Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Droit d'auteur non évalué

Consulter cette déclaration

Titre :
Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada
Éditeur :
  • Montréal :la Chambre,1931-1935
Contenu spécifique :
Octobre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
six fois par année
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin mensuel - Chambre de commerce française de Montréal
  • Successeur :
  • Bulletin de la Chambre de commerce française au Canada
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (4)

Références

Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada, 1954, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
MONTREAL OCTOBRE 1954 No.535 ¦ * mi .m i:r r> % ¦d Aj - i k LI Ml;, 1 [Hi ) j P Courtoisie de office d’initiative Economique de Montreal L'ÉGLISE NOTRE-DAME avec le monument du fondateur de Montréal le Sieur de Maisonneuve BULLETIN DE LA CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA -3 429, AVENUE VIGER, MONTRÉAL (CANADA) — ¦ Y #1 r.r ; ^; J < .' / % DÉPARTS BI MENSUELS 1 P y «# \ S , X X s X X list ! mtt X I.! cie française de navigation / JÂGj|NTS • MONTRÉAL SAGUENAY TERMINALS LIMITED 1000 Dominion Square Bldg Tel: UNiversity 6-7501 ° HALIFAX SAGUENAY TERMINALS LIMITED 27 Argyle SI.Tel: 3-9206 ° TORONTO A.O.MINSHALL CO.LTD.200 Bay Street, Room 421 Tel: EM: 6-3761 • HAMILTON A.O.MINSHALL CO.LTD.36 James St.S., Room 1014 Tel: JA.9-1768 y FABRE LINE CIE. BULLETIN DE LA CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA MONTREAL No.535 OCTOBRE 1954 ADRESSES OFFICIELLES Sommaire AMBASSADE DE FRANCE 42, rue Sussex, à Ottawa Conseiller Commercial .Attaché Commercial Attaché Commercial Services Officiels du Tourisme Français .464, rue Wilbrod, Ottawa 610 ouest, rue St-Jacques, Montréal 185 Bay Street.Toronto L’Exposition Française de Montréal est fermée depuis le 25 septembre.est-elle terminée ?1170, rue Drummond, Montréal 3 CONSULATS Consulat Général de France Consulat Général de France Consulat .Consulat .Consulat .Consulat .Consulat .Le banquet Edgar Faure, par M.Nou-gier .1980 ouest, rue Sherbrooke, Montréal .85, avenue de la Tour, Québec .63 Victoria Road, Halifax .185, Bay Street, Toronto .850 Hastings St.West, Vancouver .415 Paris Building, Winnipeg 73 Monkstown Rd., St.John's Nfld.I 5 L’édition canadienne-française, par Pierre Tisseyre 9 AGENCES CONSULAIRES .208 Grain Exchange Bldg.Calgary .11222 - 98th Avenue, Edmonton, Alta.a/s Sté l'Assomption, Moncton, N.B.43 Esplanade street, Sydney, N.S.58 Dock Street, Saint-Jean, N.B.44 rue Summer, Charlottetown, P.E.I.# Un nouveau procédé de soudage électrique et continu des tubes épais, par J.Volpert ence Consulaire .ence Consulaire .Agence Consulaire .Agence Consulaire .Agence Consulaire .Agence Consulaire Conseil Supérieur des Français de l'Etranger Délégué pour le Canada : M.Henri Dolisie 1111 Beaver Hall Hill, Montréal 15 La gastronomie à l’Exposition, par P B.21 The promise of atomic power 23 SOCIÉTÉS FRANÇAISES À MONTRÉAL Information 25 Association des Français Libres du Canada 4115 Côte-des-Neiges, Montréal Président : M.M.Quédrue Chambre de Commerce Française au Canada 429, Ave.Viger, Montréal Président : M.I.Bénard Salons 27 Liste des membres 28 Sociétés des Anciens Combattants Français 429, Ave.Viger, Montréal Président : M.L.Dimitri Union Nationale Française 429, Ave.Viger, Montréal Président : M.B.Leclerc CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA ) ADRESSES D'INTÉRÊT GÉNÉRAL : Comité Franc-Dollar 464, rue Wilbrod, à Ottawa Représentant au Canada : M.F.A.Vaison Alliance Française 32 Elmwood, Montréal Président : M.Jean Lallemand Comité France-Amérique 132 ouest, rue St-Jacques, Montréal Président : M.le Sénateur T.Vien Reconnue par le Ministre du Commerce et de l'Industrie du Gouvernement Français le 20 août 1886.429, AVENUE VIGER, MONTREAL (CANADA) Téléphone : PLateau 9420 Adresse télégraphique : "GALLIA, MONTREAL" BUREAU DE PARIS (France) 31, Avenue Pierre-ler-de-Serbie Téléphone : KLEber 68-50 Paris (I6ième) Imprimé au Canada par BARCLAY PRESS COMPANY, 3451, rue Masson, Montréal.Autorisé comme epvoi postal de la deuxième classe.Ministère des Postes, Ottawa, Canada.Prix 25 cents i I ¦ # Le fameux repas digne de l'excellente cuisine française.# La flotte aérienne la plus moderne du monde.@ Les pilotes ayant à leur actif plus d’un million de milles de vol.# Couchettes disponibles tous les mardis soir.Vols directs MONTRÉAL-ROME 1 en â i Constellation de luxe 749 WK / PM -o- % -L — I "'I 1 %iWI in" ,1 # i 4 Ml t ml L mliw MM I Mill i ri Consultez un agent de voyage ou AIR FRANCE Immeuble de l’Aviation Internationale, rue Dorchester Ouest, Montréal, UN.6-8344 2 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA L'EXPOSITION FRANÇAISE DE MONTRÉAL est fermée depuis le 25 septembre.est-elle terminée ?On a bien voulu dire de divers côtés que l’Exposition Française de Montréal a été un succès.Elle s’est ouverte à l'heure dite, terminée, fignolée, grâce à l’activité et au métier de Messieurs Gauthier et Iiétrau, architecte et décorateur, et de toute leur équipe dont les exposants doivent reconnaître le dévouement intelligent .Le public a apprécié la sûreté de goût du plan d’ensemble et de la décoration jusque dans les moindres détails.Une exposition se prépare, se fait et s’exploite.Préparation et réalisation ont été une réussite.Saurons-nous faire de l’exploitation un succès à la dimension des efforts accomplis ?Pour préciser, l’exposition se traduira-t-elle par un relèvement important des importations françaises au Canada ?Les statistiques douanières de 1955 et 1956 seront les seuls juges impartiaux du succès réel.Qui doit assurer le succès ?Par quels moyens ?Le client canadien d’abord, qui se souviendra de ce qu’il a vu, de ce que la France a tenté auprès de lui.Mais ce client d’un pays en plein développement est sollicité de toutes parts et il faut l’aider à se souvenir .D’abord, en répondant à toutes les demandes faites pendant l’exposition, ensuite en le relançant régulièrement par des visites, des catalogues bilingues, des démonstrations .Vérités premières, banalités .Croyez-vous inutile de les répéter ?Les efforts individuels des importateurs, des sons qu’ils représentent, sont la base essentielle sans laquelle rien ne peut être bâti ou consolidé.Mais ces efforts seront d’autant plus efficaces, que tous échangeront leurs informations, se grouperont lorsque leurs intérêts ne sont qu’apparemment divergents, collaboreront avec les Services du Conseiller Commercial.Groupements de fournisseurs français d’activité complémentaires qui rendent la tâche de l’importateur commun moins ardue en lui permettant d’offrir des semblés.Rapprochement entre importateurs offrant à même clientèle des produits ne se concurrençant pour une prospection plus poussée, moins coûteuse.Réunions auprès du Conseiller Commercial, rechercher tous les moyens d’augmenter le chiffre d’affaire -de la Maison France au Canada.Et pourquoi pas dans le cadre de la Chambre de Commerce Française au Canada ?En particulier, dans les Comités spécialisés ?Le Comité Canadien pour l’Exposition, présidé parle Docteur J.-M.Gauvreau, doit être remercié pour-toute l’activité qu’il a su déployer avec tant de succès avant et pendant l’Exposition.Depuis la soirée de l’inauguration jusqu’à la clôture, Monsieur Treuil, Conseiller Commercial auprès de l’Ambassade de France, ainsi que ses Services, en liaison avec Monsieur Joubert, Directeur du Comité Permanent des Foires à.l’Etranger, et Monsieur Ghenzer, ont su trouver chaque jour un événement, ou inviter une personnalité qui attirait à nouveau l’attention de tout Montréal sur l’Exposition.Le Premier Ministre du Canada, le Premier Ministre de la Province de Québec, le Cardinal Archevêque de Montréal, ont bien voulu consacrer chacun plusieurs heures à une visite détaillée .Enfin, le public a donné son verdict en venant faire queue aux guichets .D’autres ont fort bien dit les enseignements d’ordre général ou culturel qu’il fallait tirer de cette première exposition générale française au Canada.Au point de vue commercial, le résultat essentiel est d’avoir donné une image peut-être peu fouillée mais assez complète de l’ensemble de la production française.Les visiteurs ont pu voir qu’une bouteille de vin français avait été produite par une agriculture et une industrie équipées de machines françaises alimentées par de l’électricité produite par des turbines françaises et distribuée par des transformateurs français .mai- en- une pas pour Des résultats immédiats importants ont été obtenus dans les domaines traditionnels : alimentation, art religieux, édition.Des résultats tangibles ont été obtenus dans le domaine des biens d’équipement, d’autres suivront, mais là il faut plus de temps pour conclure.OCTOBRE 1954 3 É • # Am >?x -1: : v v, «> k,;- si Au Service des Industries du Pays Le vaste réseau d'usines et d'entrepôts de la Société Canadian Liquid Air s’étend de l’Atlantique au Pacifique et dessert tous genres d’industrie.Les procédés et l’équipement Liquid Air accélèrent et simplifient la production du métal partout dans les usines canadiennes, soit dans le découpage, le façonnage, le montage jusqu’au parachèvement des structures.Il en est de même dans le domaine de l’entretien, car ces mêmes procédés et ce même équipement aident à maintenir en service un outillage précieux en fournissant des moyens faciles et économiques de le réparer.Toute demande de renseignements au sujet des gaz industriels et médicaux, de l'outillage de soudage et de coupage et des accessoires Canadian Liquid Air doit être adressée à la succursale ou au dépositaire L.A.le plus près de chez vous — il y en a dans tous les prrincipaux centres du pays.LSJ Canadian LIQUID AIR Company LIMITED ST.JOHN'S, SYDNEY, HALIFAX, MONCTON, QUEBEC, MONTREAL, OTTAWA, TORONTO, HAMILTON, LONDON, WINDSOR, SARNIA, WATERLOO, PORT ARTHUR, WINNIPEG, REGINA, SASKATOON, CALGARY, EDMONTON, CRANBROOK, VANCOUVER, VICTORIA. pour les bâtisseurs de cathédrales, que c’est là une oeuvre collective et comme elles d’ailleurs, c’est une oeuvre où l’on sent qu’il a fallu la foi en plus des aspects matériels, en dehors des machines, en dehors des tableaux, en dehors des livres, en dehors des robes et même en dehors de quelques jeunes filles charmantes dont une était de la Ville de Paris, il a fallu quelque chose de plus, qui était la foi dans cette création, dans cette rencontre du génie français et du génie canadien, dans cette Exposition Française à Montréal, dans ce qui est Paris dans Montréal et Montréal dans Paris et qui nous réunit ce matin.».«.Je forme le souhait de voir développer les échanges entre la France et le Canada.Ce développement est possible, il est facile, et il ne peut nuire à personne étant donné les faibles pourcentages où nous sommes.Si nous sommes à moins de 1% de notre commerce extérieur (entre nous), à moins de 1 pour mille de notre revenu national, nous voyons que le fait de donner à la France un peu plus de votre clientèle ne peut pas porter ombrage à vos fournisseurs les plus considérables et les plus habituels et que d’ailleurs la loi de la liberté internationale aussi précieuse que celle de la liberté économique intérieure, démontre que les échanges sont rarement à sens unique et que plus vous achèterez à la France, plus la France achètera au Canada ».Le banquet EDGAR TAURE Parmi les diverses manifestations qui ont accompagné l’Exposition Française à Montréal une des plus marquantes a été sans contredit le banquet organisé, le 23 septembre dernier, en l’honneur de Monsieur Edgar Faure, conjointement par le Conseiller Commercial et la Chambre de Commerce Française.Un nombre imposant de personnalités canadiennes et françaises assistaient à ce banquet.A la table d’honneur autour des Présidents, M.Raymond Treuil, Conseiller Commercial et financier près l’Ambassade de France, M.Jacques Bénard, Président de la Chambre de Commerce Française au Canada, et de l’invité d’honneur, Monsieur Edgar Faure, Ministre des Finances et des Affaires Economiques, avaient pris place Son Excellence Monsieur Hubert Guérin, Ambassadeur de France au Canada, M.M.W.Sharp, Représentant du Gouvernement fédéral, M.Paul Beaulieu, Ministre du Commerce de la Province de Québec, M.Raymond Laurent, Vice-Président de l’Assemblée Nationale Française, M.A.R, Métrai, Vice-Président de l’Exposition, M.Jean Joubert, Directeur du Comité Permanent des Foires à l’Etranger, M.J.M.Gauvreau, Président du Comité Canadien de l’Exposition, MM.J.O.Asselin et Guy Vanier, Représentant la Ville de Montréal, M.Ernest Triât, Ministre Plénipotentiaire de France à Montréal, les Délégués de la Chambre de Commerce du Canada, de la Chambre de Commerce de la Province de Québec, du Board of Trade et de la Chambre de Commerce du district de Montréal.Sur le Canada : « Nous sommes dans cette ère que notre grand poète Paul Valery a défini en disant que le temps du monde fini a commencé; c’est, je crois, une des choses importantes dans les décades que nous vivons.Le temps du monde fini commence.Mais dans ce monde fini, vous êtes un des pays qui gardent un des plus grands morceaux d’infini par 1 "espace de vos territoires et par toutes les perspectives qu’il donne à votre économie et à votre développement national ».ii Et sur le fédéralisme canadien : « C’est qu’en vivant votre vie ces jours-ci et en me replongeant dans votre histoire, je me sentais fortement intéressé par l’expérience du Canada dans le domaine des institutions du droit constitutionnel et de ce qu’on appelle le fédéralisme ».« Je sais qu'aucun pays n’a trouvé jusqu’ici d’institutions fédérales qui éliminent les difficultés entre les différents échelons du pouvoir.L’existence de ces difficultés n’est pas un plaidoyer contre le fédéralisme, c’est l’explication même du fédéralisme qui est un essai de solution difficile pour résoudre des problèmes qui sont également difficiles.Car l’association des hommes libres, l’association des cantons, des provinces ou des nations libres a toujours été un des problèmes les plus difficiles de l’histoire ».Après quelques mots d’introduction par M.Treuil, M.Edgar Faure, présenté par M.Bénard, prit la parole.Mettant délibérément de côté le discours préparé par ses collaborateurs, notre Ministre des Finances, au cours d’une brillante improvisation sur les grands problèmes d’actualité tint pendant plus d’une heure, l’assistance sous le charme de sa parole.Nos lecteurs et particulièrement ceux qui n’assistaient pas au déjeuner nous sauront gré de trouver ici quelques extraits caractéristiques de ce discours de grande classe.1 I I Sur l’Exposition et sur ses résultats souhaitables : « Je me plais à penser, dans ce pays où l’on comprend cela si bien, comme sur les rives de la Seine, comme OCTOBRE 1954 5 . ÆÊr f w Il fallait au chasseur esquimau une embarcation rapide et légère, à la fois robuste et pratiquement insubmersible.Il l’a donc inventée .C’est le kayak en peau de phoque, une des plus remarquables solutions de l’homme au problème de sa subsistance.r X, L’imagination et l’esprit inventif furent les deux clefs du problème de l’Esquimau.Ici, à la Banque Royale, nous croyons que ces mêmes qualités sont des plus importantes dans le domaine bancaire: l’imagination aide à prévoir l’avenir, et l’esprit inventif permet de faire face aux événements à mesure qu’ils surgissent.Résultat: un système bancaire d’une extrême souplesse, constamment modifié selon les besoins de notre clientèle.LA BANQUE ROYALE DU CANADA Actif: plus de $2,800,000,000 Sur la France, après avoir expliqué ses difficultés d’ordre démographique dues à la saignée de 1914 -1918, et d’ordre matériel, conséquences de l’occupation, du pillage systématique par les Allemands, et des frais colossaux de la reconstruction.la formule dite de la C.E.D.était bonne puisque moi-même, comme Président du Conseil j’en avais fait approuver le principe par le Président ».« Mais ce que je puis vous dire c’est que la décision du Parlement français de rejeter cette formule n’a, à aucun degré, le caractère d’une négation de l’Alliance Atlantique, d’un abandon de notre formule d’idéal » « Nous avons, je crois, traversé la période la plus difficile.Vous savez que nous n’avons pu le faire qu’au prix de ce que l’on appelle l’inflation, par suite des circonstances, et aussi parfois par suite des erreurs des hommes, nous avons connu les méfaits de l’inflation.L’inflation est le mal français .« Mais vous comprendrez cependant les grandes hésitations que, peut avoir mon pays à entrer dans une communauté supranationale aux côtés de l’Allemagne, l’ennemi d’hier, dont nous oublions qu’elle fut notre ennemie, mais sans avoir près de nous, sinon au même fond de communauté du moins dans une certaine rrfèsure de participation, l’Angleterre, notre amie et notre alliée.Je suis persuadé que nous trouverons la formule nécessaire car nous avons trouvé l’Organisation Atlantique, nous avons déjà fait l’OTAN, que l’on appelle aussi NATO, l’Organisation Atlantique et je ne sais pas si nous sommes tous conscients de l’importance de cette institution».« .La France est sensible à l’inflation.Elle a beaucoup souffert.Depuis que j’ai repris la direction du Ministère des Finances et de l’Economie, je me suis efforcé d’aboutir au programme d’une expansion sans inflation, c’est-à-dire d’augmenter le revenu national sans augmenter la hausse des prix qui aboutit d’ailleurs à annuler l’augmentation du revenu lui-même.Cela paraît très simple, mais il faut y penser tous les jours ».Sur la politique extérieure de la France : « Et en conclusion, revenant aux prémices de ce magnifique discours: à cette union de la machine et de l’âme, du temporel et du spirituel, de l’électronique et du vitrail : Mais aucune de vos machines, M.Métrai, n’arrivera jamais à la complexité de la pensée humaine.Et le plus grand bulldozer du monde par quelqu’usine qu’il fut fait, n’aura jamais la force dynamique que — les prélats m’excuseront de le dire — peut produire la prière ».Faisant suite à quelques considérations sur la guerre d’Indo Chine : « Nous devons en ce moment nous placer dans la réalité qui nous impose des devoirs à nous Français et (le Gouvernement Fa compris) de ne jamais laisser se créer, fussent par les malentendus dans les autres pays qui sont dans notre « guidance » une situation analogue à celle qui se trouvait en Indo-Chine, de tirer la leçon directe, fut-elle cruelle, de tout ce que nous avons fait et de tous les bienfaits que nous apportons à tant de peuples » nous avons donné aux musulmans d’Afrique du Nord l’instruction, la santé, la culture, l’esprit, que maintenant ils réclament de plus en plus, ce que nous devons comprendre, la nécessité de leur laisser gagner cet univers pmir lequel nous les avons préparés et éduqués.Et nous devons trouver dans l’avenir, de nouvelles formes d’association des peuples qui, tout en sauvegardant la présence française permettent à ceux qui ont été nos élèves, d’accomplir les aspirations que nous leur avons nous-mêmes apprises et inculquées.C’est une tâche difficile et lourde, mais elle ne sera pas au delà de notre génie si elle n’est pas en deçà de notre conscience ».« C’est celle que je forme que notre rencontre aujourd’hui soit un de ces instants d’acquiescement dont parlait le poète, où nous sentons tout ce que la fraternité humaine, l’union des hommes de bonne volonté et de foi, peut faire dans un monde qui doit être celui du bien et du beau ».« C’est parce que Invité à son tour à prendre la parole, M.Paul Beaulieu, Ministre du Commerce de la Province de Québec, : remercia M.Edgar Faure d’avoir appuyé de sa haute autorité le projet d’une Exposition française à Montréal] et d’avoir ainsi contribué à la brillante réalisation qu’il : a été donné à tout le monde d’admirer.Il rappela les richesses naturelles énormes de la Province de Québec et en profita, pour inviter les financiers français à investir leurs capitaux ag Canada, et particulièrement dans la Province de Québec, .promise y un si brillant avenir.I J Sur la CED : M.NOUGIER « Je sais combien l’on peut discuter de cette question à l’étranger puisque nous en discutons en France.Je sais que certains de nos amis peuvent croire que : P.S.Nous sommes reconnaissants à Mr le Conseiller Commercial de France de nous avoir communiqué le 'texte sténographié du discours de Mr Edgar Faure.OCTOBRE 1954 7$ TOURISTES CANADIENS Voyagez économiquement C.E.Racine & Cie Limitée SAINT CHRISTOPHE MOTOR Paris (16e) 3, rue SCHEFFER, (Trocadéro) T.PASSY 33.61, COPERNIC 46.26 COURTIERS EN DOUANE ET TRANSITAIRES Seul spécialiste de la vente de voitures automobiles avec garantie de revente vous procurera la voiture idéale pour votre séjour en France Grand choix de voitures américaines, anglaises, françaises et allemandes, neuves et occasions récentes Board of Trade Building Montreal TOUTES FORMALITES — ASSURANCES Adr.Télégraphique: SAINTOR - PARIS Téléphone : MA.5293 votre exemplaire du Réservez dès maintenant BOTTIN MONDIAL 1955 I.LE MONDE PAR PROFESSIONS : Répertoire alphabétique des produits faisant l'objet du commerce international.Pour chaque produit : les noms et adresses des principaux producteurs et négociants de chaque pays.II.LE MONDE PAR ÉTATS : SUR CHAQUE PAYS : Informations d’ordre géographique et économique.SUR CHAQUE VILLE IMPORTANTE : Renseignements commerciaux et administratifs.Listes sélectionnées de Banques, Hôtels, Compagnies d'Assurances, Importateurs, Exportateurs, Compagnies de Navigation, Agences maritimes et aériennes, etc .III.CARTOGRAPHIE : 77 Cartes et Plans.GUIDE INDISPENSABLE DE L’EXPORTATEUR ET DE L’IMPORTATEUR, LE BOTTIN MONDIAL A AUSSI SA PLACE DANS TOUT BUREAU MODERNE BIEN ORGANISE.JEAN N O L I N , AGENT GÉNÉRAL AU CANADA 1265, RUE STANLEY, MONTRÉAL TÉLÉPHONE: UN.6-7057 8 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA L'Edition Canadienne Française américaines, voyant également leurs stocks s’épuiser, s’adressèrent à leurs collègues canadiens dans l’espoir de trouver chez eux les livres qu’ils ne pouvaient plus se procurer en France.La demande du public grandissait de mois en mois.D’autre part, de nombreux écrivains français, réfugiés aux Etats-Unis, se mettaient à la recherche d’éditeurs capables de faire paraître leurs ouvrages et c’est ainsi que, dès l’automne 1940, on voyait apparaître, sur le marché américain, des livres de langue française qui avaient été édités par des éditeurs new-yorkais.C’est alors que le gouvernement canadien prit une mesure, qui fut parfois violemment critiquée en France après la guerre au nom des droits sacrés de l’auteur sur son ouvrage, mais qui eut pour effet de faire naître, comme par un coup de baguette magique, une édition canadienne française.Le gouvernement autorisait, en effet, à publier n’importe quel ouvrage français sans l’autorisation de l’auteur ou de l’éditeur original à la condition qu'un droit d’auteur de 10% du prix de vente au détail des ouvrages ainsi imprimés et vendus serait déposé au séquestre, à Ottawa, aux noms des auteurs et des éditeurs originaux qui, après la guerre, pourraient prendre possession de ces sommes.Avant la guerre, il n’est pas exagéré de dire que l’édition de livres en langue française n’existait pratiquement pas au Canada.Les libraires s’approvisionnaient en France et les quelques écrivains qui désiraient sc voir imprimés étaient presque toujours obligés de le faire à leurs frais en s’adressant à des communautés religieuses, propriétaires d’imprimeries, qui éditent des bulletins, des revues ou des ouvrages confessionnels.Les malheureux auteurs devaient ensuite vendre leurs livres en traitant avec des grossistes pour essayer de récupérer le prix de l’impression de leur ouvrage.L’absence de maisons d’édition était, bien entendu, due au fait que le marché canadien français était extrêmement réduit et, par conséquent, qu’il était commercialement impossible de faire vivre une maison d’édition.Le livre, en effet, ne peut se vendre bon marché que parce qu’il est tiré à un nombre important d’exemplaires.Avant qu’un seul livre soit imprimé, il a fallu dépenser, pour la composition, la mise en page et la correction des épreuves, des sommes qui, aujourd’hui, se chiffrent par plusieurs centaines de dollars.Autrement dit, si l’on imprimait un exemplaire unique d’un livre, cet exemplaire unique, coûterait plusieurs centaines de dollars.Au contraire, lorsque ces frais préliminaires sont supportés par un grand nombre d’exemplaires, ils finissent par représenter une somme tellement infime pour chaque livre, qu’ils deviennent presque négligeables.On peut dire que cette décision du gouvernement canadien contribua, plus que toute autre, au maintien de la culture française sur le continent américain.Grâce à elle, les grands écrivains français contemporains continuèrent à être lus, aussi bien au Canada que dans les différents pays des deux Amériques et les étudiants dans leurs universités purent se procurer les oeuvres de Gide, de Proust, de Montherlant ou de François Mauriac qui ne pouvaient plus leur être expédiés de France.Entre ces deux extrêmes il y a évidemment un chiffre idéal qui correspond à celui du tirage d’une édition normale.Au Canada, ce chiffre est de 4,000, c’est-à-dire qu'il faut un tirage de 4,000 exemplaires pour que le prix de revient du livre soit économique.Or, si l’on considère que la population de langue française est d’environ 4,000,000, il n’est pas exagéré de considérer que la vente de 4,000 exemplaires d’un livre dans la province de Québec correspond à la vente de 60,000 exemplaires en France.Autrement dit, seuls de très grands succès de librairie peuvent vendre 4,000 plaices dans la province de Québec.Il n’est donc pas étonnant que l’édition canadienne de langue française ait été pratiquement inexistante avant la guerre.Dès l'automne de 1941, une douzaine de maisons d’édition avaient vu le jour à Montréal et les livres qu’elles éditaient disparaissaient des étalages des libraires avec une extraordinaire rapidité.En cinq années de guerre, les jeunes éditeurs canadiens imprimèrent douze millions de volumes, dont la moitié, environ, fut exportée.exem- L’occupation de la France par les armées allemandes en 1940 créa une situation exceptionnelle.Rapidement, les stocks de livres que possédaient les libraires se trouvèrent épuisés et les libraires français du Mexique, d’Argentine, du Brésil et d’autres républiques sud- En 1945, il existait à Montréal une vingtaine de maisons d’édition, toutes florissantes en apparence et qui publiaient chacune plusieurs livres par mois.En 1950, il n’en restait que trois, et leur activité était réduite au minimum.Que s’était-il passé ?OCTOBRE 1954 9 ] 11 W dam ^/frères PARFUMS DE LUXE Spécialités Pharmaceutiques COTY (CANADA) LIMITÉE MONTRÉAL MONTRÉAL j; COMPAGNIE GENERALE TRANSATLANTIQUE NEW YORK PLYMOUTH LE HAVRE LIBERTE ILE DE FRANCE LIBERTE ILE DE FRANCE LIBERTE 20 novembre LIBERTE 27 novembre ILE DE FRANCE 5 janvier 19 janvier 5 février 23 février 2 mars 12 mars 19 mars 30 mars JA I ILE DE FRANCE LIBERTE LIBERTE l: # m PROGRAMME DES CROISIERES AUX ANTILLES ET EN SAISON 1954/1955 AMERIQUE DU SUD ILE DE FRANCE - 23 décembre ILE DE FRANCE - 28 janvier ILE DE FRANCE - 17 février ANTILLES 12 jours 17 jours 12 jours 16 jours * - 5 février au départ de Galveston - 25 février au départ de Nouvelle-Orléans ANTILLES 16 jours Renseignements auprès des agences de tourisme, ou de I m\ i V cfreneh J&MA 1196 Place Phillips Montréal 10 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA Bernard ValiqUette, qui s’était lancé dans l’édition en 1941 avec un capital de $200 et qui, en cinq années, avait fait imprimer plus d’un million de volumes, se voyait brusquement forcé de liquider son affaire et de remettre en gage à son imprimeur les cent mille volumes qu’il avait en stock.Lucien Pariseau, dont les luxueuses éditions prouvaient son goût parfait et son éclectisme, abandonnait 125,000 volumes à ses créanciers et prenait une situation à New-York.Les Editions de l’Arbre, qui avaient fait connaître Laerctelle aux Canadiens et qui publiaient une excellente revue littéraire intitulée «La nouvelle relève» se mettaient volontairement en liquidation.Les Editions Pascal, qui avaient découvert Gabriellc Roy et publié son célèbre « Bonheur d’Occasion », incapables do verser à l’auteur les droits considérables qui lui revenaient sur la vente de plus de vingt mille exemplaires, se voyaient forcées de lui rendre tous ses droits et Gabriellc Roy pouvait ainsi, quelques mois plus tard, profiter seule de la vente de ses droits français et américains.Mais à quoi bon continuer cette énumération.Citons plutôt les survivants qui, nous l’avons dit plus haut, n’étaient que trois.Je dis bien « n’étaient » et non pas « ne sont » parce que, depuis, l’un des trois, Les Editions Variétés, a disparu.guerre, il n’y avait pas d’édition canadienne française.Le commerce du livre était presqu’entièrement limité à la vente des livres importés de France.Dans ces conditions, il n’est pas extraordinaire de constater que le Canada Français ne possédait pratiquement pas d’écrivains.Quelques chercheurs publiaient à leurs frais le résultat de leurs études, quelques penseurs publiaient à compte d’auteurs des plaquettes pour faire connaître leurs idées, mais, dans le domaine du roman, qui est de loin le plus populaire des genres littéraires, la production était si faible qu’on peut la dire inexistante.« Pas d’éditeurs, pas d’écrivains » est un aphorisme qui n’a pas besoin de démonstration.Pourquoi écrire si l’on ne peut se faire éditer ?Le corollaire de cet aphorisme « Pas d’écrivains, pas d’éditeurs» est à première vue tout aussi évident, mais dans le cas qui nous occupe, les jeunes éditeurs canadiens qui réimprimaient des auteurs français ne s’étaient pas rendus compte qu’il y a une différence fondamentale entre la position d’éditeur original d’une oeuvre et l’éditeur d’une réimpression.Le premier, lorsqu’il a des auteurs sous contrat, dispose d’un véritable capital-talent dans lequel il peut puiser à volonté, soit qu’il décide de publier une nouvelle édition d'un livre à succès, soit qu’il soit assuré d’avoir à publier un certain nombre de nouveaux livres chaque année, dont les auteurs ont chacun une certaine clientèle prête à acheter automatiquement le nouveau roman de leur auteur favori.Le second, c’est-à-dire l’éditeur de réimpression, ne dispose que des droits qui lui sont accordés par l’éditeur original, c’est-à-dire le droit d’imprimer un certain nombre d’exemplaires d’un livre et de payer pour cela des droits d’auteur substantiels, basés sur le nombre d’exemplaires imprimés et non pas, comme c’est le cas de l’éditeur original vis-à-vis de ses auteurs, sur le nombre d’exemplaires vendus.A la fin de la guerre, par conséquent, les éditeurs canadiens n’avaient pas de capital-talent, mais, un peu partout, des écrivains en puissance avaient commencé à mettre sur le papier les rêves qui les hantaient.Ainsi l’industrie de l’édition, créée artificiellement par des conditions extraordinaires, donnaient naissance à des écrivains.Malheureusement, avant même que ces derniers aient pu se faire connaître, l’édition canadienne disparaissait.Lorsque survint la crise de l’édition qui provoqua la disparition de presque tous les éditeurs et condamna à une activité réduite les maisons survivantes, plusieurs écrivains de talent venaient de se révéler : Roger Le-melin venait d’écrire «Au pied de la pente douce»; Gabriellc Roy avait publié «Bonheur d’occasion»; Robert Charbonneau en était à son troisième roman; Germaine Guèvremont terminait «Le Survenant»; Yves Thériault venait de faire des débuts éclatants Les deux autres doivent d’ailleurs leur survivance à des conditions particulières.L’un, les Editions Chan-tccler, est la propriété d’un imprimeur et l’autre, les Editions Beauchemin, est depuis cinquante ans spécialisé dans les manuels scolaires.Autrement dit, si ces deux survivants s’étaient trouvés dans la même situation que leurs confrères, exclusivement éditeurs d’oeuvres littéraires, ils auraient vraisemblablement subi le même sort.La crise — et le mot est bien faible pour désigner le cataclysme qui frappa l’industrie de l’édition — a eu des causes.Quelles ont été ces causes, c’est ce qu’il nous faut maintenant expliquer.Si une faillite s’explique souvent par le fait qu’une affaire est mal gérée, quelle manque de capital ou que ses dirigeants ont été imprudents, dans le cas qui nous occupe, lorsque toute une industrie est frappée, il faut chercher ailleurs les causes du désastre.En fait, il y a eu trois causes principales : l’absence d’écrivains canadiens, la réapparition de livres importés de France et les difficultés de la vente en librairie.Voyons ce qu’il faut entendre par « absence d’écrivains canadiens ».Nous avons vu qu’avant la dernière avec ses OCTOBRE 1954 11 riques.Buenos Ayres, Rio, Mexico avaient, en effet, été, pendant la guerre, d’excellents clients pour les éditeurs canadiens.Du jour au lendemain, les libraires sud-américains cessèrent leurs commandes, préférant s’adresser à nouveau aux éditeurs français.« Contes pour un homme seul ».Ces nouveaux auteurs se joignaient ainsi au groupe restreint formé par les quelques romanciers qui s’étaient déjà fait connaître avant-guerre, comme Bin guet, Léo-Paul Desrosiers et Harry Bernard.Mais, si tous ces auteurs se trouvaient à peu près certains de pouvoir continuer leur carrière, grâce aux trois maisons d'édition qui subsistaient, un grand nombre de jeunes dont le premier ouvrage n’était pas terminé au début de 1946 se voyaient brutalement privés d’espérance.Hier encore, tout semblait facile, les éditeurs cherchaient des talents nouveaux, aujourd’hui les portes largement ouvertes se referment et il devient tout aussi difficile qu autrefois de se faire éditer.Ne pouvant plus renouveler leurs stocks en imprimant de nouveaux titres, privés d’un marché extérieur considérable, il ne restait aux éditeurs canadiens que le marché national ou plutôt provincial, sur lequel d’ailleurs les livres nouvellement importés de France leur faisait une dangereuse concurrence.Les mieux gérées parmi les maisons
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.