Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada, 1 janvier 1954, Avril
MONTREAL AVRIL 1954 No.533 Numéro spécial EXPOS/T/ON FRANÇAISE 10 - 26 septembre 1954 Palais du Commerce MONTRÉAL BULLETIN DE LA CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA 429, AVENUE VIGER, MONTRÉAL (CANADA) r T Y Y / - i ¦ fi < Y V' / 1 ' * ' I DÉPARTS BI MENSUELS ü I x ' N X v X Yi X I x ¦ 4 \ ' 11* ; 1 , n*lî 1 N I cie française de navigation V î ¦ ) * r f.l ï / • HALIFAX SAGUENAY TERMINALS LIMITED 27 Argyle St.Tel: 3-9206 • MONTRÉAL SAGUENAY TERMINALS LIMITED 1000 Dominion Square Bldg Tel: UNiversity 6-7501 • TORONTO A.O.MINSHALL CO.LTD.200 Boy Street, Room 421 Tel: EM: 6-3761 • HAMILTON A.O.MINSHALL CO.LTD.36 James St.S., Room 1014 Tel: 3-1768 FABRE LINE CIE.i BULLETIN DE LA CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA MONTREAL AVRIL 1954 No.533 ADRESSES OFFICIELLES Sommaire AMBASSADE DE FRANCE 42, rue Sussex, à Ottawa Conseiller Commercial .464, rue Wilbrod, Ottawa Attaché Commercial 610 ouest, rue St-Jacques, Montréal Services Officiels du Tourisme Français .Message du Conseiller Commercial près l'Ambassade de France .But de l’Exposition Française à Montréal .Sections spécialisées de la Chambre de Commerce Française au Canada .3 1170, rue Drummond, Montréal CONSULATS 6 Consulat Général de France .provisoirement 429, Ave.Viger, Montréal Consulat Général de France .85, avenue de la Tour, Québec Consulat .63 Victoria Road, Halifax Consulat .185, Bay Street, Toronto Consulat .850 Hastings St.West, Vancouver Consulat .415 Paris Building, Winnipeg Consulat .73 Monkstown Rd., St.John's Nfld.AGENCES CONSULAIRES .208 Grain Exchange Bldg., Calgary .11222 - 98th Avenue, Edmonton, Alta.a/s Sté l'Assomption, Moncton, N.B.43 Esplanade street.Sydney, N.S.58 Dock Street, Saint-Jean, N.B.4 Hurd street, Charlottetown, P.E.I.Conseil Supérieur des Français de l'Etranger Délégué pour le Canada : M.Georges Vinant 429 ave Viger, Montréal 7 Le marché canadien et les produits français, par M.H.Mhun .Progrès dans l’électrification des chemins de fer français, par C.Volf .Notes and Trends from France .Voyage en France, à Montréal, par André Malavoy .Industrial progress at the Paris Trade Fair .9 Agence Consulaire Æfaence Consulaire ^^Ngence Consulaire ^TYgence Consulaire Agence Consulaire Agence Consulaire 17 20 21 24 SOCIÉTÉS FRANÇAISES À MONTRÉAL Marseille et ses vieux armateurs .Salon International des Techniques Papetières et Graphiques .Foire de Lyon .Liste des membres .27 Association des Français Libres du Canada 4115 Côte-des-Neiges, Montréal Président : M.M.Quédrue Chambre de Commerce Française au Canada 429, Ave.Viger, Montréal Président : M.I.Bénard Sociétés des Anciens Combattants Français 429, Ave.Viger, Montréal Président : M.L.Dimitri Union Nationale Française 429 Ave.Viger, Montréal Président : M.A.Lot ADRESSES D'INTÉRÊT GÉNÉRAL : Comité Franc-Dollar 464, rue Wilbrod, à Ottawa Représentant au Canada : M.F.A.Vaison Alliance Française 32 Elmwood, Montréal Président : M.Jean Lallemand Comité France-Amérique 132 ouest, rue St-Jacques, Montréal Président : M.le Sénateur T.Vien 30 31 32 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA Reconnue par le Ministre du Commerce et de l'Industrie du Gouvernement Français le 20 août 1886.429, AVENUE VIGER, MONTREAL (CANADA) Téléphone : PLateau 9420 Adresse télégraphique : "GALLIA, MONTREAL" BUREAU DE PARIS (France) 31, Avenue Pierre-ler-de-Serbie - Téléphone : KLEber 68-50 Paris (16ième) Imprimé au Canada par BARCLAY PRESS COMPANY, 3451, rue Masson, Montréal.Autorité comme envoi postal de la deuxième classe.Ministère des Postes.Ottawa.Canada.Prix 25 cents Z Z I • Le fameux repas digne de l’excellente cuisine française • La flotte aérienne la plus moderne du monde • Les pilotes ayant à leur actif plus d’un million de milles de vol.Vols directs MONTRÉAL-PARIS en Super-Constellation de luxe Service touriste en Super-Constellation et Constellation 749 l' M 'Sm EUS / a % z # # A A % m I WAIMtlttlfllJMlWM mm ï Consultez un agent de voyage ou AIR FRANCE, Immeuble de l'Aviation Internationale, rue Dorchester ouest, Montréal.UN.6-8344 ^teiàaye de Monsieur Raymond Treuil, Conseiller Commercial près l’Ambassade de France au sujet de e ('EXPOSITION FRANÇAISE DE MONTREAL (10 au 26 septembre 1954) L’Exposition de Montréal est certainement la plus importante que la France ait jamais organisée au Canada et elle sera aussi sans doute la plus bélle et la plus grande qui se sera jamais tenue dans la grande métropole canadienne.Comment se fait-il qu’une manifestation commerciale de grande envergure n’ait jamais vu 'le jour auparavant sur ce point nord-est du continent américain, qui est pourtant celui qui est uni à la France par les liens historiques les plus puissants.La.raison en est d’ordre matériel.Avant l’ouverture du Pa'lais du Commerce en 1952, il n’existait, à Montréal aucune salle d’exposition digne de ce nom.La France avait dû se contenter de manifestations réduites établies avec le concours des grands magasins.En outre, après la première guerre mondiale, un train-exposition avait parcouru le Canada avec un succès marqué.Avec ses 7000 mètres carrés de superficie, ses installations d’éclairage et de ventilation, ses dégagements et ses services spécialisés, le Palais du Commerce, sans être à l’échelle de notre Grand Palais, nous permet enfin de montrer avec fidélité et dignité les multiples aspects de l'industrie, du commerce et du tourisme français.Il ne faut pas s’étonner que les créateurs du Palais du Commerce aient d’abord pensé à la France et lui aient offert la primauté d’une exposition de caractère national.L’idée qui était en germe et qu’ils ont reprise à leur compte a trouvé l’écho le plus favorable auprès du Maire de Montréal et auprès du Gouvernement Provincial de Québec.Cette idée avait, toutefois besoin d’une mise au point.Aussi, sur ma recommandation, l’exposition, qui avait d’abord été envisagée pour l’automne de 1953, fut-elle retardée d’un an.Il était évident qu’une manifestation de ce caractère, organisée dans la deuxième ville de langue française du monde, ne pouvait souffrir la médiocrité et qu’elle entraînerait des dépenses élevées dans un pays où le coût de la main d’oeuvre et des installations hors série est fort cher.En vérité, la première question qui se posait était la suivante : les avantages pratiques à en attendre justifiaient-ils les dépenses à prévoir?Pour répondre par l’affirmative, il faut d’abord faire un acte de foi concernant l’avenir du Canada.Pour qui connaît cet immense pays, cet acte de foi est facile.Mes compatriotes, malheureusement, ne sont pas toujours bien informés de la situation et je voudrais leur donner quelques éléments de base dont l’importance me paraît décisive.Le Canada est 18 fois plus grand que la France et a une population qui vient tout juste de dépasser 15 millions.Celle-ci, par la force de la natalité et l’importance de l'immigration, augmente chaque année de plus de 400,000 personnes, soit près de 3%.Si la France se peuplait au même rythme, elle aurait, dans 10 ans, plus de 52 millions d’habitants.Cette croissance démographique ne serait pas nécessairement un gage de prospérité si elle ne s’accompagnait pas d’un enrichissement plus que proportionnel provenant d’investissements massifs effectués par l’épargne canadienne et par les capitalistes étrangers et s’élevant chaque année à plus de '5 milliards de dollars.Par quoi se justifient ces investissements?Par 1 "énormité des ressources naturelles du pays qui sont impressionnantes en valeur absolue et encore plus si on les exprime par tête d’habitant.Il suffit d’évoquer trois de ces ressources pour en comprendre l’ampleur et 1 importance basique : le bois et la pâte à papier, le blé, la production minérale.Ce sont les trois grandes industries exportatrices du pays et l’avenir de la production minérale (nickel, zinc, plomb, fer, or, amiante, pétrole, etc.,) paraît illimité car le sol de ces immenses espaces recèle des minerais en quantité fabuleuse.Le développement de toutes ces ressources au rythme accéléré actuel ne pourrait s’expliquer par les seuls besoins de l’économie canadienne et de sa faible population.Mais il se trouve que les Etats-Unis ont d'énormes besoins en matières premières que leurs propres ces, dont certaines sont en voie d'épuisement, ne suffisent plus à alimenter.Les Américains sont les premiers à reconnaître la grande importance des réserves diennes et plusieurs de leurs économistes estiment que le standard de vie des Canadiens -dépassera bientôt le leur.Un autre attrait du Canada qui impressionne de plus en plus les hommes d’affaires étrangers est la stabilité et la sagesse de son gouvernement.Elles se manifestent ressour- cana- AVHIL 1954 3 américains sont au moins aussi chers que les produits européens sinon les Etats-Unis n 'auraient pas à se protéger contre ces derniers par une barrière douanière élevée.par la solidité de sa monnaie et de ses finances et par un libéralisme plus poussé que celui de la plupart des pays dans la gestion des affaires publiques et privées et dans le domaine du commerce extérieur.Si donc les Américains battent les Européens aussi complètement sur le marché canadien, c’est, parce que la proximité des deux pays permet de mieux connaître et analyser les besoins canadiens, de faire des livraisons plus rapides, d’ajuster 'les réclamations sans délai, de fournir un « service » correspondant aux nécessités d’une économie dynamique.Beaucoup d’importations canadiennes s’expliquent évidemment par le fait qu’elles sont effectuées par des filiales de sociétés américaines, ce qui mène à la conclusion que dans certains domaines, les exportations de marchandises françaises devront être précédées par des exportations de capitaux ou, du moins, être liées avec celles-ci dans une période de démarrage.La proximité des Etats-Unis constitue un avantage moins important aujourd’hui qu’il ne l’a été dans le passé.En effet, cette proximité se traduit essentiellement par la présence réelle de personnes ayant pouvoir de décision ou d'organisation.Or, la rapidité des communications par avion permet aux hommes d’affaires habitant l’Europe d’être présents au Canada par la pensée ou en personne avec un retard ne dépassant pas généralement 24 heures par rapport à leurs concurrents américains.En outre, l’aisance de ces déplacements rend possible la recherche ou l'organisation de bonnes agences qui sont souvent le véritable moyen de maintenir cette indispensable présence sur un marché hautement concurrentiel.Grâce à ce libéralisme que d’aucuns voudraient encore plus grand, le Canada a gagné la troisième place, après les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, dans le volume de extérieur.Toutefois, il existe deux ombres son commerce tableau, qui expliquent la faiblesse du commerce tre le Canada et l’Europe Continentale, notamment la France.en- au La première est la préférence impériale britannique que le Gouvernement libéral actuel du Canada trouve d'ailleurs excessive mais qu’il a été impuissant à réduire sensiblement.Il a bien été obligé d’user de grands ménagements à l’égard de l'Angleterre que la guerre avait laissée dans une situation financière difficile et qui achète au Canada beaucoup plus qu’elle n’y vend.En ce qui concerne la France, il faut bien admettre que cette préférence impériale, fortement accrue par les accords d’Ottawa de 1932, nous a fait perdre certains de nos meilleurs marchés, par exemple ceux de nos tissus, de notre porcelaine, dont les ventes sont une faible fraction de celles que nous faisions jadis.La deuxième ombre au tableau est l'importance extraordinaire du commerce avec les Etats-Unis, qui fournissent les trois quarts du total des importations canadiennes.Cette situation prouve d’ailleurs que, malgré les taux de douane réduits favorisant les pays du Commonwealth britannique, il est possible de faire de très grosses affaires au Canada.Les Etats-Unis ne bénéficient pas de la préférence et ont à acquitter des droits de douane identiques à ceux que paient les nations en dehors du Commonwealth et notamment la France.Puisqu’il semble vain, à l’heure actuelle, de compter sur une réduction appréciable des marges préférentielles, c’est au détriment des Etats-Unis que nous pouvons espérer progresser.La leçon qu’ils nous donnent est avant tout celle de l’importance de la proximité.A première vue, cette constatation paraît décourageante car la proximité ne se crée pas.Toutefois, en examinant le problème de plus près, on conclut que des possibilités appréciables existent, dans bien des domaines, pour les industriels décidés à faire un travail de longue haleine.Sauf pour certaines matières très pondéreuses, la proximité ne se traduit pas essentiellement par une économie décisive des frais de transport.Les grands centres de consommation canadiens sont situés sur les rives du Saint-Laurent, du lac Ontario, de l’océan Pacifique et peuvent être atteints dans de bonnes conditions par beaucoup d’industries européennes.D’autre part, il est évident que beaucoup de produits Le problème de la création d’agences mérite d’être soulevé car l’Exposition sera, pour beaucoup d’industriels français, l’occasion d’établir des liens permanents avec le 'Canada.Le désavantage de nos industriels par rapport aux Américains et aux Anglais est qu'ils sont souvent obligés de démarrer avec, un faible volume d’affaires qui ne permet pas de couvrir les frais généraux de l’agent, de mettre en place un service de vente adéquat et de faire au besoin de la publicité.Les affaires françaises, qui ne peuvent espérer, même après des années d’efforts, établir avec le Canada un courant d’affaires suffisant, auront bien du mal à trouver de bons agents et si elles en acceptent de mauvais, subiront beaucoup de déboires.Il faut ajouter, du point de vue général, que les affaires mal représentées nuisent à la réputation de notre commerce.Par contre, un assez grand nombre d’affaires françaises n’ayant pas encore travaillé avec le Canada mais ayant obtenu, sur d’autres marchés, des succès encourageants, peuvent espérer développer un chiffre d’affaires rémunérateur dans un laps de temps raisonnable.II faut 4 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA les mettre en garde contre une tentation trop fréquente qui consiste à amortir les dépenses de démarrage sur les premières exportations alors que si elles sont suffisamment importantes, comme elles devraient l’être, il faudrait en répartir l’incidence sur les deux ou trois premières années d’opération.En somme, la création d’un nouveau courant d’affaires se traduit normalement par un déficit pendant une période plus ou moins longue atteignant parfois deux ans et il est illusoire de penser que l’agent canadien, s’il est de qualité, acceptera de le prendre totalement à sa charge.Pour en revenir à l’Exposition, elle me paraît avoir trois objets qui seront réalisés dans la mesure où les exposants et les services officiels s’attelleront avec efficacité à la tâche commune.Son objet principal est évidemment de montrer aux Canadiens, dans un meilleur cadre, des marchandises françaises qu’ils connaissent déjà et qu’ils désirent se procurer mais dont la distribution est souvent inadéquate.L’Exposition montrera en outre des produits mal connus des Canadiens, dans la vente desquels la France a obtenu des succès significatifs depuis la guerre.Un deuxième objet de l’Exposition est d’établir ces contacts humains dont l’importance a été ci-dessus signalée et j’espère que de nombreux hommes d’affaires viendront à Montréal ou, s’ils ne peuvent faire le voyage, s’associeront avec certains de leurs collègues pour en-vover au Canada un délégué averti.L’Exposition vise enfin à créer une ambiance favorable à la France.Sans doute dans ce pays qu ’elle a fondé, la France est déjà bien connue.Mais précisément parce qu’elle a, sur ce continent, un grand passé qui a laissé de nombreuses traces depuis l’estuaire du Saint-Laurent jusqu’à l’embouchure du Mississipi, les autorités et la population du pays s’étonnent parfois de l’insuffisance de nos efforts en dehors du domaine culturel.Les populations de l’Amérique du Nord sont beaucoup plus attachées à leur histoire que nous le croyons en Europe et, en particulier, celle de la Province de Québec dont la devise est « Je Me Souviens ».Il ne faut pas perdre de vue toutefois que les questions économiques dans des pays en plein essor industriel impreignent la vie des individus et des gouvernements plus encore qu’en France.Il ne faut pas s’étonner que certains membres du Gouvernement Fédéral ou du Cabinet Provincial expriment le désir de recevoir plus fréquemment la visite de nos industriels, commerçants, banquiers et hauts fonctionnaires de nos ministères économiques.La Province de Québec offre aux Français un champ d’action particulièrement fertile, ses ressources étant immenses et encore peu exploitées, et le désir de travailler avec des gens ayant la même langue, une culture voisine et des moeurs semblables étant naturellement plus marqué que dans le reste du Canada.Montréal, toutefois, est loin d’être une vine exclusivement canadienne-française puisqu’on y trouve le siège d’un grand nombre de sociétés et d’associations dont les activités s’étendent à tout le Canada.Il suffit de rappeler que les deux réseaux ferroviaires, les deux plus grandes banques, la plus grande société d'assurance, la grande affaire d’aluminium, pour n'en citer que quelques unes, y ont leur siège social.Le succès de l’Exposition semble être dès maintenant assuré en ce qui concerne la qualité, la variété et l'importance des produits qui y seront présentés.En outre, des attractions spectaculaires mais de bon goût y feront affluer la foule qui viendra, non seulement de la ville et de ses environs et de plusieurs provinces mais aussi des Etats-Unis.L’intérêt témoigné depuis plusieurs mois par ia presse, la radio et la télévision nous assure une publicité très large.Les autorités fédérale, provinciale et municipale et plus particulièrement le Maire de Montréal, et le Ministre du Commerce de la Province de Québec, nous ont apporté un concours précieux et feront le maximum pour que cette grande manifestation française soit l'événement dont on se souviendra pendant longtemps.Les résultats pratiques de l’Exposition, surtout ceux que l’avenir fera mûrir, dépendent largement de l’état d’esprit de nos exportateurs et de leurs groupements.Ils devront fournir à leurs agents ou à leurs envoyés des renseignements précis sur les objets exposés et sur leurs plans d’action.Ils pourront obtenir des informations sur le marché canadien en s’adressant soit au Centre National du Commerce Extérieur ou au Comité Franc-Dollar à Paris, soit à mes services ou à ceux de la Chambre de Commerce Française à Montréal.Il faudra enfin qu’ils s’inspirent des considérations générales rappelées ci-dessus et qu’ils n’hésitent pas à discuter avec mes services les différentes formules qui s'ouvrent à leur initiative: recherche d’agents, assurance-prospection, montage partiel au Canada, etc.Le Canada est probablement de tous les pays celui qui possède le plus de ressources pour une aussi faible population.Son essor et sa prospérité actuelle reposent donc sur des bases extrêmement solides.La France bénéficie d’avantages évidents dans la Province de Québec mais, pour beaucoup de produits, elle peut étendre, par un effort persévérant, son champ d’action bien au-delà de cette base de départ.Après avoir fondé ce pays devenu puissant et appelé à un grand avenir, la France se doit de faire un effort particulier pour y faire connaître et répandre les produits qui sont la marque de son génie.Raymond Treuil, Conseiller Commercial et Financier près l'Ambassade de France AVRIL 1954 5 BUT DE L'EXPOSITION FRANÇAISE AU CANADA Le comité permanent des foires à l'Étranger prépare l’Exposition Française à Montréal qui est prévue au Palais du Commerce du 10 au 26 septembre 1954.Le but recherché est de montrer — dans toute la mesure du possible — tous les aspects de l’activité créatrice et industrielle de notre pays.Certaines de ces activités sont bien connues des Canadiens car elles touchent chaque jour le grand public: articles religieux, livres, films, disques, appareils de photographie et de cinéma, articles de sport, bicyclettes, vins et gastronomie, bijouterie, horlogerie, parfums, textiles de luxe, haute-couture, gants, articles de Paris, verrerie, coutellerie, produits pharmaceutiques et chimiques, instruments de chirurgie, etc.D’autres produits français sont également importés en quantités importantes mais, de par leur nature même, sont moins connus: engrais, noix et cerneaux, gélatine, etc.Enfin, pour tout ce que l’on peut grouper sous le terme « biens d’équipement », qu’il s’agisse de machines-outils ou de travaux publics, de turbines ou de locomotives, les réalisations françaises en France et à l’étranger sont trop souvent ignorées, non seulement du public mais aussi des spécialistes canadiens.L’Exposition de Septembre doit affirmer la continuité, l’amélioration constante de nos exportations traditionnelles vers le Canada; elle doit aussi développer nos exportations en machines-outils, instruments de précision qui ont fait de grands progrès ces dernières années.Elle doit enfin attirer l’attention des Canadiens sur les grandes réalisations françaises en centrales thermiques, en centrales hydrauliques, en travaux publics de toutes natures, surtout à un moment où le Canada poursuit à un rythme accéléré l’équipement de ses énormes ressources hydrauliques et minières.Les nécessités des guerres obligent périodiquement la France à reconstruire ses chemins de fer, ses ports, ses barrages, elles l’ont obligée à être absente, à deux reprises, pendant cinq ans des marchés d’exportation.Mais la France a reconstruit chez elle avec sa technique, ses ingénieurs, ses labora-toi res.Elle a, depuis trois ans, construit des locomotives, des machines-outils, des cen-traies, des hauts fourneaux pour le Brésil, la Colombie, les Etats-Unis, les Indes, le Pérou, les Philippines, et est en concurrence technique et commerciale avec des pays auxquels souvent trop tendance à accorder une certaine suprématie, voire même un monopole.Depuis trois ans, la France a repris à l’Etranger la tradition des grands bâtisseurs : ponts, routes, barrages en Argentine, au Brésil, en Egypte, à Haïti, en Turquie, au Vé-nézuéla et dans toute l’Union Française.La France n’est pas seulement le pays de la douceur, de la joie de vivre, elle est pays d'hommes qui travaillent, qui inventent, qui créent dans tous les domaines.L’Exposition Française de Montréal en sera la preuve vivante, la démonstration matérielle, plus convaincante que toutes les statistiques et les reportages, même les plus brillants.on a aussi un Pour cette Exposition, il faut que les exposants français viennent nombreux, que leurs représentants au Canada s’attachent à une préparation minutieuse.Nous le devons à nos amis canadiens qui, de leur côté, ont fait Ce numéro spécial du Bulletin de la Chambre de Commerce Française au Canada se propose de vous exposer ce que la Chambre a fait pour essayer d’apporter au Comité Permanent des Foires à l’Etranger et aux Services de l'Ambassade de France au Canada concours modeste mais le plus complet, et de vous convaincre que vous ne pouvez être absents d'une manifestation française dans un pays aux énormes possibilités comme le Canada.Seule l’industrie française, par une assurer le succès.magnifique effort pour nous aider.un son participation large et très représentative, peut 6 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA SECTIONS SPÉCIALISÉES DE LA 1 —• Parure Féminine: Ganterie, maroquinerie, articles de Paris, etc.M.GASTON DURAND, 437 rue Mayor, Montréal — LA.01 16 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA 2 —• Parfumerie: Parfums, produits de beauté, etc.M.DE LA MYRE MORY, 1522 ouest, rue Sherbrooke, Montréal WE.9498 M.G.BRASSARD, 2027 McGill College, Montréal — LA.5416 3 — Produits Chimiques et Pharmaceutiques: M.F.DUCROS, 200 rue Vallée, Montréal — UN.1 -2497 M.R.OLIVIER, 1504 rue de la Montagne, Montréal — LA.0895 4 — Editions: Livres, Périodiques, Disques, Cinéma, ( Exploitation ), etc.M.P.TISSEYRE, 40 rue Molière, Montréal - GR.9378 5 — Métallurgie, Mécanique: Métallurgie, Machines-outils, Automobiles, Aviation, etc.M.E.SPIRE, 3877 rue Draper, Montréal — EL.2382 6 — Tourisme, Transport, Hôtellerie: M.A.QUEDEC, 1 1 96 Phillips Square, Montréal — HA.6268 7 — Articles Religieux: M.VICTOR DURAND, 5025 rue Christophe-Colomb, Montréal —TA.4151 M.A.SUTTO, 50 ouest, rue Notre-Dame, Montréal — PL.2505 M.V.J.J.PANNEELS, 2363 rue Delorimier, Montréal — CH.2862 8 — Précision: Mécanique, Optique, Photo, Cinéma, Instruments de chirurgie, Matériel hospitalier, etc.M.A.RAMETTE, 2 ouest, rue Sherbrooke, Montréal — BE.6581 9 — Objets d’Art et Ameublement: Verrerie, Porcelaine, Céramique, etc.AA.f 10 — Travaux Publics: M.G.JOUVEN, 1 460 ouest, rue Sherbrooke, Montréal — MA.221 4 1 1 — Textiles, Haute Couture: M.H.LECOQ, 71 2 New Birks Building, Montréal — UN.6-6141 12 —.Gastronomie: Alimentation, Vins, Spiritueux, Eaux Minérales, etc.M.J.CONTAT, Hotel Ritz-Carlton, rue Sherbrooke ouest, Montréal PL.4212 M.G.BRASSARD, 2027 McGill College, Montréal — LA.5416 M.G.BOUSSION, 646 ouest, rue Sherbrooke, Montréal — PL.5026 13 — Electricité, Radio électricité: Production, Distribution, Equipement M.J.BENARD, 455 ouest, rue Craig, Montréal — UN.6-8395 14 —.Articles de Sport, Quincaillerie: Sports, Cycles, Pêche, Chasse, Coutellerie, Quincaillerie, etc.M.J.LONGY, 1533 rue Mackay, Montréal — UN.6-4755 M.V.J.J.PANNEELS, 2363 rue Delorimier, Montréal — CH.2862 AVRIL 1954 7 X Avez-vous déjà peinturé les broches SV fs d’une brosse de métal?X \ Eh bien! c’est tout aussi satisfaisant que de peinturer une surface craquelée, écaillée ou pelée.Dans les deux cas, c’est une pure perte de peinture, d’effort et d’argent.LE TRAITEMENT A LA FLAMME s’avère la méthode efficace et économique pour la préparation des surfaces métalliques à peinturer.La flamme oxy-acétylénique intense enlève toute la vieille peinture, la rouille et toute trace d’humidité .laissant une surface propre, sèche et chaude formant une base idéale pour la peinture.L’outillage pour le traitement à la flamme est régulier, portatif et flexible.z Nos techniciens sont à votre service pour les applications du traitement à la flamme.Pour de plus amples renseignements, communiquez avec votre succursale LA.la plus près.Canadian LIQUID AIR Company TjjT LIMITED x St.John's, Sydney, Halifax, Moncton, Québec, Montréal, Toronto, Hamilton, London, Windsor, Winnipeg, Regina, Saskatoon, Calgary, Edmonton, Vancouver, Victoria.¦ ., v.cT X- " - T.: ¦ ¦ I : ï '{Xi :P Le marché canadien et les produits français par M.H.MHUN des principales puissances minières, par suite de l’intensification des recherches qui se poursuivent de nos jours jusque dans 'les régions arctiques.Il arrive au premier rang des exportateurs de métaux non-ferreux, tenant de loin la tête pour deux des métaux-clef de l’industrie, le nickel et l’aluminium.L abondance de ses forêts en fait le premier producteur de pâtes et papiers fournissant au monde les % de son papier-journal.Le Canada est largement pourvu en ressources hydrauliques.Enfin, il se trouve à la tête d’une industrie pétrolière encore jeune mais déjà puissante.Au reste, la mise en valeur de ses richesses naturelles n’en est encore qu’à ses débuts, une grande partie de son territoire n’ayant pas été prospectée ou certaines d’entre elles restant pour l’instant inexploitables en raison de leur isolement.L’abondance de l’énergie hydro-électrique, conjuguée à la proximité des matières premières et à l’ampleur du capital d’investissement — canadien, américain, britannique et européen — a suscité un prompt développement de l'industrialisation, développement accéléré par la dernière guerre.Ainsi, en quinze ans, le volume de la production industrielle a plus que doublé.Le Canada est maintenant à la tête de grandes industries, métallurgie, papeterie, aéronautique, produits chimiques, pour n’en citer que quelques unes, et d’un grand nombre de moyennes et petites manufactures créées depuis 1940.Son essor industriel se poursuit et malgré le plafonnement actuel dans quelques secteurs, les capitaux investis atteindront cette année $5,838 millions (chiffre supérieur à l’an passé) répartis comme suit: $3,865 millions dans les constructions nouvelles et $1,973 mitions dans l’outillage.La rapidité avec laquelle le Canada est devenu une grande puissance économique et commerciale est telle que les milieux d’affaires, en France, restent insuffisamment documentés sur ce pays.Aussi n’a-t-on pas assez compris l’intérêt que l’on pourrait tirer du marché canadien.Néanmoins, il faut le reconnaître, des efforts ont été entrepris tant par les milieux officiels que par les hommes d’affaires avisés pour combler cette lacune et étendre notre présence au Canada, présence qui avait nécessairement subie une éclipse pendant la dernière guerre.Des investissements ont été faits, des intérêts ont été acquis, des entreprises ont été mises sur pied, des ententes ont été conclues entre producteurs français et canadiens, des entretiens ont eu lieu à plusieurs reprises entre les gouvernements de Paris et d’Ottawa, enfin la France a été représentée chaque année à la Foire Internationale de Toronto.C’est dans cet esprit qu’est organisée à Montréal, l’automne prochain, une importante exposition française.Son objectif est double : d’une part, montrer les créations françaises aux Canadiens et les inciter ainsi à acheter davantage chez nous, d’autre part, pousser les Français à développer leurs ventes et leurs intérêts dans un pays en plein expansion et aux perspectives brillantes.LE MARCHÉ CANADIEN Peu de marchés, en effet, méritent de retenir autant l’attention.Riche en ressources naturelles, matières premières et sources d’énergie notamment, le Canada couvre un territoire dix-sept fois plus étendu que la France ou plus grand que l’Europe.Stimulé par le voisinage des Etats-Unis avec lesquels il entretient des relations économiques extrêmement étroites, le Canada bénéficie d’un vaste débouché sur le riche marché de consommation voisin, et par ailleurs des capitaux américains qui s’investissent en grand nombre dans J’exploitation de ses ressources et le développement de ses industries de transformation.Est-il besoin d’ajouter que la jeune économie canadienne ne dispose pas de tous les facteurs indispensables à la réalisation de cette énorme tâche.Capitaux, techniciens, main-d ’oeuvre qualifiée, procédés de fabrication, biens d'équipement doivent être partiellement importés et c’est dans ces domaines que .la France doit trouver sa place.L’industrialisation et le gros volume de la production d’une part, la faible population d’autre part, ont fait du Canada une grande puissance commerciale qui ne le cède qu’aux Etats-Unis et à la Grande-Bretagne pour le volume du commerce extérieur.Il tient même le premier rang quant à l’importance des échanges internationaux, Outre qu’il demeure un des premiers producteurs et exportateurs de céréales, le Canada est devenu une AVRIL 1954 9 LES P jjl'WT'W MEILLEURES MARQUES FRANÇAISES PHOTO Kl N AX POULENC Folding m Reflex ROYFLEX S EMFLEX REX LIMITÉE 4» ' ^ \'jg * & spécialités thérapeutiques de choix 35 mm (#ÔC'Ml % CINE 8 mm GIC EMEL 204, Place Youville Montréal 16 mm GIC RATHE 35 mm C AMEFLEX Objectifs ANGENIEUX K I N O P T I K SOM-BERTHIOT OPTIQUE BANQUE L.G.BEAUBIEN Jumelles Microscopes Instruments scientifiques SIÈGE SOCIAL: 1 , RUE RICHERANCE PARIS ( Sème I BBT-KRAUSS FOPEX JOBIN-YVON O P L S G O C G R etc.TOUTES OPÉRATIONS FINANCIÈRES horlogerie ENTRE LA FRANCE ET LE CANADA J AZ BOP Adr.Télég.: BEAUBANK Tél.iOPera 90.62 455 CRAIG OUEST MONTRÉAL UN.6-8395 10 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA un rang honorable.En 1913, les placements directs, c’est-à-dire les participations dans les sociétés minières, industrielles, immeubles et prêts hypothécaires, étaient déjà évalués à $67 millions.En outre, un portefeuille non négligeable de fonds d’Etat, de titres ferroviaires, d’actions et d’obligations industrielles et minières, était détenu en France.1/4 de sa production étant vendu à l’étranger qui lui procure à son tour 1/4 de ce qu’il consomme.Le Canada est le pays dont le commerce extérieur a le plus augmenté depuis la veille de la dernière guerre; cette augmentation est d’environ 60% en volume, comparativement à 40% pour les Etats-Unis.En 1953, ses exportations et ses importations se sont respectivement élevées à $4,117 millions et $4,387 millions.L’évaluation exacte de nos capitaux était et reste impossible.Des titres canadiens ont été achetés à Londres et de tout temps — le phénomène est fréquent depuis 1945 — des placements d’origine française parviennent au Canada par l’intermédiaire des Etats-Unis.La liste des titres canadiens cotés à la Bourse de Paris s’est du reste considérablement allongée ces derniers temps et donne ainsi au public français l’occasion d’étendre ses participations dans les sociétés canadiennes.On voit que les exportations sont équilibrées par un fort volume d'importations et au cours des six dernières années, la balance commerciale a enregistré trois excédents et trois déficits.Le Canada doit se procurer à l’étranger les matières premières qu’il n’a pas, coton, laine, bauxite par exemple, de nombreuses denrées alimentaires, une grande quantité de biens d’équipement et de produits de consommation courante, textiles notamment.L’étroitesse du marché intérieur rend trop coûteuse la fabrication, au Canada même, de bien des produits.Là encore, le fabricant français peut trouver sa place, une place plus large que celle qu’il occupe présentement.La balance des comptes français permet cependant de se faire une idée approximative de l’ampleur de ces investissements.Elle chiffre les revenus de capital rapatriés en France — coupons, dividendes, intérêts, loyers, comptes bancaires, etc.— à $21,5 millions de 1945 à 1951; en 1950 et 1951, leur montant avoisine chaque année $3 millions ou un milliard de francs français environ.Si le capital déclaré peut être ainsi estimé à quelque cent millions de dollars, le montant global réel des placements français au Canada est certainement très supérieur à ce chiffre.A propos de la limitation du marché intérieur, il faut souligner trois faits essentiels.L’effort industriel du pays est sans aucune mesure avec la population ; il la dépasse de beaucoup.De plus, pour toutes les raisons évoquées ci-dessus, les Canadiens bénéficient d’un revenu élevé (le second au monde après celui des Américains, se situant aux % de ce dernier) et par conséquent d’un excellent pouvoir d’achat1.Enfin, le marché domestique grossit rapidement avec l’augmentation de la population : de 6 millions au début du siècle, celle-ci est passée à plus de 15 millions cette année et atteindra vraisemblablement 25 millions d’ici trente ans.Au demeurant, des entreprises françaises ont pris pied au Canada depuis la fin de la guerre, utilisant les formules les plus variées, allant de la création de sociétés entièrement françaises à la prise d’intérêts dans une affaire locale, en passant par la simple participation financière ou la création d’une représentation commerciale.Ces positions dans le domaine minier, industriel, financier et commercial se sont ajoutées aux anciennes et ont grandement étendu notre réseau d'intérêts.Pour terminer cet aperçu du marché canadien, quelques brèves remarques s’imposent.Politiquement, le pays est stable et financièrement il est sain.Le gouvernement, dans le but de libérer la monnaie, a supprimé tout contrôle des changes et levé ainsi les restrictions au rapatriement des capitaux.Depuis 1945, tous les budgets canadiens se sont soldés par des excédents et la dette publique a été progressivement réduite.Aussi bien, la monnaie est-elle forte et le dollar canadien, depuis près de deux ans, fait prime sur le dollar américain.Ce sont là des considérations qui sont loin d’être négligeables.Est-ce à dire que celui-ci soit suffisante ?Ce serait trahir notre mission extérieure que de répondre par l'affirmative.Eu égard aux conditions économiques du moment, aux avantages indiscutables qu'offre l'économie canadienne et surtout à ses perspectives encourageantes, notre participation devrait être plus importante.L’effort entrepris par nos concurrents suisses, belges et surtout allemands suffirait, s’il en était encore besoin, à nous en convaincre.LES INVESTISSEMENTS FRANÇAIS Quelle place occupons-nous au Canada 1 Nous avons pris une part assez importante à son développement et nos placements, qui viennent naturellement loin derrière les placements américains et britanniques, occupent LE COMMERCE FRANÇAIS Quelle place la France occupe-t-elle comme fournisseur du Canada î Pour mieux faire apparaître son évolution, nous avons indiqué dans le tableau ci-dessous le montant des ventes de la France et de ses principaux 1 la moyenne des salaires hebdomadaires, dans l’industrie, varie de $50 à $75.AVRIL 1954 11 C K» % S NORTHAM EQUIPMENT Ltd.REPRÉSENTANTS MANUFACTURIERS Le Film Français est l’ambassadeur de la pensée française à l’étranger COIÏIPAGE CintmflTOGRflPHIQUE (ARADIEnnE LimiTEE CONSULTEZ-NOUS pour tous vos besoins Distribution Exclusive des Productions Françaises depuis 1930 • MOTEURS DIESELS “BUDA” PARIS MONTREAL 637 ouest, rue Craig 20, avenue de Wagram • POMPES À INJECTION “BOSCH”.• PIÈCES MOULÉES & FORGÉES “USINES SCHNEIDER” DU CREUSOT.• TRANSFORMATEURS, GÉNÉRATEURS, SOUDEUSES ÉLECTRIQUES “ELIN”.Courtiers en Douane Expéditeurs Entreposeurs Camionneurs Agents Transitaires • BUDA “LIFT TRUCKS", “SHOP MULES” “CHORE BOYS”.• CONTREPLAQUÉ “OKOUMÉ” ?ST.ARI1AUD & BERGEVIA LIMITÉE 4135, rue ROUEN TÉLÉPHONE: TURCOTTE 3771 MONTRÉAL 118, rue St-Pierre Montréal, P.Q.Tel.: BE.1561 12 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA de leurs ventes depuis 1939, soit 70% et 60% environ, restant même inférieur à celui de la France.En revanche, la progression des ventes suisses est mieux marquée et plus soutenue, doublant entre 1949 et 1954.concurrents européens (à l’exception de la Grande-Bretagne) au cours des cinq dernières années : EXPORTATIONS AU CANADA (Statistiques canadiennes) En millions de dollars canadiens Il est évident que la réapparition progressive des produits allemands sur le marché canadien n est pas 1941) 1950 1951 1952 1953 étrangère à cette évolution.La concurrence de l’Alle- $13,309 $14,668 $23,973 $19,116 $22,267 magne se fait de plus en plus vive depuis deux ou trois ans; ses exportations sont passées de $7,1 millions en 1949 à $35,5 millions en 1953, quintuplant en valeur.Il faut ajouter que le retour analogue des produits japonais a encore accru cette compétition.France Territoires français sauf Maroc 0,580 1,046 0,813 0,454 2,709 0,142 0,703 1,071 1,048 0,529 19,021 22,794 39,095 33,215 29,082 0,702 1,481 3,052 0,989 2,246 10,901 14,463 16,398 16,396 20,456 9,048 9,372 14,217 11,735 14,270 7,134 11,025 30,936 22,629 35,507 6,682 8,896 14,010 16,494 22,297 5,293 18,292 12,002 13,168 10,096 A titre indicatif, les exportations anglaises et américaines au Canada ont été lies suivantes : (en millions de dollars) 1949 Etats-Unis $1,951,860 $2,130,475 $2,812,927 $2,976,962 $3,221,214 Grande- Maroc Belgique-Luxembourg Congo belge Suisse Italie Allemagne do l’Ouest-Hollande Territoires hollandais La place grandissante que prend la Hollande est tout à fait remarquable.En cinq années, ses exportations au Canada ont plus que triplé, allant de $6,6 millions à $22,3 millions.Quant à celles de ses territoires, elles sont extraordinairement élevées, oscillant entre $10 et $18 millions ; il s’agit principalement de pétrole brut raffiné à Curacao.1953 IM* 1951 1950 Les progrès récents de l’Allemagne et de la Hollande ont relégué la France à la quatrième place comme fournisseur européen, alors qu’elle occupait la seconde der- 307,449 404,213 420,984 359,757 453,391 Bretagne La progression des ventes de la France et de ses territoires est très marquée au cours des cinq dernières rière la Belgique en 1940.Ces résultats sont dûs certai-années, nos exportations ayant passé de $14,031 millions nement en partie au fait que l’Allemagne et la Hollande en 1949 à $25,505 millions en 1953.L’augmentation, qui ont entrepris depuis deux ou trois ans un gros effort à est de l’ordre de 80% en valeur, témoigne de l’effort de l’exposition internationale de Toronto où elles ont présenté une importante gamme de produits à caractère nos services officiels, de nos producteurs et exportateurs.Toutefois, si l’on tient compte de la hausse de certains nettement commercial, susceptible de trouver un débouché valable au Canada.Ceci, en tout cas, plaide en prix pendant la période considérée, l'accroissement est quelque peu inférieur.Particulièrement remarquable faveur d’une participation massive et d’un caractère est la hausse en 1953 des ventes de l’Afrique française, semblable à l’exposition d’automne de Montréal de la reflétant surtout les livraisons de bauxite de la Guinée, part de nos producteurs, fabricants et exportateurs.Le On sait qu ’Aluminum 'Company of Canada exploite con- succès considerable qui vient d accueillir celle de Bogota devrait décider les hésitants.jointemcnt avec la société française Bauxite du Midi les mines des îles de Los et qu’une partie de la bauxite, qui reçoit un premier traitement sur place, est expédiée à l’usine d’Arvida.Il y a là une formule d’association entre la technique et le capital français et canadien, en vue d’exploiter les ressources africaines, qui méri- français quant au sujet qui nous occupe.La première, ferait de retenir davantage l’attention des pouvoirs pu- celle qui pourrait être appelée traditionnelle, comprend biles de Paris et d’Ottawa.Notons que le fléchissement les articles qui ont acquis depuis longtemps droit de des ventes marocaines, l’an passé, touche essentiellement cité au Canada, qui sont connus et estimés de longue le cobalt dont une partie est dirigée vers le Canada date du grand public : parfums, vins, livres, textiles de pour y être raffinée.Soulignons enfin que la baisse qualité, gants, dentelles, verreries, articles de Paris, ar-des exportations a été générale en 1952 et a touché l’en- tides religieux, films, disques, produits chimiques et semble des fournisseurs européens, sauf la Hollande et pharmaceutiques, pour ne citer que les principaux.Ce la Suisse.LES PRODUITS FRANÇAIS On peut dire qu’il existe deux catégories de produits sont, pour la plupart, des articles d’un caractère de luxe ou demi-luxe reflétant la qualité française, très Il n’est pas inutile de remarquer que depuis 1951 appréciée au Canada, nos exportations canadiennes globales marquent le pas; après la chute de 1952, elles se retrouvent l’année dernière au même niveau qu’en 1951.La Belgique et l’Italie textiles primaires ou articles de textiles arrivant en tête, sont dans le même cas, le pourcentage d’augmentation Leurs ventes sont cependant loin d’avoir atteint leur Ils forment, la plus grande partie de nos ventes, les 13 AVRIL 1954 K" 5 mm ^/f r ères PARFUMS DE LUXE Spécialités Pharmaceutiques COTY (CANADA) LIMITÉE MONTRÉAL MONTREAL 1 350, RUE LE MOYNE COMPAGNIE GENERALE TRANSATLANTIQUE NEW YORK PLYMOUTH LE HAVRE L 17 avril 21 avril 24 avril 5 mai 12 mai 14 mai 22 mai 29 mai ILE DE FRANCE FLANDRE LIBERTE ILE DE FRANCE FLANDRE LIBERTE ILE DE FRANCE LIBERTE FLANDRE ILE DE FRANCE LIBERTE FLANDRE ILE DE FRANCE LIBERTE FLANDRE ILE DE FRANCE 3 juin 9 juin 17 juin 23 juin 25 juin 3 juillet 9 juillet 14 juillet SERVICE DE FRET !» m m m h 1$ * ¦ Ligne de navires de charge MONTREAL • QUEBEC • LE HAVRE • ANVERS ST.JOHN (N.B.) • HALIFAX (N.S.) en hiver Agents: Furness, Withy & Co.Ltd, Montréal Renseignements auprès des agences de tourisme, ou de 'Ilri juooi; i i i IWI V WA cfreaeh «Une 1196 Place Phillips Montréal 14 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA puyés par les services officiels, viennent de créer à Montréal un groupement de propagande, FRANCE-TECHNIQUE.Peu de pays offrent comme le Canada, autant de débouchés à notre équipement industriel et de surcroît à nos techniques, nos brevets d’invention, nos ingénieurs et nos capitaux.Sur tout le territoire canadien, et jusqu'aux régions arctiques, de nouvelles centrales électriques naissent, des mines sont au début de leur exploitation, des usines électro-métallurgiques sont mises sur pied, de grands travaux publics sont en chantier ou sont sur le point de l’être (on pense ici à la canalisation du Saint-Laurent).Comme nous le mentionnions plus haut, l’industrie canadienne accueille les concours étrangers.Des positions sont à prendre que des concurrents avisés et ambitieux s’attribuent souvent avec rapidité.limite sur un marché dont l’acheteur dispose d’un revenu élevé et il existe pour un grand nombre d’entre elles des possibilités réelles de développement.Tel est le ^fccas des produits alimentaires du produit brut colonial, cacao et arachide par exemple, aux produits de con- sommation courante, comme les fromages et les conserves.Des tentatives récentes le prouvent, qui devraient inciter nos fabricants à étudier le marché, tout particulièrement les problèmes de distribution et de transport.Cette remarque s’applique aux articles de sport — les articles de pêche français, par exemple, sont très considérés au Canada — aux publications, (qu’il s’agisse de livres ou de périodiques), qui devraient trouver au Canada un débouché plus considérable.Les quelque quatre millions et demi de Canadiens français, curieux de notre culture et de ce qui se publie chez nous, forment une clientèle valant d’être prospectée attentivement.D’une façon générale, la concurrence touchant nos créations de luxe et demi-luxe, qu’elle vienne d’Allemagne, d’Italie ou d’ailleurs, joue surtout sur le plan des prix et c’est dans ce domaine que nos fabricants doivent spécialement porter leur effort.Certaines entreprises françaises ont du reste compris tout le profit qu'elles pouvaient tirer de cette situation.Ainsi, nos ventes de machines-outils, qui étaient quasi nu'lles au lendemain de la guerre, se sont élevées de $60,000 en 1951 à $200,000 en 1952 et $260,000 en 1953.Cette progression, qui n’en est certainement qu’à ses débuts, on la doit dans une grande mesure à la participation des groupements de fabricants de machines-outils à la Foire Internationale de Toronto.Ceci prouve que la technique française s’impose là où un effort sérieux est entrepris et soutenu ; il faut donc que cet automne notre matériel de travaux publies, électronique, de métallurgie, etc.soit largement représenté à Montréal.La seconde catégorie de produits concerne les biens d’équipement.Ils doivent retenir particulièrement l’attention, tant au Canada qu’en France, car ils sont sérieusement méconnus, non seulement du public mais du spécialiste canadien.Pour la très grande majorité des Canadiens, la France reste le pays des parfums, des bons vins et des belles soieries et nos machines, outils, produits métallurgiques, articles de haute précision, électriques et électroniques, matériel de travaux publies, etc.ont encore à se faire connaître.Au moment où s’élabore à Paris une réforme de la structure du commerce extérieur, prévoyant notamment une aide à l'exportation des produits agricoles, la création d’un véritable Ministre du commerce extérieur et une réforme du Centre national du Commerce extérieur, l’occasion est unique de faire connaître nos créations en Amérique du Nord et développer nos échanges avec la zone dollar.Que la France soit le pays des découvertes et des belles créations techniques, on l’ignore trop souvent ici.Que le radar ait été mis au point chez nous dès 1934, qu’au tout début de la guerre la France ait conçu les premiers, que la lampe fluorescente, la cellulose — dont on fait un emploi massif en Amérique du Nord — le cinémascope — qui est en train de révolutionner les écrans nord-américains — aient été également conçus en France, on ne le sait pas davantage.Que la France livre à de nombreux pays étrangers de l’équipement industriel rivalisant par sa qualité avec les meilleures créations mondiales, qu’elle puisse en échange d’un matériel militaire souvent démodé qu’on lui attribue, fournir un matériel de grande classe, aéronautique par exmeple, que ses techniciens construisent de grands travaux industriels un peu partout dans le monde, c’est ce qui est facilement oublié.Et on pourrait multiplier les exemples.Cette méconnaissance des techniques françaises, handicap sérieux à nos ventes de biens d’équipement est tellement répandue, que des ingénieurs français ap- Giiy Tombs Limited 1085 Côte du Beaver Hall Montréal AGENTS DE VOYAGES EXPEDITEURS Téléphone : UNiversity 6-2071 15 AVRIL 1954 le champion du monde des petits tracteurs :: C.E.Racine & Cie Limitée i .6 COURTIERS EN DOUANE .ET TRANSITAIRES 19 # gg ; ¦ Board of Trade Building Montreal ?EHJ5 \ Téléphone : MA.5293 fyv !M£ « Sée trad danion entre /a France et te ^toamada, BANQUE CANADIENNE NATIONALE (France) 37, RUE CAUMARTIN.PARIS ' W I 4* i n ; fflsi la# rVÈW- rlfÏB ÜÉÎSS I a BANQUE CANADIENNE NATIONALE FONDÉE EN 1874 CAPITAL ET RÉSERVE, $14,000,000 PLACE D'ARMES, MONTRÉAL % >7 16 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA Le comité FRANCE-TECHNIQUE nous communique : Progrès dans l’électrification des chemins de fer français (512 kilomètres, soit 320 milles) en 4 heures 10, c’est-à-dire à une vitesse commerciale de 77 milles à l’heure.Dans la politique générale du Gouvernement français de développement de la production d’énergie électrique et de diminution de consommation de charbon en partie importé, s’inscrit l’électrification progressive des chemins de fer français.La dernière réalisation a porté sur la ligne la plus chargée du réseau français, soit Paris-Lvon.D’autre part, la presse vient de signaler qu’un train expérimental d’un poids de 130 tonnes, entraîné par une locomotive électrique CC de série de 4800 chevaux, à adhérence totale, a obtenu une vitesse de 152 milles à l’heure sur un parcours de 23 milles.Les locomotives à adhérence totale sont celles dont tous les essieux sont moteurs.Jusqu'à présent, ces machines étaient réservées aux trains lents.On notera l'intérêt de leur emploi si on sait qu'avec un poids total inférieur de 35 tonnes aux machines 21)2 actuellement en service, elles ont un poids adhérent (donc utile) supérieur de 25%.On sait qu’en France, et dans toute l’Europe occidentale, prédomine le système d’électrification en courant continu, car le moteur continu a une très grande souplesse d’exploitation.La tension varie suivant les pays jusqu’à 3000 Volts; en France, c’est la tension de 1500 Volts qui a été retenue et est utilisée sur toutes les lignes existantes.Avec l’électrification de la ligne Paris-Lyon, 11% des lignes françaises assurant 30% du trafic sont maintenant électrifiées.A titre de comparaison, les pourcentages de lignes électrifiées varient, avec une moyenne mondiale de 4,5%, de 1,5% pour l’Amérique du Nord à 12,5% pour l’Europe (Russie non comprise).En Europe, la France se place ainsi à mi-chemin entre des pays tels que la Suisse et la Suède qui ne possèdent pas de charbon et ont des chutes d’eau abondantes, et dont les chemins de fer sont en grande partie électrifiés, et les pays gros producteurs de charbon tels que l'Allemagne et l’Angleterre où le pourcentage des lignes électrifiées est très faible.2) Denis J’exploitation : Outre les économies de charbon déjà signalées, les locomotives électriques ont un rendement au crochet bien supérieur, puisque par rapport aux locomotives à vapeur il est cinq fois plus élevé pour les trains de marchandises et 3,5 fois plus élevé pour les trains de voyageurs.En outre, la locomotive électrique a une durée d’utilisation beaucoup plus grande, puisqu’elle est toujours disponible et que les durées de réparation sont en général plus courtes.C’est ainsi qu’une locomotive de série a parcouru en un mois, sur la ligne Paris-Lyon, une distance de 30,000 milles.Toujours sur cette ligne, l’effectif du personnel a pu être diminué de 41% par l’électrification.Finalement, la rentabilité de la .ligne, c’est-à-dire le rapport des économies réalisées aux frais engagés, s’est révélée égale à 9.8%.En France, pays relativement pauvre en charbon, l'électrification des chemins de fer a donné de substantielles économies.Dans la période s’étendant de 1913 à 1952, pour un trafic accru des deux tiers, la consommation de charbon des chemins de fer a diminué de 7,600, 000 tonnes à 5,700,000 tonnes.En fait, actuellement, l’économie de charbon due à l’électrification se chiffre à plus de 3,000,000 de tonnes par an.3) Dans ta consommation d’énergie électrique : L’avantage de la mise en service de la ligne Paris-Lyon est très marqué à ce point de vue si l’on note que les trains circulent de préférence de nuit et que la pointe de consommation de courant de la ligne Paris-Lyon a lieu vers 4 heures du matin, c’est-à-dire au moment où la consommation d’électricité pour usage industriel ou domestique est minimum.L’énergie électrique consommée par le chemin de fer tend ainsi à régulariser la consommation d’énergie La mise en service de la ligne Paris-Lyon a permis de noter en outre les avantages suivants : 1) Dans le trafic : Les vitesses ont été notablement augmentées.C’est ainsi que des trains lourds (540 tonnes) parcourent la distance Paris-Lyon AVRIL 1954 17 électrique générale.Il en résulte que le chemin
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