Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada, 1 janvier 1911, Mai
MAI 1911.DIX-HUITIEME ANNEE No.213.BULLETIN MENSUEL PUBLIE PAR LA Chambre de Commerce Française SEANCE DU 6 AVRIL 1911.Les autres sont des accusés de réception, envois de cotisation, changements d’adresses, etc., ttc.Election d’un membre adhérent.M.le Président, s’inspirant des récentes décisions prises à cet égard par le Conseil de la Chambre, demande que la candidature proposée soit d’abord soumise à l’appréciation du Conseil.Cette suggestion est adoptée.La séance est ouverte à quatre heures quinze minutes, par M.J.Obalski, Vice-président, suppléant M.le Président, absent de Montréal.Sont présents : MM.M.Heilmann, Gérant du Consulat Général de France, G.Husson, J.Prévôt, E.Ram-pon, E.Vautelet, G.Vennat, secrétaire.MM.G Galibert et L.Fréchon se sont fait excu- Question douanière.M.Rampon, qui devait communiquer à la Chambre un travail sur cette question, déclare qu’il n’est pas prêt et demande le renvoi de cette question à une date ultérieure, ce qui est accordé.Rapport financier trimestriel.M.Husson, trésorier, donne ensuite lecture d’un état indiquant la situation financière de la Chambre à l'expiration du premier trimestre de 1911, lequel état est approuvé.ser.Ordre du Jour.Lecture du procès-verbal.Dépouillement de la correspondance.Election d’un membre adhérent.Question douanière.Rapport financier trimestriel.Bulletin Spécial.Procès-verbal.Le procès-verbal de la précédente séance est lu et adopté, sans observations.Bulletin spécial.En l’absence de M.le Président, qui s’occupe tout particulièrement du Bulletin Spécial, cet item est renvoyé à la prochaine séance.Questions diverses.L’ordre du jour étant épuisé, M.le Gérant du Consulat Général de France prend la parole et expose : Qu'un fabricant français de produits pharmaceutiques désirant faire connaître ses produits au Canada a l'intention d’envoyer des échantillons à un grand nombre de médecins canadiens et a demandé au Consulat de France si ces échantillons seraient passibles de droits de douane.Que l’article XIV du traité franco-canadien du 19 Septembre 1907 stipule que les échantillons seront admis moyennant des droits, lesquels seront remboursés lors de leur réexportation, si elle se produit dans un délai de douze mois.Que cette disposition ne s’applique évidemment qu'aux échantillons que l’on peut apprécier par la vue et le toucher et non à ceux qui doivent être dégustés puisque ceux-ci, ayant été consommés, ne peuvent être réexportés.Correspondance.Le Secrétaire soumet le rapport suivant de la correspondance de quinzaine : Depuis la dernière séance, nous avons reçu 60 lettres et nous en avons envoyé 96.Parmi les lettres reçues, on remarque : Une adhésion.Une demande de renseignements confidentiels.Quatre enquêtes et renseignements sur débouchés concernant : dog fish, champagne, cognac, dentelles du Puy.Trois demandes d'agents par des maisons françaises pour: huile d’olive, eaux-de-vie, vins, liqueurs, vins du Midi.Une demande d’adresses de “Pork Packers” canadiens.Une lettre du Ministre des Postes donnant des informations sur les colis postaux.Trois demandes d’emploi.Deux lettres relatives à des litiges en cours.Quinze se rapportent au Bulletin Spécial. 66 Pour lutter avec succès contre cette concurrence (en nous Qu’il s’est adressé au ministre des Douanes pour obtenir l'assimilation de cette catégorie d’échantillons aux autres et, de toute façon, leur entrée en franchise au Canada, mais que sa requête n’a pas été accueillie.M.Heilmann demande à la Chambre si une question semblable lui a déjà été soumise et si elle connaît des dispositions applicables au cas qui se présente.Aucune solution satisfaisante me pouvant être suggérée, il est décidé de joindre l’étude de cette question à celle dont s’occupe M.Rampon.La séance est levée à cinq heures.elle-même parfaitement légitime), il importe que courant des méthodes employées par et c’est là l’un des points, M.le Consul Gé- soyons mieux au nos rivaux, néral, sur lesquels votre expérience personnelle nous sera précieuse.Au nombre des questions qui sollicitent l’attention de notre Chambre, il en est d’anciennes qui n’ont pas trouvé leur solution et il en est de nouvelles qui constituent pour nous de nouveaux problèmes.L’établissement d’un service de colis postaux entre la France et le Canada, l’affranchissement des lettres à io centimes au lieu de 25, sont au premier rang des réformes que nous voudrions voir aboutir bientôt.encore SEANCE DU 27 AVRIL 1911 Le fauteuil est occupé par M.A.F.Revol, président.Sont présents: M.A.Chayet, Consul Général de France ; M.C.R.des laies, membre d’honneur ; MM.C.A.Chouillou, L.Collinet, E.Dulieux, L.Fréchon, C.Galibert J.R.Genin, G.Husson, E.Mériot, E.Ram-pon, J.Schmitt, E.Vautelet, G.Vennat, secrétaire.Immédiatement après avoir pris son siège, M.le Président souhaite la bienvenue à notre nouveau Consul Général, en prononçant l'allocution suivante : Il en est de même de certaines autres questions, comme par exemple celle qui a trait à une protection plus efficace des marques de fabrique et celle, toujours en suspens, qui concerne la propriété littéraire et artistique.D’autre part, la modification du régime douanier entre le Canada et les Etats-Unis crée pour la France une situation nouvelle qui nous impose d’immédiates préoccupations.Les conséquences de 1 application du nouveau tarif, la répercussion qu’elle ne peut manquer d’avoir sur l’ensemble des échanges commerciaux entre le Canada et ses principaux clients et fournisseurs, constituent un problème complexe, auquel nous devons toute notre attention.Messieurs, “En ouvrant cette séance, j’ai un agréable devoir à remplir et je suis heureux de souhaiter la bienvenue à M.Chayet, notre nouveau consul général qui, pour la première fois aujourd’hui, nous fait l’honneur d’as-, sister à l’une de nos réunions.Au nom de la Chambre de Commerce française de Montréal, je remercie M.le Consul Général de la marque d’intérêt qu’il veut bien nous donner dès aujourd’hui et si peu de temps après son installation au Canada.Notre Chambre de Commerce éprouve de plus en plus le besoin de rester en communication étroite avec le représentant officiel du Gouvernement de la République.Nos rapports avec le Consulat général de France au Canada ont toujours été empreints de la plus grande cordialité et j’ose dire qu’ils ont été utiles à la cause pour laquelle nous combattons d’un commun accord et d’un même coeur, c’est-à-dire au développement de notre expansion commerciale.Notre voeu le plus cher, M.le Consul Général, est que vous continuiez la tradition établie par ceux qui vous ont précédé au Consulat Général, en prenant à nos travaux une part personnelle.Votre expérience, et la connaissance spéciale que vous avez du pays que vous venez de quitter, seront pour nous d’un très grand secours.Je n’apprendrai rien à personne, en constatant que le commerce allemand est aujourd’hui, sur le marché canadien, l’un des plus redoutables concurrents de notre commerce français.Enfin, Monsieur le Consul Général, la Chambre de Commerce française de Montréal atteint, cette année, même, un quart de siècle d’existence.La publication que nous préparons en ce moment, consacrera cette date et nous nous croyons en mesure de prédire qu’elle servira utilement les intérêts que nous soutenons.Mais nous voudrions compléter la célébration de cet anniversaire en organisant pour l’automne prochain fête commémorative sur l’importance de laquelle il conviendra que nous prenions une décision sans trop tarder.Vous le voyez, Monsieur le Consul Général, le programme de nos travaux est cette année particulièrement chargé, mais nous osons compter sur votre appui, sur votre concours et sur les conseils de votre expérience.De plus en plus, comme je le disais tout à l’heure, nous sentons à quel point une étroite collaboration entre le Consulat Général de France et la Chambre de Commerce française, est indispensable au succès de nos efforts, et, c’est pourquoi, en vous souhaitant, en notre nom à tous, une cordiale bienvenue, je vous remercie de votre présence au milieu de nous à cette séance, car j’y vois un gage de la sollicitude que vous voulez bien témoigner à l’activité de la Chambre de Commerce française de Montréal.” une 67 Cette allocution est vivement applaudie par tous les membres.M.le Consul Général remercie chaleureusement la Chambre dont notre Président s’est fait l’interprète, de ses souhaits de bienvenue.Parmi les plus importantes de ces lettres on remarque : Trois demandes d’admission comme membres adhérents.Huit demandes d’agents pour: automobiles, huile d’olive, vins, tulles et voilettes, peignes et objets en celluloid, billes de billard et claviers en ivoire, vin de champagne, lainages et cachemire.Huit enquêtes sur débouchés possibles au Canada pour: bijouterie, produits algériens, vins et eaux-de-vie, pierres précieuses, produits de la Normandie.Sept demandes de renseignements commerciaux divers sur: tarif douanier canadien, manufacturiers canadiens d'automobiles, marchands de peaux et cuir verts, exportateurs de porc salé et séché, société industrielle canadienne, etc.Cinq demandes de renseignements de notoriété maisons canadiennes et Deux sur agents au Canada de maisons françaises.Trois offres de représentation de maisons françaises.Quatre lettres relatives à des litiges ou à des difficultés avec agents et Vingt-six concernant le Bulletin Spécial projeté.Les autres sont des accusés de réception, changements d adresse, demandes d’emploi, envois de cotisation, etc.Vous ne vous trompez pas, ajoute-t-il, en espérant que je m’intéresserai à votre oeuvre et que j’y collaborerai.Voilà, dit-il, 21 ans que j’exerce mes fonctions consulaires dans les pays les plus divers et, partout où j’ai résidé, je me suis fort occupé des questions merciales, qui ni’intéressent non-seulement comen raison des fonctions que j’exerce mais surtout par goût personnel.Au Canada, comme dans les autres pays, le commerce de la France est battu en brèche par des concurrents plus hardis et mieux outillés pour qui l’expansion au dehors est une nécessité inéluctable, en raide la croissance de leur population qui ne peut plus trouver à vivre sur le sol natal.La population de la France s’accroît lentement, et notre pays est tellement agréable à habiter que bien rares sont nos compatriotes qui se décident à le quitter.C’est pourquoi, dit M.le Consul Général, j’admire compatriotes qui ne craignent pas de s’éloigner de leur patrie pour porter au loin l’amour et le respect du français.sur son nos nom En terminant, il assure la Chambre de son entier dévouement et de son active coopération.Chacune des questions qui intéressent notre Compagnie recevra sa bien'cillante attention et déjà il peut nous faire espérer la solution favorable de l’une de celles auxquelles notre Président vient de faire allusion, ayant pu s’y intéresser bien 9ue n’ayant pris possession de son poste que depuis une Election de membres adhérents.Les personnes suivantes ont manifesté l’intention d’être admises au nombre de nos membres adhérents : M.Jules Roy, transports maritimes et fluviaux, Rouen.MM.Delaugère, Clayette & Cie, Automobiles-Carrosserie, Orléans.MM.Boudinaud & Deleuze, Bois & Suc de Réglisse, 376, Boulevard National, Marseille.MM.de Trémaudan & Cie, Ltée, Agents financiers, Manor, Sash.A 1 unanimité, ces nouveaux membres adhérents sont admis.quinzaine de jours.Enfin M.le Consul Général déclare qu’il sera heu-îeux de participer à la commémoration du vingt -cinquième anniversaire de la fondation de la Chambre de Commerce française de Montréal.On passe ensuite à l’ordre du jour, qui est le suivant : Lecture du procès-verbal.Dépouillement de la correspondance.Election de membres adhérents.Colis Postaux.Colis postaux.Les négociations en cours entre les gouvernements français et canadien permettant d’espérer une prompte et favorable solution de cette question, toute discussion est jugée inutile sur ce point, quant à présent.Question des Petits Pois.25e anniversaire de la Chambre de Commerce française.—Bulletin Spécial.Affaire des petits pois.Procès-verbal.Le procès-verbal de la séance précédente adopté sans observations.M.le Président communique à la Chambre une lettre de la Chambre Syndicale de l’Industrie des Conserves Alimentaires de France vention qui devra être est lu et envoyant une subcampagne d annonces destinée à détruire l’impression défavorable à l’égard des produits français qui a pu être produite chez les consommateurs canadiens par les attaques dont ils ont été l'objet et que nous avons, depuis plusieurs mois, signalées et combattues.employée à Correspondance.M.le Secrétaire donne lecture du résumé d c
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