Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada, 1 janvier 1929, Juillet
; Juillet 1929 BULLETIN MENSUEL No 421 de Commerce Française de Montréal Chambre ( (A Si c 761, rue Ste-Catherine Ouest, Montréal Téléphone: HArbour 4049 r : : 43ème : : M A IX F ANNEE A Ssr - Adresse Télégraphique : “Gallia” Montréal Toutes les lettres et communications doivent être adressées à la Chambre de Commerce Française de Montréal.SOMMAIRE AVIS A NOS CORRESPONDANTS.Séance de la Chambre du Mercredi 19 Juin 1929.Mise au point.Douane Canadienne: Importation des ganfs de caoutchouc.— Tarif des douanes.Réunion Gastronomique.Le Téléphone au Canada.Académie Commerciale pour les Etudiants Etrangers.Situation Vinicole en Algérie.Propositions d’affaires.CONSEIL D’ADMINISTRATION — Année 1929.Secrétaire: M.CH.MONTESTRUC, Directeur, Service Français, Pitman Tours, Limitée.Conseil d'arbitrage: MM.Quedrue, de Passillé, Nougier, Chartcn, Louis, Baisez, E.Mériot, Marchand, Montestruc, Saint-Loup, Bernard, de Roussy de Sales.Président : M.MAURICE-J.QUEDRUE, Conseiller du Commerce Extérieur de la France, Directeur de la Cie Aérienne Franco-Canadienne.Secrétaire-Ad joint : M.LOUIS BAISEZ, Représentant-Importateur.Avocat-Conseil: Me PAUL LACC'STE, C.R., de l’étude légale Lacoste et Lacoste, 221, O., rue St-Jacques, Montréal.Vice-Présidents: M.H.B.de PASSIBLE, Importateur.Trésorier: M.DANIEL BONNARD, représentant de la maison V.Racine & Cie.Notaire.M.J.A.CLAVEL, 4, rue Notre-Dame Est, Montréal.Conseillers: MM.Louis, Tarut, E.Mériot, Bonnard, Besnard, St-Loup, Marchand, de Roussy de Sales.Membres Correspondants: REGINA, Sash.M.S.-N.JEAN, Agent Consulaire de France.M.MARCEL NOUGIER, Directeur de l’Union Commerciale France^Canada J.I.Eddé.NORTH SYDNEY, N.S.M.E.LACROIX, Agent Consulaire de France.HALIFAX, N.S.M.A.-S.LANFRANCHI, Agent Consulaire de France.Membre délégué le la Chambre de Commerce Française de Montréal, en France: M.C.-A.CHOUILLOU, Ancien Président de la Chambre de Commerce Française de Montréal, Conseiller du Commerce Extérieur de la France, 24, rue de Milan, Paris.% ¦ CIE AÉRIENNE FRANCO-CANADIENNE M.J.QUEDRUE PHOTOGRAPHIE, TOPOGRAPHIE, CARTOGRAPHIE Représentant de l’Office Général de l’Air au Canada Représentant du Comité Central Armateurs de France Commissaire d’Avaries de La Foncière Transport Représentant de L’Est Asiatique Français et 1 TOUS TRAVAUX AERIENS 266, RUE SAINT - JACQUES MONTREAL 266, RUE SAINT-JACQUES MONTREAL Téléphone : H Arbour 8160 et 8169 I Tél.: HArbour 8160 - 8169 - Adresse Câble: “KERDRUC" Dir.commercial: M.J.Quedrue - Dir.technique: G.Ravît Thos.TRAPP & Sons Ltd m AGENTS FOR THE Canadian Pacific Railway Company THRO’ BILLS OF LADING TO BANQUE PROVINCIALE CANADA AND UNITED STATES.For Rates and Information of any Nature DU CANADA 41, Quai des Chartrons Apply to Incorporée par Acte du Parlement en juillet 1900 Telegrams: "Trapp" Codes: A.B.C.4th, 5th, 6th & Scott BORDEAUX, France.SIEGE SOCIAL _ MONTREAL, Can.$ 5,000,000.00 S 5,865,000.00 $55,865,000.00 Capital autorisé.Capital payé et Surplus.Actif total (au 30 nov.1928) Président du Conseil d’Administration L’HON.SIR HORMISDAS LAPORTE J.M.CURRIE & CO.1er Vice-président M.TANCREDE BIENVENU HAVRE 2, rue Pleuvry.PARIS MARSEILLE 10, rue Auber.50, rue Fauchier 36, rue d’Hauteville.2e Vice-président M.S.-J.-B.ROLLAND Président du Bureau des Commissaires-Censeurs L’HON.N.PERODEAU Agents du CANADIAN PACIFIC Vice-Président du Bureau des Commissaires-Censeurs L’HON.E.-L.PATENAUDE CHARLES-A.ROY Service direct Franco-Canadien Havre-Canada.Passages, Fret, Assurance, Aviation.Gérant général Il n’y a en France qu’un seul organe de documentation et d’informations internationales concernant le Bois, toutes ses industries, tous ses dérivés: LACOSTE & LACOSTE (Hon.Sir Alexandre Lacoste) AVOCATS LA REVUE INDUSTRIELLE DU BOIS ET DE L'AMEUBLEMENT Paul Lacoste, C.R.Alexandre Lacoste, C.R.Eph.Leboeuf, Geo.Laurence Edifice Banque Provinciale 221 O., rue St-Jacques, Montréal (Canada) Adresse Télégraphique “ETSOCAL” Téléphone: LAncaster 7277 2, rue Grillon, Paris, IVème.Paraît le 15 de chaque mois.Abonnement: 25 francs fr.par an pour le Canada. 1 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE DE MONTREAL JUILLET 1929 Pour réussir au Canada Il faut de la publicité.C’est là ce qui fait le succès des nombreux produits améri-Im I"nï\Y-\ calns 9U1 se sont créé des af-Ul [/Ay JlJfaires très profitables dans ce Paya- Pour plans et devis estimatifs, s’adresser à l’Agence de iîfcl NOUVEAUX MARCHES m m « t & ; : iiyMl rrrrrti r l^îï T r,,\ r PUBLICITE DESBARATS r.- mmmmm : Limitée EDIFICE DESBARATS, MONTREAL, Canada fgsj"â Traitez directement avec la France — BOUCHER les maisons d’affaires avec de nouveaux clients, est un service que nous sommes souvent en état de rendre à nos amis.[S BANQUE CANADIENNE NATIONALE Siège social: Montréal Capital versé et réserve, $11,000,000 Actif: plus de $150,000,000 FILIALE A PARIS Banque Canadienne Nationale (France) 14, RUE AUBER Notre personnel est à vos ordres.La Banque Royale du Canada I : :L Psra" / !l*fi It I ¦ A " i m ( Messageries Maritimes i SERVICES CONTRACTUELS DEPARTS A .DATES FTXES DE MARSEILLE POUR LE PORTUGAL — L’ITALIE — LA GRECE _ LA TURQUIE — L’EGYPTE — LA SYRIE — L’ARABIE — LES INDES — L’INDO-CHINE — LA CHINE — LE JAPON _ LA COTE ORIENTALE D’AFRIQUE — MADAGASCAR _ L’AFRIQUE DU SUD — LA REUNION — MAURICE — L’AUSTRALIE _ LES ETABLISSEMENTS FRANÇAIS DE L’OCEANIE _ LA NOUVELLE-ZELANDE — LA NOUVELLE-CALEDONIE.< L'r IM mm LIGNES COMMERCIALES SERVICES RÉGULIERS AU DEPART d Anvers, de Londres, de Dunkerque, du Hâvre, de la Palice, de Bordeaux, de Marseille.POUR LA MEDITERRANEE, I/INDE.L’INDO-CHINE et L EXTREME-ORIENT VOYAGES CIRCULAIRES EN MEDITERRANEE par les paquebots de luxe “CHAMPOLLION”, MARIETTE-PACHA”, “LOTUS”, “LAMARTINE, “PIERRE-LOTI” VOYAGES AUTOUR DU MONDE ITINERAIRE : Marseille—Port Saïd—Suez—Djibouti—Colombo—Fremantl Sydney—Nouméa—Suva—Papeete—Panama—Colon—Fort de France — Pointe à Pitre — Marseille.•Melbounv CONSIGNATION.— TRANSIT — REPRESENTATION POUR TOUS RENSEIGNEMENTS.S'ADRESSER A : PARIS, Siège Social, 12, Boulevard de la Madeleine — MARSEILLE, Agence Générale 3, Place Sadi-Carnot.Les Messageries Maritimes sont en outre représentées dans tous les ports desservis par leurs navires ainsi que dans les principales villes de France et de l’Etranger par des Agents et Correspondants.X JUILLET 1929 BULLETIN MENSUEL 2 ' n BULLETIN MENSUEL DE LA CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE DE MONTREAL SOMMAIRE AVIS A NOS CORRESPONDANTS.—• Séance de la Chambre du Mercredi 19 Juin 1929.— Mise au point.¦— Douane Canadienne : Importation des gants de caoutchouc.- Tarif des douanes.— Réunion Gastronomique.— Le Téléphone au Canada.— Académie Commerciale pour les Etudiants Etrangers.— Situation Vinicole en Algérie.— Propositions d’affaires.c dants Avis a nos X orrespon Lorsque paraîtra ce Bulletin, la Chambre de Commerce Française de Montréal sera installée dans ses nouveaux bureaux au No 761, rue Ste Catherine Ouest, et nous prions tous nos correspondants de vouloir bien prendre note de notre nouvelle adresse.Notre Chambre se trouvera ainsi au centre du quartier des affaires, à proximité des grands magasins et du Consulat Général de France.Notre local comprendra les bureaux du secrétariat, une salle d’assemblée et, de plus, une grande salle d’exposition que nous mettrons à la disposition des commerçants et industriels français désireux de faire connaître leurs produits au Canada.Nous sommes heureux d’avoir pu réaliser ce projet que nous avions formé depuis longtemps, et nous ne doutons pas que nos compatriotes vont saisir les précieux avantages que leur offre ce local d’exposition.Nous nous mettons à la disposition des intéressés pour leur fournir tous les détails d’espace, de prix, etc.dont ils auront besoin. s CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE DE MONTREAL JUILLET 1929 d’importateurs pour : verrerie, principalement go-beleterie ; huiles d’olive ; vins ; lichen carraghen ; acier poli.; : t Les quatre candidatures suivantes de membres adhérents ont été acceptées à l’unanimité: Monsieur William St-Pierre (tailleur pour dames) 566, rue Ste-Catherine ouest, Montréal.Monsieur Claude Beaujard (chef de cuisine) King Edward Hotel à Toronto.Les Etablissements Lucien Serre & Cie (imprimerie, publicité, affichage) 17, rue du Terrage à Paris.u mercredi Séance de la cliambre d 19 juin 1929 Etaient présents : MM.M.J.Quedrue, président ; Marcel Nou-gier et H.B.de Passillé, vice-président; Henri Jonas, Henri Lecocq, E.Saint-Loup, A.Ta rut, Lucien Besnard, B.de Roussy de Sales, M.Necker et Ch.Montestruc, secrétaire.MM.E.Carteron, consul général de France, et P.Leblanc, secrétaire de l’Attaché Commercial, assistaient à la réunion.MM.J.M.Diet, absent de Montréal, G.P.Vi-nant et Pierre Charton retenus à leur bureau s’étalent excusés de ne pouvoir assister à la réunion.MM.Marcel Louis et Daniel Bonnard actuellement en voyage d’affaires à Toronto s’excusent par télégramme et ils ont le plaisir de présenter comme membre adhérent la candidature de Monsieur Claude Beaujard, chef de cuisine au King Edward Hotel de Toronto.G.Leroy (fabricant de perles imitation) 197, Avenue du Général Michel-Bizot, Paris.Plusieurs copies du bail pour la location d’un étage pour y transporter le siège de notre Chambre dans l’immeuble de la Banque Canadienne Nationale sont distribuées aux membres qui en prennent connaissance.Monsieur Quedrue est autorisé par un vote à l’unanimité à signer ce bail, après avoir fait accepter deux légères corrections.Monsieur le Consul général a fixé notre prochain dîner-causerie au 25 juin à 7h.30 à l’hôtel Mont-Royal ; ce sera l’inauguration des dîners de la bonne cuisine française ; de son côté il invite des personnalités canadiennes importantes et il espère que les membres y assisteront nombreux.Monsieur Bernard de Roussy de Sales remercie sincèrement les membres de leur témoignage de sympathies à l’occasion de la mort de son beau-frère.Le président est heureux de saluer au nom de ses collègues Monsieur Henri Lecocq récemmjent élu membre actif de notre Compagnie qui assiste pour la première fois à nos réunions et il espère le voir assidûment à nos assemblées.Monsieur Lecocq regrette d’avoir un si mauvais début car il doit partir prochainement pour la France en voyage d’affaires mais il promet à son retour d’assister à nos séances le plus souvent possible.L’ordre du jour étant épuisé la séance est levée à 5 heures 45.Le secrétaire donne lecture du procès-verbal de la dernière séance : avant l’acceptation de ce dernier des discussions sont engagées par Monsieur Marcel Nougier secondé par Monsieur Lucien Bes-nard au sujet des démarches faites pour obtenir un tarif réduit pour les câbles “night letters’’ entre le Canada et la France.Monsieur Quedrue confirme que les réclamations à ce sujet ont été transmises à la Compagnie Française des câbles télégraphiques.De plus, suivant le voeu de Monsieur Nougier, unanimement accepté par l’assemblée, cette requête sera transmise à Monsieur le Consul Général avec prière de vouloir bien la faire parvenir en France aux Ministères intéressés, ce qui ne peut qu’aider grandement à la solution favorable de cette question.Après cette résolution le procès-verbal est adop- Aiuse au point Rompant avec les traditions de courtoisie ayant toujours existé entre les deux institutions, la CHAMjBRE de COMMERCE du DISTRICT de MONTREAL a publié, à notre très grande surprise, dans son numéro de février 1929, page 14, un article non signé, mais dont le style découvre l’homme, et que nous avons considéré comme injurieux et diffamatoire pour la CHAMBRE de COMMERCE FRANÇAISE de MONTREAL, seul groupement local de commerçants français.Nous avons aussitôt attiré l’attention de M.le président de la CHAMBRE de COMMERCE du DISTRICT sur cet article, le priant amicalement de faire publier une rectification.Après avoir insisté à plusieurs reprises, nous lisons enfin dans le Bulletin de Mai de la dite Chambre, et sous le titre : “RAPPORT APPROU- té.STATISTIQUES: Lettres reçues depuis le 21 mai, 74; lettres expédiées, 179; renseignements de notoriété, 3 ; demande d’emploi, 1.On nous a demandé des adresses d’agents ou % BULLETIN MENSUEL JUILLET 1929 4 VE PAR LE CONSEIL DE LA CHAMBRE le 24 AVRIL 1929” une “Note Explicative” qui n’explique rien et ne nous satisfait pas.Il nous faut donc reproduire, ici, l’article publié dans le Bulletin de la CHAMBRE du DISTRICT de MONTREAL, pour le porter à la connaissance des membres de notre Chambre, commerçants de FRANCE, si étonnamment jugés.tre défiant, grossier et insultant avec ceux des nôtres qui se hasardent à entrer en relations d’affaires avec eux.Il y a plus.Des Français s’amènent ici avec leurs ballots.Ils vont dans les bureaux offrir leur marchandise, mais ne manquent jamais de critiquer la nôtre ou les nôtres.Ils sont tellement imbus de leur petite personne qu’ils croient de bon aloi de nous donner des conseils pour diriger nos affaires ou pour essayer de nous faire croire à leur supériorité.Il en est d’autres qui voudront nous représenter en France, soit pour la vente de nos marchandises ou pour l’achat de la leur.Sans s’inquiéter le moins du monde que nous avons des intérêts à sauvegarder, des conditions à établir, ils nous feront tenir, les naïfs un contrat d’une longueur infinie et d’un charabia où il n’y a de compréhensible que le monsieur ne pense qu’à lui et que l’autre partie contractante ne compte pas du tout.Ça n’est pas tout.Un autre veut bien faire des affaires au Canada, mais à la condition qu’on paie ses échantillons, qu’on fasse tous les déboursés de publicité et qu’on lui laisse le soin d’éterniser le règlement.Que d’autres exemples nous pourrions fournir pour appuyer ce que nous disons plus haut.Le patriotisme se répercute même dans les affaires, et les Canadiens de langue française aiment autant les produits que les institutions de France.Mais faut-il encore que les commerçants y mettent mutuellement du leur pour arriver à s’entendre sur les meilleurs moyens d’établir des relations d’affaires durables.La Chambre de Commerce de Montréal serait trop heureuse d’aider à atteindre ce but, pourvu que son action ne soit pas entravée par certains individus qui nous viennent de France.Elle possède la fiche de solvabilité, de sérieux en affaires de tous les commerçants canadiens.Elle n’a jamais eu pour but, durant les quarante-trois ans de son existence, de servir les intérêts particuliers des membres de son bureau de direction au détriment des autres commerçants.Elle a servi de trait d’union entre la Belgique et le Canada, à la demande toujours heureusement reçue de M.Remès, le Consul général.Elle peut faire de même pour les Français.Quoique notre Chambre ait été totalement ignorée par le dernier consul général de France et le personnel de consulat, nous n’avons pas moins continué notre politique de nouer des relations commerciales avec son pays.Elle a été entravée plus souvent que efforts le méritaient.Pour conclure, nous dirons aux commerçants français que s’ils rencontrent des déboires au Canada, ils n’ont qu’à s’en prendre à eux et à certains de leurs compatriotes qui viennent chez nous.Le Canadien de langue française vaut aisément l’homme d’affaires français et il a cette délicatesse, que “LA FRANCE ET NOUS” “Il arrive assez souvent que dans le courrier de France, un correspondant nous demande la raison de la difficulté que rencontrent les commerçants français à écouler leurs produits chez nous, soit directement ou par l’appoint d’un représentant quelconque.Encore ces jours-ci, on se plaignait de ce qu’on avait transigé avec une firme qui, dans Tinterval'le, a fait faillite et la consignation française avait passé avec le reste dans la débâcle.Les raisons de ces difficultés sont multiples et d’ordre commercial et social.Il est indiscutable que les marchandises françaises deviennent de plus en plus populaires.Les voyages en Europe et la fortune aidant, les nôtres apprécient l’art français en tout et pour peu qu’il y ait du stimulant, les produits de France seraient de jour en jour à la hausse.Mais voilà ! Les commerçants de tous les pays du monde, excepté ceux de France, ont compris que s’ils veulent faire des affaires en Amérique et au Canada en particulier, ils devaient se plier aux us et coutumes du pays avec lequel ils veulent transiger.Ils ont aussi compris que l’homme d’affaires canadien, en général, est aussi honnête et qu’il est aussi apte à saisir les fluctuations du marché que son confrère européen.En France, c’est différent.Les coutumes moyen-âgeuses, la routine non moins arriérée, le “red tape”, et cette détestable habitude de croire que le commerçant canadien est un ignorant, font que les nôtres ne se soucient pas de perdre leur temps dans des correspondances interminables pour mettre les choses au point.Il existe à Montréal une association de Français qui se donne pour mission de diriger leurs compatriotes, les commerçants de France.Or, après que les têtes dirigeantes de cette organisation ont écume le meilleur de ce qui est offert, on essaie ensuite de passer le reste aux Canadiens et, pour atteindre ce but, et pour laisser croire en France que cette officine peut rendre des services, on distribue les, offres au petit bonheur sans s’enquérir de la solvabilité ou du sérieux de la firme canadienne.Si des difficultés surgissent, si on a été floué, alors cuse nos institutions canadiennes de malhonnêteté et d’imprévoyance en affaires.Ensuite, on se mon- son nos on ac- CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE DE MONTREAL 5 JUILLET 1929 t t I X X X : X X i L K k.rA X X i Parce qu’y^H est pure/ X X I i I x i ï 9){M i x x i x I i x i: i x X I X X k 1 x I i ï î i X X X Old Stock Al X i i i: x ï i Mûrie à Point i % # i î I i: I Qualité/ A Prime par la Force et ! p Al* i i: I i: 4 X nous ne rencontrons pas toujours chez le dernier, de savoir garder ses impressions surtout si elles sont désobligeantes.Nous leur offrons, GRATUITEMENT, 'les services de notre Chambre de merce et les assurons à l’avance que nous ne leur fournirons que des renseignements de tout premier ordre." “BULLETIN’’ de la Chambre, a l’honneur de recommander la note explicative suivante : La Chambre de commerce française a attiré notre attention sur l’article intitulé “LA FRANCE ET NOUS”.La Chambre de commerce de Montréal ayant toujours eu à cœur de promouvoir les meilleurs intérêts commerciaux entre la France et le Canada, ne voudrait pas qu’il soit entendu que la France, ses commerçants ou les organisations de bonne foi ont été visés par cet article qui a paru dans l’édition de février du “Bulletin”.L’auteur a plutôt voulu faire comprendre que des individus, par leurs agissements, peuvent ser un mal irréparable, peut-être, au travail consciencieux que nous faisons et offrons de faire pour nouer des relations durables avec la France.Le Président, (Signé) C.E.GRAVEL com- Nous reproduisons maintenant le “RAPPORT APPROUVE PAR LE CONSEIL DE LA CHAMBRE DE COMMERCE DU DISTRICT’’ publié dans le numéro de mai 1929 du Bulletin de cette Chambre: “RAPPORT” cau- Approuvé par le Conseil de la Chambre, le 24 avril 1929 Le Comité spécialement nommé pour s’occuper d’un article qui a paru dans l’édition de février du JUILLET 1929 BULLETIN MENSUEL 6 Ministère des Terres et Forêts Province de Québec 15,000,000 c.v.1,000,000 c.v.122,674,265 acres 50,860,160 “ 71,462,400 “ Puissance utilisable des chutes d’eau.utilisée Forêts de la Couronne (aire affermées.non affermées.Valeur sur pied des bois de commerce, plus de $1,000,000,000 plus de 35,000,000,000 pieds cubes Volume “ Nombre des scieries (approximatif) .Nombre d’usines à pulpe et à papier.Capitaux engagés dans l’industrie de la pulpe et du papier $254,360,201 2,000 50 .59,218,578 .80,000,000 Valeur de la pulpe produite.Valeur du papier produit (approximative).Pour détails supplémentaires, s’adresser à: L’HONORABLE HONORE MERCIER, MINISTRE Département des Terres et Forêts QUEBEC » CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE DE MONTREAL JUILLET 1929 7 Nous sommes surpris des termes, sans aucun doute intentionnellement vagues et inopérants de ce rapport, et nous nous voyons dans l’obligation de commenter l’incident.Il est clair que la France, ses commerçants, et les organisations françaises locales sont visés par l’article “LA FRANCE ET NOUS”.Le correctif “de bonne foi” mentionné dans le “Rapport” établit une distinction plutôt aggravante, puisque la Chambre de Commerce Française est le seul groupement commercial français au CANADA : Est-ce elle qui est une “officine” et dont les têtes dirigeantes sont des “écumeurs”?Nous rappellerons à l’auteur de l’article que les commerçants de FRANCE qui, à l’encontre de ceux de “tous les pays du monde”, n’ont pas compris comment faire des affaires au CANADA, ces commerçants du pays de FRANÇE où fleurissent “les coutumes moyennageuses” “la routine non moins arriérée” “le red-tape” ont tout de même réussi l’an dernier à arriver au troisième rang pour les importations de leurs produits au CANADA, après l’ANGjLETERRE et les ETATS-UNIS.L’auteur de “LA FRANCE ET NOUS” n’épargne même pas le représentant de la FRANCE au CANADA, et il s’attaque bravement à celui qui a définitivement quitté le pays.Nous croyons fermement que nos amis de la Chambre du District seraient navrés de laisser croire que l’auteur de l’article “LA FRANCE ET NOUS” est leur porte-parole ; nous étions en droit d’espérer qu’ils le déclareraient spontanément et énergiquement : ils ne l’ont pas fait.Nous donc obligés de relever nous-mêmes les élucubrations et le “charabia” de l’auteur de “LA FRANCE ET NOUS”.Le marquage de ces gants devra, conformément aux règlements actuellement en vigueur, être effectué “en anglais ou en français, dans un endroit bien en vue qui ne sera pas recouvert ou obscurci par des étiquettes ou dispositifs subséquents” et par l’un des procédés suivants: marque aussi indélébile et permanente que possible, timbrage, marques au fer chaud ou étiquettes.TARIF DES DOUANES Dans une note complétant le memorandum No 188 publié par le Ministère des Douanes d’Ottawa quelques modifications ont été apportées à celles du 2 mars 1929 au tarif des douanes du Dominion.Nous donnons ci-dessous le texte des nouveaux articles : > Les articles 445 et 695b subissent des modifications de texte.Les articles 632c et 682b .porteront désormais les numéros 682b (ancien 632c) et 682c (ancien 682b).TEXTE DES NOUVEAUX ARTICLES Tarif Tari| préférentiel intermédiaire Tarif général ARTICLE 445 — Faucheuses, moissonneuses, lieuses avec ou sans appareils à lier, appareils à lier, moissonneuses binées avec des séparateurs de machines à battre y compris leur puissance motrice et les parties complètes de ces machines com- .En franchise 6% 6% sommes ARTICLE 695b — Dessins et croquis de vêtements, ou de chaussures, mais non compris les patrons, lorsqu’importés e n un seul exemplaire par les fabricants de vêtements ou de chaussures C’est pourquoi nous exposons ici les faits aux commerçants français et les portons à la connaissance de Monsieur le Ministre du Commerce de la République Française.Enfranchise Enfranchise Enfranchise Douane canadi îenne Réunion gastronomique IMPORTATION DES GANTS DE CAOUTCHOUC Le Ministère des Douanes du Dominion fait connaître par le memorandum No 9A.supplément 7, du 26 juin 1929, l’obligation d’indiquer désormais leur pays d’origine sur les “gants de caoutchouc” importés au Canada.Cette mesure est applicable rétroactivement aux importations de gants de caoutchouc effectuées depuis le 1er juin 1929.nous * Sous l’impulsion de notre si dévoué Consul Général, Monsieur E.Carteron, nos dîners-causerie alterneront avec les dîners de la bonne cuisine française.Nos grands hôtels ont bien des chefs français mais malheureusement ils sont trop souvent obligés de s’adapter aux goûts de la clientèle américaine.% JUILLET 1929 BULLETIN MENSUEL 8 chewan ; 138 réseaux appartiennent aux municipalités dont 123 situés dans l’Ontario.Les réseaux appartenant à des compagnies à fonds social sont nombre de 496.Le nombre des réseaux tend à diminuer grâce à l’absorption des petits réseaux par les Compagnies plus puissantes et tout naturellement on constate une augmentation dans le capital investi.Ainsi en 1927 le capital placé sur tous les réseaux téléphoniques s’élevait à $76,460,540 et les revenus découlant de cette source étaient de $56,907,338.En réclamant uniquement de la cuisine française et en constituant un jury gastronomique, nous attirerons l’attention sur l’excellence incontestable de la cuisine française et nous ferons ainsi oeuvre patriotique.La première réunion gastronomique sous les auspices de la Chambre de Commerce Française au Canada a eu lieu le 25 juin à l’hôtel Mont-Royal.Le nombre de nos membres qui y assistaient ainsi que la qualité de nos invités ont fait de cette îéu-nion un vrai succès, qui a été abondamment et favorablement commenté dans toute la presse locale.Le chef Charles-Emile Thomas a fort bien compris le sens de notre réunion ainsi qu’en témoignait le menu.D’ailleurs les mérites de chaque plat ont été discutés et notés soigneusement pour permettre la comparaison lors des réunions futures.Nous devons, d’ores et déjà, féliciter le chef Thomas pour l’excellent dîner qu’il a présenté à la réunion des gastronomes.au
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