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Titre :
Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada
Éditeur :
  • Montréal :la Chambre,1931-1935
Contenu spécifique :
Avril
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
six fois par année
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin mensuel - Chambre de commerce française de Montréal
  • Successeur :
  • Bulletin de la Chambre de commerce française au Canada
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Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada, 1950, Collections de BAnQ.

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AVRIL 1950 No 517 BULLETIN DE LA CHAMBRE mm DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA Reconnue par le Ministre du Commerce et de l'Industrie le 20 août 1886.429.AVENUE VIGER.MONTRÉAL (CANADA) Téléphone : Plateau 9420 Adresse télégraphique : "GALLIA, MONTRÉAL" BUREAU DE PARIS (France) Téléphone : OPÉRA 08-08 4.Place de l'Opéra Tarifs REMITS-^ QUELQUES AVANTAGES DU "SERVICE X" V POUR ALLER EN FRANCE OU EN REVENIR PENDANT LES MOIS “HORS-SAISON” t AIR FRANCE — Seul AIR FRANCE emploie les derniers modèles d’avions “Constellation” à grand rayon d’action dans toutes ses envolées transatlantiques .J w \ |V \ • Voyage à Paris via AIR FRANCE — Au même tarif qu’au départ de New-York — Facilités de séjour à New-York.— De New-York à Paris en 13 heures seulement .SW- I 30 \°'*n — — Personnel navigant : vétérans de l’air .• Seul AIR FRANCE se rend à Lourdes et à Rome.Au cours de l’Année Sainte, nombreux sont ceux qui voudront profiter de cet tage.— Succulente cuisine française accompagnée de vins fins et de champagne .avon- Quand vous voyagez.voyagez par AIR FRANCE • Départs quotidiens de Montréal pour New-York par accord exclusif avec Colonial Air Lines.($) Consultez votre agent Je voyage ou AIR FRANCE Immeuble de l’Aviation Internationale Rue Dorchester Ouest, Montréal, P.Q.S Les Comètes AIR FRANCE .nouveaux mo-' dèles Constellation à grand rayon d’action .survolent les intempéries.it 1 7 B 1 w/iiw^ k Ü A BORD j i w r 5 & I n DU PARISIAN" if "W ta — Voyage de nuit .o t — La seule envolée transatlantique sans escale .bd m 1 2 heures de New-York à Paris .1 b \m — 32 passagers seulement .U EE —- Départ de New-York tous les vendredis après-midi à 7 h.?—— Le voyage de grand luxe .¦v BULLETIN DE LA CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA MONTRÉAL AVRIL 1950 No 517 AGENCES OFFICIELLES Sommaire AMBASSADE DE FRANCE 42, rue Sussex, Ottawa Conseiller Commercial .Attaché Commercial 460, rue Wilbrod, Ottawa 610 ouest, rue St-Jacques, Montréal Réflexions sur les aptitudes CONSULATS commerciales de la France 3 Consulat Général de France 1216, rue Stanley, Montréal Consulat Général de France 85, avenue de la Tour, Québec Consulat 63 Victoria Road, Halifax 345 Church Street, Toronto 850 Hastings St.West, Vancouver 415 Paris Building, Winnipeg 37 King Bridge Road, St-Jean, Terre-Neuve La situation économique au Canada 7 Consulat Consulat Consulat .Consulat Le réveil de la concurrence japonaise 11 Prix et production 17 AGENCES CONSULAIRES 208 Grain Exchange Bldg., Calgary 11214 - 102nd Avenue, Edmonton a/s Sté l'Assomption, Moncton, N.B.Purves Street, North Sydney, N.E.58 Dock Street, Saint-Jean, N.B.Agence Consulaire Agence Consulaire Agence Consulaire Agence Consulaire Agence Consulaire .Les industries chimiques françaises 19 Informations 23 Levée de prohibitions à l'importation 23 SOCIÉTÉS FRANÇAISES À MONTRÉAL Nouvelles réglementations E.F.A.C.24 Alliance Française 2055, ave Vendôme Président : M.Ernest Tétreau Vente d’automobiles aux touristes étrangers 24 Association des Français Libres 1333, rue Champlain Président : M.René Daguerre Statistiques .25 Chambre de Commerce Française au Canada 429, ave Viger Président : M.Henri Dolisie Exportations canadiennes en France 25 I Importations françaises au Canada 26 Société des Anciens Combattants Français 429, ave Viger Président : M, Michel de Roussy de Sales Union Nationale Française 429, ave Viger Président : M.André Lot Mise en valeur des territoires de l'Union Française .27 Liste des membres 28 Imprimé au Canada par TYPO-PRESS, 600 est, rue Legendre, Montréal 12, Qué.Prix : 25 cents Projet.Application de ta Flamme oxyacétyiénique La flamme oxyacétylénique joue un rôle primordial lorsqu’il s’agit d’obtenir les formes complexes demandées par l’industrie moderne.Les recherches conduites par Canadian Liquid Air ont abouti à une amélioration constante des procédés et du matériel pour couper, former, joindre, tremper et nettoyer les métaux.Ces développements sont allés de pair avec les progrès réalisés dans les domaines connexes .Dans bien des cas, ils ont conduit à une amélioration du v rythme de production.Chaque fois que l’assemblage de métaux se fait plus vite, mieux et moins cher, vous pouvez > trouver la marque de fabrique C.L.A.m o # % vy v^V £ 0^ »p à i'S OXYCOUPAGE—pour produire rapidement des formes simples ou compliquées, soit pour une unité soit pour un nombre illimité d’unités; % % s DÉCRIQUAGE À LA FLAMME — employé extensivement dans les aciéries pour enlever les criques et les défauts de surface des blooms et des brames et dans les fonderies pour supprimer les défauts de coulées dans les pièces en acier moulé.c a % m TREMPE SUPERFICIELLE — procédé CONDITIONNEMENT DES SURFACES— méthode la plus simple et la plus efficace pour préparer les surfaces métalliques pour la peinture — enlève toute peinture, saleté, rouille, calamine et humidité rapidement et complètement et laisse une surface chaude, sèche et idéale pour peindre.souple donnant une surface résistant très bien à l’usure pour des pièces en acier et ne changeant pas la composition du métal de base.Canadian LIQUID AIR Company LIMITED ST.JOHN'S, NFLD.• SYDNEY • HALIFAX • MONCTON • QUEBEC • SOREL * MONTREAL • TORONTO • HAMILTON • LONDON • WINDSOR WINNIPEG • REGINA • SASKATOON • CALGARY • EDMONTON • VANCOUVER • NORTH VANCOUVER • VICTORIA i 3 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA Réflexions sur les aptitudes commerciales de la France Par M.J.P.MANION, secrétaire commercial du Canada en France Au cours d’un déjeuner organisé en son honneur par notre Chambre de Commerce, le 13 avril dernier, Monsieur ].P.Manion, Secrétaire Commercial du Canada en France, a passé en revue les difficultés auxquelles se heurtent les exportations françaises.Il a souligné le fait que l’exportation de marchandises de grande consommation devrait combler le déficit de la balance commerciale française en dollars.C’est une situation sinistre du point de vue français, et inquiétante du point de vue canadien.Il est donc nécessaire d’étudier le problème français à la base, afin de déterminer dans quelle mesure l’entr’aide commerciale franco- canadienne pourra améliorer ce déséquilibre fondamental.Un des plus riches pays du monde sur le plan économique, la France est incontestablement le pays le plus riche de l’Europe ; ses ressources agricoles suffisent entièrement à ses besoins, l’exportation de son surplus de minerai de fer lui permet d’acheter les suppléments de charbon qui lui sont nécessaires, son empire colonial est l’un des plus riches au monde.En dépit de ces avantages exceptionnels, et malgré ses ressources et son ingéniosité qui la différencient de la plupart des autres pays, la France se trouve néanmoins dans un marasme économique qui inquiète, non seulement ses amis d’outre-mer, mais également ses concurrents de l’Europe Occidentale.Quelle est donc la base de ce phénomène ?Abattement moral après trois invasions en 70 ans ?Déchéance intellectuelle ?Crise psychologique ?Inaptitude dans la standardisation des méthodes économiques ?Individualisme à outrance dans la pratique financière et la philosophie politique ?Régionalisme presque anti-national ?Anarchie sociale, représentée par la fragmentation des partis politiques ?Il y a peut-être un peu de tout cela dans la situation française actuelle — et ici, j’insiste que je parle purement du point de vue économique, et que je me bornerai dorénavant à produire des exemples.Remontons à l’année 1948.Cette année a paru désastreuse pour la France.L’insécurité et l’inégalité sociale déclenchèrent une série de grèves dont le meilleur exemple fut la grève des charbonnages d’octobre et novembre.L’inflation fit monter les prix de 30%.La fuite des capitaux se poursuivit.L’industriel devint un thésaurisateur de sa propre production, et trop souvent son manque de confiance le poussa vers une marge de profit démesurée.Cependant, la situation parut s’aplanir au cours de 1949.Il y eut un gouvernement stable, la baisse des prix fut décrétée, on prit des mesures pour restreindre les crédits, provoquant ainsi une réduction des stocks industriels ; l’ouvrier vécut dans l’espoir que le déséquilibre entre les prix et les salaires serait réduit et que son pouvoir d’achat terait.En fait, les prix baissèrent de 10% au cours du premier semestre, et l’ouvrier travailla donc sans faire de nouvelles revendications.La paix sociale permit à la France d’atteindre son plus haut niveau de production industrielle, “Si je me suis permis d’accepter la bienveillante invitation de votre président, c’est que mon départ de la France n’a eu lieu qu’au début de mars, et que ma connaissance de ses problèmes a comme point de référence les cinq années et demie que j’ai passées dans ce pays avant la guerre, comme adjoint à notre ancien ami, le Colonel Hercule Barré.Cette connaissance est également liée à une autre circonstance ; c’est que depuis mon retour en France il y a moins de deux ans, mes fonctions m’appelaient à me tenir en liaison étroite avec l’Organisation Européenne de Coordi- Ration Economique, dont le Siège est à Paris.J’ai donc été ^ftené à faire des comparaisons entre l’effort économique de la France et celui des autres pays bénéficiaires du plan Marshall.Pour cette raison, je me suis permis, j’ai même été contraint d’entrer dans le domaine de la critique et de la polémique.Parce que l’économie intérieure de chaque pays européen est un sujet d’examen minutieux et parfois acerbe de la part des autres membres de l’organisation, nous pouvons nous permettre des libertés qui sont peut-être assez éloignées des inégalités victoriennes, mais qui caractérisent cette camaraderie un peu brutale des moeurs du vingtième siècle.C’est pourquoi, dans un récent numéro de “Commerce Extérieur”, publié par notre ministère, je me suis permis — avec l’accord, bien entendu, de ses rédacteurs — de formuler quelques réflexions sur l’aptitude commerciale de la France.Puisque cet article a déjà été reproduit en partie dans plusieurs journaux ou revues canadiennes, permettez-moi de vous en faire un résumé.Bien que la balance commerciale de la France ait été plus favorable en 1949 qu’en 1948, l’excédent des importations sur les exportations passant de 50% à 18%, il est remarquable que les exportations françaises vers la zone dollar ne représentent que 13% des importations en provenance cette zone.C’est-à-dire que 87 % des importations fran-îses payables en dollars sont à découvert et doivent être payées soit avec les fonds de l’E.C.A., soit sous formes de dons, crédits, emprunts ou autres hypothèques sur l’avenir.augmen- # soit CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA 4 pas encore dans une très large mesure, puisqu’une grande partie des prélèvements ne font qu’alimenter la caisse nationale qui assurera une base solide pour les pensions de vieillesse et les assurances sociales de l’avenir.Néanmoins compte tenu de ces 40% de supplément, les charges 0 vrières des industriels ne sont pas aussi élevées qu’elles sont au Canada ou aux Etats-Unis.Il reste donc la question de la fiscalité.Sur la base des nouveaux budgets des deux pays, chaque Français doit payer à peu près $130 d’impôt, tandis que chaque Canadien doit payer environ $200.Etant donnée la structure fédérative du Canada, la taxation est en fait beaucoup plus élevée, et tenant compte des taxes provinciales et municipales, le contribuable canadien versera environ $350.Cependant la différence est plus apparente que réelle, puisque le revenu individuel des Français est incontestablement plus bas que celui des Canadiens.Il ne paraît donc pas que la charge globale du fisc soit plus lourde en France qu’au Canada.Ce qui est exact, c’est que l’imposition fiscale est très mal répartie en France, et que l’industriel et le salarié paient tous deux beaucoup plus que leur part équitable.En résumé, il résulte de cette enquête sommaire qu’aucun des éléments de base — ni prix des matières, ni salaires, ni impôts — n’est en soi suffisant pour empêcher l’industrie française de concurrencer les autres pays sur le marché mondial.Il faut donc trouver d’autres causes dans la structure industrielle même.Bien souvent, il n’y a eu aucun reno vehement du matériel depuis des années, par suite manque de confiance et du manque de capital.Ceci revient à une question de rentabilité.L’industriel, surtout dans l’industrie textile, est souvent seul propriétaire, et bien qu’il ait accumulé une fortune personnelle dans cette industrie, il ne veut pas reinvestir ses capitaux ; il attend plutôt que le gouvernement fasse quelque chose pour lui.D’autre part, le producteur ou l’exportateur ne reçoit que des francs en compenssation de ses ventes en monnaies étrangères.Il ne se préoccupe pas du fait que l’intérêt national demande qu’il exporte vers la zone dollar ; s’il réalise un plus grand profit en francs en exportant vers les pays Scandinaves ou les pays de l’Amérique du Sud, il le fera certainement.Ensuite, il essayera d’exiger un rendement similaire en fixant ses prix de vente vers la zone dollar.Cette pratique place le gouvernement dans une situation assez délicate.D’une part, tant qu’il y a une pénurie de dollars, il est bien obligé de les conserver, afin de subvenir à ses besoins les plus essentiels.Mais le stimulant manquant, l’exportateur ne lui fournira pas de dollars supplémentaires.En mettant des dollars à la disposition de l’exportateur, il limite lui-même son pouvoir de sélection, et il permet à l’exportateur d’importer en contre-partie les marchandises qui plaisent à ce dernier, mais qui ne sont pas forcément celles qui devraient améliorer l’économie nationale.CIg pour cela qu’il doit limiter le montant de dollars mis îH libre disposition de l’exportateur.Cependant, j’ai des raisons de croire que cette limite sera augmentée d’ici peu.122% du niveau d’avant-guerre.Simultanément, la production agricole augmenta, la récolte de céréales fut telle que l’exportation d’un excédent de grains devint possible.Alors que s’est-il passé ?Les prix sont remontés aux niveaux antérieures, l’industriel recommença à parler de la superfiscalité et l’ouvrier de son pouvoir d’achat dérisoire Ceux qui travaillaient avec courage en 1949 se sont retrouvés dans la position où ils se trouvaient l’année précédente.Ils se sont mis à faire des comparaisons avec d’autres pays.Voici un résultat typique, publié dans une revue économique parisienne : en prenant le prix d’un certain nombre de denrées essentielles, il fut établi par cette revue que le manoeuvre français venait au 17e rang parmi les pays étudiés.Pour acheter les produits figurant sur cette liste, un manoeuvre, qui est à la base de l’économie, devait travailler 12 jours et 4 heures aux Etats-Unis ; 12 jours et 5 heures au Canada ; mais en France, il devait travailler 34 jours et 2 heures.C’est-à-dire que son pouvoir d’achat est le tiers de celui de l’ouvrier canadien.Une autre comparaison a été établie par [’“Economist” en Angleterre.Prenant comme base 100 les années précédant la guerre, le pouvoir d’achat par rapport au coût de la vie s’établit à 133 aux Etats-Unis et au Royaume-Uni (le Canada ne figure pas dans la liste); à 124 en Suisse et en Suède ; en Hollande, il n’est que de 99 ; mais en France et en Allemagne, il ne dépasse pas 94.Ces chiffres, me direz-vous, n’ont aucun intérêt du point de vue de la balance commerciale française.Alors, pourquoi l’ouvrier, étant si mal rétribué, le coût de revient des marchandises françaises est-il si souvent hors de concurrence ?# # L’industriel, après que vous aurez détruit le mythe du salaire trop élevé, vous répondra : “Charges sociales trop lourdes, fiscalité écrasante, augmentation exorbitante des matières premières réduction du rendement ouvrier.” Il y a une part de vrai dans tout cela.Moins cependant qu’on pourrait le supposer.Les matières premières sont payées aux tarifs mondiaux.Prenez le cas de l’industrie textile ; les Etats-Unis pratiquent un genre de dumping du coton, par l’intermédiaire du CCC, qui le vend souvent moins cher en France qu’aux Etats-Unis ; le fabricant américain de lainages doit payer un droit de douanes de plus de 40 cents la livre pour la laine australienne, tandis que le fabricant français la fait entrer en franchise.Du côté du rendement ouvrier, il est vrai qu’un grand nombre d’ouvriers travaillent au ralenti, résultat inévitable tant qu’il n’y a pas de stabilité sociale.Il faut donc attaquer ce problème du point de vue de la continuité, de l’augmentation de la production dont bénéficierait en partie l’ouvrier.En général, on estime que les charges sociales sont trop élevées.Plusieurs industriels ont tenu à me démontrer que les assurances sociales, pensions de vieillesse, allocations familiales, etc.représentent environ 40% qu’il convient d’ajouter au salaire de base.Toutefois, l’ouvrier n’en bénéficie 1 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA 5 Pour revenir à notre thème principal, le troisième point est cette tendance généralisée chez le producteur français, qui semble préférer un profit rapide au travail de longue ^haleine.Au Canada, l’industriel se trouve souvent heureux ^^obtenir un profit net de 1 ou 2% sur l’ensemble de ses ventes.En France, il y a des cas où ce profit monte jusqu’à 20%.Cette tendance ne serait peut-être pas néfaste, si le producteur consentait à réduire ses prix pour la vente sur les marchés extérieurs, car il en résulterait une augmentation de la production, ce qui aboutirait à une plus large distribution des frais généraux.Malheureusement, ce raisonnement n’est pas répandu en France, pas plus d’ailleurs que les principes de cette comptabilité, du “cost accounting” en particulier.Quatrièmement et finalement, le Français n’est généralement pas un bon vendeur.Il ne connaît pas le “merchandising” qui est pratiqué en Amérique — l’étude approfondie du marché — “market analysis”, ou “customer research” — les meilleurs moyens de publicité, l’effort personnel qu’il faut faire, les procédures bancaires, la présentation, l’emballage qui fait vendre la marchandise — toutes ces finesses du marché nord-américain échappent à la majorité des exportateurs français.En résumé, Messieurs, c’est à nous et à vous de montrer aux producteurs français la voie qui leur permettra de pénétrer le marché canadien.Pour le Canada il est essentiel de donner à la France possibilité de trouver un marché ici, afin de lui permettre ^rimporter des marchandises canadiennes en plus des produits de base qu’elle en reçoit actuellement.Comme vous le savez bien, ce souci nous a poussés à former une division, 1’“Import Division”, qui s’occupe activement du développement au Canada d’un marché pour les produits des pays à monnaie faible.En ce qui concerne la France, j’ai l’impression que les produits exportés devront se trouver, non parmi les produits de luxe, les articles de Paris, les vins, les liqueurs, etc., mais surtout dans la catégorie des produits dénommés en anglais les “Bulk Commodities”; les phosphates de l’Afrique du Nord, les potasses d’Alsace, les minerais du Maroc, le sel et les minerais de fer de la Tunisie, les produits sidérurgiques, non seulement les profilés, mais aussi les machines-outils, les voitures automobiles, la mécanique de précision, les textiles et les produits chimiques.A mon avis, c’est dans ces différentes directions qu’il faut développer les exportations françaises.Mais nous revenons toujours au même point de départ — le producteur ou l’exportateur français doit considérer le marché canadien, non comme une simple extension de son marché intérieur, mais plutôt comme un marché tout à fait particulier, qui demande des concessions du point de vue prix, une prospection très étudiée, une connaissance du goût et de la présentation qui sont pratiqués ici, une étude de la concurrence, une compréhension, en somme, de la technique de l’exportation.Je me sens assez souvent découragé quand j’essaie de démontrer cette nécessité à mes amis en France.Il y a un manque de compréhension, un manque d’effort, je dirais même un manque de volonté de comprendre, ce qui rend assez souvent futiles les efforts que nous pouvons faire en ce sens.Prenez le cas de la Foire Internationale du Canada de cette année : j’aurais voulu que le “keynote”, la pierre de touche, pour la représentation française, fut une grande manifestation de la technique mécanique et des connaissances métallurgiques de la France.Devant le manque d’intérêt que nous avons rencontré, nous nous sommes repliés sur les industries textiles, et je dois même vous avouer que nous n’avons pas très bien réussi.Lorsque j’ai quitté Ottawa, il y a trois semaines, la France était au 18e rang des pays dont les inscriptions fermes avaient été reçues.Le 18e rang pour un pays qui se considère toujours comme une des 5 grandes puissances industrielles du monde.Ce manque d’intérêt est incroyable .Ainsi donc, Messieurs, je termine ma plaidoirie en suggérant que ce soit à vous, plus qu’à tout autre groupement, à vous, membres de la Chambre de Commerce Française au Canada, représentant souvent des producteurs français, de les convaincre de leur propre culpabilité envers les grands marchés d’exportation.En résumé, le profit ne doit pas séduire, c’est l’augmentation de la production comme élément stabilisateur de l’économie sociale en France qui doit se substituer à l’idée du “Spot Sale” sans suite.Il faut surtout que le Français fasse confiance à son propre pays, et qu’il risque son capital afin d’accroître sa production sur une base saine, ce qui lui permettra de concurrencer les autres pays.Et enfin, il faut qu’il conçoive une idée du “merchandising”, des méthodes de vente telles qu’elles sont pratiquées en Amérique du Nord.Vous avez un grand devoir à remplir en essayant de les convaincre de ces nécessités.” CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA 6 Cvertdetu *Vùïit&iA Swwfie SAINT-CHRISTOPHE MOTOR RÉSERVATIONS PAR AIR OU PAR MER PÈLERINAGES HÔTELS A.D'ANDIRAN (Cable: SAINTOR-Paris) Phone: PASS Y 16-33 3, RUE SCHEFFER - PARIS (16e) Agent for the Paris Area of Des places sont encore disponibles dans notre pèlerinage "Ensign No.3", quittant Montréal le 15 septembre — Londres, Paris, Lourdes, Rome, etc.Quarante jours JÛÆL^crta CHRYSLER PRODUCTION $900.00 Will sell you the ideal car for touring.Service all over Europe.Special program for immediate delivery.New and second-hand cars.0 SHIPMENT OR RESALE GUY TOMBS LIMITED 1105 & 1111 Côte du Beaver Hall Téléphone : UN.2071 Agents de voyages - Expéditeurs BEFORE YOU LEAVE Montréal All formalities (tryptique, insurance, etc.) WRITE, WIRE FOR FULL DETAILS All motoring problems.PHONE o r COMPAGNIE GENERALE TRANSATLANTIQUE I H NEW YORK LE HAVRE PLYMOUTH A “ILE DE FRANCE” DE GRASSE” “ILE DE FRANCE” “ILE DE FRANCE” LE HAVRE “ROUEN” 4 mai 17 mai 20 mai 8 juin MONTREAL vers le 4 mai Service de fret mensuel Agents: Furness, Withy & Co.Ltd, Montréal Renseignements auprès des agences de tourisme, ou de m m ¦fi a ÜU\ -il-' 321 rO $ k Srerueh, j&ae 1196 Place Phillips Montréal CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA La situation économique au Canada Un relevé des rapports soumis par chaque centre de compensation révèle que 18 des 34 centres actifs accusent plus d’activité ; les autres diminuent quelque peu au-dessous des chiffres enregistrés en janvier l’an dernier.L’augmentation la plus marquée est celle de 22.1 p.100 a Edmonton par rapport aux chiffres du même mois l’an dernier.Evidemment, elle reflète l’augmentation du volume du commerce dans la section nord de l’Alberta à la suite de la production très accrue de pétrole.Des augmentations respectives de 17.0, 14.6, 12.7 et 12.3 p.100 sont déclarées par London, Windsor, Regina et Hamilton.La plus faible baisse est celle de Sherbrooke où le volume des chèques encaissés tombe de 0.8 p.100 ; Medicine-Hat annonce la plus forte baisse de volume, soit 20.0 p.100.Dans le domaine de la finance commerciale, les rapports les plus récents indiquent un niveau très élevé d’activité avec tendance vers les plans de paiement différé.La comparaison, trimestre par trimestre, des neuf premiers mois de 1949 avec la même période de 1948 révèle que même si les ventes au comptant sont quelque peu plus élevées en 1949, leur pourcentage du volume total des ventes diminue ; les ventes à tempérament augmentent tant absolument que relativement et les ventes sur compte courant se maintiennent à une proportion identique par rapport au volume total avec un volume de ventes légèrement plus élevé.Une analyse des ventes du troisième trimestre durant les deux dernières années dans les seize principaux commerces de vente révèle que dans tous sauf un (vêtements de femmes), il y a moins de ventes au comptant en 1949 qu’en 1948 ; huit des dix commerces qui vendent à tempérament déclarent que cette méthode estplus en vogue, et neuf des seize commerces qui vendent sur compte courant enregistrent des ventes proportionnellement plus volumineuses en 1949.Commerce extérieur La valeur en dollars du commerce canadien de denrées se maintient à un niveau fort élevé en 1949 ; les exportations ont une valeur de $3,022,500,000, y compris des réexportations de denrées étrangères d’une valeur de $29,500,000 ; les importations atteignent $2,761,200,000.Ainsi, le total des transactions se chiffre par $5,783,700,000.Les chiffres comparatifs de l’année précédente sont : exportations, $3 110,000,000 ; importations, $2,636,900,000 ; transactions totales, $5,746,900,000.La valeur des exportations diminue de $87,500,000 ou environ 3 p.100, mais comme il s’est produit Vue d'ensemble L’indice de la production industrielle enregistre une baisse de 187.2 en décembre 1949 à 184.5 en janvier.La moyenne mensuelle générale de 1949 était de 184.2.Cet indice avait atteint son point culminant du temps de paix en juin 1949 et passait à 190.4 pour retomber le mois suivant à 178.2.L’indice de tous les produits fabriqués passe de 197.0 en décembre à 193.4 en janvier.Le sous indice des produits non durables tombe de 182.2 à 174.7, et celui des produits durables augmente de 222.4 à 225.7.Indices des prix : En 1949, l’indice des prix de gros s’établit à 156.8 en décembre contre 159.6 durant le même mois de 1948.Le prix de gros des produits agricoles baisse en 1949, firticulièrement au cours du 2ème semestre.La moyenne rovisoire des prix s’établit à 225.2 contre 229.6 en 1948.L’indice des prix de gros des matériaux de construction reflète les mêmes tendances que l’indice général des prix de gros et avance de 4.8 en 1949.L’indice du coût de la vie progresse de 3.7% en 1949 et atteint 161.5 en décembre 1949.Cette avance est due principalement à la progression des prix du chauffage et de l’éclairage.L’indice des portefeuillistes, pris pour 106 valeurs ordinaires, enregistre une baisse et passe de 112.5 en 1948 à 109.4 en 1949.Durant le premier semestre de 1949, les prix sont en régression marquée et passent à 9966, mais par la suite, un raffermissement se fait sentir jusqu’en décembre, et ils atteignent 117.9.Finance Au cours du premier mois de 1950, les chèques encaissés sur comptes personnels s’élèvent à $7,307,000, le montant le plus considérable jamais encaissé en janvier ; il est de 5.5 p.100 supérieur aux $6,928,000 encaissés en janvier 1949.Les Maritimes, le Québec et l’Ontario augmentent respectivement de 22.2, 10.2 et 6.8 p.100, tandis que les Prairies et la Colombie-Britannique annoncent des baisses respectives de 2.1 et 6.9 p.100.A remarquer que les centres compensation à Saint-Jean (T.-N.), exclus il y a un an, igurent maintenant aux rapports des Maritimes.Par suite de cet ajustement, les Maritimes enregistrent une baisse de 2.2 p.100.# % I 8 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA généralement une légère augmentation des prix, la baisse du volume effectif des exportations est estimée à environ 5 p.100.De même, bien que la valeur en dollars des importations augmente de $124,300,000 ou 5 p.100, l’augmentation estimative en volume n’est que de 2 p.100.La diminution des exportations et l’augmentation des importations ont causé un brusque fléchissement de la balance favorable du commerce, qui se maintient depuis un an à $261,300,000 contre $473,100,000 en 1948.La baisse de la balance favorable du commerce, bien que légèrement modifiée par une augmentation de la balance favorable avec le Royaume-Uni, découle à peu près entièrement d’une brusque augmentation de la balance défavorable avec les Etats-Unis, causée par une augmentation des achats dans ce pays sans qu’il y ait de ventes compensatrices.Réduction de la balance du commerce Les relations commerciales du Canada avec le Royaume-Uni se sont traduites par des ventes de denrées d’une valeur de $705,400,000 et des achats d’une valeur de $307,400,000 à ce pays ; les transactions totales se chiffrent par $1,012,400,000.Les chiffres comparatifs de 1948 sont les suivants : exportations, $686,900,000 ; importations, transactions totales, $986,400,000.Ainsi, malgré les efforts déployés par l’Angleterre en vue de rétrécir l’écart entre ses ventes et ses achats au Canada, nos importations, d’une année à l’autre, n’augmentent que de $7,900,000 tandis que nos exportations gagnent $18,100,000.La balance favorable du commerce canadien avec le Royaume-Uni (y compris les réexportations de denrées étrangères) augmente donc de $389,200,000 en 1948 à $401,800,000 l’an dernier.Il semble que la vente du blé à un nouveau prix élevé et en quantités toujours considérables toute l’année dernière soit le facteur important dans cette augmentation.Au cours de l’année observée, les transactions totales avec le Royaume-Uni s’élèvent à 17.5 p.100 de tout le commerce du Canada ; les importations provenant de ce pays représentent 11.1 p.100 de toutes nos importations; les exportations à ce pays représentent 23.6 p.100 de toutes les expéditions du Canada.Les chiffres comparatifs pour 1948 sont les suivants : 17.3 p.100 des transactions totales ; 11.4 p.100 des importations canadiennes; et 22.3 p.100 des exportations.En 1947, ces chiffres sont : 17.6 p.100 des transactions totales; 7.4 p.100 des importations; et 27.1 p.100 des exportations.On voit donc qu’au cours des trois dernières années, la part de la Grande-Bretagne dans le commerce du Canada a été relativement stationnaire.Le commerce avec les Etats-Unis représente 59.7 p.100 de tout le commerce extérieur du Canada en 1949.Les Etats-Unis fournissent 71.1 p.100 de la valeur de toutes les denrées importées par le Canada et achètent 50.2 p.100 des exportations canadiennes.Les pourcentages comparatifs des années antérieures sont les suivants : 1948 — 57.9 p.100 des transactions totales ; 68.5 p.100 des importations canadiennes ; 48.8 p.100 des exportations canadiennes ; 1947 — 56.3 p.100 des transactions totales ; 76.7 p.100 des importations ; 37.3 p.100 des exportations.Ainsi, le commerce entre le Canada et les Etats-Unis augmente légèrement mais régulièrement d’année en année durant les trois dernières.Quant à la valeur en dollars, les transactions totales avec les Etats-Unis en 1949 s’élèvent à $3,455,400,000 ; nos exportations à ce pays ont une valeur de $1,503,500,000^^ nos importations, $1,951,900,000.Par conséquent, le Canacl^P enregistre une balance défavorable du commerce (compte tenu des réexportations de denrées étrangères) de $427,800,000, chiffre assez rapproché de celui de la balance dont jouit le Canada avec le Royaume-Uni.Les chiffres comparatifs pour 1948 sont : transactions, $3,306,800,000 ; exportations, $1,501,000,000 ; importations, $1,805,800,000.La très faible augmentation des exportations aux Etats-Unis résulte en grande partie du relâchement de la demande américaine pour des marchandises provenant du Canada, à la suite de la contraction des affaires aux Etats-Unis au début de l’année.Les importations du Canada, par ailleurs, sont stimulées par les disponibilités plus grandes, aux Etats-Unis, de denrées d’exportation, particulièrement l’acier et les produits de l’acier, et par l’augmentation de la demande canadienne due au pouvoir d’achat qui s’est maintenu à un niveau élevé au pays durant l’année.Echanges commerciaux avec l'Europe.Les exportations canadiennes à l’Europe continentale ont fortement baissé en 1949, pour représenter 228 millions de dollars seulement, soit une diminution de 29 p.100 sur le total de 1948.La rareté des dollars a joué un rôle important dans cette baisse.La Belgique et la Suisse ont été à l’encontre de cette tendance, tandis que l’Allemagne, qui a reçu une aide importante des Etats-Unis, répare destruction du temps de guerre de son commerce.Jouant” aussi un rôle important dans cette réduction, il y a eu le rétablissement de l’agriculture et de l’industrie en Europe, qui a réduit la dépendance anormale de l’après-guerre des denrées alimentaires et des marchandises venant de l’Amérique du Nord.Les exportations de vaisseaux à certains pays européens, en particulier à la France, avaient été très élevées en 1948, pour atteindre 62.3 millions de dollars mais, en 1949, elles ont été inférieures au tiers de cette somme.Cet article forme près de la moitié de la diminution des exportations à l’Europe.Les exportations totales à l’Amérique latine sont restées un peu supérieures aux niveaux de 1948, tandis que celles à la plupart des pays dans ce territoire ont beaucoup diminué, à cause surtout de la rareté des dollars et des restrictions à l’importation qu’elle a suscitées.L’augmentation des exportations à Panama et au Venezuela, qui constitue les plus forts accroissements des achats de marchandises diennes, a été causée surtout par les ventes de vaisseaux.Cuba et le Pérou ont accru leurs achats de blé et de farine de blé.Le blé ou la farine de blé a aussi été le plus important élément dans l’augmentation des exportations à certains pays ne faisant pas partie du Commonwealth en Asie, notamment la Turquie, l’Iran et les Philippines.Cependant, les exportations à la plupart des pays dans ce dernier territoi^& ont décru.Les importations de pays européens en dehors du Commonwealth ont été beaucoup plus élevées en 1949 $299,500,000 cana- 9 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA qu’en 1948 ; elles ont valu 84 millions de dollars, soit une augmentation de 18.2 p.100.Cette augmentation témoigne du rétablissement de la production et du commerce euro-^céens des bouleversements du temps de guerre.Les plus ^posses augmentations ont été celles de la Belgique, de la Suisse, de l’Allemagne, et de l’Italie, qui, avec la France, sont les plus importants fournisseurs du Canada dans cette région.500,000 en décembre 1948.Les ventes des magasins de vêtements, qui sont habituellement de populaires magasins de nouveautés, baissent en décembre dernier par rapport au même mois l’an dernier ; les magasins de vêtements d’hommes enregistrent une baisse de 4 p.100; vêtements de femmes, 5 p.100; vêtements pour toute la famille, 7 p.100.Les appareils électriques et les radios accusent une hausse d’au moins 23 p.100 sur les ventes du mois correspondant l’année précédente ; les magasins de meubles et les bijouteries augmentent respectivement de 7 et 6 p.100.Dans la plupart des autres commerces, les ventes en décembre se rapprochent de l’augmentation moyenne de 3 p.100 dans les magasins de détail.Le volume total du commerce de détail durant les douze mois de 1949 est de 7,695 millions de dollars, soit 6 p.100 au-dessus de celui de 7,277 millions en 1948.Les cinq régions économiques du Canada enregistrent des augmentations l’an dernier par rapport à l’année précédente, mais ce sont les provinces des Prairies qui accusent les augmentations les plus fortes, en raison de l’augmentation du revenu monétaire provenant de la vente des produits de la ferme et de l’expansion de l’industrie du pétrole en Alberta.La Saskatchewan et l’Alberta enregistrent toutes deux 12 p.100 d’augmentation quant au volume en dollars des ventes de détail ; le Manitoba, 11p.100; les autres provinces, de 2 à 5 p.100.Industrie Au cours d’un récent exposé ,M.George J.Mcllrath, adjoint parlementaire du ministère du Commerce, a déclaré que le Canada se développe plus rapidement, proportionnellement à son revenu national, que les Etats-Unis, première puissance industrielle du monde.Cette expansion industrielle du Canada se poursuit à une allure accélérée.Au cours des 2 dernières années, 260 nouvelles usines ont été construites.Sur ces chiffres, environ 180 sont des succursales d’usines américaines bien connues, dont une soixantaine intéressées au traitement du pétrole canadien.Soixante usines sont d’origine britannique et le reliquat provient d’établissements étrangers.Ces manufactures sont engagées dans la production de marchandises qui auraient normalement nécessité une dépense additionnelle de dollars américains, et en outre, elles fournissent quelques 8,000 veaux emplois aux Canadiens.Une quarantaine de usines se sont montées dans la province de Québec, et sont engagées dans un champ de productions très divers.Revue des perspectives dans les métaux non ferreux De son côté, M.A.Tedford, préposé aux métaux non ferreux du ministère du Commerce, examinant la situation du marché des métaux non ferreux en 1949, après avoir souligné le succès rencontré par le Canada dans l’exportation des matières de bois, et produits semi-ouvrés et ouvrés, tire pour l’avenir les conclusions suivants : Une certaine idée des perspectives à longue échéance dans les métaux non ferreux ressort d’un certain nombre de rapports publiés depuis les quelques dernières années, soulignant l’épuisement des réserves mondiales de minerai, Les diminutions ont été généralisées dans les importations canadiennes des autres régions en dehors du Commonwealth.Les arrivages de l’Amérique latine ont diminué de 29 millions de dollars, pour se chiffrer par 192 millions en 1949.Groupes d'exportations Les exportations de bois et de produits du bois et du papier ont une valeur de $875,300,000 durant l’année qui vient de s’écouler ; en 1948, elles ont atteint $953,700,000.Un fléchissement des ventes de bois et de pâte de bois constitue la principale cause de cette baisse.Ces produits forestiers sont, comme ils l’ont été depuis plusieurs années, le poste unique le plus important des exportations canadiennes.En deuxième importance figurent les exportations de produits agricoles et de substances végétales d’une valeur de $773,000,000 contre $643,700,000 l’année précédente.Les exportations de métaux non ferreux et produits valent $426,600,000 contre $395,900 l’année précédente.Les animaux et produits animaux qui sont, en grande artie, étroitement apparentés aux produits agricoles, se assent en troisième parmi les exportations, avec une valeur de $338,400,000.Le chiffre comparatif de 1948 est de $434,900,000.La principale cause de cette baisse est la réduction des quantités de bacon et d’oeufs expédiés au Royaume-Uni.Les ventes de boeuf de boucherie et autres viandes sont aussi quelque peu moins élevées.Les exportations et les importations de fer et dérivés ont une valeur respective de $292,900,000 et de $891,600,000 au cours de l’année dernière.L’année précédente les importations de cette catégorie atteignaient $782,300,000.Il a été mentionné plus haut que les disponibilités accrues en acier américain ont contribué à cette augmentation plutôt vive.Les importations, l’an dernier, de métalloïdes et dérivés ont une valeur de $535,300,000 contre $606,200,000 en 1948.Cette diminution résulte du manque de houille aux Etats-Unis et de la plus forte production pétrolière au Canada.Les importations de métaux non ferreux et produits atteignent $174,700,000.Il a déjà été mentionné que les exportations de ce groupe s’établissent à $426,600,000.Dans cette catégorie, les exportations sont en grande partie des matières brutes ; les importations sont une faible proportion de ces matières brutes qui reviennent sous forme de produits fabriqués.Les importations de cette catégorie en 1948 se chiffrent par $155,800,000.é nou- ces ^pommerce de détail Les achats au détail en décembre 1949 ont une valeur de $791,400,000, un nouveau sommet mensuel et une augmentation de 3 p.100 sur le sommet précédent de $770,- 10 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA l’accroissement de la population, la consommation accrue, et l’augmentation du coût de mise en exploitation de nouveaux gisements de minerai.La consommation de cuivre affiné au Canada l’année dernière a été de 102,900 tonnes, soit une diminution de 6 p.100 ; celle de plomb, de 54,233 tonnes, une contraction de 10.5 p.100 ; celle du nickel, de 1,749 tonnes, une baisse de 6 p.100; et celle du zinc, de 45,194 tonnes, une réduction de 10.5 p.100.On a également enregistré une moindre consommation d’aluminium au Canada, quoique le pourcentage ne soit pas aussi élevé que dans le cas des autres métaux non ferreux.Le Canada a connu un succès inusité depuis la guerre dans l’exportation, non seulement des matières premières de base, mais aussi des produits mi-ouvrés et ouvrés.Ce niveau de prospérité a été causé dans une large mesure par l’absence temporaire sur les marchés mondiaux de plusieurs importantes nations commerçantes d’avant-guerre.Cette situation, jointe à la guerre, a suscité des pénuries, réduit la concurrence, et causé l’orientation du mouvement du commerce à peu près dans une seule direction.Il en est résulté une rareté de dollars dans presque tous les pays.Les mesures correctives prises par ces pays afin de conserver les dollars pour des achats absolument indispensables ont été l’application de restrictions à l’importation, la conclusion d’ententes de troc, les achats de l’un et de l’autre à des prix défiant la concurrence, et dans certains cas le rationnement.Plusieurs pays, pour augmenter leurs recettes de dollars, ont aussi été contraints de déprécier leur monnaie.Le Canada n’a pas été atteint par ces conditions avant la dernière partie de 1949, pour autant que cela concerne son commerce des métaux non ferreux, parce que les expor- tations sont formées avant tout de métaux affinés.Toutefoi^^ la plupart des fabricants ont enregistré une rapide diminJ^P tion des ventes à l’étranger et voient peu de chance d’amélioration durant la présente année.Quoique les exportations de métaux non ferreux ne soient pas une source importante de dollars, elles aident à maintenir l’économie nationale à un niveau élevé et procurent de l’emploi.Les autorisations d’achat, approuvées par l’Administration de la coopération économique à Washington, ont été responsables d’une assez grosse proportion des exportations canadiennes de métaux non ferreux durant les deux dernières années.Le Programme de rétablissement européen est également responsable dans une large mesure de l’augmentation de la production industrielle dans les pays qui y participent depuis 1946 et de l’incidence sur les prix puisqu’ils sont restés relativement stables depuis la dépréciation des monnaies.Avec une augmentation de l’activité industrielle, les rapports des régions participantes font prévoir une plus forte consommation de matières premières et de plus grosses exportations de produits ouvrés.Comme résultat, on prévoit que les pays deviendront de plus en plus indépendants de l’aide extérieure et que les présentes restrictions sur le commerce seront éventuellement abolies.Sources : Bureau de la Statistique et Ministère du Commerce, Ottawa.r 1 cSES » * » : Si : mm .:Q ^,7 Véquipement idéal au service du public T * Chasse-neige SNOW MASTER Junior Arrosoir MASTER FLUSHER Chasse-neige SNOW MASTER Camions SICARD avec traction 2 roues et traction 4 roues Camion à ordures SANIVAN i Hua ?r l-'€> SICARD, INC.2055 RUE BENNETT MONTRÉAL 11 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA Le réveil de la concurrence japonaise Le problème des importations japonaises a fait l’objet de nombreux éditoriaux dans la presse canadienne.“The Montreal Gazette” du 9 mars souligne le fait que si les importations japonaises n’ont pas encore atteint des proportions alarmantes, la rapidité avec laquelle elles ont augmenté semble indiquer que le problème deviendra pressant dans peu de temps.L’exclusion, ou même l’application de contingents restrictifs sur ces importations, écrit ce journal, entrerait en conflit avec la politique du gouvernement canadien tentant à abolir les entraves du commerce extérieur.Des droits de douanes de 100% ou plus permettraient encore au Japon d’exporter ses marchandises à des prix inférieurs aux prix canadiens.De son côté, le “Bulletin des Importateurs Canadiens” se demande si le Canada devrait accorder au Japon le régime de la nation la plus favorisée comme il l’a fait pour l’Allemagne Occidentale.Le Bulletin cite le rapport que onsieur Pearson, Ministre des Affaires Etrangères, a fait la Chambre, revenant de la conférence de Colombo.Monsieur Pearson a parlé d’une conférence qu’il avait eue avec le Général MacArthur, et dont le sujet était le commerce entre le Japon et le Canada.Ce dernier avait dit à Monsieur Pearson que le Canada avait maintenant une garantie contre les méthodes du dumping japonais dans l’abolition des subventions du gouvernement d’une part, et dans la formation des Trade Unions qui protègent les ca-laires d’autre part.L’Association des Importateurs Canadiens est en faveur de la reprise commerciale avec le Japon, à la condition que celui-ci renonce aux méthodes d’avant-guerre, et adhèrent aux principes définis par les accords de Genève.Toutefois, ce grave problème ne semble pas devoir être facilement résolu, et “La Presse” donnait le 16 mars, l’information suivante : “Les lois “Anti-Dumping”, très récemment appliquées, ont été inaugurées par le gouvernement canadien, pour empêcher les marchandises japonaises d’inonder le pays à des prix ridiculement bas.Ces lois permettent au Ministère du Revenu National d’imposer des droits de douanes qui porteraient les prix des marchandises au niveau des prix canadiens, ou encore au prix auxquels ces marchandises se vendent ailleurs dans le mondes.” Le réveil de la concurrence japonaise n’intéresse pas le ,eul marché canadien, et le monde entier en suit le déve-oppement avec le plus grand intérêt.C’est ainsi que nous reproduisons ici, une étude approfondie publiée dans le quotidien suisse : “Neue Zürcher Zeitung”.Le monde a la mémoire courte “L’écroulement du Japon avait rapidement fait tomber dans l’oubli l’époque où son “riz standard” et sa “viande standard” envahissaient tous les marchés étrangers ; on semblait avoir perdu de vue une fois pour toutes les avertissements donnés en janvier 1933 à la Chambre des Communes lors d’un débat sur les textiles.M.Frederick W.Ashbury avait déclaré alors : “Le péril jaune est plus grand que jamais, il est encore plus dangereux que lorsqu’il se présentait sous l’aspect d’une armée .” Et il avait montré que les exportations de cotonnades de l’Angleterre étaient tombées de sept milliards de yards carrés en 1913, à 1,7 milliards en 1931, tandis que le Japon avait plus que quintuplé les siennes pour les porter à 2,1 milliards en 1933 ; pour la première fois dans l’histoire de la Grande-Bretagne, la plus importante de ses industries était tombée de la première à la deuxième place dans la hiérarchie mondiale .L’Angleterre avait pris alors des mesures de défense d’une ampleur mondiale .mais aucune d’elles n’avait réduit sensiblement la puissance de concurrence du Japon : les exportations nippones, qui n’avaient atteint une certaine valeur qu’en 1868 (15,6 millions de yen) sont passées à 632,4 millions de yen en 1913 pour s’élever en 1940 au chiffre de 3.972,4 millions de yen équivalant, sur la base des parités d’alors, 929,5 millions de dollars U.S.A.La capitulation japonaise du 14 août 1945 semblait avoir enlevé toute actualité à ces faits et les exportations du Japon, tombées entièrement sous le contrôle des U.S.A., avaient cessé de compter dans le monde .Sur les 13 millions de broches qu’elle comptait en 1939, l’industrie textile japonaise n’en avait plus que 2,78 millions en 1946, le nombre de ses métiers avait fléchi de 362.000 à 120.000.Néanmoins, la production de filés a pu s’élever de 128 millions de livres en 1946 à 266 millions en 1947.Les effectifs de l’industrie textile sont passés à 177.000 ouvriers, la production de cotonnades a atteint 678 millions de yards et dès le troisième trimestre de 1947 l’exportation japonaise dépassait l’exportation britannique : 157 et 146 millions de yards respectivement .Aussi les grands industriels de Manchester se sont-ils réunis en conférence le 28 février 1948 pour envisager de nouvelles mesures de défense.Le président du Cotton Board se mit en rapports avec les gouvernements de Londres et de Washington ; en même temps, nombre de pays étrangers recommençaient à être préoccupés par la concurrence japonaise.W e 12 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA î Solidarité 1 ft L’une des causes principales du progrès de la Banque Canadienne Nationale, sa saine gestion, c’est sans doute l’intérêt quelle porte à sa clientèle.Une étroite solidarité lie le prêteur à l’emprunteur.C’est pour l’avoir compris dès ses débuts que la Banque Canadienne Nationale a sans cesse vu croître, depuis soixante-quinze ans, le nombre de ses clients dont la fidélité atteste la satisfaction.! outre !V a i i > k • % ¦ Banque Canadienne Nationale 31 Siège social : Montréal % BANQUE CANADIENNE NATIONALE 8a o (FRANCE) 37, rue Caumartin, Paris % ‘S' ' *> : • BREVETS D'INVENTION MARQUES de COMMERCE DESSINS de FABRIQUE Courtiers en Douane Expéditeurs Entreposeurs Camionneurs Agents Transitaires en tous pays MARION & MARION Fondée en 1892 Raymond A.Robic, T.D., F.P.I.C., J.Alfred Bastien, F.P.I.C., Edouard D.Angers.B.A., LL.L, Jean O.Bail Pierre Lespérance, B.A., Ing.P.* ST.ARRAUD &BERGEVIA LIMITÉE e 118, rue St-Pierre Montréal, P.Q.3467, rue Simpson Montréal Tel.: BE.1561 Téléphone : PL.8567 13 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA Le Japon devient une charge trop lourde pour les U.S.A.Les considérations stratégiques et de politique internationale ne sont pas seules à peser sur la décision de Washington de “ne plus entretenir plus longtemps un gigantesque hospice de pauvres en Extrême-Orient”.Les considérations financières entrent également en jeu.De 1945 à fin 1948, 55% des importations totales du Japon et 68% des exportations totales des U.S.A.sur le Japon ont été couvertes par le contribuable américain et, pour empêcher le Japon de mourir complètement de faim, pour assurer à sa population un minimum de 1.550 calories en moyenne par tête et par jour (contre une moyenne de 2.348 calories de 1926 à 1930, la moyenne correspondante étant de 3.150 calories aux U.S.A.pour la même période), les U.S.A.ont dû encore, pendant les mêmes années, dépenser 831 millions de dollars, non compris les frais d’occupation et les dépenses d’armement.Or, tandis que de 1930 à 1934 les U.S.A.absorbaient en moyenne 23% de l’exportation japonaise, de 1945 à 1948, ils en ont absorbé plus de 30% ; mais simultanément leur part dans les importations totales du Japon est passée de 24% à plus de 80%.En conséquence, tandis que de 1926 à 1930 le Japon avait en moyenne un excédent en dollars de 133,6 millions, il se trouve maintenant devant un déficit qui n’a pas été inférieur à 375,6 millions de dollars en 1948.Le rôle de tuteur du Japon devient à la longue trop onéreux pour les Etats-Unis.Le Japon doit maintenant gagner son pain lui-même et il ne peut le faire qu’en exportant plus ; bien mieux, qu’en exportant infiniment plus que dans la période du dumping maximum, car depuis lors, non seulement il a perdu ses possessions extérieures et les îles Riu Kiu mais encore d’après un rapport du quartier général allié en date du 23 octobre 1946, il a dû rapatrier 4,93 millions de nationaux ; en conséquence, malgré ses énormes pertes de guerre, sa population qui était de 73,1 millions d’habitants en 1940 est passée à 78,63 millions au recensement de 1947, ce qui donne une densité de 233,8 habitants au kilomètre carré contre 181 en 1940.En fait, la densité est infiniment plus forte si l’on ne tient compte que de la surface utile (60,604 kilomètres carrés ou 16% de la superficie totale du Japon) et elle passe alors à 1.300 habitants au kilomètre carré.L'offensive de l'exportation japonaise ne sera pas facile Cette nouvelle offensive de l’exportation japonaise ne sera certainement pas facile, même si les U.S.A.fournissent rapidement au Japon des crédits et des matières premières, car l’industrie nippone doit compter maintenant avec un mouvement syndical et des vagues de grèves qui n’existaient pas jadis ; en outre, elle doit payer des prix excessifs pour ses importations et verser à son personnel des salaires nettement élevés.Les plus grands trusts sont détruits, l’organisation du commerce extérieure a été pulvérisée, c’est ainsi par exemple qu’à elle seule, la centrale du commerce extérieur de la Mitsui a été répartie entre deux cents sociétés.Mais ce que le Japon a accompli depuis 1946 est véritablement étonnant.Levée progressive des contrôles américains Dès 1947, le Japon était donc redevenu un “danger”; les mesures prises en 1949 par les autorités américaines ^Bat considérablement aggravé la situation.Déjà, en décembre U 948, la Far Eastern Commission de onze membres qui siège à Washington, dans l’ancienne ambassade du Japon avait, par son “Document No 230”, suspendu la décartélisation au Japon.En même temps les ministères de la Guerre et des Affaires Etrangères des U.S.A.avaient donné au général MacArthur des “directives pour la reconstruction économique du Japon” qui équivalaient à une sorte de Plan Marshall asiatique.Depuis le 1er octobre 1949, le développement illimité des industries de paix japonaises est autorisé.En outre, en mai 1949, “pour faciliter la reconstruction économique du Japon,” les Etats-Unis avaient arrêté toutes les réparations intérimaires et rendu à la production 845 entreprises prévues pour le démontage ; à dater du 26 octobre 1949, le général MacArthur a supprimé pour les exportations japonaises les prix minima fixés en 1947, lorsque le commerce privé avait été autorisé à reprendre partiellement les échanges avec l’extérieure, et enfin, le 1er janvier 1950, la totalité du commerce extérieur japonais a recouvré pratiquement sa liberté complète, y compris les échanges de cotonnades, de soie et de thé effectués d’Etat à Etat.Londres a protesté à plusieurs reprises contre cette évolution et dès le 1er novembre, des représentants de la tré-^^orerie, du Board of Trade et du Foreign Office s’étaient ^Hunis en conférence pour préparer des mesures de protection couvrant l’ensemble de la zone sterling.Les milieux économiques américains ont protesté eux aussi, mais Washington paraît fermement résolu à ne plus faire du Japon un bastion contre la Russie mais l’“atelier de l’Extrême-Orient” et à lui confier le rôle principal dans le relèvement économique de l’Asie orientale, relèvement considéré comme la meilleure protection contre le communisme.Un plan financier élaboré en juillet 1948 par le quartier général allié, à Tokio, prévoyait à cette fin que les crédits ouverts par les Etats-Unis jusqu’en 1952 s’élèveraient à 1.570 millions de dollars.Une Commission présidée par le Sous-Secrétaire d’Etat à la Guerre, William Drapar, (Commission à laquelle Paul G.Hoffmann appartient également), a approuvé un plan quiquennal publié par le gouvernement japonais et qui prévoit une forte expansion des exportations : de 173,6 millions de dollars en 1947 et 248,6 millions en 1948, elles passeraient à 1.646 millions en 1952, dont 485 millions pour les cotonnades, 213 pour la rayonne et les autres fibres synthétiques, 654 pour la soie et les soiries, 88 pour les lainages.Un rapport préparé en 1948 par 1’Overseas Consultante Inc.à la demande du gouvernement des U.S.A.va même jusqu’à conseiller une exportation de plus de trois milliards de dollars en 1953 (alors que les xportations de 1936 n’ont pas dépassé 1.674,3 millions de bllars sur la base des parités monétaires de l’époque).- est vrai que cet organisme fixe la population japonaise à 85,8 millions tandis que le gouvernement japonais ne table que sur 82,93 millions d’habitants en 1952.f CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA 14 PERRIN Paris • Grenoble • Londres • New-York • Montréal I POULENC y y LIMITÉE i/ », V» or spécialités thérapeutiques de choix PERRIN GLOVE CO.(Canada) LTD.4 3 7 MAYOR STREET MONTREAL 204, Place Youville Montréal C.E.Racine & Cie Limitée AGENTS DE DOUANE ET TRANSITAIRES PARFUMS DE LUXE i ?Board of Trade Building Montreal COTY (CANADA) LIMITÉE MONTRÉAL Téléphone : MA.5293 15 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA rapport à 1948.L’an dernier, l’indice de la production industrielle n’atteignait pas 50% de l’avant-guerre, il est maintenant à plus de 75%.En même temps les exportations se sont développées rapidement .La campagne d’exportation vers la zone sterling, laquelle absorbe au moins 25 % des exportations totales du Japon, a été particulièrement heureuse et elle s’est traduite par la constitution d’une balance créditrice de dix millions de livres en faveur du Japon .Obstacles au relèvement Néanmoins, et en dépit de ces progrès, l’économie japonaise n’a pas réussi à prendre le rythme qui s’impose si elle doit parvenir à la position qui lui permettra de vivre indépendamment de l’aide américaine.Les mesures rigoureuses prises pour stabiliser la monnaie n’ont pas, comme en Allemagne, infusé à l’appareil de production national une énergie soudaine et abondante.Au contraire, elle paraissent avoir eu pour premier effet de ralentir le rythme du relèvement.La production japonaise d’articles manufacturés restait récemment assez stable à un niveau bien inférieur à celui d’avant-guerre.Pour les textiles qui constituent certainement l’élément le plus important de l’économie nippone, la production ne représente toujours que 25 % de son chiffre des années 30.Les plans d’expansion rapide de la production que les industriels japonais ont mis en avant récemment semblent manquer totalement de réalisme.La campagne d’exportation japonaise se heurtait déjà à des difficultés considérables avant la dévaluation de la livre.Une complication supplémentaire venait du fait que le pays constituait et constitue toujours un élément de la zone dollar, ce qui oblige les étrangers à régler en monnaie forte tout déficit quel qu’il soit.Du point de vue des autorités d’occupation américaines, le principe de cette situation était logique.Les Américains ont fourni la majeure partie des importations japonaises aux frais de leurs contribuables et la dépense totale engagée à ce titre est actuellement de l’ordre de 1.700 millions de dollars.Si les Américains doivent récupérer une fraction de cette somme, il faut qu’ils soient payés en dollars ou en monnaie équivalente et non dans une devise inconvertible comme la livre.Prix élevés à l'exportation Mais l’obligation du règlement en dollars faisait que de nombreux marchés naturels du Japon hésitaient à porter leurs échanges avec ce pays au niveau qui eut été possible en d’autres circonstances.Ceci à son tour empêchait tout essai de détourner les importations japonaises de l’Amérique vers d’autres sources d’approvisionnement.A la longue le commandement suprême des puissances alliées (S.C.A.P.) a été contraint par les circonstances de modifier sa politique primitive et d’accepter de détenir des montants considérables de devises faibles sans en demander la conversion immédiate en dollars, mais la menace subsiste.C’est une difficulté que le Japon partage avec l’Allemagne, et l’on ne voit pas immédiatement les raisons pour lesquelles le Japon en a souffert davantage.Sans doute ses progrès comparativement lents sont-ils dus en partie au fait qu’il a été presque complètement coupé de son principal débouché : la Chine.Les exportations de soieries ont quadruplé, celles de lainages ont été multipliées par huit et celles de cotonnades par plus de 400.Néanmoins, si l’industrie textile japonaise s’est ^jelevée très rapidement, sa production de 1947 n’a repré-^^nté encore que 23% de la moyenne des années 1930-1934 et aujourd’hui, la concurrence japonaise se manifeste beaucoup plus violemment dans le secteur des machines, des bicyclettes et des porcelaines.Ici encore, la grande victime du changement est l’Angleterre ; dès avant la guerre le “potier du monde”, le grand exportateur de porcelaine et de faïence fine, avait ressenti durement les atteintes de la concurrence japonaise : de 1932 à 1940, le Japon a vendu aux U.S.A.plus de faïence et de porcelaine que la Grande-Bretagne, l’Allemagne et la Tchécoslovaquie réunies.Le Japon ne trouvait pas seulement dans ses guildes une meilleure forme d’organisation, mais.ses industries de la porcelaine et de la faïence pouvaient être données en modèle technique et étaient beaucoup plus modernes que la majorité des fabriques d’Europe .Bien qu’en pratique le Japon appartienne aux pays à monnaie forte, et que ses règlements financiers ne s’effectuent qu’en dollars, il est redevenu une réalité dans le commerce mondial, et sa puissance de concurrence va probablement s’accroître encore plus rapidement que celle de l’Allemagne d’Ouest ; dans cet Etat, en effet, les Anglais et les Français peuvent dire leur mot, tandis qu’au Japon, les Américains sont les seuls maîtres.La réapparition du Japon sur le marché mondial est un fait avec lequel l’Europe tout entière ^edoit compter .” La suppression du contrôle des importations japonaises inspire l’éditorial suivant au Financial Times de Londres : “La suppression des contrôles américains sur le commerce japonais d’exportation et le retour de ce commerce à l’initiative privée constituent la dernière d’une série de.mesures prises récemment pour donner plus de liberté de mouvement à l’économie japonaise .Comme chacun sait la force agissante qui est à l’origine de toute cette évolution, M.Joseph Dodge, conseille’- financier du général MacArthur, est entré en fonctions en lévrier dernier.M.Dodge n’a pas caché qu’il voyait dans le retour au laissez-faire le remède souverain pour une économie telle que celle du Japon qui a toujours souffert à un deg~é aigu de la maladie de la sous-produc’ion depuis la guerre.Mais l’introduction d’un régime de laissez-faire ne suffit pas en soi.Dès lors que l’Etat s’est largement ingéré dans les affaires économiques et que, par sa politique, il a déterminé une violente poussée inflationniste dans toute l’économie, l’entreprise privée a besoin d’être assistée lorsqu’on décide de la remettre à sa place.M.Dodge a insisté par-dessus tout pour qu’on pratique une politique de déflation stricte.Les effets de cette politique sont déjà visibles dans la circulation fiduciaire japonaise qui a fléchi et dans l’évolution des prix intérieurs qui ont baissé.Mais en comparaison de qui s’est produit en Allemagne après la réforme monétaire, les résultats enregistrés jusqu’à présent doivent sembler nettement décourageants aux autorités américaines.Il est vrai que la production japonaise a monté verticalement par f 16 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA VinanT LIMITÉE Leval & ClE 200 RUE VALLÉE MONTRÉAL ( Canada) Limitée I Bank of Nova Scotia Building Montréal Agents pour le Canada de GUERLAIM ?PARFUMEUR — PARIS Correspondants de LOUIS DREYFUS & CIE PARIS • Cartes de Noël • Cartes de Fêtes • Cartes de condoléances • Objets de piété HÜ rx t'i m LA CIE DEJORDY E N R .FRÈRES IMPORTATION ET FABRICATION Spécialités Pharmaceutiques 2325, rue Dandurand Montréal 36, P.Q.Canada 350, RUE LEMOYNE MONTRÉAL 1 17 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA Prix et production FAITS SAILLANTS AU CANADA STATISTIQUES FRANÇAISES EN FEVRIER Les exportations du Canada vers la France pour le mois de février 1950 se montent à 1789 (en milliers de $) contre 2508 en 1949.La valeur totale (en milliers de $) pour les mois de janvier et de février est de 4,160 contre 6,386 en 1949.Les importations totales de marchandises s’élèvent à $200,170,000.Soit une baisse de $11,770,000 en janvier.Les chèques encaissés dans les centres de compensation s’élèvent à 6,000 millions, soit 1,307 millions de moins que le total de janvier.Les ventes d’assurances-vies au Canada s’établissent à $100,800,000 en février.La production d’automobiles s’élève à 30,140 unités en février contre 28,530 le mois précédent.Les réclamations pour l’assurance-chômage s’élèvent en février à 286,200 contre 297,200 en janvier, mais sensiblement plus élevée qu’en janvier 1949 (108,759).L’index du coût de la vie, dans les centres urbains atteint son plus haut point en mars et monte de 2.1 par rapport à février.(161.6 — 163.7) Charbon : La production nationale a baissé de près de 500.000 tonnes.Les livraisons sarroises sont également en baisse.Sidérurgie : La baisse est générale dans tous les secteurs de cette activité.Industries chimiques : La production de chaux grasse est en progression, tandis que celle du chlore gazeux et des superphosphates est demeurée stationnaire, diminution dans les autres secteurs.Caoutchouc : Reprise de la production de pneumatiques, régression pour le caoutchouc industriel.Janvier 1 Février Charbon: 1,000 tonnes Electricité : total millions de kw.h.Fonte brute : (tonnes) Acier brut : (tonnes) Automobiles : (particul.) Filés de coton (tonnes) Filés de laine : (tonnes) Acide sulfurique : (tonnes) Indice général des prix Circul.fiduc.(milliards de fr.) 4.841 4.379 2.430 634.000 717.000 16.801 2.710 689.000 771.000 21.721 21.951 11.249 111.700 97.300 2.063 2.048 1.257 1.271 CANADA PRODUCTION Or (en milliers d’onces fines) Cuivre (en millions de livres) Lingots d’acier (1,000 tonnes) Papier journal (1,000 tonnes) Energie électricjues (millions de kw.h.) Automobiles (1,000 unités) Indice de la production industriel (1935-1939= 100) Déc.1949 Jan.1950 Vous songez au Canada?entrez en contact avec la B de M 373 354 47.3 264 290 415 417 4,040 4,072 25.9 28.5 BB
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