Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada, 1 janvier 1937, Septembre - Octobre
BULLETIN DE LA CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA /> > K xi » t '4 9 N xl V, h i : I CHAMBRE DE COMMERCE ^ FRANÇAISE AU CANADA s Cf) Reconnue par le Ministre du Commerce et de 1 Industrie le 20 août 1886.il I Os EDIFICE NEW B I R K S, MONTREAL Téléphone : HArbour 4049.Télégraphique : Adresse Montréal” ’’Gallia No.490 SEPTEMBRE-OCTOBRE 1937 t E IV / ¦ 1 INTERNATIONALE DE PARIS 193 7 Fondée en 1828 BANQUE CANADIENNE NATIONALE L'UNION COMPAGNIE D’ASSURANCES Siège social Place cT Armes, Montréal contre l’Incendie, les Accidents et Risques divers m A de PARIS (FRANCE) Capital versé et réserve, $12,000,000 Actif, plus de $137,000,000 Actif dépassant $30,000,000 Taux réduits pour vos assurances Incendie, Automobile et Vols Résidentiels Toutes opérations de banque Gestion de portefeuille Placement Opérant dans le inonde entier Agents sérieux demandés 530 BUREAUX AU CANADA Filiale parisienne BANQUE CANADIENNE NATIONALE J.P.A.GAGNON ! (France) Directeur pour le Canada 465 RUE ST-JEAN MONTREAL 37, rue Caumartin, Paris .m x L’Anglo American Telegraph Co.Quand vous .» Pour toutes vos communications cablographiques entre le Canada et la France.VOYAGEZ I Bureau à Montréal Bureaux associés en France La Western Union 2 Rue des Italiens, Paris 153 Rue Victor-Hugo Le Havre.votre banque peut vous servir de plusieurs manières : chèques de voyageurs et lettres de crédit pour \ÿ>us éviter de perdre votre argent en route; coffrets de sûreté pour la protection de vos bijoux et Vos documents précieux pendant votre absence—-ce sont là autant de services que vous pouvez obtenir à toute succursale de cette banque.Et si vous allez en Europe, vous êtes dialement invité à utiliser la Banque Royale, à Londres ou Paris, pour l’envoi de votre courrier, comme source de renseignements et pour tous besoins en matière bancaire.140 Notre-Dame O.' n Téléphone MArquette 4241 Affilié à tous les bureaux télégraphiques Canadien National.M i cor- i 1 ROYAL-KEBIR i vos m 6 LA VIN D'ALGÉRIE DE PREMIÈRE MARQUE FRÉDÉRIC LUNG ALGER BANQUE ROYALE : DU CANADA m ¦ ¦ T" Plus de 700 succursales au Canada et dans 30 autres pays.m K m sis 1 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA Septembre - Octobre 1937 Allez en France cet été et visitez L’EXPOSITION INTERNATIONALE DE PARIS 1937 Vous aurez droit à toutes sortes d’avantages et vous bénéficierez d’une réduction de 50% sur les tarifs des CHEMINS DE FER FRANÇAIS Procurez-vous une “carte de légitimation” après vous être renseignés auprès des Compagnies de Navigation, des Agences de Voyages, ou du COMITE CANADIEN de l’EXPOSITION INTERNATIONALE de PARIS 535, Viger, Montréal.(Té 1.HA.4884) avenue Septembre - Octobre 1937 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA 2 BULLETIN de la Chambre de Commerce Française au Canada ! f € M M A I E C Pages Pages En quelques lignes .Déjeuner-Causerie .Activités des ports Canadiens en 1936 .Récoltes et < xportations de blé .Propositions d'affaires .DOUANE Echange de lettres franco-canadien du 30 juillet 1937 .Douanes canadiennes .COMMERCE Les faillites au Canada en 1936 .Fermes à fourrures au Canada 1935 .Bulletin Commercial du Canada .Progrès de l’industrie textile canadienne .Industrie de la pulpe et du papier au Canada 1935 (suite) .Situation économique canadienne au cours des 5 premiers mois 1937 .La production automobile au Canada en 1936 .Industries manufacturières de la province d’Ontario, 1935 .Industries manufacturières de la province de Québec 1935 .FRANCE Fluctuât .Statistiques sur les exportations françaises au Canada en 1936 (suite) .Monthly economic Indices in France .Le pavillon de l’air à l’exposition .10 14 11 17 16 19 18 20 20 2 22 12 3 5 5 4 8 9 13 13 Mise en application provisoire des dispositions prévues par l’échange de lettres franco-canadien du 30 juillet 1937 Le Journal Officiel du 8 août 1937 publie le décret du 5 août 1937, mettant en application provisoire, à dater de la promulgation dudit décret, les dispositions contenues dans les lettres échangées, le 30 juillet 1937, entre le ministre français des affaires étrangères et le ministre du Canada à Paris.Aux termes de ces lettres, les produits canadiens ci-après seront considérés comme figurant à la liste supplémentaire A, annexée au protocole additionnel du 26 février 1935 et bénéficieront du tarif minimum : Ex 16 B.— Cervelles de veau.35 quater.— Lait concentré additionné de sucre.0136.— Carbonate de magnésie artificiel.0169.— Oxyde d'urane.Ex 0381.— Tellurium.428 bis.— Manchons à incandescence.Ex 526 quinquies D.— Réchauds, cuisinières, cheminées, émaillées ou non, à gaz et à alcool.Ex 574.— Becs de lampes et becs de gaz et leurs pièces détachées.579 bis I.— Autres objets en aluminium; 2° Pour les fromages (N° 36 du tarif douanier français), le contingent de 1,2 p.100 du contingent global, dont bénéficie le Canada conformément aux dispositions de la liste E annexée au protocole additionnel du 26 février 1935, sera porté à 2 p.100; 3° Durant le deuxième semestre de 1937, les contingents supplémentaires ou spéciaux ci-après seront accordés au Canada pour les produits suivants: Ex.158 G.— Jus de tomates: contingent spécial de 500 quintaux.Ex.222.— Plomb en masses brutes, lingots, saumons, barres ou plaques, non argentifères: 50,000 quintaux.Ex.224.— Zinc en masses brutes, lingots, saumons, barres ou plaques: 20,000 quintaux.Ex 361 bis.— Lampes de T.S.F.: 1 quintal.Ex 522.— Machines agricoles: moissonneuses-lieuses à traction automobile: 500 quintaux.Ex.522.— Machines agricoles: autres: 500 quintaux.524 bis G.— Appareils de télégraphie et de téléphonie sans fil, à l'exclusion des lampes: 90 quintaux. 3 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA Septembre - Octobre 1937 Fluctuât 579 bis I.— Autres ouvrages en aluminium: 18 quin- taux.Sous ce titre (SAVOIR CHAQUE SEMAINE, 10, rue Greffulhe, Paris) publie à la date du 15 septembre une note signée Robert Philippe que nous croyons devoir intéresser plusieurs de nos lecteurs et dont nous laissons toute responsabilité à l’auteur.A la fin de la semaine dernière, le franc s'est subitement déprécié de plus de 5%, par rapport à son taux moyen de juillet et août.Diverses explications ont été données de ce recul et l'inaction du Fonds d'Egalisation français a été critiqué, notamment dans la presse britannique.620 O.— Caoutchoucs hygiéniques: 5 quintaux.Ex.620 bis A.— Ouvrages en amiante ou asbeste, papiers ou cartons: 40 quintaux.Les marchandises classées au tarif douanier français sous les numéros Ex.361 bis (lampes de T.S.F.) et 524 bis G (appareils de T.S.F.) ne seront admises que sur présentation d'un certificat de contingentement dûment visé par les services de l'attaché commercial du Canada à Paris.Serait-ce parce que les observateurs britanniques craignent qu'à la longue, il s'établisse un dumping français sur les marchés d'exportation?Pourtant, en l'état actuel de la production française, ce danger est assez lointain.De plus, la liste des produits pour lesquels il existe une concurrence entre les industries anglaise et française d'exportation est assez limitée.Il n'est donc pas probable que ce nouveau recul du franc risque d'enlever à l'Angleterre tant soit peu des marchés qu'elle a pu conquérir depuis le décrochage de la livre.Il faut admettre, cependant, que la dernière dépréciation du franc diffère des précédentes.L'effet de la première dévaluation a été compensé et au-delà par deux contre-poids; a) la disparité qui existait entre prix français et prix mondiaux dès avant mai 1936; b) la montée en flèche des prix français postérieure à juin 1936, à la suite des nouvelles charges sociales et de l'introduction des 40 heures.La deuxième dévaluation servait principalement à compenser une nouvelle, quoique moindre disparité entre prix français et prix mondiaux.Et si le taux de dépréciation a été supérieur à cette disparité, la marge sera sans doute résorbée, d'ici un bref délai, par l'effet que la nouvelle fiscalité exercera nécessairement sur le niveau général des prix.Ainsi, les deux opérations monétaires servaient uniquement à corriger les disparités acquises dès avant la dévaluation, ou celles qui s'étaient produites après coup, par le jeu des circonstances (charges sociales, nécessités budgétaires.) Au contraire, le nouveau recul du franc, sauf imprévu, ne sera pas compensé immédiatement par un contre-poids quelconque.Pour la première fois depuis la disparition du franc Poincaré, la dépréciation monétaire représente plus qu'une correction tardive d'un déséquilibre préexistant.Les contingents prévus pour les numéros ex.222 (plomb), ex.224 (zinc) et ex.522 (machines agricoles), s'ajouteront à ceux qui résultent du protocole additionnel du 26 février 1935.D'autre part, le Gouvernement français prend note des concessions ci-après accordées par le gouvernement du Canada: 1 ° Les fibres de réglisse, séchées ou non, nettoyées, coupées à la dimension, broyées ou tamisées, sont classées sous le n° 235 du tarif douanier canadien, le droit du tarif intermédiaire étant ramené de 17V2 P- 100 à 10 p.100 ad valorem, ad valorem.Le droit applicable, en tarif intermédiaire, à la pâte de réglisse non sucrée classée sous le n° 235 a du tarif douanier canadien, est ramené de 15 p.100 à 12'/% P- 100 ad valorem.Enfin, le droit applicable, en tarif intermédiaire, aux réglisses non sucrées, en rouleaux ou en bâtons, classées sous le n° 235 b du tarif douanier canadien, est ramené de 20 p.100 à 15 p.100 ad valorem.2° Le gouvernement canadien accepte de ne plus se prévaloir, pendant la durée du présent accord: a) Des dispositions de la liste F annexée au protocole additionnel du 26 février 1935 en ce qui concerne l'octroi des contingents spéciaux pour les appareils de chauffage électrique (n° 524 bis K du tarif douanier français) et les aspirateurs électriques (n° ex 524 bis M du tarif douanier français); b) Des dispositions de la liste E annexée au protocole additionnel du 26 février 1935, en ce qui concerne l'octroi des contingents prévus audit protocole pour les voitures automobiles servant au transport des personnes (n° ex 614 ter A du tarif douanier français), cette renonciation ayant effet à dater du 1er juillet 1936.Prenant acte de l'intention exprimée par le gouvernement canadien de modifier et de compléter par un accord de portée plus générale les dispositions conventionnelles actuellement en vigueur entre le Canada et la France, les gouvernements français et canadiens considèrent que ledit accord devrait intervenir avant le 31 mars 1938.Au cours des conversations qui viennent d'avoir lieu à Paris en vue de la conclusion du présent échange de lettres, les représentants de la légation du Canada ont indiqué que l'accord de portée générale auquel se réfère le paragraphe précédent pourrait comporter notamment la consolidation des droits conventionnels actuellement appliqués aux produits français importés au Canada.Ceci dit, on ne voit pas très bien pourquoi le Fonds aurait gaspillé ses ressources à la défense d'un niveau des changes que les demandes du marché avaient rendu artificiel.Ni le niveau des prix, ni la pression qu exerçaient des facteurs de politique extérieure, ne pouvaient justifier pareille action qui aurait rapidement épuisé les moyens du Fonds, ainsi que cela s'est produit aux mois de février, de mai et de juin de cette année.Dans ce domaine des changes, tout pronostic est des plus risqués.Cependant de nombreux signes font prévoir une nouvelle dépréciation graduelle du franc.Jusqu à quelle limite?Jusqu'à ce qu'un nouveau recul rencontre le veto des autres partenaires de l'accord tripartite.Il ne serait pas surprenant que cette limite se trouve dans les environs d'un cours de 30 francs pour le dollar et de 150 francs pour la livre.La petite reprise qui s'est produite dans les cours, au début de cette semaine, ne suffit point pour infirmer ce pronostic. Septembre - Octobre 1937 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA Statistiques sur les exportations françaises au Canada en 1936 (suite) 4 Produits chimiques (matières premières et produits fabriqués) :- Part de la France : $768,293 en 1936 contre $665,113 en 1935; augmentation sur 1935: 103,180.Les importations de produits chimiques d'origine française représentent peu de chose, nous relevons: $11 000 d'acide salicylique; $27,650 de produits désinfectants ($4,000 en 1935); $20,800 de sels de base pour la fabrication de la teinture d'aniline ($7,700 en 1935); $96,267 de teinture d'aniline ($50,500 en 1935) soit près de 50 % d'augmentation pour ce produit; il est vrai que l'Allemagne, les Etats-Unis, la Suisse et le Royaume-Uni ont des commandes beaucoup plus importantes que les nôtres.Nos spécialités pharmaceutiques perdent $8,000 à $211,000; les préparations alcooliques sont les plus affectées ($73,000 au lieu de $80,000 au bénéfice de la fabrication locale favorisée par les droits de douane sur l'alcool et sur le sucre); les Etats-Unis et le Royaume-Uni sont nos principaux concurrents.Les vins médicamenteux ne représentent plus qu'un chiffre insignifiant; par contre les spiritueux anodins et les élixirs se maintiennent.Bois et papier:- Part de la France : $614,170 en 1936, contre $648,657 en 1935.Diminution $34,487.Nos exportations de ce groupe sont de nouveau en recul.Dans les objets de bois et les articles de papeterie nous maintenons un chiffre peu important ($25,000).Le Canada achète moins de papier à cigarettes en rouleaux mais nos ventes avancent légèrement à $14,300, le Royaume-Uni restant le principal fournisseur.Les achats de papier à cigarettes en carnets et en tubes sont en augmentation- Le Royaume-Uni en profite et nous enlève quelques débouchés; ses exportations passent de $22,000 à $94,600, les nôtres glissent de $347,800 à $325,400.La valeur totale de nos ventes de livres et publications se maintient à peine à $198,000 contre $200,000 en 1935.Comme le montrent les statistiques ci-dessous, seuls les livres classiques et scientifiques ne perdent pas de ter-La Belgique fournit maintenant les trois-quarts des débouchés offerts aux livres religieux.r ram.1936 1935 $23,752 $21,270 66,193 71,897 10,483 5,360 99,927 99,347 Livres religieux.Livres classiques et scientifiques .Livres brochés, romans et nouvelles Autres livres et périodiques.Fer et acier et produits en fer et acier:- Part de la France: $82,436 en 1936 contre $92,634 en 1935.Diminution sur 1935 : $10,198.Les importations d'articles en fer ou en acier d'origine française deviennent à peu près nulles.Le marché de la coutellerie nous est maintenant fermé ($6,000 d'importation en 1936).Nous vendons encore quelques machines pour l'industrie textile ($16,700) et pour l'imprime-($12,200), mais les Etats-Unis, le Royaume-Uni et l'Allemagne fournissent la quasi totalité des débouchés.Métaux non ferreux — (matière première et produits ouvrés) :- Part de la France : $106,658 en 1936 contre $65,988 en 1935.Augmentation sur 1935 : $40,670.Nos exportations portent ici sur quelques articles en laiton et en cuivre.Il est à signaler que nous avons profité de l'augmentation de la demande des capsules en plomb pour bouteilles; nous en avons expédié pour $17,200 contre $2,500 l'année précédente.France ($9,200), Royaume-Uni et Etats-Unis se sont partagés $23,785 de commandes de cloches en 1936 contre $37,257 en 1935.Le Canada augmente ses achats d'engrais potassiques; les Etats-Unis, l'Allemagne et la France en profitent; notre part s'élève: $172,700 contre $135,800 en 1935.Les importations d'ocres sont en diminution, celles d'origine françaises sont de $8,400, en recul de plus de $5,000 sur l'année précédente.Dans la parfumerie, nous nous maintenons difficilement à $69,211; les articles alcooliques perdent du terrain pour les mêmes raisons que celles qui expliquent le déclin de nos exportations de produits pharmaceutiques; quant aux articles non alcooliques, ils enregistrent une très légère augmentation; Etats-Unis et Royaume-Uni restent les deux principaux fournisseurs de la parfumerie.Nous vendons moins de savon $52,700, Etats-Unis et Grande-Bretagne sont encore ici nos deux concurrents) et plus de crème de tartre et de vanilline.Marchandises diverses:- Part de la France : $760,419 en 1936 contre $864,920 en 1935.Diminution sur 1935 : $104,501.La valeur totale des importations de films est réduite de $21,000; le Royaume-Uni se maintient à $64,000; les Etats-Unis reculent et nous les suivons; nous n'avons vendu que pour $91,200 contre $98,300.Pour de nombreux articles les Etats-Unis, le Japon et l'Allemagne réduisent nos ventes à des chiffres insignifiants, notamment les jouets, boutons, coffrets de fantaisie, bijouterie, imitations de pierres précieuses, nécessaires de toilette, appareils scientifiques, maroquinerie ($23,000 contre $28,100), instruments d'optique ($18,800 contre $21,300) et instruments de chirurgie.Nous nous maintenons relativement bien pour les instruments de musique ($21,100 contre $12,200) et dans les autres articles il faut signaler les statuettes ($10,400) les eaux minérales ($61,420 sur un total de $98,500), les fleurs et fruits artificiels pour chapeaux ($16,566) et les produits biologiques ($19,000).La France reste le premier fournisseur de pipes et services de fumeurs, ses commandes dépassent $139,600 en 1936; elle est suivie de près par le Royaume-Uni, la concurrence italienne a été très réduite par l'application des sanctions économiques.rie Métalloïdes et produits ouvrés:- Part de la France: $99,660 en 1936 contre $130,092 en 1935.Diminution sur 1935 : $30,432.La valeur totale des importations de vaisselle en porcelaine et en faïence augmente de façon appréciable, mais au profit du Royaume-Uni, qui bénéficie de la franchise.Nous ne gardons pas la légère avance que nous avions prise en 1935 et notre part devient insignifiante; seulement $8,500 (Royaume-Uni $2,831,000, Japon $391,000, Tchécoslovaquie $13,000).Dans la verrerie nous arrivons à un total de $55,152 ($52,550 en 1935); les flacons et bouteilles sont en augmentation; tous les autres articles sont en diminution devant les concurrences américaine, anglaise, tchécoslovaque, allemande et japonaise- La vaseline qui est classée dans ce groupe s'importe en plus grandes quantités, mais seuls les Etats-Unis et l'Allemagne en profitent; la France voit sa part se réduire de $12,000 à $4,500. 5 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA Septembre - Octobre 1937 Fermes à Fourrures au Canada 1935 Nous restons également le principal fournisseur d articles de religion (missels, bénitiers, chapelets, services de communion, etc.) mais avec un chiffre d'affaires en diminution à $69,300.Il ressort de cette brève analyse des importations françaises par le Canada en 1936 que nous n'avons pas tiré profit de l'élargissement des débouchés du marché canadien, empêchés que nous sommes par des marges préférentielles prohibitives en faveur du Royaume-Uni, et par l'accord canado-américain de décembre 1936- Tant que les Etats-Unis ont été soumis au régime du tarif général, il nous restait encore quelques débouchés, très réduits il est vrai, où la concurrence américaine était moins opérante; mais maintenant que ce pays est placé, le rapport tarifaire, sur un pied d'égalité avec la France, il reprend tous les avantages que lui assure le voisinage, d'autant plus qu'il offre des articles de modes et de fantaisie qui se rapprochent très fréquemment des nôtres; s'ils sont souvent de moins bonne qualité, la différence de prix est si grande à notre désavantage, que l'acheteur n'hésite pas dans son choix.En 1935 il y avait au Canada 7,495 fermes à fourrure en exploitation, dont 6,632 renardières et 863 fermes di-Le vison, avec 636 fermes, est l'espèce principale du groupe des divers.Le raton laveur qui, au début de l'industrie, comptait plus de fermes que le vison, arrive loin en arrière et ne compte plus que 120 fermes.Les autres espèces de fermes classifiées séparément sont celles de la martre, du pékan, de la coyote, du blaireau, du putois, du rat musqué et du castor espèces d'animaux à fourrure sauvages sont élevées en captivité, mais chaque ferme du groupe d'animaux di-est classifiée selon l'espèce principale d animaux à fourrures, bien que plusieurs espèces habitent la même ferme.On rencontre, par exemple, la martre et le pékan la même ferme parfois, mais dans pareils cas l'espèce la mieux représentée sert de base à la classification de la ferme.De même l'on trouvera, dans une renardière, non seulement des renards mais plusieurs autres espèces d'animaux à fourrure, comme le vison, le putois, le blai-le myopotame, etc., etc., mais la ferme est quand verses Plusieurs autres sous vers sur Les Faillites au Canada en 1936 reau, même appelée renardière Pendant l’année 1936 les faillites commerciales au Canada ont été les moins nombreuses comparé avec toutes les années écoulées depuis 1922, la première année où les statistiques ont été compilées.Déjà une amélioration considérable avait eu lieu en 1935.On peut noter trois courants bien distincts depuis 1922.Cette année-là les faillites étaient au nombre de 3,925, ce qui était un chiffre considérable.Une diminution dans le nombre s'est produite jusqu'en 1926 alors que les faillites s'élevaient à 1,773; un courant contraire s'est ensuite développé jusqu'en 1932 pour atteindre alors le total de 2,420 faillites.Une diminution progressive s'est enfin produite pendant les 4 dernières années.En 1936 le nombre de faillites était de 1,198 comparativement à 1,314 pendant l'année précédente.Le passif total s'élevait à $15,145,000, chiffre le plus bas depuis 1922 et montrant une diminution notable sur 1935.Dans les Provinces Maritimes il y a eu en 1936, 50 faillites comparé avec 69 en 1935 et 88 en 1934.Les passifs se sont élevés à $352,000 en 1936, à $512,000 en en 1935 et à $7,419,000 en 1934.Dans la province de Québec le nombre de faillites en 1936 était de 589 comparé à 632 en 1935 et à 779 en 1934.Les passifs étaient de $6,952,000 en 1936, de $8,253,000 en 1935 et de $11,967,000 en 1934.Les faillites dans la province d'Ontario étaient au nombre de 384 en 1936, de 390 en 1935 et de 474 en 1934.Les passifs s'élevaient à $6,444,000 en 1936, à $6,053,000 en 1935 et à $7,419,000 en 1934.Dans les trois Provinces des Prairies les faillites ont atteint un total de 138 en 1936, comparé avec 195 en 1935 et 134 en 1934.Les passifs s'élevaient à $1,126,000 en 1936, $1,694,000 en 1935 et en 1934 à $1,467,000.Dans la Colombie-Britannique les faillites commerciales ont été de 37 en 1936, de 28 en 1935 et de 57 en 1934.Quant 1936, à $1,055,000 en 1935 et à $2,018,000 en 1934.Dans le nombre total des faillites on trouve 536 établissements de commerce en 1936, comparés avec 594 en 1935 et 799 en 1934.La part de l'industrie était de 191 faillites en 1936, de 180 en 1935 et de 217 en 1934.Les établissements agricoles ont compté 123 faillites en 1936, 173 en 1935 et 82 en 1934.La province de Québec compte actuellement près du tiers de toutes les fermes à fourrure, et l'Ontario occupe le deuxième rang.Voici quelle était, dans 1 ordre proportionnel, la position de chaque province, en 1935 ; Québec, 32 p.c.; Ontario, 14 p.c.; Nouveau-Brunswick, 13 p.c.; Nouvelle-Ecosse, 12 p.c.; Ile du Prince-Edouard, 10 p.c.; Alberta, 6 p.c.; Manitoba, 5 p.c.; Saskatchewan, 4 p.c.; Colombie-Britannique, 4 p.c.; Le Yukon ne comptait que moins d'une demie pour cent du nombre total des fermes à fourrure du Canada.Valeur de la propriété.— En 1935, la valeur des fermes à fourrure s'établit à $15,972, 650, dont $6,590,825 pour les terrains et bâtiments, et $9,381,825 pour les ani-à fourrure dénombrés sur les fermes à la fin de l'année.C'est une augmentation totale de $1,335,295 ou 9 p.c.sur l'année précédente, de $381,037 ou 6 p.c.dans les terrains et bâtiments, et de $954,258 ou 11 p c dans la valeur des animaux à fourrure.Pour la valeur, la province d'Ontario vient en tête, suivie de celle de Québec puis de Vile du Prince-Edouard.En fonction de la valeur totale de l'industrie canadienne des animaux à fourrure, les provinces occupent, par ordre, les places suivantes: Ontario, 20 p.c.; Québec, 19 p.c.; Ile du Prince-Edouard, 13 p.c.; Alberta, 13 p.c., Manitoba, 10 p.c.; Nouveau-Brunswick, 9 p.c.; Saskatchewan, 6 p.c.; Nouvelle-Ecosse, 5 p.c., Colombie Britannique, 5 Dans le Yukon, la valeur foncière ne représente pas une demie pour cent de la valeur globale.Nombre d'animaux à fourrures nés et morts sur les fermes.— Chez les renards nés en captivité, la population a presque continuellement augmenté, d'année en année, depuis que la statistique existe sur ce point, et il paraît en être ainsi de la population des visons.L'année de record, pour les deux espèces, est 1935, alors qu'il est né 184,988 renards argentés et 48,961 visons.Le nombre total d'animaux à fourrure de toutes espèces nés sur les fermes au cours de l'année, à l'exclusion des rats musqués et des castors, s'établit à 245,528, contre 203,491 en 1934.Il n'existe pas de statistique sur le rat musqué et le castor, parce que les exploitants des fermes ne peuvent en établir sur l'accroissement naturel de la population de ces deux espèces.maux p.c, passifs ils s'élevaient à $471,000 en aux ,L Septembre - Octobre 1937 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA 6 Nombre de fermes à fourrures par Provinces 1935 Fermes elevant divers autres animaux à fourrure Blai- Martres Pékans Coyote reaux Putois 1 Rats musqués Toutes fermes Visons Ratons laveurs Renardières Province Castors 771 770 1 Ile du Prince-Edouard.Nouvelle-Ecosse .Nouveau-Brunswick .Québec .Ontario .Manitoba .Saskatchewan .Alberta .Colombie Britannique .Yukon .853 10 5 5 773 60 983 12 971 2,408 3 1 17 1 73 57 2,256 1,029 1 7 30 184 807 400 1 6 2 270 121 308 1 4 1 2 48 251 463 3 13 2 2 4 380 59 6 272 4 9 4 5 4 91 149 8 3 5 14 7,495 41 4 38 4 1 120 5 636 6,632 Total Recette globales.— Les ventes de pelleteries et d'animaux à fourrure vivants ont rapporté, au cours de l'année, aux fermes d'élevage, $5,520,427.Les ventes de pelleteries représentent 88 p.c.de ce total, et celles d'animaux vivants, 12 p.c.Recettes des fermes à fourrure, par provinces, en 1935 Il est mort au cours de l'année 22,503 renards argentés et 7,122 visons.La mortalité totale, chez les animaux à fourrure de toutes espèces, s'établit à 31,875 têtes, contre 26,966 en 1934.Les totaux ne portent pas sur le rat musqué ni sur le vison, animaux pour lesquels les estimations sont impossibles à préparer.Le questionnaire du dénombrement des fermes à fourrure demandait quelle était la cause de la mort des renards, mais les données ne sont pas encore complètes, attendu que plusieurs fermes ont négligé de répondre à cette question particulière, et que nombre d'autres ont répondu: "cause inconnue".Animaux à fourrure vendus.— En 1935 les ventes totales d'animaux à fourrure vivants sur des fermes représentent une valeur de $649,432, contre $573,051 en 1934 et $354,462 en 1933.La population de renards argentés est passée de 8,762 en 1934 à 9,901 en 1935, mais celle des visons est tombée de 3,625 à 3,574.Le pékan et la martre enregistrent des ventes bien plus nombreuses, celles du pékan passant de 16 en 1934 à 31 en 1935, et celles de la martre, de 6 à 16.Le renard argenté vivant a commandé un prix moyen, l'unité, de $57, contre $56 en 1934.Les réponses au questionnaire à la demande portant sur le meilleur prix obtenu pour le renard argenté vivant indiquent qu'en 1935 le meilleur prix a été de $400.Ce prix record a été obtenu dans l'Ile du Prince-Edouard.L'Ontario vient ensuite, avec un prix de $300.En 1934, le prix record s'était établi à $525, et en 1933 à $375.Pour les ventes de visons vivants, le prix moyen s'est établi à $21 en 1935, contre $19 en 1934; pour les martres, à $50 en 1935, contre $26 en 1934; pour les pékans, à $105 en 1935, contre $114 en 1934.Pelleteries vendues par les fermes d'élevage.— La vente des pelleteries a rapporté aux fermes d'élevage, en 1935, la somme de $4,870,995, augmentation de $904 985 ou 23 p.c.sur l'année précédente.De la valeur globale en 1935, le renard argenté a contribué $4,437,302 ou 91 p.c., et le vison $323,263 ou 7 p.c.Le nombre de pelleteries de renards argentés vendues est passé de 104,051 en 1934 à 129,001 en 1935, mais la valeur moyenne est tombée de $35 à $34.Le nombre de peaux de visons vendues a augmenté de 17,622 à 30,558, et la valeur moyenne, de $8 à $11.Le prix le plus élevé obtenu pour une peau de renard argenté au cours de l'année s'établit à $200, record établi sur une ferme d'élevage du Nouveau-Brunswick.Le prix suivant, $175, a été obtenu sur une ferme de la Colombie Britannique.En 1934, le prix le plus élevé s'était établi à $176 pour une peau de renard.Animaux à fourrure vendus Recettes globales Pelleteries vendues Province 862,435 752,519 1,165,157 966,405 386,085 402,421 255,048 588,388 137,693 736,087 672,280 1,021,713 853,568 327,408 355,757 221,198 553,477 125,306 126,348 80,239 143,444 112,837 58,677 46,664 33,850 34,911 12,387 Ile du Prince-Edouard Nouveau-Brunswick .Québec .Ontario .Nouvelle-Ecosse .Manitoba .Saskatchewan .Alberta .Colombie Britannique Yukon .4,276 4,201 75 649.432 4.870,995 5,520,427 Total — L'éle- Animaux à fourrure des fermes d'élevage.vage des animaux à fourrure a porté principalement, jusqu'à date, sur le renard argenté, mais depuis quelque temps l'élevage du vison affirme sa permanence et son importance.A la fin de l'année 1935 la population des renards argentés sur les fermes s'établit à 141,509 têtes, records sans précédent dans les annales de l'industrie.La valeur globale des renards argentés est estimée à $8,495,851, augmentation de $753,557 née précédente.L'année de record dans la valeur des renards argentés est 1929, alors que le total s'établissait à $18,047,124, soit une valeur moyenne de $186,, contre $60 en 1935.Ainsi le prix moyen a diminué constamment en raison inverse de la population des renards argentés sur les fermes.10 p.c.sur l'an- ou L'élevage du vison montre des progrès rapides; la population de visons sur les fermes passe de 210 (valeur de $5,366) en 1921 à 31,946 (valeur de $695,492) en 1935.La valeur moyenne s'établit à $22 en 1935, contre $26 en 1921.L'élevage d'animaux à fourrure autres que le renard et le vison reste encore à l'état d'expérimentation, et il y a diminution pour presque toutes les espèces sur 1934.A la fin de l'année 1935 le nombre total d'animaux à fourrure sur les fermes représente une valeur de $9,381 825; de ce total, le renard argenté représente 91 p.c., les autres sortes de renards 1 p.c., le vison 7 p.c., les autres animaux, 1 p.c. 7 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA Septembre - Octobre 1937 Nombre et valeur des pelleteries vendues par les fermes à Fourrures du Canada 1934 1935 Valeur moyenne Valeur moyenne Nombre Valeur Valeur Nombre Espèce $ $ 104,051 3,690,431 84,503 17,788 12,250 129,001 4,437,301 75,273 14,301 9,179 34 Renard argenté Renard croisé .Bénard roux .Renard bleu .Renard blanc .Vison .Raton laveur .Mouffette .Martre .Pékan .Coyote .Blaireau .Putois .Belette .Myopotame .Mouton caracul Rat musqué .Castor .35 3,593 24 3,150 2,137 24 2,326 8 7 15 740 17 633 2 50 25 75 15 5 17,622 145,680 5,248 8 30,558 323,263 II 1,277 990 4 4,410 4 8 6 75 cts.17 175 10 194 13 15 27 963 36 30 21 626 102 530 5 67 322 5 37 408 11 32 296 9 2,478 3,184 2,015 1 2,010 1 30 23 77 cts.46 25 54 cts.6 50 8 130 638 5 67 338 5 4,034 4,844 83 cts.4,018 3,213 80 cts.12 105 9 12 113 9 137,288 3.966.010 Total 172,781 4,870,995 Classification des renardières d'après le nombre de renards.— Les déclarations des fermes d'élevage pour Vanné 1935 sont divisées, dans ce tableau, en six groupes, selon le nombre de renards à la fin de l'année.Les fermes de moins de 10 renards chacune constituent le groupe le plus important, avec un total de 3,072 renardières, soit 46 p.c.du total des renardières en exploitation au cours de l'année.Vient ensuite le groupe de fermes de 10 à 19 renards, comprenant 1,720 renardières ou 26 p.c.du grand total.Le groupe de 80 renards et plus comprend 286 renardières.Pour le nombre de renardières, l'Ontario occupe le premier rang, suivi de l'Alberta puis de l'Ile du Prince-Edouard.Classification des fermes d'élevage du vison d'après le nombre d'animaux.— Pour la première fois Von a groupé, sur le modèle de la classification des renardières les fermes d'élevage du vison.Le tableau, divisé en quatre sections, comprend les rubriques suivantes: (a) fermes de visons, (b) renardières élevant le vison, (c) fermes d'élevage général élevant le vison, et (d) total des fermes d'élevage du vison.La rubrique (d) montre que 922 fermes ont déclaré élever le vison, dont 69 appartiennent au groupe de 80 visons ou plus.L'Ontario et le Manitoba occupent haut la main les deux premiers rangs parmi les provinces qui ont des fermes d'élevage du vison.d'une valeur moyenne de $68.Au début de l'industrie de l'élevage des animaux à fourrure, les exportations de renards argentés sur le marché des Etats-Unis et sur ceux des pays d'Europe étaient considérables; il s'agissait d'améliorer la race, et depuis l'élevage des animaux à fourrure est devenu, dans maints pays, une industrie importante.L'élevage du vison, si progressif au Canada depuis quelques années, attire l'attention des pays étrangers, et les exportations de visons sont de plus en plus considérables.Au cours de l'année fiscale 1936 les exportations ont porté sur 249 visons, d'une valeur totale de $9,909 et d'une valeur moyenne de $40.Des exportations totales, 132 visons ont pris la direction des Etats-Unis, 91 celle de la Suède, 8 celle du Royaume-Uni et 18 la direction d'autres pays étrangers.Exportations de pelleteries.— Les exportations de pelleteries d'animaux à fourrure du Canada, animaux pris au piège ou élevés sur des fermes, représentent durant l'année fiscale 1936 une valeur de $15,738,166, contre $14,897,986 l'année précédente.Les principaux item des deux années sont le renard argenté, les autres, espèces de renard, le vison et le rat musqué.Importations d'animaux à fourrure vivants.— Les tableaux des importations ne tiennent compte que des renards et des lapins.Au cours de l'année fiscale 1936 les importations portent sur 6 renards argentés d'une valeur globale de $1,020 et d'une valeur moyenne de $170, et sur 18 lapins (angoras, chinchillas et zibelines) d'une valeur globale de $101 et valeur moyenne de $5.61.Importations de pelleteries.— Les importations de peaux brutes au cours de l'année fiscale 1936 représentent une valeur de $3,965,185; les trois espèces principales sont le lapin, le rat: musqué et le mouton de Perse.Par rapport à l'année précédente, les importations totales représentent une augmentation de $ 1,270,607.Exportations d'animaux à fourrure vivants.— Les statistiques des exportations ne tiennent compte que du renard et du vison, dans les exportations d'animaux à fourrure vivants; toutes les autres espèces exportées, s'il en existe, tombent sous la rubrique générale, "tous autres animaux, n.a.é.” Au cours de l'année fiscale terminée le 31 mars 1936, les exportations portent sur 104 renards (tous argentés) d'une valeur totale de $7,085 et CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE ÀU CANADA Septembre - Octobre 1937 8 Bulletin Commercial du Canada La situation économique, au début de l'automne, apparaît relativement stable et satisfaisante, en dépit du déséquilibre des marchés de valeurs mobilières.On sait maintenant que la récolte de blé des Provinces de la Prairie, qu'une estimation officielle fixe à 164 millions de boisseaux, sera la plus faible qu'on ait vue depuis 1914, mais dans lû plupart des autres parties du pays les récoltes, y compiis les récoltes spéciales telles que le tabac et les fruits, atteignent la moyenne et parfois la dépassent.Comme les prix des produits agricoles restent satisfaisants, le revenu agricole de 1937 devrait l'emporter sur celui de 1936.La plupart des branches de l'activité économique au Canada, en août, ont touché un niveau plus élevé qu'en août l'an dernier, tandis que tous les rapports tracent du commerce de détail dans le Dominion, un tableau tout à fait satisfaisant.Depuis le commencement de l'année le pouvoir d'achat de la population s'est accru, grâce au relèvement des salaires dans plusieurs industries et aux majorations de dividendes.En août, les dividendes versés par les entreprises canadiennes se sont chiffrés par $4,584,939, au lieu de $3,580,447 en août 1936, soit un gain d'un million de dollars ou près de 27 p.100.Dans l'industrie manufacturière, les perspectives se sont améliorées, grâce au règlement de plusieurs grèves et au fait que la crainte de troubles industriels étendus s'est dissipée.L'industrie lourde traverse sa meilleure année depuis 1929; dans certaines branches, elle a dépassé le volume des opérations de cette année-là.Par suite, plus d'une usine, fermée depuis des années, rouvre ses portes.Le même phénomène s'observe dans l'industrie des pâtes et papiers, des fabriques à Chandler, en Gaspésie et ailleurs, ayant repris à produire après des années d'inactivité.Les salaisons sont actives et l'industrie textile tente de reprendre le terrain perdu par l'effet des grèves.Sur la côte du Pacifique, la pêche au flétan a été considérable, mais les pêcheurs de l'Atlantique éprouvent encore des difficultés, faute de marchés avantageux.Quelque encourageantes que puissent être les perspectives des affaires pour l'automne et l'hiver, il faut tenir compte, pour en bien juger, de l'extrême délicatesse de la situation internationale.Cependant la guerre en Extrême-Orient favorise certaines branches de l'exportation, notamment les minéraux utilisés pour les munitions, mais elle nuit au transport maritime et à d'autres genres d'entreprises sur la côte du Pacifique.Le commerce extérieur du Dominion a touché le milliard de dollars pour les sept mois à fin juillet, exactement $1,078,762,009, soit un gain de près de 26 p.100 sur 1936; les importations, $452,812,000, ont augmenté de 30.3 p.100 et les exportations, $625,950,000, de 23 p.100, malgré la forte diminution des ventes de blé à l'étranger.Au cours de ces sept mois, les chemins de fer se sont ressentis de l'amélioration des affaires, les chargements ayant augmenté de 8.3 p.100.Comme il était à prévoir, cette progression générale des affaires a relevé le niveau de l'embauchage pour les huit mois à fin août, de 10.2 p.100 dans l'industrie manufacturière et de 13.7 p.100 dans les mines.Dans l'industrie manufacturière, l'embauchage n'a cessé de grandir depuis qu'a été atteint le creux de la crise, au défaut de 1933.Les ten- dances du commerce au cours des douze mois expirés le 31 juillet accusent aussi une amélioration.Nos importations des pays de l'Empire ont passé de $182,896,000 à $215,099,000 et nos exportations vers ces mêmes pays, de $444,468,000 à $512,799,000, soit respectivement 17.6 et 15.4 p.100 de plus.La valeur des importations des pays étrangers s'est accrue de $406,258,000 à $525,278,000, soit 29.3 p.100 de plus, et celle des exportations, de $474,283,000 à $615,708,000, une augmentation de 29.8 p.100.Les mois d'août et de septembre ne révèlent jusqu'ici aucune interruption de ce mouvement.En août, on constate un accroissement d'environ 2.4 p.100 des recettes ferroviaires brutes par rapport à 1936, tàndis que, la semaine du 4 septembre, le nombre des wagons chargés passe de 57,245 à 60,861 et l'emporte ainsi de 9.4 p.100 sur la même semaine l'an dernier.L'accord commercial entre le Canada et le Royaume-Uni qui remplace celui de 1932, a pris effet le 1er septembre, date convenue entre les gouvernements des deux pays.Cet accord durera jusqu'en août 1940.Il comporte un grand nombre de réductions des droits canadiens dits préférentiels, tandis que le Canada obtient la garantie d'un traitement de préférence ou l'admission en franchise pour un grand nombre de produits alimentaires et de produits fabriqués.Les recettes fédérales continuent leur ascension.En août, elles se chiffrent par $38,779,000, au lieu de $32,475,000 en août 1936, soit un gain de 6V4 millions de dollars.Quant aux dépenses du mois, un total de $34,688,00 au lieu de $32,115,000, elles n'ont grandi que de 21/% millions de dollars.Pour les cinq premiers mois du présent exercice financier, les recettes ont atteint $243,882,009, contre $201,616,000, soit 20 p.100 de plus; comme les dépenses, d'autre part, se chiffrent, pour cette période, par $196,437,000 ou U/2 millions de moins qu'en 1936, il y a donc, avant même que la moitié de l'exercice soit écoulé, une amélioration de 44 millions de dollars environ dans la situation budgétaire du Gouvernement fédéral.Le bilan des banques à charte pour le mois de juillet indique une nouvelle expansion des prêts courants; ceux-ci ont augmenté de $6,598,000 au cours du mois et l'emportent de près de $85,000,000 sur juillet 1936.Accroissement modéré des dépôts à préavis au cours du mois par comparaison avec le mois de juin, mais léger fléchissement des dépôts à vue; toutefois, les deux chiffres en juillet dépassent amplement ceux du même mois l'on dernier.Le porte-feuille de fonds d'Etat et autres titres a diminué un peu durant le mois mais il reste considérable, soit $ 1,431,232,000 ou quelque $74,000,000 de plus que le 31 juillet 1936.Les débits bancaires du mois d'août se sont élevés à $2,612,000,000, au lieu de $2,619,000,000 en août 1936.Le marché des obligations s'est ressenti dans une certaine mesure du déséquilibre récent des marchés mondiaux.Les cours des obligations de premier ordre n'ont pas sensiblement changé, mais ceux de certaines émissions les plus spéculatives ont subi un recul.(Banque de Montréal). 9 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA Septembre - Octobre 1937 Monthly Economie Indices in France The following Indices show : 1) a general decrease of the production caused by the beginning of the holiday-season 2) a noted increase of the wholesale prices reaching 9.7% since the end of June.The price spread between domestic and imported products increased by 4%.Retail prices in Paris advanced 3.1% and 4.2% since the June devaluation.An improved situation should not be expected until there is an increase in the production and a decrease in prices.Business Indices — (1913-1914 = 100 except as indicated) Yearly Average Monthly Average 1937 July Aug.579 591 584 604 570 567 2,46 6.5 June May April 1936 1935 1934 538 529 532 405 347 366 Wholesale prices .Domestic (29) .Imported (16) .Excess domestic over foreign Retail Prices Paris (34) .Industrial Production .Mechanical .Metallurgical .Textiles .Mining .Construction .Leather .Paper .Rubber .Automobiles .Carloadings .Unemployed (1000) .Employed .Bankruptcies .Imports volume (1000 tons) .Raw materials .Exports volume (1000 tons) .Manufactures .P.T.T.receipts (in millions) .Taxes in million francs .Gold Reserve, billions .Gold Cover .Discount rate .Stocks, French only .Bonds .564 552 558 444 374 407 486 491 487 335 299 294 14.9 13.6 14.6 32.5 25 49 600 615 590 586 580 480 440 491 101 102 104 105 98 94 99 117 117 118 118 100 96 99 106 104 105 104 85 83 80 61 65 66 69 67 65 83 96 95 98 103 98 101 103 65 58 61 64 65 68 82 94 101 98 101 101 90 96 143 139 141 144 151 126 143 872 801 833 781 956 873 892 424 433 448 459 475 403 453 72.1 72.5 71.8 71.8 71 69 73 313.5 311 322 346 371 434 426 341 65.5 64 64.3 67.6 70.5 68.1 71.4 89 88 85 88 89 162 124 160 5160 4573 4551 4953 3996 3718 3819 4082 4557 3974 3215 3131 3337 3171 2683 2564 2458 2501 2443 2413 2370 225 255 219 255 204 238 291 367 309 289 329 302 310 796 515 472 424 365 417 433 468 50.2 55.7 56.7 57.4 57.4 60.1 75 70 48.96 52.6 55.15 55.4 54.7 76.6 63.6 79.3 4 6 5 4 4 3.7 4 2.5 211 218 225 221 72.6 72.3 219 186 180 83.5 76.3 194 74.6 77.2 75 82.1 (Communiqué par "Savoir" 10, rue Greffulhe, Paris 8e.) CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA Septembre - Octobre 1937 10 nadiennes de fromage au Royaume-Uni représentent en 1936 près de 22.5 p.c.des importations globales de tous les pays; la proportion correspondante de 1935 était de 17 p.c.Depuis deux ans les exportations sur le Royaume-Uni diminuent un peu, mais celles dirigées sur les autres pays de l'Empire et sur les Etats-Unis sont en progression.Les importations canadiennes de fromage montent de 172,360 livres en 1935 à 429,878 livres en 1936.Production des lampes incandescentes En 1936 la production de lampes incandescentes de grandeurs types s'établit à 24,364,181 d'une valeur de $4,117,871.C'est la plus forte production des quelques dernières années bien que la valeur n'ait pas • augmenté proportionnellement.En 1931 on en compte 18,205,931, valant $4,044,243 et en 1935, 23,026,982, lant $4,155,803.Les lampes incandescentes de petite grandeur fabriquées en 1936 sont au nombre de 11,246,707 évaluées à $662,628.Elles sont au nombre de 7,255,194 en 1931, d'une valeur de $655,015.En 1935 elles s'établissent à 9,832,118, valant $633,769.Les importations de lampes à arc électriques au Canada en 1936 sont de $5,546, contre $28,593 en 1935 et $41,396 en 1931.Les importations de lampés incandescentes à filament de carbone s'établissent à 486,030, évaluées à $18,830, et celles de lampes incandescentes à filament de métal sont de 3,780,325, valant $215,088.Les importations de ce s deux dernières catégories indiquent une augmentation sensible sur 1935.Industrie des encres en 1936 La production d'encres à imprimer au Canada avance de 2 p.c.en quantité et de 6 p.c.en valeur en 1936 par rapport à 1935.Les encres à écrire augmentent de 4 p.c.en valeur.La production d'encres à imprimer s'établit à 9,805,286 livres d'une valeur de $2,387,307, contre 9,588,146 livres valant $2,248,440 l'an dernier.Les encres à écrire représentent une valeur de $262,790, contre $251,987 en 1935.Fabrication de bicyclettes en 1936 La production des fabriques de bicyclettes au Canada est évaluée à $1,501,866 en 1936, contre $1,273,447 en 1935.Les produits comprennent 48,571 bicyclettes et d'autres articles tels que les tricycles, les wagons d'enfant et les patins.EN QUELQUES LIGNES Situation de l'emploi en septembre La situation de l'emploi manifeste au début de septembre un nouveau relèvement sensible: le mouvement à la hausse s'étend à toutes les régions économiques et à la majeure partie des groupes industriels.Des déclarations ont été reçues de 10,836 employeurs dont l'effectif global s'établit à 1,174,041 ou 30,581 de plus qu'au commencement d'août.Cette augmentation l'emporte sur toute autre enregistée le 1er septembre par le Bureau.L'an dernier 9,967 patrons déclaraient une main-d'oeuvre de 1,014,532, soit une augmentation de 14,562 personnes cette année.Les fermes de toutes les provinces, sauf au Nouveau-Brunswick, enregistrent des gains considérables, surtout accentués dans le Québec et l'Ontario.La situation en général dans chacune des cinq régions économiques est plus favorable qu'au début de septembre de l'an dernier ou de toute autre année à l'exception de 1929; dans les Provinces Maritimes et le Québec les nombres-indices dépassent ceux du 1er septembre 1929.Stocks de blé canadien Les stocks de blé canadien en magasin le 17 septembre s'établissent à 67,240,900 boisseaux, contre 57 144,285 la semaine précédente et 161,256,035 l'an dernier.Le blé nadien aux Etats-Unis s'établit à 1,874,314 boisseaux, contre 19,290,832 l'an dernier.Le blé en transit sur rail s'établit à 8,598,120 boisseaux, contre 12,835,607 l'an dernier.Le blé en transit sur lacs est de 2,102,356 boisseaux contre 5,844,084.Le blé américain au Canada s'établit à 1,575,885 boisseaux; il ne s'en trouvait pas à pareille date l'an dernier.Stocks de tabac non manufacturé A la fin de juin les stocks de tabac non manufacturé disponibles au Canada sont les moins considérables à cette date depuis quatre ans; le total est de 69,055.953 livres, contre 79,900,320 à la fin de juin 1936.76,428,591 il y a deux ans et 82,247,006 il y a trois ans.Les stocks de tabac canadien s'établissent à 61,202,687 livres, contre 70,903,085 il y a un an, tandis que les stocks de tabac importé s élèvent à 7,853,266 livres, contre 8,997,235.Hôpitaux du Canada A l'exclusion des 56 hôpitaux pour aliénés au Canada, dont le rapport paraît dans une publication séparée, et des 32 hôpitaux dirigés et administrés par les autorités fédérales, on comptait 878 hôpitaux au début de 1936.Ils se décomposaient ainsi qu'il suit : 462 hôpitaux publics généraux, 18 hôpitaux pour femmes, 11 hôpitaux de pédiatrie, 16 d'isolation, 6 de convalescence, 33 de la Croix Rouge, 36 de tuberculeux, 24 d'incurables, 5 spéciaux et 267 privés.Production des centrales électriques La production des centrales électriques est passée de 2,188,055,000 kilowatt-heures en juillet à 2,197,725,000 en août, contre 2,020,416,000 en août de l'an dernier.Cette hausse reste en deçà de la normale pour la saison.La baisse cependant est due à l'énergie secondaire, aux livraisons aux bouilloires (de 513,-¦ 634,000 en juillet à 491,409,000 en août), et aux exportations aux Etats-Unis (de 164,057,000 à 162,612,000).Exportations de nickel En août les exportations de nickel représentent une valeur de $5,914,000 contre $3,089,000 l'an dernier.Le Royaume-Uni et les Etats-Unis sont les principaux acheteurs; ils prennent respectivement $2,745,769 et $1,971,000.Les autres principaux acheteurs sont: Japon, $522,429; Norvège, $224,172; Pays-Bas, $332,820.Industrie laitière en 1936 Le Canada a consommé 346,553 280 livres de beurre en 1936, c'est environ 31.5 livres par habitant.La consommation de 1935 était de 340,439,540, soit un peu plus de 31 livres par habitant.La consommation de fromage s'établit à 37,193,554 livres en 1936, contre 39,634,889 livres en 1935.La consommation par habitant est de 3.37 livres en 1936, contre 3.62 livres en 1935.La tion de lait entier concentré monte de 51,658,392 livres en 1935 à 61 576,526 livres en 1936.Les exportations de beurre représentent 5,128,800 livres en 1936, tre 7, 697,000 livres en 1935.Les importations baissent aussi: 117,281 livres en 1936 contre 148,541 livres en 1935.Les exportations de fromage augmentent; elles étaient de 81,890,300 livres en 1936, contre 55,718,700 livres en 1935.Les exportations ca- va- ca- consomma- con- 11 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA Septembre - Octobre 1937 ainsi le directeur est suédois.Il y a en tout une centaine de personnes: 11 ingénieurs et leurs familles; 75 ouvriers sans leur famille.Les ingénieurs ont leur maison privée mais prennent leurs repas en commun, avec leurs femmes, dans un mess.Les ouvriers sont logés par groupes de dix dans de confortables maisons comportant réfectoire, chambres de trois, salle de lecture.Ils auront bientôt leur chambre individuelle.Seule leur cuisine est centralisée.La mine est close en hiver; 50 ouvriers sont alors renvoyés en Europe, de novembre à avril.Pour eux, la saison est de 7 mois.J'ai vu le logement de l'ouvrier; sa cuisine aussi.Elle est saine et abondante, comme les Danois savent la faire.Puisqu'elle est centralisée, elle doit être également économique.D'ailleurs l'ouvrier dispose aussi d'une coopérative où, malgré notre franc déprécié, nous avons pu, nous-mêmes, faire des achats de denrées avantageux, ce qui prouverait en passant que le pouvoir d’achat de la monnaie de l'ouvrier est voisin de celui de la nôtre.Le climat dont il jouit d'avril à novembre n'a rien d'excessif et est considéré comme très sain, aussi, le dimanche, peut-il faire du sport, aller à la pêche, à la chasse, ou, plus prosaïquement, se promener, lire, jouer dq l'accordéon.Il ne nous paraît donc pas trop à plaindre, si toutefois son travail n'est pas trop dur.Ce travail a lieu soit à la mine, soit aux locaux annexes : usine, cuisines, cooopé, bureaux .Considérons le travail du mineur.Sa mine est un trou à ciel ouvert, profond de 300 pieds; la cryolithe affleure, est détachée au marteau pneumatique sans précautions spéciales, montée au niveau du sol par des bennes, mise en tas sur le quai voisin et embarquée comme du charbon.La semaine de travail est de six jours de 11 heures chacun.Les 11 heures sont séparées en 4 tranches encadrées de repas.J'imagine que cette dérogation à la semaine de 48 ou 40 heures, généralisée cependant dans les pays Scandinaves, est acceptée parce que nécessaire car vu la brièveté de la saison de travail et de l'ouverture du port, il faudrait, à tonnage exporté égal, augmenter beaucoup le nombre des ouvriers si on ne les faisait travailler que 40 heures par semaine.Et on ne le veut pas, pour des raisons de rendement général de l'exploitation, sans doute .La conséquence est Déjeuner-Causerie Non.Nous songions surtout à sa mine; car, qui dit mine dit aussi quais, moyens de levage, donc, peut-être, possibilités pour nous de charbonner sans fatigue ce qu'hélas nous ne pouvons faire dans nos ports groenlandais habituels: God-havn et Godthaab.Aussi, en 1935, avais-je demandé le dépôt de 200 tonnes de charbon pour nous à Ivi-gtut, pour nous permettre d'expérimenter les moyens de son port.Il nous fallut trois jours pour embarquer ces 200 tonnes.Nous aurions bien voulu aider les mineurs à charger les chalands à terre, mais, leur contrat leur donnant le monopole de toutes les manutentions sur les quais, nous dûmes nous borner à vider ces chalands à bord.Pendant ces trois jours je vis de près et pus juger le cas social et économique représenté par l'ouvrier d'Ivigtut, autant du moins que me le permirent mes conversations avec le Directeur des Mines, le sympathique M.Corp.Ivigtut possède le seul gisement, actuellement connu au monde, de cryolithe, fluorure double d'alumine et de sodium, fondant dans la métallurgie de l'aluminium.Tant que cette cryolithe ne sera pas fabriquée synthétiquement, ce dont les Allemands s'occuperaient, dit-on, Ivigtut régnera donc sans conteste sur le marché de ce minerai.La production annuelle d'Ivigtut est d'environ 20,000 tonnes dont une part importante vient au Canada.Ce n'est pas un des moindres de nos étonnements de retrouver par ici à Arvida et Shawinigan cette précieuse pierre venue de si loin en des lieux où rien ne semblait l'appeler, pas plus d'ailleurs que son complément, la bauxite.Grâce à l'électricité née des chutes du Saguenay et du St, Maurice, la bauxite de la Guyane Anglaise s'unit à la cryolithe du Groenland, à Arvida et Shawinigan pour donner l'aluminium qui, peut-être, passera encore l'océan pour aller quelque part en Europe servir à la Fabrication de nos casseroles légères et reluisantes.Les distances n'existent vraiment plus ! Ivigtut n'est pas un port libre, mais une concession privée.Les Esquimaux n'y sont pas admis; ils ont leur port à 10 milles de là, à Arsuk.Le Gouvernement danois lui-même n'y a qu'un contrôleur du tonnage de cryolithe embarqué.Le personnel ne dépend que de la société des mines; il n'est pas forcément danois; Au déjeuner-causerie de la Chambre de Commerce Française au Canada qui a eu lieu le 14 septembre au Club Mount Stephen, les hôtes d'honneur ont été le Commandant et les officiers de l'aviso Ville d'Ys.A l'issue du déjeuner le Commandant Emmanuelli a fait une très intéressante causerie, faisant suite en quelque sorte à celle qu'il nous fit l'an dernier sur le Groenland.Nous nous faisons un devoir de reproduire textuellement cette étude très documentée.J'ai, l'an dernier, évoqué devant vous le Groenland, terre fermée aux touristes, déshéritée de la nature, menacée de famine ou d'épidémies si le Danemark n'y mettait ordre, mais incomparable en été dans la splendeur de ses montagnes couvertes de neiges éternelles et de ses eaux calmes sur lesquelles flottent les icebergs monstrueux, au soleil de minuit.Je vous demande d'y revenir encore aujourd'hui.Aussi bien, m'est-il difficile de trouver, pour des Français, un sujet français original et vous êtes plus renseignés que moi sur les choses d'Amérique.C'est donc sur le Groenland seul que je puis avoir l'espoir de vous dire du neuf.Je me propose d'étudier l'établissement d'Ivigtut, au Groenland sud, pour comparer les conditions sociales du mineur d'Ivigtut et du pêcheur de morue français qui voisinent là pendant 7 mois de l'année.Au cours de son séjour de juillet dernier au Groenland, la Ville d'Ys a ajouté à la longue liste des ports qu'elle connaissait déjà un nouveau nom, celui d'Ivigtut, port situé à quelques 200 milles au noroît du Cap Farewell, par 61° de latitude nord, au fond de T Arsuk fiord, près du fameux cap Désolation, redouté des navigateurs à cause de ses glaces et de ses brumes.Ivigtut en esquimau, veut dire herbe verte; ce serait en somme la traduction en esquimau de Groenland.On cherche en vain à Ivigtut une justification satisfaisante du quand le spectateur est, comme moi, un Normand qui a longtemps contemplé les gras pâturages du Cotentin.Enfin, en cherchant bien, on a trouvé derrière ses collines une vallée où pousse un maquis assez vert qui dut paraître sans doute très important aux premiers esquimaux habitués aux glaces et cailloux.La Ville d'Ys est-elle allée à Ivigtut dans un but purement touristique?terme, surtout Septembre - Octobre 1937 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA 12 ches.Sans contredit, il est beaucoup plus malheureux que l'ouvrier mineur d'Ivigtut.Si le salaire était proportionnel à l'effort, à la misère, à l'exil, au danger .le pêcheur de morue de Groenland devrait être beaucoup plus payé que le mineur.C'est le contraire qui a lieu.Le pêcheur gagne à peine sa vie.Quand au bout de 7 mois de campagne, son bateau enfin plein, il peut remettre le cap sur St-Malo, il risque d'avoir peiné pour rien si les cours de la morue sont bas.Il devra alors se contenter de l'avance reçue au départ en campagne, avance sur laquelle il aura dû s'équiper et qui montait péniblement ces années-ci vers 6,000 ou 7,000 frcs, moins de 300 dollars.Pourquoi cela ?Parce que la morue est un article sur lequel s'exerce en maîtresse la loi de la concurrence économique brutale; et, si on lie l'armateur au pêcheur par un contrat de travail draconien, l'armateur sera enfermé dans un di-lemne : vendre cher ?.Mais il ne le pourra pas si son voisin vend meilleur marché ou si l'acheteur est défaillant.— vendre bon marché tout de même, en se retournant vers l'Etat qui lui impose le contrat de travail, pour lui demander une prime, ce qui transmet à la communauté les frais de la loi sociale imposée .—renoncer à la pêche, c'est alors le pêcheur qui se trouve brimé : car il perd son gagne-pain.Le problème devient insoluble entre armateur et pêcheur .Concluons donc que le mineur ou l'ouvrier d'Ivigtut, tout exilé qu'il soit au Groenland, ne connaît pas son bonheur d'être au service d'une société qui extrait du sol un produit quelle est seule à posséder et d'être régi par une loi sociale aveugle et rigide qui trouve là un terrain d'élection pour se développer sans obstacle économique d'aucune sorte .C'est un cas unique au monde, sans doute.Etaient présents à ce déjeuner : le Capitaine de frégate Emmanuelli et les officiers du Ville d’Ys; M.René Turck, Consul Général de France; MM.X.Charles et G.Priestley, Consuls de France; M.Henry Lefèvre, Président de la Chambre de Commerce Française au Canada; MM.D.Barrias, P.Barrias, C.A.Bourgeois, G.Boussion, G.Brassait, P.Breton, M.Charlois, J.L.Davignon, A.Décary, H.Dolisie, R.Faivre, B.Gobet, A.Hadamar, J.P.Kempf, M.Louis, A.Monette, C.Mon-testruc, M.Nougier, J.Nolin, M.Parizeau, B.Robert de Massy, R.Robic, B.de Roussy de Sales, M.de Roussy de Sales, M.Roux, A.Tarut, E.Tétreau, Amiral Thouroude.DOUANES CANADIENNES que l'ouvrier, protégé par les lois sociales, a, chaque jour, dans sa journée de travail de 11 heures, des heures normales, des heures hors cloche, des heures de nuit.Comme son salaire horaire normal est élevé, sans doute à cause de l'exil imposé, il est donc un peu comme chez nous, à la solde coloniale, ses journées lui rapportent gros, quelque chose comme de 8 à 10 dollars.Il rentre au pays chaque hiver avec une petite fortune car il ne peut rien dépenser à Ivigtut.Le Directeur des mines me donnait comme chiffre du gain en fin de saison, environ 50,000 frcs — 1,800 dollars.En fait, cet heureux résultat n'est pas dû à la technicité de l'ouvrier.C'est simplement une incidence des contrats sociaux sur un terrain économique où la loi de la concurrence ne joue pas.La société des mines vend la cryolithe au prix qu'il lui plaît.Si on lui impose des salaires élevés, elle majore ses prix en conséquence et personne ne peut récriminer.—Un ingénieur a-t-il relativement, une situation aussi belle?ai-je demandé à mon Directeur.-—Non, m'a-t-il répondu.Un ingénieur vivant avec femme et enfants dans des conditions de confort normales arrive à économiser en fin d'année quelques 500 dollars.Mais par le fait de la situation isolée d'Ivigtut, il a été privé de ce qui complète le confort en nos pays : l'auto, le cinéma, la société des villes .Pour réaliser relativement un bénéfice du genre de celui de l'ouvrier, il devrait venir à Ivigtut seul et il ne doit pas avoir, j'imagine un contrat de travail horaire comme l'ouvrier, donc pas d'heures hors cloche ni de nuit.Changement tarifaire par arrêté en conseil.Par l'arrêté en conseil (C.P.2066), en date du 1er septembre 1937, adopté sous l'empire de l'article 284 de la Loi des douanes, il est décrété: Qu'il soit accordé au produit mentionné ci-dessous, lors-qu'importé pour servir dans les fabriques canadiennes, pour la durée mentionnée, le traitement tarifaire indiqué ci-après : Alcool de butyle : Du 1er septembre 1937 au 28 février 1938 : Tarif de préférence britannique En franchise Tarif intermédiaire En franchise Tarif général En franchise (Cet article portera le numéro tarifaire 820).Par l'arrêté en conseil (C.P.2229), en date du 15 septembre 1937, adopté sous l'empire de l'article 284 de la Loi des douanes, il est décrété : — Qu'il soit accordé au produit mentionné ci-dessous, lorsqu'impor-té pour servir dans les fabriques canadiennes, pour la durée mentionnée, le traitement tarifaire indiqué ci-après : Huile Oiticica, jusqu'au 31 mars 1938 : Tarif de préférence britannique En franchise Tarif intermédiaire En franchise Tarif général En franchise (Cet article portera le numéro tarifaire 826).Par l'arrêté en Conseil (C.P.2230) en date du 15 septembre 1937, adopté sous l'empire de l'article 284 de la Loi des douanes, il est décrété : — Qu'il soit accordé au produit mentionné ci-dessous, lors-qu'importé pour l'usage spécial désigné, pour la durée mentionnée, le traitement tarifaire indiqué ci-après: Benzol de goudron, importé par les raffineurs de pétrole brut pour mélange avec l'essence entièrement produite au Canada : Jusqu'au 31 décembre 1937 : Tarif de préférence britannique En franchise Taril intermédiaire 107= Evoquons maintenant le pêcheur de Terre-Neuve bien connu qui, contre vents et marées, courants et brumes, doit dans son doris aller poser et relever ses lignes deux fois par jour, vider et nettoyer ses morues, sans limite pour ainsi dire à ses heures de travail, car alors il se brimerait lui-même en retardant le chargement du bateau, donc son retour.Sans famille pendant toute la campagne, sans distraction puisqu'il reste des mois sans voir la terre, saus nourriture variée puisqu'il mange son poisson et des conserves, sans hygiène, sans confort, enfermé dans les parois étroites d'un petit bateau, souvent au péril de sa vie dans des tempêtes ou des brumes qu'on est enclin à oublier quand on vit sur le plancher des va- 13 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA Septembre - Octobre 1937 juger par les indices de l'emploi et par les importations de laine brute et de filés de laine, elles semblent revenues aux Depuis trois ans et demi elles ont connu un essor extraordinaire.Elles comprennent aujourd'hui 150 établissements, avec une main-d'oeu-vre globale de près de 12,000 ouvriers.L'industrie des filés de coton a mis plus de temps à se rétablir que celle de la soie ou celle des lainages, mais cette lenteur s'explique sans doute par la substitution de la rayonne au coton dans la confection de plusieurs articles de vêtement.Il y a actuellement environ 21.000 employés distribués dans plus de cent établissements qui produisent des textiles dont la valeur brute annuelle dépasse 71 millions de dollars.Les importations canadiennes de matières textiles dépassent de beaucoup les exportations; en conséquence il existe un découvert sensible dans le commerce du groupe des produits de l'industrie textile.Les importations, qui étaient de $68,900,000 seulement en 1932, excèdent maintenant $120,000,000.Par contre, les exportations augmentent plus rapidement, et les statistiques du premier semestre constituent un sommet sans précédent.Dans l'industrie textile l'emploi accuse une avance étonnante, et s'établit à un nouveau sommet depuis la guerre mondiale.La moyenne saisonnière ajustée du premier semestre de 1937 est d'au moins 123.3, celle de 1926 établie à 100.L'avance enregistrée dans les prix de gros indique que les produits de l'industrie textile donnent un meilleur revenu.Les valeurs mobilières de dix titres des textiles et des vêtements enregistrent une avance modérée depuis dix-huit mois.L'industrie textile canadienne continue de progresser en 1937, en fonction des affaires générales.Sur le pied de l'indice des importations de matières textiles, l'activité des cinq premiers mois de l'année courante l'emporte par plus de 10.5 p.c.sur celle des mois correspondants de 1936.Les importations de coton brut pour être ouvré au Canada s'établissent à près de 67,000,000 de livres; c'est une augmentation de 7.3 p.c.sur le volume importé en 1936.Les importations de filés de coton augmentent de 5.4 p.c., celles de filés de laine et de laine brute, de 17.1 p.c., dans la même comparaison.que du Sud en Extrême-Orient et du Nord d l'Europe à Madagascar, nos avions suivent actuellement un parcours de 40.000 kilomètres, sur lequel ils ont transporté l'an dernier 57.746 passagers, sans compter 334.896 kilos de poste, 695,397 kilos de messageries, 87.892 kilos de journaux et 233.691 kilos d'excédent de bagages.On n'a enregistré qu'un accident mortel pour 1.968.715 kilomètres de parcours.Sur cette même distance, il n'est survenu encore cette année aucun accident grave, ce qui représente un coefficient de sécurité dont aucune autre aviation ne peut faire état.(Extrait de la Journée Industrielle du 15 septembre 1937).Tarif général 20% (Cet article portera le numéro tarifaire 827).niveaux de 1928-1929.Contenu britannique de fabrication : — Par l'arrêté en Conseil, C.P.2168, en date du 8 septembre 1937, le règlement publié (voir le Memorandum D No 52) exigeant un contenu de fabrication britannique de 1/3 pour les tissus de coton dont la fabrication a dépassé la phase du blanchiment, est exclue du règlement de l'ordre en Conseil C.P.2362 daté du 7 octobre 1930 et le contenu de la fabrication britannique requis est de la moitié.Le contenu de fabrication britannique demeure à 1/3 pour les tissus de coton dont la fabrication ne dépasse pas le blanchiment.PROGRES DE L'INDUSTRIE TEXTILE CANADIENNE Promenades à l'exposition La production de textiles et de tissus constitue une branche importante de l'industrie canadienne.En valeur brute des produits, le groupe des textiles occupe le quatrième rang et fournit près de 13 p.c.de la production industrielle 'globale; il n'est dépassé que par les substances végétales, le bois et papier, et le fer.Pour la main-d'oeuvre, l'industrie suit de près le groupe du bois et papier, et fait vivre plus de 121,000 personnes; elle immobilise plus de 48 p.c.de toute la main-d'oeuvre féminine des industries manufacturières canadiennes; elle comprend quelque 2,250 établissements s'occupant de la préparation des textiles au Canada, et montre un capital de roulement, actif fixe et courant, de plus d'un tiers de milliard de dollars.Le trait saillant de l'industrie textile canadienne, pour la période sous revue, est l'expansion extraordinaire de l'industrie de la soie et de la rayonne, phénomène étonnant si l'on songe que presque toutes les autres industries enregistrent un déclin.Alors que toutes les autres industries tâchent de toucher de nouveau des niveaux atteints en 19281929, l'industrie textile gagne en essor d'année en année.Tl est certain oue ces progrès s'expliquent par l'usage de plus en plus courant de la rayonne pour la confection des vêtements.Il existe actuellement 33 firmes et un personnel de 11,000 em-nloyés dans ce groupe d'industries.De 1930 à 1933 les industries des tissus de laine passent par une période déprimante, mais en 1934 elles se remettent sur pied, et à en LE PAVILLON DE L'AIR image artistique de la locomotion aérienne Le pavillon de l'Air présente sous ses voûtes des avions qui s'entrecroisent.immobiles, tandis que l'un d'eux pivote à terre sur une aile.Des appareils scientifiques, instruments de précision, accessoires de toutes sortes et divers matériaux entrant dans la composition des cellules et des moteurs complètent, alignés dans une galerie tapissée de cartes et de graphiques, cette vision assez stylisée de la navigation aérienne.Le public est admis dans la zone de vol, grâce à des passerelles qui entourent les avions, mais il ne peut visiter aucun appareil, contrairement à la formule en vigueur dans les salons de l'Aéronautique.Il semble cependant que cette dernière pratique a du bon et qu'elle constitue surtout un bon moyen de propagande.Or n'est-ce pas de propagande dans le grand public que l'aviation a particulièrement besoin?Aviation populaire et aviation commerciale se disputent l'attention des visiteurs.La première qui vient de naître et la seconde qui ne demande qu'à grandir auraient certainement gagné à donner à ceux-ci l'illusion d'un départ ou d une arrivée en avion.Notre aviation commercialle apporte dans cette présentation synthétique des transports aériens le réconfort de ses éloquentes statistiques de trafic et l'image imposante de son réseau mondial.De î'Améri- 14 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA Septembre - Octobre 1937 L’Industrie de la Pulpe et du Papier Canada 1935 (suite) La pulpe au sulfate ou kraft constituait environ 15 p.c.des exportations de pulpe en 1935.Les Etats-Up's se rendirent acquéreurs de la quasi-totalité de cette pulpe, en absorbant 97 p.c., tandis qu'un peu plus d'un p.c.seulement est allé aux pays de l'Empire, et plus particulièrement au Royaume-Uni.Dans l'ensemble les exportations de pulpe au sulfate ont augmenté de 10 p.c.en volume et de 16 p.c.en valeur.Les autres 4 p.c.des exportations totales de pulpe de bois consistaient en sassures et en fibres non spécifiées; la presque totalité en est allée aux Etats-Unis.La pulpe prend le cinquième rang en importance parmi les exportations canadiennes durant l'année fiscale se terminant le 31 mars 1936, suivant de près le blé, le papier à journal, l'or non monnayé et le nickel.En l'année fiscale 1890, les exportations canadiennes de pulpe de bois furent évaluées à $168,180 seulement; dix ans plus tard, elles étaient montées à $1,816,016; on ne connaît pas les quantités exportées antérieurement à 1908.Au cours de l'exercice clos en mars 1926 les exportations s'élevèrent à 992,319 tonnes ayant une valeur de $49,909,870.Ce maximum fut suivi de diminutions annuelles, tombant à 439,291 tonnes valant $17,786,135 en 1933.En 1934, toutefois, les exportations remontèrent à 645,307 tonnes ayant une valeur de $25,102,381.En 1935 elles baissèrent à 612,477 tonnes avec, cependant, une augmentation en valeur, soit $25,869,296 et en 1936 elles remontèrent à 686,144 tonnes valant $28,103,970.La valeur moyenne de la pulpe chimique exportée a atteint son maximum entre 1917 et 1920, s'élevant au prix anormal de $114.05 la tonne en 1920.Son prix s'est alors maintenu entre $60 et $65 la tonne, tombant à $44.47 en 1933 et remontant à $47.71 en 1934 et à $47.76 en 1935.La valeur moyenne de la pâte mécanique exportée a varié de la même façon, atteignant son maximum de $57.75 la tonne en 1920 et variant entre $25 et $30 jusqu'en 1931.Elle tomba à $20.34 en 1933, remonta à $22.71 en 1934 et redescendit à $21.22 en 1935.En 1927 le Canada occupait le deuxième rang parmi les pays exportateurs de pulpe de bois, la Suède seule le dépassant.Un an plus tard notre pays descendait au troisième rang, cédant sa place à la Norvège.En 1929 le Canada se laissa devancer par la Finlande pour occuper la quatrième position où il se maintient depuis lors.exportations provient dans une grande mesure du fait qu'on utilise une proportion de plus en plus grande de notre pulpe dans notre propre industrie du papier et dans la fabrication d'autres produits; il en résulte nécessairement que l'on exporte aujourd'hui un plus fort volume de produits de la pulpe que de pulpe à l'état brut autrefois.Du total de 6,737,916 tonnes exportées par les principaux pays producteurs en 1935, le Canada a contribué environ 10 p.c., dont plus de quatre cinquièmes en pulpe chimique de prix élevé.Papier Au cours de l'année fiscale 1890, le total des exportations canadiennes de papier et des produits du papier était de $122 seulement.Dix ans plus tard, elles représentaient $29,741 tandis qu'en 1910, l'exportation de pa- pier à journal seul atteignait $2,612,243.La valeur totale du papier et des articles en papier exportés était de $94,041,591 en 1935, comparativement à $87,633,721 en 1934, soit une augmentation de plus de 7 p.c.Il y eut augmentation de la valeur totale des exportations de toutes les espèces de papier, sauf le papier d emballage kraft, le papier-tenture, les papiers divers et les articles en papier.Le papier à journal constitue plus de 93 p.c.de la valeur totale de nos exportations de papier en 1935.Les Etats-Unis en ont englobé 81 p.c., l'Australie plus de 4 p.c.et le Royaume-Uni près de 4 p.c.Le papier à journal exporté aux pays de l'Empire Britannique représente environ 11 p.c.de la valeur totale contre 89 p.c.qui alla pays étrangers.Dans l'ensemble, de 1934 à 1935, portations augmentèrent de 6.7 p.c.en quantité et de 6.6 p.c.en valeur.Les exportations au Royaume-Uni, à 1 Australie, à l'Union Sud-Africaine, à l'Etat Libre d'Irlande et à plusieurs autres pays de l'Empire Britannique augmentèrent en quantité ainsi qu'en valeur.Les exportations à la plupart des pays étrangers augmentèrent de 1934 à 1935; les exportations aux Etats-Unis augmentèrent de 4.7 p.c., au Japon de 15.5 p.c.et à la Chine de 5 p.c.; les expéditions à l'Argentine, l'un des pays qui offrent les marchés les plus importants pour le papier à journal en dehors de l'Empire, ont baissé de 24 p.c.Dans 1 ensemble, les exportations à l'étranger ont augmenté de 4.6 p.c.en volume et de 4.9 p.c.en valeur.Le Canada, en 1935, occupait la première position, une large marge, parmi les principaux pays exportateurs de papier à journal, ses exportations étant huit fois plus considérables que celles de la Finlande, son compétiteur le plus voisin.En 1935 le total de papier à journal exporté par les treize principaux pays exportateurs était de 3,883,678 tonnes, comparativement à 3,576,202 tonnes en 1934, le Canada contribuant en 1935 2,574,987 tonnes ou plus de 66 p.c.Les cartons suivent en importance le papier à journal, bien qu'ils ne représentent qu'un peu plus de 3 p.c.de la valeur totale des exportations de papier et d'articles en papier en 1935.Leur valeur a augmenté de près de 41 p.c.de 1934 à 1935.Les exportations pays de 1 Empire ont augmenté de 48 p.c.contre une augmentation de 6 p.c.des ventes à l'étranger.Les tons à destination du Royaume-Uni forment près de 79 p.c.du total, les pays de l'Empire en absorbant en tout plus de 86 p.c.Les Etats-Unis ont acheté la quasi-totalité des cartons expédiés à l'étranger, soit approximativement 14 p.c.du total.En 1935, les exportations de papier d'emballage kraft ont baissé de 19 p.c.en quantité et de 21 p.c.en valeur.Le Japon demeura le meilleur client du Canada pour ce produit, absorbant 51 p.c.du volume exporté, soit 47 p.c.de moins que l'année précédente, avec une diminution en valeur totale de 44 p.c.La Chine, qui décupla presque ses importations, vint ensuite avec 16 p.c.de la valeur totale.Les exportations de papier à livres augmentèrent, dans l'ensemble, en quantité et en valeur, la plus grande partie de ce papier allant à l'Australie, au Royaume-Uni, et à la Nouvelle-Zélande.aux ces ex- avec aux car- Toutefois cette diminution en importance de nos comme Septembre - Octobre 1937 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA 15 On a exporté un peu moins de papier d'emballage autre que le kraft en 1935, mais sa valeur a quand même augmenté.Ce papier alla principalement à l'Australie, à Terre-Neuve et aux Etats-Unis.Les exportations de papier-tenture ont baissé d'année en année, depuis le maximum atteint en 1927, tant en quantité qu'en valeur.Il y eut une reprise marquée en 1934 mais des diminutions tant en quantité qu'en valeur suivirent en 1935.L'Empire tout entier a pris environ 90 p.c.de ces exportations.Les Etats-Unis achetèrent presque tout le papier de rebut exporté en 1936; les exportations de ce papier augmentèrent d'un tiers environ en quantité et en valeur.Les exportations de boîtes et sacs en papier augmen- tèrent de 22 p.c.dans l'ensemble, avec augmentation à tous les pays de l'Empire sauf la Jamaïque et des diminutions à la plupart des pays étrangers.Le papier-toiture exporté aux pays de l'Empire augmenta et celui destiné aux pays étrangers aussi.Les exportations de papier à écrire sont très faibles, les Etats-Unis en absorbèrent la quasi-totalité en 1935.Le Royaume-Uni reçut la plupart des exportations de papiers divers et d'articles en papier.Pour ce dernier groupe il y eut diminution à l'Empire et à l'étranger.L'importance relative des produits forestiers et des produits de l'industrie de la pulpe et du papier dans le commerce d'exportation du Canada est montré dans le tableau ci-dessous :— Exportations de produits canadiens Produits 1935 1933 1934 $ $ $ Exportations totales 531,749,179 729.293,880 653,312,228 Produits agricoles et végétaux .Produits minéraux .Produits forestiers (bois et papier) Animaux et produits animaux .Produits chimiques .Fibres et textiles .Produits divers .198,446,870 104,832,534 131,359,211 67,151,618 12,604,040 7,046,253 10,308,653 229,821,600 187,916,254 175,870,831 97,219,416 16,372,476 9,640,230 12,453,073 229,380,466 146,837,608 161,136,624 82,569,635 14,349,689 7,334,685 11,703,521 Produits forestiers (bois et papier) .Bois non ouvré (billes, bois à pulpe, bois d'oeuvre, etc.) Bois ouvré (pulpe, portes et châssis, meubles, etc.) .Papier et articles en papier .Livres et imprimés .131,359,211 175.870.831 161,136.624 33,055,061 25,334,109 72,396,132 573,909 45,034,824 27,796,067 87,633,721 672,012 50,180,178 30,887,943 94,041,591 761,119 Bois à pulpe, pulpe et papier Bois à pulpe .Pulpe .Papier et articles en papier.100,447,228 119,758,872 128.708.373 4,696,459 23,354,637 72,396,132 6,680,307 25,444,844 87,633,721 7,041,052 27,625,730 94,041,591 Le groupe du bois et papier, dans lequel sont inclus tous les produits de l'industrie de la pulpe et du papier, constituait plus de 24 p.c.de la valeur totale des exportations du Canada en 1935, excédant en valeur tous autres groupes comparables d'exportations, à l'exception des produits agricoles et des produits minéraux.L'exportation des produits forestiers en 1935 dépasse celle de 1934 par 9 p.c.et celle de 1933 par 34 p.c.Les produits de l'industrie de la pulpe et du papier, Y compris le bois à pulpe, la pulpe, le papier et les articles en papier autres que les livres ou matières imprimées, constituaient la plus grande partie des exportations totales de produits forestiers et étaient évalués à $128,708,373 en 1935.Ces produits seuls constituent plus de 17 p.c.de la valeur totale de notre commerce d'exportation et excèdent la valeur de tous les autres groupes à l'exception de ceux des produits agricoles et minéraux.Chacune des trois grandes catégories d'exportations des produits de l'industrie de la pulpe et du papier donne une augmentation de 1934 à 1935.trie, on verra que la production du bois à pulpe, de la pulpe et du papier a augmenté en volume et en valeur au cours de 1935, avec une légère diminution des prix moyens de ces produits, à l'exception du bois à pulpe.En ce qui concerne les exportations, le bois à pulpe, la pulpe et le papier et ses produits ont enregistré des augmentations en volume et en valeur.La pulpe de bois et le papier ont donné les plus fortes augmentations en valeur totale.Dans l'ensemble il y eut baisse des prix moyens des exportations de bois à pulpe, de pulpe et de papier.La proportion du bois à pulpe canadien exporté augmenta, comparativement au bois destiné à la fabrication de la pulpe dans les usines canadiennes et la proportion de pulpe exportée avant d'être transformée en papier augmenta aussi comparativement à l'année précédente.Eu 1935, le Canada a contribué une plus large part de la production mondiale de papier à journal qu'en 1934, soit plus de 36 p.c.du total.Ses exportations de ce papier ont aussi augmenté en volume et représentent maintenant plus de 66 p.c.du total.CONCLUSION , Si l'on jette un coup d'oeil d'ensemble sur l'indus- 16 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA Septembre - Octobre 1937 Situation Economique Canadienne au cours des cinq premiers mois de 1937 On possède maintenant sur les cinq premiers mois de l'année en cours des statistiques suffisantes pour constater que le mouvement des affaires au Canada poursuit la courbe ascendante qui a été si caractérisée de 1 année 1936, et que le premier semestre de 1937 est la période la plus active aue le Canada a connue depuis 1930.plus qu'en juin 1936.C'est le chiffre mensuel le plus élevé qu'on ait jamais enregistré depuis septembre 1931.Dans l'industrie mécanique, le matériel de chemin de fer est l'objet d'une demande soutenue de la part du Canadien National et du Canadien Pacific, dont les besoins de renouvellement sont impérieux.L'industrie automobile reçoit des comandes plus nombreuses que jamais; elle a livré, du 1er janvier au 31 mai 1937, 104,730 voitures, contre 89,540, pendant la même période en 1936.La fabrication des usines de papier-journal atteint un rendement record; le premier trimestre de 1937 dépasse de 24.6% celui de 1936.Commerce.— Le chiffre d'affaires des 200 maisons de gros recensées par le Bureau fédéral de statistique était en mars 1937 de 20.2% plus élevé qu'en mars 1936.Quant au commerce de détail, partout également on signale un accroissement des ventes.En conséquence de l'augmentation du fret transporté par les chemins de fer, les recettes brutes du Canadian National et du Canadian Pacific ont dépassé de 16%, pendant les quatre premiers mois de cette année, celles des quatre premiers mois de l'an dernier.Commerce extérieur.—Ici encore, l'avance est remarquable.Du 1er janvier au 31 mai, les importations passent de $236,190,000 en 1936, à $305,135,000 en 1937, et les exportations, de $340,627,000 à $410,374,000, laissant une balance créditrice de $105,239,000.C'est vers les Etats-Unis, grâce sans aucun doute au récent accord commercial canado-américain, que la progression des exportations est le plus marquée.Chômage.— La résorption du chômage est lente, mais continue.L'embauche dans l'industrie manufacturière, spécialement la métallurgie, le bois de construction, le textile, atteint des chiffres plus élevés que ceux des années précédentes.Finances.— La somme globale des chèques payés pendant les cinq premiers mois de la présente année s'élève à 15 milliards 294 millions de dollars, contre 14 milliards 111 millions pendant les cinq premiers mois de 1936.Les dépôts en banque se montaient le 30 avril dernier à $2,295,000,000, contre $2,158,000,000 en avril 1936.On constate une grande abondance de capitaux disponibles pour les placements à court terme.C'est ainsi que le gouvernement fédéral a pu émettre, le 2 juillet, 25 millions de dollars de bons du Trésor, à un taux de rendement de 0.634%, le plus faible qu'il eût jamais payé.N'était la menace créée par la crise agricole de l'Ouest, on pourrait conclure que la situation est excellente; mais il faut prévoir que la récolte déficitaire de blé aura pour conséquence de réduire grandement les revenus des chemins de fer, et que la diminution du pouvoir d'achat des agriculteurs (diminution que la hausse des prix du blé sera loin de compenser) exercera inévitablement un contre-coup sur toute l'économie canadienne.au cours L'indice général, qui était de 109.7 (1926 - 100) en mai 1936, est passé à 121.6 en mai 1937.Il est vrai qu’en avril s'est produite brusquement la baisse du prix d'une quantité de matières premières, mais il est probable que ce n'est là qu'une réaction normale, résultant d'une hausse trop précipitée.Ce qui le donne à penser, c'est que cette baisse n'est pas la conséquence d'un fléchissement de la demande celle-ci se poursuit, au contraire, l'accroissement de la production industrielle.Parallèlement, une avec baisse générale s'est produite aussi sur le marché des valeurs, en dépit de cette activité industrielle; mais il semble que la spéculation avait trop escompté 1 avenir et, là encore, il ne faut pas interpréter la réaction dans un sens défavorable; il est probable, au contraire, qu'il y faut voir un signe d'assainissement.Mines.— L'industrie minière continue ses progrès.Pendant les quatre premiers mois, la production de l'or a été de 1,288,236 onces de fin en 1937, contre 1,142 400 en 1936.Production de l'argent pendant la même période-5,860,205 onces contre 5,370,550.Pendant les cinq premiers mois, les exportations de nickel sont passés de $19,132, en 1936 à $22,870 en 1937.L extraction du plomb, du 1er janvier au 31 avril, est montée à 132 millions de livres, contre 120 pendant la même période, l'année précédente.Celle du zinc, est passée de 98 millions de livres à 104 millions de livres.Le rendement des mines de cuivre s'est élevé de 139 à 159 millions de livres.Une preuve frappante de l'importance que présente 1 industrie minière pour la prospérité canadienne est fournie par les quelque 82 millions de dollars en dividendes distribués par elle en 1936, en plus-value de 22 millions sur 1 année précédente.Si la cadence de la production actuelle persiste, le chiffre de 1936 sera largement dépassé en 1937.Industrie.— Le rendement de la sidérurgie pendant les cinq premiers mois de l'année en cours a été de 345,000 tonnes de fonte, contre 283,000 pendant la même période en 1936; et 594,000 tonnes d'acier, contre 496,000, en 1936.Le bâtiment, qui avait été si lent à se relever, paraît accuser une reprise sérieuse.La première à être touchée par la crise, cette branche de l'industrie sera sans doute la dernière à se ressaisir.Le moment de son relèvement paraît être venu; la valeur globale des contrats de construction est montée à $30,369,600 en juin, soit 45% de 17 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA Septembre - Octobre 1937 Activités des Ports Canadiens en 1936 Les expéditions de blé du début de l'année ont été très réduites; quant aux pommes qui représentent habituellement un tonnage considérable, seulement 56,000 tonnes ont quitté Halifax.Seul le maïs a pris une avance considérable, mais les importations de pétrole brut ont été plus importantes.Les ports du Dominion ont largement profité de la reprise économique: les expéditions accrues de blé y ont provoqué une très grande activité; les importations de pétrole brut et de charbon ont touché de nouveaux sommets.De son côté le trafic voyageurs a été beaucoup plus important que dans le passé.Saint-Jean, N.B,—Le trafic du port de St-Jean a augmenté en 1936 d'environ 20%; le tonnage manutentionné est passé de 1,428,715 tonnes à 1,724,361 tonnes.Les envois de blé ont avancé de plus de 80 % ; on note également des augmentation sensibles dans les tonnages de charbon, de maïs, de pétrole brut, de pâte de bois, de cuivre .1,963 navires dont 1,959 de haute mer sont entrés au port; 64,022 passagers dont 27,768 en provenance ou à destination de l'étranger sont passés par St-Jean.Montréal.— Montréal a retrouvé les beaux jours de 1928; les navires transocéaniques n'y étaient pas encore venus en si grand nombre; quant au tonnage des marchandises manutentionnées, il a atteint un chiffre record.Mouvement des navires (entrées) 1936 1935 Navires de haute mer Nombre .1,058 Tonnage de jaune nette 3,972,697 1,168 4.393,308 Québec.— Le tonnage des marchandises entrées ou sorties par le port de Québec a été de 1,856,000 tonnes contre 1,640,000 tonnes l'année précédente; le blé à la sortie, le charbon à l'entrée, ont représenté la plus grande partie du trafic.On a compté 301 navires de haute mer sur les 3,146 navires qui ont visité le port.Les passagers ont été plus nombreux qu'en 1935; 87,716 contre 83,614 sont passés par le port de Québec.Il y a lieu de signaler que le port de Trois-Rivières, plutôt spécialisé dans les exportations de pâte de bois, a vu son trafic augmenter de 70 %.Navires se livrant au cabotage Nombre.Tonnage .5,285 4,667 4,543,345 5,177,517 On a compté 198,839 passagers contre 166,414 l'année précédente, dont 87,076 de provenance ou à destination de l'étranger.Le trafic des marchandises est passé de 11,654,426 tonnes à 13,117,754 tonnes, dépassant le chiffre record enregistré en 1928; les élévateurs ont chargé 1,801,422 tonnes de blé contre 974,655 tonnes en 1935; la plupart des autres marchandises ont été expédiées ou reçues en plus grandes quantités, tout particulièrement le charbon et le pétrole brut.L’année 1937 s'annonce favorable aux ports canadiens; il est possible qu'elle se continue sous les mêmes auspices mais il est à craindre, pourtant, que l'année 1938 soit beaucoup moins brillante.Comme nous l'avons vu, le blé est la marchandise qui compte le plus dans le trafic des grands ports; malheureusement la récolte de cette année s'annonce très déficitaire, les stocks des dernières récoltes sont épuisés, le reliquat disponible pour l'exportation sera très réduit; l'activité de Montréal et de Vancouver en souffrira considérablement.Répartition par pavillon des navires qui ont visité en 1936 (année fiscale avril 1936-mars 1937) les grands ports du Dominion.Vancouver.— Comme Montréal, Vancouver a vu ses expéditions de blé augmenter considérablement; d'autre part, il a quelque peu bénéficié des grèves de fin 1936 dans les grands ports américains du Pacifique, qui lui ont procuré un nouveau courant d'affaires.Le deuxième port du Dominion a été visité par 19,745 navires (18,288 en 1935) représentant près de 12 millions de tonnes de jauge nette dont 1,247 navires de haute mer (1923 en 1935).Le nombre des passagers est passé de 788,066 en 1935 à 962,076 en 1936 dont seulement 27,623 à destination ou en provenance de l'étranger.Le tonnage de marchandises manutentionnées s'est élevé à 7,766,114 tonnes, soit 1,426,478 de plus que l'année précédente; les exportations de blé ont été suivies par celles de bois, pour lesquelles Vancouver tient la première place parmi les ports canadiens.Dans les importations, on enregistre une augmentation très sensible pour le charbon et pour le ptrole brut.Halifax.—Le grand port de la Nouvelle Ecosse a moins profité de la reprise économique; 2,140,458 tonnes y ont été manutentionnées, soit seulement 3% de plus que l'année précédente.Les entrées de navires ont légèrement augmenté: 3,073 contre 2,965; le trafic passagers a diminué par rapport à 1935, (18,052 passagers au lieu de 21,869, pour la plupart à destination ou en provenance de l’étranger).Van- couver Mont- real Hali- fax Saint- Jean Qué- bec Grande-Bretagne Norvège Etats-Unis Japon Danemark Pays-Bas Allemagne Suède France Belgique 669 2,206 983 369 318 268 122 102 105 58 35 337 80 70 5 121 24 29 30 11 8 13 30 14 2 2 15 31 13 4 2 31 37 14 3 4 L 2 24 15 2 1 Septembre - Octobre 1937 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA 18 La Production Automobile au Canada en 1936 Les statistiques complètes pour 1936, nous montrent que la production d'automobiles au Canada s'est élevée à 162,159 unités évaluées à $95,955,204 (prix de l'usine) en comparaison de 172,877 unités d'une valeur de $99,013,047 en 1935.Il y a donc eu une diminution en 1936 qui est d'environ 6% dans le nombre et de 3% dans la valeur sur 1935.La production totale de 1936 peut être décomposée en 128,369 automobiles à passagers d'une valeur de $76,814,258 et 33,790 camions valant $19,140,946.Environ 67 % de la production ou plus exactement 108,593 automobiles ont été fabriquées pour la vente au Canada et seulement 33% ou 53,566 voitures ont été fabriquées pour l'exportation.Si on incluait dans les chiffres cités plus haut les parties détachées pour réparation, les accessoires et autres produits fabriqués dans les usines d'automobiles, 'e total pour l'industrie de la fabrication de l'auto s'élèverait à $105,350,035 en 1936 comparé à $106,624,445 en 1935.Une analyse de la production des automobiles pour passagers en 1936, s'élevant comme nous l'avons dit à 128,369 unités, nous indique qu'il a été fabriqué 105,816 autos de modèles fermés; 1,386 voitures découvertes; 1,138 modèles convertibles et 20,029 chassis.Les modèles Sedan fabriqués constituent 74.4% du total; les coupés 8.1 % ; les autos découvertes à cinq places et plus 0.8% ; les autos découvertes à deux places 0.3%; les coupés convertibles 0.8% et les chassis 15.6%.70% des automobiles pour passagers soit 89,350 sont pour la vente au Canada et 30% ou 39,019 sont pour l'exportation.Sur un total de 33,790 camions fabriqués il y en avait 14,593 d'une capacité de % de tonne ou moins; 1362 de 1 tonne et moins de U/2 tonne; 5,413 de 11/2 tonne et moins de 2 tonnes; 9,732 de 2 tonnes et moins de 2Yg tonnes; 2,569 de 2^ tonnes et plus et enfin 121 autobus ou à usage spécial.40% du total soit 14,547 unités ont été fabriquées pour l'exportation et 60% ou 19,243 ont été fabriquées pour la vente au Canada.57% des automobiles et camions fabriqués en 193b au Canada étaient équipés avec des moteurs à 6 cylindres et environ 42% avaient des moteurs à 8 cylindres.Le classement par genre de moteur nous donne les chiffres suivants: à 4 cylindres, 183; à 6 cylindres 93,388; à 8 cylindres 68,373 et à 12 cylindres 215.11 compagnies ont fabriqué ou monté des voitures a moteur au Canada pendant 1936 et 16 usines différentes étaient en opération; 4 établissements occupés au montage ont été fermés vers la fin de 1935 et n'ont pas rouvert pendant l'année 1936.11 usines ont été en opération dans l'Ontario; 2 dans Québec; 2 en Colombie-Britannique et 1 au Manitoba.La surface de plancher de ces usines était de 5,278,170 pieds carrés et la capacité annuelle de production était estimée à 235,274 automobiles pour passagers et 45,651 camions.En utilisant ces chiffres comme base, on calcule que cette industrie a opéré à environ 58% de sa capacité pendant 1936, comparé avec 65% en 1935 et 66% en 1929.La moyenne des employés dans les usines d'au.tomo-biles en 1936 était de 12,933 personnes, comparé avec 13,095 en 1935 et 9,676 en 1934.Le nombre de ces employés se divise en 1,982 personnes à salaire dont le montant total reçu s'élève à $4,080,484 et en 10,951 personnes à gages qui ont été payées à $14,083,558.Le capital investi dans cette industrie s'était élevé en 1936 à $46,497,259 au lieu de $40,765,548 en 1935.Dans ce capital la valeur du sol, des immeubles, des machineries, et autres articles d'exploitation s'élevait à $14,438,913; les matières premières et les produits fabriqués étaient évalués à $11,687,644 et le capital d'opération était de $20,370,702.Les statistiques dressées par le bureau fédéral ne sont pas complètes en ce qui concerne la production de parties d'automobiles et accessoires, cependant on possède quelques chiffres qui permettent d'évaluer cette production en 1935, à $70,440,093, au lieu de $59,540,865 en 1934.Les chiffres qui permettent d'établir ce total comprennent les carrosseries, les pneus, les accumulateurs, les pare-chocs, les ressorts, les roues, les radiateurs, etc., mais ne comprennent pas la peinture, le bois, les tissus et autres matériaux pour lesquels dans leur groupe de production il n'y a pas de chiffres séparés indiquant quel montant est employé dans l'industrie de l'automobile.Les importations d'automobiles et de parties d'automobiles (excepté des moteurs) s'élevaient pendant l'année 1936 à $31,828,216 comparé à $27,328,583 l'année précédente, soit une avance d'environ 16%.Les importations des automobiles pour passagers ont été de 8,053 voitures évaluées à $6,114,199 au lieu de 3,133 voitures évaluées à $2,021,142 en 1935; les importations de camions étaient de 1,850 évalués à $1,651,116 en 1936 et 978 évalués à $789,609 en 1935.Les parties d'automobiles venant de l'étranger ont diminué légèrement en 1936 avec un montant de $24,062,901 comparé à $24,517,832 en 1935.Environ 99% de ces importations venaient des Etats-Unis.Il faut ajouter à ces importations celles des moteurs qui pour la plupart viennent également des Etats-Unis et qui s'élevaient en 1936 au nombre de 42,879 d'une valeur de $5,019,906, comparé à 30,893 moteurs valant $5,936,507 en’1935.Les exportations canadiennes d'automobiles et de parties d'automobiles montraient pour 1936 une diminution d'environ 11% sur l'année précédente.On compte en 1936, 55,570 automobiles et camions d'une valeur de $20,193,242 qui ont été expédiés à l'étranger.Les parties d'automobiles exportées, au montant de $2,899,946 indiquent une légère baisse sur 1935.Les diminutions pour les autos à passagers exportés étaient sur l'année précédente de 11% pour la quantité et 10% pour la valeur tandis que pour les camions la diminution est de 21 % sur la quantité et 19% sur la valeur.Les pays vers lesquels le Canada a exporté des automobiles et des parties d'automobiles en 1936 sont par ordre d'importance : l'Australie, l'Afrique du Sud britannique, la Nouvelle-Zélande, le Royaume-Uni, les Indes Anglaises, les Etablissements du Détroit, les Antilles anglaises, l'Est Africain britannique, la Rhodésie du Sud, l'Espagne, les Etats-Unis, l'Ouest Africain britannique, la France et Hong-Kong.La consommation apparente des automobiles au Canada peut être établie chaque année en retranchant le nombre des automobiles exportés du total de production et d'importation.En 1936 la production totale était de 162,159 automobiles et les importations de 9,903 autos; il y avait donc sur le marché, en disponibilité, 172,062 automobiles, les autos exportés ou réexportés s'élevaient à 19 Septembre - Octobre 1937 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA ment de $23,090,978 et de $31,532,645.La taxe sur l'essence est actuellement par gallon acheté de 10 cents dans l'Ile du Prince Edouard ; 8 cents en Nouvelle-Ecosse et au Nouveau-Brunswick; 7 cents au Manitoba, en Saskatchewan, en Alberta et en Colombie-Britannique et 6 cents en Québec et Ontario.D'après les rapports fournis par les différentes provinces il y avait à la fin de 1935 une longueur de routes à surface pavée de 96,403 milles et 314,405 milles de chemins non pavés, soit un total de 410,808 milles, ne comprenant pas les rues des villes et des villages incorporés.Les dépenses effectuées sur ces routes et chemins s'élevaient en 1935 à $66,902,988; les dépenses pour 1934 étaient dé ce chef $67,026,260.Les chiffres pour 1936 n'ont pas encore été compilés.Il a été publié des estimés préliminaires concernant le tourisme au Canada en 1936.Les dépenses totales des touristes venant de l'étranger se seraient élevées à $255,763,000, tandis que les dépenses des Canadiens à l'étranger sont évaluées à $100,000,000.C'est une avance de $41,000,000 dans le premier cas et de $8,000,000 dans le second cas sur l'année précédente.Le nombre des automobiles qui sont venus des Etats-Unis au Canada en tourisme a été de 4,074,523 en 1936 au lieu de 3,605,086 en 1935.Les dépenses des touristes qui sont venus dans ces automobiles ont été estimées à $159,473,000 pour 1936 et $132,162,000 pour 1935.Les automobiles du Canada qui sont allés aux Etats-Unis pour tourisme en 1936 sont de 689,674 comparé à 659,259 en 1935.Les dépenses effectuées par les Canadiens aux Etats-Unis sont estimées à $43,811,000 en 1936 et à $40,167,000 en 1935.55,837 unités; on peut donc conclure que la différence de ces totaux soit 116,225 automobiles ont été absorbés ptir le marché canadien.Les chiffres correspondants pour les années précédentes étaient comme suit: 112,367 en 1935; 75,990 en 1934; 46,733 en 1933; 49,216 en 1932; 76,758 en 1931; 131,234 en 1930; 204,967 en 1929; et 209,607 en 1928.Les ventes au détail d'automobiles au Canada se sont élevées en 1936 à 115,759 unités d'une valeur de $120,049,297.De ce nombre 94,642 étaient des automobiles à passagers dont la valeur s'élevait à $97,782,912 tandis que le nombre des camions et des autobus s'élevait à 21,117 unités d'une valeur de $22,266,385.Les totaux de ces deux catégories indiquent des gains sur les chiffres de 1935 de 14.1% dans le nombre et de 18.0% dans la valeur.Bien que la proportion d'augmentation en 1936 pour tout le Canada soit de 14.1 % dans le nombre des automobiles neufs vendus, les proportions sont très différentes pour chacune des provinces: la Saskatchewan montre la plus grande augmentation soit de 31.%, la Colombie-Britannique vient ensuite avec 30.7%, Québec avec 28.3%, les Provinces Maritimes 22.9%, l'Ontario 7.3%, le Manitoba 3.7% et l'Alberta 0.8%.Les augmentations dans les ventes des automobiles neufs pendant les années d'après la dépression ont été remarquables.En 1932 il y avait eu 38,621 automobiles neufs vendus au Canada; en 1933 il y en avait eu 39,568 et en 1934, 61,503.En 1935 ce nombre est monté à 83,242 soit déjà plus du double de 1932 et enfin en 1936 le total était de 94,642, soit un gain de 13.7% sur 1935.Si l'on examine comment ces 94,642 automobiles neufs vendus en 1936, ont été distribués dans les différentes provinces, on trouve que l'Ontario en a absorbé exactement 50%, Québec 19.9%, la Colombie-Britannique 7.9%, les Provinces Maritimes 7.3%, l'Alberta 5.9%, le Manitoba 4.6% et la Saskatchewan 4.4%.Les ventes de camions et d'autobus neufs pendant 1936 ont été de 21,117 unités d'une valeur de $22,266.385.C'est une augmentation de 15.9% dans le nombre et Lde 21.6% dans la valeur, comparé avec les ventes de 1935.Les résidants de l'Ontario qui ont acheté en 1936, 50% des automobiles neufs à passagers ont aussi acheté 39.3% des camions et autobus vendus dans tout le.Dominion.Québec a acheté 18.5%, les Provinces Maritimes 12.4%, la Colombie-Britannique 9.5%, l'Alberta 8.0% le Manitoba 7.1 % et la Saskatchewan 5.2%.Le nombre de plaques d'enregistrement en 1936 dans tout le Canada était 1,240,124 comparé avec 1,176,126 en 1935 et 1,129,532 en 1934.Les enregistrements de 1936 constituent le chiffre le plus haut jamais atteint au Canada et indique qu'il y a un véhicule moteur pour chaque 9 habitants.Chaque province, excepté l'Ile du Prince Edouard, indique une augmentation sur 1935; les proportions d'avances sont les suivantes: Ontario 4.6%, Québec 6.4%, Colombie-Britannique 7.8%, Saskatchewan 7.8%, Alberta 3.8%, Manitoba 6%, Nouveau-Brunswick 6.9%, Nouvelle-Ecosse 5% et Yukon 14%.L'Ile du Prince Edouard a diminué de 7.2%.Les enregistrements en 1936 se subdivisent en 1,035,198 pour automobiles pour passagers; 184,798 pour camions; 10,825 pour motocyclettes; 6,331 pour taxis; 2,154 pour autobus et 818 pour ambulances, corbillards, etc .Les émissions d'enregistrements des automobiles et les permis de conduire ont donné aux différents gouvernements provinciaux un revenu total en 1936 de $25,632,843; la taxe sur l'essence leur a rapporté $34,532,436.Les chiffres correspondants de 1935 étaient respective- Récoltes et exportations de blé Autres récoltes D'après les prévisions sur la récolte en cours, et tenant compte du report actuel, le Canada aura pendant la présente campagne (1er août 1937 au 31 juillet 1938) moins de 80 millions de boisseaux de blé disponibles à l'exportation, alors que les exportations de la campagne précédente s'étaient montées à deux cent millions de boisseaux (chiffre qui correspond, d'ailleurs, à la quantité moyenne des exportations pendant les sept dernières années).Les prévisions pour la récolte de blé dans l'Ouest se maintiennent au taux de 150 millions de boisseaux.Pour obtenir la production totale du blé au Canada, il faut ajouter une cinquantaine de millions, récoltés dans les autres provinces.D'autre part, on peut évaluer à 100 millions de boisseaux les besoins de la consommation intérieure.Et la situation peut ainsi se résumer dans le tableau suivant: (Quantités disponibles en millions de boisseaux) Report au 31 juillet 1937 .Production de l'Ouest en blé dur.en "durum" .dans le reste du Canada.37 125 25 20 207 Répartition Report minimum en 1938 .Consommation intérieure .Maximum disponible pour l'exportation 30 , 100 77 Septembre - Octobre 1937 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA 20 par l'usinage s'élevaient respectivement à $718,570,816 et $668,918,734.La fin de la dépression s'est produite pendant l'été 1933.Les augmentations constatées pendant les derniers mois de l'année n'ont pas été suffisantes pour contrebalancer les pertes éprouvées durant la première moitié.Il s'en est suivi que les principales statistiques pour 1933 indiquaient les chiffres les plus bas depuis 1929.Une amélioration considérable a été remarquée en 1934 et en 1935.En comparant ces deux années, on trouve pour 1935 une augmentation de 8.4% dans le nombre des employés et une augmentation de 12.1% dans le montant des salaires et gages payés.La valeur de la production a augmenté de 13.4% et la valeur ajoutée par l'usinage a aussi augmenté de 9.4 %.En dépit de l'amélioration constatée durant ces deux années le nombre des employés en 1935 est encore inférieur de 17.2% à celui de 1929.Les chiffres des salaires et gages payés sont encore moins favorables puisque ceux de 1935 sont de 28% inférieurs à ceux de 1929.Si on analyse les améliorations obtenues dans chacun des groupes industriels majeurs, on trouve que le groupe du fer et de l'acier avec une augmentation de 31 % dans la valeur de la production a obtenu le gain le plus important.Les centrales électriques avec une augmentation de 23% viennent ensuite, suivies par les métaux non ferreux (20%) les produits chimiques (13%), les substances animales (10%), les industries diverses (9%), le bois et le papier (8%), les substances végétales (6%), les métalloïdes (4%) et les textiles (3.5%).Nous l'avons vu, s'ils ne fléchissent pas, les prix plus élevés auxquels se vendra le blé compenseront, mais dans une certaine mesure seulement, le défaut de quantité.Et si l'on envisage, non plus le blé seulement mais l'ensemble des récoltes dans tout le Canada, elles atteindront la plus forte valeur globale à laquelle elles ont monté depuis 1929.Propositions d’Affaires La Chambre de Commerce Française au Canada n’engage en aucune façon sa responsabilité en communiquant les demandes de représentants ci-dessous et n’autorise personne à la donner comme références.Des maisons françaises ont demandé des agents ou représentants pour : A 1—Horlogerie.A 2—Métaux neufs non ferreux; vieux métaux non ferreux; minerais non ferreux; tous produits chimi-pour peintures; (minium de plomb, oxyde ques de fer, minium de fer, talc, etc .) A 3—Huile d'olive.A 4—Liqueurs alcoolisées et non alcoolisées.A 5—Sardines et petits pois.A 6—Faienceries pour le feu et la table.A 7—Eaux Minérales.A 8—Dentelles de Calais.A 9—Amandes et noisettes en coques et cassées.A 10—Laines Angora.A 11—Pendulettes "Sterling".A 12—Voiles et marquisettes pour rideaux.A 13—Laines peignées.A 14—Huile de bouleau pour la fabrication du cuir.A 15—Vin de St.Emilion (Gironde).A 16—Pneumatiques pour automobiles et cycles.A 17—Vin d'Alsace et liqueurs d'Alsace.18— Dentelles du Puy.19— Cerneaux.20— Appareils sanitaires en Gresaine et en Vitrolite.21— Matières premières pour parfumerie et savonnerie.22— Vêtements en cuir et imperméables.23— Cornichons en saumure.24— Lunettes en celluloid avec verres de couleurs contre le soleil; montures de lunettes (sans verre); boutons, boules et agrafes de ceintures en gala-lith pour robes et manteaux de dames, (articles de fantaisie et de qualité).25— Cravates pour hommes.26— Pâtés de foies gras de Strasbourg.27— Machines à bonneterie; métiers rachel; métiers à L'Ontario est la province la plus importante du Canada au point de vue manufacturier.Cette situation favorable n'est pas récente mais elle a été maintenue depuis de longues années.Malgré les développements industriels rapides qui se sont produits depuis quelque temps dans les autres provinces, notamment dans Québec, la Colombie-Britannique et le Manitoba, l'Ontario maintient une production industrielle égale à celle du reste du Canada.L'Ontario a également la plus grande diversification de production manufacturière.La production d'automobiles dans l'Ontario est très importante et c'est pratiquement dans cette province seule qu'on trouve cette industrie.Parmi les autres industries importantes de l'Ontario qui constituent le plus fort pourcentage de production dans le total du Dominion en 1935 sont: les instruments agricoles 96 % ; les tanneries 88%; les articles en caoutchouc y compris les chaussures 83%; les meubles 63 % ; les préparations de fruits et de légumes 68 % ; les appareils électriques 78%; les moulages et pièces de fonte 68 % ; les bonneteries et tricots 65%.On trouvera plus loin le tableau des principales statistiques par groupes industriels, en 1935.Dans un autre tableau sont données les statistiques des 40 principales industries de l'Ontario en 1935.bérets, etc.28—Premier cru classé de cognac; vins de Bordeaux.Industries manufacturières de la Province d’Ontario 1935 Les statistiques fournies par le bureau fédéral à Ottawa, contiennent des renseignements sur les industries dans tous les centres villes ou villages de l'Ontario où sont installés trois établissements ou plus.Nous relevons simplement dans ce tableau que la cité de Toronto avec production évaluée à $385,883,455 compte pour 28 4 de la production entière de la province à l'exclusion des centrales électriques.Hamilton vient ensuite avec une production de $114,691,789 ou 8.4%.Ces deux villes comptent donc pour 36.5% de la production entière de l'Ontario, en 1935.La valeur totale des produits manufacturiers dans l'Ontario, s'est élevée en 1935 à $1,423,562,474; ce montant représente une augmentation de 13.4% sur les chiffres de l'année précédente.Il a été reçu des rapports de 10,266 établissements manufacturiers dont le capital investi s'élevait à $2,064,194,151.Le nombre de personnes employées dans ces établissements était de 281,438 qui ont touché en salaires et gages la sommes de $303,807,207.La valeur des matériaux employés et celle ajoutée une Septembre - Octobre 1937 21 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA Statistiques par groupes d'industries 1935 Capitaux investis Valeur de la production Matières premières Employés Salaires Usines No.No.$ $ 39,896 23,697 52,112 49,118 60,381 38,803,039 24,021,802 44,539,953 54,917,943 72,204,519 137,691,387 107,171,436 74,905,103 71,630,094 156,464,187 254,613,031 153,353,564 151,728,944 178,877,722 282,791,632 2,406 243,216,723 98,159,744 148.895,255 324,906,084 349,263,047 Substances végétales Produits animaux .Textiles et tissus.Bois et papier.Fer et ses produits .Métaux non-ferreux et leurs produits.Métalloïdes et leurs produits.Produits chimiques et leurs dérivés.Industries diverses .Centrales électriques .1,499 968 2,651 747 21,951 26,009,921 158,043,544 98,661,500 330 180,945,758 12,216 14,582,350 132,918,949 36,917,960 572 79,386,784 9,912 12,893,223 5,493,549 10,340.908 387 71,168,949 25,910,037 511,711,819 27,270,531 7,858,618 69,304,933 19,025,011 53,535,095 5,537 255 6,648 451 281,438 303,807,207 2,064,194,151 10,266 718,570,816 1,423,562,474 TOTAL Statistiques des 40 principales industries de la Province d'Ontario, en 1935 Capitaux Investis Em- Matières Valeur de la production ployés Salaires Usines premières $ No No 39,682.410 12,805 18,362,764 14 75,360,767 105.810,655 Automobiles .Réduction et affinage des métaux non- ferreux .Abattoirs et salaisons .Centrales électriques .Minoteries .Pulpe et papier .Appareils électriques et accessoires .Articles de caoutchouc y compris chaussures .Beurre et fromage .Accessoires d'automobiles .Bonneterie et tricots .Pain et autres produits des boulangeries Impression et édition .Moulages et pièces de fonte .Préparations de fruits et de légumes .Fer et acier .Produits du pétrole .Biscuits, confiserie, cacao et chocolat .Machines .Coke et produits du gaz .Tôleries .Impression et reliure .Tanneries .Confection pour dames .Brasseries .Boîtes et sacs en papier .Filés et tissus de coton .Vêtements en laine .Acides, alcalis et sels .Chaussures en cuir.Préparations médicinales et pharmaceutiques .Machines agricoles .Confection pour hommes .Savons .Meubles .Produits du bronze et du cuivre .Scieries .Quincaillerie et outils .Peintures, couleurs et vernis .Semouleries .75,623,641 25,926.152 511,711,819 23,933,336 171,500.472 55,448,550 4,209 8 6,294,014 5,097,613 10,340,908 2,423,682 11,941,503 12,595,146 64,210,471 46,333,415 105,035,029 56,932,181 53,535,095 51,760,071 51,041,765 47,503,325 4,091 56 6,628 2,808 8,655 11,454 451 641 42,340,378 20,635,693 19,681,797 36 134 53,183,433 26,230,831 22,871,741 32,288,148 20,402,304 23,087,276 36.427,049 26,875,484 53,889,173 21,661,413 22,685,946 37,444,498 55,219,123 25,005,530 21,100,143 20,200,090 8,480,297 19,293,030 12,053,960 16.968,131 14,461.801 20,203,778 9,768.114 31 8,255 8,836,236 6,594,643 7,263,348 9,455,540 8,327,093 10,602,477 9,436,464 3,091,295 7,948,325 3,026,101 5,189,059 6,657,008 3,387,657 4,139,412 7,404,927 3,412,425 5,426,556 2,249,599 3,460.430 3,630,408 3,889,586 2,277,701 4,528,288 16,980,950 30,010,225 18,351,048 14,877,304 13,324,372 5,922,152 9.614.587 14,602,082 12,175,025 19,440,932 10.438.586 8.795.587 8,857,312 10,556,922 .6,724,245 11,559,737 10.074.587 5,352.164 8,275,990 7,216,780 7,202,002 3,111,304 7,436,870 46,466,350 44,221.126 32,278,008 30,030,875 29,204,032 27,072,537 26,209,691 25,971,236 25,268,288 25,121,188 23.336.850 22,449,725 21.543.851 19,342,338 18,435,605 18,128,743 17,832,670 14,879,017 14,839,165 14,015,279 13,953,562 13,800,723 13,751.113 6,604 973 62 &458 11,641 9,527 7X25 9,045 4,654 5,682 2,055 96 1,220 298 167 151 24 14 5,215 92 5,564 147 23 2,479 3,877 6,269 3,356 6,364 68 516 31 236 30 1,661 86 3,335 4,883 4.607 15 40 11 1,653 72 5,243 11,223.691 54,674.771 6,068,179 9,878,184 17,866,175 12,813,879 17,894,698 17,995,719 7,372,442 4,863,297 86 2X96 2,704,519 5,161,589 4,319,239 1,703,166 4,533,198 2,974,627 2,585,799 3,809,263 2,077X62 724,270 4,387,923 6,220,163 6,679,779 7,137,941 4,926,740 6X99X38 5,711,222 3,239,664 4,375,557 3,314,907 13,536.450 13,142,562 12,801,594 12,169,468 12,037,972 11,954,358 10,696,071 10,478.050 9,785.695 9,412,059 25 4,799 43 4,040 48 1,276 215 5,682 2,650 4,216 80 757 3,730 97 1X50 40 610 14 Total, quarante industries principales .7,148 1,664,278,708 Totaux, toutes industries .% des quarante aux totaux pour la 207,151 227,903,340 10,266 2,064,194,151 281,438 303,807,207 581,456,618 1,125,783,372 718.570,816 1.423,562.474 i BfifiiiflfiS 806 m 736 m m 701 Septembre - Octobre 1937 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA 22 Industries manufacturières de la Province de Québec 1935 Le chiffre de production des industries manufacturières de la province de Québec qui s'élève à $821,020,796 en 1935, accuse une augmentation de 7.1 p.c.comparativement à l'année précédente.Il y a 7,942 établissements qui ont fourni des déclarations; les capitaux engagés s'élèvent à $1,664,198,107, les effectifs à 189,671 les déboursés en salaires et gages, à $173,354,585, le coût des matières premières, à $398,566,702 et la valeur ajoutée par la transformation, à $393,805,691.La première accélération dans les activités manufacturières se fit sentir à l'été de 1933 et le nombre d'employés pour cette année fut, en conséquence, un peu plus élevé.Pour ce qui est de la valeur de la production, les gains dans les derniers mois de l'année ne furent cependant pas assez considérables pour contre-balancer les pertes du commencement de l'année.La valeur de la production tomba en 1933 au niveau le plus bas qu elle ait touché depuis la dépression.Comparativement à l'année précédente on enregistre en 1935 une augmentation de 4.5 p.c.dans le nombre d'employés et une augmentation encore plus importante dans les sommes payées en rémunération au personnel, soit 7.5 p.c.L'augmentation en valeur brute de la production est de 7.1 p.c.et 3.5 p.c.en valeur ajoutée par la transformation.La façon de calculer la valeur nette de la production pour l'industrie de la réduction et de l'affinage des métaux non-ferreux ayant été changée, l'augmentation en 1935 est moins élevée quelle ne l'aurait été d'après l'ancienne méthode.Une analyse de l'amélioration dans chacun des groupes les plus importants montre que le groupe des "métaux non-ferreux", avec une augmentation de 21.7 p.c.dans la valeur brute de la production, se classe au premier rang.Le groupe du fer et des sous-produits suit avec une augmentation de 15.8 p.c.Le pourcentage d'augmentation pour les "produits du bois et du papier" est de 6.9 p.c."substances végétales" 6.6 p.c.; "métalloïdes" 6.5 p.c.; “produits animaux" 5.3 p.c.et "textiles" 4.8 p.c.Le Québec, avec environ 30 p.c.de la production totale du Canada, se classe au deuxième rang parmi les provinces canadiennes.La plus importante de ses industries est celle de la pulpe et du papier qui constitue environ 10 p.c.de la valeur brute de la production de la province et 48 p.c.de la production de pulpe et de papier pour tout le Canada.La valeur des tissus et filés de coton représente approximativement 70 p.c.de la production totale du Canada; le matériel roulant de chemins de fer, 44 p.c.; le tabac, les cigares et les cigarettes, 85 p.c.et les chaussures en cuir 58 p.c.On voit par là que l'importance de cette province dans le domaine industriel est due à l'ampleur de ses industries plutôt qu'à la variété des produits fabriqués.Pour ce qui est de la valeur brute de la production, les industries textiles arrivent encore premières avec une production de $178,226,210.Parmi les autres groupes importants mentionnons; les "substances végétales" avec un chiffre de production de $143,918,743; "produits du bois et du papier" $137,439,586; "produits animaux" $86,336,284; "métaux non-ferreux" $69,505,463; "fer et ses dérivés $62,427,355, etc.Les valeurs de production les plus élevées sont enregistrées par les suivantes : pâte et papier, $78,701,994; centrales électriques, $47,808,550; réduction et affinage des métaux autres que le fer, $45,565,844; filés de coton et cotonnades, $41,660,189; tabacs, cigares et cigarettes, $33,358.806; confection pour femmes, $32,912,629.La cité de Montréal, avec un chiffre de production de $383,138,191 se place bonne première avec près de 47 p.c.du grand total sans les centrales électriques.Quant aux capitaux engagés dans les divers groupes, sur un grand total de $1,664,198,107, les terrains, les bâtiments, les machines et l'outillage y sont pour $1,300,535,330; valeur inventoriée des produits ouvrés et des matières premières, $181,724,529, capital de roulement (caisse, effets à recevoir, frais payés par anticipation), $181,938,248.Statistiques principales par groupes d'industries — 1935 Capitaux investis Valeur de la production Usines Employés Salaires Matières premières No.$ No.$ 143,918,743 86,336,284 178,226,210 137,439,586 62,427,355 1,456 142,605,699 51,318,739 152,660,498 341,498,589 121,736,170 77,035,433 59,912,413 95,546,726 51,123,139 26,422,719 24,517 21,743 58,254 36,325 20,682 21,895,692 15,307.840 43,052,385 36,014,476 21,946,798 Substances végétales .Produits animaux .Textiles et tissus .Bois et papier .Fer et ses produits .Métaux non-ferreux et leurs produits .Métalloïdes et leurs produits Produits chimiques et leurs dérivés .Industries diverses .Centrales électriques .1,790 948 2,595 255 69,505,463 50,185,829 109 54,367,793 87,354,763 7,426 8,878,421 6,971,705 45,215,286 24,724,980 6,055 292 34,767,941 10,404,835 47,808.550 51,293,993 17,535,640 643,826,223 6,806 4,147 219 8,072,962 3,822,685 5,391,621 14,194,239 4,391,767 143 135 2,716 821,020,796 7,942 1,664,198,107 189,671 173,354,585 398,566,702 TOTAL.Statistiques des 40 principales industries de la province de Québec en 1935 Coût des matières premières Valeur brute des produits INDUSTRIES Employés Usines Capital Salaires et gages $ $ No.No.$ $ 78,701,994 47,808,550 27,212,951 270,317,060 643,826,223 13,450 16,728,580 5,391,621 41 Pulpe et papier .Centrales électriques 135 3,716 23 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA Septembre - Octobre 1937 Réduction et affinage des métaux non ferreux .Filés et tissus de coton .Tabac, cigares et cigarettes .Confection pour femmes .Beurre et fromage .Produits du pétrole .Confection pour hommes .Abattoirs et salaisons .Chaussures en cuir .Soie et soie artificielle .Matériel roulant de chemin de fer .Pain et autres produits des boulangeries .Brasseries .Bonneterie et tricots .Appareils et fournitures électriques .impression et édition .Minoterie .Mercerie pour hommes .Biscuits, confiserie, cacao, etc.Coke et produits du gaz .Scieries .Articles de caoutchouc y compris chaussures .Machines .Tôleries .Impression et reliure .Peintures et vernis .Moulages et pièces de fonte.Distilleries .Café, thé et épices .Préparations médicinales et pharmaceutiques .Boîtes et sacs, en papier .Eaux gazeuses .Produits du bronze et du cuivre .Préparations alimentaires, diverses .Confection des fourrures .Textiles divers, n.a.é.Préparations de fruits et de légumes .Chapeaux et casquettes .45,565,844 41,660,189 33,358,806 32,912,629 27,625.840 23,157,263 22,686,491 22,087,549 20,954,632 19,329,540 32,612,333 24,829,092 16,938,781 19,688,226 21,338,616 17,357,448 13,313,516 18,552,236 11,276,912 8,043,862 1,722,984 3,549,162 5,915,878 8,327,938 3,333,607 1,591,324 4,366,194 2,056,159 6,824,680 5,627,454 1,239 23,571,156 46,380,393 49,409,020 12,979,513 15,119,000 21,989,741 9,566,002 9,583.239 13,283,259 23,639,442 3 11,848 15 6,760 66 10,475 4,522 312 1,234 1,035 8 4,843 113 1,853 34 10,136 126 7,100 22 18,040,841 9,275,356 8,235,112 7,272 37,556,898 11 15,354,214 14,434,156 13,323,591 7,702,987 6,186,217 6,536,597 4,157,189 2,145,285 3,982,880 5,081 11,360,034 19,363,415 14,107,468 934 1,508 8 5,719 51 13,046,493 12,643,205 12,271,911 11,022,343 10,963,751 10,176,569 9,860,342 5,467,744 2,571,826 10,260,899 6,788,938 5,625,368 3,127,230 5,494,211 4,807,431 5,304,223 792,346 2,622,358 2,379,372 1,242,146 2,097,161 3,905 19,434,818 13,811,826 5,390,990 6,768,978 8,333,614 13,177,446 10,111,001 24 4,184 73 752 223 4,514 75 3,001 52 809 5 4,762 1,365 9,444,001 9,337,717 8,828,244 8,264,470 7.896,839 7,895,522 7,663,846 6,697,198 3,266,794 3,028,305 5,056,138 2,790,361 3,958,921 3,049,870 1,108,990 4,461,160 2,164,637 3,452,245 1,786,403 3,408,135 1,628,552 2,614,485 631,858 559,126 2,745 3,002 10,215,430 20,012,094 12,425,083 10,695,533 11,201,265 17,924,568 12,108,331 2,747,316 12 35 1,857 23 3,327 341 1,139 22 2,820 64 655 5 482 21 6,424,875 6.015,992 5,980,017 2,130,543 3,265,983 1,662,379 1,569,440 1,381,073 1,086,345 1,244 7,475,151 6,500,863 4,946,744 61 1,655 38 1,118 122 5,960,998 3.929,071 1,237,568 1,162 7,653,114 26 5,758,697 5,644,809 5,578,322 2,234,111 3,723,530 2,358,333 693,772 1,268,953 1,163,531 649 3,534.443 4,773,718 8,974,274 37 1,253 113 955 7 5,554,464 4,909,312 3,485,482 2,358,369 807,186 1,525,168 1,384 5,007,845 2,590,999 54 1,834 68 TOTAL, quarante industries principales .TOTAUX, toutes industries 7,942 674,842,066 821,020,796 135,149,561 332,069,686 173,354,585 398,566,702 145,764 189,671 5,979 1,447,867,307 1,664,198,107 Four cent des quarante, comparativement aux grands totaux pour la province .83.31 82.19 77.96 76 85 87.00 75.28 Le Grand Apéritif Français k ! Vin Tonique Naturel 1 24 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA Septembre - Octobre ] 937 Membres de la Chambre de Commerce Française au Canada VICE-PRESIDENTS D’HONNEUR M.R ENE T I RC K Consul Général de France à Montréal M.HENRI DE CLERVAL Attaché Commercial près la Légation de France MEMBRES D’HONNEUR M.Gabriel Hanotaux, Ancien Ministre, Président du Comité France-Amérique, Paris.M.Max Hymans, sous-secrétaire d’Eta du Commerce, Paris.M.Edouard Herriot, Député, Ancien Président du Conseil des Ministres, Chambre des Députés, Paris.M.André O.Honnorat, Sénateur.Ancien Ministre de l'Instruction Publique, Paris.MEMBRES DELEGUES EN FRANCE -M.C.A.CHOUILLOU, Ancien Président, Conseiller du Commerce Extérieur, 24, rue de Milan, Paris.CONSEIL D’ADMINISTRATION Président: Henry Lefèvre Vice-Prés.: Henri Dolisie, Georges Vinant.Secrétaire: Ch.Montestruc.Secrétaire-Adjoint : P.M.d’Allemagne.Trésorier: Henri Lecooq.Conseil d’Arbitrage: MM.L.Baisez, R.Bertrand, G.Boussion, P.Charton, E.Desnoux, R.Faivre, A.Hadamar, J.P.Kempf, M.Pasquin, R.de Roumefort, M.de Roussy de Sales, P.Villard.Membres Correspondants : M.S.N.Jean, Agent Consulaire de France Régina, Sask.M.A.S.Lanfranclii, Agent Consulaire de France, Halifax, N.S.Avocat-Conseil: Me Paul Lacoste, CR, de l’étude légale Lacoste et Lacoste, 221, O., rue St-Jacques, Montréal.E.Rourbousson, Conseil juridique pour la France, 131, rue du Faubourg St-Honoré-Paris (VIII).Conseillers: MM.F.Ducros, A (in II in, J.M.Lafon, M.Louis, M.Nougier, H.B.de Passlllé, A Tarut.Notaire: M.J.A.Clavel, notaire, 4, rue Notre-Dame Est, Montréal.MEMBRES ACTIFS Louis Baisez, agent, représentant et importateur, 1015, rue St-Alexandre, Montréal.René Bertrand, Ingénieur Civil, 6890, Notre-Dame Est, Montréal.Lucien Besnard, ancien Président, Conseiller du Commerce Extérieur.610, rue St-Jacques, Montréal.C E.Billard, agent manufacturier, 1463, Avenue Union, Montréal.Daniel Bonnard, représentant de la maison Dognin — Racine 430, Birks Bldg., Montréal.G.Emission, importateur, 211, rue St-Sacre-ment, Montréal.E.M.Cliamelet, Chartered Life Underwriters, 823, Dominion Square Bldg., Montréal.Pierre Cliarton, Conseiller du Commerce Extérieur, de la maison Herdt et Charton, Inc., 2027 McGill College Avenue, Montréal.A Ciriez, 20, rue Centre, Neuilly-sur-Seino, France.M.E.Coullenot, agent général de manufactures françaises, 4151, rue St-Denis, Montréal.P M d’Allemagne, Ingénieur Conseil, 1430, rue Bleury, Montréal.F.M.Dan, Président de France-Couture, (Canada), Ltée, 1470, rue Peel, Montréal.Emile Desnoux, Conseiller du Commerce Extérieur, de la Maison Vinant Ltée, 533, rue Bonsecours, Montréal.H.Dolisie, Directeur Air Liquide, 1111, Beaver Hall Hill, Montréal.François Ducros, Directeur Corporation Pharmaceutique Française, 633, rue Bonsecours, Montréal.Gaston Durand, Directeur de Perrin Glove Co., (Canada), Ltd., 437, rue Mayor, Montréal.Marcel Pasquin, Directeur du Crédit Foncier Franco-Canadien, 5, rue St-Jacques Est, Montréal.J.I.Eddé, Président, J.Eddé Limitée, 68, rue Laffite, Paris.R.Faivre, Représentant Général au Canada de la Cie Générale Transatlantique, 1196, Phillips Place, Montréal.M.Ferrand, Union-Incendie, 9, Place Vendôme, Paris.A.Gallin, Président, Gallin Glove Co.Ltd., 611.Confederation Bldg., Montréal.André Hadamar, de la Librairie Beauchemin Ltée, 430, St.Gabriel, Montréal.J.P.Kempf, Banquier.Crédit Anglo-Français Ltd., 507, Place d’Armes, Montréal.J.-M.Lafon, vice-président, European Import Ltd., 637, Craig Ouest.Montréal.H de Lanauze, Importateur, 1027, rue Bleury, Montréal.Henri Lerocq, Directeur de Coudurier, Fructus, Devigne et E.Meyer, Ltd., 1000 New Birks Bldg., Montréal.Henry Lefèvre, Conseiller du Commerce Extérieur, Gérant Général, Potash Company of Canada Limited, 360, St-Jacques, Montréal.Marcel Louis, Directeur de la maison Bianchini, Férier, 600, New Birks Bldg., Montréal.Emile Mériot, agent corn., 751, Victoria Square, Montréal.Ch.Montestruc, 308, New Birks Bldg., Montréal.Marcel Nougier, ancien Président.Conseiller du Commerce Extérieur, Directeur de J.Eddé Limitée, New Birks Bldg., Montréal.H.B.de BassiHé, Importateur, 506 rue Cher-rier, Montréal.Marcel Payen, Directeur Franco - Canadian Dyers, Ltd., St-Jean, Québec.Georges Pétolas, Directeur - Propriétaire de “L’Hôtellerie,” 132, St-Jacques, Montréal.A.Pony, Libraire, 554, rue Ste-Catherine Est, Montréal.R Robert de Massy, Directeur Général des Laboratoires Abbott, 388 rue St-Paul Ouest, Montréal.Montréal.Victor Rougier, 350, rue LeMoyne R.de Roumefort, Directeur-général du Crédit Foncier Franco-Canadien, Est, Montréal.5, rue St-Jacques M de Roussy de Sales, Directeur-Général de la Cie Cinématographique Canadienne, Ltée et de la Cie France-Film, 1135, Beaver Hall Hill, Montréal.A Tarut, Conseiller du Commerce Extérieur.O’Brien & Williams, Agents de la Maison de Change, 132, rue St-Jacques, Montréal.G.Vennat, Conseiller du Commerce Extérieur, 36, rue Poquelin-Molière, Bordeaux.I)r Paul Vlllard, 2055 Avenue Vendôme, Montréal.G.P.Vinant, de la Maison Vinant Ltd., 533 rue Bonsecours, Montréal.1 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA Septembre-Octobre 1937 25 SECTION DE L’ONTARIO MEMBRES ADHERENTS PRESIDENT U.Lestoeart, 241, Victoria Street, Toronto.MEMBRES ACTIFS C.Baujard, King Edward Hotel, Toronto.R.Le Bailly, Conseiller du Commerce Extérieur, Directeur The European Co., 431, Confederation Bldg., Toronto 2.R.Cera, a/s Eaton Co, College Street.Toronto.0, Goetz, Agent Général French Line.53, Richmond Street W.et 275, Bay Street, Toronto.L.M.Lamouroux, 222 Lawrence Ave.West.Toronto.lean Le Bailly, a/s European Co.432 Confederation Life Bldg., Toronto.G.P.Maurer, 622 Fleet Street West, Toronto, H.Odiau, Royal York Hotel, Toronto, E.Pouliot, a/s Bianchini Férler, 57 Bloor St West, Toronto.François de Reinert, Royal York Hotel.Toronto.St.Elme de Champ, Professeur à l'Université de Toronto, «0, St.Georges Street, Toronto.O.Waruuult, 659 Broadview St., Toronto.F J.Allman, 58 Glendale Ave.Toronto.M, Ariuarone, Royal Connaught Hotel, Hamilton.A Bouillot, King Edward Hotel, Toronto.F.Bouyeux, 29, Winéva Avenue, Toronto.T.Hoorens, King Edward Hotel, Toronto.H.Hulot, Décorateur, 36, Hayden Street, Toronto.L.Jacquier, Tissus Labbey 3 7, Bernard Avenue, Toronto.Georges Kogan, 69 Gerrard Street West, Toronto.F.Y.de Kuyper, Président de l’Association des Vétérans Belges et Français, 54, De Lisle Ave., Toronto.A.L.Phené, Conseiller du Commerce Extérieur, Directeur Olivier Canada Ltd., 65, York Street, Toronto 2.C.Rorhereau de la Sablière, Agent Consulaire de France, 301 Jarvls St., Toronto.ADHERENTS MEMBRES Hector Mackay, Secrétaire de la Banque ProCanada, Montréal.Société Générale pour le développement du Commerce et de l’Industrie en France, 29, Boulevard Haussmann, Paris.ARMATEURS AERONAUTIQUE vinciale du 221 ouest, rue St-Jacques, Compagnie Aérienne Française, 18 rue de Nanterre, Suresnes (Seine).Compagnie Générale Transatlantique, ti, rue Auber, Paria, Richard Faivre, Représentant Général pour le Canada, 1196, Place Phillips, Montréal.H.Genestal & Fils, 44, rue de la Bourse, Le Havre.AGENTS MARITIMES ET DE TRANSPORT BONBONS COMPRIMES Henri Ferrière, agent de “County Line" Intercontinental Transport Services, 9, Place Jean-Jaurès, Bordeaux.Albert A.Gardiner, Directeur général adjoint du service des Voyageurs, Canadien National Railways, Montréal.Thomas Meadows & Co., 22, rue de l’Echiquier, Paris et 383, rue St-Paul Ouest, Montréal.Messageries Universelles, 44, rue d'HautevIUe, Paris, 10e.R.Moiroud & Cle, 31, rue de l’Hôtel-de-Vllle, Lyon.Henri Mouren Jeune, 43, Cours du Vieux Port, Marseille.Paul Tellier.Représentant MM.J.M.Currle & Cle.agents du Canadian Pacific, 36, rue d’Hauteville, Paris.Canadian National Railways (France) S.A., 1, rue Scribe.Paris.Etablissements Robin, 2, rue Paul Janet, Strasbourg.ARTICLES DE RELIGION Ed.Archambault, 500 Est.rue Ste-Catherlne, Montréal.Joseph Bancel, St-Julien-Molin-Molette, (Loire).C Belle, 121, rue Bugeaud, Lyon.R.Gaudriot, successeur de D.Saudinos-Ritou-ret, 2-4-6, Place Saint-Sulpice, Paris.A Richard, Médailles, 3, Avenue de Cholet.Saumur, (M.et L.) BRASSERIES Norman J.Dawes, Président et Directeur de la National Breweries.Limited, 990, Notre-Dame Ouest, Montréal.BREVETS D'INVENTION ET MARQUES DE COMMERCE Raymond Robic, 1260, rue University, Montréal.ASSURANCES BRODERIES ET DENTELLES (FABRICANTS DE) Cie Française du Phénix, 33, rue Lafayette, Paris.Compagnie d Assurances Générales, Accidents, Vol, etc., 87, rue Richelieu, Paris.Compagnie d'Assurances Générales contre l'Incendie, 87, rue de Richelieu, Paris.M.Merlin, Directeur de la Société Française d’Assurances pour Favoriser le Crédit, 58, Rue Taitbout, Paris.Gérard Parizeau, 5219, avenue Brillon, Montréal.Petrus Denis, Tarare (Rhône).BRONZES ET ORFEVRERIES D’EGLISE AGENT DE FABRIQUES E.St.Loup, 504, Boulevard St-Laurent, Montréal.Charles Favier et Cie, 1, Avenue de la Bibliothèque, Lyon.P Noirot, 17, rue du Pont au Choux, Paris.Yillurd et Fabre, 17 rue Barréme Lyon, AGENT DE PUBLICITE Hector Fontaine, Canadian Advertising Agency Ltd., 1050, Côte Beaver Hall, Montréal.CABLES TELEGRAPHIQUES Cie Française des Câbles Télégraphiques, 53, rue Vivienne, Paris.G.H.Hoyle, Gérant, Anglo-American Telegraph Co.Service Câblographique, 140, Notre-Dame ouest, Montréal.C.A Leprohon, agent français autorisé de la Cie de Télégraphie Marconi, 211, St.Sacrement, Montréal.AVOCAT AGENTS REPRESENTANTS ET COMMISSIONNAIRES Marcel Gaborit, 83, Avenue Victor-Hugo, Bnu-logne-sur-Seine.'*¦ Herbout, 137, Boulevard de la Reine.Versailles (S.et O.).Georges Pannier, St.Pierre & Miquelon.“• J Purltz, représentant de MM.H.Hentz & Co.de New-York, 15, Rue du Louvre, Paris.U.Rodlti & Sons, 1, rue Ambroise Thomas, Paris.Ernest Tétreau, Avocat, C.R., 246, Chemin Ste-Catherine, Outremont.BANQUES ET AGENTS DE CHANGE CHAMBRES DE COMMERCE FRANÇAISES Blvd St-Germain, Banque de l’Algérie, 217, Paris.Banque de Madagascar, SS, rue de Courcelles, Paris, Bayonne, Beauvais, Bordeaux, Boulogne-surMer, Caen, Calais, Chambéry, Colmar, Dunkerque, Grenoble, Le Havre, La Rochelle, Le Mans, Lille, Lyon.Marseille, Mazamet, Nantes, Nice, Ni mes, Paris, Rouen, Saint-Etienne, Strasbourg, Toulouse, Troyes.Française du Commerce Banque Nationale Extérieur, 21, Boulevard Haussmann, Paris.$ L.G.Beaubien & Cle, 5, rue Daunou, Paris.Comptoir National d’Escompte de Paris, 14, rue Bergère, Paris.APPAREILS DE RAYONS X ET D’ELECTRICITE MEDICALE Compagnie Générale de Radiologie, 34, Blvd de Vauglrard, Paris.CHAMBRE SYNDICALE Chambre Syndicale des Fabricants de Produite Pharmaceutiques, 44, rue du Colisée, Parla.Crédit Lyonnais, société anonyme, capital en-versé, 400 millions, 17, Boul.des 8e.tièrement Italiens, Paris.ARCHITECTES CHEF DE CUISINE A*t»lne Monette, diplômé par le Gouvernement Français, 60, rue St-Jacques ouest, Montréal.Marcel Davignon, gérant.Banque Canadienne Ste-Catherlne Ouest, J.L.Nationale, 759, rue Montréal.M.E.Thomas, chef à l’Hôtel Mont-Royal, 4932 Coolbrook Ave., Montréal.Parizeau, 80, ¦ rue Kelvin, Outremont. 26 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA Septembre-Octobre 1937 CHOCOLAT (FABRICANTS DE) Henler, 56, rue de Châteaudun, Paris.Godet Frères, La Rochelle, rieure).James Hennessy & Co., Cognac, (Charente).Les Héritiers de Marie Brizard & Roger, Bordeaux, (Gironde).L.Le Tanneur, Juillac-le-Coq.Grande Champagne et Cognac, (Charente), Maison Prunier, Cognac (Charente).J.& F.Martel:, Cognac (Charente).J.Robin & Cie, Cognac.Georges Sayer et Cie, Cognac (Charente).Société des Propriétaires Vinicoles de Cognac, J.-G.Monnet et Cie, Cognac.(Charente Infé- Gant l'errin (Société Anonyme du )Grenoble, (Isère).Tréfousse & Cie, Chaumont, (Haute-Marne).GAZES A BLUTER POUR MINOTERIES Etablissements Tripette & Renaud Fils, 37, rue Jean-Jacques Rousseau, Paris.CINEMATOGRAPHIE Cie France-Film, (R.Hurel, Directeur), 1135 Beaver Hall Hill, Montréal.GELATINE (FABRICANTS DE) Compagnie Centrale Rousselot, 5 0, rue Boileau, Paris.Compagnie Générale des Produits Chimique» du Midi, 51, rue Saint Férréol, Marseille.COLLES ET GELATINES- Compagnie Centrale Rousselot, 50, rue Boileau.Pari».GLACES EAUX MINERALES Manufacture de Glaces et Produit» Chimiques de St-Gobaln, Chauny et Cirey, 1, bis, Place des Saussaies, Paris.CONSERVES ALIMENTAIRES, SARDINES, ETC.Compagnie d’Exploitation des Sources Andreau du Bassin de Vicliy, 33, Route de Cusset à Vichy, (Allier).Compagnie Fermière de l’Etablissement Thermal de Vichy, 24, Boulevard des Capucines, Paris.Société Générale des Eaux Minérales Vittel, (Vosges), Grande Source et Source Hêpar.Source Perrier, Vergèze (Gard).GRAINES DE SEMENCES Cassegrain, Vertou-les-Nantee.Ch.Glllard, F.Mesuret et Cie, Conserves de Champignons, Bordeaux.Etablissements F.Delory, Lorient.Jourde Frères, 56 rue de Marseille, Bordeaux.Maison Anxieux Frères, Chantenay-les-N&ntes, (Loire-Inf.).Vilmorin-Andrleux et Cie, 4.Quai de la Mégisserie, Paris.HAUTS-FOURNEAUX Société Anonyme des Etablissements Métallurgiques A.Durenne, 26, rue du Faubourg Poissonnière, Paris.Société des Hauts-Fourneaux & Fonderies de Pont à Mousson, 91, rue de Tout.Nancy (Mthe & Mlle).EDITEURS Maison Aubanel Père, imprimeur de Notre Saint-Père le Pape, fondée en 1744, 7, Place St-Pierre, Avignon (Vaucluse).J.E.Depelly & Cie, Limoges (Haute-Vienne), G.Droguet & R.Ardent, 60, rue Montmailler, Limoges.Garnier Frères, 6, rue des Saints-Pères.Paris.L'Illustration (Baschet & Cie), 13, rue St-Georges, Paris.Librairie Armand Colin, 103, Boulevard St-Mlehel, Paris.Librairie Larousse, 17, rue Montparnasse, Paris.Maison Alfred Manie & Fils, Tours (Indre et Loire).Masson & Cie, 120, Boulevard St-Germain, Paris.Emmanuel Vitte, 3, Place Bellecour, Lyon.COULEURS ET VERNIS Lefranc (Sté-Anonyme), 15.rue de la Ville -l'Evêque, Paris, 8e.HOTELS E lysées Palace Hôtel, 12, rue de Marignan, J Paris.Hôtel Lottl, A Lottl, Gérant, 7 et 9 Avenue » de Castiglione.Paris.Hôtel Lutetia, H.Dehouve, Administrateur Délégué, 43, Boulevard Raspall, Paris.Hôtel de France et de Cholseul, M Demellette, j Propriétaire, 239-241, rue St-Honoré, (Place j Vendôme), Paris.Hôtel Ritz, Victor Bey, Directeur Général, 15, J Place Vendôme, Paris.Le Château Frontenac, 54, rue Pierre-Charron, J Paris.COUTELLERIE Société Générale de Coutellerie et d'Orfévrerie, 31.rue Pastourelle, Paris.DIAMANTS ET PERLES L.Gauthier File, 52, rue de Turbigo, Paris.HUILES D'OLIVES DISTILLATEURS LIQUORISTES EDITEUR DE MUSIQUE Savonneries et Huileries du ' Naturel, " 76, rue Sainte, Marseille.Vve L.J.Biton, St-Laurent-sur-Sèvre, (Vendée), HUILES VEGETALES IMPORTATEUR EXPORTATEUR Distillerie de la Bénédictine, Fécamp, (Selne-Inf).Etablissements Mander-La postolle, 91 Boulevard Haussmann, Paris.Etablissements A.Nolrot-Carrière, Dijon (Côte d'Or).¦lourde Frères, 66, rue de Marseille, Bordeaux.Les Héritiers de Marie Brlzard & Roger, Bordeaux (Gironde).Les Petits-Fils de Frédéric Mugnler, Dijon (Côte d’Or).Société Anonyme de la Grande Distillerie E.Cusenler Fils Aîné & Cie, 226, Boulevard Voltaire, Paris.Société Commerciale de l'Ouest Africain, 7 rus de Téhéran, Paris.FABRIQUE DE LUNETTES IMPORTATEURS D ARTICLES DE FUMEURS ET D’OBJETS DE PIETE E.Andruétan, rue Brillat-Savarin, Oyonnax, (Ain).¦ m J.A Trudeau, Président, Genln, Trudeau & Cie, Idée, 38, rue Notre-Dame Ouest, Montréal, FEUTRES POUR PAPETERIE ¦ Dehouehaud & Cie, Nersae, (Charente).m IMPORTATEURS ET MANUFACTURIERS E.Chamberland, de la maison Henri Jonas & Cie, 137, rue St-Paul Ouest, Montréal.J.Alfred Ouimet, 84.rue St-Paul Est, Montréal.FILATURE Dollfus-Mleg et Cie, Société Anonyme, fils de coton, de lin et de soie, Mulhouse.DIVERS m INDUSTRIEL 1 FILATURE DE LAINES PEIGNEES André Sault, 57, rue d’Hauteville, Paris L.B, Cordeau, 14 69, Drummond, Montréal.Compagnie Parisienne de Distribution d’Elee-trloité, 23, rue Vienne, Paris.Augustin Frlgon, Gérant-adjoint Radio Canada, 1231, rue Ste-Catherine Office Algérien d'Actlon Economique et Touristique, 26, Boulevard Carnot, Alger.Arthur Terroux, 437, rue St-Jacques Ouest, Montréal.Président de la Stét pour la Défense du Commerce et de l’Industrie, 29, La Canebière, Marseille.1 .Anciens Etablissements Cordonnier, 5, rue de Mouvaux, Roubaix.INGENIEURS m Fernand Bourdll, 10, Boulevard de Belgique Monte-Carlo, Monaco.Georges Brassart, 4501 Ave Royale, Montréal.Ouest, Montréal.M FONDERIES DE BRONZE D’ART Charles Favler et Cie, 1, Avenue de la Bibliothèque, Lyon.Société Anonyme des Etablissements Métallurgiques A.Durenne, 26, rue du Faubourg Poissonnière, Paris.INSTRUMENTS DE MUSIQUE ET ACCESSOIRES Ed.Archambault Enrg., 500, Rue Ste-Catherine Est Montréal.¦¦ FOURRURES JOURNALISTES EAUX-DE-VIE DE COGNAC Roger Fontaine, "La Presse," rue St-Jacquee, Montréal.Jean Nolln, 447 Sherbrooke est, Montréal.Fourrures Max.A.Leroy, directrice, 19, Ave Matignon, Paris.A.Primot et Cie, 69, rue d’Hautevllle, Paris.Revlllon Frères, 42, rue de la Boétie, Paris.Blsqult-Dubouché & gnac, (Charente).Compagnie, Jarnac-Co- Alex.Brodersen, Directeur-Général d'Exportation, 24, rue Millardet, Cognac.LAINES ET LAINAGES .i Lepoutre Frère», 33, rue des Lignes, Roubaix (Nord).Les Fils d’Adrien Fournier Soc.An.tissage mécanique de laine peignée à Oullins & 3t-Génls Laval GANTERIE Camus Frères, "La Grande Marque," Cognac.Denis, Mounié & Co, Cognac (Charente).P Frapln & Cie, Segonzac et Cognac (Charente).1 Etablissements Reynier, 2, rue Maréchal Dode, Grenoble.Rhône.A CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA Septembre - Octobre 1937 27 PAPIERS (Fabricants de) PRODUITS MINERAUX Serges et draperies — Siège social, 49, rue du Buisset à Oulllns (Rhône).Dalle Frères & Lecomte, Bousbecque, (Nord).Cliassaing Le Coq & Cie, 1, Quai Aulagnier, Asnières (Seine).Seydoux & Cie, 23, rue de Paradis, Paris.PAPIERS A CIGARETTES (Fabricants de) LAINES, PEAUX ET CUIROTS PRODUITS PHARMACEUTIQUES L.Lacroix Fils, Angoulème, (Charente).Société Job, 72, Boulevard de Strasbourg, Tou- Société Anonyme des Anciens Etablissements Braunstein frères, 79, Blvd Exelmans, Paris.A.Combe et Fils, 156, Faubourg St-Denis, Paris.Arthur Décary, Vice-Prés.Maison Rougier Frères, 350 rue Le Moyne, Montréal.Etablissements Antoine Girard—R.Soudan Si Cie, 48, rue d’Alésia, Paris.Laboratoires Clin-Comar & Cie, 20, rue des Fossés St-Jacques, Paris.Laboratoire Nativelle, 27, rue de la Procession, Paris.Les Etablissements Byia, Produits Biologiques, 26, Avenue de l'Observatoire, Paris.Gallia Laboratories Inc., Albert Thouin (Vice-Président), 251 West, 31st Street, New-York.Société d’Expansion Pharmaceutique, Inc.(Lucien Masson), 917, rue Cherrier, Montréal.Société des Produits Pharmaceutiques Théve-not, Dijon, Côte d’Or.LIBRAIRES PAPIERS A FILTRER Département Etranger Hachette, 79, Boulevard Saint-Germain, Paris.Service de Monsieur Margerie.L.Durieux, 18, rue Pavée, Paris.MACHINES A BONNETERIE PAPIERS PEINTS Société Anonyme Isidore Leroy, Ponthierry (Seine & Marne), France.Henri Hefty, 36, rue Roque de Fillol, Puteaux, tSeine).PARFUMEURS MACHINES AGRICOLES ET VITICOLES Houbigant, (Parfumerie), 19, rue du Faubourg (Sème), Laneôme, 60, Avenue Marceau, Courbevoie, (Seine).Maison François Vibert Pétrole Hahn pour les cheveux, 89, Avenue Berthelot, Lyon.Syndicat de la Parfumerie Française, 19, rue Cambon, Paris.Etablissements Vermorel, Villefranche (Rhône), St-Honoré, Paris MANUFACTURE DE DENTS ARTIFICIELLES REGLISSE Réglisse Zan, 104-114 Blvd de Plombières, Marseille.Etablissements Laly, 21 bis, rue de Paradis, Paris.PATES ALIMENTAIRES REPRESENTANT DELEGUE MAISON D ALIMENTATION Bertrand & Cie, Grigny (Rhône).Etablissements Rivoire & Carnet, 3 3, Boulevard de la Liberté, Marseille.Etablissements Ferrand & Renaud, Grands Moulins de Bellevue à St-Just, Marseille, France.René Robin & Fils, 5, rue Jean Soulèa, Nogent-sur-Marne, (Seine).Zéph.Hébert, président de la maison Laporte, Hudon, Hébert, Ltée, 640 rue St-Paul Ouest, Montréal.REPRESENTANT DE VINS ET LIQUEURS MARBRES, PIERRES ET GRANITS J, R.B rossa rd, 9 07, rue Bleury, Montréal.Société Anonyme des Marbres, Pierres et Granits, 34, rue Drouot, Paris.PEIGNES ET MATIERES PLASTIQUES RESTAURATEUR Etablissements A.Feuillant Fils, Ezy (Eure) France.MATIERES COLORANTES •Joseph Kerliulu, 32, rue de la Fabrique.Québec.Société Anonyme des Matières Colorantes et Produits Chimiques, 69, rue de Miromesnil, Paris.PELLETERIES EN GROS RHUM A.Primot & Cie, 69, rue d’Hauteville, Paris, MEDECINS Ernest Lambert & Cie, Rhum St.James, 11, rue Neuve, Sainte-Catherine, Marseille.POMPES Dr Boulva, 824, rue Cherrier, Montréal.Dr Félix Lavagna, Directeur de l'Institut Ophtalmique, 6, Boulevard Prince-Pierre, Mo- RUBANS ET VELOURS Jonet & Cie, Raismes-les-Valenciennes (Nord).J.-B.David, St-Etienne, (Loire).Giron Frère, 4, rue de la Richelandière, St-Etienne, (Loire).MEGISSERIES et CHAMOISERIES POTASSES Société Commerciale des Potasses d'Alsace Mulhouse.A.Mercier, Chalet La Galucière, Gorges (Loire-Inf.) SAVON DE MARSEILLE MINOTERIES (outillage pour) PRODUITS CHIMIQUES (FABRICANTS DE) Ferrier et Cie.seille.Savonneries et Huileries du "Naturel", 76, rue Sainte, Marseille.Société Anonyme des Savonneries de la Grappe, 118 à 130, Grand Chemin de Toulon, Marseille.La Grande Savonnerie, Mar- Etablissements Tripette & Renaud Fils, 57 rue Jean-Jacques Rousseau, Paris.Compagnie de Produits Chimiques et Electrométallurgiques A lais, Froges et Camargue, 23 rue Balzac, Paris.Compagnie Générale des Produits Chimiques du Midi.51, rue St-Ferréol, Marseille.Société Anonyme des Matières colorantes et Produits Chimiques de St-Denis, 69, rue de Miromesniî, Paris.Société des Usines Chimiques Rhôni au capital de Frs.75.000,000 —- Siège social : 21, rue Jean Gougeon, Paris.(Sème).MINOTERIES & SEMOULERIES A.Becker, Moulins de la Ganzau, Strasbourg — Neuhof.Grands Moulins de Paris, 3 Blvd de la Liberté, Marseille, France.SEMOULERIES ¦Poulenc Minoterie et Semoulerie Réunies, (L.Bour-rageas et Cie), 11, rue Montgrand, Marseille.Félix de Chomel, 3, rue Lafayette, Marseille, France.Etablissements Ferrand & Renaud, Grands Moulins de Bellevue à.St-Just, Marseille, France.Cie Franco Algérienne de Semoulerie, 2, rue Papère, Marseille, France.MUSIQUE Ed.Archambault, Enrg., 500, Rue Ste-Catherine Est, Montréal.PRODUITS FORESTIERS NEGOCIANT EN VINS EXPORTATEUR Robert Bury & Co.(Canada), Ltd., King & Sudbury Streets, Toronto 3.Paradis & Sons.Ltd., Sun Life Bldg., Montréal.J.Thorln, Pontanevaux, (Saône & Loire), France.OCRES PROFESSEURS SOIERIES E.Léopold Anselme, 6, Avenue Victor-Hugo, Apt.(Vaucluse).Lucien Favreau, Ecole des Hautes Etudes Commerciales, 535, Avenue Viger, Montréal.,T.M Gauvrenu, Directeur de l’Ecole du Meuble.2020, rue Kimberley, Montréal.Henri Laureys, Directeur de l'Ecole des Hautes Etudes Commerciales.535, Avenue Viger, Montréal.Gérard Parizeau, 5219, Avenue Brillon, Montréal.Paul Riou, Docteur ès Sciences Physiques, 535, Avenue Viger, Montréal.François Vézina, 535, Avenue Viger, Montréal.E.Anselme et Cie, 2, rue Puits Caillot, Lyon.Bianchinl Ferler, rue Vaucanson, Croix-Rousse, Lyon ; 42, rue de la Boetie, Paris; 600, New Birks Bldg., Montréal.G -L Permezel & Cie, 79, Cours Vitton, Lyon.ORFEVRES Charles Favier et Cie, 1, Avenue de la Bibliothèque, Lyon.Mémery & Hours, orfèvrerie d'églises, 25 Chemin de Choulans, Lyon.Soeiété Générale de Coutellerie et d'Orfèvrerie, 31, rue Pastourelle, Paris.Villard et Fabre, orfèvrerie d'église, 17 rue Barrême, Lyon.STATUES RELIGIEUSES ET PROFANES Soeiété Anonyme des Etablissements Métallurgiques A, Du renne, 26, rue du Faubourg Poissonnière, Paris. 28 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA Septembre - Octobre 1937 TEINTURERIE, POUR FOURRURES VETEMENTS ECCLESIASTIQUES VINS DE CHAMPAGNE C.et E.Chapal Frère & Cle, 9, rue Kléber, Montreuil-sous-Bois (Seine).Etablissements Brochet, 56, rue d’Antrain, Rennes.Champagne Heidsieck & Co., Monopole S.A., Reims (Marne).Champagne Ernest Irroy, 13, Rue de la Justice, Reims (Marne).TISSUS POUR AMEUBLEMENT VINS D’ALGERIE KunkeLinnnn & Cie, Stë-Anonyme, Reims (Marne).Lanson Père & Fils, Reims (Marne).Veuve Clicquot-Ponsardln, Bertrand de Mun ert Cie, Successeurs, Reims (Marne).Tassinari & Cliatel, 82, Rue des Petits Champs, Paris.Frédéric Lung, Successeur de la firme Lung Frère, Alger, Royal et Imperial Kebir.TRESSES ET LACETS VINS APERITIFS Pol Roger & Cie, Epernay, (Marne).Cousin Frères, Werwick-Sud (Nord).Amer Picon, 5, rue Serr, Bordeaux.Cazalis & Prats, vermouth.Cette.(Hérault).Dubonnet, Société Anonyme, 7, rue Mornay, Paris.J.et S.Violet Frères, fabricants du "Byrrh” à Thuir (P.O.) Noilly, Pratt & Cie, vermouth, Marseille.Krug & Cie, Reims, (Marne).Moët & Cliandon, Epernay, ,Marne).S.A.Champagne Pommery & Greno, Reims; (Marne).Société Vinicole de Champagne, G.H.Mumm & Cie, Reims.Louis Roederer, Reims (Marne).TUBES EN FEB Société Française pour la Fabrication
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