Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada, 1 janvier 1949, Avril
¦ AVRIL 1949 No 513 BULLETIN : FS DE LA H# D .I DE -iff E i ' ¦i NCA i y" 3 ï AU CANAD n r S « ir ¦ In si n.mi Il CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA Reconnue par le Ministre du Commerce et de l'Industrie le 20 août 1886.429.AVENUE VIGER.MONTRÉAL (CANADA) Téléphone : PLateau 9420 Adresse télégraphique : “GALLIA.MONTRÉAL" BUREAU DE PARIS (France) Téléphone : OPÉRA 08-08 4, Place de l'Opéra — \ v»w \’aô«s* i \0 k r % x II I % v T i La 8 brillante flamme, d’un blanc éclatant, du chalumeau oxyacétylénique est le feu qui forge les modèles pour le progrès industriel du Canada.C’est la flamme .qui coupe les fers profilés .qui prépare les joints d’acier soudés .qui trempe l’acier pour en prolonger la durée .qui prépare la surface de l’acier avant d’appliquer la peinture Et la Sté Canadian Liquid Air Company, le plus grand fabricant de gaz industriels et de matériel de soudure au Canada, prend une part prépondérante au maintien de cette flamme.Les représentants C L.A.sont à votre service en tout temps et en tout lieu pour discuter vos problèmes.Nos services techniques et de recherches sont à la disposition de l’industrie.il I ¦: ‘ Canadian LIQUID AIR Company LIMITED SUCCURSALES D’UN LITTORAL À L’AUTRE Ê -!Ï BULLETIN DE LA CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA MONTRÉAL AVRIL 1949 No 513 EDITORIAL SOMMAIRE Editorial .Situation économique en France .Situation économique au Canada Importations françaises au Canada Exportations canadiennes en France .Au Conseil Supérieur des Français .Avenir du pétrole canadien .Prix et production - France et Canada .Douanes canadiennes .France - Importation-Exportation de capitaux par les voyageurs .Touristes canadiens en France .Exportations ne dépassant pas 100,000 francs .Importations en provenance des Etats-Unis et du Canada .Minerai de fer du Nouveau-Québec .Terre-Neuve .La sidérurgie française .Informations de France.Membres de la Chambre de Commerce Française .Depuis le 31 mars 1949, en exécution du désir exprimé par voie de referendum par la majorité des Terre-Neuviens, et à la suite de négociations sanctionnées par les Parlements du Canada et du Royaume-Uni, la réunion de Terre-Neuve au Canada est un fait accompli.Terre-Neuve constituera désormais la 10e Province de la Confédération canadienne, dont la population se trouve augmentée de quelque 323,000 habitants, et dont la superficie s’agrandit de milles carrés.La Chambre de Commerce Française au Canada se fait un devoir de souligner cet important événement historique qui étend le Canada jusqu’à sa frontière orientale naturelle, et va lui permettre de jouer pleinement le rôle de “puissance internationale” que lui assignait SIEGFRIED en 1937.Elle se réjouit de cette extension politique et territoriale du Canada, et fait des voeux pour que l’accession de Terre-Neuve au statut de Province, côtés de ses aînées, soit pour elle le début d’une ère de progrès et de prospérité.1 2 3 / 7 8 9 ! 11 13 150,000 15 17 19 20 21 23 24 26 aux 28 29 Imprimé au Canada par TYPO-PRESS, 600 est, rue Legendre, Montréal 12, Que.Prix : 25 cents . CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA 2 La situation économique en France vaux d’aménagement et de modernisation qui, dans leur esprit, devraient permettre aux établissements français de se mettre au niveau des meilleures usines belges, luxembourgeoises ou allemandes.On note une faible baisse de production pour la fonte et l’acier et une légère augmentation pour les produits finis.Le nombre des hauts-fourneaux en activité n’a pas varié (103), il est nettement supérieur à celui de fin février La situation économique en France semble s’être améliorée.Près de 19 millions de personnes ont un travail rémunéré et il n’y a pratiquement peu de chômeurs, il y aurait même un manque de main d’oeuvre dans la métallurgie, l’agriculture, les mines et l’industrie mécanique.Les prix agricoles sont tombés au-dessous du coefficient 17 par rapport à 1938, mais les prix industriels montent encore et dépassent le coefficient 21.1948 (74).Energie La reprise du travail dans les houillères s’est traduite par une amélioration du rendement à l’extraction ; les mineurs ont voulu augmenter leurs primes pour rattraper le manque à gagner des grèvees.Toutefois en attendant le plein effet de la modernisation des huillères de Lorraine, nous restons, malgré la Sarre, tributaires des importations des Etats-Unis, dont le fret est ruineux.En février les disponibilités globales atteignent un niveau record grâce au niveau élevé des importations qui dépassent la moyenne mensuelle de 1938.La production était en légère baisse, mais ceci est essentiellement imputable au nombre de jours ouvrables, car le rendement se maintient aux environs de 1,080 kilos par poste au fond.L’effectif des mineurs de fond demeure pratiquement inchangé (196,588 le 26).Electricité — Bien que la consommation globale ait diminué, la production thermique a dû être augmenté pour faire face à l’insuffisance des ressources hydrauliques.Carburants — Bien qu’en régression par rapport au mois de janvier, les importations de pétrole brut se maintiennent au-dessus de 900,000 tonnes, et les livraisons à la clientèle civile demeurent stationnaires.Les livraisons de tubes d’acier sont en progression tandis qu’on enregistre par contre une certaine diminution dans les autres catégories.Dans tous les secteurs, à l’exception de l’antimoine, la production est inférieure à celle de janvier.Il est à noté toutefois que notre production d’aluminium est le double de celle de 1938.Reconstruction Le relèvement de la production du ciment a été plus rapide que dans beaucoup d’autres secteurs de l’industrie, eoj^ dépit des grèves du charbonnage, elle était en janvier derniel^y de 427,000 tonnes contre les moyennes mensuelles de 218,000 et 315,000 en 1938.Cette reprise est nécessaire pour satisfaire aux besoins de la reconstruction, qui se fait avec beaucoup de lenteur pour les logements.Par contre, l’effort d’équipement industriel et de transports a été important.Seule la rareté des sacs de papiers reste non résolue.On étudie actuellement la possibilité de les remplacer par des containers métalliques.On comptait au début de mars, 54 cimenteries en activité contre 48 en janvier.Industrie de transformation Monsieur L.Lebret dans l’Economie et l’Humanisme écrit : “A ne regarder que la production industrielle de produits de consommation courante, on s’acheminerait donc vers le passage de la période de pénurie à la période de suffisance, s’il ne faillait pas faire intervenir les exportation qui, dans les lainages par exemple dépassent nettement les chiffres d’avant-guerre.Un gros point noir : l’industrie cotonnière n’a pas réussi à se procurer de la matière mière dans la même proportion que l’industrie lainière ; ses débouchés à l’exportation sont beaucoup plus faibles.Le chômage partiel est déjà assez important dans la confection.Plusieurs filatures de coton menacent de fermer.Quant aux cuirs, ils ont subi, en 1948, deux hausse successives, l’une de 50 à 757= en mai, l’autre de 75 à 100 en décembre, les prix français dépassant ainsi de beaucoup les prix mondiaux.C’est un cas typique du retour fâcheux Production industrielle La sidérurgie française atteint une production supérieure à 1938.Il est vrai que la sidérurgie allemande a fait beaucoup mieux.Partie de 329,000 tonnes d’acier en mai 1948, elle a atteint 610,000 tonnes en octobre.Mais il faut tenir compte qu’elle démarrait de plus bas et qu’elle dispose d’un équipement fondamental supérieur.Notre métallurgie souffre de posséder un trop grand nombre d’aciéerie désuètes, qui auraient besoin, chacune, de plusieurs milliards d’installations.“Usinor”(l) et suivi sans doute de “SoIlac”(2) puissamment aidé, y prend la tête, mais combien de directeurs ont entrepris sans bruit des tra- pre- 9 (1) — Société USINOR, créée par les Forges et Aciéries du Nord et de l'Est et par les Aciéries de Denain-Anzin.(2) — Société lorraine de laminage continu, créée sur l'initiative des firmes de Wendel, Marine-Homécourt, Hagondange. 3 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA à la liberté quand il s’effectue à un stade encore trop prononcé de pénurie.Au total, l’industrie française, abstraction faite des arrêts Exportations Nous oublions trop facilement notre pauvreté en dollars et en livres et que l’octroi des crédits Marshall n’aura qu’un temps.La Belgique et le Luxembourg se rendent compte de l’erreur qu’ils ont commise en relevant trop tôt leur standard de vie, au détriment de leur équilibre économique.L’Angleterre a choisi une voie toute différente en sacrifiant à l’extrême son train de vie à la montée de ses exportations.C’était pour elle une nécessité absolue.Mais n’oublie-t-elle pas que la réduction générale des exportations était un fait capital de l’avant-guerre, que les marchés européens risquent de se fermer progressivement à ses produits finis, que la concurrence aux produits américains sur les marchés lointains va devenir de plus en plus difficile ?L’idéologie en faveur de la croissance simultanée des exportations de toutes les nations n’est-elle pas une gigantesque illusion ?La France, en tout cas, a tout à gagner à augmenter ses rendements, à arrêter la montée de ses prix, puis à en accepter la chute, à stabiliser ses salaires, à réaliser au plus tôt son équilibre agriculture-industrie.Son avenir est lié à la solidité interne de son économie.” ^^-ésultant des grèves, marque une très grande vitalité et le ^yénateur américain Taft a pu déclarer au début janvier que la France lui faisait excellente impression et que son malaise (si malaise il y a) est plus politique qu’économique.Prix Nous risquons de voir le désiquilibre entre prix agricoles et prix industriels s’accentuer par la tendance à la baisse des premiers et par la montée continue des seconds.La mévente des produits industriels s’accentuera et l’illusion de débouchés faciles à l’étranger qui, lui aussi, produit davantage et entend bien se protéger, s’évanouira.On sait, par exemple, la crise de surproduction textile et verrière qui pèse aujourd’hui sur la Belgique.Il semble que certaines fautes auraient dû être évitées.Les achats massifs de laine par la France ont contribué à l’élévation de sept à dix pour cent du prix mondial de la laine.La situation économique au Canada Le journal ¦ “Le Canada” du 9 mars note que le Plan Marshall, destiné à la réhabilitation économique de l’Europe, commence à porter des fruits, puisqu’on estime que la production industrielle dans les pays européens qui en bénéficient excède actuellement de 20% celle d’avant-guerre.Cette nouvelle paraît intéressante, mais elle serait toutefois une cause d’inquiétude .pour les hommes d’affaires canadiens, car avec une production accrue, les marchandises fabriquées par les pays de l’ouest de l’Europe ne manqueront pas d’entrer en concurrence avec les produits de ce pays.Or, 35% du revenu national du Canada provient de ses exportations : les manufacturiers désirent ne pas se laisser devancer sur les marchés mondiaux.Le journal souhaite que devant l’attitude intransigeante de la Russie, les hommes d’affaires anglo-saxons et européens coopèrent entre eux plutôt que de se livrer à une guerre économique, avec toutes les conséquences sociales et politiques qui pourraient en résulter.Un nouveau facteur semble toutefois devoir assurer le maintien de la prospérité actuelle ; c’est le développement du marché intérieur.Certains économistes canadiens estiment actuellement que ce marché prend peu à peu l’importance autrefois réservée à l’exportation dans l’économie canadienne.Ils expliquent que celle-ci a été moins prospère cet hiver, mais LE MARCHE INTERIEUR On note une diminution sensible des ventes au détail dans la plupart des régions du pays.Malgré les nombreuses ventes-réclame la clientèle se fait moins nombreuse particulièrement dans les petits établissements.Le commerce de l’habillement enregistrait une forte perte, de même que les marchands de chaussures.La résistance aux prix élevés est plus particulièrement ressentie dans le commerce d’épicerie.Bien que les achats aient quelque peu augmenté dans ce secteur la demande est de plus en plus orientée vers les prix moyens et par conséquent vers les produits de seconde qualité.Le fait le plus important à noter dans le domaine du commerce au détail est le plus grand équilibre atteint entre la demande et les approvisionnements.Cet équilibre résulte non seulement d’une production plus grande mais encore d’une diminution du pouvoir d’achat du consommateur.Il est vraisemblable que certains secteurs de l’industrie auront des excédents de production par suite du manque de débouchés.Plus que jamais l’élaboration d’un programme d’échanges qui ne soit pas exclusivement orientés en fonction ^^les besoins de l’Empire et surtout de l’Angleterre est né-^Ressaire.On peut facilement prévoir que plusieurs pays d’Europe seront bientôt en mesure d’opposer une concurrence aux produits canadiens. - •8 % i i.*\Jg " ' - 's/' Ak raw % f; » brVfeM.'! PC PLACE DE MARCHE MONDIAL I Foire Commerciale Internationale du Canada 30 MAI AU 10 JUIN 1949 TORONTO ffi Vous pouvez obtenir tous les résultats d'un voyage d'affaires autour du monde par une seule visite à la Foire Commerciale Internationale du Canada.FAITS INTERESSANTS RELATIFS A LA FOIRE Des hommes d'affaires venant de plus de 70 pays ont visité la Foire de 1948.Plus de 1,400 étalages représentaient les produits de 28 différent pays.Tous les produits et l'outillage dont vous avez besoin dans votre commerce sont en montre— et offerts en vente — et viennent de toutes les parties du monde.Tous les objets sont groupés suivant la classification commerciale à laquelle ils appartiennent, quel que soit le pays d'origine.Vous pouvez comparer les produits de divers pays et effectuer immédiatement des transactions, soit avec votre voisin le plus rapproché, soit avec un pays situé aux antipodes.Le site de la Foire commerciale renferme les plus vastes bâtiments d'exposition permanents du monde.Le Canada est l’hôte—mais la Foire Commerciale est l’affaire des commerçants et des hommes d'affaires de chaque pays.C'est une initiative strictement commerciale.Le grand public n'est admis à la Foire qu'un samedi et deux mercredis.L'emplacement de la Foire commerciale est un "port franc," qui permetauxexposantsd'entreposer sur les lieux mêmes des quantités suffisantes de produits spécimens.Préparez-vous dès aujourd’hui à visiter la Foire.Pour obtenir plus d'amples détails, adressez-vous à L'administrateur, Foire Commerciale Internationale du Canada, Toronto.Nombre de services spéciaux, y compris des services de guides, d’interprètes et de sténographes, sont à la disposition des visiteurs de l’étranger.DÉDIÉE À L’ENCOURAGEMENT DU COMMERCE INTERNATIONAL ET ORGANISÉE PAR LE GOUVERNEMENT DU CANADA ¦ 5 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA Le total des importations a été légèrement plus élevé en 1948 qu'en 1947 : $2,636,000,000 contre $2,753,000,000.Il y eut moins de changement dans la nature des produits importés que dans leur origine.ils confirment les prévisions du ministre du Commerce, M.Howe, qui envisage un regain d’activité.Selon eux les fluctuations des derniers mois constituent non un déclin, mais une adaptation, résultant des difficultés monétaires ^fcue trouve le commerce d’exportation, du retour de certains ttchats à des conditions normales, parce que la production a enfin suffi à la demande, enfin, du rigoureux hiver de la Colombie-Britannique qui a provoqué le chômage sur la côte ouest.Ces économistes n’envisagent pas d’amélioration prochaine dans la situation du change, mais l’amélioration de certains facteurs intérieurs de l’activité économique est plus importante que les difficultés provenant de l’extérieur.Parmi les facteurs d’amélioration on cite les suivants : 1.La Colombie-Britannique a préparé un programme de travaux publics de 90 millions de dollars comportant l’aménagement de centrales électriques, de routes, de voies ferrées.2.L’accroissement de la production des puits de pétrole de l’Alberta entraînera une dépense annuelle de 100 millions de dollars pendant dix ans pour extraire au total un milliard de barils de pétrole.3.Cent cinquante nouvelles entreprises s’installeront au Canada, surtout dans les provinces centrales.Elles représenteront un capital de 150 millions de dollars, 20,000 employés.Soixante pour cent des nouvelles entreprises sont d’origine britannique, trente pour cent d’origine américaine, dix pour cent d’origines diverses.De grandes centrales électriques qui seront construites dans l’Ontario et le Québec fourniront des dizaines de millions de dollars au bâtiment et à l’industrie lourde.5.Le budget de défense sera augmenté d’au moins 250 millions de dollars, et ce supplément sera presque entièrement dépensé en matériel et en réserves de matières premières.6.L’exploitation des mines de fer du Labrador entraînera la construction de villes, de chemins de fer, de routes et de ports.7.L’emploi total, la baisse des impôts fédéraux peuvent encore augmenter le pouvoir d’achat des consommateurs.Importations Les principaux postes d’importations restent le fer et les produits ferreux et d’autre part les produits minéraux non métalliques dont la valeur respective est de $782,000,000 et $606,000,000.L’importance des produits agricoles et des textiles importés est moindre ($349,000,000 et $350,000,000).C’est sur les produits minéraux non métalliques qu’a porté l’accroissement le plus sensible.Cet accroissement tient surtout à de plus importants achats de charbon, de pétrole et de leurs sous-produits.Il y eut par contre en 1948 une diminution notable de $162,000,000 à $115,346,000 sur les articles divers, pour la plupart des produits fabriqués et également réduction de $390,589,000 à $350,619,000 sur les pro- une duits textiles en particulier sur les articles en coton.Quant à leur origine, il y a lieu d’observer que les importations en provenance des pays britanniques sont passées de $354,000,000 en 1947 à $504,000,000 en 1948.Par contre, le Canada a diminué ses achats dans le reste du monde de $2,219,000,000 à $2,132,000,000.Il reste vrai que les Etats-Unis sont de loin les plus gros fournisseurs du Canada puisque l’an dernier ils ont vendu pour $1,809,000,000 de marchandises au Dominion contre $1,976,000,000 en 1947.Le Canada a augmenté légèrement en 1948 ses achats en Amérique Latine, ($221,259,000 contre $159,142,000 en 1947), et en Europe $71,381,000 contre $57,568,000).La France intervenant pour $12,648,000 contre $8,755,000 en 1947, tandis que les importations de Suisse étaient réduites de $11,941,000 à $7,444,000.# Exportations L’accroissement peu sensible des importations canadiennes en 1948 s’est trouvé amplement compensé par celui des exportations, domaine dans lequel d’importantes modifications sont intervenues : elles ont porté en particulier sur le marché américain et sur celui des pays britanniques.Les ventes aux Etats-Unis d’un montant de $1,500,987,000 représentent environ la moitié des produits expédiés par le Canada vers les autres pays et les plus fortes qui aient jamais été réalisées ($1,034,226,000 en 1947).Elles dépassent de $200,000,000 le maximum précédemment atteint en 1944.Les mesures prises en novembre 1947 dans le but de server les dollars américains et d’étendre les débouchés de l’autre côté de la frontière sont à l’origine de ce résultat.Il semble en particulier que les ventes de viande et de bétail sur pied aux Etats-Unis en septembre, octobre, novembre et décembre aient contribué beaucoup à l’augmentation de la valeur des exportations en 1948.Par contre, les exportations vers les pays du Commonwealth sont en déclin.Les envois au Royaume-LIni sont tombés à $686,914,000 soit de 8.6% par rapport à 1947 ($751 200,000).Vers les autres pays du Commonwealth, la baisse est du même ordre de $417,000,000 en 1947 à $345,000.000 COMMERCE EXTERIEUR Les statistiques canadiennes du commerce extérieur qui viennent d’être publiées pour 1948 révèlent que la valeur .du commerce extérieur total (exportations et importations) a atteint un niveau record : $5,747,000,000.Il est supérieur de 7% à celui de 1947 et d’un peu plus d’un tiers à celui de 1946.con- Les importations ont porté sur $2,636,000,000, les exportations sur $3,075,000,000.Jamais auparavant ces chiffres n’avaient été aussi élevés.En 1947 le total des exportations ^jtait de $2,774,000,000, et en 1938 de $884,000,000.Il a donc é de 10.8% en 1948 supérieur à celui de 1947 et n’avait été dépassé qu’en 1944 et 1945 lorsque les expéditions de matériel de guerre intervenaient pour une part considérable. 6 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA Le Canada peut exporter en tous lieux UNE GRANDE VARIETE DE PRODUITS DU POISSON V Le Canada compte parmi les grands producteurs de poisson du monde .et, à ce titre, il dispose, pour l’exportation, d’un vaste assortiment de poisson.Les 70 espèces distinctes de poissons que comporte sa prise annuelle sont travaillées par des experts et présentées sous diverses formes toutes plus appétissantes les unes que les autres.Partout et en tout temps les importateurs avertis trouvent au Canada une source sûre d’approvisionnement, et réalisent d’alléchants bénéfices, grâce à la vente rapide et régulière du poisson canadien.Le Canada offre à l’exportation des conserves de saumon, de sardine, de homard, de hareng et de plusieurs autres poissons.Il dispose aussi d’un grand nombre d’espèces de poissons frais, salés, fumés ou saumurés.L’importateur qui désire acheter du poisson au Canada fera bien de s’adresser à un représentant commercial du gouvernement canadien qui, de son côté, s’empressera de transmettre toute demande aux fournisseurs voulus.V, V f^l \ 'Mu «3 \C/ / l' ¥à m r % " !7 / 9^- M .— .1.h.- Ï '{mm BeH 1 a
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