 Correspondants dans les principales villes de la Province de Québec Téléphone: 842-1788 NOVEMBRE 1965 15 LE SYSTÈME DE FINANCEMENT Prés.Jacques Racine RoyNat I C.E.Racine & Cie LIMITÉE vous propose des prêts bien adaptés aux besoins de votre entreprise.I pour financer l'achat de terrains, de bâtiments, et d’équipement ou d'autres projets d’expansion.pour augmenter les fonds de roulement ou remplacer les capitaux affectés à diverses immobilisations .pour consolider et refinancer les dettes.pour acquérir d'autres entreprises ou en lancer de nouvelles.Les prêts sont consentis pour des montants de $25,000 à $1,000,000 ou plus et pour des périodes de 3 à 10 ans.Termes flexibles.Pour assistance financière dans tout projet industriel ou commercial, communiquez avec: 1909 - 1965 Courtiers en Douane et Transitaires Membre de la Chambre de Commerce Française au Canada Edifice Board of Trade 300, rue du Saint-Sacrement Montréal I RoyNat Ltée HALIFAX, MONTRÉAL, TORONTO, WINNIPEG, REGINA, CALGARY ou VANCOUVER ou toute succulsa:e de: LA BANQUE ROYALE DU CANADA BANQUE CANADIENNE NATIONALE MONTREAL TRUST COMPANY CANADA TRUST TRUST GÉNÉRAL DU CANADA Téléphone : 849 - 5291 COMITÉ NATIONAL ACTIF : $3,280,000 des ,'v VINS DE FRANCE JOUR SANS VIN ?JOUR DE CHAGRIN ! ! ! COMME.£ L La PAIX ASSURANCES comme A comme Prenez du vin à chaque repas.C'est un peu de bonne humeur et une aide précieuse pour votre digestion.P PROTECTION AUTOMOBILE INCENDIE comme A comme i comme x .Il vous plaira ! comme .i Les vins de France sont les meilleurs I LA PAIX COMPAGNIE D'ASSURANCES GÉNÉRALES DU CANADA 2060 McKay Montréal vous servira COMME .Aucune autre Compagnie ne le fera ! 937 - 9135 Brochure gratuite envoyée sur demande 465, rue Saint-Jean, Montréal • Tél.: VI.4-8632 16 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA En énumérant ces qualités on ne les définit pas et, surtout on ne dit pas comment elles s’acquièrent.C’est un problème grand’ouvert ; le plus important peut-être de tous ceux qui se posent à l'homme de 1965.Il ne paraît pas que l’Université officielle soit en état de « disponibilité » pour l’aborder.( Suite de la page 11) talion européenne ou atlantique ?l'aide aux pays en voie de développement ?1ère Question : L’HOMME DE 1985 I Plus l'homme sera soumis à des tensions (physiques, psychologiques, sociales), plus il faudra lui apporter de compensation dans le domaine de sa sensibilité si l’on veut qu’il garde son équilibre.Il lui faudra donc davantage de musées, de bibliothèques, de salles de spectacles et de concerts, de maisons de la culture.I Physiquement Sa vie sera plus longue.Grâce aux développements de la recherche médicale et, plus particulièrement, de ses deux branches les plus ouvertes sur l’avenir : la biologie et la génétique, les activités régulières de l'homme pourront être prolongées beaucoup plus tard qu’aujourd’hui.A 80 ans un homme ne sera pas encore « amorti ».Il faudra donc aménager les mœurs, la vie sociale et même les lois pour que cet homme ait encore une place active dans la société.Enfin, l’éducation permanente et la prolongation de l’activité tendront à amenuiser l'épaisseur des cloisons qui séparent aujourd’hui les trois âges de la vie : la formation scolaire, le travail et la retraite.Sur leurs franges, ces trois âges se recouvriront.La coexistence entre les générations, qui est si difficile aujourd’hui, devra trouver de nouveaux modes et de nouvelles institutions.Peut-être l’équilibre social y gagnera-t-il.Les grandes maladies (leucémies, cancers, maladies cardiaques) ne seront peut-être pas vaincues, mais on saura mieux les prévenir et amortir leurs effets sur l’organisme.En contre-partie de ces inscriptions positives au bilan de l’état physique de l’homme il faut noter : • la croissance de la consommation de médicaments et ses abus possibles ; • la survie, presque systématique, des êtres mal formés ; • les possibilités redoutables qu’apportera la biologie de modifier les êtres et les espèces (donc : l'être humain et l’espèce humaine) ; • le développement des agressions externes : accidents de la circulation, les tensions nerveuses de la vie sociale encombrée la pollution de l'air par les usines, etc .2ème Question : LE PROGRÈS SCIENTIFIQUE ET TECHNIQUE ET LE DÉVELOPPEMENT DES ACTIVITES.L’importance du progrès scientifique et technique ne peut cesser de croître.C’est une vérité que personne ne récuse, sauf ceux qui voient dans ce progrès une sorte de perversité diabolique.Depuis 20 ans, ce progrès se mesure par des chiffres dont voici quelques-uns parmi les plus caractéristiques : • le budget américain de recherche a été multiplié par 10 • la vitesse des engins conduits par l’homme a été multiplié par 40 • le traitement et la transmission de l’information ont été multipliés par 1,000 (calculatrices, laser, etc.) Le solde du bilan ne sera donc positif que si l’homme sait faire usage du progrès.Son équilibre physique et mental étant toujours menacé, il faudra qu'il soit toujours en éveil pour le défendre.I Intellectuellement La recherche est donc devenue une activité fondamentale aussi bien dans le secteur public que dans le secteur privé.Aux Etats-Unis les deux secteurs coordonnent leurs efforts de recherche qui s’appuient l’un sur l’autre.En France, une méfiance réciproque les tient à l'écart.Certains signes montrent que cette méfiance pourrait progressivement céder.Rien ne serait plus souhaitable.1 Les connaissances seront si vite périmées qu’il faudra enfin que l'homme comprenne qu’il n’est pas fait pour acquérir des connaissances définitives mais pour « apprendre à apprendre ».Cette disponibilité, il la trouvera dans une vaste culture générale, dans une ouverture permanente de l’esprit, dans une adaptabilité toujours réceptive.NOVEMBRE 1965 17 f LO RÉAL hommages de PRODUITS CAPILLAIRES POULENC DE HAUTE REPUTATION LTÉE UTILISES FABRICANTS DE SPÉCIALITÉS PHARMACEUTIQUES DANS LES MEILLEURS SALONS DE COIFFURE ; " îniîîiTTTTiiiil iwiira m—|r ^ gssates COSMAIR (CANADA) LIMITED HAMILTON, ONTARIO 8580 ESPLANADE, MONTRÉAL II Telex 01-2169 Câble : STARBER, Montréal UNIYERSPORT INC.1335, rue Sainte-Foy, coin Verchères Ville Jacques-Cartier, P.Q.Tel.: 679-1500 ST-ARNAUD & BERGEVIN LIMITÉE Importateur exclusif pour le Canada : ADAMS-TRAINER, appareil culture physique et méca-nothérapie BOULES OBUT, la boule de pétanque "Champion de France" CASTEL JOUYEUX, le mobilier des Jours Heureux !.HUTCHINSON "Nahanni" — "Marsouin", chaussures de marche et bateau pneumatique.Equipement de l'Expédition South Nahanni HUNGARIA, chaussures et ballons tous sports, "Champion du Monde avec l'Inter de Milan" JAMET, tentes et sacs de couchage, "Qualité France" JOINVILLE, survêtement de sport et camping PALMA, matelas pneumatique et radeau de première qualité.PAUTRY, articles de cuisine sélectionnés RACLET, tentes et sacs de couchage "Qualité France" Courtiers en Douane Expéditeurs Entreposeurs Camionneurs Agents Transitaires * 4 bureaux dans Montreal pour vous servir ; 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• l'amenuisement des effectifs de l’agriculture ; • le développement des intercommunications, avec toutes les interdépendances qu’elles provoquent ; • la gestion décentralisée et, peut-être, la réduction des unités industrielles à l'échelle humaine ; • la création de nouvelles matières premières (plastiques) ; • la transformation des transports (trains à grande vitesse, avions supersoniques, etc.) ; • et peut-être : la solution définitive du problème de 1 énergie par la fusion des éléments de l’atome.3ème Question : L’AVENIR DE LA CROISSANCE ECONOMIQUE.Nous avons pris progressivement l’habitude de considérer la maximisation du taux de croissance éco- BUVEZ À VOTRE SANTÉ! CELESTINS Les structures industrielles vont subir, de leur côté, de profondes transformations : • l’industrie lourde, surtout celle qui est attachée au minerai, deviendra littorale ; • la concurrence sera plus vive du fait de 1 ouverture des frontières et de la compétition scientifique ; • la concertation s’affirmera plus nécessaire au fur et à mesure que la concurrence apparaîtra aussi comme destructrice de richesses et non pas seulement comme source de progrès.Sur ce point, il faut relire le livre prophétique de J.Galbraith : « The affluent society » ; • les activités les plus faciles seront exercées de préférence par les pays les moins avancés qui s’y adapteront plus facilement qu’aux techniques de pointe ; • en contrepartie, les pays les plus avancés devront davantage se tourner vers les activités de pointe, celles qui requièrent un investissement intellectuel plus grand ; • l’effet de dimension sera de plus en plus sensible ; • les industries du loisir se développeront.Mais elles seront à la recherche d’une qualité croissante.Nous avons insisté sur le fait que c'est la recherche scientifique qui commande les progrès techniques.Voici quelques chiffres qui donnent à penser.VICHY EAU MINERALE ALCALINE NATURELLE - PROPRIÉTÉ DE L'ÉTAT FRANÇAIS ' - V WtÆ % j B m fl A i X* V ’ - f i .v.f I • A I I 59< LA SEULE véritable eau de Vichy vendue au Canada Importée directement de l'établissement Thermal de Vichy, à Vichy, France Méfiez-vous des imitations ! ! ! Exigez CELESTINS.Représentants Exclusifs au Canada : Herdt & Charton, Montréal NOVEMBRE 1965 19 Mais il est des formes de résistance au changement qui s’expriment en France avec plus de force qu’ailleurs peut-être : • l’absence de fluidité de la main-d'œuvre ; • la tendance profonde à l’inflation ; • l’insuffisance de l'enseignement et de la promotion ; • l’insuffisance de l’effort de recherche.nomique comme une fin en soi, comme l’objectif suprême.C’est là une déformation de notre vision des choses qu’il faut corriger car la croissance économique n’est qu’un moyen au service de fins qu’il faut définir.Dans l’ordre des fins, il est bien clair que la qualité du développement doit être prise en considération parallèlement à la quantité.¦ Cependant, si dans un premier temps on considère seulement la quantité, on s’aperçoit que si la croissance des besoins appelle l'expansion, l’expansion, de son côté, engendre des besoins.Il y a là un phénomène d’induction qui est devenu classique et qui associe étroitement les fins et les moyens.Il nous faudra donc une action volontaire et concertée pour lutter contre toutes ces résistances : celles qui sont universelles, celles qui nous sont plus particulières.Cette action repose sur le civisme des citoyens mais aussi sur l’organisation de l’Etat et des corps in-termédaires qui sont la charpente et le moteur des démocraties.Le Comité 85, en observant ces phénomènes, a cru pouvoir conclure que la croissance régulière de l’économie d’ici à 1985 devait être postulée et qu'on pouvait même assurer qu’elle n’aurait pas épongé à cette date les insatisfactions des consommateurs.Sur ce point on ne peut faire preuve que d'un médiocre optimisme.Elle ne les aura épongées ni au plan de l’efficacité ni au plan de la morale car, à elle seule, la croissance ne résoudra pas le problème de l'inégalité entre les hommes.Si on veut poursuivre, sinon la disparition du moins l’atténuation de cette inégalité, il faudra s’engager dans une intervention volontaire en matière de politique des revenus.4ème Question : LES FRUITS DU PROGRÈS Le Comité 1985 a donné comme exemple d’une projection souhaitable de l’économie française en 1985, le tableau suivant qui se réfère à une valeur 1 en 1960 et qui suppose une durée de travail de 40 heures par semaine en 1985 : Production intérieure brute Consommation des ménages Dépenses de recherche Dépenses d’équipement collectif Dépenses de prestations sociales Cependant, pour que la croissance soit assurée comme il convient, il faudra s’attacher à combattre sans cesse le phénomène inflationniste.Ce phénomène est, à l’origine, de nature mentale, psychologique.Il se centre sur la volonté de jouir au maximum du présent en écartant les préoccupations de l’avenir.3 2,5 6 De tout cela, le Comité 1985 a retenu que la croissance n’est pas le but à poursuivre nécessairement mais que, au point de développement où nous en sommes aujourd’hui et compte tenu de l’effort de traction qu’exercent sur nous les pays qui nous ont dépassés, il faudra s’attacher, d’ici 1985, à une croissance forte n’engendrant pas de surchauffe inflationniste.On est donc amené à se demander si une forte croissance est possible.La réponse n’est pas évidente car il y a beaucoup d’obstacles à la croissance.Voici quelques-uns des plus importants qui se rattachent tous à cette résistance naturelle aux changements (et, surtout, à la vitesse du changement) que nous observons un peu partout dans le monde.• obsolescence rapide des matériels techniques ; • concurrence internationale ; • désarroi apporté par les bouleversements scientifiques.7 8 Ainsi apparaît clairement la prééminence que le Comité a accordée aux dépenses collectives.Ce sont bien évidemment les dépenses individuelles qui font les frais de cette option.Mais il ne s’agit bien là que d’une option.A supposer qu’on la retienne au départ, il va de soi qu’on pourra en changer en cours de route.Les raisons qui ont orienté le Comité vers cette option sont les suivantes : • Le phénomène de socialisation : (interdépendance croissante des hommes, des événements, des struc-tares, des continents) est un des traits caractéris- 20 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA tiques de notre monde.Or il appelle une montée des valeurs collectives ; Nous passerons d’ici la fin du siècle d’une société rurale à une société urbaine.Si l’on voulait schématiser l'évolution que représente ce passage on pourrait dire qu’il y aura en 1985 : 2 fois plus de foules, 3 fois plus d’embouteillages, 4 fois plus de banlieues.Il faudra donc que nous sachions maîtriser ce passage de la société rurale à la société urbaine, ce qui soulève beaucoup de problèmes collectifs tels que : • l’équipement urbain (aménagement des artères et des transports) • l’administration • le droit de propriété commerciale • le droit de propriété foncière • une répartition fiscale plus juste • l'équilibrage des régions • la concentration des moyens d’enseignement et d’éducation • le développement des communications télé phoniques • le règlement du stationnement automobile Il y aura dès lors conflit entre le citoyen, qui serait conscient des exigences collectives nouvelles, et le consommateur, qui veut jouir individuellement des fruits de son travail.Ce conflit est d’ailleurs au cœur de chacun de nous : c'est le conflit entre l’égoïsme et le souci du bien commun, entre la jouissance personnelle et la satisfaction du désir légitime des autres, entre le développé et tous les sous-développés.' C’est le citoyen qui, par son vote, tranchera le débat.Le citoyen, c’est-à-dire l’Etat auquel reviendra la charge d’équipements collectifs devant normalement doubler tous les 10 ans.On voit donc que les dépenses collectives croîtront la valeur relative plus vite que le produit national brut et plus vite que les dépenses individuelles.C’est un choix qui exigera du courage, de la lucidité.Il exigera aussi une révision des principes moraux qui régissent la répartition de nos revenus, car le sacrifice aux emplois collectifs ne peut être assumé par une seule catégorie de la population.A défaut de ce courage et de cette lucidité on pourra s'attendre à de graves explosions sociales, Pour provoquer courage et lucidité il faudra un énorme effort d’information.Effort d information, c’est-à-dire d éducation qui devra commencer à l'école même.On retrouvera ainsi les voies d’une éducation civique que nous avons négligée pour jouer aux esprits forts et nous perdre dans l'abstraction d’idéologies confuses qui énervent les volontés.C’est-à-dire qu’il faudra nous arracher à un passé matériel, institutionnel et mental où nous sommes enlisés, C’est-à-dire aussi que se trouvera posé avec beaucoup de force le problème de la conciliation de l’individuel et du collectif.Or, en ces matières, ce qui naît des réflexes spontanés du citoyen n’est pas toujours — et même rarement — ce qu’une société, qui prendrait une conscience claire des exigences qui la pressent, déciderait de réaliser.Le tableau d’une situation « souhaitable » en 1985 fait apparaître une croissance considérable des prestations sociales.Ceci tient, en particulier, au fait d’une montée en flèche (déjà commencée) de la consommation médicale et pharmaceutique.Le remboursement de ces dépenses est certes légitime dans une société peu aisée.Il pourrait — et même devrait — être remis en cause dans une société plus riche et qui serait donc moins portée aux attitudes « paternalistes ».En particulier, le Comité a pensé que dans l’ordre de la qualité du développement, il faudrait faire un effort considérable pour que « le beau » soit réintroduit dans nos valeurs de croissance.Or le beau ne s’impose pas comme une abstraction.Il faut le créer d’abord pour qu’il attire ensuite à lui les suffrages.En matière d’esthétique il faudra donc que les exigences collectives soient imposées avant d’être acceptées.5ème Question : LES INFLUENCES EXTÉRIEURES.Tout ceci appelle de grands changements dans nos mentalités.Car, aujourd'hui, 5/6 de la production intérieure brute vont à la consommation privée.Pour développer les biens collectifs, il faudra donc remonter la tendance très enracinée à la consommation privée.L'intégration de l’économie française dans un ensemble — ou dans des ensembles — plus vaste ne peut pas ne pas se poursuivre, sauf véritable catastro- NOVEMBRE 1965 21 Elle est cloisonnée, à courtes vues du fait de son cloisonnement, finalement beaucoup plus réactionnaire que révolutionnaire.L’Université est un des meilleurs exemple de son inaptitude actuelle à la prospective.Or, il est extraordinairement important que l’administration s’ouvre toute grande à la réflexion prospective.Nous avons donc souhaité que, dans les administrations, se constituent des centres de réflexion prospective.Autrement dit, notre prospective appelle la prospective.Et cet engendrement est bien une des lois fondamentales de la prospective qui ne peut jamais se reposer sur elle-même ou sur aucun des buts qu elle atteint.phe politique.On ne peut pas douter que cette confrontation appellera une virilité accrue.D’autre part, l’aide aux pays en voie de développement n’est pas prête à disparaître.Elle entrera progressivement dans nos mœurs comme un des traits les plus caractéristiques de notre monde.Sous-tendue à la base par une conception morale, elle sera imposée au niveau de la réalité la plus immédiate par le fait que la puissance politique des pauvres ne cessera de croître.D'autant que, derrière cette puissance politique, se profilera, longtemps encore, l’ombre des communismes soviétiques, chinois et asiatiques auxquels on ne pourra abandonner ce terrain.C’est là une revanche singulière — même si elle nous est signifiée d’une manière très déplaisante — de la pauvreté sur la richesse, de la misère sur l’argent.La morale ne s’avance pas toujours à pas feutrés comme le bon conformisme bourgeois nous l’avait longtemps montré.3— Le problème de l’éducation permanente est fondamental.Qu’il s’exprime par le « recyclage » ou par la « rééducation permanente » il appelle de nouvelles structures qui associeront l’entreprise, le syndicat et l’université.La revendication étroitement monopolistique de l’université est devenue décidément hors de saison.D’ailleurs elle donne déjà des signes de récession.CONCLUSIONS 1 —Le Groupe 1985 s’est borné à un inventaire.Il a léché la surface des problèmes.Il n’en a creusé aucun.On ne lui avait demandé rien de plus et il n’avait pas les moyens d’aller plus loin.Mais il va falloir maintenant creuser ces problèmes.2 — L’administration française nous est apparue, dans son ensemble, assez inadaptée à cet exercice nouveau qui la requiert au premier chef.4 ¦— Il faut étudier l’organisation des modes de vie et d’activité du troisième âge.Sinon, une minorité d’actifs va supporter la somme de deux poids très lourds : celui d’une jeunesse engagée pour un temps de plus en plus long dans l’éducation non productive, celui des hommes d’un âge avancé dont l’inactivité sera de moins en moins supportable au fur et à mesure que son échéance finale reculera.jL Chauvenet T «sHhrC I I **9*j Nés ÿW.ni itiBlSWr- It % %] Dans ses caves de Nuits-Saint-Georges, depuis plus de 100 ans, CHAUVENET élève ses vins selon la plus pure des traditions 3fj !.d__4i DEPUIS uni» I mmm Eâ i m e 1 BEAUJOLAIS CHAUVENET: rouge, léger et fruité (No 428 D) RED FLAG CHAUVENET: grand Bourgogne rouge, sélectionné (No 428-Hl WHITE FLAG CHAUVENET: Bourgogne blanc, sec, cuvée spéciale (No 447| ^gSi me 22 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA Descendant de ce niveau des options politiques, la planification concluera aux options économiques.Il est important de bien comprendre que les options économiques sont secondes et non pas premières.Non pas, bien sûr, que le lien cybernétique entre l’option politique et l’option économique soit renié, mais parce que, dans les périodes de tension où l’imbrication des fins et des moyens devient presque indéchiffrable, il faudra savoir prendre du recul pour restituer à l’option politique son rôle directeur.Dès lors, les options économiques gagneront en souplesse car elles s’ajusteront aux ajustements successifs des projections politiques et elles perdront cette allure déterminée que tend à leur donner l’invasion de leur domaine par le calcul.Je pense donc que, contrairement à ce que croient beaucoup de jeunes, une telle planification économique s’écartera davantage de la rigidité qu elle s'en rapprochera.Du moins dans la mesure où le politique saura formuler des options fermes à son niveau et disposera de l’autorité nécessaire pour les imposer.S’il en allait différemment, c’est-à-dire si le pouvoir politique n’avait pas de fermeté dans la pensée prospective ou pas d’autorité pour imposer ses choix prospectifs, ce sont les technocrates de l’économie qui se substitueraient à la fermeté politique absente pour retrouver une rigidité économique autoritaire.Et l’on verrait alors l'économie chargée de se prononcer sur les fins alors qu’elle n’est qu'un moyen au service de fins qui ne peuvent être que politiques.C’est bien pourquoi je crois que nous avons à nous défendre contre une certaine dégradation de la politique dont nous nous réjouissons naïvement.Quand la politique se dégrade ce sont les technocrates qui gagnent.Or ce sont la plupart du temps de mauvais philosophes.Mais la vie de l’homme et son avenir ne se différencieraient pas de la vie et de l’avenir d’un animal s’ils n’étaient inspirés tous deux par une philosophie.5 — Le problème des valeurs collectives nous a paru appeler des études importantes.On ne pourrait concevoir que les institutions collectives de demain soient créés, financées et administrées suivant les modes actuels qui appartiennent au siècle dernier (si même ils ne se sont pas rabougris depuis le siècle dernier).C’est là où l’esprit prospectif devra être inventif et révolutionnaire ; c'est là également où il devra être pris en charge par une autorité consciente de ses responsabilités.' Pour mon seul compte personnel — car le problème n’a pas été abordé par le Comité 1985 — j’aborde ici, en quelques mots rapides, le problème de la planification de l’avenir.Je crois que, de plus en plus, la planification s’axera sur un effort de pensée à long terme c’est-à-dire de pensée prospective.C'est-à-dire qu elle posera d’abord et essentiellement la question des valeurs de civilisation en vue desquelles nous avons à œuvrer.Or, ceci est œuvre politique et non économique.Pour ce qui regarde les valeurs de civilisation il me semble que nous aurons à regarder loin devant nous, à la fois dans le temps et dans l’espace en considérant l’avance qu'ont prise les pays Nord-Américains et la direction qu’ils nous tracent.Certes il est possible que sur certains points nous différions des Nord-Américains dans nos conceptions des valeurs de civilisation.Je pense cependant que pour tout ce qui regarde l’économie proprement dite, telle qu elle est animée dans le monde moderne par la science et par les techniques, nous n’aurons pas à nous écarter beaucoup de l’exemple américain.Cette question des valeurs de civilisation est œuvre politique et non économique.C'est d’ailleurs ainsi que la pose Galbraith dans son livre aujourd’hui célèbre « The affluent society ».Ce sont les institutions politiques qui auront à faire les choix et non pas les institutions économiques.Il me semble que c’est là une des conclusions implicites — et non des moindres — des travaux du Comité 1985.Je me rends parfaitement compte que toutes ces considérations que j’ai développées devant vous peuvent vous surprendre.Nous ne sommes pas comme les Canadiens et les Américains, qui sont déjà entrés dans une civilisation ; nous recherchons les voies de la nôtre et par la force des choses nous les recherchons à tâton.Le premier acte, le plus important et le plus décisif, l’acte capital de la planification sera donc un acte politique.Il sera nécessairement sujet à révisions fréquentes, à ajustements progressifs.Il ne solidifiera aucune position.Il aura cette souplesse qu’exige l’insertion de l’homme dans l’avenir ; cette souplesse à la fois humble et virile qui est un des traits fondamentaux de l’attitude prospective, laquelle, selon la citation déjà faite de Pierre Massé, « au sein de la continuité visible recherche le secret changement ».Nous devons tenir compte également d’un climat politique qui est très différent du climat canadien.L’adhésion sans réticence à une économie de l’abon- NOVEMBRE 1965 23 vous paraître assez singulier que le Groupe 85 ait très étroitement mélangé les problèmes de la morale et de l’efficacité.C’est un des problèmes aigus qui est posé à la civilisation française aujourd’hui.Au fur et à mesure que notre niveau de vie s’augmente je suis porté à croire que les valeurs d’efficacité seront de plus en plus respectées et que les valeurs idéologiques qui s'attachent au respect étroit de la morale auront tendance à s'effacer progressivement.dance ne va pas sans réserve dans nos pays.L adhésion également à une économie où le profit serait considéré comme la juste rémunération des efforts des hommes, pour autant que cela puisse paraître singulier, n’est pas non plus l’objet d’une adhésion unanime dans nos pays latins.Les tendances à une répartition égalitaire des revenus et des profits ne sont pas encore dissipées.Nous avons davantage le sentiment de la justice, que celui de l’efficacité.C’est pourquoi il pourra LA SOCIETE FRANÇAISE SOFRESID PARTICIPE A LA CONTRUCTION DE L’USINE SIDÉRURGIQUE DE SIDBEC de la société américaine Kaiser Engineering, des travaux de caractère sidérurgique.Deux firmes d’ingénieurs-conseils de Montréal prendront en charge les travaux de génie civil, de mécanique et d'électricité.Ce sont : Asselin, Benoit, Boucher, Ducharme et Lapointe d’une part, et Lalonde, Valois, Lamarre, Valois et Associés de l’autre.M.Gérard Filion, président de la Sidbec, a révélé récemment la composition du groupe d'engineering chargé de réaliser le complexe sidérurgique de Bécan-cour.La société française Sofresid, qui compte à son actif la réalisation de l'aciérie de Dunkerque d’Usinor, fait partie de ce groupe.Elle sera chargée, avec Henry J.Kaiser Company (Canada) Ltd., filiale canadienne ‘jouzzuze Ofla^otfez «LA SEULE GRIFFE FRANÇAISE À MONTRÉAL» 1434 OUEST, RUE SHERBROOKE VI.4-6474 AV.8-4528 Les Éditions Françaises Inc.Agents Généraux pour le Canada de la LIBRAIRIE LAROUSSE Siège Social : 192, rue Dorchester Québec, P.Q.Succursale : Montréal, P.Q.8440, Boulevard Saint-Laurent, chambre 301 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA 24 LA CRISE DU MARCHE COMMUN C’est pourquoi des étapes déterminées dans le temps doivent pouvoir être respectées afin que les entreprises elles-mêmes puissent s’en tenir à un programme.Des sacrifices doivent être consentis dans la perspective d'une prospérité accrue par un marché élargi aux possibilités plus vastes.Par contre, l’industrie ne saurait accepter que cette perspective puisse être compromise par des incidents politiques susceptibles de se répéter.Le Conseil des Présidents de l’Union des Industries de la Communauté Européenne (U.N.I.C.E.), qui groupe les fédérations industrielles centrales allemandes, belge, française, italienne, luxembourgeoise, néerlandaises, ainsi que la fédération grecque comme membre associé, s’est réuni le 7 octobre 1965 à Paris.Dès le début de la crise, il avait fait connaître la position de l’U.N.I.C.E.dans un communiqué diffusé à la presse le 6 juillet 1965.Il vient à présent de procéder à un nouvel examen de la situation actuelle du Marché commun et s'est préoccupé des répercussions sérieuses que pourrait entraîner un prolongement de l'impasse existant depuis le début du mois de juillet.Les fédérations industrielles tiennent à souligner qu'à leurs yeux, la réalisation de l’union économique doit nécessairement aller de pair avec celle de l’union douanière.Aussi insistent-elles pour qu’un effort particulier soit accompli dans la voie des politiques communes qui accusent un incontestable retard.Cet effort devrait porter : L’U.N.I.C.E.tient à confirmer son attachement fondamental à la poursuite de l’intégration européenne entreprise sur la base du Traité de Rome.• sur la mise en place des politiques communes en matière commerciale, agricole, ainsi que dans le domaine des transports et de l’énergie, • sur la coordination des politiques conjoncturelle, monétaire et budgétaire • ainsi que sur l’élimination complète des distorsions de la concurrence par l’harmonisation des régimes fiscaux et juridiques.La Communauté a constitué jusqu’ici un facteur d’expansion économique qui lui a valu des avantages dont bénéficient tous les partenaires et lui a permis de s’assurer une place très importante dans le monde.Cependant, l’œuvre entreprise ne portera réellement ses fruits que si elle peut être menée à son terme dans les délais prévus et dans le respect intégral des objectifs et des clauses du Traité.Ces objectifs ne peuvent être atteints que grâce à des concessions réciproques et par la voie de modifications parallèles des politiques nationales.La progression doit s'accomplir selon un rythme continu et préétabli ; elle appelle un programme d'action communautaire conçu comme un ensemble et clairement défini.Comme l'U.N.I.C.E.l'a déjà souligné précédemment, il est à craindre que tout arrêt dans le développement du Marché commun ne vienne compromettre gravement les résultats acquis.Non seulement l’essor économique serait freiné, mais les conséquences néfastes de cette situation s’opposeraient nécessairement au progrès social.L’U.N.I.C.E.souligne que les négociations entreprises dans le cadre du G.A.T.T.ainsi qu’avec plusieurs pays tiers sont subordonnées au dénouement de la crise.Au niveau des entreprises, l'intégration économique a mis en lumière une communauté d’intérêts et a créé des liens de solidarité dont témoignent les nombreuses initiatives prises dans le sens de la coopération.Nul n’ignore que depuis plusieurs années, les décisions des entreprises et les options de politique économique qui engagent l’avenir ont été prises dans la perspective de l’accomplissement intégral du Marché commun.Une incertitude quant à l’avenir de cette intégration risque de remettre en cause les transformations de structure par lesquelles l’industrie doit pouvoir s’adapter à la concurrence internationale sans cesse plus vive.Elle appelle de tous ses vœux l’organisation de contacts au niveau approprié et suivant les modalités opportunes en vue de susciter dès que possible les conditions permettant la solution de la crise, dans un esprit communautaire.Elle demande la poursuite de l’application du Traité et souhaite le retour au fonctionnement, prévu par le Traité, des institutions exé-le Conseil et la Commission garantes du cutives développement continu et équilibré de la Communauté NOVEMBRE 1965 25 Coup d’oeil Aux le Cunadu?N'OUBLIEZ PAS SA PREMIÈRE BANQUE Veuillez adresser votre demande d’information à l’un de nos bureaux indiqués ci-dessous ou à notre Service d’Expansion des Affaires, Case Postale 6002, Montréal, Canada.Par le truchement de plus de 940 succursales au Canada, la Banque de Montréal est en mesure de vous fournir des renseignements sûrs et circonstanciés sur tous les secteurs de l’industrie et du commerce de l’Atlantique au Pacifique.mf 3 Mium Di (mom GED Banque de Montréal uf* 'pAemi&ie Souque au (^ouodo Secteur Européen J.A.Hobson, Gérant général pour l'Europe (Résident, Londres, Ang.) Londres : Bureau du West-End, 9 Waterloo Place, Pall Mall, GORDON WILLIAMS, Directeur Bureau principal, 47 Threadneedle Street, E.C.2, DONALD McCALLUM, Directeur Paris : No 10, Place Vendôme, Paris 1er, France C.E.NOBLET, Gérant général adjoint Düsseldorf : Kônigsallee 6, Düsseldorf, République Fédérale allemande, R.J.R.BONNELAND, Représentant pour l'Europe AUX AMATEURS DE VINS ANJOU PUR ET es# Un ouvrage merveilleux qui les enchantera et les guidera dans la connaissance des Vins de France et des autres grands pays vinicoles.i." ROYAL de NEUVILLE & M LE LIVRE DE L'AMATEUR DE VINS m 26 oz.542 F 542 G par Norbert Got Ce livre traite des questions essentielles qui intéresseront aussi bien le professionnel que le simple amateur de bons vins : — Le Passé et le Présent du VIN — Ce qu'est le VIN — Etudes des différents VINS — Comment goûter et servir le VIN.Très bel ouvrage 6%," x 9l/2" de 360 pages sur beau papier bouffant alpha — Nombreuses illustrations et plusieurs cartes en couleurs.- "Grand Prix 1964 de l'Académie d'Agriculture de France" et aussi "Prix de l'Académie des Sciences de France" Deux hautes distinctions qui attestent la valeur de l'ouvrage de M.Norbert Got.26 OZ.542-H 13 oz.Éü S LE PLUS POPULAIRE DES VINS PÉTILLANTS ¦Sr ROYAL DE NEUVILLE [ROYAL DE ^NEUVILLE importés de FRANCE »_a tj PRIX : broché : $7.75 Supplément de 5% pour frais postaux à l'extérieur de Montréal Paiement à la commande.É BLANC® y ROSÉ j î ROSÉ j- étui tollé : $8.25 relié : $10.50 SOUS LE VIN IDÉAL DES CÉLÉBRATIONS JOYEUSES Distributeur exclusif pour le Canada AU CEP D'ANJOU Montréal 15, P.Q.470, avenue Ogilvy ANJOU RADIEUX!.Tel.276-1224 ou 276-1127 Prospectus sur demande 26 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA LE BUDGET FRANÇAIS DE 1966 avant l’entrée en application du Plan, la croissance de la production intérieure brute est seulement de 2,5% sous l'effet des mesures de stabilisation.Le rapport de M.Louis Vallon, rapporteur général de la Commission des Finances, sur le projet de budget pour 1966 a été remis aux députés.«Depuis 1959 — écrit l’auteur — l’essor de la France se poursuit.Au cours de l'année 1963, il fallut toutefois freiner l'emballement des prix, notre croissance économique connaissant alors la surchauffe.Le plan de stabilisation produisit un freinage lent, agissant bien plus sur les effets de l’inflation que sur ses causes profondes.Il est temps d’essayer d’agir sur celles-ci.Libérer les prix signifie permettre au mécanisme du marché d’exercer leur rôle.Or, les prix sont encore bloqués et ne sont débloqués que par décision administrative.Il faut laisser jouer la loi de l’offre et de la demande dans ce domaine comme dans d’autres ».Les prix progressent encore de 2,3% par an, selon le Commissariat général du Plan.Ajoutons que l'indice national des prix des 259 articles qui a enregistré en août une baisse de 0,3% par rapport à juillet, a toutefois crû de 2,6% entre août 64 et août 65.1 Si de très grands efforts ne sont pas entrepris d’urgence pour agir sur nos structures et favoriser l’innovation, on peut se demander comment des prix qui ont monté de 2,5% en un an pourraient être retenus dans leur hausse lorsque la demande globale aura été relevée à un niveau qui correspond à une croissance économique de 5% par an ».M.Vallon poursuit : « Tant sur le marché monétaire que sur celui du moyen et du long terme, les taux sont loin d exercer leur effet régulateur sur les offres et les demandes concernées.Il s’agit là aussi de sortir de l'arbitraire.Longtemps dédaigné de quelques beaux esprits, le maintien de l’équilibre budgétaire a été l’objet d’efforts méritoires des Pouvoirs publics soucieux de l’obtenir.Le Trésor a renoncé à jouer le rôle d’une banque universelle.Les Pouvoirs publics admettent que la monnaie doit avoir une valeur stable.Le gouvernement conscient que le système monétaire international comporte de graves inconvénients, s’est décidé à agir par la négociation pour aboutir à une solution équitable fondée sur une réforme profonde de ses systèmes.Avec cette démonstration, M.Louis Vallon rejoint l’argument de ceux des conseillers économiques qui concluaient à l’inutilité du Plan en raison de l'imprécision des révisions elle-même due aux fluctuations de prix et de la conjoncture internationale.Aussi évite-t-il le piège en utilisant un autre argument que voici : « D’aucuns voudraient que nous sacrifions le Plan sur l’autel de l'Europe sous prétexte que nos voisins n’ont pas d'institutions comparables.Ce serait abandonner l'orientation de notre propre économie à la stratégie des grands intérêts privés qui ne sont d’ailleurs souvent européens que de nom.L’Europe quotidienne que la France veut servir se situe au-delà des dogmes et des intérêts privés ; elle devra pouvoir un jour s’étendre jusqu’à l’Oural ».Les problèmes liés de l’épargne et de l'investissement sont placés au centre même des préoccupations de notre développement économique.C’est dans cet esprit que la loi de finances les aborde ».M.Vallon écrit à propros du blocage des prix : « Ne serait-il pas d’ores et déjà possible de libérer les prix dans tous les secteurs exposés à la concurrence internationale ?Si cette première expérience était satisfaisante, l’ensemble des mesures de blocage pourrait être rapporté.Il faut éviter toutefois que le retour à la liberté des prix n'ouvre la carrière aux monopoles, oligopoles, ententes de toutes sortes ».Puis le rapporteur de la Commission des Finances souligne : « Le problème de l’inflation reste posé de façon pressante.Si la croissance annuelle du niveau général des prix est de 1 %, celui-ci double en soixante-dix ans environ.Si elle est de 2%, elle double en trente-cinq ans.Si elle est de 3% en vingt-trois ans, de 4% en dix-huit ans, de 5% en quatorze ans.Toutes prévisions à long terme seraient donc illusoires si la hausse des prix devait rester supérieure à 2%.M.Vallon souligne alors qu'il est regrettable que les suggestions du Comité Rueff-Armand n’aient pas été retenues sur ce point.Ce comité demandait en effet que soit créée une juridiction économique dotée « d’une large compétence ainsi que l'institution pendant la période transitoire nécessaire à la mise en place, de cette juridiction, d’un organisme de nature administrative compétent à la fois pour les ententes et pour les pratiques commerciales anticoncurrentielles ».Or, le Ve Plan prévoit que la production intérieure brute doit croître de 5% par an, la hausse annuelle des prix devant être limitée à 1.5%.Aujourd’hui, trois mois NOVEMBRE 1965 27 BREVETS D'INVENTION MARQUES DE COMMERCE EN TOUS PAYS RIEL, Le DAIN, BISSONNETTE, VERMETTE & RYAN AVOCATS et PROCUREURS MARION, ROBIC & ROBIC TOUR DE LA BOURSE 800, Square Victoria — Montréal 3.Suite 2104 ci-devant MARION & MARION (Fondée en 1892) Gerald Le Dain, c.r.Clermont Vermette Jaime W.Dunton Maurice Riel, c.r.Albert L.Bissonnette, c.r.Gerald J.Ryan, c.r.Jean-Louis Tétrault Montréal 25 2 100, rue Drummond, Téléphone : AVenue 8-2152 Adresse Télégraphique : "RIVERDIN" Tél.: 866-6743 WESTMOUNT REALTIES CO.SWISS CORPORATION FOR CANADIAN INVESTMENTS LIMITED Fondé en 1910 (Compagnie Suisse d'investissements Canadiens, Ltée) Filiale de la Société de Banque Suisse, Bâle • RÉSIDENCES • HYPOTHÈQUES ACHAT ET VENTE DE VALEURS MOBILIERES GARDE ET GESTION DE TITRES RENSEIGNEMENTS FINANCIERS • PLACEMENTS IMMOBILIERS Tél.: 935-8541 RENÉ DURON 1367, avenue Greene, Montréal, Canada Adr.télég.: Swisinvest 360 ouest, rue Saint-Jacques, Montréal Les associés de LANCOME GAUDRY, BENOÎT, ROY & CIE Comptables Agréés PRODUITS DE BEAUTÉ annoncent l'admission dans leur société de MONSIEUR JEAN-PAUL DIRY, c.a.ET PARFUMS leur pratique professionnelle restera connue sous le nom de Gaudry, Benoît, Roy & de.'k Agents : COSMEX LIMITÉE MONTRÉAL 506, Edifice Le Cherrier, 3500, Parc Lafontaine, Montréal.527-2463 Verres de Contact Examen de la Vue Dr ROBERT-H.LACOUR, O.D.Lunettes Françaises : Amor - Nylor - Verres Varilux.Docteur en Optométrie Diplômé de Paris et de l'Université de Montréal Jour : Mardi — Mercredi Samedi .Jour et soir : Lundi — .9 a.m.à 6 p.m.9 a.m.à I p.m.Jeudi — Vendredi, 9 a.m.à 9 p.m.Téléphone : 523 - 3354 4693, AVENUE DELORIMIER CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA 28 Une atténuation générale de l’impôt présenterait toutefois le double itnconvénient de ne pas inciter les bénéficiaires aux efforts nécessaires d’organisation et de donner à l’allégrement fiscal le caractère d’une aide directe de l’Etat aux investissements privés.Or, il n’appartient pas à l’Etat de subventionner les investissements privés.Son rôle doit se borner à fixer des critères objectifs et simples, • auxquels les entreprises peuvent aisément se référer pour bénéficier de l’allègrement d’impôt.« Quelles seraient donc les conditions posées ?Une première condition résulterait d’un contrôle sélectif des investissements, afin de n’encourager que ceux qui sont conformes aux orientations du Plan.On peut craindre toutefois qu’un contrôle systématique n’alourdisse considérablement les procédures et soit en définitive inopérant.M.Vallon examine en détail le budget pour 1966.A ce propos, il constate que nous sommes loin des pratiques anciennes, car rigoureusement équilibré ce budget propose deux objectifs : prolonger les résultats acquis par la stabilité et soutenir l’expansion.Mais il ajoute : « Le budget de 1966 doit accompagner la croissance économique.L’équilibre n'exclut pas le mouvement et le fait de renoncer aux méthodes inflationnistes de financement du découvert budgétaire n’implique pas l’abandon d’un soutien actif de l’expansion.Au demeurant, l’importance prise dans les dépenses publiques, dans les grandeurs caractéristiques de l’activité économique, qu’il s agisse du montant des investissement, des opérations, de crédit ou de la création des revenus, fait que le budget agit également comme un moteur de l’expansion ».Il s'agit donc d’une existence à écarter.Rien n’empêche, par contre, que pour s’assurer des efforts accomplis par une société pour améliorer sa gestion et développer ses investissements, il ne soit exigé d’elle qu elle procède aux réformes de structure jugées nécessaires.Le rapporteur général s’affirme favorable à une atténuation de l’impôt sur les sociétés, à condition, dit-il, toutefois, que cet allègrement fiscal soit lié à la réforme des entreprises.Il écrit à cet égard : A cet effet le bénéfice de la réduction du taux de l’impôt pourrait être réservé aux sociétés anonymes qui auraient opté pour la structure nouvelle que, sur la proposition d'amendement de MM.Capitant et Le Douarec au projet de loi no 1103 sur les sociétés commerciales, l’Assemblée Nationale a adoptée en première lecture en juin dernier.Cet amendement comprend un ensemble de dispositions qui tendent à remplacer le Conseil d’administration par deux organismes collégiaux, un conseil de surveillance et un conseil de direction.« On peut suggérer, tout d’abord, une atténuation de l'impôt sur les sociétés.L'effet produit sur la capacité propre de financement des entreprises concernées serait immédiat.La réforme proposée, par le gouvernement afin de modifier l’imposition des entreprises et des revenus de capitaux mobiliers, devenue la loi du 12 juillet 1965, est allée, par des voies détournées, dans ce sens.La création d’un avoir fiscal de 50% au profit des actionnaires a pour effet indirect d’accroître les marges disponibles pour l’investissement ; elle aboutit exactement aux mêmes résultats qu’une réduction de moitié de l’impôt sur les bénéfices distribués.L’inconvénient de limiter aux sociétés qui se sont prononcées en faveur de cette nouvelle structure juridique le bénéfice de l’allégrement de l’impôt sur les sociétés est qu’en droit, seules les sociétés anonymes pourront y prétendre.Aussi pourrait-on prévoir une seconde condition alternative à la réduction d’impôt, à laquelle toutes les formes de sociétés pourraient satisfaire.U est néanmoins concevable d’aller plus loin encore, c’est-à-dire de réduire à 25%, par exemple, l'impôt sur les bénéfices sociaux investis dans l’entreprise sous certaines conditions.Certes, il en coûterait au Trésor une perte de recettes appréciable, mais la structure de nos impôts ne s’en trouverait pas bouleversée.L’impôt sur les sociétés est, en effet, à la différence des autres impositions directes, un impôt relativement statique, dont l'importance relative n’a cessé de décroître.Cette réduction de l’impôt sur les sociétés pourrait être offerte aux sociétés qui reconnaîtraient et garantiraient à leurs salariés un droit sur l’accroissement des valeurs d’actif dû à l’autofinancement.L’article 33 de la loi du 12 juillet 1965 modifiant l'imposition des entreprises et des revenues de capitaux mobiliers, contient une disposition, due à l’initiative d evotre Commission des finances et qui fait obligation au Gouvernement de déposer, avant le 1er mai 1966, un projet de loi définissant les modalités selon lesquelles seront reconnus et garantis les droits des salariés sur les actifs d'entreprises dus à l'autofinancement.Les avantages d'une réduction du taux de l’impôt sur les sociétés seraient tels (augmentation directe de l’épargne disponible pour l’investissement neuf, diminution de la rentabilité des évasions fiscales, alourdissement des conséquences financières des gaspillages), qu’il est possible de soutenir que la perte de recettes correspondante serait momentanée, puisque rapidement compensée par l’élargissement de l'assiette fiscale qui résulterait de la relance des investissements ».NOVEMBRE 1965 29 FORGES THOME — 2, rue Alfred de Vigny — PARIS Sème Tous corps broyants en acier (boulets, cylpebs, tétrapels, etc.) pour mines, cimenteries, centrales thermiques.Recherchent débouchés à l'exportation.Ets.Mme L.ROUVEL — Les Mouettes — Château d'OIonne (Vendée) HAMEÇONS « THETIS » montés français.Mer, rivière ; montage main - machine.TARRERIAS BONJEAN & Cie — Usines du Moulin-Neuf — CELLES-s-DUROLLE (Puy-de-Dôme) COUTELLERIE: Articles de table, offices, cuisine, scout.Modèles de vente courante ou spéciaux Couteaux, poignards pour la chasse et l'exploration sous-marine.Maisons françaises désirant exporter vers le Canada : PUGET — Boulevard Lazer (Capelette), MARSEILLE lOème.Huile d'olive Puget, en tous emballages pour l'exportation MULLIAT FRERES — B.P.22 — NANTERRE (Seine) Spécialités alimentaires de qualité : Pâtes, plats ves, potages et desserts.cuisines, conser- CASTAING — COUDURES (Landes).FOIE GRAS — Plats cuisinés, gibier recherchent importateurs ou représentants.P.G.YUNG & Cie — B.P.277 R.P.— MARSEILLE (Bouches-du Rhône).Roux-de-Brignoles, MARSEILLE 6ème Huiles et graisses végétales alimentaires et industrielles.Savons de ménage et de toilette.S.I.V.E.D.I.B.A.— 8, Avenue Vauban, TOULON (Var).Société Ivoirienne de Vente Directe de Bois Africains offre TOUS BOIS TROPICAUX.UNIPOL S.A.— 13 Importation — Exportation de conserves et produits alimen taires.MOULET FRERES — LARAGNE — (Hautes-Alpes) Farines — Céréales.ACIERIES THOME — 2, rue Alfred de Vigny — PARIS Sème ETAUX PARALLELES et ENCLUMES en acier première qualité S.A.CATTIN & Cie — MORTEAU (Doubs) MORTIMA».THOMSELLE — JARVILLE (Meurthe-et-Moselle) Chauffage électrique — Radiateurs à accumulation.Société DALAMI — VERNOUILLET (Seine-et-Oise) Revêtements de sol plastiques «DALAMI « DALAMI FEUTRE».M.O.C.I.5.773 — 22, Avenue F.D.Roosevelt — PARIS Sème Recherche débouchés pour pieds-nus hommes — chaussures de ville et appartement hommes et femmes.Echantillons, documen- 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toute offre d'exploitation de licences pour la fabrication et la vente de PRODUITS CHIMIQUES trouvant des applications dans les industries précitées.LAGGIARD Maurice — APT — (Vaucluse) ARGILES et ROCHES industrielles : ARGILES SPECIALES et BENTONITES pour fonderies, filtrages, décolorations — pour colmatages, forages, céramiques.industries des : Papiers, Peintures, Caout Produit pharmaceutiques, disposant RENÉ PHILIPPE René Philippe Hecht FOURREUR FUR DESIGNER * Les intéressés pourront s'adresser directement au MONITEUR OFFICIEL DU COMMERCE INTERNATIONAL, 22, Avenue Franklin-D.Roosevelt, à Paris (8ème).39 Spadina Rd, Toronto 4 923-2535 30 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA La Chambre de Commerce Française au Canada PRÉSIDENT D’HONNEUR Son Excellence Monsieur François Leduc Ambassadeur de France au Canada VICE-PRESIDENTS D HONNEUR M.Philippe Benoist Consul général de France à Montréal M.Yves Plattard M.Jacques Devinât Conseiller Commercial et Financier près l'Ambassade de France Conseiller Commercial près l'Ambassade de France Bureau de Montréal MEMBRES D’HONNEUR M.Bernard Lechartier Ancien Président M.Raymond Treuil Ancien Conseiller Commercial CONSEIL D’ADMINISTRATION PRÉSIDENT M.Bernard Leclerc CONSEIL D'ARBITRAGE CONSEILLERS MM.Guy Boulizon Gabriel Boussion Claude Boyer René Duron Henri de Lanauze René Malterre B.R.de Massy Raymond Mazur Paul Galt Michaud, C.R.M.Pairault MM.Georges Basiliou François Faucher Martin Forest Jacques Fossard Louis Jalabert E.-P.Jolicoeur Roland Olivier Etienne Spire VICE-PRÉSIDENTS M.Pierre Salbaing M.Gérard Parizeau SECRÉTAIRE Me Georges A.Roy TRÉSORIER M.François Ducros NOS ANCIENS PRÉSIDENTS M.SCHWOB, Fondateur de notre Chambre de Commerce 1886-1889 M.C.-A.CHOUILLOU, Importation-Exportation M.A.GIRARD, Importation .M.E.GALIBERT, Directeur de E.Galibert & Fils (commerçants en peau et laine) .M.JOHN HERDT, Directeur général de Menier M.E.GALIBERT, Directeur de E.Galibert & Fils .M.H.JONAS, Directeur de H.Jonas & Cie (produits alimentaires et essences) .M.C.-A.CHOUILLOU, Importation-Exportation .1904-1908 M.M.CHEVALIER, Directeur du Crédit Foncier Franco-Canadien M.A.-F.REVOL, Directeur de la Maison Perrin Frères .1910-1912 1912-1915 M.M.NOUGIER, Directeur de Coronet Drug Co.-.M.L.BESNARD, Représentant au Canada un groupement d'aciéries françaises .M.H.LEFEVRE, Président de Dominion Potash Ltd.M.G.-P.VINANT, Président de Vinant Limitée .M.A.TARUT, de O'Brien & Williams, Agents de change .M.G.-P.VINANT, Président de Vinant Limitée .M.H.DOLISIE, Président de Canadian Liquid Air Co.1950-1951 M.M.DHAVERNAS, Président de North American Holdings Ltd M.J.BENARD, Président de B.O.P.M.G.-P.VINANT, Président de Vinant Limitée .1955-1956 M.J .-G.CONTAT, Président et Directeur général de l'Hôtel Ritz Carlton .M.B.LECHARTIER, Directeur général du Crédit Foncier Franco-Canadien .M.JEAN PONSOT, Représentant au Canada de la Cie Nationale Air France .M.BERNARD LECLERC, Secrétaire général du Crédit Foncier Franco-Canadien .1932-1934 .1890-1891 .1892-1893 1935- 1936 1936- 1938 1939-1940 1893-1895 .1896-1897 1898-1901 1940-1945 1946-1949 1902-1903 1951-1953 1954-1955 1909-1910 1956-1959 M.J.OBALSKI, Ingénieur des Mines .M.J.-R.GENIN, Importateur, Agent général de la Cie Générale Transatlantique .M.H.JONAS, Directeur de H.Jonas & Cie .M.M.QUEDRUE, Directeur général de la Cie Aérienne Franco-Canadienne .1959-1961 .1915-1919 .1920-1927 _____ 1961-1964 1928-1931 1964- NOVEMBRE 1965 31 I NOTRE CARNET M.Robert Fowler, président de l Association Canadienne des Pâtes et Papiers, entre au conseil d'administration de Automobiles Renault Canada Ltée.Me Raymond Lette, président de la Compagnie Canadienne des Eaux et de l’Ozone Ltée, [ait part de la nomination de M.Pierre Lanzerac, de Paris, au conseil d’administration de la Compagnie.M.Lanzerac est, entre autres, administrateur de Hotchkiss-Brandt S.A.et directeur général adjoint de la Compagnie des Eaux et de l'Ozone S.A.de Paris.M.Jean P.W.Ostiguy est nommé président de VAssociation des Courtiers en Valeurs Mobilières du Canada, pour l’exercice 1965-66.La Compagnie Guaranty Trust du Canada annonce que M.P.H.Desrosiers a été nommé membre du conseil consultatif de la Compagnie à Montréal.St-Arnaud et Bergevin Limitée vient de nommer MM.Bertrand Saint-Arnaud, Robert Bourassa et Jean-Louis Gervais aux postes respectifs de vice-président et secrétaire-trésorier, vice-président et directeur général, administrateur.Départ M.Philippe Benoist, consul général de France à Montréal, vient de nous quitter.Inauguration Air France a inauguré le 8 septembre un nouveau service_ « tout cargo » entre Paris et Montréal, qui sera assuré par des Boeing 707.Anniversaire Air France a célébré le 5 octobre le quinzième anniversaire de son service aérien Montréal - Paris.Nominations M.Henri Arcache a été nommé Gérant de la Division des Prêts de Capital (Montréal).Industrial Acceptance Corporation Ltd.M.Gilbert Bubendorff occupe depuis peu le poste de directeur général adjoint de la S.F.C.I.Ltée.M.Bernard Lechartier, vice-président directeur général du Crédit Foncier Franco-Canadien, annonce la nomination par le Conseil d'administration de M.Alphonse Berthiaume, au poste de trésorier.M.Berthiaume, entré au Crédit Foncier Franco-Canadien en 1949, était précédemment trésorier adjoint.La Sidbec annonce les nominations suivantes : M.Cyrille Dufresne, adjoint du président ; M.Edouard Paul Bonnaure, directeur technique ; M.Louis Rochette, directeur financier et trésorier ; M.André Déom, directeur du personnel ; Me Paul John, secrétaire et conseiller juridique.DÉGUSTEZ la fameuse LIQUEUR EN VENTE dans tous les MAGASINS Liqueur IZARRA du de PAYS BASQUE JAUNE en Bouteilles No 213 A — VERT en Bouteilles No 2 13 B R.A.9.i [I P v n V i L 1 1 2055, RUE FAYARD Spécialités pharmaceutiques MONTRÉAL 22 32 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA i I VOLS MONTREAL Dp.8.45 p.m.Ar.12.55 p.m.PARIS ¦ ^ Ar.8.20 a.m.Dp.10.30 a.m.QUOTIDIENS SANS ESCALE MONTRÉAL Dp.1.50 p.m.Ar.2.50 p.m.Ar.7.50 p.m.Dp.5.00 p.m.CHICAGO VERS PARIS • Profitez du tarif le plus bas—le tarif excursion de 21 jours en classe économique: Paris - Montréal, $347.00 aller-retour • A Paris, correspondances immédiates vers toute l'Europe en Caravelle.• Utilisez notre plan de crédit: 10% comptant, jusqu'à 24 mois pour payer le solde.Taux d'intérêt annuel le plus bas: 6% dégressif.Consultez votre agent de voyage ou AIR FRANCE, 1265 rue Peel, Montréal • Téléphone: 861-9001.et CHICAGO m A ï AIR FRANCE L \ i S LE PLUS CRANO RESEAU DU MONDE ¦ » # r .1 .: '- T i .¦ ' ¦ CRÉDIT FONCIER FRANCO-CANADIEN (Fondé en 1880) PRÊTS EN PREMIÈRE HYPOTHÈQUE SUR PROPRIÉTÉS RÉSIDENTIELLES, COMMERCIALES et INDUSTRIELLES.SIÈGE SOCIAL : Montréal : 612 ouest, rue Saint-Jacques COMITÉ DE PARIS : Paris : 18 avenue de l’Opéra SUCCURSALES ET AGENCES : Montréal Regina Québec Saskatoon Toronto - Ottawa - Fort William Edmonton - Calgary - Lethbridge Brandon Nanaimo Port Arthur Vancouver Winnipeg Victoria
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