Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada, 1 janvier 1926, Septembre
Bibliothèque et Archives nationales EJ EJ EJ EJ Québec Bulletin Mensuel de la Chambre de Commerce Française de Montréal Pages 1 à 2 manquantes ¦ Septembre 1926 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE DE MONTREAL 3 BULLETIN MENSUEL DE LA CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE DE MONTREAL SOMMAIRE Les sociétés à responsabilité limitée au Canada.— Progrès de l'aviation.— L’industrie tinctoriale au Canada.— Entreprises minières et placements.— Le radio au Canada.— Développement hydro électrique dans la province de Québec.— Situation vinicole en Algérie.— Bourse de Montréal.—-Propositions d’affaires.La Chambre n'eut pas responsable collectivement des opinions émises dans les articles de ses collaborateurs.Les Sociétés à responsabilité limitée au Canada est de $400, plus S0.20 par $1,000 ou partie de $1,000 excédant $500,000.Dans la province de Québec, ce droit est de 40 dollars pour un capital n’excédant pas 20 mille dollars, et, pour un capital compris entre Les formalités nécessaires à la constitution d'une société à responsabilité limitée, qui est la forme de société la plus pratique et de beaucoup la plus employée par le commerce, sont simples et expéditives.Les intéressés s’adressent à cet effet, soit au Secrétaire d’Etat à Ottawa, soit au Secrétaire provincial.Les intéressés reçoivent alors le texte de la loi (fédérale ou provinciale, suivant le cas) et des formules de déclarations à remplir concernant l’objet de la société, son nom, le montant de son capital, le nom des actionnaires, le nombre d’actions souscrites par chacun d’eux, etc.Après retour de ces pièces, dûment remplies aux autorités compétentes, celles-ci délivrent une “ charte d’incorporation ” avec autorisation à la société de commencer ses opérations.La responsabilité de chaque actionnaire est limitée à la part non versée des actions souscrites par lui.La législation fédérale et celle de la province de Québec exigent qu’un dixième au moins du capital souscrit soit versé.La société doit compter trois administrateurs pris parmi ses membres.C’est là une obligation de pure forme.Dans bien des cas, un ou deux de ces administrateurs sont de simples employés de l’affaire, propriétaires d’une seule action.Le droit à verser à l’Etat fédéral à l’occasion de 1 " incorporation ” est de cent dollars pour un capital n’excédant pas 50,000 dollars.Pour un capital compris entre $50,000 et $200,000, ce droit est de $100 plus SI-00 par $1,000 ou partie de $1,000 excédant $50,000 ; Pour un capital compris entre $200,000 et $500,000, droit fixe de $250.00 plus $0.50 par $1,000 ou partie de $1,000, excédant $200,000.autorisé est supérieur à un million de dollars, ce droit 820.000 et 850,000, il est de 8/5 50,000 et 100,000, il est de 100 100.000 et 150,000, il est de 150 150.000 et 200,000, il est de 200 200.000 et 300,000, il est de 250 300.000 et 400,000, il est de 300 400.000 et 500,000, il est de 350 500.000 et 600,000, il est de 375 600.000 et 700,000, il est de 400 700.000 et 800,000, il est de 425 800.000 et 900,000, il est de 450 900.000 et il est de 475 et pour un capital de 81,000,000 ce droit est de 8500, plus $100 par million ou partie de million additionnel.Si, comme ce sera le cas le plus fréquent, l’on a recours aux services d’un “ solicitor ” pour 1’ “ incorporation ” de la société, il faut naturellement ajouter ses honoraires qui sont généralement, bien qu’il n'existe à ce sujet aucune règle fixe, compris entre $100 et $500.Les impôts annuels à prévoir sont les suivants : IMPOT FEDERAL.—Le taux de l'impôt sur le revenu à verser à l’Etat fédéral par une société limitée est de 9% sur le montant des bénéfices nets de l’année précédente supérieurs à 2 mille dollars.En outre, la plupart des ventes commerciales sont frappées d’une taxe sur le chiffre d’affaires, dite “ taxe de vente ”, dont le taux est variable, mais qui ne dépasse jamais 5% du montant de la vente.IMPOTS PROVINCIAUX.—La nature et le taux de ces impôts varient suivant les provinces.Ceux de la province de Québec sont les suivants : Quand enfin, le capital BULLETIN MENSUEL Septembre 1926 4 Taxe annuelle de un dixième de 1% du capital d’incendie et en facilitant de la sorte une prompte intervention pour les éteindre avant que les flammes ne se propagent, ont amené l’augmentation du nombre des machines en opération et.des territoires surveillés.Plus de forêts ont été survolées pour l’inventaire de leurs richesses ; des bases additionnelles ont été établies et du fait de l’expérience acquise peu à peu une grande efficacité a été obtenue, l’aviation comme moyen de protection des richesses forestières des provinces pour les générations futures devient plus apparente chaque année.Une autre utilité économique de ce service a été révélée dans les investigations faites pour compte du département de l’Agriculture contre l’expansion de la rouille du blé dans les Provinces des Prairies.Les aviateurs ont remarqué que les germes de rouille étaient dispersés dans les airs sur des distances considérables et si les suggestions faites sont adoptées, des informations complémentaires sur la dissémination des taches de rouille seront recherchées cette année et des expériences seront faites pour tenter de contrôler l’importance de cette maladie en saupoudrant les champs de blé avec du soufre.Ce travail peut être apprécié lorsque l’on considère les grosses pertes annuelles dues aux effets de la rouille dans l’Ouest canadien.Les aviateurs ont été chargés également d’enquêter sur l’importance du développement d’une maladie du pin blanc.D’autres ont coopéré largement avec le service des pêcheries sur la côte du Pacifique pour la protection des pêcheries de saumon.Un travail de grande valeur a été produit en photographies aériennes pour l’établissement des cartes du département topographique du Dominion.Le gouvernement de l’Ontario, appréciant les résultats acquis, a augmenté matériellement ses forces aériennes.Dans le Québec, il y a eu augmentation du nombre des envolées avec plus de support et d'intérêt de la part du gouvernement.Au Manitoba, de vastes étendues ont été placées sous le contrôle de la patrouille aérienne du feu et une nouvelle base établie l’année dernière.Dans la Colombie Britannique une saison exceptionnellement chargée en incendies a entraîné l’emploi de plus d’aéroplanes pour contrôler les feux et les combattre.De toutes parts, les services pratiques rendus par les avions sont appréciés à leur juste valeur.Si l’organisation de services réguliers d’aéroplanes pour le transport de la poste et de passagers paraît encore prématurée au Canada, il y a lieu de signaler néanmoins les services rendus par les avions reliant à la voie ferrée les nouvelles mines d’or du Québec dont le développement a été hâté de près de deux ans, du fait de l’existence de ce moyen de communication.De même, l’exploitation des mines d’or du Red Lake District a été très favorisée par la présence des aéroplanes employés dès les premiers jours de leur découverte.Nul doute que les conditions naturelles s’améliorant, et la population augmentant sans cesse, versé.Taxe de 30 dollars sur chaque bureau situé à Montréal ou à Québec et de 15 dollars sur les bureaux situés en d’autres lieux.IMPOTS MUNICIPAUX.—Ils varient suivant les villes.A Montréal, ils sont comme suit : Licence (patente).En général, les commerçants ne sont pas assujettis à un droit de patente.Il y a toutefois exception pour l’exercice de certains métiers ou commerces qui sont assujettis à un droit fixe de “ licence ” compris entre 5 et 1,000 dollars et variable suivant les métiers.Citons à titre d’exemple : les commissaires priseurs, les prêteurs sur gages, les agents d’immeuble, les hôteliers, les théâtres, les ménageries, etc.TAXE D’AFFAIRE : 8 1-2% de la valeur locative des locaux occupés.TAXE D’EAU : 6% de la valeur locative de ces La valeur de locaux.Lorsqu’une Société est propriétaire d’immeubles " elle doit en outre payer l'impôt foncier et les taxes scolaires au taux actuel de $2.59 1-2 par 100 dollars de la valeur imposable des terrains et bâtiments.Progrès de l’Aviation Le rapport sur l’aviation civile au Canada pour l’année 1925, publié par le département de la Défense Nationale, signale les progrès que le Dominion a faits et continue à faire dans l’utilisation de l’aéroplane pour divers objectifs d’intérêt public.Le Dominion avec ses grands espaces et ses grandes villes très éloignées les unes des autres, est le domaine de l’aéroplane, et l’entraînement de tant de jeunes canadiens dans l’aviation de l’armée Impériale pendant la guerre, a donné au Canada un personnel de valeur à utiliser : Il semble que l’on ait largement et sagement tiré parti de cet état de choses.Bien entendu, le développement de l’aviation au Canada a du tenir compte des conditions locales ; dans la plupart des autres contrées, l'effort principal s’est porté sur le transport de passagers, de marchandises ou de la poste ; cet objectif n’a été que secondaire au Canada et réservé à quelques rares cas d’urgence et à défaut d’autre moyen de transport.Les entreprises canadiennes ont eu plutôt pour objet le perfectionnement des méthodes d’observation en aéroplane.Il est significatif que des spécialistes viennent d’autres pays pour étudier cette branche de l’aviation au Canada, et le Colonel Ryder, du service Impérial, qui est arrivé récemment, a annoncé que le travail d’observation en avion au Canada était si avancé que le Dominion pourrait servir de modèle aux autres contrées à ce sujet.La surveillance des feux de forêts a été le premier objectif des services d’aviation au Canada ; les services rendus par les aviateurs en signalant les commencements CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE DE MONTREAL Septembre 1026 5 l’essor de l'aviation canadienne s’étendra dans la direction du transport de la poste et des passagers.En concluant, il est intéressant de noter que le Canada construit maintenant ses aéroplanes, d’un type considéré comme le meilleur pour les besoins canadiens.Comme tribut à la haute valeur de l’aviation canadienne, il est intéressant et agréable de noter qu’en 1925, il n’y a eu aucun accident de machines ayant entraîné de perte de vies.Charbon flambant 86.00 la tonne de 2,000 livres anglaises.Anthracite : grosseur œufs, 813.65 la tonne de 2,240 livres.Anthracite : grosseur noisettes, 813.65 la tonne de 2,240 livres.Ces prix sont des prix d’été, c’est-à-dire du mois d’avril au mois de septembre.De septembre à janvier les prix montent progressivement de quelques cents chaque mois pour atteindre une augmentation de 40 à 50 cents en janvier.L’inverse se produit ensuite pour revenir en avril au prix d’été.C’est un fait indiscutable que les prix de teinture sont beaucoup plus élevés ici que partout ailleurs, mais l’avantage obtenu par les canadiens en faisant teindre au Canada, consiste en une économie de temps.Notons en passant que le prix de traitement des tissus français est plus élevé que celui des tissus anglais qui ne nécessitent pas de grillage.Le temps nécessaire à la teinture en Europe, puis à l’expédition au Canada est au minimum de deux mois ; les conditions commerciales changeant quelquefois rapidement, il arrive que les tissus teints en Europe ne répondent plus, une fois livrés aux exigences du moment : d’où, au Canada, le recours fréquent au replongeage.Le désavantage d’un délai de deux mois pour obtenir des tissus d’Europe a amené les Canadiens à envisager la teinture au Canada même.Les teinturiers livrent les tissus finis en dix jours après la désignation de teinture.Il faut, il est vrai tenir compte du calme existant dans les affaires, qui exclut toute possibilité de retard.L’Industrie tinctoriale au Canada Avant 1914, l'industrie de la teinture se réduisait à quelques petites teintureries dépendant de tissages ou de filatures et traitant exclusivement les produits de l’usine.La plupart des teintureries de laine qui existent actuellement étaient déjà créées, mais avaient peu d'importance.Pendant la guerre, le Canada a dû se suffire à lui-même ; les seuls tissus importés provenaient d'Angleterre et étaient livrés en écru ; la demande était satisfaite presque entièrement par la production locale.Les teintureries prirent dès 1915 une rapide extension, la demande dépassait la production ; on chercha à produire la plus grande quantité possible dans le minimum de temps : la qualité s’en ressentit.Le prix n’avait alors qu’une importance secondaire ; la concurrence n’existait plus.Cette période d’activité favorisa le perfectionnement et le renouvellement complet de l’outillage ; et les manufacturiers acquirent de l’expérience.Mais, dès 1919 s’ouvrit avec la reprise des importations, la crise qui s’est accentuée depuis chaque année.Ces usines, équipées en vue d'une surproduction se trouvèrent manquer d'ouvrage ; de plus, elles eurent à fournir un gros effort pour abandonner les coûteuses méthodes de travail employées pendant la guerre.La crise de l’industrie textile canadienne se fait En été ce sont presque exclusivement les teintureries de soie et de coton qui travaillent ; ces deux branches font d’ailleurs les plus gros chiffres.Les principales teintureries se trouvent soit aux environs de Toronto, dans l'Ontario, soit aux environs de Montréal, dans la province de Québec.moins sentir dans l’industrie tinctoriale que dans les autres branches de l'industrie textile.La première est alimentée, en effet, par les écrus importés d’Angleterre, de France, de Belgique et d’Allemagne pour la laine, des Etats-Unis pour le coton, et du Japon, des Etats-Unis, de la France et de la Suisse pour la soie ; toutefois, les teintureries ne travaillent maintenant qu'à raison de 3 ou 4 jours (jours il est vrai de 9 à 10 heures) par semaine.La situation actuelle n’est pas très bonne ; les matières tinctoriales ne sont pas produites au Canada et leur prix de revient est très élevé, la main d’œuvre est chère; de plus en hiver, la température très rigoureuse, nécessite un chauffage plus dispendieux qu’en Europe.En effet, le charbon industriel revient à : Prix de gros pour charbons d’usine fournis à Mont- LISTE DES PRINCIPALES TEINTURERIES CANADIENNES.Traitement de la soie : Guaranty Silk Dyeing & Finishing Co.Ltd., Ste Catharines (Ontario), qui possède un capital investi de 65,000 dollars.Bruck Silks Mills Limited, Cowansville (Québec), capital de 200 à 300,000 dollars.Bureau à Montréal, 282 rue Ste-Catherine Ouest.Dominion Silk Dyeing & Finishing Co.Ltd., Drummondville (Québec), capital investi de plus de 1,000,000 de dollars.Dickinson's Dye Work Limited, 884 Dufferin street, Toronto (Ontario), possède un capital d'environ 50,000 dollars.réal : Septembre 1926 BULLETIN MENSUEL 6 TISSUS IMPORTES EN ECRU AU CANADA Traitement du coton : The Canadian Dyer’s Association Limited, Liberty street, Toronto (Ontario), possède un capital de 110,000 dollars.Hamilton Cotton Limited, 304, Mary street, Hamilton (Ontario), capital d’environ 75,000 dollars.Traitement de la laine : The British American Dyeing Co.Ltd., 787 Notre-Dame street West (Montréal), capital d’environ 75,000 dollars.Franco-Canadian Dyers Limited, St.Johns (Québec), capital de 500,000 dollars.Harron’s Dye Works, 874 Bathurt street, Toronto (Ontario), capital de 35,000 dollars.Middlesex Mills, 1127 Dundas street, London (Ontario), capital de 246,000 dollars.The Cobourg Dyeing Co., William street, Cobourg (Ontario).LAINE 1924 1925 4.444.700 1.949.069 46.837 16.543 1.276.041 705.527 21.297 12.810 yds.carrés Angleterre.5.505.973 2.323.011 2.844 1.283 2.083.438 1.234.391 12.251 13.571 $ Belgique yds.carrés , S yds.carrés France S Suisse yds.carrés yds.carrés Etats-Unis.65 $ 20 Total yds.carrés 5.788.875 2.683.949 7.604.577 3.572.176 $ COTON Angleterre.yds.5.399.880 602.025 4.501 2.497 10.533.423 1.515.722 15.937.804 2.419.944 5.404.667 632.854 2.650 1.075 9.856.544 1.072.698 15.265.790 1.707.241 Il existe 17 teintureries importantes au Canada.La liste précédente ne mentionne que les manufactures dont le crédit et le capital sont cotés par les agences.La plupart des teintureries de second ordre font surtout la bonneterie.La “ Franco-Canadien Dyers ” est spécialisée aux tissus de robe importés, et la “ Cobourg Dyeing Co.ne traite que les tissus anglais.LA LAINE.—La teinture de la laine est beaucoup moins perfectionnée que celles de la soie naturelle et artificielle et du coton ; toutefois on parle assez couramment de doubles teintures laine et soie, laine et soie artificielle, ou laine et coton, ou même de triples teintures ; ces dernières sont plutôt exceptionnelles.Les teintures en draperie font presque exclusivement le bleu marine, le noir et surtout cette année le brun marron.Les unis sont peu à la mode ; les tissés-teints sont les plus demandés.Les fils fantaisie employés dans la fabrication au Canada des tissés teints sont importés déjà teints et souvent retordus (ce détail s’applique principalement aux tissus pure laine).La teinture en fils est cependant très courante au Canada, et pratiquée selon les méthodes les plus modernes ; malheureusement on ne trouve que peu de spécialistes de ces travaux.Il n’existe pas de teintureries de fils à façon, les manufacturiers teignent généralement leurs fils pour leurs propres besoins, spécialement en bonneterie.En laine, comme d’ailleurs en coton et en soie, l’industrie de la teinture, au Canada traite plutôt les tissus écrus importés qui bénéficient d’une réduction de droits sur ceux des tissus teints.Comme en témoignent les relevés suivants, c’est la laine qui atteint la plus grosse valeur dans l’importation des tissus en écru ; toutefois, la quantité de coton importée est double de celle de la laine et c’est ce qui explique le nombre considérable de teintureries spécialisées dans cette branche de l'industrie textile.$ France .yds.$ Etats-Unis.yds.Total yds.$ SOIE Angleterre.France.Italie.Japon.Suisse.Etats-Unis.Total.5.212 32.736 3.895 664.277 95.777 7.847 809.744 1.296 65.294 1.074 346.103 161.422 397 575.586 LE COTON.—Les traitements du coton sont presque tous pratiqués au Canada, que ce soit le mercerisage, le blanchiment, la teinture ou l’impression.La grosse production de cotonnades consiste en ginghams et voiles, outre les calicots et les fantaisies coton et soie artificielle ou naturelle.Pour le blanchiment, les procédés employés au Canada sont ceux de fumigation sulfureuse et de peroxydation.Le procédé consistant dans l’emploi du soufre, dit “ Stove bleaching ” est généralement moins employé à cause de la teinte jaune qui persiste même après le lavage et les traitements alcalins.La méthode du blanchiment par le péroxyde est de plus en plus employée à cause du blanc obtenu qui est de qualité très supérieure.On emploie depuis peu ici un procédé permettant de donner aux tissus de coton, tels que les mousselines de coton mercerisé un toucher et une apparence laineuse.Le tissu préalablement humidifié est plongé dans bain d’acide sulfurique.L’action est d’autant plus nette que l’humidification a été plus prononcée.un CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE DE MONTREAL Septembre 1926 ont par suite une forte tendance à trouver le plus de défauts possible, et ils sont favorisés en cela par une lumière du jour très claire inconnue dans le nord de la France.Il existe également un procédé récent de teinture du coton en (il pour chaîne, déjà employé au Canada, qui consiste, au lieu de teindre en tubes ou en écheveaux, à faire passer dans un bain bouillant le fil à la vitesse moyenne de 86 pieds à la minute.Cette vitesse varie évidemment avec les différentes couleurs : les teintes claires, telles que le bleu ciel, rose, pêche, jaune et crème permettant un mouvement plus rapide.LA SOIE.—La soie est de plus en plus traitée sur place au Canada, les tissus étant importés en écru.Les manufactures traitant la soie font toutes les teintes et sont très perfectionnées ; toutefois elles ne peuvent produire les couleurs suie, tête de nègre et taupe, difficiles à obtenir.Ces tissus sont importés teints directement des pays de fabrication, tels la France, la Suisse et le Japon.Les soies artificielles de cellulose régulière, soie acétate de cellulose, soie végétale à l’acétate sont couramment traitées, ainsi que le mélange de coton et soie artificielle ou soie à l’acétate et soie naturelle, même pour les effets multicolores.Dans la teinture de la soie à l’acétate, la teinture S.R.A., c’est-à-dire un mélange de colorant avec l’acide Sulpho-Ricinoleique (huile de ricin sulphoné) est très connue.Les spongers rendent plus ardue la tâche des exportateurs, d’autant plus que leurs traitements sommaires enlèvent souvent le “ fini ” des tissus qui sont quelquefois et pour cela même refusés.LES PRODUITS TINCTORIAUX.— L’industrie chimique canadienne comprend 475 usines et un capital investi de 126.537,481 dollars ; beaucoup de ces établissements fabriquent principalement les produits pour tannage et peinture.L’industrie des produits de teinture proprement dite importe les matières premières brutes telles que Aniline, Alizarine, Safran, Cochenille, Cachou, Terre du Japon, Curcuma, Sels d'aniline, Indigo, Acétate et nitrate de fer, Acétate d’Alumine, Sels d’Antimoine, etc.L’industrie des produits tinctoriaux au Canada est encore à ses débuts ; ceci est dû à l’absence de débouchés pour les produits de l’industrie du charbon et au manque de spécialistes.Bien que l'Allemagne détienne la première place sur tous les marchés de produits de teinture, ce sont les Etats-Unis, beaucoup moins développés dans cette branche qui sont les principaux fournisseurs du Canada ; le marché des produits de teinture dans l’Amérique du Nord se trouve, en effet, à New-York, les produits allemands passent par de grosses maisons des Etats-Unis, qui approvisionnent le Canada au fur et à mesure des besoins ; ce qui a le double avantage, aux yeux des Canadiens, de permettre des livraisons rapides — dans les quinze jours — et une mise de fonds réduite.Les statistiques suivantes font ressortir la supériorité des Etats-Unis sur les autres pays dans l'importation de produits tinctoriaux au Canada.Les teintures basiques sont appliquées souvent à la soie à l’acétate dans un bain peu acide.On emploie une couleur directe pour le coton qui n’attaque pas la viscose dans le mélange soie viscose et coton ; et une teinture acide pour la soie artificielle surtout le lustron, dans le mélange soie et coton ce qui permet des effets de plusieurs couleurs.C’est la teinture de la soie naturelle qui est encore la plus développée, le coton vient en second lieu et enfin celle de la laine est encore en période d’évolution.Toutefois, on peut prévoir que, dans un avenir prochain, les teintureries canadiennes traiteront avec succès tous les genres de tissus.IMPORTATION DE PRODUITS TINCTORIAUX AU CANADA, PENDANT LES ANNEES FISCALES 1924 et 1925.¦ Il est nécessaire de mentionner l’existence des “ spongers ” que les canadiens dénomment épongeurs et qui sont à la fois des décatisseurs et des inspecteurs de pièces.Leur rôle se borne pour le décatissage à plonger le tissu dans l’eau froide pure, et à le traiter par la vapeur d’eau au moyen de rouleaux poreux autour desquels s’enroule le tissu.Le plongeage dans l’eau a le gros désavantage de faire disparaître l’apprêt donné en Europe.Ces spongers sont généralement incapables de donner eux-mêmes un apprêt quelconque ; au point de vue de la tenue et du fini du tissu, ils sont plutôt nuisibles, mais ils servent les intérêts des commerçants et des manufacturiers les employant en ce sens, qu’ils sont responsables de la qualité du tissu qu’ils ont examiné.Si un sponger accepte un tissu mauvais et le livre à un confectionneur, il s’expose, quand les clients du confectionneur retournent les vêtements, à devoir rembourser non seulement la valeur du tissu mais encore le prix de la façon des costumes.Les spongers 1924 1925 169.157 13.849 1.701 Angleterre.Indes Anglaises.Etablissements des Détroits Autres.Jamaïque.Hong-Kong.Fiji.Argentine.Belgique.Danemark.France.Allemagne.Italie.Hollande.Paraguay.Suède.172.458 14.366 8.162 1.210 488 676 4.331 485 1 39 59.832 135.162 1.588 353 271 314 15.769 319.541 2.314 451.404 495 210.137 121.697 28.281 12.402 99.314 8 BULLETIN MENSUEL SEPTEMBRE 1926 Suisse.Etats-Unis.155.919 2.610.916 113.412 2.582.704 raux et le développement cpii se poursuit à l’heure actuelle dans la partie occidentale de Québec dans la région Abitibi-Témiscamingue.“ Nous avons, chaque fois que l'occasion nous en a été donnée, mis le public en garde contre ces agents colporteurs dont l'unique objet est de vendre des actions dans des entreprises minières qui n'ont probablement jamais eu la moindre chance de succès, et qui reçoivent pour la vente de ces certificats des commissions représentant souvent 25 et même 50 pour cent des recettes.“ Le nouveau district minier de la région Abitibi-Témiscamingue, que l’on appelle couramment le district de Rouyn, est très encourageant, mais ne présente aucune des caractéristiques de ce que les anglais appellent un “ poor man’s camp ", c’est-à-dire que l’on peut mettre en valeur sans disposer de fort capitaux.Dans les conditions les plus favorables, il faudra des mises de fonds considérables, une direction technique habile et des plus expérimentées et assumer de grands risques de pertes avant de pouvoir s’attendre à des profits.Le nouveau champ ne convient donc pas aux épargnes péniblement amassées, ni aux petits capitalistes qui ne peuvent prendre les risques de perdre leurs placements.Et il importe de faire remarquer que les gisements attrayants passent rapidement sous le contrôle de syndicats aux moyens considérables, et que les daims qui n’ont que peu de chances de succès sont les seuls que l’on convertit en certificats d’actions qu’on offre en vente dans les campagnes et parmi les gens n’ayant que de petites économies.Ainsi que nous l’avons déjà fait remarquer dans rapports précédents, le public qui désire faire des placements dans les entreprises minières devrait faire distinction entre “ mines ” et “ prospects ”.Quelques mines en exploitation ou certaines mines bien développées constituent un placement aussi sûr que toute autre entreprise commerciale ou industrielle, mais elles ne rapportent généralement qu’un profit raisonnable.D’un autre côté, la prospection et le développement, que ce soit pour minerais, pour gaz naturel ou pour pétrole, constituent naturellement des entreprises hasardeuses.Si elles réussissent, les profits réalisés sur de tels placements sont considérables, mais les déboires sont infiniment plus nombreux que les succès.De tels placements ne sont pas pour la petite épargne, car l’on devrait toujours se rappeler que les risques sont proportionnels aux profits espérés, ainsi son argent s’attend à de gros profits, il doit les risques de pertes, dans des compagnies qui recherchent ou développent des gisements d’or, de plomb, de zinc, ou d’autres minéraux, ou qui font des forages pour le gaz et le pétrole, le public devrait scruter avec soin le bien fondé des assertions faites par les marchands de titres d’actions, s’enquérir auprès de personnes dignes de confiance des chances de succès des entreprises, afin de pouvoir faire la distinction entre lo: “ placements miniers sûrs " ; 2o “ entreprises spéculatives minières Total.Empire Britannique.Autres pays.3.786.933 196.873 3.590.060 3.521.027 190.050 3.330.977 Les principaux produits sont importés dans les quantités suivantes.Teinture d’aniline et de goudron soluble dans l’eau.Importés par quantités de plus de une livre, imposable, y compris l’alizarinc et ('alizarine artificielle.Livres En 1924.3.348.299 2.136.543 2.190.557 1.461.684 $ En 1925.Livres S Sels d’antimoine pour teinture (en franchise) : Livres En 1924.15.536 1.925 4.240 $ En 1925.Livres S 721 Ces sels d’antimoine sont employés principalement dans l’impression des calicots.Bois de campêche et de sumac (en franchise) : Livres En 1924.194.659 9.368 264.111 17.081 Le bois de campêche est très employé au Canada pour la production du noir de campêche qui n’est pas une bonne teinte mais coûte peu.Sels d’aniline (en franchise) : $ En 1925 Livres $ nos En 1924 Livres 17.168 3.154 3.741 une $ En 1925 Livres $ 747 En résumé, l’industrie des produits tinctoriaux au Canada est actuellement bien peu importante et restera sans doute encore pendant de longues années tributaire des Etats-Unis.Cependant, les progrès réalisés depuis la guerre permettent d’entrevoir dans l’avenir un développement intéressant.ANDRE NEVEUX.Entreprise minières et placements Si celui qui place assumer Et avant d'acheter des actions Nous lisons dans un rapport récent du Ministère des Mines de la Province de Québec : “ Le nombre de compagnies minières qui ont des agents chargés d’intéresser le public à leurs entreprises, soit au moÿen d’annonces et de circulaires attrayantes, ou en offrant en vente des certificats d’actions artistiquement décorés, s’accroît de façon plus ou moins alarmante dans la province de Québec.Cet état de choses suit naturellement les découvertes de gisements miné- Septembre 1026 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE DE MONTREAL 9 légitimes et raisonnables” et 3o “ fraudes minières", façon particulière aux conditions de la vie au Dominion, Dans le premier cas les profits ne sont pas élevés mais ils sont relativement sûrs ; dans le second cas, l’argent que les acquéreurs d’actions ont fourni est véritablement dépensé à des recherches et des développements intelligents sur des gisements de minerai qui peuvent répondre ou ne pas répondre aux espérances que l’on trappeur, l’explorateur et autres travailleurs des régions fonde sur eux ; et la troisième classe comprend les lointaines sont en contact avec les grands centres au entreprises d'aventuriers obscurs qui dépensent l’argent gré de leurs désirs, qu’ils ont obtenu de la vente d’actions à la publication d’annonces à pleines pages, à l’impression de prospectus avec ses grands espaces et ses centres très éloignés.Dans aucune contrée le radio n’a amené une si grande révolution, reculant les difficultés de la vie du pionnier aux choses du passé.En dehors de son emploi courant dans les industries principals du pays, le mineur, le Venu après l'envahissement des prairies canadiennes par l’automobile, le radio a complété l’évolution de la attrayants et séduisants dans le but d’obtenir plus vie journalière du fermier dans l’Ouest canadien, d’argent, et qui font faire le moins de travail possible Il a remédié à son isolement et l'a mis en communication sur des daims miniers généralement sans valeur.constante avec le reste du monde.L’agriculteur reçoit, ' 11 importe de signaler qu’il n’y a pas encore, à grâce à lui les prix du marché de la ville et des produits l’heure actuelle, de placements miniers sûrs dans le • de la ferme.Il a à son désir, les divertissements des district Abitibi-Témiscamingue, mais qu’il y a quelques villes éloignées.L’Ouest Canadien est un des meil-entreprises minières légitimes et raisonnables.Il n’est leurs débouchés au monde pour les automobiles : de pas toujours facile de distinguer ces entreprises spécula- même les radios sont vendus aux fermiers de l’Ouest tives minières légitimes des fraudes minières, mais il est plus facilement que dans n’importe quelle autre classe à propos de se rappeler qu’un bien petit nombre des d’acheteurs, daims jalonnés deviendront des mines en exploitation, L'Ontario a 60,000 radios, et que la proportion de celles qui paieront des dividendes sera encore plus faible.Il y a à l'heure actuelle environ 300,000 acres de terrains affectés par des daims miniers dans la partie nord-ouest de la province de Québec, entre la frontière ontarienne et la rivière Bell.Cette étendue représente 7,500 daims de 40 acres chacun.Il est possible, d’après les apparences actuelles, qu’une demi-douzaine peut-être de ces 7,500 entreprises finissent par faire l’objet d’une exploitation profitable, soit moins d’une mine par 1000 daims jalonnés.Le public devrait donc se rendre compte qu’il s’agit d’un cas où il faut être sur ses gardes, et se rappeler que dans les périodes de prospection et de développement des mines, personne ne devrait placer plus d’argent que ses moyens ne lui permettent de perdre.“ Ainsi que nous l'avons dit à diverses reprises, une bonne règle que le public ferait bien d’adopter et de suivre serait de ne prendre qu'avec beaucoup de réserve les exposés des vendeurs d’actions, qu’il s'agisse d’entreprises minières ou autres ; de se mettre entièrement en garde contre la littérature insidieuse offrant des actions à une petite fraction de leur valeur au pair, dans des entreprises minières, que ce soit pour l’huile ou autres ; et de ne jamais placer des économies péniblement amassées, quelque petit que soit le montant, dans des entreprises minières sans consulter au préalable des personnes désintéressées et compétentes, tels que les gérants de banque, les officiers de compagnies fiduciaires, les officiers des divers départements des Mines du Dominion ou des provinces ”, Dans l’année fiscale finissant en mars 1926, un total de 134,486 permis pour radios ont été pris au Canada.L’Ontario était en tête des autres provinces avec un total de 60,110 suivie par la province de Québec 21,141.étaient comme suit : Saskatchewan, 15,944 ; toba, 14,503 ; British Columbia, 9,494 ; 7,152 ; Nouvelle-Ecosse, 3,288 ; Nouveau-Brunswick, 2,612 ; Ile du Prince Edouard, 202 ; Yukon, 23 ; et les Teriitoires du Nord-Ouest, 17.avec provinces Mani- Les enregistrements dans les autres Alberta, Les postes publics d emission étaient au nombre de 55 distribués ainsi : Ontario, 24 ; British Columbia, 10 ; Saskatchewan, 7 ; Alberta, 6 ; Québec, 4 ; Manitoba, 2 ; New Brunswick et Ile du Prince Edouard, 1 chacun.La production au Canada d'appareils de radios, d’accessoires et de batteries a atteint la valeur totale de $5,548,659 d’après un rapport du Bureau des statistiques du Dominion.Six établissements au Dominion étaient engagés dans la manufacture exclusive d’appareils et accessoires de radios, neuf autres entreprises se livraient à la même fabrication en conjonction avec la manufacture d’autres appareils électriques, et 12 des manufactures de batteries canadiennes ont signalé une mise sur le marché de batteries spéciales pour radio.Les importations au Canada d’appareils pour télégraphie sans fil se sont élevées à $3,463,501.total, $3,247,449 venaient des Etats-Unis, $193,222 du Royaume-Lhii ; d’autres pays.Les exportations ayant été négligeables, la consommation apparente d’appareils de radio au Canada est de plus de $9.000.000.Quarante pour cent des appareils sont importés, révélant l’étendue considérable existant encore pour l’expansion de la manufacture de radios au Canada.Sur ce $8,800 d’Allemagne et $14,030 Le Radio au Canada Dans peu de contrées, l’usage du radio s’est répandu aussi rapidement et généralement qu'au Canada.Ce moyen de communication et de distraction s’adapte d’une Septembre 1926 BULLETIN MENSUEL 10 Développement hydro-électrique dans la province de Québec usine de réduction de l’alumine en métal d'aluminium.On se propose aussi d'y construire l’usine la plus considérable du monde, et l’aménagement hydro-électrique permettra l’installation de dix turbines d’une puissance de 80,000 chevaux-vapeur chacune, ou une puissance totale de 800,000 chevaux-vapeur entièrement destinée à !’industrie de l’aluminium.On a choisi cet endroit pour l’exécution de ce gigantesque projet à cause de l’énergie à bon marché qu’il est possible d’y développer, et aussi parce que c’est la tête de la rivière Saguenay et de la navigation océanique, offrant tous les avantages de ports à eau profonde ouverts pendant sept à huit mois de l’année, ce qui permettra d'amener à l’usine de réduction, par bateaux, la bauxite de l’Amérique du Sud, et d’en expédier le métal par la même voie.On se prépare au développement éventuel d’une cité industrielle de 30,000 habitants, et cette cité a déjà été incorporée sous le nom d’Arvida.Le nom “ Arvida ” est un acrostiche formé des deux premières lettres des trois mots “ Arthur Vining Davis ” le nom du président de l’Aluminium Company of America.Le territoire que couvrira la cité en perspective est situé sur la rive sud de la rivière Saguenay qu’il longe sur une distance de quatre milles, entre les villes de Chicoutimi et de Kenogami.Il a une superficie de 8 milles et demi carrés et comprend l’angle nord-est du canton de Jonquière et une tranche du canton de Chicoutimi qui lui est adjacent.Comme l’aménagement de la Chute à Caron ne sera pas terminé avant deux ou trois ans, l’énergie nécessaire à l'usine de réduction de l’aluminium lui viendra d’abord de l’île Maligne, de la Duke-Price Power Company, et on construit actuellement une ligne de transmission de quelque trente milles de longueur à partir de l’île Maligne jusqu’à Arvida et que l’on prolongera jusqu’à Port Alfred.On se propose aussi d’ériger dans la région une usine de distillation de zinc, et il est probable qu’on finira aussi par construire à cet endroit une affinerie électrolytique pour traiter la matte provenant des minerais cuprifères du district de Rouyn.Il est intéressant de signaler que d’après le Service hydraulique provincial, l’aménagement hydro-électrique dans la province qui en 1910 représentait 330,000 chevaux-vapeur, était rendu en 1918 à 850,000 et en 1925 à 1,700,000 chevaux-vapeur ; et après que les travaux en voie de construction et ceux que l’on projette d’exécuter sous peu seront terminés, le développement de l’énergie hydro-électrique dans la province de Québec atteindra avant longtemps 3,000,000 de chevaux-vapeur.(du Ministère des Mines) Dans notre rapport pour l’année 1924, nous réfé-développement considérable que prenait l'énergie hydro-électrique dans la province de Québec, les rivières St-Maurice, Gatineau et Batiscan, au lac des Quinze et particulièrement dans la région du Saguenay, et nous faisions remarquer que ce développement de grandes quantités d’énergie aurait une heureuse influence sur les industries minières et métallur-étant donné que l’électrométallurgie était rions au sur giques, appelée à jouer un rôle toujours de plus en plus important dans la production des métaux.Ces grandes quantités d’énergie dont on pourra disposer à des prix probablement aussi bas qu’en tout autre endroit de l’Amérique du Nord, ne contribueront pas seulement au développement de nos richesses métalliques, mais continueront encore à attirer chez nous des industries traiter des minerais et des matières premières pour venant de l’étranger, tels que les mattes de cuivre et de nickel qui jusqu’à l’année dernière étaient affinées à Deschênes, et les minerais d’aluminium et de magnésium que l’on réduit à Shawinigan.En 1925, la région du Saguenay, Lac St-Jean, a été particulièrement favorisée sous le rapport de l'aménagement hydro-électrique.On y signale deux principaux évènements : on a terminé l’usine de Duke-Price aux chutes de la Grande Décharge, à l’Ile Maligne, où huit unités de 45,000 chevaux-vapeur chacune furent mises en opérations au mois d’août 1925, pendant qu’on établissait les fondations et l'aménagement pour ajouter quatre unités additionnelles qui porteront la puissance ultime de l’usine à 540,000 chevaux-vapeur ; et l’Aluminium Company of America, par sa subsidiaire L’Aluminium Company of Canada, a entrepris l’aménagement des grandes forces hydrauliques de la Chute à Caron, à vingt-cinq milles en aval de l’île Maligne.C’est à cet endroit que l’on construit actuellement une GENIN, TRUDEAU & CIE, Limitée AGENTS GENERAUX AU CANADA DE LA Compagnie Générale Transatlantique Situation vinicole en Algérie REPRESENTANTS DE LA REGIE FRANÇAISE IMPORTATEURS ARTICLES DE FUMEURS ET OBJETS DE PIETE.Alger, le 27 juillet 1925.Depuis quelque temps les conditions climatériques Nous sommes MONTREAL.22 ouest, rue Notre-Dame, se sont complètement modifiées ici. - 11 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE DE MONTREAL Septembre 1926 171 Mont.Tramways.Nat.Breweries.Do.pfd.Ottawa Traction.Price Bros, pfd.Quebec Power.Do.pfd.Shawinigan.Do.Rights.Sherwin-Williams pfd Spanish River.Do.pfd.Steel of Canada.Vian Biscuit.Do.pfd.Western Grocers pfd.Winnipeg Elec.maintenant dans la période des fortes chaleurs : cependant, quoique assez élevée, la température n’a rien d’excessif et les expéditions peuvent se continuer dans de bonnes conditions.Le vignoble présente de belles apparences, sauf dans quelques parties qui ont été touchées par les maladies, ou dont la végétation a été gênée par la sécheresse de l’hiver dernier.On pense généralement que les vendanges auront une très légère avance sur les années moyennes.Les cours ont encore marqué une forte hausse par suite du manque presque absolu de marchandises en Algérie et des nouvelles reçues des divers vignobles européens.Les transactions, malgré la pénurie de vins vieux à la propriété, sont très actives : elles le sont également pour les vins de la prochaine récolte dont les prix sont aussi en forte hausse car il y a en ce moment beaucoup plus d’acheteurs que de vendeurs.La futaille devient rare et ses prix augmentent tous les jours : aussi faut-il s’attendre de ce côté à une plus-value importante qui aura sa répercussion sur les prix des vins logés.71 3-4 106 66 1-2 101 1-2 138 1-2 112 1-4 221 7 1-2 114 109 1-4 120 109 1-4 27 1-2 87 73 59 3-4 BANQUES 158 Canadienne.Commerce.Imperial.Montréal.Nova Scotia Royal.221 204 1-2 269 292 1-4 252 1-2 Bourse de Montréal OBLIGATIONS 103.30 104.35 107.00 100.25 101.40 96.00 96.50 Can.Loan, 1937 Vic.Loan, 1933.Do.1937.Renewal, 1927.Refunding, 1943 Do.1944.Do.1946.du 10 septembre 1926 92 1-4 Abitibi.Asbestos Corp.Do.prd.Atlantic Sugar.Belgo pfd.Bell Telephone.Brazilian.Calgary Power.Can.Car.Do.pfd.Can.Cement.Do.pfd.Can.Converters.Can.Cottons.Can.Ind.Alcohol.Can.Iron Foundries pfd Can.Steamship.Do.pfd.Con.Smelting.Dorn.Bridge.Dorn.Coal pfd.Dom.Glass.Dom.Textile.Howard Smith.Lake of the Woods.Laurentide.Laurentide Power.Mackay pfd.Mont.Power.Do.pfd.21 76 25 3-4 100 Propositions d’Affaires 138 1-2 118 3-4 La Chambre de Commerce Française de Montréal n'engage en aucune façon sa responsabilité en communiquant les demandes de représentants ci-dessous et n'autorise personne à la donner comme références.51 42 3-4 85 3-4 111 Demandes d’Agents ou d’importateurs Canadiens 114 412.—Napperons stores et jetés de tables en filet brodé et en général toutes les fournitures en filet pour maisons de dentelles et d’ouvrages de dames.413.—Truffes et conserves diverses.414.—Biscuits.415.—Raisins secs sultanines.416.—Feutres pour fabriques de papiers.417.—Tissus élastiques, bretelles, supports et jarretelles confectionnés.94 115 1-2 21 7-8 42 1-2 29 1-4 86 1-2 251 107 52 418.—Bijouterie fantaisie, spécialement en argent.419.—Produits chimiques pour la chaussure.420.—Plumes or, porte-plumes réservoir, portemines, articles spéciaux pour primes et réclames.421.—Brosses à tous usages industriels et domes- 92 96 3-4 57 164 104 3-4 tiques.115 422.—Gants en peau fantaisie.423.—Chocolat.424.—Articles d’étalages en cire.71 72 3-4 50 1-8 BULLETIN MENSUEL Septembre 1926 12 MEMBRES DE LA CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE Baron de Vitrolles, Consul Général de France dans la Puissance du Canada Président d’Honneur : MEMBRES D’HONNEUR M.Gabriel Hanotaux, Ancien Ministre, Président du Comité France-Amérique, 82 Champs Flysées, Paris France.M.Edouard Harriot, Président de la Chambre des Députés, Paris M.André O.Honnorat, Sénateur, ancien Ministre de l'Instruction Publique, Paris.M.J.de Loynes, Ministre Plénipotentiaire, Ancien Consul Géné ral de France à Montréal, 1, rue de la Maye, Versailles.Alexis Muzet, Ancien Député de Paris, Président du Syndicat Général du Commerce et de l'Industrie, 3 rue des Pyramides, Paris.M.Schvvob, Ancien Président de la Chambre de Commerce Française de Montréal.M.Paul Delombre, Ancien Ministre, Président de l'Union des Associations des Ecoles Supérieures de Commerce, Rédacteur au “ Temps ", Paris.M.G.Dubail, Ministre Plénipotentiaire, Ancien Consul Général de France à Québec, Fondateur de la Chambre de Commerce Française de Montréal, 19 rue Godot de Mauroy, Paris.Général Boucher, 105 Avenue de la Reine, Boulogne-sur-Seine M.G.A.Chouillou, Ancien Président de la Chambre de Commerce Française de Montréal, Conseiller du Commerce Extérieur de la France, 24, rue de Milan, Paris.M.Yves Guyot, Ancien Ministre, 95 rue de Seine, Paris.MEMBRES ACTIFS Maurice P.Aubin, agent représentant de la maison Aubin & Reid, 275 Craig street West, Montréal.Louis Baisez, Conseiller du Commerce Extérieur de la France, agent, représentant et importateur, 45, rue St-Alexandre, Montréal.Lucien Besnard, 11, rue St-Sacrement, Montréal.Pierre Charton, Conseiller du Commerce Extérieur de la France, de la maison Herdt et Charton, Inc., 55, McGill College Avenue, Montréal.E.Desnoux, Directeur des Successeurs d’Albert Godde, Bedin et Cie., 64, Wellington street West, Toronto.C.Dorlia, Importateur, 29, rue Bolivar, Paris.Auguste Dubost, 564, rue St-André, Montréal.Jules Duchastel de Montrouge, Ingénieur Civil, Gérant de " The Quebec Forest Industries Association, Ltd.", Dominion Building, 126 St.Peter Street, Québec.Justin Durand, agent représentant et importateur, 122, rue Berri, Montréal.J.I.Eddé, propriétaire Union Commerciale France-Canada, spécialités pharmaceutiques et produits Irançais, New-Birks Bldg., Montréal.Jacques Fichet, agent de change, 101, rue Notre-Dame Ouest, Montréal.M.Ferrand, aux soins Union-Incendie, 9 Place Vendôme, Paris.Paul Galibert, Tanneur, 26, rue Wellington, Montréal.A.Gallin, Directeur de la maison Perrin Glove Co.Canada Ltd., 47, rue Mayor, Montréal.Joseph D’Halewyn, Président de la Prévoyance, Compagnie d'assurances, accident et garantie, 99, rue St-Jacques, Montréal.Henri Jonas, Conseiller honoraire du Commerce Extérieur de la France, de la Maison Henri Jonas & Cie, Produits Alimentaires et Essences, 173, rue St-Paul Ouest, Montréal.M.Manoha, directeur de la Parfumerie Houbigant, Limitée, 539 West, 45th street, New York, U.S.A.Marcel Louis, directeur de la maison Bianchini Férier (Lyon), 609, New Birks Bldg., Montréal.Jules Matagrin, Conseiller du Commerce Extérieur de la France, Maison Perrin Frères, Boîte postale No 20,Grenoble (Isère).Emile Mériot, agent commercial, 103, rue St-François Xavier, Montréal.Paul Mériot, Secrétaire de la Maison Alphonse Racine Ltée (Tissus et Nouveautés), 60, rue St-Paul Ouest, Montréal.Edmond Mondehard, Représentant, 1713, rue Jeanne-Mance, Montréal.Ch.Montestruc, Gérant de la Compagnie Générale Transatlantique, 24 rue Notre Dame Ouest, Montréal.A.de Montgaillard, Conseiller du Commerce Extérieur de la France, de la Maison Rougier Frères, 210, rue Lemoine, Montréal.Marcel Nougier, Directeur de l'Union Commerciale France-Canada, J.I.Eddé, New Birks Bldg., Montréal.A.Odiau, avenue de la République, La Fléché, France.Marcel Pasquin, sous-directeur du Crédit Foncier Franco-Canadien, 35, rue St-Jacques, Montréal.H.B.de Passillé, Importateur, 204, rue Cherrier, Montréal.A.L.Phené, Conseiller du Commerce Extérieur de la France, Président Olivier-Canada Ltd.(Tresses et Laizes pour chapellerie et produits d'Extrême-Orient), 76, Wellington Street West, Toronto.Aristide Pony, Libraire, 774, rue St-André, Montréal.Maurice J.Quedrue, Conseiller du Commerce Extérieur de la France, de la maison Quedrue et Dubosq, armateurs, consignataires, exportateurs, 6 rue St-Sacrement, Montréal.Victor Rougier, 210, rue Lemoine, Montréal.R.de Roumefort, directeur du Crédit Foncier Franco-Canadien, 35, rue St-Jacques, Montréal.E.Saint-Loup, Importateur, chambre 205, 275 Craig St.West, Montréal.Julien Schwob, Importateur, 211 McGill Street, Montréal.Paul Seurot, Conseiller du Commerce Extérieur de la France, Ingénieur en chef de la Commission des Tramways de Montréal, 84, Fort street, Montréal.J.L.Suzanne, Villa Hélianthe, Avenue St-Jammes, Pau (Basses Pyrénées).A.Tarut, de la Maison O'Brien & Williams, Agents de Change, 120 rue St-Jacques, Montréal.G.Vennat, Conseiller du Commerce Extérieur de la France, 36, rue Poquelin-Molière, Boideaux.Dr.Paul Villard, 17 Avenue Vendôme, Montréal.MEMBRES ADHERENTS AERONAUTIQUE Office Général de l’Air, 47, rue de la Victoire, Paris.AGENTS MARITIMES ET DE TRANSPORT Hernu-Péron & Cie, 95, rue des Marais, Paris.E.Lacroix & Cie, Représentation, charbons, North Sydney, C.-B., Canada.Thomas Meadows & Co., 24 rue de l'Echiquier, Paris, et 26 rue St-Sacrement, Montréal (Canada).Pitt & Scott, Limited, agents du Canadian Pacific Railway, 16 Place Vendôme, Paris.Paul Tellier, Représentant MM.J.M.Currie & Cie., agents du Canadian Pacific, 36, rue d'Hauteville, Paris.Thos.Trapp & Sons, Ltd., 36, Quai des Chartrons, Bordeaux
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