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Titre :
Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada
Éditeur :
  • Montréal :la Chambre,1931-1935
Contenu spécifique :
Août
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
six fois par année
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin mensuel - Chambre de commerce française de Montréal
  • Successeur :
  • Bulletin de la Chambre de commerce française au Canada
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Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada, 1910, Collections de BAnQ.

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DIX-SEPTIEME ANNEE Août 1910.g No.204.BULLETIN MENSUEL PUBLIE PAR LA Chambre de Commerce Française DE MONTREAL.X Tél.Main 2480.i 35, RUE ST-JACQUES, MONTREAL.1 Siège de la Chambre : EDIFICE DU CREDIT FONCIER FRANCO-CANADIEN Toutes les lettres et communications doivent être adressées à la Chambre de Commerce Française de Montréal.Adresse Télégraphique: GALLIA, Montréal.Codes A.Z.& Baty.g [S SHH*] 8 SOMMAIRE: 8} g Les fêtes du 14 Juillet.—Revue Financière.—Revue Commerciale—La construction au Canada.—L'immigration canadienne.—Le cidre et les pommes canadiennes.—Lettre d’Ottawa.—Le fisc français et les valeurs étrangères en France.—Les richesses du Canada.—Les industries de l'électricité (suite et fin).—Nouvelles et Informations.\m g SD g 8 g 8 CONSEIL D’ADMINISTRATION-Année 1910 g J.de LOYNES, PRESIDENT D'HONNEUR: Consul Général de France, dans la Puissance du Canada.0 8 g g BUREAU: g f PRESIDENT —A.F.REVOL, Conseiller du Commerce Extérieur de la France, Directeur pour le Canada de la Maison Perrin Frères & Cie.m g f VICE-PRESIDENT —O.B.d’AOUST, Financier.— G.VENNAT, Importateur de produits français.—P.BRISSET des NOS, Courtier d'immeubles.—T.de la CASINIERE P.FRANÇOIS R.PASQUIN P.BRISSET M I SECRETAIRE | TRESORIER *' CONSEILLERS R.ROBIN E.RAMPON E.VAUTELET P.LAI R H.JONAS H.HERDT" : * C.GALIBERT G.HUSSON L*l I L.FRECHON E.GALIBERT F.GALIBERT J.R.GENIN g CONSEIL D’ARBITRAGE—M.CHEVALIER C.A.CHOUILLOU P.FRANÇOIS R.A.FOREST m S @0 s | AVOCAT-CONSEIL de la Société Bisaillon & Brossard, avocats, 11, Côte de la Place d'Armes, Montréal.—F.J.BISAILLON, C.R., f i I AVANTAGES OFFERTS PAR LA CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE DE MONTREAL A SES MEMBRES ADHERENTS Etablie dans la métropole industrielle et commerciale du Canada qui offre de si vastes débouchés a 1 Exportation Française, la Chambre de Commerce Française de Montréal est en état d offrir à ses Membres Adhérents les avantages qui suivent : Elle les renseigne d’une façon impartiale et gratuite leurs institutions financières, les maisons de commerce qui y sont établies, et le genre d affaires qui s y trai tent.les affaires de chacune des provinces de ce pays, sur Elle les met au courant de tous les changements qui peuvent survenir dans le tarif des douanes, et leur fournit, à demande, les explications dont ils peuvent avoir besoin sur 1 application des lois et règlements douaniers.Elle les renseigne sur les voies de communications intérieures et extérieures de ce pays, et leurs taiifs particuliers.Elle les met en correspondance avec des agents recommandables qui puissent les représenter avantageusement sur le marché canadien.Elle accepte l’arbitrage dans les cas difficiles, évitant à ses Membres Adhérents des mesures judiciaires toujours coûteuses et difficiles en pays étranger.Elle met en rapport les maisons françaises productrices avec les maisons consommatrices de ce pays, et réciproquement.Elle leur fait le service gratuit de son Bulletin, véritable correspondance mensuelle et met ainsi les lecteurs au courant de tout ce qui se passe d'important au Canada, au point de vue commercial.Dans ce Bulletin paraissent les noms, raisons sociales et adresses des Membres Adhérents, ce qui leur constitue une excellente publicité.Afin de faire connaître rapidement leurs produits en ce pays, elle insère gratuitement, et ce dans trois numéros du Bulletin, une annonce d’un dix-huitième de page.Le dit Bulletin étant répandu au Canada à un grand nombre d’exemplaires, cette publicité produit de féconds résultats.Enfin, des arrangements spéciaux avec le Rapport Commercial du Gouvernement Canadien et avec un grand nombre de journaux français et anglais de ce pays, lui permettent de faire paraître simultanément tous les points commerciaux du Canada des demandes de représentations ou d’agences commerciales.Tels sont quelques-uns des nombreux avantages offerts par la Chambre aux négociants qui veulent bien se joindre à elle comme Membres Adhérents.Que leur demande-t-elle en retour de services de ce genre, et dont l'importance n’échappera à personne ?Une minime cotisation dont elle laisse chacun libre de fixer le montant, mais dont le minimum est de 25 francs par an.C’est là tout ce qu’elle demande, dans le seul but de pouvoir continuer à aider nos compatriotes à se créer à l’étranger des relations qui leur soient profitables, et d’ouvrir ainsi de nouvelles voies à l’exportation des produits français.sur TARIF DES ANNONCES DE NOTRE BULLETIN MENSUEL POUR UNE ANNEE — 12 INSERTIONS.Abonnement au Bulletin : $150.00 Fr 750 1 Page “ 450 90.00 '/a $2.00 Fr 10 Par an “ 250 " 125 50.00 25.00 '/4 20cts 1 Le Numéro Ve “ — —— DIX-SEPTIEME ANNEE No.204.Août 1910.BULLETIN MENSUEL PUBLIE PAR LA Chambre de Commerce Française LES FETES DU 14 JUILLET notre air, est entrée dans nos traditions, au fur et à mesure que les liens naturels se rompaient et que les douleurs acceptées faisaient naître en nous, à l'égard de la France, d’autres devoirs.“Et ces devoirs, mesdames et messieurs, la France a le droit d'en exiger de nous tous l’accomplissement.Elle veut de vous.Français qui ne l'avez quittée que d'hier et qui ramifiez sur les routes du monde génie commercial et artistique, l’exaltation, loin de foyer, des vertus qui ont fait sa gloire dans les jours d'autan et qui font sa force à l'heure présente."Elle veut de nous.Canadiens, qui vivons sur terre, où, comme un rêve épique, sont passés tyrs, ses soldats et ses défricheurs, plus d’un souvenir, car s’il est vrai que le souvenir est une des formes de 1 action, par cela seul qu'il agit sur nos esprits et sur nos tendances, cette action ne s’effectuera réellement que le jour où elle se traduira par une collaboration plus étroite et plus énergique à l’oeuvre civilisatrice de la France."Il faut pour cela que nous convertissions, chez nous, en une force de recomposition nationale, la haute culture française."Qu’on le veuille ou qu'on ne le veuille pas, notre raison d'être, ou plutôt notre possibilité d'être race distincte au milieu de celles qui nous entourent et qui nous enveloppent est à ce prix.“Quelle faute ce serait—faute dont les générations qui vont suivre demanderaient à la nôtre un compte sévère—si nous laissions s’éteindre en nous le culte de la nation qui a créé à travers les âges l’histoire la plus riche et la plus complète de l’humanité: autant vaudrait que la forêt primitive ré-absorbât nos villes et villages."Et pour cela nous n'avons pas besoin d’abandonner aucune de nos traditions.Il nous suffira, comme l'a si bien laissé deviner le prédicateur de ce matin, de nous élever dans le ciel de cette patrie tant aimée, à des hauteurs telles qu'aucun des nuages et qu’aucune des équivoques qui la troublent parfois, n’y pourront flotter.Fidèle à ses traditions, la colonie française de Montréal a célébré avec éclat et avec entrain notre fête nationale.L’Union Nationale Française, cette société de bienfaisance dont nous avons eu l’occasion de parler plusieurs fois à nos lecteurs est l'infatigable organisatrice de ces fêtes dont le produit est attribué à sa maison de refuge pour nos compatriotes malheureux.La kermesse annuelle eut lieu cette année à l’Ile Grosbois ; cette ile, d’une superficie d’environ 400 hectares se trouve au milieu du fleuve Saint-Laurent, à 4 ou 5 kilomètres en aval de Montréal.Ce site est ment admirable et avait attiré un grand nombre de personnes, non-seulement de la colonie française, mais aussi de canadiens-anglais et de canadiens-français, amis de la France.Les jeux, la tombola, la vente des fleurs, le feu d’artifice de la maison Ruggieri, etc., ont eu beaucoup de succès et la caisse de l’Union Nationale Française s’est enrichie d’une dizaine de mille francs.Cette somme permettra de soulager bien des misères.C est un résultat qui n’avait jamais été atteint précédemment.Au banquet du 14 juillet, nous avons entendu plusieurs discours ; nous publions ci-dessous celui de M.Gonzalve Désaulniers, président de l’Alliance Française qui porta le toast à la France : Je me lève pour vous inviter à boire à la santé de •a France.son son une ses mar- v rai- un e Ch ! je sais que pour un pareil toast vos verres, coeurs, sont déjà prêts.Dans ce décor Fut, ce soir, des lignes si nettes et si harmonieuses de comme vos nos nos montagnes et de notre fleuve, l’image de la patrie lointaine est vernie se placer ; et tous, tant que nous sommes, Français ou issus de Français, nous laisserons monter vers elles nos âmes qu’elle retient tou-son rayonnement.que nous célébrons, double symbole des ' acmes anciennes qui plongent encore dans notre sol U des Pondaisons nouvelles qui s’épanouissent dans jours dans Cette fête ii4 Le dividende direct pour le trimestre a été porté de 3 à 3 1-2 pour cent, soit 7 pour cent par année.En sus de ce dividende les actionnaires recevront également le paiement habituel de 1 pour cent par année étant l'intérêt sur les recettes provenant de la vente des ter-Ainsi le dividende total sur le stock ordinaire se “Levons donc nos verres en l’honneur de cette France qui depuis des siècles n’a été mue que par le souci constant de faire équilibre au monde moral et intellectuel, et qui vivra tant que ce monde ne sera pas rassasié d’idées.” res.trouve porté à 8 pour cent pour la première fois dans l’histoire de la compagnie.Mais la colonie française ne travaille pas seulement pour ses pauvres ; reconnaissante envers la population montréalaise du concours que nos cousins canadiens lui apportent, elle a voulu leur montrer qu’elle sait donner à son tour.L’Hôpital Notre-Dame, de Montréal, qui est dans une situation pécuniaire très-gênée,—il a besoin de 2,500,000 francs pour reconstruire son immeuble qui menace ruine—ayant fait appel à la générosité de ses amis, l’Union Nationale Française n’est pas restée insensible à ce cri de détresse.Pour venir en aide à cette institution, elle a prolongé de trois jours la durée de ses fêtes et fut assez heureuse pour encaisser 5,000 francs de recettes qu’elle remit à l’Hôpital Notre-Dame.C’est là un beau geste et nous avons la certitude que la générosité de l’Union Nationale Française lui attirera beaucoup de sympathies.Le compte-rendu pour les opérations de l’année soumis par le vice-président I.G.Ogden, établit les recettes brutes de la compagnie au montant de $94,989,490.Les frais d’opération pour l’année ont été de $61,149,534, laissant un montant de $33,839,956 pour les recettes nettes.Il n’a pas été fait mention des recettes brutes des steamers de la compagnie, mais les recettes nettes, en sus des chiffres publiés dans les rapports mensuels, étaient de $909,236.De plus, la compagnie accuse un revenu net de sources diverses, tels que les lignes louées, de garanties en mains et autres, s’élevant à $2,426,477, portant les recettes nettes totales de la compagnie à $37>I75>669- En déduisant de ce montant la somme de $9,916,941 pour dépenses régulières, il reste un surplus de $27,258,728.Après une nouvelle déduction de $900,000 pour l’amélioration des lignes océaniques, et de $80,000 pour le fonds de pension, il reste une somme de $26,278,728 disponible pour les dividendes.Après la distribution des dividendes, y compris l’augmentation de ce jour, le surplus définitif est de $13,896,616.REVUE FINANCIERE Montréal, 8 Août 1910.Bien que les transactions soient de peu d’importance, les cours de la Bourse sont remarquablement fermes.Le Steel est assez actif ; il se maintient entre 58 1-2 et 59, c’est la valeur la plus recherchée.Le Quebec Railway est ferme à 41.Le Ciment privilégié est fermé à 80 3-4, après avoir atteint la cote 81.L’Asbestos ordinaire, quoique peu actif, se maintient à 15 1-2.Le Pacifique Canadien, par suite de l’augmentation de son dividende à 8 pour cent par an, ouvre très fort à 188 1-2 ; ce cours est.ensuite porté graduellement à 189 1-4, soit une avance de 2 points sur la précédente clôture.Le Montréal Street Railway et le Montréal Power se maintiennent fermes, malgré le peu de demande, le premier à 235 et le second à 128 1-2.En définitive, les opérations portent sur un plus grand nombre de valeurs et le ton du marché se raffermit par un mouvement de hausse.Depuis plusieurs années les recettes de la compagnie du Pacifique s’accroissaient constamment, et aucune augmentation de dividende n’avait été déclarée.Au mois de juin 1906, le dividende sur le stock ordinaire avait été porté à 6 pour cent et ce taux avait été maintenu jusqu’à présent.Cependant l’année suivante, en 1907, les actionnaires commencèrent à recevoir une prime de 1 pour cent sur l’intérêt des recettes provenant de la vente des terres de la compagnie, de sorte que le dividende était en réalité sur une base de 7 pour cent par année.Avant-de clore l’assemblée, les directeurs ont voté une contribution de $1,000 au fonds de secours des sinistrés de Campbellton.Sir Thomas G.Shaughnessey, président, occupait le fauteuil, et parmi les directeurs présents se trouvaient Sir William Van Horne, MM.C.R.Hosmer, R.B.Angus, E.B.Osler, M.P., l’hon.R.Mackay, Robert Meighen et D.McNicholl.* * * Par l’intermédiaire de la Banque de Montréal, lé Grand Tronc Pacifique s’occupe en ce moment de l’émission à 82 1-2 de £2,000,000 d’obligations “sterling”, sur première hypothèque, rachetables en 1962 ; le principal et l’intérêt sont garantis par le gouvernement canadien.A l’assemblée des directeurs du Pacifique Canadien tenue hier après-midi, il a été décidé de porter à 8 pour cent le dividende sur le stock ordinaire de la Cette augmentation était attendue de compagnie.tout le monde en conséquence des affaires prospères de la compagnie durant l’année. ii5 Le Grand Tronc Pacifique va dépenser $1,200,000 pour la construction d’une cale-sèche à Prince Rupert et le gouvernement d’Ottawa va dépenser, de son côté, $100,000 pour la construction d’une gare au nouveau port, y compris le service des phares et des bouées.* * * Les ventes d’obligations municipales, au Canada, durant le mois de juin ont atteint le total de $2,187,588 au lieu de $2,243,569 pour la période correspondante de l’an dernier, soit une diminution de $55,981.* * * On mande de Londres que l’Amérique a acheté $2,000,000 de la réserve disponible d’or, s’élevant à $3 000,000 au marché de Londres, hier, à un cours plus bas d'un demi-centin.Le reste de cet or a été acquis par l'Inde et le Continent européen.Pour les trois premiers mois de l’année fiscale actuelle les importations ont été de $109,384,187 contre $82,102,190 dans le premier trimestre de l’année dernière.Les marchandises entrées pour la consommation au mois de juin représentent une somme totale de $38,218.727 soit une augmentation de 7 millions.Pour le premier trimestre de la présente année fiscale, les exportations locales ont été de $57,648,937 et les exportations étrangères de $4,140,506 contre $49,327,004 et $4,138,597 dans le premier trimestre de l’année dernière.Les statistiques détaillées s’arrêtent au mois de mai et ce sont celles que nous allons compulser.En mai 1910, les importations canadiennes de chandises françaises atteignent $861,513, au lieu de *$645.448 pour le même mois de l’année 1909.Et les exportations canadiennes en France se sont élevées à $180.232 au lieu de $137.545 pendant la même période de l'an dernier.Voici maintenant le bilan des échanges ciaux du Canada avec ses principaux clients, tant pendant le mois de mai 1910 que pendant mai I.Importations Canadiennes.mar- * Les directeurs de la Crow’s Nest Pass Coal Co.ont déclaré hier un dividende de 1 p.c., payable le 10 août aux actionnaires inscrits au plus tard le 5 août.* * * On anonce de Cobalt que l'on a mis à jour samedi une riche veine au Princess, groupe La Rose.La veine a trois pouces de largeur et rend 3,700 onces à la tonne.C'est velle veine d'une très grande richesse qu'il faut ajouter aux quatre autres qui sont actuellement exploitées sur le même daim.comnier- niveau 235 pieds, sur le claim 1909 une nou- Mai 1910.$23.897.751 Mai 1909.$17.714.511 Des Etats-Unis De Grande-Bretagne et colonies britanniques .10.898,569 De France * 7,606.567 645,448 677-574 352,237 148.138 Les expéditions de minerai du Camp de Cobalt ont donné la semaine dernière 861.513 644,113 585,165 207,858 un total de 11,401,598 livres 100 tonnes, fourni par quatorze mines.Rochester figure pour la première fois D'Allemagne De Belgique De Suisse .ou sur la liste.Les expéditions pour l’année jusqu’à date donnent un total dq 37.562,154 livres ou 18,791 tonnes.II.Exportations Canadiennes.o En Grande-Bretagne et colonies britaniques.: Aux Etats-Unis.REVUE COMMERCIALE $9,882.946 7.814,656 609.077 507.584 485.032 236,064 180,232 $7.286,394 8.229.619 60,036 194,221 182,645 122,542 137.545 Les statistiques du commerce du Canada pour le , .¦ mo,s dc juin indiquent une prospérité générale.Lo \ ]C‘XU,UC.total des échanges du mois accusent sur le mois de F” j.^ma§ne.juin 1909 une augmentation de 11 millions de dollars.§'^'e " ' ' " : ' En juin ,909.en effet, 1= total des échanges s'éleva,, 5” ' a $55.657,201 tandis qu’en juin 1910 il s’est élevé jus- "° ia,ue lu’à $66,011,824.Dans le premier trimestre de l’année fiscale actuelle mai '9°9- se totalisaient par $782,993, ont atteint en ,e commerce totale s’est élevé à la somme de $171.173.- - mai '9'° $1.041.745, soit un gain de $258,752.(x)o tandis que pour le premier quart de l’année fiscale precedente, ce total 11’avait été que de $135.567,791.Au cours du mois de juin de cette année le total des importations a été de $39.705437- Sur ce chiffre les marchandises Les échanges commerciaux franco-canadiens qui.en Quant à l’Allemagne, les chiffres pour mai 1909 étaient de $871.795 et ils sont de $1.151.697 pour mai 1910, soit un gain de $279,902, qui est supérieur à celui de la France.Il faut, toutefois, constater que, seules les importations allemandes de produits canon soumis aux droits nadiens ont progressé, tandis que ses exportations ont subi un léger recul.soumises aux droits sont représentées Par $23,380,669 et les aliments Par $14,838,058. 116 8.816 10,746 32,049 3-170 2-757 Fourrures .Glaces non biseautées.Gants de toutes sortes.Chapeaux de paille.Bijouterie.Peaux de veau, mouton, chevreau, tannées ou corroyées, cirées ou vernies.Eaux minérales.Huile d’olive .Parfumerie, non à base d'alcool Pierres précieuses et imitations Rubans de toutes sortes .Vêtements de soie et soiries .Savon de Marseille.Savon de toilette.Eaux-de-vie et imitations.Rhum.Autres spiritueux.Vins non mousseux.Vins mousseux .Pipes et tabletterie.Conserves de légumes en boites Montres, boîtiers et mouvements .Vêtements de laine.Tricots de laine.Etoffes de laine et lainages.Diamants non montés.Peaux brutes .Laine brute.Cloches d’église.Livres de prières.Crème de tartre.5,772 En ce qui concerne la Belgique, ses avantages sont beaucoup plus considérables.Son commerce avec le Canada qui, en mai 1909, se totalisait par $534,882, atteint en mai 1910, $1,070,197, c’est-à-dire qu'il a doublé Si l’on considère que le nou- 5,648 23,002 2,414 5-048 exactement en un an.veau traité de commerce belgo-canadien n a pris effet qu’au io juin dernier, il est permis de supposer que cette progression s’accentuera davantage encore à l’avenir.Cela donne beaucoup à réfléchir.3,508 16,027 8.982 1.982 4,164 29,655 51-416 11,920 1,023 57,103 i,57i 4,788 4.537 38,561 6,940 7,246 1,935 2,542 6,015 15.202 17.202 18,329 60,371 9,446 Cependant, il ne faut pas perdre de vue qu’en réalité le commerce franco-canadien est beaucoup plus im-important que les statistiques officielles canadiennes ne permettent de le soupçonner.Cela tient à ce que quantité de marchandises françaises exportées au Canada en passant par les ports anglais sont considérées et classifiées comme marchandises anglaises.D’autre part, plusieurs importantes industries françaises ont des usines ou des comptoirs en Angleterre et leurs produits exportés au Canada par leurs établissements d’Angleterre sont portés dans les statistiques canadiennes au crédit de l’Angleterre.Enfin, il en est de même pour les marchandises françaises achetées par des commissionnaires anglais pour être réexportées au Canada.248 48,494 E336 7,8i6 11,130 34,7H 5,786 5,996 482 2,119 7,433 Il est difficile d’apprécier exactement l’importance des marchandises françaises entrant au Canada sous une étiquette anglaise, mais il est permis de majorer de 30 p.c., sans exagération, le chiffre de nos exportations, tel qu’il résulte des statistiques que nous venons de compiler.La Belgique et l’Allemagne, qui transportent elles-mêmes leurs produits sur leurs propres navires ne subissent pas les mêmes inconvénients.10,064 3,067 46,040 17,101 97,775 19,090 406 54,682 10,837 43,i64 2,304 4,185 2,616 15,083 122 2,284 9,313 * * * Exportations Canadiennes.Les principaux articles sur lesquels ont porté les échanges franco-canadiens sont les suivants : Mai 1910.Mai 1909.$ 3,7io Mai 1909.Mai 1910.17,590 130,054 Amiante.Instruments aratoires Peignes.Broderies de coton, blanche ou crème.Tissus de coton imprimés, teints ou colorés.Dentelle de coton, blanche ou crème.Velours et peluche de coton .Rideaux .Vaisselle de porcelaine et de faïence.Plumes, fleurs, etc.pour chapeaux .Dentelles de fantaisie, cols en dentelle.Amandes.Noix et noisettes.$ 4,557 88,140 3,081 o- 325 LA CONSTRUCTION AU CANADA 2,446 5,000 2,045 2,993 3,245 1,196 On dit souvent en France : “Quand le bâtiment va, tout va.” Si l’on doit considérer la construction comme le critérium de la prospérité économique d'une nation, la situation du Canada est vraiment enviable, car nous ne croyons pas qu’il existe un seul pays au monde où l’on construise autant.L’obligation imposée par les municipalités canadiennes à tout propriétaire d’obtenir un permis pour chaque bâtiment ou édifice neuf qu’il se propose de faire éri- 5 1,255 12,626 5,968 2,944 2,449 8,101 3,650 6,147 4,577 4,096 22,179 — 117 L’IMMIGRATION CANADIENNE ger permet d’établir à ce sujet des statistiques fort exactes.Pendant le mois de mai dernier, les principales villes du Canada ont autorisé la construction d’immeubles qui ont coûté $11,317,324; en mai 1909, la valeur des constructions permises n’atteignait que $7,545,152.Voici la liste des villes, grandes et moyennes, où l’on construit le plus: Statistiques.— Modification aux Règlements.— Conseils à nos Compatriotes Depuis dix ans, plus d’un million et demi d immigrants sont entrés au Canada ; 600,000 sont originai-de la Grande-Bretagne et plus de 500,000 des Etats-Unis.Le nombre d'immigrants venant de pays autres que ceux de langue anglaise, s’élève, pour la même période, à un eu plus de 400,000.Une brochure officielle sur ce sujet que l’on prépare actuellement indique que sur le nombre total d’immigrants venus de la Grande Bretagne, l’Angleterre et le pays de Galles nous en ont envoyés 420,000; l’Ecosse, environ 115.000 et l’Irlande 35,000.Voici le nombre d’immigrants qui nous ont été envoyés pendant l’année fiscale dernière des divers pays: Etats-Unis, 103,798; Angleterre et pays de Galles, 41,144; Ecosse, 14,706; Irlande, 3,940 ; d’autres pays du continent, 45,206; Japon, 271.Pendant la même année, 737 immigrants ont été déportés; depuis 1902, le total des déportations s’élève à 3,883, dont 2,000 étaient anglais ; en 1909, 8,997 immigrants venant des Etats-Unis ont été renvoyés dans leur pays comme sujets non désirables.res Permis obtenus Mai 1909.$ 88,225 58,275 377,650 368,005 123,645 102,430 24,195 236,200 88,620 1,107,790 25,700 628,075 42,155 48.300 90,325 22,600 31.300 106,985 22,400 21,775 1,887,532 188,620 477,140 25,410 1,291,800 Mai 1910.$ 224,590 24,430 225,066 231,055 259,230 36,200 202,625 354,535 87,165 1,709,200 207,000 651,150 124,845 131,925 397,040 28,800 3i,5oo 859,350 23,400 25,928 1,870,350 257,290 941,570 21,580 2,091,500 Brandon .Brantford .Calgary .Edmonton .Fort William Halifax ., Hamilton ., .Lethbridge .London .Montréal .Moose Jaw .Ottawa .Peterboro .Port Arthur Regina .Saint-Jean .Saint-Thomas Saskatoon .Stratford .Sydney .Toronto .Victoria ., Vancouver .Windsor .Winnipeg .En considération de la pénurie d’ouvriers pour les chemins de fer, le gouvernement vient de modifier par un décret ministériel les règlements actuels d'immigration, en ce sens que des ouvriers pour la construction des chemins de fer seront admis de quelque pays qu’ils viennent, à l’exception de l’Asie, et à la condition qu’ils soient mentalement, moralement et physiquement dans de bonnes conditions.Il faut aussi qu’ils soient désireux de travailler et que les entrepreneurs de construction de chemins de fer leur aient garanti du travail, alors même qu’ils n’auraient pas sur eux la somme d’argent réglementairement exigée et alors même qu’ils ne feraient pas le voyage directement.Il résulte donc de cette modification qu'actuelle-ment, Its hommes destinés aux travaux de construction des chemins de fer, se trouvent placés, au regard des règlements d'immigration, sur le même pied, ou à peu près, que les ouvriers agricoles l’ont été jusqu'ici.Cette modification aura donc pour conséquence de permettre aux entrepreneurs de construction de chemins de fer dans les provinces de l'ouest, de s’assurer la collaboration d’un grand nombre de Scandinaves et autres ouvriers de premier ordre.Beaucoup d’entre eux étaient jusqu'ici tenus à l'écart par la stricte interprétation des règlements d’immigration, soit qu’ils n’eussent pas sur eux les $25 règlementaires, soit qu’ils $11,317,324 Dans cette liste ne figurent que les principales villes canadiennes, mais si l’on y ajoutait les petites villes et les villages on arriverait certainement au chiffre de $24,000,000 pour le mois de mai.Cela donne une haute idée de l’activité qui règne dans ce pays et de la circulation des capitaux qui s’y trouvent.Les marchandises françaises sont, il est vrai, peu employées dans la construction des immeubles, mais, des sommes énormes qui tombent, de ce chef, dans la caisse des commerçants et dans l’escarcelle des ouvriers, une bien faible partie est réservée à l’épargne.Les neuf-dixièmes au moins des gains ainsi réalisés sont dépensés au jour le jour, soit aux besoins réels et immédiats de l’existence, soit en achat de marchandises de luxe.Les produits de l’industrie française ont donc des chances de plus en plus grandes de trouver des débouchés dans un pays qui s’enrichit sans cesse.$7,545,152 — n8 ne vinssent pas directement de leur pays natal, ou de leur pays de naturalisation.Cette modification aux règlements d immigration a une importance toute spéciale pour les entrepreneurs de construction de chemins de fer.Les règlements leur rendaient jusqu’ici difficile le recrutement de leurs ouvriers.Désormais au contraire il leur sera facvile de se procurer des ouvriers de premier ordre.vérance dont tout le inonde n’est pas doué, et un concours de circonstances qu’il ne faut pas compter pouvoir provoquer ou même voir se renouveler.Aujourd’hui, une quantité de jeunes Canadiens vont en Europe compléter leurs études, ce qui les met à même d’occuper tous les emplois sans avoir besoin de recourir à une collaboration étrangère.“Donc, jeunes Français sans fortune et sans métier, qui ne comptez que sur votre instruction et sur vos belles manières pour parvenir à une situation même très modeste, restez chez vous et gardez-vous de songer à émigrer au Canada.La plus brillante perspective qui vous y soit offerte, et encore est-elle bien précaire, c’est, après avoir mangé des troupeaux de vaches enragées, de trouver de temps en temps l'occasion de travailler à la pelle et à la pioche dans les rues, de pelleter la neige après les grosses bordées ou de laver la vaisselle dans les gargotes.Il n’est pas né-cesaire de traverser l’océan pour atteindre à cette position sociale et éphémère."Mais les cultivateurs qui ont à leur disposition un petit capital de quelques milliers de francs et de grands enfants, sont sûrs du succès.On dirait que c’est pour eux que le Canada a été fait.Il y a place pour des centaines de milliers de gens de cette catégorie, qui seront toujours acueillis, surtout dans la province de Québec, avec le plus sympathique empressement.“Les ouvriers agricoles et toutes les sortes de journaliers de condition analogue ne seront jamais embarrassés pour trouver un travail assuré et convenablement rémunéré.Mais ce sont les domestiques, les servantes surtout, qui représentent pour les villes l’immigration désirable.“La servante française, avec ses qualités professionnelles de savoir-faire, de propreté, de diligence et de subordination, n'a qu’à se présenter pour être admise dans les meilleures maisons où, avec la jouissance d’une liberté qui lui est inconnue, elle recevra des gages plus élevés du double au moins que ceux qu’elle touche en France.Elle ne sera exposée qu’à un danger : la tentation d’adopter des allures de ses congénères du Canada, qui se croient plus grandes dames que les maîtresses.Pour elles l’état de servante n’est que transitoire ; elles l’exercent mal, ne demeurent pas en place et font le désespoir des maîtresses de maison.“La servante française qui saura conserver toutes ses qualités sera très heureuse et très bien traitée au Canada.“En résumé, l’émigration française vers le Canada ne doit sortir que des classes laborieuses.Les bacheliers, comptables, vendeurs, gratte-papiers de toute espèce, oisifs ou aventuriers n’ont rien à faire, rien à espérer ici.Leur caractère s’aigrira à l’inévitable déception ; ils seront injustes envers les Canadiens qu’ils rendront responsables de leurs déboires, et finalement quitteront Puisque nous sommes sur ce terrain, nous reproduisons un article du “Courrier Français du Canada”, dû à la plume de notre distingué confrère, M.Henri Roullaud et contenant d’excellents conseils à nos compatriotes qui peuvent avoir l'intention de venir s’établir au Canada: “Si un concours de circonstances vous incitait à émigrer un jour, il y aurait sept chances sur dix pour que votre choix se fixât sur le Canada, et plus particulièrement sur la province de Québec, à cause de l’identité de langue.Alors, selon votre caractère, votre profession et votre état de fortune, vous ferez un choix excellent ou un choix détestable.“Pour qu’un Français venant s’établir au Canada y soit bien accueilli et puisse s’y plaire, il faut qu’il ne soit pas une gêne pour les Canadiens et qu’il y trouve les moyens de gagner sa vie.“Or, la réalisation de ces deux conditions essentielles n’est pas toujours possible.“Sont une gêne pour les Canadiens avec qui ils entrent en inutile concurrence, les sujets des deux sexes n ayant pas un état qu'ils puissent exercer sans occuper la place d'un Canadien.C’est ainsi que les commis, les bureaucrates, les gens de professions libérales n'ont aucune chance de succès, même très mince, parceque toutes les places sont occupées par les Canadiens qui les remplissent convenablement.“Les seuls Français qui ont toutes les chances de réussite en Canada sont les cultivateurs, les agricoles, les jardiniers, les domestiques, de rares professeurs, et quelques autres états manuels, de ceux qui sont utilisables dans tous les pays.Les autres sujets, à moins qu ils ne disposent d’un important capital destiné à être employé dans le commerce ou dans l’industrie, n'ont rien à faire ici, rien à espérer, attendu que leurs services sont absolument superfétatoires.Il y a des exceptions, il est vrai, et l’on trouve dans les des administrations, dans les ministères, dans la presse, dans le barreau, des Français—en petit nombre— qui sont parvenus à des positions solides et durables; mais ce sont là des cas exceptionnels où le hasard a joué le plus grand rôle, et dont il serait téméraire d’espérer la répétition à votre profit.Du reste, ces Français privilégiés n’ont pas conquis leurs grades rien qu’en se montrant; il leur a fallu une patiente persé- ouvners | gran- 119.sont les principaux auteurs du mal.Les années d’a-bandance surtout, le dernier facteur prend une importance considérable vu qu’il est souvent impossible d’emballer tous les fruits en temps utile pour l’exportation.Comment utiliser les fruits tachés, véreux, difformes, trop mûrs ou même gâtés?Beaucoup peuvent servir de nourriture au bétail ou passer à l’évaporation ; mais, à mon avis, ce n’est point la meilleure façon.Il vaudrait mieux transformer ces fruits en cidre.Meme, l’on peut dire que pour les pommes dont la maturité est excessive, c’est la seule utilisation possible.A ce sujet l’on ne saurait trop répéter que l’on peut faire du cidre de bonne qualité même avec des pommes légèrement pourries, à tel point qu’en Normandie beaucoup de personnes ne commencent le brassage des fruits que lorsque la pourriture a fait son apparition.Ce n’est point là un sot préjugé, l’expérience a démontré qu'une maturité très avancée facilite la production d'un cidre se conservant longtemps à l’état doux.Mais, me direz-vous, il ne suffit pas de faire du cidre, il faut le vendre.Nous sommes tout à fait d’accord sur ce point et je me propose maintenant de vous énumérer les débouchés que je connais déjà.Le bon cidre a une vente assurée et avantageuse ; 1.En Angleterre; 2.Dans les pays chauds (Inde, Afrique, Amérique du Sud).Cette boisson est de plus en plus appréciée en Grande-Bretagne.A Londres elle trouve acheteur à des prix très élevés.En fûts de 36 à 60 gallons les bons cidres valent en moyenne 28 sous (centins) le gallon.La vente en bouteilles (genre champenoises) est encore plus rémunératrice : le cidre légèrement gazeux se paie en général 3d (6 sous) la demi-pinte—verre non compris.La demande croissante permet l’introduction de cette boisson sans crainte d’abaisser les prix.Depuis quelques années la Grande-Bretagne importe annuellement de 200,000 à 300,000 gallons.Les Etats-Unis furent d’abord les fournisseurs presque exclusifs, mais j’ai vu avec plaisir que quelques producteurs canadiens expédient déjà des quantités appréciables: 100,000 gallons environ en 1908.Le goût naturel des Anglais pour le cidre limpide et doux, les encouragements donnés aux boissons de tempérance ne peuvent qu’augmenter la consommation et par suite les chances de succès.Les pays chauds sont pour le cidre le débouché le plus avantageux et le plus important.S’il en est ainsi c’est qu’il n’est pas de boisson plus agréable, plus désaltérante pour les habitants des contrées tropicales.le pays en le maudissant alors qu’ils ne devraient maudire que leur imprévoyance.” Ces conseils, émanant d’un Français qui habite le Canada depuis plus de vingt ans et doué d’un sens critique très affiné sont dictés par l’expérience et empreints de la plus grande sagesse.Nous nous permettons cependant d’y ajouter quelques mots sur un point très-important; celui de la langue anglaise.En dehors des cultivateurs qui s’installent dès leur arrivée sur une ferme, où ils sont leurs maîtres et où ils ont peu de contact avec le public, il est absolument indispensable pour tout immigrant entrant au Canada de parler l’anglais.La langue française est beaucoup employée dans la Province de Québec, cela est exact ; elle est officielle et placée sur le même pied que l’anglais dans les administrations, les tribunaux, les mairies, etc., cela est encore vrai.Néanmoins, dans le commerce de gros, les banques, les compagnies de chemins de fer et de navigation, les grands établissements industriels, etc., c’est l’anglais qui domine et qui est le plus souvent, exclusivement adopté.Dans le commerce de détail même, les magasins sont fréquentés autant par les clients de langue anglaise que par ceux de langue française, d’où nécessité pour les commis de parler les deux langues ; il en est de même pour les employés de bureau, les garçons livreurs, les solliciteurs à domicile, etc., etc.Dans les ateliers, les contremaîtres sont plutôt anglais et n’aiment guère à avoir sous leurs ordres un ouvrier qui ne les comprend pas et avec lequel ils ne peuvent parler que par l’intermédiaire d’un interprète.En définitive, pour avoir quelques chances de cès, l’immigrant doit parler anglais, c’est là une condition sine qua non ; autrement, il ne pourra que végéter dans des besognes mercenaires et peu rémunérées.suc- o LES POMMES CANADIENNES ET LA FABRICATION DU CIDRE M.Louis Meunier, ingénieur agronome français, délégué par le ministre de l’agriculture, M.Ruau, en Angleterre, aux Etats-Unis et au Canada afin d’étudier la culture des pommes, tant au point de vue de la pomme de table que de celle destinée à la fabrication du cidre a fait récemment une visite à nos bureaux.Il a bien voulu exprimer son appréciation de la pomme canadienne, de sa valeur et de son utilisation dans la fabrication du cidre, que nous essayons de résumer ainsi : Chaque année les producteurs de pommes perdent une partie de leur récolte.Cette perte a des causes diverses.Le ver des fruits, la tavelure, la pourriture 120 Une bouteille de cidre qui en France se vendrait ; difficilement 12 sous, trouve acquéreur à 2 francs 50 —$0.50—à la Côte d’ivoire, en Afrique.La célèbre cidrerie Bulmer, de Hereford, Ang'leter- des poisons à l'intérieur de notre tube digestif et fi nissent par rendre les organes inaptes à leurs fonctions naturelles.Il semble donc -que l’avenir du cidre soit brillant, te, envoie dans 1 Inde une grande partie de sa produc- ^ Mais pour que le succès soit complet il faut que le tion colossale—800,000 gallons environ—ce qui indi- ; producteur canadien applique les meilleures méthodes que qu elle trouve là un débouché au moins aussi bon de fabrication, des grandes cidreries d’Angleterre, de France et d'Allemagne.En Angleterre, sur le marché des pommes de table, en particulier celui de Covent-Garden, à Londres, les que le marché anglais.Les grosses cidreries allemandes du Wurtemberg expédient en République Argentine des cidres qui vienent concurrencer ceux que produit l’Espagne.pommes canadiennes sont très appréciées et tiennent Les grandes villes des Etats-Unis pourraient elles- la première place, mêmes fournir un marché avantageux.“Aime-t-on le Dès mon arrivée eu Canada, dit M.Meunier, j’ai été San Francisco?” demandais-je récemment à : reçu à bras ouverts par les pommiculteurs du pays, qui me firent admirer leurs belles plantations de fameuses, En boit-on beaucoup?—Oui et non.—Comment cela?Saint-Laurent, etc., et m’ont montré avec quels soins —On en consomme en quantité pendant les quelques cidre à un ami qui habite cette ville.Certes me répondit-il.—1 ils emballaient ces fruits délicieux, afin qu’ils arrivent semaines qui suivent la récolte des fruits et la fabri- en bon état dans la vieille Europe, cation ; mais la température élevée de la région empêche de faire un cidre de conserve de sorte que la expédition peuvent être prises pour modèles dans le période de consommation ne dépasse guère un mois.” Quelle situation avantageuse pour un pays comme le Canada dont les hivers froids sont si favorables à la Si la production des pommes au Canada, et leur monde entier, il n’en est pas de même en ce qui concerne la fabrication du cidre.Sans doute, il existe quelques exceptions, mais la vérité nous oblige à dire que les 2-3 au moins des cidreries canadiennes, produisent une boisson qui n’a du cidre que le nom.Ce n’est donc pas sans raisons que l'hon.Sydney Fisher, ministre fédéral de l’Agriculture, cherche à développer la cidrerie canadienne et à améliorer les méthodes de fabrication.On comprendra par suite, la convention de réciprocité qui est intervenue, et par laquelle le délégué Français apportera au Canada ses vues sur la cidrerie, tandis qu il empruntera à la Nouvelle-France ses méthodes rationnelles de culture des pommes et d’expédition des fruits.La pommiculture française n’arrivera jamais à rivaliser avec les fruits canadiens, qui d’après les connaisseurs européens, sont de beaucoup supérieurs aux nôtres.production d'un cidre de conserve ! Le Dominion lui-même sera pour cette boisson un débouché de plus en plus important.D'une manière générale les boissons légères, hygiéniques, telles que le vin et le cidre, voient leur consommation s'accroître à mesure que l'aisance arrive.La facilité de la production du bon cidre au Canada devrait en faire la boisson nationale.La recherche des boissons de tempérance, les qualités hygiéniques particulières du cidre devront d'autre part en augmenter la vogue.Quelques mots sur ses propriétés hygiéniques qui sont tout à fait remarquables.Comme disait Julien de Faulnier, médecin de Charles IX.roi de B rance : “Le cidre faict abondance de laict aux nourrices.” Ceci n'est pas à dédaigner, mais voici des faits plus importants A la fin du siècle dernier, le docteur Denis-Dumont (lun des professeurs les plus renommés de la vieille Université Normande) démontrait l'influence du cidre sur les reins et le foie.Il établit que la boisson d’or nous exempte de maladies telles que la pierre, la gra-velle, la goutte, les coliques hépatiques, etc.La reinette du Canada, si répandue et si appréciée en France, ne supporte pas cependant la comparaison avec les meilleures variétés du Dominion.Mais à côté de la question de variétés, il y a celle de la culture et de l'emballage, que l’on peut améliorer.encore.En ce qui concerne la préparation du cidre au Canada, doit-on importer les variétés les plus réputées de France ou d'Angleterre, ou bien faut-il essayer de faire du cidre avec des pommes de table qui sont à peu près les seules que l'on cultive ici?Il est possible, dit M.Meunier, que l’on ne puisse faire avec ces dernières de cidres d’aussi bonnes lités Les recherches patientes du Dr H.E.Durham, habile chimiste anglais, ont fourni la preuve que le cidre bien fait contient normalement une petite quantité d’acide lactique.Ceci fournit l’explication de la longévité chez les buveurs de cidre, qua- que ceux que 1 on fait dans le Dessin français, avec nos Gros-bois” et nos “Gagnevin”, ou dans les comtés anglais de l’Ouest, avec la “Poxwhelp” et la "Kingston Black”, mais je suis certain que l’on peut car l'acide lactique puissant antiseptique qui est .pour l'intestin un pêche l'action des bactéries.Celles-ci, comme l'a démontré le savant Metchnikoff secrétent em- constamment 121 cidre les plus répandues et l’on note avec soin les qualités particulières du cidre préparé avec chaque variété.Ces documents permettent la sélection.La dégustation et la chimie font connaître d’autre part la façon dont on doit mélanger les cidres obtenus afin d’avoir le meilleur produit possible.Nous serions bien aises de voir s’implanter au Canada l’industrie cidrière, elle ne pourrait manquer d’y prospérer rapidement car elle a toutes les chances de succès.D’une part, la prodigieuse quantité de pommes récoltée dans le pays lui assurera la matière première à bon marché et d’autre part, la croisade antialcoolique qui se poursuit au Canada devrait amener une importante consommation de cidre.produire avec des pommes de table, du très bon cidre avec une fabrication soignée.Je ne saurais trop insister sur les exemples concluants qui permettent de 1'afifirmer.D’une part, on fait en France, dans le Nord-Est, d’excellent cidre avec des fruits à deux fins, c’est-à-dire reconnus comme capables de produire de très bon cidre, et en même temps de fournir un fruit de table agréable.Monsieur Barker, le savant directeur du “Cider Institute” anglais prétend qu’une année le meilleur cidre d’un concours provenait de pommes de table, et que d’autre part, un fabricant de cidre des environs de Bristol dit avoir produit le meilleur cidre avec des “Baldwin canadiennes.” Quels genres de boissons faut-il faire?Quels seront les débouchés?Le cidre sans alcool pourrait avantageusement remplacer le jus de raisin non fermenté et serait certainement encouragé par les sociétés de tempérance.D’autre part, le cidre anglais trouverait en Europe et dans les pays chauds un débouché très rémunérateur.Le peu de cidres importés qui se boivent maintenant sont importés de France ou d’Angleterre et coûtent fort cher.Quant aux cidres fabriqués avec des essences de banane et qui constituent l'article de vente courante, ils ne ressemblent pas plus au vrai cidre que l’eau ne ressemble au vin.Le Canada est merveilleusement placé pour faire l’excellent cidre.Considérons successivement la fa- LETTRE D'OTTAWA brication, puis la matière première.On a remarqué, aussi bien en France qu’en Angleterre qu’il est d’autant plus facile de faire de bon cidre que l’hiver est plus froid.S’il en est ainsi, c'est qu'en général le cidre est meilleur lorsque la fermentation est lente, ce qui arrive d’ordinaire à basse température.Ottawa, 25 juillet 1910.Le grand évènement politique et économique qui domine ce mois est la tournée triomphale qu'exécute actuellement le premier ministre du Canada dans l’Ouest, pour se mettre en contact avec la population de cette partie du pays, se rendre compte de ses besoins et recevoir l’expression de ses désirs.En dehors de la préoccupation électorale qui tient évidemment sa place au cours de ce voyage, on doit relever, dans la décision prise par Sir Wilfrid Laurier de s’imposer cette fatigante visite en cette chaude saison, la notion bien exacte de l’influence prépondérante que prendra l’Ouest avant longtemps dans la marche du Canada vers sa destinée propre, et le sentiment profond du besoin de façonner la politiq dienne conformément aux aspirations et aux besoins de ces régions, si l'on veut faire durer longtemps l’harmonie, l’unanimité, la bonne entente que l’on constate actuellement entre les divers groupements du Dominion.Il faut que le Canada y compte bien, comme je l'écrivais le mois dernier, l’axe de la puissance se' déplace actuellement et c'est dans l'Ouest que s’écrit dès aujourd'hui l’histoire du Canada.Toutes les déclarations qu’y fait actuellement le premier ministre sont donc précieuses à retenir, ce sont Indubitablement les jalons de sa politique future., 11 n’y a aucun doute qu’en mettant le pied terre promise, en y contemplant les merveilleux effets de sa politique de peuplement et de transport, en Les hivers canadiens si rigoureux permettront donc une fabrication et une conservation facile si l'on applique les méthodes européennes, car l’on aura de son côté le puissant auxiliaire qu’est la nature.Passons à la seconde question : Le Canada est-il favorisé au point de vue de la matière première ?Assurément, répond M.Meunier, et il conseille canadiens d’employer à la fabrication du cidre leurs pommes avariées et toutes celles qui, pour pour une autre, ne donneraient pas un bénéfice suffisant par la vente à l’état frais.Mais, ajoute-t-il, il ne suffit pas de faire du cidre, il faut le bien faire.aux une raison ue cana- ou Pour obtenir le meilleur résultat il est nécessaire : 1.De bien fabriquer et conserver le cidre ; 2.De connaître les variétés qui, comme la Baldwin, sont capables de donner d’excellent cidre, de l’autre celles qui ne sont aptes qu’à fournir une boisson ordinaire.L’étude des variétés canadiennes au point de vue de la fabrication du cidre demandera plusieurs années, car il n’existe pas encore de travail d’ensemble cette question.Il faudra donc faire, pour chaque variété canadienne, ce que l’on fait au “Cider Institute” glais.On y fabrique du cidre avec les pommes à car sur sur cette an- 122 touchant de sa main sa grande oeuvre du Grand-Tronc-Pacifique, Sir W.Laurier a ressenti les inéluctables atteintes de cette fièvre de l’Ouest qui empoigne tous les visiteurs.On dirait que l’aspect de ces immenses espaces, de ces riches moissons, de ces culture illimitées donne aux vues, une ampleur ; aux sentiments, une acuité ; aux conceptions, une envergure irrésistibles pour l’homme d’Etat et de cabinet qui s’est préparé à la conception des grands problèmes par des études serrées et critiques.C’est ainsi que, parlant à Winnipeg, Sir W.Laurier a énoncé sur la question des transports des desseins d’une sonorité dont se fût effarouchée autrefois sa réserve bien connue.Décrivant à ses auditeurs les facilités qu’il comptait leur assurer pour permettre le transport prompt des récoltes de l’ouest aux ports océaniques, il a esquissé en termes grandioses ce magnifique réseau de voies ferrées et de canaux que le Canada occidental aura bientôt à sa disposition pour jeter ses céréales sur les grands marchés du monde.Le Pacifique-Canadien, le Canadian Northern, le Grand-Tronc-Pacifique et le chemin de fer de la Baie d’Hudson quant aux voies ferrées.Le Canal Welland agrandi, le Canal de la Baie Géorgienne, la Canalisation de la rivière Saskatchewan jusqu’au pied des montagnes Rocheuses quant aux voies fluviales.Voilà l’incomparable régime de transports que rêve Sir W.Laurier pour répondre aux besoins de l’ouest ; et sur le tout il a greffé, comme couronnement d’un aussi monumental projet, la promesse d’une subvention de deux millions et demi de dollars pour une exposition universelle à Winnipeg en 1913, date de l'achèvement du Grand-Tronc-Pacifique.On conçoit que l’ouest exulte et que jamais triomphateur n’eût voyage plus glorieux que l’homme d’Etat sagace et avisé qui, depuis quinze ans bientôt, préside aux destinées du Canada.La récolte de Québec varie de 74.45 pour les grains mixtes à 102.58 pour le foin et le mil.Les pois font 84.42 et ils viennent après les grains mixtes.Dans l’Ile du Prince-Edouard et la Nouvelle-Ecosse, la moyenne de toutes les récoltes est au-dessus de 90, exception faite de l’“alfalfa” qui donne une moyenne de 83.33 dans l’Ile.Le foin et la luzerne donnent 104.31 dans Vile et 105.79 dans la Nouvelle-Ecosse.Le blé, l’avoine, les grains mixtes et l’alfalfa sont dans une condition supérieure, dit-on, à 90 dans le Nouveau1 Brunswick et toutes les autres céréales entre 83 et 89 sauf l’alfalfa qui donne 97.Le foin et la luzerne donnent, dit-on, 109.68.Dans le Manitoba, la Saskatchewan et l'Alberta la moyenne est faible à cause du peu de pluie pendant juin dernier.Les conditions générales des céréales au Manitoba sont bien au-dessous de la moyenne.Les correspondants de presque tous les districts annoncent qu’il n’y a pas de pluies ; il n’y a eu que quelques légères averses et les vents chauds qui ont absorbé l’humidité et desséché les champs.La plus basse moyenne a été constatée, dit-on, aux alentours de Brandon et de Morden et la plus haute à Marquette.Dans la Saskatchewan où le ministre de l’Agriculture, l’hon.Mothersell çvalue la récolte à 60 millions de minots de blé, les céréales ne paraissent pas avoir souffert des conditions atmosphériques autant que dans le Manitoba et l’Alberta, car il y a eu d’assez fréquentes averses locales.Les rapports reçus de Lloydminster, de Battleford; Indian Head et Qu’Appelle sont très favorables.On estime la condition du blé à 400 au minimum.La condition générale des céréales dans la région de l’Alberta, qui se trouve au sud des cantons No.30 est au-dessous de la moyenne, à cause de la sécheresse et des vents chauds.Dans le district d’Edmonton les grains, bien qu'ayant eu à souffrir des mêmes conditions climatériques sont en bien meilleur état.Les meilleurs rapports proviennent du district Strathcona et ceux provenant des districts de Athabaska Landing et Saddle Lake sont particulièrement favorables.Les céréales en Colombie Anglaise sont en bon état.” * * * Le gouvernement vient par un règlement récemment promulgué de modifier sa loi d’immigration de façon à faciliter aux grandes compagnies de chemin de fer, dont les travaux sont en cours, le recrutement des ouvriers qui leur sont nécessaires.A l’avenir et jusqu’à nouvel ordre les ouvriers qui se destinent à la construction des chemins de fer canadiens seront librement admis en Canada, de quelque pays qu’ils viennent—sauf d’Asie—et à la condition qu’ils soient mentalement, moralement et physiquemen ment dans des conditions acceptables.Il faut aussi qu’ils soient désireux de travailler et que les entrepreneurs * Comme il a couru au sujet de la récolte en Canada des rumeurs soit optimistes, soit pessimistes non fondées, je crois bon de vous faire connaître ici, suivant Rapport publié par le Bureau de Recensement et de statistique d’Ottawa un aperçu complet de l’état de la récolte dans le Canada au 30 juin dernier, c’est-à-dire au moment où il ne peut plus guère se produire de modifications sensibles.Voici les principales données de cet état, rapportées chiffre 100 qui représente une récolte normale.“La condition générale de toute la récolte est bonne dans l’Ontario, la plus haute moyenne étant 94.29 pour le blé d’automne et la plus basse, 84.79 pour le blé de printemps.un au 123 de construction de chemin de fer leur aient garanti du travail.L’admission leur est accordée librement, c’est-à-dire alors même qu’ils n’auraient pas sur eux la somme réglementairement exigée ($25.00) et alors même qu’ils ne viendraient pas directement de leur pays d'origine ou de nationalisation.11 résulte de cette modification qu’actuellement les hommes destinés aux travaux de construction des chemins de fer se trouvent placés, au regard des règlements d’immigration sur le même pied ou à peu près que les ouvriers agricoles l’ont été jusqu’à présent.Cette modification permettra aux constructeurs de chemins de fer dans les provinces de l’Ouest de s’assurer la collaboration d’un grand nombre de Scandinaves et autres ouvriers de premier ordre, excellents travailleurs et propres à faire plus tard d’utiles colons.C’est ainsi que le gouvernement canadien sait mettre ses règlements d’immigration à l’unisson des variations économiques du pays.Il a d'abord ouvert largement les portes du Canada et a invité à y entrer tous ceux qui, pleins de bonne volonté, et autrement en bonne santé de corps et d’esprit voulaient essayer de s’y créer un foyer.Puis lorsque la crise financière et l’énorme accroissement de l’immigration ont menacé d'encombrer les villes de sans-travail, il imposa à ceux qui voulaient entrer au Canada, l'obligation de prouver qu’ils étaient sure de subvenir à leurs propres besoins.Et il restreignait la propagande de ses agents à envoyer seulement le genre d’immigrants dont le Canada avait toujours besoin, les agriculteurs et les ouvriers agricoles.Maintenant, c’est aux travailleurs de chemin de fer qu’on facilite l’entrée du Canada.Et c est là le mérite de la politique d’immigration du gouvernement canadien quelle est élastique et peut se plier aux exigences occasionnelles de la situation économique.Quant aux raisons de cette hausse, les voici d’après le rapport : Les dix dernières années récemment écoulées ont été témoin d’un développement industriel du Canada très rapide.L’immigration s’est produite sur une échelle inusitée.De grandes étendues de terrain ont été mises en culture.Avec cela, il a été dépensé beaucoup d’argent—surtout d’argent emprunté—pour construire des chemins de fer, bâtir des villes, exécuter de grandes entreprises qui ne donnent encore aucun rendement.C’est ainsi que le poids a été constamment jeté dans la balance du côté de la demande.La demande a consisté d’abord en matériaux pour les entreprises elles-mêmes, puis le cercle de l’activité industrielle s’étant élargi, la demande s’est propagé jusqu’aux limites extrêmes du cercle produisant partout une augmentation graduelle.La réduction des heures de travail a coïncidé avec l'élévation des salaires; tandis que l’accroissement du pouvoir d’achat provoquait une tendance au luxe et à l’extravagance.11 est difficile de songer maintenant à une réaction possible.La situation n’a pas d’issue individuelle.Sa solution dépend aujourd’hui au Canada de la rapidité de la transition du rendement potentiel au rendement productif des bâtisses, villes, chemins de fer, qui maintenant en puissance de rendement, après avoir été des facteurs constants de demande devront à leur tour devenir des agents d’offre dont les produits mesurés à leur énergie potentielle et mis sur le marché causeront normalement la réduction des prix.en me- Je vous signalais l'autre jour la conclusion des vendons commerciales du Canada avec l'Italie, la Belgique et la Hollande.Ces conventions et celles qui ont été signées la France et 1 Allemagne constituent un puissant faisceau d'arrangements tarifaires qui minent indubitable ment la portée de la concession préférentielle accordée à l'Angleterre en 1897.con- avec Le ministère du Travail vient de faire paraître à Ottawa un rapport sur l'augmentation du coût de l’existence au Canada, sur les causes qui ont motivé cette augmentation, sur sa marche et sur la façon dont elle modifie la situation des travailleurs et salariés.Bien que cette étude n’ait pas reçu toute l’extension nécessaire pour pouvoir raisonner économiquement le phénomène, les données qu’il contient sont intéressantes.La conclusion la plus intéressante et la plus saisissante pour toute personne qui étudie la situation sociale du Canada c’est que depuis douze ans le prix des articles de première nécessité a subi au Canada une hausse de beaucoup plus d'un tiers, hausse qui se continue encore actuellement.Les économistes et les politiciens britanniques s’en sont émus et l'hon.M.Balfour s'est fait au parlement anglais l’écho des craintes et des plaintes du anglais en demandant au premier ministre M.Asquith de chercher à confirmer les Dominion dans l’expectative de faveurs qui leur avait fait offrir cette préférence à la mère-patrie, et de leur accorder des avantages réciproques qui les arrêtent dans la voie des commerce arrangements internationaux destinés à annihiler petit à petit la préférence primitive.M.Balfour a reçu de M.Asquith une réponse très-, catégorique dans laquelle ce dernier lui a fait toucher du doigt le point essentiel, impératif, qui coupe court à toute discussion et qui est celui-ci : 124 C’est pour cette raison qu’elle saisit l’occasion que lui présente la réunion du Congrès de Bruxelles pour reprendre l’exposé d’une question qui intéresse au plus haut degré le commerce français.Ce n'est pas devant l’assemblée d’élite qui compose le Congrès que nous aurons besoin d'insister sur cet axiome, que la marchandise suit les capitaux.Nous nous sommes toujours étonnés que la France, ce grand exportateur de capitaux ne fit pas au Canada une plus large part, alors que celui-ci en faisait une si large consommation.Depuis 1880 en effet les besoins du Canada ont été considérables.La construction du Canadian Pacific Railway a été pour le pays le commencement d’une ère d’emprunts qui se continue dans le présent avec un développement et une ampleur qui ont déjoué toutes les prévisions.Cette compagnie a émis des actions et des obligations pour la somme de $306,000,000.A sa suite sont venues deux autres grandes entreprises de chemin de fer le Canadian Northern et le Grand Trunk Pacific, dont les besoins sont tout aussi vastes.La pénétration de ces lignes dans les régions nouvelles, l’immigration, le développement et l’activité intense qui en ont été le résultat, ont créé pour le gouvernement fédéral et les gouvernements des Provinces et les municipalités des obligations nouvelles et innombrables qui ont nécessité une succession ininterrompue d’emprunts.Pendant l’année 1909 la totalité des emprunts de toute nature contractée au Canada a dépassé la somme de $200,000,000, soit plus de un milliard de francs.Ce chiffre sera dépassé en 1910.Or, quelle a été dans cette somme la part de la France?Presque rien.La cote de la Bourse de Paris contient trois ou quatre valeurs canadiennes dont deux emprunts, déjà anciens, de la Province de Québec, et une société de Prêts hypothécaires le Crédit-foncier franco-canadien, dont les actions et les obligations sont à peu près les seules valeurs canadiennes actives négociées sur le marché de Paris.Mais nous n’y trouvons ni fonds d’Etat fédéral, ni valeurs municipales, ni valeurs de chemins de fer, de traction et d’éclairage électriques, de charbonnages, d’aciéries, de sociétés de navigation, de filatures, qui se négocient à Londres pour la plupart et y sont appréciées en raison les unes de leur sécurité, les autres de leur rendement.Quelle est la raison de cette abstention?Il nous a été facile de la découvrir car elle nous a été signalée par ceux-là mêmes qui parmi les Canadiens avaient tenté sans succès d’introduire des valeurs canadiennes sur le marché de Paris.Or, cette raison est que le marché de Londres, même dans les périodes les plus défavorables, paie pour les valeurs canadiennes un prix plus élevé que le marché de La Grande-Bretagne ne peut rien offrir aux Colonies pour les avantager.Les Colonies ont déjà fait à la Grande-Bretagne toutes les concessions dont elles sont capables et ne peuvent rien offrir davantage.A quoi bon négocier, tenter un marché quand aucune des deux parties n'a rien à offrir à l’autre ?Voici en quels termes M.Asquith pose ce dilemne d’une précision désespérante pour les “Tariff Reformers” anglais.“Les colonies ne vont pas permettre aux manufacturiers britanniques de devenir chez elles des concurrents actifs avec leur propre matière première."Il est essentiel d’un autre côté aux industries britanniques que le gouvernement ne consente pas à imposer, soit sur les aliments, soit sur la matière première, une taxe propre à augmenter le coût de la vie et à handicaper notre pouvoir producteur.“Sans concurrence industrielle, le monde et l’Empire n'auraient jamais joui d'aucune cohésion et n’en seraient jamais arrivés à ce qu’ils sont aujourd’hui.L’Empire se tient, non pas par cohésion matérielle mais par des affinités morales, loyales et sympathiques ; beaucoup mieux que si Downing Street décidait de la politique fiscale de la Nouvelle-Zélande et de l’Australie.” Comme on devait s’y attendre cette déclaration a soulevé un toile parmi les pseudo-protectionnistes anglais, mais elle a trouvé à Ottawa l’écho le plus sympathique car elle est absolument conforme aux vues du gouvernement.O.Rideau.LE FISC FRANÇAIS ET LES VALEURS ETRANGERES EN FRANCE Nous publions ci-dessous le texte d’un rapport émanant de notre Chambre, sur une question qui est actuellement soumise au Congrès des Chambres de Commerce françaises à l’étranger, aux colonies et pays de protectorat, lequel a lieu à Bruxelles les 4, get 6 août.Nous indiquerons ultérieurement la décision du Congrès sur cette matière très-intéressante pour les capitalistes français désireux d’effectuer des placements de fonds au Canada.La Chambre de Commerce française de Montréal a toujours considéré qu’il était de sa compétence et qu’il entrait dans ses fonctions non seulement d’encourager les échanges commerciaux entre les deux pays la France et le Canada, mais aussi de favoriser l’introduction des capitaux français au Canada en signalant à l’épargne française les avantages qu’elle peut y trouver et les obstacles à surmonter. 125 Paris qui se voit obligé par les exigences du fisc d'of- gagner, et le public français ne serait pas exposé com-frir quelques points de moins pour obtenir le même me il l'est en ce moment à n'accueillir que le rebut.que l’acheteur anglais.Les valeurs industrielles s’accommoderaient assez de même de revenu Nous avions espéré en 1902, à l'époque de la conclusion de la guerre Sud-Africaine, alors que le marché anglais se débattait au milieu de grosses difficultés, les chances s’égaliseraient, que la hausse des capitaux anglais contrebalancerait les charges du fisc français, et que le marché français trouverait dans cette circonstance une occasion exceptionnelle d’accueillir les valeurs canadiennes à un prix qui défierait la concurrence anglaise.Il n’en a rien été.Le marché de Paris suivit les prix de Londres et conserva comme “handicap” les charges du fisc.Depuis cette époque, les résultats de la guerre russo-japonaise sont venus modifier la physionomie des marchés et ont donné aux capitaux français de larges assujetti comme toute marchandise aux lois de la con-débouchés dans une direction qui leur est familière.Et pendant que le marché français ouvrait ses caisses aux gouvernements des nations Européennes et continuait à négliger le Canada, le marché anglais retrouvait son assiette et son abondance de capitaux.du régime actuel, mais il n’en est pas certaines valeurs canadiennes qui, d un rendement moins élevé, offrent une garantie de premier ordre.Nous faisons allusion aux obligations de chemins de fer garanties soit par le gouvernement fédéral soit par les gouvernements provinciaux et aux obligations municipales émises par les grandes villes canadiennes.Ces valeurs, en effet, qui sont sur le marché anglais traitées à l’égal des fonds d'état sont assimilées en France aux valeurs industrielles.Elles mériteraient un traitement de faveur, tandis que les exigences du fisc leur fer- que ment hermétiquement la porte.Le capital considéré comme article d'exportation est parce qu’il et ce n'est pas une raison currence, vient de France pour qu’il soit plus recherché, au Canada surtout, où des raisons politiques et sentimentales peuvent faire donner la préférence au capital an- glais.On commet fréquemment en France 1 erreur de croire qu'il n'existe qu'un seul marché celui de Paris et que l'emprunteur doit nécessairement s'y rendre, quels que soient les obstacles.Rien n'est moins exact et l'histoire des valeurs canadiennes prises à Londres après avoir échoué à Paris est là pour le démontrer.C’est une illusion aussi vaine que celle qui inspire à certains théoriciens le désir d'empêcher la sortie des capitaux de France.La Chambre de Commerce française de Montréal sollicite le Congrès de vouloir bien adopter la résolution suivante : “Le Congrès de Bruxelles émet le voeu que, au point de vue de l’impôt auquel elles sont assujetties au regard du fisc français, les valeurs, tant obligations qu'actions.émises par des compagnies, sous la garantie du gouvernement canadien ou des gouvernements de l'une des provinces confédérées, soient assimilées aux fonds d’Etat." Il semblerait donc que cette année 1910, les chances de placement des valeurs canadiennes en France sont aussi éloignées que jamais.Cette impression cependant n'est pas exacte car depuis deux ans environ les deux marchés de Londres et de Paris semblent évoluer dans un sens qui les rapproche sensiblement l’un de l’autre.E11 Angleterre, la crise budgétaire devra se terminer par des concessions au fisc et en France où il ne s'absorbait que des fonds d’état, le goût des valeurs industrielles étrangères se développe chaque jour davantage.D’autre part, le développement extraordinaire du Canada lui crée des besoins si vastes que le marché anglais lui-même éprouve quelque lassitude à absorber toutes les émissions qu'il lui présente, et que le surplus devra chercher à se déverser ailleurs.Le moment est donc venu de se demanuer si le fisc qui jusqu’à présent a servi d’obstacle à l'introduction de ces valeurs, ne pourrait être amené à consentir quelques concessions afin de ne pas écarter les meilleures valeurs pour le bénéfice des médiocres ou des plus risquées que nul obstacle n’arrête.Il est clair que les valeurs étrangères ne peuvent s’attendre à être soumises en France à un régime plus favorable que les valeurs françaises, aussi n’avons-nous pas la prétention de demander qu’elles soient mieux traitées.Seulement, ce que nous désirons c’est que la politique fiscale que l’on s’occupe de remodeler s’inspire davantage des méthodes adoptées sur les marchés concurrents et qu’elle n’oblige pas les capitaux français à s’expatrier et à se domicilier sur les marchés étrangers pour aller chercher les bonnes valeurs étrangères.Le fisc aurait à notre avis tout à y LES RICHESSES DU CANADA La région de Chibougamo Les richesses du Canada sont bien loin d'être toutes connues ; nombreuses sont les régions qui n'ont été, jusqu’ici qu’à peine explorées.De temps en temps les prospecteurs font des découvertes qui attirent l'attention du public sur une région dont on ignorait tout, même le nom.Depuis environ deux ans, le district de Chibougamo est devenu célèbre par ses productions minières ; nos lecteurs nous sauront gré de le leur faire connaître. 126 Ce territoire, placé à environ cent cinquante milles du lac Saint-Jean, fut exploré une première fois en 1870.Cette exploration, suivie de plusieurs autres, amena l'importante découverte de tout un district minier et mit à jour d’incalculables richesses qui furent toute une révélation pour le monde industriel.Lors des récentes explorations de 1904 et de 1905, pu localiser dans le voisinage du lac Chibougamo des gisements fort importants de quartz aurifère, de cuivre, de fer, d’amiante, etc.d'une analyse chimique, les échantillons de quartz rifère ont donné un Recettes nettes.Dépenses.Bénéfices.1,039,716 651,925 387,790 1,155,582 715.711 439.870 Montréal.—La "Montreal Light, Heat and Power Company" possède ou contrôle quelques usines hydroélectriques et distribue au total 55,000 chevaux.Elle possède en outre une réserve à vapeur de 7,000 chevaux.Le capital total est de 17 millions de dollars et les recettes annuelles assurent à la compagnie un bénéfice assez large.Pour permettre la comparaison des tarifs, nous donnerons dans le tableau ci-après les prix moyens de l'énergie consommée, soit en lumière, soit en force motrice, dans quelques villes américaines.En 1907.En 1908.en a Soumis à l'épreuve au- rendement qu’un ingénieur des mines qui est en même temps un expert distingué, M.John D.Hardman, a déclaré des plus satisfaisants.Il convient de dire ici que M.Hardman a visité lui-même.au printemps de 1905.cet immense territoire de Chibougamo, et qu’il a pu se rendre compte “de visu” de l'importance des gisements de minerais d’or et d'amiante.Voici comment il parle en particulier d'une veine de quartz trouvée à Vile Portage : “La moyenne de l'or libre dans tous les échantillons essayés atteint la somme de $2.50 par tonne ; de ce nombre sept échantillons ne contenaient pas d’or.En séparant les échantillons trouvés dans la Prix de l’énergie par kilowatt-heure.Consommations Consommations faibles en centimes.Lumière.Consommations moyennes fortes en centimes.en centimes.F.mot.Lumière.F.mot.Lumière.F.mot villes.Chicago Boston New-York Pittsburgh Philadelphie Montréal 70 42-5 50 66.5 6o 37-5 40 31-5 21-5 3&5 75 29 36 50 50 40 43 25 50 375 35 40 20 30 50 50 40 33 33 5 275 67 5 60 Bureaux grosse veine, celle de 40 pieds, de ceux qui venaient d’autres endroits, la moyenne de l'or libre a été trouvée de $3.14 par tonne, montant, je dois le dire, très satisfaisant et très surprenant pour moi.Pour montrer toutefois l'extrême variété dans la teneur en or libre des échantillons, je puis dire que la plus petite que j’ai trouvée était de 40 centins par tonne de quartz, tandis que la plus haute était de $11.48.Sous ce rapport, on doit tenir compte que les échantillons de l’excavation centrale étaient d’une bien plus grande valeur que ceux des excavations à l’Est et à l’Ouest.Toronto 40 40 20 25 13 3 appart.Ces chiffres mettent 40 (moyenne) en évidence le prix réduit de l'énergie empruntée aux chutes du Niagara, et ce fait est d’une importance considérable pour les développements futurs de la province d’Ontario.IV.—Les tramways électriques.La situation satisfaisante des compagnies de tramways électriques, dans les villes canadiennes, est due à un certain nombre de faits et de circonstances dont l'étude détaillée serait fort longue et fort complexe et n offrirait pas une très grande utilité.On a montré déjà, que le nombre de personnes transportées sur les lignes de tramways des grandes villes américaines était, en général, notablement supérieur à ce qu’il est dans nos villes européennes.Berlin, par exemple, avec 2,500,000 habitants, transporte annuellement 470,000,000 de voyageurs.New-York, en supposant la même population en transporterait plus de 600,000,000 ; quant à Philadelphie avec 1,500,000 habitants le trafic des voyageurs atteint déjà 500,000,000.En prenant d après les courbes tracées par points, les trafics dans quelques villes pour une même population de 300,000 habitants, nous trouvons : pour Dresde nombre de personnes transp.17 millions, — Munich, — Leipzig, — Montréal, Cette comparaison ne doit pas être admise sans réserve.Montréal, en effet, est en plein développement et atteint le taux de population choisie (300,000), lors- (à suivre) •o LES INDUSTRIES DE L’ELECTRICITE (Suite et fin) Le tableau suivant donne les consommations d’énergie, les recettes et les dépenses de cette société, pour un capital total d’environ 19 millions de dollars.Dépenses 404,548 112,016 442,627 95,576 Consommation en millions de kilowatt-heures, en lumière tramways et moteurs.Recettes.Dollars.22.63 62,49 48.64 36,41 40,61 39,46 1907 1908 1909 (8 mois) Une autre société, la “Toronto Electric Light Company”, alimente Toronto en énergie électrique.Elle possédait à l’origine, et jusqu’en 1906, une usine à vapeur, mais depuis cette époque elle reçoit également son énergie de l’“Electrical Development Company”.Le capital est de 4 millions de dollars et les résultats des deux dernières années ont été de: 13 6,5 83 127 conciliera, sans aucun doute, que la situation générale est très satisfaisante.que l’industrie des tramways électriques a subi les plus .grands perfectionnements, tandis que les villes allemandes avaient cette population au moment où les tramways électriques étaient à peu près à leur début.Actuellement ces mêmes villes ont une population très supérieure au chiffre choisi et qui assure un trafic annuel de 70 millions.Mais en prenant même Leipzig avec 500,000 habitants et un trafic de 60 millions de personnes, et, d’autre part, Montréal avec 300,000 habitants et un trafic qui dépasse 80 millions, la conclusion qu’on tirerait du tableau précédent, quelque atténuée qu’elle soit, n’en subsisterait pas moins.Si après cela on considère de plus près les capitaux engagés, l’étendue des lignes pour une même population, les recettes et les frais d’exploitation, on s’apercevra aisément que les trafics élevés ne sont pas susceptibles de donner à coup sûr un rendement élevé à l’entreprise.Le développement du trafic ne doit s'obtenir parfois que moyennant un développement de lignes, de frais d’installation et d’exploitation, que ne justifient pas les recettes obtenues par ce moyen.Il doit y avoir, eu égard à une certaine population, eu égard à son genre d’activité, un développement de réseau dont il faut attendre le rendement maximum.C’est là, d’ailleurs, une donnée qui, elle aussi, ne peut être qu’approximative, car des facteurs locaux la modifient et on ne peut les saisir tous dans une même formule.Au surplus, on pensera peut-être que les développements des réseaux, surtout dans certaines villes, sont excessifs, et que les bénéfices assez réduits qu’ils accusent sont peut-être une conséquence de l’exagération de ces réseaux.Mais d’une part, dans le capital indiqué il y a lieu, sans doute, de faire la part de “l’eau", et, d’autre part, il ne faut pas oublier que les villes canadiennes se sont développées en ces dernières années avec une étonnante rapidité.Vancouver, qui existait à peine en 1881, a aujourd'hui 100,000 habitants ; Winnipeg, qui en 1881 avait 8,000 habitants, en compte également 100,000.Dès lors, il est probable que les Américains construisent pour l’avenir, avec la préoccupation de favori-l’extension des cités, où le flot des émigrants arrive chaque année, et de donner aux lignes, dès le début, un développement tel que le danger d’une concurrence soit absolument écarté.Si l’on ajoute à ces considérations les difficultés d’exploitation, spécialement dans les grandes villes, où le service ne peut être interrompu malgré l’encombrement des neiges, dont la couche formée en 24 heures dépasse parfois deux pieds, si l’on tient compte du prix élevé de la main-d’oeuvre, et si l’oft constate, enfin, que sur les cinquante-trois pagnies canadiennes de tramways, cinq seulement accusaient, en 1908, une perte de 2,000 à 6,000 dollars, on Conclusion.Il nous resterait à ctudier la situation des usines électro-métallurgiques.Nous aurions aussi, pour être complet, à insister sur le développement de l'Ouest et des cités établies à la côte du Pacifique.Tout cela nous entraînerait trop loin et n'ajouterait pas, croyons-nous, donnée bien nouvelle à l’ensemble des faits qui une viennent d'être exposés et discutés.L’électro-métallurgie existe à Niagara Falls ; mais la fabrication du carbure de calcium, celle de l'aluminium, du carborandum, se font sur la rive américaine et assez loin des chutes.L’usine de carbure et celle d'aluminium de Shawinigan (Québec) sont essentiellement dépendantes des entreprises américaines.On a essayé la fabrication des aciers à Hamilton, à Sault Sainte-Marie, mais ces affaires sont peu importantes ou bien l'on s'en est tenu aux essais, sans aller jusqu’à la fabrication régulière.La crise que traverse en ce moment toute l’électro-métallurgie, la baisse des prix du carbure, de l'aluminium, des ferros, la rupture des ententes établies entre producteurs, tout cela a ralenti l’équipement de nouvelles usines et arrêté les tentatives faites, il y a quelques années, sous l'impulsion du gouvernement.Et quant à l’Ouest, il n’y a pas lieu pour l’instant di lui donner ici une mention bien spéciale.Ontario et Québec ont, en ce qui concerne les entreprises électriques, une importance tout à fait prépondérante.Nous avons eu l’occasion, au cours de ce travail, de dégager des faits un certain nombre de conclusions que nous rappellerons très brièvement.1.La construction des machines et appareils électriques est restée le domaine exclusif des filiales canadiennes des grandes firmes américaines, et, malgré les droits élevés, les Etats-Unis ont absorbé 90 p.c.des importations.2.L importance des chutes d'eau dans les provinces du Bas Canada est telle, que si l’on sait résister à l'entraînement d’une spéculation qui compromet les vrais intérêts du pays, on trouvera dans ces réserves d’énergie la base solide du développement industriel de l’a- ser venir.Il ne faudrait pas cependant se faire illusion sur la “valeur actuelle” de ces chutes, risquer, par ces illusions, d’imposer aux concessionnaires de trop lourdes charges, à l’avantage d’intermédiaires inutiles, et décourager enfin les grands efforts et les initiatives puissantes dont le pays a besoin pour se développer.3.Les résultats des distributions d’énergie et ceux des exploitations de tramways électriques sont là pour établir que ces entreprises, lorsqu’elles sont conçues avec intelligence et conduites sagement, peuvent donner au capital des rémunérations très satisfaisantes.corn- 128 Enfin, l'effort fait depuis dix ans pour mettre en valeur le territoire canadien a eu un Succès qui justifie les espoirs raisonnables de développement industriel et d’accroissement progressif de la richesse nationale du Dominion.Comme conséquence de la détermination qu'il a prise de créer une marine de guerre, le gouvernement canadien vient de publier récemment un avis dans les journaux demandant des soumissions pour ses constructions navales.On suppose généralement que ces travaux seront confiés aux maisons anglaises qui consentiront à créer des chantiers maritimes au Canada car l’amirauté anglaise ne communiquera pas volontiers à des étrangers les plans et dessins de ses propres navires qui doivent servir à la jeune marine canadienne.J.DALEMONT.NOUVELLES ET INFORMATIONS Notre président, M.A.F.Revol, Conseiller du Commerce Extérieur, a quitté Montréal le 21 juillet se rendant en Europe.Il doit représenter notre chambre, avec quelques autres de nos membres, au Congrès des Chambres de commerce françaises à l'étranger, aux colonies et pays de protectorat, qui aura lieu à Bruxelles les 4, 5 et 6 août.M.Revol passera quelques semaines à Paris ; les personnes qui désireraient le voir pourront lui écrire à la maison de vente des Gants Perrin, 45, Avenue de l'Opéra à Paris.* * Une grève importante vient d'éclater à Montréal, qui pourrait avoir de graves conséquences.Les employés et ouvriers de la compagnie de chemin de fer du Grand-Tronc ont cessé leur travail vers le 20 juillet, au nombre d'environ 3,000 ; ils réclament une augmentation de salaire, prétendant que les prix payés par cette compagnie ne sont pas équivalents à ceux des autres chemins de fer américains.Cette décision, quoique prévue, a jeté une grande perturbation dans le pays.Les trains de voyageurs, conduits par des "briseurs de grève” recrutés en hâte, continuent à circuler presque normalement, mais les trains de marchandises sont à peu près complètement arrêtés et le commerce en souffre.On ne peut prévoir combien de temps cette situation se prolongera, les deux parties paraissant inébranlables et ayant refusé tout arbitrage.Certains désordres, causés par les grévistes se sont déjà produits; on en redoute de plus graves.Après avoir tracassé—on pourrait presque dire persécuté—notre compatriote, l’aviateur Paulhan, pendant toute la durée de son séjour aux Etats-Unis, voici que les frères Wright sont eux-mêmes traînés devant les tribunaux.Us s’étaient engagés à envoyer au meeting d’avia-, tion de Toronto un certain nombre de leurs élèves et de leurs biplans pour rehausser l’éclat .de cette manifestation sportive.Or, les organisateurs de ce meeting prétendent que MM.Wright ne leur ont procuré que deux apprentis pilotes, montant des appareils à peu près hors d’usage, ce qui a nui considérablement au succès de leur entreprise et leur a causé une grosse perte d’argent, aussi leur réclament-ils en justice 200,000 francs de dommages-intérêts.* * L'une des plus importantes compagnies d’assurances françaises, vie et incendie, a envoyé au Canada l’un de ses inspecteurs généraux, pour examiner la possibilité de créer en ce pays une ou plusieurs succursales.Nous avons tout lieu de croire que cette tentative sera couronnée de succès et nous nous en réjouissons car la réalisation de ce projet ne pourra que produite de très heureux effets au point de vue de l’expansion française.Nous avons parlé dans notre dernier numéro de la semaine d’aviation de Montréal.La ville de Toronto, rivale de Montréal en toutes choses a voulu avoir la sienne.Profitant de la présence au Canada du comte J.de Lesseps et de quelques autres aviateurs de moindre importance, la Cité Reine—c est ainsi qu elle se qualifie pompeusement— organisa hâtivement un meeting.Malheureusement, le succès n'a pas couronné ses efforts ni au point de vue du sport ni au point de vue pécuniaire.Sans la présence de M.de Lesseps, c’eût été un four complet ; notre célèbre compatriote fut seul à recueillir les bravos et les témoignages d’admiration des spectateurs.Un canadien, enthousiasmé de ses hauts faits, lui offrit comme cadeau un chèque de 2,500 francs que l’aviateur partagea entre ses mécaniciens.* * La colonie française vient de perdre l’un de membres les plus connus, M.Henri Roullaud.Publiciste de grand talent, M.Roullaud a collaboré pendant vingt ans à presque tous les journaux publiés en français dans la Province de Québec.Ecrivain fécond et infatigable, esprit très-fin, critique judicieux, polémiste redoutable, notre regretté compatriote s’était créée une réputation enviée dans pays d adoption.Il a beaucoup contribué à y répandre et à y faire apprécier et aimer notre littérature et notre culture intellectuelle.ses son — v • INDUCEMENTS OFFERED BY THE “CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE’’ OF MONTREAL TO ITS AFFILIATED MEMBERS Established in the industrial and commercial Metropolis of Canada, the “Chambre de Commerce Française" of Montreal is in a position to offer its associate members the following advantages: It furnishes impartial and gratuitous information concerning the affairs of the various provinces of France, their financial institutions, the commercial houses there established, and the kind of business transacted.It keeps them posted on any change in tarif duties which may be made from time to time, and furnishes on request, such informations which they may need, concerning the application of customs house laws and regulations.It furnishes information on the means of transportation both between various part of the country and to foreign points and the rates of same.It puts them in communication with reliable French agents, who are in a position to advantageously represent them on the French market.It is willing to ac tas arbiter in the settlement of questions which would otherwise require litigation, thus sparing its members the necessty of taking legal steps always expensive and difficult to undertake in a foreign country.It puts Canadian exporting houses in communication with French importers and vice versa.It sends free of charge, its monthly Bulletin, which keeps its readers in touch with all important events taking place in the French business world.In this Bulletin appear the names and addresses of members, which in itself constitutes an excellent advertisement.In order to make their goods known on the French market, it will publish free of charge in three numbers of this Bulletin an advertisement of one eight of a page.A large number of this Bulletin being circulated in France, this publicity will give the best of results.Finally, by special arrangment with the “French Government Commercial Report” and with a large number of papers in France, it is able to publish simultaneously in all the French commercial centres, the requests which it receives for trade representation agencies.The above are a few of the numerous inducements offered by the “Chambre de Commerce” to merchants who become associate members of the same.What does it ask in return for these services whose value will be readily appreciated?A small membership fee of at least $5.00, but the exact amount of which will be left to the discretion of each sub- scriber.This is all it asks for the sole purpose of being able to continue to help the Canadian exporters to establish profitable connection in France, and thus open new markets for the -Canadian products.**** *** *** * * ** * ** ******41 ******************* ***** ************************ t * > ALLAN LINE* RENSEIGNEZ-VOUS * LIGNE ALLAN ?* * t SUR LE CANADA I ?» » SERVICE DIRECT LE HAVRE - MONTREAL > » » Service direct: « » > POUR DEUX FRANCS ?I 4 > t HAVRE-MONTREAL Notre Almanach des journaux du Canada est un volume Svo, de 304 pages, relié, et vendu à $3.00 (15 francs).Outre des informations complètes sur toutes les publications du Canada, ce livre contient de nombreuses cartes géographiques, les noms des principaux manufacturiers, la population de toutes les provinces, villes, etc., etc.Pour annoncer notre maison nous enverrons cette publication franc-de-port sur réception de deux francs (timbres ou mandat-poste).Le nombre est limité.—Ecrivez de suite.Et vice versa.SERVICE POSTAL > VIA LIVERPOOL TOUTES LES Forfaits établis et connaissements directs délivrés au départ de NANTES pour le Canada et les principales 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CORRESPONDANTS : Crédit Lyonnais, Paris, Lyon, Londres, Bruxelles.—Comptoir National d’Escompte de Paris.Paris, Londres, Bruxelles-Crédit Industriel et Commercial, Paris, Londres.—Société Générale, Paris et Succursales.—Banque de Paris et des Pays Bas, Paris.—Anglo Foreign Banking Ce.Londres.—Banca Commerciale Italiana.Rome, Gênes.—Banco di Napoli, Naples.—Banco di Torino, Turin.—Banque Commerciale, Bâle.—Deutsche Bank, Berlin.—Commerz-und-Disconto Bank, Hambourg.—Banque Impériale et Royale des Pays Bas Autrichiens, Vienne.—Boehmische Union Bank, Prague.—Banque de Rotterdam, Rotterdam.—Incasso Bank, Amsterdam.—Merchants National Bank, New-York.—National City Bank, New-York.—First National Bank, Boston.—Philadelphia National Bank, Philadelphie.4} 4> « 4) O « 4# 4) 4» 4# 4J 4p 4» 4 « 4?Emet des lettres de crédit circulaires et mandats pour voyageurs, payables dans toutes les parties du monde; ouvre des crédits commerciaux; achète des traites sur les pays étrangers; vend des chèques et fait des pents qui lui sont confiés, et fait remise promptement au plus bas taux du spécial des encaissemaiements télégraphiques sur les principales villes du monde; prend un soin change.« 4) w 4 4 4
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